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Code Des Douanes Et Impôts Indirects

Ce document contient le code des douanes et impôts indirects du Maroc ainsi que plusieurs arrêtés et décrets relatifs à son application. Il fournit les règles et procédures douanières marocaines.

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Code Des Douanes Et Impôts Indirects

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Royaume du Maroc

Ministère de l’Economie et des Finances

Administration des Douanes


et Impôts Indirects

Code des Douanes


et Impôts Indirects

Edition 2022
Sommaire

Dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre


1977) approuvant le code des douanes ainsi que des
impôts indirects relevant de l’administartion des douanes
1 à 119
et impôts indirects, tel qu’il a été modifié et complété.........

Dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397


(9 octobre 1977) déterminant les quotités applicables aux
marchandises et ouvrages soumis à taxes intérieures de
consommation ainsi que les dispositions spécifiques à ces 120 à 144
marchandises et ouvrages .................................................

Décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)


pris pour l’application du code des douanes ainsi que des
impôts indirects relevant de l’administration des douanes
et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi 145 à 224
n° 1-77-339 du 25 chaoual .................................................

Décret n° 2-85-890  du 18 rebia II 1406 ( 31 décembre


1985) accordant l'exemption totale des droits et taxes
en faveur des carburants, combustibles et lubrifiants
225
consommés au cours de certaines navigations maritimes

Arrêté du ministre des finances n° 1309-77 du 25 chaoual 1397


(9 octobre 1977) pris pour l'application du dahir portant loi
n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
déterminant les quotités applicables aux marchandises
et ouvrages soumis à taxes intérieures de consommation
ainsi que les dispositions spécifiques à ces marchandises 266 à 252
et ouvrages ........................................................................

Arrêté du ministre des finances n° 1310-77 du 17 kaada


1397 (31 octobre 1977) fixant les modèles des certificats
d'origine délivrés par l'administration des douanes et
impôts indirects ainsi que les conditions d'intervention de 253
cette administration en cette matière .................................
Arrêté du ministre des finances n° 1311-77 du 17 Kaada 1397
(31 octobre 1977) fixant les conditions de détermination
254
du poids des marchandises importées et exportées ...........

Arrêté du Ministre de l’Economie, des Finances et de la


Réforme de l’Administration n° 2984.20 du 10 rabii II 1442
(26 novembre 2020) fixant les bureaux et postes de douane
255
et leurs compétences ...

Arrêté du ministre des finances n° 1315-77 du 17 kaada


1397 (31 octobre 1977) fixant les heures d'ouverture et de
259
fermeture des bureaux de douane.....................................

Arrêté du ministre des finances n° 1316-77 du 17 kaada


1397 (31 octobre 1977) fixant la liste des bureaux ou
postes de douane ouverts à l'entrée et à la sortie des
marchandises transportées par les voies terrestres en
provenance ou à destination de l’étranger et précisant les 260
chemins directs y conduisant ............................................

Arrêté du ministre des finances n° 1318-77 du 17 kaada


1397 (31 octobre 1977) autorisant le dépôt des déclarations
en détail de certaines des marchandises avant leur arrivée
au bureau de douane et fixant le délai de dépôt des 261
déclarations en détail ..........................................................

Arrêté du ministre des finances n° 1319-77 du 17 kaada


1397 (31 octobre 1977) relatif aux déclarations en douane
262
autres que sommaires .......................................................
Arrêté du Ministre de l’Economie, des Finances et de la
Réforme de l’Administration n° 840-21 du 18 chaabane
1442 (1er avril 2021) fixant les pièces justificatives
composant le dossier de demande de remboursement 284
sous le régime de drawback ainsi que les délais de
remboursement ..........................

Arrêté du ministre des finances n° 871-78 du 19 moharrem


1398 (30 décembre 1977) relatif aux freintes de transport
285
sous douane de cer­tains produits pétroliers ......................

Arrêté du ministre des finances n° 450-84 du 25 rejeb 1404


(27 avril 1984) relatif à la déclaration des marchandises
transportées par la voie maritime à l’intérieur du territoire
286
douanier ............................................................................

Arrêté du ministre finances n° 887-84 du 5 moharrem 1405


(1 er octobre 1984) fixant les conditions et les limites
dans lesquelles sont exonérés, de la taxe intérieure
de consommation, les freintes de fabrication, de
transport ou de manipulations et les déficits provenant
288
de causes naturelles, constatés sur les vins sous
douane .................

Arrêté du ministre des finances n° 1790-91 du


19 Joumada ll 1412 (26 décembre 1991) relatif au
dépôt des déclarations sommaires par procédés 289
informatiques ...

Arrêtéduministredesfinancesetdesinvestissementsextérieurs
n° 1773-95 du 24 moharrem 1416 (23 Juin 1995) fixant les
conditions de contrôle, de surveillance et de fonctionnement
291
de l'entrepôt Industriel franc ......................................................

Arrêté du ministre des finances et des investissements


extérieurs n° 2754-95 du 21 joumada II 1416 (15 novembre
1995) relatif à l'estampillage des bouteilles des boissons 294
alcoolisées ...........................................................................
Arrêté du ministre des finances et des investissements
extérieurs n° 1836-96 du 6 joumada I 1417
(20 septembre 1996) fixant les conditions et les
proportions des produits compensateurs pouvant être mis 295
à la consommation en suite d'admission temporaire

Arrêté conjoint du ministre des finances et des


investissements extérieurs et du ministre du commerce,
de l'industrie et de l'artisanat n° 2422-96 du 20 rejeb 1417
(2 décembre 1996) fixant les conditions particulières de 296
régularisation des comptes d'admission temporaire ........

Arrêté du ministre des finances et des investissements


extérieurs n° 2444-96 du 21 rejeb 1417 (3 décembre
1996) fixant les conditions de rectification des déclarations 297
sommaires .........................................................................

Arrêté du ministre des finances et des investissements


extérieurs n° 420-97 du 8 kaada 1417 (18 mars 1997)
fixant les conditions particulières de cession des papiers
298
destinés à l'impression des journaux. ................................

Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs


n° 421-97 du 9 kaada 1417 (19 mars 1997) fixant les
conditions particulières de cession de certains articles
300
d'emballage et accessoires. ..............................................

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1302-99 du


6 joumada I 1420 (18 août 1999) modifiant le taux de
la majoration applicable au paiement par obligations
cautionnées des droits de douanes et autres droits et 302
taxes dus à l’importation ou l’exportation ...........................

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1067-00


du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant les conditions
de saisine et de fonctionnement des commissions
303
consultatives en matière douanière .....................................
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1068-00 du
23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant le délai au-delà
duquel la déclaration sommaire, déposée par anticipation,
306
est annulée par l’administration ........................................

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 733-10 du 18


rabii I 1431 (5 mars 2010) fixant les modalités d’organisation
du test d’aptitude professionnelle pour l’obtention de
307
l’agrément de transitaire en douane ...........................................

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1071-00


du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant les formes
et modalités de tenue des écritures permettant le suivi
des comptes sous régimes économiques en douane 309
suspensifs .........................................................................

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1072-00


du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant la valeur des
matériels et outillages usagés à importer, en franchise des
droits et taxes, par les marocains résidant à l’étranger à
313
l’occasion de leur retour définitif ........................................

Arrêté du ministre de l’économie et des finances


n° 1073-00 du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant
la proportion des produits compensateurs pouvant être
mise à la consommation en suite du régime de l’entrepôt 314
industriel franc ...................................................................

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1074-00 du


23 J oumada I 1421 (24 août 2000) accordant la dispense
de caution pour certaines opérations sous régimes
315
économiques suspensifs. ..................................................

Arrêté du ministre de l'économie et des finances n° 1075-00


du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant le délai pour
déclarer les éléments quantitatifs relatifs à la déclaration 316
provisionnelle ....................................................................
Arrêté conjoint du ministre de l’économie et des finances
et du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat
n° 1124-00 du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant
la liste des marchandises admissibles sous les régimes
de l’entrepôt industriel franc et de l’admission temporaire
pour perfectionnement actif et qui ne se retrouvent pas ou
qui ne se retrouvent que partiellement dans les produits 317
compensateurs ..................................................................

Arrêté du ministre de l'économie, des finances, de la


privatisation et du tourisme n° 1437-01 du 16 joumada I
1422 (6 aout 2001) fixant les délais pour présenter une 319
déclaration complémentaire. .............................................

Arrêté du ministre de l'économie, des finances,


de la privatisation et du tourisme n° 444-02 du
30 hijar 1422 (15 mars 2002) fixant le taux de
l’intérêt de retard à percevoir en cas de paiement,
au-delà des délais légaux, des droits et taxes prévus par 320
le code des douanes et impôts indirects ...........................

Arrêté du ministre de l'économie, des finances, de la


privatisation et du tourisme n° 486-02 du 5 moharrem1423
(20 mars 2002) désignant les laboratoires chargés de la
détermination de la composition et de tous autres éléments
321
caractéristiques des marchandises et produits. ................

Arrêté du ministre de l'économie, des finances, de la


privatisation et du tourisme n° 2182-01 du 7 joumada I
1423 (18 juillet 2002) fixant le délai au-delà duquel les
déclarations en détail dûment enregistrées et n'ayant
reçu aucune suite, peuvent être annulées d'office par 323
l'administration des douanes et impôts indirects ................

Arrêté du ministre des finances et de la privatisation


n° 1035-03 du 26 Rabii I 1424 (28 Mai 2003) relatif à la
déclaration sommaire des marchandises importées par la
voie maritime, aérienne ou à l’entrée dans les magasins et
aires de dédouanement ainsi que les documents pouvant 324
y être joints ........................................................................
Arrêté conjoint du Ministre des Finances et de la
Privatisation et du Ministre de l’Intérieur n° 1300-04 du
24 joumada I 1425 (12 juillet 2004) fixant la liste des matériels
et des équipements spéciaux importés par la Direction 327
Générale de la Sûreté Nationale en franchise des droits
de douane et des autres droits et taxes dûs à l’importation

Arrêté du ministre de l'économie et des finances n° 1000-09 du


14 rabii II 1430 (10 avril 2009) fixant les tarifs des produits,
services et prestations rendus par l'administration des 329
douanes et impôts indirects.

Arrêté du ministre de l'économie et des finances n° 690-11


du 20 chaabane 1432 (22 juillet 2011) fixant les catégories
du statut de l'opérateur économique agréé ainsi que la
procédure d'octroi de ce statut. 333

Arrêté du ministre de l'économie et des finances


n° 691-11 du 20 chaabane 1432 (22 juillet 2011) fixant
la composition et les conditions de fonctionnement de la
commission chargée de l'examen des demandes du statut
de l'opérateur économique agréé. 335

Arrêté du ministre de l'économie et des finances n° 1053-11


du 17 joumada I 1432 (21 avril 2001) fixant la partie des
marchandises à mettre à la consommation en suite du
régime de l'entrepôt de stockage. 336

Arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n°3414-12


du 15 kaada 1433 (2 octobre 2012) fixant le délai de dépôt
de la déclaration sommaire. 337

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 913-15 du


15 joumada I 1436 (6 mars 2015) relatif au dépôt par procédés
informatiques des déclarations en détail , des acquits à caution 338
et des documents y annexés.

Arrêté du ministre de l’économie et des finances n°634-16


du 24 joumada I 1437 ( 4 mars 2016 ) fixant la liste des
marchandises saisies devenues propriété de l’administration
ou considérées comme abandonnées en douane pouvant 342
être cédées, à titre gracieux, à l’Administration de la
Défense nationale et aux administrations chargées de la
sécurité publique.
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n°3176-16
du 17 ramadan 1438 (12 juin 2017) fixant les documents
constitutifs du dossier d’octroi des décisions anticipées ainsi 345
que les modalités d’octroi des décisions anticipées.

Arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la


réforme de l’administration n° 3480-19 du 7 rabii I 1441 ( 5
novembre 2019) portant dispense de l’obligation de dépôt 349
des déclarations de mise en œuvre et de production pour les
producteurs de certaines matières fiscales.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)

Dahir 1-77-339
approu­vant le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant
de l’administration des douanes et impôts indirects.(1)

LOUANGE A DIEU SEUL !

(Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)

Que l’on sache par les présentes – puisse Dieu en élever et en fortifier
la teneur !

Que Notre Majesté Chérifienne, Vu la constitution, notamment son article 102,

A DECIDE CE QUI SUIT :

Article Premier. – Est approuvé, tel qu’il est annexé au présent dahir, le
code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de l’administration
des douanes et impôts indirects.
Art. 2. – Les dispositions de ce code prendront effet à compter du
31 Décembre 1977.
Art. 3. – Sont abrogées, à partir de la date prévue à l’article 2 ci-dessus,
toutes dispositions contraires audit code, notamment :
– l’arrêté viziriel du 13 Chaoual 1336 (22 Juillet 1918) conférant aux
intéressés la faculté de fournir eux-mêmes leurs formules de déclaration en
douane,
- l’arrêté viziriel du 17 Safar 1337 (23 Novembre 1918) relatif au crédit
des droits sur les marchandises déclarées en douane,
– le dahir du 12 Rebia I 1337 (16 Décembre 1918) sur les douanes,
– l’arrêté viziriel du 19 Rebia II 1338 (10 Janvier 1920) relatif à
l’expertise en matière de fausse déclaration d’origine des marchandises
déclarées en douane,
– l’arrêté viziriel du 26 Joumada I 1339 (5 Février 1921) fixant les
jours et heures d’ouverture des bureaux des douanes, ainsi que des magasins
du service de l’aconage et du magasinage ou des sociétés concessionnaires
de ce monopole,
– le dahir du 20 Rebia II 1340 (21 Décembre 1921) relatif au crédit des
droits sur les marchandises déclarées en douane,
– le dahir du 2 Chaoual 1340 (30 Mai 1922) réglementant les ventes
de marchandises abandonnées en douane à Casablanca,

(1)
B.O n° 3389 bis du 13-10-77

1
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 – le dahir du 23 Chaabane 1348 (24 Janvier 1930) instituant, en faveur
de certaines industries, des crédits à long terme pour les droits de douane et
taxes intérieures de consommation,

– le dahir du 25 Rebia I 1349 (20 Août 1930) instituant, en faveur


de certains produits d’origine étrangère réexportés, un bon de droits
susceptible d’être utilisé, à concurrence de son montant, pour l’importation,
par compensation, de marchandises similaires,

– le dahir du 1er Joumada II 1353 (11 Septembre 1934) exemptant des


droits de douane, de la taxe spéciale, des taxes intérieures et des droits de
porte, les hydrocarbures destinés à l’avitaillement des navires naviguant en
haute mer et des aéronefs effectuant une navigation au-delà des frontières,

– le dahir du 22 Moharrem 1363 (19 Janvier 1944) sur le contrôle


douanier des importations et des exportations par la voie postale,

– le dahir du 28 Safar 1367 (10 Janvier 1948) relatif au dépôt en douane


des marchandises entrant au Maroc ou en sortant et aux marchandises
abandonnées en douane par écrit,

- le dahir du 21 rebia II 1367 (3 Mars 1948) majorant le taux des


amendes douanières ou dont le recouvrement incombe à l’administration des
douanes et impôts indirects,

– le dahir du 4 Ramadan 1367 (11 Juillet 1948) relatif à la visite


douanière des voyageurs se rendant en France ou en provenant,

– l’arrêté viziriel du 11 Joumada I 1368 (12 Mars 1949) fixant les


conditions dans lesquelles il peut être fait acte de déclarant en douane,
et édictant des mesures de police à l’égard des commis et travailleurs en
douane,

– le dahir du 23 safar 1371 (24 Novembre 1951) relatif à la confiscation


des minuties en matière de douane et impôts indirects,

– le dahir du 3 Rebia I 1373 (11 Novembre 1953) relatif à la répression


des fraudes en matière de douane et impôts intérieurs de consommation,

– le dahir n° 1-58-052 du 24 Rejeb 1377 (14 Février 1958) relatif au


rayon des douanes,

– le dahir n° 1-58-010 du 29 Joumada II 1378 (10 Janvier 1959)


définissant les pouvoirs du gouvernement en matière de droits compensateurs
et de droits antidumping,

– le dahir n° 1-58-363 du 3 Ramadan 1378 (13 Mars 1959) relatif aux


indications que doivent contenir les déclarations en douane,

2
Code des Douanes et Impôts Indirects
– le dahir n°1-59-252 du 2 Rebia I 1379 (5 Septembre 1959) relatif

Dahir 1-77-339
à la répression des fausses déclarations dans la valeur en douane des
marchandises importées, exportées ou placées sous un régime suspensif,

– le dahir portant loi n° 1-73-178 du 13 Rebia I 1393 (17 Avril 1973)


relatif aux régimes économiques en douane.

Ainsi que les textes pris pour leur application.

Sont également abrogés :

– l’article 8 de l’arrêté viziriel du 29 Chaoual 1356 (2 Janvier 1938)


portant règlement de magasinage du port de Safi,

– l’article 3 du dahir du 23 Joumada I 1359 (29 Juin 1940) réprimant


les fausses déclarations et les faux renseignements en matière d’importation
et d’exportation et le trafic des titres portant autorisation d’importation et
d’exportation,

– les articles 183, 236 et 237 du décret n° 2-61-161 du 7 Safar 1382


(10 Juillet 1962) portant réglementation de l’aéronautique civile,

Art. 4. – Le présent dahir portant loi sera publié au Bulletin Officiel.

Fait à Rabat, le 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)


Pour contreseing :
Le Premier ministre,
AHMED OSMAN

3
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Code des douanes et impôts indirects relevant de l’administra­tion des
douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété (1)

TITRE PREMIER
PRINCIPES GENERAUX

CHAPITRE PREMIER
Généralités

Article Premier - Au sens du présent code et des textes pris pour son
application, on entend par :
a) «territoire douanier» : le territoire national y compris les eaux
territoriales;
b) «territoire assujetti» : la partie terrestre du territoire douanier, y
compris les ports, les rades, les plates-formes “offshore” ainsi que les dragues
et équipements similaires circulant ou opérant dans les eaux territoriales et
toute autre installation située dans les eaux territoriales et définie par décret,
à l’exclusion des zones d’accélération industrielle ;
c) «zones d’accélération industrielle» : des zones constituées dans le
territoire douanier, soustraites à tout ou partie des lois et règlements douaniers ;
d) « importation» : l’entrée sur le territoire assujetti de marchandises en
provenance de l’étranger ou des zones d’accélération industrielle ;
e) «mise à la consommation» : le régime douanier qui permet aux
marchandises importées de demeurer à titre définitif dans le territoire
assujetti.
Ce régime implique l’acquittement des droits et taxes éventuellement
exigibles à l’importation et l’accomplissement de toutes les formalités de
douane nécessaires.
f) «exportation» : la sortie des marchandises du territoire assujetti.
g) «l’administration» : l’administration des douanes et impôts indirects,
ses services ou ses agents ;
h) «document» : tout support, quel que soit le procédé technique utilisé
contenant un ensemble de données ou de renseignements tels que papiers,
bandes magnétiques, disques et disquettes, microfilms …

(1) - Le dahir approuvant le code des douanes et impôts indirects a été publié au B.O n° 3389 bis
du 13/10/77 ;
- Le texte original du code des douanes et impôts indirects a été publié au B.O n° 3392 bis
du 04/11/77.
- Le texte du code des douanes et impôts indirects a fait l’objet d’une importante révision
approuvée par le dahir n° 1-00-222 du 05/06/2000 (B.O n° 4804 du 15/06/2000).

4
Code des Douanes et Impôts Indirects
i) «marchandises» : les produits, objets, animaux et matières de

Dahir 1-77-339
toutes espèces, prohibés ou non, y compris les stupéfiants et les substances
psychotropes, qu’ils fassent ou non l’objet d’un commerce licite.
j) «mainlevée» : l’acte par lequel l’administration permet aux intéressés
de disposer des marchandises qui font l’objet d’un dédouanement.
k) «lois et règlements douaniers» : l’ensemble des prescriptions
législatives et réglementaires concernant l’importation et l’exportation des
marchandises que l’administration est expressément chargée d’appliquer.
Article 1 bis - Les lois et règlements douaniers doivent être appliqués
sans égard à la qualité et à la nature des personnes.

CHAPITRE II

Tarif des droits de douane

Section I

Définition

Article 2 - Le tarif des droits de douane comprend :


1° les positions et sous-positions de la nomenclature découlant de
la convention internationale sur le système harmonisé de désignation et de
codification des marchandises (S.H) adoptée par le conseil de coopération
douanière ainsi que, le cas échéant, des sous-positions nationales établies selon
les normes fixées par cette nomenclature ou des positions et sous-positions
découlant d’accords conclus ou de conventions ratifiées par le Maroc(1).
2° les quotités des droits applicables aux positions et sous-positions
précitées.
Article 3 - Sauf dispositions contraires prévues par le présent code ou
par des accords, arrangements, traités ou conventions internationaux auxquels
le Maroc adhère, les marchandises importées ou exportées sont passibles,
selon le cas, des droits d’importation ou d’exportation les concernant, inscrits
au tarif des droits de douane indépendamment des autres droits et taxes
institués par des textes particuliers.
Article 4 - Sauf dispositions légales contraires, les droits appliqués
sont des droits assis sur la valeur des marchandises, dits «ad-valorem».

(1) Dahir n° 1-92-84 du 22 rebia I 1414 (10 septembre 1993) portant publication de la convention
internationale sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises,
faite à Bruxelles le 14 juin 1983 et du protocole d’amendement à ladite convention, fait le 24
Juin 1986 (B.O n° 4231 du 1-12-93)

5
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section II
Modification du tarif en cas d’urgence

Article 5 - 1° En cas d’urgence, les quotités tarifaires visées à l’article 2


ci-dessus ainsi que les autres droits et taxes perçus à l’importation peuvent,
conformément aux dispositions de l’article 70 de la Constitution, être modifiés
ou suspendus par le gouvernement, en vertu d’une habilitation législative ;
2° - La procédure prévue au 1° du présent article est applicable aux droits
et taxes dont les produits présentés à l’exportation peuvent être passibles;
3° - La nomenclature définie au 1° de l’article 2 ci-dessus peut être
modifiée par voie réglementaire lorsque cette modification n’entraîne pas de
changement dans la quotité tarifaire applicable aux produits concernés.
Article 6 - (abrogé).

CHAPITRE III
Conditions particulières
d’application de la loi douanière

Section I
Dispositions douanières contenues
dans les accords, arrangements, conventions et traités

Article 7 - Les dispositions douanières pour lesquelles il est stipulé


dans les accords, arrangements, conventions et traités qu’elles entrent en
vigueur dès la signature desdits actes sont applicables dès leur notification à
l’administration.

Section II
Surtaxes
Article 8 - 1° Lorsqu’un Etat ou une union douanière ou économique
traite des produits marocains moins favorablement que les produits d’autres
Etats ou arrête des mesures de nature à entraver le commerce extérieur du
Maroc et sans préjudice des dispositions de règlement de différends prévues
par les accords bilatéraux ou multilatéraux conclus par le Maroc, des surtaxes
sous forme de droits de douane majorés peuvent être appliquées à tout ou
partie des marchandises originaires de ces Etats ou unions ;
2° Ces majorations sont fixées par arrêtés du ministre chargé des
finances pris après avis du (ou des) ministre(s) intéressé(s). Ces arrêtés sont
homologués ultérieurement par la loi de finances pour l’année suivant celle au
cours de laquelle lesdits arrêtés ont été publiés.

Article 9 - Les mesures prises par application des dispositions de


l’article 8 ci-dessus sont abrogées suivant la même procédure.

Articles 10, 11 et 12 ( abrogés).

6
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section III

Dahir 1-77-339
Clause transitoire
Article 13 - 1° Sauf disposition contraire prévue par des textes instituant
ou modifiant des mesures douanières, le régime antérieur le plus favorable
est appliqué aux marchandises pour lesquelles :
– les justifications résultant des titres de transport créés avant l’entrée
en vigueur des textes susvisés établissent que ces marchandises étaient,
dès leur départ, à destination directe et exclusive d’une localité du territoire
assujetti ;
– un crédit irrévocable et confirmé a été ouvert en faveur du fournisseur
étranger avant la date d’entrée en vigueur desdites mesures.

2° Ne peuvent bénéficier des dispositions de cette clause que les


marchandises mises directement à la consommation, sans avoir été placées
en entrepôt.
CHAPITRE IV
Conditions d’application du tarif des douanes

Section I
Généralités

Article 14 -1° Les éléments d’assiette des droits de douane et taxes


assimilées comprennent :

- des éléments qualitatifs : l’espèce, l’origine, la provenance et la destination ;

- des éléments quantitatifs : la valeur, le poids, la longueur, la surface,


le volume et le nombre.

2° - A l’importation, le moment à retenir pour déterminer les éléments


d’assiette à prendre en considération pour le calcul des droits et des taxes
assimilées à percevoir sur les marchandises est celui de l’entrée de ces
marchandises dans le territoire assujetti, sous réserve des dispositions des
articles 13 et 86-5°.

Il est tenu compte de la dépréciation subie par les marchandises en suite


d’avaries, pertes ou tout autre événement y compris les pertes inhérentes à
la nature même de la marchandise, ainsi que des déficits constatés, à charge
pour le redevable d’établir que cette dépréciation ou ces déficits constatés lors
de la visite sont survenus avant l’entrée des marchandises dans le territoire
assujetti.

Lorsque les marchandises importées sont partiellement avariées dans


les circonstances visées ci-dessus, l’administration autorise la séparation des
marchandises avariées et, selon l’option du redevable, soit leur réexportation,
soit leur taxation selon leur nouvel état sans préjudice du droit du redevable
d’assigner un régime douanier aux marchandises restées intactes.

7
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° A l’exportation, le moment à retenir pour déterminer les éléments
d’assiette à prendre en considération pour le calcul des droits d’exportation et
taxes assimilées à percevoir sur les marchandises est celui de la sortie de ces
marchandises du territoire assujetti.

Ces éléments sont présumés n’avoir subi aucune modification de


quelque nature que ce soit entre le moment de la visite par le service des
douanes et la sortie du territoire assujetti.

Toutefois, à l’initiative du redevable, il est tenu compte de la dépréciation


subie par les marchandises en suite d’avaries, perte ou tout autre événement,
à charge pour le demandeur d’établir que cette dépréciation est survenue
postérieurement à l’opération de visite et avant la sortie desdites marchandises
du territoire assujetti.

Section II
Eléments qualitatifs d’assiette

1. - Espèce des marchandises

Article 15 - 1° L’espèce des marchandises est la dénomination qui leur


est attribuée par le tarif des droits de douane ;
2°- les marchandises qui ne sont pas nommément désignées au tarif
des droits de douane ou celles qui sont susceptibles d’être reprises dans
plusieurs positions ou sous positions tarifaires sont classées par décision de
l’administration ;
3° Les décisions de classement tarifaire prises à la demande du
redevable ou à la suite d’un litige né à l’occasion d’une opération en douane
sont immédiatement exécutoires à l’égard du demandeur informé et des
parties au litige.
Une décision de classement tarifaire demeure valable jusqu’à la date
de publication d’une décision de classement tarifaire modificative ou de
l’entrée en vigueur d’une modification de la nomenclature correspondante,
conformément aux dispositions de l’article 5 ci-dessus.
4°- L’administration peut autoriser le classement regroupé dans une ou
plusieurs positions ou sous-positions tarifaires de marchandises susceptibles
de relever de plusieurs positions ou sous-positions tarifaires sous réserve que
ledit classement regroupé n’entraîne aucune augmentation ou diminution des
droits et taxes normalement exigibles, notamment lorsque ces marchandises
sont importées ou présentées à l’exportation :
- en exonération des droits et taxes en vertu des dispositions législatives
en vigueur;
- sous l’un des régimes économiques en douane énumérés à l’article
114 ci-après.

8
Code des Douanes et Impôts Indirects
Toutefois et à la demande du déclarant, l’administration peut autoriser

Dahir 1-77-339
ce regroupement en retenant le classement tarifaire des marchandises
soumises au droit d’importation le plus élevé.

2. - Origine des marchandises

Article 16 - 1° Sous réserve des définitions de l’origine des marchandises


contenues dans des accords conclus par le Maroc avec des Etats ou des
groupes d’Etats, ou dans les annexes desdits accords qui seront applicables
aux relations commerciales du Maroc avec les Etats signataires desdits
accords, sont considérées comme étant originaires d’un pays déterminé les
marchandises entièrement obtenues dans ce pays.

Par marchandises entièrement obtenues dans un pays on entend :

a) les produits minéraux extraits de son territoire ;

b) les produits du règne végétal qui y sont récoltés ;

c) les animaux vivants qui y sont nés et élevés;

d) les produits provenant d’animaux vivants qui y font l’objet d’un élevage ;

e) les produits de la chasse et de la pêche qui y sont pratiquées ;

f) les produits de la pêche maritime et autres produits extraits de la


mer à partir de bateaux soit immatriculés ou enregistrés dans ce pays et
battant pavillon de ce même pays soit exploités ou affrétés par des personnes
physiques ou morales de ce pays ;

g) les marchandises obtenues à bord de navires-usines à partir de


produits visés sous f) originaires de ce pays, pour autant que ces navires-
usines soient immatriculés ou enregistrés dans ce pays et qu’ils battent
pavillon de celui-ci ;

h) les produits extraits du sol ou du sous-sol marin situé hors des eaux
territoriales, pour autant que ce pays exerce aux fins d’exploitation des droits
exclusifs sur ce sol ou ce sous-sol ;

i) les rebuts et déchets provenant d’opérations manufacturières et les


articles hors d’usage, sous réserve qu’ils y aient été recueillis et ne puissent
servir qu’à la récupération de matières premières ;

j) les marchandises qui y sont obtenues exclusivement à partir des


marchandises visées sous a) à i) ou de leurs dérivés, à quelque stade que
ce soit.
2° Des décrets pris sur proposition du ministre chargé des finances et
après avis du (ou des) ministre(s) concerné(s) fixent les règles à suivre pour
déterminer l’origine des marchandises obtenues dans un pays en utilisant des
produits visés au 1° ci-dessus en provenance d’un autre pays.

9
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 17 - 1° A l’importation, l’administration peut exiger la production
de tout document certifiant l’origine du produit importé.

Elle peut également exiger la production de tout document destiné à


justifier l’origine des marchandises restant à bord de navires escalant dans
un port national.
2° La production d’un document certifiant l’origine d’un produit importé
ne lie pas l’appréciation de l’administration qui demeure libre d’en contester
l’authenticité ou l’exactitude.

Article 18 - 1° A l’exportation et sur la demande des exportateurs,


l’administration établit ou vise, selon le cas, les certificats attestant l’origine
marocaine des produits exportés.
2° Ces certificats sont délivrés par l’administration dans les formes et
conditions fixées par arrêté du ministre chargé des finances.

3. - Provenance des marchandises

Article 19 - 1° On entend par pays de provenance, le pays d’où la


marchandise a été transportée directement dans le territoire assujetti. Le
transit, l’escale, l’arrêt ou le transbordement de marchandises dans un pays
intermédiaire ne confèrent la provenance dudit pays que si la durée du transit,
de l’escale, de l’arrêt ou du transbordement excède :
a) le temps nécessaire pour l’accomplissement normal du transit ou du
transbordement;
b) la durée des escales ou arrêts normaux des moyens de transport
utilisés.
2° A l’exportation et sur la demande des exportateurs, l’administration
vise les certificats attestant la provenance des marchandises.

Section III
Eléments quantitatifs d’assiette

1. - Valeur des marchandises


A. – A l’importation

Article 20 - 1° La valeur en douane des marchandises importées


est la valeur transactionnelle, c’est-à-dire le prix effectivement payé ou à
payer pour les marchandises lorsqu’elles sont vendues pour l’exportation
à destination du territoire assujetti après ajustement conformément aux
dispositions de l’article 20 ter ci-dessous, à condition :
a) qu’il n’existe pas de restrictions concernant la cession ou l’utilisation
des marchandises par l’acheteur, autres que des restrictions qui :

10
Code des Douanes et Impôts Indirects
– sont imposées ou exigées par la loi ou par la réglementation en

Dahir 1-77-339
vigueur ;

– limitent la zone géographique dans laquelle les marchandises peuvent


être revendues, ou

– n’affectent pas substantiellement la valeur des marchandises ;

b) que la vente ou le prix ne soit subordonné à des conditions ou à des


prestations dont la valeur n’est pas déterminable pour ce qui se rapporte aux
marchandises à évaluer ;

c) qu’aucune partie du produit de toute revente, cession ou utilisation


ultérieure des marchandises par l’acheteur ne revienne directement ou
indirectement au vendeur, sauf si un ajustement approprié peut être opéré en
vertu des dispositions de l’article 20 ter ci-dessous ; et

d) que l’acheteur et le vendeur ne soient pas liés au sens du 6° de


l’article 20 nonies ci-dessous ou, s’ils le sont, que la valeur transactionnelle
soit acceptable à des fins douanières en vertu des dispositions du 2° ci-après.

2° a) Lorsque l’acheteur et le vendeur sont liés, la valeur transactionnelle


est acceptée à condition que l’examen des circonstances propres à la vente
des marchandises importées indique que ces liens n’ont pas influencé le prix.

b) Dans une vente entre personnes liées, la valeur transactionnelle est


acceptée lorsque l’importateur ou le déclarant démontre que la valeur déclarée
des marchandises à évaluer est très proche de l’une des valeurs critères
ci-après, déterminée au même moment ou à peu près au même moment :

– la valeur transactionnelle lors de ventes à des acheteurs non liés, de


marchandises identiques ou similaires au sens de l’article 20 nonies 2° et 3°
ci-dessous, pour l’exportation à destination du territoire assujetti ;

– la valeur en douane de marchandises identiques ou similaires telle


que déterminée par les paragraphes 1° et 2° de l’article 20 septies ci-dessous.
– la valeur en douane de marchandises identiques ou similaires telle
que déterminée par le paragraphe 3° de l’article 20 septies ci-dessous.

Dans l’application de ces valeurs critères, il est dûment tenu compte


des différences démontrées entre les niveaux commerciaux, les quantités, les
ajustements opérés en vertu des dispositions de l’article 20 ter ci-dessous et
les coûts supportés par le vendeur lors de ventes dans lesquelles le vendeur
et l’acheteur ne sont pas liés.
c) Les critères énoncés au 2° b) du présent article sont à utiliser à
l’initiative de l’importateur ou du déclarant et à des fins de comparaison
seulement. Des valeurs de substitution ne peuvent pas être établies par
l’administration en vertu du 2° b) précité.

11
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° a) Le prix effectivement payé ou à payer est le paiement total
effectué ou à effectuer par l’acheteur au vendeur, ou au bénéfice de celui-ci
pour les marchandises importées et comprend tous les paiements effectués
ou à effectuer, comme condition de la vente des marchandises importées, par
l’acheteur au vendeur, ou par l’acheteur à une tierce personne pour satisfaire
à une obligation du vendeur. Ce paiement peut être fait en espèces ou par
lettres de crédit ou instruments négociables et peut s’effectuer directe­ment ou
indirectement.
b) Les activités, y compris celles qui se rapportent à la commercialisation,
entreprises par l’acheteur ou pour son propre compte, autres que celles pour
lesquelles un ajustement est prévu à l’article 20 ter ne sont pas considérées
comme un paiement indirect au vendeur, même si l’on peut considérer que
le vendeur en bénéficie ou qu’elles ont été entreprises avec son accord,
et leur coût n’est pas ajouté au prix effectivement payé ou à payer pour la
détermination de la valeur en douane des marchandises importées.
4° La valeur en douane ne comprendra pas les frais ou coûts ci-après,
à la condition qu’ils soient distincts du prix effectivement payé ou à payer pour
les marchandises importées :
- les frais relatifs à des travaux de construction, d’installation, de
montage, d’entretien ou d’assistance technique entrepris après l’importation
en ce qui concerne des marchandises importées, telles que des installations,
des machines ou du matériel industriels ;
- le coût du transport après l’importation ;
- les droits de douane et autres droits et taxes exigibles à l’importation.
5° Le prix effectivement payé ou à payer s’entend du prix des
marchandises importées. Les transferts de dividendes et les autres paiements
de l’acheteur au vendeur qui ne se rapportent pas aux marchandises importées
ne font pas partie de la valeur en douane.
Article 20 bis - abrogé.
Article 20 ter - 1° Pour la détermination de la valeur en douane des
marchandises importées, visée à l’article 20 ci-dessus, le prix effectivement
payé ou à payer est augmenté :
a) des éléments suivants, dans la mesure où ils sont supportés par
l’acheteur mais n’ont pas été inclus dans le prix effectivement payé ou à payer
pour les marchandises :
– commissions et frais de courtage, à l’exception des commissions
d’achat au sens du 8° de l’article 20 nonies ci-dessous ;
– coût des contenants traités, à des fins douanières, comme ne faisant
qu’un avec la marchandise ;
– coût de l’emballage, comprenant aussi bien la main d’œuvre que les
matériaux.

12
Code des Douanes et Impôts Indirects
b) de la valeur, imputée de façon appropriée, des produits et services

Dahir 1-77-339
ci-après lorsqu’ils sont fournis directement ou indirectement par l’acheteur,
sans frais ou à coût réduit, et utilisés lors de la production et de la vente pour
l’exportation des marchandises importées, dans la mesure où cette valeur n’a
pas été incluse dans le prix effectivement payé ou à payer :
– matières, composants, parties et éléments similaires incorporés dans
les marchandises importées ;
– outils, matrices, moules et objets similaires utilisés pour la production
des marchandises importées ;
– matières consommées dans la production des marchandises
importées ;
– travaux d’ingénierie, d’étude, d’art et de design, plans et croquis
exécutés ailleurs que dans le territoire assujetti et nécessaires pour la
production des marchandises importées ;
c) des redevances et droits de licence relatifs aux marchandises à
évaluer, que l’acheteur est tenu d’acquitter, soit directement soit indirectement,
en tant que condition de la vente des marchandises à évaluer, dans la mesure
où ces redevances et droits de licence n’ont pas été inclus dans le prix
effectivement payé ou à payer.
Les redevances et les droits de licence visés ci-dessus peuvent
comprendre, entre autres, les paiements effectués au titre des brevets,
marques de fabrique ou de commerce et droits d’auteur.
Toutefois, ne sont pas ajoutés au prix effectivement payé ou à payer :
- les frais relatifs au droit de reproduire les marchandises importées ;
- les paiements effectués par l’acheteur en contrepartie du droit de
distribuer ou de revendre les marchandises importées si ces paiements ne
sont pas une condition de la vente, pour l’exportation, des marchandises
importées ;
d) de la valeur de toute partie du produit de toute revente, cession ou
utilisation ultérieure des marchandises importées qui revient, directement ou
indirectement, au vendeur ;
e) des frais de transport des marchandises importées jusqu’à leur
introduction dans le territoire assujetti ;
f) des frais de chargement, de déchargement et de manutention
connexes au transport des marchandises importées jusqu’à leur introduction
dans le territoire assujetti ; et
g) du coût de l’assurance.
2° Tout élément qui est ajouté par application des dispositions du
présent article au prix effectivement payé ou à payer, est fondé exclusivement
sur des données objectives et quantifiables.

13
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° Pour la détermination de la valeur en douane, aucun élément ne
sera ajouté au prix effectivement payé ou à payer, à l’exception de ceux qui
sont prévus par le présent article.
Article 20 quater - Lorsque la valeur en douane ne peut pas être
déterminée conformément aux dispositions de l’article 20 ci-dessus, il y a
lieu de faire application successivement des articles 20 quinquies, 20 sexies,
20 septies et 20 octies du présent code jusqu’au premier de ces articles qui
permettra de déterminer cette valeur.
Toutefois, à la demande de l’importateur ou du déclarant et sous
réserve de l’acceptation de l’administration, l’ordre d’application de la méthode
d’évaluation prévue aux paragraphes 1 et 2 de l’article 20 septies et de la
méthode de la valeur calculée prévue au paragraphe 3 du même article, peut
être inversé.
Article 20 quinquies - 1° a) Lorsque la valeur en douane des
marchandises importées ne peut pas être déterminée par application des
dispositions de l’article 20, la valeur en douane est la valeur transactionnelle
de marchandises identiques, vendues pour l’exportation à destination du
territoire assujetti et exportées au même moment ou à peu près au même
moment que les marchandises à évaluer.
b) La valeur en douane est déterminée en se référant à la valeur
transactionnelle de marchandises identiques, vendues au même niveau
commercial et sensiblement en même quantité que les marchandises à
évaluer.
c) En l’absence de ventes visées à l’alinéa b) ci-dessus, la valeur
en douane sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle de
marchandises identiques, vendues à un niveau commercial différent et/ou en
quantité différente, ajustée pour tenir compte des différences que le niveau
commercial et/ou la quantité auraient pu entraîner, à la condition que de tels
ajustements, qu’ils conduisent à une augmentation ou à une diminution de la
valeur, se fondent sur des éléments de preuve produits établissant clai­rement
qu’ils sont raisonnables et exacts.
2° La valeur transactionnelle est ajustée pour tenir compte des
différences notables qui peuvent exister entre les coûts et frais afférents
d’une part, aux marchandises à évaluer et, d’autre part, aux marchandises
identiques considérées, par suite de différences dans les distances et les
modes de transport.
3° Lors de l’application du présent article, si plus d’une valeur
transactionnelle de marchandises identiques est constatée, la valeur en
douane sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle la plus
basse pour déterminer la valeur en douane des marchandises importées.
Article 20 sexies - 1° a) Lorsque la valeur en douane des marchandises
importées ne peut pas être déterminée par application des dispositions des
articles 20 et 20 quinquies, la valeur en douane est la valeur transactionnelle

14
Code des Douanes et Impôts Indirects
de marchandises similaires, vendues pour l’exportation à destination du

Dahir 1-77-339
territoire assujetti et exportées au même moment ou à peu près au même
moment que les marchandises à évaluer.
b) La valeur en douane est déterminée en se référant à la valeur
transactionnelle de marchandises similaires, vendues au même niveau
commercial et sensiblement en même quantité que les marchandises à
évaluer.
c) En l’absence de ventes visées à l’alinéa b) ci-dessus, la valeur
en douane sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle de
marchandises similaires, vendues à un niveau commercial différent et/ou en
quantité différente, ajustée pour tenir compte des différences que le niveau
commercial et/ou la quantité auraient pu entraîner à la condition que de tels
ajustements, qu’ils conduisent à une augmentation ou à une diminution de la
valeur, se fondent sur des éléments de preuve produits établissant clairement
qu’ils sont raisonnables et exacts.
2° La valeur transactionnelle est ajustée pour tenir compte des
différences notables qui peuvent exister entre les coûts et frais afférents
d’une part, aux marchandises à évaluer et, d’autre part, aux marchandises
similaires considérées, par suite de différences dans les distances et modes
de transport.
3° Lors de l’application du présent article, si plus d’une valeur
transactionnelle de marchandises similaires est constatée, la valeur en douane
sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle la plus basse pour
déterminer la valeur en douane des marchandises importées.
Article 20 septies - 1° a) Lorsque les marchandises importées ou
des marchandises identiques ou similaires importées, sont vendues sur le
territoire assujetti en l’état où elles sont importées, la valeur en douane des
marchandises importées se fonde sur le prix unitaire correspondant aux ventes
des marchandises importées ou de marchandises identiques ou similaires
importées totalisant la quantité la plus élevée, ainsi faites à des personnes
non liées aux vendeurs, au moment ou à peu près au moment de l’importation
des marchandises à évaluer, sous réserve de déductions se rapportant aux
éléments ci-après :
– commissions généralement payées ou convenues, ou marges
généralement pratiquées pour bénéfices et frais généraux relatifs aux ventes,
sur le territoire assujetti de marchandises importées de la même espèce ou
de la même nature au sens du 5° de l’article 20 nonies ;
– frais habituels de transport et d’assurance ainsi que frais connexes
encourus dans le territoire assujetti ;
– droits de douane et autres droits et taxes à payer dans le territoire
assujetti en raison de l’importation ou de la vente des marchandises.
b) Lorsque ni les marchandises importées, ni des marchandises
identiques ou similaires importées, ne sont vendues au moment ou à peu

15
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 près au moment de l’importation des marchandises à évaluer, la valeur en
douane se fonde, sous réserve des dispositions du 1° a) du présent article,
sur le prix unitaire auquel les marchandises importées, ou des marchandises
identiques ou similaires importées, sont vendues sur le territoire assujetti en
l’état où elles sont importées, à la date la plus proche qui suit l’importation des
marchandises à évaluer, mais dans les 90 jours à compter de cette importa­tion.
2° Lorsque les marchandises importées ou des marchandises identiques
ou similaires importées, ne sont pas vendues sur le territoire assujetti en
l’état où elles sont importées, la valeur en douane peut être déterminée, à la
demande de l’importateur après acceptation de l’administration ou à l’initiative
de cette dernière, en se fondant sur le prix unitaire correspondant aux ventes
de marchandises importées totalisant la quantité la plus élevée, faites sur
le territoire assujetti après ouvraison ou transformation ultérieure, à des
personnes qui ne sont pas liées aux vendeurs. Dans ce cas, il est dûment
tenu compte de la valeur ajoutée par l’ouvraison ou la transformation et des
déductions prévues au 1° a) du présent article.
3° La valeur en douane des marchandises importées, déterminée par
application des dispositions du présent paragraphe, se fonde sur une valeur
calculée qui est égale à la somme :
a) du coût ou de la valeur des matières et des opérations de fabrication
ou autres, mises en œuvre pour produire les marchandises importées ;
b) d’un montant représentant les bénéfices et les frais généraux, égal
à celui qui entre généralement dans les ventes de marchandises de la même
nature ou de la même espèce que les marchandises à évaluer qui sont faites
par des producteurs du pays d’exportation pour l’exportation à destination du
territoire assujetti ;
c) du coût ou de la valeur des éléments visés aux e) , f) et g) du
paragraphe 1 de l’article 20 ter.
L’administration ne peut, aux fins de détermination de la valeur calculée,
requérir ou obliger une personne ne résidant pas au Maroc de produire pour
examen une comptabilité ou d’autres pièces ou d’en permettre l’accès.
Néanmoins, les renseignements communiqués par le producteur
des marchandises aux fins de la détermination de la valeur en douane par
application des dispositions du présent paragraphe, peuvent être vérifiés
dans un autre pays par l’administration, avec l’accord du producteur et à la
condition que cette administration donne un préavis suffisant au département
du pays du lieu de l’importation et que ce dernier ne fasse pas opposition à
l’enquête.
Article 20 octies - 1° Lorsque la valeur en douane des marchandises
importées ne peut pas être déterminée conformément aux dispositions des
articles 20, 20 quinquies, 20 sexies et 20 septies, elle sera déterminée par
des moyens raisonnables compatibles avec les dispositions des articles 20 à
20 septies du présent code et les principes et les dispositions générales de

16
Code des Douanes et Impôts Indirects
l’article VII de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994

Dahir 1-77-339
et sur la base des données disponibles au Maroc.
2° Toutefois, la valeur en douane déterminée par application des
dispositions du présent article ne peut se fonder sur :
a) le prix de vente de marchandises produites dans le territoire
assujetti ;
b) un système prévoyant l’acceptation à des fins douanières, de la plus
élevée des deux valeurs possibles ;
c) le prix de marchandises sur le marché intérieur du pays d’exportation ;
d) le prix de marchandises vendues pour l’exportation à destination
d’un pays autre que le Maroc ;
e) des valeurs en douane minimales ;
f) des valeurs arbitraires ou fictives.
Article 20 nonies - Pour l’application des dispositions des articles 20
à 20 octies :
1° Le terme «produites» signifie également cultivées, fabriquées ou
extraites.
2° L’expression «marchandises identiques» s’entend des marchandises
importées :
– qui sont les mêmes à tous égards, y compris les caractéristiques
physiques, la qualité et la réputation, que les marchandises à évaluer. Des
différences mineures d’aspect n’empêchent pas des marchandises conformes
par ailleurs à la définition d’être considérées comme identiques ;
– produites dans le même pays que les marchandises à évaluer ; et
– produites par la même personne qui a produit les marchandises à
évaluer ou, lorsque de telles marchandises ne sont pas disponibles, produites
par une personne différente.
3° L’expression « marchandises similaires» s’entend des marchandises
importées :
– qui sans être pareilles à tous égards, présentent des caractéristiques
semblables et sont composées de matières semblables ce qui leur permet
de remplir les mêmes fonctions et d’être commercialement interchangeables.
La qualité des marchandises, leur réputation et l’existence d’une marque
de fabrique ou de commerce sont au nombre des facteurs à prendre en
considération pour déterminer si des marchandises sont similaires ;
– produites dans le même pays que les marchandises à évaluer ; et
– produites par la même personne qui a produit les marchandises à
évaluer ou, lorsque de telles marchandises ne sont pas disponibles, produites
par une personne différente.

17
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 4° Les expressions «marchandises identiques» et «marchandises
similaires» ne s’appliquent pas aux marchandises importées qui incorporent
ou comportent, selon le cas, des travaux d’ingénierie, d’étude, d’art ou de
design, ou des plans ou des croquis, pour lesquels aucun ajustement n’a été
fait par application des dispositions du 1°-b de l’article 20 ter, du fait que ces
travaux ont été exécutés dans le territoire assujetti.
5° L’expression «marchandises de la même nature ou de la même
espèce» s’entend des marchandises importées classées dans un groupe
ou une gamme de marchandises produites par une branche de production
particulière ou un secteur particulier d’une branche de production, et comprend
les marchandises identiques ou similaires.
6° Les personnes sont réputées être liées :
a) si l’une fait partie de la direction, du conseil d’administration ou
du directoire ou du conseil de surveillance de l’entreprise de l’autre, et
réciproquement ;
b) si elles ont juridiquement la qualité d’associés;
c) si l’une est l’employeur de l’autre ;
d) si une personne quelconque possède, contrôle ou détient directement
ou indirectement 5 pour cent ou plus des actions ou parts émises avec droit
de vote, de l’une et de l’autre ;
e) si l’une d’elles contrôle l’autre directement ou indirectement ;
f) si toutes deux sont directement ou indirectement contrôlées par une
tierce personne ;
g) si ensemble, elles contrôlent directement ou indirectement une tierce
personne ; ou
h) si elles sont membres de la même famille.
7° les personnes qui sont associées en affaires entre elles du fait que
l’une est l’agent, le distributeur ou le concessionnaire exclusif de l’autre, quelle
que soit la désignation employée, seront réputées être liées si elles répondent
à l’un des critères énoncés au 6° ci-dessus.
8° L’expression «commissions d’achat» s’entend des sommes versées
par un importateur à son agent pour le service qui a consisté à le représenter
à l’étranger en vue de l’achat des marchandises à évaluer.
Article 20 decies - Lorsque certains des éléments retenus pour
la détermination de la valeur imposable sont exprimés dans une monnaie
étrangère, la conversion doit être effectuée sur la base du taux de change publié
par Bank Al Maghrib le jour ouvrable précédant le jour de l’enregistrement de
la déclaration que l’importateur doit faire à l’administration conformé­ment aux
dispositions de l’article 74 ci-dessous.

18
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 20 undecies - 1° Sauf dérogation accordée par le gouvernement,

Dahir 1-77-339
une déclaration des éléments relatifs à la valeur en douane doit être déposée
avec la déclaration en détail.
2° La déclaration des éléments relatifs à la valeur en douane doit être
signée par l’importateur ou le déclarant.
3° La forme de la déclaration des éléments relatifs à la valeur en douane,
les énonciations qu’elle doit contenir ainsi que la date de son exigibilité sont
fixées par le gouvernement.
Article 20 duodecies - Pour l’application des dispositions des articles
20 à 20 undecies l’administration se réserve le droit de s’assurer de la véracité
ou de l’exactitude de toute affirmation, pièce ou déclaration présentée aux fins
de la détermination de la valeur en douane.
Lorsque l’administration doute de la véracité ou de l’exactitude des
renseignements, pièce ou déclaration présentés aux fins de la détermination
de la valeur en douane, elle peut demander à l’importateur ou au déclarant de
lui communiquer des justificatifs complémentaires y compris des documents
ou d’autres éléments de preuve, attestant que la valeur déclarée correspond
au montant total effectivement payé ou à payer pour les marchandises
importées ajusté conformément aux dispositions de l’article 20 ter ci-dessus.
A défaut de réponse dans les délais prescrits, ou si les justificatifs
complémentaires produits ne sont pas satisfaisants, l’évaluation des
marchandises importées ne pourra pas être déterminée par application des
dispositions de l’article 20 ci-dessus ; elle sera déterminée par application des
autres méthodes d’évaluation dans l’ordre défini à l’article 20 quater.
Article 20 terdecies - (abrogé).

B. - A l’exportation
Article 21 - A l’exportation, la valeur en douane est la valeur au comptant
et en gros de la marchandise au point de sortie et franche des droits et taxes
d’exportation.
2. - Poids des marchandises
Article 22 - Les conditions de détermination du poids, de la longueur,
de la surface, du volume et du nombre des marchandises déclarées à
l’importation ou à l’exportation peuvent être fixées par le ministre chargé des
finances ou par l’autorité déléguée par lui à cet effet pour tenir compte de la
nature et des spécificités de certaines marchandises.

19
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section IV
Commissions consultatives
en matière douanière

Article 22 bis - 1° Il est institué, au niveau de chaque direction


régionale, ou le cas échéant de la circonscription douanière, une commission
de concertation appelée à donner des avis sur les contestations ou litiges en
matière douanière.
2° Cette commission, présidée par le Directeur Régional des douanes,
ou le cas échéant par le chef de la circonscription douanière, comprend en
outre, un représentant du département chargé de la ressource, un représentant
du groupement professionnel intéressé, l’ordonnateur des douanes du ressort
et l’opérateur économique concerné ou son représentant.
Le représentant du groupement professionnel est désigné par l’autorité
gouvernementale chargée de la ressource, sur proposition dudit groupement
professionnel.
Le président de la commission peut faire appel, au besoin, à son
initiative ou sur demande de l’opérateur économique concerné, à l’assistance
de toute personne dont l’apport technique est jugé utile.
La commission est saisie par l’opérateur économique concerné ou le
déclarant.
La commission locale se réunit à l’initiative de son président tous les
quinze jours et autant de fois que de besoin.
L’administration statue sur les cas soumis à la commission locale, dans
les quinze jours qui suivent la date de la réunion au cours de laquelle l’avis de
ladite commission a été exprimé.
Article 22 ter - 1° Il est institué, auprès du ministre chargé des finances,
une commission dénommée commission consultative et de recours, appelée
à donner un avis sur les contestations et litiges en matière douanière.
Elle peut également connaître des cas examinés par les commissions
locales de concertation lorsque ces cas se rapportent à des aspects de
principe.
2° Cette commission, présidée par le ministre chargé des finances
ou son représentant désigné à cet effet, est composée des représentants
des départements ministériels concernés, du représentant des groupements
professionnels intéressés et de l’opérateur économique concerné ou son
représentant.
Les représentants des groupements professionnels sont désignés par
l’autorité gouvernementale chargée de la ressource, sur proposition desdits
groupements professionnels.

20
Code des Douanes et Impôts Indirects
Le président de la commission peut faire appel, au besoin, à l’assistance

Dahir 1-77-339
de toute personne dont l’apport technique est jugé utile.
La commission peut être saisie par son président, par le ministre chargé
de la ressource ou le groupement professionnel concerné .
La commission peut également être saisie par l’opérateur économique
ou le déclarant en cas de contestation de l’avis de la commission locale de
concertation ou  en cas de silence de l’administration dans le cas visé au
6ème alinéa du  2 de l’article 22 bis ci-dessus .
L’administration statue sur les cas soumis à la commission consultative
et de recours, dans les 15 jours qui suivent la date de la réunion au cours de
laquelle l’avis de ladite commission a été exprimé.
Article 22 quater - Les membres des commissions visées aux articles
22 bis et 22 ter sont tenus à l’obligation de réserve.
Les conditions de saisine et de fonctionnement des commissions visées
ci-dessus sont définies par voie réglementaire.

CHAPITRE V
Prohibitions

Article 23 - 1° Pour l’application du présent code sont considérées


comme prohibées toutes marchandises dont l’importation ou l’exportation :
a) est interdite à quelque titre que ce soit ou
b) soumise à des restrictions, à des règles de qualité ou de condition­
nement ou à des formalités particulières ;
2° Toutefois,
a) la production d’un titre régulier tel que autorisation, licence, certificat
autorisant l’importation ou l’exportation et applicable à la marchandise
déclarée ;
b) l’observation des règles portant restrictions d’importation ou
d’exportation de qualité ou de conditionnement ou l’accomplissement desdites
formalités particulières, lèvent la prohibition et permettent la réalisation de
l’opération d’importation et d’exportation.

21
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE II
DE L’ACTION DE L’ADMINISTRATION

CHAPITRE PREMIER
Champ d’action de l’administration

Article 24 - L’action de l’administration s’exerce dans les conditions


fixées par le présent code sur l’ensemble du territoire douanier, y compris les
autoroutes.
Article 25 - (abrogé).
Article 26 - (abrogé).

CHAPITRE II
Bureaux et postes de douane

Article 27 - Les formalités douanières sont accomplies dans les


bureaux de douane. Elles peuvent être effectuées, également, par décision
du directeur de l’administration ou de la personne habilitée par lui à cet effet,
dans les locaux professionnels des importateurs ou exportateurs ou dans les
lieux désignés par ladite décision.
Lorsque la fréquence des opérations d’importation ou d’exportation
le justifie, les modalités d’accomplissement des formalités douanières en
dehors des bureaux de douane peuvent faire l’objet d’une convention entre
l’administration et les intéressés.

Article 28 - Les bureaux et postes des douanes sont créés par arrêté
du ministre chargé des finances qui fixe également leur compétence. 

Article 29 - Des arrêtés du ministre chargé des finances désignent,


le cas échéant, les bureaux par lesquels doivent s’effectuer obligatoirement
certaines opérations de dédouanement.

Article 30 - L’administration est tenue de faire apposer sur la façade de


chaque bureau et poste, en un endroit très apparent, un tableau portant cette
inscription : «Douanes» - «Bureau de ....ou poste de .. »

Article 31 - 1° Des arrêtés du ministre chargé des finances fixent les


heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de douane ;
2° A la demande des intéressés, les formalités douanières peuvent,
après accord de l’administration, être effectuées soit en dehors des bureaux
de douane, soit en dehors des heures d’ouverture et de fermeture desdits
bureaux. Dans ce cas, il est perçu par l’administration une rétribution, à la
charge des demandeurs, dont le taux et l’affectation sont fixés par décision du
directeur de l’administration.

22
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Les conditions d’application du 2° ci-dessus, sont déterminées par

Dahir 1-77-339
décision du directeur de l’administration.

CHAPITRE III
Immunités, sauvegardes et obligations
des agents de l’administration

Article 32. - 1° Les agents de l’administration sont sous la sauvegarde


de la loi. Il est défendu à toute personne de s’opposer à l’exercice de leurs
fonctions sur l’ensemble du territoire douanier y compris les autoroutes ;
2° Les autorités civiles ou militaires et les agents de la force publique
sont tenus à la première réquisition de prêter main-forte aux agents de
l’adminis­tration pour l’accomplissement de leur mission.
Article 33 - 1° Les agents de l’administration appelés à verbaliser sont
munis d’une commission d’emploi qu’ils doivent présenter à toute réquisition;
2° Ils sont tenus de prêter serment dans les formes et conditions prévues
par la réglementation relative au serment des agents verbalisateurs ;
3° L’acte de ce serment est transcrit gratuitement sur les commissions
d’emploi.
Article 34 - 1° Tous les agents de l’administration ont, pour l’exercice
de leurs fonctions, le droit au port d’une arme réglementaire fournie par
l’administration, dans les conditions déterminées par un décret pris sur
proposition du ministre chargé des finances et après avis du ministre chargé
de l’intérieur;

2° Outre le cas de légitime défense, ces agents ne peuvent faire usage


de leurs armes que dans les cas suivants :
a) contre les personnes :
Lorsqu’ils ne peuvent s’opposer autrement à des violences, voies de
fait ou menaces armées dirigées contre eux ou au passage d’une réunion de
personnes qui ne s’arrêtent pas aux sommations qui leur sont adressées;
b) contre les animaux :
Lorsqu’ils ne peuvent capturer vivants les chiens, les chevaux et les
autres animaux employés pour la fraude ou que l’on tente d’importer ou
d’exporter frauduleusement;
c) contre les véhicules :
Lorsqu’ils ne peuvent immobiliser autrement les véhicules, embarcations
et autres moyens de transport dont les conducteurs n’obtempèrent pas à
l’ordre d’arrêt;

23
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° Les agents de l’administration ont également, pour l’exercice
de leurs fonctions, le droit au port d’un uniforme réglementaire fourni par
l’administration dans les conditions fixées par voie réglementaire.
Article 35 - 1° Les agents de l’administration sont également autorisés
à faire usage de tous engins et moyens appropriés, tels que herses, hérissons,
câbles, pour immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne
s’arrêtent pas à leurs sommations ;
2° Les dispositions du présent article ainsi que celles de l’article
ci-dessus sont applicables sur toute l’étendue du territoire douanier et dans
tous les cas où les agents de l’administration peuvent exercer légalement
leurs fonctions.
Article 36 - 1° Tout agent de l’administration destitué de son emploi
ou qui le quitte pour quelque cause que ce soit est tenu de remettre,
immédiatement à cette administration sa commission d’emploi, les registres,
sceaux, armes, effets et objets d’équipement dont il était chargé pour son
service et de rendre ses comptes ;
2° Il doit également restituer à l’administration tous les signes distinctifs
de l’uniforme en sa possession.
Article 37 – (abrogé).

CHAPITRE IV
Pouvoirs des agents de l’administration
Section I
Droits de visite des marchandises,
des moyens de transport et des personnes

Article 38 - 1° Pour l’application des dispositions du présent code et


en vue de la recherche de la fraude, les agents de l’administration peuvent
procéder à la visite des marchandises, des moyens de transport et des
personnes ;
2° Tout conducteur de moyen de transport doit se soumettre aux
injonctions des agents des douanes.

Article 39 - (abrogé).

Article 40 - 1° Les agents de l’administration peuvent aller à bord de


tous bâtiments, qui se trouvent dans les ports ou rades ou qui montent ou
descendent les fleuves. Ils peuvent y demeurer jusqu’à leur déchargement
ou leur départ ;
2° les capitaines et commandants doivent recevoir les agents de
l’administration et les accompagner dans la visite des navires. Ils doivent
aussi présenter auxdits agents l’état général du chargement des navires.

24
Code des Douanes et Impôts Indirects
Les agents de l’administration peuvent demander l’ouverture des

Dahir 1-77-339
écoutilles, des chambres et armoires de ces bâtiments, ainsi que des colis
dési­gnés pour la visite.
En cas de refus des capitaines et commandants, ces agents requièrent
l’assistance d’un officier de police judiciaire qui est tenu de faire ouvrir les
écoutilles, chambres, armoires et colis.
Il est dressé procès-verbal de cette ouverture et des constatations
faites aux frais des capitaines ou commandants;
Si l’officier de police judiciaire ainsi requis refuse son concours, les
agents passent outre à ce refus. Ils en informent le procureur du Roi et mention
de l’incident est faite au procès verbal.
3° les agents chargés de la vérification des bâtiments et cargaisons
peuvent, au coucher du soleil, fermer les écoutilles qui ne pourront être
ouvertes qu’en leur présence.
Article 40 bis - Pour l’exercice des droits de visite, des vérifications,
des contrôles et des surveillances prévus par le présent code et les textes pris
pour son application, les agents de l’administration peuvent utiliser des scellés
dont les formes et les caractéristiques sont définies par l’administration.
Seuls les établissements agréés, dans les conditions fixées par
l’administration, peuvent fournir les scellés.
Lesdits établissements peuvent être soumis au contrôle de l’admi­
nistration.
Toutefois, l’administration peut accepter les scellés utilisés par
des particuliers ou des organismes agréés par les administrations
douanières étrangères et ce, dans le cadre d’accords conclus avec lesdites
administrations.
Sauf dérogation accordée dans les conditions fixées par l’administration,
les frais de scellés sont à la charge des personnes physiques ou morales
concernées par les visites, vérifications, contrôles et surveillances de
l’administration.

Section II
Perquisitions et visites des domiciles
et des locaux à usage professionnel
Article 41 - 1° Lorsque des indices sérieux laissent présumer la
commission d’une fraude, les agents de l’administration ayant qualité pour
verbaliser peuvent, sur autorisation du directeur de l’administration ou de son
représentant, effectuer des perquisitions et des visites des domiciles et des
locaux à usage professionnel, y compris les locaux à usage commercial, pour
la recherche des marchandises soumises aux dispositions de l’article 181 du
présent code en tous lieux du territoire douanier.
Toutefois, l’autorisation précitée n’est pas requise en cas de poursuite
à vue.

25
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 2° Ces perquisitions et visites des domiciles et des locaux à usage
professionnel sont soumises aux règles générales ci-après :
a) le consentement de l’occupant des lieux est requis avant le
com­mencement de toute opération de perquisition; son accord est recueilli
par écrit;
b) à défaut du consentement formel de l’occupant des lieux à laisser
pratiquer la perquisition, les agents de l’administration sont tenus de se faire
assister d’un officier de police judiciaire.
L’assistance d’un officier de police judiciaire est uniquement requise
pour garantir la liberté individuelle des habitants et assurer l’inviolabilité de
leur domicile ;
c) s’il y a refus d’ouverture des portes, les agents de l’administration
peuvent les faire ouvrir en présence d’un officier de police judiciaire;
d) dans tous les cas où un officier de police judiciaire est requis
conformément aux dispositions du présent code, ce fonctionnaire est tenu
de se rendre à toute réquisition écrite des agents de l’administration sans
distinction de grades ni exception de jours fériés. Si le fonctionnaire ainsi
requis refuse son concours, il est passé outre à ce refus. Les agents de
l’administration en informent le procureur du Roi et mention de l’incident est
faite au procès-verbal.
e) les perquisitions et les visites des domiciles et des locaux à usage
professionnel ne peuvent être commencées avant 6 heures et après
21 heures.

Section III
Droit de communication
particulier à l’administration
Article 42 - 1° Les agents de l’administration classés au moins au
grade équivalent à l’échelle de rémunération n°8 et les officiers des douanes
ainsi que les agents mandatés à cet effet par le directeur de l’administration
peuvent exiger la communication des registres, pièces et documents et
l’accès aux informations de toute nature relatifs aux opérations intéressant
leur service et détenus par :
a) les compagnies de chemin de fer, les compagnies de navigation
aérienne, maritime et fluviale, les armateurs, les consignataires de navires, les
courtiers maritimes , les entreprises d’aconage, les entreprises de transport
par route et les agences, y compris celles dites de « transports rapides» qui
se chargent de la réception, du groupage, de l’expédition par tous modes de
locomotion (fer, route, eaux, air) et de la livraison de tous colis ;

b) les commissionnaires ou transitaires en douane ;

c) les concessionnaires d’entrepôts, docks et magasins généraux ;

d) les compagnies d’assurances maritimes, fluviales, terrestres ou


aériennes ;

26
Code des Douanes et Impôts Indirects
e) les destinataires ou les expéditeurs réels des marchandises

Dahir 1-77-339
déclarées en douane ;
f) en général, par les personnes physiques ou morales directement ou
indirectement intéressées à toute opération régulière ou irrégulière relevant
de la compétence de l’administration ;
La communication de ces registres, pièces et documents et l’accès aux
informations, peuvent être requis préalablement au passage en douane.
La communication des informations précitées doit se faire dans les
délais et formes fixés par arrêté du ministre chargé des finances.
2° Tous registres, pièces et documents relatifs à des opérations d’importation
et d’exportation de marchandises ou à des activités, au Maroc, soumises à taxes
intérieures de consommation relevant de l’administration doivent être conservés
par les intéressés pendant quatre (4) ans, à compter de la date :
- d’envoi des colis, pour les expéditeurs;
- de la réception des colis, pour les destinataires;
- d’établissement des documents relatifs à l’expédition, au transport, à
la réception ou à l’assurance des marchandises, pour les autres personnes
ou sociétés visées au 1° ci-dessus ;
3° Au cours des contrôles et des enquêtes effectués chez les personnes
ou sociétés visées au 1° du présent article, les agents désignés à ce même
1° peuvent procéder à la saisie des documents de toute nature tels que
comptabilité, factures, copies et lettres, carnets de chèques, traites, comptes
de banque, propres à faciliter l’accomplissement de leur mission.
Il est dressé un procès- verbal, en cas de saisie.

Section IV
Contrôle douanier des envois par la poste
Article 43 - 1° Les agents de l’administration ont accès dans les bureaux
de poste, y compris les entrepôts, en correspondance directe avec l’extérieur,
pour y rechercher, en présence des agents des postes, les envois clos ou non
d’origine intérieure ou extérieure, à l’exception des envois en transit, renfermant
ou paraissant renfermer des objets de la nature de ceux visés aux 2° et 3°
ci-après ;
2° L’administration des postes et télécommunications est autorisée
à soumettre au contrôle douanier, dans les conditions prévues par les
conventions et arrangements de l’union postale universelle, les envois frappés
de prohibition à l’importation, passibles de droits ou taxes perçus par les agents
de l’administration ou soumis à des restrictions ou formalités à l’entrée;
3° L’administration des postes et télécommunications est autorisée
à soumettre au contrôle douanier les envois frappés de prohibitions
à l’exportation, passibles de droits ou taxes perçus par les agents de
l’administration ou soumis à des restrictions particulières à la sortie ;

27
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 4° Il ne peut, en aucun cas, être porté atteinte au secret des corres­
pondances.

Article 44 - 1° Les agents de l’administration peuvent procéder, avec


l’assistance des agents des postes, à l’ouverture et à la vérification de tous
les envois non clos, ainsi que des envois clos revêtus de l’étiquette «Douane»
prévue par la convention postale universelle, d’origine intérieure ou extérieure ;
2° Ces agents peuvent, en outre, requérir l’ouverture par le service
des postes, en présence de l’expéditeur ou du destinataire, selon le cas, ou
sur son autorisation, des envois clos non revêtus de cette étiquette, lesquels
seront ensuite soumis à leur contrôle. Ils peuvent, également, à l’exportation,
procéder, avec l’assistance des agents des postes, à l’ouverture d’office des
mêmes envois lorsque l’expéditeur est inconnu.

Section V
Contrôle d’identité des personnes
Article 45 - Les agents de l’administration peuvent exiger de prendre
connaissance de l’identité et de la qualité des personnes qui entrent dans le
territoire douanier ou qui en sortent.
Ces informations peuvent être également recueillies, préalablement à
l’entrée ou à la sortie du territoire douanier, auprès des entreprises de transport
ou autres personnes détenant ces informations.
Article 45 bis - Lorsque des indices sérieux laissent présumer qu’une
personne transporte des produits stupéfiants ou autres produits dissimulés
dans son organisme, les agents de l’administration peuvent la soumettre à
des examens médicaux de dépistage après avoir préalablement obtenu son
consentement exprès.
En cas de refus, une demande d’autorisation est présentée au procureur
du Roi près le tribunal de première instance du ressort qui peut autoriser
les agents de l’administration à faire procéder auxdits examens médicaux. Il
désigne alors le médecin chargé de les pratiquer dans les meilleurs délais.
Les résultats de l’examen communiqués par le médecin, les
observations de la personne concernée et le déroulement de la procédure
doivent être consignés dans un procès-verbal.

CHAPITRE V
Renseignements aux tiers et délais de conservation
des documents par l’administration
Article 45 ter - 1° L’administration fournit, à la demande des tiers, tous
les renseignements relatifs à l’application des lois et règlements douaniers.

28
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° L’administration fournit, également, à la demande des tiers et

Dahir 1-77-339
préalablement à la réalisation des opérations d’importation ou d’exportation,
des décisions relatives aux renseignements contraignants dites «décisions
anticipées» sur le classement tarifaire des marchandises, leur origine et leurs
méthodes d’évaluation en douane.
Les modalités d’octroi des décisions anticipées ainsi que les pièces
constitutives du dossier accompagnant la demande sont fixées par voie
réglementaire.
La réponse de l’administration doit être communiquée dans un délai
n’excédant pas 150 jours à compter de la date de réception de la demande.
Les décisions anticipées précitées ont une durée de validité de 5 ans
pour le classement tarifaire, de 3 ans pour les règles d’origine et d’un an pour
les méthodes d’évaluation en douane.
Lorsque les éléments sur la base desquels la décision anticipée a été
prise ont été modifiés, l’administration peut l’annuler.
Le demandeur du renseignement doit prouver dans la déclaration
en douane que la marchandise déclarée correspond à tous égards à celle
décrite dans sa demande de renseignements.
La décision anticipée est réputée nulle, à compter de sa date d’entrée
en vigueur, si elle a été délivrée sur la base d’indications fausses, inexactes
ou incomplètes, communiquées par le demandeur.
Sans préjudice des dispositions du paragraphe 3 ci-après, les décisions
anticipées sont publiées par l’administration par tous les moyens, notamment,
au bulletin officiel ou dans un journal d’annonces légales et administratives.
3° Les éléments d’information à caractère privé ou confidentiel
affectant des tiers sont couverts par le secret professionnel et ne peuvent être
communiqués sans l’autorisation expresse de la personne qui les a fournis.
4° Le secret professionnel n’est pas opposable dans le cadre des
procédures judiciaires ou lorsqu’il s’agit des administrations fiscales ou des
administrations et établissements chargés de l’élaboration des statistiques ou
lorsque la loi prévoit la levée dudit secret.

Article 45 quater - Est fixé à quatre (4) ans, le délai de conservation


des registres, déclarations et documents relatifs à des opérations douanières
ou à des activités soumises à taxes intérieures de consommation, détenus
par l’administration.

Ce délai est prorogé à 10 ans lorsqu’il s’agit des effets de commerce,


des moyens de paiement et des instruments financiers.

Ce délai court à compter de l’expiration de l’année durant laquelle:

29
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 – les registres ont été clôturés ;

– la dernière déclaration apurant totalement un compte en régime


suspensif a été enregistrée ;

– les autres déclarations ainsi que les autres documents, ont été
enregistrés par l’administration.

Toutefois, pour les dossiers contentieux, ce délai ne court qu’à compter


de la date de la réalisation de la transaction ou de l’exécution de la sentence
judiciaire ou d’un titre exécutoire.

30
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE III

Dahir 1-77-339
CONDUITE DES MARCHANDISES
EN DOUANE
CHAPITRE PREMIER
Importations
Section I
Transports par mer
Article 46 - 1° Les marchandises arrivant par mer doivent être inscrites
sur le manifeste commercial du navire ou état général du chargement du navire;
2° Ce document doit être signé par le capitaine; il doit mentionner le
numéro des connaissements, l’espèce et le nombre des colis, leurs marques
et numéros ainsi que la nature et le poids brut des marchandises et les lieux
et dates de leur chargement.
Article 47 - (abrogé).
Article 48 - Les navires ne peuvent accoster que dans les ports pourvus
d’un bureau de douane, sauf dérogation accordée par décision du directeur de
l’administration ou cas de force majeure dûment justifié. Dans ce dernier cas, le
capitaine du navire ou son représentant dûment mandaté doit en informer, sans
délai, l’administration en précisant le lieu de l’accostage.
Article 49 -1° Le capitaine ou son représentant dûment mandaté doit
déposer une déclaration sommaire au bureau de douane avant l’arrivée du
navire dans le port et ce, dans les délais fixés par arrêté du ministre chargé
des finances.
Lorsque le navire est affrété par deux ou plusieurs affréteurs, chacun de
ces derniers ou son représentant dûment mandaté doit, dans le délai précité,
déposer au bureau de douane une déclaration sommaire des marchandises à
débarquer et dont il a la charge.
La déclaration sommaire ne produit ses effets qu’à partir de la date
d’accostage dudit navire.
Si à l’expiration d’un délai fixé par arrêté du ministre chargé des finances, le
navire n’a pas accosté, la déclaration sommaire est annulée par l’administration ;
2° a) Lorsque le navire doit débarquer des marchandises, la déclaration
sommaire est constituée par la partie du manifeste commercial concernant
les seules marchandises à débarquer dans le port d’escale à laquelle peuvent
être annexés, à la demande de l’administration, les connaissements, chartes-
parties, actes de nationalité et tous autres documents.
Si le manifeste est rédigé dans une langue étrangère, le service peut
en demander une traduction authentique ;
b) Lorsque le navire ne doit débarquer aucune marchandise ou s’il
est sur lest, la déclaration sommaire comporte exclusivement la mention
marchandises à débarquer : «néant» , ou «sur lest»;

31
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° La forme de la déclaration sommaire, les énonciations qu’elle doit
contenir et les documents qui doivent y être annexés sont fixés par arrêté du
ministre chargé des finances.
La déclaration sommaire ainsi déposée qui satisfait aux conditions de
l’arrêté précité, est immédiatement enregistrée.
Article 50 - 1° Dans les 24 heures de l’accostage du navire, le capitaine
doit déclarer par écrit, d’une part, les provisions de bord et, d’autre part, les
marchandises de pacotille appartenant aux membres de l’équipage ;
2° Ces déclarations, établies et signées par le capitaine, doivent
contenir les énonciations prévues à l’article 49,3° ci-dessus ainsi que l’indi­
cation de la nature et des quantités des marchandises détenues à bord.
Article 51 - Le capitaine de tout navire à quai est tenu de présenter, à
première réquisition de l’administration, le journal de bord au visa des agents
de l’administration.
Article 52 - 1° Sauf dérogation accordée par décision du directeur de
l’administration, le déchargement des navires ne peut avoir lieu que dans
l’enceinte des ports où des bureaux de douane sont établis ;
2° Aucune marchandise ne peut être déchargée ou transbordée qu’avec
l’autorisation écrite des agents de l’administration et qu’en leur présence. Les
déchargements et transbordements doivent avoir lieu pendant les heures et
sous les conditions fixées par décisions du directeur de l’administration.

Section II
Transports par les voies terrestres
Article 53 - 1° Toutes les marchandises importées par les frontières
terrestres doivent être inscrites sur la feuille de route, et transiter par les
postes frontières légalement ouverts à cet effet. Ces marchandises doivent
être conduites par un chemin direct, au premier bureau ou poste de douane
d’entrée pour y être déclarées.
2° Elles ne peuvent être introduites dans les maisons ou autres
bâtiments avant d’avoir été conduites au bureau ou poste de douane ; elles
ne peuvent dépasser celui-ci sans permis ;
3° La liste des bureaux ou postes de douane ouverts au trafic des
marchandises et celle des chemins directs y conduisant sont fixées par arrêté
du ministre chargé des finances.
Article 54 - 1° Tout conducteur de marchandises doit, dès son arrivée
au bureau de douane, remettre à l’administration, à titre de déclaration
sommaire, une feuille de route indiquant les marchandises qu’il transporte.
Cette déclaration est aussitôt enregistrée par l’administration.
2° La déclaration sommaire n’est, toutefois, pas exigée si les
marchandises sont déclarées en détail dès leur arrivée au bureau ;

32
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Les marchandises qui arrivent après la fermeture du bureau de

Dahir 1-77-339
douane sont déposées, sans frais, dans les dépendances dudit bureau
jusqu’au moment de son ouverture ; dans ce cas, la déclaration sommaire doit
être remise à l’administration dès l’ouverture du bureau, si les marchandises
ne sont pas déclarées immédiatement en détail.

Section III
Transports par la voie aérienne
Article 55 - Hors le cas de force majeure ou d’opération d’assistance
ou de sauvetage, les aéronefs qui effectuent une navigation internationale ne
peuvent atterrir que sur un aérodrome international.
Article 56 - le fret transporté par aéronef doit être inscrit sur le manifeste
de marchandises signé par le pilote commandant de bord.
Article 57 -1° Le pilote commandant de bord ou son représentant
dûment mandaté doit déposer une déclaration sommaire au bureau de
douane de l’aérodrome avant l’arrivée de l’aéronef et ce, dans un délai fixé
par arrêté du ministre chargé des finances.
Lorsque l’aéronef est affrété par deux ou plusieurs affréteurs, chacun de
ces derniers ou son représentant dûment mandaté doit, dans le délai précité,
déposer au bureau de douane de l’aérodrome une déclaration sommaire des
marchandises à décharger et dont il a la charge.
Lorsque l’aéronef, ne doit décharger aucune marchandise, la déclaration
sommaire comporte exclusivement la mention marchandises à décharger :
« néant ».
La déclaration sommaire ne produit ses effets qu’à partir de la date
d’arrivée de l’aéronef considéré.
Si à l’expiration d’un délai fixé par arrêté du ministre chargé des
finances, l’aéronef considéré n’est pas arrivé, la déclaration sommaire est
annulée par l’administration ;
La déclaration sommaire déposée et qui satisfait aux conditions de
l’arrêté visé au 2° ci-après, est immédiatement enregistrée.
2° La déclaration sommaire peut être constituée par la partie du
manifeste concernant les seules marchandises à décharger.
Un arrêté du ministre chargé des finances précise la forme de la
déclaration sommaire, les énonciations qu’elle doit contenir et les documents
qui doivent y être annexés.
3° A première réquisition de l’administration, le pilote commandant de
bord ou son représentant dûment mandaté doit déposer :
a) la traduction des manifestes de marchandises à décharger ;
b) les lettres de transport aérien, le carnet de route et tous autres docu­
ments de bord qui pourront être exigés en vue de l’application des mesures
douanières ;

33
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 58 - 1° Sont interdits tous déchargements et jets de marchandises
en cours de route ;
2° Toutefois, en cas de nécessité, le pilote commandant de bord a le
droit de faire jeter en cours de route le lest, le carburant et autres objets
devenus dangereux ainsi que les marchandises dont le jet est indispensable
au salut de l’aéronef.
Article 59 - Les dispositions du 2° de l’article 52 ci-dessus concernant
les déchargements et transbordements sont applicables aux transports
effectués par la voie aérienne.

Section IV
Obligation de présentation des marchandises
ayant fait l’objet de déclaration sommaire
Article 59 bis - Les marchandises ayant fait l’objet d’une déclaration
sommaire, en vertu des dispositions des articles 49-1°, 54-1° et 57-1° du
présent code, doivent être présentées, à première réquisition des agents de
l’administration, par le déclarant ou son mandataire, sauf à justifier qu’elles
ont été régulièrement enlevées ou transbordées ou placées dans un magasin
ou une aire de dédouanement avec engagement exprès de l’exploitant dudit
magasin ou aire de dédouanement d’en assumer l’entière responsabilité à
l’égard de l’administration, conformément aux dispositions du présent code.

Section V
Rectification des déclarations sommaires
Article 59 ter - Sans préjudice des suites contentieuses éventuelles,
le déclarant ou son mandataire peut être autorisé à rectifier les énonciations
de la déclaration sommaire dans les conditions fixées par arrêté du ministre
chargé des finances.
CHAPITRE II
Exportation
Article 60 - 1° les marchandises destinées à être exportées doivent
être conduites à un bureau de douane ou dans les lieux désignés par
l’administration pour y être déclarées en détail ;
2° Sous réserve des dispositions de l’article 27-2° ci-dessus, le
transbordement des marchandises et le chargement des navires et des
aéronefs ne peuvent avoir lieu que dans l’enceinte des ports et des aérodromes
où les bureaux de douane sont établis et pendant les heures et sous les
conditions fixées par décisions du directeur de l’administration.

CHAPITRE III
Magasins et aires de dédouanement
Article 61 - 1° La création et la gestion, par toute personne morale
dont l‘activité principale est la logistique ou le transport international, des
magasins et aires de dédouanement, tels que définis par l’article 62 ci-après,

34
Code des Douanes et Impôts Indirects
sont subordonnées à l’autorisation préalable de l’administration qui en agrée

Dahir 1-77-339
l’emplacement et l’aménagement.
Toutefois, cette autorisation n’est pas exigée lorsqu’il s’agit d’organismes
de droit public habilités, en vertu des textes législatifs ou réglementaires les
régissant, à procéder à l’entreposage et au gardiennage des marchandises à
l’intérieur des enceintes portuaires ou aéroportuaires.
2° L’exploitant des magasins et aires de dédouanement prend, à l’égard
de l’administration, dans les conditions fixées à l’article 63-3° et 4° ci-après,
la responsabilité des marchandises placées dans les magasins et aires de
dédouanement qu’il gère.
Dans le cas de marchandises placées dans les magasins et aires de
dédouanement situés dans les enceintes portuaires ou aéroportuaires et
exploités par les organismes de droit public visés au deuxième alinéa du 1°
ci-dessus, le capitaine de navire, le commandant d’aéronef ou le conducteur
de moyen de transport terrestre, tenus au dépôt de la déclaration som­maire, ou
leurs représentants dûment mandatés ne sont dégagés de leur responsabilité
à l’égard de l’administration que si l’exploitant du magasin ou de l’aire de
dédouanement accepte, par écrit, sur la déclaration sommaire visée aux articles
49, 54 ou 57 ci-dessus, d’assumer cette responsabilité en leurs lieu et place.
3° l’exploitant est tenu de mettre à la disposition de l’administration
les locaux et moyens nécessaires à l’exercice du contrôle douanier et de la
vérification des marchandises, tels que prévu par le cahier des charges cité à
l’article 63-1° ci -après.

