Code Des Douanes Et Impôts Indirects
Code Des Douanes Et Impôts Indirects
Edition 2022
Sommaire
Arrêtéduministredesfinancesetdesinvestissementsextérieurs
n° 1773-95 du 24 moharrem 1416 (23 Juin 1995) fixant les
conditions de contrôle, de surveillance et de fonctionnement
291
de l'entrepôt Industriel franc ......................................................
Dahir 1-77-339
approuvant le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant
de l’administration des douanes et impôts indirects.(1)
Que l’on sache par les présentes – puisse Dieu en élever et en fortifier
la teneur !
Article Premier. – Est approuvé, tel qu’il est annexé au présent dahir, le
code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de l’administration
des douanes et impôts indirects.
Art. 2. – Les dispositions de ce code prendront effet à compter du
31 Décembre 1977.
Art. 3. – Sont abrogées, à partir de la date prévue à l’article 2 ci-dessus,
toutes dispositions contraires audit code, notamment :
– l’arrêté viziriel du 13 Chaoual 1336 (22 Juillet 1918) conférant aux
intéressés la faculté de fournir eux-mêmes leurs formules de déclaration en
douane,
- l’arrêté viziriel du 17 Safar 1337 (23 Novembre 1918) relatif au crédit
des droits sur les marchandises déclarées en douane,
– le dahir du 12 Rebia I 1337 (16 Décembre 1918) sur les douanes,
– l’arrêté viziriel du 19 Rebia II 1338 (10 Janvier 1920) relatif à
l’expertise en matière de fausse déclaration d’origine des marchandises
déclarées en douane,
– l’arrêté viziriel du 26 Joumada I 1339 (5 Février 1921) fixant les
jours et heures d’ouverture des bureaux des douanes, ainsi que des magasins
du service de l’aconage et du magasinage ou des sociétés concessionnaires
de ce monopole,
– le dahir du 20 Rebia II 1340 (21 Décembre 1921) relatif au crédit des
droits sur les marchandises déclarées en douane,
– le dahir du 2 Chaoual 1340 (30 Mai 1922) réglementant les ventes
de marchandises abandonnées en douane à Casablanca,
(1)
B.O n° 3389 bis du 13-10-77
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 – le dahir du 23 Chaabane 1348 (24 Janvier 1930) instituant, en faveur
de certaines industries, des crédits à long terme pour les droits de douane et
taxes intérieures de consommation,
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Code des Douanes et Impôts Indirects
– le dahir n°1-59-252 du 2 Rebia I 1379 (5 Septembre 1959) relatif
Dahir 1-77-339
à la répression des fausses déclarations dans la valeur en douane des
marchandises importées, exportées ou placées sous un régime suspensif,
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration des
douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et complété (1)
TITRE PREMIER
PRINCIPES GENERAUX
CHAPITRE PREMIER
Généralités
Article Premier - Au sens du présent code et des textes pris pour son
application, on entend par :
a) «territoire douanier» : le territoire national y compris les eaux
territoriales;
b) «territoire assujetti» : la partie terrestre du territoire douanier, y
compris les ports, les rades, les plates-formes “offshore” ainsi que les dragues
et équipements similaires circulant ou opérant dans les eaux territoriales et
toute autre installation située dans les eaux territoriales et définie par décret,
à l’exclusion des zones d’accélération industrielle ;
c) «zones d’accélération industrielle» : des zones constituées dans le
territoire douanier, soustraites à tout ou partie des lois et règlements douaniers ;
d) « importation» : l’entrée sur le territoire assujetti de marchandises en
provenance de l’étranger ou des zones d’accélération industrielle ;
e) «mise à la consommation» : le régime douanier qui permet aux
marchandises importées de demeurer à titre définitif dans le territoire
assujetti.
Ce régime implique l’acquittement des droits et taxes éventuellement
exigibles à l’importation et l’accomplissement de toutes les formalités de
douane nécessaires.
f) «exportation» : la sortie des marchandises du territoire assujetti.
g) «l’administration» : l’administration des douanes et impôts indirects,
ses services ou ses agents ;
h) «document» : tout support, quel que soit le procédé technique utilisé
contenant un ensemble de données ou de renseignements tels que papiers,
bandes magnétiques, disques et disquettes, microfilms …
(1) - Le dahir approuvant le code des douanes et impôts indirects a été publié au B.O n° 3389 bis
du 13/10/77 ;
- Le texte original du code des douanes et impôts indirects a été publié au B.O n° 3392 bis
du 04/11/77.
- Le texte du code des douanes et impôts indirects a fait l’objet d’une importante révision
approuvée par le dahir n° 1-00-222 du 05/06/2000 (B.O n° 4804 du 15/06/2000).
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Code des Douanes et Impôts Indirects
i) «marchandises» : les produits, objets, animaux et matières de
Dahir 1-77-339
toutes espèces, prohibés ou non, y compris les stupéfiants et les substances
psychotropes, qu’ils fassent ou non l’objet d’un commerce licite.
j) «mainlevée» : l’acte par lequel l’administration permet aux intéressés
de disposer des marchandises qui font l’objet d’un dédouanement.
k) «lois et règlements douaniers» : l’ensemble des prescriptions
législatives et réglementaires concernant l’importation et l’exportation des
marchandises que l’administration est expressément chargée d’appliquer.
Article 1 bis - Les lois et règlements douaniers doivent être appliqués
sans égard à la qualité et à la nature des personnes.
CHAPITRE II
Section I
Définition
(1) Dahir n° 1-92-84 du 22 rebia I 1414 (10 septembre 1993) portant publication de la convention
internationale sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises,
faite à Bruxelles le 14 juin 1983 et du protocole d’amendement à ladite convention, fait le 24
Juin 1986 (B.O n° 4231 du 1-12-93)
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section II
Modification du tarif en cas d’urgence
CHAPITRE III
Conditions particulières
d’application de la loi douanière
Section I
Dispositions douanières contenues
dans les accords, arrangements, conventions et traités
Section II
Surtaxes
Article 8 - 1° Lorsqu’un Etat ou une union douanière ou économique
traite des produits marocains moins favorablement que les produits d’autres
Etats ou arrête des mesures de nature à entraver le commerce extérieur du
Maroc et sans préjudice des dispositions de règlement de différends prévues
par les accords bilatéraux ou multilatéraux conclus par le Maroc, des surtaxes
sous forme de droits de douane majorés peuvent être appliquées à tout ou
partie des marchandises originaires de ces Etats ou unions ;
2° Ces majorations sont fixées par arrêtés du ministre chargé des
finances pris après avis du (ou des) ministre(s) intéressé(s). Ces arrêtés sont
homologués ultérieurement par la loi de finances pour l’année suivant celle au
cours de laquelle lesdits arrêtés ont été publiés.
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Section III
Dahir 1-77-339
Clause transitoire
Article 13 - 1° Sauf disposition contraire prévue par des textes instituant
ou modifiant des mesures douanières, le régime antérieur le plus favorable
est appliqué aux marchandises pour lesquelles :
– les justifications résultant des titres de transport créés avant l’entrée
en vigueur des textes susvisés établissent que ces marchandises étaient,
dès leur départ, à destination directe et exclusive d’une localité du territoire
assujetti ;
– un crédit irrévocable et confirmé a été ouvert en faveur du fournisseur
étranger avant la date d’entrée en vigueur desdites mesures.
Section I
Généralités
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° A l’exportation, le moment à retenir pour déterminer les éléments
d’assiette à prendre en considération pour le calcul des droits d’exportation et
taxes assimilées à percevoir sur les marchandises est celui de la sortie de ces
marchandises du territoire assujetti.
Section II
Eléments qualitatifs d’assiette
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Toutefois et à la demande du déclarant, l’administration peut autoriser
Dahir 1-77-339
ce regroupement en retenant le classement tarifaire des marchandises
soumises au droit d’importation le plus élevé.
d) les produits provenant d’animaux vivants qui y font l’objet d’un élevage ;
h) les produits extraits du sol ou du sous-sol marin situé hors des eaux
territoriales, pour autant que ce pays exerce aux fins d’exploitation des droits
exclusifs sur ce sol ou ce sous-sol ;
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 17 - 1° A l’importation, l’administration peut exiger la production
de tout document certifiant l’origine du produit importé.
Section III
Eléments quantitatifs d’assiette
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Code des Douanes et Impôts Indirects
– sont imposées ou exigées par la loi ou par la réglementation en
Dahir 1-77-339
vigueur ;
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° a) Le prix effectivement payé ou à payer est le paiement total
effectué ou à effectuer par l’acheteur au vendeur, ou au bénéfice de celui-ci
pour les marchandises importées et comprend tous les paiements effectués
ou à effectuer, comme condition de la vente des marchandises importées, par
l’acheteur au vendeur, ou par l’acheteur à une tierce personne pour satisfaire
à une obligation du vendeur. Ce paiement peut être fait en espèces ou par
lettres de crédit ou instruments négociables et peut s’effectuer directement ou
indirectement.
b) Les activités, y compris celles qui se rapportent à la commercialisation,
entreprises par l’acheteur ou pour son propre compte, autres que celles pour
lesquelles un ajustement est prévu à l’article 20 ter ne sont pas considérées
comme un paiement indirect au vendeur, même si l’on peut considérer que
le vendeur en bénéficie ou qu’elles ont été entreprises avec son accord,
et leur coût n’est pas ajouté au prix effectivement payé ou à payer pour la
détermination de la valeur en douane des marchandises importées.
4° La valeur en douane ne comprendra pas les frais ou coûts ci-après,
à la condition qu’ils soient distincts du prix effectivement payé ou à payer pour
les marchandises importées :
- les frais relatifs à des travaux de construction, d’installation, de
montage, d’entretien ou d’assistance technique entrepris après l’importation
en ce qui concerne des marchandises importées, telles que des installations,
des machines ou du matériel industriels ;
- le coût du transport après l’importation ;
- les droits de douane et autres droits et taxes exigibles à l’importation.
5° Le prix effectivement payé ou à payer s’entend du prix des
marchandises importées. Les transferts de dividendes et les autres paiements
de l’acheteur au vendeur qui ne se rapportent pas aux marchandises importées
ne font pas partie de la valeur en douane.
Article 20 bis - abrogé.
Article 20 ter - 1° Pour la détermination de la valeur en douane des
marchandises importées, visée à l’article 20 ci-dessus, le prix effectivement
payé ou à payer est augmenté :
a) des éléments suivants, dans la mesure où ils sont supportés par
l’acheteur mais n’ont pas été inclus dans le prix effectivement payé ou à payer
pour les marchandises :
– commissions et frais de courtage, à l’exception des commissions
d’achat au sens du 8° de l’article 20 nonies ci-dessous ;
– coût des contenants traités, à des fins douanières, comme ne faisant
qu’un avec la marchandise ;
– coût de l’emballage, comprenant aussi bien la main d’œuvre que les
matériaux.
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Code des Douanes et Impôts Indirects
b) de la valeur, imputée de façon appropriée, des produits et services
Dahir 1-77-339
ci-après lorsqu’ils sont fournis directement ou indirectement par l’acheteur,
sans frais ou à coût réduit, et utilisés lors de la production et de la vente pour
l’exportation des marchandises importées, dans la mesure où cette valeur n’a
pas été incluse dans le prix effectivement payé ou à payer :
– matières, composants, parties et éléments similaires incorporés dans
les marchandises importées ;
– outils, matrices, moules et objets similaires utilisés pour la production
des marchandises importées ;
– matières consommées dans la production des marchandises
importées ;
– travaux d’ingénierie, d’étude, d’art et de design, plans et croquis
exécutés ailleurs que dans le territoire assujetti et nécessaires pour la
production des marchandises importées ;
c) des redevances et droits de licence relatifs aux marchandises à
évaluer, que l’acheteur est tenu d’acquitter, soit directement soit indirectement,
en tant que condition de la vente des marchandises à évaluer, dans la mesure
où ces redevances et droits de licence n’ont pas été inclus dans le prix
effectivement payé ou à payer.
Les redevances et les droits de licence visés ci-dessus peuvent
comprendre, entre autres, les paiements effectués au titre des brevets,
marques de fabrique ou de commerce et droits d’auteur.
Toutefois, ne sont pas ajoutés au prix effectivement payé ou à payer :
- les frais relatifs au droit de reproduire les marchandises importées ;
- les paiements effectués par l’acheteur en contrepartie du droit de
distribuer ou de revendre les marchandises importées si ces paiements ne
sont pas une condition de la vente, pour l’exportation, des marchandises
importées ;
d) de la valeur de toute partie du produit de toute revente, cession ou
utilisation ultérieure des marchandises importées qui revient, directement ou
indirectement, au vendeur ;
e) des frais de transport des marchandises importées jusqu’à leur
introduction dans le territoire assujetti ;
f) des frais de chargement, de déchargement et de manutention
connexes au transport des marchandises importées jusqu’à leur introduction
dans le territoire assujetti ; et
g) du coût de l’assurance.
2° Tout élément qui est ajouté par application des dispositions du
présent article au prix effectivement payé ou à payer, est fondé exclusivement
sur des données objectives et quantifiables.
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° Pour la détermination de la valeur en douane, aucun élément ne
sera ajouté au prix effectivement payé ou à payer, à l’exception de ceux qui
sont prévus par le présent article.
Article 20 quater - Lorsque la valeur en douane ne peut pas être
déterminée conformément aux dispositions de l’article 20 ci-dessus, il y a
lieu de faire application successivement des articles 20 quinquies, 20 sexies,
20 septies et 20 octies du présent code jusqu’au premier de ces articles qui
permettra de déterminer cette valeur.
Toutefois, à la demande de l’importateur ou du déclarant et sous
réserve de l’acceptation de l’administration, l’ordre d’application de la méthode
d’évaluation prévue aux paragraphes 1 et 2 de l’article 20 septies et de la
méthode de la valeur calculée prévue au paragraphe 3 du même article, peut
être inversé.
Article 20 quinquies - 1° a) Lorsque la valeur en douane des
marchandises importées ne peut pas être déterminée par application des
dispositions de l’article 20, la valeur en douane est la valeur transactionnelle
de marchandises identiques, vendues pour l’exportation à destination du
territoire assujetti et exportées au même moment ou à peu près au même
moment que les marchandises à évaluer.
b) La valeur en douane est déterminée en se référant à la valeur
transactionnelle de marchandises identiques, vendues au même niveau
commercial et sensiblement en même quantité que les marchandises à
évaluer.
c) En l’absence de ventes visées à l’alinéa b) ci-dessus, la valeur
en douane sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle de
marchandises identiques, vendues à un niveau commercial différent et/ou en
quantité différente, ajustée pour tenir compte des différences que le niveau
commercial et/ou la quantité auraient pu entraîner, à la condition que de tels
ajustements, qu’ils conduisent à une augmentation ou à une diminution de la
valeur, se fondent sur des éléments de preuve produits établissant clairement
qu’ils sont raisonnables et exacts.
2° La valeur transactionnelle est ajustée pour tenir compte des
différences notables qui peuvent exister entre les coûts et frais afférents
d’une part, aux marchandises à évaluer et, d’autre part, aux marchandises
identiques considérées, par suite de différences dans les distances et les
modes de transport.
3° Lors de l’application du présent article, si plus d’une valeur
transactionnelle de marchandises identiques est constatée, la valeur en
douane sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle la plus
basse pour déterminer la valeur en douane des marchandises importées.
