Art Contemporain
Art Contemporain
L’Art Académique.
Né : révolution
Caractéristiques
fi
fi
fi
fi
fi
)
fi
fi
.
fi
.
fi
Rodin - « Bourgeois de Calais » (1884) et Camille Claudel « Les Causeuses » (1885) = démarches
artistiques « classiques »
Renouveau de la sculpture s’enracine dans les oeuvres d’artistes-peintres = bouleverse la sculpture —>
moyen d’expérimenter/solutionner des questions posées en peinture.
- Degas : essais sculptés (plâtre) : étudier le mouvement des chevaux/danseuses. Oeuvres fragiles pas
destinées au public. Sauf sa « Danseuse » (bronze) présentée au « Salon des indépendants » (1881) =
énorme scandale
- Gauguin : intérêt pour la statuaire primitive. Ouvre la voie au primitivisme moderne ( n XIXè)
L’in uence de l’art nègre (peinture/sculpture) sentie à Paris dès 1907 et se généralise en 1920
—> réévaluation de l’art des populations « primitives » (empires coloniaux d’Océanie et d’Afrique
1909 : cède à un désire de démolition ( gure) = se révolte > < un des sujets les plus respectés de la sculpture
traditionnelle
« Tête de Fernande » : souci de répartir/multiplier les jeux de lumière sur les surfaces = effets concave/
convexe
fl
.
fl
.
fi
fi
.
Matisse : peinture/sculpteur : volonté d’interpréter librement un sujet (hors des normes traditionnelle). Le
modele n’est plus une personne mais une vision de celui-ci. But = création d’une présence. (Cfr. Art
Africain)
Sculpture vraiment devenue moderne qu’après 1912 : date réalisation « La Guitare » - Picasso +
multitudes d’assemblages.
Associe l’assemblage improvisé avec des ressources expressives révélée par l’art tribal.
« La Guitare » et les autres assemblages = liberté des pratiques, dépassent les notions du bloc, taille,
modelage. Privilégient l’emplois de matériaux nouveaux. (tous susceptibles de devenir « sculpture ».
Les artistes cubiques ; pas de manifeste. But : transmettre leur vision du monde/montrer que la perception
n’est pas un acte simple. —> activité de l’esprit.
—> procédé technique du collage. Intègrent éléments emprunté au réel (tickets de métro, journaux,..
Quand il travaille le bois, il démontre qu’il n’a jamais oublié ses premiers contacts avec les
matériaux bruts/lié à la terre. (il était berger dans les Carpates).
« Le Baiser » (1909) ; il remonte loin dans les temps préhistorique, bloc traité de façon graphique
pour les lignes onduleuses de la chevelure, le traitement des bras/yeux rappel les pierres funéraires
mégalithiques.
Les formes de ses « muses endormies » en divers matériaux = empruntées à la vie organique et
évoquent l’état originel de l’oeuf. Tendent vers l’abstraction mais n’échappe pas à la guration
(nom des sculptures) ; (« coupe » ; « premier pas » ; « la négresse blanche » ; « sculpture pour
aveugle »)
.
fi
)
fl
.
.
fi
)
Il disait
« De la même manière que le cadre délimité la peinture, c’est le socle qui isole et fait la
sculpture.
Alors
« Portons tous nos efforts sur le socle : désormais socle et sculpture feront un tout indissociable.
—> entité socle-sculpture : partie inférieure plus brute contrastant avec la partie supérieure
plus lisse/stylisée
Elle est aussi issue du Baiser : incarne l’union du masculin et du féminin. Imaginée pouvant être
vues séparément ou ensemble. (Aboutissement logique extrême). (Comme « Princesse X (1916) ;
extrême simpli cation du corps féminin
L’idée revient dans les colonnes (semblent n’avoir ni début, ni n ; semble indiquer un
commencement idéal des choses. Tension entre les deux moitiés unies fondant une sur forme.
(nombreuses variations de toutes dimensions)
Façon très personnelle de travailler la lumière ; « L’Oiseau dans l’espace » (1940). —>
aboutissement de son désir de simpli cation
III. Le Futurisme.
Mouvement d’impulsion italienne, rendu public via un Manifestet (1909) à Paris dans le Figaro (Filippo
Tommaso Marinetti
- ère de manifeste
- 1er : Courbet ( n XIXè) dé nit les objectifs du Réalisme
- Multiplication des manifestes = les artistes ne travaillent plus pour une instance extérieure,
religieuse/politique, mais défendent leur des points de vue
fi
fi
s
fi
.
fi
fi
fi
)
fi
:
—> mise en place d’une doctrine sous tendue par un comportement général.
a) Constructivisme.
Vladimir Tatline : liaison historique > < construction cubistes (Picasso) qu’il rencontre en 1913
(Paris) et les débuts du constructivisme (Moscou)
Ses reliefs représente des « formes matérielles dans l’espaces : matériau réel dans un espace réel ».
« Dans notre sculpture, l’espace n’est plus une abstraction logique/ idée transcendantale. Il est
devenue un élément matériel malléable. Il est devenue une réalité »
Tatline et d’autres appellent leurs oeuvres « Relief »/« Contre-relief » par analogie avec « contre-
attaque » souvent lu dans les journaux de l’époque.
.
fi
fi
Notion de transparence : émise par des artistes (Gabo, Pevsner ou Rotchenko). = idéal politique
luttant contre la rigidité hiérarchique/sociale de l’ancien monde reposant sur les barrières
infranchissables
Pour les révolutionnaires russes = métaphore d’une société sans classe, en constante évolution.
Alexandre Rotchenko : une des personnalités les plus originales de l’avant-garde russe. Auteur de
plusieurs « Constructions spatiales suspendues » (1919)
Le constructivisme s’étend à tous les arts : architecture, théâtre, cinema, design, littérature.
La notion de production = substituée à celle de création avec une exigence d’économie des moyens
L’effet esthétique = résultat des rapports formels de volumes et d’espaces. Désir utopique coexistant
avec l’aspiration utilitaire. Les différents art sont reliés par une même nalité : construire la vie
quotidienne.
Les frontières entre arts majeurs et mineurs = souvent supprimées (notions de transparence)
Le message artistique est nouée à un message politique : l’art beau soit utile/l’évolution de l’art à la
mesure de la société
a) Le suprématisme.