Article 62 - 1° Les magasins et aires de dédouanement permettent le


stockage – à l’importation et à l’exportation – des marchandises conduites en
douane dans les conditions prévues aux articles 46 à 60 ci-dessus ;
2° Les magasins et aires de dédouanement sont soumis au contrôle
permanent de l’administration. Ils sont entourés d’une clôture ne présentant
qu’une ouverture, sauf autorisation de l’administration ;
3° Sont exclus des magasins et aires de dédouanement :
a) les marchandises et produits en mauvais état de conservation;
b) les marchandises prohibées visées à l’article 115 ci-après.
4° Les magasins et aires de dédouanement sont ouverts à tout destinataire
ou expéditeur de marchandises en provenance ou à destination de l’étranger ;
5° La durée maximum de séjour des marchandises placées en magasins
et aires de dédouanement est celle prévue par l’article 66 ou 106 ci-après. Cette
durée court à compter de la date de la souscription de la déclaration sommaire
d’entrée des marchandises dans ces magasins et aires de dédouanement,
prévue à l’article 63-3° ci-après.
Sont considérées comme abandonnées en douane, dans les condi­tions
fixées par l’article 106 ci-après, les marchandises qui, à l’expiration du délai
précité, n’ont pas fait l’objet d’une déclaration en détail leur assignant un
régime douanier ou ayant fait l’objet d’une déclaration en détail n’ont pas été

35
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 enlevées. L’exploitant est tenu de mettre à la disposition de l’administration
ces marchandises en vue de leur cession ou de leur destruction conformément
aux dispositions des articles 107 et suivants du présent code.
Art 63 - 1° L’exploitation des magasins et aires de dédouanement est
soumise au respect d’un cahier de charges établi par l’administration et à la
souscription, par l’exploitant, d’une soumission générale cautionnée ou toute
autre garantie agréée par l’administration, portant engagement :
a) de présenter les marchandises placées dans les magasins et aires
de dédouanement, à première réquisition des agents de l’administration ;
b) d’acquitter les droits et taxes dus sur les marchandises manquantes
ainsi que, le cas échéant, les pénalités prévues par la législation en vigueur et,
c) à l’expiration des délais visés à l’article 62-5 ci-dessus, de remettre
à l’administration les marchandises abandonnées dans les magasins et aires
de dédouanement;
2° L’administration fixe la durée de validité de cette soumission générale
ou de cette garantie ainsi que le montant maximum, en droits et taxes, de la
somme cautionnée;
3° Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa ci-après,
l’acheminement des marchandises depuis le bureau d’importation et leur entrée
dans les magasins et aires de dédouanement sont subordonnés au dépôt préalable
par l’exploitant, auprès du bureau de l’administration compétent territorialement,
d’une déclaration sommaire valant acquit à caution dont la forme, les énonciations
se rapportant aux marchandises et les documents pouvant être joints à cette
déclaration sont déterminés par arrêté du ministre chargé des finances.
Lorsqu’il s’agit de magasins et aires de dédouanement situés dans
les enceintes portuaires ou aéroportuaires et exploités par des organismes
autres que ceux du droit public visés à l’article 61 ci-dessus, l’entrée des
marchandises peut être réalisée, sur autorisation de l’administration, sous
couvert de la déclaration sommaire visée aux articles 49, 54 ou 57
ci-dessus, portant engagement exprès de l’exploitant du magasin et aire de
dédouanement d’assumer la responsabilité des marchandises.
4° La responsabilité de l’exploitant à l’égard de l’administration prend
effet à compter de la date d’enregistrement de la déclaration sommaire
visée au premier alinéa du 3° ci-dessus ou, le cas échéant, de la date de
l’engagement exprès de l’exploitant d’assumer cette responsabilité.
Cette responsabilité ne cesse qu’à partir de la date de délivrance de
la mainlevée des marchandises prévue par l’article 100 ci-après ou de leur
remise à l’administration dans le cas prévu au 1°c) du présent article.

Article 64 - (abrogé).

36
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE IV

Dahir 1-77-339
OPERATIONS DE DEDOUANEMENT

CHAPITRE PREMIER
Déclaration en détail
Section I
Caractère obligatoire
de la déclaration en détail

Article 65 - 1° Toutes les marchandises importées ou présentées à


l’exportation doivent faire l’objet d’une déclaration en détail leur assignant un
régime douanier.
2° L’exemption des droits et taxes, soit à l’importation soit à l’exportation
ne dispense pas de l’obligation prévue par le présent article.
3° Sont dispensés de cette déclaration :
– les navires de commerce et les bâtiments de guerre battant pavillon
étranger effectuant des missions commerciales, des escales ou des visites
au Maroc ;
– les navires de commerce et les bâtiments de guerre battant pavillon
marocain ayant fait l’objet d’une déclaration de mise à la consommation à leur
première importation. Toutefois, ces navires et bâtiments doivent faire l’objet
d’une déclaration d’exportation en cas de cession à un pavillon étranger.
- les conteneurs lors de leur importation temporaire ou exportation
temporaire sous réserve des conditions fixées par le directeur de
l’administration.
Article 66 - 1° La déclaration en détail doit être déposée exclusivement
dans un bureau de douane ouvert à l’opération douanière envisagée;
2° Elle peut être déposée, dans les conditions fixées par arrêté du
ministre chargé des finances, avant l’arrivée des marchandises au bureau de
douane ;
3° Passé un délai fixé par arrêté du ministre chargé des finances,
la déclaration en détail est irrecevable sauf dérogations prévues par ledit
arrêté.
Article 66 bis - Les effets de commerce, les moyens de paiement et
les instruments financiers sont soumis, à l’entrée ou à la sortie du territoire
assujetti, à une déclaration dont la forme est fixée par voie réglementaire,
lorsque leur valeur est égale ou supérieur à 100.000 dirhams.

37
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section II
Personnes habilitées
à déclarer les marchandises en détail
Transitaire en douane

Article 67 - 1° Peuvent seuls faire acte de déclarant pour les


mar­chandises présentées ou déposées en douane les propriétaires desdites
marchandises, les transitaires agréés ainsi que les personnes physiques ou
morales visées à l’article 69 ci-après ;
Le propriétaire des marchandises, déclarant, doit justifier de sa qualité
de propriétaire par la présentation :
– de documents commerciaux attestant l’achat ou la vente de ces
marchandises en son nom propre ;
– de titres de transport ou tout document en tenant lieu, établis en son
nom propre ou à son ordre.
Le propriétaire des marchandises peut donner, par procuration, tous
pouvoirs à un mandataire, qui est à son service exclusif, de déclarer en détail
en ses lieu et place ;
2° Pour l’application du présent code :
a) sont réputés propriétaires : les transporteurs, les détenteurs, les
voyageurs et les frontaliers en ce qui concerne les marchandises, objets ou
denrées qu’ils transportent ou détiennent ;
b) sont considérées comme transitaires : toutes personnes physique
ou morale faisant profession d’accomplir pour autrui les formalités de douane
concernant la déclaration en détail des marchandises, que cette profession
soit exercée à titre principal ou à titre accessoire, et quelle que soit la nature
du mandat à elles confié.
Article 68 - 1° Nul ne peut faire profession d’accomplir pour autrui les
formalités de douane concernant la déclaration en détail des marchandises
s’il n’a pas été agréé comme transitaire en douane;
2° L’agrément de transitaire est délivré sur demande du requérant
selon les conditions suivantes :
a) jouir de ses droits civiques ;
b) être titulaire d’une licence ou d’un diplôme reconnu équivalent.
Toutefois, sont dispensés de cette obligation, les agents de l’administration
classés au moins à l’échelle 10 du statut général de la fonction publique et
ayant accompli quinze années d’exercice effectif au sein de l’administration ;
c) justifier de références professionnelles en matière douanière portant
au minimum sur trois ans ;
d) satisfaire à un test d’aptitude professionnelle organisé par l’adminis­
tration selon des conditions et modalités fixées par arrêté du ministre chargé
des finances.

38
Code des Douanes et Impôts Indirects
Lorsque la demande d’agrément concerne une personne morale, la

Dahir 1-77-339
(ou les) personne(s) habile(s), proposée(s) pour représenter en douane ladite
personne morale doit (doivent) remplir les conditions ci-dessus.
3° L’agrément est donné par décision du ministre chargé des finances
prise sur proposition du directeur de l’administration et après avis de la
chambre de discipline des transitaires en douane agréés, prévue par l’article
71 ci-après et d’un comité consultatif dont la composition est fixée par décret
pris sur proposition du ministre chargé des finances ;
La décision ministérielle peut fixer le ou les seuls bureaux de douane
pour lesquels l’agrément est valable ;
4° L’agrément de transitaire en douane est donné à titre personnel.
Lorsqu’il s’agit d’une société, il doit être obtenu pour la société et pour toute
personne habile à déclarer pour son compte.
Article 69 - 1° Toute personne physique ou morale qui, sans exercer
la profession de transitaire, entend à l’occasion de son industrie ou de
son commerce, faire à la douane des déclarations pour autrui, doit obtenir
l’autorisation de dédouaner ;
2° Cette autorisation est accordée pour des opérations portant sur des
marchandises déterminées , dans les conditions et formes prévues aux 2° et
3° de l’article 68 ci-dessus.
Article 70 - 1° Le ministre chargé des finances peut, suivant la
même procédure que prévue par le 3° de l’article 68 ci-dessus, retirer,
à titre temporaire ou définitif, son agrément ou son autorisation lorsque le
transitaire ou la personne autorisée ne remplit pas ses engagements vis-
à-vis de l’administration ou en cas de non respect des règles d’exercice
de la profession de transitaire ou qu’il est relevé à son encontre, dans
l’exercice de sa profession, des infractions douanières passibles de la peine
d’emprisonnement.
Toutefois, lorsqu’il ne remplit pas ses engagements vis à vis de
l’administration ou en cas de non respect des règles d’exercice de la profession
de transitaire, le ministre chargé des finances peut, en sus du retrait définitif
ou provisoire de l’agrément, infliger une amende pécuniaire de 30.000 à
100.000 dirhams.
De même, la sanction peut être limitée uniquement à l’amende
pécuniaire prévue ci-dessus.
2° Le ministre chargé des finances ou le directeur de l’administration
peut, avant même d’avoir consulté les organismes visés à l’article 68
ci-dessus, également suspendre ledit transitaire de ses fonctions pour une
durée ne pouvant excéder deux mois.
Une décision de retrait ou de maintien d’agrément doit être prise avant
l’expiration de ce délai. A défaut de décision, la mesure de suspension devient
caduque ;

39
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° les mesures de refus, de retrait temporaire ou définitif, de suspension
de l’agrément ou de l’autorisation de dédouaner, prises dans les conditions et
formes prévues ci-dessus, ne peuvent ouvrir droit à indemnité ou à dommages
et intérêts contre l’Etat.
Article 71 - 1° Les transitaires agréés élisent une chambre de discipline
où l’administration est représentée;
2° Un décret pris sur proposition du ministre chargé des finances fixe la
composition, le mode d’élection et les conditions de fonctionnement de cette
chambre.
Article 72 - Toute personne physique ou morale qui accomplit pour autrui
des opérations douanières, doit conserver les correspondances et documents
y afférents pendant quatre ans à compter de la date d’enregistrement des
déclarations de douanes correspondantes.
Article 73 - Les conditions d’application des dispositions des articles
67 à 72 inclus sont fixées par décret pris sur proposition du ministre chargé
des finances.

Section II bis
Opérateur économique agréé
Article 73 bis- L’administration accorde le statut de l’opérateur
économique agréé aux opérateurs économiques qui obéissent aux critères
et conditions fixés par voie réglementaire qui détermine également les cas où
ledit statut peut être retiré.

Section III
Forme, énonciations et enregistrement
des déclarations en détail

Article 74 - 1° La déclaration en détail est l’acte par lequel une personne


physique ou morale manifeste, dans les formes et modalités prescrites, la
volonté d’assigner à une marchandise, un régime douanier déterminé.
2° La déclaration peut être électronique, écrite, verbale ou faite par
tout autre acte par lequel le déclarant marque sa volonté de placer les
marchandises sous un régime douanier.
La déclaration écrite doit être signée par le déclarant.
La déclaration en détail et les documents y annexés constituent un
document unique et indivisible.
3° Le ministre chargé des finances détermine, par arrêté , la forme des
déclarations, les énonciations qu’elles doivent contenir et les documents qui
doivent y être annexés.

40
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 75 - Lorsque plusieurs espèces de marchandises sont reprises

Dahir 1-77-339
sur la même formule de déclaration, chacune d’elles est considérée comme
ayant fait l’objet d’une déclaration indépendante.
Article 76 - 1° Lorsque les personnes habilitées à déposer les
déclarations en détail ne sont pas en possession des éléments nécessaires
pour les établir, elles peuvent être autorisées à examiner les marchandises
avant déclaration et à prélever des échantillons. Elles doivent alors présenter
une déclaration provisoire qui ne peut, en aucun cas, les dispenser de
l’obligation de la déclaration en détail;
2° Toute manipulation susceptible de modifier la présentation des
mar­chandises ayant fait l’objet de déclarations provisoires est interdite ;
3° La forme des déclarations provisoires et les conditions
dans les­quelles peut avoir lieu l’examen préalable des marchandises sont
déterminées par arrêté du ministre chargé des finances.
Article 76 bis - 1° Pour tenir compte des spécificités de certains
secteurs d’activité et par assouplissement des formalités de dédouanement,
l’administration peut autoriser le dépôt de déclarations dites provisionnelles,
simplifiées ou globales.
2° Les déclarations provisionnelles couvrent un ensemble d’opérations
d’importation ou d’exportation portant sur une même espèce de marchandises,
dont les éléments quantitatifs, devant figurer sur la déclaration en détail prévue
à l’article 74-3°ci-dessus, ne sont pas fournis ou ne sont indiqués qu’à titre
approximatif au moment du dépôt de la déclaration provisionnelle.
Dès que ces éléments sont connus et au plus tard avant l’expiration
d’un délai fixé par arrêté du ministre chargé des finances, ils sont déclarés à
l’administration et annexés à la déclaration provisionnelle.
Les documents fournis dans ce cadre sont considérés comme
déclarations complémentaires.
La déclaration provisionnelle et ses annexes constituent un document
unique et indivisible.
La déclaration provisionnelle permet l’enlèvement des marchandises au
fur et à mesure de leur dédouanement durant le délai fixé pour la déclaration
des éléments quantitatifs. Cet enlèvement ne peut intervenir qu’aux conditions
de l’article 100 ci-après.
3° la déclaration simplifiée est une déclaration qui ne comporte pas
certaines énonciations ou certains documents prévus par la réglementation
en vigueur.
Elle peut avoir la forme d’un document commercial ou de tout autre
document en tenant lieu ou d’une inscription des marchandises dans la
comptabilité matières de l’importateur ou de l’exportateur concerné selon la
forme agréée par l’administration.

41
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 La déclaration simplifiée doit contenir les énonciations nécessaires à
l’identification des marchandises et du régime douanier qui leur est assigné.
Elle permet l’enlèvement des marchandises en cause, à charge pour le
déclarant de présenter une déclaration complémentaire, conforme au modèle
prévu à l’article 74-3° ci-dessus, dans les délais fixés par arrêté du ministre
chargé des finances. Cet enlèvement ne peut intervenir qu’aux conditions de
l’article 100 ci-après.
L’inscription dans la comptabilité matières a la même valeur juridique
que l’acceptation de la déclaration en détail.
La déclaration complémentaire est réputée constituer avec la déclaration
simplifiée un acte unique et indivisible prenant effet à la date de dépôt de la
déclaration simplifiée.
4° La déclaration globale couvre des importations ou des exportations
fractionnées et échelonnées dans le temps de différents éléments ou parties
de marchandises relevant de positions ou sous-positions tarifaires distinctes
et dont l’ensemble constitué est à déclarer à une position ou sous-position
tarifaire unique.
Dans ce cas particulier, les éléments ou parties de marchandises faisant
l’objet d’envois fractionnés et échelonnés demeurent sous surveillance de
l’administration, dans les conditions définies par elle, jusqu’à délivrance de la
mainlevée de l’ensemble constitué.
La déclaration globale est établie conformément au modèle de la
déclaration en détail prévu à l’article 74-3° ci-dessus.
Le délai de régularisation de la déclaration globale est fixé par arrêté du
ministre chargé des finances.
5° Lorsque la fréquence des opérations le justifie, le dépôt des
déclarations dites provisionnelles ou simplifiées peut faire l’objet d’une
convention entre l’administration et les intéressés.
Article 77 - 1° Les déclarations en détail reconnues recevables sont
immédiatement enregistrées ;
2° Sous réserve des dérogations prévues à l’article 66 ci-dessus, sont
considérées comme irrecevables les déclarations non déposées dans le délai
prévu audit article ou qui ne satisfont pas aux conditions de l’arrêté prévu par
l’article 74-3° ci-dessus.
Article 78 - 1° Après leur enregistrement, les déclarations ne peuvent
plus être modifiées. L’exactitude ou la fausseté des énonciations des
déclarations est jugée d’après ce qui a été déclaré ;
2° Toutefois, avant la délivrance de la mainlevée des marchandises
et à condition que l’administration n’ait pas informé le déclarant de son
intention de procéder à la vérification des marchandises ou qu’elle n’ait pas

42
Code des Douanes et Impôts Indirects
constaté l’inexactitude des termes de la déclaration, les déclarants peuvent,

Dahir 1-77-339
sur autorisation de l’administration, rectifier sans pénalité, les énonciations de
leurs déclarations.
3° Le déclarant qui révèle volontairement dans un délai de trente (30)
jours à compter de la date de délivrance de la mainlevée, les inexactitudes
constatées dans la déclaration des marchandises et à condition que
l’administration ne l’ait pas informé qu’il fera l’objet d’un contrôle ou d’une
enquête, peut être dispensé d’une partie ou de la totalité des pénalités
pécuniaires prévues par le présent code.
Les modalités d’application du présent paragraphe sont fixées par voie
réglementaire.
Article 78 bis - 1° Après leur enregistrement, les déclarations ne
peuvent plus être annulées ;
2° Toutefois, l’administration autorise, sur demande du déclarant,
l’annulation des déclarations lorsqu’il s’agit de marchandises :
a - présentées à l’exportation mais non effectivement exportées;
b - importées et reconnues non conformes à la législation et à la réglementation
en vigueur notamment en matière sanitaire et de répression des fraudes ;
c - importées et retournées à l’expéditeur par la poste;
d - déclarées initialement pour la mise à la consommation alors qu’elles
étaient destinées à être placées sous un régime économique en douane sous
réserve, toutefois, que la mainlevée des marchandises n’ait pas été délivrée ;
e - dont la déclaration fait double emploi avec d’autres déclarations
préalablement enregistrées;
f - abrogé ;
g - déclarées initialement sous un régime économique en douane alors
qu’elles étaient destinées à être mises à la consommation;
h - déclarées en cession sous un régime suspensif, sans que la cession
envisagée n’ait pu aboutir en raison de circonstances particulières.
L’annulation ne peut être autorisée qu’après accord du cédant et du
cessionnaire. L’accord de ce dernier n’est, toutefois, pas requis lorsque pour
des raisons dûment justifiées, il ne peut être produit.
Dans tous les cas, l’annulation ne peut être autorisée que si le certificat
de décharge ou le certificat de décharge partielle, visés à l’article 117
ci­-dessous, n’a pas été délivré ;
i - déclarées initialement sous un régime suspensif alors qu’elles étaient
destinées à être placées sous un autre régime suspensif ;
j - reconnues non conformes à la commande sous réserve que la main­
levée des marchandises n’ait pas été délivrée et qu’aucune inexactitude des
termes de la déclaration n’ait été relevée par l’administration ;
k - déclarées mais totalement détruites ou irrémédiablement perdues
par suite d’accident ou de force majeure, avant délivrance de la mainlevée
des marchandises ;

43
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 l- (abrogé) ;
m- déclarées pour la mise à la consommation en suite de
régimes  économiques en douane, alors qu’elles sont destinées à être
exportées, sous réserve toutefois que les droits et taxes n’aient pas été
acquittés ou garantis ou que le « certificat de décharge » n’ait pas été délivré
et que les comptes à apurer ne sont pas encore échus.
n- dont la déclaration n’a pas d’incidence ni sur la fiscalité ni sur
l’application d’autres législations ou réglementations ;
o- pour lesquelles la déclaration en détail a été enregistrée mais qui
n’ont pas été débarquées, sous réserve de la production par le déclarant
d’une attestation de non débarquement desdites marchandises, délivrée par
le transporteur ;
p- déclarées sous un régime économique en douane mais dont la
caution requise n’a pu être produite par le soumissionnaire.
Le directeur général de l’administration peut, en tant que de besoin,
modifier ou compléter, les cas d’annulation des déclarations en détail prévus
au 2° ci-dessus.
L’annulation de la déclaration éteint ses effets à l’égard du déclarant, à
l’exception de ceux engendrant des suites contentieuses.

Article 78 ter- Sans préjudice de l’application des dispositions relatives


aux infractions à la législation douanière, l’administration peut procéder à
l’annulation d’office des déclarations enregistrées et qui n’ont reçu aucune
suite à l’expiration des délais fixés par voie réglementaire.

Article 79 - 1° Les déclarations déposées par anticipation au bénéfice


des dérogations prévues par l’article 66, 2° ci-dessus, ne prennent effet, avec
toutes les conséquences attachées à l’enregistrement, qu’au jour d’arrivée
des marchandises et sous réserve que ces déclarations satisfassent aux
conditions requises par l’article 74 ci-dessus.
2° Ces déclarations peuvent être rectifiées dans les conditions fixées
à l’article 78-2°.
CHAPITRE II
Contrôle documentaire
et vérification des marchandises
Section I
Définitions-vérifications des marchandises

Article 79 bis - 1° Le contrôle documentaire est l’opération par laquelle­


l’administration procède à l’examen de la déclaration des marchandises pour
s’assurer qu’elle est correctement établie et que les documents justificatifs
requis sont joints à la déclaration.

44
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° La vérification des marchandises est l’opération par laquelle l’ad­

Dahir 1-77-339
ministration procède à l’examen physique des marchandises afin de s’assurer
notamment que leur nature, leur espèce, leur origine, leur état, leur quantité et
leur valeur sont conformes aux énonciations de la déclaration en détail.
Article 80 1° Après enregistrement de la déclaration en détail,
l’administration peut procéder au contrôle documentaire et, le cas échéant, à
la vérification de tout ou partie des marchandises déclarées ;
2° En cas de contestation, le déclarant a le droit de récuser les
résultats de la vérification partielle et de demander la vérification intégrale des
énonciations de la déclaration sur lesquelles porte la contestation.
Article 81- 1° La vérification des marchandises déclarées dans les
bureaux de douane ne peut être faite que dans les magasins de douane ou
dans les lieux désignés à cet effet par l’administration;
2° Le transport des marchandises sur les lieux de la vérification, leur
déballage, leur remballage et toutes les autres manipulations nécessitées par
la vérification sont effectuées aux frais et sous la responsabilité du déclarant.
L’administration peut soumettre pour analyse, au laboratoire désigné par
le ministre chargé des finances, des échantillons des marchandises déclarées
si l’espèce de ces dernières ne peut être établie de façon satisfaisante par
d’autres moyens.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
Les frais résultant des recours aux laboratoires d’analyses visés à
l’alinéa ci-dessus ainsi qu’aux articles 140,163, 163 nonies et 192 ci-dessous
sont à la charge :
- de l’administration lorsque les résultats de l’analyse confirment les
éléments de la déclaration du redevable,
- du redevable lorsque les résultats de l’analyse infirment les éléments
de sa déclaration;
3° Les marchandises qui ont été conduites dans les magasins de
douane ou sur les lieux de la vérification ne peuvent être déplacées sans la
permission de l’administration;
4° Les travailleurs en douane employés par le déclarant pour la
manipulation des marchandises en douane doivent être agréés dans les
conditions fixées aux articles 82 et 84 ci-après.
Article 82 - 1° On entend par «travailleurs en douane» les employés
et ouvriers tels que emballeurs, portefaix, surveillants, qui sont chargés, soit
pour le compte des transitaires agréés, soit pour le compte des personnes
habilitées à opérer en douane , de suivre le travail matériel de la vérification et

45
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 de l’enlèvement des marchandises et, le cas échéant, de rentrer provisoirement
en possession des documents déjà enregistrés et remis à l’administration ;
2° Les travailleurs en douane se divisent en travailleurs opérant en
permanence pour le compte du même déclarant et en travailleurs libres, non
liés à un seul déclarant.
Article 83 - 1° Les travailleurs opérant en permanence pour le compte
du même déclarant doivent, pour être autorisés à remplir les fonctions
déterminées à l’article 82, 1° ci-dessus, être munis d’une carte d’identité
délivrée par leur employeur et visée par les chefs locaux des services de la
sûreté nationale et de l’administration. Cette carte doit être établie suivant un
modèle fixé par l’administration ;
2° Ces mêmes dispositions sont applicables aux portefaix autorisés à
assurer le service des bagages par les différentes compagnies de navigation
aérienne, maritime, de chemin de fer ou de transport par route.
Article 84 - 1° Les travailleurs libres doivent, pour être autorisés à
remplir les fonctions déterminées à l’article 82, alinéa 1° ci-dessus, être munis
d’une carte d’identité et d’une plaque numérotée, à porter en apparence, qui
sont délivrées :
a) dans les ports : par le chef de l’exploitation du port ou le directeur de
l’aconage;
b) dans les autres bureaux: par l’administration.
Cette carte doit être visée par le chef de la sûreté régionale intéressé
ou son délégataire et, en outre, par le chef local de l’administration lorsqu’elle
est délivrée dans les ports ;
2° Les déclarants peuvent, toutefois, être autorisés :
- dans les ports : par le chef de l’exploitation du port ou le directeur de
l’aconage ;
- dans les autres bureaux : par l’administration, à employer des spécialistes
de leur choix dont ils se portent garants pour l’ouverture, le maniement ou le
conditionnement des colis nécessitant des précautions spéciales.
Article 85 - 1° La vérification a lieu en présence du déclarant ou de son
représentant ;
2° Si, à l’expiration d’un délai de trois jours à compter de la date
d’enregistrement de la déclaration en détail, le déclarant ne s’est pas présenté
pour assister à la vérification ou ne s’est pas fait représenter, l’administration
procède d’office à la vérification des marchandises déclarées.
Section II
Application des résultats de la vérification
Article 86 - 1° Sous réserve des dispositions de l’article 14-
2° ci-dessus, les droits, taxes et autres mesures douanières sont appliqués
d’après les résultats de la vérification et, le cas échéant, conformément aux
décisions ayant autorité de la chose jugée ;

46
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° Sous réserve des dispositions de l’article 80-2° ci-dessus et du 3°

Dahir 1-77-339
ci-après, lorsque la vérification ne porte que sur une partie des marchandises
faisant l’objet d’une même déclaration, les résultats de la vérification sont
valables pour l’ensemble des marchandises objet de cette déclaration ;

3° Les résultats de la vérification par épreuve du poids, de la longueur,


de la surface, du nombre ou du volume des marchandises, acceptés par
le déclarant, servent de base pour déterminer les quantités à prendre en
considération pour le dédouanement des marchandises ;

Toutefois, les différences en plus s’il s’agit d’exportations faites en


décharge de comptes souscrits dans le cadre des régimes suspensifs ou
faites avec un avantage quelconque, et les différences en moins, dans les
autres cas, ne sont appliquées qu’aux marchandises effectivement vérifiées;
la déclaration étant admise pour conforme pour les marchandises non
effectivement vérifiées;

4° Lorsque le service ne procède pas à la vérification des marchandises


déclarées, les droits, taxes et autres mesures douanières sont appliqués
d’après les énonciations de la déclaration en détail ;

5° Lorsque les marchandises déclarées sont totalement ou partiellement


détruites ou irrémédiablement perdues par suite d’accident ou de force majeure
avant délivrance de la mainlevée prévue à l’article 100 ci-après, les droits,
taxes et autres mesures douanières ne sont appliqués qu’aux marchandises
demeurées intactes. Les déchets et débris résultant, le cas échéant, de la
destruction sont assujettis en tant que tels, aux droits et taxes ;

6° Sans préjudice des suites contentieuses et à condition que les droits


et taxes n’aient pas été acquittés ou garantis, les marchandises déclarées
pour la mise à la consommation peuvent être, dans des cas dûment justifiés,
à la satisfaction de l’administration, soit détruites en présence des agents de
l’administration, soit abandonnées au profit de cette dernière en exonération
des droits et taxes exigibles. Cette destruction ou cet abandon ne doit entraîner
aucun frais pour le Trésor.
Section III
Contrôle a posteriori
Article 86 bis - L’administration peut, après délivrance de la mainlevée
des marchandises, procéder à la révision des déclarations, au contrôle
des documents commerciaux relatifs aux marchandises dont-il s’agit ou
à la vérification desdites marchandises lorsqu’elles peuvent encore être
présentées.
Ces contrôles peuvent s’exercer auprès du déclarant et de toute
personne directement ou indirectement intéressée de façon professionnelle

47
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 auxdites marchandises, ou de toute personne qui, en tant que profession­nel,
les détient ou en détient les documents et données commerciaux.
Lorsqu’il résulte de la révision de la déclaration ou des contrôles a
posteriori que les dispositions qui régissent le régime douanier concerné ont
été appliquées sur la base d’éléments inexacts ou incomplets, l’administration
prend, dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en
vigueur, les mesures nécessaires pour rétablir la situation en tenant compte
des nouveaux éléments dont elle dispose.

CHAPITRE III
Redevabilité, solidarité,
liquidation des droits et taxes
Section I
Redevabilité - solidarité
Article 87 - Ont la qualité de redevables des droits de douane et autres
droits et taxes exigibles à l’importation ou à l’exportation :
- le déclarant, au sens de l’article 67, 1° ci-dessus;
- le mandant du déclarant ;
- la caution.
Article 88 - 1° Sous réserve des dispositions de l’article 88 bis ci-après,
Les redevables d’une même dette sont réputés débiteurs solidaires;
2° La déchéance du terme encourue par l’un d’eux produit effet à
l’égard de tous.
Article 88 bis - 1° Sans préjudice des dispositions de l’article 88 ci-
dessus, les mesures de recouvrement des droits de douane et autres droits et
taxes ne peuvent être engagées à l’égard du transitaire agréé en douane visé
à l’article 67 ci-dessus qu’après avoir épuisé toutes les voies de recouvrement
contre le redevable principal.
2° Sauf en cas de participation ou de complicité à la fraude, le transitaire
agréé en douane n’est pas redevable des créances douanières dans les cas
suivants :
a)- les créances résultant du non-respect des dispositions de l’article
166 ter ci-dessous ;
b)- les créances résultant du non-respect des engagements souscrits
en matière de régimes économiques en douane ;
c)- les créances constatées dans le cadre du contrôle a posteriori,
conformément aux dispositions de l’article 86 bis ci-dessus.

48
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section II

Dahir 1-77-339
Liquidation des droits et taxes
Article 89 - les droits et taxes à percevoir sont ceux en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration en détail sauf dans le cas de déclaration
déposée par anticipation prévue par l’article 66, 2° ou en cas d’application de
la clause transitoire prévue par l’article 13 ci-dessus ou du tarif plus favorable
prévu par l’article 90 ci-après.
Article 90 - En cas d’abaissement du taux des droits de douane après
la date d’enregistrement de la déclaration en détail pour la consommation,
le déclarant a, sur sa demande, droit à l’application du tarif plus favorable à
condition que la mainlevée des marchandises prévue à l’article 100 ci-après
n’ait pas encore été donnée.
Article 91 - La liquidation de toutes sommes à percevoir par l’adminis­
tration au titre des droits et taxes est arrondie au dirham supérieur.
CHAPITRE IV
Acquittement et garantie des droits et taxes
Section I
Règles générales
Article 92 - 1° Les droits de douane et autres droit et taxes dus à
l’importation ou à l’exportation sont mis en recouvrement en vertu d’un titre de
recette émis par l’ordonnateur;
2° Ces droits et taxes sont payés ou garantis dans les conditions fixées
aux articles 93 à 99 ci-après.
Section II
Paiement des droits et taxes
Article 93- 1° Le paiement des droits et taxes visés à l’article 92
ci-dessus, doit intervenir :
- Dans des délais fixés par décret pris sur proposition du ministre chargé
des finances pour les marchandises bénéficiant des facilités de paiement
prévues à l’article 96 ci-après ;
Toutefois, pour les opérations couvertes par les déclarations provision­
nelles visées à l’article 76 bis, ces délais ne commencent à courir qu’à compter
de l’expiration du délai fixé pour la déclaration des éléments quantitatifs
définitifs ;
- dans un délai de trois jours, dans les autres cas, à compter de la date
d’émission du titre de recette.
2° Tout paiement intervenant au-delà de ces délais donne lieu à
perception d’un intérêt de retard dont le taux est fixé par la réglementation en
vigueur. Cet intérêt est dû depuis le lendemain du jour de l’expiration du délai
jusqu’au jour de l’encaissement inclus.

49
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 94 - 1° - L’administration autorise le paiement des droits et taxes
et, le cas échéant, des amendes et des sommes dues par remise d’obligations
cautionnées ;
2° Ces obligations donnent lieu à une majoration dont le taux est fixé
par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances. Le montant
de cette majoration est versé, pour moitié, au budget général de l’Etat et, pour
l’autre moitié, au fonds commun des saisies créé par l’article 3 de l’arrêté du
ministre des finances n°335-66 du 8 juin 1966 ;
3° A défaut de paiement des obligations à leur échéance, les
souscripteurs sont tenus de verser un intérêt de retard calculé du lendemain
du jour de l’échéance jusqu’au jour de l’encaissement inclus, sans préjudice
du remboursement de tous les frais engagés par l’administration en vue des
sûretés à obtenir ou des poursuites à exercer pour l’encaissement des effets ;
4° Le taux de l’intérêt de retard visé au 3° ci-dessus ainsi que les
modalités d’application du présent article sont fixés par décret pris sur
proposition du ministre chargé des finances.
Article 95 - 1° Le paiement des droits et taxes visés à l’article 92 ci-
dessus, ainsi que le paiement des amendes et de toutes autres sommes
dues, dont le recouvrement incombe à l’administration doit être effectué par
tout moyen prévu par la réglementation en vigueur, y compris par procédé
électronique, à l’exclusion du versement d’espèces.
Toutefois, le paiement peut être effectué par versement d’espèces pour
les opérations occasionnelles n’ayant pas un caractère commercial.
2° Tout paiement donne lieu à la délivrance d’une quittance ou tout
autre justificatif attestant ledit paiement.
3° Toute majoration ou tout intérêt de retard applicable aux droits et
taxes, est liquidé, ordonnancé et perçu par l’agent chargé du recouvrement.
Section III
Garantie de paiement des droits et taxes
Article 96- 1° Pour garantir le paiement des droits et taxes visés à
l’article 92 ci-dessus, amendes et toutes autres sommes dues dont le
recouvrement incombe à l’administration, l’administration peut autoriser les
redevables à souscrire une soumission cautionnée comportant engagement
pour les rede­vables :
a) d’acquitter les droits et taxes, amendes et toutes autres sommes
dues dont le recouvrement incombe à l’administration ;
b) de verser, à défaut de paiement des droits et taxes, amendes et
toutes autres sommes dues dont le recouvrement incombe à l’administration
dans le délai prescrit, un intérêt de retard dû depuis le lendemain du jour de
l’échéance jusqu’au jour de l’encaissement inclus ;
c) de payer, en sus des droits et taxes, amendes et toutes autres
sommes dues dont le recouvrement incombe à l’administration et en même

50
Code des Douanes et Impôts Indirects
temps, une remise calculée sur le montant desdits droits et taxes, amendes et

Dahir 1-77-339
toutes autres sommes dues et compte tenu du délai d’enlèvement ;
2° L’intérêt de retard et la remise visés au 1° b) et c) ci-dessus, sont
respectivement attribués, le premier, au Trésor, l’autre, aux agents de
l’administration ;
3° Les délais de paiement des droits et taxes visés à l’article 92 ci­-
dessus, des amendes et de toutes autres sommes dues dont le recouvrement
incombe à l’administration et les taux d’intérêt de retard et de la remise ainsi
que les modalités d’application du présent article sont fixés par décret pris sur
proposition du ministre chargé des finances.
Article 97 - Le Ministre des Finances ou la personne déléguée par lui
à cet effet, peut accorder la remise gracieuse totale ou partielle de l’intérêt de
retard prévu aux articles 93, 94, 96, 98 et 99 bis du présent code.
Article 98 - 1° L’administration peut autoriser les redevables à consigner, à
la caisse de l’agent chargé du recouvrement, une somme garantissant le paiement
des droits et taxes sur la base des éléments d’assiette qu’elle aura appréciés.
En cas de litige, la consignation du montant des pénalités encourues
peut être requise.
2° Si à l’expiration d’un délai de six mois du jour de la consignation, le
redevable ne régularise pas cette dernière, l’administration peut procéder d’office
à la liquidation définitive des droits et taxes et des pénalités encourues et à leur
application, sauf si la non régularisation est imputable à l’administration.
3° Lorsque la somme consignée est inférieure au montant des droits et
taxes exigibles lors de la régularisation de la consignation intervenue d’office
ou à l’initiative du redevable, il est perçu par l’administration sur le complément
à recouvrer, un intérêt de retard dû depuis le jour de la consignation jusqu’au
jour de l’encaissement inclus.
4° Lorsque la somme consignée est supérieure au montant des droits
et taxes et des pénalités dus, le surplus est remboursé au redevable dans un
délai de trente jours.
Article 99 - Outre les droits et taxes visés à l’article 92 ci-dessus, les
autres droits et taxes recouvrés par l’administration peuvent également être
payés ou garantis dans les conditions fixées par les articles 93, 94, 96 et 98
ci-dessus.
Section IV
Prescriptions
Article 99 bis - 1° L’action en recouvrement des droits et taxes dont la
perception est confiée à l’administration, est prescrite à l’expiration d’un délai
de quatre ans à compter de la date d’émission du titre de recette;
2° a) Les omissions totales ou partielles constatées et les insuffisances
relevées dans l’assiette et la liquidation desdits droits et taxes ainsi que les erreurs
commises tant dans la détermination des bases d’imposition ou de la valeur que

51
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 dans le calcul de ces droits et taxes, peuvent être réparées jusqu’à l’expiration de
la quatrième année à compter de la date d’émission du titre de recette ;
b) En cas de fraude, tout redressement intervenu au titre des droits et
taxes au profit du Trésor, donne lieu à perception par l’administration d’un intérêt
de retard dû depuis la date d’émission du titre de recette initial se rapportant
à l’opération objet dudit redressement jusqu’au jour de l’encaissement inclus ;
c) En cas de contestation de la part du redevable, le litige est porté
devant le tribunal.
Article 99 ter - En cas de fraude, le délai de quatre ans visé aux 1° et 2°
de l’article 99 bis ci-dessus ne court que du jour de la découverte de la fraude.
Article 99 quater - Les prescriptions prévues aux 1° et 2° de l’article
99 bis ci-dessus sont interrompues par toute demande ayant date certaine
qui met le débiteur en demeure d’exécuter son obligation, par notification au
redevable des redressements ou des procès-verbaux de constatation, par
versement d’acompte ou par tout acte interruptif de droit commun.
Article 99 quinquies -Toutes demandes tendant à faire déclarer débi­
trice l’administration sont prescrites à l’expiration d’un délai de quatre ans à
compter de la date de la quittance constatant le paiement ou la consignation
visée à l’article 98 ci-dessus.
Toutefois, la prescription peut être interrompue dans les conditions du
droit commun.
Article 99 sexies - L’administration est déchargée, envers les redevables,
quatre (4) ans après chaque année de la garde des registres de recettes, des
déclarations sommaires et en détail et de tout autre document de ladite année,
même si la présentation de ces derniers fut nécessaire pour l’instruction ou le
jugement d’instance encore pendants.

CHAPITRE V
Enlèvement des marchandises
Section I
Règles générales

Article 100 - Aucune marchandise ne peut être enlevée des bureaux


de douane ou des lieux désignés par application de l’article 27,1° ci-dessus,
sans que les droits et taxes dus aient été préalablement payés ou garantis et
que la mainlevée des marchandises ait été accordée.
Section II
Facilités d’enlèvement des marchandises
Article 101 - L’ordonnateur du bureau de douane concerné peut
autoriser l’enlèvement des marchandises, après la vérification et avant
liquidation et paiement des droits et taxes, lorsque ledit paiement a été garanti
conformément aux dispositions des articles 96 et 98 ci-dessus.

52
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE VI

Dahir 1-77-339
Article 102 - (abrogé).
CHAPITRE VII
Séjour des marchandises
dans les locaux de l’administration
Article 103 - 1° Dans les bureaux de douane où il n’existe pas de
magasin ou de terre plein de stationnement géré par des établissements ou
des sociétés de magasinage, les marchandises importées ou présentées
pour l’exportation sont déposées dans les locaux de l’administration;
2° Dans tous les bureaux de douane, sont également conservés dans
lesdits locaux, tous les objets et marchandises, y compris les capitaux, qui :
a) pour quelque motif que ce soit, doivent demeurer sous la main de
l’administration ;
b) n’ont pas été retirés par les voyageurs.
Article 104 - 1° Ces objets et marchandises demeurent aux risques des
propriétaires; leur vol, détérioration, altération ou déperdition ne peut donner
lieu à dommages et intérêts sauf en cas de faute de l’administration ou de
négligence volontaire de ses agents ;
2° les frais de toute nature résultant du séjour des objets et marchandises
dans les locaux de l’administration sont à la charge des propriétaires de ces
objets et marchandises ;
3° Une taxe de magasinage est perçue sur lesdits objets et marchandises
à l’exclusion, d’une part, des capitaux et, d’autre part, des objets destinés à
l’usage personnel des voyageurs et non retirés.
Article 105 - Les conditions de séjour de ces objets et marchandises dans
les locaux de l’administration , le barème des taxes de magasinage à percevoir
par cette administration ainsi que les conditions de liquidation et de recouvrement
sont fixés par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.
CHAPITRE VIII
Marchandises, y compris les capitaux,
considérées comme abandonnées en douane
Section I
Définition
Article 106 - Sont considérés comme abandonnés en douane :
- les marchandises qui n’ont pas fait l’objet d’une déclaration en détail
dans le délai prévu par l’article 66,3° ci-dessus;
- les marchandises pour lesquelles une déclaration en détail a été
déposée et qui, sans faire l’objet d’un litige avec l’administration, n’ont pas été
enlevées dans un délai d’un mois à compter de la date d’enregistrement de
ladite déclaration et pour lesquelles les droits et taxes n’ont pas été payés ou
garantis dans les conditions fixées aux articles 93 à 99 ci-dessus.

53
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Toutefois, ne sont pas considérés comme abandonnés en douane,
les contenants en l’occurrence les conteneurs, les remorques, les citernes
renfermant les marchandises visées ci-dessus et n’appartenant pas au
propriétaire desdites marchandises ;
- les capitaux et autres moyens de paiement laissés par les voyageurs
dans les locaux de l’administration, pendant un délai de quatre ans à compter
de leur date de prise en charge effective par ladite administration.

Section II
Suites à donner à ces marchandises et capitaux

Article 107 - 1° a ) Les marchandises visées à l’article 106 peuvent être


cédées par l’administration dans les conditions fixées par elle ;
b) L’administration peut toutefois procéder à la destruction desdites
marchandises lorsqu’elles sont reconnues impropres à la consommation ou à
l’usage et après en avoir informé les services concernés ;
2° Les capitaux et autres moyens de paiements non retirés par qui de
droit pendant le délai de quatre ans visé à l’article 106 ci-dessus, deviennent
propriété de l’Etat.
Article 108 - Les marchandises sont cédées, droits et taxes dus
compris dans les prix de cession, avec faculté, pour l’acquéreur, d’en disposer
pour toutes les destinations autorisées par les lois et règlements en vigueur.
Article 109 - 1° Le produit de la vente est affecté par ordre de priorité
et à due concurrence :
- au règlement des droits de timbre et d’enregistrement du procès-
verbal de vente ;
- au paiement des droits et taxes dont sont passibles les marchandises
en fonction de la destination qui leur est donnée;
- au règlement des taxes d’aconage, de transport, de magasinage et de
tous autres frais engagés au titre des formalités douanières, du stationnement
et de la vente des marchandises ;
- au paiement des sommes dues pour le transport desdites marchandises.
2° Le reliquat sera consigné chez les receveurs des douanes pour y
rester à la disposition de qui de droit pendant quatre ans à compter du jour de
la vente. Passé ce délai, il reviendra à l’Etat.
Toutefois, si ce reliquat est inférieur à 500 dirhams, il est pris, sans
délai, en recette au budget.
3° Lorsque le produit de la vente des marchandises ayant fait l’objet
d’une déclaration en détail, ne couvre pas le montant intégral des droits
et taxes dont sont passibles lesdites marchandises, il sera affecté, après
règlement des droits de timbre et d’enregistrement du procès-verbal de
vente, au paiement des droits, taxes et sommes dues par ordre de priorité, à
concurrence du reliquat restant.

54
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 110 - Un décret pris sur proposition du ministre chargé des

Dahir 1-77-339
finances fixe les conditions d’application du présent chapitre.

CHAPITRE IX
Embarquement et conduite à l’étranger
des marchandises déclarées pour l’exportation

Article 111 - Après accomplissement des formalités douanières,


l’exportation des marchandises telle qu’elle est définie par l’article premier f)
ci-dessus doit être aussitôt réalisée.
Article 112 - Avant de quitter un port du Maroc, le capitaine d’un navire
ou son représentant dûment mandaté doit :
a) soumettre au visa ne varietur de l’administration la partie du
manifeste commercial concernant les marchandises embarquées dans le port
d’escale à laquelle doivent être annexés, à la demande de l’administration, les
connaissements concernant ces marchandises ;
b) remettre copie de ce document à l’administration.
Article 113 - 1° Sauf autorisation du directeur de l’administration, tout
aéronef quittant le territoire douanier doit prendre son vol d’un aéroport ouvert
au trafic aérien international;
2° Avant de quitter cet aéroport, le pilote commandant de bord ou son
représentant dûment mandaté doit :
a) soumettre au visa ne varietur de l’administration le manifeste des
marchandises chargées audit aéroport ;
b) remettre copie de ce document à l’administration ;
3° Les dispositions de l’article 58 ci-dessus sont applicables aux
exportations de marchandises par aéronefs.

55
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE V
REGIMES ECONOMIQUES EN DOUANE

CHAPITRE PREMIER
Généralités concernant
les régimes économiques en douane
Article 114 - 1° Les régimes économiques en douane comprennent :
- Les régimes suspensifs: entrepôt de douane, entrepôt industriel franc,
admission temporaire pour perfectionnement actif, admission temporaire,
exportation temporaire pour perfectionnement passif, exportation temporaire
pour perfectionnement passif avec recours à l’échange standard, exportation
temporaire, transit, transformation sous douane ;
- Le drawback .
2° Les régimes suspensifs permettent le stockage, la transformation,
l’utilisation ou la circulation de marchandises en suspension des droits de
douane, des taxes intérieures de consommation ainsi que de tous autres
droits et taxes dont elles sont passibles. A l’exclusion des prohibitions visées
à l’article 115 ci-après, ces régimes entraînent, en outre, sauf disposition
contraire prise par arrêté du ministre chargé des finances et du (ou des)
ministre(s) intéressé(s), la suspension de l’application des prohibitions et
restrictions quantitatives à l’importation ou à l’exportation.
2° bis- Sous réserve des dispositions des articles 134 bis et 135
ci-après, le bénéfice des régimes suspensifs n’est autorisé que lorsqu’il est
possible d’identifier les marchandises y admises lors de leur réimportation,
réexportation ou mise à la consommation, soit en l’état, soit dans les produits
compensateurs.
3° Le régime du drawback permet le remboursement, sur la base de
taux forfaitaires, de certains droits et taxes perçus à l’importation des matières
d’origine étrangère entrant dans la fabrication de marchandises exportées.
Article 115 - Sans préjudice des exclusions propres à chacun des
régimes suspensifs énumérés ci-dessus, sont exclues de ces régimes les
marchandises prohibées ci-après :
- les animaux et les marchandises en provenance de pays contaminés,
dans les conditions prévues par la législation sur la police sanitaire vétérinaire
et phytosanitaire ;
- les stupéfiants et les substances psychotropes;
- les armes de guerre, pièces d’armes et munitions de guerre à
l’exception des armes, pièces d’armes et munitions destinées à l’armée ou
importées par les fabricants autorisés conformément à la loi n° 10.20 relative
aux matériels et équipements de défense et de sécurité, aux armes et aux
munitions, promulguée par le dahir n°1.20.70 du 4 hija 1441 (25 juillet 2020) ;
- les écrits, imprimés, dessins, affiches, gravures, peintures, photo­
graphies, clichés, matrices, reproductions pornographiques et tous objets
contraires aux bonnes mœurs ou de nature à troubler l’ordre public;

56
Code des Douanes et Impôts Indirects
- les produits naturels ou fabriqués portant soit sur eux-mêmes, soit sur

Dahir 1-77-339
des emballages une marque de fabrique ou de commerce, un nom, un signe,
une étiquette ou un motif décoratif comportant une reproduction de l’effigie
de S.M le ROI, de celle d’un membre de la famille royale, des décorations,
armoiries et emblèmes nationaux, ou de nature à faire croire à l’origine
marocaine desdits produits lorsqu’ils sont étrangers.
Article 116 - 1° Les marchandises placées sous un régime suspensif
doivent être couvertes soit par un acquit à caution établi sur la formule de
la déclaration en détail prévue par l’article 74 ci-dessus ou, lorsque les
néces­sités économiques le justifient, sur la formule de la déclaration simplifiée
prévue par l’article 76 bis-3°, soit par des documents internationaux conformes
aux modèles prévus par les conventions internationales auxquelles le Maroc
adhère;
2° Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l’article 230
ci-après, l’acquit à caution comporte, outre la déclaration détaillée des
marchandises, l’engagement solidaire du soumissionnaire et d’une caution de
satisfaire aux prescriptions des lois, règlements et décisions propres au régime
douanier suspensif au bénéfice duquel ces marchandises sont déclarées.
L’acquit à caution est un acte public et authentique dont les énonciations
font foi jusqu’à inscription de faux ;
3° Des arrêtés du ministre chargé des finances peuvent dispenser :
a) les utilisateurs de certains régimes économiques de l’obligation de
souscrire un acquit à caution;
b) de l’obligation de fournir caution lorsque les intérêts économiques
et fiscaux en cause ne justifient pas l’engagement solidaire prévu au 2°
ci-dessus.
4° La caution lorsqu’elle est exigée, peut être remplacée soit par une
consignation dont le montant ne peut excéder celui des droits et taxes exigibles,
soit par toute autre garantie agréée par le ministre chargé des finances.
Lorsque la garantie revêt la forme d’un cautionnement global, l’indication
sur l’acquit à caution du numéro d’agrément de ladite garantie tient lieu de
l’engagement de la caution prévu au 2° ci-dessus.
5° la cession sous régime suspensif, telle que prévue par les dispositions
du présent code, ne peut s’effectuer qu’après :
– autorisation de l’administration;
– dépôt auprès de l’administration d’un acquit à caution comportant
l’accord du cédant ainsi que l’engagement solidaire du cessionnaire et d’une
caution dans le sens visé au 2° ou au 4° ci-dessus.
La responsabilité du cédant vis-à-vis de l’administration ne cesse
qu’après déclaration à cette administration du transfert de propriété à un tiers,
engagement du cessionnaire envers l’administration et acceptation par
celle-ci de cet engagement ;

57
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 6° Par dérogation aux dispositions ci-dessus, et pour des raisons
économiques ou lorsque la matière spécifique d’un secteur d’activité l’exige,
la cession des marchandises sous régimes suspensifs peut être effectuée
dans des conditions particulières fixées par arrêté du ministre chargé des
finances.
Article 116 bis - 1° Les marchandises placées sous un régime suspensif
qui ont péri, avant l’expiration du délai de séjour autorisé des marchandises
sous ledit régime, par suite d’un cas de force majeure dû à des causes
naturelles, dûment justifié, peuvent être exonérées des droits et taxes.
2° L’exonération visée ci-dessus est accordée aux soldes de comptes
en régimes suspensifs échus et non régularisés et dont la valeur ne dépasse
pas 500 dirhams.
Article 116 ter - Afin d’assurer le suivi des opérations à caractère
commercial effectuées sous régimes suspensifs, l’administration et le
soumissionnaire tiennent, respectivement, des écritures qui retracent :
- d’une part, les espèces, quantités et valeurs des marchandises
placées sous le régime suspensif concerné ; et
- d’autre part, les espèces, quantités et valeurs des produits
compensateurs et des marchandises admises en apurement ainsi que, le cas
échéant, les espèces, quantités et valeurs des déchets.
Les écritures des soumissionnaires doivent permettre d’identifier par
espèces, quantité et valeur, les marchandises en stock dans leurs locaux et
celles qui sont, éventuellement, remises en sous-traitance dans les conditions
fixées à l’article 139 bis ci-dessous.
Un arrêté du ministre chargé des finances déterminera la forme et les
modalités de tenue des écritures.
Article 116 quater - Lorsque la nature de l’activité et la fréquence des
opérations le justifient, les éléments d’apurement déclarés prévus à l’article
116 ter ci-dessus, peuvent faire l’objet d’une convention entre l’administration
et le soumissionnaire.
Article 117 - Le soumissionnaire et la caution sont définitivement libérés
ou, le cas échéant, les sommes consignées sont totalement remboursées, au
vu du «certificat de décharge» dûment authentifié donné par les agents de
l’administration.
Toutefois, en cas d’apurements partiels successifs du compte du régi­me
suspensif sous lequel les marchandises sont placées, le soumissionnaire et la
caution sont partiellement libérés ou, le cas échéant, les sommes consignées
sont partiellement remboursées, au vu d’un «certificat de décharge partiel»,
dûment authentifié, donné par les agents de l’administration, au terme de
chaque opération d’apurement partiel et à concurrence des quantités
apurées.
Article 118 - Les bureaux de douane ouverts à l’importation et à
l’exportation des marchandises déclarées sous l’un des régimes économiques
en douane sont désignés par arrêté du ministre chargé des finances.

58
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE II

Dahir 1-77-339
Entrepôts de douane ou entrepôts de stockage
Section I
Généralités
Article 119 - 1° L’entrepôt de douane ou entrepôt de stockage est un
régime permettant de placer des marchandises pour une durée déterminée
dans les établissements soumis au contrôle de l’administration;
2° Il existe deux catégories d’entrepôt de stockage :
- l’entrepôt public ;
- l’entrepôt privé qui peut être banal ou particulier ;
3° Pour l’application du présent chapitre, ces entrepôts de stockage
sont dits :

- «d’exportation», lorsque les marchandises sont destinées exclusi­


vement à l’exportation, les ventes en entrepôt pouvant être faites
soit en gros soit au détail ;

- «spéciaux», lorsque les marchandises admises :

a) exigent des installations spéciales pour leur conservation ou,

b) présentent des dangers particuliers ou,

c) sont destinées , soit à être présentées au public dans des foires,


expositions et autres manifestations de même espèce, soit à être mise à la
consommation au bénéfice d’un des régimes d’exonération totale ou partielle
des droits et taxes prévus par des lois.

Article 120 - 1° L’entrepôt public est concédé quand il répond à des


besoins généraux. La concession est accordée par arrêté du ministre chargé
des finances, pris après avis des ministres intéressés, selon l’ordre de priorité
suivant : à une ville ou à une chambre de commerce;

2° L’entrepôt privé banal est concédé aux personnes physiques ou


morales faisant profession, à titre principal ou accessoire, d’entreposer des
marchandises pour le compte de tiers. La concession est accordée par arrêté
du ministre chargé des finances pris après avis des ministres intéressés.

3° Les arrêtés visés aux 1° et 2° ci- dessus fixent le tarif des taxes
d’entreposage et des autres taxes d’usage à percevoir à l’occasion de
l’entreposage des marchandises. Ils déterminent, également, s’il y a lieu,
les conditions particulières imposées au concessionnaire autres que celles
prévues par le décret visé à l’article 122 ci-après ;

4° L’entrepôt privé particulier est, sous réserve des dispositions de


l’article 125-2° ci-après, accordé aux entreprises industrielles ou commerciales

59
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 pour leur usage exclusif. L’autorisation d’ouvrir un entrepôt privé particulier
est accordée par le directeur de l’administration. Cette autorisation fixe les
charges du bénéficiaire au titre de la surveillance dudit entrepôt ;

5° la personne physique ou morale bénéficiaire d’un arrêté de concession


d’un entrepôt de stockage est appelée concessionnaire d’entrepôt.

Article 121 - La procédure de concession ou d’octroi ainsi que les


conditions d’installation, de contrôle, de surveillance et de fonctionnement de
l’entrepôt de stockage sont fixées par décret pris sur proposition du ministre
chargé des finances.

Section II
Marchandises exclues, marchandises
admises en entrepôt de stockage

Article 122 - Sont exclus de l’entrepôt de stockage :


a) les marchandises ou produits prohibés désignés par l’article 115
ci-dessus,
b) les marchandises ou produits en mauvais état de conservation,
c) toutes autres marchandises ou produits désignés par décret pris sur
proposition du ministre chargé des finances et après avis des autres ministres
intéressés, l’exclusion pouvant être limitée à certaines catégo­ries d’entrepôts
de stockage.
Article 123 - Sous réserve de l’application des exclusions visées à
l’article 122 ci-dessus, sont admissibles en entrepôt de stockage :
a) les marchandises passibles de droits de douane, de taxes intérieures
de consommation, d’autres droits et taxes d’importation ou soumises à des
prohibitions autres que celles visées à l’article 115 ci-dessus ;
b) les marchandises prises à la consommation devant servir soit à des
mélanges ou à des manipulations avec les marchandises visées ci-dessus,
ainsi que les sacs et autres contenants, pris à la consommation, destinés aux
changements d’emballages desdites marchandises ;
c) les marchandises provenant du marché intérieur, destinées exclusi­
vement à l’exportation et figurant sur une liste établie par arrêté conjoint du
ministre chargé des finances et des autres ministres intéressés.

Section III
Effets de l’entrepôt de stockage

Article 124 - La mise en entrepôt de stockage des marchandises


visées à l’article 123-c ci-dessus est assimilée à une exportation et entraîne,
par provision, les conséquences.

60
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section IV

Dahir 1-77-339
Utilisation de l’entrepôt de stockage
Article 125 - 1° L’entrepôt public et l’entrepôt privé banal sont ouverts à
toute personne pour l’entreposage des marchandises admises en entrepôt ;
2° L’entrepôt privé particulier est réservé au bénéficiaire de l’autorisa­
tion d’ouverture d’entrepôt et pour les seules marchandises désignées dans
ladite autorisation.
Toutefois, lorsqu’il s’agit d’un entrepôt privé particulier spécial, cette
autorisation peut permettre l’entreposage de marchandises identiques à celles
désignées mais appartenant à une personne autre que le bénéficiaire.
Article 126 - Le propriétaire de la marchandise entreposée est appelé
«entrepositaire».
Section V
Séjour en entrepôt de stockage

Article 127 - 1° Sauf dérogation accordée par le ministre chargé


des finances, la durée maximum de séjour des marchandises en entrepôt
de stockage est de deux ans, à compter de la date d’enregistrement de la
déclaration d’entrée en entrepôt de stockage.
2° La durée du séjour initial des marchandises sous ledit régime et,
éventuellement les conditions d’octroi de prolongation par l’administration,
sont fixées par voie réglementaire.

Section VI
Dispositions communes à tous les entrepôts de stockage

Article 128 - 1° Le ministre chargé des finances fixe par arrêté, pris
après avis des ministres intéressés, les manipulations dont les marchandises
placées en entrepôt de stockage peuvent faire l’objet;
2° Le directeur de l’administration détermine, le cas échéant, les
conditions dans lesquelles ces manipulations sont effectuées.
Article 129 - 1° les entrepositaires demeurent obligés vis-à-vis de
l’administration même en cas de transfert de propriété des marchandises
entreposées ;
2° Leur responsabilité ne cesse qu’après déclaration à l’administration
de ce transfert de propriété à un tiers, engagement du cessionnaire envers
cette administration, et acceptation par celle-ci de cet engagement.
Le cessionnaire doit souscrire l’acquit à caution prévu à l’article 116
ci-dessus.
La ou les cessions successives intervenues sous le même régime de
l’entrepôt ne donnent lieu à aucune prolongation du délai prévu par l’article
127 ci-dessus.

61
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 130 - 1° Les marchandises en entrepôt de stockage, autres que
celles visées à l’article 123-c ci-dessus, peuvent, sauf dispositions spéciales
contraires, recevoir à leur sortie d’entrepôt les mêmes destinations que si
elles provenaient de l’importation directe et aux mêmes conditions ;
2° En cas de mise à la consommation de marchandises en suite
d’entrepôt de stockage :
a) les droits de douane et les autres droits et taxes exigibles sont
perçus d’après l’espèce tarifaire et sur la base des quantités constatées à
l’entrée d’entrepôt ;
b) la valeur à déclarer est celle de ces marchandises au jour de
l’enregistrement de la déclaration d’entrée en entrepôt ;
c) les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en
vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration d’admission en entrepôt
augmentés, si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de l’intérêt de
retard prévu à l’article 93-2° ci-dessus.
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la
déclaration d’admission en entrepôt ou sous régime suspensif pour les
marchandises d’adjonction, jusqu’au jour de l’encaissement inclus.
d) Toutefois, lorsque les marchandises importées initialement sous
le régime de l’entrepôt de stockage n’ont pas pu être placées sous l’un des régimes
suspensifs de transformation pour l’exportation de produits compensateurs, une
partie de ces marchandises importées peut être mise à la consommation avec
paiement des droits et taxes exigibles, en vigueur à la date d’enregistrement
de la déclaration en détail pour la consommation.
« Il est tenu compte dans le calcul des droits et taxes exigibles, l’espèce,
la quantité et la valeur desdites marchandises à la date d’entrée en entrepôt
de stockage.
« La partie des marchandises à mettre à la consommation, visée à
l’alinéa ci-dessus , est fixée par arrêté du ministre chargé des finances.
2° bis) par dérogation aux dispositions du 2° ci-dessus et en cas de
mise à la consommation au bénéfice d’une exonération totale ou partielle des
droits et taxes, visée au dernier alinéa du paragraphe c) de l’article 119-3:
a) les droits de douane et les autres droits et taxes exigibles sont perçus
d’après l’espèce tarifaire et sur la base des quantités constatées à la sortie
d’entrepôt;
b) la valeur à déclarer est celle de ces marchandises au jour de
l’enregistrement de la déclaration pour la consommation. Toutefois, lorsque
lesdites marchandises ont été obtenues après manipulations comportant
adjonction de produits pris à la consommation, la valeur de ces derniers est
soustraite de la valeur à soumettre aux droits à la sortie d’entrepôt;
c) les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux
en vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration pour la consommation ;

62
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Lorsque la mise à la consommation porte sur des marchandises

Dahir 1-77-339
avariées, les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux
en vigueur le jour d’entrée sous entrepôt, la valeur à retenir pour le calcul des
droits et taxes est celle reconnue à la date de la constatation des avaries. 
Article 131 - 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 130-2° bis
ci-dessus, les conditions de mise à la consommation de marchandises,
préalablement constituées en entrepôt de stockage en décharge de comptes
d’admission temporaire pour perfectionnement actif, d’admission temporaire
ou d’entrepôt, sont celles observées pour la mise à la consommation en suite
de ces régimes.
2° L’intérêt de retard prévu à l’article 93,2° ci-dessus, lorsqu’il est
exigible, est dû depuis la date d’enregistrement de la déclaration d’admission
temporaire pour perfectionnement actif jusqu’au jour de la sortie d’entrepôt
inclus, à l’exception des périodes au cours desquelles les droits et taxes ont
été consignés.
Article 132 -1° L’entrepositaire doit acquitter les droits de douane et
autres droits et taxes sur les quantités de marchandises qu’il ne peut présenter
à l’administration sans préjudice, le cas échéant, des pénalités encourues ;
2° Toutefois, les manquants provenant de causes naturelles ou de
manipulations, prévues à l’article 128 ci-dessus, sont admis en franchise dans
les conditions fixées par décret pris sur proposition du ministre chargé des
finances ;
3° Lorsqu’ils doivent être liquidés sur des manquants autres que ceux
prévus à l’article 132-2°et sans préjudice des suites contentieuses, les droits
de douane et autres droits et taxes ainsi que la valeur sont ceux en vigueur au
jour d’entrée en entrepôt. 
Article 133 - Pour les marchandises visées à l’article 123 ci-dessus,
l’entrepositaire qui ne peut les présenter à l’administration en mêmes quantités
et qualités doit restituer les avantages attachés à l’exportation qui ont été
conférés, par provision, au moment de leur entrée en entrepôt, sans préjudice
des pénalités applicables en matière de déficit d’entrepôt.

Section VII
Marchandises restant en entrepôt de stockage
à l’expiration des délais

Article 134 -1° A l’expiration des délais de séjour fixés conformément


aux dispositions prévues par l’article 127 ci-dessus ou lorsqu’elles ne sont plus
susceptibles de bénéficier de l’entrepôt, les marchandises visées à l’ar­ticle
123-a) ci-dessus, placées en entrepôt de stockage, doivent être exportées ou
recevoir la destination spéciale prévue par les textes, ou sou­mises aux droits
et taxes d’importation;

63
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 2° Dans le cas où des marchandises placées en entrepôt public ou en
entrepôt privé banal n’auraient pas satisfait à l’une des obligations prévues
au 1° ci-dessus, sommation est faite à l’entrepositaire d’avoir à satisfaire à
ces obligations dans le délais d’un mois à compter de cette sommation. A
l’expiration de ce délai, les marchandises sont vendues d’office aux enchères
publiques par l’administration.
Sur le produit de la vente, sont prélevés dans l’ordre suivant :
- les frais d’inventaire, de vente, les droits et taxes perçus à l’importation
en cas de mise à la consommation;
- les frais d’entreposage et tous autres frais pouvant grever les
marchandises.
- le reliquat éventuel sera consigné chez les receveurs des douanes
pour y rester à la disposition de qui de droit pendant quatre ans à compter du
jour de la vente. Passé ce délai, il reviendra à l’Etat.
Toutefois, si ce reliquat est inférieur à 500 dirhams il est pris, sans délai,
en recette au budget.
3° Dans le cas de marchandises placées en entrepôt privé particulier,
la non-exécution de l’une des obligations, prévues au 1° ci-dessus, entraîne
le paiement immédiat des droits et taxes.
Toutefois, et sans préjudice des suites contentieuses, lesdits droits
et taxes ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé à l’exportation, au-delà
du délai fixé et sur autorisation de l’administration, des objets, matériels et
produits précités.
4° En ce qui concerne les marchandises visées à l’article 123-c)
ci-dessus, le directeur de l’administration peut, en accord avec le ministre
intéressé, autoriser, à titre exceptionnel, le reversement sur le marché intérieur
des marchandises précédemment constituées en entrepôt pour l’exportation,
sous réserve de la restitution, par l’entrepositaire, des avantages attachés à
l’exportation, qui ont été accordés, par provision, au moment de l’entrée en
entrepôt.

CHAPITRE II BIS
Entrepôt industriel franc
Article 134 bis - L’entrepôt industriel franc est un régime permettant
aux entreprises, placées sous le contrôle de l’administration, d’importer ou
d’acquérir en suspension des droits et taxes :
– les matériels, les biens d’équipements et leurs parties et pièces
détachées ;
– les marchandises destinées à être mises en oeuvre par lesdits
matériels et équipements ainsi que les marchandises, dont la liste est établie
par arrêté du ministre chargé des finances après avis du (ou des) ministre(s)

64
Code des Douanes et Impôts Indirects
intéressé(s), qui ne se retrouvent pas dans les produits compensateurs

Dahir 1-77-339
mais qui permettent l’obtention de ces produits, même si ces marchandises
disparaissent totalement ou partiellement au cours de leur utilisation.
Les produits compensateurs ainsi obtenus doivent être destinés en
totalité ou en partie, à l’exportation. La proportion pouvant être mise à la
consommation est déterminée par voie réglementaire en fonction du chiffre
d’affaires global annuel de l’entreprise, de son chiffre d’affaires annuel à l’ex­
portation et/ou de la valeur de ses immobilisations.
Article 134 ter - Sous réserve des dispositions particulières contenues
dans l’article 134 quater ci-après, les marchandises susceptibles d’être mises
en oeuvre en entrepôt industriel franc, les produits fabriqués admis à la
com­pensation des comptes dudit entrepôt et les conditions dans lesquelles
s’opère cette compensation sont les mêmes qu’en admission temporaire pour
per­fectionnement actif.
Lesdites marchandises et les produits compensateurs obtenus sont
soumis aux dispositions du chapitre III du présent titre.
Article 134 quater - Les conditions d’octroi, notamment le montant
minimum de l’investissement et/ou du chiffre d’affaires destiné à l’exportation
ainsi que les conditions de contrôle, de surveillance et de fonctionnement de
l’entrepôt industriel franc sont fixées par voie réglementaire.
Article 134 quinquies - 1° Les matériels, les équipements et leurs
parties et pièces détachées, visés à l’article 134 bis ci-dessus peuvent être
mis à la consommation suivant les conditions prévues à l’article 151-2° ci-
dessous.
2° Lesdits matériels, équipements et leurs parties et pièces détachées
peuvent également être mis à la consommation suivant les conditions prévues
à l’article 151-2° bis ci-dessous.

CHAPITRE III
Admission temporaire pour perfectionnement actif
Article 135 - 1° L’admission temporaire pour perfectionnement actif est
un régime permettant aux personnes visées à l’article 138 ci-après d’importer
en suspension des droits et taxes qui leur sont applicables des marchandises
destinées à recevoir une transformation, une ouvraison ou un complément
de main-d’œuvre ainsi que des marchandises, dont la liste est établie par
arrêté du ministre chargé des finances après avis du (ou des) ministre(s)
intéressé(s), qui ne se retrouvent pas dans les produits compensateurs
mais qui permettent l’obtention de ces produits, même si elles disparaissent
totalement ou partiellement au cours de leur utilisation.
Toutefois, les marchandises dont l’importation est soumise à licence
d’importation en vertu de l’article 13 de la loi n°91-14 relative au commerce
extérieur et figurant sur une liste fixée par voie réglementaire ne peuvent
bénéficier du régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif
que sur autorisation donnée dans les conditions fixées par voie réglementaire.

65
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 2° Ces marchandises, après avoir reçu la transformation, l’ouvraison ou
le complément de main-d’œuvre, doivent être, sauf dérogation accordée par
le directeur de l’administration, soit exportées, soit constituées en entrepôt,
soit placées sous le régime de l’admission temporaire, avant l’expiration du
délai prévu à l’article 137 ci-après.
Lorsque à l’expiration du délai autorisé, ces marchandises ne sont ni
exportées, ni mises à la consommation après autorisation, ni constituées en
entrepôt, ni placées sous le régime de l’admission temporaire, les droits et
taxes dont ces marchandises sont normalement passibles à l’importation
deviennent immédiatement exigibles.
Toutefois, et sans préjudice des suites contentieuses, lesdits droits et
taxes ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé à l’exportation, au-delà du délai
précité et sur autorisation de l’administration, des produits compensateurs ou
des marchandises dans l’état où elles ont été importées.
2° bis - Par dérogation aux dispositions du 2° (premier alinéa) du
présent article, une partie des produits compensateurs peut être mise à la
consommation dans des conditions et dans des proportions fixées par arrêté
du ministre des finances;
3° Les conditions d’application du présent chapitre sont fixées par
décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.
Article 136 -1° Les comptes d’admission temporaire pour
perfectionnement actif peuvent être apurés sur la base des éléments déclarés
par le soumissionnaire.
2° Les éléments relatifs aux conditions d’apurement déclarés par le
soumissionnaire sont contrôlés par l’administration, et, le cas échéant, après
avis du département chargé de la ressource, dans un délai n’excédant pas
deux mois àcompter de la date d’enregistrement de la déclaration d’exportation
déposée en suite de l’admission temporaire pour perfectionne­ment actif
considérée. Passé ce délai, lesdits éléments sont réputés admis.
3° Lorsque les contrôles prévus ci-dessus révèlent des conditions
d’apurement différentes de celles déclarées par le soumissionnaire, les
résultats de ces contrôles se substituent automatiquement aux éléments
déclarés, tant pour les quantités restant à mettre en oeuvre que pour celles
déjà utilisées quel que soit le régime douanier déjà réservé aux produits
compensateurs.
4° Peuvent être exclues du bénéfice du régime de l’admission
temporaire pour perfectionnement actif les exportations à destination de pays
ou de groupes de pays nommément désignés par voie réglementaire.
Article 137 - 1° Sauf dérogation accordée par le ministre chargé des
finances après avis du (ou des) ministre(s) chargé(s) de la ressource, la
durée maximum du séjour des marchandises sous le régime de l’admission
temporaire pour perfectionnement actif est de deux ans à compter de la date
d’enregistrement de la déclaration d’importation.

66
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° La durée du séjour initial des marchandises sous ledit régime et,

Dahir 1-77-339
éventuellement, les conditions d’octroi de prolongation par l’administration
sont fixées par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.
Article 138 - 1° Seules peuvent bénéficier de l’admission temporaire
pour perfectionnement actif les personnes disposant ou pouvant disposer
de l’outillage nécessaire à la fabrication, à l’ouvraison ou au complément de
main-d’œuvre envisagés ;
2° Toutefois, le directeur de l’administration peut autoriser des per­
sonnes ne remplissant pas la condition visée au 1° ci-dessus, à bénéficier de
ce régime.
Article 139 - 1° Pour permettre l’accomplissement de fabrications
fractionnées, la cession des produits compensateurs, quel que soit le degré
d’élaboration atteint par ces produits, peut avoir lieu dans les conditions fixées
aux 5° et 6° de l’article 116 ci-dessus.
La cession des marchandises qui n’ont pas pu recevoir la transformation,
l’ouvraison ou le complément de main-d’œuvre peut avoir lieu dans les mêmes
conditions visées à l’alinéa ci-dessus.
Le cessionnaire doit, ou remplir la condition prévue par l’article 138
ci-dessus ou être autorisé comme il est dit audit article.
2° La cession de produits compensateurs entièrement finis en vue de
leur commercialisation à l’étranger par une tierce personne peut également
avoir lieu dans les conditions visées aux 5° et 6° de l’article 116 précité.
Article 139 bis - Les marchandises déclarées sous le régime de
l’admission temporaire pour perfectionnement actif peuvent être remises,
sous la responsabilité du soumissionnaire, en sous-traitance à une personne
disposant de l’outillage nécessaire, sous réserve que cette personne en
accuse réception sur un bon de livraison à conserver par le soumissionnaire.
Ce dernier est tenu d’enregistrer dans ses écritures, conformément aux
dispositions de l’article 116 ter ci-dessus, la livraison effectuée.
Article 140- Lorsque la composition et tous les autres éléments
caractéristiques des produits admis à la compensation des comptes
d’admission temporaire pour perfectionnement actif doivent être contrôlés et
déterminés par un laboratoire, ils doivent l’être par le laboratoire désigné par
le ministre chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administra­tion,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
Article 141- 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 135
ci-dessus, le directeur de l’administration peut autoriser, sans préjudice
de l’application des dispositions relatives aux infractions à la législation en
vigueur en la matière, la régularisation des comptes d’admission temporaire
pour perfectionnement actif :

67
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 a) par la mise à la consommation soit des marchandises dans l’état
où elles ont été importées soit des produits compensateurs provenant de la
transformation des marchandises précédemment importées sous réserve,
notamment, de l’accomplissement des formalités du contrôle du commerce
extérieur et des changes applicables auxdites marchandises;
b) par l’exportation ou la mise en entrepôt, en l’état où elles ont été
importées, des marchandises qui n’ont pu recevoir la transformation,
l’ouvraison ou le complément de main-d’œuvre indiqué sur la déclaration
d’admission temporaire pour perfectionnement actif.
2° Quand il est fait application du 1° a) du présent article et sous réserve
des dispositions du 4°, 5° et 6° ci-après, les droits et taxes sont exigibles d’après
l’espèce et les quantités des marchandises admises temporairement et en
fonction des quotités des droits et taxes en vigueur au jour d’enregistrement de
la déclaration d’admission temporaire pour perfectionnement actif augmentés,
si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de l’intérêt de retard prévu à
l’article 93-2° ci-dessus.
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la
déclaration d’admission temporaire pour perfectionnement actif jusqu’au jour
de l’encaissement inclus.
3° La valeur à prendre en considération est celle de ces marchandises
à la date d’enregistrement de ladite déclaration.
4° Par dérogation aux dispositions du 2° et du 3° du présent article,
lorsque les produits compensateurs visés au 2° bis de l’article 135 ci-dessus
sont mis à la consommation, les droits et taxes sont exigibles d’après l’espèce
et les quantités des marchandises admises temporairement et en fonction
des quotités des droits et taxes en vigueur au jour d’enregistrement de la
déclaration en détail pour la mise à la consommation.
La valeur à prendre en considération est celle des marchandises
précédemment importées, au jour d’enregistrement de la déclaration en détail
pour la mise à la consommation.
5° Lorsque pour des raisons commerciales dûment justifiées, le
soumissionnaire ne peut pas procéder à l’exportation ou à la mise à
la consommation des produits compensateurs ou des marchandises
précédemment importées, ces produits ou marchandises peuvent,
sans préjudice des suites contentieuses, être abandonnés au profit de
l’administration ou détruits en présence des agents de cette dernière, en
exonération des droits et taxes exigibles sous réserve que les droits et taxes
n’aient pas été acquittés ou garantis dans les conditions fixées par les articles
93, 94, 96 et 98 ci-des­sus.
Cette destruction ou cet abandon ne doit entraîner aucun frais pour le
Trésor.
6° L’administration peut, dans des conditions fixées par voie
réglementaire, autoriser la mise à la consommation, en exonération des droits
et taxes, des fins de lots et rebuts de production offerts à l’Etat, aux collectivités
locales, aux établissements publics et aux associations de bienfaisance.

68
Code des Douanes et Impôts Indirects
L’administration peut également autoriser la mise à la consommation,

Dahir 1-77-339
en exonération des droits et taxes, des déchets et rebuts reconnus par
l’administration comme étant irrécupérables.
Article 142 -1° L’exportation de produits obtenus à partir de
marchandises d’origine étrangère ayant acquitté les droits et taxes à
l’importation apure l’admission temporaire pour perfectionnement actif de
marchandises, importées ultérieurement, en quantité correspondante et de
caractéristiques techniques identiques à celles des marchandises contenues
dans les produits compensateurs exportés.
1° bis- Les dispositions du 1° ci-dessus sont applicables en cas de
vente hors droits et taxes, de marchandises ayant acquitté lesdits droits et
taxes, à des personnes bénéficiant de la franchise en vertu des dispositions
législatives en vigueur.
2° Toutefois, lorsque les nécessités économiques ou commerciales
le justifient, les dispositions prévues au 1° ci-dessus sont applicables à
des marchandises de caractéristiques techniques similaires à celles des
marchandises contenues dans les produits précédemment exportés et sans
que le montant des droits et taxes dont sont passibles les produits admis en
admission temporaire pour perfectionnement actif dépasse celui réellement
acquitté lors de l’importation des produits contenus dans les marchandises
exportées.
3° De même, l’exportation de produits obtenus à partir de marchandises
d’origine marocaine grevées de taxes intérieures de consommation permet
l’octroi de franchise desdites taxes en faveur de marchandises de même origine
en quantité correspondante et de caractéristiques techniques identiques
à celles des marchandises contenues dans les produits précédemment
exportés.
Ces dispositions sont applicables en cas de vente hors droits et taxes,
de marchandises grevées de taxes intérieures de consommation, à des
personnes bénéficiant de la franchise en vertu des dispositions législatives
en vigueur.
4° Pour bénéficier du régime prévu aux 1°, 1° bis, 2° et 3° ci-dessus, les
opérations d’exportation ou de vente susvisées doivent être réalisées dans
un délai de deux ans à compter de la date, selon le cas, de la mise à la
consommation ou du paiement de taxes intérieures de consommation pour
les marchandises soumises à ces taxes.
Ces opérations doivent avoir été préalablement autorisées par
l’administration qui détermine, dans l’autorisation susvisée, les conditions de
réalisation de ces opérations.
5° Le bénéfice du régime prévu aux 1° , 1 bis et 3 ci-dessus n’est
accordée qu’à condition que la compensation des marchandises ait lieu au
plus tard deux années à compter, selon le cas, de la date d’enregistrement de
la déclaration d’exportation ou de la date de la vente.

69
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 143 – (abrogé).
Article 144 - Lorsqu’il le juge nécessaire, le directeur de l’administration
peut décider que l’exportation ou la mise en entrepôt doit suivre immédiatement
la fabrication avant même l’expiration du délai normalement impar­ti au
bénéficiaire du régime.
CHAPTRE IV
Admission temporaire
Section I
Généralités
Article 145 - 1° L’admission temporaire est un régime permettant
d’importer en suspension des droits et taxes qui leur sont applicables:
a) les moyens de transport à usage privé et les objets apportés par des
personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger venant séjourner
temporairement au Maroc, visés à l’article 146 ci-après ;
b) les matériels et produits exportables dans l’état où ils ont été importés
après avoir reçu l’utilisation prévue par les textes ;
2° L’exportation de ces moyens de transport, ces objets, matériels et
produits doit avoir lieu à l’identique et dans les délais prévus, selon le cas par
le décret d’application visé à l’article 146 ci-dessous, ou à l’article 147 ci-après ;
Toutefois, des conditions particulières de régularisation de comptes
d’admission temporaire des matériels et produits visés au 1° b) ci-dessus
et notamment celles relatives aux taux d’apurement sont fixées par arrêté
conjoint du ministre chargé des finances et du (ou des) ministre(s) inté­ressé(s).
Les déchets résultant de l’application desdits taux d’apurement, reconnus
irrécupérables, par l’administration, peuvent être mis à la consommation en
exonération des droits et taxes.
3° Sous réserve de l’observation des délais visés au 2° ci-dessus, ces
objets, matériels et produits peuvent être constitués en entrepôt de stockage
moyennant autorisation préalable du directeur de l’administration.

Section II
Moyens de transport importés et objets apportés par les personnes
ayant leur résidence habituelle à l’étranger
Article 146 - Peuvent bénéficier du régime de l’admission temporaire :
1° les effets personnels, neufs ou usagés, apportés par des voyageurs
ayant leur résidence habituelle à l’étranger, pour leur usage personnel au
cours de leur voyage, à l’exclusion de toute marchandise importée à des fins
commerciales ;

70
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° les moyens de transport à usage privé, ainsi que leurs pièces de

Dahir 1-77-339
rechange, leurs accessoires et équipements normaux, importés par des
personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger, pour leur usage
personnel, à l’exclusion des moyens de transport à usage privé transportant
des marchandises à caractère commercial.
Des décrets pris sur proposition du ministre chargé des finances fixent
le champ d’application et les modalités de fonctionnement du régime appliqué
aux moyens de transport et objets visés ci-dessus.
Section III
Matériels et produits divers
Article 147 - Des décrets pris sur proposition du ministre chargé des
finances, et après avis des ministres intéressés déterminent :
- Les matériels, produits et animaux pouvant bénéficier de l’admission
temporaire ainsi que les conditions de leur utilisation;
- La durée du séjour initial de ces matériels, produits et animaux sous
ledit régime, et éventuellement, les conditions d’octroi des prolongations de
ce délai par l’administration ;
- Toutes autres modalités d’application du régime spécifiques des
opérations à réaliser.
Article 148 - 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 145
ci-dessus, l’admission temporaire de matériels devant accomplir des travaux
sur le territoire assujetti donne lieu à la perception d’une redevance ad-
valorem liquidée et perçue comme en matière de droit de douane;
2° Les taux et les modalités de perception sont déterminés par décret
pris sur proposition du ministre chargé des finances et après avis des ministres
intéressés ;
3° Sont, toutefois, dispensés du paiement de la redevance visée au 1°
ci-dessus les matériels de production restant propriété des personnes résidant
à l’étranger, importés temporairement pour servir :
- à la production de biens destinés, pour au moins 75%, à l’exportation ;
- à la réalisation des projets, objets de conventions d’investissement
signés avec le gouvernement ;
- à la réalisation de projets financés au moyen d’une aide financière
non remboursable. 
Article 149 - 1° La cession des matériels, produits divers et animaux
déclarés sous le régime de l’admission temporaire peut avoir lieu aux
conditions définies aux 5° et 6° de l’article 116 ci-dessus.
2° la cession intervenue ne donne lieu à aucune prolongation du délai
visé à l’article 147 ci-dessus.
Article 150- 1° A titre exceptionnel, l’exportation de marchandises
ayant acquitté les droits et taxes à l’importation apure l’admission temporaire
de marchandises en quantité équivalente d’origine et de caractéristiques
techniques identiques à celles des marchandises exportées préalablement.