Article 20 sexies - 1° a) Lorsque la valeur en douane des marchandises
importées ne peut pas être déterminée par application des dispositions des
articles 20 et 20 quinquies, la valeur en douane est la valeur transactionnelle
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Code des Douanes et Impôts Indirects
de marchandises similaires, vendues pour l’exportation à destination du
Dahir 1-77-339
territoire assujetti et exportées au même moment ou à peu près au même
moment que les marchandises à évaluer.
b) La valeur en douane est déterminée en se référant à la valeur
transactionnelle de marchandises similaires, vendues au même niveau
commercial et sensiblement en même quantité que les marchandises à
évaluer.
c) En l’absence de ventes visées à l’alinéa b) ci-dessus, la valeur
en douane sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle de
marchandises similaires, vendues à un niveau commercial différent et/ou en
quantité différente, ajustée pour tenir compte des différences que le niveau
commercial et/ou la quantité auraient pu entraîner à la condition que de tels
ajustements, qu’ils conduisent à une augmentation ou à une diminution de la
valeur, se fondent sur des éléments de preuve produits établissant clairement
qu’ils sont raisonnables et exacts.
2° La valeur transactionnelle est ajustée pour tenir compte des
différences notables qui peuvent exister entre les coûts et frais afférents
d’une part, aux marchandises à évaluer et, d’autre part, aux marchandises
similaires considérées, par suite de différences dans les distances et modes
de transport.
3° Lors de l’application du présent article, si plus d’une valeur
transactionnelle de marchandises similaires est constatée, la valeur en douane
sera déterminée en se référant à la valeur transactionnelle la plus basse pour
déterminer la valeur en douane des marchandises importées.
Article 20 septies - 1° a) Lorsque les marchandises importées ou
des marchandises identiques ou similaires importées, sont vendues sur le
territoire assujetti en l’état où elles sont importées, la valeur en douane des
marchandises importées se fonde sur le prix unitaire correspondant aux ventes
des marchandises importées ou de marchandises identiques ou similaires
importées totalisant la quantité la plus élevée, ainsi faites à des personnes
non liées aux vendeurs, au moment ou à peu près au moment de l’importation
des marchandises à évaluer, sous réserve de déductions se rapportant aux
éléments ci-après :
– commissions généralement payées ou convenues, ou marges
généralement pratiquées pour bénéfices et frais généraux relatifs aux ventes,
sur le territoire assujetti de marchandises importées de la même espèce ou
de la même nature au sens du 5° de l’article 20 nonies ;
– frais habituels de transport et d’assurance ainsi que frais connexes
encourus dans le territoire assujetti ;
– droits de douane et autres droits et taxes à payer dans le territoire
assujetti en raison de l’importation ou de la vente des marchandises.
b) Lorsque ni les marchandises importées, ni des marchandises
identiques ou similaires importées, ne sont vendues au moment ou à peu
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 près au moment de l’importation des marchandises à évaluer, la valeur en
douane se fonde, sous réserve des dispositions du 1° a) du présent article,
sur le prix unitaire auquel les marchandises importées, ou des marchandises
identiques ou similaires importées, sont vendues sur le territoire assujetti en
l’état où elles sont importées, à la date la plus proche qui suit l’importation des
marchandises à évaluer, mais dans les 90 jours à compter de cette importation.
2° Lorsque les marchandises importées ou des marchandises identiques
ou similaires importées, ne sont pas vendues sur le territoire assujetti en
l’état où elles sont importées, la valeur en douane peut être déterminée, à la
demande de l’importateur après acceptation de l’administration ou à l’initiative
de cette dernière, en se fondant sur le prix unitaire correspondant aux ventes
de marchandises importées totalisant la quantité la plus élevée, faites sur
le territoire assujetti après ouvraison ou transformation ultérieure, à des
personnes qui ne sont pas liées aux vendeurs. Dans ce cas, il est dûment
tenu compte de la valeur ajoutée par l’ouvraison ou la transformation et des
déductions prévues au 1° a) du présent article.
3° La valeur en douane des marchandises importées, déterminée par
application des dispositions du présent paragraphe, se fonde sur une valeur
calculée qui est égale à la somme :
a) du coût ou de la valeur des matières et des opérations de fabrication
ou autres, mises en œuvre pour produire les marchandises importées ;
b) d’un montant représentant les bénéfices et les frais généraux, égal
à celui qui entre généralement dans les ventes de marchandises de la même
nature ou de la même espèce que les marchandises à évaluer qui sont faites
par des producteurs du pays d’exportation pour l’exportation à destination du
territoire assujetti ;
c) du coût ou de la valeur des éléments visés aux e) , f) et g) du
paragraphe 1 de l’article 20 ter.
L’administration ne peut, aux fins de détermination de la valeur calculée,
requérir ou obliger une personne ne résidant pas au Maroc de produire pour
examen une comptabilité ou d’autres pièces ou d’en permettre l’accès.
Néanmoins, les renseignements communiqués par le producteur
des marchandises aux fins de la détermination de la valeur en douane par
application des dispositions du présent paragraphe, peuvent être vérifiés
dans un autre pays par l’administration, avec l’accord du producteur et à la
condition que cette administration donne un préavis suffisant au département
du pays du lieu de l’importation et que ce dernier ne fasse pas opposition à
l’enquête.
Article 20 octies - 1° Lorsque la valeur en douane des marchandises
importées ne peut pas être déterminée conformément aux dispositions des
articles 20, 20 quinquies, 20 sexies et 20 septies, elle sera déterminée par
des moyens raisonnables compatibles avec les dispositions des articles 20 à
20 septies du présent code et les principes et les dispositions générales de
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Code des Douanes et Impôts Indirects
l’article VII de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994
Dahir 1-77-339
et sur la base des données disponibles au Maroc.
2° Toutefois, la valeur en douane déterminée par application des
dispositions du présent article ne peut se fonder sur :
a) le prix de vente de marchandises produites dans le territoire
assujetti ;
b) un système prévoyant l’acceptation à des fins douanières, de la plus
élevée des deux valeurs possibles ;
c) le prix de marchandises sur le marché intérieur du pays d’exportation ;
d) le prix de marchandises vendues pour l’exportation à destination
d’un pays autre que le Maroc ;
e) des valeurs en douane minimales ;
f) des valeurs arbitraires ou fictives.
Article 20 nonies - Pour l’application des dispositions des articles 20
à 20 octies :
1° Le terme «produites» signifie également cultivées, fabriquées ou
extraites.
2° L’expression «marchandises identiques» s’entend des marchandises
importées :
– qui sont les mêmes à tous égards, y compris les caractéristiques
physiques, la qualité et la réputation, que les marchandises à évaluer. Des
différences mineures d’aspect n’empêchent pas des marchandises conformes
par ailleurs à la définition d’être considérées comme identiques ;
– produites dans le même pays que les marchandises à évaluer ; et
– produites par la même personne qui a produit les marchandises à
évaluer ou, lorsque de telles marchandises ne sont pas disponibles, produites
par une personne différente.
3° L’expression « marchandises similaires» s’entend des marchandises
importées :
– qui sans être pareilles à tous égards, présentent des caractéristiques
semblables et sont composées de matières semblables ce qui leur permet
de remplir les mêmes fonctions et d’être commercialement interchangeables.
La qualité des marchandises, leur réputation et l’existence d’une marque
de fabrique ou de commerce sont au nombre des facteurs à prendre en
considération pour déterminer si des marchandises sont similaires ;
– produites dans le même pays que les marchandises à évaluer ; et
– produites par la même personne qui a produit les marchandises à
évaluer ou, lorsque de telles marchandises ne sont pas disponibles, produites
par une personne différente.
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 4° Les expressions «marchandises identiques» et «marchandises
similaires» ne s’appliquent pas aux marchandises importées qui incorporent
ou comportent, selon le cas, des travaux d’ingénierie, d’étude, d’art ou de
design, ou des plans ou des croquis, pour lesquels aucun ajustement n’a été
fait par application des dispositions du 1°-b de l’article 20 ter, du fait que ces
travaux ont été exécutés dans le territoire assujetti.
5° L’expression «marchandises de la même nature ou de la même
espèce» s’entend des marchandises importées classées dans un groupe
ou une gamme de marchandises produites par une branche de production
particulière ou un secteur particulier d’une branche de production, et comprend
les marchandises identiques ou similaires.
6° Les personnes sont réputées être liées :
a) si l’une fait partie de la direction, du conseil d’administration ou
du directoire ou du conseil de surveillance de l’entreprise de l’autre, et
réciproquement ;
b) si elles ont juridiquement la qualité d’associés;
c) si l’une est l’employeur de l’autre ;
d) si une personne quelconque possède, contrôle ou détient directement
ou indirectement 5 pour cent ou plus des actions ou parts émises avec droit
de vote, de l’une et de l’autre ;
e) si l’une d’elles contrôle l’autre directement ou indirectement ;
f) si toutes deux sont directement ou indirectement contrôlées par une
tierce personne ;
g) si ensemble, elles contrôlent directement ou indirectement une tierce
personne ; ou
h) si elles sont membres de la même famille.
7° les personnes qui sont associées en affaires entre elles du fait que
l’une est l’agent, le distributeur ou le concessionnaire exclusif de l’autre, quelle
que soit la désignation employée, seront réputées être liées si elles répondent
à l’un des critères énoncés au 6° ci-dessus.
8° L’expression «commissions d’achat» s’entend des sommes versées
par un importateur à son agent pour le service qui a consisté à le représenter
à l’étranger en vue de l’achat des marchandises à évaluer.
Article 20 decies - Lorsque certains des éléments retenus pour
la détermination de la valeur imposable sont exprimés dans une monnaie
étrangère, la conversion doit être effectuée sur la base du taux de change publié
par Bank Al Maghrib le jour ouvrable précédant le jour de l’enregistrement de
la déclaration que l’importateur doit faire à l’administration conformément aux
dispositions de l’article 74 ci-dessous.
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 20 undecies - 1° Sauf dérogation accordée par le gouvernement,
Dahir 1-77-339
une déclaration des éléments relatifs à la valeur en douane doit être déposée
avec la déclaration en détail.
2° La déclaration des éléments relatifs à la valeur en douane doit être
signée par l’importateur ou le déclarant.
3° La forme de la déclaration des éléments relatifs à la valeur en douane,
les énonciations qu’elle doit contenir ainsi que la date de son exigibilité sont
fixées par le gouvernement.
Article 20 duodecies - Pour l’application des dispositions des articles
20 à 20 undecies l’administration se réserve le droit de s’assurer de la véracité
ou de l’exactitude de toute affirmation, pièce ou déclaration présentée aux fins
de la détermination de la valeur en douane.
Lorsque l’administration doute de la véracité ou de l’exactitude des
renseignements, pièce ou déclaration présentés aux fins de la détermination
de la valeur en douane, elle peut demander à l’importateur ou au déclarant de
lui communiquer des justificatifs complémentaires y compris des documents
ou d’autres éléments de preuve, attestant que la valeur déclarée correspond
au montant total effectivement payé ou à payer pour les marchandises
importées ajusté conformément aux dispositions de l’article 20 ter ci-dessus.
A défaut de réponse dans les délais prescrits, ou si les justificatifs
complémentaires produits ne sont pas satisfaisants, l’évaluation des
marchandises importées ne pourra pas être déterminée par application des
dispositions de l’article 20 ci-dessus ; elle sera déterminée par application des
autres méthodes d’évaluation dans l’ordre défini à l’article 20 quater.
Article 20 terdecies - (abrogé).
B. - A l’exportation
Article 21 - A l’exportation, la valeur en douane est la valeur au comptant
et en gros de la marchandise au point de sortie et franche des droits et taxes
d’exportation.
2. - Poids des marchandises
Article 22 - Les conditions de détermination du poids, de la longueur,
de la surface, du volume et du nombre des marchandises déclarées à
l’importation ou à l’exportation peuvent être fixées par le ministre chargé des
finances ou par l’autorité déléguée par lui à cet effet pour tenir compte de la
nature et des spécificités de certaines marchandises.
19
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section IV
Commissions consultatives
en matière douanière
20
Code des Douanes et Impôts Indirects
Le président de la commission peut faire appel, au besoin, à l’assistance
Dahir 1-77-339
de toute personne dont l’apport technique est jugé utile.
La commission peut être saisie par son président, par le ministre chargé
de la ressource ou le groupement professionnel concerné .
La commission peut également être saisie par l’opérateur économique
ou le déclarant en cas de contestation de l’avis de la commission locale de
concertation ou en cas de silence de l’administration dans le cas visé au
6ème alinéa du 2 de l’article 22 bis ci-dessus .
L’administration statue sur les cas soumis à la commission consultative
et de recours, dans les 15 jours qui suivent la date de la réunion au cours de
laquelle l’avis de ladite commission a été exprimé.
Article 22 quater - Les membres des commissions visées aux articles
22 bis et 22 ter sont tenus à l’obligation de réserve.
Les conditions de saisine et de fonctionnement des commissions visées
ci-dessus sont définies par voie réglementaire.
CHAPITRE V
Prohibitions
21
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE II
DE L’ACTION DE L’ADMINISTRATION
CHAPITRE PREMIER
Champ d’action de l’administration
CHAPITRE II
Bureaux et postes de douane
Article 28 - Les bureaux et postes des douanes sont créés par arrêté
du ministre chargé des finances qui fixe également leur compétence.
22
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Les conditions d’application du 2° ci-dessus, sont déterminées par
Dahir 1-77-339
décision du directeur de l’administration.
CHAPITRE III
Immunités, sauvegardes et obligations
des agents de l’administration
23
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° Les agents de l’administration ont également, pour l’exercice
de leurs fonctions, le droit au port d’un uniforme réglementaire fourni par
l’administration dans les conditions fixées par voie réglementaire.
Article 35 - 1° Les agents de l’administration sont également autorisés
à faire usage de tous engins et moyens appropriés, tels que herses, hérissons,
câbles, pour immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne
s’arrêtent pas à leurs sommations ;
2° Les dispositions du présent article ainsi que celles de l’article
ci-dessus sont applicables sur toute l’étendue du territoire douanier et dans
tous les cas où les agents de l’administration peuvent exercer légalement
leurs fonctions.
Article 36 - 1° Tout agent de l’administration destitué de son emploi
ou qui le quitte pour quelque cause que ce soit est tenu de remettre,
immédiatement à cette administration sa commission d’emploi, les registres,
sceaux, armes, effets et objets d’équipement dont il était chargé pour son
service et de rendre ses comptes ;
2° Il doit également restituer à l’administration tous les signes distinctifs
de l’uniforme en sa possession.
Article 37 – (abrogé).
CHAPITRE IV
Pouvoirs des agents de l’administration
Section I
Droits de visite des marchandises,
des moyens de transport et des personnes
Article 39 - (abrogé).
24
Code des Douanes et Impôts Indirects
Les agents de l’administration peuvent demander l’ouverture des
Dahir 1-77-339
écoutilles, des chambres et armoires de ces bâtiments, ainsi que des colis
désignés pour la visite.
En cas de refus des capitaines et commandants, ces agents requièrent
l’assistance d’un officier de police judiciaire qui est tenu de faire ouvrir les
écoutilles, chambres, armoires et colis.
Il est dressé procès-verbal de cette ouverture et des constatations
faites aux frais des capitaines ou commandants;
Si l’officier de police judiciaire ainsi requis refuse son concours, les
agents passent outre à ce refus. Ils en informent le procureur du Roi et mention
de l’incident est faite au procès verbal.
3° les agents chargés de la vérification des bâtiments et cargaisons
peuvent, au coucher du soleil, fermer les écoutilles qui ne pourront être
ouvertes qu’en leur présence.
Article 40 bis - Pour l’exercice des droits de visite, des vérifications,
des contrôles et des surveillances prévus par le présent code et les textes pris
pour son application, les agents de l’administration peuvent utiliser des scellés
dont les formes et les caractéristiques sont définies par l’administration.
Seuls les établissements agréés, dans les conditions fixées par
l’administration, peuvent fournir les scellés.
Lesdits établissements peuvent être soumis au contrôle de l’admi
nistration.
Toutefois, l’administration peut accepter les scellés utilisés par
des particuliers ou des organismes agréés par les administrations
douanières étrangères et ce, dans le cadre d’accords conclus avec lesdites
administrations.