1915 : à Pétrograd - exposition « 0.10, la dernière exposition futuriste » série d’oeuvres de Malevitch dont
« Carré noir sur fond blanc » + une brochure (Manifeste) « Du cubisme et du futurisme au suprématisme : le
nouveau réalisme pictural »
Le carré noir = longue ré exion sur la peinture et le degrés de réalité de l’image (cfr. Mondrian)
Il af rme l’autonomie des formes issues du carré. Les oeuvres suprématisme dé ent l’attraction terrestre :
plus de loi de gravité. Les formes ne représentent rien.
Malevitch y rejoint les icônes de son peuple = tableaux purement contemplatifs. Entre le Rien et le Tout, il
contre le Tout dans d’impénétrable impersonnalité géométrique d’une surface noire.
fl
.
fi
.
fi
fi
fi
—> l’action directe de la couleur sur l’âme (cfr. Kandinsky in « Du Spirituel dans l’Art » : « la
couleur est la touche, l’oeil le marteau qui frappe et l’âme l’instrument aux cordes innombrables »
Malevitch évolue vers la rédaction de son Manifeste blanc du « Carré blanc sur fond blanc »
La pensée blanche = Rien (absolue philosophie) - recueil « Dieu n’est pas déchu. L’art. L’église. La
Fabrique ». (1922)
Création d’un cercle = à celui de Freud. But = développement du suprématisme dans tout les domaines
d’expression : architecture, art appliqués, musique, poésie, théâtre, littérature
Les Planites et les Architectones transfèrent la pensée suprématie du plan au volume dans l’espace.
V. Cinétisme.
Des artistes liés au constructivisme ont utilisé les ressources de la technologie
Après la 2è guerre mondiale ; nouvel esthétisme « Art Cinétique » (Manifeste Jaune - 1955) -
Vasarely)
Accent mis sur le mouvement réel et/ou illusoire et sur les ressources de l’électricité
Gabo (1920) : sa tige animée par un moteur dont le volume = le corps virtuel d’une oscillation
dépourvue de masse
L’art cinétique comme art du mouvement virtuel = réseaux à effets perspectifs (superpositions de
feuilles translucides, interférences de lignes,…). but = engendrer un effet non dé nitif sur le
spectateur. (Soto)
L’art cinétique comme art du mouvement réel = engendrer une composition xe, ni dé nitive
(Calder, Tinguely, Busy)
fi
.
fi
.
fi
.
fi
.
fi
.
Innovation aussi importante que la naissance de la perspective (XVè) = xer les gures dans
l’espace pictural
VI. Minimalisme.
Désigne le travail de 5 artistes dans les années 60 (New York) : - Donald Judd
- Sol Lewit
- Carl Andre
- Dan Flavin
- Robert Morris
Le minimalisme se révolte contre l’expressionnisme abstrait (ex : Jackson Pollock)
Barbara Rose :
« Un art dont l’impersonnalité neutre et mécanique contraste si brutalement avec le style expressionniste
abstrait romantique et biographique, que le public est frigori é par son apparent manque d’émotion et de
contenu ».
« Par son caractère direct, dérangeant, intransigeant et parfois brutal… ce nouvel art, trop grand ou trop
ingrat ou trop vide ou trop ennuyeux pour plaire, est certainement d’un accès dif cile »
fi
.
fi
fi
)
fi
.
fi
.
fi
n
—> esthétique : provoquer « l'expérience esthétique pure », incite à se concentrer sur la perception
directe des éléments primaires (lignes, couleurs, plancs, formes)
La sculpture devient avec les minimalistes : « un ensemble d'éléments modulaires aux dimensions
spéci ques, associés à un lieu spéci que et destinés à provoquer des réactions spéci ques »
L’objet minimal selon Donald Judd : « speci c object » = « What you see is what you see » de Franck Stella
Différence entre l’objet d’art traditionnel et l’objet spéci que = le 1er propose toujours un objet à voir qui
n’est jamais la pour lui-même car « insigni ant ». —> toujours une part de transcendance conduisant au-delà
de la réalité concrète
—> si il y a des couleurs elle sont la que pour tenir les formes ensemble. Elles ne représentent qu
l’unité visuelle
Artistes Minimalistes :
DONALD JUDD
- Les éléments de ses oeuvres sont isolés (objet spéci que) mais fait partie d’un ensemble disposé selon une
professions mathématique. « composition »
- Il veut éviter la composition traditionnelle : « équilibre des éléments majeurs et mineurs s’in uençant
mutuellement = engendre une structure hiérarchique »
CARL ANDRE
fi
.
fi
fi
.
fi
fi
.
fi
.
fi
.
fi
)
fi
.
fl
e
DAN FLAVIN
- Formation de météorologue
- Première oeuvres « Icônes » : boites avec des ampoules ou néons. Une d’entre elle sous-titrée : « La
couronne du Martyr » (1963). « Mes icônes ne ressemblent pas aux Christs en Majesté de l’époque
byzantine ; elles sont banales/muettes, anonymes, sans gloire. Elles sont aussi inexpressives et banales
que notre architecture courante. Ne représentent pas le Sauveur béni dans des cathédrale savante.
Accumulations compactes célébrant des pièces vides et désolées.
- La matérialité de la lampe s’estompe = la lumière semble devenir palpable. Elle colore la pièce, imprègne
le corps du spectateur. Il articule des salles, couloirs, halls, des cages d’escaliers avec la lumière
SOL LEWITT
fi
.
fi
.
fi
fi
.
- 1965 : engendre « Open Modular Cube ». Forme squelettique sans contenu, ni remplissage = point de
départ de ses sculptures
- Travail statique
- 1968 : 1er Wall Drawings
- Hasard = des assistants réalisent les projets
- Le « Geste » caractérisant le « All Over » expressionniste fait place à la « Marque »
- Roland Barthes dit : Lewitt remplace l’expression par l’inscription
- 1970 : décès de Eva Hesse, Lewitt introduits les premières lignes obliques = hommages aux gestes
irréguliers de cette artiste
- « Je voudrais produire quelques chose que je n’aurais pas honte de montrer à Giotto !
- L’art de Lewitt = grandes tendances classiques remontant au Néo-classicisme en passant par le
constructivisme
ROBERT MORRIS
- But : tirer le sens du geste lui-même (point de contact où le corps heurte le monde). (Cfr.minimalisme !
- « passageway » : corridor se rétrécissant à mesure qu’on y pénètre = « task performance » du gest
d’un corps surpris au moment où il émerge dans le monde
- Théoricien : publie (1966) « Notes sur la sculpture ». Et d’autres ; « Eclaboussures à Marée basse »,
« Quatuor américain », « Quoi, une souris dans mon paragone ? ».