71
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Toutefois, lorsque les nécessités économiques ou commerciales le
justifient, les dispositions ci-dessus sont applicables à des marchandises
de caractéristiques techniques similaires à celles des marchandises précé­
demment exportées et sans que le montant des droits et taxes dont sont
pas­sibles les marchandises importées sous le régime de l’admission
temporaire dépasse celui acquitté lors de l’importation des marchandises
exportées.
1° bis- Les dispositions du 1° ci-dessus sont applicables en cas de vente
hors droits et taxes desdites marchandises, à des personnes bénéficiant de la
franchise en vertu des dispositions législatives en vigueur.
2° Pour bénéficier du régime prévu aux 1° et 1° bis ci-dessus, les
opérations d’exportation ou de vente susvisées doivent être réalisées dans
un délai de deux ans à compter de la date de la mise à la consommation.
Ces opérations doivent être préalablement autorisées par l’administration
qui détermine, dans l’autorisation précitée, les conditions de réalisation de
ces opérations.
3° Le bénéfice du régime prévu aux 1° et 1° bis ci-dessus n’est accordé
qu’à la condition que l’importation des marchandises ait lieu au plus tard deux
ans à compter, selon le cas, de la date d’enregistrement de la déclaration
d’exportation ou de la date de la vente.
Article 151- 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 145- 2°
ci dessus, le directeur de l’administration peut autoriser, sans préjudice
de l’application des dispositions relatives aux infractions à la législation en
vigueur en la matière, la mise à la consommation des matériels et produits
placés sous ce régime, sous réserve de l’accomplissement des formalités du
contrôle du commerce extérieur et des changes.
Lorsque pour des raisons commerciales dûment justifiées, le
soumissionnaire ne peut pas procéder à l’exportation ou à la mise à la
consommation des objets, matériels et produits placés sous ce régime, lesdits
objets, matériels et produits peuvent, sans préjudice des suites contentieuses,
être abandonnés au profit de l’administration ou détruits en présence des
agents de cette dernière, en exonération des droits et taxes exigibles sous
réserve que les droits et taxes n’aient pas été acquittés ou garantis dans les
conditions fixées par les articles 93, 94, 96 et 98 ci-dessus.
Cette destruction ou cet abandon ne doit entraîner aucun frais pour le
Trésor.
2° Quand il est fait application du premier alinéa du présent article, les
droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en vigueur à
la date d’enregistrement de la déclaration d’admission temporaire augmentés,
si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de l’intérêt de retard prévu à
l’article 93-2° ci-dessus.

72
Code des Douanes et Impôts Indirects
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la

Dahir 1-77-339
décla­ration d’admission temporaire jusqu’au jour de l’encaissement inclus.
La valeur à prendre en considération est celle de ces matériels et
produits à la date d’enregistrement de ladite déclaration.
2° bis) par dérogation aux dispositions du 2° ci-dessus, en cas de mise
à la consommation du matériel, dont la durée de séjour sous l’admission
temporaire dépasse trente (30) mois, ayant servi soit à la production de biens
destinés pour au moins 75% à l’exportation, soit à la réalisation de projets,
objets de conventions d’investissement conclues avec le gouvernement ou
financés au moyen d’une aide financière non remboursable :
a) les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en
vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration de mise à la consommation ;
b) la valeur à prendre en considération est celle à la date de
l’enregistrement de la déclaration pour la mise à la consommation dudit matériel.
3° Toute somme encaissée au titre de la redevance prévue à l’article
148 ci-dessus est défalquée des sommes à percevoir au titre des droits et
taxes calculés comme il est dit au 2° ci-dessus; lorsque le montant perçu au
titre de la redevance est supérieur à celui des sommes à percevoir au titre de
ces droits et taxes, l’excédent reste acquis au Trésor.
4° Par dérogation aux dispositions ci-dessus, les conditions de mise
à la consommation de marchandises placées sous le régime de l’admission
temporaire en décharge de comptes d’admission temporaire pour perfection­
nement actif, sont celles prévues par l’article 141 du présent code.
Article 151 bis - Lorsque à l’expiration du délai prévu, selon le cas par
le décret visé aux articles 146 et 147 ci-dessus, les objets, matériels et produits
ne sont pas réexportés, ni constitués en entrepôt ou mis à la consommation
après autorisation préalable du directeur de l’administration, les droits et
taxes dont lesdits objets, matériels et produits sont normalement passibles à
l’importation deviennent immédiatement exigibles.
Toutefois, et sans préjudice des suites contentieuses, lesdits droits et
taxes ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé à l’exportation, au-delà du
délai précité et sur autorisation de l’administration, des objets, matériels et
produits précités.
CHAPITRE V
Exportation temporaire pour perfectionnement passif

Article 152 -1° L’exportation temporaire pour perfectionnement passif


est un régime permettant l’exportation provisoire, en suspension des droits
et taxes qui leur sont applicables, de produits et marchandises, d’origine
marocaine ou mis à la consommation ou importés sous les régimes de l’entrepôt
industriel franc, de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ou de la
transformation sous douane ou de l’admission temporaire, qui sont envoyés
hors du territoire assujetti pour recevoir une ouvraison ou une transformation.

73
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 1°bis A l’exception des machines, matériels, outillages et équipements,
l’octroi du régime de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif est
subordonné, à la présentation d’une autorisation délivrée par le département
chargé de la ressource dans un délai n’excédant pas soixante jours.
2° A leur importation, les produits et marchandises ayant fait l’objet d’une
exportation temporaire pour perfectionnement passif sont, soit réadmis sous
le régime de l’entrepôt industriel franc, le régime de l’admission temporaire
pour le perfectionnement actif, de l’admission temporaire ou celui de la
transformation sous douane initialement souscrits, soit mis à la consommation
dans les conditions prévues au 3° ci-dessous et selon les conditions fixées
pour chaque régime.
3° Lorsqu’ils sont mis à la consommation à leur importation, lesdits
produits et marchandises sont soumis au paiement des droits de douane et
autres droits et taxes exigibles suivant l’espèce des produits et marchandises
importés.
Les droits de douane et autres droits et taxes sont ceux en vigueur au
jour de l’enregistrement de la déclaration d’importation.
La valeur à prendre en considération est celle de ces produits et
marchandises dans l’état où ils sont importés, diminuée de la valeur desdits
produits et marchandises initialement exportés.
4° Sans préjudice des suites contentieuses, le défaut de réimportation
dans les délais fixés par voie réglementaire, des produits et marchandises
exportés temporairement pour perfectionnement passif est considéré comme
une exportation définitive et entraîne le dépôt par le soumissionnaire d’une
nouvelle déclaration en douane, en apurement de celle initialement enregis­
trée, avec toutes les conséquences découlant du régime de l’exportation.
5° Les conditions d’application du présent chapitre sont fixées par voie
réglementaire.

Chapitre V bis
L’exportation temporaire pour perfectionnement passif
avec recours à l’échange standard

Article 152 bis - 1° L’exportation temporaire pour perfectionnement


passif avec recours à l’échange standard est un régime permettant d’exporter
des marchandises défectueuses devant faire l’objet d’une réparation et
d’importer, dans le cadre d’une obligation contractuelle ou légale de garantie
des marchandises de remplacement fournies gratuitement, en exonération
des droits et taxes exigibles.
2° Les marchandises de remplacement doivent relever du même
classement tarifaire, posséder les mêmes caractéristiques techniques et être
de la même qualité commerciale que les marchandises défectueuses.

74
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Lorsque les marchandises devant être exportées ont été utilisées,

Dahir 1-77-339
les marchandises de remplacement doivent également avoir été utilisées et
ne peuvent être des produits neufs.
Toutefois, les marchandises de remplacement peuvent être neuves en
vertu d’une obligation contractuelle ou légale de garantie.
4° La livraison de la marchandise de remplacement doit intervenir dans
les six mois suivant la première mise à la consommation des marchandises
défectueuses, sauf dispositions contractuelles contraires plus favorables.

Article 152 ter - 1° En cas d’urgence justifié, l’administration peut


autoriser l’importation anticipée des marchandises de remplacement avant
l’expédition des marchandises défectueuses.

L’importation anticipée des marchandises de remplacement est


subordonnée à la présentation d’une garantie agréée par le ministre chargé
des finances couvrant le montant des droits et taxes exigibles à l’importation.

2° Les dispositions du 2° et 3° de l’article 152 bis ci-dessus s’appliquent


dans les mêmes conditions aux opérations prévues au 1° du présent article.

3° L’exportation des marchandises défectueuses doit être réalisée dans


un délai de deux mois, à compter de la date d’enregistrement de la déclaration
de mise à la consommation des marchandises de remplacement importées
par anticipation.

Toutefois, et dans des cas dûment justifiés, l’administration peut, sur


demande du soumissionnaire, autoriser la prorogation du délai précité.

4° Sans préjudice des suites contentieuses, le défaut d’exportation


des marchandises remplacées entraîne le paiement des droits de douane et
autres droits et taxes applicables à la date d’enregistrement de la déclaration
d’admission temporaire augmentés, si lesdits droits et taxes n’ont pas été
consignés, de l’intérêt de retard prévu à l’article 93-2° ci-dessus.

Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la


déclaration d’admission temporaire jusqu’au jour de l’encaissement inclus.

La valeur à prendre en considération est celle de ces marchandises à


la date d’enregistrement de ladite déclaration.

Article 152 quater- le régime de l’exportation temporaire pour


perfectionnement passif avec recours à l’échange standard n’est admis que
si les conditions fixées à l’article 152 bis et 152 ter ci-dessus sont remplies.

Article 152 quinquies- Les conditions d’application du présent chapitre


sont fixées par voie réglementaire.

75
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 CHAPITRE VI
Exportation temporaire
Article 153 -1° L’exportation temporaire est un régime permettant la
sortie hors du territoire assujetti, en suspension des droits et taxes d’exportation
qui leur sont applicables :
a) de certains matériels, produits et animaux devant être utilisés à
l’étranger;
b) des objets destinés à l’usage personnel de personnes ayant leur
résidence habituelle au Maroc qui vont séjourner temporairement hors du
territoire assujetti.
2° L’importation sur le territoire assujetti de ces matériels, produits,
animaux et objets doit avoir lieu à l’identique et dans les délais fixés par les
décrets d’application;
3° Sous réserve de l’observation des conditions susvisées d’identité et
de délais, ces matériels, produits, animaux et objet bénéficient, à l’importation
, de la franchise des droits et taxes d’importation.
4° Sans préjudice des suites contentieuses, le défaut de réimportation
dans les délais des produits et marchandises exportés dans le cadre de
l’exportation temporaire est considéré comme une exportation définitive et
entraîne le dépôt par le soumissionnaire d’une nouvelle déclaration en douane,
en apurement de celle initialement enregistrée, avec toutes les conséquences
découlant du régime de l’exportation.
Article 154 - Des décrets pris sur proposition du ministre chargé des
finances et après avis des ministres intéressés déterminent les conditions
d’application du présent chapitre et fixent, notamment:
- les matériels, produits, animaux et objets pouvant bénéficier de
l’exportation temporaire, l’utilisation qui en sera faite, les délais de séjour à
l’étranger ;
- les documents dont la souscription peut être exigée lors de l’exportation
en vue de garantir le retour sur le territoire assujetti desdits matériels, produits,
animaux et objets.
CHAPITRE VII
Transit
Article 155 - 1° Le transit est un régime permettant le transport de
marchandises sous douane d’un bureau ou d’un entrepôt de douane à un
autre bureau ou à un autre entrepôt de douane ;
2° Les marchandises en transit bénéficient de la suspension des droits
et taxes qui leur sont applicables ;
3° Les conditions d’application du présent chapitre sont fixées par
décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.

76
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 156 - 1° Les marchandises en transit circulent sous le couvert

Dahir 1-77-339
d’un acquit à caution ou de tout autre document en tenant lieu ;
2° Les marchandises et les documents douaniers qui les accompagnent
doivent être présentés :
- en cours de route, à toute réquisition des agents de l’administration ;
- à destination : au bureau des douanes ou dans les entrepôts;
3° l’administration fixe le délai d’accomplissement de l’opération de
transit ainsi que, le cas échéant, l’itinéraire à suivre par les transporteurs.

Article 157- 1° Au bureau de destination, les marchandises peuvent


être déclarées pour tous les régimes douaniers qui auraient pu leur être
assignés si elles avaient été directement présentées à ce bureau ;
2° Les marchandises en transit qui sont déclarées pour la consommation
au bureau de douane de destination sont soumises aux droits de douane et
autres droits et taxes en vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration en
détail pour la consommation. Elles sont, également, soumises aux formalités
du contrôle du commerce extérieur et des changes ;
3° Pour l’application des droits et taxes, la valeur imposable ne peut
être infé­rieure à la valeur des mêmes marchandises, en l’état et au jour de
leur entrée sur le territoire assujetti.

Article 158 - En cas de constatation de déficits :


1° Les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux
en vigueur à la date de constatation de ces déficits ;
2° La valeur à prendre en considération est celle définie à l’article 157,
3°, ci-dessus.

CHAPITRE VIII
Drawback

Article 159- 1° Le régime du drawback permet, en suite de l’exportation


ou en suite de cession sous le régime de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif, de certaines marchandises, le remboursement,
d’après un taux moyen, du droit d’importation et, éventuellement, des taxes
intérieures de consommation qui ont frappé, soit ces marchandises, soit les
produits contenus dans les marchandises exportées ou consommées au
cours de leur production.
2° Les marchandises pouvant bénéficier de ce régime sont désignées
par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances et après avis
des ministres intéressés;
3° Ce décret peut exclure du bénéfice de ce régime les exportations à
destination de pays déterminés.

77
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 160 - 1° Les taux moyens de remboursement sont fixés par
décret pris sur proposition du ministre chargé des finances après consultation
des industries intéressées, ledit décret fixe leur date d’application ;
2° Ils peuvent être révisés, dans les mêmes formes et conditions, en
cas de changement d’un des éléments intervenant dans leur détermination,
soit sur proposition de l’administration, soit à la demande des fabricants.
Article 161 - La liquidation des sommes à rembourser est effectuée à
la fin de chaque trimestre.
Elle est subordonnée à la production d’un dossier de demande
de remboursement. Les pièces justificatives composant ce dossier sont
déterminées par arrêté du ministre chargé des finances qui fixe les délais de
remboursement et si nécessaire, les conditions particulières de liquida­tion
pour certaines marchandises.
Article 162 - Nul ne peut prétendre à remboursement au titre d’une
exportation antérieure de plus de deux ans à la date de dépôt de la demande
de remboursement.
Article 163- Lorsque la composition quantitative et qualitative des
produits exportés doit être déterminée par un laboratoire, elle doit l’être par le
laboratoire désigné par le ministre chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.

CHAPITRE IX
Transformation sous douane
Article 163 bis - La transformation sous douane est un régime
permettant l’importation, en suspension des droits et taxes, de marchandises
pour leur faire subir des opérations qui en modifient l’espèce ou l’état en
vue de mettre à la consommation, dans les conditions fixées à l’article 163
septies ci-après, les produits résultant de ces opérations. Ces produits sont
dénommés produits transformés.
Article 163 ter - Ne peuvent bénéficier dudit régime que les personnes
disposant ou pouvant disposer de l’outillage nécessaire à la transformation
envisagée et dans les conditions ci-après :
– les produits transformés doivent bénéficier, en vertu des dispositions
du présent code de l’exonération totale ou partielle des droits et taxes à
l’importation ;
– le recours au régime de la transformation sous douane ne doit pas
avoir pour conséquence de détourner les effets des règles en matière de
restrictions quantitatives applicables aux marchandises importées ;

78
Code des Douanes et Impôts Indirects
– les marchandises à mettre en oeuvre doivent pouvoir être identifiées

Dahir 1-77-339
dans les produits transformés.
Article 163 quater -1° Le régime de la transformation sous douane est
accordé par décision du directeur de l’administration, après avis du ministre
chargé de la ressource, lorsque les produits transformés bénéficient de
l’exonération totale ou partielle des droits et taxes à l’importation en vertu des
dispositions du présent code;
2° Pour permettre l’accomplissement de fabrications fractionnées, la
cession des produits transformés, quel que soit le degré d’élaboration atteint
par ces produits, peut être autorisée par l’administration dans les conditions
fixées aux 5° et 6° de l’article  116 ci-dessus.
La cession des marchandises qui n’ont pas pu subir des opérations qui
en modifient l’espèce ou l’état tel que prévu par l’article 163bis ci-dessus, peut
avoir lieu dans les mêmes conditions visées à l’alinéa ci-dessus.
Le cessionnaire doit remplir la condition prévue par l’article 163 ter
ci-dessus.
3° Les marchandises déclarées sous le régime de la transformation
sous douane peuvent être remises, sous la responsabilité du soumissionnaire,
en sous-traitance à une personne disposant de l’outillage nécessaire, sous
réserve que cette personne en accuse réception sur un bon de livraison à
conserver par le soumissionnaire. Ce dernier est tenu d’enregistrer dans ses
écritures, conformément aux dispositions de l’article 116 ter ci-dessus, la
livraison effectuée. 
Article 163 quinquies - 1° Sauf dérogation accordée par le ministre
chargé des finances après avis du (ou des) ministre(s) intéressé(s), la durée
maximum de séjour des marchandises sous le régime de la transformation
sous douane est d’une année à compter de la date d’enregistrement de la
déclaration d’entrée des marchandises sous ce régime.
2° La durée de séjour initial des marchandises sous ledit régime et,
éventuellement, les conditions d’octroi de prolongation sont fixées par voie
réglementaire.
3° Lorsque à l’expiration du délai autorisé, les produits transformés ou,
le cas échéant, les marchandises à mettre en oeuvre sous ledit régime ne
sont pas mis à la consommation, les droits et taxes dont ils sont normalement
passibles deviennent immédiatement exigibles.
Toutefois et sans préjudice des suites contentieuses, les droits et taxes
ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé, sur autorisation de l’administration,
à l’exportation soit des marchandises en l’état où elles ont été importées
soit des produits transformés provenant de marchandises précédemment
importées. 

79
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 163 sexies - 1° Les taux d’apurement des comptes de
transformation sous douane sont fixés dans les décisions d’octroi dudit
régime, pré­vues par l’article 163 quater ci-dessus.
2° Ces taux sont déterminés en fonction des conditions réelles dans
lesquelles s’effectue ou devra s’effectuer l’opération de transformation.
Article 163 septies - La mise à la consommation des produits
transformés a lieu aux conditions ci-après :
a) les droits et taxes exigibles sont ceux en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration en détail d’après l’espèce tarifaire et les
quan­tités du produit transformé à mettre à la consommation ;
b) la valeur à prendre en considération est celle des marchandises à la
date d’enregistrement de la déclaration d’entrée desdites marchandises sous
le régime de transformation sous douane.
Article 163 octies - En cas de mise à la consommation des
marchandises dans l’état où elles ont été importées ou des produits qui se
trouvent à un stade intermédiaire de transformation par rapport à celui prévu
dans les décisions d’octroi visées à l’article 163 quater, les droits et taxes
sont exigibles d’après l’espèce et les quantités des marchandises placées
sous le régime de transformation et en fonction des quotités des droits et
taxes en vigueur au jour d’enregistrement de la déclaration de transformation
sous douane augmentés, si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de
l’intérêt de retard prévu à l’article 93-2° ci-dessus.
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la
déclaration de transformation sous douane jusqu’au jour de l’encaissement
inclus.
La valeur à prendre en considération est celle de ces marchandises à
la date d’enregistrement de ladite déclaration.
Article 163 nonies- Lorsque la composition et tous les autres éléments
caractéristiques des produits transformés doivent être contrôlés et déterminés
par un laboratoire, ils doivent l’être par le laboratoire désigné par le ministre
chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administra­tion,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
Article 163 decies - Les conditions d’application du présent chapitre
sont fixées par voie réglementaire.

80
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE VI

Dahir 1-77-339
REGIMES PARTICULIERS
CHAPITRE PREMIER
REGIME TARIFAIRE DE FAVEUR
Article 164- 1° Sont importés en franchise des droits de douane et
des autres droits et taxes, par dérogation aux dispositions de l’article 3 et
indépendamment des dispositions de l’article 5 ci-dessus:
a) les marchandises et produits destinés à Sa Majesté le Roi ;
b) les objets et marchandises en retour sur le territoire assujetti,
originaires dudit territoire ou nationalisés par le paiement des droits ;
c) les envois destinés aux ambassadeurs, aux services diplomatiques
et consulaires et aux membres étrangers d’organismes internationaux officiels
siégeant au Maroc;
d) les envois destinés à des œuvres de bienfaisance et aux organisations
non gouvernementales reconnues d’utilité publique ;
e) les envois exceptionnels dépourvus de tout caractère commercial
ainsi que les marchandises d’une valeur négligeable;
f) les armes et munitions ainsi que leurs parties et accessoires, importées
par l’administration de la Défense Nationale et par les administrations
chargées de la sécurité publique ;
g) les engins et les équipements militaires ainsi que leurs parties et
accessoires, importés par l’Administration de la Défense Nationale ;
h) les matériels et équipements spéciaux ainsi que leurs parties et
accessoires, importés par l’Administration de la Défense Nationale et les
administrations chargées de la sécurité publique ;
i) les carburants, combustibles et lubrifiants utilisés par les navires et
embarcations exploités par les madragues et les fermes aquacoles ;
j) les viandes de volailles, de bovins, d’ovins et de camélidés importées
par les Forces Armées Royales ou pour leur compte ;
k) les bateaux de transport maritime des personnes et des marchandises
(rubriques tarifaires n°s Ex 8901.10, Ex 8901.20, Ex 8901.30 et Ex 8901.90)
ainsi que les matériels, outillages, les parties, pièces détachées et accessoires
destinés à ces bateaux ;
l) les aéronefs employés à des services internationaux de transports
aériens réguliers, ainsi que le matériel et les pièces de rechange destinés à la
réparation de ces aéronefs ;
m) les articles d’édition visés par l’article premier du dahir du 08 chaabane
1371 (03 mai 1952), fixant le régime douanier de certains articles d’édition ;
n) les matériels, matériaux et produits consommables destinés à la
reconnaissance, à la recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures
ainsi qu’aux activités annexes à celles-ci, régies par la loi n° 21-90 relative à la

81
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures promulguée par le
dahir n° 1-91-118 du 27 ramadan 1412 (1er avril 1992) ;
o) les parties, produits, matières, accessoires et assortiments nécessaires
à la fabrication de la voiture automobile de tourisme dite «voiture économique»
(rubrique tarifaire n° Ex 87.03), du véhicule automobile pour le transport des
marchandises dit « véhicule utilitaire léger économique » (rubrique tarifaire
n° Ex 87.04), du cyclomoteur dit « cyclomoteur économique » (rubrique tarifaire
n° Ex 87.11) et du vélo dit « vélo économique » (rubrique tarifaire n° Ex 87.12),
dont les caractéristiques et spécifications sont fixées par convention passée
entre le gouvernement et le (les) fabricant (s) ;
p) les biens d’équipement, matériels et outillages importés par ou pour le
compte des entreprises qui s’engagent à réaliser un programme d’investissement
portant sur un montant égal ou supérieur à cinquante (50.000.000) millions de
dirhams, dans le cadre de conventions à conclure avec le gouvernement, et
nécessaires à la réalisation dudit programme d’investissement ; ainsi que les
parties, pièces détachées et accessoires importés en même temps que les
biens d’équipement, matériels et outillages auxquels ils sont destinés.
Cette exonération est accordée pendant une durée de trente six (36)
mois à compter de la date de la première opération d’importation effectuée
dans le cadre d’une convention en cours de validité;
Les importations des biens d’équipement, matériels et outillages susvisés,
sont exclues des mesures de défense commerciale prises en application des
dispositions de la loi n° 15-09 relative aux mesures de défense commerciale,
promulguée par le dahir n°1-11-44 du 29 joumada II 1432 (2 juin 2011).
q) les équipements et matériels destinés exclusivement au fonctionnement
des associations de micro-crédit ;
r) Les chaises, les motocycles, les voitures ainsi que les outils et
équipements automatiques dont la liste est fixée par voie réglementaire,
spécialement aménagées pour les personnes en situation de handicap au sens
de la loi-cadre n° 97-13 relative à la protection et à la promotion des droits des
personnes en situation de handicap, promulguée par le dahir n° 1-16-52 du 19
rejeb 1437 (27 avril 2016) ;

s) les billets de banque étrangers ainsi que les biens et matériels destinés
à Bank Al Maghrib conformément aux missions qui lui sont dévolues ;

t) huiles brutes de pétrole ou de minéraux bitumineux destinées au


raffinage ;

u) les produits pétroliers suivants : supercarburants, essence ordinaire,


pétrole lampant, carburéacteur, gasoil, fuel-oils, huiles de base, bitumes de pétrole
et bitumes fluxés (cut-backs), relevant du chapitre 27 du Système Harmonisé ;

v) les matériels au sol, les matériels d’instruction et les documents, dont


la liste est fixée par voie réglementaire, devant être utilisés exclusivement

82
Code des Douanes et Impôts Indirects
dans l’enceinte des aéroports internationaux, importés par les entreprises de

Dahir 1-77-339
transport aérien de passagers, de courrier ou de marchandises dont l’ensemble
des services assurés par lesdites entreprises à destination ou en provenance
des territoires situés hors du Maroc représentent au moins 80% de l’ensemble
des services exploités par elles ;
w) les documents et les matériels au sol, dont la liste est fixée par
voie réglementaire, à l’exclusion des matériels nécessaires à la fabrication, la
remise en état, la révision, l’essai ou la vérification de parties, sous-ensembles
ou équipements d’aéronefs et des pièces destinées à y être incorporées,
importés par les entreprises exerçant l’activité d’assistance en escale et devant
être utilisés exclusivement dans l’enceinte des aéroports internationaux.
x) les objets et matériels éducatifs, scientifiques ou culturels importés
dans le cadre des accords des Nations Unis pour l’éducation, la science et la
culture (UNESCO) auxquels le Maroc a adhéré en vertu des dahirs n°1-60-
201 et 1-60-202 du 14 joumada I 1383 (3 Octobre 1963).
2° Les conditions d’application du présent article sont fixées, le cas
échéant, par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances et
après avis des ministres intéressés.
Article 164 bis - 1° Sont importés au bénéfice du droit d’importation de
2,5%, par dérogation aux dispositions de l’article 3 et indépendamment des
dispositions de l’article 5 ci-dessus :
a) les rogues de morues et appâts, filets et engins de pêche, dont la
liste est fixée par voie réglementaire ;
b) les appareils de protection contre les périls aérotoxiques ;
c) les marchandises importées par l’Entraide Nationale créée par le
dahir n° 1-57-099 du 26 ramadan 1376 (27 avril 1957) ;
d) les marchandises importées par « le Croissant Rouge » Marocain ;
e) (abogé)
f) les matériels et matériaux destines à l’irrigation, dont la liste est fixée par
voie réglementaire ;
g) (abogé)
h) les produits relevant des positions tarifaires n°s 0402.10.12.00,
0402.21.19.00, Ex1001.99.00.19 (blé tendre biscuitier importé en dehors des
mois de juin, juillet et août) et 1701.99.91.99, dans la limite d’un contingent
annuel fixé comme suit :

Codification douanière Contingent annuel en tonne


0402.10.12.00 2 000
0402.21.19.00 500
Ex 1001.99.00.19 (blé tendre biscuitier) 40 000
1701.99.91.99 50 000

83
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 i) les marchandises fabriquées dans les zones d’accélération industrielle,
telles que définies par la loi n°19-94 promulguée par le dahir n°1-95-1 du 24
chaabane 1415 (26 janvier 1995), mises à la consommation dans le territoire
assujetti dans une proportion maximale de 30% du chiffre d’affaires annuel à
l’exportation ;
j) les biens, matériels et marchandises importés :
- par la Ligue Nationale de Lutte contre les Maladies Cardio- Vasculaires
créée par le dahir portant loi n° 1-77-334 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
dans le cadre de sa mission ;
- par la Fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer créée par le
dahir portant loi n° 1-77-335 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) dans le
cadre de sa mission ;
- par la Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de
l’éducation-formation dans le cadre des missions qui lui sont dévolues par la
loi n° 73-00 portant création et organisation de la Fondation Mohammed VI de
promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation promulguée par le
dahir n° 1-01-197 du 11 joumada I 1422 (1er août 2001) ;
- par la Fondation Cheikh Zaid Ibn Soltan créée par le dahir portant loi n°
1-93-228 du 22 rabii I 1414 (10 septembre 1993) dans le cadre de sa mission ;
- par l’Université Al Akhawayn d’Ifrane créée par le dahir portant loi n°
1-93-227 du 3 rabii II 1414 (20 septembre 1993) dans le cadre de sa mission ;
- par la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd créée par la loi n° 12-07
promulguée par le dahir n° 1-07-103 du 8 rejeb 1428 (24 juillet 2007) dans le
cadre de sa mission ;
- par le groupement d’intérêt public «l’Institut de recherche sur le cancer»,
créée conformément à la loi n°08-00 relative aux groupements d’intérêt public
(GIP), promulguée par le dahir n°1-00-204 du 15 safar 1421(19 mai 2000)
conformément aux missions qui lui sont dévolues, en vertu de ses statuts, tels
qu’approuvés par l’arrêté conjoint du ministre de l’enseignement supérieur,
de la recherche scientifique et de la formation des cadres, du ministre de la
santé et du ministre de l’économie et des finances n° 3733-14 du 2 joumada
II 1435 (2 avril 2014) ;
k) Les marchandises initialement exportées après avoir acquis l’origine
marocaine suite à leur transformation sous un régime économique en douane.
2° Les modalités d’application du présent article sont fixées, le cas
échéant, par voie réglementaire.

CHAPITRE II
Navigations maritimes ou aériennes
AVITAILLEMENT
Article 165 - 1° Les carburants, combustibles et lubrifiants, les vivres
et provisions de bord nécessaires aux navigations maritimes ou aériennes
à destination de l’étranger sont exempts des droits de douane et des autres
droits et taxes qui leur sont applicables;

84
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° L’exemption totale ou partielle des droits et taxes précités peut être

Dahir 1-77-339
accordée par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances en
faveur des carburants, combustibles ou lubrifiants devant être consommés au
cours de navigations maritimes ou aériennes autres que celles visées au 1°
ci-dessus ;
3° Un décret pris sur la proposition du ministre chargé des finances
précise les conditions d’application du présent chapitre.

CHAPITRE III
Transbordement
Article 166 – Sauf dispositions légales contraires, le transbordement
de marchandises, à l’intérieur de l’enceinte des bureaux douaniers, d’un
navire ou d’un aéronef sur un autre navire ou un autre aéronef, suspend
l’ap­plication des restrictions quantitatives à l’importation et à l’exportation et
des prohibitions autres que celles prévues à l’article 115 ci-dessus.

CHAPITRE IV
Transport maritime intérieur
Article 166 bis – 1° Le transport maritime intérieur est un régime
permettant le transport par mer d’un point à un autre point du territoire assujetti:
a- des produits d’origine marocaine, des produits d’origine étrangère
admis en libre pratique sur le territoire assujetti.
b- des produits importés et non déclarés, à condition qu’ils soient
transportés à bord d’un navire autre que le navire à bord duquel ils ont été
importés dans le territoire assujetti ;
Ces produits ne sont pas soumis aux droits de douane et autres droits
et taxes perçus à l’exportation et à l’importation ainsi qu’aux prohibitions et
restrictions quantitatives à l’exportation et à l’importation sous réserve de leur
transport direct et de la justification de leur origine ou de leur situation en libre
pratique sur le territoire assujetti.
Toutefois, à leur arrivée au bureau de douane, les produits d’origine
étrangère non déclarés visés au b) ci-dessus sont soumis aux formalités de
dédouanement et, le cas échéant, à l’accomplissement des formalités du
contrôle du commerce extérieur.
2° Le transport visé au 1°ci-dessus doit faire l’objet d’une déclaration
en détail dont la forme, les énonciations qu’elle doit contenir ainsi que les
documents qui doivent y être annexés sont déterminés dans les conditions
fixées à l’article 74-3°du présent code.

TITRE VI BIS
SURVEILLANCE DES REGIMES DE FRANCHISE OU
DE SUSPENSION DES DROITS ET TAXES A L’IMPORTATION
Article 166 ter - 1° Toute franchise ou suspension des droits et taxes
à l’importation prévue par le présent code liée à une destination ou à une

85
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 utilisation déterminée des marchandises reçues au bénéfice de cette franchise
ou suspension, est soumise au contrôle de l’administration dans les conditions
prévues par l’article 42 ci-dessus.
La surveillance de l’administration prend fin lorsque :
– les conditions fixées pour l’octroi de la franchise ou de la suspension
des droits et taxes ne sont plus applicables ;
– les marchandises sont exportées ou détruites;
– l’utilisation à des fins autres que celles prescrites pour l’application de la
franchise ou la suspension est admise contre paiement des droits et taxes dus.
Sans préjudice des sanctions prévues par le présent code ou par des
législations particulières, tout détournement de la destination ou de l’utilisa­tion
précitée entraîne le paiement immédiat des droits et taxes indûment obtenus
en franchise ou en suspension, majoré de l’intérêt de retard dû depuis le jour
d’enregistrement de la déclaration en détail avec franchise ou suspension des
droits et taxes jusqu’au jour du paiement inclus.
Le taux de l’ intérêt de retard est celui retenu pour l’application de
l’ar­ticle 93-2° ci-dessus.
2° Les dispositions du 1° du présent article ne sont pas applicables aux
marchandises et produits visés à l’article 164-1° a), b), f), g) et h) ci-dessus.

TITRE VII
CIRCULATION ET DETENTION DES MARCHANDISES
A L’INTERIEUR DU TERRITOIRE DOUANIER
CHAPITRE PREMIER
(abrogé)
Article 167- (abrogé).

Article 168 - (abrogé).

Article 169 - (abrogé).

CHAPITRE II
(abrogé)

Section I
(abrogée)

Article 170 - (abrogé).

Article 171 - (abrogé).

Article 172 - (abrogé).

86
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section II

Dahir 1-77-339
(abrogée)
Article 173 - (abrogé).
Article 174 - (abrogé).
Article 175 - (abrogé).
Article 176 - (abrogé).
Article 177 - (abrogé).

Section III
(abrogée)

Art 178 - (abrogé).


Art 179 - (abrogé).

Section IV
(abrogée)

Art 180 - (abrogé).

CHAPITRE III
Règles applicables sur l’ensemble du territoire assujetti
à certaines marchandises
Article 181 - 1° Ceux qui détiennent ou transportent les marchandises
passibles des droits et taxes à l’importation doivent, à première réquisition
des agents de l’administration, des officiers de police judiciaire ou des
autres agents verbalisateurs, produire soit des quittances attestant que ces
marchandises ont été régulièrement introduites dans le territoire assujetti, soit
des factures d’achat, bordereaux de fabrication ou toutes autres justifications
d’origine émanant de personne ou sociétés régulièrement établies à l’intérieur
du territoire assujetti.
Toutefois, lorsque les détenteurs ou transporteurs déclarent disposer
dans un autre lieu des justificatifs requis, les agents de l’administration, les
officiers de police judiciaire ou les autres agents verbalisateurs peuvent les
accompagner pour leur permettre de présenter lesdits justificatifs ou leur
donner la possibilité de faire présenter ces justificatifs dans un délai de
48 heures.
2° Ceux qui ont détenu, transporté, vendu, cédé ou échangé lesdites
marchandises et ceux qui ont établi les justifications d’origine sont également
tenus de présenter les documents visés au 1° ci-dessus, à toute réquisition
des agents de l’administration, des officiers de police judiciaire ou des autres
agents verbalisateurs formulée dans un délai de quatre ans soit à partir du
moment où les marchandises ont cessé d’être entre leurs mains, soit à partir
de la date de délivrance des justifications d’origine.

87
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE VIII
IMPOTS INDIRECTS
Taxes intérieures de consommation
relevant de l’administration
CHAPITRE PREMIER
Généralités
Article 182- 1° L’administration est chargée de la liquidation et du
recouvrement des taxes intérieures de consommation applicables aux
catégories suivantes de marchandises et d’ouvrages importés ou produits sur
le territoire assujetti :
- les limonades, eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux
de table ou autres, aromatisées ou non aromatisées ;
- les bières ;
- les vins et alcools ;
- les produits énergétiques et les bitumes ;
- les ouvrages de platine, d’or ou d’argent ;
- les tabacs manufacturés ;
- les liquides pour charger ou recharger les appareils électroniques dits
« cigarettes électroniques » et appareils similaires ;
- les pneumatiques même montés sur jantes ;
- les articles, appareils et équipements fonctionnant à l’électricité;
- les appareils électroniques;
- les batteries pour véhicules.
2°- Ces taxes sont liquidées et recouvrées comme en matière de droits
de douane;
3° Les dispositions du titre IX “Contentieux” du présent code sont
applicables aux infractions aux législations et réglementations relatives aux
taxes visées c i - dessus;
4° Les quotités des taxes intérieures de consommation applicables à
ces marchandises et ouvrages ainsi que les dispositions spécifiques à ces
marchandises et ouvrages sont fixées par le dahir portant loi n° 1-77-340 du
25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
Article 183 - En cas d’urgence, les quotités des taxes intérieures de
consommation visées à l’article 182 ci-dessus, peuvent, conformément aux
dispositions de l’article 70 de la Constitution, être modifiées ou suspendues
par le gouvernement, en vertu d’une habilitation législative.
Article 184 - Dans les cas déterminés par la loi visée à l’article 182-
4° ci-dessus, l’installation d’usines, d’ateliers ou d’établissements produisant
la matière fiscale est soumise au dépôt préalable auprès de l’administration
d’une déclaration.

88
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE II

Dahir 1-77-339
Taxes intérieures de consommation applicables
aux marchandises et aux ouvrages de platine, d’or ou
d’argent visés à l’article 182-1° ci-dessus

Article 185 - Les marchandises et ouvrages énumérés à l’article 182-1°


ci-dessus sont passibles des taxes intérieures de consommation :
- pour les marchandises et ouvrages en provenance de l’étranger dès
leur importation au sens de l’article 1 - d ci-dessus;
- pour les marchandises et ouvrages produits sur le territoire assujetti :
dès leur production.
Article 186- Les marchandises et ouvrages visés à l’article 182-1°
ci-dessus sont passibles des taxes intérieures de consommation suivant les
mêmes quotités qu’ils soient importés de l’étranger ou produits sur le territoire
assujetti.
Article 187 1° Sauf dispenses accordées par arrêtés du ministre
chargé des finances, les producteurs de matières fiscales sont tenus de faire
à l’administration :
- avant tout début de production : une déclaration de mise en oeuvre
indiquant les quantités prévisionnelles de matières fiscales à produire ;
- dès achèvement de la production : une déclaration des quantités
effectivement produites, dite déclaration de production;
2° Sauf dispenses accordées par arrêtés du ministre chargé des finances,
ces producteurs doivent fournir une garantie agréée par ledit ministre.
Article 188 - 1° L’enlèvement pour quelque destination que ce soit
des marchandises produites localement visées à l’article 182-1° ci-dessus, à
l’exception des ouvrages de platine, d’or ou d’argent est subordonné :
a) au dépôt préalable auprès de l’administration d’une déclaration
dite «déclaration d’enlèvement» établie sur le modèle et dans les conditions
prévues à l’article 74 ci-dessus.
La déclaration d’enlèvement peut être établie sous forme de déclaration
provisionnelle telle que prévue à l’article 76 bis ci-dessus.
b) à l’autorisation de l’administration, lorsque cette autorisation est
prévue par les textes spécifiques d’application;
2° L’exposition, la mise en vente, la vente d’ouvrage de platine, d’or ou
d’argent produits localement sont subordonnées :
a) au dépôt préalable, auprès de l’administration, d’une déclaration dite
«déclaration des objets de platine, d’or ou d’argent présentés à l’essai et à la
marque» souscrite par le fabriquant d’ouvrages en métaux précieux,
b) à l’essai et à l’apposition des poinçons de garantie par les agents de
l’administration.

89
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 189 - Ont la qualité de redevables des taxes intérieures de
consommation applicables aux marchandises et ouvrages visés à l’article 182-1°
ci-dessus :

a) à l’importation : le déclarant tel que défini à l’article 67 ci-dessus;

b) à la production locale : le déclarant, signataire soit de la déclaration


d’enlèvement, soit de la déclaration des objets de platine, d’or ou d’argent
présentés à l’essai et à la marque, prévue par l’article 188 ci-dessus ;

c) le mandant du déclarant ;

d) la caution, quant il y en a une.

Article 190 - Les taxes intérieures de consommation applicables


aux marchandises et ouvrages énumérés à l’article 182- 1° ci-dessus sont
liquidées :

- pour les marchandises et ouvrages importés : dans les conditions


fixées par les articles 89 et 91 ci-dessus ;

- pour les marchandises et ouvrages produits sur le territoire assujetti :


après enregistrement soit de la déclaration d’enlèvement, soit de la déclaration
des objets de platine, d’or ou d’argent présentés à l’essai et à la marque,
prévues par l’article 188 ci-dessus.
Les éléments qualitatifs et quantitatifs d’assiette, tels que définis aux
articles 14 et suivants ci-dessus, sont applicables aux marchandises soumises
auxdites taxes intérieures de consommation.

Article 191 - 1° Les textes prévus à l’article 183 ci-dessus peuvent


édicter la reprise des stocks de marchandises existant, au jour des
modifications tarifaires des taxes intérieures de consommation, chez les
fabricants, les producteurs, les entrepreneurs de transport, les dépositaires et
les commerçants, à l’exclusion de ceux qui vendent au détail ;
2° Dans ce cas, les personnes énumérées au 1° ci-dessus doivent faire
la déclaration écrite des quantités de produits en leur possession au jour de
l’application de la modification tarifaire.

Article 192- Dans tous les cas où les marchandises sont taxées en
fonction de leur teneur en matière imposable , la proportion de la matière y
contenue est déterminée par le laboratoire désigné par le ministre chargé des
finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.

90
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 193 - 1° Lorsque les contrôles effectués par les agents de

Dahir 1-77-339
l’administration révèlent des manquants que le producteur ne peut justifier,
les quantités reconnues manquantes sont présumées avoir été versées à la
consommation, déduction étant faite des freintes, et des déficits accordés par
les textes spécifiques d’application;
2° Les manquants sont soumis au paiement immédiat desdites taxes
suivant les quotités les plus élevées sans préjudice, le cas échéant, des
pénalités encourues.

Article 194 - Lorsque les contrôles visés à l’article 193 ci-dessus


révè­lent l’existence d’excédents non justifiés de marchandises soumises à taxes
intérieures de consommation, ces excédents sont soumis, immédiatement,
au paiement des droits et taxes sans préjudice, le cas échéant, des pénalités
encourues.
Articles 195 à 203 (abrogés)

91
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE VIII BIS
DEPÔT DES DECLARATIONS, DES MANIFESTES
ET DES ACQUITS-À-CAUTION, DES DOCUMENTS
Y ANNEXES ET DELIVRANCE DES DOCUMENTS, PAR PROCEDES
ELECTRONIQUES OU INFORMATIQUES

Article 203 bis - Le dépôt des déclarations en détail, des déclarations


sommaires, des acquits-à-caution et des documents qui leur sont annexés
prévus par les dispositions du présent code, s’effectuent par procédés
électroniques ou informatiques, sauf dérogation prévue par arrêté du ministre
chargé des finances.

L’administration peut délivrer les documents prévus par le présent code


par procédés électroniques ou informatiques.

Les déclarations, acquits à caution et documents précités sont signés


conformément à la loi n° 53-05 relative à l’échange électronique des données
juridiques, promulguée par le dahir n°1-07-129 du 19 kaada 1428 (30 novembre
2007).

Les modalités d’application des dispositions de cet article sont fixées


par voie réglementaire.

92
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE IX

Dahir 1-77-339
CONTENTIEUX

CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
section I
L’infraction douanière
Article 204 - L’infraction douanière est un acte ou une abstention
contraire aux lois et règlements douaniers et réprimée par ces textes.
Article 205 - (abrogé).
Article 206 - Toute tentative d’infraction douanière est assimilée à
l’infraction elle-même et réprimée comme telle alors même que les actes
caractérisant le commencement d’exécution auraient été commis en dehors
du territoire assujetti.
Article 207 - (abrogé).
Section II
Peines et mesures de sûreté
en matière d’infractions douanières

Article 208 - Les peines et les mesures de sûreté réelles applicables


en matière d’infractions douanières sont :
- l’emprisonnement ;
- la confiscation des marchandises de fraude, des marchandises
servant à masquer la fraude et des moyens de transports ;
- l’amende fiscale.
Article 209 - L’emprisonnement prévu par le présent code est appliqué
et subi dans les conditions du droit commun.
Article 210 - La confiscation des marchandises prohibées à quelque
titre que ce soit revêt principalement le caractère d’une mesure de sûreté.
La confiscation des objets non prohibés a le caractère prédominant d’une
réparation civile.
Article 211 - La confiscation affecte la marchandise de fraude en
quelques mains qu’elle se trouve. Elle est obligatoirement ordonnée, même
si cette marchandise appartient à un tiers étranger à la fraude ou demeuré
inconnu, et alors qu’aucune condamnation ne serait prononcée.
Article 211 Bis - La confiscation affecte la marchandise qui a servi
à masquer la marchandise de fraude sauf lorsqu’il est établi que ladite
marchandise appartient à une personne étrangère à la fraude.
Article 212 - Est obligatoirement ordonnée la confiscation des moyens
de transport qui ont servi à commettre l’infraction lorsqu’ils appartiennent :
– à ceux qui ont participé à la fraude ou à la tentative de fraude ;

93
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 – à un tiers étranger à l’infraction à condition que ces moyens de
transport aient été aménagés spécialement en vue de la fraude, ou que cette
fraude ait été commise par le préposé à la conduite du moyen de transport,
sauf si le propriétaire du moyen de transport arrive à établir que le préposé
à la conduite, agissant sans autorisation, s’est placé hors des fonctions aux­
quelles il a été employé.

Article 213 -Lorsque les marchandises et les moyens de transport


susceptibles de confiscation n’ont pu être saisis ou, lorsque ayant été saisis,
l’administration en fait la demande, le tribunal prononce, pour tenir lieu de la
confiscation, la condamnation au paiement d’une somme égale à la valeur
représentée par ces marchandises et ces moyens de transport et déterminée
selon les modalités fixées à l’article 219 ci-après.
Article 214 - Sous réserve des dispositions de l’article 257 bis ci-
dessous, les amendes fiscales prévues au présent code ont le caractère
prédominant de réparations civiles.
Toutefois, elles sont infligées par les tribunaux répressifs et doivent être
prononcées dans tous les cas, même si l’infraction n’a causé à l’Etat aucun
préjudice matériel.
Si l’affaire a été portée devant un tribunal militaire l’administration peut
présenter sa demande en réparation devant un tribunal civil.
Article 215 - En cas de concours de plusieurs infractions douanières,
les condamnations pécuniaires prévues au présent code sont prononcées pour
chacune des infractions dûment établies. Toutefois, lorsque ces infractions
portent sur la même marchandise, il y a lieu d’appliquer la condamnation la
plus grave.
Article 216 - Il n’est prononcé qu’une amende fiscale unique contre
tous les participants à une seule et même infraction douanière.
Article 217 - Les confiscations et les amendes en matière de douane
sont prononcées au seul profit de l’administration.
Le montant intégral des condamnations pécuniaires encourues doit
être prononcé sans déduction du montant des transactions consenties aux
co-auteurs et complices. Toutefois, le recouvrement par l’administration du
montant de ces condamnations ne peut être poursuivi que sous déduction
de la part des co-auteurs et complices avec lesquels les transactions ont eu
lieu.
Articles 218 - (abrogé).
Article 219 -Lorsque l’amende est déterminée en fonction de la valeur
de l’objet de fraude, elle est prononcée en tenant compte tant de la valeur des
objets (marchandises et moyens de transport) saisis, que de celle des objets
qui n’ont pu être saisis conformément à ce qui a été constaté par toute voie
de droit.

94
Code des Douanes et Impôts Indirects
La valeur à retenir pour le calcul de l’amende est la valeur en douane de

Dahir 1-77-339
l’objet dans l’état où il se trouve, au moment où la fraude a été commise alors
même que les marchandises litigieuses ne font pas l’objet d’un commerce
licite.
Lorsque le tribunal a acquis la conviction que des offres, propositions
d’achat ou de vente, conventions de toute nature, portant sur les objets de
fraude ont été faites ou contractées à un prix supérieur au cours du marché
intérieur au moment où l’infraction a été commise, il peut se fonder sur ce prix
pour calculer les peines fixées par le présent code en fonction de la valeur
desdits objets.
Article 220 - Les mesures de sûreté personnelles en matière de douane
sont :
1° (abrogé).
2° l’interdiction d’accès aux bureaux, magasins et terre-pleins soumis à
la surveillance de la douane,
3° le retrait de l’agrément de transitaire en douane ou de l’autorisation
de dédouaner,
4° l’exclusion du bénéfice des régimes économiques en douane,
5° l’interdiction d’accès aux systèmes informatiques de l’administration,
6° le retrait de l’autorisation d’exploitation d’un magasin et aire de
dédouanement.
Ces mesures peuvent être prises, en suite d’infractions douanières ou
de droit commun, par décision judiciaire ou administrative selon le cas, dans
les conditions prévues au présent code.

Section III
Personnes pénalement responsables

Article 221 - Les co-auteurs et complices d’une infraction douanière


sont, dans les conditions du droit commun, passibles des mêmes peines que
les auteurs principaux. Les mesures de sûreté prévues à l’article 220 peuvent
leur être appliquées.
Sont également passibles de ces peines et de ces mesures de sûreté,
les personnes physiques ou morales intéressées à la fraude.
En dehors des cas prévus par le code pénal, sont tenus pour complices
de l’infraction douanière ceux qui, en connaissance de cause, ont :
1° par quelque moyen que ce soit directement incité à la fraude ou l’ont
facilitée,
2° acheté ou détenu des marchandises de fraude,
3° couvert les agissements des fraudeurs ou tenté de leur assurer
l’impunité.

95
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Sont réputées personnes physiques ou morales intéressées à la fraude :
a) les pourvoyeurs des fonds utilisés pour la commission de la fraude
ayant agi en connaissance de cause ;
b) les propriétaires des marchandises de fraude.
Article 222 - Sont pénalement responsables :
a) les signataires de déclarations, pour les omissions, inexactitudes et
autres irrégularités relevées dans leurs déclarations ;
b) les commettants du fait de leurs employés, pour les opérations en
douane effectuées sur leurs instructions ;
c) les soumissionnaires, en cas d’inexécution des engagements
souscrits par eux.
Toutefois, les peines d’emprisonnement édictées par le présent code ne
sont applicables aux signataires des déclarations et aux commettants, qu’en
cas de faute personnelle et intentionnelle. Elles ne sont pas applicables aux
transitaires lorsqu’il est établi qu’ils se sont limités à reproduire les renseignements
qui leur ont été communiqués par leur mandant et qu’ils n’avaient aucune raison
valable de mettre en doute la véracité de ces renseignements.
Article 223 - Sont présumés pénalement responsables :
a) les détenteurs et les transporteurs de marchandises de fraude,
b) les capitaines de navires, bateaux et embarcations ainsi que les
commandants d’aéronefs, pour les omissions et inexactitudes relevées dans
les manifestes et, d’une manière générale, pour les infractions douanières
commises à bord de leurs navires, bateaux, embarcations et aéronefs.
Toutefois, sont déchargés de cette responsabilité :
- les transporteurs qui justifient avoir rempli régulièrement leurs
obligations professionnelles en établissant que les marchandises de fraude
ont été dissimulées par autrui en des lieux échappant normalement à leur
contrôle, ou expédiées sous le couvert d’un envoi apparemment licite et
régulier ou lorsqu’ils mettent l’administration en mesure d’exercer utilement des
poursuites contre les véritables auteurs de la fraude, notamment, au moyen
de l’identification des expéditeurs et des destinataires des marchandises dont
ils assurent le transport.
- Le capitaine de navire ou le commandant d’aéronef s’il administre
la preuve qu’il a rempli tous ses devoirs de surveillance, si le délinquant est
découvert, ou s’il justifie que des avaries sérieuses ont nécessité le déroutement
du navire ou de l’aéronef et à condition que ces événements aient été
consignés au journal de bord avant la visite du service des douanes.
- Le capitaine de navire lorsqu’il est établi qu’il a reproduit fidèlement
les énonciations déclaratives du chargeur et qu’il n’avait aucune raison
valable de mettre en doute la véracité des renseignements contenus dans le
connaissement au port de chargement .

96
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 224 - Sous réserve des dispositions de l’article 223 ci-dessus,

Dahir 1-77-339
les présomptions légales en matière de douane et d’impôts indirects ne
fléchissent que devant la justification précise d’un cas de force majeure.
Article 225 - (abrogé).
Article 226 - Les peines d’emprisonnement édictées par le présent
code ne sont applicables aux personnes citées à l’article 223 ci-dessus qu’en
cas de faute intentionnelle.
Article 227 - Lorsque des infractions douanières sont commises par
les administrateurs, gérants ou directeurs d’une personne morale, ou par
l’un d’entre eux agissant au nom et pour le compte de la personne morale,
indépendamment des poursuites intentées contre ceux-ci, la personne morale
elle-même pourra être poursuivie et frappée des peines pécuniaires et, s’il y a
lieu, des mesures de sûreté prévues à l’article 220-3°, 4° et 6° ci-dessus.

Section IV
Mineurs et aliénés mentaux

Article 228 - L’auteur, le complice d’une infraction douanière ou la


personne intéressée à cette infraction n’est passible que des confiscations et
des amendes prévues au présent code si, à l’époque des faits, il était :
- soit en état d’aliénation mentale,
- soit mineur de moins de 18 ans.

Section V
Tiers civilement responsables

Article 229 - Sont civilement responsables du fait d’autrui en ce qui


concerne les droits, taxes, confiscations, amendes et dépens :
a) les personnes énumérées à l’article 85 du code des obligations et
contrats ;
b) les propriétaires des marchandises du fait de leurs employés ;
c) les propriétaires des moyens de transport du fait de leurs employés,
sauf si la responsabilité du préposé à la conduite est établie.
Article 229 bis - La mainlevée du moyen de transport saisi ne comportant
pas de cachettes aménagées est accordée sans caution ni consignation au
propriétaire de bonne foi ayant conclu, conformément aux lois et règlements
en vigueur et selon les usages de la profession, un contrat de transport avec
la personne ayant commis l’infraction douanière.
La mainlevée est également accordée au propriétaire des marchandises
non prohibées ayant masqué la fraude s’il a été établi que ledit propriétaire est
étranger à la fraude.
La mainlevée est subordonnée au paiement des frais, éventuellement
engagés par l’administration pour assurer la garde et la conservation desdits
moyens de transport et marchandises ayant servi à masquer la fraude.

97
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section VI
Solidarité

Article 230 - Les cautions sont tenues, au même titre que les principaux
obligés, de payer les droits et taxes, les pénalités pécuniaires et autres
sommes dues par les redevables qu’ils ont cautionnés.
Toutefois, en matière de régimes économiques en douane, les cautions
octroyées par les banques ou par les sociétés d’assurance peuvent porter sur
la totalité ou une partie des droits et taxes suspendus et ce, dans la limite des
sommes cautionnées dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé
des finances. Les intérêts de retard et autres sommes dus ainsi que les
pénalités pécuniaires éventuelles demeurent à la charge du principal obligé.
Article 231 - Sous réserve des dispositions de l’article 257 bis - 2°
ci-dessous, toutes les personnes condamnées pour un même fait de fraude
ou pour des infractions douanières connexes sont tenues, solidairement, des
confiscations ou des sommes en tenant lieu ainsi que des amendes et des
dépens.
Section VII
Responsabilité de l’administration
en cas de saisie ou de retenue

Article 232 - Les saisies et retenues effectuées en vertu des disposi­tions


des articles 235 et 236 ci-après n’ouvrent droit à indemnité au profit des
propriétaires ou détenteurs soupçonnés de fraude que si le dommage allégué
résulte, exclusivement et directement, de fautes lourdes imputables soit au
fonctionnement de l’administration, soit à un de ses agents dans l’exercice de
ses fonctions.

L’indemnité visée ci-dessus est calculée sur la base d’un intérêt d’un
pour cent, par mois, de la valeur des objets saisis ou retenus, depuis la date
de la saisie ou de la retenue jusqu’à celle de l’offre de remise.

98
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE II

Dahir 1-77-339
Procédure contentieuse
Section I
Constatation des infractions
Article 233 - Les infractions douanières sont constatées par les agents
de l’administration ayant prêté serment dans les conditions fixées à l’article
33-2° du présent code, par les officiers de police judiciaire ainsi que par tout
agent verbalisateur de la force publique.
Article 234 -1° Les infractions douanières et de changes sont constatées
par voie de saisie ou par voie d’enquête;
2° La décharge d’un acquit à caution, sans observation de
l’administration, ne fait pas obstacle à la constatation des infractions qui
auraient été commises pendant la durée de validité de l’acquit à caution et qui
ne seraient découvertes qu’après décharge de cet acquit.
Article 235 - 1° Les agents verbalisateurs ont le droit de saisir en tout lieu
les effets de commerce, les moyens de paiement, les instruments financiers,
les marchandises et les moyens de transport passibles de confiscation ainsi
que tous documents relatifs à ces marchandises et moyens de transport.
2° Les marchandises et moyens de transport saisis sont :
– soit conduits et déposés au bureau ou poste de douane le plus proche
du lieu de la saisie;
– soit confiés à la garde du prévenu ou d’un tiers sur les lieux de la
saisie ou dans une autre localité.
Le gardien dépositaire doit assurer la garde de ces marchandises et
moyens de transport et les présenter à première réquisition des agents de
l’administration.
3° La mainlevée des marchandises non prohibées et/ou des moyens
de transport saisis ne comportant pas de cachettes aménagées ou ne se
trouvant pas dans une situation irrégulière, peut être accordée moyennant
caution ou consignation, représentant la valeur des marchandises et/ou des
moyens de transport saisis et ce, jusqu’à règlement du litige par voie
tran­sactionnelle, ou par un jugement définitif.
Lorsque la mainlevée est accordée, les dispositions de l’article 213
ci-dessus, sont applicables.
Article 236 - Dans tous les cas de constatation d’infraction douanière,
les moyens de transport et les marchandises litigieuses non passibles de
confiscation peuvent être retenus par l’administration pour garantir le paiement
des pénalités pécuniaires encourues.
La mainlevée de ces moyens de transport et de ces marchandises peut
être accordée moyennant caution ou consignation garantissant le paiement
des pénalités pécuniaires encourues.

99
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 237 - Les agents de l’administration peuvent procéder à des
enquêtes préliminaires et, à l’occasion de leurs investigations, effectuer
en tout lieu des visites des domiciles et des locaux à usage professionnel
conformément aux conditions fixées par l’article 41 du présent code.
Article 238- Les agents de l’administration classés au moins au grade
équivalent à l’échelle de rémunération n°11 et les ordonnateurs peuvent,
seuls, pour les nécessités de l’enquête préliminaire, retenir à leur disposition,
dans les conditions du code de procédure pénale, une ou plusieurs personnes
soupçonnées de commission ou de participation à un délit douanier.
Article 239 - Les agents verbalisateurs ne peuvent procéder à
l’arrestation des prévenus qu’en cas de flagrant délit.
Article 239 bis - Nonobstant toutes dispositions contraires, les infrac­tions
douanières se prescrivent par quatre (4) années révolues à compter du jour
où l’infraction a été commise.
Section II
Preuve des infractions
Article 240 - Les faits constatés et les saisies effectuées doivent être,
dès que possible, relatés dans des procès verbaux.
Ceux-ci doivent énoncer :
- la date, et le lieu de leur rédaction et de leur clôture,
- les noms, qualités et demeures des agents verbalisateurs,
- la date, l’heure et le lieu de la saisie ou de la constatation,
- les déclarations éventuelles du (ou des) délinquants(s).
Ces procès-verbaux doivent être signés par leurs rédacteurs et par les
délinquants, s’ils sont présents. En cas d’impossibilité ou de refus de la part
des délinquants de signer, mention en sera faite sur ces documents.
Une copie des procès-verbaux est remise aux délinquants présents. En
outre, les procès-verbaux de saisie doivent mentionner :
- les motifs de la saisie ;
- la description des objets saisis, avec leur nature, leur qualité et leur
quantité ;
- les effets de commerce, les moyens de paiement et les instruments
financiers ;
- les mesures prises pour en assurer le dépôt, la garde ou la conservation ;
- l’identité du gardien éventuellement désigné avec son accord et sa
signature ;
- la présence ou l’absence du délinquant à la description des objets
saisis et ses observations éventuelles ;
- l’offre éventuellement faite d’une remise des marchandises non
prohibées ou des moyens de transport moyennant caution ou consignation.
Article 240 bis - Dans tous les cas de saisie de marchandises non
prohibées et de moyens de transport ne comportant pas de cachettes

100
Code des Douanes et Impôts Indirects
aménagées ou ne se trouvant pas dans une situation irrégulière, les agents

Dahir 1-77-339
verbalisateurs de l’administration offrent remise de ces marchandises ou de
ces moyens de transport au délinquant moyennant caution ou consignation
représentant la valeur des marchandises et/ou des moyens de transport
saisis.
Cette offre ainsi que la réponse seront consignées dans un procès-
verbal dans un délai ne dépassant pas huit jours à compter de la date de la
constatation de l’infraction.

Article 241 - Les procès-verbaux de douane sont dispensés des


formalités de timbre et d’enregistrement.

Article 242 - Les procès-verbaux, dressés pour infraction aux


dispositions du présent code par deux agents de l’administration ou plus,
font foi jusqu’à inscription de faux pour les constatations matérielles qu’ils
rapportent.
Ils ne font foi que jusqu’à preuve contraire pour l’exactitude et la sincérité
des aveux et déclarations recueillis.
Les procès-verbaux établis par un seul agent de l’administration ne
font foi que jusqu’à preuve contraire. Il en est de même, sauf dispositions
particulières, des procès-verbaux dressés par les agents verbalisateurs
d’autres administrations.

Article 243 -1° Les tribunaux ne peuvent admettre contre les procès-
verbaux de douane d’autres nullités que celles résultant de l’omission des
formalités prescrites à l’article 240 ci-dessus ;
2° Toutefois, sera nulle et de nul effet toute saisie de marchandises non
prohibées à l’importation ou à l’exportation qui auraient dépassé un bureau de
douane sur la façade duquel le tableau prévu à l’article 30 ci-dessus n’aurait
pas été apposé.

Article 244 - Le prévenu qui veut s’inscrire en faux contre un procès-


verbal est tenu d’en faire, en personne, ou par un mandataire muni d’un
pouvoir légalisé par l’autorité locale, la déclaration au greffe de la juridiction
saisie avant l’audience indiquée par la citation.
Cette déclaration est reçue par le greffier et signée par le prévenu ou
son mandataire ; dans le cas où il ne sait ou ne peut signer, il en est fait
mention expresse.
Au jour fixé pour l’audience, le tribunal donne acte de la déclaration et
fixe un délai de trois jours au moins et de huit jours au plus pendant lequel le
prévenu est tenu de faire, au greffe, le dépôt de ses moyens de faux ainsi que
des noms , qualité et demeure des témoins qu’il veut faire entendre.
A l’expiration du délai qui n’est pas susceptible de prorogation et sans
qu’il soit besoin d’une citation nouvelle, l’affaire vient devant le tribunal qui
examine si les moyens et auteurs des témoignages, sont susceptibles de
détruire l’effet du procès-verbal. Il est procédé sur le faux conformément
à la loi.

101
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Dans le cas contraire ou faute par le prévenu d’avoir rempli toutes
les formalités ci-dessus prescrites, le tribunal déclare qu’il n’y a pas lieu
d’admettre les moyens de faux et ordonne qu’il soit passé outre au jugement.
Tout prévenu débouté de son inscription de faux est condamné à une
amende civile de 500 à 1500 dirhams au profit du Trésor.
Article 245 - Le prévenu contre lequel a été rendu un jugement par
défaut est admis à faire sa déclaration de faux pendant le délai qui lui est
accordée par la loi pour se présenter à l’audience sur l’opposition qu’il a
formée.
Article 246 - Lorsqu’un procès-verbal est rédigé contre plusieurs
prévenus et que l’un ou quelques uns seulement d’entre eux s’inscrivent en
faux, le procès-verbal continue de faire foi à l’égard des autres à moins que le
fait sur lequel porte l’inscription de faux soit indivisible et commun aux autres
prévenus.
Article 247 - Indépendamment de la constatation des infractions par
voie de procès-verbal, la preuve de l’infraction douanière peut être faite par
toutes autres voies de droit alors même que les marchandises ayant fait l’objet
d’une déclaration n’auraient donné lieu à aucune observation.

Section III
Poursuite devant les tribunaux

1. - Dispositions générales

Article 248 -Sous réserve des dispositions du présent chapitre, les


infractions prévues au présent code peuvent être poursuivies par toutes les
voies de droit.

2. - Mise en mouvement et exercice de l’action publique

Article 249 - a) Dans le cas des délits douaniers prévus et définis par
les articles 279 ter et 281 ci-après, l’action publique est mise en mouvement
par le ministère public ou par le ministre chargé des finances, le directeur de
l’administration ou un de ses représentants habilité à cet effet;
b) Dans le cas des contraventions douanières prévues et définies par
les articles 285, 294, 297 et 299 ci-après, les poursuites ne peuvent être
engagées que sur l’initiative du ministre chargé des finances, du directeur de
l’administration ou de l’un de ses représentants habilité à cet effet.

Article 250 - L’administration peut se faire représenter à l’audience ;


son représentant expose l’affaire au tribunal et dépose ses conclusions.

Article 251 - Lorsque l’auteur d’une infraction douanière vient à


décéder avant dépôt de plainte ou intervention d’un jugement ou arrêt définitif
ou transaction, le ministre chargé des finances ou son représentant peut
demander au président du tribunal de première instance, par simple requête,
la confiscation des objets litigieux passibles de cette sanction.

102
Code des Douanes et Impôts Indirects
3. - Compétence des tribunaux

Dahir 1-77-339
Article 252 - Les infractions sont portées devant la juridiction de jugement
selon les règles du droit commun. Toutefois, les juridictions de jugement
saisies avant le 1er mai 1984, demeurent compétentes conformément aux
dispositions applicables avant cette date.

4. - Mise en liberté provisoire et détention préventive

Article 253 - En cas de flagrant délit, lorsqu’une peine d’emprisonnement


est encourue, à défaut de jugement immédiat sur le fond, et si le prévenu ne
présente pas de garanties suffisantes de représentation, la mise en liberté
provisoire doit être subordonnée soit au dépôt, à la caisse du receveur des
douanes, d’une consignation en espèces ou sous forme de chèques certifiés,
soit à la présentation d’une caution solvable, garantissant le paiement des
pénalités pécuniaires encourues.
Article 254 - Lors du prononcé d’un jugement de condamnation à une
peine de prison ferme, sanctionnant un flagrant délit des infractions prévues
à l’article 279 ter ou de contrebande prévue à l’article 282 ci-après, si le
condamné se trouvait en liberté provisoire au moment de ce jugement, il est
procédé, nonobstant appel, à son incarcération immédiate, à moins que le
montant des pénalités pécuniaires infligées ne se trouve intégralement garanti
dans les conditions prévues à l’article 253 ci-dessus.
Le condamné détenu au moment du jugement ayant accompli sa peine
d’emprisonnement par le jeu de la détention préventive et le condamné détenu
ayant bénéficié du sursis sont remis en liberté immédiatement nonobstant
appel.
Article 255 - Dans le cas de délit non flagrant puni d’une peine
d’emprisonnement, la mise en liberté provisoire des prévenus n’offrant pas
de garanties suffisantes de représentation est subordonnée à l’obligation de
fournir une des garanties prévues à l’article 253 ci-dessus.
Article 256 - En cas de décision ordonnant une mise en liberté provisoire
avant jugement au fond, le prévenu est maintenu en détention pendant la
journée qui suit celle où la décision a été rendue.
L’appel interjeté par l’administration pendant ce délai prolonge le
maintien en détention jusqu’à ce qu’il ait été statué sur cet appel.
Article 257 - Par dérogation aux dispositions des articles 253, 254 et
255 ci-dessus, le prévenu détenu préventivement peut faire l’objet d’une mise
en liberté provisoire, sans dépôt de consignation ou fourniture de caution, si
le ministère public et l’administration y consentent.

103
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 4 bis. - Circonstances atténuantes et récidive

Article 257 bis – 1° Si le tribunal constate l’existence d’éléments


établissant la bonne foi de l’auteur de l’infraction douanière, il peut accorder
les circonstances atténuantes et par conséquent :
a-prononcer la restitution des moyens de transport saisis, sous réserve
qu’ils ne soient pas aménagés pour commettre la fraude, qu’ils ne comportent
pas de cachettes, cavités ou espaces vides qui ne sont pas normalement
destinés au logement des marchandises ou qu’ils ne soient pas dans une
situation irrégulière ;

b- restituer les objets ayant servi à masquer la fraude ;

c- réduire le montant des sommes tenant lieu de confiscation des


marchandises de fraude jusqu’à la moitié de la valeur de ces marchandises ;

d- réduire les amendes encourues d’une somme qui ne peut excéder le


tiers de leur montant ou d’une somme qui ne peut être inférieure au minimum
de l’amende pour les infractions pour lesquelles le présent code prévoit un
minimum.
2° Si les circonstances atténuantes sont retenues à l’égard de certains
co-auteurs ou complices pour une même infraction douanière, le tribunal
prononce d’abord les amendes pécuniaires contre tous les co-auteurs ou
complices solidaires et délimite ensuite la part de chacune des personnes,
tenues solidairement au payement des amendes prononcées, ayant bénéficié
des circonstances atténuantes.

Article 257 ter - Si les auteurs des infractions douanières autres que
les contraventions de quatrième classe commettent une nouvelle infraction,
dans les trois ans qui suivent une transaction ou une condamnation devenue
définitive, ils sont passibles d’une amende égale au double du maximum des
pénalités pécuniaires encourues.

Cette disposition n’est pas applicable, sauf cas de faute personnelle et


intentionnelle, aux personnes qui font profession d’accomplir pour autrui les
formalités de douane.

5. - Voies de recours

Article 258 - En cas de mise en mouvement de l’action publique par le


ministère public conformément aux dispositions du premier alinéa de l’article
249 ci-dessus, l’administration doit en être informée et convoquée à l’audience
pour déposer ses conclusions.

Toutefois, lorsque l’administration n’a pas été convoquée régulièrement,


elle peut, à titre exceptionnel, interjeter appel contre le jugement rendu, dans
les dix jours suivant la notification dudit jugement à l’administration, en ce qui
concerne l’amende et la confiscation.

104
Code des Douanes et Impôts Indirects
6. - Confiscation des minuties et d’objets saisis à l’encontre

Dahir 1-77-339
d’inconnus
Article 259 - L’administration peut demander au tribunal de première
instance, par simple requête, la confiscation en nature des objets saisis
lorsqu’elle estime qu’il n’y a pas lieu à poursuites en raison du peu d’importance
de la fraude.
Lorsque des saisies de marchandises ont été opérées à l’encontre
d’individus inconnus, l’administration peut également demander au tribunal de
première instance le plus voisin et, toujours par simple requête, la confiscation
des objets saisis.
Dans les deux cas, il est statué sur ces demandes par une seule
ordonnance, même si la requête se rapporte à plusieurs saisies faites
séparément.

7. - Voies d’exécution

Article 260 - Les agents de l’administration peuvent rédiger et notifier


tous les actes extrajudiciaires nécessités :
- par la vente des objets saisis, confisqués ou abandonnés en douane ;
- par l’exécution des mesures douanières, autres que celles relatives à
la constatation, au recouvrement et au contentieux des droits et taxes dont la
perception incombe à l’administration.
Article 261 - L’exécution des jugements et arrêts rendus en matière de
douane est poursuivie par toutes voies de droit.
Article 261 bis - Nonobstant toutes dispositions contraires, les
condamnations pécuniaires prononcées en matière d’infractions douanières
se prescrivent par quatre (4) années révolues à compter du jour où la décision
les concernant ayant acquis l’autorité de la chose jugée.
Article 262 - (abrogé).
Article 262 bis - La contrainte par corps est applicable en matière de
condamnations pécuniaires réprimant les infractions douanières, sa durée est
fixée, nonobstant toutes dispositions contraires, dans les limites ci-après :
- de 1 à 2 ans pour les délits douaniers ;
- de 6 mois à 1 an pour les contraventions douanières de première et
de deuxième classes ;
- de 1 à 6 mois pour les contraventions douanières de troisième et de
quatrième classes.
Article 263 - Nonobstant leur caractère de réparations civiles, les
condamnations pécuniaires en matière de douane et impôts indirects sont
soumises aux règles du code de procédure pénale relatives à l’inscription au
casier judiciaire et au fichier des sociétés.

105
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 264 - La contrainte par corps est applicable en matière
d’infractions douanières dès prononcé du jugement définitif et ce, nonobstant
toute voie de recours extraordinaire.
Article 265 - Lorsque l’auteur d’une infraction vient à décéder
avant d’avoir effectué le règlement des amendes, confiscations et autres
condamnations pécuniaires prononcées contre lui ou des transactions
acceptées par lui, le recouvrement peut en être poursuivi contre la succession.

Section IV
Mesures conservatoires
Privilèges

Article 266 - Les marchandises et moyens de transport saisis qui


ne pourront être conservés sans courir le risque de détérioration ou de
dépréciation seront aliénés, à la diligence de l’administration sur ordonnance
du juge de première instance le plus voisin. Cette ordonnance sera exécutée
nonobstant opposition ou appel. En cas de vente, le produit sera déposé dans
la caisse du receveur des douanes pour en être disposé ainsi qu’il sera statué,
en définitive, par le tribunal chargé de se prononcer sur la saisie.

Article 266 bis - L’administration peut procéder à la destruction


des marchandises visées à l’article 266 ci-dessus sans formalité judiciaire
lorsqu’elles sont reconnues impropres à la consommation ou à l’usage et
après en avoir informé les services concernés.

Article 267 - Lorsque la mainlevée des objets saisis est accordée par
le jugement contre lequel une voie de recours est introduite, la remise n’en
est faite à ceux au profit desquels le jugement a été rendu que sous caution
de la valeur desdits objets.

Article 268 - En vue de garantir les créances douanières de toutes


natures résultant de procès verbaux constatant des infractions à la législation
douanière, toutes mesures conservatoires utiles peuvent être prises à
l’encontre des personnes pénalement ou civilement responsables sur la base
desdits procès-verbaux.

Article 269 - Les transitaires en douane agréés, qui ont acquitté pour un
tiers des droits, taxes ou amendes de douane, sont subrogés au privilège de
l’administration quelles que soient les modalités de recouvrement observées
par eux à l’égard de ce tiers. Toutefois, cette subrogation ne peut en aucun
cas être opposée aux administrations de l’Etat.

Article 270 - Les propriétaires des objets confisqués ou leurs créanciers,


même privilégiés, ne peuvent revendiquer ni lesdits objets ni leur prix . Il en
est de même pour les objets saisis tant que la saisie n’aura pas été levée.

106
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section V

Dahir 1-77-339
Contrainte administrative

Article 271 - Le directeur de l’administration peut décerner contrainte


pour l’exécution de l’obligation prévue par l’article 36 du présent code.
La contrainte est notifiée par les agents de l’administration.
La contrainte ne peut être exercée au-delà d’un délai de 15 ans à
compter de la date de sa notification.
Article 272 - (abrogé).

Section VI
Extinction des droits
de poursuite et de répression
Transaction

Article 273 - L’administration a le droit de transiger avec les personnes


poursuivies pour infractions de douane et impôts indirects, soit avant, soit
après jugement définitif.
Lorsque la transaction devenue définitive intervient avant jugement
définitif, elle éteint, à l’égard des parties contractantes, l’action du ministère
public aussi bien que celle de l’administration.
Lorsqu’elle intervient après un jugement définitif, la transaction laisse
subsister l’emprisonnement et la mesure de sûreté personnelle prévue par
l’article 220-1°.
Article 274 - La transaction ne devient définitive qu’après ratification
par le ministre chargé des finances ou par le directeur de l’administration.
Elle lie, alors, irrévocablement les parties et n’est susceptible d’aucun
recours.
Article 275 - La transaction peut porter sur des remises partielles ou
totales des amendes, confiscations et autres sommes dues, mais ne peut,
en aucun cas, porter sur les montants des droits et taxes normalement
exigibles.
Toutefois, lorsqu’elle comporte l’abandon des marchandises litigieuses
au profit de l’administration, le paiement des droits et taxes sur lesdites
marchandises n’est pas dû.
Lorsqu’elle comporte la restitution des marchandises au profit du (ou
des) délinquant(s) ou lorsqu’il s’agit de marchandises litigieuses non saisies,
les droits et taxes dus et non payés, au titre desdites marchandises, doivent
être acquittés.
Article 276 - La transaction devenue définitive, conformément aux
dispositions de l’article 273 ci-dessus, lie irrévocablement les parties et n’est

107
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 susceptible d’aucun recours. Elle produit effet à l’égard des seules parties
contractantes sous réserve des dispositions du second alinéa de l’article 217
ci-dessus et éteint aussi bien l’action du ministère public que celle de
l’administration à l’égard de la partie contractante.
Elle doit être constatée par écrit, sur papier timbré, en autant d’originaux
qu’il y a de parties ayant un intérêt distinct.
Article 277 - En cas de transaction, les frais éventuels de justice ne
peuvent, en aucun cas, être mis à la charge de l’administration.

Section VII
Vente des marchandises saisies devenues
propriété de l’administration
Article 278 - 1° Les marchandises saisies devenues propriété de
l’administration soit par abandon transactionnel, soit par décision de justice
définitive, sont cédées dans les conditions définies par voie réglementaire.
Lorsque les voies de recours extraordinaires sont exercées, le produit
de la vente n’est pris en recette définitive qu’après prononcé de la décision de
justice ayant autorité de la chose jugée.
1° bis- Les marchandises sont cédées, droits et taxes dus compris dans
les prix de cession, avec faculté, pour l’acquéreur, d’en disposer pour toutes
les destinations autorisées par les lois et règlements en vigueur.
2° L’administration peut en outre assortir ladite cession de conditions
particulières.
3° L’administration peut procéder à la destruction des marchandises
visées au 1° ci-dessus, lorsqu’elles sont reconnues impropres à la consommation
ou à l’usage.
CHAPITRE III
Dispositions répressives
Section I
Classification des infractions douanières
Article 279 - Il existe deux sortes d’infractions douanières : les délits
douaniers et les contraventions douanières.
Les délits douaniers sont de deux classes et les contraventions
douanières de quatre.

LES DELITS DOUANIERS DE PREMIERE CLASSE

Article 279 bis - (abrogé)


Article 279 ter - Constituent des délits douaniers de première classe
les infractions ci-après :
1°- L’importation ou l’exportation et la tentative d’importation ou
d’exportation des stupéfiants et des substances psychotropes sans
autorisation ni déclaration ; ainsi que leur importation ou exportation sous
couvert d’une déclaration fausse ou inapplicable;

108
Code des Douanes et Impôts Indirects
2°- La détention sans justification des stupéfiants et des substances

Dahir 1-77-339
psychotropes au sens de l’article 181 ci-dessus ;
3°- (abrogé)
4°- La présence en entrepôt ou dans les magasins ou aires de
dédouanement des stupéfiants et des substances psychotropes.
Article 279 quater - Les délits douaniers de première classe sont punis :
1°- d’un emprisonnement d’un an à trois ans ;
2°- d’une amende égale à deux fois la valeur des marchandises de fraude.
Les amendes ci-dessus sont portées au double lorsque les infractions
commises sont accompagnées de circonstances aggravantes, notamment
l’usage de la violence ou des voies de fait, l’utilisation d’armes, de véhicules
ou d’équipements spécifiques, la commission des actes de fraude par trois
personnes au moins.
3°- de la confiscation des marchandises de fraude, des moyens de
transport et des marchandises servant à masquer la fraude.
LES DELITS DOUANIERS DE DEUXIÈME CLASSE
Article 280 - (abrogé).
Article 281 - Constituent des délits douaniers de deuxième classe :
1°- La contrebande définie à l’article 282 ci-après ;
2°- L’excédent de colis non justifié et, de manière générale, l’excédent
en nombre constaté lors d’un recensement en entrepôt ou entrepôt industriel franc;
3°- La présence sans justification en entrepôt de douane ou de stockage
de marchandises exclues du régime de l’entrepôt pour un motif autre que leur
mauvais état de conservation ;

4°- Les infractions aux dispositions du titre VIII du présent code,


relatives aux impôts indirects ;
5°- Les infractions aux dispositions de l’article 46-1° ci-dessus ;
6°- Les infractions aux dispositions de l’article 56 ci-dessus ;
7°- Tout acte ou manœuvre effectué par des procédés informatique
ou électronique tendant à supprimer, modifier ou ajouter des données ou
des programmes du système informatique de l’administration, lorsque ces
actes ou manoeuvres ont pour effet d’éluder un droit ou une taxe ou d’obtenir
indûment un avantage quelconque ;
8°- l’importation ou l’exportation des marchandises prohibées visées
au 1° a) de l’article 23 ci-dessus, réalisée par un bureau de douane soit sans
déclaration en détail soit sous couvert d’une déclaration fausse ou inapplicable
aux marchandises présentées ;
9°- la présence dans les magasins et aires de dédouanement des
marchandises exclues de ces magasins et aires de dédouanement en vertu
de l’article 62-3° ci-dessus.

109
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 282 - La contrebande s’entend :
1°- des importations ou des exportations en dehors des bureaux de
douane et, notamment, les chargements et transbordements des navires et
des aéronefs en dehors de l’enceinte des ports et des aérodromes où les
bureaux de douane sont établis (articles 52, 58-1° et 60-2° du présent code) ;
2°- (abrogé)
3°- de la détention des marchandises soumises aux dispositions
de l’article 181 du présent code lorsque cette détention n’est pas justifiée
ou lorsque les documents présentés à titre justificatif sont faux, inexacts,
incomplets ou non applicables ;
4°- des importations ou des exportations sans déclaration lorsque
les marchandises, passant par un bureau de douane, sont soustraites à la
visite de l’administration par dissimulation dans des cachettes spécialement
aménagées ou dans des endroits qui ne sont pas normalement destinés à
recevoir des marchandises.
Article 282 bis - Les délits douaniers de deuxième classe sont punis :
1°- d’un emprisonnement d’un mois à un an ;
2°-a) d’une amende égale à trois fois le montant des droits et taxes pour
les infractions visées aux 1°, 2°, 3°, 4°, 5°, 6° et 7° de l’article 281 ci-dessus;
b- d’une amende égale à deux fois la valeur des marchandises objet de
la fraude pour les infractions visées aux 8° et 9° de l’article 281 précité;
Les amendes ci-dessus sont portées au double lorsque les infractions
commises portent sur des marchandises ayant une incidence sur la sécurité,
la moralité, la santé publique, l’environnement ou lorsque ces infractions
sont accompagnées de circonstances aggravantes, notamment l’usage
de la violence ou des voies de fait, l’utilisation d’armes, de véhicules ou
d’équipements spécifiques, la commission des actes matériels de contrebande
par trois personnes au moins.
3°- de la confiscation des marchandises de fraude, des moyens de
transport et des marchandises servant à masquer la fraude.
Article 283 - Les détenteurs et les transporteurs de marchandises
soumises à justification d’origine encourent les peines prévues à l’article 282
bis ci-dessus lorsqu’ils savaient que celui qui leur a délivré les justifications
ne pouvait le faire valablement ou que celui qui leur a vendu, cédé, échangé
ou confié les marchandises n’était pas en mesure de justifier de leur détention
régulière.