Sauf dérogation accordée dans les conditions fixées par l’administration,
les frais de scellés sont à la charge des personnes physiques ou morales
concernées par les visites, vérifications, contrôles et surveillances de
l’administration.
Section II
Perquisitions et visites des domiciles
et des locaux à usage professionnel
Article 41 - 1° Lorsque des indices sérieux laissent présumer la
commission d’une fraude, les agents de l’administration ayant qualité pour
verbaliser peuvent, sur autorisation du directeur de l’administration ou de son
représentant, effectuer des perquisitions et des visites des domiciles et des
locaux à usage professionnel, y compris les locaux à usage commercial, pour
la recherche des marchandises soumises aux dispositions de l’article 181 du
présent code en tous lieux du territoire douanier.
Toutefois, l’autorisation précitée n’est pas requise en cas de poursuite
à vue.
25
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 2° Ces perquisitions et visites des domiciles et des locaux à usage
professionnel sont soumises aux règles générales ci-après :
a) le consentement de l’occupant des lieux est requis avant le
commencement de toute opération de perquisition; son accord est recueilli
par écrit;
b) à défaut du consentement formel de l’occupant des lieux à laisser
pratiquer la perquisition, les agents de l’administration sont tenus de se faire
assister d’un officier de police judiciaire.
L’assistance d’un officier de police judiciaire est uniquement requise
pour garantir la liberté individuelle des habitants et assurer l’inviolabilité de
leur domicile ;
c) s’il y a refus d’ouverture des portes, les agents de l’administration
peuvent les faire ouvrir en présence d’un officier de police judiciaire;
d) dans tous les cas où un officier de police judiciaire est requis
conformément aux dispositions du présent code, ce fonctionnaire est tenu
de se rendre à toute réquisition écrite des agents de l’administration sans
distinction de grades ni exception de jours fériés. Si le fonctionnaire ainsi
requis refuse son concours, il est passé outre à ce refus. Les agents de
l’administration en informent le procureur du Roi et mention de l’incident est
faite au procès-verbal.
e) les perquisitions et les visites des domiciles et des locaux à usage
professionnel ne peuvent être commencées avant 6 heures et après
21 heures.
Section III
Droit de communication
particulier à l’administration
Article 42 - 1° Les agents de l’administration classés au moins au
grade équivalent à l’échelle de rémunération n°8 et les officiers des douanes
ainsi que les agents mandatés à cet effet par le directeur de l’administration
peuvent exiger la communication des registres, pièces et documents et
l’accès aux informations de toute nature relatifs aux opérations intéressant
leur service et détenus par :
a) les compagnies de chemin de fer, les compagnies de navigation
aérienne, maritime et fluviale, les armateurs, les consignataires de navires, les
courtiers maritimes , les entreprises d’aconage, les entreprises de transport
par route et les agences, y compris celles dites de « transports rapides» qui
se chargent de la réception, du groupage, de l’expédition par tous modes de
locomotion (fer, route, eaux, air) et de la livraison de tous colis ;
26
Code des Douanes et Impôts Indirects
e) les destinataires ou les expéditeurs réels des marchandises
Dahir 1-77-339
déclarées en douane ;
f) en général, par les personnes physiques ou morales directement ou
indirectement intéressées à toute opération régulière ou irrégulière relevant
de la compétence de l’administration ;
La communication de ces registres, pièces et documents et l’accès aux
informations, peuvent être requis préalablement au passage en douane.
La communication des informations précitées doit se faire dans les
délais et formes fixés par arrêté du ministre chargé des finances.
2° Tous registres, pièces et documents relatifs à des opérations d’importation
et d’exportation de marchandises ou à des activités, au Maroc, soumises à taxes
intérieures de consommation relevant de l’administration doivent être conservés
par les intéressés pendant quatre (4) ans, à compter de la date :
- d’envoi des colis, pour les expéditeurs;
- de la réception des colis, pour les destinataires;
- d’établissement des documents relatifs à l’expédition, au transport, à
la réception ou à l’assurance des marchandises, pour les autres personnes
ou sociétés visées au 1° ci-dessus ;
3° Au cours des contrôles et des enquêtes effectués chez les personnes
ou sociétés visées au 1° du présent article, les agents désignés à ce même
1° peuvent procéder à la saisie des documents de toute nature tels que
comptabilité, factures, copies et lettres, carnets de chèques, traites, comptes
de banque, propres à faciliter l’accomplissement de leur mission.
Il est dressé un procès- verbal, en cas de saisie.
Section IV
Contrôle douanier des envois par la poste
Article 43 - 1° Les agents de l’administration ont accès dans les bureaux
de poste, y compris les entrepôts, en correspondance directe avec l’extérieur,
pour y rechercher, en présence des agents des postes, les envois clos ou non
d’origine intérieure ou extérieure, à l’exception des envois en transit, renfermant
ou paraissant renfermer des objets de la nature de ceux visés aux 2° et 3°
ci-après ;
2° L’administration des postes et télécommunications est autorisée
à soumettre au contrôle douanier, dans les conditions prévues par les
conventions et arrangements de l’union postale universelle, les envois frappés
de prohibition à l’importation, passibles de droits ou taxes perçus par les agents
de l’administration ou soumis à des restrictions ou formalités à l’entrée;
3° L’administration des postes et télécommunications est autorisée
à soumettre au contrôle douanier les envois frappés de prohibitions
à l’exportation, passibles de droits ou taxes perçus par les agents de
l’administration ou soumis à des restrictions particulières à la sortie ;
27
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 4° Il ne peut, en aucun cas, être porté atteinte au secret des corres
pondances.
Section V
Contrôle d’identité des personnes
Article 45 - Les agents de l’administration peuvent exiger de prendre
connaissance de l’identité et de la qualité des personnes qui entrent dans le
territoire douanier ou qui en sortent.
Ces informations peuvent être également recueillies, préalablement à
l’entrée ou à la sortie du territoire douanier, auprès des entreprises de transport
ou autres personnes détenant ces informations.
Article 45 bis - Lorsque des indices sérieux laissent présumer qu’une
personne transporte des produits stupéfiants ou autres produits dissimulés
dans son organisme, les agents de l’administration peuvent la soumettre à
des examens médicaux de dépistage après avoir préalablement obtenu son
consentement exprès.
En cas de refus, une demande d’autorisation est présentée au procureur
du Roi près le tribunal de première instance du ressort qui peut autoriser
les agents de l’administration à faire procéder auxdits examens médicaux. Il
désigne alors le médecin chargé de les pratiquer dans les meilleurs délais.
Les résultats de l’examen communiqués par le médecin, les
observations de la personne concernée et le déroulement de la procédure
doivent être consignés dans un procès-verbal.
CHAPITRE V
Renseignements aux tiers et délais de conservation
des documents par l’administration
Article 45 ter - 1° L’administration fournit, à la demande des tiers, tous
les renseignements relatifs à l’application des lois et règlements douaniers.
28
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° L’administration fournit, également, à la demande des tiers et
Dahir 1-77-339
préalablement à la réalisation des opérations d’importation ou d’exportation,
des décisions relatives aux renseignements contraignants dites «décisions
anticipées» sur le classement tarifaire des marchandises, leur origine et leurs
méthodes d’évaluation en douane.
Les modalités d’octroi des décisions anticipées ainsi que les pièces
constitutives du dossier accompagnant la demande sont fixées par voie
réglementaire.
La réponse de l’administration doit être communiquée dans un délai
n’excédant pas 150 jours à compter de la date de réception de la demande.
Les décisions anticipées précitées ont une durée de validité de 5 ans
pour le classement tarifaire, de 3 ans pour les règles d’origine et d’un an pour
les méthodes d’évaluation en douane.
Lorsque les éléments sur la base desquels la décision anticipée a été
prise ont été modifiés, l’administration peut l’annuler.
Le demandeur du renseignement doit prouver dans la déclaration
en douane que la marchandise déclarée correspond à tous égards à celle
décrite dans sa demande de renseignements.
La décision anticipée est réputée nulle, à compter de sa date d’entrée
en vigueur, si elle a été délivrée sur la base d’indications fausses, inexactes
ou incomplètes, communiquées par le demandeur.
Sans préjudice des dispositions du paragraphe 3 ci-après, les décisions
anticipées sont publiées par l’administration par tous les moyens, notamment,
au bulletin officiel ou dans un journal d’annonces légales et administratives.
3° Les éléments d’information à caractère privé ou confidentiel
affectant des tiers sont couverts par le secret professionnel et ne peuvent être
communiqués sans l’autorisation expresse de la personne qui les a fournis.
4° Le secret professionnel n’est pas opposable dans le cadre des
procédures judiciaires ou lorsqu’il s’agit des administrations fiscales ou des
administrations et établissements chargés de l’élaboration des statistiques ou
lorsque la loi prévoit la levée dudit secret.
29
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 – les registres ont été clôturés ;
– les autres déclarations ainsi que les autres documents, ont été
enregistrés par l’administration.
30
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE III
Dahir 1-77-339
CONDUITE DES MARCHANDISES
EN DOUANE
CHAPITRE PREMIER
Importations
Section I
Transports par mer
Article 46 - 1° Les marchandises arrivant par mer doivent être inscrites
sur le manifeste commercial du navire ou état général du chargement du navire;
2° Ce document doit être signé par le capitaine; il doit mentionner le
numéro des connaissements, l’espèce et le nombre des colis, leurs marques
et numéros ainsi que la nature et le poids brut des marchandises et les lieux
et dates de leur chargement.
Article 47 - (abrogé).
Article 48 - Les navires ne peuvent accoster que dans les ports pourvus
d’un bureau de douane, sauf dérogation accordée par décision du directeur de
l’administration ou cas de force majeure dûment justifié. Dans ce dernier cas, le
capitaine du navire ou son représentant dûment mandaté doit en informer, sans
délai, l’administration en précisant le lieu de l’accostage.
Article 49 -1° Le capitaine ou son représentant dûment mandaté doit
déposer une déclaration sommaire au bureau de douane avant l’arrivée du
navire dans le port et ce, dans les délais fixés par arrêté du ministre chargé
des finances.
Lorsque le navire est affrété par deux ou plusieurs affréteurs, chacun de
ces derniers ou son représentant dûment mandaté doit, dans le délai précité,
déposer au bureau de douane une déclaration sommaire des marchandises à
débarquer et dont il a la charge.
La déclaration sommaire ne produit ses effets qu’à partir de la date
d’accostage dudit navire.
Si à l’expiration d’un délai fixé par arrêté du ministre chargé des finances, le
navire n’a pas accosté, la déclaration sommaire est annulée par l’administration ;
2° a) Lorsque le navire doit débarquer des marchandises, la déclaration
sommaire est constituée par la partie du manifeste commercial concernant
les seules marchandises à débarquer dans le port d’escale à laquelle peuvent
être annexés, à la demande de l’administration, les connaissements, chartes-
parties, actes de nationalité et tous autres documents.
Si le manifeste est rédigé dans une langue étrangère, le service peut
en demander une traduction authentique ;
b) Lorsque le navire ne doit débarquer aucune marchandise ou s’il
est sur lest, la déclaration sommaire comporte exclusivement la mention
marchandises à débarquer : «néant» , ou «sur lest»;
31
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° La forme de la déclaration sommaire, les énonciations qu’elle doit
contenir et les documents qui doivent y être annexés sont fixés par arrêté du
ministre chargé des finances.
La déclaration sommaire ainsi déposée qui satisfait aux conditions de
l’arrêté précité, est immédiatement enregistrée.
Article 50 - 1° Dans les 24 heures de l’accostage du navire, le capitaine
doit déclarer par écrit, d’une part, les provisions de bord et, d’autre part, les
marchandises de pacotille appartenant aux membres de l’équipage ;
2° Ces déclarations, établies et signées par le capitaine, doivent
contenir les énonciations prévues à l’article 49,3° ci-dessus ainsi que l’indi
cation de la nature et des quantités des marchandises détenues à bord.
Article 51 - Le capitaine de tout navire à quai est tenu de présenter, à
première réquisition de l’administration, le journal de bord au visa des agents
de l’administration.
Article 52 - 1° Sauf dérogation accordée par décision du directeur de
l’administration, le déchargement des navires ne peut avoir lieu que dans
l’enceinte des ports où des bureaux de douane sont établis ;
2° Aucune marchandise ne peut être déchargée ou transbordée qu’avec
l’autorisation écrite des agents de l’administration et qu’en leur présence. Les
déchargements et transbordements doivent avoir lieu pendant les heures et
sous les conditions fixées par décisions du directeur de l’administration.
Section II
Transports par les voies terrestres
Article 53 - 1° Toutes les marchandises importées par les frontières
terrestres doivent être inscrites sur la feuille de route, et transiter par les
postes frontières légalement ouverts à cet effet. Ces marchandises doivent
être conduites par un chemin direct, au premier bureau ou poste de douane
d’entrée pour y être déclarées.
2° Elles ne peuvent être introduites dans les maisons ou autres
bâtiments avant d’avoir été conduites au bureau ou poste de douane ; elles
ne peuvent dépasser celui-ci sans permis ;
3° La liste des bureaux ou postes de douane ouverts au trafic des
marchandises et celle des chemins directs y conduisant sont fixées par arrêté
du ministre chargé des finances.
Article 54 - 1° Tout conducteur de marchandises doit, dès son arrivée
au bureau de douane, remettre à l’administration, à titre de déclaration
sommaire, une feuille de route indiquant les marchandises qu’il transporte.
Cette déclaration est aussitôt enregistrée par l’administration.
2° La déclaration sommaire n’est, toutefois, pas exigée si les
marchandises sont déclarées en détail dès leur arrivée au bureau ;
32
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Les marchandises qui arrivent après la fermeture du bureau de
Dahir 1-77-339
douane sont déposées, sans frais, dans les dépendances dudit bureau
jusqu’au moment de son ouverture ; dans ce cas, la déclaration sommaire doit
être remise à l’administration dès l’ouverture du bureau, si les marchandises
ne sont pas déclarées immédiatement en détail.
Section III
Transports par la voie aérienne
Article 55 - Hors le cas de force majeure ou d’opération d’assistance
ou de sauvetage, les aéronefs qui effectuent une navigation internationale ne
peuvent atterrir que sur un aérodrome international.
Article 56 - le fret transporté par aéronef doit être inscrit sur le manifeste
de marchandises signé par le pilote commandant de bord.
Article 57 -1° Le pilote commandant de bord ou son représentant
dûment mandaté doit déposer une déclaration sommaire au bureau de
douane de l’aérodrome avant l’arrivée de l’aéronef et ce, dans un délai fixé
par arrêté du ministre chargé des finances.
Lorsque l’aéronef est affrété par deux ou plusieurs affréteurs, chacun de
ces derniers ou son représentant dûment mandaté doit, dans le délai précité,
déposer au bureau de douane de l’aérodrome une déclaration sommaire des
marchandises à décharger et dont il a la charge.
Lorsque l’aéronef, ne doit décharger aucune marchandise, la déclaration
sommaire comporte exclusivement la mention marchandises à décharger :
« néant ».
La déclaration sommaire ne produit ses effets qu’à partir de la date
d’arrivée de l’aéronef considéré.
Si à l’expiration d’un délai fixé par arrêté du ministre chargé des
finances, l’aéronef considéré n’est pas arrivé, la déclaration sommaire est
annulée par l’administration ;
La déclaration sommaire déposée et qui satisfait aux conditions de
l’arrêté visé au 2° ci-après, est immédiatement enregistrée.
2° La déclaration sommaire peut être constituée par la partie du
manifeste concernant les seules marchandises à décharger.
Un arrêté du ministre chargé des finances précise la forme de la
déclaration sommaire, les énonciations qu’elle doit contenir et les documents
qui doivent y être annexés.