- s’intéresse aux moyens de manifester dans l’oeuvre le processus de fabrication : « Box with the sound of
its own making » (1961) - boîte en noyer avec un enregistrement de 3h des bruits de sa réalisation. Lie le
processus de fabrication avec l’objet achevé. Le temps réel et le temps passé
- 1962 : Living Theater, pièce de 7 minutes, l’unique acteur est une colonne en contre-plaqué (2,40m).
C’était sa première « sculpture ».
« Le rideau s’ouvre. Au centre de la scène, une colonne, dressée, en contre-plaqué, peinte en gris. I
n’y a rien sur la scène. Pendant trois minutes et demie, rien de ne se passe, personne n’entre ni n
sort. Soudain, la colonne tombe. Trois minutes et demi passent et le rideau se ferme »
Un acteur = objet. Une action = la chute. Mise en avant des 2 axes de la sculpture et de l’être humain. La
verticalité : être debout, « stare » , statue, référence au monument/érection principe de la sculpture et de notre
humanité
- Produire des oeuvres présentant des analogies de la condition humaine : expression gestuelle, rapport de
pesanteur, mouvements ordinaire de la vie
- Met l’accent sur un corps tout en surface et non pas animé de l’intérieur. Un corps tout « épiderme »
3L Beams (1965)
Autoportrait (1963) :
—> qu’est-ce que ça fait d’être un cerveau ? J’ai conscience de penser ! Comme cette conscience s
raccroche-t-elle à mon corps physique » ? L’esprit est-il l’équivalent du cerveau
I Box (1965) :
- ironique autoportrait : boite en forme de I, « je » cartésien, du moi. Quand on l’ouvre on trouve l’artiste
nu. Le corps = image de l'âme humaine (cfr. théorie empreinte à Wittgenstein)
- Feutre gris : « découpages » impose l’anti-forme, un ordre. Forme des bandes de feutres suspendues
dictées en dernière instance par le matériau, le hasard et la pesanteur. Le tissus prend une forme sans la
moindre intervention de l’artiste. Feutre manipulé sans outil
- Morris à privilégié la dimension de l’horizontalité >< verticalité sculpturale = impression d’une forme
chutant sous la pression de son contraire : l’anti-forme
- Recherches sur les matériaux « informes » —> réalisation de earthworks et d’oeuvres dématérialisée à
l’extrême quand elles sont composées d’eau. Art moins « objet » que « processus »
Mars 1969 : exposition « When attitudes becomes form » à la Kunsthalle (Bern) = vif scandale/début of ciel
de l’art conceptuel/arts en découlant (Arte Povera, Land Art). Pensée à son commissaire : Harald Szeeman.
Laurence Weiner marque « Declaration of Intent » :
« L’artiste peut construire le travail, le travail peut être fabriqué, le travail peut ne pas être réalisé »
JOSEF KOSUTH
« Art as Idea, as idea : one and two chairs » (1967) : témoigne de la façon dont l’artiste prend comme
objectif : le concept de l’art. But = explorer son fonctionnement
- caractère tautologique (= équation mathématique dont les deux termes s’auto-véri ent)
- L’art conceptuel : attitude analytique à l’égard de sa propre activité
- Renverse l’ancien système voulant que l’art ait un public (divertissement)
- Public de l’art conceptuel : composé artistes (un public séparé des participant n’existe pas)
- Devient aussi sérieux que la philosophie/science (pas de public
- Probleme de l’art conceptuel : façon de présenter les démarches intellectuelles en tant qu’oeuvres d’art
—> ne vise pas à produire un « effet visuel », ne se conçoit pas comme une chose littéraire
- Discours n’ayant de sens qu’en s’inscrivant dans l’espace institutionnalisé des arts visuels. —> différence
avec la philosophie stricto-sensu
fi
fi
fi
.
fi
)
fi
.
fi
- But = provoquer une ré exion sur la nature de l’art.
LUDWIG WITTGENSTEIN
1889-195
Kosuth pose des questions à l’art : ne crée pas un nouveau répertoire de formes. Envisage l’art comme Jean
Luc Godard, metteur en scène français invitant à « ne pas lmer les choses mais entre les choses »
Kosuth précise que : « le sens de l’art réside dans la description que nous en faisons »
« Je leur ai dit ma préoccupation que l’art soit traité en tant que discipline égale/parallèle à la philosophe et
non pas comme une façon d’illustrer la philosophie et ses héros »
fi
fi
.
fl
fl
»
fi
.
fi
.
lire. Texte balance entre lisibilité/illisibilité. Semble vouloir dire quelque chose mais ne sera jamais livré
tout entier. —> métaphore de l’inconscient ne se livrant jamais dans sa totalité mais aussi du sens de l’art
BRUCE NAUMA
« The true Artist helps the world by revealing mysti truths » (1967)
MARCEL BROODTHAERS
- gure particulière
- Libraire, photographe reporter, guide conférencier d’expositions d’art contemporain, critique d’art, surtout
poète
- Son oeuvre commence comme un pari : « moi aussi je me suis demandé si je pouvais vendre quelques
chose et réussir dans le vie. L’idée d’inventer quelque chose d’insincère me traversera l’esprit et je me mis
aussitôt au travail ». Texte imprimé sur l’invitation de sa première exposition (Galerie St-Laurent,
Bruxelles - 1964). —> première sculpture : série d’invendus qu’une plaquette de pommes, immobilisés
dans le plâtre « Le Pense-Bête »
- A propos des oeuvres avec des coquilles de moules ou d’oeufs : « Des moules, des oeufs, des objets sans
contenu autre que l’air et sans grâce. Seulement leurs coquilles exprimant le vide. C’est le socle qu’il faut
regarder. En fait je vous livre de la vérité avec mes oeuvres ».
- lien entre l’art et la marchandise : « ...je ne crois pas qu’il soit sérieux de dé nir l’Art, sinon au
travers d’une constante, à savoir la transformation de l’art en marchandise.
fi
fi
- 1968 : fondation du musée ctif : Le musée d’art moderne. Département des aigles. Inauguration dans
sa maison « Rue de la pépinière à Bruxelles ». Discours d’ouverture prononcé par Johannes Cladders,
conservateur of ciel du usée d’art moderne de Mönchengladbach
- Éléments du musée : caisses vides, camion, cartes postales, inscriptions, lettres = notions d’envoie, de
parcours, de destination. (Pas d’oeuvre au sens propre du terme)
- Avril 1968 : lettre ouverte émises de différents lieux (Bruxelles, Ostende, Kassel,…), adressées à +/-
500-1000 personnes : diffuse le concept du musée. —> enjeux de la prise de parole/ effet de vente/
achat/rôle de l’art = exposés
Décor 1975
- au ll du temps : ouvrira/fermera des sections du musée pour des = expositions d’art contemporain,
- été 1969 : plage du Coq, M. Broodthaers et Daled portent des casquettes « museum », creusent dans le
sable le plan éphémère d’un musée. Plantent des pancartes : « défense absolue de toucher aux objets »
- La section cinéma (1970), section Financière (1970-71) lors de la foire d’art de Cologne.