LES CONTRAVENTIONS DOUANIERES DE PREMIERE CLASSE


Article 284 - (abrogé).
Article 285 - Constituent des contraventions douanières de première
classe :

110
Code des Douanes et Impôts Indirects
1°- sous réserve des dispositions de l’article 299-6° ci-après, l’importa-

Dahir 1-77-339
tion ou l’exportation des marchandises prohibées  visées au 1° b) de l’article
23 ci-dessus, réalisée par un bureau de douane sans déclaration en détail ;
2°- L’importation ou l’exportation sans déclaration en détail, par un
bureau de douane, si un droit ou une taxe se trouve éludé ou compromis par
ce défaut de déclaration ;
3°- Sous réserve des dispositions du 7° de l’article 299 ci-dessous,
le défaut d’enregistrement, dans les délais impartis, de la déclaration
complémentaire visée à l’article 76 bis-3° ci-dessus ;
4°- L’enlèvement des marchandises des lieux visés à l’article 27
ci-dessus, après enregistrement de la déclaration en détail, sans que la
mainlevée des marchandises ait été délivrée ;
5°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées dans des magasins et aires
de dédouanement tels que définis à l’article 61 ci-dessus ainsi que les
marchandises ayant fait l’objet d’une déclaration sommaire visée à l’article 59
bis du présent code ;
6°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées sous le régime de l’entrepôt ;
7°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées sous le régime du transit et des
documents douaniers qui doivent les accompagner ;
8°- Tout abus volontaire du régime de l’entrepôt de douane ou entrepôt
de stockage, de l’entrepôt industriel franc, de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif, de l’admission temporaire, du transit, de la transformation
sous douane ou de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif avec
recours à l’échange standard, au sens de l’article 286 ci-après ;
9°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées sous le régime de l’entrepôt
industriel franc ou le défaut de justification d’utilisation desdites marchandises ;
10°- La non présentation à première réquisition des agents de l’administration
par le gardien dépositaire des marchandises placées sous sa garde ;
11°- Les infractions aux dispositions du Titre VI bis du présent code
relatif à la surveillance des régimes de franchise ou de suspension des droits
et taxes à l’importation ;
12- l’importation de marchandises comportant une marque de fabrique,
de commerce ou de service contrefaite au sens de la loi 17-97 relative à la
protection de la propriété industrielle ;
13°- Tout excédent non déclaré à l’importation, en poids, en quantité ou
en valeur dépassant de 20% le poids, la quantité ou la valeur des marchandises
objet de déclaration en détail ;
14°- (abrogé)
15°- Les infractions aux dispositions de l’article 42-2° ci-dessus.

111
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 286 - Constituent des abus :
1°- de l’admission temporaire pour perfectionnement actif : toute vente,
toute cession non autorisée, toute substitution de marchandises placées
sous ce régime quel que soit le degré d’élaboration, toute utilisation de ces
marchandises à d’autres fins que celles pour lesquelles le régime a été
accordé ainsi que toute demande de décharge de compte souscrit sous ce
régime qui s’est révélée abusive à la suite d’un contrôle ;
2°- de l’admission temporaire : toute vente, toute cession non autorisée,
toute substitution d’objets, matériels et produits placés sous ce régime, toute
manœuvre tendant à bénéficier ou à faire bénéficier indûment une personne
de l’admission temporaire, toute utilisation des objets, matériels, produits
divers et animaux soit par une personne non autorisée soit par d’autres fins
que celles pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que toute demande
de décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive à
la suite d’un contrôle ;
3°- du transit : tout déchargement sauf cas de force majeure dûment justifié,
toute soustraction ou toute substitution de marchandises en cours de transit ;
4°- de l’entrepôt industriel franc : toute vente, toute cession non
autorisée, toute substitution de matériels, d’équipements et de leurs parties et
pièces détachées et de marchandises placées sous ce régime, toute utilisation
de ces matériels, équipements, parties et pièces détachées et marchandises
à d’autres fins que celles pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que
toute demande de décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est
révélée abusive à la suite d’un contrôle ;
5°- de la transformation sous douane : toute vente, toute cession
non autorisée, toute substitution de marchandises placées sous ce régime
quel que soit le degré d’élaboration, toute utilisation de ces marchandises à
d’autres fins que celles pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que toute
demande de décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée
abusive à la suite d’un contrôle ;
6°- de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif avec recours
à l’échange standard: toute vente, toute cession non autorisée, toute substitution
de marchandises de remplacement, toute manœuvre tendant à faire bénéficier
indûment du régime de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif
avec recours à l’échange standard ainsi que toute demande de décharge de
compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive ;
7°- de l’entrepôt de douane ou entrepôt de stockage: toute substitution
de marchandises placées sous ce régime se traduisant par toute demande de
décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive à la
suite d’un contrôle ;
8°- de l’exportation temporaire : toute violation des dispositions de
l’article 153 ci-dessus, toute utilisation de ce régime à d’autres fins que celles
pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que toute demande de décharge
de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive à la suite d’un
contrôle.

112
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 287 - L’abus du régime de l’entrepôt de douane ou entrepôt

Dahir 1-77-339
de stockage, de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ou de
l’admission temporaire ou de l’entrepôt industriel franc ou de la transformation
sous douane est présumé jusqu’à la preuve contraire lorsque les marchandises
placées sous l’un de ces régimes ne peuvent être présentées par le bénéficiaire
dudit régime.

La substitution des marchandises placées sous le régime du transit


est également présumée en cas d’enlèvement ou d’altération des scellés,
cachets ou estampilles apposés, à moins que l’enlèvement ou l’altération ne
résulte d’un accident imprévisible et inévitable, dûment établi.

Article 287 bis - Les contraventions douanières de première classe


sont punies :

1°- a) d’une amende égale à deux fois le montant des droits et taxes
compromis ou éludés ;

- b) pour l’infraction relative à l’exportation des marchandises prohibées


visée au 1° de l’article 285 ci-dessus, d’une amende égale à la moitié de la
valeur de ces marchandises ;

c) d’une amende égale à la valeur des marchandises objet des


opérations douanières dont les documents n’ont pas été conservés, pour
l’infraction visée au 15° de l’article 285 précité ;

2°- de la confiscation des marchandises de fraude ;

3°- de la confiscation des moyens de transport dans les conditions


prévues par l’article 212 ci-dessus.

Article 288 - L’entrepositaire et le concessionnaire de l’entrepôt de


douane ou entrepôt de stockage sont tenus, solidairement, des amendes et
des frais en cas d’infraction aux dispositions de l’article 281-3° ci-dessus.

Article 289 - (abrogé).

Article 290 - (abrogé).

Article 291 - (abrogé).

Article 292 - (abrogé).

LES CONTRAVENTIONS DOUANIERES DE DEUXIEME CLASSE

Article 293 - (abrogé). 

113
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 294 - Constituent des contraventions douanières de deuxième
classe :
1°- Toute mutation d’entrepôt de douane ou de stockage ou manipulation
en entrepôt non autorisée ;
2°- Le défaut d’exportation ou de mise en entrepôt, dans les délais, de
marchandises, objets, matériels ou produits placés sous le régime :
- soit de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ;
- soit de l’admission temporaire ;
3°- Le défaut de régularisation, dans les délais, de marchandises
placées sous le régime de l’entrepôt ou de l’entrepôt industriel franc ou sous
le régime du transit ou de la transformation sous douane.
4°- sans préjudice des dispositions de l’article 285 (13°) ci-dessus,
toute fausse déclaration ou manœuvre à l’importation ou à l’exportation,
lorsqu’un droit ou une taxe se trouve éludé ou compromis par cette fausse
déclaration ou cette manœuvre.
5°- Les infractions aux dispositions des articles 46-2°, 47, 49-3°, 50-2°,
55,57-2°, 69, 76-2° et 152 ter du présent code.
6°- Toute importation ou exportation de marchandises non prohibées
réalisées par un bureau de douane sans déclaration en détail, ou sous
couvert d’une déclaration fausse ou inapplicable ou non conforme aux
marchandises présentées, dans le cas où aucun droit et taxe ne se trouve
éludé ou compromis.
6 bis- sous réserve des dispositions de l’article 299-6° ci-après,
toute importation ou exportation sans autorisation ou sous couvert d’un
titre inapplicable, de marchandises prohibées  visées au 1° b) de l’article 23
ci- dessus, objet d’une déclaration en détail.
6 ter- Sous réserve des dispositions de l’article 299-6° ci-dessous,
toute importation sans autorisation ou sous couvert d’un titre inapplicable,
de marchandises prohibées visées au 1° b) de l’article 23 ci- dessus, objet
d’une déclaration en détail, lorsque les droits et taxes ne sont pas compromis
ou éludés.
7°- (abrogé)
8°- Tout placement en entrepôt privé particulier de marchandises non
désignées dans l’autorisation de l’administration prévue à l’article 125-2°
ci-dessus.
9°- (abrogé)
10° - (abrogé)

11°- Toutes fausses déclarations ou manœuvres ayant pour but ou


pour effet d’obtenir, en tout ou en partie, un remboursement ou un avantage
quelconque attaché à l’exportation.

114
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 294 bis - Les contraventions douanières de deuxième classe

Dahir 1-77-339
sont punies :

- d’une amende égale à une fois et demie le montant des droits et


taxes dont sont passibles les marchandises :

• pour les infractions visées aux 1°, 2°, 3° et 4° de l’article 294 ci-dessus
et au 2° de l’article 56 du dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9
octobre 1977) ;

• pour l’infraction, relative à l’importation des marchandises prohibées,


visée au 6°bis de l’article 294 précité.

- d’une amende de 3.000 à 30.000 dhs pour les infractions visées


aux 5°, 6°,6 ter et 8° de l’article 294 précité et au 3° de l’article 56 du dahir
portant loi n° 1-77-340 précité;

- d’une amende égale à la moitié de la valeur de ces marchandises


pour l’infraction relative à l’exportation des marchandises prohibées, visée au
6bis de l’article 294 précité ;

- d’une amende égale au montant des avantages attachés à l’exportation


pour l’infraction visée au paragraphe 11° de l’article 294 précité.

Article 295 - Est confisquée par ordonnance du juge du tribunal de


première instance statuant sur simple requête de l’administration, toute
marchandise faisant l’objet d’une contravention douanière de deuxième
classe lorsque cette marchandise ne peut être mise à la consommation en
l’absence d’une autorisation d’importation.

LES CONTRAVENTIONS DOUANIERES


DE TROISIEME CLASSE

Article 296 - (abrogé)


Article 297 - Constituent des contraventions douanières de troisième
classe :

1°- les infractions aux dispositions du paragraphe 1° de l’article 32 ci-


dessus;

2°- les infractions aux dispositions du paragraphe 2° de l’article 38 ci-


dessus ;

3°- toute altération ou enlèvement des scellés utilisés par les agents de
l’administration, tel que prévu par l’article 40 bis ci-dessus ;

4°- tout refus de communication de documents visés à l’article 42 ci-


dessus ;

115
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 5°- l’inexécution totale ou partielle, par l’exploitant des magasins et
aires de dédouanement (MEAD), des engagements souscrits dans le cahier
des charges prévu au paragraphe 1° de l’article 63 du présent code ;

6°- l’exercice de la profession de transitaire en douane sans l’obtention


d’un agrément dans les conditions prévues par l’article 68 ci-dessus ainsi que
la souscription de déclarations en détail pour autrui sans avoir l’autorisation
prévue à l’article 69 ci-dessus ;

7°- les infractions aux dispositions de l’article 66 bis ci-dessus.

Article 297 bis – Les contraventions douanières de troisième classe


sont punies :
- d’une amende de 80.000 à 100.000 dhs pour les infractions visées
aux paragraphes 2° et 6° de l’article 297 ci-dessus ;

- d’une amende de 30.000 à 60.000 dhs pour l’infraction visée au


paragraphe 4° de l’article 297 précité ;

- d’une amende de 3.000 à 30.000 dhs pour les infractions visées aux
paragraphes 1° et 3° de l’article 297 précité ;

- d’une amende de 200.000 à 400.000 dhs pour l’infraction visée au


paragraphe 5° de l’article 297 précité ;

- d’une amende égale à la moitié du montant non déclaré pour l’infraction


visée au paragraphe 7° de l’article 297 précité.

LES CONTRAVENTIONS DOUANIERES


DE QUATRIEME CLASSE
Article 298 - (abrogé).
Article 299 - Constituent des contraventions douanières de quatrième
classe les infractions aux dispositions :

- des lois et règlements que l’administration est chargée d’appliquer


lorsque ces infractions ne sont pas réprimées spécialement par un texte
particulier.

- du présent code et des textes pris pour son application, lorsque ces
infractions ne sont pas réprimées spécifiquement par le présent code.

Tombent, en particulier, sous le coup des dispositions du présent article :

1°- Toute omission ou inexactitude portant sur l’une des indications que
les déclarations doivent contenir lorsque l’irrégularité n’a aucune influence sur
l’application des droits, taxes, prohibitions ou restrictions ;

116
Code des Douanes et Impôts Indirects
2°- Toute omission d’inscription aux répertoires, registres et tous autres

Dahir 1-77-339
documents dont la tenue est obligatoire ;

3°- Toute inexécution totale ou partielle des engagements souscrits


dans un document douanier ;

4°- Les infractions aux dispositions des articles 36, 49-1°, 53-1° et 2°,
54-1° et 57-1° et 3° du présent code ;

5°- Toute violation des mesures de sûreté ordonnées par l’autorité


administrative ;

6°- Les infractions aux dispositions de l’article 23-1°b) en ce qui concerne


le non respect des règles de qualité ou de conditionnement imposées à
l’importation ou à l’exportation lorsque ces infractions n’ont pas d’incidence
fiscale ;

7°- L’enregistrement au-delà des délais impartis, de la déclaration


complémentaire prévue à l’article 76 bis-3° ci-dessus.

Article 299 bis - Les contraventions douanières de quatrième classe


sont punies d’une amende de cinq cents à deux mille cinq cents dirhams.

Section II
Dispositions diverses

Article 300 - (abrogé).

Article 301 -1°- Sauf cas de force majeure dû à des causes naturelles,
dûment justifié et indépendamment de l’amende encourue en vertu des
dispositions de l’article 294 bis ci-dessus, tout contrevenant aux dispositions
de l’article 42-1° du présent code peut être contraint de présenter les livres,
répertoires, pièces ou documents non communiqués, sous une astreinte de
500 dirhams maximum par jour de retard.

2°- Cette astreinte commence à courir 48 heures après la mise en


demeure délivrée par l’administration et ne cesse qu’au jour où celle-ci a été
mise à même d’obtenir la communication demandée.

3°- Toute contestation sur l’exigibilité ou le calcul de l’astreinte doit être


portée, dans les dix jours, devant le président du tribunal compétent statuant
en la forme des référés.

4°- Le montant de la somme due au titre de l’astreinte est, sauf le recours


ci-dessus prévu, liquidé et recouvré comme en matière de droit de douane.

117
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 302 - Par dérogation aux dispositions de l’article 216 ci-dessus,
l’amende fiscale sanctionnant l’opposition aux fonctions doit être prononcée
individuellement.

Elle est infligée sans préjudice de l’application des pénalités de droit


commun éventuellement encourues.

En sus de l’amende visée à l’alinéa précédent, le tribunal est tenu


de prononcer la confiscation des véhicules et autres moyens de transport
circulant à l’intérieur du périmètre douanier des ports et dont les conducteurs
n’ont pas obtempéré aux sommations qui leur ont été adressées par les
agents de l’administration.
Article 303 -1°- Les dispositions relatives aux infractions susceptibles
d’être constatées lors de l’importation ou de l’exportation des marchandises
sont applicables aux marchandises déclarées pour ou en suite d’un régime
économique.
2°- Toutefois, en ce qui concerne les marchandises déclarées sous
les régimes de l’entrepôt industriel franc et de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif et les articles importés sous le régime de l’admission
temporaire pour servir à la production de biens destinés à l’exportation et en cas
d’infractions constatées à l’importation, l’application des sanctions spécifiques
à ces infractions peut être suspendue par l’administration jusqu’à parfait
accomplissement des engagements souscrits réalisé dans les délais impartis.

Le parfait accomplissement des engagements souscrits dans lesdits


délais entraîne la non application des sanctions précitées.

Article 304 - Toute personne convaincue d’infraction aux dispositions


légales ou réglementaires relatives à l’un des régimes suspensifs visés à
l’article 114 ci-dessus, peut, sans préjudice des peines édictées par la loi,
être privée du bénéfice de ce régime par arrêté du ministre chargé des
finances, pris sur proposition du directeur de l’administration. Les personnes
qui prêteraient leur nom pour soustraire aux effets de cette disposition ceux
qui en auraient été atteints, encourent la même mesure.

Article 305 - Dans le cas d’infractions visées à l’article 281 4° ci-dessus,


l’administration peut, indépendamment des pénalités prévues à l’article 282 bis
ci- dessus, demander au tribunal compétent statuant en la forme des référés,
la fermeture provisoire ou définitive des usines, ateliers, établissements où
lesdites infractions ont été commises.

118
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE X

Dahir 1-77-339
DISPOSITIONS FINALES

Article 306 - Sauf exceptions prévues au présent code, tous les délais
prévus audit code étant des délais francs ne comprennent ni le jour ini­tial, ni
celui de l’échéance.
Les jours fériés sont comptés comme jours utiles dans le calcul du
délai. Toutefois si le dernier jour du délai est un jour férié, le délai est prorogé
jusqu’au premier jour non férié.

119
Dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
déterminant les quotités applicables aux marchandises et ouvrages
soumis à taxes intérieures de consommation ainsi que les dispositions
spécifiques à ces marchandises et ouvrages 1.
LOUANGE A DIEU SEUL!
(Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)
Que l’on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et en fortifier la teneur !
Que Notre Majesté Chérifienne, Vu la constitution, notamment son article 102,
Code des Douanes et Impôts Indirects

Considérant les prescriptions du code des douanes, approuvé par le


Dahir n° 1-77-340

dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), relatives


aux taxes intérieures de consommation relevant de l’administration des
douanes et impôts indirects,
A DECIDE CE QUI SUIT :

TITRE PREMIER
GENERALITES
Article premier. - L’administration des douanes et impôts indirects
est chargée de la liquidation et du recouvre­ment des taxes intérieures de
consommation applicables aux catégories suivantes de marchandises et
d’ouvrages importés ou produits dans le territoire assujetti :
1 - les limonades, eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales,
eaux de table ou autres, aromatisées ou non aromatisées ;
2 - les bières ;
3 - les vins et alcools ;
4 - (abrogé) ;
5 - les produits énergétiques et les bitumes ;
6 - (abrogé) ;
7 - les ouvrages de platine, d’or et d’argent ;
8 - les tabacs manufacturés ;
9 - les liquides pour charger ou recharger les appareils électroniques
dits « cigarettes électroniques » et appareils similaires ;
10 - les pneumatiques même montés sur jantes ;
11- les articles, appareils et équipements fonctionnant à l’électricité;
12- les appareils électroniques ;
13- les batteries pour véhicules.

(1)
Ce dahir a fait l’objet de plusieurs modifications, dont notamment celles introduites par le dahir
portant loi n° 1-00-223 du 2 rabii I 1421 (5 juin 2000) (BO n° 4804 du 15/06/2000).

120
Art. 2. – Pour l’application du présent texte, on entend par:
– «bières» : les boissons obtenues par la fermentation alcoolique d’un
moût fabriqué avec du houblon et du malt d’orge, pur ou associé à un poids,
au plus égal, de malt provenant d’autres céréales, de matières amylacées, de
sucre interverti ou de glucose ;
– «bières sans alcool» : les boissons obtenues soit par interruption
de la fermentation alcoolique du moût, soit par distillation alcoolique après
fermentation du moût, et dont le volume final d’alcool reste égal à zéro degré ;
– «vins» : la boisson provenant exclusivement de la fermentation

Code des Douanes et Impôts Indirects


alcoolique complète ou incomplète, du raisin frais, du jus de raisin frais, ou du

Dahir n° 1-77-340
moût de raisin à l’exclusion des vins de liqueurs et des mistelles qui suivent
le régi­me des alcools ;
– «distilleries» : des unités de production de l’alcool :
a – qui distillent les vins, cidres, poirés, hydromels, lies, marcs et fruits,
b – qui, mettant en oeuvre d’autres matières :

1° se bornent à produire des flegmes ou des esprits imparfaits, expédiés


en totalité à des rectificateurs ou à des dénaturateurs ;
2° ou obtiennent, par de simples distillations ou par des opérations de
repassage, de rectification ou de déshydra­tation, ou par d’autres procédés,
des alcools propres à être livrés directement à la consommation,
c - qui rectifient des flegmes ou des esprits imparfaits, fabriqués dans
d’autres établissements.
Lorsque les distilleries mettent en oeuvre, exclusivement au moyen
d’alambics, les matières visées ci-dessus, elles sont dites «ateliers de
distillation».
Ces «ateliers de distillation» sont dits «distilleries ambulantes» lorsque
les dispositifs de production de l’alcool sont mobiles.
Toutes autres distilleries sont dites industrielles.
Sont considérés comme tabacs manufacturés :
- les cigares et cigarillos ;
- les cigarettes ;
- le tabac fine coupe déstiné à rouler les cigarettes;
- les autres tabacs à fumer ;
- le tabac à priser ;
- le tabac à mâcher ;
- le tabac chauffé : produit de tabac chauffé sans le brûler qui libère un
aérosol ou une vapeur contenant de la nicotine.
Sont assimillés à des tabacs manufacturés, les produits destinés à
être fumés, prisés ou mâchés, même s’ils ne sont que partiellement constitués de
tabac, à l’exclusion des produits et substances destinés à usage médica­menteux.

121
Art. 3. – Sont exonérés des taxes intérieures de consommation, dans
les conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé des finances :
a – les marchandises exportées, visées à l’article premier ci-dessus,
à l’exclusion des ouvrages de platine, d’or ou d’argent portant la marque du
poinçon de la garantie,
b – les freintes (déchet ou perte subi par certaines marchandises
pendant la fabrication, le transport ou les mani­pulations),
c – les déficits provenant de causes naturelles,
Code des Douanes et Impôts Indirects

d – les vins enlevés pour être :


Dahir n° 1-77-340

– – distillés ou utilisés dans les vinaigreries,


– – détruits comme impropres à la consommation,
e – l’alcool contenu :
– – dans le vin,
– – dans la bière,
tels que définis à l’article 2 ci-dessus.
f) – les produits pétroliers consommés par les raffineries visées à
l’article 43 ci-dessous au cours des opérations de fabrication effectuées dans
l’enceinte desdites raffineries.
g) les ouvrages de platine, d’or ou d’argent d’un poids inférieur ou égal
à un gramme.
h) les carburants, combustibles et lubrifiants utilisés par les navires et
embarcations exploités par les madragues et les fermes aquacoles.
i) les carburants, combustibles et lubrifiants nécessaires aux navigations
maritimes ou aériennes à destination de l’étranger.
Art. 4. – 1° La mise en exploitation, l’arrêt de production ou la cession
d’usines, d’ateliers ou d’établissements pro­duisant la matière fiscale soumise
aux taxes intérieures de consommation visées à l’article premier ci-dessus,
et, d’une façon générale, toute activité soumise à l’une de ces taxes, doit faire
l’objet d’une déclaration préalable à l’administra­tion, au moins un mois avant
l’opération envisagée sauf, en ce qui concerne le délai, dérogations prévues
par arrêté du ministre chargé des finances.
2° Cette déclaration, ainsi que celles prévues au présent dahir, sont
immédiatement enregistrées par les agents de l’administration.
Art. 5. – 1° Les usines, ateliers, établissements ou activités visés à
l’article 4 ci-dessus sont soumis à la surveillance de l’administration.
Les agents de l’administration sont, à tout moment, en droit de pénétrer
dans lesdits usines, ateliers ou établisse­ments et, d’une manière générale, en
tout lieu où s’exerce une activité soumise à taxes intérieures de consommation
aux fins d’y procéder à tout contrôle jugé nécessaire à la protection des
intérêts du Trésor et, en particulier, à des contrôles de production.

122
Ce contrôle peut, également, être effectué par des méthodes et des
procédures acceptables par l’administration.
2° Les frais de surveillance et de contrôle de ces usines, ateliers ou
établissements et, d’une façon générale, de toute activité soumise à taxes
intérieures de consommation ainsi que les frais de transport des agents de
l’adminis­tration affectés à la surveillance et au contrôle sont à la charge des
producteurs de matières fiscales, dans les condi­tions fixées par arrêté du
ministre chargé des finances.
Art. 6. – 1° Un arrêté du ministre des finances fixe :

Code des Douanes et Impôts Indirects


– les marchandises visées à l’article premier ci-dessus dont la

Dahir n° 1-77-340
circulation doit être couverte, soit par un titre de mouvement, soit par un
dispositif d’identification en tenant lieu,
– le modèle de ces titres de mouvement ou de ces dispositifs
d’identification.
2° Les titres de mouvement visés à l’alinéa 1° ci-dessus sont :
– les laissez-passer, pour les produits en libre pratique sur le territoire
assujetti,
– l’acquit à caution, pour les produits pour lesquels la taxe intérieure de
consommation n’a pas été acquittée ou consignée,
– tout autre titre de mouvement agréé par arrêté du ministre chargé des
finances.
3° Lorsqu’un titre de mouvement aura été prévu, le transporteur est tenu
de présenter ledit titre à première réqui­sition des agents de l’administration.
Art. 7. – 1° L’administration peut imposer aux redevables de taxes
intérieures de consommation la tenue de registres cotés et paraphés par ses
soins. Ces registres peuvent être tenus par procédé électronique.
2° Un arrêté du ministre chargé des finances détermine les catégories
de redevables soumis à cette obligation ainsi que les énonciations que ces
registres doivent comporter.

Art. 8. – Des arrêtés du ministre chargé des finances, pris, le cas


échéant, après avis du (ou des) ministre(s) inté­ressé(s) déterminent :

– les conditions d’installation, d’agencement, de fonctionnement, de


contrôle et de surveillance des usines, ateliers ou établissements produisant
la matière fiscale,

– les modalités de perception des taxes intérieures de consommation


visées à l’article premier ci-dessus,

– les règles fiscales relatives à la production, à la détention, à la


circulation et, le cas échéant, à la commercialisa­ tion des marchandises
soumises auxdites taxes.

123
TITRE II
TABLEAUX DES MARCHANDISES ET DES OUVRAGES
SOUMIS A TAXES INTERIEURES DE CONSOMMATION PERCUES
PAR L’ADMINISTRATION ET QUOTITES APPLICABLES

Art.9.- Les quotités applicables aux marchandises et ouvrages visés


à l’article premier ci-dessus et développés au présent article, sont fixées aux
tableaux A, C, F, G, H, I, J et K ci-après :
A.- Taxes intérieures de consommation sur les boissons, alcools,
Code des Douanes et Impôts Indirects

produits à base d’alcool


Dahir n° 1-77-340

UNITE DE Quotité
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)
I.- Eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux I -Hectolitre
de table ou autres, aromatisées ou non aromatisées, volume
limonades préparées avec du jus de citron :
a)-eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales,
eaux de table ou autres, aromatisées par addition
de moins de dix pour cent (10%) de jus de fruits
comestibles ou de son équivalent en jus concentré :
- - contenant du sucre :

- - - par addition de 5 g/100ml ou moins de sucre . .... - id - 30,00

- - - par addition de plus de 5 g/100ml et moins de 10 - id - 40,00


g/100ml de sucre .................................................

- - - par addition de 10 g/100ml ou plus de sucre........ - id - 45,00

- - autres . ........................................................................ - id - 20,00

b)-Eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales,


eaux de table ou autres, aromatisées par addition
de dix pour cent (10%) ou plus de jus de fruits
comestibles ou de son équivalent en jus concentré :
- - contenant du sucre :
- - - par addition de 5 g/100ml ou moins de sucre . .... - id - 10,00

- - - par addition de plus de 5 g/100ml et moins de 10


g/100ml de sucre ................................................. - id - 12,50

- - - par addition de 10 g/100ml ou plus de sucre........ - id - 15,00

- - autres . ........................................................................ - id - 7,00

c)-Eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales,


eaux de tables ou autres, non aromatisées............... -id - 8,00
d)-Limonades préparées avec moins de six pour cent
(6%) de jus de citron ou de son équivalent en jus
concentré :

124
UNITE DE QUOTITE
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)
- - contenant du sucre :
- - - par addition de 5 g/100ml ou moins de sucre . .... - id - 30,00

- - - par addition de plus de 5 g/100ml et moins de 10


g/100ml de sucre ................................................. - id - 40,00

- - - par addition de 10 g/100ml ou plus de sucre........ - id - 45,00

- - autres . ........................................................................ - id - 20,00

Code des Douanes et Impôts Indirects


e)-Limonades préparées avec six pour cent (6%) ou

Dahir n° 1-77-340
plus de jus de citron ou de son équivalent en jus
concentré :
- - contenant du sucre :
- - - par addition de 5 g/100ml ou moins de sucre . .... - id - 10,00

- - - par addition de plus de 5 g/100ml et moins de 10


g/100ml de sucre ................................................. - id - 12,50

- - - par addition de 10 g/100ml ou plus de sucre........ - id - 15,00

- - autres . ........................................................................ - id - 7,00

f)- “Boisson aux extraits de malt” n’ayant subi aucune


fermentation, préparée à l’aide de l’eau potable et
du sucre, contenant également des arômes naturels
de fruits, gazéifiée ou non au moyen d’acide
carbonique pur, edulcorée ou non de saccharose,
dextrose, glucose, fructose, de maltose ou de leur
mélange..................................................................... -id - 124,50

g)-« boissons énergisantes » avec une teneur en caféine


supérieure à 14,5mg/100ml et moins de 32mg/100ml,
additionnée, le cas échéant, d’autres substances
stimulantes telles que la taurine, le glucoronolactone,
le guarana, le ginseng, ou tous autres extraits de
végétaux…………………………………………… - id - 600,00

II –Bières : II.Hectolitre
volume
a) bières sans alcool ....................................................... - id - 600,00
b) autres bières................................................................ - id - 1150,00

III -Vins :................................................................................. III.


Hectolitrevolume 850,00

125
IV- Alcool éthylique ainsi que les autres alcools susceptibles IV. Hectolitre
de recevoir les applications de l’alcool éthylique : d’alcool pur
a)-1°Destinés à la préparation ou contenus dans les (les dixièmes
médi-caments, les produits de la parfumerie et de degré étant
de la toilette, à usage antiseptique ou destinés à taxables).
la fabrication ou à la conservation des matières
aromatiques naturelles entrant dans la fabrication
des limonades et des eaux gazeuses ou non
gazeuses, eaux minérales, eaux de tables ou
autres boissons aromatisées.................................. -id- 200,00

-2°Contenus dans tout produit importé autre que ceux


Code des Douanes et Impôts Indirects

visés au a)-1°) ci-dessus, et au b) ci-après ........... -id - 200,00


Dahir n° 1-77-340

b)-Dénaturés suivant les procédés autorisés par arrêté


du ministre chargé des finances :
-id - -id -
-1) Pour la fabrication industrielle des vinaigres..........

-2) Pour la fabrication industrielle de tout produit


autre que ceux visés au a) ci-dessus,
aux 1°) et 3°) du présent b) et au c)
-id - -id -
ci-après . ................................................................

-3) Pour les usages domestiques ................................ -id - -id -


c)-A l’état libre.................................................................. -id - 7.000,00

d)-Destinés à la préparation ou contenus dans les eaux-de-


vie, liqueurs, apéritifs, vermouths, fruits conservés à l’alcool,
vins de liqueurs, mistelles, confiseries à l’alcool et autres
spiritueux................................................................................ -id - 18.000,00

B.–abrogé

C.–Taxes intérieures de consommation applicables aux produits


énergétiques et aux bitumes
UNITE DE QUOTITE
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)

Huiles brutes de pétrole ou de minéraux bitumineux :


- A l’entrée dans les raffineries .........................……....…….... 100 kgs nets 0,00

- Autres ...........................................................……................. -id - 0,00


Huiles de pétroles ou de minéraux bitumineux (autres que
les huiles brutes); préparations non dénommées ni
comprises ailleurs contenant, en poids, une proportion
d’huile de pétrole ou de minéraux bitumineux supérieure
ou égale à 70 % et dont ces huiles constituent l’élément
de base :
- Huiles légères :
-- Essences spéciales :
--- White spirit ...........................……………………......……...... Hectolitre 0,00

--- Autres .............................................……...……...………...... -id- 0,00

126
-- Non dénommées :
--- --Essences
Non dénommées :
d’aviation ....................… ….……........................ -id - 33,50
--- --- Essences d'aviation
Supercarburants, même............................……….……....................
sans plomb ..........……................. -id --id- 33,50
376,40
--- --- Supercarburants,
Autres même sans plomb ..........…….…..................
............................................... ………………............. -id --id- 376,40
357,20
--- Autres
- Huiles ...........................................……………….......................
moyennes : -id- 357,20
-- Pétrole
- Huiles lampant (Kérosène)................………...........……....
moyennes : Hectolitre 44,00
-- Carburéacteur .........................................
-- Pétrole lampant …….……...….....
(Kérosène).............................................…….... -id -
Hectolitre 0,00
44,00
-- Non dénommées.........................................................................…
-- Carburéacteur ..........................……… ….…................... -id --id- 59,81
0,00
- Huiles
-- Nonlourdes :
dénommées ...............................……......…….……............ -id- 59,81
-- Gasoil 242,20
- Huiles........................................…………………….............. -id -

Code des Douanes et Impôts Indirects


lourdes :
-- Fuel oils :

Dahir n° 1-77-340
-- Gasoil ......................................................................................... -id- 242,20
--- --Fuel
Fuel oils
oils :lourd (FO n°2) destinés à la fabrication de la
paraffine, des bitumes, des huiles lubrifiantes, des extraits
--- Fuel oils
bitumineux etlourd (FO
autres n°2) destinés
produits à la fabrication
similaires de la paraffine,
...… ………................
des bitumes, des huiles lubrifiantes, des extraits bitumineux et 100 kgs 0,00
--- Autres :
autres produits similaires ..........................…....…........................ 100 kgs 0,00
---- Léger (FO n°7)..................……………................................ 100 kgs 101,78
--- Autres :
---- Lourd (FO n°2)................... …………................................. -id - 18,24
---- Léger (FO n°7)......................................……………............ 100 kgs 101,78
----- Utilisés par les organismes chargés du service public -id- 81,58
---- Lourd
relatif (FO n°2) : de l’énergie électrique ou par les
à la production
sociétés concessionnaires
----- Utilisés de la production
par les organismes chargésdedu
l’énergie
service public
électrique -id - 228,00
relatif à conformément
la production deàl’énergie
la législation en vigueur………
électrique ou par les sociétés
----concessionnaires de la production de l’énergie électrique
Autres .............…………….................................................. -id- 228,00
conformément à la législation en vigueur…...................…… 100 kgs 0,00
- Huiles lubrifiantes et autres :
----- Autres ……………...…….......................………........................ 100100
kgskgs 18,24
35,00
-- Destinées à être mélangées (huiles de base ou autres).......
---- Autres :
-- Spindle ......................……….………………................…….. -id- 228,00
----- Fuel
-- Autres : oils récupéré……………...…….......................………...... 100 kgs 18,24

--- ----- Autres .............………………………………...............…......…..


Combustible haute viscosité dit résidu sous vide …........… -id- 81,58
--- -Autres
Huiles ........................…………………
lubrifiantes et autres ……….....................
-- Destinées à être mélangées (huiles de base ou autres).........… UNITE-id-
DE QUOTITE
228,00
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)
-- Spindle ................................................................................. -id- 228,00
- Huiles minérales de graissage usagées destinées à la
-- Autres
régénération provenant de l’avitaillement des navires,
collectées sur le
--- Combustible territoire
haute viscositémarocain
dit résidu ousous
provenant d’huiles
vide …….…......… 100 kgs 35,00
ayant, en raison de leur destination première, bénéficié
--- Autres ........................................................................................ -id - 228,00
d’une suspension ou d’une exonération de la taxe intérieure
- Huiles
de minérales
consommation de graissage usagées destinées
....………………………………. …….... à la -id - 1,66
régénération provenant de l'avitaillement des navires, collectées
- Extraits provenant du traitement des huiles de graissage au
sur le territoire marocain ou provenant d'huiles ayant, en raison
moyen de solvants sélectifs .............................……………. -id - 16,60
de leur destination première, bénéficié d'une suspension ou
- Carburants constituésdepar
d'une exonération le mélange
la taxe d’essence
intérieure de pétrole
de consommation ..… Régime des essences
-id- 1,66
de pétrole ou de
ou de minéraux bitumineux avec d’autres combustibles minéraux bitumineux
- Extraits provenant du traitement des huiles de graissage au
liquides……………...
moyen de solvants sélectifs ................ -id- 16,60
- -Préparations
Carburants constitués par le mélange
non dénommées d’essence de
ni comprises pétrole
ailleurs Régime des es-
ou de minéraux
contenant, bitumineux
en poids, une avecd’huiles
proportion d'autres combustibles
de pétrole ou sences de pétrole
de liquides…………………………...
minéraux bitumineux supérieure à 70 % et dont ces ou de minéraux
huiles constituent l’élément de base ................................... bitumineux
100 kgs 228,00
- Préparations
- Gaz de pétrole non dénommées
et autres ni comprises
hydrocarbures gazeux ailleurs
: contenant,
en poids, une proportion d'huiles de pétrole ou de minéraux
-- Gaz liquéfiés ............…………
bitumineux supérieure à 70%…………..............................
et dont ces huiles constituent -id- 4,60
l'élément de base…………………………. 100 kgs 228,00
--Gaz naturel ………………………………………….…...……. 1000 m 3
0,00
- Gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux :
-- Autres …………………………………….….....................….. -id - 2,00
-- Gaz liquéfiés ..........................................…………….......…....... -id- 4,60

127
-- Gaz naturel................................................................................. 1000 m3 0,00
-- Autres.......................................................................................... -id- 2,00
- Supercarburant du 27-07 NGP ........……………......................... -id- 341,40
- Préparations lubrifiantes contenant comme constituants
de base moins de 70 % en poids d’huiles de pétrole ou de
minéraux bitumineux à l’exception de celles utilisées pour
le traitement des matières textiles, du cuir, des pelleteries ou
d’autres………………………………….................................……. 100 Kgs 228,00
Alkylidène en mélange tel que tripropylène, tetrapropylène …...... -id- 0,00
Bitumes, asphaltes et mélanges bitumineux .............……...…...... -id - 45,00
Code des Douanes et Impôts Indirects

Voir article 42-1


- Autres................................................................................…........
Dahir n° 1-77-340

ci-après
Houilles;briquettes, boulets et combustibles solides similaires
obtenus à partir de la houille (27-01 du tarif) :

- Utilisés par les organismes chargés du service public relatif


à la production de l’énergie électrique ou par les sociétés
concessionnaires de la production de l’énergie électrique
conformément à la législation en vigueur……........………. 100 Kgs 0,00
- Autres..................................................................……...……….... 100 Kgs nets 6,48
Lignites, même agglomérés, à l'exclusion du jais (27-02 du tarif) -id- 6,48
Tourbe autre que pour litière (Ex 27-03 du tarif).……….…………. -id- 6,48

Cokes et semi-cokes de houille, de lignite ou de tourbe


(Ex 27-04 du tarif)........................................................................... -id- 6,48
Coke de pétrole (Ex 27-13 du tarif) :

- Utilisés par les organismes chargés du service public relatif


à la production de l’énergie électrique ou par les sociétés
concessionnaires de la production de l’énergie électrique
conformément à la législation en vigueur…..................…… 100 Kgs 0,00
- Autres.......................................................................…………….. -id – 8.35

E.- Abrogé

F.- Droits d’essai applicables aux ouvrages de platine, d’or ou d’argent

UNITE DE QUOTITE
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)
I.- Droits perçus à l’occasion des essais effectués par le
service de la garantie :
- Ouvrage en platine ……..…………………………. Hectogramme 600,00
- Ouvrage en or …………………..……………………. -id- 600,00
- Ouvrage en argent …………………………….……… -id- 25,00
II.- Abrogé

128
G.- Taxes intérieures de consommation applicables aux tabacs manufacturés.

Quotité ad valorem
DESIGNATION DES Quotité du prix de vente Minimum de
PRODUITS spécifique public hors TVA et perception
TIC spécifique

100,00 dirhams les 710,2 dirhams les


I.- Cigarettes 67%
1000 cigarettes 1000 cigarettes

Code des Douanes et Impôts Indirects


750,00 dirhams les 1500,00 dirhams les
II.- Cigares et cigarillos…… 35%
1000 unités 1000 unités

Dahir n° 1-77-340
III.- Autres tabacs manufacturés :

A.- Tabacs à fumer fine coupe 750,00 dirhams les 950,00 dirhams les
destiné à rouler les cigarettes…… 25%
1000 grammes 1000 grammes

B.- Tabacs pour pipe à eau 420,00 dirhams les 675,00 dirhams les
25%
(Muassel)…. 1000 grammes 1000 grammes

158,00 dirhams les 220,00 dirhams les


C.- Autres…… 25%
1000 grammes 1000 grammes

IV.- Produit de tabac chauffé

Tabacs manufacturés, 1500,00 dirhams les


destinés à être chauffés ................ - -
1000 grammes

H.- Taxes intérieures de consommation applicables aux liquides pour charger


ou recharger les appareils électroniques dits « cigarettes électroniques » et
appareils similaires.

UNITE DE
DESIGNATION DES PRODUITS QUOTITE (DH)
PERCEPTION

Liquides pour charger ou recharger les appareils


électroniques dits « cigarettes électroniques » et
appareils similaires :
a- Ne contenant pas de nicotine…………………. 10 millilitre 05
b- Contenant de nicotine ………………………… 10 millilitre 10

I.- Taxes intérieures de consommation applicables sur les pneumatiques


même montés sur jantes.

UNITE DE
DESIGNATION DES PRODUITS QUOTITE (DH)
PERCEPTION

Pneumatiques même montés sur jantes……………… Kg 3

129
J - Taxes intérieures de consommation applicables aux articles, appareils
et équipements fonctionnant à l’électricité.

Désignation des produits Quotités

I- Réfrigérateurs, congélateurs, climatiseurs, lave-linges, sèche-linges


et lave-vaisselles :

- classes énergétiques A et B …........................ 0 dirham l’unité

- classes énergétiques C et D………………….. 100 dirhams l’unité

- classes énergétiques E et F …………………. 200 dirhams l’unité


Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir n° 1-77-340

- classe énergétique G ..……...…….……. 500 dirhams l’unité

II- Lampes et tubes à incandescence pour tension de plus de 28


volts………………........ 01 dirham l’unité

K - Taxes intérieures de consommation applicables aux appareils


électroniques et aux batteries pour véhicules.

Désignation des produits Quotités

- Téléviseurs :

- - avec écran inférieur ou égal à 32 pouces… 00 dirhams l’unité

- - avec écran supérieur à 32 pouces………….. 100 dirhams l’unité

- Ordinateurs portables……………………… 50 dirhams l’unité

- Autres ordinateurs de bureau :

- - avec écran………………………………………. 50 dirhams l’unité

- - sans écran………………………………………. 30 dirhams l’unité

- Ecrans pour ordinateurs………………………………. 20 dirhams l’unité

- Tablettes …………………………............................ 30 dirhams l’unité

- Téléphones portables :

- - téléphones intelligents (Smartphone)………… 50 dirhams l’unité

- - autres téléphones………………………………. 00 dirhams l’unité

- Batteries pour véhicules à l’exception des batteries utilisées pour les


chaises roulantes spécialement aménagées pour les personnes en
situation de handicap, les cyclomoteurs, les motocycles et les tricycles
même électriques…… 50 dirhams l’unité

130
TITRE III
DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES À CERTAINES MARCHANDISES
ET À CERTAINS OUVRAGES SOUMIS À TAXES INTÉRIEURES DE
CONSOMMATION PERÇUES PAR L’ADMINISTRATION

CHAPITRE PREMIER

Boissons alcoolisées ou non


et tabacs manufacturés

Code des Douanes et Impôts Indirects


Dahir n° 1-77-340
Art. 10. – La mise à la consommation des boissons, boissons à base
d’alcool et des tabacs manufacturés, repris aux tableaux A et G de l’article 9
ci-dessus, doit se faire dans des contenants ou des emballages munis de
marques fiscales ou de tout autre procédé en tenant lieu.
Art. 11. – Seuls les industriels et les prestataires, agréés par l’adminis­
tration, peuvent procéder à la fabrication ou à la conception de marques
fiscales et de tout autre procédé en tenant lieu.
Ils sont soumis à la surveillance de cette administration.
Art. 12. – Les industriels et les prestataires, agréés en application de
l’article 11 ci-dessus, ne peuvent procéder à la fabrication ou à la conception
de marques fiscales et de tout autre procédé en tenant lieu qu’après agrément
de leurs méthodes, types et maquettes, qui doivent répondre aux normes
fixées par l’administration.
Art. 13 – (abrogé)
Art. 14. – (abrogé)

Art. 15. – Le ministre chargé des finances détermine, par arrêté, les
conditions de fabrication, de délivrance et d’utilisation des marques fiscales et
de tout autre procédé en tenant lieu.

CHAPITRE II
Alcools

Art. 16. – Nul ne peut, en vue de la distillation, préparer des macérations


de grains, de matières farineuses ou amylacées, ou mettre en fermentation des
matières sucrées, ni procéder à aucune opération ayant pour conséquence
directe ou indirecte une production d’alcool ou de boissons alcoolisées, ni
se livrer à la fabrication ou au repassage, par distillation ou par tous autres
moyens, des eaux-de-vie, esprits ou liquides alcooliques, de toute nature,
sans faire, à l’administration, une déclaration de mise en oeuvre indiquant
les quantités prévisionnelles d’alcool à produire et sans servir le (ou les)
registre(s) prévu(s), à cet effet, par arrêté du ministre chargé des finances.

131
Art. 17. – 1° Nul ne peut constituer un dépôt d’alcool ou de spiritueux
s’il n’a, au préalable, obtenu l’autorisation de l’administration qui détermine
les conditions d’agencement et de fermeture des locaux constitués en dépôt.
Est considéré comme dépositaire, toute personne qui détient des quantités
d’alcool ou de spiritueux excédant dix litres en volume.
2° Toutefois, sont dispensés de l’autorisation prévue au présent article
et des formalités prévues par l’article 18 ci-après:
– les dépositaires de spiritueux de marque importés en bouteilles ;
– les dépositaires, autres que les fabricants ou producteurs de spiritueux
Code des Douanes et Impôts Indirects

de marque provenant de la fabrication locale et livrés, par les fabricants ou


Dahir n° 1-77-340

les producteurs, en bouteilles revêtues d’une étiquette dont les spécimens


devront être déposés auprès de l’administration ;
– les dépositaires des alcools dénaturés pour quelque usage que ce
soit.
Art. 18. – Dès l’arrivée de la marchandise dans un dépôt, le titre de
mouvement ayant légitimé le transport est, après inscription au registre prévu
par arrêté du ministre chargé des finances, renvoyé au bureau d’émission.
Les dépositaires, habitant dans les localités où il existe un bureau de
l’administration, sont tenus de conserver intacte la marchandise durant le
délai de vingt-quatre heures après le renvoi du titre de mouvement. Ce délai
est porté à soixante-douze heures pour les dépositaires habitant dans les
autres localités. Pendant ces délais, l’administration a la faculté de procéder
à la vérification de la marchandise.
Art. 19. – A l’occasion des vérifications, effectuées dans les locaux des
dépositaires d’alcool et de spiritueux par les agents de l’administration, les
dépositaires doivent déclarer le volume et le degré des alcools et spi­ritueux
y contenus.
Art. 20. – 1° L’importation, la fabrication, la modification, la détention
et la cession des alambics ou portions d’alambics ou de tous appareils
pouvant servir à la fabrication ou au repassage d’eaux-de-vie ou d’esprits
sont subordonnées à l’autorisation de l’administration.
2° Cette autorisation est personnelle et incessible. Dans le cas de
coopérative de distillation, sont seuls autorisés à faire usage des alambics,
les membres de ce groupement.
3° Les alambics, appareils et leurs portions sont poinçonnés par
l’administration. Le poinçonnage donne lieu à perception par l’administration,
d’un droit fixe dont le montant est fixé par arrêté du ministre chargé des
finances.
Art. 21. – 1° Les alambics, les portions d’alambics et les appareils visés
à l’article 20 ci-dessus ne peuvent circuler que scellés et sous le couvert d’un
laissez-passer délivré par l’administration, ou par les autorités locales dans
les agglomérations où l’administration n’est pas représentée.

132
2° En cours de route, ce laissez-passer doit être présenté à toute
réquisition des agents de l’administration.
3° Dès l’arrivée de l’appareil à destination ou, en cas d’exportation, dès
l’arrivée au bureau de sortie, et après reconnaissance de l’appareil, le titre de
mouvement, annoté de la mention de réception par les agents du bureau de
l’administration ou, à défaut par les autorités locales, est renvoyé au bureau
d’émission.
Art. 22. – Les appareils servant à la production de l’alcool doivent
demeurer sous scellés pendant les périodes où il n’en est pas fait usage. A cet

Code des Douanes et Impôts Indirects


effet, dès l’achèvement des travaux de distillation ou la cessation des causes

Dahir n° 1-77-340
qui auront motivé le descellement, les détenteurs sont tenus de prévenir
l’administration pour que les appareils soient placés sous scellés.
Art. 23. – 1° Les détenteurs d’alambics et autres appareils visés à
l’article 20 ci-dessus sont tenus de présenter leurs alambics et appareils à
toute réquisition de l’administration.
2° La destruction des alambics et autres appareils fait l’objet d’une
déclaration préalable à l’administration, ou aux autorités locales dans les
agglomérations où l’administration n’est pas représentée.
3° La destruction s’effectue en présence des agents de l’administration
qui en dressent procès-verbal qu’ils transmettent à la direction des douanes
et impôts indirects.
Art. 24. – Sont, toutefois, dispensés des formalités prévues aux articles
20 à 23 inclus, ci-dessus :
a) les petits appareils, dits «alambics d’essai», généralement utilisés
pour les expériences de laboratoires, à chargement intermittent, dépourvus
de tout organe de rectification et dont la chaudière n’a pas une capacité
supérieure à un litre ;
b) les appareils en verre ou pyrex, dont le ballon possède une capacité
inférieure à dix litres et utilisés généralement pour les travaux de laboratoires ;
c) les appareils construits spécialement pour la production de l’eau
distillée, qui sont généralement des appareils du type dit «mural», à marche
continue, mais dépourvus de tout organe de rétrogradation ou de rectification,
utilisés, généralement, dans les laboratoires scientifiques ou industriels, les
hôpitaux, les cliniques et les pharmacies.
Art. 25. – 1° L’installation d’une distillerie, au sens de l’article 2 ci-
dessus, et sa transformation par rapport à son agencement original sont
subordonnées au dépôt préalable d’une déclaration auprès de l’administration.
2° La déclaration précitée doit contenir :
a – l’indication détaillée des lieux, appuyée par le plan de l’établissement
et de ses agencements intérieurs et, pour les distilleries ambulantes, par le
schéma des installations mobiles ;

133
b – la nature, la capacité, la puissance de rendement et la description
complète des appareils ou installations utiles à l’obtention et au stockage des
alcools ;
c – l’exposé des procédés généraux des fabrications qui y seront
effectuées.
3° L’original du plan définitivement agréé, revêtu du cachet et de la
signature du bénéficiaire de l’autorisation, demeure entre les mains de
l’administration.
4° La construction, l’agencement des dispositifs produisant l’alcool
Code des Douanes et Impôts Indirects

doivent être conformes au plan agréé. Notamment, les tuyaux dans lesquels
Dahir n° 1-77-340

circule l’alcool doivent être visibles sur tout leur parcours. Aucune ouverture
ne doit être pratiquée dans lesdits tuyaux sans que le distillateur en ait fait
la déclaration à l’administration et obtenu de celle-ci l’autorisation préalable.
5° L’autorisation d’installation fixe les charges du bénéficiaire de
l’autorisation au titre des frais de surveillance et de contrôle.
Art. 26. – 1° Dans les ateliers de distillation, fixes ou ambulants, la
distillation a lieu aux jours et heures fixés par l’administration.
2° En cas d’inactivité des ateliers, les appareils sont placés sous
scellés. L’administration peut prendre la même mesure pendant les heures de
repos ou exiger toute précaution analogue.
3° Les interruptions de travail dépassant la journée font l’objet d’une
déclaration à l’administration.
Art. 27. – Après reconnaissance, par l’administration, des alcools
obtenus, le propriétaire desdits alcools est tenu de les faire conduire,
immédiatement, au dépôt d’alcool désigné par l’administration.
Art. 28. – 1° Dans les ateliers de distillation, l’alcool obtenu est immé­
diatement déposé dans un endroit séparé et fermant à deux serrures, dont les
clefs de l’une sont détenues par l’administration.
2° L’alcool ne pourra en être retiré qu’en présence du service et après
reconnaissance.
Art. 29. – Dans les distilleries industrielles, les points de raccord des
tuyaux, au moyen desquels les bacs jaugeurs sont reliés entre eux et avec
l’appareil à distiller, à repasser, à rectifier ou à déshydrater et, s’il y a lieu,
avec le dépotoir, ne peuvent être démontés qu’en présence des agents de
l’administration.
Ceux-ci peuvent fixer, sur les rondelles formant raccord, un plomb ou
un scellé qu’il est interdit aux distillateurs de faire disparaître.
La même interdiction s’applique aux scellés apposés par les agents de
l’administration sur les cadenas dont l’usage est prescrit par arrêté du ministre
chargé des finances.

134
Art. 30. – Dans les distilleries industrielles, à la sortie des appareils
à distiller, à repasser, à rectifier ou à déshydrater, les alcools obtenus sont
recueillis dans des bacs jaugeurs, d’où ils ne peuvent être extraits qu’en
présence des agents de l’administration.
Art. 31. – Le distillateur industriel est tenu de remettre à l’administration,
en double expédition, quinze jours au moins avant le commencement des
travaux, une déclaration indiquant, pour chacun des tuyaux dans lesquels
circule l’alcool, son numéro d’ordre, sa longueur, son point d’arrivée, des
réfrigérants aux réservoirs, d’un réservoir à un autre ou de ces divers réci­
pients aux appareils à repasser, à rectifier ou à déshydrater.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Cette déclaration doit en outre :

Dahir n° 1-77-340
1° Désigner les bacs qui, au cours de la campagne, doivent être
affectés au stockage des alcools produits ou reçus de l’extérieur ;
2° Préciser la nature des produits que les bacs contiendront tels que
flegmes, alcools imparfaits, alcools achevés, huiles essentielles.
Les changements ultérieurs doivent être déclarés dans la même
forme.
Art. 32. – Un arrêté du ministre chargé des finances pris après avis
du (ou des) ministre(s) intéressé(s), définit les autres alcools susceptibles de
recevoir les applications de l’alcool éthylique visés à l’article 9, tableau A-IV
ci-dessus.
Art. 33. – Pour l’application du présent dahir:
1° Tout mélange d’alcool méthylique et d’alcool éthylique dans les
spiritueux destinés à la consommation de bouche est interdit ;
2° De même est interdit tout mélange qui, altérant la densité des alcools,
aurait pour conséquence de fausser le résultat de l’analyse alcoométrique.
Art. 34. – L’alcool à l’état libre ne peut être vendu ou cédé qu’aux :
1° Dépositaires d’alcool, bénéficiaires d’une autorisation de dépôt
accordée par arrêté du ministre chargé des finances et d’une autorisation de
commercialisation accordée par le ministre responsable de la ressource ;
2° Fabricants de produits industriels ou de consommation, qui doivent
utiliser la totalité de cet alcool aux fabrications relevant de leur profession ;
3° Pharmaciens, grossistes en pharmacie, laboratoires de produits
pharmaceutiques, hôpitaux, dispensaires, infirmeries et laboratoires
d’analyse, lesquels ne peuvent utiliser cet alcool que pour des prépara­tions
pharmaceutiques ou à des usages médicaux.
Art. 35. – Les acquéreurs d’alcool, visés à l’article 34, paragraphes 2°
et 3° ci-dessus, ne peuvent, en aucun cas, rétrocéder cet alcool sans auto­
risation préalable de l’administration, sauf dérogations accordées par arrêté
du ministre chargé des finances.

135
Art. 36. – 1° L’enlèvement par les industriels agréés par le ministre
compétent, d’alcool destiné à la préparation des médicaments, des produits
de la parfumerie et de la toilette, ou à la fabrication ou à la conservation des
matières aromatiques naturelles entrant dans la fabrication des limo­nades et
des eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux de table ou autres
boissons aromatisées, donne lieu au paiement à titre définitif, du montant de
la taxe intérieure de consommation, sur la base du tarif propre à ces produits.
Il en est de même pour l’enlèvement des alcools à usage antiseptique par les
bénéficiaires du taux réduit de ladite taxe, agréés à cet effet.
Code des Douanes et Impôts Indirects

2° Lesdits industriels et bénéficiaires doivent garantir, soit par une


Dahir n° 1-77-340

consignation, soit par une caution, le paiement de la différence entre la taxe


exigible pour les alcools visés au paragraphe c) du tableau A -IV de l’article 9
ci-dessus, et la taxe calculée au taux réduit.
3° la consignation est remboursée ou, le cas échéant, la caution est
libérée, après justification de l’emploi des alcools aux productions pour
lesquelles l’opération a été autorisée.
Art. 37. – 1° Les dénaturations d’alcool ont lieu dans les conditions
fixées par arrêté du ministre chargé des finances. L’administration peut fixer
une quantité minimum d’alcool pur à traiter à chaque opération de dénaturation.
2° Sauf dénaturation reconnue suffisante avant enlèvement, les dispo­
sitions de l’article 36-2° ci-dessus sont applicables aux alcools dénaturés,
pour quelque usage que ce soit.
3° La consignation est remboursée ou, le cas échéant, la caution est
libérée, après confirmation de la régularité de la dénaturation.
Art. 38. – 1° Les alcools dénaturés, destinés aux usages industriels ou
domestiques, doivent marquer, au minimum 90 degrés alcoométriques, à la
température de 20 degrés centigrades.
2° Sauf autorisation de l’administration, les alcools dénaturés, quelle
que soit leur destination, ne peuvent être soumis à aucun coupage, aucune
décantation ou rectification ni aucune opération ayant pour résultat de
désinfecter ou de rectifier l’alcool, partiellement ou totalement.
Art. 39. – Dans les distilleries, est réputée fabriquée en fraude, toute
quantité d’alcool trouvée, soit dans les récipients, soit dans les tuyaux autres
que ceux déterminés par arrêté du ministre chargé des finances.
Art. 40. – Tout repassage, rectification, déshydratation, désodorisation
d’alcools ou toutes autres opérations doit faire l’objet d’une déclaration
préalable dans les formes et délais indiqués par arrêté du ministre chargé des
finances.

136
CHAPITRE III
Sucres et produits sucrés

Art 41 – (abrogé)
CHAPITRE IV
Produits pétroliers et
autres hydrocarbures
I. – Généralités

Code des Douanes et Impôts Indirects


Art. 42. - 1° En dehors des cas de taxation prévus au tableau C (colonne

Dahir n° 1-77-340
: base de taxation) de l’article 9 ci-dessus, les produits pétroliers sont imposés,
au titre de la taxe intérieure de consommation, pour les quantités de produits
pétroliers qu’ils contiennent.
2° A l’exception des préparations reprises audit tableau, cette taxation
n’est, toutefois, pas applicable aux produits pétroliers, non récupérables,
entrant dans les compositions, non susceptibles d’être utilisées comme
carburants, combustibles ou lubrifiants.
L’exonération est accordée par l’administration, après avis du laboratoire
désigné par le ministre chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.

II. – Raffineries

Art. 43. – 1° Les produits pétroliers, obtenus en raffinerie, consommables


en l’état et passibles d’une taxe intérieure de consommation sont, pendant
leur séjour en raffinerie, placés sous le régime de l’entrepôt de stockage ;
2° Ces produits ne peuvent être enlevés qu’après paiement ou
garantie, entre les mains du receveur des douanes, de la taxe intérieure de
consommation et de tous les autres droits et taxes dont ces produits sont
passibles ;
3° La liquidation desdits droits et taxes est effectuée par les agents de
l’administration, qui se conforment aux règles prescrites par les législations
fiscales applicables auxdits produits pétroliers.

CHAPITRE V
Ouvrages de platine, d’or ou d’argent
Art. 44. – 1° Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent, importés ou
fabriqués dans le territoire assujetti, autres que les ouvrages destinés à
l’exportation ou d’un poids inférieur ou égal à un gramme, doivent être

137
présentés aux bureaux douaniers de la garantie pour y être essayés et, le cas
échéant, revêtus des poinçons de la garantie.
2° Il y a quatre modes d’essai : essai à la coupelle, essai au touchau,
essai par voie humide et essai par spectrométrie. Le directeur de l’administration
détermine les cas d’utilisation et les conditions d’usage de chacun de ces
modes d’essai.
Art. 45 - 1° Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent fabriqués dans
le territoire assujetti, visés à l’article 44 ci-dessus, doivent être présentés au
bureau douanier de la garantie, après achèvement et avant d’avoir subi toute
Code des Douanes et Impôts Indirects

opération d’avivage ou de polissage.


Dahir n° 1-77-340

Sont seuls considérés comme achevés, et comme tels admis à la


marque, les ouvrages dont la fabrication est assez avancée pour que le travail
restant à accomplir ne puisse leur faire éprouver aucune altération.
Un poinçon du fabriquant dit « poinçon de maître », agréé par
l’administration conformément aux modalités fixées par voir réglementaire,
peut être apposé sur les ouvrages visés ci-dessus.
2° Les ouvrages doivent être présentés avec tous leurs accessoires.
Toute pièce incomplète ou toute partie d’ouvrage présentée séparément n’est
pas contrôlée. Les montures de bijoux, telles que broches, agrafes, aigrettes,
bracelets en platine, en or ou en argent, que des bijoutiers importent pour les
terminer, soit en y ajoutant des garnitures en métal précieux, soit en y sertissant
des pierres fines, sont soumises au contrôle au moment de leur importation.
Dans le cas où il est ajouté des parties de métal précieux, une
nouvelle présentation au contrôle doit être faite et, dès que ces parties ont
été appliquées, le complément du droit d’essai est réclamé et une nouvelle
empreinte est apposée.
3° Sauf dérogations accordées par le directeur de l’Administration pour
les besoins du poinçonnage, les ouvrages renfermant des parties soudées
doivent contenir toute leur soudure; ceux composés de différentes pièces
doivent être présentés montés ne varietur.
Art. 46. – 1° Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent visés à l’article
44 ci-dessus ne peuvent être à un titre inférieur aux minima indiqués à l’article
51 ci-après.
2° Le titre d’un ouvrage est la quantité de platine, d’or ou d’argent y
contenue, exprimée en millièmes.
3° L’apposition des poinçons de garantie a pour objet de faire connaître
le titre sous lequel l’ouvrage est classé.
Art. 47. – 1° La détention, l’exposition en vue de la vente, la vente
d’ouvrages de platine, d’or ou d’argent à un titre inférieur aux minima indiqués
à l’article 51 ci-dessous sont interdites.
2° Les dispositions de l’alinéa 1° ci-dessus sont également applicables
aux ouvrages de platine, d’or ou d’argent:

138
– fourrés et non marqués comme tels ou
– sur lesquels les marques de poinçons sont soudées ou entées.
3° Il en est de même en ce qui concerne :
– les ouvrages en métal doré ou argenté ayant l’apparence de métaux
précieux,
– les ouvrages doublés ou plaqués d’or ou d’argent,
– les ouvrages, dans la fabrication desquels entrent simultanément des
métaux de platine, d’or ou d’argent et des métaux divers ou un mécanisme
non visible, lorsqu’ils ne sont pas revêtus des poinçons prévus à cet effet par

Code des Douanes et Impôts Indirects


arrêté du ministre chargé des finances.

Dahir n° 1-77-340
Art. 48. – 1° Sont exemptés de l’essai et de la marque visés à l’article
44 ci-dessus, les ouvrages de platine, d’or ou d’argent:
a – importés par les représentants des Etats étrangers appartenant à la
carrière diplomatique ou consulaire, ainsi que par les membres étrangers de
certains organismes internationaux officiels siègeant au Maroc,
b – les bijoux de platine, d’or ou d’argent à l’usage strictement personnel
des voyageurs, jusqu’à concurrence de 50 grammes pour les objets de platine,
de 500 grammes pour les objets d’or et de 3 kilos pour les objets d’argent,
c – les objets usagés d’argenterie, de ménage ou d’orfévrerie importés
avec elles par des personnes établies ou venant s’établir au Maroc, autres
que des fabricants ou des marchands d’ouvrages, de platine, d’or ou d’argent,
d) les ouvrages de platine, d’or ou d’argent destinés à l’exportation ou
d’un poids inférieur ou égal à un gramme.
2° Dans le cas du a) et du c) ci-dessus, l’exemption est subordonnée
à l’observation des conditions prévues par le décret d’application concernant
les importations en franchise.
3° Les objets, introduits au Maroc en vertu des exemptions qui
précèdent, ne peuvent être mis dans le commerce qu’après avoir été présentés
au contrôle de la garantie, reconnus à l’un des titres légaux, poinçonnés et
soumis au paiement du droit d’essai.
Art. 49. – Les ouvrages, qui ne pourraient supporter, sans détérioration,
l’empreinte des poinçons, peuvent être exemptés de l’essai et de la marque,
sur décision de l’Administration.
Art. 50. – Les ouvrages anciens, d’art ou de curiosité reconnus comme
tels, sont exonérés du droit d’essai et revêtus d’un poinçon spécial.
Art. 51. – 1° Les titres légaux sont les suivants :
a) pour le platine : 950 millièmes;
b) pour l’or :
1er titre : 920 millièmes;
2e titre : 840 millièmes;
3e titre : 750 millièmes;

139
c) pour l’argent :
1er titre : 950 millièmes;
2e titre : 800 millièmes;
2° Il est accordé une tolérance de 10 millièmes pour les ouvrages en
platine, de 3 millièmes pour les objets en or plein et de 5 millièmes pour les
objets en argent.
3° Les bijoux creux et soudés en or ou en argent bénéficient d’une
tolérance de 20 millièmes, sous réserve que le métal constitutif, c’est-à-dire la
partie pleine sans soudure, soit au titre légal.
Code des Douanes et Impôts Indirects

4° L’iridium et les métaux rares associés au platine dans les gisements


Dahir n° 1-77-340

sont comptés comme platine.


Art. 52. – 1° Lorsque l’essayeur du bureau douanier de la garantie
soupçonne un ouvrage de platine, d’or ou d’argent présenté comme de
composition homogène, d’être fourré d’une matière autre que précieuse ou
d’une matière d’un titre inférieur aux minima autorisés, il coupe cet ouvrage
en présence du propriétaire ;
2° Si le soupçon est confirmé, l’administration procède à la saisie dudit
ouvrage, sans préjudice des pénalités encourues ;
3° Dans le cas contraire, les morceaux de l’ouvrage provenant de la
coupe sont remis à son propriétaire et les frais de main d’oeuvre engagés
pour la fabrication de l’ouvrage coupé, fixés par le chef du bureau douanier
de la garantie, sont mis à la charge du Trésor.
Art. 53 - 1° les lingots de platine, d’or ou d’argent importés sous
couvert de certificats d’essai authentiques sont dispensés de l’essai, sauf si
l’importateur en fait la demande.
2° Les lingots présentés à l’essai sont soumis au paiement du droit
d’essai y afférent.
CHAPITRE VI
Tabacs manufacturés
Article 54.- Les usines de fabrication et lieux de stockage des tabacs
manufacturés sont érigés en entrepôts privés particuliers spéciaux tels que
définis par le code des douanes et impôts indirects.
Article 54 bis.- (abrogé)

Article 54 ter.- A l’occasion des vérifications effectuées par les agents


de l’administration dans les locaux des entrepositaires, ceux-ci doivent déclarer
les quantités détenues et présenter la comptabilité matières y relative.

Article 54 quater.- Il est interdit à quiconque non déclaré en qualité de


fabricant de tabacs manufacturés, conformément à la législation en vigueur,
de fabriquer lesdits produits pour un usage commercial ou de détenir, à cet
effet, des ustensiles, machines ou moyens mécaniques quels qu’ils soient,
propres à la fabrication du tabac.

TITRE IV (abrogé)

140
TITRE V
CONTENTIEUX

Art. 55. – Les infractions aux dispositions des articles 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 25, 26, 28, 29, 30, 31, 33, 34, 35, 38, 39, 40, 43, 44, 45,47,
48, 52, 54 ter et 54 quater du présent dahir portant loi constituent des délits
douaniers de 2ème classe du code des douanes et sont punies conformément
aux dispositions de l’ar­ticle 282 bis dudit code.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Art. 56. – 1° Les infractions aux dispositions des articles 10, 11, et 54

Dahir n° 1-77-340
du présent dahir portant loi constituent des contraventions douanières de 1ère
classe et sont punies conformément aux dispositions de l’article 287 bis dudit
code.
2° La non-conformité de la marque fiscale apposée sur les contenants ou
les emballages avec les propriétés du produit mis à la consommation, constitue
une contravention douanière de 2ème classe et est punie conformément aux
dispositions de l’article 294 bis dudit code.
3° Lorsque la taxe intérieure de consommation a été payée, l’infraction
aux dispositions de l’article 10 susvisé constitue une contravention de
deuxième classe et est punie conformément au deuxième paragraphe de
l’article 294 bis dudit code.
Art. 57 – Toutes autres infractions au présent dahir portant loi, non
visées aux articles 55 et 56 ci-des­sus, ainsi qu’aux dispositions des textes pris
pour l’application du présent dahir portant loi constituent des contraventions
douanières de 4ème classe du code des douanes et sont punies conformément
aux dispositions de l’article 299 bis dudit code.
Art. 58. – Dans le cas d’infractions visées à l’article 55 ci-dessus
l’administration peut, indépendamment des pénalités prévues audit article 55,
demander au tribunal compétent, statuant en la forme des référés, la fer­
meture provisoire ou définitive des usines, ateliers, établissements où lesdites
infractions ont été commises.

141
TITRE VI
DISPOSITIONS FINALES

Art. 59. – Les délais prévus dans le présent dahir étant des délais
francs ne comprennent ni le jour initial, ni celui de l’échéance.
Les jours fériés sont comptés comme jours utiles dans le calcul du délai.
Art. 60. – Les dispositions du présent dahir abrogent et remplacent
toutes les dispositions relatives aux mêmes objets et, notamment, telles
Code des Douanes et Impôts Indirects

qu’elles ont été modifiées ou complétées, celles des textes suivants :


Dahir n° 1-77-340

– dahir n° 1-63-173 du 2 safar 1383 (25 juin 1963) portant institution


d’une taxe intérieure de consommation sur certaines eaux gazeuses,
minérales ou autres, aromatisées autrement que par addition de jus ou de
concentré de jus de fruits comestibles,
– arrêté viziriel du 22 joumada I 1340 (21 janvier 1922) portant création
d’une taxe intérieure de consommation sur les bières,
– arrêté viziriel du 18 rejeb 1340 (18 mars 1922) déterminant les obli­
gations imposées aux brasseurs et fixant les déclarations auxquelles ils sont
tenus,
– article 8 de la loi de finances rectificative pour l’année 1974 n° 1-74-
386 du 12 rejeb 1394 (2 août 1974),
– dahir du 3 rejeb 1334 (2 juin 1916) modifiant le dahir du 27 kaada
1332 (18 octobre 1914) sur le régime des alcools,
– dahir du 3 chaoual 1331(23 juillet 1917) ordonnant la déclaration
préalable pour toute mise en fermentation ou mise en macération effectuée
en vue de la fabrication des vins, cidres, poirés, hydromels et autres boissons
alcoolisées,
– arrêté viziriel du 4 rejeb 1337 (5 avril 1919) relatif à la perception du
droit sur l’alcool pur contenu dans les mistelles et produits assimilés,
– arrêté viziriel du 28 joumada I 1346 (24 novembre 1927) fixant le
régime fiscal des vins, vermouths, quinquinas, mistelles, vins de liqueur et
d’importation,
– arrêté viziriel du 9 rebia I 1347 (25 août 1928) portant désignation des
experts appelés à statuer, en cas de contestation sur la nature, la teneur en
matière imposable des produits alcooliques.
– arrêté viziriel du 8 kaada 1353 (12 février 1935) relatif à la détention
et à la circulation des alcools et spiritueux.
– articles 4, 13 et 15 de l’arrêté viziriel du 18 joumada I 1357 (16 juillet
1938) tendant à faciliter la résorption des excédents de vin,
– décret n° 2-56-670 du 27 joumada II 1376 (29 janvier 1957) instituant
une surtaxe intérieure de consommation sur les alcools de bouche,

142
– arrêtés du ministre des finances n° 717-66 et 1061-74 des 13
décembre 1966 et 25 août 1974,
– arrêté viziriel du 4 rejeb 1341 (20 février 1923) relatif à l’absinthe et à
la détermination des produits similaires,
– arrêté viziriel du 20 kaada 1371 (12 août 1952) sur le régime des
alambics,
– arrêté viziriel du 13 safar 1340 (15 octobre 1921) sur le régime de la
distillation des sous-produits agricoles,
– arrêté viziriel du 21 safar 1352 (15 juin 1933) accordant une déduction

Code des Douanes et Impôts Indirects


sur la production d’alcool provenant de la distillation de sous produits

Dahir n° 1-77-340
agricoles,
– arrêté viziriel du 23 safar 1347 (10 août 1928) interdisant l’importation
des alcools dénaturés,
– arrêté viziriel du 27 joumada I 1370 (6 mars 1951) fixant les procédés
de dénaturation et le régime des alcools dénaturés,
– arrêté viziriel du 17 kaada 1342 (21 juin 1924) relatif à la fabrication
des vinaigres à base d’alcool,
– arrêté viziriel du 2 rebia II 1341 (22 novembre 1922) sur les ateliers
publics de distillation,
– arrêté viziriel du 9 ramadan 1371 (2 juin 1952) réglementant les
distilleries industrielles,
– dahir du 4 safar 1334 (12 décembre 1915) portant création d’un droit
de consommation sur les sucres,
– dahir du 11 chaoual 1340 (8 juin 1922) réglant l’application de la taxe
intérieure de consommation aux produits à base de sucre,
– dahir du 21 hija 1348 (20 mai 1930) exonérant les sucres et les
glucoses employés en brasserie,
– dahir du 29 kaada 1350 (6 avril 1932) fixant le régime des sucres,
mélasses et glucoses,
– arrêté viziriel du 8 joumada I 1357 (6 juillet 1938) déterminant les
conditions d’agencement et d’exercice des établissements destinés à la
transformation des sucres cristallisés en grains, raffinés ou assimilés aux
raffinés, en pains, tablettes ou morceaux,
– dahir du 17 rebia II 1367 (28 février 1948) portant fixation du taux de
certains impôts indirects,
– dahir du 22 joumada II 1344 (6 janvier 1926) instituant une taxe
intérieure de consommation sur les essences de pétrole, les chapes en
caoutchouc, les chambres à air, les bandages et les allumettes,
– arrêté viziriel du 20 chaoual 1341 (6 juin 1923) relatif aux entrepôts
spéciaux des huiles minérales,

143
– arrêtés viziriels du 24 hija 1358 (3 février 1940) et du 6 chaabane
1359 (9 septembre 1940) fixant le mode de perception des taxes intérieures
de consommation afférentes aux produits provenant du traitement des huiles
minérales brutes, d’extraction marocaine et d’importation et déterminant
les conditions d’installation, de surveillance et de fonctionnement des
établissements procédant à ce traitement,
– décret n° 2-57-0239 du 25 chaabane 1376 (27 mars 1957) fixant le
mode de perception des taxes intérieures de consommation afférentes aux
huiles brutes de pétrole et de schiste à mettre en oeuvre au Maroc,
Code des Douanes et Impôts Indirects

– dahir n° 1-62-054 du 21 moharrem 1383 (14 juin 1963) plaçant sous


le régime des usines exercées les établissements autorisés à procéder au
Dahir n° 1-77-340

raffinage des produits pétroliers,


– dahir du 25 kaada 1337 (25 aout 1919) portant création d’une taxe
intérieure de consommation sur les principales denrées coloniales et leurs
succédanés,
– article 8 de la loi de finances pour l’année 1965 n° 1-65 du 17 kaada
1384 (20 mars 1965),
– dahir du 13 rebia I 1344 (1er octobre 1925) portant organisation du
contrôle des matières de platine, d’or ou d’argent,
ainsi que les textes pris pour leur application.
Art. 61. – Le présent dahir portant loi prendra effet à compter du 31
décembre 1977.
Il sera publié au Bulletin Officiel.

Fait à Rabat, le 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).

Pour contreseing :

Le Premier Ministre

Ahmed OSMAN

144
Décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour
l’application du code des douanes ainsi que des impôts indirects
relevant de l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé
par le dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)(1)

LE PREMIER MINISTRE,
Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment ses articles
16, 26, 34,68, 93, 94, 96, 102, 105, 121, 135, 145, 152, 154, 155, 159, 164,
165, 167, 170, 172, 179, 180 et 181.
Sur proposition du ministre des finances et après avis du ministre du
commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande et du ministre
d’Etat chargé de l’intérieur.
DECRETE
TITRE I
PRINCIPES GENERAUX

CHAPITRE PREMIER

Code des Douanes et Impôts Indirects


Origine des marchandises

Décret n° 2-77-862
Article premier - 1° Sont considérées comme étant originaires d’un
pays déterminé, les marchandises obtenues dans ce pays avec les produits
et matières premières d’origine étrangère visés au 1er de l’article 16 du code
des douanes susvisé et qui ont subi une transformation complète, leur ayant
fait perdre leur individualité d’origine .
2° Sont considérées comme transformations complètes :
a – les ouvraisons ou transformations entraînant une plus-value au
moins égale à la valeur d’importation des produits mis en oeuvre dans le pays
transformateur.
b – les transformations reprises au tableau I annexé au présent décret.
Article 2 - La plus-value visée au 2° de l’article premier ci-dessus est
déterminée en fonction du prix départ usine de la marchandise ayant subi une
transformation complète au sens dudit article premier.
La valeur à l’importation dans le pays ou ladite transformation complète a
eu lieu, le prix départ usine visé ci-dessus peuvent être justifiés, respec­tivement,
par la présentation d’une ampliation de la déclaration d’importation visée pour
certification par le service des douanes du pays transformateur et de la facture
établie par l’entreprise ayant procédé à ladite transformation complète.
Lorsque des détaxes à l’exportation sont accordées par le pays
transformateur, le montant de ces détaxes doit être défalqué de la valeur à
l’importation dans le pays transformateur des produits mis en ouvre.
(1)
Le texte de ce décret a fait l’objet d’une importante révision (B.O du 07/09/2000 et
05/08/2002).

145
TITRE II
DE L’ACTION DE L’ADMINISTRATION

CHAPITRE PREMIER
Champ d’action du service
(abrogé)

Article 3 - (abrogé)
Article 4 - (abrogé)
Article 5 - (abrogé)

CHAPITRE II
Droit au port d’une arme réglementaire

Article 6 - Les receveurs de l’administration, les officiers, sous-


officiers, les agents des brigades ainsi que les agents relevant des enquêtes
douanières sont, pour l’exercice de leurs fonctions, armés par les soins de
l’administration, suivant les modalités fixées par arrêté du ministre chargé des
Code des Douanes et Impôts Indirects

finances.
Décret n° 2-77-862

146
TITRE III
OPERATIONS DE DEDOUANEMENT

CHAPITRE I
Personnes habilitées à déclarer les marchandises en détail
Organisation de la profession de transitaire en douane

Section I
Le propriétaire des marchandises

Article 7- (abrogé)
Article 8 - (abrogé)
Section II
Le transitaire en douane

1° procédure d’agrément
Article 9 - La demande d’agrément de transitaire en douane doit être
adressée, sous pli recommandé, au directeur de l’administration. Elle doit

Code des Douanes et Impôts Indirects


indiquer le ou les bureaux de douane près desquels les fonctions de transitaire

Décret n° 2-77-862
seront habituellement exercées.
Article 10 - Les demandes d’agrément doivent être accompagnées :
1° pour les personnes physiques:
a - d’un extrait du registre des actes de naissance ou de toute pièce en
tenant lieu ;
b - d’un extrait du casier judiciaire délivré depuis moins de trois mois ou
de toute autre pièce en tenant lieu;
c - d’un certificat de résidence au Maroc ;
d - de trois photos d’identité ;
e - d’un certificat d’inscription au registre du commerce ou de l’enga­
gement de provoquer cette inscription ;
f - d’une copie certifiée conforme à l’original de la licence ou d’un
diplôme reconnu équivalent ;
2° pour les personnes morales :
a) d’un exemplaire des statuts ou de l’acte de constitution de la société,
certifié conforme à l’original, avec la légalisation de la (ou des) signature(s)
apposée(s) ;
b) d’une ampliation de la délibération qui a nommé les personnes ayant
la signature sociale, certifiée conforme à l’original, avec légalisation de la (ou
des) signature(s) apposée(s) ;

147
c) d’un certificat d’inscription au registre du commerce ou de
l’engagement de provoquer cette inscription ;
d) des pièces a, b, c, d et f visées au 1er ci-dessus, concernant chacune
des personnes ayant la signature sociale.
Article 11 - Dans le délai maximum de quinze jours suivant la date de
réception de la demande d’agrément, l’administration accuse réception de
ladite demande, ordonne une enquête et saisit la chambre de discipline des
transitaires agréés, appelée à donner son avis sur la requête.
Elle peut exiger du pétitionnaire toutes pièces justificatives autres que
celles désignées ci-dessus qui lui paraîtraient nécessaires.
Le dossier d’enquête et l’avis de la chambre de discipline doivent, dans
le délai de deux mois à compter de la date de l’accusé de réception de la
demande d’agrément visée ci-dessus, être transmis au comité consultatif
prévu au 3° de l’article 68 du code des douanes précité. Dans le cas où l’avis
de la chambre de discipline des transitaires en douane agréés ne lui est pas
parvenu dans le délai de deux mois susvisé, le comité consultatif peut passer
outre.
L’avis du comité consultatif doit être formulé au cours de sa plus
prochaine séance suivant le jour où le dossier de l’affaire lui a été transmis
Code des Douanes et Impôts Indirects

avec l’avis de la chambre de discipline et, au plus tard, dans les deux mois
Décret n° 2-77-862

de cette remise.
Article 12 - L’agrément est accordé pour une durée indéterminée. Sauf
dispositions contraires insérées dans la décision qui l’accorde, il est valable
pour tous les bureaux de douane rattachés à l’administration.
Article 13 - Les décisions accordant l’agrément sont notifiées
individuellement aux pétitionnaires. Elles indiquent le numéro d’inscription au
registre matricule prévu à l’article 15 ci-après. Ce numéro doit obligatoirement
être mentionné sur les déclarations de douane déposées par les transitaires.
Les décisions d’agrément sont portées à la connaissance des usagers par
un avis aux importateurs et aux exportateurs, par la voie du Bulletin Officiel.
Article 14 - Les décisions de rejet sont notifiées individuellement aux
pétitionnaires.
Dans le cas où la décision de rejet aurait été prise malgré l’avis favorable
de la chambre de discipline, le pétitionnaire aurait le droit de renouveler sa
demande dans les quinze jours de la notification du rejet en s’appuyant sur
cet avis ; la procédure serait reprise et il pourrait demander à être entendu
par le comité consultatif, soit seul, soit assisté d’un membre de la chambre
de discipline.
Réserve faite du recours prévu à l’alinéa précédent, aucune demande
d’agrément ne pourra être renouvelée au cours des six mois suivant la
notification de la décision de rejet, sauf dispositions contraires de celle-ci.

148
Article 15 - Il est tenu par l’administration un registre matricule sur
lequel sont inscrits tous les transitaires en douane agréés et les personnes
habiles à déclarer pour le compte des sociétés ayant obtenu l’agrément de
transitaire en douane.
2° Exercice de la profession
Article 16 - Tout transitaire nouvellement agréé ne peut exercer sa
profession qu’après avoir justifié auprès de l’administration de son inscription
au rôle des patentes et au registre du commerce ou des démarches entreprises
à cet effet.
Article 17 - Le transitaire agréé peut donner par procuration, tous
pouvoirs à un mandataire qui est à son service exclusif, pour le représenter en
douane et pour signer en son nom toutes déclarations, reconnaissances de
consignation, quittances de remboursement indûment perçus, procès-verbaux
de saisies, transactions par suite d’actes contraires aux lois et règlements
douaniers, règlements de droits et tous autres actes quelconques.
Les modèles de procuration sont fixés par l’administration.
Article 18 - (abrogé)
Article 19 - Tout transitaire en douane est soumis à l’autorité de la

Code des Douanes et Impôts Indirects


chambre de discipline et tenu de lui verser une cotisation annuelle dont le

Décret n° 2-77-862
montant est fixé dans les conditions prévues à l’article 43 ci-dessous.
Article 20 - Toute constitution en société, toute modification dans les
statuts d’une société, tout changement dans la personne des dirigeants ou
dans les personnes physiques habiles à déclarer en douane pour le compte
de la société doivent, dans le mois, être notifiés à l’administration, faute de
quoi l’agrément pourra être retiré.
Si dans le délai de deux mois suivant cette notification, l’administration
n’a pas soulevé d’objections, ces modifications sont considérées comme
tacitement approuvées.
Article 21 - En cas de renonciation, retrait d’agrément, décès ou
en toute autre circonstance de nature à empêcher un transitaire agréé de
continuer l’exercice de sa profession, la chambre de discipline désigne un
autre transitaire agréé pour assurer la gestion de l’entreprise et permettre la
régularisation, au regard de l’administration ou des mandants, des opérations
douanières en cours. Toutefois, en cas de décès, le transitaire agréé désigné
pourra assurer la gestion de l’entreprise pendant une période qui ne pourra
dépasser six mois.
3° Renonciation ; retrait d’agrément
Article 22 - En cas de renonciation d’un titulaire de l’agrément, en cas
de décès de ce titulaire, en cas de dissolution d’une société titulaire d’un
agrément, l’administration constate la caducité de l’agrément accordé. Est,
notamment, réputé avoir renoncé à son agrément, tout transitaire qui, sauf

149
cas de force majeure admis par l’administration, n’a pas, chaque année,
déposé et fait enregistrer en douane un minimum de cinquante déclarations.
Ledit minimum ne sera toutefois exigé qu’à partir de l’expiration d’un délai de
douze mois après l’obtention de l’agrément.