3° A première réquisition de l’administration, le pilote commandant de
bord ou son représentant dûment mandaté doit déposer :
a) la traduction des manifestes de marchandises à décharger ;
b) les lettres de transport aérien, le carnet de route et tous autres docu
ments de bord qui pourront être exigés en vue de l’application des mesures
douanières ;
33
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 58 - 1° Sont interdits tous déchargements et jets de marchandises
en cours de route ;
2° Toutefois, en cas de nécessité, le pilote commandant de bord a le
droit de faire jeter en cours de route le lest, le carburant et autres objets
devenus dangereux ainsi que les marchandises dont le jet est indispensable
au salut de l’aéronef.
Article 59 - Les dispositions du 2° de l’article 52 ci-dessus concernant
les déchargements et transbordements sont applicables aux transports
effectués par la voie aérienne.
Section IV
Obligation de présentation des marchandises
ayant fait l’objet de déclaration sommaire
Article 59 bis - Les marchandises ayant fait l’objet d’une déclaration
sommaire, en vertu des dispositions des articles 49-1°, 54-1° et 57-1° du
présent code, doivent être présentées, à première réquisition des agents de
l’administration, par le déclarant ou son mandataire, sauf à justifier qu’elles
ont été régulièrement enlevées ou transbordées ou placées dans un magasin
ou une aire de dédouanement avec engagement exprès de l’exploitant dudit
magasin ou aire de dédouanement d’en assumer l’entière responsabilité à
l’égard de l’administration, conformément aux dispositions du présent code.
Section V
Rectification des déclarations sommaires
Article 59 ter - Sans préjudice des suites contentieuses éventuelles,
le déclarant ou son mandataire peut être autorisé à rectifier les énonciations
de la déclaration sommaire dans les conditions fixées par arrêté du ministre
chargé des finances.
CHAPITRE II
Exportation
Article 60 - 1° les marchandises destinées à être exportées doivent
être conduites à un bureau de douane ou dans les lieux désignés par
l’administration pour y être déclarées en détail ;
2° Sous réserve des dispositions de l’article 27-2° ci-dessus, le
transbordement des marchandises et le chargement des navires et des
aéronefs ne peuvent avoir lieu que dans l’enceinte des ports et des aérodromes
où les bureaux de douane sont établis et pendant les heures et sous les
conditions fixées par décisions du directeur de l’administration.
CHAPITRE III
Magasins et aires de dédouanement
Article 61 - 1° La création et la gestion, par toute personne morale
dont l‘activité principale est la logistique ou le transport international, des
magasins et aires de dédouanement, tels que définis par l’article 62 ci-après,
34
Code des Douanes et Impôts Indirects
sont subordonnées à l’autorisation préalable de l’administration qui en agrée
Dahir 1-77-339
l’emplacement et l’aménagement.
Toutefois, cette autorisation n’est pas exigée lorsqu’il s’agit d’organismes
de droit public habilités, en vertu des textes législatifs ou réglementaires les
régissant, à procéder à l’entreposage et au gardiennage des marchandises à
l’intérieur des enceintes portuaires ou aéroportuaires.
2° L’exploitant des magasins et aires de dédouanement prend, à l’égard
de l’administration, dans les conditions fixées à l’article 63-3° et 4° ci-après,
la responsabilité des marchandises placées dans les magasins et aires de
dédouanement qu’il gère.
Dans le cas de marchandises placées dans les magasins et aires de
dédouanement situés dans les enceintes portuaires ou aéroportuaires et
exploités par les organismes de droit public visés au deuxième alinéa du 1°
ci-dessus, le capitaine de navire, le commandant d’aéronef ou le conducteur
de moyen de transport terrestre, tenus au dépôt de la déclaration sommaire, ou
leurs représentants dûment mandatés ne sont dégagés de leur responsabilité
à l’égard de l’administration que si l’exploitant du magasin ou de l’aire de
dédouanement accepte, par écrit, sur la déclaration sommaire visée aux articles
49, 54 ou 57 ci-dessus, d’assumer cette responsabilité en leurs lieu et place.
3° l’exploitant est tenu de mettre à la disposition de l’administration
les locaux et moyens nécessaires à l’exercice du contrôle douanier et de la
vérification des marchandises, tels que prévu par le cahier des charges cité à
l’article 63-1° ci -après.
35
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 enlevées. L’exploitant est tenu de mettre à la disposition de l’administration
ces marchandises en vue de leur cession ou de leur destruction conformément
aux dispositions des articles 107 et suivants du présent code.
Art 63 - 1° L’exploitation des magasins et aires de dédouanement est
soumise au respect d’un cahier de charges établi par l’administration et à la
souscription, par l’exploitant, d’une soumission générale cautionnée ou toute
autre garantie agréée par l’administration, portant engagement :
a) de présenter les marchandises placées dans les magasins et aires
de dédouanement, à première réquisition des agents de l’administration ;
b) d’acquitter les droits et taxes dus sur les marchandises manquantes
ainsi que, le cas échéant, les pénalités prévues par la législation en vigueur et,
c) à l’expiration des délais visés à l’article 62-5 ci-dessus, de remettre
à l’administration les marchandises abandonnées dans les magasins et aires
de dédouanement;
2° L’administration fixe la durée de validité de cette soumission générale
ou de cette garantie ainsi que le montant maximum, en droits et taxes, de la
somme cautionnée;
3° Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa ci-après,
l’acheminement des marchandises depuis le bureau d’importation et leur entrée
dans les magasins et aires de dédouanement sont subordonnés au dépôt préalable
par l’exploitant, auprès du bureau de l’administration compétent territorialement,
d’une déclaration sommaire valant acquit à caution dont la forme, les énonciations
se rapportant aux marchandises et les documents pouvant être joints à cette
déclaration sont déterminés par arrêté du ministre chargé des finances.
Lorsqu’il s’agit de magasins et aires de dédouanement situés dans
les enceintes portuaires ou aéroportuaires et exploités par des organismes
autres que ceux du droit public visés à l’article 61 ci-dessus, l’entrée des
marchandises peut être réalisée, sur autorisation de l’administration, sous
couvert de la déclaration sommaire visée aux articles 49, 54 ou 57
ci-dessus, portant engagement exprès de l’exploitant du magasin et aire de
dédouanement d’assumer la responsabilité des marchandises.
4° La responsabilité de l’exploitant à l’égard de l’administration prend
effet à compter de la date d’enregistrement de la déclaration sommaire
visée au premier alinéa du 3° ci-dessus ou, le cas échéant, de la date de
l’engagement exprès de l’exploitant d’assumer cette responsabilité.
Cette responsabilité ne cesse qu’à partir de la date de délivrance de
la mainlevée des marchandises prévue par l’article 100 ci-après ou de leur
remise à l’administration dans le cas prévu au 1°c) du présent article.
Article 64 - (abrogé).
36
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE IV
Dahir 1-77-339
OPERATIONS DE DEDOUANEMENT
CHAPITRE PREMIER
Déclaration en détail
Section I
Caractère obligatoire
de la déclaration en détail
37
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section II
Personnes habilitées
à déclarer les marchandises en détail
Transitaire en douane
38
Code des Douanes et Impôts Indirects
Lorsque la demande d’agrément concerne une personne morale, la
Dahir 1-77-339
(ou les) personne(s) habile(s), proposée(s) pour représenter en douane ladite
personne morale doit (doivent) remplir les conditions ci-dessus.
3° L’agrément est donné par décision du ministre chargé des finances
prise sur proposition du directeur de l’administration et après avis de la
chambre de discipline des transitaires en douane agréés, prévue par l’article
71 ci-après et d’un comité consultatif dont la composition est fixée par décret
pris sur proposition du ministre chargé des finances ;
La décision ministérielle peut fixer le ou les seuls bureaux de douane
pour lesquels l’agrément est valable ;
4° L’agrément de transitaire en douane est donné à titre personnel.
Lorsqu’il s’agit d’une société, il doit être obtenu pour la société et pour toute
personne habile à déclarer pour son compte.
Article 69 - 1° Toute personne physique ou morale qui, sans exercer
la profession de transitaire, entend à l’occasion de son industrie ou de
son commerce, faire à la douane des déclarations pour autrui, doit obtenir
l’autorisation de dédouaner ;
2° Cette autorisation est accordée pour des opérations portant sur des
marchandises déterminées , dans les conditions et formes prévues aux 2° et
3° de l’article 68 ci-dessus.
Article 70 - 1° Le ministre chargé des finances peut, suivant la
même procédure que prévue par le 3° de l’article 68 ci-dessus, retirer,
à titre temporaire ou définitif, son agrément ou son autorisation lorsque le
transitaire ou la personne autorisée ne remplit pas ses engagements vis-
à-vis de l’administration ou en cas de non respect des règles d’exercice
de la profession de transitaire ou qu’il est relevé à son encontre, dans
l’exercice de sa profession, des infractions douanières passibles de la peine
d’emprisonnement.
Toutefois, lorsqu’il ne remplit pas ses engagements vis à vis de
l’administration ou en cas de non respect des règles d’exercice de la profession
de transitaire, le ministre chargé des finances peut, en sus du retrait définitif
ou provisoire de l’agrément, infliger une amende pécuniaire de 30.000 à
100.000 dirhams.
De même, la sanction peut être limitée uniquement à l’amende
pécuniaire prévue ci-dessus.
2° Le ministre chargé des finances ou le directeur de l’administration
peut, avant même d’avoir consulté les organismes visés à l’article 68
ci-dessus, également suspendre ledit transitaire de ses fonctions pour une
durée ne pouvant excéder deux mois.
Une décision de retrait ou de maintien d’agrément doit être prise avant
l’expiration de ce délai. A défaut de décision, la mesure de suspension devient
caduque ;
39
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 3° les mesures de refus, de retrait temporaire ou définitif, de suspension
de l’agrément ou de l’autorisation de dédouaner, prises dans les conditions et
formes prévues ci-dessus, ne peuvent ouvrir droit à indemnité ou à dommages
et intérêts contre l’Etat.
Article 71 - 1° Les transitaires agréés élisent une chambre de discipline
où l’administration est représentée;
2° Un décret pris sur proposition du ministre chargé des finances fixe la
composition, le mode d’élection et les conditions de fonctionnement de cette
chambre.
Article 72 - Toute personne physique ou morale qui accomplit pour autrui
des opérations douanières, doit conserver les correspondances et documents
y afférents pendant quatre ans à compter de la date d’enregistrement des
déclarations de douanes correspondantes.
Article 73 - Les conditions d’application des dispositions des articles
67 à 72 inclus sont fixées par décret pris sur proposition du ministre chargé
des finances.
Section II bis
Opérateur économique agréé
Article 73 bis- L’administration accorde le statut de l’opérateur
économique agréé aux opérateurs économiques qui obéissent aux critères
et conditions fixés par voie réglementaire qui détermine également les cas où
ledit statut peut être retiré.
Section III
Forme, énonciations et enregistrement
des déclarations en détail
40
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 75 - Lorsque plusieurs espèces de marchandises sont reprises
Dahir 1-77-339
sur la même formule de déclaration, chacune d’elles est considérée comme
ayant fait l’objet d’une déclaration indépendante.
Article 76 - 1° Lorsque les personnes habilitées à déposer les
déclarations en détail ne sont pas en possession des éléments nécessaires
pour les établir, elles peuvent être autorisées à examiner les marchandises
avant déclaration et à prélever des échantillons. Elles doivent alors présenter
une déclaration provisoire qui ne peut, en aucun cas, les dispenser de
l’obligation de la déclaration en détail;
2° Toute manipulation susceptible de modifier la présentation des
marchandises ayant fait l’objet de déclarations provisoires est interdite ;
3° La forme des déclarations provisoires et les conditions
dans lesquelles peut avoir lieu l’examen préalable des marchandises sont
déterminées par arrêté du ministre chargé des finances.
Article 76 bis - 1° Pour tenir compte des spécificités de certains
secteurs d’activité et par assouplissement des formalités de dédouanement,
l’administration peut autoriser le dépôt de déclarations dites provisionnelles,
simplifiées ou globales.
2° Les déclarations provisionnelles couvrent un ensemble d’opérations
d’importation ou d’exportation portant sur une même espèce de marchandises,
dont les éléments quantitatifs, devant figurer sur la déclaration en détail prévue
à l’article 74-3°ci-dessus, ne sont pas fournis ou ne sont indiqués qu’à titre
approximatif au moment du dépôt de la déclaration provisionnelle.
Dès que ces éléments sont connus et au plus tard avant l’expiration
d’un délai fixé par arrêté du ministre chargé des finances, ils sont déclarés à
l’administration et annexés à la déclaration provisionnelle.
Les documents fournis dans ce cadre sont considérés comme
déclarations complémentaires.
La déclaration provisionnelle et ses annexes constituent un document
unique et indivisible.
La déclaration provisionnelle permet l’enlèvement des marchandises au
fur et à mesure de leur dédouanement durant le délai fixé pour la déclaration
des éléments quantitatifs. Cet enlèvement ne peut intervenir qu’aux conditions
de l’article 100 ci-après.
3° la déclaration simplifiée est une déclaration qui ne comporte pas
certaines énonciations ou certains documents prévus par la réglementation
en vigueur.
Elle peut avoir la forme d’un document commercial ou de tout autre
document en tenant lieu ou d’une inscription des marchandises dans la
comptabilité matières de l’importateur ou de l’exportateur concerné selon la
forme agréée par l’administration.
41
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 La déclaration simplifiée doit contenir les énonciations nécessaires à
l’identification des marchandises et du régime douanier qui leur est assigné.
Elle permet l’enlèvement des marchandises en cause, à charge pour le
déclarant de présenter une déclaration complémentaire, conforme au modèle
prévu à l’article 74-3° ci-dessus, dans les délais fixés par arrêté du ministre
chargé des finances. Cet enlèvement ne peut intervenir qu’aux conditions de
l’article 100 ci-après.
L’inscription dans la comptabilité matières a la même valeur juridique
que l’acceptation de la déclaration en détail.
La déclaration complémentaire est réputée constituer avec la déclaration
simplifiée un acte unique et indivisible prenant effet à la date de dépôt de la
déclaration simplifiée.
4° La déclaration globale couvre des importations ou des exportations
fractionnées et échelonnées dans le temps de différents éléments ou parties
de marchandises relevant de positions ou sous-positions tarifaires distinctes
et dont l’ensemble constitué est à déclarer à une position ou sous-position
tarifaire unique.
Dans ce cas particulier, les éléments ou parties de marchandises faisant
l’objet d’envois fractionnés et échelonnés demeurent sous surveillance de
l’administration, dans les conditions définies par elle, jusqu’à délivrance de la
mainlevée de l’ensemble constitué.
La déclaration globale est établie conformément au modèle de la
déclaration en détail prévu à l’article 74-3° ci-dessus.
Le délai de régularisation de la déclaration globale est fixé par arrêté du
ministre chargé des finances.
5° Lorsque la fréquence des opérations le justifie, le dépôt des
déclarations dites provisionnelles ou simplifiées peut faire l’objet d’une
convention entre l’administration et les intéressés.
Article 77 - 1° Les déclarations en détail reconnues recevables sont
immédiatement enregistrées ;
2° Sous réserve des dérogations prévues à l’article 66 ci-dessus, sont
considérées comme irrecevables les déclarations non déposées dans le délai
prévu audit article ou qui ne satisfont pas aux conditions de l’arrêté prévu par
l’article 74-3° ci-dessus.
Article 78 - 1° Après leur enregistrement, les déclarations ne peuvent
plus être modifiées. L’exactitude ou la fausseté des énonciations des
déclarations est jugée d’après ce qui a été déclaré ;
2° Toutefois, avant la délivrance de la mainlevée des marchandises
et à condition que l’administration n’ait pas informé le déclarant de son
intention de procéder à la vérification des marchandises ou qu’elle n’ait pas
42
Code des Douanes et Impôts Indirects
constaté l’inexactitude des termes de la déclaration, les déclarants peuvent,
Dahir 1-77-339
sur autorisation de l’administration, rectifier sans pénalité, les énonciations de
leurs déclarations.