- 1972 : section des futures : « l’aigle, de l’oligocène à nos jours » à la Kunsthalle de Düsseldorf. 300
objects, peinture, sculpture, publicités de musées publics/collections privées. Concue dans un souci de
non-hiérarchie des symboles entre eux.
- Chaque objet à une plaquette : « ceci n’est pas une oeuvre d’art ». —> contradiction sur mode de la
collision d’une double liation : Duchamp-Magritte
- Il emprunte à magritte « La trahison des images : ceci n’est pas une pipe ». Nie les ready-made de
Duchamp : « ceci n’est pas une oeuvre d’art »
- L’exposition : rapport de force entre « violence institutionnalisé » du musée (nous fait prendre
n’importe quoi comme art) et la « violence poétique » rassemblement d’objets hétéroclites
La n du musée :
Documenta 5 de Kassel (1972) : M.B déclare la fermeture de son musée. Publie un constat laconique
rappelant les enjeux de sa ction/chemin parcouru : M.B. Je suis né en 1924. Je deviens artiste en 1963. Je
fonde un musée (Musée d’Art Moderne Département des Aigles) en 1968. J’enterre ce musée en 1972 à la
Documenta, à Kassel. Je redeviens artiste la même année ».
Il organisera ensuite des rétrospectives : relecture de son travail « décor ». Le langage = place majeure.
fi
fi
.
fi
fi
fi
fi
fi
.
.
Janvier 1991 : exposition « Mind over Matter », Whitney Museum (New-York). : minimalisme/post-
minimalisme/triomphe du concept
- subjectivité
Fin des années 1960 = démonter le minimalisme classique en introduisant des idées dans des objets
Exemples :
- Le cube :
Robert Morris : « box with the sound of its own making » (1961
- décédée jeune
- Affronte le dogme minimaliste —> introduit l’empreinte manuelle
- Modules de base (cube) —> mais forme d’expressionnist
- Accroche le toucher et le regar
- Face lacées avec du tuyau en plastique —> partie supérieure ouverte (doux
- Intérieur : boucles coupées = cube tactile (hérissé
- S’insurge contre l’allure glacée/industrielle de l’art minimal
« Aught » (1968
fi
.
fi
)
a) Post-minimalisme américain
- se positionne sur une situation politico-sociale et esthétique dé nie à court terme. (Inverse des italiens)
- Manhattan se dé nie comme géométrique, délimitée par son euve/ponts/tunnels et comme un espace clos
technologisé facile à cerner. (>< Rome)
- Richard Serra, Eva Hesse, Keith Sonnier, Bruce Nauman = importance aux aspects irrationnels/
incontrôlables de l’univers des sensations humaines
- ambitions esthétiques —> déconstruire celles du monde minimaliste en permettant aux incertitudes de
l’expérience humaine de prendre place au seins de leurs créations
- soulignent le fragile, le vulnérable, l’humain, le transitoire : qualités ignorée par l’art minimal.
b) Arte Povera.
Rome, ville mythique, conserve les strates de siècles d’activités humaines : Antiquité, Renaissance,
baroque,… —> réseaux complexe d’in uences.
Le poste minimaliste s’exprime différemment en Italie et en Europe : attitudes esthétique pour se débarrasser
du « Style International » (minimaliste)
Artistes de l’Arte Povera : Mario Merz, Janis Kounellis, Gilberto Zorro, Luciano Ferro, Guiseppe Penone,
Anselmo et Pistolleto —> sentir la dimension mystique de l’expérience humaine
- matériaux organiques
- Substance naturelle instables évoquant les processus biologiques/physiques
- démarche volontairement intuitive
- Essence du matériaux = logique du développement de l’oeuvre. « La création n’émane plus de l’idée mais
de l’expérimentation directe du réel.
fi
.
fl
.
fi
.
fl
.
fi
.
Achromes (blanc) (1961-1962) : insistent sur la matérialité du table >< monochromes de Yves Klein dont la
surface est dissoute par le bleu
- Tableaux en peluches, pelotes blanches : régression vers l’enfance/le toucher/douceur/le blanc originel
- symbolique plus générale de la présence de l’homme : « les empreintes digitales » (1960) sur des oeufs et
mise en boite de ses excréments (« merde d’artistes 1961)
MARIO MERZ :
- milanais
- Un des initiateur du mouvement
- Conceptuel et sensuel
Les igloos : « Igloo de Giap » (1968), « Che Fare? » (1969),
- Merz développe donc une vision ouverte, dynamique d’inspiration plutôt baroque. Structurée comme une
constellation d’éléments. Progression choisie pour réalisée sa :
fi
.
- Son oeuvre dépasse le domaine de l’art, il considère la pratique artistique comme un moyen de rénover un
dialogue rompu avec la nature, l’histoire, la mémoire. Réactualiser les grands mythes du passé. Point de
référence : l’homme (sans rejeter la nature et le progrès)
- Matériaux de Merz : la terre, les branches, la cire, le sable, le goudron, le hibou, le néon, la Lumière
uorescente, le feutre, les fruits, …
GILBERTO ZORIO :
Autoportrait 1978 :
- triangle en terre cuite, 2 ampoules rouges (yeux). La terre à une présence bruite sauf au visage (lisse).
—> symbolise que la terre (matière vitale) est traversée par l’énergie du regard (âme, esprit).
- 1980 : organise ses pièces autours du vide. Absence de centre et points de focalisation multipliés.
- « Canoë » (1984) : énergie vectorielle traversant l’espace suivant des lignes divergentes et des points de
croisements. Installation construite dans une salle hexagonale baroque. Concordance entre sa sculpture et
l’espace baroque. On parle de Scénographie, de mise en scène. Elle traduit la passage en catastrophe d’un
état à un autre. Canoë = symbole de passage, dérive d’une espace réel à un espace mental.
GIUSEPPE PENONE :
- Tend à s’identi er à l’objet naturel. Analogie avec celle du paysan greffant la nature par son labeur.
fl
fi
fi
fi
« Albero di 8m » (1969) : enlève des années de croissance d’une poutre pour retrouver le volume qu’elle
qu’avait l’abre à 22 ans (âge de l’artiste). L’autre partie de l’œuvre = état initial de la poutre.