Article 23 - L’agrément peut être retiré, à titre temporaire ou définitif,


par décision du ministre des finances, après avis de la chambre de discipline
et du comité consultatif des transitaires.
Cet avis doit être émis :
– pour la chambre de discipline : dans les quinze jours qui suivent la
date à laquelle le dossier a été remis au président de ladite chambre.
– pour le comité consultatif : dans les trente jours qui suivent la date à
laquelle il a été saisi.

Article 24 - Le retrait d’agrément, temporaire ou définitif, peut être


proposé soit par l’administration, soit par la chambre de discipline dans
les cas prévus par son règlement intérieur. Lorsqu’une telle mesure est
envisagée, l’administration informe l’intéressé, par lettre recommandée, des
griefs retenus à sa charge, l’invite à établir, s’il juge opportun, un mémoire
en défense destiné au comité consultatif et l’avise qu’il peut demander à être
entendu par le comité consultatif et qu’il lui est loisible de se faire assister ou
Code des Douanes et Impôts Indirects

représenter devant ce comité par un membre de la chambre de discipline ou


Décret n° 2-77-862

par un avocat ou par les deux à la fois.

Article 25 - Les décisions de retrait d’agrément provisoire ou définitif


sont notifiées individuellement aux intéressés ainsi que, s’il s’agit d’une société,
à la société elle-même. Elles sont, en outre, portées à la connaissance du
public sous forme d’avis aux importateurs et exportateurs, publiés au Bulletin
Officiel, au plus tard quinze jours après la date de signature de la décision par
le ministre.

Article 26 - La renonciation à l’agrément, visée à l’article 21 ci-dessus


et le retrait d’agrément produisent leur effet à compter du jour suivant celui
de la date de la décision constatant la renonciation ou notifiant le retrait.
Les intéressés cessent à la même date de figurer sur le registre matricule
des transitaires en douane et ne sont plus admis à accomplir les formalités
de douane pour autrui, sauf le cas ou un délai leur aurait été accordé par
le ministre chargé des finances sur proposition conforme de la chambre
de discipline. Si, par la suite, ils entendaient reprendre leur profession, ils
devraient, dans l’éventualité de renonciation dûment constatée ou de retrait
définitif d’agrément, provoquer un nouvel agrément.

Section III
Le titulaire de l’autorisation de dédouanement
Article 27 - Les règles générales posées par les articles 9 à 26 ci-
dessus et 28 à 53 inclus ci-après sont entièrement applicables à toute

150
personne morale ou physique qui, sans exercer la profession de transitaire,
entend, à l’occasion de son industrie ou de son commerce, faire à la douane
des déclarations pour autrui.

Section IV
Le comité consultatif

Article 28 - Le comité consultatif des transitaires en douane, appelé


à se prononcer sur les demandes d’agrément ou les propositions de retrait
d’agrément, est composé comme suit :

Le directeur de l’administration ou son représentant, président ;

Le responsable de l’administration en charge des dossiers des


transitaires ;

Un représentant du ministre chargé du commerce ;

Un représentant des services extérieurs de l’administration, désigné


par le directeur de cette dernière ;

Un représentant de la fédération des chambres de commerce,

Code des Douanes et Impôts Indirects


d’industrie et de services ;

Décret n° 2-77-862
Deux représentants des transitaires, désignés par la chambre de
discipline parmi ses membres.
Le comité consultatif se réunit sur convocation de son président. Ses avis
sont formulés à la majorité des voix, celle du président étant prépondérante
en cas de partage. Il est dressé un procès-verbal de chaque séance par un
fonctionnaire de l’administration, chargé des fonctions de secrétaire.

Section V
La chambre de discipline

1° Composition
Article 29 - La chambre de discipline comprend dix membres élus pour
quatre ans. Les membres sortants sont rééligibles.

2° Elections

A. – Fixation des élections


Article 30 - La date des élections fixée par l’administration, est portée à
la connaissance des intéressés deux mois à l’avance, par voie d’avis affichés
dans les bureaux de douane.

151
Article 31 - Au cas où la chambre de discipline se trouverait réduite à
six membres ou moins, il serait procédé à une élection complémentaire dans
le plus bref délai possible.
B. – Electeurs
Article 32 - Les membres de la chambre de discipline sont élus par les
transitaires agréés inscrits, à la date de convocation des élections, au registre
matricule visé à l’article 15 du présent décret.
Article 33 - Les électeurs sont pourvus, au moins un mois avant les
élections et par les soins de l’administration, d’une carte électorale du modèle
fixé par l’administration et portant le visa du président de la chambre de
discipline ainsi que celui du directeur de l’administration.
Article 34 - Il est tenu par l’administration un registre électoral qui peut
être consulté par les transitaires agréés. Toutes réclamations concernant
l’inscription ou la radiation d’un électeur doivent, à peine de nullité, être
formulées quinze jours au moins avant la date du scrutin.
C – Eligibles
Article 35 - Sont éligibles :
1° Les personnes physiques agréées inscrites qui, à la date de
Code des Douanes et Impôts Indirects

convocation des électeurs, ont obtenu l’agrément depuis au moins deux ans :
Décret n° 2-77-862

2° En ce qui concerne les sociétés, les personnes habiles à déclarer pour


leur compte qui, à la date de convocation des électeurs ont obtenu l’agrément
depuis au moins deux ans. A peine de nullité, les candidatures doivent être
déclarées à l’administration, par lettre recommandée, quinze jours au moins
avant la date fixée pour le premier tour de scrutin et dix jours au moins avant
le deuxième tour. Il est accusé réception de l’acte de candidature.
Chaque société ne peut compter qu’un seul élu à la chambre de
discipline.
D – Procédure électorale
Article 36 - Le vote s’effectue au scrutin de liste pour l’ensemble
du territoire douanier. Il a lieu par lettre recommandée ou déposée contre
récépissé.
Les bulletins sont placés, par l’électeur, dans une enveloppe fermée
qui ne devra porter aucune mention ni signe extérieur. Cette enveloppe
sera introduite dans une deuxième enveloppe extérieure qui contient, outre
l’enveloppe du vote, le talon de la carte électorale correspondant au scrutin et
qui est revêtue d’une façon apparente de la mention: “Elections à la chambre
de discipline des transitaires en douane agréés”.
Article 37 - Le vote a lieu, à la date fixée pour le scrutin, au siège
de l’administration à Rabat. Les enveloppes visées à l’article 36 ci-dessus
sont adressées par pli recommandé ou remises directement aux services de
l’administration contre récépissé.

152
Cinq jours francs après la date fixée pour le scrutin, le directeur de
l’administration ou son représentant procède à l’ouverture des enveloppes, au
pointage des suffrages et au dépouillement des votes, il est assisté à cet effet
d’un bureau comprenant un fonctionnaire de l’administration et un transitaire
agréé, désigné par la chambre de discipline.
Il est dressé, séance tenante, procès-verbal des opérations et de leurs
résultats. Ce procès-verbal est signé par le président et les membres du
bureau de vote.
Article 38 - Sous peine de nullité de vote, chaque enveloppe ne doit
contenir qu’un seul bulletin.
Chaque bulletin ne doit comporter que le nombre de noms correspondant
au nombre des membres à élire. Si un bulletin contient plus de noms qu’il est
prévu de membres à élire, il sera considéré comme nul.
Les bulletins nuls sont annexés au procès-verbal.
Les plis postaux, qui parviennent à la direction de l’administration après
la clôture de l’opération de dépouillement sont renvoyés aux votants avec
l’indication de la date et de l’heure de réception.
Article 39 - Sont proclamés élus les candidats ayant réuni la moitié plus

Code des Douanes et Impôts Indirects


un des suffrages exprimés.

Décret n° 2-77-862
Si un deuxième tour de scrutin est nécessaire, il a lieu entre le quinzième
et le vingt-cinquième jour suivant le premier tour. Sont proclamés élus les
candidats ayant obtenu le plus de voix.
En cas d’égalité des suffrages, l’élection a lieu au bénéfice de l’âge. Les
résultats sont publiés par voie d’avis au Bulletin Officiel.

3° Convocation - cotisation - gestion financière

- élaboration d’un règlement intérieur

A – Convocation
Article 40 - La chambre de discipline est convoquée par les soins de
l’administration pour la formation de son bureau, dans les quinze jours qui
suivent les élections.

B – Cotisation
Article 41 - La chambre de discipline des transitaires en douane agréés
est autorisée à percevoir, de chaque transitaire agréé inscrit sur le registre
matricule visé à l’article 15 du présent décret, une cotisation annuelle destinée
à assurer les frais de fonctionnement de cet organisme.
Article 42 - Chaque transitaire agréé verse une cotisation au titre de
son établissement principal de transit et une demi cotisation pour chacune de
ses agences.

153
Article 43 - Le montant de la cotisation est fixé chaque année, dans une
séance plénière à laquelle doivent assister les trois quarts au moins de ses
membres, par la chambre de discipline, après consultation de l’association
professionnelle des transitaires agréés.
Le vote a lieu au bulletin secret. Il est dressé procès-verbal des
opérations.
Article 44 - La cotisation est exigible en totalité pour l’exercice au cours
duquel l’intéressé a pu exercer légalement sa profession, quelle que soit la
date de l’octroi ou du retrait de l’agrément.
Article 45 - Dans le cas de refus de paiement ou de retard, celui-ci
supérieur à trois mois, le trésorier adresse par lettre recommandée au
transitaire défaillant une mise en demeure d’avoir à s’acquitter dans un délai
d’un mois.
Article 46 - Passé le délai prévu à l’article précédent, le transitaire
agréé qui ne s’est pas mis en règle, ou qui n’a pas fourni de justifications
jugées plausibles par la chambre de discipline, est considéré comme
renonçant à l’exercice de sa profession et la chambre de discipline peut
signaler immédiatement cette renonciation aux organismes compétents en
vue du retrait de l’agrément.
Code des Douanes et Impôts Indirects

Article 47 - L’exercice s’étend du 1er janvier au 31 décembre de chaque


Décret n° 2-77-862

année.
C – Gestion financière
Article 48 - Le trésorier de la chambre de discipline est responsable
de la gestion des deniers. Il ne peut effectuer d’autres paiements que ceux
prévus par les statuts de ladite chambre. Dans le cas de frais non prévus par
les règlements, la dépense est ordonnancée par le président de la chambre
de discipline sur autorisation préalable du bureau de cette chambre, ou sous
réserve de ratification par ledit bureau.
Article 49 - Les comptes du trésorier sont arrêtés annuellement dès la
clôture de l’exercice.
Article 50 - Ces comptes sont soumis à l’examen d’un commissaire aux
comptes désigné par la chambre de discipline.
Article 51 - Au vu du rapport établi par le commissaire aux comptes, la
chambre de discipline, dans les six mois qui suivent la clôture de l’exercice,
arrête le compte du trésorier et lui en donne décharge, s’il y a lieu.
Il est dressé de ces opérations un procès-verbal qui est notifié aux
transitaires en douane agréés par les soins de la chambre de discipline.
Article 52 - Les registres de comptabilité et toutes pièces de dépenses
devront être tenus à la disposition des agents de contrôle que pourrait désigner
le ministre chargé des finances.

154
D – Elaboration d’un règlement intérieur
Article 53 - La chambre de discipline élabore son règlement intérieur et
le soumet à l’approbation du ministre chargé des finances.

Section VI
Opérateur économique agréé
Article 53 bis. - L’administration accorde le statut d’opérateur
économique agréé (OEA) aux sociétés établies sur le territoire national
exerçant des activités industrielle, commerciale ou de service, liées au
commerce international, tant à l’importation qu’à l’exportation :
- n’ayant pas d’antécédents contentieux douaniers graves ;
- disposant d’un système transparent de gestion des écritures
commerciales et de stocks ;
- jouissant d’une situation financière solvable ;
- répondant aux normes de sécurité et de sûreté prévues par le
référentiel établi par l’administration.
En fonction de la nature de l’activité exercée par le demandeur,
l’administration peut exiger la satisfaction à d’autres critères, autres que ceux
visés ci-dessus.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
Article 53 ter. - L’examen des dossiers d’agrément des opérateurs
économiques est effectué par une commission ad-hoc qui statue sur la base
du dossier présenté, d’un rapport d’audit et des résultats des investigations
complémentaires éventuellement opérées par l’administration.
La composition et les conditions de fonctionnement de la commission
d’agrément seront fixées par arrêté du ministre chargé des finances.
Article 53 quater. - Les catégories du statut de l’opérateur économique
agréé ainsi que la procédure d’octroi de ces catégories seront fixées par
arrêté du ministre chargé des finances.
Article 53 quinquies. - 1° Le directeur de l’administration peut
procéder au retrait provisoire du statut de l’opérateur économique agréé, pour
une durée ne pouvant excéder 90 jours, lorsqu’il est constaté à l’encontre du
bénéficiaire des irrégularités pouvant altérer l’une des conditions prévues par
l’article 53 bis précité.
A l’expiration de ce délai, le statut de l’opérateur économique agréé n’est
rétabli qu’après constatation par l’administration du respect de la conformité
aux conditions d’octroi.
2° Le retrait définitif du statut d’opérateur économique agréé est
prononcé par le directeur de l’administration, après avis de la commission ad
hoc notamment, lorsque :
- le bénéficiaire a commis une infraction douanière passible de sanctions
pénales ;
- le bénéficiaire renonce à ce statut.

155
CHAPITRE II
Acquittement et garantie des droits et taxes

Section I
Intérêt de retard perçu en cas de paiement intervenant au-delà
des délais prévus par l’article 93 du code des douanes

Article 54 - Le taux de l’intérêt de retard perçu en cas de paiement des


droits et taxes intervenant au-delà des délais prévus par le 1° de l’article 93 du
code des douanes précité ainsi que dans les cas prévus au 3° de l’article 98
et au b) du 2° de l’article 99 bis dudit code est fixé à huit pour cent (8%) l’an.
Section II
Paiement au moyen d’obligations cautionnées
Article 55 - Les redevables désirant acquitter les droits de douane,
les autres droits et taxes dus à l’importation ou à l’exportation des
marchandises ainsi que tous droits et taxes encaissés par l’administration,
au moyen d’obligations cautionnées, doivent en faire la demande à cette
administration.
Après examen de la demande et des garanties offertes, le directeur de
Code des Douanes et Impôts Indirects

l’administration accorde ou refuse l’autorisation demandée.


Décret n° 2-77-862

Article 56 - Les obligations cautionnées sont des billets à ordre à


soixante, quatre-vingt-dix, cent vingt ou cent quatre-vingt jours d’échéance,
selon l’option du redevable, à compter de la date de leur remise en paiement
des sommes dues.
Article 57 - Ces obligations sont libellées suivant les prescriptions de
l’article 232 de la loi n°15-95 formant code de commerce promulguée par le
dahir n°1-96-83 du 15 rebii I 1417 (1er août 1996). Elles portent, en outre la
mention: valeurs en droits et taxes et, le cas échéant majoration, à recouvrer
par l’administration, suivant déclaration.
Souscrites à l’ordre du receveur de l’administration, elles sont payables
au domicile du trésorier général ou du comptable de rattachement de la
circonscription où exerce le comptable auquel ces valeurs ont été remises.
Elles doivent être signées par le bénéficiaire et par une caution agréée
par le ministre chargé des finances.
Elles sont transmissibles par endossement dans les conditions fixées
par les articles 167 à 173 inclus et 234 du code de commerce précité.
Article 58 - Les redevables admis au bénéfice de ce mode de paiement
ne peuvent présenter d’obligations cautionnées que lorsque la somme des
droits et taxes à payer s’élève, par relevé ou par déclaration, à deux mille
dirhams au moins.

156
Article 59 - 1° Les obligations cautionnées donnent lieu à paiement d’une
majoration, déterminée, au début de chaque semestre, par l’administration, en
fonction du taux moyen pondéré des bons du Trésor à trois (3) mois souscrits
par adjudication durant le trimestre précédent, augmenté de 2,5 points de
pourcentage, appliqué au principal des obligations.
En l’absence d’émission par adjudication des bons du Trésor à trois (3)
mois pendant un trimestre donné, le taux en vigueur au titre de ce trimestre
sera maintenu pour le trimestre suivant.

2° La majoration visée au 1° est versée au comptant en numéraire à


la caisse du receveur de l’administration, au moment du dépôt des titres par
le redevable.

3° Aucun remboursement de la majoration ne peut avoir lieu en cas de


paiement des obligations avant l’échéance.

Article 60 - L’intérêt de retard prévu par le 3° de l’article 94 du code des


douanes précité est calculé sur le montant global de l’obligation.
Cet intérêt de retard, fixé à huit pour cent (8%) l’an, est calculé du jour
de l’échéance à celui de l’encaissement des obligations inclus.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Article 61 - En cas de suspension de paiement par l’un ou l’autre des

Décret n° 2-77-862
signataires des obligations, le montant total des obligations souscrites, échues
ou à échoir, devient immédiatement exigible.
Article 62 - Le directeur de l’administration peut retirer aux redevables
l’autorisation de payer les droits et taxes au moyen d’obligations cautionnées,
lorsqu’une des mesures de sûreté personnelles visées aux 2°, 3° et 4° de
l’article 220 du code des douanes précité a été prise contre ces redevables
ou lorsqu’il juge que les garanties précédemment offertes sont devenues
insuffisantes.
Article 62 bis - (abrogé)

Section III
Garantie du paiement des droits et taxes

Article 63 - Les redevables désirant souscrire la soumission cautionnée


prévue à l’article 96 du code des douanes précité doivent en faire la demande
à l’administration.
En cas d’acceptation, le directeur de l’administration fixe le montant
maximum des sommes dont le paiement sera garanti par ladite soumission
cautionnée.
En cas de suppression des crédits concédés, les sommes dues sont
immédiatement exigibles.

157
Article 64 - La soumission cautionnée est un acte sous seing privé
soumis à la formalité de l’enregistrement. Elle est signée par le demandeur et
par une caution agréée par le ministre chargé des finances.

Article 64 bis - 1° Les délais prévus aux articles 93-1° et 96-3° du code
des douanes précité sont de quinze, trente, quarante cinq, quatre vingt dix,
cent vingt, cent quatre vingt jours, selon l’option du redevable, à compter de
la date de délivrance de la mainlevée pour les marchandises bénéficiant des
facilités de paiement prévues à l’article 96-1 dudit code.
2° - Les taux de la remise prévue par le c) du 1° de l’article 96 du code des
douanes précité, sont fixés à :
- 0,21% pour le crédit d’enlèvement à 15 jours ;
- 0,41% pour le crédit d’enlèvement à 30 jours ;
- 0,62 % pour le crédit d’enlèvement à 45 jours ;
- 1,24 % pour le crédit d’enlèvement à 90 jours ;
- 1,65 % pour le crédit d’enlèvement à 120 jours ;
- 2,47 % pour le crédit d’enlèvement à 180 jours.
Code des Douanes et Impôts Indirects

Article 65 - Le taux de l’intérêt de retard prévu par le b) du 1° de l’article


Décret n° 2-77-862

96 du code des douanes précité, est de huit pour cent (8%) l’an, dû sur le
montant des droits et taxes liquidés.

Article 65 bis - (abrogé)

Section IV
Article 66 à 68 - (abrogés)
Section V
Conditions de séjour des objets et marchandises dans les locaux
de l’administration. Barème des taxes de magasinage à percevoir
Conditions de liquidation et de recouvrement.

A – Objets et marchandises, autres que les capitaux


Article 69 - 1° La taxe de magasinage, prévue par le 3° de l’article
104 du code des douanes précité, s’applique aux objets et marchandises qui,
passé un délai de trois jours calculé comme il est dit au 2° ci-après, restent
dans les locaux de l’administration .
2° Ce délai de trois jours est calculé depuis la date de prise en charge
effective de ces objets et marchandises par l’administration.
Article 70 - Sous réserve des dispositions du 1er de l’article 71, ci-après,
la taxe de magasinage est calculée ainsi qu’il suit (la première période taxée
courant du lendemain de la date d’expiration du délai de trois jours susvisé) :

158
Durée taxable du séjour dans les locaux de

l’administration des douanes et impôts indirects Quotités applicables

du 1er au 3e jour inclus ..................... exempt


du 4e au 20 e jour inclus ..................... 4 % ad valorem
du 21e au 30 e jour inclus ................... 7 % ad valorem
du 31e au 45 e jour inclus ................... 14 % ad valorem

Article 71 - 1° Lorsque l’enlèvement des objets et marchandises des


locaux de l’administration a été retardé du fait de l’administration, le nombre
de jours dont l’enlèvement a été ainsi retardé n’entre pas en compte pour le
calcul de la taxe de magasinage.

2° Toute période commencée est due en entier.

3° La taxe de magasinage est assise, liquidée, perçue et son


recouvrement est poursuivi comme en matière de droits de douane.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
Article 72 - A l’expiration du délai de 45 jours visé à l’article 70
ci-dessus, les objets et marchandises non déclarés en détail restant dans
les locaux de l’administration sont cédés dans les conditions prévues par les
articles 107 et suivants du code des douanes précité.

B. – Capitaux

Article 73 - Les conditions de conservation par l’administration des


capitaux et autres moyens de paiement visés à l’article 106 du code des
douanes précité sont les suivantes :

1° les monnaies ayant cours légal au Maroc sont, dès leur prise en
charge, comptabilisées à une rubrique de dépôt.

En cas de restitution, celle-ci a lieu à l’équivalent dans tout bureau de


douane.

2° les monnaies négociables, n’ayant pas cours légal au Maroc, sont,


à l’expiration d’un délai de soixante jours calculé depuis leur prise en charge,
vendues à la Banque du Maroc et leur produit net est comptabilisé à la même
rubrique de dépôt que ci-dessus. La restitution a lieu à l’équivalent dans le
seul bureau de douane de dépôt.

3° les autres capitaux et moyens de paiement sont conservés en l’état.


La restitution a lieu à l’identique dans le seul bureau de douane de dépôt.

159
CHAPITRE III
Rectification des déclarations en détail après
délivrance de la mainlevée

Article 74 - Pour bénéficier de la dispense prévue par l’article 78-3°


du code des douanes cité ci-dessus, le déclarant ou son mandataire doit
présenter à l’administration une demande de rectification de la déclaration en
détail, conformément aux modalités suivantes :

- comporter les informations relatives au propriétaire de la marchandise,


les références de la déclaration à rectifier, les énonciations sur lesquelles
porte la demande de rectification et les nouvelles énonciations ;

- comporter les explications sur les motifs ayant causé l’erreur ;

- être accompagnée de tous les documents justificatifs ;

- porter uniquement sur les marchandises déclarées initialement.

La forme de la demande susvisée est fixée par décision du directeur de


l’administration.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

Article 74 bis - La dispense visée à l’article 74 ci-dessus est accordée


après que la vérification des marchandises concernées par les agents de
l’administration ait eu lieu et qu’aucune infraction n’ait été constatée, lorsque :

- il eût été possible de déceler l’erreur révélée au moment de la


déclaration en détail;

- les marchandises dont la mainlevée est délivrée se trouvent encore


sous douane ou, lorsqu’elles sont enlevées, se trouvent toujours intacts dans
les locaux de l’importateur ;

- les marchandises enlevées sont identifiables d’après la marque et les


numéros des colis et d’autres indices.

160
TITRE IV
REGIMES ECONOMIQUES EN DOUANE

CHAPITRE PREMIER
Entrepôts en douane ou entrepôts de stockage
Section I
Généralités

Article 75 - Les entrepôts de douane peuvent être ouverts en tous


points du territoire assujetti où les besoins du commerce et de l’industrie les
rendent nécessaires, sous réserve des possibilités de contrôle par les agents
de l’administration.
Article 76 - Les demandes d’ouverture d’entrepôt sont déposées
auprès de l’administration.
Le plan déterminant l’emplacement et l’aménagement des locaux
envisagés est joint en double exemplaire à la demande d’ouverture d’entrepôt
en douane.

Code des Douanes et Impôts Indirects


L’original de ce plan, définitivement agréé revêtu du cachet et de la

Décret n° 2-77-862
signature du concessionnaire ou du bénéficiaire de l’autorisation d’ouverture,
demeure entre les mains de l’administration.
Le duplicata, visé par cette administration, est remis à l’intéressé.
Aucune modification ne pourra être apportée ultérieurement à ce plan
sans avoir fait l’objet d’un agrément préalable de l’administration.
Article 77 - La construction, l’aménagement des locaux à usage
d’entrepôt doivent être conformes au plan agréé par l’administration.
Article 78 - A leur entrée en entrepôt, les marchandises sont déclarées
et vérifiées suivant les règles applicables aux marchandises déclarées pour
la consommation, à l’exception des marchandises visées à l’article 123 c) du
code des douanes précité qui sont déclarées et vérifiées comme en matière
d’exportation.
Article 79 - La déclaration d’entrée en entrepôt de stockage doit porter,
outre la signature du déclarant, la signature de l’entrepositaire tel que défini
à l’article 126 du code des douanes précité ainsi que, le cas échéant, de la
caution.
Article 80 - Les marchandises placées en entrepôt sont inscrites
sur un sommier ou compte d’entrée et de sortie, tenu par les agents de
l’administration.
Article 81 - Les marchandises constituées en entrepôt doivent être
alloties conformément aux prescriptions de l’administration.

161
Article 82 - Le concessionnaire et le bénéficiaire de l’autorisation
d’ouverture d’entrepôt privé particulier sont tenus :
– de faciliter les contrôles ou les recensements ;
– de tenir, à l’intention de l’administration, une comptabilité matière des
marchandises entreposées ;
– de signaler, à cette administration, toutes modifications de l’état et de
l’emplacement des marchandises placées en entrepôt.
Article 83 - Les marchandises en entrepôt peuvent être transférées
dans un autre entrepôt d’une des catégories énumérées au 2° de l’article 119
du code des douanes précité.
La mutation d’entrepôt a lieu sous les conditions et garanties du régime
du transit précisées aux articles 155 et suivants dudit code.
Ces transferts d’entrepôt ne donnent lieu à aucune prolongation de
délai, notamment, en cas de changement d’entrepôt de catégorie différente.
Article 84 - Durant leur séjour en entrepôt, les marchandises doivent
être présentées en mêmes quantité et qualité aux agents de l’administration
qui peuvent procéder à tous contrôles et recensements.
Code des Douanes et Impôts Indirects

Article 85 - Les personnes ayant le droit de disposer des marchandises


Décret n° 2-77-862

placées en entrepôt peuvent, pendant la durée du séjour de ces marchandises :


– les examiner ;
– prélever des échantillons. Ceux-ci sont soumis aux droits et taxes
dans les conditions prévues par l’article 130 du code des douanes précité.
Article 86 - Les marchandises extraites de l’entrepôt sont déclarées
et vérifiées suivant les règles applicables au régime douanier qui leur est
donné.
Section II
Entrepôt public
Article 87 - La concession d’un entrepôt public entraîne à la charge du
concessionnaire:
a – la construction, la réparation, l’entretien :
– des bâtiments nécessaires au stockage des marchandises;
– des bureaux, logements et installations mis à la disposition des
agents de l’administration pour l’exécution de leur service et qui doivent être
conformes aux demandes présentées par cette administration.
b – le paiement des traitements et indemnités versés aux agents de
l’administration, affectés à la surveillance de l’entrepôt.

162
Article 88 - L’entrepôt public est gardé par les agents de l’administration.
Les issues sont fermées à deux clefs différentes dont l’une est détenue
par lesdits agents.
Article 89 - Sous réserve des interdictions édictées par les lois et
règlements relatifs à la protection de la propriété industrielle et à la répression
des fraudes commerciales, sont autorisés en entrepôt public :
– pour l’exportation : les mélanges de produits étrangers avec d’autres
produits étrangers ou avec des marchandises en libre pratique sur le territoire
assujetti ;
– pour toutes les destinations : les déballages, transvasements,
réunions ou divisions de colis ainsi que toutes autres manipulations ayant
pour but la conservation des produits ou leur amélioration selon les usages
du commerce.

Article 90 - La durée du séjour initial des marchandises en entrepôt public


est d’un an. Deux prolongations, d’une durée de six mois chacune, peuvent
être accordées par l’administration.

Section III

Code des Douanes et Impôts Indirects


Entrepôt privé banal

Décret n° 2-77-862
Article 91 - Les dispositions des articles 87 à 89 ci-dessus sont
applicables aux entrepôts privés banaux.

Article 92 - La durée du séjour initial des marchandises en entrepôt


privé banal est d’un an. Deux prolongations d’une durée de six mois chacune,
peuvent être accordées par l’administration.

Section IV
Entrepôt privé particulier

Article 93 - Lorsque des bureaux, des logements et installations sont


nécessaires à l’action des agents de l’administration, les frais de construction,
de réparation et d’entretien sont à la charge du bénéficiaire de l’autorisation
d’ouverture de l’entrepôt privé particulier.
Ces bureaux, logements et installations doivent être conformes aux
demandes présentées par cette administration.
Article 94 - La durée du séjour initial des marchandises en entrepôt privé
particulier est d’un an. . Deux prolongations d’une durée de six mois chacune,
peuvent être accordées par l’administration.
Article 95 - Les déclarations d’entrée en entrepôt privé particulier,
établies comme il est dit à l’article 79 ci-dessus, doivent comporter l’indication
du magasin où les marchandises seront entreposées.

163
Lors de la vérification de ces marchandises, les agents de l’administration
peuvent prélever des échantillons, procéder au marquage, à l’estampillage, et
au scellement des marchandises afin d’en assurer l’identification ultérieure.
Article 96 - En entrepôt privé particulier, les manipulations sont interdites.
Toutefois, l’administration peut autoriser les manipulations nécessaires à la
commercialisation ou jugées par elle indispensables à la conservation des
marchandises ; ses agents en surveillent l’exécution.
Section V
Entrepôts d’exportation
Article 97 - 1° Les entrepôts d’exportation sont réservés :
a – aux marchandises visées à l’article 123 c du code des douanes précité ;
b – aux marchandises d’origine étrangère destinées exclusivement à
l’exportation.
2° Lorsque les besoins du commerce et de l’industrie n’exigent pas la
création d’entrepôts entièrement réservés aux marchandises visées au 1°
ci-dessus, une section dite “d’exportation” est créée à l’intérieur de l’entrepôt
public, privé banal ou particulier.
Dans l’entrepôt public ou privé banal, la section d’exportation est
Code des Douanes et Impôts Indirects

constituée par un ou plusieurs magasins séparés des autres magasins.


Décret n° 2-77-862

Dans l’entrepôt privé particulier, la section d’exportation est limitée à


une portion entièrement close dudit entrepôt.
La section d’exportation de l’entrepôt privé particulier est fermée à deux
clefs différentes, dont l’une est détenue par les agents de l’administration.
Section VI
Foires - expositions - concours
Autres manifestations du même genre
Article 98 - Les locaux nécessaires aux foires, expositions, concours
ou à d’autres manifestations du même genre peuvent être constitués en
entrepôt public.
Les règles prévues ci-dessus en matière d’entrepôt public sont
applicables sous réserve, s’il y a lieu, des conditions spéciales contenues
dans l’arrêté de concession.

CHAPITRE PREMIER Bis


Entrepôt industriel franc
Article 98 bis - Conformément aux dispositions de l’article 134 quater
du code des douanes et impôts indirects, le bénéfice du régime de l’entrepôt
industriel franc est subordonné à l’autorisation de l’administration délivrée
après avis favorable du (ou des) ministre (s) chargé (s) de la ressource.

164
Les entreprises susceptibles de bénéficier de l’autorisation susvisée
sont celles qui entendent réaliser un investissement, dans le cadre soit d’une
création soit d’une extension, dont le montant minimum est égal à 50.000.000
de dirhams.
La demande d’autorisation d’établissement de l’entrepôt industriel
franc est déposée auprès de l’administration, accompagnée d’un dossier
comportant :
– la liste des matériels, équipements et parties et pièces détachées
destinés exclusivement à l’entrepôt, avec indication de leurs valeurs et
quantités;
– le plan déterminant l’emplacement et l’aménagement des locaux
envisagés, permettant à l’administration de procéder au contrôle et à la
surveillance de l’entrepôt industriel franc.
En outre, l’administration peut, à l’occasion de l’étude du dossier
présenté, exiger tous documents ou informations supplémentaires.
Article 98 ter - Au vu des documents visés à l’article 98 bis ci-dessus, le
directeur de l’administration délivre, le cas échéant, l’autorisation d’ouverture
de l’entrepôt industriel franc, après avis du ministre chargé de la ressource.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Article 98 quater - La liste et le plan visés à l’article 98 bis ci-dessus

Décret n° 2-77-862
sont établis, en double exemplaire, portant le cachet de l’administration et
la signature du soumissionnaire, dont l’un est conservé entre les mains de
l’administration et l’autre remis audit soumissionnaire.

Toute modification à ladite liste et audit plan doit être, au préalable,


autorisée par l’administration et être établie dans les conditions et formes
prévues à l’alinéa précédent.

Article 98 quinquies - Le soumissionnaire ne peut utiliser l’entrepôt


industriel franc que s’il obtient le certificat de conformité prévu par la
législation sur l’urbanisme, lequel certificat n’est délivré qu’après accord de
l’administration qui doit s’assurer de sa conformité au plan visé à l’article 98
bis ci-dessus.

Article 98 sexies - L’entrée de matériels, équipements, parties et pièces


détachées ainsi que des marchandises destinées à être mises en œuvre sous
le régime de l’entrepôt industriel franc, donne lieu à la souscription d’un acquit
à caution.

Article 98 septies - 1° La déclaration d’entrée en entrepôt industriel


franc doit porter, outre la signature du déclarant, la signature du bénéficiaire
de l’entrepôt industriel franc ainsi que, le cas échéant, de la caution.

2° Le bénéficiaire de l’entrepôt industriel franc, personne physique ou


morale qui s’engage vis-à-vis de l’administration, est appelé soumissionnaire.

165
Article 98 octies - L’acquit à caution est déposé auprès du bureau de
souscription.

Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire et


doit être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.

Article 98 nonies. - Tout établissement bénéficiant de l’entrepôt


industriel franc doit, dans la forme agréée par l’administration, tenir une
comptabilité matières. Les matériels, équipements, parties et pièces
détachées et les marchandises destinées à être mises en oeuvre, doivent
dès leur introduction dans les locaux de l’établissement considéré, être pris
en charge dans cette comptabilité matières. Ladite comptabilité matières doit
permettre à l’administration d’identifier les marchandises et de faire apparaître
leurs mouvements.

La comptabilité matières doit être tenue à la disposition de l’administration


afin de lui permettre tout contrôle qu’elle estime nécessaire.

Article 98 decies. - Les conditions de contrôle, de surveillance et de


fonctionnement de l’entrepôt industriel franc sont fixées par arrêté du ministre
chargé des finances.

CHAPITRE II
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

Admission temporaire
pour perfectionnement actif

Section I
Généralités

Article 99 - L’entrée et la sortie des marchandises, auxquelles le


régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif est appliqué,
peuvent avoir lieu par les bureaux de : Casablanca, Casablanca-Nouaceur,
Mohammedia, Rabat-Salé, Kenitra, Tanger, Oujda, Fès, Mekhnès, El-Jadida,
Safi, Agadir et Marrakech.
Article 100 - 1° L’entrée des marchandises sous le régime de l’admission
temporaire pour perfectionnement actif donne lieu à la souscription d’un acquit
à caution.
2° Outre les indications générales prévues par le 2° ou le 4° de l’article
116 du code des douanes précité, l’acquit à caution doit contenir les indications
propres à l’opération qui sont fixées par le décret prévu par l’article 135 dudit
code.
Article 101 - 1° L’acquit à caution doit porter, outre la signature
du déclarant, la signature du bénéficiaire de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif au sens de l’article 138 du code des douanes précité
ainsi que, le cas échéant, de la caution.

166
2° Le bénéficiaire de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif, personne physique ou morale, qui s’engage vis-à-vis de l’administration,
est appelé “soumissionnaire”.
Article 102 - L’acquit à caution est déposé auprès du bureau de
souscription.
Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire et
doit être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.
Article 103 - Lors de la vérification des marchandises, les agents
de l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer, estampiller
les marchandises lorsque les transformations envisagées ne s’y opposent
pas et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin de permettre
la reconnaissance ultérieure des marchandises placées sous ce régime
suspensif.
Article 104 - Les agents de l’administration du bureau de
souscription tiennent, pour chaque opération d’admission temporaire pour
perfectionnement actif ou pour chaque soumissionnaire, un compte qui est
annoté, notamment :
– des quantités de marchandises placées sous ce régime,

Code des Douanes et Impôts Indirects


– des quantités des produits compensateurs pour lesquels des

Décret n° 2-77-862
déclarations en détail ont été déposées et vérifiées et, le cas échéant, des
quantités de marchandises mises à la consommation ou exportées dans l’état
ou elles ont été importées.
Article 105 - La durée du séjour initial des marchandises sous le régime
de l’admission temporaire pour perfectionnement actif est de six mois.
Des prolongations peuvent être accordées par l’administration sans,
toutefois, que les nouveaux délais ne dépassent dix-huit mois supplémentaires
sauf dérogation accordée par le ministre chargé des finances après avis du
(ou des) ministre(s) chargé(s) de la ressource.
Article 106 - Pendant toute la durée du séjour des marchandises
placées sous le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif, celles-ci doivent être présentées à première réquisition des agents de
l’administration.
Article 107 - 1° Des fiches d’imputation sont jointes aux déclarations en
détail d’exportation ou de constitution en entrepôt de stockage ou d’admission
temporaire des produits compensateurs.
2° Elles portent les signatures du déclarant et du (ou des) soumis­
sionnaire(s). Apres annotation par le service de la visite, ces fiches sont
adressées au bureau de souscription des acquits à caution.
Article 108 - Un compte d’admission temporaire pour perfectionnement
actif peut faire l’objet d’un seul apurement global ou de plusieurs apurements
partiels successifs.

167
Article 109 - La décharge définitive des acquits à caution est délivrée
par le bureau de souscription.
Section II
Autorisation
Article 110 - En application des dispositions du 2° alinéa du 1° de
l’article 135 du code des douanes précité, est fixée, par arrêté conjoint du
ministre chargé des finances et de (ou des) ministre(s) intéressé(s), la liste
des marchandises dont l’importation est soumise à la licence d’importation
et qui ne peuvent bénéficier du régime de l’admission temporaire qu’en vertu
d’une autorisation donnée par l’administration.
Cette autorisation est accordée après avis du (ou des) ministre(s)
intéressé(s).
Section III
Conditions propres à certaines opérations d’admission
temporaire pour perfectionnement actif

Article 111 - Selon la nature des marchandises placées sous le régime


de l’admission temporaire pour perfectionnement actif, les comptes y afférents
Code des Douanes et Impôts Indirects

sont tenus en poids, en mètre, en volume, en surface ou en nombre.


Décret n° 2-77-862

Le poids pris en compte est le poids réel, c’est-à-dire le poids de la


marchandise dépouillée de tous ses emballages.

Article 112 - Abrogé.


Article 113 - Les déchets de fabrication peuvent être exportés ou mis à
la consommation dans les conditions prévues à l’article 114 ci-après.

Ils peuvent être également, avec l’accord de l’administration,


abandonnés francs de tous frais à son profit ou détruits sous son contrôle.

Article 114 - La mise à la consommation des déchets de fabrication


entraîne la perception des droits et taxes d’importation calculés comme suit :
a) les droits et taxes sont perçus d’après l’espèce tarifaire et sur la base
des quantités des déchets mis à la consommation ;

b) la valeur à prendre en considération est celle de ces déchets au jour


de la mise à la consommation ;

c) les droits et taxes applicables sont ceux en vigueur audit jour.

168
CHAPITRE III
Admission temporaire

Section I
Objets apportés par des personnes
venant séjourner temporairement au Maroc

Article 115 - Bénéficient du régime de l’admission temporaire prévu par


l’article 145 du code des douanes précité, les personnes ayant leur résidence
habituelle à l’étranger et dont la durée de séjour au Maroc n’excède pas six
mois, au cours d’une même période de douze mois.

Article 116 - Peuvent bénéficier du régime de l’admission temporaire:

1° Les objets en cours d’usage, correspondant en nombre à des besoins


usuels, portés par les personnes visées à l’article 115 ci-dessus ou contenus
dans leurs bagages accompagnés ou non ;

2° Les moyens de transport appartenant aux dites personnes et les


pièces de rechange destinées à réparer ces moyens de transport.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
Article 117- Le régime de l’admission temporaire est accordé pour la
durée du séjour des bénéficiaires et, au maximum, pour une durée de six
mois décomptés du jour de leur entrée sur le territoire assujetti.

Ce délai est fixé à dix-huit (18) mois pour les moyens de transport
maritimes à usage privé destinés à séjourner dans un port de plaisance.

Toutefois, et dans des cas dûment justifiés, le ministre chargé des


finances peut autoriser la prorogation du délai susvisé sans que celle-ci
excède le double dudit délai.
Article 118 - Lors de l’importation de ces objets, l’administration peut
dispenser les bénéficiaires de la souscription d’acquits à caution comportant
garantie du paiement des droits et taxes d’importation, de l’intérêt de retard
prévu par l’article 93 du code des douanes précité ainsi que des pénalités
éventuelles.
Article 119 - L’admission temporaire des moyens de transport peut être
également effectuée sous couvert d’un titre d’admission temporaire délivré
par des organismes de tourisme autorisés à cet effet par l’administration. Ces
titres d’admission temporaire doivent être conformes aux modèles prévus
par cette administration ou par les conventions internationales auxquelles le
Maroc adhère.
Article 120 - Ces organismes de tourisme s’engagent, conjointement
et solidairement avec le bénéficiaire de l’admission temporaire, à acquitter
les droits et taxes d’importation, augmentés de l’intérêt de retard, dus sur

169
les moyens de transport importés temporairement au Maroc et qui ne sont
pas exportés ou constitués en entrepôt dans le délai prévu par l’article 117
ci-dessus. En ce qui concerne les pénalités encourues par les titulaires de
titres d’admission temporaire ayant commis des infractions au régime de
l’admission temporaire, les associations garantes sont tenues de prêter leur
concours à l’administration pour le recouvrement de ces pénalités.
Article 121 - Les conditions de délivrance et d’utilisation des acquits à
caution et titres d’admission temporaire, visés aux articles 118 et 119
ci-dessus, sont fixées par l’administration.
Article 122 - 1° A toute réquisition des agents de l’administration, les
détenteurs d’objets importés temporairement doivent justifier de la régularité
de la situation douanière de ces objets.
2° l’administration peut autoriser :
a – le prêt occasionnel et de courte durée de moyens de transport
placés sous ledit régime au profit de personnes remplissant elles-mêmes les
conditions pour bénéficier de ce régime ;
b – la conduite, jusqu’au bureau de sortie, de moyens de transport par
des personnes ne remplissant pas les conditions pour bénéficier dudit régime
lorsque les bénéficiaires sont dans l’incapacité d’exporter eux mêmes ces
Code des Douanes et Impôts Indirects

moyens de transport ;
Décret n° 2-77-862

c – la conduite, par des personnes ne remplissant pas les conditions


pour bénéficier dudit régime, de moyens de transport appartenant à une
personne résidant habituellement à l’étranger et importés temporairement pour
participer, pour le compte de cette personne, à des épreuves, compétitions ou
manifestations sportives, sous réserve que le conducteur soit rémunéré en
qualité de salarié ou soit titulaire d’une autorisation l’habilitant à y participer
pour le compte de cette personne ;
d – la conduite, jusqu’au bureau de sortie, de moyens de transport de
location importés temporairement, par des personnes ne remplissant pas
les conditions pour bénéficier dudit régime, sous réserve qu’elles soient
rémunérées en qualité de salarié par une entreprise de location de moyens
de transport régulièrement établie dans le territoire assujetti.
Article 123 - 1° En cas d’accident dûment établi, l’exportation des
moyens de transport gravement endommagés peut ne pas être exigée lorsque
l’administration en accepte l’abandon, francs de tous frais, à son profit.
2° En cas d’admission temporaire de pièces de rechange, les
dispositions du 1er ci-dessus sont applicables aux pièces remplacées.
Article 124 - Le directeur de l’administration prend toutes mesures
jugées nécessaires à l’application du régime de l’admission temporaire aux
différentes catégories de personnes et d’objets susceptibles de bénéficier des
dispositions dudit régime.

170
Section II
Matériels et produits divers

Article 125 - Peuvent être déclarés sous le régime de l’admission


temporaire :
A – les matériels restant propriété étrangère, destinés à la réalisation
de travaux d’une durée limitée ou à une utilisation occasionnelle à des fins
industrielles. Toutefois, le bénéfice de ce régime est subordonné à autorisation
spéciale accordée par le ministre des finances après avis favorable du (ou
des) ministre(s) intéressés(s) ;
B – les films ou enregistrements cinématographiques loués ou prêtés ;
C – a) les emballages et contenants importés vides pour être exportés
pleins de produits nationaux, que ces emballages et contenants soient restés
ou non propriété étrangère :
1 – sacs, sachets, quelle que soit la matière constitutive,
2 – toiles d’emballage et cordes pour le serrage des laines, peaux et
autres produits,
3 – caisses en bois,

Code des Douanes et Impôts Indirects


4 – boîtes en fer blanc ou en aluminium, montées ou non,

Décret n° 2-77-862
5 – fûts en bois, en fer, en acier ou en matière plastique,
6 – tubes en fer, en acier ou en aluminium,
b) les emballages et contenants importés pleins de produits étrangers
suivants :
1 – bonbonnes, dame jeannes contenant des acides,
2 – tubes ou bouteilles en fer contenant de l’acide carbonique ou
d’autres gaz comprimés ou liquéfiés, à l’exclusion, cependant, des bouteilles
servant au transport du gaz butane ,
3 – fûts en fer, en acier ou en matière plastique quel que soit le produit
logé ,
c) les accessoires d’emballages et contenants suivants :
1 – cercles et fils de fer destinés à renforcer les emballages de quelque
nature que ce soit exportés pleins de produits nationaux, à l’exception toutefois
des liens métalliques et du fil recuit noir utilisés aux mêmes fins ;
2 – fibre de bois ou de papier pour la protection des produits nationaux
emballés exportés ;
d) les emballages, contenants et accessoires autres que ceux énumérés
aux a, b et c ci-dessus. Toutefois, le bénéfice de ce régime est subordonné
à autorisation spéciale accordée par le ministre des finances après avis
conforme du (ou des) ministre(s) intéressé(s) ;

171
D – les produits et les animaux énumérés ci-apres :
1° – échantillons et modèles,
2° – marchandises destinées à être présentées ou utilisées à une
exposition, une foire, un congres ou une manifestation similaire,
3° – objets pour essais, expériences,
4° – matériel professionnel et les animaux nécessaires à l’exercice du
métier ou de la profession de personnes venant accomplir au Maroc un travail
déterminé d’une durée limitée,
5° – clichés destinés à l’impression,
6° – cadres et containers,
7° – véhicules à usage commercial utilisés en trafic routier
international,
8° – animaux pouvant être engagés dans des compétitions sportives
ou autres,
9° – produits fabriqués au Maroc à partir de marchandises importées au
bénéfice de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ;
Code des Douanes et Impôts Indirects

10° – supports pour fils textiles (ensouples, cops, cônes, etc...).


Décret n° 2-77-862

E – les marchandises visées dans les conventions internationales


ratifiées par le Maroc.
Article 126 - 1° L’entrée et la sortie des matériels et produits divers
auxquels le régime de l’admission temporaire est appliqué peuvent avoir lieu
par tous les bureaux de l’administration ;
2° Toutefois, l’entrée et la sortie de certaines de ces marchandises ne
peuvent avoir lieu que par des bureaux spécialement désignés à cet effet par
l’administration. La liste de ces bureaux sera publiée au Bulletin officiel.
Article 127 - 1° L’importation des matériels et produits divers visés à
l’article125 ci-dessus donne lieu soit à la souscription d’un acquit à caution, soit
à la présentation des documents prévus par les conventions internationales
ratifiées par le Maroc ;
2° Toutefois, l’administration peut dispenser de l’accomplissement de
cette formalité l’admission temporaire des films ou enregistrements cinémato­
graphiques visés au B de l’article 125 ci-dessus.
Article 128 - 1° L’acquit à caution doit porter, outre la signature du
déclarant, la signature du bénéficiaire de l’admission temporaire et, le cas
échéant, celle de la caution ;
2° Le bénéficiaire de l’admission temporaire, personne physique
ou morale, qui s’engage vis-à-vis de l’administration, est appelé
“soumissionnaire”.

172
Article 129 - L’acquit à caution est déposé auprès du bureau de
souscription.
Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire et
doit être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.
Article 130 - Lors de la vérification de ces matériels et produits, les
agents de l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer,
estampiller, apposer des plombs à condition que ceux-ci ne gênent pas
l’utilisation prévue et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin
de permettre la reconnaissance ultérieure des matériels et produits placés
sous le régime de l’admission temporaire.
Article 131 - Les agents de l’administration tiennent pour chaque
opération d’importation un compte qui est annoté notamment des quantités
des matériels et produits :
- placés sous ce régime,
- exportés ou constitués en entrepôt ou mis à la consommation.

Article 132 -1°- la durée de séjour sous le régime de l’admission


temporaire des matériels et produits divers visés aux A. B. C. et D. de l’article
125 ci-dessus est limitée au temps nécessaire à l’emploi envisagé.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Cette durée est calculée par l’administration en fonction des documents

Décret n° 2-77-862
présentés par le demandeur sans, toutefois, que la durée de séjour n’excède :
- deux ans pour les objets repris au Ca, Cc, D3 et D9 ;
- un an pour ceux énumérés au C-b et
- six mois pour ceux repris au D dudit article 125 à l’exclusion du D3 et
D9 susvisés.
Toutefois, et dans des cas dûment justifiés, le ministre chargé des
finances peut autoriser la prorogation du délai précité sans que celle-ci excède
le double dudit délai.
2° Pour les marchandises relevant du E de l’article 125 susvisé, la
durée de séjour est celle prévue par les conventions internationales, sauf
application des réserves que le Royaume du Maroc a pu faire concernant ce
point lors des ratifications.

Article 133 - Pendant toute la durée du séjour des marchandises placées


sous le régime de l’admission temporaire, celles-ci doivent être présentées à
première réquisition des agents de l’administration.

Article 134 - 1° La redevance prévue par l’article 148 du code des


douanes précité en ce qui concerne le matériel visé au A de l’article 125
ci-dessus est égale, par trimestre, au dixième du montant cumulé des
droits et taxes d’importation dont ces matériels sont passibles, au jour de
l’enregistrement de la déclaration d’admission temporaire.

173
Cependant, cette redevance peut être ramenée par arrêté du ministre
des finances après avis du ou des ministre(s) intéressé(s), par trimestre,
jusqu’au quarantième du montant cumulé des droits et taxes d’importation
lorsque la durée de l’amortissement comptable de ce matériel excède trente
mois.
Le paiement de cette redevance trimestrielle, due depuis le jour
d’enregistrement de la déclaration d’importation temporaire, s’effectue comme
suit :
– pour le premier trimestre : avant enlèvement des marchandises,
– par la suite : dans les dix premiers jours de chaque nouveau trimestre
couvert par la durée de séjour accordée.
Toutefois, le montant total de la redevance ainsi payée ne peut excéder
le montant cumulé des droits et taxes d’importation applicables au matériel,
au jour d’enregistrement de la déclaration d’admission temporaire.
Pour le paiement de cette redevance, toute période trimestrielle
commencée est décomptée en entier. Aucun remboursement ne peut avoir
lieu dans le cas, soit d’exportation, soit de constitution en entrepôt desdits
matériels réalisée avant la fin d’une période trimestrielle.
Code des Douanes et Impôts Indirects

2° En application des dispositions de la loi n°21-90 relative à la recherche


Décret n° 2-77-862

et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures, promulguée par le dahir


n° 1-91-118 du 27 ramadan 1412 (1er avril 1992), les matériels et matériaux
importés temporairement et utilisés pour la durée limitée et nécessaire à la
réalisation des programmes de reconnaissance, de recherche et d’exploitation
des gisements d’hydrocarbures, bénéficient de l’exonération de la redevance
prévue à l’article 148 du code des douanes.
Article 135 - 1° Des fiches d’imputation sont jointes aux déclarations en
détail déposées à l’exportation, à la constitution en entrepôt ou à la mise à la
consommation des produits et matériels divers ;
2° Elles portent les signatures du déclarant et du (ou des) soumis­
sionnaire(s). Après annotation par le service de la visite, ces fiches sont
adressées au bureau de souscription de l’acquit.
Article 136 - Un compte d’admission temporaire peut faire l’objet d’un
seul apurement global ou de plusieurs apurements partiels successifs.
Article 137 - La décharge définitive des acquits à caution est délivrée
par le bureau de souscription.
Section III
Conditions particulières de régularisation de certaines
opérations d’admission temporaire

Article 137 bis - Les déchets réglementaires peuvent être exportés ou


mis à la consommation dans les conditions prévues à l’article 137 ter ci-après.

174
Ils peuvent être également, avec l’accord de l’administration, abandonnés
francs de tous frais à son profit ou détruits sous son contrôle.
Article 137 ter - Sous réserve des dispositions de l’article 145 (2°) du
code des douanes et impôts indirects, la mise à la consommation des déchets
entraîne la perception des droits et taxes d’importation calculés comme suit:
a) les droits et taxes sont perçus d’après l’espèce tarifaire et sur la base
des quantités des déchets mis à la consommation ;
b) la valeur à prendre en considération est celle de ces déchets au jour
de la mise à la consommation ;
c) les droits et taxes applicables sont ceux en vigueur audit jour.

CHAPITRE IV
Exportation temporaire
pour perfectionnement passif
Article 138 - Les produits et marchandises d’origine marocaine ou
nationalisés par le paiement des droits et taxes d’importation ou importés sous
le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif, peuvent être
déclarés pour l’exportation provisoire aux fins de recevoir, hors du territoire
assujetti, une ouvraison ou une transformation.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
Article 139 - La sortie et l’entrée des produits visés à l’article 138
ci-dessus peuvent avoir lieu par tous les bureaux de l’administration, à
l’exception des bureaux indiqués ci-après : Essaouira, Larache, Al Hoceïma,
Beni Enzar, Rabat, Bab-Sebta.
Sauf dérogation accordée par le directeur de l’administration, le retour
des produits doit être effectué par le bureau de sortie.
Article 140 - L’exportation des produits donne lieu à la souscription d’un
acquit à caution.
Toutefois, la garantie de la caution n’est pas exigée lorsque les produits
ne font l’objet ni de prohibition, ni de restriction à l’exportation et lorsqu’ils ne
sont pas soumis à des droits ou taxes de sortie.
Article 141 - L’acquit à caution susvisé comporte, outre la signature
du déclarant, la signature de l’exportateur réel et, lorsqu’il y en à une, de la
caution.
Pour l’application du présent décret, on entend par «exportateur réel» la
personne pour le compte de laquelle le perfectionnement doit être réalisé.
L’exportateur réel, personne physique ou morale, qui s’engage vis-à-vis
de l’administration, est appelé “soumissionnaire”.
Article 142 - L’acquit à caution est déposé auprès du bureau de
souscription.
Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire.

175
Article 143 - Lors de la vérification des marchandises, les agents de
l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer, estampiller les
marchandises lorsque l’ouvraison ou la transformation envisagée ne s’y oppose
pas et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin de permettre le
contrôle technique de l’ouvraison ou de la transformation effectuée ainsi que
la reconnaissance ultérieure des marchandises déclarées sous le régime de
l’exportation temporaire pour perfectionnement passif.

Article 144 - Les agents de l’administration tiennent pour chaque


exportation provisoire un compte qui est annoté :
– des quantités et des valeurs des produits placés sous ce régime,
– des quantités des produits compensateurs importés en apurement
dudit compte ou des quantités et des valeurs des produits placés sous ce
régime et exportés définitivement en apurement du même compte.
Article 145 - La durée de séjour à l’étranger des produits exportés
provisoirement est limitée au temps nécessaire à l’opération envisagée, sans
que cette durée puisse excéder un an.
Toutefois, et dans des cas dûment justifiés, le ministre chargé des
finances peut autoriser la prorogation du délai susvisé sans que celle-ci
excède le double dudit délai.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

Article 146 - Un compte d’exportation temporaire pour perfectionnement


passif peut faire l’objet d’un seul apurement global ou de plusieurs apurements
partiels successifs.
Article 147 - La décharge définitive des acquits à caution est délivrée
par le bureau de souscription.

Chapitre IV bis
Exportation temporaire pour perfectionnement
passif avec recours à l’échange standard

Section I
De l’importation des marchandises de remplacement

Article 147 bis - La sortie et l’entrée des marchandises bénéficiant du


régime de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif avec recours
à l’échange standard doivent s’effectuer par le même bureau de douane
ouvert à l’opération envisagée.
Toutefois, le directeur de l’administration peut autoriser l’entrée desdites
marchandises par un autre bureau de douane.
Article 147 ter- L’exportation des marchandises donne lieu à la
souscription d’un acquit à caution.

176
Toutefois, la garantie de la caution n’est pas exigée lorsque les
marchandises ne font l’objet ni de prohibitions, ni de restrictions à l’exportation
et lorsqu’elles ne sont pas soumises à des droits ou taxes de sortie.
Article 147 quarter- L’acquit à caution susvisé comporte, outre la
signature du déclarant, la signature de l’exportateur réel et, lorsqu ‘il y en a
une, de la caution.
Article 147 quinquies- L’acquit à caution est déposé auprès du bureau
d’exportation .
Article 147 sexies- Un exemplaire dudit acquit à caution est remis
au soumissionnaire et doit être présenté à toute réquisition des agents de
l’administration.
Article 147 septies - Lors de la vérification des marchandises, les agents
de l’administration peuvent prélever des échantillons, exiger des prospectus,
des catalogues, et d’une façon générale, prendre toute mesure afin de
permettre la reconnaissance des marchandises importées de remplacement
dans les conditions fixées par l’article 152 bis-2° du code des douanes ainsi
que des impôts indirects.
Article 147 octies- Les agents de l’administration tiennent pour chaque
exportation un compte qui est annoté :

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
– des quantités et des valeurs des marchandises exportées sous ce
régime;
– des quantités et des valeurs des marchandises importées en
apurement dudit compte ou des quantités et des valeurs des marchandises
placées sous ce régime et exportées définitivement en apurement du même
compte.
Article 147 nonies- Durant la période de sa validité, le compte ouvert
sous le régime de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif avec
recours à l’échange standard, peut faire l’objet d’un seul apurement global ou
de plusieurs apurements partiels successifs.
Article 147 decies- Le certificat de décharge des acquits à caution est
délivré par le bureau de souscription de la déclaration d’exportation .

Section II

De l’Importation anticipée
des marchandises de remplacement

Article 147 undecies- En application de l’article 152 ter du code des


douanes ainsi que des impôts indirects, l’entrée des marchandises de
remplacement ainsi que la sortie des marchandises défectueuses, doivent
s’effectuer par le même bureau de douane ouvert à l’opération envisagée.

177
Article 147 duodecies- L’importation anticipée des marchandises de
remplacement donne lieu à la souscription d’un acquit à caution, couvert par
une garantie agréée par le ministre chargé des finances.
L’acquit à caution doit porter, outre la signature du déclarant, la signature
du bénéficiaire et, le cas échéant, celle de la caution.
Article 147 terdecies- L’acquit à caution est déposé auprès du bureau
d’importation.
Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire et doit
être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.
Article 147 quarterdecies- Lors de la vérification des marchandises
importées, les agents de l’administration peuvent prélever des échantillons,
estampiller, apposer des plombs à condition que ceux-ci ne gênent pas
l’utilisation prévue et, d’une façon générale, prendre toute mesure afin de
permettre la reconnaissance ultérieure des marchandises de remplacement
importées.
Article 147 quinquies decies- Les agents de l’administration tiennent
pour chaque opération d’importation un compte qui est annoté notamment:
– des quantités et des valeurs des marchandises importées sous ce
régime,
– des quantités et des valeurs des marchandises exportées ou mises à la
Code des Douanes et Impôts Indirects

consommation en apurement dudit compte.


Décret n° 2-77-862

Article 147 sexies decies – l’importation anticipée doit faire l’objet d’un
seul aputrement.
Toutefois, dans des cas dûment justifiés, et sur autorisation de
l’administration, l’importation anticipée peut faire l’objet de plusieurs
apurements partiels successifs.
Article 147 septies decies - Le certificat de décharge des acquits à caution
est délivré par le bureau de souscription de la déclaration d’importation.
Article 147 octies décies - Durant la durée de leur séjour, les
marchandises importées doivent être présentées à première réquisition des
agents de l’administration.

CHAPITRE V
Exportation temporaire

Section I
Objets destinés à l’usage personnel
des voyageurs allant séjourner temporairement à l’étranger

Article 148 - Bénéficient du régime de l’exportation temporaire prévu par


l’article 153 du code des douanes précité les personnes ayant leur résidence
habituelle dans le territoire assujetti et qui vont séjourner temporairement hors
de ce territoire.

178
Article 149 - Peuvent bénéficier du régime de l’exportation temporaire :
– les objets correspondant en nombre à des besoins usuels, portés
par les personnes visées à l’article 148 ci-dessus ou contenus dans leurs
bagages, accompagnés ou non,
– les moyens de transport appartenant aux dites personnes et les pièces
de rechange destinées à réparer ces moyens de transport.
Article 150 - Le régime de l’exportation temporaire est accordé pour
la durée du séjour à l’étranger des bénéficiaires et, au maximum pour une
durée de six mois, décomptés du jour de leur sortie du territoire assujetti, sauf
dérogation accordée par le directeur de l’administration.
Article 151 - Lors de l’exportation, les objets visés à l’article 149
ci-dessus peuvent donner lieu à la souscription, par le voyageur, d’une
déclaration d’exportation temporaire.
Article 152 - L’administration peut, si elle le juge utile, apposer sur
les objets exportés temporairement des marques, cachets, plombs et, d’une
façon générale, prendre toute mesure de contrôle, susceptible de permettre
l’identification de ces objets lors de l’importation ultérieure.

Section II

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
Matériels et produits divers devant être utilisés à l’étranger

Article 153 - Peuvent bénéficier du régime de l’exportation temporaire :


A – Les matériels restant propriété marocaine, destinés à la réalisation,
à l’étranger, de travaux d’une durée limitée ou à une utilisation occasionnelle
à des fins industrielles;
B – Les films ou enregistrements cinématographiques ;
C – Les emballages, contenants et accessoires que ces emballages
et contenants soient exportés vides pour être importés ultérieurement pleins
de produits étrangers ou qu’ils soient exportés pleins de produits marocains ;
D – Les produits et les animaux énumérés ci-après :
1° Les échantillons et modèles;
2° Le matériel de stand utilisé pour les expositions, foires et autres
manifestations similaires ainsi que les marchandises destinées à être
présentées ou utilisées à ces expositions, foires, manifestations ;
3° Les objets pour essais, expériences et démonstrations;
4° Le matériel professionnel et les animaux nécessaires à l’exercice
du métier ou de la profession de personnes physiques ou morales, ayant
au Maroc leur résidence habituelle ou leur siège social, allant accomplir à
l’étranger un travail déterminé d’une durée limitée ;
5° Les cadres et conteneurs ;

179
6° Les véhicules à usage commercial utilisés en trafic routier international ;
7° Les animaux pouvant être engagés dans des compétitions sportives
ou autres;
8° Et, plus généralement, tous objets susceptibles d’identification lors
de l’importation ultérieure.
Article 154 - La sortie et l’entrée des matériels et produits, visés à l’article
153 ci-dessus, peuvent avoir lieu par tous les bureaux de l’administration à
l’exception des bureaux à compétence limitée au contrôle des voyageurs.
Sauf dérogation accordée par le directeur de l’administration, le retour
des matériels et produits doit être effectué par le bureau de sortie.
Article 155 - L’exportation des matériels et produits donne lieu à la
souscription d’un acquit à caution.
Toutefois, la garantie de la caution n’est pas exigée lorsque les matériels
et produits présentés à l’exportation ne font l’objet ni de prohibition ni de
restriction à l’exportation et lorsqu’ils ne sont pas soumis à des droits ou taxes
de sortie.
Article 156 - L’acquit à caution doit comporter, outre la signature du
déclarant, celle de l’exportateur réel desdits matériels et produits.
Code des Douanes et Impôts Indirects

Pour l’application du présent décret, on entend par exportateur réel la


Décret n° 2-77-862

personne pour le compte de laquelle l’expédition à l’étranger est réalisée.


L’exportateur réel, personne physique ou morale, qui s’engage vis-à-vis
de l’administration est appelé “soumissionnaire”.
Article 157 - La déclaration d’exportation temporaire est déposée
auprès du bureau de souscription de l’acquit à caution. Un exemplaire dudit
acquit à caution est remis au soumissionnaire.
Article 158 - A l’occasion de la vérification par les agents de l’administration
desdits matériels et produits déclarés sous le régime de l’exportation
temporaire, cette administration peut prendre toutes mesures jugées utiles
pour l’identification des marchandises à importer ultérieurement.
Article 159 - Les agents de l’administration tiennent pour chaque
opération d’exportation temporaire un compte qui est annoté :
– des quantités des matériels et produits placés sous ce régime ;
– des quantités des matériels et produits importés en apurement dudit
compte ou des quantités des matériels et produits placés sous ce régime et
exportés définitivement en apurement du même compte.
Article 160 - La durée de séjour à l’étranger des matériels et produits
visés aux A, B, C et D de l’article 153 ci-dessus est limitée au temps nécessaire
à l’utilisation envisagée, sans que cette durée puisse excéder un an pour les
matériels et produits repris aux C. et D. de l’article 153 ci-dessus.
Toutefois, et dans des cas dûment justifiés, le ministre chargé des
finances peut autoriser la prorogation du délai susvisé sans que celle-ci
excède le double dudit délai.

180
Article 161 - Un compte d’exportation temporaire peut faire l’objet d’un
seul apurement global ou de plusieurs apurements partiels successifs.
Article 162 - La décharge définitive des acquits à caution est délivrée
par le bureau de souscription.

CHAPITRE VI
Transit

Article 163 - A l’exception des bureaux à compétence limitée au contrôle


des voyageurs, tous les bureaux de l’administration sont ouverts au régime du
transit, dans les limites de leurs spécialisations respectives.
Article 164 - Lorsque l’opération du transit a lieu sous le couvert de
l’acquit à caution visé au 1° de l’article 156 du code des douanes précité,
cet acquit doit comporter, outre la signature du déclarant, la signature du
bénéficiaire du régime et de la caution.
Le bénéficiaire du transit, personne physique ou morale, qui s’engage
vis-à-vis de l’administration est appelé “soumissionnaire”.

Article 165 - L’acquit à caution est déposé au bureau de douane où


l’opération de transit prend naissance. Un exemplaire de l’acquit à caution

Code des Douanes et Impôts Indirects


reste audit bureau et un autre exemplaire est remis au soumissionnaire.

Décret n° 2-77-862
L’exemplaire du soumissionnaire accompagne les marchandises et
doit être présenté comme il est prévu à l’article 156 du code des douanes
précité.
Article 166 - Lorsque l’opération de transit a lieu sous le couvert
d’un document prévu par les conventions internationales sur le transport
international de marchandises auxquelles le Maroc adhère, la signature dudit
document, par le transporteur et par sa caution, réalise l’engagement de ceux-
ci vis-à-vis de l’administration en ce qui concerne le respect des obligations
propres à l’opération de transit.
Article 167 - Aux bureaux de passage frontière, les marchandises ne
sont pas, en règle générale, soumises à la visite des agents de l’administration ;
Toutefois, ces agents peuvent :
– vérifier l’intégrité des scellements ;
– viser les documents d’accompagnement.
Article 168 - Les marchandises expédiées en transit sont soumises au
scellement, soit par colis, soit, lorsque l’état des unités de transport le permet,
par capacité ;
Peuvent être scellées par capacité, les unités de transport :
– construites de telle façon qu’aucune marchandise ne puisse être
introduite ou extraite sans effraction laissant des traces visibles ou sans
rupture de scellement;

181
– ne comportant aucun espace caché permettant de dissimuler des
marchandises ;
– dont les parties réservées au chargement sont facilement accessibles
pour la visite douanière.
Article 169 - La garantie du scellement est remplacée par le prélèvement
d’échantillons pour les fluides et liquides en futailles ou en récipients, non
susceptibles d’être plombés ;
Les échantillons prélevés dans le cas visé ci-dessus sont mis en boîtes
séparées que les agents de l’administration scellent du plomb de la douane
et qui doivent être présentées avec les marchandises au bureau, soit de
destination, soit de passage à l’étranger.
Article 170 - Les agents de l’administration peuvent exiger, avant
l’expédition en transit, la réfection des colis défectueux ou susceptibles de
permettre des soustractions malgré le scellement.
Article 171 - Tout incident entraînant une rupture des scellements
ou une altération des moyens de reconnaissance ou de sûreté apposés
soit sur les colis, soit sur les unités de transport doit être signalé, soit par
le soumissionnaire ou son représentant, soit par le transporteur, aux agents
de l’administration du bureau le plus proche du lieu de constatation de
l’incident.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

Article 172 - A l’arrivée au bureau de destination, déclaration est faite,


dans le délai légal, du régime douanier à appliquer aux marchandises.

CHAPITRE VI BIS
Transformation sous douane

Section I
Généralités

Article 172 bis - L’entrée des marchandises, auxquelles le régime de


la transformation sous douane est appliqué, peut avoir lieu par les bureaux
ouverts aux opérations de régimes économiques en douane.
Article 172 ter - 1° L’entrée des marchandises sous le régime de
la transformation sous douane donne lieu à la souscription d’un acquit à
caution.
2° Outre les indications générales prévues par le 2° ou le 4° de l’article
116 du code des douanes précité, l’acquit à caution doit contenir les indications
propres à l’opération qui sont fixées, soit par le présent chapitre, soit par les
décisions d’octroi dudit régime prévues par l’article 163 quater dudit code.
Article 172 quater - 1° L’acquit à caution doit porter, outre la signature
du déclarant, la signature du bénéficiaire de la transformation sous douane
ainsi que, le cas échéant, de la caution.

182
2° Le bénéficiaire de la transformation sous douane, personne
physique ou morale, qui s’engage vis-à-vis de l’administration, est appelé
«soumissionnaire».
Article 172 quinquies - Lors de la vérification des marchandises,
les agents de l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer,
estampiller les marchandises lorsque les transformations envisagées ne s’y
opposent pas et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin de
permettre la reconnaissance ultérieure des marchandises placées sous ce
régime suspensif.
Article 172 sexies - Les agents de l’administration du bureau de
souscription tiennent, pour chaque opération de transformation sous douane,
un compte qui est annoté, notamment :
– des quantités de marchandises placées sous ce régime,
– des quantités des produits transformés pour lesquels des déclarations
en détail de mise à la consommation ont été déposées et vérifiées.
Article 172 septies - 1° Conformément aux dispositions de l’article 163
quinquies 2° du code des douanes et impôts indirects, la durée du séjour initial
des marchandises sous le régime de la transformation sous douane est de
trois mois. Des prolongations peuvent être accordées par l’administration sans,
toutefois, que les nouveaux délais ne dépassent neuf mois supplémentaires.

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
2° Pendant toute la durée du séjour des marchandises placées sous le
régime de la transformation sous douane, celles-ci doivent être présentées à
première réquisition des agents de l’administration.
Article 172 octies - 1° Des fiches d’imputation sont jointes aux
déclarations en détail de mise à la consommation des produits transformés ;
2° Elles portent les signatures du déclarant et du (ou des) soumissionnaire
(s). Après annotation par le service de la visite, ces fiches sont adressées au
bureau de souscription des acquits à caution.
Article 172 nonies - Un compte de transformation sous douane peut
faire l’objet d’un seul apurement global ou de plusieurs apurements partiels
successifs.
Article 172 decies - La décharge définitive des acquits à caution est
délivrée par le bureau de souscription.

Section II
Conditions propres aux opérations
de transformation sous douane

Article 172 undecies - Selon la nature des marchandises placées sous


le régime de la transformation sous douane, les comptes y afférents sont
tenus en poids, en mètre, en volume, en surface ou en nombre.
Le poids pris en compte est le poids réel, c’est-à-dire le poids de la
marchandise dépouillée de tous ses emballages.

183
Article 172 duodecies - Les déchets de fabrication peuvent être
exportés ou mis à la consommation dans les conditions prévues à l’article
172 terdecies ci-après.
Ils peuvent être également, avec l’accord de l’administration, abandonnés
francs de tous frais à son profit ou détruits sous son contrôle.

Article 172 terdecies - La mise à la consommation des déchets de


fabrication entraîne la perception des droits et taxes d’importation calculés
comme suit :
a) les droits et taxes sont perçus d’après l’espèce tarifaire et sur la base
des quantités des déchets mis à la consommation ;
b) la valeur à prendre en considération est celle de ces déchets au jour
de la mise à la consommation ;
c) les droits et taxes applicables sont ceux en vigueur audit jour.

CHAPITRE VII
Drawback

Article 173 - 1° Les marchandises pouvant bénéficier du régime du


drawback institué par l’article 159 du code des douanes précité sont celles
Code des Douanes et Impôts Indirects

figurant en annexe III au présent décret.


Décret n° 2-77-862

2° Dans le cas d’exportation de marchandises fabriquées au Maroc, les


droits et taxes donnant lieu à remboursement au titre du drawback tels que
prévus par l’article 159-1° du code des douanes et impôts indirects susvisé,
sont remboursés d’après les taux moyens figurant en annexe IV bis au présent
décret.

184
TITRE V
REGIMES PARTICULIERS

CHAPITRE PREMIER
Importation, en franchise des droits de douanes et des
autres droits et taxes, de certains objets et marchandises

Section I
Objets et marchandises en retour, originaires du territoire assujetti
ou nationalisés par le paiement des droits et taxes

Article 174. 1° - Les objets et marchandises en retour sur le territoire


assujetti, originaires dudit territoire, non déclarés lors de l’exportation au
bénéfice du régime, soit de l’exportation temporaire pour perfectionnement
passif, soit de l’exportation temporaire, sont importés en franchise des droits
de douane et des autres droits et taxes dus à l’importation à condition :
a – qu’ils soient reconnus comme étant originaires dudit territoire,
b – qu’ils n’aient reçu à l’étranger d’autres manipulations que celles
nécessaires à leur conservation,

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
c – que l’importation, avec demande de franchise, ait lieu moins de
deux ans après la date de leur exportation,
d – que l’importation soit effectuée par l’exportateur ou pour son
compte.
2° L’administration peut exiger la production de tous documents qu’elle
juge nécessaires à la justification des conditions fixées au 1er ci-dessus.
Article 175 - Lorsque ces objets ou marchandises en retour au Maroc
ont été exportés :
a – en décharge d’un compte d’admission temporaire pour perfectionne-
ment actif,
b – en décharge des taxes intérieures de consommation,
c – avec demande de remboursement de drawback,
d – avec attribution d’un avantage quelconque,
L’ importation en franchise des droits de douane et des autres droits et
taxes prévue par l’article 164 du code des douanes précité est subordonnée :
1° – au paiement des droits et taxes dus par les matières étrangères
importées, dans le cas de l’admission temporaire pour perfectionnement actif
et conformément aux dispositions de l’article 141 dudit code,
2° – au paiement des taxes intérieures de consommation dans le cas
visé au b ci-dessus.

185
3° – au remboursement des sommes encaissées au titre du drawback
ou, si le remboursement n’a pas encore eu lieu, à déclaration de renonciation
audit remboursement,
4° – au remboursement des avantages qui ont été alloués.
Article 176 - 1° – Les objets ou marchandises nationalisés par le
paiement des droits, en retour sur le territoire assujetti, sont importés en
franchise des droits de douane et des autres droits et taxes dus à l’importation
à condition :
a – qu’ils aient été reconnus comme ayant été nationalisés par le
paiement des droits,
b – (abrogé).
c – qu’ils n’aient reçu à l’étranger d’autres manipulations que celles
nécessaires à leur conservation,
d – que l’importation, avec demande de franchise, ait lieu moins de
deux ans après la date de leur exportation, ce délai ne s’appliquant pas aux
véhicules automobiles soumis à la procédure d’immatriculation dans une
série normale,
e – que l’importation soit effectuée par l’exportateur ou pour son
Code des Douanes et Impôts Indirects

compte.
Décret n° 2-77-862

2° – L’administration peut exiger la production de tous les documents


qu’elle juge nécessaires à la justification des conditions fixées au 1 er
ci-dessus.

Section II
Envois destinés aux ambassadeurs, aux services
diplomatiques et consulaires et aux membres étrangers de certains
organismes internationaux siégeant au Maroc

Article 177 - Sont admis en franchise des droits de douane et des


autres droits et taxes dus à l’importation :
a – les objets importés par les ambassadeurs et les diplomates étrangers
accrédités auprès de Sa Majesté Le Roi ;
b – les objets, importés pour leur usage personnel, par les membres
étrangers, ayant rang de chef de mission, des organismes internationaux
siégeant au Maroc ;
c – les écussons, sceaux, emblèmes et pavillons, les livres, archives
et documents officiels, les fournitures et les mobiliers adressés par leur
gouvernement aux services diplomatiques et consulaires au Maroc.
Article 178 - Les décisions d’admission en franchise sont prises par
l’administration sur présentation d’un bon de franchise délivré par le service
compétent du ministère des affaires étrangères.

186
Section III
Envois destinés à certaines œuvres de bienfaisance
Article 179 - Sont admis en franchise des droits de douane et des
autres droits et taxes dus à l’importation, sur décision de l’administration prise
après avis favorable de l’entraide nationale :
a – les marchandises et produits reçus à titre de dons destinés à être
distribués, à titre gratuit, à des nécessiteux, à des sinistrés et repris sur un titre
de transport établi au nom de l’œuvre de bienfaisance destinataire,
b – les matériels destinés à rendre des services humanitaires gratuits
par certaines œuvres de bienfaisance.

Section IV
Envois exceptionnels dépourvus
de tout caractère commercial

I. Matériels, outillages, effets et objets mobiliers importés à


l’occasion d’un changement de résidence

Article 180 - Les effets et objets en cours d’usage composant le mobilier

Code des Douanes et Impôts Indirects


personnel des étrangers qui viennent s’établir au Maroc, ou des nationaux qui

Décret n° 2-77-862
rentrent au Maroc, à l’exclusion de certains moyens de transport : véhicules
soumis à la procédure d’immatriculation, caravanes, navires de plaisance,
sont admis en franchise des droits de douane et des autres droits et taxes
dus à l’importation.
Bénéficient, également, de cette franchise les matériels et outillages
usagés, importés par les marocains résidants à l’étranger ayant exercé une
activité lucrative permanente, dans la limite d’une valeur fixée par le ministre
chargé des finances.

Article 181 - Le bénéfice de la franchise est subordonné à la production,


à l’appui de la déclaration en détail :
a – d’un certificat de changement de résidence établi, soit par l’autorité
municipale du lieu de départ, soit par le consul du Maroc du ressort de
l’ancienne résidence ou de tout autre document présenté à la satisfaction de
l’administration;
b – d’un inventaire détaillé des objets importés, daté et signé par le
demandeur ;
c – d’un inventaire détaillé des matériels et outillages usagés, daté et
signé par le demandeur.

Article 182 - Sauf dérogation accordée par le directeur de l’administration,


le bénéfice de ce régime est limité aux matériels, outillages, effets et objets
mobiliers importés en une seule fois, l’importation de ceux-ci et le changement
de résidence devant être simultanés.

187
I bis . Effets personnels et cadeaux familiaux importés à l’occasion
de l’entrée en vacances
Article 182 bis - Sont admis en franchise des droits de douane et des
autres droits et taxes dus à l’importation, les effets personnels et les cadeaux
familiaux sans caractère commercial, importés par les résidents marocains à
l’étranger.
Article 182 ter - le bénéfice de la franchise est subordonné à la
production :
a - de la carte de séjour à l’étranger du demandeur ;
b - de la carte de travail, contrat de travail, carte de commerçant, carte
d’étudiant ou toute autre pièce justifiant la situation socio-professionnelle du
demandeur.
II. Effets et objets mobiliers en cours d’usage provenant
d’héritage
Article 183 - Sont admis en franchise des droits de douane et des
autres droits et taxes dus à l’importation, les effets et objets mobiliers en
cours d’usage, recueillis à titre d’héritage par des résidents au Maroc, à
l’exclusion de certains moyens de transport : véhicules soumis à la procédure
Code des Douanes et Impôts Indirects

d’immatriculation, caravanes, navires de plaisance.


Décret n° 2-77-862

Article 184 - Le bénéfice de la franchise est subordonné à la production,


à l’appui de la déclaration en détail :
a – d’un certificat de résidence des héritiers,
b – d’un certificat d’héritage établi par les autorités du lieu de départ
des effets et objets mobiliers, ou d’un notaire, comportant l’inventaire détaillé
des objets à importer et la date de décès du decujus. Ce document doit être
visé par le consul du Maroc du ressort de la résidence du decujus, lorsqu’une
représentation consulaire y est établie.
Article 185 - L’importation doit avoir lieu dans le délai d’une année à
compter du jour de l’envoi en possession.
III. Trousseaux d’élèves et de mariage
Article 186 - Sont admis en franchise des droits de douane et des
autres droits et taxes dus à l’importation, les trousseaux des élèves résidant à
l’étranger, envoyés au Maroc pour y faire leurs études, et ceux des personnes
venant s’établir au Maroc, à l’occasion de leur mariage avec une personne
résidant déjà dans ce pays.
Article 187 - La franchise s’applique au linge et aux vêtements
confectionnés, même s’il s’agit d’objets neufs, pourvu que ces objets
correspondent, par leur nombre et leur nature, à la position sociale des
intéressés.

188
Article 188 - Le bénéfice de la franchise est subordonné à la production,
à l’appui de la déclaration en détail :
a – en ce qui concerne les trousseaux d’élèves :
1° – d’un certificat de scolarité établi par le directeur de l’établissement
ou l’élève est inscrit ;
2° – d’un inventaire du trousseau ;
b – en ce qui concerne les trousseaux de mariage :
1° – d’une pièce officielle établissant la résidence marocaine d’un des
conjoints,
2° – d’un certificat de changement de résidence de l’autre conjoint,
3° – d’un extrait d’acte authentique constatant la célébration du
mariage,
4° – d’un inventaire du trousseau.
Article 189 - L’importation doit avoir lieu en une seule fois, dans le délai :
– d’un mois suivant la date d’arrivée de l’élève dans l’établissement
d’enseignement,
– de trois mois, à compter du jour de célébration du mariage.