3° Le déclarant qui révèle volontairement dans un délai de trente (30)
jours à compter de la date de délivrance de la mainlevée, les inexactitudes
constatées dans la déclaration des marchandises et à condition que
l’administration ne l’ait pas informé qu’il fera l’objet d’un contrôle ou d’une
enquête, peut être dispensé d’une partie ou de la totalité des pénalités
pécuniaires prévues par le présent code.
Les modalités d’application du présent paragraphe sont fixées par voie
réglementaire.
Article 78 bis - 1° Après leur enregistrement, les déclarations ne
peuvent plus être annulées ;
2° Toutefois, l’administration autorise, sur demande du déclarant,
l’annulation des déclarations lorsqu’il s’agit de marchandises :
a - présentées à l’exportation mais non effectivement exportées;
b - importées et reconnues non conformes à la législation et à la réglementation
en vigueur notamment en matière sanitaire et de répression des fraudes ;
c - importées et retournées à l’expéditeur par la poste;
d - déclarées initialement pour la mise à la consommation alors qu’elles
étaient destinées à être placées sous un régime économique en douane sous
réserve, toutefois, que la mainlevée des marchandises n’ait pas été délivrée ;
e - dont la déclaration fait double emploi avec d’autres déclarations
préalablement enregistrées;
f - abrogé ;
g - déclarées initialement sous un régime économique en douane alors
qu’elles étaient destinées à être mises à la consommation;
h - déclarées en cession sous un régime suspensif, sans que la cession
envisagée n’ait pu aboutir en raison de circonstances particulières.
L’annulation ne peut être autorisée qu’après accord du cédant et du
cessionnaire. L’accord de ce dernier n’est, toutefois, pas requis lorsque pour
des raisons dûment justifiées, il ne peut être produit.
Dans tous les cas, l’annulation ne peut être autorisée que si le certificat
de décharge ou le certificat de décharge partielle, visés à l’article 117
ci-dessous, n’a pas été délivré ;
i - déclarées initialement sous un régime suspensif alors qu’elles étaient
destinées à être placées sous un autre régime suspensif ;
j - reconnues non conformes à la commande sous réserve que la main
levée des marchandises n’ait pas été délivrée et qu’aucune inexactitude des
termes de la déclaration n’ait été relevée par l’administration ;
k - déclarées mais totalement détruites ou irrémédiablement perdues
par suite d’accident ou de force majeure, avant délivrance de la mainlevée
des marchandises ;
43
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 l- (abrogé) ;
m- déclarées pour la mise à la consommation en suite de
régimes économiques en douane, alors qu’elles sont destinées à être
exportées, sous réserve toutefois que les droits et taxes n’aient pas été
acquittés ou garantis ou que le « certificat de décharge » n’ait pas été délivré
et que les comptes à apurer ne sont pas encore échus.
n- dont la déclaration n’a pas d’incidence ni sur la fiscalité ni sur
l’application d’autres législations ou réglementations ;
o- pour lesquelles la déclaration en détail a été enregistrée mais qui
n’ont pas été débarquées, sous réserve de la production par le déclarant
d’une attestation de non débarquement desdites marchandises, délivrée par
le transporteur ;
p- déclarées sous un régime économique en douane mais dont la
caution requise n’a pu être produite par le soumissionnaire.
Le directeur général de l’administration peut, en tant que de besoin,
modifier ou compléter, les cas d’annulation des déclarations en détail prévus
au 2° ci-dessus.
L’annulation de la déclaration éteint ses effets à l’égard du déclarant, à
l’exception de ceux engendrant des suites contentieuses.
44
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° La vérification des marchandises est l’opération par laquelle l’ad
Dahir 1-77-339
ministration procède à l’examen physique des marchandises afin de s’assurer
notamment que leur nature, leur espèce, leur origine, leur état, leur quantité et
leur valeur sont conformes aux énonciations de la déclaration en détail.
Article 80 1° Après enregistrement de la déclaration en détail,
l’administration peut procéder au contrôle documentaire et, le cas échéant, à
la vérification de tout ou partie des marchandises déclarées ;
2° En cas de contestation, le déclarant a le droit de récuser les
résultats de la vérification partielle et de demander la vérification intégrale des
énonciations de la déclaration sur lesquelles porte la contestation.
Article 81- 1° La vérification des marchandises déclarées dans les
bureaux de douane ne peut être faite que dans les magasins de douane ou
dans les lieux désignés à cet effet par l’administration;
2° Le transport des marchandises sur les lieux de la vérification, leur
déballage, leur remballage et toutes les autres manipulations nécessitées par
la vérification sont effectuées aux frais et sous la responsabilité du déclarant.
L’administration peut soumettre pour analyse, au laboratoire désigné par
le ministre chargé des finances, des échantillons des marchandises déclarées
si l’espèce de ces dernières ne peut être établie de façon satisfaisante par
d’autres moyens.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
Les frais résultant des recours aux laboratoires d’analyses visés à
l’alinéa ci-dessus ainsi qu’aux articles 140,163, 163 nonies et 192 ci-dessous
sont à la charge :
- de l’administration lorsque les résultats de l’analyse confirment les
éléments de la déclaration du redevable,
- du redevable lorsque les résultats de l’analyse infirment les éléments
de sa déclaration;
3° Les marchandises qui ont été conduites dans les magasins de
douane ou sur les lieux de la vérification ne peuvent être déplacées sans la
permission de l’administration;
4° Les travailleurs en douane employés par le déclarant pour la
manipulation des marchandises en douane doivent être agréés dans les
conditions fixées aux articles 82 et 84 ci-après.
Article 82 - 1° On entend par «travailleurs en douane» les employés
et ouvriers tels que emballeurs, portefaix, surveillants, qui sont chargés, soit
pour le compte des transitaires agréés, soit pour le compte des personnes
habilitées à opérer en douane , de suivre le travail matériel de la vérification et
45
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 de l’enlèvement des marchandises et, le cas échéant, de rentrer provisoirement
en possession des documents déjà enregistrés et remis à l’administration ;
2° Les travailleurs en douane se divisent en travailleurs opérant en
permanence pour le compte du même déclarant et en travailleurs libres, non
liés à un seul déclarant.
Article 83 - 1° Les travailleurs opérant en permanence pour le compte
du même déclarant doivent, pour être autorisés à remplir les fonctions
déterminées à l’article 82, 1° ci-dessus, être munis d’une carte d’identité
délivrée par leur employeur et visée par les chefs locaux des services de la
sûreté nationale et de l’administration. Cette carte doit être établie suivant un
modèle fixé par l’administration ;
2° Ces mêmes dispositions sont applicables aux portefaix autorisés à
assurer le service des bagages par les différentes compagnies de navigation
aérienne, maritime, de chemin de fer ou de transport par route.
Article 84 - 1° Les travailleurs libres doivent, pour être autorisés à
remplir les fonctions déterminées à l’article 82, alinéa 1° ci-dessus, être munis
d’une carte d’identité et d’une plaque numérotée, à porter en apparence, qui
sont délivrées :
a) dans les ports : par le chef de l’exploitation du port ou le directeur de
l’aconage;
b) dans les autres bureaux: par l’administration.
Cette carte doit être visée par le chef de la sûreté régionale intéressé
ou son délégataire et, en outre, par le chef local de l’administration lorsqu’elle
est délivrée dans les ports ;
2° Les déclarants peuvent, toutefois, être autorisés :
- dans les ports : par le chef de l’exploitation du port ou le directeur de
l’aconage ;
- dans les autres bureaux : par l’administration, à employer des spécialistes
de leur choix dont ils se portent garants pour l’ouverture, le maniement ou le
conditionnement des colis nécessitant des précautions spéciales.
Article 85 - 1° La vérification a lieu en présence du déclarant ou de son
représentant ;
2° Si, à l’expiration d’un délai de trois jours à compter de la date
d’enregistrement de la déclaration en détail, le déclarant ne s’est pas présenté
pour assister à la vérification ou ne s’est pas fait représenter, l’administration
procède d’office à la vérification des marchandises déclarées.
Section II
Application des résultats de la vérification
Article 86 - 1° Sous réserve des dispositions de l’article 14-
2° ci-dessus, les droits, taxes et autres mesures douanières sont appliqués
d’après les résultats de la vérification et, le cas échéant, conformément aux
décisions ayant autorité de la chose jugée ;
46
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° Sous réserve des dispositions de l’article 80-2° ci-dessus et du 3°
Dahir 1-77-339
ci-après, lorsque la vérification ne porte que sur une partie des marchandises
faisant l’objet d’une même déclaration, les résultats de la vérification sont
valables pour l’ensemble des marchandises objet de cette déclaration ;
47
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 auxdites marchandises, ou de toute personne qui, en tant que professionnel,
les détient ou en détient les documents et données commerciaux.
Lorsqu’il résulte de la révision de la déclaration ou des contrôles a
posteriori que les dispositions qui régissent le régime douanier concerné ont
été appliquées sur la base d’éléments inexacts ou incomplets, l’administration
prend, dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en
vigueur, les mesures nécessaires pour rétablir la situation en tenant compte
des nouveaux éléments dont elle dispose.
CHAPITRE III
Redevabilité, solidarité,
liquidation des droits et taxes
Section I
Redevabilité - solidarité
Article 87 - Ont la qualité de redevables des droits de douane et autres
droits et taxes exigibles à l’importation ou à l’exportation :
- le déclarant, au sens de l’article 67, 1° ci-dessus;
- le mandant du déclarant ;
- la caution.
Article 88 - 1° Sous réserve des dispositions de l’article 88 bis ci-après,
Les redevables d’une même dette sont réputés débiteurs solidaires;
2° La déchéance du terme encourue par l’un d’eux produit effet à
l’égard de tous.
Article 88 bis - 1° Sans préjudice des dispositions de l’article 88 ci-
dessus, les mesures de recouvrement des droits de douane et autres droits et
taxes ne peuvent être engagées à l’égard du transitaire agréé en douane visé
à l’article 67 ci-dessus qu’après avoir épuisé toutes les voies de recouvrement
contre le redevable principal.
2° Sauf en cas de participation ou de complicité à la fraude, le transitaire
agréé en douane n’est pas redevable des créances douanières dans les cas
suivants :
a)- les créances résultant du non-respect des dispositions de l’article
166 ter ci-dessous ;
b)- les créances résultant du non-respect des engagements souscrits
en matière de régimes économiques en douane ;
c)- les créances constatées dans le cadre du contrôle a posteriori,
conformément aux dispositions de l’article 86 bis ci-dessus.
48
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section II
Dahir 1-77-339
Liquidation des droits et taxes
Article 89 - les droits et taxes à percevoir sont ceux en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration en détail sauf dans le cas de déclaration
déposée par anticipation prévue par l’article 66, 2° ou en cas d’application de
la clause transitoire prévue par l’article 13 ci-dessus ou du tarif plus favorable
prévu par l’article 90 ci-après.
Article 90 - En cas d’abaissement du taux des droits de douane après
la date d’enregistrement de la déclaration en détail pour la consommation,
le déclarant a, sur sa demande, droit à l’application du tarif plus favorable à
condition que la mainlevée des marchandises prévue à l’article 100 ci-après
n’ait pas encore été donnée.
Article 91 - La liquidation de toutes sommes à percevoir par l’adminis
tration au titre des droits et taxes est arrondie au dirham supérieur.
CHAPITRE IV
Acquittement et garantie des droits et taxes
Section I
Règles générales
Article 92 - 1° Les droits de douane et autres droit et taxes dus à
l’importation ou à l’exportation sont mis en recouvrement en vertu d’un titre de
recette émis par l’ordonnateur;
2° Ces droits et taxes sont payés ou garantis dans les conditions fixées
aux articles 93 à 99 ci-après.
Section II
Paiement des droits et taxes
Article 93- 1° Le paiement des droits et taxes visés à l’article 92
ci-dessus, doit intervenir :
- Dans des délais fixés par décret pris sur proposition du ministre chargé
des finances pour les marchandises bénéficiant des facilités de paiement
prévues à l’article 96 ci-après ;
Toutefois, pour les opérations couvertes par les déclarations provision
nelles visées à l’article 76 bis, ces délais ne commencent à courir qu’à compter
de l’expiration du délai fixé pour la déclaration des éléments quantitatifs
définitifs ;
- dans un délai de trois jours, dans les autres cas, à compter de la date
d’émission du titre de recette.
2° Tout paiement intervenant au-delà de ces délais donne lieu à
perception d’un intérêt de retard dont le taux est fixé par la réglementation en
vigueur. Cet intérêt est dû depuis le lendemain du jour de l’expiration du délai
jusqu’au jour de l’encaissement inclus.
49
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 94 - 1° - L’administration autorise le paiement des droits et taxes
et, le cas échéant, des amendes et des sommes dues par remise d’obligations
cautionnées ;
2° Ces obligations donnent lieu à une majoration dont le taux est fixé
par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances. Le montant
de cette majoration est versé, pour moitié, au budget général de l’Etat et, pour
l’autre moitié, au fonds commun des saisies créé par l’article 3 de l’arrêté du
ministre des finances n°335-66 du 8 juin 1966 ;
3° A défaut de paiement des obligations à leur échéance, les
souscripteurs sont tenus de verser un intérêt de retard calculé du lendemain
du jour de l’échéance jusqu’au jour de l’encaissement inclus, sans préjudice
du remboursement de tous les frais engagés par l’administration en vue des
sûretés à obtenir ou des poursuites à exercer pour l’encaissement des effets ;
4° Le taux de l’intérêt de retard visé au 3° ci-dessus ainsi que les
modalités d’application du présent article sont fixés par décret pris sur
proposition du ministre chargé des finances.
Article 95 - 1° Le paiement des droits et taxes visés à l’article 92 ci-
dessus, ainsi que le paiement des amendes et de toutes autres sommes
dues, dont le recouvrement incombe à l’administration doit être effectué par
tout moyen prévu par la réglementation en vigueur, y compris par procédé
électronique, à l’exclusion du versement d’espèces.
Toutefois, le paiement peut être effectué par versement d’espèces pour
les opérations occasionnelles n’ayant pas un caractère commercial.
2° Tout paiement donne lieu à la délivrance d’une quittance ou tout
autre justificatif attestant ledit paiement.
3° Toute majoration ou tout intérêt de retard applicable aux droits et
taxes, est liquidé, ordonnancé et perçu par l’agent chargé du recouvrement.
Section III
Garantie de paiement des droits et taxes
Article 96- 1° Pour garantir le paiement des droits et taxes visés à
l’article 92 ci-dessus, amendes et toutes autres sommes dues dont le
recouvrement incombe à l’administration, l’administration peut autoriser les
redevables à souscrire une soumission cautionnée comportant engagement
pour les redevables :
a) d’acquitter les droits et taxes, amendes et toutes autres sommes
dues dont le recouvrement incombe à l’administration ;
b) de verser, à défaut de paiement des droits et taxes, amendes et
toutes autres sommes dues dont le recouvrement incombe à l’administration
dans le délai prescrit, un intérêt de retard dû depuis le lendemain du jour de
l’échéance jusqu’au jour de l’encaissement inclus ;
c) de payer, en sus des droits et taxes, amendes et toutes autres
sommes dues dont le recouvrement incombe à l’administration et en même
50
Code des Douanes et Impôts Indirects
temps, une remise calculée sur le montant desdits droits et taxes, amendes et
Dahir 1-77-339
toutes autres sommes dues et compte tenu du délai d’enlèvement ;
2° L’intérêt de retard et la remise visés au 1° b) et c) ci-dessus, sont
respectivement attribués, le premier, au Trésor, l’autre, aux agents de
l’administration ;
3° Les délais de paiement des droits et taxes visés à l’article 92 ci-
dessus, des amendes et de toutes autres sommes dues dont le recouvrement
incombe à l’administration et les taux d’intérêt de retard et de la remise ainsi
que les modalités d’application du présent article sont fixés par décret pris sur
proposition du ministre chargé des finances.