—> image vivante des forets et des arbres enfermés en portes, tables, planchers, etc..
« Sof » (1978) : 6 grands vases de terre cuite où la trace de son corps en négatifs est visible. Ramène au
mythe de Prométhée.
« Gestes végétaux » (1985) : gestes végétaux anthropomorphes plantés dans des pots d’argiles. = murmure
de la foret à l’intérieur de l’space muséal.
Les pots d’argiles rappellent la formes des troncs et la colonne sans n de Brancusi.
JANNIS KOUNELLIS :
- 1967 : eur découpée dans l’acier, d’ou jaillit du feu produit par une bouteille de gaz. Utilisation du feu/
ammes comme matériaux = singularité de Kounellis.
- 1969 : Petites torchères courant le long du mur d’une galerie, brûlant le nom de l’artiste. = ressuscité la
gure de Prométhée, voleur de feu. Héraclité « le feu = l’âme. » Le Feu implique la puri cation, la
transformation mais aussi la destruction et donc la peur. Le jaillissement des ammes tient le spectateur à
distance.
- Le feu laisse une trace = notion du souvenir (noir de la fumée sur les murs après les ammes)
« Douze chevaux de l’Attico » (1969) : intrusion de chevaux dans l’espace blanc (minimal) : théâtralité.
Trouble le spectateur. Ce n’est pas la performance qui créer le choc, c’est la lecture qu’en propose Kounellis
« Les murs de pierres » (1985) : re éte le geste premier de l’homme, posant la première pierre. A Rome, le
mur de pierre : protéger les ouvertures des bâtiments antiques des ravages du temps. Kounellis renvoi donc
au geste de l’architecte. Un geste à la mesure de l’homme générant un équilibre. C’est une réponse à
l’intelligence arti cielle.
« L’or de Byzance » (1975 Naples) : mur d’une galerie couvert de feuilles d’or. L’or « précieux comme le
sang » = élément où baigne l’icône. Il dépouille l’espace de tout ce qui pourrait suggérer la pesanteur. Espace
de spiritualité étant en avant les ssures sacrées du ls de Dieu. L’histoire de l’art y est évoquée : « porte-
manteau » de Duchamp. Monogold de Yves Klein. Et Malevich.
- Il donne la priorité au symbole plutôt qu’à une surface inutile de représentation. La surface est un écran
pour l’imaginaire où l’artiste a le pouvoir d’offrir du sens.
fl
fi
fi
fl
fl
fi
fi
fl
.
fi
fi
fl
fl
fi
LUCIANO FABRO :
- multiplicité d’expériences où les sens sont renvoyés à la pensée (processus de véri cation).
- Le langage : établir une relation interpersonnelle entre les individus et les oeuvres.
- Marqué par la lecture de Wittgenstein
« Dans le Cube » (1966) : forme minimaliste fermée sur 5 cotés, pose la relation de l’espace au corps.
Construit en fonction des dimensions de sa taille. Toile ne pour laisser passer la lumière, mais épaisse pour
la rendre non transparente. Objet vide, prenant consistance que lorsqu’on y pénètre. = oeuvre ne pouvant se
contenter d’être contemplée : il faut un humain à l’intérieur.
« Lo Spirito » (1968-1973) : corps absent/présent. Origine de l’oeuvre photographique. Version en plâtre,
puis en marbre. Le corps de l’artiste à laissé sa forme, mais semble avoir été aspiré par la matière. Le corps
n’est simplement pas l) et le drap tient par lui-même. Accent sur la complexité, très naturaliste = forger une
expérience détachée de toute références à l’objet/forme originaire. (Cfr : What you see is what you see de
F.Stella)
MICHELANGELO PISTOLETTO
- conçoit une ouverte dont le point de départ est le point d’interrogation : « Qui suis-je
- Quête d’identité/expression artistique trouvée dans les « tableaux miroirs » : investissent la sphère
existentielle. Réunis le virtuel et le réel mélangeant le passé et le présent
- « Biennale de Vise » 1968 : produit un Manifeste posant une dynamique où la créativité individuelle est le
moteur d’un nombre in ni d’autres dynamiques. Il favorise une démarche d’engagement en même temps
que de créativité.
- Piège le réel avec les tableaux-miroirs et des actions théâtrale « Happening » il revient au volume avec
des personnages nous contemplant de haut. Sculpture de retour dans la tradition de la statuaire
(ambivalence de passé et du présent, prositif/négatif)
Land Art
Les premiers « earthworks » matériaux de bases : la terre, entassement de détritus dans les galeries (W.De
Maria, R.Smithson, R.Morris)
fi
.
fi
fi
.
fi
»
RICHARD SERRA :
1970 : déclaration dans un catalogue d’exposition « Art & Technology » Los Angeles : « La technologie est
la fabrication d’outils qui sont des prolongements du corps humain. La technologie n’est pas l’art, a
technologie n’est pas l’invention. Elle ne s’intéresse pas l’indé ni, l’inexplicable. Elle se préoccupe
d’af rmer ce qu’elle devient. La technologie c’est ce que nous faisons aux Black Panters et aux Vietnamiens
au nom du progrès d’une technologie matérialiste ».
ROBERT SMITHSON :
Écrit jusque avant sa mort (1971!) : « Tous ces péchés ! Et l’an 2000 qui approche à grands pas. Péchés
partout ! Le euve port avec son limon noir de fuel. Fleuve cruci é et non pas homme cruci é. Quand va-t-
on commencer à faire mourir les pollueurs ? »
Lui, W.De Maria et M.Heizer construisent leurs travaux loins des galeries/musées, à l’extérieur. = Prendre la
mesure de vastes paysages. « Un lieu intemporel ou l’immensité de la nature situe l’homme en un autre
temps ».
R.LONG :
- Anglai
- Moins titanesque
- Exploite la marche, en laissant une trace de son passage et en aménageant les matériaux trouvés sur place.
—> la nature nira pas reprendre ses droits = effacera l’œuvre.
CHRISTO :
- impaction sociale
- Ses interventions se produisent la où elles interpellent
- Transforment de façon provisoire les paysages/monuments
- Projets radicaux, irrationnels, inutiles comme l’art en général.
- Auto- nancement et gratuits à la livraison.