Code des Douanes et Impôts Indirects


IV. Objets et marchandises diverses

Décret n° 2-77-862
Article 190 - Sous réserve de l’observation des conditions fixées, le
cas échéant, par le directeur de l’administration, sont admis en franchise des
droits de douane et des autres droits et taxes dus à l’importation :
a - 1° les biens et marchandises destinés à être livrés à titre de don à
l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements publics ou acquis, par
l’Etat ou par les collectivités ou établissements précités, au moyen d’aides
financières non remboursables ;
2° les biens et marchandises destinés à être livrés à titre de don aux
associations reconnues d’utilité publique ;
3° les biens et équipements de sport destinés à être livrés à titre de don
aux fédérations sportives ou à la fédération nationale du sport scolaire ou à la
fédération nationale des sports universitaires, régies par la loi n° 06-87 relative
à l’éducation physique et aux sports, promulguée par le dahir n° 1-88-172 du 13
chaoual 1409 (19 mai 1989).
b – les échantillons sans valeur marchande,
c – les objets d’art, trophées, médailles et insignes commémoratifs
obtenus par des sociétés de sport ou autres ayant leur siège social au
Maroc ainsi que par des particuliers y résidant, à l’occasion de concours,
d’expositions, d’épreuves ou de compétitions internationales organisés à
l’étranger, à condition qu’ils soient importés par les bénéficiaires ou qu’ils leur
soient directement adressés,

189
d – les cercueils et urnes contenant des corps ou des cendres des
défunts.

e) 1° Les produits et objets introduits par les personnes ayant leur


résidence habituelle au Maroc, dans la limite d’une valeur de 2.000 dirhams ;
2° Les produits et objets, à l’exclusion des boissons alcoolisées et tabacs,
d’une valeur n’excédant pas 1250 dirhams, envoyés aux personnes physiques
ou morales, ayant leur résidence habituelle au Maroc.
f) Les produits et objets introduits par les touristes étrangers venant
séjourner temporairement au Maroc, dans la limite d’une valeur de 2.000
dirhams.
Section V
Matériels, équipements spéciaux
et leurs parties et accessoires, importés
par les administrations chargées
de la sécurité publique

Article 190 bis - La liste des matériels et des équipements spéciaux


ainsi que leurs parties et accessoires visés à l’article 164 (h) du code des
douanes et impôts indirects est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

des finances et du (ou des) ministre(s) intéressé(s).

Section VI
Parties, produits, matières, accessoires et assortiments nécessaires à
la fabrication des voitures relevant des positions tarifaires (ex 87.03) et
(ex 87.04), du cyclomoteur relevant de la position tarifaire (ex 87.11) et
du vélo relevant de la position tarifaire (ex 87.12)

Article 190 ter - Les parties, produits, matières, accessoires et


assortiments visés à l’article 164-1°-o) du code des douanes et impôts
indirects sont admis en exonération du droit d’importation moyennant
souscription, par l’importateur ou le fabricant, d’un engagement de n’utiliser
lesdits parties, produits, matières, accessoires et assortiments que pour
la fabrication des voitures relevant des positions tarifaires (ex 87.03) et (ex
87.04), du cyclomoteur relevant de la position tarifaire (ex 87.11) et du vélo
relevant de la position tarifaire (ex 87.12) visés à l’article 164-1°-o) du code
des douanes et impôts indirects et de justifier, dans un délai de six mois, de
leur emploi à l’usage privilégié qui leur a été assigné.

Lorsque l’importation desdits parties, produits, matières, accessoires et


assortiments est réalisée pour le compte du (des) fabricant(s), l’exonération
susvisée est accordée moyennant souscription par l’importateur d’un
engagement de les acheminer sur le site de montage des voitures, du
cyclomoteur et du vélo visé à l’alinéa ci-dessus.

190
Section VII
Voitures spécialement aménagées pour les personnes
en situation de handicap.
Article 190 quater. - Toute personne considérée comme handicapée,
au sens de la loi-cadre n° 97-13 relative à la protection et à la promotion des
droits des personnes en situation de handicap promulguée par le dahir n°1-
16-52 du 19 rajeb 1437(17 avril 2016), peut prétendre à l’exonération prévue
à l’article 164-1°-r du code des douanes et impôts indirects pour les voitures
spécialement aménagés pour les personnes en situation de handicap,
conformément aux détails repris au tableau fixant les critères médicaux et
techniques prévus à l’annexe VI au présent décret.
Cet handicap doit être constaté par un certificat médical délivré
conformément à la loi n° 52-05 portant code de la route.
Article 190 quinquies - Le bénéficiaire doit être titulaire du permis
de conduire valable pour la catégorie B et indiquant les symboles désignant
les restrictions à la conduite, les aménagements ou appareils spécifiques,
conformément aux textes réglementaires en vigueur.
Article 190 sexies - Pour être admis au bénéfice de cet avantage
fiscal, les voitures spécialement aménagées pour les personnes en situation

Code des Douanes et Impôts Indirects


de handicap, doivent être:

Décret n° 2-77-862
- d’une cylindrée ne dépassant pas 2000 cm3 pour les voitures roulant
à l’essence et 2400 cm3 pour les voitures roulant au diesel;
- équipées de système ABS, d’air bag, de pneumatiques tubeless et de
limiteur de vitesse.
Article 190 septies - Le bénéficiaire doit présenter au service douanier
concerné, un dossier comportant les pièces suivantes:
- une demande revêtue du visa de l’autorité gouvernementale chargée
du handicap;
- un certificat médical visé à l’article 190 quater ci-dessus;
- une copie certifiée conforme à l’original du titre d’homologation à titre
isolé délivré par le ministère chargé de l’équipement et du transport;
- deux exemplaires du certificat d’identification délivrés par le ministère
chargé de l’équipement et du transport;
- une copie certifiée conforme à l’original de la carte nationale d’identité
électronique ou du titre de séjour pour les étrangers résidant au Maroc;
- une copie certifiée conforme à l’original du permis de conduire;
- le document de circulation sous le régime de l’admission temporaire
des moyens de transport appartenant à des personnes ayant leur résidence
habituelle à l’étranger ;
- la facture d’achat originale pour les voitures ayant trois (3) mois d’âge

191
et moins.

Article 190 octies - Le bénéfice de l’exonération du droit d’importation


n’est accordée qu’une fois tous les cinq (5) ans à compter de la date de la
première immatriculation au Maroc.
Article 190 nonies - Les voitures admises au bénéfice de l’exonération
des droits à l’importation doivent être, exclusivement, utilisées par les
bénéficiaires et ne peuvent être cédées, même à titre gracieux, qu’après
autorisation de l’administration des douanes et impôts indirects.

Section VIII
Outils et équipements automatiques spécialement
aménagés pour les personnes en situation de handicap
Article 190 decies. – La liste des outils et équipements automatiques
spécialement aménagés pour les personnes en situation de handicap est
fixée conformément aux indications figurant en annexe VII au présent décret.

Section IX
Matériel au sol et matériel d’instruction importés
par les entreprises de transport aérien
Code des Douanes et Impôts Indirects

Article 190 undecies. - 1°– Pour l’application de l’article 164-1°-v) du


Décret n° 2-77-862

code des douanes et impôts indirects, la liste du matériel au sol et matériel


d’instruction devant être utilisés uniquement dans les enceintes des aéroports
internationaux et importés par les entreprises de transport aérien, est fixée
ainsi qu’il suit :
a- Matériel au sol :
- matériel, produits et articles destinés à l’entretien, à la réparation, à
l’équipement, à l’aménagement et au service des aéronefs ;
- matériel nécessaire à la fabrication, la remise en état, la révision, l’essai
ou la vérification de parties, sous-ensembles ou équipements d’aéronefs ;
- matériel pour le service des passagers ;
- matériel pour le traitement des marchandises ; et
- pièces destinées à être incorporées aux matériels ci-dessus.
b- Matériel d’instruction :
- simulateurs de vol ;
- entraîneurs de vol ;
- maquettes statiques ou animées ;
- moteurs et pièces diverses en coupe ;
- matériel d’équipement d’aéronefs déclassés ou en fin de potentiel ;
- aéronefs retirés de l’exploitation commerciale et réservés à la formation
du personnel au sol ;
- aéronefs spécifiquement réservés à la formation du personnel navigant ;
- supports de cours classique ou audio-visuels, vierges ou contenant

192
des informations ;
- matériel d’enregistrement ou de reproduction sonore ou visuelle avec
leurs accessoires ;
- machines d’enseignement programmées audio-visuelles avec ou
sans calculateur numérique ;
- pièces de rechange, articles nécessaires à la remise en état, la
révision, l’essai des matériels ci-dessus ;
- pièces destinées à être incorporées au matériel ci-dessus ;
- lettres de transport aérien;
- billets de passage et billets d’excédent de bagages;
- bons d’échange;
- rapports de dommages et d’irrégularités;
- étiquettes de bagages et de marchandises;
- horaires et indicateurs;
- devis de poids et de centrage;
- documents destinés à être utilisés exclusivement à bord des aéronefs.
2°– Pour bénéficier de l’exonération du droit d’importation prévue par
l’article 164-1°-v) du code des douanes et impôts indirects, les entreprises

Code des Douanes et Impôts Indirects


de transport aérien concernées doivent prendre l’engagement d’acquitter les

Décret n° 2-77-862
droits et taxes normalement exigibles à l’importation au cas où les matériels,
produits, articles et documents prévues au 1°- ci-dessus viendraient à être
cédés ou cesseraient d’être utilisés à la destination privilégiée définie par
l’article 164-1°-v) précité.

Section X
Documents et matériel au sol importés par les entreprises
exerçant l’activité d’assistance en escale

Article 190 duodecies. 1 – Pour l’application de l’article 164-1°-w) du


code des douanes et impôts indirects, la liste des documents et du matériel au
sol devant être utilisés uniquement dans l’enceinte des aéroports internationaux
et importés par les entreprises exerçant l’activité d’assistance en escale, est
fixée ainsi qu’il suit :
- matériel, produits et articles destinés à l’entretien, à la réparation, à
l’équipement, à l’aménagement et au service des aéronefs ;
- matériel pour le service des passagers ;
- matériel pour le traitement des marchandises ;
- pièces destinées à être incorporées au matériel ci-dessus ;
- lettres de transport aérien ;
- billets de passage et billets d’excèdent de bagages ;
- bons d’échange ;
- rapports de dommages et d’irrégularités ;

193
- étiquettes de bagages et de marchandises ;
- horaires et indicateurs ;
- devis de poids et de centrage ;
- tout document destiné à être utilisé exclusivement à bord des aéronefs.
2°– Pour bénéficier de l’exonération du droit d’importation prévue par
l’article 164-1°-w) du code des douanes et impôts indirects, les entreprises
exerçant l’activité d’assistance en escale concernées doivent prendre
l’engagement d’acquitter les droits et taxes normalement exigibles à
l’importation au cas où les matériels, produits, articles et documents visés
au 1°- ci-dessus viendraient à être cédés ou cesseraient d’être utilisés à la
destination privilégiée définie par l’article 164-1°-w) précité.

CHAPITRE II
Navigations maritime ou aerienne
avitaillement

Section I
Carburants, combustibles et lubrifiants
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

I. – Navigation maritime

Article 191 - Les carburants, combustibles et lubrifiants devant être mis


à bord des navires pouvant prétendre au bénéfice de l’exonération des droits
et taxes, en application des 1er et 2e de l’article 165 du code des douanes
précité doivent être extraits des entrepôts de stockage spéciaux visés au 3e
de l’article 119 dudit code.
Article 192 - 1° Suivant l’emplacement des entrepôts de stockage, les
produits extraits circulent entre ces entrepôts et les navires à avitailler sous
la garantie, soit d’un acquit à caution pour les marchandises expédiées en
transit, soit d’une escorte.
2° Des entrepôts de stockage spéciaux, affectés exclusivement à
l’avitaillement des navires visés à l’article 191 ci-dessus peuvent être créés à
l’intérieur de l’enceinte douanière des ports.
II.– Navigation aérienne
Article 193 - Les carburants, combustibles et lubrifiants devant être
mis à bord des aéronefs pouvant prétendre au bénéfice de l’exonération
des droits et taxes en application des 1er et 2e de l’article 165 du code des
douanes précité peuvent :
- Soit être extraits des entrepôts de stockage spéciaux, visés au 3e de
l’article 119 dudit code,
- Soit être pris à la consommation, dans les conditions indiquées par les
articles 198 à 204 inclus ci-après.

194
Article 194 - Pour les aéronefs effectuant une navigation aérienne à
destination de l’étranger, le parcours effectué au dessus du territoire marocain,
sans escale, depuis l’aérodrome de départ jusqu’à la mer ou la frontière, est
compris dans la navigation aérienne donnant droit à l’avitaillement en franchise.
Toutefois, n’est pas considérée comme escale susceptible d’entraîner
l’exclusion du bénéfice de la franchise, pour la partie du trajet accomplie
au-dessus du territoire marocain, l’escale effectuée par les avions appartenant
aux lignes commerciales régulières, en vue de prendre ou de laisser des
passagers ou des marchandises, dans un aérodrome pourvu d’un service
des douanes, lorsque cet aérodrome est situé sur le trajet normal de l’aéronef
à destination ou venant de l’étranger.

I – Avitaillement en produits sous régime d’entrepôts de stockage


spéciaux

Article 195 - Les dispositions du 1er de l’article 192 du présent


décret sont applicables aux carburants, combustibles et lubrifiants, pris en
entrepôts de stockage spéciaux. Des entrepôts de stockage spéciaux affectés
exclusivement à l’avitaillement des aéronefs visés à l’article 193 ci-dessus
peuvent être créés à l’intérieur de l’enceinte douanière des aéroports.
Article 196 - 1° - L’embarquement des carburants, combustibles et
lubrifiants, bénéficiant de l’exonération des droits et taxes d’entrée et de

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
sortie, est faite au vu d’un bulletin de vol délivré, sous sa responsabilité, par
le fondé de pouvoirs de la compagnie à laquelle l’aéronef appartient, lorsqu’il
s’agit d’un avion de transport.
2° – Le bulletin de vol mentionne le trajet ou le nombre d’heures de vol que
doit effectuer l’aéronef, les quantités de produits exonérés nécessaires pour ledit
trajet ou la durée du vol, ainsi que l’engagement d’acquitter les droits et taxes sur
les quantités embarquées non consommées au cours de l’opération privilégiée.
Article 197 - Les indications du bulletin de vol sont reproduites sur un
sommier spécial, tenu par le fondé de pouvoirs de la compagnie de transport.
Sur ce sommier, sont mentionnés, jour par jour, d’une part, les quantités
de produits exonérés délivrées au bénéfice du régime, d’autre part, le nombre
d’heures de vol effectué et la quantité des produits consommés au cours de
ces vols.
Ledit sommier, ainsi que le livre de bord des aéronefs, doivent être
communiqués à première réquisition aux agents de l’administration.

II – Avitaillement en produits libres des droits et taxes


d’importation.
Article 198 - L’embarquement, pour l’avitaillement des aéronefs
susceptibles de bénéficier de l’exonération des droits et taxes, de carburants,
combustibles et lubrifiants libérés des droits et taxes d’importation peut, à la
demande des intéressés, donner lieu à la délivrance, par l’administration, d’un
certificat d’exportation extrait d’un registre à souche et conforme au modèle
arrêté par l’administration.

195
Ce certificat donne droit, à concurrence de son montant, à la mise à la
consommation ultérieure, en exonération des droits et taxes d’importation,
par compensation, soit à l’arrivée directe de l’étranger, soit à la sortie des
entrepôts spéciaux de douane, de produits de la catégorie mentionnée.
Article 199 - Sauf dérogation accordée par le directeur de l’administration,
le certificat d’exportation prévu à l’article 198 ci-dessus ne peut être délivré
qu’au départ d’aérodromes pourvus d’un service des douanes.
Article 200 - Pour l’application des dispositions de l’article 198 ci-
dessus, la constatation de l’embarquement à bord de ces aéronefs est faite
au vu du bulletin de vol, prévu par l’article 196 ci-dessus, établi et délivré
comme il est précisé à cet article.
Article 201 - Les dispositions de l’article 197 ci-dessus sont applicables
aux opérations d’avitaillement en produits libérés des droits et taxes
d’importation.
Article 202 - 1° – Suivant l’origine, nationale ou étrangère, des
produits utilisés pour l’avitaillement de ces aéronefs, le montant du certificat
d’exportation est égal :
a – pour les produits d’origine nationale :
- à la somme de la taxe intérieure de consommation et de la taxe sur les
produits dont se trouveraient passibles, au moment de l’enregistrement de la
Code des Douanes et Impôts Indirects

déclaration d’exportation, les produits utilisés pour l’avitaillement,


Décret n° 2-77-862

b – pour les produits d’origine étrangère :


- à la somme de tous les droits et taxes perçus à l’importation dont
se trouveraient passibles, au moment de l’enregistrement de la déclaration
d’exportation, les produits utilisés pour l’avitaillement.
2° abrogé.
3° – En vue de la liquidation de ces droits et taxes, les déclarations
d’exportation doivent contenir toutes les indications propres aux déclarations
en détail pour la consommation.
Article 203 - La durée de validité du certificat d’exportation est fixée à
six mois. Ce délai court du lendemain de l’embarquement des produits à bord
de l’aéronef.
Article 204 - 1° – A la demande du titulaire du certificat d’exportation, le
service émetteur peut :
a – soit émettre sur le champ, aux lieu et place du certificat d’exportation
unique prévu par l’article 198 ci-dessus, plusieurs certificats d’exportation
dont le montant global doit être égal au montant pour lequel le certificat
d’exportation unique aurait être établi,
b – soit, après délivrance du certificat d’exportation prévu par l’article
198 ci-dessus, accepter d’établir, contre remise dudit certificat, plusieurs
certificats d’exportation dont le montant global doit être égal au montant pour
lequel le certificat d’exportation échangé avait été initialement établi.

196
2° – Lors de la mise à la consommation, dans les délais fixés, de produits
similaires de ceux ayant donné lieu à certificat d’exportation, les droits et taxes
sont liquidés dans les conditions habituelles sur remise, à l’administration,
du certificat d’exportation détenu par le déclarant, les sommes dues au
titre des différents droits ou taxes sont réduites à concurrence des valeurs
correspondantes du certificat. Le reliquat des droits et taxes non couverts par
ledit certificat d’exportation est seul exigible.
Si la valeur du certificat d’exportation est supérieure au montant des
droits et taxes dus, le titre est conservé par l’administration et il est délivré au
déclarant un deuxième certificat d’une valeur égale à la différence.
3° – Dans les cas visés aux 1er et 2e ci-dessus, les agents du bureau
de douane, qui réalisent l’opération, portent les références utiles sur le talon
du registre des certificats d’exportation.
4° – Le délai de validité des nouveaux certificats est limité par la date
de validité du certificat initial.
Section II
Vivres, provisions de bord
Article 205 - Les quantités de vivres et de provisions à embarquer,
au bénéfice de la franchise, en application du 1er de l’article 165 du code

Code des Douanes et Impôts Indirects


des douanes précité, à bord des navires et des aéronefs effectuant une

Décret n° 2-77-862
navigation maritime ou aérienne à destination de l’étranger, sont déterminées
par l’administration au vu des déclarations faites, pour les navires, par les
consignataires, armateurs ou commandants et, pour les aéronefs, par les
fondés de pouvoirs de la compagnie ou par le pilote, commandant de bord.
Ces déclarations doivent indiquer :
– le nombre de passagers et celui des hommes d’équipage,
– la destination du navire ou de l’aéronef,
– la durée approximative du voyage aller-retour,
– les quantités et espèces de vivres et provisions de bord qu’ils
demandent à embarquer.

CHAPITRE III
Importation au bénéfice du taux minimum
du droit d’importation de 2,5%

Section I
Rogues de morues et appâts, filets et engins de pêche.

Article 205 bis. - La liste des rogues de morues et appâts, filets et engins
de pêche admis au bénéfice du droit d’importation minimum de 2,5% en vertu
de l’article 164 bis-1°-a) du code des douanes précité, est fixée ainsi qu’il suit :

197
A- Matériel et engins spécifiquement destiné à la pêche maritime :
- Les poches à huitres et leurs accessoires de fixation (les clips de
fixation, les crochets, les flotteurs,…) ;
- Les paniers ostréicoles et leurs accessoires de fixation (les clips de
fixation, les crochets, les flotteurs,…) ;
- Les rogues de morue et appâts divers ;
- L’écorce de pin et cachou en pains pour la teinture de filets, produits
quinoniques ne pouvant être utilisés que pour la teinture des filets de pêche ;
- Les nasses et casiers en toutes matières à crustacés ;
- Les panneaux de chalut et tous accessoires pour panneaux ;
- Les bouées de sauvetage ;
- Les tours de séparation eau-poisson utilisées spécifiquement par les
navires de pêche disposant d’un système de conservation de poisson à eau
réfrigérée de type RSW permettant le pompage des poissons des cales vers
les camions citernes au niveau du quai.
B- Matériels à double fin destinés aux pêcheurs professionnels :
- Les mailles de tête triple soudée DNV ;
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

- Les cosses-cœur ;
- La chaine;
- Les manilles lyres à axe boulonné goupillé ;
- L’émerillon de manutention ;
- Les batteries d’une autonomie suffisante ;
- Les viviers utilisés pour la conservation et l’entreposage à l’état
vivant des crustacés et des coquillages composés essentiellement d’un bac
isotherme à double paroi en polyuréthane muni notamment, d’un système de
vidange, de filtration de pompes pour le déplacement de la masse d’eau et
d’un refroidisseur indirect et d’une armoire de commande électrique.

Section II
Matériel et matériaux destinés à l’irrigation

Article 205 ter - 1°– L’importateur doit, avant toute importation, faire
viser par l’autorité gouvernementale chargée de l’industrie et l’autorité
gouvernementale chargé de l’agriculture la liste quantitative du matériel et
matériaux devant bénéficier de droit d’importation minimum de 2,5% en vertu
de l’article 164 bis-1°-f) du code des douanes et impôts indirects.
Pour obtenir le bénéfice de droit d’importation minimum de 2,5%,
l’importateur doit :
- Présenter la liste quantitative sus visée à l’appui de la déclaration en
détail des produits et matériel importés ;

198
- Produire à l’administration, dans un délai de six mois à compter de
la date de leur livraison à l’utilisateur, un constat d’installation établi par les
services régionaux de l’autorité gouvernementale chargé de l’agriculture, de
tout ou partie des matériels et matériaux visés à l’alinéa ci-dessus.
2°– La liste du matériel et matériaux visée au 1° ci-dessus figure en
annexe VIII au présent décret.

TITRE VI
CIRCULATION ET DETENTION DES MARCHANDISES
A L’INTERIEUR DU TERRITOIRE DOUANIER
(abrogé)

CHAPITRE PREMIER
Rayon maritime
restrictions de tonnage
(abrogé)

Article 206 - (abrogé)


Article 207 - (abrogé)

CHAPITRE II

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
Circulation et détention des marchandises dans la zone
terrestre du rayon des douanes
(abrogé)

Section I
Circulation des marchandises
(abrogée)

Article 208 - (abrogé)


Article 209 - (abrogé)

Section II
Dispositions particulières au bétail
(abrogée)
Article 210 - (abrogé)
Article 211 - (abrogé)
Section III
Dépôts de marchandises
(abrogeé)

Article 212 - (abrogé)


Article 213 - (abrogé)
Article 214 (abrogé)

199
TITRE VI bis
CONDITIONS DE CESSION DES MARCHANDISES CONSIDEREES
COMME ABANDONNEES EN DOUANE ET DES MARCHANDISES
SAISIES DEVENUES PROPRIETE DE L’ADMINISTRATION PAR SUITE
D’ABANDON PAR TRANSACTION OU PAR DECISION JUDICIAIRE

CHAPITRE PREMIER
Marchandises considérées comme
abandonnées en douane
Article 214 bis - 1° – Selon leur nature, les marchandises considérées
comme abandonnées en douane, sont vendues par l’administration soit aux
enchères publiques, soit sur appel d’offres, soit de gré à gré ;
Toutefois, l’administration peut confier la vente de ces marchandises à
des sociétés spécialisées, avec publicité et concurrence, et ce dans le cadre
d’un cahier des charges.
Les conditions, les critères exigés pour la sélection de ces sociétés
ainsi que la composition et le fonctionnement de la commission chargée de
la sélection desdites sociétés, seront fixés par arrêté du ministre chargé des
finances.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

2° – Toutefois, l’administration peut disposer librement et gratuitement


en faveur des hôpitaux, hospices et autres œuvres de bienfaisance, des
marchandises visées au 1° ci-dessus lorsque leur valeur n’excède pas :
- Cinquante mille (50.000) dirhams, par bénéficiaire, pour les produits
alimentaires périssables et la friperie.
- Dix mille dirhams par bénéficiaire pour les autres marchandises.
3° – L’administration est habilitée à céder à titre gracieux, à
l’Administration de la Défense Nationale et aux administrations chargées de
la sécurité publique, les marchandises visées au 1° ci-dessus, dont la liste est
fixée par arrêté du ministre chargé des finances.
Article 214 ter - La vente aux enchères publiques a lieu à la date et
aux conditions fixées par l’administration et les marchandises sont vendues
au plus offrant et dernier enchérisseur.
Article 214 quater - La vente sur appel d’offres de prix peut être
ouverte à tous les compétiteurs éventuels, ou restreinte, par l’administration,
à quelques uns d’entre eux en raison de leurs activités professionnelles.
Les offres de prix doivent parvenir à l’administration, dans les formes,
délais et conditions fixés par celle-ci et sont ouvertes par une commission
dont les membres sont désignés par le directeur de l’administration.
La vente est consentie au plus offrant sans toutefois que le prix offert
puisse être inférieur à la valeur en douane des marchandises dans l’état ou
elles sont présentées à la vente, majorée des droits et taxes dus.

200
Dans le cas ou la meilleure offre de prix est proposée par plusieurs
compétiteurs, l’administration met ces derniers en compétition par voie
d’enchères restreintes.
Article 214 quinquies - La vente de gré à gré peut être consentie par
l’administration à des administrations publiques, des établissements publics,
des coopératives et des représentants exclusifs de marque.
En aucun cas la vente ne peut être consentie à un prix inférieur à la
valeur en douane des marchandises dans l’état ou elles sont présentées à la
vente, majorée des droits et taxes dus.

CHAPITRE II
Marchandises saisies devenues propriété
de l’administration par suite d’abandon par transaction
ou par décision judiciaire

Article 214 sexties - 1° – Les marchandises saisies devenues propriété


de l’administration par suite d’abandon par transaction ou par décision
judiciaire sont vendues conformément aux dispositions des articles 214 bis à
214 quinquies inclus.

Code des Douanes et Impôts Indirects


2° – Toutefois, l’administration peut disposer librement et gratuitement

Décret n° 2-77-862
en faveur des hôpitaux, hospices et autres œuvres de bienfaisance des
marchandises visées au 1° ci-dessus dont la liste et la valeur sont déterminées
par décision du ministre chargé des finances.
3° – L’administration est habilitée à céder à titre gracieux, à l’Administration
de la Défense Nationale et aux administrations chargées de la sécurité publique,
les marchandises visées au 1° ci-dessus, dont la liste est fixée par arrêté du
ministre chargé des finances.

201
TITRE VII
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 215 – Les formules à utiliser, soit pour la déclaration en douane


des marchandises présentées à l’importation ou à l’exportation, soit pour
l’accomplissement de toute autre formalité par le code des douanes précité
ainsi que par le présent décret sont définies par arrêté du ministre des
finances.
Article 216 – Le ministre chargé des finances est habilité à modifier :
I.- par arrêtés
- les délais et les taux de la remise prévus à l’article 64 bis 1°
ci-dessus ;
- le taux de l’intérêt de retard prévu aux articles 54, 60 et 65 ci-dessus ;
- la somme minimum des droits et taxes pouvant être payée par
obligations cautionnées prévue par l’article 58 ci-dessus ;
- le taux de majoration prévue par l’article 59 ci-dessus ;
- les taux de remise prévue par l’article 64 bis, ci-dessus ;
Code des Douanes et Impôts Indirects

- la forme de la déclaration visée à l’article 66 bis du code des douanes


Décret n° 2-77-862

et impôts indirects ;
- la durée taxable du séjour des marchandises dans les locaux de
l’administration ainsi que les quotités qui leur sont applicables en matière de
taxe de séjour prévues par l’article 70 ci-dessus ;
- les délais visés aux articles 69 et 72 visés ci-dessus ;
- la valeur maximum des marchandises considérées comme
abandonnées en douane dont l’administration peut disposer librement et
gratuitement en application des dispositions de l’article 214 bis 2° ci-dessus ;
- les listes des bureaux de l’administration ouverts aux régimes de
l’admission temporaire pour perfectionnement actif, d’exportation temporaire
pour perfectionnement passif respectivement prévues par les articles 99 et
138 ci-dessus ;
- le montant minimum de l’investissement que doivent réaliser les
entreprises susceptibles de bénéficier du régime de l’entrepôt industriel franc
prévu par l’article 98 bis ci-dessus.
II. – par arrêtés pris après avis du (ou des ) ministre(s)
intéressé(s)
- les transformations visées à l’article 1(2-b) et les marchandises
concernées par lesdites transformations ;
- les listes des marchandises visées aux articles 125, 153, 173-1° et 206
ci-dessus ;

202
- les taux moyens de remboursement au titre du drawback visées à l’article
173-2°ci-dessus ;

- la valeur des marchandises visées par l’article 209 ci-dessus ;

- la liste des localités mentionnées à l’article 212 du présent décret.

- la nomenclature définie au 1° de l’article 2 du code des douanes et impôts


indirects, et ce conformément au 3° de l’article 5 dudit code.
Article 216 bis – Le ministre chargé des finances est habilité à :
- fixer les délais prévus à l’article 78 ter du code des douanes et impôts
indirects ;
- fixer les modalités d’application des dispositions du titre VIII bis du
code des douanes et impôts indirects ;
- fixer les frais de scellement prévus par l ‘article 40 bis du code des
douanes et impôts indirects précité ;
- fixer la date d’exigibilité de la déclaration des éléments relatifs à la
valeur en douane prévue par l’article 20 undecies du code des douanes et
impôts indirects, ainsi que les opérations d’importation non soumises à cette

Code des Douanes et Impôts Indirects


déclaration ;

Décret n° 2-77-862
- déterminer, par décision, les conditions d’application des dispositions
des articles 20 à 20 duodecies du code des douanes précité ;
- fixer les conditions de saisine et de fonctionnement des commissions
consultatives en matière douanière prévues par les articles 22 bis et 22 ter du
code des douanes et des impôts indirects ;
- fixer la proportion des marchandises pouvant être mises à la consom­
mation en suite du régime de l’entrepôt industriel franc.
- fixer les documents constitutifs du dossier d’octroi des décisions
anticipées prévues par l’article 45 ter du Code des douanes et impôts indirects
ainsi que les modalités d’octroi de ces décisions.
Article 217 – Le ministre des finances est chargé de l’exécution du
présent décret qui sera publié au Bulletin Officiel et prendra effet à compter
du 20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).
Fait à Rabat, le 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)

Ahmed OSMAN

Pour contreseing :
Le Ministre des Finances
Abdelkader BENSLIMANE

203
ANNEXE I
ORIGINE DES MARCHANDISES

Tableau des transformations considérées comme complètes


et ouvrant droit à l’origine du pays dans lequel
les transformations ont eu lieu.

DESIGNATION DU MARCHANDISE A TRANSFORMATION


PRODUIT TRANSFORMER CONSIDEREE COMME
COMPLETE

Fil Fil La teinture

Tissu Fil Le tissage

Tissu Tissu écru La teinture ou l’impression

Articles d’habillement - Etoffe de bonneterie La confection

- Tissu coupé ou non


coupé
Code des Douanes et Impôts Indirects

Sucres raffinés à l’état Sucres bruts à l’état Le raffinage


Décret n° 2-77-862

solide de canne ou de solide de canne ou de


betterave betterave

ANNEXE II Abrogée

204
ANNEXE III
TABLEAU DES MARCHANDISES
POUVANT BÉNÉFICIER DU RÉGIME DU DRAWBACK

1 – Huiles et emballages utilisés pour la fabrication ou le


conditionnement des conserves de viandes, de poissons, de crustacés
et de mollusques, des préparations de légumes, de plantes potagères,
de fruits et d’autres plantes ou parties de plantes, reconnues de bonne
confection, de qualité marchande et en bon état de présentation
commerciale et de conservation, effectuées avec des produits de pêche
marocaine ou avec des viandes, légumes, plantes potagères, fruits et
autres plantes originaires du Maroc ;

2 – Matières premières utilisées pour la fabrication des cageots à


fruits et à primeurs ;

3 – Matières premières utilisées pour la fabrication d’articles de


menuiserie et de ferronnerie d’art ;

4 – Papiers et cartons utilisés pour la fabrication des caisses en


carton compact;

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
5 – Amiante, kraft et oxyde de fer utilisés pour la fabrication des
ouvrages en fibrociment ;

6 – Profilés et tôles utilisés pour la fabrication du mobilier métallique ;

7 – Matières premières et accessoires utilisés pour la fabrication des


articles de ménage, d’hygiène et d’économie domestique ou professionnelle ;

8 – Barres plates laminées à chaud ou forgées, en aciers alliés


spéciaux utilisées pour la fabrication de ressorts de suspension à lames ;

9 – Poutrelles, profilés, cornières, larges plats et tôles utilisés pour


la fabrication d’ouvrages de grosse ferronnerie (le taux du remboursement
forfaitaire étant uniformément calculé sur la valeur des poutrelles IPM
Thomas) ;

10 – Matières premières thermoplastiques et thermodurcissables


utilisées dans la fabrication d’ouvrages en matières plastiques ;

11 – Tôles, profilés, rivets, ressorts et robinetterie, parties et pièces


détachées de matériel de transport ferroviaire utilisés dans la fabrication
de wagons pour chemins de fer ;

12 – Fils métalliques et rubans de tissus utilisés dans la fabrication


de fermetures à glissières ;

205
13 – Produits entrant dans la fabrication de fils et câbles pour
l’électricité ;

14 – Tôles d’acier doux, d’acier inoxydable ou d’aluminium utilisées


pour la fabrication d’articles de chaudronnerie ;

15 – Matières premières et accessoires pour la fabrication de valises


et mallettes en carton ou en fibre vulcanisée ;

16 – Collection de pièces détachées entrant dans la composition de


réveille-matin ;

17 – Préparations à base de savons métalliques et hydrocarbures


chlorés, utilisées pour la fabrication d’huiles et graisses spéciales ;

18 – Produits entrant dans la fabrication et l’emballage du chewing-gum ;

19 – Bitume, carton feutre, toile de jute, aluminium en feuille entrant


dans la confection de carton feutre d’étanchéité et de couverture en
rouleaux ;

20 – Parties, pièces détachées et accessoires utilisés dans les


Code des Douanes et Impôts Indirects

chaînes de montage agréées par le gouvernement pour la fabrication de


Décret n° 2-77-862

véhicules automobiles ;

21 – Gélatine, di-éthylène, tri-éthylène glycol entrant dans la


fabrication d’agglomérés de liège ;

22 – fournitures d’horlogerie et boîtiers entrant dans la fabrication


de mouvements de montres et de montres ;

23 – Produits chimiques entrant dans la fabrication de détergents


synthétiques ou autres préparations du n° 34-02 NGP ;

24 – Produits chimiques et matières premières diverses entrant


dans la fabrication des piles électriques sèches ;

25 – Parties et pièces détachées entrant dans la fabrication


d’appareils d’émission et de réception pour la téléphonie et télégraphie ;

26 – Bois de pin ou de sapin, pâte à papier et vieux papiers utilisés


dans la fabrication de caisses en carton ondulé ;

27 – Planchettes de bois, mines de graphite, gomme et


virolles, produits divers pour la fabrication de mines de couleur, laque
nitrocellulosique entrant dans la fabrication de crayons avec mines de
graphite ou de couleur ;

206
28 – Roulements à bille, circlips intérieurs et extérieurs, goupilles
élastiques creuses entrant dans la fabrication de rouleaux pour bandes
convoyeuses ;

29 – Produits utilisés pour la fabrication des mouchoirs en ouate de


cellulose des positions 48-21-61 et 48-21-69 NGP ;

30 – Produits entrant dans la fabrication du papier carbone (48-07-


75 NGP) et des rubans encreurs (98-08-10) ;

31 – Huiles à base de pétrole (27-10-73) et additifs de lubrification


pétroliers (38-14.31) utilisés pour la fabrication d’huiles et graisses
spéciales ;

32 – Parties et pièces détachées entrant dans la fabrication des


machines à coudre:

33 – Parties et pièces entrant dans la fabrication:

– d’équipements radio-maritimes,

– d’émetteurs de télévision,

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
– d’équipements annexes pour station d’émission de radiodiffusion
et de télévision,

– armoire pupitre ou coffret de commande et de contrôle,

– armoire ou coffret de mesure ou de maintenances,

– armoire d’alimentation et de régularisation,

– antenne fictive de mesure,

– antenne d’émission,

– et d’équipements de détection électromagnétique ;

34 – Graines et fruits oléagineux pour la fabrication d’huiles et de


tourteaux ;

35 – Soufre pour la fabrication d’acide sulfurique, du superphosphate


simple à 18% et de l’oléum à 20% (N.G.P. n° 28-08-10- ex 31.03.30 et 28.
08.90) ;

36 – Produits chimiques utilisés pour la fabrication de pâtes à papier


chimique blanche du n° 47.01.29 de la N.G.P.;

207
37 – Matières premières et produits chimiques utilisés pour la
fabrication de l’acide phosphorique, du superphos­phate simple (NSP),
du superphosphate triple (TSP), du phosphate monoamonique (MAP),
du phosphate diamonique (DAP), de l’amonium sulphosphate (ASP),
du sulfate d’amoniaque et des engrais NP ou NPK, que ces matières
premières et produits chimiques soient totalement détruits en cours de
fabrication ou qu’ils se retrouvent en totalité ou en partie dans lesdits
produits fabriqués ;

38 – Produits utilisés pour la fabrication des tubes souples en


aluminium classés au n° 76-10-45 de la N.G.P. ;

39 – Matières premières et accessoires utilisés dans la fabrication


des pneumatiques et des chambres à air (n° 40.­11 N.G.P.) ;

40- Les combustibles solides et gazeux, le fuel et l’électricité


consommés au cours de la fabrication des produits industriels ci-après :

40 - 1 - Ciment et ouvrages en ciment ;

40 - 2 - Produits céramiques et produits réfractaires ;


Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

40 - 3 - Verre creux ;

40 – 4 - Pâte à papier ;

40 –5 - Papier et cartons ;

40 – 6 – Pneumatiques ;

40 – 7 - clinkers ;

40 – 8 - Textiles et habillements ;

40 – 9 - Plomb, argent et cuivre ;

40 - 10 - Radiateur pour véhicules automobiles ;

40 - 11 - Soude caustique ;

40 - 12 - Polychlorure de vinyle (PVC)(1).

40 -13 -Concentré de zinc ;

40 -14 -Oxyde de Zinc ;

40 -15 - Cobalt et dérivé (oxyde, cathode lithium, nitrate,) ;

208
40 -16 -Or et cyanure d’Or ;

40 -17 - Concentrée fluorine ;

40 -18 -Tôles (laminées à froid, galvanisées et pré-laquées) ;

40 - 19 - Semi-conducteurs ;

40 - 20 - Conserves (olives capres, abricots, poissons);

40 - 21- Serviettes et tampans hygiéniques, couches pour bébés et


articles hygiéniques similaires ;

40 - 22 - Eau de Javel ;

40 - 23 - Détergents ;

40 - 24 - Câbles (en aluminium nu, en aluminium acier, en cuivre


isolé, en cuivre nu et pour automobile ;

40 - 25 - lustres, décors et bijouteries de fantaisie et divers articles


en cristal et en verre pour lusterie ;

Code des Douanes et Impôts Indirects


Décret n° 2-77-862
40 - 26 - Radiateurs d’ameublement ;

40 - 27 - Café soluble, lait en poudre et soupes déshydratées ;

40 - 28 - Pistons nus pour automobiles ;

40 - 29 - Chemises pour véhicules automobiles ;

40 - 30 - L’huile brute de tournesol, l’huile de colza, l’huile d’olive et l’huile


de table ;

40 - 31 - Profilés en aluminium ;

40 - 32 - Casques et vêtements spécifiques de protection ;

40 - 33 - Concentré de plomb ;

40 - 34 - Rond à béton ;

40 - 35 - Fil machine ;

40 - 36 - Voitures particulières de tourisme ;

40 - 37 - canettes en aluminium.

41 - Matières premières utilisées pour la fabrication de concentrés


et bases pour boissons gazeuses.

209
ANNEXE IV 1

ANNEXE IV Bis
Taux moyens de remboursement du droit de douane, de la taxe spéciale
et des taxes intérieures de consommation ainsi que du droit de timbre douanier
applicables aux marchandises bénéficiant du drawback ayant fait l’objet de
déclaration(s) de mise à la consommation enregistrée(s) à partir du 1er Janvier
1980.
A
Huiles, emballages (boîtes et caisses), matières constitutives
d’emballages, utilisés pour la fabrication ou le conditionnement de conserves
de viandes, de poissons, de crustacés et de mollusques, de préparations de
légumes, de plantes potagères, de fruits et d’autres plantes ou parties de
plantes originaires du Maroc.

TAUX DE
DESIGNATION DES MATIERES CONSTITUTIVES REMBOURSEMENT
ADMISES AU REMBOURSEMENT (EN DH) PAR QUINTAL
DE MATIERES
Code des Douanes et Impôts Indirects

CONSTITUTIVES 1
Décret n° 2-77-862

Huiles végétales alimentaires . .............................. -


Fer blanc . ................................................................ 50,55
Etain ............................................................................ 817,13
Aluminium .............................................................. 161,99
Caisses en carton ondulé ............................................ 9,00
Caisses en carton compact ......................................... 43,39

1 Les dispositions de cette annexe ne sont plus appliquées


2.I. – La liquidation des sommes à rembourser s’effectuera :
a) D’après le poids net effectif résultant de la vérification douanière pour les caisses en bois ou en
carton ;
b) Sur la base des poids moyens fixés au barème ci-après pour l’huile éventuellement incorporée,
dans les conserves exportées et pour le fer-blanc, l’étain et l’aluminium utilisés dans la fabrication
des boîtes métalliques nécessaires au conditionnement des produits exportés.
En ce qui concerne les conserves préparées avec de la tomate, le poids forfaitaire d’huile à retenir sera
déterminé ainsi qu’il suit :
– Conserves à la tomate de qualité marchande (contenant au moins le minimum d’huile obligatoire,
soit 10%) : 10% du poids forfaitaire fixé pour les conserves à l’huile ;
– Conserves à la tomate (de qualité extra, de qualité standard contenant au moins 30% d’huile) et
conserves à l’huile et à la tomate (contenant au moins 50% d’huile) : 30% du poids forfaitaire fixé
pour les conserves à l’huile.
II. – La nature de l’huile incorporée devra être précisée dans les déclarations de sortie, selon les spécifications
indiquées au tableau ci-dessus.
III. – Poids moyens des matières premières (fer-blanc, étain, aluminium et huile) utilisées dans la préparation
de 1.000 boîtes de conserves.

210
Poids de CARACTÉRISTIQUES POIDS DE L’HUILE PAR
Poids de
fer-blanc PRINCIPALES 1.000 BOITES (EN KILOS)
l’étain par
DESIGNATION DES FORMATS par 1.000
1.000 boîtes
DE BOITES boîtes (en Thon
Dimensions (en kilos) Thon
Volume Hauteur kilos) Sar- Maque- en
entier
du fond dines à reaux à
à
miettes
(en cm3) (en mm) l’huile l’huile à
(en mm) l’huile 1
l’huile

1/12 sertie.................................. 71 55 37,5 23,860 0,011


1/10 basse àdécollage........... 85 71,5 27,5 37,601 0,036 24 30
1/10 basse sertie................... 85 71,5 27,5 37,601 0,009 24 30
3/12 OZ................................. 100 65,7 37 – –
1/6 haute sertie......................... 142 55 68 32,030 0,011
1/6 basse sertie....................... 142 71,5 43,5 46,885 0,011
1/6 basse à décollage............... 142 71,5 43,5 43,635 0,051 40 57
1/5 haute sertie......................... 170 55 79,5 38,065 0,021 40 57
1/5 basse sertie...................... 170 86 35,5 52,919 0,011 40 57
1/5 basse à décollage............... 170 86 35,5 52,919 0,070 40 57
Maroc 180 (6 onces serties)............... 180 55 85,5 38,343 0,025
6 FL. OZ.................................................... 190 52,6 97,9 40,581 0,019
1/4 haute sertie......................... 212 55 97,5 42,243 0,019

Code des Douanes et Impôts Indirects


1/4 moyenne sertie................... 212 71,5 62 56,262 0,018

Décret n° 2-77-862
1/4 basse à décollage............... 212 86 44,5 57,747 0,072 47 64
1/4 basse sertie....................... 212 86 44,5 62,760 0,011 47 64
1/3 sertie.................................... 283 86 57 69,352 0,014 60 80
1/3 haute sertie......................... 283 71,5 80 64,060 0,017
Maroc 345...................................... 345 71,5 95 74,830 0,029
1/2 haute sertie........................ 425 71.5 115.5 77.522 0.026
1/2 moyenne sertie............... 425 86 82.5 79.843 0.017
1/2 basse sertie .................... 425 100 64 89,127 0,013 119
20 FL. OZ sertie .......................... 577 83,7 115,8 86, 342 0,023
I.S.O. 580 sertie .......................... 580 86 108,5 93,955 0,018
1/1 haute sertie ..................... 850 100 118,5 126,211 0,011
1/1 basse sertie ..................... 850 125 80 158,757 0,025 193
40 FL. OZ dite n° 3 ..................... 1.040 105 128 149,724 0,031
5/4 haute sertie . ................... 1.062 100 146 163,724 0,046
43 FL.OZ (2) . ......................... 1.360 100 190 185,680 0,094
48 FL. OZ .................................... 1.438 105,5 177,8 207,034 0,035
Maroc 1930 sertie ..................... 1.930 153 120 271,650 0,024 333 333 500
2,5/1 . ........................... 2.125 153 130 272,950 0,039
I.S.O. 3100 sertie (ex. n° 10 jus de 3.100 153 180 340,073 0,033
fruits)............................................
Maroc 4035 (ex-5 kgs thon Maroc) 4.035 215 125 561,682 0,058 666 666
5/1 sertie . .............................. 4.250 153 246 410,725 0,056
Maroc 4720 sertie (ex-5 kgs bruts 4.720 153 273 446,839 0,056
fruits)..............................................
Maroc 8050 (ex-10 kgs thon 8.050 215 242 802,138 0,089 1332
Maroc)...........................................

211
POIDS DE L’HUILE PAR
CARACTÉRISTIQUES Poids de Poids de 1.000 BOITES (EN KILOS)
PRINCIPALES fer-blanc l’étain
DESIGNATION DES FORMATS par 1.000 par 1.000
Thon
Dimensions boîtes boîtes Thon
DE BOITES Volume Hauteur Sar- Maque-
entier
en
du fond (en kilos) (en kilos) dines à reaux à
à
miettes
(en cm3) (en mm) l’huile l’huile à
(en mm) l’huile
l’huile
1

BOITES A FOND
RECTANGULAIRE
1/15 P. à décollage............... 50 99 x 46 18,5 32,402 0,062 13 13
1/10 P. club 20 . 75 104 x 59,8 20 42,707 0,031 19 19
1/10 P. club 20 (ex-1/10P. Club 75 102,2 x 59,8 20 42,707 0,031 19 19
20 A)
1/4 21 ordinaire sertie ......... 106 105 x 76 21 64,060 – 26 26
1/4 21 (à ouverture norvégienne)(3) 106 105 x 76 21 60,161 – 26 26
1/4 P. 25(5) ......... 125 105 x 76 25 – – 31 –
1/6 P. 30 aluminium embouti (6) 125 104 x 59,8 29 – – – –
1/6 P. 25 ........... 125 105 x 76 24 56,633 0,047 30 30
1/6 P. 30 ou club 30
(ex-1/4 club 30 B)(4) ............. 125 104 x 59,8 29,5 46,790 0,279 30 30
1/6 P. 30 ou club 30
(ex-1/4 club 30 A)(4) . ............ 125 102,2 x59,8 29,5 46,790 0,279 30 30
1/6 P. 30 ou club 30 (ex-1/4 club 30 B)
(à ouverture norvégienne)(4)
Code des Douanes et Impôts Indirects

125 104 x 59,8 29,5 58,490 – 30 30


1/6 P. 30 ou club 30 (ex-1/4 club A)
Décret n° 2-77-862

(à ouverture norvégienne)(4).........
125 104 x 59,8 29,5 58,490 – 30 30
1/4 P. longue .... 187 154,1x55,4 31,5 80,771 0,093
1/3 P. longue .... 250 154,1x55,4 40 86,342 0,093
1/2 haute 40 à décollage . ... 340 115,7x94,640 40 97,482 0,148 73 73
1/2 P. (sardines) .................. 375 115,7 x 94,6 43,5 106,766 0,090 80 80
1/1 P. (sardines) sertie ........ 750 115,7 x 94,6 81 136,475 0,016 160 160

BOITES A FOND OVALE


1/10 ovale à décollage ........... 85 92,3 x 47,8 30,5 36,022 0,064 20 20 24 30
1/6 P. ovale à décollage ......... 125 105,2 x 64,7 30,5 48,184 0,064 30 30 31 43
1/2 P. (pilchards) . 375 160,5 x 108 37,5 121,889 - 80 80
1/3 ovale emboutie .................. 250 144,9 x 84,4 32,5 68,461 -
BOITES DE FORME
5/4 trapèze ........... 1.062 88 x 86 181 164,327 0,058
1/8 P . ............... 92 104x59,8 23 38,250 1,025 22

(1) Les conserves de thon en miettes conditionnées dans les boîtes de formats prévues seulement pour les conserves de thon
donnent lieu au remboursement forfaitaire d’après le poids d’huile indiqué pour les conserves de thon entier.
(2) Format valable uniquement pour le conditionnement des jus de fruits exportés sur le marché anglais.
(3) Ce même format existe en aluminium pour le conditionnement de sardines à l’huile. Les poids d’aluminium et d’huile pour
1.000 boîtes sont les sui vants : aluminium: 26 Kgs ; huile : 2 6 Kg s .
(4) Ces formats peuvent être également désignés sous leur appellation commerciale «1/4 club 30A. ou B» et pour les boîtes à
ouverture norvégienne, «1/4 club 30A. ou B» (à ouverture norvégienne).
(5) Poids d’aluminium par 1.000 boîtes : 19,3 Kgs
(6) Poids d’aluminium par 1.000 boîtes : 1 5 ,9 Kg s.

212
B
M a r c h a n d is e s d iv e r s es
TAUX de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)

I . – Caisses en carton ................................................................ Au quintal net


d’articles exportés

1° En carton compact . .................................................................................. 43,39


2° En carton ondulé ................................................................................ 9,00

II. – Ouvrages en fibrociment

1° Tuyaux à emboîtement ..................................................................... 4,91

2° Tuyaux à pression et joints simples ................................................... 7,26


3° Plaques planes dites exports ........................................................... 4,16
4° Plaques ordinaires et autres ouvrages :

– Plaques O.G.F ............................................................................. 5,53

– Plaques DIMEX rouge .................................................................. 6,92


– Plaques DIMEX grise .....................................................................
5,26

Code des Douanes et Impôts Indirects


III. – Mobilier métallique

Décret n° 2-77-862
1° Bureaux et classeurs............................................................................ 1,74
2° Armoires ........................................................................................... 1,71
3° Rayonnages sans parois ni fonds ou avec parois et
fonds croisillonés . ............................................................................ 1,63
4° Rayonnages à parois et fonds pleins . ................................... 1,66
5° Vestiaires ................................................................................................
1,72
IV. – Articles de ménage, d’hygiène et d’économie
domestique ou professionnelle en tôle de fer ou
d’acier

1° Emaillés ..................................................................................................... 6,23


2° Zingués .....................................................................................
2,77
V. – Ouvrages en matière plastique ..............................................................
3,67
VI. – Préparations à base de savons métalliques et
hydrocarbures chlorés

1° Bardhal A ........................................................................................ 36,81


2° Bardhal N ....................................................................................... 38,47
3° Top-Oil . ........................................................................................... 21,08
4° Home- Oil ...............................................................................
9,13
5° Rad conditionner .......................................................................
10,73
6° Graisse Bardhal ..........................................................................
9,09

213
TAUX de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)

VII.– Agglomérés de liège . .................................................... 5,04


VIII. – Ouvrages de grosse ferronnerie ........................................... 1,49
IX. – Ouvrages de chaudronnerie (Tôles en acier Thomas) 1,44
X. – Valises et malettes
A. – Valises
1° En carton uni, non cerclées . ............................................... 54,34
2° En carton uni, cerclées ............................................................ 46,97
3° En celloderme uni.................................................................. 82,36
4° En carton imprimé, non cerclées . ...................................... 89,32
5° En carton imprimé, cerclées . .................................................. 78,77
6° En celloderme imprimé . .......................................................... 100,00
7° En carton fibré vernis .......................................................... 133,79
8° En carton fibré brut ....................................................................... 119,18
B. – Malettes
1° En carton fibré vernis .............................................................. 95,59
Code des Douanes et Impôts Indirects

2° En carton fibré brut ...................................................................


Décret n° 2-77-862

123,42
3° En tissu enduit ........................................................................... 112,86
XI. – Carton feutre d’étanchéité et de couverture en rouleaux
1° Réf. 27-1 ..................................................................................................... 3,36

2° Réf. 27-S . ................................................................................. 1,98


3° Réf. 36-S . ................................................................................. 2,03
4° Réf. 45-S . ................................................................................. 1,67
5° Réf. 27-S aluminium ........................................................................... 3,41
6° Réf. 36-S aluminium ............................................................................ 3,27
7° Chape 30 ................................................................................. 0,36
8 Chape 40 .................................................................................
°
0,27
9° Chape aluminium 30 ........................................................... 1,29
10° Chape aluminium 40 . ..................................................... 0,97
11° Pluvex 18 .................................................................................. 0,75
12° Aluvex aluminium . ............................................................... 1,75
XII. – Huiles et graisses spéciales .............................................................. 57,30
XIII. – Papier carbone ................................................................................... 133,13
XIV. – Chambres à air et pneumatiques
1° Chambres à air ..................................................................
84,90
2° Pneumatiques tourisme . ............................................................. 68,51
3° Pneumatiques poids lourds . ................................................. 111,26
4° Pneumatiques de tracteurs . .................................................... 126,79

214
TAUX
de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)
XV. – Postes émetteurs, récepteurs de radiotéléphonie et
Par unité
radioté radiotélégraphie
1° Récepteur type CBL 53 Blu ....................................................... 336,51
2° Emetteur-récepteur type CBL 52 batterie Blu .......................... 522,64
3° Emetteur-recepteur type CBL 52 secteur Blu . ......................... 597,71
4° Emetteur-récepteur type CER 202 A.M..................................... 182,83
5° Emetteur type CEMT 2002 3 baies HF . .................................... 4.547,58
6° Emetteur type CEMT 2002 4 baies HF....................................... 5.104,51
7° Emetteur type CEMT 2002 5 baies HF....................................... 5.774,72
8° Emetteur-récepteur type CBL 101 ............................................. 976,55
9° Emetteur-récepteur type CBL III ................................................ 1.309,41
10° Emetteur radiographie type CET 2002 3 baies HF
Emetteur radiographie type CEM 1002 3 baies HF 4.560,85
11° Emetteur radiographie type CET 2002 4 baies HF
Emetteur radiographie type CEM 1002 4 baies HF 5261,87
12 Emetteur radiographie type CET 2002 5 baies HF
°

Emetteur radiographie type CEM 1002 5 baies HF 5965,71


13° Transmetteur automatique d’alarme ........................................ 27,61

Code des Douanes et Impôts Indirects


14° Emetteur TRC 492 . ................................................................. 755,79

Décret n° 2-77-862
15° Emetteur-récepteur TRC 373 .................................................. 1.687,92
XVI. – Véhicules automobiles pour le transport des
marchandises
1° Berliet type GAK 3 siroua .......................................... 525,00
2° Berliet type GLR 160 ..................................................... 2.400,00
3° Volvo ............................................................................ 1.104,00
XVII. –Mouvements de montres et montres complètes

A. – Mouvements de montres
1° Calibre HS 651, petite trotteuse . .......................................... 0,44
2° Calibre HS 652, trotteuse centrale ................................... 0,50
3° Cupillard 10 1/2 233 . .............................................. 1,09
4° Cupillard 5 1/4 55 ................................................... 1,30
5° Fenga 5 1/2 45 ..................................................................... 1,62
6° HS 514 - HS 238 10 1/2 .................................................. 0,92

B. – Mouvements de montres complets

1° Calibre HS 651, petite trotteuse ....................................... 0,45


2° Calibre HS 652, trotteuse centrale ................................... 0,54
3° Cupillard 10 1/2 233 ................................................ 1,11
4° Cupillard 5 1/4 55 .................................................. 1,31
5° Fenga 5 1/2 45 .............................................................. 1,64
6° HS 514 . ........................................................................ 0,94
7° HS 238 10 1/2 ............................................................... 0,95

215
TAUX
de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)
C. – Montres complètes (hommes et dames)
1° Calibre HS 651, petite trotteuse ............................................. 0,64
2° Calibre HS 652, trotteuse centrale . .................................... 0,73
3° Cupillard 10 1/2 233 .................................................... 1,48
4° Cupillard 5 1/4 55 anses .............................................. 1,82
5 Cupillard 5 1/4 55 avec bracelet ...........................................
°
2,01
6° Fenga 5 1/2 45 anses .............................................................. 2,62
7° Fenga 5 1/2 45 avec bracelet ................................................ 2,82
8° HS 514 anses ............................................................................................. 1,46
9° HS 514 avec bracelet..................................................................... 1,65
10° HS 238 10 1/2 ............................................................................................... 1,32

XVIII. – Theières en laiton


1° Grand modèle (réf. 12) .............................................................. 0,36
2° Modèle moyen (réf. 112 Sidi Abderrahman)............................... 0,33
3° Petit modèle (réf. 40) . ...............................................................
Code des Douanes et Impôts Indirects

0,32
Décret n° 2-77-862

XIX. – Lave-main – vases – service à thé – plateaux –


porte-gâteaux – lance-parfum – seau à glace
Lave-main ........................................................................................................... 1,55
Vases n° 18 . .......................................................................................... 0,12
Vases n 25 .....................................................................................
°
0,16
Vases n° 30 .................................................................................................. 0,21
Vases n° 35............................................................................................. 0,24
Vases n° 40 . .......................................................................................... 0,52
Vases n° 45 . .......................................................................................... 0,59
Vases n° 50 .................................................................................... 1,66
Vases n° 60 .................................................................................................. 1,78
Vases n° 80 . .................................................................................. 2,35
Service de thé ............................................................................................ 2,19
Plateaux n° 50 x 40 ................................................................... 1,31
Plateaux n 60 x 45..........................................................................
°
1,83
Plateaux n° 65 x 50 .................................................................... 2,02
Plateaux ovale 60 x 40 ............................................................... 1,21
72 x 50 ................................................................... 1,64
Porte-gâteaux ............................................................................. 0,73
Lance-parfum ......................................................................... 0,24
Seau à glace 0,46

216
TAUX
de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)

XX – Mouchoirs et serviettes hygiéniques en ouate de cellulose Au quintal brut


d’articles exportés
Mouchoirs Kleenex :
– Carton de 48 boîtes de mouchoirs 100/2 plis (grand modèle).......... 104,83
– Carton de 48 boîtes de mouchoirs 75/2 plis (petit modèle).............. 96,90
Serviettes périodiques :
– Carton de 48 boîtes de 10 serviettes (Kotex)............................. 54,58
– Carton de 48 boîtes de 10 serviettes (Fems) ................................ 91,32
– Carton de 50 boîtes de 1000 tablettes de Strick-gum Angel.. 76,72
– Carton de 30 boîtes de 120 pièces de Spoutnik buble-gum... 86,47
– Carton de 24 sachets de 600 dragées .................................... 53,63
– Carton de 30 boîtes de 5 chiclets par sachet .................. 72,52
– Carton de 30 boîtes de 2 chiclets par sachet .................. 73,81
– Carton de 60 boîtes de 100 tablettes clark ......................... 72,46
– Carton de 60 boîtes de 20 paquets de 5 sticks ............... 113,01
– Carton de 24 boîtes de 120 pièces chacune de
153,95
buble-gum................................................................

Code des Douanes et Impôts Indirects


Par tonne exportée

Décret n° 2-77-862
XXII. – Pâte à papier chimique ........................................................... 50,74
XXIII. – Tubes souples en aluminium
DIMENSIONS DES TUBES
Diamètre en mm Longueur en mm 1.000 tubes exportés

13,5 78 22,48
16 90 24,38
19 100 26,29
22 110 29,76
25 116 33,76
28 150 35,30
30 145 39,22
32 143 42,21
35 175 48,54
38 183 54,79
le quintal net
d’articles exporté
36,23
XXIV – Ressorts de suspension à lames...................................................
la tonne nette
XXV- Divers composés chimiques.....................................................
1° Acide phosphorique . ............................................................... 137,18
2° Phosphate monoamonique (MAP) .......................................... 102,04

3° Superphosphate triple (TSP) ................................................... 49,93


(par unité exportée)
XXVI- concentrés et bases pour boissons gazeuses une unité = 9,7006kghs
Coca-Cola.............................................................................................. 19,37

Fanta-Orange......................................................................................... 18,03

217
C

Produits énergétiques

Désignation des
Unité Taux de
produits énergétiques
remboursement
consommés
en dirhams

1- Propane 100 kgs consommés 6,03

2 - Butane
- id - 7,61

3 - Fuel oil lourd


- id - 18,24

3 - Coke de pétrole - id - 13,27

4 - Houilles - id - 14,00
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

5 - Electricité 100 kwh consommés 3,64

218
ANNEXE V

Liste des marchandises ne pouvant se trouver dans la zone maritime


du territoire douanier qu’à bord de navires d’un tonnage déterminé

NUMÉROS DU
TARIF DES DROITS
DE DOUANE DESIGNATION DES PROUITS

09-02 Thé.
ex 15-07 Huiles végétales épurées ou raffinées.
17-01 Sucres de betterave et de canne à l’état solide.
ex 21-02 Extraits de café.
ex 22-06 Vermouths.
Alcool éthylique non dénaturé de 80g et plus ; alcool éthylique
22-08
dénaturé de tous titres.
Alcool éthylique non dénaturé de moins de 80g ; eaux
de vie, liqueurs et autres boissons spiritueuses ; préparations
22-09 alcooliques composées dites extraits concentrés pour la
fabrication des boissons.

24-02 Tabacs fabriqués ; extraits ou sauces de tabacs (praiss).

Code des Douanes et Impôts Indirects


Alcaloïdes végétaux, naturels ou reproduits par synthèse, leurs

Décret n° 2-77-862
29-42
sels, leurs éthers, leurs esters et autres dérivés.
30-03 Médicaments pour la médecine humaine ou vétérinaire.
33-06 Produits de parfumerie et de toilette et cosmétiques préparés.
Savons, produits et préparations organiques tensio-actifs à
34-01
usage de savon.
36-01 Poudres à tirer.
36-02 Explosifs préparés.
36-03 Mèches ; cordeaux détonnants.
36-04 Amorces et capsules fulminantes ; allumeurs ; détonateurs.
Chapitre 37 Produits photographiques et cinématographiques.
40-11 Bandages, pneumatiques, bandes de roulement chambres à air...
Section XI Matières textiles et ouvrages en ces matières.(1)
Perles fines, pierres gemmes et similaires, métaux précieux,
Chapitre 71 plaqués, doublés de métaux précieux et ouvrages en ces
matières ; bijouterie de fantaisie.(1)
82.11 Rasoirs et leurs lames (y compris les ébauches en bandes).(1)
ex 84-51 Machines à écrire portatives.(1)
ex 84-52 Machines à calculer portatives.(1)
85-03 Piles électriques.
85-07 Rasoirs et tondeuses électriques à moteur incorporé.(1)

219
NUMÉROS DU TARIF DESIGNATION DES PROUITS
DES DROITS DE
DOUANE
85-15 Appareils de transmission et de réception pour la radiotéléphonie
et la radiotélégraphie ; appareils d’émission et de réception pour la
radiodiffusion et la télévision (y compris les récepteurs combinés
avec un appareil d’enregistrement ou de reproduction du son)
et appareils de prise de vues pour la télévision ; appareils de
radioguidage, de radiodétection, de radiosondage et de radio
télécommande.(1)
90-02 Lentilles, prismes, miroirs et autres éléments d’optique en toutes
matières, montés pour instruments et appareils, à l’exclusion des
articles de l’espèce, en verre non travaillés optiquement.(1)
90-05 Jumelles et longues vues, avec ou sans prismes.(1)
90-07 Appareils photographiques : appareils ou dispositifs pour la production
de la lumière éclair en photographie.(1)
90-08 Appareils cinématographiques (appareils de prise de vues et de
prise de son même combinés, appareils de projection avec ou sans
reproduction du son. (1)
Chapitre 91 Horlogerie.(1)
92-11 Phonographes, machines à dicter et autres appareils
d’enregistrement et de reproduction de son, y compris les tourne-
Code des Douanes et Impôts Indirects

disques, les tourne-films et les tourne-fils, avec ou sans lecteur de


Décret n° 2-77-862

son : appareils d’enregistrement et de reproduction des images et


du son en télévision par procédé magnétique.(1)
92-12 Supports de son pour les appareils du n° 92-11 ou pour
enregistrement analogues; disques, cylindres, cires, bandes, films,
fils etc... préparés pour l’enregistrement ou enregistrés ; matrices
et moules galvaniques pour la fabrication des disques.(1)
Chapitre 93 Armes et munitions.(2)
98-03 Porte-plumes, stylographes et porte-mines, porte-crayon et
similaires; leurs pièces détachées et accessoires.(1)
98-10 Briquets et allumeurs (mécaniques, électriques, à catalyseurs, etc...)
et leurs pièces détachées, autres que les pierres et les mèches.(1)
Divers Substances (produits stupéfiants) inscrites au tableau B de l’arrêté
du ministre de la santé publique n° 730-60 du 29 juillet 1960.

(1) A l’exclusion des articles pour lesquels les personnes visées à l’article 207 du présent décret justifient
qu’ils sont exclusivement affectés à leur usage personnel.

(2) A l’exclusion des fusils et carabines de chasse automatiques ainsi que des projectiles et munitions de
chasse pour lesquels les personnes visées à l’article 207 susvisé justifient qu’ils sont exclusivement
affectés à leur usage personnel.

220
Annexe VI
TYPE D’HANDICAP ET AMÉNAGEMENTS CORRESPONDANTS

- jambe gauche : embrayage manuel ;


Déficience d'une
- jambe droite : embrayage manuel + inversion de pédale
jambe
de l’accélérateur à gauche ;

- boite à vitesse automatique ;


Déficience de 2 - cercle accélérateur et levier frein ou boite à vitesse
jambes automatique + accélérateur et boule au volant avec
boîtier de commandes annexes.

- boite à vitesse automatique ;


Déficience d'un
- boule au volant ;
membre supérieur
- boîtier de commandes annexes ou déport des annexes.

Déficience de - boite à vitesse automatique ;


l'hémicorps - boule au volant ;
gauche - boîtier de commandes annexes ou déport des commandes.

- boite à vitesse automatique ;


Déficience de - inversion de pédale accélératrice à gauche ;

Code des Douanes et Impôts Indirects


l'hémicorps droit - boule au volant ;

Décret n° 2-77-862
- boîtier de commandes annexes ou déport des commandes.

221
ANNEXE VII
LISTE DES OUTILS ET ÉQUIPEMENTS AUTOMATIQUES SPÉCIALEMENT
AMÉNAGÉS POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

I- Handicap moteur et mental (psychomoteur) :

• Tricycle (pédale à main) ;

• Poussette orthopédique nid pour enfant IMC ;

• Corset siège ;

• Appareil de marche (orthèse cruropedieuse) ;

• coquille siège appareil de marche (orthèse suro pédieuse) ;

• Dispositifs automatiques, électriques et électronique utilisés dans les


Orthèses et Prothèses ;

• Prothèse de jambe bionique intelligente (Jambe C Leg).

II- Handicap visuel :


Code des Douanes et Impôts Indirects

• Machine à écrire en braille et accessoires ;


Décret n° 2-77-862

• Matériel d’écriture en braille ;

• Montres braille ;

• Tablette braille ;

• Loupe numérique portative.

III- Handicap sensoriel :

• Prothèses auditives et leurs accessoires ;

• Implants cochléaires et leurs accessoires ;

• Aide auditive (numérique) et piles ;

• Lecteur audio avec fonction DAISY ;

• Communicateur pour les malentendants et les malvoyants (Deaf Blind


Communicator (DBC)).

IV- Cognition :

• Détecteur de chute(Alarme) ;

• Système personnel d’alarme en cas d’urgence.

222
ANNEXE VIII
LISTE DES MATÉRIELS DESTINÉS À L’IRRIGATION

I. Station de tête et de filtration :

• Filtres à gravillon, à sable et à boues (acier inox) ;

• Filtres à tamis (acier inox) ;

• Injecteurs d’engrais ou mélangeurs (acier inox) ;

• Vannes diverses (bronze, fonte ou laiton, polyéthylène) ;

• Manomètres (métallique) ;

• Robinets pour manomètres ;

• Purges d’air (laiton) ;

• Clapets de non-retour (laiton ou fonte) ;

Code des Douanes et Impôts Indirects


• Valves de contrôle ou régulateur ou contrôleur de pression (bronze) ;

Décret n° 2-77-862
• Jonctions acier (brides, coudes, réduction tubes) ;

• Programmateurs ou coffrets de commande (armoire ou tableau).

II. Réseau d’amenée d’eau à la parcelle :

• Tubes en chlorure polyvinyle (PVC) ;

• Tuyaux en PEHD (polyéthylène haute densité) ;

• Tuyaux en PEBD (polyéthylène basse densité) ;

• Granulé de polyéthylène et rilsan ou polyéthylène destiné à l’extrusion


de tuyaux d’irrigation et à l’injection d’articles d’irrigation.

III. Réseau de distribution :

• Rampes comprenant Goutteurs montés en série sur tuyaux PEBD ;

• Goutteurs en polypropylène injecté ;

• Micro jets en polypropylène injecté ;

223
• Diffuseurs en laiton ou polypropylène ;

• Tuyaux capillaires en polyéthylène.

IV. Accessoires de raccordement en métal, polypropylène ou rilsan ou PVC:

• Raccords pas de gaz, mamelons, manchons, réductions, tés, coudes,


accords union ;

• Raccords plasson de différents diamètres ;

• Colliers, lanières de collier, rondelles, tés, croix, brides, boulons,


embouts, collets et fermetures de bout de ligne.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862

224
Décret n° 2-85-890 du 18 rebia II 1406 (31 décembre 1985) accordant
l’exemption totale des droits et taxes en faveur des carburants,
combustibles et lubrifiants consommés au cours de certaines
navigations maritimes.

LE PREMIER MINISTRE,
Vu les articles 165 et 166 bis du code des douanes et impôts indirects
approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre
1977) ;
Vu les articles 191 et 192 du décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977) pris en application du code des douanes et impôts indirects
précité;
Sur proposition du ministre des finances ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 2 safar 1406
(17 octobre 1985),

DECRETE :
Article premier. – En application du § 2° de l’article 165 du code des
douanes et impôts indirects susvisé, l’exemption totale des droits de douane
et de tous autres droits et taxes est accordée aux carburants, combustibles
et lubrifiants devant être consommés, au cours de navigations maritimes, par
les unités de surveillance de la marine royale, de la gendarmerie royale, des
douanes, de la sûreté nationale ainsi que par les bateaux de pêche battant
pavillon marocain, les engins de servitudes portuaires et les unités effectuant
le transport maritime intérieur.
Art. 2. – Le ministre des finances est chargé de l’exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin Officiel et prendra effet à compter du 19 rebia
II 1406 (1er janvier 1986). Code des Douanes et Impôts Indirects

Fait à Rabat, le 18 rebia II 1406 (31 décembre 1985)


Décret n° 2-85-890

Mohamed KARIM-LAMRANI

Pour contreseing :

Le Ministre des Finances,


Abdellatif JOUAHRI.

225
Arrêté du ministre des finances n° 1309-77 du 25 chaoual 1397 (9 octobre
1977) pris pour l’application du dahir portant loi n° 1-77-340 du 25
chaoual 1397 (9 octobre 1977) déterminant les quotités applicables aux
marchandises et ouvrages soumis à taxes intérieures de consommation
ainsi que les dispositions spécifiques à ces marchandises et ouvrages.

LE MINISTRE DES FINANCES,


Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de l’admi­
nistration des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi
n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son titre VIII ;
Vu le dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
déterminant les quotités applicables aux marchandises et ouvrages soumis
à taxes intérieures de consommation ainsi que les dispositions spécifiques à
ces marchandises et ouvrages ;
Après avis du ministre du commerce, de l’industrie, des mines et de la
marine marchande,

ARRETE :
TITRE PREMIER

TAXES INTÉRIEURES DE CONSOMMATION


APPLICABLES AUX MARCHANDISES ET OUVRAGES IMPORTÉS
DE L’ÉTRANGER OU PRODUITS SUR LE TERRITOIRE MAROCAIN

CHAPITRE PREMIER

Vins

§ 1 – Généralités
Article premier. – La déclaration de mise en exploitation, d’arrêt de
produc­tion ou de cession d’entreprises de production de vins (caves, chais,
dépôts et centres de mise en bouteilles) prévues par l’article 4 du dahir portant
loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) susvisé, doit être déposée
quinze jours avant l’opération envisagée et doit indiquer, notamment:

1. – En cas de mise en exploitation :

– les noms, prénoms et domicile du producteur ;


– la situation et la description des locaux affectés à la production des
vins ;
– le nombre et le type des machines, appareils ou ustensiles propres
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

aux vins, ainsi que leur mode de fonctionnement ;


– les catégories de vins à produire ;

226
– le régime de l’entreprise en ce qui concerne les jours et heures de
travail.
La déclaration de mise en exploitation doit être accompagnée :
– du plan détaillé des lieux et locaux devant servir à la production ou
au stockage des vins ;
– des statuts, lorsqu’il s’agit d’une société ou d’une coopérative.
2. – En cas d’arrêt de production :

– la date de l’arrêt de production provisoire ou définitive ;


– les quantités de vin en cours de production ou en stock à la date de
la fermeture ;
– en cas d’arrêt provisoire, la date envisagée pour la reprise.
Si cette dernière ne peut être établie lors de la déclaration d’arrêt de
production, une déclaration doit être faite dix jours au moins avant la reprise.
3. – En cas de cession :

– les noms, prénoms et qualités des cessionnaires ;


– la date de cession ;
– les quantités de vin en cours de production ou en stock, à la date de
la cession.
Art. 2. – Toute modification ultérieure d’un des éléments déclarés,
visés au 1e de l’article 1er ci-dessus, doit être portée à la connaissance de
l’administration, au moins trois jours avant la date de cette modification.
Art. 3. – Les cuves, les bacs et tous autres récipients existant dans les
caves, les chais, les dépôts et les centres de conditionnement de vin doivent
porter, en caractères apparents, l’indication de leur capacité qui sera attestée
par un certificat d’épalement délivré par le service des poids et mesures. En
outre, ils doivent indiquer la quantité du contenu et être présentés de manière
à rendre la vérification possible.
§ 2 – Déclaration
Art. 4. – Les producteurs de vins sont tenus de souscrire, chaque
année, auprès de l’administration :
– avant tout début de vinification, et, au plus tard, avant le 10 octobre
de chaque année : la déclaration de mise en oeuvre indiquant le volume
prévisionnel des vins à produire, prévue par l’article 187 - 1° du code des
douanes susvisé ;
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

– dès achèvement de la vinification, et au plus tard, avant le 10


novembre de chaque année : la déclaration de production prévue par l’article
187-1° précité.

227
Art. 5. – (abrogé).

Art. 6. – La déclaration d’enlèvement prévue par l’article 188 du code


des douanes précité doit être déposée trois jours au moins avant le début
d’enlève­ment des vins.

Art. 7. – En cas de besoin, pour une campagne vinicole déterminée,


l’adminis­tration peut, par décision, modifier les délais visés aux articles 4, 5
et 6 ci-dessus.
Art. 8. – Les déclarations visées aux articles 4 à 6 inclus ci-dessus sont
éta­blies sur des formules conformes aux prescriptions de l’administration.

§ 3 – Utilisation des marques fiscales

Art. 9. – Les marques fiscales doivent être apposées, le cas échéant,


avec des appareils assurant un encollage offrant toutes les garanties.

§ 4 – Circulation des vins

Art. 10. – 1° – Aucun transport de vins, autrement qu’en bouteilles


revêtues de la marque fiscale, ne peut s’effectuer sans être couvert d’un des
deux titres de mouvement définis à l’article 6-2° du dahir portant loi précité n°
1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
2° – Ces titres de mouvement doivent indiquer :

– le nom et l’adresse de l’expéditeur et du destinataire,

– le jour et l’heure de l’enlèvement,

– les lieux d’enlèvement et de destination ou, s’il s’agit d’envoi à


l’étranger, le bureau de sortie,

– le nom des transporteurs, l’itinéraire à suivre, la durée normale et les


modes de transport,

– le nombre et la nature des récipients,

– le volume des produits livrés et,

– plus généralement, toutes indications que l’administration estime


néces­saires au contrôle de la circulation des vins.

3° – L’apposition sur les bouteilles de la marque fis­cale, vaut titre de


mouvement.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Art. 11. – 1° – Les titres de mouvement sont délivrés par l’administration.


2° – Dans les localités où l’administration n’est pas représentée, les
déposi­taires peuvent être pourvus, par les soins de l’administration, de registres

228
de lais­sez-passer dont ils extraient eux-mêmes les titres de mouvement pour
justifier leurs expéditions.
La même facilité peut être étendue aux dépositaires habitant dans une
localité où l’administration est représentée, lorsque la nature et l’importance
de leurs opérations le justifient.

§ 5 – Détention des vins

Art. 12. – 1° – Les producteurs de vins, les dépositaires et les


conditionneurs de vins doivent tenir un registre côté et paraphé par
l’administration, conforme au modèle qui sera arrêté par cette dernière.

– Ce registre mentionne notamment :


- aux entrées :
la date de production ou de réception des vins, le volume de vins
produits ou reçus, le nom et l’adresse de l’expéditeur, le cas échéant, le
numéro et la date du titre de mouvement ayant servi à légitimer le transport
ou l’indication du marquage fiscal ;
- en cas de transformation ou de conditionnement : la date de cette
opération.

- aux sorties :
la date de l’expédition, le volume des vins expédiés, le nom et l’adresse
du destinataire, le cas échéant, le numéro et la date du titre de mouvement
servant à légitimer le transport ou l’indication du marquage fiscal.

2° – Ces registres, à conserver dans les conditions déterminées par


l’article 42-2° du code des douanes précité, doivent être présentés à toute
réquisition des agents de l’administration.

Art. 13. – Indépendamment du registre visé à l’article 12 ci-dessus,


les condi­tionneurs de vins doivent tenir un registre, côté et paraphé par
l’administration, où sont mentionnés notamment en fonction de la contenance
des bouteilles ou des autres contenants :
– le nombre des marques fiscales achetées,
– l’utilisation de ces marques et la date d’utilisation,
– le nombre de marques :
* restant en stock ;
Arrêté du Ministre des Finances

* reconnues inutilisables.
Code des Douanes et Impôts Indirects

229
CHAPITRE II
Alcools et produits à base d’alcools

§ 1er – Généralités

Art.14. – 1° – Dans les distilleries autres qu’ambulantes, le plan


des agence­ments agréé par l’administration doit être affiché de manière
apparente.
2° – Le plan détaillé de la distillerie ambulante, avec indication des
points de scellements tant des appareils de distillation proprement dits que
des canalisa­tions et robinets d’écoulement, doit se trouver en permanence à
bord de ces unités mobiles de production d’alcool.
Il doit être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.
Art. 15. – Les registres prévus par les articles 23, 24 et 51 ci-après
doivent être conformes aux modèles arrêtés par l’administration.
Ces registres, qui doivent être conservés dans les conditions
déterminées par l’article 42-2° du code des douanes précité, doivent être
présentés à toute réqui­sition des agents de l’administration.
Art. 16. – Les producteurs ou utilisateurs d’alcool sont tenus de mettre
à la dis­position des agents de l’administration, pour l’exécution de leur service:
– les bureaux, logements et installations, conformes aux demandes de
l’administration,
– les ustensiles et instruments nécessaires aux opérations de contrôle
et de reconnaissance des produits mis en oeuvre et des produits obtenus ou
en stock,
– la main-d’œuvre utile aux opérations matérielles que ces contrôles
supposent.
Art. 17. – 1° – A l’occasion des contrôles de fabrication, de dénaturation
ou de stocks, les agents de l’administration peuvent prélever des échantillons
de tous produits mis en oeuvre ou obtenus.
2° – Ces échantillons sont placés dans des bouteilles revêtues du
sceau de l’administration et d’une étiquette sur laquelle est inscrit un numéro
d’ordre permettant de les identifier.
Art. 18. – On détermine l’alcool pur en multipliant le volume réel, mesuré
à la température de 20 degrés centigrades, par le degré centésimal constaté
au moyen de l’alcoomètre de Gay-Lussac, au besoin après distillation ou toute
opération donnant des résultats analogues.
Art. 19. – Les alcools visés à l’article 32 du dahir portant loi précité
n°1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) susceptibles de recevoir les
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

applications de l’alcool éthylique sont : l’alcool méthylique, l’alcool propylique,


l’alcool isopropylique.

230
§ 2 – Alambics
Art. 20. – 1° – La demande d’autorisation d’importation, de fabrication,
de modification, de détention ou de cession d’alambics ou appareils et de
leurs portions prévues à l’article 20 du dahir portant loi précité n° 1-77-340 du
25 chaoual1397 (9 octobre 1977) doit indiquer la description complète de ces
alambics, appareils ou portions, l’usage auquel ils sont destinés ainsi que le
lieu où ils doivent être déposés.
2° – Pour les coopératives de distillation, la demande doit comporter la
liste complète et la signature légalisée de tous les adhérents. Cette liste doit
être tenue à jour et complétée, le cas échéant, dans les mêmes formes, par le
président du groupement ou son remplaçant.
Art. 21. – Le droit fixe prévu à l’article 20-3° du dahir portant loi précité
n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), perçu par l’administration à
l’occasion du poinçonnage des alambics, appareils ou de leurs portions, est fixé
à cent dirhams. Le poinçonnage a lieu, soit dans un bureau de l’administration,
soit chez le fabricant ou le destinataire. Dans ces deux derniers cas, les frais
de déplacement et de vacation des agents sont à la charge du propriétaire de
l’appareil.
Lorsqu’une ou plusieurs portions d’un alambic ou d’un appareil
poinçonné ont été remplacées ou ont subi une réparation ou une transformation
ayant fait disparaître la marque, celle-ci est réapposée, sans frais, si aucune
modification essentielle n’a été apportée à l’instrument. Dans le cas contraire,
les marques anciennes restantes sont oblitérées et il est procédé à un nouveau
poinçonnage aux frais du propriétaire.

§ 3 – Ateliers de distillation
Art. 22. – Dans les ateliers de distillation :
– la capacité des chaudières d’alambics ne peut être inférieure à deux
hectolitres,
– les récipients portent, en caractères très visibles et peints à l’huile,
leurs numéros et l’indication de leur contenance.
Art. 23. – Tout exploitant d’un atelier de distillation, doit tenir un
registre dit «registre pour la comptabilisation des matières premières propres
à la distillation en vue de la production des alcools», côté et paraphé par
l’administration.
Art. 24. – L’exploitant visé à l’article 23 doit également tenir un registre
dit «registre de mise en distillation et de production des alcools», côté et
paraphé par l’administration.
§ 4 – Distillerie ambulante
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Art. 25. – Les dispositions des articles 23 et 24 ci-dessus sont


applicables aux exploitants des distilleries ambulantes.

231
§ 5 – Distilleries industrielles

a) Surveillance :
Art. 26. – Les distilleries industrielles sont soumises à la surveillance
permanente de l’administration.
Celle-ci peut, toutefois, renoncer à ce mode de contrôle, lorsque
la distillation s’effectue en vase clos, suivant un dispositif agréé par cette
administration.
b) Condition d’installation et d’agencement :

Art. 27. – Toute communication intérieure entre la distillerie et les


bâtiments voisins, non occupés par le distillateur, ou ceux dans lesquels
l’industriel se livre à la fabrication en vue de la vente, ou au commerce, des
produits à base d’alcool et boissons fermentées, autres que l’alcool en nature
et les eaux-de-vie, est interdite et doit être, le cas échéant, supprimée.
Lorsque la maison d’habitation du distillateur n’est pas séparée des
ateliers de fabrication par une cour intérieure, toute communication directe
entre ces ateliers et la maison et ses dépendances est également interdite.
Art. 28. – La capacité des chaudières, des alambics, des colonnes, des
citernes, des vaisseaux et des récipients doit être déclarée. Elle est vérifiée
par le jaugeage métrique et, au besoin, par empotement.
Chaque chaudière, alambic, colonne, citerne, vaisseau et récipient
quelconque reçoit un numéro d’ordre, avec indication de sa contenance en
litres, peints en caractères de cinq centimètres au moins de hauteur, par les
soins et aux frais du déclarant.
Art. 29. – Tout récipient fixe, destiné à recevoir des alcools, y compris
la chaudière de chaque rectificateur mais à l’exception des bacs jaugeurs
prévus à l’article 32 ci-après, doit être muni d’un indicateur avec tube en verre
présentant extérieurement le niveau du liquide.
Cet indicateur, dont l’échelle est graduée par centimètre, peut être
remplacé, pour les récipients autres que le rectificateur, par une jauge
métallique, graduée aussi par centimètre. Aux points indiqués par les agents
de l’administration, deux ouvertures sont ménagées pour l’entrée de la
jauge.
Art. 30. – Les récipients quelconques employés pour l’emmagasinement
et le transport des produits de toute espèce, de toute origine, doivent porter
l’indica­tion de leur numéro d’ordre, de leur capacité, de leur tare (poids à vide)
et de leur poids brut. Ces indications sont peintes ou marquées d’une manière
indélé­bile. Elles sont reproduites sur les titres de mouvement qui doivent, en
outre, men­tionner le degré apparent, la température à laquelle ce degré a été
constaté ainsi que la richesse alcoolique du liquide.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Les opérations relatives à la pesée des fûts vides, à leur remplissage


avec de l’alcool et à la constatation de leur poids brut doivent se suivre sans
interruption.