Article 97 - Le Ministre des Finances ou la personne déléguée par lui
à cet effet, peut accorder la remise gracieuse totale ou partielle de l’intérêt de
retard prévu aux articles 93, 94, 96, 98 et 99 bis du présent code.
Article 98 - 1° L’administration peut autoriser les redevables à consigner, à
la caisse de l’agent chargé du recouvrement, une somme garantissant le paiement
des droits et taxes sur la base des éléments d’assiette qu’elle aura appréciés.
En cas de litige, la consignation du montant des pénalités encourues
peut être requise.
2° Si à l’expiration d’un délai de six mois du jour de la consignation, le
redevable ne régularise pas cette dernière, l’administration peut procéder d’office
à la liquidation définitive des droits et taxes et des pénalités encourues et à leur
application, sauf si la non régularisation est imputable à l’administration.
3° Lorsque la somme consignée est inférieure au montant des droits et
taxes exigibles lors de la régularisation de la consignation intervenue d’office
ou à l’initiative du redevable, il est perçu par l’administration sur le complément
à recouvrer, un intérêt de retard dû depuis le jour de la consignation jusqu’au
jour de l’encaissement inclus.
4° Lorsque la somme consignée est supérieure au montant des droits
et taxes et des pénalités dus, le surplus est remboursé au redevable dans un
délai de trente jours.
Article 99 - Outre les droits et taxes visés à l’article 92 ci-dessus, les
autres droits et taxes recouvrés par l’administration peuvent également être
payés ou garantis dans les conditions fixées par les articles 93, 94, 96 et 98
ci-dessus.
Section IV
Prescriptions
Article 99 bis - 1° L’action en recouvrement des droits et taxes dont la
perception est confiée à l’administration, est prescrite à l’expiration d’un délai
de quatre ans à compter de la date d’émission du titre de recette;
2° a) Les omissions totales ou partielles constatées et les insuffisances
relevées dans l’assiette et la liquidation desdits droits et taxes ainsi que les erreurs
commises tant dans la détermination des bases d’imposition ou de la valeur que
51
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 dans le calcul de ces droits et taxes, peuvent être réparées jusqu’à l’expiration de
la quatrième année à compter de la date d’émission du titre de recette ;
b) En cas de fraude, tout redressement intervenu au titre des droits et
taxes au profit du Trésor, donne lieu à perception par l’administration d’un intérêt
de retard dû depuis la date d’émission du titre de recette initial se rapportant
à l’opération objet dudit redressement jusqu’au jour de l’encaissement inclus ;
c) En cas de contestation de la part du redevable, le litige est porté
devant le tribunal.
Article 99 ter - En cas de fraude, le délai de quatre ans visé aux 1° et 2°
de l’article 99 bis ci-dessus ne court que du jour de la découverte de la fraude.
Article 99 quater - Les prescriptions prévues aux 1° et 2° de l’article
99 bis ci-dessus sont interrompues par toute demande ayant date certaine
qui met le débiteur en demeure d’exécuter son obligation, par notification au
redevable des redressements ou des procès-verbaux de constatation, par
versement d’acompte ou par tout acte interruptif de droit commun.
Article 99 quinquies -Toutes demandes tendant à faire déclarer débi
trice l’administration sont prescrites à l’expiration d’un délai de quatre ans à
compter de la date de la quittance constatant le paiement ou la consignation
visée à l’article 98 ci-dessus.
Toutefois, la prescription peut être interrompue dans les conditions du
droit commun.
Article 99 sexies - L’administration est déchargée, envers les redevables,
quatre (4) ans après chaque année de la garde des registres de recettes, des
déclarations sommaires et en détail et de tout autre document de ladite année,
même si la présentation de ces derniers fut nécessaire pour l’instruction ou le
jugement d’instance encore pendants.
CHAPITRE V
Enlèvement des marchandises
Section I
Règles générales
52
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE VI
Dahir 1-77-339
Article 102 - (abrogé).
CHAPITRE VII
Séjour des marchandises
dans les locaux de l’administration
Article 103 - 1° Dans les bureaux de douane où il n’existe pas de
magasin ou de terre plein de stationnement géré par des établissements ou
des sociétés de magasinage, les marchandises importées ou présentées
pour l’exportation sont déposées dans les locaux de l’administration;
2° Dans tous les bureaux de douane, sont également conservés dans
lesdits locaux, tous les objets et marchandises, y compris les capitaux, qui :
a) pour quelque motif que ce soit, doivent demeurer sous la main de
l’administration ;
b) n’ont pas été retirés par les voyageurs.
Article 104 - 1° Ces objets et marchandises demeurent aux risques des
propriétaires; leur vol, détérioration, altération ou déperdition ne peut donner
lieu à dommages et intérêts sauf en cas de faute de l’administration ou de
négligence volontaire de ses agents ;
2° les frais de toute nature résultant du séjour des objets et marchandises
dans les locaux de l’administration sont à la charge des propriétaires de ces
objets et marchandises ;
3° Une taxe de magasinage est perçue sur lesdits objets et marchandises
à l’exclusion, d’une part, des capitaux et, d’autre part, des objets destinés à
l’usage personnel des voyageurs et non retirés.
Article 105 - Les conditions de séjour de ces objets et marchandises dans
les locaux de l’administration , le barème des taxes de magasinage à percevoir
par cette administration ainsi que les conditions de liquidation et de recouvrement
sont fixés par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.
CHAPITRE VIII
Marchandises, y compris les capitaux,
considérées comme abandonnées en douane
Section I
Définition
Article 106 - Sont considérés comme abandonnés en douane :
- les marchandises qui n’ont pas fait l’objet d’une déclaration en détail
dans le délai prévu par l’article 66,3° ci-dessus;
- les marchandises pour lesquelles une déclaration en détail a été
déposée et qui, sans faire l’objet d’un litige avec l’administration, n’ont pas été
enlevées dans un délai d’un mois à compter de la date d’enregistrement de
ladite déclaration et pour lesquelles les droits et taxes n’ont pas été payés ou
garantis dans les conditions fixées aux articles 93 à 99 ci-dessus.
53
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Toutefois, ne sont pas considérés comme abandonnés en douane,
les contenants en l’occurrence les conteneurs, les remorques, les citernes
renfermant les marchandises visées ci-dessus et n’appartenant pas au
propriétaire desdites marchandises ;
- les capitaux et autres moyens de paiement laissés par les voyageurs
dans les locaux de l’administration, pendant un délai de quatre ans à compter
de leur date de prise en charge effective par ladite administration.
Section II
Suites à donner à ces marchandises et capitaux
54
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 110 - Un décret pris sur proposition du ministre chargé des
Dahir 1-77-339
finances fixe les conditions d’application du présent chapitre.
CHAPITRE IX
Embarquement et conduite à l’étranger
des marchandises déclarées pour l’exportation
55
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE V
REGIMES ECONOMIQUES EN DOUANE
CHAPITRE PREMIER
Généralités concernant
les régimes économiques en douane
Article 114 - 1° Les régimes économiques en douane comprennent :
- Les régimes suspensifs: entrepôt de douane, entrepôt industriel franc,
admission temporaire pour perfectionnement actif, admission temporaire,
exportation temporaire pour perfectionnement passif, exportation temporaire
pour perfectionnement passif avec recours à l’échange standard, exportation
temporaire, transit, transformation sous douane ;
- Le drawback .
2° Les régimes suspensifs permettent le stockage, la transformation,
l’utilisation ou la circulation de marchandises en suspension des droits de
douane, des taxes intérieures de consommation ainsi que de tous autres
droits et taxes dont elles sont passibles. A l’exclusion des prohibitions visées
à l’article 115 ci-après, ces régimes entraînent, en outre, sauf disposition
contraire prise par arrêté du ministre chargé des finances et du (ou des)
ministre(s) intéressé(s), la suspension de l’application des prohibitions et
restrictions quantitatives à l’importation ou à l’exportation.
2° bis- Sous réserve des dispositions des articles 134 bis et 135
ci-après, le bénéfice des régimes suspensifs n’est autorisé que lorsqu’il est
possible d’identifier les marchandises y admises lors de leur réimportation,
réexportation ou mise à la consommation, soit en l’état, soit dans les produits
compensateurs.
3° Le régime du drawback permet le remboursement, sur la base de
taux forfaitaires, de certains droits et taxes perçus à l’importation des matières
d’origine étrangère entrant dans la fabrication de marchandises exportées.
Article 115 - Sans préjudice des exclusions propres à chacun des
régimes suspensifs énumérés ci-dessus, sont exclues de ces régimes les
marchandises prohibées ci-après :
- les animaux et les marchandises en provenance de pays contaminés,
dans les conditions prévues par la législation sur la police sanitaire vétérinaire
et phytosanitaire ;
- les stupéfiants et les substances psychotropes;
- les armes de guerre, pièces d’armes et munitions de guerre à
l’exception des armes, pièces d’armes et munitions destinées à l’armée ou
importées par les fabricants autorisés conformément à la loi n° 10.20 relative
aux matériels et équipements de défense et de sécurité, aux armes et aux
munitions, promulguée par le dahir n°1.20.70 du 4 hija 1441 (25 juillet 2020) ;
- les écrits, imprimés, dessins, affiches, gravures, peintures, photo
graphies, clichés, matrices, reproductions pornographiques et tous objets
contraires aux bonnes mœurs ou de nature à troubler l’ordre public;
56
Code des Douanes et Impôts Indirects
- les produits naturels ou fabriqués portant soit sur eux-mêmes, soit sur
Dahir 1-77-339
des emballages une marque de fabrique ou de commerce, un nom, un signe,
une étiquette ou un motif décoratif comportant une reproduction de l’effigie
de S.M le ROI, de celle d’un membre de la famille royale, des décorations,
armoiries et emblèmes nationaux, ou de nature à faire croire à l’origine
marocaine desdits produits lorsqu’ils sont étrangers.
Article 116 - 1° Les marchandises placées sous un régime suspensif
doivent être couvertes soit par un acquit à caution établi sur la formule de
la déclaration en détail prévue par l’article 74 ci-dessus ou, lorsque les
nécessités économiques le justifient, sur la formule de la déclaration simplifiée
prévue par l’article 76 bis-3°, soit par des documents internationaux conformes
aux modèles prévus par les conventions internationales auxquelles le Maroc
adhère;
2° Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l’article 230
ci-après, l’acquit à caution comporte, outre la déclaration détaillée des
marchandises, l’engagement solidaire du soumissionnaire et d’une caution de
satisfaire aux prescriptions des lois, règlements et décisions propres au régime
douanier suspensif au bénéfice duquel ces marchandises sont déclarées.
L’acquit à caution est un acte public et authentique dont les énonciations
font foi jusqu’à inscription de faux ;
3° Des arrêtés du ministre chargé des finances peuvent dispenser :
a) les utilisateurs de certains régimes économiques de l’obligation de
souscrire un acquit à caution;
b) de l’obligation de fournir caution lorsque les intérêts économiques
et fiscaux en cause ne justifient pas l’engagement solidaire prévu au 2°
ci-dessus.
4° La caution lorsqu’elle est exigée, peut être remplacée soit par une
consignation dont le montant ne peut excéder celui des droits et taxes exigibles,
soit par toute autre garantie agréée par le ministre chargé des finances.
Lorsque la garantie revêt la forme d’un cautionnement global, l’indication
sur l’acquit à caution du numéro d’agrément de ladite garantie tient lieu de
l’engagement de la caution prévu au 2° ci-dessus.
5° la cession sous régime suspensif, telle que prévue par les dispositions
du présent code, ne peut s’effectuer qu’après :
– autorisation de l’administration;
– dépôt auprès de l’administration d’un acquit à caution comportant
l’accord du cédant ainsi que l’engagement solidaire du cessionnaire et d’une
caution dans le sens visé au 2° ou au 4° ci-dessus.
La responsabilité du cédant vis-à-vis de l’administration ne cesse
qu’après déclaration à cette administration du transfert de propriété à un tiers,
engagement du cessionnaire envers l’administration et acceptation par
celle-ci de cet engagement ;
57
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 6° Par dérogation aux dispositions ci-dessus, et pour des raisons
économiques ou lorsque la matière spécifique d’un secteur d’activité l’exige,
la cession des marchandises sous régimes suspensifs peut être effectuée
dans des conditions particulières fixées par arrêté du ministre chargé des
finances.
Article 116 bis - 1° Les marchandises placées sous un régime suspensif
qui ont péri, avant l’expiration du délai de séjour autorisé des marchandises
sous ledit régime, par suite d’un cas de force majeure dû à des causes
naturelles, dûment justifié, peuvent être exonérées des droits et taxes.
2° L’exonération visée ci-dessus est accordée aux soldes de comptes
en régimes suspensifs échus et non régularisés et dont la valeur ne dépasse
pas 500 dirhams.
Article 116 ter - Afin d’assurer le suivi des opérations à caractère
commercial effectuées sous régimes suspensifs, l’administration et le
soumissionnaire tiennent, respectivement, des écritures qui retracent :
- d’une part, les espèces, quantités et valeurs des marchandises
placées sous le régime suspensif concerné ; et
- d’autre part, les espèces, quantités et valeurs des produits
compensateurs et des marchandises admises en apurement ainsi que, le cas
échéant, les espèces, quantités et valeurs des déchets.
Les écritures des soumissionnaires doivent permettre d’identifier par
espèces, quantité et valeur, les marchandises en stock dans leurs locaux et
celles qui sont, éventuellement, remises en sous-traitance dans les conditions
fixées à l’article 139 bis ci-dessous.
Un arrêté du ministre chargé des finances déterminera la forme et les
modalités de tenue des écritures.
Article 116 quater - Lorsque la nature de l’activité et la fréquence des
opérations le justifient, les éléments d’apurement déclarés prévus à l’article
116 ter ci-dessus, peuvent faire l’objet d’une convention entre l’administration
et le soumissionnaire.
Article 117 - Le soumissionnaire et la caution sont définitivement libérés
ou, le cas échéant, les sommes consignées sont totalement remboursées, au
vu du «certificat de décharge» dûment authentifié donné par les agents de
l’administration.
Toutefois, en cas d’apurements partiels successifs du compte du régime
suspensif sous lequel les marchandises sont placées, le soumissionnaire et la
caution sont partiellement libérés ou, le cas échéant, les sommes consignées
sont partiellement remboursées, au vu d’un «certificat de décharge partiel»,
dûment authentifié, donné par les agents de l’administration, au terme de
chaque opération d’apurement partiel et à concurrence des quantités
apurées.
Article 118 - Les bureaux de douane ouverts à l’importation et à
l’exportation des marchandises déclarées sous l’un des régimes économiques
en douane sont désignés par arrêté du ministre chargé des finances.