- Projets gigantesques —> « Running Fence » (1976) :
- Ruban de nylon (40km) constitué de 2050 pièces de tissus (6m de large) porté par des perches en
acier de 6,5m de haut, encrés dans le sol grâce à des câble de 144km. Pendant 6 mois, 65 ouvriers
(60h/sem), 20 véhicules/bulldozers. La dernière semaine : 360 étudiants pour installer l’immense
toile. 2 millions $ de frais, nancés par la société de Christo et sa femme Jeanne-Claude (vente de
dessins d’oeuvres non réalisées). Fin de la course dans l’Océan. Durée : 1 mois
fi
fi
s
fl
fi
fi
fi
.
fi
.
fi
Importance du médium photographique pour assurer la survivance du travail. —> contradiction du Land
Art : l’œuvre « est le lieu » et ne peut éviter de montrer la photographie du lieu (médium de l’œuvre).
Spectateur a de - en - affaire avec la réalité et de + en + avec l’image. (Encore + aujourd’hui)
Risque = image considérée comme plis belle que la réalité et efface l’oeuvre.
Jeans Baudrillard : « Si l’image prend le pas sur la réalité, c’est que la réalité est de trop »
Tendance à conceptualiser l’art = problème d’interprétation du public. Le domaine des sujets artistiques
s’étend à l’in ni.
Exigence de l’analyse qui va mener a une quantité d’explication trop nombreuses faisant sombrer l’oeuvre
sous une avalanche de descriptions.
Phénomène le plis marquant : envahissement de champ artistique par les objets en tout genre : de la réalité
quotidienne, banale, vulgaire.
Dès 1912 (année conception de la Guitare de Picasso) ; les cubistes introduisent dans leurs tableaux des
éléments bruts de la réalité : morceaux de journal, papier peint, cannage de chaise. —> attaquent le rendu
illusionniste du visible engendrant une problématique du vrai et du faux
Les sculptures cubistes sont des assemblages (de matériaux empruntés à la réalité)
« La Guitare » Picasso (1912) et « Le Casse-Croute » Picasso (1912) = premières oeuvres à utiliser l’objet
comme matériaux.
New-York (1915) : Marcel Duchamp (Ready-Made) et Francis Picabia (toiles Mécanomorphes) font scanda
Réelle impulsion (1916) au Cabaret Voltaire avec Tristan Tzara qui y organise des soirées subversives.
Les dadaïstes vont déclarer que tout est absurde et rejètent même l’art. Rompre avec l’ordre bourgeois :
inciter à la destruction, désacralisation en multipliant les manifestations scandaleuses/provocantes/
iconoclastes.
Dès 1919 : concept « Merz », mot découpé « Kommerz » = ensemble de ces activités créatrices : peinture,
poésie, sculpture, musique
Schwitters : expert en néologismes, palindromes, anagramme, jeux de mots. La syllabe « Merz » : très
plastique et malléable. —> verbe : « Merzer »
fi
fi
.
- relations entre mots et images : Dada = critique du langage. Fusion des champs littéraires et visuels dans
TRISTAN TZARA : choque les femmes dans la rue en demandant le chemin vers le bordel
Il a dans son salon une grande toile et des pots de peinture. Quand il se fait visiter il demande de la signer ou
d’ajouter quelque chose. —> toile couverte de signatures, jeux de mots, griffonnages, d’aphorismes avec
autre centre un oeil observant le spectateur. (Titre = référence au onguent utilisé pour soigner une infection
oculaire)
—> exposé au Salon d’automne (1921) : comparé au « mur d’un urinoir public ».
Il défend son tableau en disant que « l’art n’était qu’une question de choix ».
« Portrait d’une jeune lle américaine dans l’état de nudité » (1915) sorte de Ready-Made sorti d’un manuel
technique. Métaphore de la bougie comme femme scandaleuse. But dans la vie : image du désir, de
l’orgasme
« Voilà la femme
Pour lui, Max Ernst, Man Ray et Marcel Duchamp, la machine = métaphore récurrente de l’individu.
« Les machines célibataires » : fantasme de pouvoir se passer des femmes dans la procréation. (Homme et
femmes par nature idéalisables).
Dada s’insurge contre la nature de l’espace d’exposition : « First Papers of Surrealism » - Duchamp (1942)
NY
« First Papers of Surrealism » : Duchamp déroule + de 1km de corde entre les oeuvres, obstruant le passage/
la vue. Une seule oeuvre en soi.
.
fi
.
fi
»
- inaugure des attitudes plastiques modi ant tout l’art de la 2ème moitié du XXème s
But fondamental : disparition des activités artistiques et trouver une forme d’art plus mentale que visuelle =
développement ultime de l’idée
- Le langage = place de choix dans ses oeuvres « Belle Haleine, eau de Voilette » (1921
- Rebelle et dadaiste
- Gout pour le langage et déplacement du sens appliqué aux sujets usuels (Ready-Made)
1913 : xe une roue de bicyclette sur un tabouret —> 1916 réplique pour son atelier. Le considérant comme
un Ready-made
Ready-Made = « oeuvre d’art » arraché à son contexte habituel replacé comme objet dit « art »
—> encore aujourd’hui de nombreuses formes d’art ne sont compréhensible qu’a parti
d’un raisonnement conceptuel. L’art conceptuel ne s’attaque qu’aux idées et au sens. Sans être
dé nit par un style
Art conceptuel utilisé vers 1967 (of ciellement avec l’expo : When attitudes become forms - Harald
Szeeman) 1969
Peut-on considérer les Ready-Made comme les premières expressions af rmées de l’art conceptuels
Quelle était la situation artistique/culturelle qui a permis l’apparition de ces étranges objets ?
Cubisme : point culminant d’une crise picturale tentant de résoudre le problème de la représentation/pictural.
fl
fi
fi
.
fi
.
fi
:
fi
.
Picasso « Nature morte à la chaise canée » (1912) : large partie du tableau est collé (cannage : morceaux de
toile cirée imprimée). Fonction de ce trompe l’oeil paradoxale : morceau de pure réalité et détruit d’illusion
pictural. —> le spectateur à devant les yeux une illusion et une chose « réelle ».
1912 : « La Guitare » Picasso : première sculpture vraiment moderne. (Autorise tout matériaux comme
matériaux de sculpture)
1912 : Duchamp est contrait de retirer « Nu descendant l’escalier » du Salon des indépendants. —> trop
futuriste. (Auquel le comité de sélection ne veut pas être associé). Titre trop littérale (caricatural)
1913 : propose le même tableau à l’Armory Show (NY) et est accepté attirant des milliers de spectateurs.