232
Art. 31. – Les tuyaux dans lesquels circule l’alcool doivent être, seuls,
peints en rouge. Un numéro d’ordre, peint ou poinçonné d’une manière très
apparente auprès de chaque point de raccord, est donné à chaque tuyau.
Art. 32. – 1° – Les bacs jaugeurs doivent être isolés et reposer sur
des sup­ports à jour. Ils sont fermés et munis de deux échelles graduées, par
hectolitre, ou, si les dimensions du récipient permettent que l’espace d’une
division à l’autre soit de trois millimètres au moins, par décalitre ou litre. Ces
échelles, fixées sur les points désignés par les agents de l’administration,
peuvent être remplacées par une jauge métallique graduée, sur l’une de ses
faces, comme les échelles elles-mêmes et, sur l’autre face, par centimètre.
Deux ouvertures sont ménagées aux points indiqués par l’administration pour
l’entrée de la jauge.
2° Les ouvertures des bacs jaugeurs sont closes par des couvercles
scellés soit par un cadenas ou par un plomb, soit par tout autre moyen adopté
de concert entre l’administration et le distillateur.

3° Les robinets adaptés à ces tuyaux et aux bacs jaugeurs doivent être
main­tenus fermés dans les conditions spécifiées par le 2° du présent article.
4° Lorsque les bacs jaugeurs sont vides le distillateur est tenu de les
faire net­toyer, s’il en est requis par les agents de l’administration, afin que
ceux-ci puissent les vérifier à l’intérieur.
L’administration peut exiger que les bacs pleins ou en vidange soient
vidés et nettoyés toutes les fois que les travaux de distillation sont interrompus
pour qua­rante-huit heures au moins.
Art. 33. – Toute distillerie industrielle doit être pourvue, par les soins
et aux frais de l’industriel, d’un dépotoir dûment contrôlé par le service des
poids et mesures et dont l’échelle est graduée, par hectolitre, dans sa partie
supérieure, et, par fraction d’un litre chacune, dans sa partie inférieure, pour
une contenance d’un hectolitre au moins. L’espace d’une division à l’autre
ne doit pas être infé­rieur à trois millimètres. Toutes les indications de cette
échelle doivent être faci­lement lisibles.
La contenance des fûts est déterminée au moyen dudit dépotoir, soit
préala­
blement avec de l’eau, soit par le versement même de l’alcool au
moment de leur emplissage.
Les distillateurs doivent, en outre, mettre à la disposition des agents de
l’ad­ministration une bascule et des poids pour le pesage des alcools et des
fûts.
Art. 34. – Les plombs et cadenas dont l’usage est prescrit par le présent
arrê­té sont fournis gratuitement par l’administration. Ils sont placés suivant les
Arrêté du Ministre des Finances

indi­cations des agents de cette administration.


Code des Douanes et Impôts Indirects

233
c – Déclarations :
Art. 35. – Quinze jours au moins avant le commencement de chaque
campagne, les distillateurs doivent faire, à l’administration, une déclaration
géné­rale du nombre de jours de travail, ainsi que de l’heure à partir de laquelle
ils se proposent de commencer et de cesser, chaque jour, le chauffage ou
l’alimenta­tion en vapeur des appareils à distiller, quand le travail ne devra pas
être continu.
Les déclarations modificatives du temps pendant lequel la distillerie
fonctionne chaque jour sont faites, quand il y a lieu, aux agents de
l’administration.
Art. 36. – Les déclarations, prescrites par les articles 25-4 et 31 du
dahir por­tant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), sont
reçues par les agents de l’administration, chargés de l’exercice des usines.
Elles sont faites dans les délais fixés par l’article 31 dudit dahir. Toutefois,
en cas de nécessité dûment justifiée et acceptation par l’administration, elles
peuvent être faites, au minimum, 24 heures à l’avance.
Il en est de même pour la déclaration prévue par l’article 40 dudit
dahir.
d – Mise en distillation :
Art. 37. – Tout exploitant d’une distillerie doit tenir le registre prévu à
l’article 23 ci-dessus. Ce registre est côté et paraphé par l’administration.

Art. 38. – Les agents de l’administration sont autorisés à arrêter, à


toute époque, la situation des matières premières dont le compte est tenu en
vertu de l’article précédent.
Art. 39. – L’exploitant visé à l’article 37 ci-dessus doit également tenir
le registre prévu à l’article 24 ci-dessus, lequel doit être côté et paraphé par
l’administration.
e – Prise en charge des alcools :

Art. 40. abrogé AMF n° 1202-84 du 28-12-84 (B.O, n° 3766 du 2-1.85)

Art. 41. – Les quantités d’alcool obtenues dans l’usine sont prises en
charge au registre de mise en distillation et de production des alcools prévu
à l’article 24 ci-dessus, au moment de leur extraction des bacs jaugeurs, en
présence des agents de l’administration.

Elles sont déterminées, soit par lecture directe si les échelles ou


jauges métal­liques sont graduées en volume, soit par calcul établi en partant
du procès-verbal d’épalement du bac lorsque les jauges sont graduées en
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

centimètres.

Art. 42. – Les agents de l’administration peuvent arrêter, à toute époque,


la situation des registres prévus par les articles 23 et 24 ci-dessus.

234
Art. 43. – Sont admis au bénéfice de l’exonération instituée par l’article
3 du dahir portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) :
– les déchets de rectification, lorsqu’ils ne dépassent pas 3% des
quantités mises en oeuvre,
– les déficits, reconnus provenir de causes naturelles, lorsqu’ils ne
dépassent pas 2% l’an des prises en charge.
f – Compte général de fabrication :
Art. 44. abrogé AMF n° 1202-84 du 28-12-84 (B.O, n° 3766 du
2-1.85)
Art. 45. – Un inventaire général des produits de la distillation, du repassage,
de la rectification, de la déshydratation ou de toutes autres opérations est
opéré toutes les fois que l’administration le juge nécessaire. Cet inventaire est
fait autant que possible lorsque les appareils sont en repos.
g – Registre magasinier :

Art. 46. abrogé AMF n° 1202-84 du 28-12-84 (B.O, n° 3766 du 2-1.85)

§ 6 – Déclaration de mise en oeuvre

Art . 47. – 1° La déclaration de mise en oeuvre prévue à l’article 187 -


1° du code des douanes précité, mentionne :
– le jour et l’heure projetés du commencement ainsi que le lieu de
l’opération envisagée,
– sa durée approximative, le nombre de jours de travail ainsi que
l’heure à partir de laquelle commencera et cessera, chaque jour, le chauffage
ou l’alimen­tation en vapeur des appareils à distiller quand le travail ne devra
pas être continu,
– l’espèce, la quantité, en poids ou en volume selon le cas, des matières
à mettre en oeuvre,
– la teneur alcoolique de ces matières,
– la nature, le volume et, le cas échéant, le degré approximatif du
produit à obtenir,
– la nature du (ou des) appareil(s) employé(s) pour la distillation ainsi
que le numéro de poinçonnement, le nombre, contenance et caractéristiques
et, selon le cas :
– – pour les appareils à chargement intermittent : la durée de chaque
chauffe,
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

– – pour les appareils à marche continue : leur force de production


pendant le fonctionnement journalier,

235
– le nombre, la contenance et les numéros d’ordre des cuves ou
récipients uti­lisés tant pour les matières premières que pour les alcools obtenus
et, plus géné­ralement, toute précision complémentaire jugée nécessaire par
l’administration en vue de la surveillance et du contrôle qu’elle peut exercer.
2° – Toute modification d’un ou de plusieurs des éléments visés à
l’alinéa 1 ci-dessus, doit faire l’objet d’une nouvelle déclaration dès l’apparition
desdites modifications.
3° – La déclaration de mise en oeuvre devra être faite au moins
sept jours avant le commencement de la production. Dans les localités où
l’administration n’est pas représentée, ladite déclaration sera envoyée par
lettre recommandée, au moins quinze jours à l’avance.
4° – Les dispositions des alinéas 1, 2 et 3 ci-dessus ne sont pas
applicables aux distilleries industrielles.
Art. 48. – La déclaration visée à l’article 40 du dahir portant loi précité
n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) doit indiquer :
1° – la nature, le volume et le degré des alcools à repasser, rectifier,
déshy­drater ou à désodoriser,
2° – le numéro des vaisseaux d’où ces produits doivent être extraits,
3° – la date et l’heure de chargement des appareils utilisés,
4° – la nature, la quantité et la teneur approximatives des alcools à
obtenir.

§ 7 – Dépôt d’alcool ou de spiritueux


Art. 49. – 1° – L’autorisation d’ouverture d’un dépôt d’alcool ou de spiri­tueux,
prévue au 1° de l’article 17 du dahir portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977), indique la nature de ces alcools et spiritueux à entreposer
et le lieu du dépôt.
2° – Les dépositaires visés au 2° de l’article 17 précité ne sont pas
soumis aux formalités de l’article 51 ci-après.
Art. 50. – Dans les dépôts, les récipients doivent être groupés et porter,
en caractères apparents, l’indication de leur contenance, de la quantité, de la
nature et du degré du produit contenu.
Art. 51. – Les titulaires de dépôt doivent tenir un registre dit «registre
de comptabilisation des alcools», côté et paraphé par l’administration.

§ 8 – Commercialisation

Art. 52. – Pour l’application de l’article 34 du dahir portant loi précité


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), sont réputés revendeurs


autorisés, les dépositaires d’alcool qui ont bénéficié d’une autorisation spéciale
de commercialisation des alcools, délivrée par le ministre responsable de la
ressource.

236
Art. 53. – Les alcools à usage médical peuvent, dans la limite des dix
centilitres (0,10) par personne, être vendus sans ordonnance aux particuliers,
par les pharmaciens. Lorsque ces produits sont prescrits sur ordonnance
délivrée par un médecin, par un vétérinaire ou par une sage-femme, la
quantité délivrée ne doit pas dépasser celle fixée par l’ordonnance. De même
les quantités d’alcool destiné aux boites de secours de chantiers et d’usines
doivent être conformes aux volumes indiqués sur les bons délivrés par les
compagnies d’assurance sur les accidents du travail.

§ 9 – Circulation

Art. 54. – 1° – Aucun transport d’alcool ou de spiritueux ne peut être effec­


tué sans être couvert d’un des deux titres de mouvement définis par l’article 6-2°
du dahir précité portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
2° – Toutefois, le transport de l’alcool dénaturé pour quelque destination
que ce soit est dispensé de cette formalité.
Art. 55. – 1° – Les titres de mouvement sont délivrés par l’administration.
2° – Dans les localités où l’administration n’est pas représentée, les
dépositaires peuvent être pourvus, par les soins de l’administration, de
registres de laissez ­passer dont ils extraient eux-mêmes les laissez-passer
pour justifier les expédi­tions d’alcools et spiritueux en libre pratique.
La même facilité peut être étendue aux dépositaires habitant dans une
locali­té où l’administration est représentée, lorsque la nature et l’importance
de leurs opérations le justifient.
Art. 56. – Par dérogation à l’article 54 ci-dessus, les livraisons faites
par les dépositaires aux particuliers pour leur usage et n’excédant pas 5 litres
en volume, peuvent circuler sans laissez-passer.
Art. 57. – Les titres de mouvement concernant l’enlèvement, par les
industriels agréés, des alcools entrant dans la fabrication des médicaments,
des produits de la parfumerie et de toilette, à usage antiseptique ou pour la
fabrication ou la conservation des matières aromatiques naturelles entrant
dans l’élaboration des limonades et des eaux gazeuses ou non gazeuses,
eaux minérales, eaux de table ou autres boissons aromatisées, doivent être
conservés par lesdits industriels pour être présentés, éventuellement, aux
agents chargés du contrôle.
§ 10 – Fabrications à partir d’alcools soumis à des taux réduits

Art. 58. – Les industriels agréés, producteurs de médicaments, de


produits de la parfumerie et de toilette, ainsi que ceux utilisant l’alcool pour les
usages antiseptiques ou pour la fabrication ou la conservation des matières
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

aromatiques naturelles entrant dans l’élaboration des limonades et des eaux


gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux de table ou autres boissons
aromatisées, doivent tenir le registre visé à l’article 51 ci-dessus.

237
Art. 59. abrogé AMF n° 1202 du 28.12.84 (B.O n° 3766 du 2.1.85)
Art. 60. – 1° – Tous les trois mois, à savoir le 1er janvier, le 1er avril, le
1er juillet et le 1er octobre, les industriels intéressés établissent une balance
de leur comp­tabilité-matières telle qu’elle résulte du registre visé à l’article 51
ci-dessus.
2° – Les balances trimestrielles sont vérifiées à chaque passage des
agents de contrôle qui ont, au surplus, la faculté d’en établir, à toute époque
de l’année, par l’examen des livres et l’inspection des locaux.
3° – Il est accordé une tolérance maximum égale à 5% du volume pris
en charge par période de 365 jours pour perte, dûment justifiée résultant,
notamment, d’évaporation et de manutention.
Les pertes qui dépassent la tolérance de 5% peuvent également être
admises en franchise de la taxe intérieure de consommation sur justifications
acceptées par l’administration.
Les pertes inférieures ou égales à la tolérance de 5%, pour lesquelles
les justi­fications ne sont pas produites sont soumises au paiement des droits
et taxes auxquels elles sont assujetties au taux le plus élevé.
Les pertes qui dépassent cette tolérance, pour lesquelles les justifications
ne sont pas produites ou qui résultent de manœuvres frauduleuses, sont non
seulement soumises au paiement des droits et taxes auxquels elles sont
assujetties au taux le plus élevé, mais font également l’objet d’un procès-
verbal dressé par les agents de l’administration.
4° – En ce qui concerne la fabrication des médicaments et pour la
vérification de l’utilisation de l’alcool admis au bénéfice de la taxation réduite,
seules sont admises les formules autorisées par le ministère de la santé
publique (service de la pharmacie).

§ 11 – Dénaturation des alcools


Art. 61. – 1° – Les dénaturations d’alcools visées à l’article 37 du dahir
portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), quelle que
soit leur destination, doivent avoir lieu en présence des agents de l’adminis­
tration, aux jours et heures fixés par celle-ci :
– dans les bureaux d’entrée et avant enlèvement, s’il s’agit d’alcools
d’importation ;
– dans les dépôts du délégataire du monopole de commercialisation de
l’alcool éthylique pour les alcools de production locale.
2° – Les redevables concernés doivent fournir les dénaturants, la
main d’œuvre ainsi que tous les instruments et ustensiles nécessaires aux
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

opérations de dénaturation, de contrôle et de reconnaissance de la matière.


Art. 62. – 1° – Pour être admis au taux réduit prévu par le b) 1° du
IV du tableau A de l’article 9 du dahir portant loi précité n° 1-77-340 du 25

238
chaoual 1397 (9 octobre 1977) en faveur des alcools destinés à la fabrication
industrielle des vinaigres, lesdits alcools doivent être dénaturés par addition,
à cent litres d’alcool pur, de cent litres de vinaigre titrant au moins 7 degrés.
2° – Les dénaturations visées ci-dessus doivent être effectuées dans
les délais et porter sur les quantités déterminées par l’administration.
Art. 63. – 1° – Sont admis au bénéfice de la taxation réduite prévue aux
b) 2° et 3° du IV du tableau A de l’article 9 du dahir portant loi précité n° 1-77-
340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), les alcools titrant au minimum 90
degrés alcoométriques à la température de 20 degrés centigrades, dénaturés
en vue des usages industriels ou domestiques par addition:
– soit d’alcool méthylique et de benzine lourde ou d’essence de pétrole
dans la proportion de deux litres soixante dix (2 L 70) d’alcool méthylique et
cinquante centilitres (50 cl) de benzine lourde ou d’essence de pétrole par
hectolitre d’alcool ;
– soit de deux litres soixante dix (2 L 70) de white spirit, de cinquante
centilitres (50 cl) de benzol et de deux centièmes (0,02%) de grésyl par
hectolitre d’alcool.
2° – Pour être considéré comme dénaturant, l’alcool méthylique
doit marquer 90 degrés alcoométriques à la température de 20 degrés
centigrades.
Il doit contenir 6% au minimum (déduction faite des produits
saponifiables par la soude et exprimés en acétate de méthyle) d’impuretés
pyrogénées qui lui communique l’odeur vive et caractéristique des produits
bruts de la distillation du bois, le complément, à 100 volumes, étant formé
d’alcool méthylique, de cétones et d’eau.
La benzine lourde doit avoir une odeur caractéristique des produits
lourds de la distillation de la houille et bouillir entre 150 à 200 degrés. Elle doit,
en outre, être inattaquable par une lessive de soude à 36 degrés Baumé, doit
louchir par addition d’eau et se dissoudre immédiatement sans louchir dans
quatre fois son volume d’alcool à 90 degrés.
L’essence de pétrole doit avoir une densité de 0,775 à 15° centigrades
et distiller entre 100° et 200° centigrades.
Art. 64. – Par dérogation aux dispositions de l’article 63 ci-dessus, en
vue de satisfaire à certains usages industriels, l’administration peut admettre
des formules de dénaturation autre que celle prévue audit article 63.
La décision d’autorisation indique les formalités particulières auxquelles
peuvent être soumis les bénéficiaires.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

239
CHAPITRE III

“Sucre et produits sucrés” abrogé.

(les articles 65, 65bis, 66, 67, 68 et 69 sont abrogés


AMEF n° 1890-98 du 1-10-1998)

CHAPITRE IV
Produits pétroliers :

CARBURANTS COMBUSTIBLES ET LUBRIFIANTS

Section I

Entrepôts de stockage au sens


de l’article 119 du code
des douanes précité

Art. 70. – 1° – Les entrepôts de stockage de produits pétroliers doivent


être isolés de toute habitation et entourés d’une clôture ne présentant qu’une
seule ouverture.
2° – L’administration peut exiger qu’un chemin de ronde soit aménagé
le long de cette clôture.
Art. 71. – Les contenants servant au logement des produits entreposés
sont agréés par l’administration.
Ils doivent être, au préalable, jaugés par le service des poids et
mesures.
Le procès-verbal de jauge doit relater la distance du fond à des points
déterminés à chacune des trois ouvertures pratiquées au dôme ou à un
point fixe quelconque.
Le plan de coupe et une déclaration de contenance sont fournis pour
chaque contenant.
Ces contenants ne doivent avoir : dans leur partie inférieure, outre le
robinet de purge et le trou d’homme, que deux ouvertures communiquant
avec les tuyaux de refoulement réservés, l’un aux entrées, l’autre aux sorties
et, dans leur partie supérieure, que trois ouvertures (une au centre et une à
chaque extrémité) d’un même diamètre, situées de manière qu’il ne se trouve
pas de boulons à leur aplomb.
Arrêté du Ministre des Finances

La plaque du trou d’homme, ménagée dans la partie inférieure de chaque


Code des Douanes et Impôts Indirects

réservoir, est masquée par un couvercle mobile s’adaptant à des pitons rivés
au réservoir et munis d’un dispositif permettant la pose d’un plomb.

240
Les ouvertures du dôme sont fermées à l’aide d’un couvercle plein ou
grillagé par un treillage à mailles serrées.
Les contenants sont pourvus d’escaliers à plan suffisamment incliné,
à marches pleines, munis de garde-fous, et sur le dôme de chacun d’eux est
ins­tallée une passerelle permettant un accès facile aux ouvertures dont ils
sont munis.
Art. 72. – Les conduites aboutissant à chaque contenant sont établies,
soit au-dessus du sol, dans un caniveau, sur les parties de leur parcours
en dehors du sous-sol des quais et des voies publiques que désignera
l’administration.
La couverture du caniveau doit être aménagée pour permettre la visite
exté­rieure des tuyaux.
Les conduites sont munies de «regards» au moyen desquels on puisse
s’assurer que les produits pétroliers sont exclusivement dirigés sur le bac
en charge et, celles refoulées de l’entrepôt, sur les compteurs enregistreurs
de volume, bacs jaugeurs, réservoirs en tenant lieu ou tout autre contenant
autorisé par l’admi­nistration.
Art. 73. – Toutes les ouvertures : vannes, robinets, regards sont
plombés en présence de l’entrepositaire.
Le déplombage est effectué par l’administration, sur la demande
de l’entre­positaire et en sa présence, en vue de permettre une opération
déterminée.
Art. 74. – 1° – Pour la formation des échantillons destinés à la
détermination de la nature, de l’espèce et des caractéristiques du produit
déclaré, l’administration doit employer les deux procédés suivants:
– soit prélever le pétrole au moyen d’une éprouvette, à trois endroits
différents de la masse du liquide (au fond des cuves, au milieu et à quelques
centimètres au-dessous de la surface), soit plonger jusqu’au fond des
réservoirs une éprouvette de 2 litres environ, percée de plusieurs trous à la
partie supérieure, et la remonter lentement de manière à obtenir un peu de
liquide de toutes les hauteurs de la colonne.
2° – Outre les procédés décrits au 1° ci-dessus, l’administration peut
agréer tout autre procédé de prélèvement d’échantillons.
3° – Le prélèvement d’échantillons a lieu en présence de
l’entrepositaire.
Art. 75. – 1° – Le volume des produits pétroliers introduits dans les
conte­nants ou extraits de ceux-ci est déterminé par l’administration.
La détermination de ce volume est obtenue, soit par l’usage de
compteurs de mesurage placés sur chacune des ouvertures visées à
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

l’article 71 ci-dessus ainsi que sur le robinet de purge, soit par des jauges
automatiques, soit encore par le calcul de la hauteur des produits stockés, au
moyen du décamètre métallique.

241
Lorsque l’on a recours au décamètre métallique, et quelle que soit
l’opération effectuée : charge, extraction ou purge de l’eau, il convient, avant
de procéder au mesurage, d’attendre que la masse stockée dans le contenant
soit entièrement au repos.
2° – Le volume apparent ainsi obtenu est converti en volume à 15°
centigrade.
Cette conversion est obtenue par application d’un barème arrêté par
l’administration.
Pour la détermination de la température des liquides mesurés, seul
l’usage soit de thermomètre à mercure, soit de sonde thermique est autorisé
par l’adminis­tration.
3° – Les opérations décrites au 1er ci-dessus ont lieu en présence de
l’entre­positaire.
4° – Les caractéristiques techniques des compteurs de mesurage,
des jauges automatiques et des décamètres métalliques sont arrêtées par
l’administration à qui revient le choix et du procédé et de l’agrément des
appareils de mesure retenus.
Art. 76. – 1° – Dans les entrepôts de stockage de produits pétroliers,
les manquants provenant de causes naturelles sont admis, en exonération
totale des droits et taxes, dans les limites définies ci-après et sur justifications
de ces manquants acceptées par l’administration :
– huiles légères et moyennes énumérées à l’article 9 tableau C du dahir
portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) :
2% en volume, par année de 365 jours de stockage ;
– huiles lourdes énumérées à l’article 9 précité :
1% en volume, par année de 365 jours de stockage ;
– gaz liquéfiés visés à l’article 9 précité :
1,2% en poids des quantités placées en entrepôts, quelle que soit
la durée du stockage.
2° – Les manquants supérieurs aux pourcentages visés au 1°
ci-dessus ou ceux inférieurs ou égaux à ces pourcentages, mais pour lesquels
les justifications présentées n’auront pas été acceptées, en tout ou en partie,
sont soumis au paiement des droits et taxes sans préjudice, le cas échéant,
des pénalités encourues.
Art. 77. – 1° – Lorsque les entrepôts de stockage de produits pétroliers
sont soumis à une surveillance permanente de l’administration, les frais de
sur­veillance et de contrôle, au titre du personnel affecté à cette surveillance,
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

mis à la charge des concessionnaires d’entrepôt ou des bénéficiaires de


l’autorisation d’ouverture d’un entrepôt privé particulier, sont fixés sur la base
du traitement moyen de la catégorie des agents de l’administration qui y sont

242
affectés, y compris les indemnités professionnelles ou autres ainsi que les
primes telles que les unes et les autres résultent des règlements en vigueur.
Pour le calcul des indemnités de résidence et de charge de famille, les
indemnités seront calculées suivant le taux appliqué aux agents mariés et
ayant trois enfants à charge.
2° – Les concessionnaires ou bénéficiaires auront à effectuer le
paiement desdits frais, à titre de dépenses remboursables à l’Etat, par
trimestre et d’avance, et à prendre l’engagement de payer le supplément
de frais qui pourrait être ultérieu­rement reconnu pour assurer la surveillance
ou qui résulterait d’une augmenta­tion de traitements, indemnités et primes
accordés auxdits agents, par mesure générale.
3° – Lesdits concessionnaires ou bénéficiaires doivent, d’autre part,
pourvoir au logement des agents affectés à la surveillance, soit en nature, en
dehors de l’enceinte de l’entrepôt, soit au moyen d’une indemnité déterminée
en accord avec l’administration.
Art. 78. – 1° – Lorsque l’administration estime qu’une surveillance
intermittente est suffisante, les concessionnaires d’entrepôt ou bénéficiaires
de l’autorisation d’ouverture d’entrepôt privé particulier sont tenus au paiement,
outre la rétribution prévue à l’article 31-2 du code des douanes précité des
frais de transport des agents de l’administration affectés à cette surveillance,
depuis leurs bureaux ou brigades d’affectation jusqu’aux entrepôts.
Ces frais de transport doivent être acquittés suivant les bases et la
périodicité fixées par l’administration ;
2° – Ces sommes sont versées à la recette des douanes de la
circonscription dans laquelle se trouve l’entrepôt.
Art. 79. – Les concessionnaires d’entrepôt, les bénéficiaires de
l’autorisation d’ouverture d’un entrepôt privé particulier sont tenus de mettre
à la disposition de l’administration tout le matériel et les produits nécessaires
au mesurage des produits stockés et, d’une façon plus générale, à leur
contrôle.

Section II

Raffineries
Art. 80. – 1° – Les dispositions des articles 70, 77 et 79 ci-dessus sont
appli­cables aux raffineries de produits pétroliers.
2° – Les dispositions des articles 71, 72 et 75 ci-dessus sont applicables
aux contenants affectés aux produits pétroliers raffinés, consommables en
l’état, et auxdits produits.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Art. 81. – Les produits raffinés doivent, dès leur obtention,


être emmagasinés, dans des conditions permettant la vérification de
l’administration, dans des réservoirs ou des locaux distincts et séparés de
tous autres, contenant des produits bruts, non imposables ou des résidus.

243
Art. 82. – 1° – Dans chaque raffinerie, il est tenu, par les soins du
raffineur, un compte général de fabrication reprenant journellement, d’une
part, les quantités de produits bruts mis en oeuvre, d’autre part, les quantités
de produits raffinés obtenus.
2° – Il est tenu, en outre, également par le raffineur, un compte général
des produits imposables. Ce compte reprend :
a) aux charges, en volumes déterminés à 15° C :
1° les quantités de produits obtenus ;
2° les excédents reconnus au cours des inventaires.
b) aux décharges, dans les mêmes conditions :
1° les quantités sorties des raffineries, sous quelque régime douanier
que ce soit ;
2° les quantités consommées pour les besoins de la raffinerie ;
3° les manquants constatés en suite d’inventaires.
Art. 83. – L’administration peut, à tout moment, arrêter la situation du
compte général des produits imposables. Le raffineur est tenu d’assister ou
de se faire représenter aux inventaires.
Art. 84. – A première réquisition de l’administration, le raffineur est
tenu de présenter sa comptabilité commerciale ainsi que tous documents
annexes.

CHAPITRE V

Ouvrages de platine, d’or ou d’argent

Section I

Des titres, de la tolérance, des poinçons


et du poinçon de maitre

Art. 85. – 1° – Tout ouvrage, ayant un titre compris entre deux des titres
légaux, est considéré comme appartenant au plus faible de ces titres.
2° – Les objets composés uniquement de platine, d’or et d’argent sont
marqués au poinçon correspondant au métal principal, lorsque la proportion
de l’autre métal ne dépasse pas 3%.
Dans le cas contraire, les objets sont marqués des poinçons juxtaposés,
propres à chaque métal.
Arrêté du Ministre des Finances

3° – Les parties de platine, d’or et d’argent, entrant dans la composition


Code des Douanes et Impôts Indirects

de ces objets, ne peuvent, dans tous les cas, être au-dessous du titre légal
minimum.

244
Art. 86. – 1° – Tout ouvrage, doublé par un procédé quelconque ou
plaqué d’or et d’argent, doit porter un poinçon carré sur lequel est empreint,
lisiblement insculpé en toutes lettres, selon le cas, le mot «doublé» ou le mot
«plaqué».
2° – Les ouvrages en métal commun doré ou argenté, ayant l’apparence
de métaux précieux doivent être revêtus d’un poinçon sur lequel est empreint
lisible­ment insculpé en toutes lettres, selon le cas, le mot «doré» ou «argenté».
3° – Les ouvrages, qui comportent des parties en métal doré ou argenté
réunies par une monture à des parties de métal précieux, doivent recevoir, sur
chacune de leurs parties, le poinçon afférent au métal employé. Le nom du
métal commun devra être insculpé lisiblement et en toutes lettres sur la partie
composée de ce métal.
Art. 87. – 1° – L’emploi simultané de l’or, de l’argent et d’autres métaux
dans le même objet est autorisé dans les conditions ci-après :
a) lorsque les métaux, autres que l’or et l’argent, employés pour
l’ornemen­ tation, sont nettement visibles à l’extérieur, avec leurs couleurs
propres, le fabricant doit apposer sur les objets un poinçon portant, lisiblement
insculpé et en toutes lettres, les mots «métaux divers» ou, pour les pièces de
petites dimensions, les lettres «M.D.».
b) lorsque les objets comprennent une substance étrangère ou un
mécanisme non visible, ils doivent porter, lisiblement insculpé et en toutes
lettres, suivant le cas, le mot «bourré» ou «mécan».
2° – Si la proportion de 5% d’or ou de 15% d’argent est atteinte, les
objets sont soumis au contrôle et le fabricant peut faire précéder les mots
«métaux divers», «bourré», ou «mécan» des mots «or», ou «argent».
Dans le cas contraire, cette addition n’est pas autorisée et les objets
sont dis­pensés de tout contrôle.
3° – Les indications «métaux divers», «bourré», ou «mécan» doivent
être apposées dans les conditions telles que le poinçon de garantie puisse
leur être juxtaposé.
Art. 88. – 1° – L’apposition des poinçons, après essai des ouvrages de
platine, d’or ou d’argent, a lieu dans les conditions suivantes:
a) les objets, qui ont été essayés par analyse ou par spectrométrie,
sont marqués du poinçon du titre sous lequel ils ont été classés ;
b) les objets qui, en raison de leurs petites dimensions, n’ont pu être
essayés qu’au touchau sont marqués d’un poinçon de petite garantie.
2° – Les poinçons de titre sont au nombre de : un pour les ouvrages de
platine, de trois pour les ouvrages d’or et de deux pour les ouvrages d’argent,
corres­pondant, chacun, à un des titres légaux déterminés par l’article 51 du
dahir portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

3° – Les objets, dont le poids unitaire dépasse 10 grammes sans


excéder 20 grammes, sont marqués de deux empreintes juxtaposées et,
ceux dont le poids unitaire excède 20 grammes, sont marqués des mêmes
empreintes superposées.

245
Art. 89. – 1° – Les empreintes des poinçons sont conformes aux dessins
figuratifs arrêtés par l’administration.
2° – Les poinçons en usage à Casablanca ne portent aucune marque
distinctive, ceux en usage à Fès, Marrakech, Agadir, Tanger , Rabat, Essaouira
et Oujda sont revêtus d’un différent constitué par la lettre F pour Fès, la lettre
M pour Marrakech, la lettre A pour Agadir, la lettre T pour Tanger, la lettre R
pour Rabat, la lettre E pour Essaouira et la lettre O pour Oujda.
3° – Les empreintes des poinçons sont les suivantes :
- poinçon de garantie platine : un poisson dans un rectangle. Le différent
est placé sous le corps,
- poinçon de premier titre or : une tête de mulet, profil à gauche, avec
le chiffre 1 sur le fond, devant l’œil gauche, le tout dans un rectangle à pans
coupés. Le différent est placé entre le cou et la tête, sur le fond,
- poinçon de 2e titre or : une tête de mulet, profil à gauche avec le chiffre
2 sur le fond devant l’œil gauche, le tout dans un ovale coupé. Le différent est
placé entre le cou et la tête, sur le fond,
- poinçon de 3e titre or : une tête de mulet, profil à gauche avec le chiffre
3 sur le fond devant l’œil gauche, le tout dans un hexagone irrégulier. Le
différent est placé entre le cou et la tête, sur le fond,
- poinçon de 1er titre argent : une tête de vache, profil à gauche, avec le
chiffre 1 sur le fond à gauche, le tout dans un octogone irrégulier. Le différent
est placé au-dessous de la tête,
- poinçon de 2e titre argent : une tête de vache, profil à gauche, avec
le chiffre 2 sur le fond à gauche, le tout dans un cercle. Le différent est placé
au-dessous de la tête,
- poinçon de petite garantie or : une tête de gazelle, profil à droite dans
un losange formé de cercles. Le différent est placé au dessus de la tête,
- poinçon de petite garantie argent : une tête de bélier, profil à droite,
dans un rectangle aux angles arrondis. Le différent est placé dans l’angle
inférieur à gauche,
- poinçon d’importation or : un papillon dans un listel à forme découpée.
Le dif­férent est placé au-dessous de l’aile gauche,
- poinçon d’importation argent : un vautour placé dans un listel en forme
de rectangle irrégulier. Le différent est placé derrière la tête, dans l’angle
supérieur à droite,
- poinçon de recense : une palme dans un listel à forme ovale irrégulier.
Le différent est placé dans la partie supérieure,
Arrêté du Ministre des Finances

- poinçon hors titre : un hibou (grand-duc) dans un cadre découpé avec


Code des Douanes et Impôts Indirects

un petit listel. Le différent est placé au-dessus de la tête,


- poinçon pour objets d’art : un vase dans un hexagone irrégulier. Le
différent est placé dans la partie supérieure, entre les anses.

246
Art. 90. – La garde des poinçons, en cours de service et de ceux en
réserve, est assurée par les agents des bureaux douaniers de garantie qui les
enferment dans un coffre-fort à deux serrures.
Art. 90 bis. – Un poinçon du fabricant dit « poinçon de maître », agréé
par l’administration conformément aux modalités fixées par l’article 90 ter
ci-dessous, peut être apposé avant présentation des ouvrages en métaux
précieux aux bureaux de garantie pour l’essai, et la marque en cas de
conformité au titre légal.
Art. 90 ter. 1°- La demande d’agrément du poinçon de maître est
déposée auprès de l’administration.
La forme et le contenu de cette demande ainsi que les documents à y
joindre, sont fixés par l’administration.
La réponse de l’administration doit être communiquée dans un délai
n’excédant pas 45 jours à compter de la date de réception de la demande ou
de la date où cette demande a été complétée.
2°- Le poinçon de maître à enregistrer peut prendre la forme d’un signe
distinctif du fabricant permettant de l’identifier. Il peut consister en lettres,
chiffres, mots, représentations graphiques ou logos, seuls ou combinés.
Ce poinçon ne doit pas ressembler ou être identique à des poinçons
officiels, à d’autres poinçons de maître déjà enregistrés, à des marques de
commerce ou de fabrique déposées par d’autres personnes que le requérant
ou à des abréviations d’organisations internationales.
3°- L’administration tient la liste des poinçons de maîtres agréés.
4°- L’agrément du poinçon de maître est valable pour une durée
de 20 ans, à compter de la date d’émission de la décision d’agrément par
l’administration. Cet agrément peut être prorogé chaque fois de 20 ans, sur
demande à présenter trois mois avant l’expiration de l’échéance. Si la durée
de validité a expiré sans qu’une demande de prorogation n’ait été présentée
en temps opportun, le poinçon de maître est radié de la liste tenue par
l’administration.
5°-En cas de cessation d’activité, le poinçon de maître est remis à
l’administration par son dépositaire, dans un délai de trois mois.
6°- La garde du poinçon de maître est assurée par le fabriquant qui est
tenu responsable de son propre usage.

Section II

De la fabrication et de la vente
Art. 91. – 1° – La déclaration prévue par l’article 4 du dahir portant
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) est déposée


auprès du bureau douanier de la garantie compétent territorialement, huit
jours avant la date de l’opération concernant les ateliers, usines ou autres

247
établissements où sont fabriqués des ouvrages de platine, d’or ou d’argent
ainsi que des ouvrages dorés ou argentés par des procédés galvaniques ou
électrochimiques.
2° – Les dispositions du 1° ci-dessus s’appliquent, également, aux
marchands desdits ouvrages.
Art. 92. – Les fabricants ou marchands habitant au siège d’un bureau
douanier de garantie feront la déclaration visée à l’article 91 ci-dessus sur
un registre ad hoc et signeront la souche. Ceux qui exercent leur profession
en dehors du siège d’un bureau douanier de garantie adresseront au bureau
dont ils relèvent cette déclaration, sous forme de simple lettre avec signature
légalisée. Aux uns et aux autres, il sera délivré un récépissé qui devra être
présenté à toute réquisition.
Art. 93. – Tout fabricant ou marchand doit :
– tenir affiché, dans un lieu apparent de ses ateliers ou magasins, un
tableau fourni, à titre onéreux, par l’administration, reproduisant les divers
poinçons en cours ;
– inscrire sur un registre, côté et paraphé par le chef du bureau douanier
de la garantie, l’entrée et la sortie des ouvrages qu’il achète ou vend ainsi que
ceux qui lui sont donnés en réparation. Ce registre doit être présenté à toute
réquisition des agents désignés à cet effet.
Art. 94. – 1° – Les marchands ambulants, y compris les voyageurs
de commerce munis d’échantillons et vendant au public, doivent, avant toute
mise en vente, faire par écrit et contre récépissé, au bureau douanier de
la garantie le plus proche de leur domicile pour les résidents marocains ou
au bureau douanier d’importation pour ceux qui viennent de l’étranger, une
déclaration générale de leurs ouvrages ou échantillons.
2° – Ces commerçants doivent être porteurs, en permanence, au cours
de leur tournée, du tableau des poinçons et du registre visés à l’article 93
ci-dessus.
Art. 95. – Les factures remises aux acheteurs doivent indiquer, si la
demande en est faite, le titre des objets vendus.
Art. 96. – 1° – Les fonctionnaires, courtiers assermentés et tous agents
chargés de procéder à la vente aux enchères publiques, conformément à
la législation en vigueur, d’ouvrages de platine, d’or ou d’argent sont tenus
d’en faire la décla­ration et de présenter les objets au bureau douanier de la
garantie du lieu de la vente, quarante-huit heures au moins avant la date fixée
pour celle-ci.
2° – Les agents du bureau douanier de la garantie poinçonnent les
objets, s’il y a lieu, et les renvoient à l’agent chargé de la vente avec le
décompte des droits exigibles.
Ces droits demeurent, dans tous les cas, acquis au Trésor. Ils sont
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

prélevés sur le produit de la vente.


3° – Les objets d’un titre inférieur au plus bas titre légal ne peuvent être
vendus que brisés.

248
Section III
Règles applicables à l’importation
Art. 97. – 1° – Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent importés au
Maroc sont déclarés au bureau douanier d’importation.
2° – Après pesage et constitution en dépôt, dans les formes prévues
aux articles 103 et 107 ci-après, ces ouvrages sont envoyés par les soins de
l’administration au bureau douanier de la garantie compétent territorialement
où ils sont soumis aux règles applicables aux objets de fabrication marocaine,
sous réserve de l’obligation d’exportation énoncée à l’article 106-2° ci-après
en cas de titres inférieurs aux minima visés à l’article 51 du dahir portant loi
précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
Pour les importations opérées par la voie postale, les formalités
d’introduction sont déterminées par décision conjointe du directeur de
l’administration et du ministre des postes et télécommunications.
Art. 98. – Les ouvrages en doublé, en plaqué, en métaux divers, en
métal commun doré ou argenté, importés au Maroc, sont soumis aux règles
applicables aux objets de même nature de fabrication locale. Les marques,
prescrites par les articles 86 et 87 ci-dessus, doivent être insculpées, soit
avant leur importation, soit par l’importateur lui-même, avant tout enlèvement
du bureau des douanes.
Art. 99. – Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent, de retour au Maroc,
et revêtus des poinçons originaux en cours, sont réadmis en franchise après
vérifi¬cation, par le bureau de douane d’importation et, en cas de doute, par
le bureau douanier de la garantie compétent territorialement, de la régularité
des poinçons réglementaires.

Section IV
Règles applicables à l’exportation
Art. 100. – Lorsqu’un fabricant ou négociant voudra exporter des
ouvrages neufs de platine, d’or ou d’argent portant les poinçons réglementaires
pour les vendre à l’étranger, il devra en faire la déclaration écrite au bureau
douanier de la garantie dont il relève et présenter ces ouvrages.
Art. 101. – L’expédition ne peut avoir lieu qu’en boites scellées aux
bureaux douaniers de la garantie. L’exportation doit être constatée par
la douane, dans un délai de trois mois, sur l’exemplaire de la déclaration
d’exportation remis à l’exportateur par le bureau douanier de la garantie.

Section V
Des bureaux de garantie –
Arrêté du Ministre des Finances

Compétence - Fonctionnement
Code des Douanes et Impôts Indirects

Art. 102. – 1° – La compétence territoriale des bureaux douaniers de la


garantie est délimitée ainsi qu’il suit :

249
– Bureau de Rabat :
-- Les préfectures de Rabat, de Salé et de Skhirate-Temara ;
-- Les provinces de Kénitra, de Khémisset, de Sidi-Kacem et de Sidi Slimane.
– Bureau de Casablanca :
-- Les Préfectures de Casablanca et de Mohammedia ;
-- Les provinces d’El Jadida, de Nouaceur, de Médiouna, de Benslimane,
de Berchid, de Settat, de Sidi Bennour, de Béni Mellal, d’Azilal, de Fquih Ben
Salah et de Khouribga.
– Bureau de Fès :
-- Les préfectures de Fès et de Meknès ;
-- Les provinces d’El-Hajeb, d’Ifrane, de Moulay Yacoub, de Sefrou, de
Boulmane, de Taounate, de Taza et de khénifra.
– Bureau de Marrakech :
-- La préfecture de Marrakech ;
-- Les provinces de Chichaoua, d’Al Haouz, d’El Kelaâ-des-Sraghna,
de Rehamna, de Youssoufia, d’Errachidia, d’Ouarzazate, de Midelt, de Tinghir
et de Zagora.
– Bureau d’Essaouira :
-- Les provinces d’Essaouira et de Safi.
– Bureau d’Oujda :
-- La préfecture d’Oujda–Angad ;
-- Les provinces de Nador, de Driouch, de Jerada, de Berkane, de
Taourirt, de Guercif et de Figuig.
– Bureau d’Agadir :
-- Les préfectures d’Agadir–Ida-ou-Tanane et d’Inezgane Aït-Melloul ;

-- Les provinces de Chtouka–Aït-Baha, de Taroudant, de Tiznit, de Tata,


de Guelmim, d’Assa-Zag, de Tan-Tan, de Sidi Ifni, de Laâyoune, de Boujdour,
de Tarfaya, d’Es-Semara, d’Oued Ed-Dahab et d’Ousserd.
– Bureau de Tanger :
-- Les préfectures de Tanger Assilah et de M’diq-Fnideq ;

-- Les provinces de Tétouan, de Fahs-Anjra, de Larache, d’Al Hoceima, de


Chefchaoun et d’Ouazzane.
Arrêté du Ministre des Finances

2° – Dans chacun de ces bureaux, il est procédé à l’essai et à la marque


Code des Douanes et Impôts Indirects

des ouvrages visés à l’article 44 du dahir portant loi précité n° 1-77-340 du


25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).

250
Art. 103. – 1° – Les dépôts d’ouvrages à contrôler, autres que ceux
importés, présentés au moment de leur introduction, sont faits au bureau
douanier de la garantie compétent territorialement.
2° – Le dépôt est constaté, contradictoirement avec le déposant ou son
man¬dataire régulier, qui signe la déclaration de dépôt et auquel il est délivré
un récé¬pissé extrait d’un carnet à souches.
3° – La déclaration indique le poids des ouvrages. Si le même objet
com¬prend, à la fois, du platine, de l’or et de l’argent ou l’un ou l’autre de
ces métaux avec des garnitures en métaux autres que précieux, les poids
respectifs du platine, de l’or et de l’argent sont indiqués dans la déclaration.

Art. 104. – 1° – La déclaration que le fabricant ou importateur souscrit au


moment de chaque présentation au contrôle contient indication du titre pour lequel
il demande la marque.
Chaque déclaration ne doit comprendre que des objets de même titre, en
ce qui concerne les ouvrages importés, et de même titre et de même fonte, pour
les objets fabriqués au Maroc.
2° – La déclaration du titre ne lie pas les déposants pour les ouvrages
importés et présentés au moment de leur introduction ainsi que pour ceux soumis
au contrôle, dans les cas prévus aux articles 96 ci-dessus et 48-1° c) du dahir
portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977). Ces objets
peuvent être poinçonnés à un titre inférieur à celui déclaré, pourvu qu’ils ne soient
pas au-dessous du plus bas titre légal.

Art. 105. – 1° – Les prises d’essai sont faites sur les parties non soudées,
de manière à constater le titre du métal constitutif. L’essayeur s’assure, au besoin
par la fonte de la prise, que l’emploi de la soudure n’a pas été abusif et ne dépasse,
dans aucun cas, la proportion déterminée à l’article 51 du dahir portant loi susvisé
n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
2° – Les grenailles et prises d’essai sont remises, en leur état, à leurs
proprié­taires.

Art. 106. – 1° – S’il résulte des vérifications faites par l’essayeur que les
ouvrages sont au titre déclaré ou à un titre supérieur, sous réserve des exceptions
énoncées à l’article 104-2° ci-dessus, ces ouvrages sont, après paiement des
droits d’essai, revêtus de l’empreinte du poinçon correspondant au titre déclaré et
remis à l’intéressé.
2° – Dans le cas contraire, c’est-à-dire lorsque l’essai donne un résultat
infé­rieur au titre déclaré, en ce qui concerne les ouvrages fabriqués au Maroc, ou
au plus bas titre légal, pour les ouvrages visés à l’article 104-2°, les objets compris
dans la déclaration sont ou retournés au bureau des douanes pour être exportés,
immédiatement, s’il s’agit d’ouvrages présentés au contrôle au moment de leur
importation, ou remis après avoir été brisés s’il s’agit de tous autres ouvrages.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

3° – Les ouvrages ne peuvent être brisés qu’après avis donné au


propriétaire desdits ouvrages. Si l’intéressé en fait la demande écrite sur la souche
de la déclaration de dépôt, ou par écrit, il est procédé à un nouvel essai. Si ce
nouvel essai infirme les résultats du premier, les poinçons sont apposés dans les

251
conditions prévues ci-dessus. Si les résultats du nouvel essai et du premier essai
sont concordants, les objets sont remis, après avoir été brisés, contre versement
du prix du second essai.

Art. 107. – Pendant le temps des essais les ouvrages sont conservés au
bureau de la garantie sous la garde et la responsabilité de l’administration.

Art. 108. – Dans tous les cas d’essai par coupellation, les boutons d’essai
sont remis au propriétaire des ouvrages.
Aucune contestation du fait d’une différence de poids résultant des
opérations n’est recevable.

Art. 109. – Le retrait des ouvrages poinçonnés, ou brisés, ne peut avoir lieu
que contre restitution du récépissé de dépôt revêtu de la décharge du déposant.

Art. 110. – 1° – Les ouvrages poinçonnés non retirés dans le délai de trois
mois à partir de la date de l’avis de demande de retrait donné par lettre recom­
mandée, sont vendus aux enchères publiques par les soins de l’administration.
Le produit de la vente est, après prélèvement des droits d’essai, consigné
dans les conditions prévues par l’article 98 du code des douanes précité.
2° – Il en est de même pour ceux qui, reconnus de titre inférieur, soit après
le premier essai, soit après le second essai, ne sont pas réclamés dans ledit délai,
et qui ont été brisés à l’expiration de ce délai.
Les droits de ces essais sont prélevés sur le produit de la vente.
TITRE II abrogé (Cf. article 2 de l’AMF n° 1570-87 du 30.12.1987)

Art. 111. – Le directeur de l’administration est chargé de l’application du


présent arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel et prendra effet à compter du 20
moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 25 Chaoual 1397 (9 octobre 1977).


Abdelkader BENSLIMANE
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

252
Arrêté du ministre des finances n° 1310-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) fixant les modèles des certificats d’origine délivrés par l’administration
des douanes et impôts indirects ainsi que les conditions d’intervention de
cette administration en cette matière.

LE MINISTRE DES FINANCES,


Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’admi­n istration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir
portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son
article 18- 2°,
ARRETE :

Article premier. – Les certificats d’origine concernant les produits


marocains exportés sont conformes, soit aux modèles fournis par
l’administration, soit à ceux prévus par les accords commerciaux conclus par
le Maroc avec un pays ou un groupe de pays déterminé.
Art. 2. – Lorsque les certificats attestant l’origine marocaine des
produits exportés sont délivrés par les agents de l’administration des
douanes et impôts indirects, ces agents peuvent exiger la présentation, par
le demandeur, de tout document précisant, notamment, le lieu de récolte,
d’extraction ou de fabrication des produits en cause et, pour les produits
fabriqués, l’origine des matières et produits mis en oeuvre, les opérations
de fabrication effectuées, l’accroissement de valeur en résultant ainsi que tous
autres éléments d’information propres à établir la conviction de ces agents.
Art. 3. – En l’absence de dispositions conventionnelles particulières,
le direc­teur de l’administration des douanes et des impôts indirects est habilité à
rechercher, avec les pays destinataires de produits marocains, des formules
de certification simplifiées de l’origine marocaine des produits exportés, soit
par colis-postaux et paquets-poste, soit par messagerie avion.
Art. 4. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter du 20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 17 kaada 1397 (31 octobre 1977).

Abdellatif GHISSASSI
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

253
Arrêté du ministre des finances n° 1311-77 du 17 Kaada 1397 (31 octobre
1977) fixant les conditions de détermination du poids des marchandises
importées et exportées.

LE MINISTRE DES FINANCES,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son article 22,

ARRETE :

Article premier. – Pour l’application des droits de douane et des autres


droits et taxes assimilées on entend :
a) par emballages : les contenants extérieurs et intérieurs, les
conditionnements, enveloppes et supports contenus dans les colis, à l’exclusion
des engins de transports, notamment, des containers, des véhicules, ainsi
que des bâches, des agrès et du matériel protégeant les marchandises et
séparant les colis les uns des autres ;
b) par tare : le poids des emballages. La tare réelle est égale au poids
effec­tif des emballages. La tare conventionnelle est le poids forfaitaire des
emballages exprimé en pourcentage du poids cumulé des marchandises
emballées et de leurs emballages ;
c) par poids brut : le poids cumulé de la marchandise et de tous ses
emballages ,
par poids demi-brut : le poids cumulé de la marchandise et de ses
emballages intérieurs,
par poids net : le poids de la marchandise dépouillée de tous ses
emballages.
Le poids net est dit poids net réel ou poids net conventionnel selon qu’il
est obtenu par déduction de la tare réelle ou de la tare conventionnelle.
Art. 2. – Des décisions du directeur de l’administration des douanes et
impôts indirects, sous forme d’avis aux importateurs et exportateurs, rappellent
le tableau des tares conventionnelles.
Art. 3. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter du 20
moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 17 Kaada 1397 (31 octobre 1977).


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Abdellatif GHISSASSI

254
Arrêté du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de
l’Administration n° 2984.20 du 10 rabii II 1442 (26 novembre 2020) fixant
les bureaux et postes de douane et leurs compétences.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de


l’Administration,
Vu le code des douanes et des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n°1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 28,
ARRETE :
Article premier. – Les bureaux et postes de douane prévus à l’article 28
du code des douanes et impôts indirects visé-ci-dessus sont fixés à l’annexe
n° 1 du présent arrêté.
Art. 2. – Les compétences des bureaux de douanes figurant à l’annexe
n°1 visée ci-dessus, sont définies selon la catégorisation indiquée à l’annexe
n°2 du présent arrêté.
Art. 3. – Sont abrogés les arrêtés ci-après :
- l’arrêté du ministre des finances n°1312-77 du 17 kaâda 1397 (31
octobre 1977) fixant la liste des bureaux des douanes et impôts indirects,
leurs compétences et désignant ceux par lesquels doivent s’effectuer
obligatoirement certaines opérations de dédouanement ;
- l’arrêté du Ministre de l’économie et des finances n° 3778-18 du 4
Rabii II 1440 (12 décembre 2018) fixant la liste des bureaux et postes de
douane.
Art. 4. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel
et qui prendra effet à compter du 1er janvier 2021.

Rabat, le 10 rabii II 1442 (26 novembre 2020)

Mohamed BENCHAABOUN
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

255
Annexe n°1 de l’arrêté n° 2984-20 du 10 rabii II 1442 (26 novembre 2020)
fixant les bureaux et postes de douane et leurs compétences.

Liste des bureaux et postes de douane


Bureaux :

- Agadir-ville ; - Mohammedia ;

- Ahfir ; - Nador ;

- Al-Hoceima ; - Nador-Port ;

- Bab-Sebta ; - Nouasser ;

- Casablanca-Extérieur ; - Ouarzazate ;

- Casablanca-Magasins et aires de dédouanement ; - Oujda-ville ;

- Casablanca-Port ; - Rabat ;

- Ed-Dakhla ; - Rabat-Salé ;

- Essaouira ; - Safi ;

- Fès-Ville ; - Settat ;

- Jorf-Lasfar ; - Tanger-Méditerranée ;

- Kénitra ; - Tanger-ville ;

- Laâyoune ; - Tan-Tan ;

- Larache ; - Taza ;

- Marrakech-Ville ; - Tétouan ville.

- Meknès ;

Postes :

- Agadir-Al Massira ; - Berkane ;


- Agadir-Mobile ; - Bir Guendouz ;
- Agadir-Port ; - Casablanca-Extérieur ;
- Ahfir ; - Casablanca-MEAD-Est ;
- Al Hoceima ; - Casablanca-MEAD-Ouest ;
- Asilah ; - Casablanca-Port Ecor export ;
- Bab-Melilla ; - Casablanca-Port-Visite et Ecor import ;
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

- Bab-Sebta ; - Casablanca-Port-Scanners et Lutte

- Bario chino ; contre les stupéfiants ;

- Belyounech ;

256
- Casablanca-Port - Surveillance ; - Nouasser-Surveillance ;
- Ed-Dakhla ; - Nouasser-Voyageurs ;
- Essaouira ; - Ouarzazate ;
- Farkhana ; - Oujda ;
- Fès-Saiss ; - Oujda-Angads ;
- Fès-ville ; - Rabat ;

- Figuig ; - Rabat-Administration Centrale ;

- Fnideq-Mixte ; - Rabat-Salé ;

- Guerguarate ; - Ras-Kabdana ;

- Jebha ; - Safi ;

- Jorf-Lasfar ; - Settat ;

- Kénitra-Zones d’Accélération - Sidi-Ifni ;


Industrielle ;
- Tanger Méditerranée Ecor-Export ;
- Kénitra-Mixte ;
- Tanger Méditerranée Visite et Ecor-Import ;
- Ksar-Sghir ;
- Tanger Méditerranée - scanners et lutte
- Laâyoune ; contre les stupéfiants ;
- Lakhnag ; - Tanger Méditerranée - Surveillance ;
- Larache ; - Tanger Méditerranée - Voyageurs ;

- Mariguari ; - Tanger méditerranée-Zones d’Accélération


Industrielle ;
- Marina d’Agadir ;
- Tanger-Ibn Batouta ;
- Marina de Saidia ;
- Tanger-Mobile ;
- Marrakech-Menara ;
- Tanger-Port ;
- Marrakech-ville ;
- Tanger- Zones d’Accélération Industrielle ;
- M’diq ;
- Tanger- Zones Magasins et Aires de
- Mehdya ; Dédouanement ;
- Meknès ; - Tan-Tan ;
- Midar ; - Taourirt ;
- Mohammedia ; - Tarajal ;
- Nador ; - Tarfaya ;

- Nador-Al Aroui ; - Taza ;


Arrêté du Ministre des Finances

- Nador-Lutte contre les stupéfiants ; - Tétouan ;


Code des Douanes et Impôts Indirects

- Nador-Port ; - Zaio ;

- Nouasser-Ecor Fret ; - Zouj-beghal.

257
Annexe n°2 de l’arrêté n° 2984.20 du 10 rabii II 1442 (26 novembre 2020)
fixant les bureaux et postes de douane et leurs compétences.

Tableau reprenant les bureaux de douane et leurs compétences

Bureaux Compétences

- Agadir-ville ; I. Bureaux de plein exercice


- Casablanca-Extérieur ; douane et impôts indirects
(taxe intérieures de
- Essaouira ; consommation et garantie)
- Fès ville ;
- Marrakech-ville ;
- Oujda-ville ;
- Rabat ;
- Tanger-ville.

- Ahfir ; II. Bureaux de plein exercice


- Al Hoceima ; douane et à compétence
limitée en matière d’impôts
- Casablanca-Magasins et aires de dédouanement ; indirects (Non ouverts aux
- Ed-Dakhla ; opérations de garantie des
- Jorf-Lasfar ; matières de platine, d’or et
- Kénitra ; d’argent )
- Laâyoune ;
- Larache ;
- Meknès ;
- Mohammedia ;
- Nador ;
- Ouarzazate ;
- Safi ;
- Settat ;
- Tan-Tan ;
- Taza ;
- Tétouan-ville.
- Casablanca-port ; III. Bureaux de plein exercice
- Nador-Port ; douane
- Nouasser ;
- Rabat-Salé ;
- Tanger-Méditerranée.

- Bab-Sebta. IV. Bureaux à compétence


limitée au contrôle des
Arrêté du Ministre des Finances

voyageurs mais pouvant


Code des Douanes et Impôts Indirects

être exeptionnellement
ouverts à certaines
opérations commerciales

258
Arrêté du ministre des finances n° 1315-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977)
fixant les heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de douane.

LE MINISTRE DES FINANCES,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi
n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son article 31,

ARRETE :

Article premier. – Sauf application d’horaires spéciaux contraires, les


heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de douane pour les jours
ouvrables sont les suivantes :
- du lundi au jeudi, de 8 heures 30 minutes à 16 heures 30 minutes,
avec une pause quotidienne de trente minutes à la mi-journée ;
- le vendredi, de 8 heures 30 minutes à 16 heures 30 minutes, avec
une pause de 30 minutes à la mi-journée, prolongée d’une heure pour
l’accomplissement de la prière.
La continuité du service sera assurée pendant la durée des horaires
fixés ci-dessus.
Art. 2. – Les heures d’ouverture et de fermeture :

a) des bureaux douaniers de contrôle postale ;

b) des bureaux douaniers de contrôle ferroviaire sont celles observées


respec­tivement par l’administration des postes et télécommunications
et par l’office national des chemins de fer, pour leurs propres bureaux
auprès desquels fonc­tionne un service douanier.
Art. 3. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter du
20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 17 Kaada 1397 (31 octobre 1977).

Abdellatif GHISSASSI.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

259
Arrêté du ministre des finances n° 1316-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) fixant la liste des bureaux ou postes de douane ouverts à l’entrée
et à la sortie des marchandises transportées par les voies terrestres
en provenance ou à destination de l’étranger et précisant les chemins
directs y conduisant1(1).

LE MINISTRE DES FINANCES,


Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son article
53 ;
Après avis du ministre d’Etat chargé de l’intérieur,

ARRETE :

Article premier. – Les bureaux et postes de douane, ouverts à l’entrée


et à la sortie des marchandises transportées par les voies terrestres en
provenance ou à destination de l’étranger, ainsi que les chemins directs y
conduisant, sont déter­minés ainsi qu’il suit :
Bureaux ou postes
Chemins directs
de douane
Route de Saïdia à Ahfir (R.P. 601)............................................ Ahfir
Route de Berkane à Ahfir (R.N. 2) ........................................... Ahfir
Route d’Ahfir à Oujda (R.N. 2) ...................................................... Ahfir
Oujda-Route.
Route de Fès, Taza, Oujda, Zouj-Beghal Oujda-Route
(R.N. 6) ....................................................................................
Zouj-Beghal
Route d’Oujda à Figuig par Ain Beni-Mathar, Tendrara, Bouarfa
(R.N. 17) ....................................................................................... Figuig

Route de Tetouan à Sebta (R.N. 13) . ...................................... Bab-Sebta


Route de Nador à Melilla (R.N. 2) ............................................ Beni-Enzar
Route de Guergarate à Dakhla (R.N. 1) .................................. Guergarate

Art. 2. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter du
20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 17 Kaada 1397 (31 octobre 1977).


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Abdellatif GHISSASSI.

1 Modifié par l’arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et du tourisme n° 947-02 du 7
(1)

Rabi II 1423 (19 juin 2002) BO n° 5022 du 18-7-2002.

260
Arrêté du ministre des finances n° 1318-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) auto­risant le dépôt des déclarations en détail de certaines des
marchandises avant leur arrivée au bureau de douane et fixant le délai
de dépôt des déclarations en détail.2(1)

LE MINISTRE DES FINANCES,


Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son article
66-2° et 3°,
ARRETE :
Article premier. - La déclaration en détail des marchandises peut, sur
autorisation du directeur de l’administration des douanes et impôts indirects,
être déposée avant l’arrivée au bureau des douanes desdites marchandises.
Art. 2. - Sous réserve des dispositions de l’article 2 bis ci-après et hors le
cas visé à l’ar­ticle premier ci-dessus, la déclaration en détail doit être déposée
dans un délai de quarante-cinq jours, calculé à compter, soit de la date du
dépôt de la déclaration sommaire pour les marchandises transportées par les
voies maritimes ou aériennes, soit de celle de l’arrivée des marchandises au
bureau de douane dans le cas de transport par les voies terrestres.
Sont compris dans ce délai, le jour du dépôt de la déclaration sommaire
ou de l’arrivée de la marchandise au bureau de douane terrestre et le jour de
l’échéance.
Les jours fériés légaux ne sont pas comptés dans ce délai, le samedi
est décompté pour une journée entière.

Art. 2 bis. Par dérogation aux dispositions de l’article 2 ci-dessus et


lorsque la marchandise en cause n’a pas encore été cédée par application des
dispositions de l’ar­ticle 107 du code des douanes et impôts indirects, peut être
autorisé, dans les cas dûment justifiés, le dépôt, au-delà du délai susvisé de
45 jours, de la déclaration en détail assignant un régime douanier à ladite
marchandise.

Art. 3. - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter du 20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 17 Kaada 1397 (31 octobre 1977).

Abdellatif GHISSASSI.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

2 (1)
Tel qu’il a été modifié par l ‘Arrêté du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 2916-
95 du 08 Chaabane 1416 (30 Décembre 1995) (B.O. n° 4339 bis du 9 Chaabane 1416 (31/12/1995), et
par l’arrê­té du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 1835 - 96 du 6 Joumada I 1417
(20 septembre 1996) (B.O. n° 4428 du 25 Joumada II 1417 (7-11-96).

261
Arrêté du ministre des finances n° 1319-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) relatif aux déclarations en douane autres que sommaires3(1).

LE MINISTRE DES FINANCES,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment ses articles
74 et 77,

ARRETE :

TITRE PREMIER
DISPOSITIONS COMMUNES AUX DECLARATIONS EN DETAIL
ET AUX DECLARATIONS PROVISOIRES

Article premier. – 1° - Sous réserve de l’application des dispositions de


l’article 116-1° du code des douanes susvisé et des articles 15, 16, 17, 17 bis,
17 decies, 17 duodecies et 17 terdecies ci-après, la formule de la déclaration
en détail et de la déclaration provisoire à utiliser pour la déclaration en douane
des marchandises importées ou présentées à l’exportation, est celle dont le
modèle figure en annexe I au présent arrêté ;
2° – Les caractéristiques techniques du papier utilisé pour l’impression
de la déclaration en détail et de la déclaration provisoire, sont fixées par une
instruction du directeur de l’administration des douanes et impôts indirects.
3° – (abrogé : AMEF n°2454-14 du 09/09/2014 BO n°6288 du
04/09/2014).

Art. 2. – Les déclarations en détail et les déclarations provisoires ne


peuvent être rédigées au crayon.
La signature du déclarant, celle du soumissionnaire et de sa caution,
lorsque la déclaration en détail est assortie d’engagements cautionnés, doivent
être accompagnées de la mention, en caractères d’imprimerie, du nom du
signataire de la déclaration et, éventuellement, de celui du soumissionnaire
et de sa caution.

3 (1)
Tel qu’il a été modifié par l’arrêté du ministre des finances n° 91-1791 du 19 joumada II 1412(26/12/1991-
BO n° 4131 du 1/01/1992), l’arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs n° 1218-96
du 24 Moharrem 1417 (11 Juin 1996) (B.O n° 4391 bis du 14 Safar 1417 (1er Juillet 1996) et par arrêté
du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 429-97 du 9 Kaada 1417 (19 mars 1997)
(B.O. n° 4478 du 23 hija 1417 (1er/05/1997) et par l’arrêté du Ministre des Finances et des Investissements
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Extérieurs n° 1021-97 du 3 Safar 1418 (9 juin 1997) (B.O. n° 4500 du 11 rabii I 1418 (17 juillet 1997) et
par arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 1973-98 du 28 joumada II 1419 (20 octobre 1998)
(B.O n° 4636 du 15 rejeb 1419 (5/11/98), et par AMFn° 417-01 du 20 février 2001, B.O n° 4888 du 5 avril
2001, et par AMF n° 997-01 du 1 juin 2001 B.O n° 4914 du 5 juillet 2001, et par AMF n° 1411-01 du 20
juillet 2001, B.O n° 4932 du 6 septembre 2001, et par AMEF. n° 2454-14 du 9 juillet 2014, B.O. n° 6288 du
4 septembre 2014 et par AMEF. n° 2453-17 du 29 décembre, B.O n° 6644 du 1er février 2018.

262
Art. 3. – Les interlignes ou surcharges ne sont pas admises.
Les ratures et les renvois ou apostilles doivent être expressément
approuvés par le signataire de la déclaration en détail ou provisoire ou,
éventuellement, par le soumissionnaire et par sa caution, suivant que lesdites
ratures, renvois ou apostilles intéressent la déclaration proprement dite ou les
soumissions.

Art. 4. – 1° Lorsque les énonciations relatives aux différents articles


contenus dans un même colis ne peuvent trouver place sur une seule formule,
une ou plusieurs autres formules sont annexées à la première ;

2° – Il en est de même lorsqu’il s’agit de marchandises formant un tout


ou destinées à la construction d’un même appareil ou d’une machine, dont
les divers organes ou éléments se rattachent à un grand nombre de rubriques
différentes du tarif, qu’il n’est pas possible d’énoncer sur une seule formule ;

3° – Les diverses formules présentées dans les conditions


susvisées constituent une déclaration unique et reçoivent le même numéro
d’enregistrement, suivi d’un indice propre à chacune d’elles. En outre, la
mention «déclaration en «n» (en chiffres) formules» doit être inscrite par le
déclarant à l’endroit indiqué, à cet effet, sur la première formule.

TITRE II
DISPOSITIONS PARTICULIERES AUX DECLARATIONS EN DETAIL

CHAPITRE PREMIER
Nombre et énonciations de ces déclarations

Art. 5. – Les déclarations en détail doivent être déposées en autant


d’exemplaires que celà est jugé nécessaire par l’administration des douanes
et impôts indirects.

Art. 6. – a) Les déclarations en détail doivent comporter les énonciations


correspondant aux intitulés des cases figurant sur la formule prévue à l’article
premier 1° ci-dessus ;

b) Les modalités d’utilisation de ladite formule sont fixées par une


instruction du directeur de l’administration des douanes et impôts indirects.

Art. 7. (abrogé : AMEF n°2454-14 du 09/09/2014 BO n°6288 du


Arrêté du Ministre des Finances

04/09/2014).
Code des Douanes et Impôts Indirects

263
CHAPITRE II
Documents à annexer aux déclarations
en détail

Art. 8. – Doivent être joints à la déclaration en détail :

1° – A l’importation et à l’exportation, les factures concernant les


marchandises déclarées en détail ;

2° – Tous autres documents exigés par l’administration des douanes et


impôts indirects pour l’application :

a – des droits et taxes,

b – des régimes douaniers,

c – des différentes législations pour l’exécution desquelles l’administration


des douanes et impôts indirects prête son concours et notamment, de la
législation concernant le contrôle du commerce extérieur et du contrôle des
changes.

Art. 9. – Dans le but de faciliter et d’accélérer la vérification des


marchandises, le déclarant peut produire, à l’appui de ses déclarations, des
notes de détail qui indiquent par colis, le poids, le nombre et l’espèce des
marchandises.

Signées et datées par le déclarant, les notes de détail sont soumises


aux obligations prévues par les articles 2 et 3 ci-dessus.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

264
TITRE III
DISPOSITIONS PARTICULIERES
AUX DECLARATIONS PROVISOIRES

Art. 10. – Les déclarations provisoires sont établies, en double


exemplaire, sur la formule visée à l’article premier 1° ci-dessus.

Art. 11. – Les déclarations provisoires doivent comporter les énonciations


suivantes :

1° – le nom et l’adresse du déclarant et, s’il s’agit d’un transitaire ou


d’une personne visée à l’article 69 du code des douanes précité, sa qualité et
le numéro sous lequel il est agréé ou autorisé ;

2° – le numéro de la déclaration sommaire ainsi que, le cas échéant, le


numéro du manifeste, du connaissement, de la lettre de transport aérien ou
de tout autre document de transport des marchandises concernées ;

3° – le nombre, l’espèce, les marques et numéros des colis ou, pour les
marchandises transportées en vrac, l’identification des moyens de transport ;

4° – la nature de la marchandise ;

5° – le lieu où doit s’effectuer l’examen préalable ;


6° – l’engagement d’acquitter les droits et taxes exigibles sur les
échantillons éventuellement prélevés.

Art. 12. – L’examen préalable prévu par l’article 76 du code des


douanes précité, ne peut s’effectuer qu’avec l’autorisation de l’administration
des douanes et impôts indirects et en présence d’un agent de cette
administration.

Art. 13. – Les échantillons dont le prélèvement a été autorisé sont


passibles des droits et taxes éventuellement exigibles à la date de la
déclaration provisoire.
Ces droits et taxes sont perçus d’après l’espèce et la valeur reconnues
ou admises sur la déclaration en détail définitive ou, à défaut, d’après celles
reconnues d’office par les agents des douanes, en application du 2° de
l’article 85 du code des douanes précité.

Art. 14. – En fin d’opération, un exemplaire de la déclaration provisoire


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

est annexé à la déclaration en détail définitive.

265
TITRE IV
DECLARATION VERBALE, DECLARATION OCCASIONNELLE,
DECLARATION CONVENTIONNELLE, DECLARATION SIMPLIFIÉE
D’IMPORTATION ET D’EXPORTATION DES ECHANTILLONS,
MODÈLES, SPECIMENS ET COUPE-TYPES, DECLARATION
D’ADMISSION TEMPORAIRE ET D’EXPORTATION TEMPORAIRE DES
VEHICULES A USAGE COMMERCIAL UTILISES EN TRAFIC ROUTIER
INTERNATIONAL ET DES CONTENEURS - DECLARATION SIMPLIFIÉE,
DECLARATION D’ENTREE ET DE SORTIE DES MARCHANDISES
EN ZONE D’ACCELERATION INDUSTRIELLE

CHAPITRE PREMIER
Déclaration verbale

Art. 15. – Les voyageurs et les frontaliers pour les marchandises,


denrées ou objets destinés à leur usage personnel ou familial, à l’exclusion
de tout usage commercial, qu’ils transportent, soit sur eux-mêmes, soit dans
leurs bagages peuvent être dispensés de produire une déclaration en détail
par écrit.

Les voyageurs et les frontaliers pour les moyens de transport visés à


l’article 145-1°-a) du code des douanes précité, sont également dispensés de
produire une déclaration en détail par écrit.

Le déclarant, autorisé à faire une déclaration verbale, doit fournir


aux agents de l’administration des douanes et impôts indirects toutes les
indications nécessaires pour l’application des lois et règlements dont cette
administration est chargée d’assurer l’observation.

Pour les moyens de transport susvisés, l’administration délivre


aux voyageurs un document reprenant les informations relatives à leur
identification ainsi que les renseignements relatifs à ces moyens de transport,
établi conformément au modèle en annexe II au présent arrêté.

CHAPITRE II
Déclaration occasionnelle

Art. 16. – En vue de faciliter et d’accélérer l’accomplissement des


formalités douanières aux personnes désireuses de procéder elles-mêmes
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

au dédouanement :

a – des bagages non accompagnés ;

266
b – des articles de mobilier, en suite d’opérations telles que transfert de
résidence, héritage ;

c – d’envoi ne présentant aucun caractère commercial.

Les personnes susvisées sont autorisées à rédiger une déclaration


succincte sur des formules spéciales mises à leur disposition par l’administration.

Ces déclarations sont établies selon le modèle figurant en annexe XI au


présent arrêté.

CHAPITRE III
Déclaration conventionnelle

Art. 17. – L’importation et l’exportation de marchandises par la poste ou


par colis postal fait l’objet d’une déclaration en douane établie sur les modèles
prévus par les actes de l’Union postale universelle.

Toutefois, lorsqu’elle l’estime utile pour la vérification, l’administration


peut exiger le dépôt d’une déclaration en détail dans les conditions prévues
aux titres I et II ci-dessus.

CHAPITRE IV
Déclarations d’admission temporaire et d’exportation
temporaire des véhicules à usage commercial utilisés
en trafic routier international
Art. 17 bis. – L’admission temporaire des véhicules à usage commercial,
utilisés en trafic routier international, fait l’objet de la déclaration en douane
D17 dont le modèle figure en annexe IV au présent arrêté.

L’exportation temporaire des véhicules à usage commercial, utilisés en


trafic routier international, fait l’objet de la déclaration en douane D20 dont le
modèle figure en annexe VII au présent arrêté.

CHAPITRE V
(Abrogé)

CHAPITRE VI
Déclaration simplifiée d’importation
et d’exportation des échantillons,
modèles, spécimen et coupes-types
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Art. 17 decies. – L’importation par les sociétés exportatrices, sous le


régime de l’admission temporaire des échantillons, modèles, spécimen et

267
coupes-types d’une valeur ne dépassant pas cinq mille (5.000,00) dirhams
ainsi que l’exportation des produits compensateurs correspondants peuvent
être couvertes par une déclaration intitulée déclaration simplifiée d’importation
et d’exportation des échantillons, modèles, spécimen et coupes-types,
conforme au modèle joint en annexe VI au présent arrêté.

Art. 17 undecies. – Les conditions et les modalités d’utilisation de ladite


déclaration simplifiée, sont définies par le directeur général de l’administration
des douanes et impôts indirects

CHAPITRE VII
Déclaration simplifiée

Art. 17 duodecies. – En application des dispositions prévues à


l’article 76 bis du code des douanes, la déclaration simplifiée peut revêtir la
forme et les énonciations reprises sur le modèle figurant en annexe IX au
présent arrêté.

CHAPITRE VIII
Déclaration d’entrée et de sortie
des marchandises en zone d’accélération industrielle

Art. 17 terdecies. – La forme et les énonciations de la déclaration


d’entrée et de sortie des marchandises en zone d’accélération industrielle
sont celles reprises sur le modèle figurant en annexe X au présent arrêté.

CHAPITRE IX
Dépôt des déclarations par procédés électronique
ou informatique

Article 17 quaterdecies. – Les déclarations visées ci-dessus aux


articles 16, 17 , 17bis, 17ter, 17duodecies et 17 terdicies peuvent être établies
par procédés électronique ou informatique selon les modalités, formes et
conditions fixées par le directeur général de l’administration des douanes et
impôts indirects.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

268
Art. 18. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter du
20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 17 kaada 1397 (31 octobre 1977).

Abdellatif GHISSASSI.

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

269
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances

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Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances

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Arrêté du Ministre des Finances
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances

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Arrêté du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de
l’Administration n° 840-21 du 18 chaabane 1442 (1er avril 2021) fixant les
pièces justificatives composant le dossier de demande de remboursement
sous le régime de drawback ainsi que les délais de remboursement.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA


REFORME DE L’ADMINISTRATION,
Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir
portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été
modifié et complété, notamment son article 161,

ARRETE :

Art. premier. – Le dossier de demande de remboursement prévu à


l’article 161 du code des douanes susvisé est constitué :
1- d’une demande indiquant :
- les références des déclarations, d’exportation ou de cession sous le
régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ou de l’entrepôt
industriel franc, des marchandises y afférentes ;
- la nature et la quantité des marchandises exportées ou cédées ;
- les références de la déclaration de mise à la consommation ou de la
quittance justifiant le paiement du droit d’importation et, éventuellement, des
taxes intérieures de consommation au titre desdites marchandises, ou des
produits contenus dans ces marchandises ou consommées au cours de leur
production, le cas échéant.
2- Les documents justifiant, le cas échéant, le transfert de propriété
entre l’importateur de la marchandise et le demandeur ou ceux décrivant le
processus de production de ces marchandises.
Art. 2. – Le remboursement des droits d’importations et, le cas
échéant, des taxes intérieures de consommation, sous le régime du drawback
s’effectue dans un délai de trente (30) jours ouvrables à compter de la date de
dépôt de la demande.
Art. 3 - Est abrogé l’arrêté du ministre des finances n° 1320-77 du 17
kaada 1397 (31 octobre 1977) relatif au dossier de demande de remboursement
en matière de drawback.
Art. 4 - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Rabat, le 18 chaabane 1442 (1er avril 2021)

MOHAMMED BENCHAABOUN

284
Arrêté du ministre des finances n° 871-78 du 19 moharrem 1398
(30 décembre 1977) relatif aux freintes de transport sous douane de cer­
tains produits pétroliers.

LE MINISTRE DES FINANCES,

Vu le dahir n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) détermi­nant


les quotités applicables aux marchandises, ouvrages et spectacles soumis à
taxes intérieures de consommation ainsi que les dispositions spécifiques à
ces marchandises, ouvrages et spectacles, notamment son article 3,

ARRETE :

Article premier. – Les freintes de transport sous douane des produits


pétroliers désignés ci-dessous sont admis en exonération de la taxe intérieure
de consom­mation dans les limites définies ci-après et sur justifications
acceptées par l’administration :
– Huiles légères et moyennes énumérées au tableau C de l’article 9 du
dahir portant loi susvisé n°1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) :
2% du lot expédié ;

– Huiles lourdes énumérées au tableau C précité : 1% du lot expédié.


Art. 2. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel
et prendra effet à compter du 20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).

Rabat, Le 19 moharrem 1398 (30 décembre 1977).

Abdellatif GHISSASSI.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

285
Arrêté du ministre des finances n° 450-84 du 25 rejeb 1404 (27 avril
1984) relatif à la déclaration des marchandises transportées par la voie
maritime à l’intérieur du territoire douanier.
LE MINISTRE DES FINANCES,
Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration
des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment les articles 74-3° et 166
bis,

ARRETE :

TITRE PREMIER
FORME DE LA DECLARATION

Article premier. – La déclaration des marchandises transportées par


la voie maritime à l’intérieur du territoire douanier doit être confectionnée sur
du papier bulle écriture (supportant la frappe dactylographique) et ne doit pas
être rédigée au crayon.

Art. 2. – Les interlignes ou surcharges ne sont pas admises. Les


ratures et les renvois ou apostilles doivent être expressément approuvés par
le déclarant.
Art. 3. – Lorsqu’une seule formule de la déclaration susvisée n’est
pas suffi­sante pour contenir le détail des marchandises à transporter, une ou
plusieurs autres formules sont annexées à la première.
Ces diverses formules constituent une déclaration unique et reçoivent
le même numéro d’enregistrement. En outre, la mention «déclaration en «n»
fourmules» doit être inscrite par le déclarant en tête de la première formule.

TITRE II
NOMBRE ET ENONCIATIONS DE LA DECLARATION

Art. 4. – La déclaration visée à l’article premier ci-dessus doit être déposée


en autant d’exemplaires que celà est jugé nécessaire par l’administration.
Elle accompagne, obligatoirement, la marchandise transportée et doit être
présentée en même temps qu’elle au port de destination.
Art. 5. – La déclaration doit comporter les énonciations suivantes :
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

1. Ia référence à l’articles 166 bis du code des douanes et impôts


indirects;

286
2. Ie nom ou la raison sociale du déclarant ;
3. la nationalité et le nom du navire transporteur;
4. les marques et numéros, le nombre et l’espèce des colis;
5. le poids brut, la valeur et la nature des marchandises à transporter ;
6. le pavillon et le port d’attache du navire transporteur ;
7. la date d’établissement du document douanier et la signature du
déclarant .

TITRE III
DOCUMENTS A ANNEXER
A LA DECLARATION

Art. 6. – L’administration peut demander au déclarant de joindre tous


docu­ments jugés nécessaire au contrôle de l’opération de transport maritime
à l’inté­rieur du territoire douanier.

TITRE IV
Art. 7. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel
et prendra effet à compter du 29 rejeb 1404 (1er mai 1984).

Rabat, Le 25 rejeb 1404 (27 avril 1984)

Abdellatif JOUAHRI

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

287
Arrêté du ministre finances n° 887-84 du 5 moharrem 1405 (1er octobre 1984)
fixant les conditions et les limites dans lesquelles sont exonérés, de la
taxe intérieure de consommation, les freintes de fabrication, de transport
ou de manipulations et les déficits provenant de causes naturelles,
constatés sur les vins sous douane.

LE MINISTRE DES FINANCES,


Vu le dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 ( 9 octobre
1977) déterminant les quotités applicables aux marchandises, ouvrages
et spectacles soumis à taxes intérieures de consommation, ainsi que les
dispositions spécifiques à ces marchandises, ouvrages et spectacles, notamment
son article 3,

ARRETE

Article premier. - Les freintes de fabrication, de transport ou de


manipulations, ainsi que les déficits provenant de causes naturelles, constatés
sur les vins sous douane, ne sont admis en exonération de la taxe intérieure
de consommation, que sur justifications acceptées par l’administration.

Toutefois, cette exonération est, au maximum, égale à 2% du volume


pris en charge, par période de trois cent soixante cinq jours, dans toute cave
érigée en entrepôt privé particulier spécial.

Art. 2 .- Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêt qui sera publié au Bulletin officiel.

Rabat, le 5 moharrem 1405 (1er octobre 1984)

ABDELLATIF JOUAHRI
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

288
Arrêté du ministre des finances n° 1790-91 du 19 Joumada ll 1412
(26 décembre 1991) relatif au dépôt des déclarations sommaires par
procédés informatiques.

LE MINISTRE DES FINANCES,


Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration
des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment ses articles 49 (3°), 54, 57
(2°) et 203 bis;

Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour


l’application du code des douanes et impôts indirects précité, notamment ses
articles 215 et 216 bis;

ARRETE :

Art. premier. – Dans les bureaux de douane équipés de système


informatique pour le dédouanement des marchandises et sous réserve
des dispositions du 4e alinéa du présent article, le dépôt des déclarations
sommaires est matérialisé par la transmission, au système informatique
de l’administration des douanes et impôts indirects, des énonciations de la
déclaration sommaire telles que déterminées par l’arrêté n° 1035-03 du 26
rabii I 1424 (28 Mai 2003). Cette transmission s’effectue selon des modalités
fixées par l’administration des douanes et impôts indirects.

Dans ce cas, et en vertu des dispositions de l’article 203 bis du code des
douanes et impôts indirects susvisé, la signature des déclarations sommaires
est remplacée par un code d’identification du déclarant, selon des modalités
fixées par l’administration des douanes et impôts indirects.

Le dépôt de la déclaration sommaire relative aux marchandises


importées par voie terrestre, lorsqu’elle est exigée en vertu de l’article 54 du
code des douanes et impôts indirects, doit être également matérialisé par la
transmission des énonciations de ladite déclaration au système informatique
de l’administration des douanes et impôts indirects. Dans ce cas, et en
vertu des dispositions de l’article 203 bis du code des douanes et impôts
indirects précité, la signature de ladite déclaration est remplacée par un code
d’identification du déclarant.