58
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE II
Dahir 1-77-339
Entrepôts de douane ou entrepôts de stockage
Section I
Généralités
Article 119 - 1° L’entrepôt de douane ou entrepôt de stockage est un
régime permettant de placer des marchandises pour une durée déterminée
dans les établissements soumis au contrôle de l’administration;
2° Il existe deux catégories d’entrepôt de stockage :
- l’entrepôt public ;
- l’entrepôt privé qui peut être banal ou particulier ;
3° Pour l’application du présent chapitre, ces entrepôts de stockage
sont dits :
3° Les arrêtés visés aux 1° et 2° ci- dessus fixent le tarif des taxes
d’entreposage et des autres taxes d’usage à percevoir à l’occasion de
l’entreposage des marchandises. Ils déterminent, également, s’il y a lieu,
les conditions particulières imposées au concessionnaire autres que celles
prévues par le décret visé à l’article 122 ci-après ;
59
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 pour leur usage exclusif. L’autorisation d’ouvrir un entrepôt privé particulier
est accordée par le directeur de l’administration. Cette autorisation fixe les
charges du bénéficiaire au titre de la surveillance dudit entrepôt ;
Section II
Marchandises exclues, marchandises
admises en entrepôt de stockage
Section III
Effets de l’entrepôt de stockage
60
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section IV
Dahir 1-77-339
Utilisation de l’entrepôt de stockage
Article 125 - 1° L’entrepôt public et l’entrepôt privé banal sont ouverts à
toute personne pour l’entreposage des marchandises admises en entrepôt ;
2° L’entrepôt privé particulier est réservé au bénéficiaire de l’autorisa
tion d’ouverture d’entrepôt et pour les seules marchandises désignées dans
ladite autorisation.
Toutefois, lorsqu’il s’agit d’un entrepôt privé particulier spécial, cette
autorisation peut permettre l’entreposage de marchandises identiques à celles
désignées mais appartenant à une personne autre que le bénéficiaire.
Article 126 - Le propriétaire de la marchandise entreposée est appelé
«entrepositaire».
Section V
Séjour en entrepôt de stockage
Section VI
Dispositions communes à tous les entrepôts de stockage
Article 128 - 1° Le ministre chargé des finances fixe par arrêté, pris
après avis des ministres intéressés, les manipulations dont les marchandises
placées en entrepôt de stockage peuvent faire l’objet;
2° Le directeur de l’administration détermine, le cas échéant, les
conditions dans lesquelles ces manipulations sont effectuées.
Article 129 - 1° les entrepositaires demeurent obligés vis-à-vis de
l’administration même en cas de transfert de propriété des marchandises
entreposées ;
2° Leur responsabilité ne cesse qu’après déclaration à l’administration
de ce transfert de propriété à un tiers, engagement du cessionnaire envers
cette administration, et acceptation par celle-ci de cet engagement.
Le cessionnaire doit souscrire l’acquit à caution prévu à l’article 116
ci-dessus.
La ou les cessions successives intervenues sous le même régime de
l’entrepôt ne donnent lieu à aucune prolongation du délai prévu par l’article
127 ci-dessus.
61
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 130 - 1° Les marchandises en entrepôt de stockage, autres que
celles visées à l’article 123-c ci-dessus, peuvent, sauf dispositions spéciales
contraires, recevoir à leur sortie d’entrepôt les mêmes destinations que si
elles provenaient de l’importation directe et aux mêmes conditions ;
2° En cas de mise à la consommation de marchandises en suite
d’entrepôt de stockage :
a) les droits de douane et les autres droits et taxes exigibles sont
perçus d’après l’espèce tarifaire et sur la base des quantités constatées à
l’entrée d’entrepôt ;
b) la valeur à déclarer est celle de ces marchandises au jour de
l’enregistrement de la déclaration d’entrée en entrepôt ;
c) les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en
vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration d’admission en entrepôt
augmentés, si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de l’intérêt de
retard prévu à l’article 93-2° ci-dessus.
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la
déclaration d’admission en entrepôt ou sous régime suspensif pour les
marchandises d’adjonction, jusqu’au jour de l’encaissement inclus.
d) Toutefois, lorsque les marchandises importées initialement sous
le régime de l’entrepôt de stockage n’ont pas pu être placées sous l’un des régimes
suspensifs de transformation pour l’exportation de produits compensateurs, une
partie de ces marchandises importées peut être mise à la consommation avec
paiement des droits et taxes exigibles, en vigueur à la date d’enregistrement
de la déclaration en détail pour la consommation.
« Il est tenu compte dans le calcul des droits et taxes exigibles, l’espèce,
la quantité et la valeur desdites marchandises à la date d’entrée en entrepôt
de stockage.
« La partie des marchandises à mettre à la consommation, visée à
l’alinéa ci-dessus , est fixée par arrêté du ministre chargé des finances.
2° bis) par dérogation aux dispositions du 2° ci-dessus et en cas de
mise à la consommation au bénéfice d’une exonération totale ou partielle des
droits et taxes, visée au dernier alinéa du paragraphe c) de l’article 119-3:
a) les droits de douane et les autres droits et taxes exigibles sont perçus
d’après l’espèce tarifaire et sur la base des quantités constatées à la sortie
d’entrepôt;
b) la valeur à déclarer est celle de ces marchandises au jour de
l’enregistrement de la déclaration pour la consommation. Toutefois, lorsque
lesdites marchandises ont été obtenues après manipulations comportant
adjonction de produits pris à la consommation, la valeur de ces derniers est
soustraite de la valeur à soumettre aux droits à la sortie d’entrepôt;
c) les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux
en vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration pour la consommation ;
62
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Lorsque la mise à la consommation porte sur des marchandises
Dahir 1-77-339
avariées, les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux
en vigueur le jour d’entrée sous entrepôt, la valeur à retenir pour le calcul des
droits et taxes est celle reconnue à la date de la constatation des avaries.
Article 131 - 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 130-2° bis
ci-dessus, les conditions de mise à la consommation de marchandises,
préalablement constituées en entrepôt de stockage en décharge de comptes
d’admission temporaire pour perfectionnement actif, d’admission temporaire
ou d’entrepôt, sont celles observées pour la mise à la consommation en suite
de ces régimes.
2° L’intérêt de retard prévu à l’article 93,2° ci-dessus, lorsqu’il est
exigible, est dû depuis la date d’enregistrement de la déclaration d’admission
temporaire pour perfectionnement actif jusqu’au jour de la sortie d’entrepôt
inclus, à l’exception des périodes au cours desquelles les droits et taxes ont
été consignés.
Article 132 -1° L’entrepositaire doit acquitter les droits de douane et
autres droits et taxes sur les quantités de marchandises qu’il ne peut présenter
à l’administration sans préjudice, le cas échéant, des pénalités encourues ;
2° Toutefois, les manquants provenant de causes naturelles ou de
manipulations, prévues à l’article 128 ci-dessus, sont admis en franchise dans
les conditions fixées par décret pris sur proposition du ministre chargé des
finances ;
3° Lorsqu’ils doivent être liquidés sur des manquants autres que ceux
prévus à l’article 132-2°et sans préjudice des suites contentieuses, les droits
de douane et autres droits et taxes ainsi que la valeur sont ceux en vigueur au
jour d’entrée en entrepôt.
Article 133 - Pour les marchandises visées à l’article 123 ci-dessus,
l’entrepositaire qui ne peut les présenter à l’administration en mêmes quantités
et qualités doit restituer les avantages attachés à l’exportation qui ont été
conférés, par provision, au moment de leur entrée en entrepôt, sans préjudice
des pénalités applicables en matière de déficit d’entrepôt.
Section VII
Marchandises restant en entrepôt de stockage
à l’expiration des délais
63
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 2° Dans le cas où des marchandises placées en entrepôt public ou en
entrepôt privé banal n’auraient pas satisfait à l’une des obligations prévues
au 1° ci-dessus, sommation est faite à l’entrepositaire d’avoir à satisfaire à
ces obligations dans le délais d’un mois à compter de cette sommation. A
l’expiration de ce délai, les marchandises sont vendues d’office aux enchères
publiques par l’administration.
Sur le produit de la vente, sont prélevés dans l’ordre suivant :
- les frais d’inventaire, de vente, les droits et taxes perçus à l’importation
en cas de mise à la consommation;
- les frais d’entreposage et tous autres frais pouvant grever les
marchandises.
- le reliquat éventuel sera consigné chez les receveurs des douanes
pour y rester à la disposition de qui de droit pendant quatre ans à compter du
jour de la vente. Passé ce délai, il reviendra à l’Etat.
Toutefois, si ce reliquat est inférieur à 500 dirhams il est pris, sans délai,
en recette au budget.
3° Dans le cas de marchandises placées en entrepôt privé particulier,
la non-exécution de l’une des obligations, prévues au 1° ci-dessus, entraîne
le paiement immédiat des droits et taxes.
Toutefois, et sans préjudice des suites contentieuses, lesdits droits
et taxes ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé à l’exportation, au-delà
du délai fixé et sur autorisation de l’administration, des objets, matériels et
produits précités.
4° En ce qui concerne les marchandises visées à l’article 123-c)
ci-dessus, le directeur de l’administration peut, en accord avec le ministre
intéressé, autoriser, à titre exceptionnel, le reversement sur le marché intérieur
des marchandises précédemment constituées en entrepôt pour l’exportation,
sous réserve de la restitution, par l’entrepositaire, des avantages attachés à
l’exportation, qui ont été accordés, par provision, au moment de l’entrée en
entrepôt.
CHAPITRE II BIS
Entrepôt industriel franc
Article 134 bis - L’entrepôt industriel franc est un régime permettant
aux entreprises, placées sous le contrôle de l’administration, d’importer ou
d’acquérir en suspension des droits et taxes :
– les matériels, les biens d’équipements et leurs parties et pièces
détachées ;
– les marchandises destinées à être mises en oeuvre par lesdits
matériels et équipements ainsi que les marchandises, dont la liste est établie
par arrêté du ministre chargé des finances après avis du (ou des) ministre(s)
64
Code des Douanes et Impôts Indirects
intéressé(s), qui ne se retrouvent pas dans les produits compensateurs
Dahir 1-77-339
mais qui permettent l’obtention de ces produits, même si ces marchandises
disparaissent totalement ou partiellement au cours de leur utilisation.
Les produits compensateurs ainsi obtenus doivent être destinés en
totalité ou en partie, à l’exportation. La proportion pouvant être mise à la
consommation est déterminée par voie réglementaire en fonction du chiffre
d’affaires global annuel de l’entreprise, de son chiffre d’affaires annuel à l’ex
portation et/ou de la valeur de ses immobilisations.
Article 134 ter - Sous réserve des dispositions particulières contenues
dans l’article 134 quater ci-après, les marchandises susceptibles d’être mises
en oeuvre en entrepôt industriel franc, les produits fabriqués admis à la
compensation des comptes dudit entrepôt et les conditions dans lesquelles
s’opère cette compensation sont les mêmes qu’en admission temporaire pour
perfectionnement actif.
Lesdites marchandises et les produits compensateurs obtenus sont
soumis aux dispositions du chapitre III du présent titre.
Article 134 quater - Les conditions d’octroi, notamment le montant
minimum de l’investissement et/ou du chiffre d’affaires destiné à l’exportation
ainsi que les conditions de contrôle, de surveillance et de fonctionnement de
l’entrepôt industriel franc sont fixées par voie réglementaire.
Article 134 quinquies - 1° Les matériels, les équipements et leurs
parties et pièces détachées, visés à l’article 134 bis ci-dessus peuvent être
mis à la consommation suivant les conditions prévues à l’article 151-2° ci-
dessous.
2° Lesdits matériels, équipements et leurs parties et pièces détachées
peuvent également être mis à la consommation suivant les conditions prévues
à l’article 151-2° bis ci-dessous.
CHAPITRE III
Admission temporaire pour perfectionnement actif
Article 135 - 1° L’admission temporaire pour perfectionnement actif est
un régime permettant aux personnes visées à l’article 138 ci-après d’importer
en suspension des droits et taxes qui leur sont applicables des marchandises
destinées à recevoir une transformation, une ouvraison ou un complément
de main-d’œuvre ainsi que des marchandises, dont la liste est établie par
arrêté du ministre chargé des finances après avis du (ou des) ministre(s)
intéressé(s), qui ne se retrouvent pas dans les produits compensateurs
mais qui permettent l’obtention de ces produits, même si elles disparaissent
totalement ou partiellement au cours de leur utilisation.
Toutefois, les marchandises dont l’importation est soumise à licence
d’importation en vertu de l’article 13 de la loi n°91-14 relative au commerce
extérieur et figurant sur une liste fixée par voie réglementaire ne peuvent
bénéficier du régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif
que sur autorisation donnée dans les conditions fixées par voie réglementaire.
65
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 2° Ces marchandises, après avoir reçu la transformation, l’ouvraison ou
le complément de main-d’œuvre, doivent être, sauf dérogation accordée par
le directeur de l’administration, soit exportées, soit constituées en entrepôt,
soit placées sous le régime de l’admission temporaire, avant l’expiration du
délai prévu à l’article 137 ci-après.
Lorsque à l’expiration du délai autorisé, ces marchandises ne sont ni
exportées, ni mises à la consommation après autorisation, ni constituées en
entrepôt, ni placées sous le régime de l’admission temporaire, les droits et
taxes dont ces marchandises sont normalement passibles à l’importation
deviennent immédiatement exigibles.
Toutefois, et sans préjudice des suites contentieuses, lesdits droits et
taxes ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé à l’exportation, au-delà du délai
précité et sur autorisation de l’administration, des produits compensateurs ou
des marchandises dans l’état où elles ont été importées.
2° bis - Par dérogation aux dispositions du 2° (premier alinéa) du
présent article, une partie des produits compensateurs peut être mise à la
consommation dans des conditions et dans des proportions fixées par arrêté
du ministre des finances;
3° Les conditions d’application du présent chapitre sont fixées par
décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.
Article 136 -1° Les comptes d’admission temporaire pour
perfectionnement actif peuvent être apurés sur la base des éléments déclarés
par le soumissionnaire.
2° Les éléments relatifs aux conditions d’apurement déclarés par le
soumissionnaire sont contrôlés par l’administration, et, le cas échéant, après
avis du département chargé de la ressource, dans un délai n’excédant pas
deux mois àcompter de la date d’enregistrement de la déclaration d’exportation
déposée en suite de l’admission temporaire pour perfectionnement actif
considérée. Passé ce délai, lesdits éléments sont réputés admis.
3° Lorsque les contrôles prévus ci-dessus révèlent des conditions
d’apurement différentes de celles déclarées par le soumissionnaire, les
résultats de ces contrôles se substituent automatiquement aux éléments
déclarés, tant pour les quantités restant à mettre en oeuvre que pour celles
déjà utilisées quel que soit le régime douanier déjà réservé aux produits
compensateurs.
4° Peuvent être exclues du bénéfice du régime de l’admission
temporaire pour perfectionnement actif les exportations à destination de pays
ou de groupes de pays nommément désignés par voie réglementaire.
Article 137 - 1° Sauf dérogation accordée par le ministre chargé des
finances après avis du (ou des) ministre(s) chargé(s) de la ressource, la
durée maximum du séjour des marchandises sous le régime de l’admission
temporaire pour perfectionnement actif est de deux ans à compter de la date
d’enregistrement de la déclaration d’importation.
66
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° La durée du séjour initial des marchandises sous ledit régime et,
Dahir 1-77-339
éventuellement, les conditions d’octroi de prolongation par l’administration
sont fixées par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.
Article 138 - 1° Seules peuvent bénéficier de l’admission temporaire
pour perfectionnement actif les personnes disposant ou pouvant disposer
de l’outillage nécessaire à la fabrication, à l’ouvraison ou au complément de
main-d’œuvre envisagés ;
2° Toutefois, le directeur de l’administration peut autoriser des per
sonnes ne remplissant pas la condition visée au 1° ci-dessus, à bénéficier de
ce régime.
Article 139 - 1° Pour permettre l’accomplissement de fabrications
fractionnées, la cession des produits compensateurs, quel que soit le degré
d’élaboration atteint par ces produits, peut avoir lieu dans les conditions fixées
aux 5° et 6° de l’article 116 ci-dessus.
La cession des marchandises qui n’ont pas pu recevoir la transformation,
l’ouvraison ou le complément de main-d’œuvre peut avoir lieu dans les mêmes
conditions visées à l’alinéa ci-dessus.