- 1916 fondations de la Société des artistes indépendants par des collectionneurs New Yorkais. Organiser
une expo annuelle (esprit démocratique) pas de jury ni de censure. 6$ pour participer. But : abolir le
conservatisme. 1917 : Duchamp propose l’urinoir « Fontaine » et signe R.Mutt. Le comité est horri é
mais Arenberg (payé par Duchamp) défend l’oeuvre. L’oeuvre ne sera pas exposée. Intentions de
Duchamp : ouvrir le débat et voir si les organisateurs s’en tiendraient à leurs principes démocratiques.
Ce n’était pas oeuvre mais une provocation, un piège. Quand les organisateurs apprenne que Duchamp
est l’auteur —> reconnu comme « oeuvre ».
1921 : choisi 15 Ready-Made dont : « Le porte-bouteille », « Why not Sneeze Sélavy », « L.H.O.O.Q »
(méprise le culte de l’artiste de génie, la notion de chef-d’oeuvre, la barrière culturelle entre les deux sexes
(moustaches)
Ready-Made réciproque : utiliser un Rembramdt comme planche à repasser : l’art = objet du quotidien
- personnalité multifacettes : théoricien des échecs, marchand d’art, homme d’esprit, conservateur de son
propre travail (La boite-en-valise : contient des reproductions miniatures de 69 de ses oeuvres)
1915-1923 : se consacre à « La Mariée mise à nue par ses célibataires, même » (Le Grand Verre)
Le dadaïsme, écarter par le Surréalisme (1924) illustrer par la volonté de redonner un sens à partir de
paramètre inhabituel : Le rêve, le hasard, l’inconscient.
- surréel = point de l’esprit où cessent les contradictions. —> fusion poétique du rêve et de la réalité
fi
.
fi
.
—> surréalistes sens aiguë du groupe. (Mythe collectif adhéré pas tous ses membres
Ils aiment se photographier ensemble = af cher une puissance collective « faire corps » avec l’image.
- Très sensible au Merveilleux : sensible à la magie dé certains lieux urbains. Suscité par la fusion de
l’imaginaire et du réel. (Élargissement surréaliste à des domaines extérieurs aux beaux-arts).
L’objet surréaliste :
- emprunt au rée
- Centre des préoccupations du groupe
- Surréalistes : sensibles au motif de la vitrine et de l’étalage
1936 : « Exposition surréaliste d’objets » Galerie Charles Ratton ressemble plus à un cabinet de curiosités.
- grande connaissance des écrits de Freud évoquant l’« Inquiétante Étrangeté » (l’objet possède un langage/
histoire.
Breton publie un articule « Crise de l’objet » illustré par Man Ray : objet montré « exorbité » par l’acte
photographique. —> objet en mutation de rôle.
MAN RAY :
- complice/ami de Duchamp
fi
fi
)
—> objets détournés : pratique du Ready-Made et l’esprit surréaliste autour d’André Breton
Le langage : moteur créatif, engendrer des cascades de sens à travers les jeux de mots.
Oeuvres de Man Ray : assemblages insolites + titre = objectif et subjectif s’électrisent mutuellement.
Production jamais identiques : « Objet à détruire » (1923) métronome orné de l’oeil de Lee Miller change de
titre après reproduction. —> introduisant un aspect différent de l’idée d’indétermination.
—> forme d’un objet emballé, détérioré par un déballage. Restaurée et en lée avec une étiquette
« Do Not Disturb ».
- radicalisme : autoportrait (1994) : cadre en bois entouré de feuille d’acier exible faisant miroir déformant
l’image.
Origine unique déjà attaquée par Duchamp : Richard Mutt. Existence d’un originale bafouée par le Ready-
Made (objet produit en masse) de nature reproductible.
Les objets de Man Ray posaient donc tôt la question contemporaine (conceptuelle) du statut de
l’original
fi
.
fi
5
fl
)
fl
fl
)
fi
.
RENE MAGRITTE :
- adopte une technique picturale académique (réalisme profond). But = dévoiler les simulacres du réel et du
visible.
« L’apparition » (1928
- mots = inscriptions sur des tâches/formes sans lien avec représentation picturale de la chose que le mot
représente. Répartition dans l’espace conforme à la disposition traditionnelle : horizon au fond, nuage en
haut, fusil posé à la verticale. Les mots remplacent-ils les objets ? Taches = sorte de pierres/menhirs dont
l’ombre s’allonge sur le sol à coté de celle de l’homme. Formes vagues : pas nommées si pas désignées
elles-même.
Contexte de L’art Pop : Golden Sixties. (Dédoublement du PNB américain entre 1955-65)
Fin de l’optimisme des Golden Sixties en 1967 (Guerre du Vietnam) et en 1968 (assasinat de Kennedy et
Martin Luther King
fl
Le Pop Art
A New York, génération d’artistes : même gout pour les biens de consommation courante (boite de lessive,
hamburger, pub, cinéma, bande dessiné).
JASPER JOHNS
- référence au réel d’abord dans le traitement du support. Jusqu’au début des années 60, il colle du papier
journal sur ses toiles vierges af rmé comme objet, peinture apparue comme du maquillage
- la peinture d’un cible « est » une cible, peinture d’une drapeau « est » un drapeau,etc
« Flag » (1954) elle a troublé car à la fois le drapeau américain et une peinture abstraite. Indiquant la limite
indissociable de l’objet et du signe pictural. Il diminue la dimension symbolique. Le fond de cette peinture =
le sujet lui-même
« Three Flags » (1958) : taille des drapeaux diminuée de 25%, l’objet le + lointain est représenté + petit.
ROBERT RAUSCHENBERG
fi
:
« Monogram (1955-59) : tête de chèvre peinte, au travers d’un pneu posé sur un support en bois peint (style
expressionniste). Tête de chèvre évoque « primitivisme américain », le pneu référence à la société
industrielle
« Odalisque » (1956) : rébus, illustre sa façon d’insinuer que l’Art et la Vie = même chose
JIM DINE :
CLAES OLDENBURG :
« Store » (1961
« Meats
« Salmon Mayonnaise » (1964
Réalisation grossières en plâtre/couleurs criardes de marchandises comestibles : fausse nourriture mais vrai
simulacres
Sculptures molles affaissées, vidées de tout contenu et donc de sens (parodie d’elle-même) :
- offensive contre la sculpture traditionnelle. Illustrent/incarnent l’inconsistances des valeurs d’une vie
américaine.
ANDY WARHOL :
- Incarne/résume le Pop Art
- Fasciné par le pouvoir de l’image
- Se dé nit comme « Business Artist »
- Véritable star, réalisateur, acteur
« Double Disaster » (1963
- question de la frontière entre original et copier (Duchamp, Ray
- Opte pour le simulacre appartenant au principe de séduction (opposé au discours de la vérité
- Adapte la technique sérigraphique annulant la facture manuelle de l’artiste
- Sujets des journaux/magazines qu’ils agrandit et répété.
