Exercice 1:
On s'intéresse au modèle de la cinétique ponctuelle, avec un seul groupe de neutrons retardés. On
note :
k−1
la réactivité (égale à )
k
la fraction effective de neutrons retardés,
la constante de décroissance des précurseurs,
ℓ le temps de vie des neutrons dans le réacteur critique,
n la population neutronique dans le cœur
c la population de précurseurs de neutrons retardés dans le cœur.
on sait que l'on aboutit au système d’équations
dn ρ−β
(1) = n+c
dt l
dc β
(2) = n -c
dt l
Cependant, on va supposer, dans le cadre de cet exercice, qu'il y a une source permanente S>0 de
neutrons dans le coeur de sorte que l'équation (1) est remplacée par
dn ρ−β
(1') = n+c+S
dt l
1°/ On va supposer que la réactivité du coeur est nulle ( ρ=0 ¿. Démontrer que, dans ce cas,
(3)
d t2 ( )
d 2 n + β dn
+
l dt
=¿S.
2°/ Démontrer que la solution générale de l'équation (3) est de la forme :
n ( t )= A+ B exp −
+β
l ( ( ))
t +
S
+β
t
l
En déduire que n ( t ) → ∞ si t → ∞ .
3°/ Soit
A=¿ et f = (S0 )
Démontrer que si ρ ≠ 0 le système linéaire
(4) A u1=−f
admet une solution u1= () n1
c1
unique.
4°/ On pose
(
u ( t )=
n (t )−n1
c (t )−c1 )
démontrer que
du
(5) = A u.
dt
5°/ En déduire que, si ρ<0 alors u ( t ) → 0 si t → ∞ , et donc que
n ( t ) → n1
c ( t ) → c1
6°/ Calculer n1 en fonction de S, de l et de ρ et en déduire que lorsque S > 0 il est (théoriquement)
possible d'obtenir n1 aussi élevé que l'on veut en choisissant ρ<0 éventuellement très proche de 0.
1
Montrer que n1 est une fonction de (ce qui est la base de l'approche sous-critique).
ρ
Solution
1°/ On va supposer que la réactivité du coeur est nulle ( ρ=0 ¿. Démontrer que, dans ce cas,
(3)
dt
2
+ ( )
d 2 n + β dn
l dt
=¿S.
Solution : je dérive (1’)
( ) ( )
2
d n −β dn + dc −β dn β −β dn −dn
= =¿ + n−c = + +S . ∎
dt
2
l dt dt l dt l l dt dt
2°/ Démontrer que la solution générale de l'équation (3) est de la forme :
n ( t )= A+ B exp −
( l ) +β t
( +β
) t +
S
l
En déduire que n ( t ) → ∞ si t → ∞ .
Solution : la solution de (3) est égale à une solution particulière de (3) + la solution générale de
l’équation sans second membre (c-a-d où on fait S=0). MV propose d’essayer n(t)= e rt
r2 +( +lβ ) r =0 cqfd
3°/ Soit
A=¿ et f = (S0 )
Démontrer que si ρ ≠ 0 le système linéaire
(4) A u1=−f
admet une solution u1= () n1
c1
unique.
Solution : il suffit de démontrer que det A ≠ 0 .
−ρ−β β −ρ
Or det A= − = cqfd
l l l
4°/ On pose
(
u ( t )=
n (t )−n1
c (t )−c1 )
démontrer que
du
(5) = A u.
dt
Solution : a-t-on
(
d n ( t )−n 1
dt c ( t )−c1 )
=¿ ?
( )
d n(t )
dt c ( t )
=¿
( )
d n(t )
dt c ( t )
=¿
Qui est vrai d’après (1’) et (2) .
5°/ En déduire que, si ρ<0 alors u ( t ) → 0 si t → ∞ , et donc que
n ( t ) → n1
c ( t ) → c1
Solution : il suffit de montrer que u ( t ) → 0 et donc d’étudier les v.p. de la matrice A
¿
ρ−β β
Où j’ai posé α = et γ = .
l l
Det( A−ωI ¿=0
|α−ω ¿ γ −−ω|=0
¿ (−ω+ α ) ¿
f ( ω )=( ω−α ) ¿ donc soit ω> α soit ω ←
ω 2+ (−α ) ω−( α + γ )=0
2 ρ
ω + (−α ) ω− =0
l
−ρ
Donc ω 1 . ω2 = >0 donc les deux racines sont négatives.
l
6°/ Calculer n1 en fonction de S, de l et de ρ et en déduire que lorsque S > 0 il est (théoriquement)
possible d'obtenir n1 aussi élevé que l'on veut en choisissant ρ<0 éventuellement très proche de 0.
1
Montrer que n1 est une fonction de (ce qui est la base de l'approche sous-critique).
ρ
Solution : On a
¿
ρ−β
n 1+ c1 + S=0
l
β
n −c =0
l 1 1
ρ
n + S=0
l 1
l
n1 =−S
ρ
Approche sous critique : la formule
−l
n1 = S
ρ
Montre qu’en faisant ρ → 0 ,avec ρ<0 a n1 → ∞.
1
Sur un graphique on porte en abscisse la cote de barre z et en ordonnée en prolongeant la courbe
n1
vers l'axe horizontal, on en déduit la cote de barre critique.
1
Si la fonction z → ρ(z ) est à peu près linéaire, la courbe z → sera à peu près une droite et en la
n1
¿
prolongeant jusqu'à l'axe horizontal, on déterminera la cote z où la criticité sera atteinte.
NB. Ce sera pareil si en abscisse on porte la concentration en Bore ou tout autre paramètre qui fait
varier la réactivité.