Sont dispensées des formalités de dépôt, telles que définies ci-dessus,


les déclarations de provisions de bord et de marchandises de pacotille
appartenant aux membres de l’équipage.

Art. 2. – Dès la signature de la déclaration sommaire, comme indiqué


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

à l’article premier ci-dessus, le système informatique de l’administration des


douanes et impôts indirects enregistre la déclaration et affiche, à cet effet, sur le
terminal utilisé par le déclarant, le numéro, I’heure et la date d’enregistrement
de ladite déclaration.

289
La déclaration ainsi transmise et enregistrée engage entièrement le
déclarant.

Art. 3. – Lorsque l’administration le juge nécessaire, elle peut demander


au déclarant ou à l’exploitant du magasin et de l’aire de dédouanement de lui
remettre :

- une copie écrite de la déclaration sommaire selon la forme et les


énonciations définies par l’article premier de l’arrêté susvisé n° 1035-03
du 26 rabii I 1424 (28 mai 2003);

- et le cas échéant, les documents visés à l’article 2 de l’arrêté n° 1035-03


susvisé.

Art. 4. – Les dispositions du présent arrêté prennent effet à compter du


25 joumada ll 1412 (1er janvier 1992).

Toutefois, à titre transitoire, le dépôt des déclarations sommaires par


procédé informatique n’est rendu obligatoire dans les bureaux de douane
concernés qu’au terme d’une période de six mois à compter de cette date.

Art. 5. – Le directeur de I’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.

Rabat, le 19 joumada ll 1412 (26 décembre 1991)

Mohamed BERRADA
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

290
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 1773-95 du 24 moharrem 1416 (23 Juin 1995) fixant les conditions de
contrôle, de surveillance et de fonctionnement de l’entrepôt Industriel
franc.

LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENIS


EXTERIEURS.

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration des


douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339 du
25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié ou complété notamment
par l’article 3 de la toi de finances pour l’année 1995 n° 42-94, promulguée par
le dahir n° 1-94-431 du 28 rejeb 1415 (31 décembre 1994) ;
Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour
l’application du code des douanes ainsi que des impôts indirects précité, tel
qu’il a été modifié ou complété notamment par le décret n° 2-94-728 du 28
rejeb 1415 (31 décembre 1994),
ARRETE :
Article premier. - Les établissements érigés en entrepôt industriel franc
sont soumis à la surveillance des agents de l’administration des douanes.
Toutefois, et sur décision de l’administration, la production d’une garantie
agréée par cette dernière, couvrant les engagements souscrits au titre de
ce régime, peut dispenser les établissements précités de la surveillance des
agents de l’administration.
Art. 2. - L’autorisation d’établissement, visée à l’article 134 quater du code
des douanes et impôts indirects, précise l’option retenue par l’administration,
en application de l’article premier ci-dessus et détermine, le cas échéant, les
charges du bénéficiaire de l’entrepôt au titre de la surveillance assurée par les
agents de l’administration.
Art. 3. - Les matériels, équipements et leurs parties et pièces détachées
ainsi que les marchandises à mettre en oeuvre sont soumis, lors de leur
importation ou exportation, aux formalités de contrôler douanier soit au bureau
de douane d’entrée ou de sortie soit à domicile.
Art. 4. - Lors de la vérification des marchandises, les agents de
l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer, estampiller les
marchandises lorsque les transformations envisagées ne s’y opposent pas
et, d’une façon générale, prendre toute disposition de nature à permettre la
reconnaissance ultérieure des marchandises placées sous ce régime.
Lors de la vérification des matériels, équipements et leurs parties et pièces
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

détachées, les agents de l’administration peuvent prendre toute disposition


de nature à permettre l’identification ultérieure des matériels, équipements et
Ieurs parties et pièces détachées placés sous ce régime.

291
Art. 5. - (abrogé)

Art. 6. - Les parties et pièces détachées usagées dont le remplacement


a été effectué doivent être mises à la consommation, sous les conditions de
l’article 134 quinquies du code des douanes et impôts indirects, ou détruites
ou réexportées.

Art. 7. - (abrogé)

Art 8. - Pendant toute la durée de leur séjour sous le régime de


l’entrepôt industriel franc, les marchandises à mettre en œuvre, matériels,
équipements et leurs parties et pièces détachés sont présentés à
première réquisition des agents de l’administration et, au cas où lesdites
marchandises sont intégrées dans le processus de fabrication, les
justificatifs y relatifs sont produits.

Art. 9. - Le bénéficiaire de l’entrepôt industriel franc est tenu :


- de veiller à la bonne conservation des marchandises et de signaler à
l’administration toutes modifications de l’état des matériels, équipements et
leurs parties et pièces détachées ainsi que des marchandises placés sous le
régime de l’entrepôt industriel franc ;
- de faciliter les contrôles et les recensements aux agents de
l’administration ;
- de ne procéder, sauf autorisation préalable de l’administration, à aucun
transfert d’un entrepôt industriel franc à un autre entrepôt des matériels,
équipements et leurs parties et pièces détachées ainsi que des marchandises
placés sous ce régime.

Il est, en outre, tenu de mettre à la disposition des agents de


l’administration :

- les instruments nécessaires aux opérations de contrôle et de


reconnaissance des marchandises à mettre en oeuvre et des produits obtenus
à partir de ces marchandises ;

- la main d’œuvre nécessaire aux opérations matérielles que ces


contrôles nécessitent.
Art. 10. - A première réquisition des agents de I’administration,
le bénéficiaire de l’entrepôt industriel franc est tenu de présenter sa
comptabilité matières ainsi que tous registres, pièces et documents de toute
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

nature permettant de s’assurer du respect des engagements découlant


dudit régime.

292
Art. 11. - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
officiel.
Rabat. le 24 moharrem 1416 (23 juin 1995).

Mohammed KABBAJ

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

293
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 2754-95 du 21 joumada II 1416 (15 novembre 1995) relatif à l’estampillage
des bouteilles des boissons alcoolisées.

LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENTS


EXTERIEURS,
Vu le dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
déterminant les quotités applicables aux marchandises et ouvrages soumis
à taxes intérieures de consommation ainsi que les dispositions spécifiques à
ces marchandises et ouvrages, notamment son article 8,

ARRETE :
Art. Premier – Les bouteilles des boissons alcoolisées, autres que
les vins, les whisky et les bières, importées ou produites localement, d’une
contenance égale ou supérieure à 25 centilitres, ne peuvent être cédées aux
détaillants et aux particuliers, ou par eux détenues, qu’en bouteilles revêtues
d’une estampille de contrôle.
Art. 2 - Les estampilles de contrôle sont délivrées par l’administration
des douanes et impôts indirects sur présentation de la quittance de paiement
des droits et taxes.
Art. 3 - Les importateurs et les producteurs recevront un nombre
d’estampilles correspondant au nombre des bouteilles servant à la
commercialisation des boissons alcoolisées.
Art. 4 - L’estampille devra être collée par dessus la capsule de la
bouteille ou de tout autre système de fermeture, les deux extrémités étant
rabaissées sur le goulot de la bouteille auquel elle devra être maintenue au
moyen d’un adhésif puissant et transparent permettant la lecture du numéro
de l’estampille.
Art. 5 - Les deux extrémités de l’estampille ainsi que l’adhésif devront
demeurer intacts et en place, même après ouverture de la bouteille.
Art. 6 - Pour les bouteilles des boissons alcoolisées existant en
stock, les estampilles seront délivrées aux intéressés sur présentation d’une
déclaration des stocks indiquant le nombre de bouteilles détenues ainsi que
les références des déclarations d’importation ou de mise à la consommation
et des quittances de règlement des droits et taxes.
Art. 7 - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter du 1er juillet 1996.
Art. 8 - Le présent arrêté sera publié au Bulletin officiel.
Arrêté du Ministre des Finances

Rabat, le 21 joumada II 1416 (15 novembre 1995)


Code des Douanes et Impôts Indirects

Mohammed KABBAJ.

294
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 1836-96 du 6 joumada I 1417 (20 septembre 1996) fixant les conditions
et les proportions des produits compensateurs pouvant être mis à la
consommation en suite d’admission temporaire pour perfection­nement
actif4((1).

LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENTS


EXTÉRIEURS,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment ses articles
135 et 141, tel qu’ils ont été modifiés ou complétés par l’article 3 de la loi de
finances n° 8-96 pour l’année budgétaire 1996-1997,

ARRETE :

ARTICLE PREMIER. - En application des dispositions du 2° bis de l’article


135 du code des douanes et impôts indirects précité, est autorisée la mise
à la consommation, en suite d’admission temporaire pour perfectionnement
actif, des produits compensateurs dans une proportion maximale de 15% des
quantités exportées en régularisation d’un compte d’admission temporaire
pour perfectionnement actif.
Art. 2. - La mise à la consommation, autorisée en vertu de l’article
premier ci-dessus, s’effectue dans les conditions fixées au 4° de l’article 141
du code des douanes et impôts indirects.
Art. 3. - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
officiel.

Rabat, le 6 joumada I 1417 (20 septembre 1996).

MOHAMMED KABBAJ.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

4 L’expression “admission temporaire” a été remplacée par admission temporaire pour perfectionnement
(1)

actif dans le cadre de la révision du code en semptembre 2000.

295
Arrêté conjoint du ministre des finances et des investissements extérieurs
et du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat n° 2422-96 du
20 rejeb 1417 (2 décembre 1996) fixant les conditions particulières de
régularisation des comptes d’admission temporaire(1).

LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENTS EXTÉRIEURS.


LE MINISTRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° I-77-339 du 25 chaouat 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié par
la loi de finances, n° 8-96, pour l’année budgétaire 1996-1997, notamment
ses articles 145 et 151,
ARRETENT :
Article premier. - En application des dispositions de l’article 145 du code
des douanes et impôts indirects précité, il est institué, en faveur du secteur du
textile et du cuir, des taux d’apurement des comptes d’admission temporaire
conformément aux indications de l’annexe jointe au présent arrêté.
Art. 2. - La mise à la consommation des déchets découlant des taux
d’apurement visés ci-dessus entraîne la perception des droits et taxes d’importation
dans les conditions fixées par l’article 151 du code des douanes et impôts
indirects.
Art. 3. - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
officiel.
Rabat, le 20 rejeb 1417 (2 décembre 1996).

Le ministre des finances et des investissements extérieurs,

MOHAMMED KABBAJ

Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat.


DRISS JETTOU.

ANNEXE
Tableau des taux minimums d’apurement propres à certaines
marchandises placées sous le régime de l’admission temporaire

Marchandises placées sous le régime de


Taux d’apurement
l’admission temporaire

Emballages en carton................................................ 98 %
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Accessoires...............................................................
97 %

(1) L’expression importation temporaire a été remplacée par admission temporaire

296
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs n° 2444-96
du 21 rejeb 1417 (3 décembre 1996) fixant les conditions de rectification
des déclarations sommaires.

LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENTS
EXTERIEURS,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) notamment ses articles
49, 54, 57 et 59 ter ;

Vu l’arrêté du ministre des finances n° 1317-77 du 17 kaada 1397


(31 octobre 1977*) relatif aux énonciations que doit contenir la déclaration
sommaire des marchandises importées par la voie aérienne ;

Vu l’arrêté du ministre des finances n° 449-84 du 25 rejeb 1404 (27 avril


1984*) relatif à la déclaration sommaire des marchandises importées par la
voie maritime,

ARRETE :
Article premier. - Dans un délai de vingt jours courant à compter de
la date d’enregistrement de la déclaration sommaire, le déclarant ou son
mandataire peut être autorisé à rectifier les énonciations de ladite déclaration
sur demandes présentées à l’administration des douanes et impôts indirects
appuyées de toute justification utile ou nécessaire.

Art. 2. - A l’expiration du délai visé à l’article premier ci-dessus, les


rectifications ne peuvent être autorisées que si elles n’ont aucune incidence
sur les droits et taxes dus ou sur la réglementation du contrôle du commerce
extérieur et des changes ou sur les réglementations particulières prescrivant
des prohibitions ou des restrictions d’entrée ou de sortie.

Art. 3. - Le Directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel .

Rabat, Le 21 rejeb 1417 (3 décembre 1966).

Mohammed KABBAJ.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

(*) Les arrêtés 1317-77 et 449-84 susvisés ont été abrogés et remplacés par l’arrêté 1035-03 du
28 mai 2003.

297
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 420-97 du 8 kaada 1417 (18 mars 1997) fixant les conditions particulières
de cession des papiers destinés à l’impression des journaux.

LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENTS EXTERIEURS.

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et des impôts indirects, approuvé par le dahir
portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son
article 129 ;

Vu le dahir du 3 mai 1952, notamment ses articles 1 et 2, tel qu’il a été


modifié et complété ;

Vu l’arrêté du ministre des finances n° 1319-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre


1977) relatif aux déclarations en douane autres que sommaires, notamment
son article 7,
ARRETE :

Article premier. - Les papiers destinés à l’impression des journaux


importés sous le régime de l’entrepôt privé particulier, peuvent être cédés
aux divers imprimeurs sous couvert de déclarations provisionnelles de mise
à la consommation telles que prévues à l’article 7 de l’arrêté du ministre des
finances n° 1319-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977).

Art. 2. - La déclaration provisionnelle doit être souscrite auprès du


bureau d’ouverture du compte de l’entrepôt par l’entrepositaire et doit être
signée conjointement par ce dernier et l’imprimeur.

La déclaration provisionnelle, établie pour chaque imprimeur, couvre


les opérations de livraison à effectuer durant une période maximale de 30
jours, à compter de la date de son enregistrement.

Ladite déclaration comportera en outre l’engagement de l’imprimeur de


produire les justificatifs d’emploi à l’usage privilégié dans les délais requis.

Les enlèvements effectués durant cette période seront couverts par


une caution bancaire ou toute autre garantie agréée par l’administration.
Cette garantie demeure engagée jusqu’à production, à la satisfaction de
l’administration, des justifications d’emploi des papiers à l’usage privilégié.

Art. 3. - L’entrepositaire doit tenir une comptabilité matières reproduisant,


notamment, l’identité des imprimeurs, les références des factures et/ou bons
Arrêté du Ministre des Finances

de livraison, ainsi que les quantités et valeurs des papiers cédés.


Code des Douanes et Impôts Indirects

Cette comptabilité matières doit être présentée à première réquisition


des agents de l’administration.

298
Art. 4. - La sortie d’entrepôt des papiers s’effectue au vu des bons de
livraison et/ou de factures correspondants.

Les bons de livraisons et/ou factures seront annexés à la déclaration


provisionnelle qui doit être complétée au terme de la période précitée par
les éléments quantitatifs visés à l’article 14 du code des douanes et impôts
indirects.

Art. 5. - Le délai de quatre mois prévu par le dahir du 3 mai 1952 pour
la production par l’imprimeur des justifications d’emploi des papiers à l’usage
privilégié, court à partir de la date de clôture de la déclaration provisionnelle5(1).

Art. 6. - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
officiel.

Rabat, le 8 kaada 1417 (18 mars 1997).

MOHAMMED KABBAJ.

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

5 (1)
Ce délai a été porté à un an par la loi de Finances 2004.

299
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs n° 421-97
du 9 kaada 1417 (19 mars 1997) fixant les conditions particulières de
cession de certains articles d’emballage et accessoires6(1).

LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENTS


EXTÉRIEURS,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration des


douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339 du
25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son article 139, tel qu’il a été
complété par la loi de finances, n° 8-96, pour l’année budgétaire 1996-1997,
ARRETE :

Article premier. - En application des dispositions de l’article 116-6 du


code des douanes et impôts indirects susvisé, la cession, aux exportateurs
des fruits et légumes et des produits de la mer, des articles et accessoires
d’emballage placés sous régimes suspensifs, peut avoir lieu aux conditions
prévues à l’article 2 ci-après7(2).

Art. 2. - 1° Sous réserve des dispositions du 2° ci-après, les articles


d’emballage ainsi que leurs accessoires destinés au conditionnement pour
l’exportation des fruits et légumes et des produits de la mer peuvent être livrés
directement aux exportateurs concernés ou, pour leur compte, le cas échéant,
aux stations d’emballage, sous couvert de factures et/ou de bons de livraison.

Une comptabilité matières doit être tenue par le cédant reproduisant,


notamment, l’identité des cessionnaires ou des stations d’emballage agissant
pour leur compte, les références des factures et/ou bons de livraison, les
espèces, quantités et valeurs des articles et accessoires d’emballage cédés.

Le cessionnaire ou la station d’emballage agissant pour son compte,


tiendra une comptabilité matières, reprenant l’identité du cédant, les références
des factures et/ou bons de livraison, les espèces, quantités et valeurs des
articles et accessoires d’emballages reçus.

Ces comptabilités matières doivent être présentées à première


réquisition des agents de l’administration.

2° Les livraisons réalisées chaque mois civil doivent faire l’objet


de déclarations de cession à souscrire auprès de l’administration par le
cessionnaire, en la forme d’une déclaration d’admission temporaire dûment
signée par le cédant, et garantie par la caution agréée par l’administration, au
plus tard le troisième mois après l’échéance du mois civil concerné(2).
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

6 (1)
Modifié par AMF 2746-97 du 28 joumada II 1418 (31/10/1997).
7 (2)
Les expressions admission temporaire et importation temporaire ont été remplacées par admission
temporaire pour perfectionnement actif et admission temporaire.

300
Aux déclarations de cession seront annexés les factures et/ou bons de
livraison susvisés.

Art. 3. - La responsabilité du cédant vis-à-vis de l’administration ne


cesse qu’après dépôt auprès de cette dernière et acceptation par elle de la
déclaration de cession.

Art. 4. - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
officiel.

Rabat, le 9 kaada 1417 (19 mars 1997).

MOHAMMED KABBAJ.

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

301
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1302-99 du 6 joumada
I 1420 (18 août 1999) modifiant le taux de la majoration applicable au
paiement par obligations cautionnées des droits de douanes et autres
droits et taxes dus à l’importation ou l’exportation.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) tel qu’il a été modifié et complété ;

Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour


l’application du code précité, tel qu’il a été modifié et complété, notamment
son article 216,

ARRETE :

Article premier. – Par modification de l’article 59 du décret susvisé


n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), le taux de la majoration
sur obligations cautionnées prévue par l’article 94, 2° du code des douane
susvisé, est fixé à huit pour cent (8%) l’an.
Art. 2. – Le présent arrêté, qui sera publié au Bulletin Officiel, prendra
effet à compter du 1er septembre 1999.

Rabat, Le 6 joumada I 1420 (18 août 1999).

Fathallah OUALALOU.

Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

302
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1067-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant les conditions de saisine et de fonction­nement
des commissions consultatives en matière douanière8(1).

LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES,


Vu le code des douanes et impôts indirects, relevant de l’Administration
des Douanes et Impôts Indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété,
notamment ses articles 22 bis, 22 ter et 22 quater ;
Vu l’article 216 bis du décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977) pris pour l’application du code précité, tel qu’il a été modifié
et complété,
ARRETE :
Article premier – 1° Les commissions consultatives en matière
douanière telles qu’instituées par les articles 22 bis et 22 ter du code des
douanes précité sont appelées à donner des avis sur les contestations ou
litiges en matière douanière.
Les compétences des commissions consultatives s’étendent,
notamment aux matières douanières suivantes :

- La valeur en douane ;
- L’espèce tarifaire ;
- L’origine des marchandises ;
- L’appréciation de la validité et/ou de l’authenticité des documents
présentés ;
- L’examen de résultats contradictoires d’analyses réalisées sur des
marchandises ;
- L’appréciation des déficits et des excédents par rapport aux
éléments quantitatifs constatés.
2° Le délai de saisine des commissions est de 60 jours à compter de la
date d’enregistrement de la déclaration en douane ou de l’affaire contentieuse
ou de la date de la décision de l’administration suite à un recours administratif :
gracieux ou hiérarchique.

En cas de recours contre l’avis de la commission locale de concertation


lorsqu’il s’agit des cas se rapportant à des aspects de principe, le délai de
saisine de la commission consultative et de recours est de 30 jours à compter
de la date de la notification à l’intéressé de la décision de l’administration prise
suite à l’avis émis par la commission locale de concertation.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

8 (1)
Modifié par arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 863-04 du 24 Rabii I 1425 (14/05/2004) B.O
n° 5226 du 1er/07/2004).

303
Toutefois, en cas de silence de l’administration, après les quinze
(15) jours qui suivent la date de la réunion au cours de laquelle l’avis de la
commission locale de concertation a été exprimé, le délai de saisine de la
commission consultative et de recours court à compter de l’expiration du délai
de 15 jours précité.

Art. 2. - La commission de concertation au niveau de chaque direction


régionale des douanes ou le cas échéant de la circonscription douanière,
telle qu’instituée par l’article 22 bis du code des douanes susvisé se réunit
à l’initiative de son président tous les quinze jours et autant de fois que de
besoin.

Le président fixe la date et l’ordre du jour de la réunion.


Une feuille de présence est signée par les membres siégeant aux travaux
de la commission ainsi que par l’opérateur économique ou son représentant.
Le refus par l’un des membres présents de la commission de signer la feuille
de présence est consigné dans le procès verbal de la réunion.

Art. 3. - La commission consultative et de recours telle qu’instituée par


l’article 22 ter du code des douanes susvisé est présidée par le directeur de
l’ad­ministration des douanes et impôts indirects ou son représentant désigné
à cet effet.

Art. 4. - La commission consultative et de recours se réunit a l’initiative


de son président.

Le président fixe la date et l’ordre du jour et procède à la convocation


des membres.

Une feuille de présence est signée par les membres de la commission


ainsi que par l’opérateur économique ou son représentant. Le refus de
signature de la feuille de présence, par l’un des membres de la commission
ou par l’opérateur économique ou son représentant, est consigné dans le
procès verbal de la réunion.

Art. 5. - Les avis émis par chaque commission concernant les litiges et
contestations en matière douanière font l’objet de procès-verbaux signés par
tous les membres de la commission présents à la réunion, à l’exception de
l’opérateur économique ou de son représentant.

Le refus par l’un des membres présents de la commission, de signer le


procès-verbal est consigné sur ledit procès-verbal.

Une copie dudit procès-verbal est transmise à chacun des membres de


Arrêté du Ministre des Finances

la commission ayant assisté aux délibérations.


Code des Douanes et Impôts Indirects

304
Art. 6. – La commission se réunit valablement en présence du
président, du représentant du département ministériel chargé de la ressource,
du représentant du groupement professionnel concerné et de l’opérateur
économique ou de son représentant.

Toutefois, à la demande de l’opérateur économique ou son représentant


consignée dans le procès-verbal, la commission peut tenir sa réunion en
l’absence du représentant du groupement professionnel concerné.

En cas d’absence de l’opérateur économique ou de son représentant,


il est réputé avoir renoncé à la consultation de la commission sauf justification
admise par l’Administration.

Les délibérations des commissions sont confidentielles. L’opérateur


économique ou son représentant n’y participe pas.

Les avis sont pris par consensus ou, à défaut, à la majorité des voix des
membres présents.

Article 7 - Le siège de la commission de concertation est celui de la


direction régionale des douanes et impôts indirects ou, le cas échéant, de la
circonscription douanière.

Le siège de la commission consultative et de recours est celui de


l’adminis­tration centrale des douanes et impôts indirects.

Article 8 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter du
14 joumada II 1421 (13 septembre 2000).
Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

305
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1068-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant le délai au-delà duquel la déclaration sommaire,
déposée par anticipation, est annulée par l’administration

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 Chaoual 1397 (9 Octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété,
notamment ses articles 49 et 57.

ARRETE :

Article premier - Les déclarations sommaires déposées par anticipation


et reprenant des marchandises devant être débarquées de navires et
d’aéronefs non encore arrivés dans le territoire assujetti, sont annulées par
l’administration à l’expiration des délais ci-après :
- Trente (30) jours pour les marchandises transportées par voie
maritime ;
- Cinq (05) jours pour les marchandises transportées par voie
aérienne.
Les délais ci-dessus sont calculés à compter de la date d’enregistrement
de la déclaration sommaire par anticipation.
Les jours fériés légaux ne sont pas comptés dans ce délai, le samedi
est décompté pour une journée entière.
Art. 2 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.
Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

306
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 733-10 du 18
rabii I 1431 (5 mars 2010) fixant les modalités d’organisation du test
d’aptitude professionnelle pour l’obtention de l’agrément de transitaire
en douane.
LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES,
Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 68-2,
ARRETE
Article Premier : Le test d’aptitude professionnelle pour l’obtention
de l’agrément de transitaire en douane est organisé une fois par an par
l’administration des douanes et impôts indirects au mois d’octobre.
Article 2 : la date et le lieu du test ainsi que la date limite de dépôt
du dossier de candidature sont fixés par décision du directeur général de
l’administration.
La décision du directeur général de l’administration, visée à l’alinéa
précédent, est publiée également dans un journal d’annonces légales deux
mois avant la date du test.
La liste des candidats éligibles au test est publiée sur le site internet de
l’Administration quinze jours après forclusion du délai fixé pour le dépôt des
candidatures.
Article 3 : la commission du test est composée au moins de cinq
personnes dont un président, désignées par le directeur général de
l’administration parmi le personnel de cette administration.
La commission de surveillance est composée au moins de trois personnes
dont un président, désignées par le directeur général de l’administration.
Article 4 : le test d’aptitude professionnelle pour l’obtention de l’agrément
de transitaire en douane sera organisé en une séance de trois heures portant
sur un examen écrit relatif aux matières ci-après :

Matières du test Coefficients

Législation et réglementation douanières 3


Droits et obligation des transitaires 2
Procédures de dédouanement 3
Régimes économiques en douane 2
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Classement tarifaire 3
Traitement des déclarations sur le système informatique de
3
l’ADII

307
Article 5 : Les candidats admissibles à l’examen écrit, dont la liste
est publiée sur le site internet de l’administration, sont convoqués pour un
entretien oral qui porte sur des questions douanières.
Ne sont admis à passer l’entretien oral que les candidats ayant obtenu
au moins une note de 12/20 à l’examen écrit.
Sont réputés avoir réussi au test, les candidats ayant obtenu une
moyenne générale au moins égale ou supérieure à 12/20.
La note finale est calculée en tenant compte d’un coefficient de 2/3 pour
le test écrit et de 1/3 pour l’entretien oral.
La commission de l’examen arrête la liste des candidats admissibles au
test et établit un procès verbal à cet effet. Cette liste est publiée sur le site
internet de l’administration.
Article 6 : Est abrogé l’arrêté du ministre de l’économie et des finances
n° 1070-00 du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant les modalités
d’organisation du test d’aptitude professionnelle pour l’obtention de l’agrément
de transitaire en douane.
Article 7 : Le directeur général de l’administration des douanes et
impôts indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié
au bulletin officiel.

Rabat, le 18 rabii I 1431 (5 mars 2010)

SALAHEDDINE MEZOUAR
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

308
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1071-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant les formes et modalités de tenue des écritures
permettant le suivi des comptes sous régimes économiques en douane
suspensifs.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,


Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration
des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 Chaoual 1397 (9 Octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété,
notamment son article 116 ter,
ARRETE :
Article premier - L’administration tient, pour chaque opération sous
régime économique suspensif, un compte annoté :
- Des espèces, quantités et valeurs des marchandises placées sous le
régime suspensif concerné ;
- Des espèces, quantités et valeurs des marchandises admises en
apurement pour lesquelles des déclarations en détail ont été déposées, ainsi
que, le cas échéant, les espèces, quantités et valeurs des déchets.
Art. 2 - Les soumissionnaires de comptes de régimes économiques
suspensifs tiennent une comptabilité matières par position de nomenclature
tarifaire.
Chaque position de nomenclature tarifaire donne lieu à l’ouverture d’un
compte établi selon le modèle repris en annexe I au présent et qui doit être
annoté:
- des quantités et valeurs des marchandises placées sous le régime
écono­mique suspensif dont il s’agit ;
- des quantités et valeurs des marchandises admises en apurement,
pour lesquelles des déclarations en détail ont été déposées ainsi que, le
cas échéant, des quantités et valeurs des marchandises remises en sous
traitance.
Le compte peut être tenu au poids, au mètre, en volume, en surface ou
en nombre selon la nature des marchandises.
Art. 3 - Les remises en sous traitance doivent être inscrites dans un
registre dont le modèle est repris en annexe II au présent, coté et paraphé par
l’administration et faisant ressortir pour chaque opération :
- les espèces, quantités et valeurs des marchandises livrées ;
- les références (numéro et date de souscription) du (ou des) compte(s)
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

sous­crit(s) pour lesdites marchandises ;


- les numéro et date du bon de livraison ;

309
- la raison sociale et l’adresse du sous-traitant ;
- les quantités des marchandises restituées après transformation ou
complément de main-d’œuvre .
Selon la nature des marchandises, la tenue du registre peut être faite
au poids, au mètre, en volume, en surface ou en nombre .
Art. 4 - Les bénéficiaires des régimes de l’entrepôt de stockage, de
l’entrepôt industriel franc, de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif, de la transformation sous douane ou de l’admission temporaire tiennent
un registre coté et paraphé par l’administration où sont inscrites les opérations
réalisées dans le cadre de l’un de ces régimes, notamment:
- la nature, les valeurs et les quantités des marchandises placées sous
ce régime ;
- la nature, les quantités et valeurs des marchandises admises en apurement
pour lesquelles des déclarations en détail ont été déposées.
Art. 5 - Les opérations réalisées sous les régimes de l’exportation
temporaire pour perfectionnement passif ou de l’exportation temporaire
doivent être inscrites dans un registre coté et paraphé par l’administration,
faisant ressortir, notamment :
- l’espèce, les quantités et les valeurs des marchandises exportées ;
- l’espèce, les quantités et les valeurs des marchandises réimportées
en apure­ment ainsi que, le cas échéant, l’espèce, les quantités et les valeurs
des déchets.
Art. 6 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.
Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

310
Annexe à l’arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1071-00 du
23 Joumada I 1421(24 août 2000) fixant les formes et modalités de tenue
des écritures permettant le suivi des comptes sous régimes économiques
en douane suspensifs.

ANNEXE I : Gestion d’un compte de régime suspensif

N° dans la nomenclature tarifaire


MARCHANDISE
Désignation commerciale

ENTREES SORTIES

Marchandises Marchandises admises


importées ou Références de la déclaration en apurement ou
Références DUM d’apurement
acquises d’importation ou de cession remises en
localement sous traitance

Code Code Code Code


Quantité Valeur Numéro Date Quantité Valeur Numéro Date
régime bureau régime bureau

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

311
ANNEXE II

Opération de sous traitance n°

- Marchandises remises en sous traitance :


1) …………………………………………………………….……………………………….………………………………………
2) …………………………………………………………….……………………………….………………………………………
3) …………………………………………………………….……………………………….………………………………………
- Comptes correspondants aux marchandises remises en sous traitance
(code bureau ; code régime ; numéro ; date) :
…………………………………………………………….……………………………….…………………......……………………

…………………………………………………………….……………………………….………………………......………………

- Raison sociale du sous traitant : ……………………………………………………...……….…

…………………………….………………………………………………………………………………………......………………

…………………………………………………………….……………………………….………………....………………………

…………………………………………………………….……………………………….…………………......……………………

- Adresse ………………………………………….……………………………….………………………………....………
…………………………………………………………….……………………………….…………………………………….....…

- Nature du (ou des) produit (s) compensateurs ………….……………………........……


……………………………………………………………..……………….…….……………………………..………........………

- Bon (s) de livraison n°s ….……………….…… du……….………………………………...........………

Marchandises réceptionnées après complément


de main d’œuvre Marchandises
Marchandises
Quantité restant chez le
remises en sous Marchandises
de produits Date de sous traitant
traitance (1) mises en œuvre
Compensateurs réception (1) – (2)
(2)
réceptionnés
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

312
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1072-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant la valeur des matériels et outillages usagés à
importer, en franchise des droits et taxes, par les marocains résidant à
l’étranger à l’occasion de leur retour définitif.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son article 164 ;
Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour
l’application du code précité, tel qu’il a été modifié et complété, notamment
son article 180,

ARRETE :

Article premier - La valeur des matériels et outillages usagés, visés


au deuxième alinéa de l’article 180 du décret n° 2-77-862 susmentionné, à
importer en franchise totale des droits et taxes par les marocains résidant à
l’étranger ayant exercé une activité lucrative permanente et rentrant défini­
tivement au Maroc, est fixée à cent cinquante mille dirhams (150 000 dh).
Art. 2 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.

Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000)

Fathallah OUALALOU

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

313
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1073-00 du 23 Joumada
I 1421 (24 août 2000) fixant la proportion des produits compensateurs
pouvant être mise à la consommation en suite du régime de l’entrepôt
industriel franc.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects, relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) tel qu’il a été modifié et complété,
notamment son article 134 bis,

ARRETE :

Article premier - En application des dispositions de l’article 134 bis


du code des douanes et impôts indirects précité, est autorisée la mise à la
consommation, en suite du régime de l’entrepôt industriel franc, des produits
compensateurs dans une proportion maximale de 15 % du chiffre d’affaires
annuel à l’exportation, réalisé par l’entreprise durant l’année précédente.
Art. 2 - La mise à la consommation, autorisée en vertu de l’article
premier ci-dessus, s’effectue dans les conditions fixées à l’article 134 ter et au
paragraphe 4 de l’article 141 du code des douanes et impôts indirects.
Art. 3 - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.

Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

314
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1074-00 du 23 Joumada
I 1421 (24 août 2000) accordant la dispense de caution pour certaines
opérations sous régimes économiques suspensifs.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects, relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété,
notamment son article 116-3°b,

ARRETE :

Article premier - En application des dispositions de l’article 116-3°b


du code des douanes et impôts indirects susvisé, les opérations d’importation
sous régimes économiques en douane de matières premières, fournitures,
accessoires et articles de conditionnement restant propriété étrangère,
souscrites par les entreprises exportatrices travaillant pour le compte de
donneurs d’ordres étrangers sont dispensées, dans les conditions fixées
par le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects, de la
production de caution prévue par l’article 116-2 du code des douanes et
impôts indirects.
Art. 2 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.
Fait à Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000).

Fathallah OUALALOU

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

315
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1075-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant le délai pour déclarer les éléments quantitatifs
relatifs à la déclaration provisionnelle.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’admi­nistration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n°1-77-
339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété,
notamment son article 76 bis,

ARRETE :

Article premier - Les éléments quantitatifs relatifs à des importations


ou des exportations ayant fait l’objet de déclarations provisionnelles, doivent
être déclarés à l’administration dans un délai n’excédant pas un mois.
Ce délai court à compter de la date d’enregistrement de la déclaration
provisionnelle.

Art.2 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au bulletin officiel.
Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000).

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

316
Arrêté conjoint du ministre de l’économie et des finances et du ministre de
l’industrie, du commerce et de l’artisanat n° 1124-00 du 23 Joumada I 1421
(24 août 2000) fixant la liste des marchandises admissibles sous les
régimes de l’entrepôt industriel franc et de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif et qui ne se retrouvent pas ou qui ne se retrouvent
que partiellement dans les produits compensateurs.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,


LE MINISTRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT,
Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration
des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir n° 1-77-339 du
25 chaoual 1397 (9 Octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété, notamment
ses articles 134 bis et 135,

ARRETENT:

Article premier - Les marchandises admises sous les régimes de


l’entrepôt industriel franc et de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif qui disparaissent totalement ou partiellement au cours de leur utilisation
et ne se retrouvent pas ou ne se retrouvent que partiellement dans les produits
compensateurs sont :

- La pierre ponce ;

- Les produits chimiques pour le délavage des articles d’habillement ;

- Les produits lessivants ;

- Les produits colorants ;

- Les produits lustrants utilisés dans le secteur de l’agriculture ;

- Les grenailles ;

- Les diluants ;

- Les huiles de lubrification.

Art. 2 - Par dérogation aux dispositions de l’article premier ci-dessus,


et en vue de répondre aux besoins des différents secteurs industriels,
l’administration peut admettre sous les régimes de l’entrepôt industriel franc
et de l’admission temporaire pour perfectionnement actif des marchandises
autres que celles prévues à l’article premier.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

317
La décision de l’administration autorisant ces opérations indique les
conditions auxquelles peuvent être soumises les marchandises ne figurant pas
dans l’article premier.

Art. 3 - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.

Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000)

Le Ministre de l’Industrie, Le Ministre de l’Economie


du Commerce et de l’Artisanat et des Finances

Alami TAZI Fathallah OUALALOU


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

318
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et du
tourisme n° 1437-01 du 16 Joumada I 1422 (6 août 2001) fixant les délais
pour présenter une déclaration complémentaire.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA PRIVATISATION


ET DU TOURISME,
Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de l’admi­
nistration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi
n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 Octobre 1977), tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 76 bis,

ARRETE :

Article premier - Le dépôt de la déclaration complémentaire pour les


importations ou les exportations ayant fait l’objet d’une déclaration simplifiée
doit être effectué dans un délai n’excédant pas trente (30) jours.
Ce délai court à compter de la date d’enregistrement de la déclaration
simplifiée.
Art. 2 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter de la date
de sa publication au Bulletin officiel.
Rabat, le 16 Joumada I 1422 (6 août 2001).

Fathallah OUALALOU

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

319
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et
du tourisme n°444-02 du 30 hija 1422 (15 mars 2002) fixant le taux de
l’intérêt de retard à percevoir en cas de paiement, au-delà des délais
légaux, des droits et taxes prévus par le code des douanes et impôts
indirects relevant de l’administration des douanes et impôts indirects.

LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA


PRIVATISATION ET DU TOURISME,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété;

Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour


l’application du code des douanes et impôts indirects, tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 216,

ARRETE :

Article premier. – Le taux de l’intérêt de retard prévu aux articles 54,


60 et 65 du décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), est fixé
à huit pour cent (8 %) l’an.
Art. 2. – Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.

Rabat, le 30 hija 1422 (15 mars 2002)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

320
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et
du tourisme n°486-02 du 5 moharrem 1423 (20 mars 2002) désignant
les laboratoires chargés de la détermination de la composition et de
tous autres éléments caractéristiques des marchandises et produits
présentés à l’administration des douanes et impôts indirects.

LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA PRIVATISATION


ET DU TOURISME,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété,
notamment ses articles 81, 140, 163, 163 nonies et 192;
Vu le dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
déterminant les quotités applicables aux marchandises et ouvrages soumis
à taxes intérieures de consommation ainsi que les dispositions spécifiques à
ces marchandises et ouvrages, tel qu’il a été modifié et complété, notamment
son article 42,
ARRETE :

Article premier. – Les contestations portant sur l’espèce, la


composition et tous autres éléments caractéristiques des marchandises et
produits présentés à l’administration des douanes et impôts indirects soit
à l’importation et à l’exportation, soit en matière de taxes intérieures de
consommation perçues par cette administration, en suite de fabrication locale,
peuvent être soumises par ladite administration à l’analyse de tout laboratoire
que l’administration juge utile de consulter, notamment à l’un des laboratoires
énumérés ci-après:
1° – Laboratoire de la direction des mines et de la géologie, pour ce qui
concerne les substances minérales et les produits métallurgiques (Casablanca);
2° – Laboratoire métallurgique d’études et de contrôle (Labométal) pour
les produits métallurgiques (Casablanca);
3° – Laboratoire public d’essais et d’études (Casablanca) :

- pour les matériaux de construction destinés aux ouvrages de génie civil.

- pour les matériaux d’emballage et les emballages:


• en papier et carton;
• métalliques ;
• en bois;
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

• en matières plastiques;
• en matières textiles;
• en verre.

321
4° – Laboratoire national de contrôle des médicaments, pour les
médicaments et les substances médicamenteuses (Rabat);
5° – Laboratoire d’analyses et de recherches vétérinaires de Tanger;
6° – Laboratoire d’analyses et de recherches vétérinaires de
Casablanca;
7° – Laboratoire officiel d’analyses et de recherches chimiques de
Casablanca ;
8° – Laboratoire de l’Ecole supérieure des industries du textile et
de l’habillement (ESITH) à Casablanca, pour ce qui concerne les matières
textiles.
Art. 2. – Est abrogé l’arrêté n° 202-86 du 7 joumada II 1406 (17 février 1986)
désignant les laboratoires chargés de la détermination de la composition
et de tous autres éléments caractéristiques des marchandises et produits
présentés à I’administration des douanes et impôts indirects.

Art. 3. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.

Rabat, le 5 moharrem 1423 (20 mars 2002)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

322
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et du
tourisme n° 2182-01 du 7 joumada I 1423 (18 juillet 2002) fixant le délai
au-delà duquel les déclarations en détail dûment enregistrées et n’ayant
reçu aucune suite, peuvent être annulées d’office par l’administration
des douanes et impôts indirects. 9(*)

LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA


PRIVATISATION ET DU TOURISME,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi n°1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété,
notamment son article 78 ter ,

Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour


l’application du code des douanes et impôts indirects, tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 216 bis.

ARRETE :

Article premier - Les déclarations en détail dûment enregistrées auprès


des services de l’administration des douanes et impôts indirects et qui n’ont
reçu aucune suite après l’expiration d’un délai de soixante (60) jours, peuvent
être annulées d’office par l’administration des douanes et impôts indirects,
aux conditions fixées par elle.
Le délai de soixante (60) jours est calculé à compter de la date
d’enregistrement de la déclaration en détail correspondante.
Article 2 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au
Bulletin officiel.

Rabat, le 07 Joumada I 1423 (18 juillet 2002)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

9(*)Le texte en langue arabe a été publié dans l’édition générale du “ Bulletin officiel “ n° 5027 du 25 joumada
I 1423 (5 août 2002).

323
Arrêté du ministre des finances et de la privatisation n°1035-03 du
26 Rabii I 1424 ( 28 Mai 2003) relatif à la déclaration sommaire des
marchandises importées par la voie maritime, aérienne ou à l’entrée
dans les magasins et aires de dédouanement ainsi que les documents
pouvant y être joints.

LE MINISTRE DES FINANCES ET DE LA PRIVATISATION,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment les articles 46, 49-3°, 57-2°
et 63-3°.

ARRETE :

Article premier. - 1° La forme et les énonciations de la déclaration


sommaire des marchandises importées par la voie maritime ou aérienne sont
celles reprises sur le modèle I annexé au présent arrêté.

2° La forme et les énonciations de la déclaration sommaire


d’acheminement et d’entrée des marchandises dans les magasins et aires de
dédouanement, sont celles reprises sur le modèle II annexé au présent arrêté.

Art. 2. - L’administration peut demander au déclarant ou à l’exploitant du


magasin et de l’aire de dédouanement, de joindre à sa déclaration sommaire
le nombre nécessaire d’exemplaires ainsi que les titres de transport et tous
autres documents jugés nécessaires.

Art. 3. - Sont abrogés les arrêtés du ministre chargé des finances


n° 1317-77 du 17 Kaada 1397 (31 octobre 1977), 449-84 du 25 Rejeb 1404
(27 avril 1984) et 1069-00 du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) relatifs au
même objet.

Art. 4. - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.

Rabat, le 26 rabii I 1424 (28 mai 2003)

Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

324
ANNEXE I A L’ARRETE N° 1035-03 DU 26 RABII I 1424 ( 28 MAI 2003)
DETERMINANT LA FORME ET LES ENNONCIATIONS DE LA DECLARATION SOMMAIRE DES MARCHANDISESIMPORTEES
PAR LA VOIE MARITIME, AERIENNE

325
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances ANNEXE II A L’ARRETE N° 1035-03 DU 26 RABII I 1424 ( 28 MAI 2003)
DETERMINANT LA FORME ET LES ENNONCIATIONS DE LA DECLARATION SOMMAIRE D’ACHEMINEMENT ET D’ENTREE
DES MARCHANDISES DANS LES MAGASINS ET AIRES DE DEDOUANEMENT

326
Arrêté conjoint du Ministre des Finances et de la Privatisation et du
Ministre de l’Intérieur n°1300-04 du 24 joumada I 1425 (12 juillet 2004)
fixant la liste des matériels et des équipements spéciaux importés par
la Direction Générale de la Sûreté Nationale en franchise des droits de
douane et des autres droits et taxes dûs à l’importation.

Le Ministre des Finances et de la Privatisation ;

Le Ministre de l’Intérieur.

Vu l’article 164-1° h du code des douanes et impôts indirects promulgué


par dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 Chaoual 1397 (09 Octobre 1977), tel
que modifié et complété ;

Vu l’article 190 bis du décret n° 2-77-862 du 25 Chaoual 1397 (9 Octobre


1977) pris pour l’application du code des douanes et impôts indirects, tel que
modifié et complété,

ARRETENT :
Article premier.- La liste des matériels et des équipements spéciaux,
importés par la Direction générale de la sûreté nationale, en franchise des
droits de douane et des autres droits et taxes dus à l’importation, prévue par
l’article 164-1° h du code des douanes et impôts indirects, est annexée au
présent arrêté.

Art. 2.- Le directeur général de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’application du présent arrêté ci-joint qui sera publié
au Bulletin officiel.

Rabat, le 24 joumada I 1425 (22 juillet 2004)

Le Ministre des Finances Le Ministre de l’Intérieur,


et de la Privatisation,

Fathallah OUALALOU. Al Mustapha SAHEL.


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

327
Liste des matériels et équipements spéciaux importés
par la Direction générale de la sûreté nationale
et éligibles à la franchise douanière

- Le matériel de messagerie électronique :


• matériel intégré pour les réseaux (téléphonie, transmission,
informatique) ;
- Le matériel informatique spécial (de sécurité) :
• matériel servant pour l’édition de la CIN, les fiches anthro­
pométriques, la carte d’immatriculation des étrangers résidant
au Maroc ;
• unités de stockage ;
• unités de sauvegarde ;
• disques magnétiques ;
• matériel d’intégration des fichiers ;
• matériel pour le pilotage des recherches sur base de données ;
• finger Print Reader ;
• flexcan ;
• passport scanners ;
• codeur ;
• routeur cisco ;
• serveurs ;
• high Path ;
- Le matériel de transmission :
• matériel spécifique de codage et protection ;
• matériel d’organisation des liaisons protégées ;
- Les véhicules d’intervention équipés spécial police (Gyrophares,
protection des vitres, sirènes, bariolage, etc.) ;
- Les motocyclettes d’escorte équipées spécial police (Gyrophares,
sirènes, bariolage, système de transmission, etc.) ;
- Le matériel spécial de détection (détecteurs de métaux, d’explosifs,
de narcotiques, etc.) ;
- Le matériel de protection (Gilets pare-balles, serviettes pare-balles,
boucliers, casques de protection, masques à gaz, etc.) ;
Arrêté du Ministre des Finances

- Matériel de radioscopie et de scanning pour bagages, lieux, etc. ;


Code des Douanes et Impôts Indirects

- Matériel de déminage (Robots et appareils servant aux déminages et


à la lutte anti-terroriste et accessoires).

328
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1000-09 du 14 rabii II
1430 (10 avril 2009) fixant les tarifs des produits, services et prestations
rendus par l’administration des douanes et impôts indirects.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu la loi de finances n° 38-07 pour l’année budgétaire 2008, promulguée


par le dahir n° 1-07-211 du 16 hija 1428 (27 décembre 2007), notamment son
article 21 ;

Vu le décret n° 2-07-1263 du 16 hija 1428 (27 décembre 2007) instituant


une rémunération des services rendus par l’administration des douanes et
impôts indirects, notamment son article 2,

ARRETE :

Article premier : Les tarifs des produits, services et prestations rendus


par l’administration des douanes et impôts indirects sont fixés au tableau
annexé au présent arrêté.

Article 2 : Le directeur de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter de la date de sa publication au Bulletin Officiel.

Rabat, le 14 rabii II 1430 (10 avril 2009).

Salaheddine MEZOUAR.

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

329
Annexe à l’arrêté du ministre de l’économie et des finances
n° 1000-09 du 14 rabii II 1430 (10 avril 2009)

NATURE DES PRODUITS, SERVICES ET PRESTATIONS RENDUS PAR


TARIFS
L’ADMINISTRATION DES DOUANES ET IMPOTS INDIRECT
1 Prestations rendues par le service de la reprographie et de
diffusion de l’Administration des Douanes et Impôts Indirects
au profit des tiers :
1.1 Edition des ouvrages, revues et magazines :
- Revue imprimée en couleur format A4 (Intérieur couché Mat
0,50 DH (par page y
135g/m2 et couverture Couché Mat 250g/m2, nombre de
compris couverture)
tirage supérieur ou égal à 1.000 exemplaires)
- Ouvrage imprimé en noir format A4 (Intérieur 80g/m2 et
0,30 DH (par page y
couverture 250 g/m2, nombre de tirage supérieur ou égal à
compris couverture)
1.000 exemplaires)
- Code des douanes et impôts indirects (monochrome) 60 DH
- Réglementation des douanes et impôts indirects (pages
1.500 DH
intérieures en monochrome et classeur)
- Tarif des droits de douane 1.000 DH
- Autres revues, magazines et ouvrages dont le nombre de
tarif conventionnel.
tirage est inférieur à 1 000 exemplaires
1.2 Edition des Imprimés Administratifs :
- Carnet répertoire import (Réf B21) 25 DH
- Carnet répertoire export (Réf B22) 25 DH
- Autorisation achat capsules fiscales (Réf B16) 2 DH
- Certificat d’origine (Réf C9) 3 DH
- Certificat d’origine (Réf C9Bis) 2 DH
- Certificat d’origine Emirats Arabes Unis 2 DH
- Certificat d’origine Ligue Arabe 2 DH
- Certificat d’origine Tunisie 2 DH
- Certificat de circulation (Réf EUR1) 3 DH
- Certificat de circulation (Réf EURMED) 3 DH
- Certificat d’éligibilité (produit textile) accord Maroc- USA 5 DH
- Déclaration d’objets de garantie en bloc (Réf D19) 20 DH
- Tableau des poinçons de titre et de garantie (Réf T1) 3 DH
- Autres Imprimés Administratifs format A4 1 DH (par page)
- Autres certificats et imprimés administratifs Tarif conventionnel
1.3 Edition des imprimés Informationnels et publicitaires :
- Brochure tarif conventionnel
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

- Dépliant tarif conventionnel

330
NATURE DES PRODUITS, SERVICES ET PRESTATIONS RENDUS PAR
TARIFS
L’ADMINISTRATION DES DOUANES ET IMPOTS INDIRECT
- Dossier de couverture avec rabat tarif conventionnel

- Affichage et publicité extérieure (Banderole, affiche) tarif conventionnel

- Autres imprimés informationnels et publicitaires tarif conventionnel

1.4 Gravure dynamique sur ouvrages et supports autres que le


papier :
- Dispositif de scellement pour conteneur 15 DH par unité
- Autres prestations de gravure dynamique tarif conventionnel
1.5 Autres prestations liées à l’activité du service de la reprographie
et diffusion :
- Reprographie de documents tarif conventionnel
- Collage et assemblage tarif conventionnel
- Travaux de conception et préparation de modèle à imprimer tarif conventionnel
tarif conventionnel
- Publication assistée par ordinateur

2- Prestations de formation, stages, assistance en matière


d’ingénierie de formation et de conseil, et autres services
rendus par le Centre de Formation Douanière au profit de
tiers (hormis le cas des formations ou actions réalisées dans
le cadre de conventions de partenariat et de coopération
liant l’Administration des Douanes et Impôts indirects à
d’autres administrations douanières ou autres organismes) :
2.1 Prestations liées à la formation :
- Prestations de formation dans le cadre du cycle international de
tarif conventionnel
formation de base
- Prestations de formation dans le cadre de cycles nationaux de
tarif conventionnel
formation de base
- Prestations de formation dans le cadre des actions de formations
tarif conventionnel
continue ou spécialisée, à caractère présentiel ou à distance
- Autres prestations de formation tarif conventionnel
2.2 Prestations liées à l’ingénierie de formation et à l’assistance :
- Prestations d’ingénierie de formation, d’organisation de
tarif conventionnel
séminaires, de colloques et de conférences
- Prestations pour conseil et assistance pédagogiques, consultation
et expertise en matière de techniques douanières et études de tarif conventionnel
conception et de recherche
- Prestations pour conception et élaboration de supports tarif conventionnel
pédagogiques ou d’autres documents liés à la formation
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

331
NATURE DES PRODUITS, SERVICES ET PRESTATIONS RENDUS PAR
TARIFS
L’ADMINISTRATION DES DOUANES ET IMPOTS INDIRECT

- Autres prestations tarif conventionnel

2.3 Autres services rendus par le Centre de Formation Douanière :


- Location de salles de formation, d’espaces et d’équipements
tarif conventionnel
pédagogiques appartenant au Centre susvisé
tarif
- Autres services
conventionnel
3 - prestation sur l’utilisation par les usagers du système informatique
de l’administration des douanes et impôts indirects.
- parts de la redevance informatique prélevée sur chaque
50 DH
déclaration d’importation et affectée au Budget SEGMA-ADII
4 - prestation sur l’organisation du test d’aptitude professionnelle
pour l’obtention de l’agrément de transitaire en douane.

- frais de dossier et de participation au test d’aptitude professionnelle


500 DH
pour l’obtention de l’agrément de transitaire en douane.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

332
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 690-11 du 20 chaabane
1432 (22 juillet 2011) fixant les catégories du statut de l’opérateur
économique agréé ainsi que la procédure d’octroi de ce statut.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel que modifié et complété, notamment
son article 73 bis ;

Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour


l’application du code des douanes et impôts indirects, tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 53 quater,

ARRETE :

Article premier : L’administration des douanes et impôts indirects


accorde le statut d’opérateur économique agréé (OEA) selon les catégories
citées ci-après :
1 - Statut d’OEA/simplifications douanières : peut être accordé aux
opérateurs qui répondent aux critères de conformités douanières, aux normes
en matière d’archivage des écritures et de solvabilité financière.
Selon le degré de satisfaction des opérateurs aux critères et normes
précités, l’administration accorde des simplifications et des facilités douanières.
Lesdits critères et normes sont appréciés d’après un référentiel établi
par l’administration.
2 - Statut d’OEA/simplifications douanières/sécurité et sûreté : peut
être accordé aux opérateurs qui remplissent les critères exigés pour l’octroi
du statut d’OEA/simplifications douanières et qui appliquent les normes en
matière de sécurité et de sûreté.
Ces critères et normes sont également appréciés d’après un référentiel
établi par l’administration.
Article 2 : Le demandeur du statut de l’OEA doit adresser à
l’administration un dossier comprenant :
1) une demande établie selon le modèle fixé par l’administration
accompagnée :
- des statuts de la société ;
Arrêté du Ministre des Finances

- d’un extrait du registre de commerce (modèle 7) ;


Code des Douanes et Impôts Indirects

- des procès-verbaux de la dernière assemblée générale et de la


réunion du conseil d’administration ;

333
- de la liasse fiscale complète correspondant aux trois derniers
exercices ;
2) un rapport d’audit, et
3) tout autre document jugé nécessaire par l’administration.
Les dossiers ne contenant pas tous les éléments requis seront
considérés irrecevables et le demandeur sera invité, dans un délai de 15
jours, à fournir les informations manquantes.
L’administration accuse réception des dossiers recevables dans un
délai ne pouvant dépasser 30 jours.
Article 3 : Le rapport d’audit précité est élaboré par des cabinets
d’audit privés ou, le cas échéant, par des agents des douanes et ce, dans les
conditions et d’après le référentiel établi à cet effet par l’administration.
Article 4 : Conformément à l’article 53 ter du décret n° 2-77-862
susvisé, le dossier pour le bénéfice du statut de l’opérateur économique
agréé, accompagné du rapport d’audit, sont soumis pour avis à la commission
chargée de l’examen des demandes d’octroi du statut de l’OEA.
Cette dernière peut demander la production de tous autres documents
jugés nécessaires.
Article 5 : Sur la base de l’avis favorable émis par la commission
précitée, une décision du directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects, qui fixe la nature de la catégorie du statut OEA octroyé et les
facilités et avantages consentis, est accordée pour une durée d’une année,
renouvelable par tacite reconduction.
A l’issue de ladite période, une nouvelle demande doit être déposée et
examinée dans les mêmes conditions susvisées.
Article 6 : L’administration contrôle, selon les modalités fixées par elle,
le respect par l’opérateur économique agréé, des conditions et critères ayant
conduit à son agrément.
Article 7 : Le directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
Rabat, le 20 chaabane 1432 (22 juillet 2011).

Salaheddine MEZOUAR
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

334
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 691-11 du
20 chaabane 1432 (22 juillet 2011) fixant la composition et les conditions
de fonctionnement de la commission chargée de l’examen des demandes
du statut de l’opérateur économique agréé.
LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES ,
Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l›administration
des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel que modifié et complété, notamment
son article 73 bis ;
Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour
l’application du code des douanes et impôts indirects, tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 53 ter,

ARRETE :
Article premier : Il est institué auprès du directeur général des douanes
et impôts indirects une commission, appelée à statuer sur les dossiers d’octroi
et du retrait du statut de l’opérateur économique agréé prévu par l’article 73
bis du code des douanes et impôts indirects susvisé.
Cette commission, présidée par le directeur général de l’administration
des douanes et impôts indirects ou son représentant, est composée :
- des directeurs centraux de l’administration ;
- des directeurs régionaux de l’administration ;
- un rapporteur.
Le président de la commission peut faire appel, au besoin, à l’assistance
de toute personne dont l’apport technique est jugé utile.
La commission se réunit à l’initiative de son président et autant de fois
que de besoin.
Les décisions prises par la commission feront l’objet d’un procès-verbal
qui doit être signé par tous ses membres.
L’administration notifie à l’intéressé la décision d’agrément dans les
vingt jours qui suivent la date de la réunion au cours de laquelle cette décision
a été prise.
Article 2 : Le directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Rabat, le 20 chaabane 1432 (22 juillet 2011).

Salaheddine MEZOUAR

335
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1053-11 du
17 joumada I 1432 (21 avril 2001) fixant la partie des marchandises à
mettre à la consommation en suite du régime de l’entrepôt de stockage.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES ,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l›administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 130-2°,

ARRETE :
Article premier : En application des dispositions de l’article 130-2°-d
du code des douanes et impôts indirects précité, est autorisée la mise à la
consommation des marchandises importées initialement sous le régime de
l’entrepôt de stockage, qu n’ont pas pu être placées sous l’un des régimes
suspensifs de transformation pour l’exportation de produits compensateurs et
ce, dans une proportion maximale fixée à 15% des quantités importées.
Article 2 : Le directeur général de l’administration des douanes et
impôts indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié
au Bulletin officiel.
Rabat, le 17 joumada I 1432 (21 avril 2011).

Salaheddine MEZOUAR
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

336
Arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n°3414-12 du
15 kaada 1433 (2 octobre 2012) fixant le délai de dépôt de la
déclaration sommaire.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel que modifié et complété, notamment
ses articles 49-1, 57-1 et 203 bis°.

ARRETE :

Article premier -  La déclaration sommaire des marchandises


importées par voie maritime doit être déposée par procédé informatique dans
les délais ci-après :

- au moins 24 heures avant l’arrivée du navire dans le port;

- au plus tard, au moment du départ du navire du dernier port desservi


si la durée du voyage est inférieure à 24 heures.

Art. 2 - La déclaration sommaire des marchandises importées par voie


aérienne doit être déposée par procédé informatique dans les délais ci-après :

- au moins 4 heures avant l’arrivée de l’aéronef ;

- au plus tard au moment du décollage de l’aéronef du dernier aéroport


desservi si la durée du vol est inférieure à 4 heures.

Art. 3 - En cas de dysfonctionnement du système informatique de


l’administration, la déclaration sommaire est déposée sur support papier dès
l’arrivée du navire ou de l’aéronef. Le dépôt de ladite déclaration sommaire
s’effectue dès le rétablissement dudit système.

Art. 4 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel.

Rabat, le 15 kaada 1433 (2 octobre 2012)

LE  MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Nizar BARAKA
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

337
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 913-15 du
15 joumada I 1436 (6 mars 2015) relatif au dépôt par procédés
informatiques des déclarations en détail , des acquits à caution et
des documents y annexés.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES,

Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration


des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) tel que modifié et complété, notamment,
son article 203 bis ;

Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris


pour l’application du code des douanes et impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects précité, tel que modifié et
complété, notamment son article 216 bis ;

Vu l’arrêté du ministre des finances n° 1319-77 du 17 kaada 1397 (31


octobre 1977) relatif aux déclarations en douane autres que sommaires,

ARRETE :

TITRE PREMIER
MODALITES DE DEPÔT PAR PROCEDES INFORMARIQUES DES
DECLARATIONS EN DETAIL, DES ACQUITS A CAUTION ET DES
DOCUMENTS Y ANNEXES

Article premier -  La dépôt des déclarations en détail, des acquits à


caution et des documents y annexés, est matérialisé par la transmission, au
système informatique de l’administration des douanes et impôts indirects :

- des énonciations de la déclaration, telles que prévues par l’arrêté


susvisé n° 1319-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977) ;

- des indications complémentaires fixées, le cas échéant, par le


directeur de l’administration, pour l’application des droits et taxes, des
régimes douaniers et des différentes législations pour l’exécution desquelles
l’administration apporte son concours.

Les modalités techniques de cette transmission sont fixées par le


directeur de l’administration.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Sont dispensées des formalités de dépôt, telles que définies aux alinéas
précédents, les déclarations conventionnelles et les déclarations couvrant les
marchandises et objets sans caractère commercial.

338
Art. 2 - Dès validation des énonciations de la déclaration par le déclarant,
le système informatique de l’administration affecte un numéro d’identification
à cette déclaration.
Art 3 - Dès signature de la déclaration, comme indiqué aux articles 7, 8 et
9 ci-après, elle est automatiquement déposée dans le système informatique de
l’administration et son enregistrement est automatiquement confirmé et daté.
Le dépôt de la déclaration dans le système informatique de
l’administration vaut engagement de son signataire conformément aux
dispositions en vigueur en ce qui concerne :
- l’exactitude de ses énonciations ;
- l’authenticité des documents y annexés, et
- le respect de l’ensemble des obligations inhérentes au placement des
marchandises en cause sous le régime déclaré.
Art. 4 - Les documents prévus à l’article 8 de l’arrêté précité n° 1319-77
du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977) doivent être numérisés et déposés dans
le système informatique de l’administration.
Ces documents doivent être :
- authentifiés conformément à l’article 7 ci-après ;
- établis dans le format fixé par l’administration ;
- liés à une seule déclaration, sauf dans les cas autorisés par l’administration.

Les documents déposés sont affectés des références d’enregistrement de


la déclaration à laquelle ils se rapportent et de la date et l’heure de leur dépôt.

Art. 5 - En tant que de besoin, l’administration peut exiger la présentation


d’une version papier de la déclaration enregistrée et de ses documents annexes.
Art. 6 - Lorsque, pour quelque cause que ce soit, l’accès au système
informatique de l’administration est interrompu, les déclarations et leurs
documents annexes sont déposés sous format papier.
Après rétablissement du système susvisé, les déclarations et leurs
documents annexes sont déposés conformément aux dispositions précédentes.

TITRE II
SIGNATURE DES DECLARATIONS EN DETAIL, DES ACQUITS A
CAUTION ET DES DOCUMENTS ANNEXES

Art. 7 – les déclarations en détail et les acquits à caution visés à l’article


Arrêté du Ministre des Finances

203 bis du code des douanes et impôts indirects, déposés dans le système
Code des Douanes et Impôts Indirects

informatique de l’administration, sont signés conformément aux dispositions


de la loi n° 53-05 relative à l’échange électronique de données juridiques et
ses textes d’application.

339
Les copies numérisées des documents annexés aux déclarations
doivent être authentifiés par apposition d’une signature conformément aux
dispositions de la loi n° 53-05 précitée.
Art. 8 – 1°) Lorsqu’il s’agit de marchandises à placer sous un
régime suspensif, la déclaration doit comporter, en sus de la signature du
soumissionnaire, celle de la caution.
2°) Lorsqu’il s’agit d’une déclaration de cession de marchandises sous
un régime suspensif, cette dernière doit comporter l’engagement solidaire du
soumissionnaire et de la caution ainsi que l’accord du cédant. Cet engagement
et cet accord sont matérialisés par la signature de la déclaration par les trois
parties.
3°) La signature du soumissionnaire, de la caution et, le cas échéant,
du cédant doit s’effectuer conformément aux dispositions de la loi n° 53-05
précitée.
4°) La signature de la caution prévue aux alinéas 1° et 2° du présent
article, n’est pas exigée lorsque l’engagement solidaire, visé à l’article 116-
2° du code des douanes et impôts indirects, est établi conformément aux
dispositions d’une convention conclue avec l’administration.
5°) Lorsque la déclaration et les documents annexes sont signés sous
la responsabilité du soumissionnaire par une personne habilitée, il est porté à
la connaissance de l’administration cette habilitation par le dépôt d’un mandat
établi dans la forme et les conditions fixées par le directeur de l’administration.
Art. 9 – les dispositifs de création de signature électronique acceptés
par l’administration sont délivrés par les prestataires agréés à cet effet par les
autorités compétentes.
Dans les mêmes conditions, il est utilisé un parapheur électronique de
création de signatures électroniques, permettant la signature par plusieurs
personnes de l’ensemble ou d’une partie d’un acte de déclaration ainsi que
l’un ou l’ensemble des documents joints à cet acte sans en altérer l’intégrité.

TITRE III
CONSERVATION DES DOCUMENTS DEPOSES
PAR PROCEDES INFORMATIQUES

Art. 10 – Toute personne qui détient les documents dont la production


est nécessaire pour l’application des dispositions régissant le régime douanier
sous lequel la marchandise est déclarée, assure, pendant la durée légale de
conservation :
- l’authenticité de l’origine et l’intégrité du contenu des documents sous
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

forme originale, papier ou électronique ainsi que leur lisibilité.


Lorsque le document est électronique, il doit être conservé dans la
forme et les conditions fixées par la législation applicable en la matière.

340
- la conservation du document visé par l’administration, en faisant
apparaître de manière certaine et lisible le visa apposé et sa date.
- la communication, à toute réquisition des agents de l’administration,
des documents exigés, sous leur forme originale, papier ou électronique.

Art.11 – Le présent arrêté abroge et remplace, dès son entrée en


vigueur, l’arrêté du ministre des finances n° 1789-91 du 19 joumada II 1412
(26 décembre 1991) relatif au dépôt des déclarations en détail par procédés
informatiques.

Art.12 – le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution de cet arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel et
prendra effet à compter du 1er janvier 2016.

le 15 joumada I 1436 (06 mars 2015)

LE  MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

MOHAMMED BOUSSAID

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

341
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n°634-16 du 24
joumada I 1437 (4 mars 2016) fixant la liste des marchandises saisies
devenues propriété de l’administration ou considérées comme
abandonnées en douane pouvant être cédées, à titre gracieux, à
l’Administration de la Défense nationale et aux administrations
chargées de la sécurité publique.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et
complété ;

Vu le décret n°2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour


l’application du code des douanes ainsi que des impôts indirects, tel qu’il a
été modifié et complété, notamment ses articles 214 bis et 214 sexies,

ARRETE :

Article premier -  La liste des marchandises saisies devenues propriété


de l’administration ou considérées comme abandonnées en douane pouvant
être cédées, à titre gracieux, à l’Administration de la Défense nationale et
aux administrations chargées de la sécurité publique, est annexée au présent
arrêté.

Art. 2 - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts


indirects est chargé de l’application du présent arrêté qui sera publié au
Bulletin officiel.

Rabat, le 24 joumada I 1437 (4 mars 2016)

MOHAMMED BOUSSAID
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

342
Liste des marchandises pouvant être cédées, à titre gracieux,
à l’Administration de la Défense nationale et aux administrations
chargées de la sécurité publique

Moyens Nautiques :
- zodiacs ;
- jets ski ;
- cormorans ;
- embarcations de plaisance ;
- go fast.

Equipements et accessoires nautiques :


- moteurs hors-bord ;
- voiliers ;
- gilets de sauvetage.

Equipements de protection :
- gilets pare-balles ;
- casque ;
- masques à gaz ;
- boucliers.

Moyens aériens et de navigation :


- drones ;
- hélicoptères ;
- parachutes ;
- boussoles ;
- cartes topographiques.

Munitions.

Armes blanches :
- sabres ;
- épées ;
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

- lances ;
- couteaux à cran d’arrêt ;
- bâtons de défense ;

343
- coups de poing américains ;
- baïonnettes ;
- arbalètes.

Armes à propulsion et produits chimiques :


- explosifs ;
- matériaux inflammables ;
- aérosols incapacitants ;
- fumigènes ;
- solvants et gaz lacrymogènes ;
- substances chimiques et toxiques (acides, batteries...) ;
- jeux d’artifices et pétards ;
- fusées de détresse ;
- détecteurs des métaux.

Equipements d’arts martiaux et accessoires :


- étuis d’armes ;
- huiles de nettoyage des armes ;
- cibles pour entrainement de tir.

Moyens de communication et de télédétection :


- talkies-walkies ;
- lunettes avec caméra cachée ;
- appareils de télécommunication.

Matériel de campement :
- tentes ;
- lits de camps ;
- jumelles ;
- torches.

Equipements de défense :
- menotte ;
Arrêté du Ministre des Finances

- bâton électrique ;
Code des Douanes et Impôts Indirects

- matraque ;
- bâtons de défense.

344
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 3176-16 du
17 ramadan 1438 (12 juin 2017) fixant les documents constitutifs du
dossier d’octroi des décisions anticipées ainsi que les modalités
d’octroi des décisions anticipées.

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et
complété, notamment, son article 45 ter ;

Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour


l’application du code des douanes et impôts indirects précité, notamment son
article 216 bis;

ARRETE :

CHAPITRE PREMIER
PROCEDURE DE DEPOT DES DEMANDES D’OCTROI
DES DECISIONS ANTICIPEES

Section première

Forme et contenu des demandes d’octroi des


décisions anticipées

Article premier -  La demande visée à l’alinéa premier du 2° de


l’article 45 ter du code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi
n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et
complété, doit être établie sur un formulaire conforme à l’un des modèles
annexés au présent arrêté et adressée à l’administration.

Art. 2 - La demande doit concerner une seule marchandise, contenir


les informations requises et être accompagnée des documents visés à l’article
3 ci-après.

Section II

Documents constitutifs du dossier de la demande d’octroi des


décisions anticipées
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

Art. 3 – Le dossier de demande de la décision anticipée doit contenir


notamment, les renseignements et les documents suivants :

345
a) les renseignements et les documents communs à toutes les
demandes d’octroi de la décision anticipée :

- Les noms, adresse du demandeur et le numéro du registre du


commerce ;

- La dénomination commerciale ou technique des marchandises ;

- La description détaillée des marchandises ;

- Le cas échéant, la composition de la marchandise ainsi que les


méthodes d’examen, éventuellement utilisées pour sa détermination ;

- Les échantillons, photographies, plans, catalogues, copies d’ouvrages


techniques, brochures, résultats d’analyses effectuées au laboratoire ou toute
autre documentation se rapportant à la composition des marchandises et aux
matières qui les composent et, de nature, à illustrer le procédé de fabrication
ou de transformation subies par ces matières, ou tout autre document
susceptible d’aider l’administration à déterminer le classement tarifaire ou
l’origine des marchandises ou leur méthode d’évaluation;

- L’indication si les marchandises en question font l’objet d’un processus


de vérification ou de contrôle de leur classement tarifaire ou de leur origine
ou de leur méthode d’évaluation, de toute procédure de recours administratif
ou juridictionnel, ou toute saisine des commissions consultatives en matière
douanière;

- L’indication si la demande se rapporte à une marchandise dont le


classement tarifaire, l’origine ou les méthodes d’évaluation ont fait l’objet
d’une décision anticipée en cours de validité;

- Une déclaration sur l’honneur faisant ressortir que la demande de


la décision ancipitée n’est pas en cours d’examen devant des bureaux de
douane et ne fait l’objet d’aucun litige judiciaire ;

- le cas échéant, le caractère confidentiel de tout renseignement


concernant la marchandise, au vu du public ou des administrations ;

- l’indication que, à sa connaissance, des décisions anticipées n’ont


pas été délivrées pour des marchandises ou des matières identiques ou
similaires ;

b) les renseignements et les documents concernant les demandes


relatives au classement tarifaire :

- le classement envisagé, le cas échéant, pour les marchandises


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

concernées ;

- la base légale du classement de ces marchandises.

346
c) les renseignements et les documents concernant les demandes
relatives aux règles d’origine :

- le pays d’origine envisagé pour les marchandises concernées ;

- le cadre juridique retenu, précisant si la décision anticipée est


demandée dans le cadre de l’origine non préférentielle ou de l’origine
préférentielle;

- Les conditions qui permettent de déterminer l’origine, les matières


mises en œuvre et leurs origines, leurs classements tarifaires, leurs valeurs
ainsi qu’une description des circonstances qui ont permis de satisfaire aux
conditions d’acquisition de l’origine (règles relatives au changement de
position tarifaire, à la valeur ajoutée, à la description de l’ouvraison ou de la
transformation, ou toute autre règle spécifique); la règle d’origine précisément
appliquée doit être mentionnée.

d) Les renseignements et les documents concernant les demandes


relatives aux méthodes d’évaluation :

- une description de la nature de la (des) transaction(s), notamment le


contrat et les modalités de vente ;

- le lien éventuel existant entre les parties ;

- autres renseignements et documents déterminés, suivant la nature de


la demande notamment l’existence d’une commission, d’un accord de licence/
redevance et tout autre renseignement pertinent aux fins de déterminer la
valeur en douane.

L’administration peut demander la traduction des documents annexés


à la demande de la décision anticipée.

Art. 4 – Lorsque la demande de décision anticipée ne contient pas


tous les éléments nécessaires pour permettre à l’administration de prendre
sa décision, cette dernière invite l’intéressé à fournir les informations
complémentaires.

Section III

Retrait des demandes d’octroi des décisions anticipées

Art. 5 – La demande de décision anticipée peut être retirée par la


personne intéressée à tout moment.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

347
CHAPITRE II
OCTROI DES DECISIONS ANTICIPEES

Section première

Délai de prise de la décision anticipée

Art. 6 – Conformément aux dispositions du troisième alinéa du 2° de


l’article 45 ter du code des douanes ainsi que des impôts indirects précité,
l’administration dispose d’un délai de 150 jours pour prendre sa décision à
partir de la réception de la demande de l’intéressé.

Toutefois, dans le cas visé à l’article 4 ci-dessus, le délai de 150 jours


précité, prend effet à partir du moment où l’administration dispose de tous les
éléments de réponse nécessaires.

Art. 7 – le refus d’octroi de la décision anticipée dans les délais prescrits


doit être motivée et notifiée à l’intéressé.

Section II

Date d’effet de la décision anticipée

Art. 8 – la décision anticipée est notifiée à l’intéressé à l’adresse fournie


dans sa demande et publiée, conformément aux dispositions du dernier alinéa
du 2° de l’article 45 ter du code des douanes ainsi que des impôts indirects
précité, par l’administration par tous les moyens, notamment, au «Bulletin
officiel» ou dans un journal d’annonces légales ou administratives.

CHAPITRE III
ANNULATION DE LA DECISION ANTICIPEE

Art. 9 – La décision d’annulation ne s’applique pas aux marchandises


importées avant sa date d’entrée en vigueur.

Art. 10 – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects


est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter de la
date de sa publication au Bulletin Officiel.

Rabat, le 17 ramadan 1438 (12 juin 2017)


Arrêté du Ministre des Finances

Mohammed BOUSSAID
Code des Douanes et Impôts Indirects

348
Arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la réforme de
l’administration n° 3480-19 du 7 rabii I 1441 ( 5 novembre 2019) portant
dispense de l’obligation de dépôt des déclarations de mise en œuvre et de
production pour les producteurs de certaines matières fiscales.

LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES ET DE LA


RÉFORME DE L’ADMINISTRATION,

Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de


l’administration des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment son article
187-1°.

ARRETE :

Article premier : En application des dispositions de l’article 187-1° du


code des douanes ainsi que des impôts indirects susvisé, sont dispensés de
l’obligation de dépôt de la déclaration de mise en œuvre et de la déclaration
de production, les producteurs des limonades, des eaux gazeuses ou non
gazeuses, des eaux minérales, des eaux de table ou autres aromatisées ou
non aromatisées, des tabacs manufacturés.

Article 2 : Le directeur général de l’administration des douanes et


impôts indirects est chargé de l’application du présent arrêté qui sera publié
au Bulletin officiel.

Rabat, le 7 rabii I 1441 (5 novembre 2019)

MOHAMED BENCHAABOUN

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

349
Formulaire n° 1
Demande d’octroi de la décision anticipée en matière de classement
tarifaire des marchandises1

1. Demandeur (nom, adresse, raison sociale et n° de RC)

Réservé à l’administration
Numéro d’enregistrement :
Lieu de réception :
Date de réception : Année  Mois  Jour 
Images à scanner : Oui  Non 
Date de délivrance : Année  Mois  Jour 
Agent chargé de la délivrance :
Tous les échantillons restitués : 

2. Description des marchandises2

3. Pièces jointes afin de déterminer le classement des marchandises3

Echantillons4  Photographies  Plans  Catalogues  Analyses  Autres 

NB : les frais engagés par l’administration des douanes à la suite d’analyses ou de la restitution
des échantillons sont à la charge du demandeur.

4. Désignation commerciale ou technique et renseignements complémentaires5

5. Classement envisagé par le demandeur (codification dans le tarif du droit


d’importation)

1 Il n’est possible de présenter une demande de décision anticipée que pour une opération d’importation ou
d’exportation réellement envisagée.
2 Description de la marchandise telle qu’elle sera présenté au moment de l’opération de dédouanement avec
mention de son genre, de son état, de son conditionnement (notamment de son emballage) et de son emploi,
y compris la composition et - pour les marchandises composées de différentes substances - la proportion en
poids (%) des différents composants et mentionner, le cas échéant, les liens vers des sites Internet.
3 Veuillez indiquer quelles sont les pièces jointes conformément à la case 3 de la présente demande ou les
renseignements complémentaires obtenus par l’administration qui doivent être considérées comme confi-
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

dentielles
4 Seuls les échantillons qui n’ont pas étés détruits lors de l’examen peuvent être récupérés, sur demande
expresse, de l’intéressé.
5 L’administration des douanes peut à tout moment demander des informations ou des documents complémen-
taires qu’elle estimera indispensable pour la recevabilité de la demande.

350
6. Règle(s) générale(s) interprétative(s) considérée(s) comme applicable(s) aux fins du
classement envisagé. (Ici, le demandeur peut en outre fournir tout renseignement com-
plémentaire justifiant le classement envisagé dans la case 5.)

7. Avez-vous déjà effectué une demande de décision anticipée pour des marchandises
identiques ou similaires ? Et ou s’agit-il des marchandises pour lesquelles des importa-
tions ou des exportations ont été déjà effectuées

Oui  Non 
Dans l’affirmative, veuillez préciser les références et les dates

8. Avez-vous connaissance de l’existence d’une décision anticipée pour des marchan-


dises identiques ou similaires ?

Oui  Non 
Dans l’affirmative, veuillez préciser les références et les dates

9. Savez-vous si les marchandises font l’objet d’un processus de vérification du clas-


sement ou de toute procédure de réexamen ou de recours administratif, consultatif ou
juridictionnel ?

Oui  Non 
Dans l’affirmative, veuillez préciser

10. Indiquez le ou les bureaux de douanes par lesquels vous envisagez d’importer ou
d’exporter les marchandises en question

Note importante
En signant la déclaration, le demandeur assume la responsabilité de l’exactitude et du
caractère complet des renseignements figurant sur le présent formulaire et sur toute(s)
feuille(s) éventuellement destinée(s) à compléter celui-ci. Le demandeur accepte que
ces informations et les éventuelles photographies, esquisses, brochures, etc. puissent
être enregistrées dans une base de données de l’administration et que ces informations,
y compris les éventuelles photographies, esquisses, brochures, etc., soumises avec la
demande ou obtenues (ou susceptibles d’être obtenues) par l’administration et qui n’ont
pas été spécifiées comme étant confidentielles dans la case 4 de la présente demande
puissent faire l’objet d’une diffusion publique sur l’Internet.

Je déclare que tous les renseignements et déclarations portés sur le présent formulaire
ainsi que toutes pièces jointes à ce formulaire sont authentiques, exacts et complets.

Signature du représentant légal :

Date :

Téléphone : Télécopie : Adresse de courrier électronique :


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

* Si vous avez besoin de plus de place, veuillez joindre un feuillet supplémentaire

351
Formulaire n° 2
Demande d’octroi de la décision anticipée en matière
d’origine des marchandises1

1. Demandeur (nom, adresse, RC) Réservé à l’administration


Date de réception :
Date de délivrance :

2. Importateur, exportateur ou producteur (nom, adresse, RC)

3. Cadre juridique (préférentiel/non préférentiel)

4. Description des produits 5. Classement tarifaire des


produits

6. Description des matières utilisées pour la 7. Règle considérée comme


fabrication devant être respectée

Preuve de
Matières SH Origine Valeur
l’origine

8. Pays d’origine envisagée par le demandeur :


Pays d’origine : Pays d’exportation :
Pays d’importation :

9. Pièces jointes présentées afin de contribuer à la détermination de l’origine des


marchandises

Echantillons  Photographies  Plans  Catalogues  Autres 

10. Désignation commerciale et renseignements complémentaires

11. Avez-vous déjà effectué une demande de décision anticipée pour des marchandises
identiques ou similaires ?

Oui  Non 

Dans l’affirmative, veuillez préciser


Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

1 Il n’est possible de présenter une demande de décision anticipée que pour une opération d’importation ou
d’exportation réellement envisagée.

352
12. Avez-vous connaissance de l’existence d’une décision anticipée pour des marchan-
dises identiques ou similaires ?

Oui  Non 

Dans l’affirmative, veuillez préciser


13. Les marchandises font-elles l’objet d’un processus de vérification de l’origine ou de
toute procédure de réexamen ou de recours auprès d’un organisme gouvernemental ou
d’un tribunal ou cour d’appel ?

Oui  Non 

Dans l’affirmative, veuillez préciser

Je déclare que tous les renseignements et déclarations portés sur le présent formulaire
ainsi que toute pièce jointe à ce formulaire sont, pour autant que je sache, authentiques,
exacts et complets.

Signature du demandeur :

Date :

Téléphone : Télécopie : Adresse de courrier électronique :

Arrêté du Ministre des Finances


Code des Douanes et Impôts Indirects

353
Formulaire n° 3
Demande d’octroi de la décision anticipée en matière
d’évaluation des marchandises1

Informations relatives au demandeur


Personne physique  Personne morale 
Nom ou raison sociale :

Centre RC : N° RC :

Adresse :

Activité :

Informations relatives à la marchandise


Description de la marchandise2 :

Désignation commerciale ou technique de la marchandise :

Informations relatives à la demande


Pièces jointes

Echantillons3 Photographies Plans Catalogues Analyses Contrat4 Autres


NB : les frais engagés par l’administration des douanes à la suite d’analyses ou de la restitu-
tion des échantillons sont à la charge du demandeur.

Existence de lien entre


Importateur/Fournisseur Oui  Non  Si oui nature de lien5

Cadre juridique (régime


préférentiel ou non)

1 Il n’est possible de présenter une demande de décision anticipée que pour une opération d’importation ou
d’exportation réellement envisagée.
2 Description de la marchandise telle qu’elle sera présentée au moment de l’opération de dédouanement avec
mention de son genre, de son état, de son conditionnement (notamment de son emballage) et de son emploi,
y compris la composition et - pour les marchandises composées de différentes substances - la proportion en
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

poids (%) des différents composants et mentionner, le cas échéant, les liens vers des sites Internet.
3 Seuls les échantillons qui n’ont pas été détruits lors de l’examen peuvent être récupérés, sur demande
expresse, de l’intéressé.
4 A préciser.
5 Préciser la nature du lien au sens de l’article 20 nonies du code des douanes.

354
Classification tarifaire :

Pays d’origine Pays de provenance

Détails des références importées6

Unité de facturation Poids de l’unité de


(m, kg,…etc) facturation

Quantité à importer Valeur à déclarer Valeur unitaire à déclarer7

Mode de livraison :
(Incoterms)

Mode de transport

Engagement de l’importateur

Je certifie que les renseignements contenus dans ce formulaire ainsi que ceux figurant
sur les documents y annexés, sont exacts et j’assume toute la responsabilité en cas
d’anomalies ou de découvertes de fausses indications.

Signature du demandeur :

Date :

Téléphone :

Télécopie :

Adresse :

E-mail :

Réservé à l’administration
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects

6 A préciser la nature si la marchandise importée comprend plusieurs références


7 Valeur à préciser pour chaque référence si les pris unitaires sont différents.

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