- 1964 : Exposition à NY d’emballages (Brillo box, Campbell’s boxes, Heinz Boxes) entassées ou aligné
- Qu’est-ce qui faisait de ces Boîtes des oeuvres d’art alors que les vraies boîtes n’en étaient pas ?
- En quoi notre regard diffère-t-il face à une oeuvre d’art ?
En France, fondé en 1960 par Pierre RESTANY (porte parole) et publie le Manifeste.
YVES KLEIN :
CHRISTO :
L’emballage d’objets déviera vers une forme de « Land Art » et d’oeuvres gigantesques.
ARMAN :
« Conscious Vandalism » : happening (galerie Gibson NY-1975) il détruit en 20min une chambre bourgeoise
à la hâche
« The day after » (1983) : Salon Louis XV calciné puis coulé en bronze.
.
e
SPOERRI
CESAR :
Objet soudés —> forment autre chose = ordre du détournement lié à l’assemblage qu’à la « disparition »
MARTIAL HAYSSE
« Arbre » (1960)
TINGUELY
« Meta-matic » (1959
- méta-matics dessinant à l’éponge, machines à écrire crépitant, des crics pour renverser les machines, des
fumigènes, des pots de couleurs (à renverser), des odeurs (à répandre). Des moteurs devait déclencher des
opérations
- Autodétruis en 30 min
« Eureka » (1969) : pièces recouvertes d’une couche de peinture noire (augmente l’unité/esthétisme)
« La Vittoria » (1970) : fêter le 10ème anniversaire du Nouveau Réalisme. Tinguely et Niki-de-Saint-Phalle
édi ent un monument sur la place du Dôme « La Vittoria ». Voile rouge avec les lettres NR (INRI : Jésus, Le
Nazaréen, roi des Juifs). 8000 personnes assistent au Happening. Le poste Jacques Dufrène s’adresse à la
foule (italien imaginaire). Une fanfare exultant des marche militaires. Un groupe maoïste joue
l’internationale sur des instruments. 50 policiers. 3 équipés de TV lment. Le voila tombe, laissant apparaître
un gigantesque phallus rouge aux testicules dorées/décorées de bananes/raisins. Il exposa et éjacula vers le
ciel
)
fi
.
fi
.
Objet ’80-2000 :
GOBERT : simulacre d’objets ayant relation avec le corps : lavabo, urinoir, parc d’enfant, lit d’enfant. (Enjeu
symbolique ; l’éducation, l’hygiène, la sexualité
TONY CRAGG :
- le linoléu
- S’intéresse aux produits manufacturés
- Invente l’étagère-présentoir
- Cultive le shoppin
- Rassemble par série un même modèle
- Met a nu le vide d’objets voués à l'éphémère
- 1981 : créer l’étagère-socle (sorte de signature) en contre-plaqué et de strati é. Sorte de scène fournissant
un contexte aux objets
RICHARD ARTSCHWAGGER :
- privilégie le linoléum/formica (formes simples rappelant des objets usuels : tables, chaises, triptyques,..
fl
m
fi
e
fi
)
- Images de formes créant chez le spectateur une indécision quand à leur nature
- Univers de faux semblant : ce qui semble être un objet usuel est en fait un objet d’art.
- Glissement de notre environnement vers le domaine des apparences
- Faire exister un certain « coef cient d’art » (multiplications sur l’objet). Transforme ses chaises trop
basses —> objet défonctionnalisé (sensation d’inconfort physique).
- utilisation du strati é (matériaux plat/arti ciel) = objet pas fait pour être touchés. —> repousser le
spectateur sans brutalité
BERTRAND LAVIER :
- français très en vogu
- Proche de Ducham
- Objets industriels —> collages ou le coef cient d’art est réduit au minimum
- Intervention de l’art quasi invisible.
« 1/9 » (1985) : montage baril/colonne classique (objets de civilisation différentes) similitude de forme mais
pas de sens.
« Ikea/Zanussi » 198
« Hi-Lift Jack/Zanussi », 198
« Philips dans rue de Passy », 198
1993 : expose une alfa Roméo rouge accidentée (Giuletta) véritable commotion. (Expose un principe
d’émotion
)
fi
p
6
fi
7
fi
fi
JEFF KOONS :
- transesthetique et kitsch.
1979 : INFLATABLES (objets gon ables neufs présentés sur des fonds minimalistes). Souvent des eurs :
connotation sexuelle
- série d’objets en métal brillant (ready-made trans gurés) : Buste de Louis XIV, lapin,.. (aspect clinquant
renforce le kitsch)
- français
- Oeuvre conceptuelle en recourant aux objets
« Esapce Zéro. La Rime et la Raison (avec Yves Klein) »
« Espace zéro – Noir & Blanc », 1985 (Mur de faïences blanches avec tableau de faïences)
« Autoportrait – Dialogue avec l’histoire », Québec, 1987
« Manifeste Noir & Blanc », 1989 (Succession de lits blancs + tableaux de faïences)
« Stèle des Droits de l’homme », 1990
:
fl
fi
)
fi
fl
.
Objets féminins
TANIA KOVATS
JANINE ANTONI :
« Lipstick » 199
« Chocolat Gnaw » 199
« Lard Gnaw » 199
SYLVIE FLEURY
« Wild pair » 199
« Shopping bags Allure Chanel » 199
« Ela 75K » 200
CONCLUSION
- fonction critique/subversive/dérangeante évanouie.
Duchamp introduit le 1er Ready-Made (pas fait pour être regarder mais pour exister)
- censé dissoudre la notion « d’oeuvre d’art ». —> la mort de l’art
- Mais un héritage considérable !
- Le refus de la tradition en engendre une.
- l’esthétique du ready-made = beauté d’indifférence. (Instaure une coïncidence entre l’art et le réel par le
biais du langage).
- Confusion contemporain
- Les ready-made brouillent les frontières entre l’art et la production (il a l’air d’un produit)
- Imite le déjà-là + contre sens : à la fois oeuvre et produit (art et marchandise!
Années ’80, littérature :
Objet/fonction accentué par le design post-moderne « radical design » (esquissant le fonctionnel en vertu du
décoratif)
Un Lavier : on regarde 2 objets industriels et en même temps qu’on regarde une sculpture. (Simultanéité de
l’existence et non-existence artistique. (Aspect dualiste)
.