Le cessionnaire doit, ou remplir la condition prévue par l’article 138
ci-dessus ou être autorisé comme il est dit audit article.
2° La cession de produits compensateurs entièrement finis en vue de
leur commercialisation à l’étranger par une tierce personne peut également
avoir lieu dans les conditions visées aux 5° et 6° de l’article 116 précité.
Article 139 bis - Les marchandises déclarées sous le régime de
l’admission temporaire pour perfectionnement actif peuvent être remises,
sous la responsabilité du soumissionnaire, en sous-traitance à une personne
disposant de l’outillage nécessaire, sous réserve que cette personne en
accuse réception sur un bon de livraison à conserver par le soumissionnaire.
Ce dernier est tenu d’enregistrer dans ses écritures, conformément aux
dispositions de l’article 116 ter ci-dessus, la livraison effectuée.
Article 140- Lorsque la composition et tous les autres éléments
caractéristiques des produits admis à la compensation des comptes
d’admission temporaire pour perfectionnement actif doivent être contrôlés et
déterminés par un laboratoire, ils doivent l’être par le laboratoire désigné par
le ministre chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
Article 141- 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 135
ci-dessus, le directeur de l’administration peut autoriser, sans préjudice
de l’application des dispositions relatives aux infractions à la législation en
vigueur en la matière, la régularisation des comptes d’admission temporaire
pour perfectionnement actif :
67
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 a) par la mise à la consommation soit des marchandises dans l’état
où elles ont été importées soit des produits compensateurs provenant de la
transformation des marchandises précédemment importées sous réserve,
notamment, de l’accomplissement des formalités du contrôle du commerce
extérieur et des changes applicables auxdites marchandises;
b) par l’exportation ou la mise en entrepôt, en l’état où elles ont été
importées, des marchandises qui n’ont pu recevoir la transformation,
l’ouvraison ou le complément de main-d’œuvre indiqué sur la déclaration
d’admission temporaire pour perfectionnement actif.
2° Quand il est fait application du 1° a) du présent article et sous réserve
des dispositions du 4°, 5° et 6° ci-après, les droits et taxes sont exigibles d’après
l’espèce et les quantités des marchandises admises temporairement et en
fonction des quotités des droits et taxes en vigueur au jour d’enregistrement de
la déclaration d’admission temporaire pour perfectionnement actif augmentés,
si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de l’intérêt de retard prévu à
l’article 93-2° ci-dessus.
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la
déclaration d’admission temporaire pour perfectionnement actif jusqu’au jour
de l’encaissement inclus.
3° La valeur à prendre en considération est celle de ces marchandises
à la date d’enregistrement de ladite déclaration.
4° Par dérogation aux dispositions du 2° et du 3° du présent article,
lorsque les produits compensateurs visés au 2° bis de l’article 135 ci-dessus
sont mis à la consommation, les droits et taxes sont exigibles d’après l’espèce
et les quantités des marchandises admises temporairement et en fonction
des quotités des droits et taxes en vigueur au jour d’enregistrement de la
déclaration en détail pour la mise à la consommation.
La valeur à prendre en considération est celle des marchandises
précédemment importées, au jour d’enregistrement de la déclaration en détail
pour la mise à la consommation.
5° Lorsque pour des raisons commerciales dûment justifiées, le
soumissionnaire ne peut pas procéder à l’exportation ou à la mise à
la consommation des produits compensateurs ou des marchandises
précédemment importées, ces produits ou marchandises peuvent,
sans préjudice des suites contentieuses, être abandonnés au profit de
l’administration ou détruits en présence des agents de cette dernière, en
exonération des droits et taxes exigibles sous réserve que les droits et taxes
n’aient pas été acquittés ou garantis dans les conditions fixées par les articles
93, 94, 96 et 98 ci-dessus.
Cette destruction ou cet abandon ne doit entraîner aucun frais pour le
Trésor.
6° L’administration peut, dans des conditions fixées par voie
réglementaire, autoriser la mise à la consommation, en exonération des droits
et taxes, des fins de lots et rebuts de production offerts à l’Etat, aux collectivités
locales, aux établissements publics et aux associations de bienfaisance.
68
Code des Douanes et Impôts Indirects
L’administration peut également autoriser la mise à la consommation,
Dahir 1-77-339
en exonération des droits et taxes, des déchets et rebuts reconnus par
l’administration comme étant irrécupérables.
Article 142 -1° L’exportation de produits obtenus à partir de
marchandises d’origine étrangère ayant acquitté les droits et taxes à
l’importation apure l’admission temporaire pour perfectionnement actif de
marchandises, importées ultérieurement, en quantité correspondante et de
caractéristiques techniques identiques à celles des marchandises contenues
dans les produits compensateurs exportés.
1° bis- Les dispositions du 1° ci-dessus sont applicables en cas de
vente hors droits et taxes, de marchandises ayant acquitté lesdits droits et
taxes, à des personnes bénéficiant de la franchise en vertu des dispositions
législatives en vigueur.
2° Toutefois, lorsque les nécessités économiques ou commerciales
le justifient, les dispositions prévues au 1° ci-dessus sont applicables à
des marchandises de caractéristiques techniques similaires à celles des
marchandises contenues dans les produits précédemment exportés et sans
que le montant des droits et taxes dont sont passibles les produits admis en
admission temporaire pour perfectionnement actif dépasse celui réellement
acquitté lors de l’importation des produits contenus dans les marchandises
exportées.
3° De même, l’exportation de produits obtenus à partir de marchandises
d’origine marocaine grevées de taxes intérieures de consommation permet
l’octroi de franchise desdites taxes en faveur de marchandises de même origine
en quantité correspondante et de caractéristiques techniques identiques
à celles des marchandises contenues dans les produits précédemment
exportés.
Ces dispositions sont applicables en cas de vente hors droits et taxes,
de marchandises grevées de taxes intérieures de consommation, à des
personnes bénéficiant de la franchise en vertu des dispositions législatives
en vigueur.
4° Pour bénéficier du régime prévu aux 1°, 1° bis, 2° et 3° ci-dessus, les
opérations d’exportation ou de vente susvisées doivent être réalisées dans
un délai de deux ans à compter de la date, selon le cas, de la mise à la
consommation ou du paiement de taxes intérieures de consommation pour
les marchandises soumises à ces taxes.
Ces opérations doivent avoir été préalablement autorisées par
l’administration qui détermine, dans l’autorisation susvisée, les conditions de
réalisation de ces opérations.
5° Le bénéfice du régime prévu aux 1° , 1 bis et 3 ci-dessus n’est
accordée qu’à condition que la compensation des marchandises ait lieu au
plus tard deux années à compter, selon le cas, de la date d’enregistrement de
la déclaration d’exportation ou de la date de la vente.
69
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 143 – (abrogé).
Article 144 - Lorsqu’il le juge nécessaire, le directeur de l’administration
peut décider que l’exportation ou la mise en entrepôt doit suivre immédiatement
la fabrication avant même l’expiration du délai normalement imparti au
bénéficiaire du régime.
CHAPTRE IV
Admission temporaire
Section I
Généralités
Article 145 - 1° L’admission temporaire est un régime permettant
d’importer en suspension des droits et taxes qui leur sont applicables:
a) les moyens de transport à usage privé et les objets apportés par des
personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger venant séjourner
temporairement au Maroc, visés à l’article 146 ci-après ;
b) les matériels et produits exportables dans l’état où ils ont été importés
après avoir reçu l’utilisation prévue par les textes ;
2° L’exportation de ces moyens de transport, ces objets, matériels et
produits doit avoir lieu à l’identique et dans les délais prévus, selon le cas par
le décret d’application visé à l’article 146 ci-dessous, ou à l’article 147 ci-après ;
Toutefois, des conditions particulières de régularisation de comptes
d’admission temporaire des matériels et produits visés au 1° b) ci-dessus
et notamment celles relatives aux taux d’apurement sont fixées par arrêté
conjoint du ministre chargé des finances et du (ou des) ministre(s) intéressé(s).
Les déchets résultant de l’application desdits taux d’apurement, reconnus
irrécupérables, par l’administration, peuvent être mis à la consommation en
exonération des droits et taxes.
3° Sous réserve de l’observation des délais visés au 2° ci-dessus, ces
objets, matériels et produits peuvent être constitués en entrepôt de stockage
moyennant autorisation préalable du directeur de l’administration.
Section II
Moyens de transport importés et objets apportés par les personnes
ayant leur résidence habituelle à l’étranger
Article 146 - Peuvent bénéficier du régime de l’admission temporaire :
1° les effets personnels, neufs ou usagés, apportés par des voyageurs
ayant leur résidence habituelle à l’étranger, pour leur usage personnel au
cours de leur voyage, à l’exclusion de toute marchandise importée à des fins
commerciales ;
70
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° les moyens de transport à usage privé, ainsi que leurs pièces de
Dahir 1-77-339
rechange, leurs accessoires et équipements normaux, importés par des
personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger, pour leur usage
personnel, à l’exclusion des moyens de transport à usage privé transportant
des marchandises à caractère commercial.
Des décrets pris sur proposition du ministre chargé des finances fixent
le champ d’application et les modalités de fonctionnement du régime appliqué
aux moyens de transport et objets visés ci-dessus.
Section III
Matériels et produits divers
Article 147 - Des décrets pris sur proposition du ministre chargé des
finances, et après avis des ministres intéressés déterminent :
- Les matériels, produits et animaux pouvant bénéficier de l’admission
temporaire ainsi que les conditions de leur utilisation;
- La durée du séjour initial de ces matériels, produits et animaux sous
ledit régime, et éventuellement, les conditions d’octroi des prolongations de
ce délai par l’administration ;
- Toutes autres modalités d’application du régime spécifiques des
opérations à réaliser.
Article 148 - 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 145
ci-dessus, l’admission temporaire de matériels devant accomplir des travaux
sur le territoire assujetti donne lieu à la perception d’une redevance ad-
valorem liquidée et perçue comme en matière de droit de douane;
2° Les taux et les modalités de perception sont déterminés par décret
pris sur proposition du ministre chargé des finances et après avis des ministres
intéressés ;
3° Sont, toutefois, dispensés du paiement de la redevance visée au 1°
ci-dessus les matériels de production restant propriété des personnes résidant
à l’étranger, importés temporairement pour servir :
- à la production de biens destinés, pour au moins 75%, à l’exportation ;
- à la réalisation des projets, objets de conventions d’investissement
signés avec le gouvernement ;
- à la réalisation de projets financés au moyen d’une aide financière
non remboursable.
Article 149 - 1° La cession des matériels, produits divers et animaux
déclarés sous le régime de l’admission temporaire peut avoir lieu aux
conditions définies aux 5° et 6° de l’article 116 ci-dessus.
2° la cession intervenue ne donne lieu à aucune prolongation du délai
visé à l’article 147 ci-dessus.
Article 150- 1° A titre exceptionnel, l’exportation de marchandises
ayant acquitté les droits et taxes à l’importation apure l’admission temporaire
de marchandises en quantité équivalente d’origine et de caractéristiques
techniques identiques à celles des marchandises exportées préalablement.
71
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Toutefois, lorsque les nécessités économiques ou commerciales le
justifient, les dispositions ci-dessus sont applicables à des marchandises
de caractéristiques techniques similaires à celles des marchandises précé
demment exportées et sans que le montant des droits et taxes dont sont
passibles les marchandises importées sous le régime de l’admission
temporaire dépasse celui acquitté lors de l’importation des marchandises
exportées.
1° bis- Les dispositions du 1° ci-dessus sont applicables en cas de vente
hors droits et taxes desdites marchandises, à des personnes bénéficiant de la
franchise en vertu des dispositions législatives en vigueur.
2° Pour bénéficier du régime prévu aux 1° et 1° bis ci-dessus, les
opérations d’exportation ou de vente susvisées doivent être réalisées dans
un délai de deux ans à compter de la date de la mise à la consommation.
Ces opérations doivent être préalablement autorisées par l’administration
qui détermine, dans l’autorisation précitée, les conditions de réalisation de
ces opérations.
3° Le bénéfice du régime prévu aux 1° et 1° bis ci-dessus n’est accordé
qu’à la condition que l’importation des marchandises ait lieu au plus tard deux
ans à compter, selon le cas, de la date d’enregistrement de la déclaration
d’exportation ou de la date de la vente.
Article 151- 1° Par dérogation aux dispositions de l’article 145- 2°
ci dessus, le directeur de l’administration peut autoriser, sans préjudice
de l’application des dispositions relatives aux infractions à la législation en
vigueur en la matière, la mise à la consommation des matériels et produits
placés sous ce régime, sous réserve de l’accomplissement des formalités du
contrôle du commerce extérieur et des changes.
Lorsque pour des raisons commerciales dûment justifiées, le
soumissionnaire ne peut pas procéder à l’exportation ou à la mise à la
consommation des objets, matériels et produits placés sous ce régime, lesdits
objets, matériels et produits peuvent, sans préjudice des suites contentieuses,
être abandonnés au profit de l’administration ou détruits en présence des
agents de cette dernière, en exonération des droits et taxes exigibles sous
réserve que les droits et taxes n’aient pas été acquittés ou garantis dans les
conditions fixées par les articles 93, 94, 96 et 98 ci-dessus.
Cette destruction ou cet abandon ne doit entraîner aucun frais pour le
Trésor.
2° Quand il est fait application du premier alinéa du présent article, les
droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en vigueur à
la date d’enregistrement de la déclaration d’admission temporaire augmentés,
si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de l’intérêt de retard prévu à
l’article 93-2° ci-dessus.
72
Code des Douanes et Impôts Indirects
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la
Dahir 1-77-339
déclaration d’admission temporaire jusqu’au jour de l’encaissement inclus.
La valeur à prendre en considération est celle de ces matériels et
produits à la date d’enregistrement de ladite déclaration.
2° bis) par dérogation aux dispositions du 2° ci-dessus, en cas de mise
à la consommation du matériel, dont la durée de séjour sous l’admission
temporaire dépasse trente (30) mois, ayant servi soit à la production de biens
destinés pour au moins 75% à l’exportation, soit à la réalisation de projets,
objets de conventions d’investissement conclues avec le gouvernement ou
financés au moyen d’une aide financière non remboursable :
a) les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en
vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration de mise à la consommation ;
b) la valeur à prendre en considération est celle à la date de
l’enregistrement de la déclaration pour la mise à la consommation dudit matériel.
3° Toute somme encaissée au titre de la redevance prévue à l’article
148 ci-dessus est défalquée des sommes à percevoir au titre des droits et
taxes calculés comme il est dit au 2° ci-dessus; lorsque le montant perçu au
titre de la redevance est supérieur à celui des sommes à percevoir au titre de
ces droits et taxes, l’excédent reste acquis au Trésor.
4° Par dérogation aux dispositions ci-dessus, les conditions de mise
à la consommation de marchandises placées sous le régime de l’admission
temporaire en décharge de comptes d’admission temporaire pour perfection
nement actif, sont celles prévues par l’article 141 du présent code.
Article 151 bis - Lorsque à l’expiration du délai prévu, selon le cas par
le décret visé aux articles 146 et 147 ci-dessus, les objets, matériels et produits
ne sont pas réexportés, ni constitués en entrepôt ou mis à la consommation
après autorisation préalable du directeur de l’administration, les droits et
taxes dont lesdits objets, matériels et produits sont normalement passibles à
l’importation deviennent immédiatement exigibles.
Toutefois, et sans préjudice des suites contentieuses, lesdits droits et
taxes ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé à l’exportation, au-delà du
délai précité et sur autorisation de l’administration, des objets, matériels et
produits précités.
CHAPITRE V
Exportation temporaire pour perfectionnement passif
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 1°bis A l’exception des machines, matériels, outillages et équipements,
l’octroi du régime de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif est
subordonné, à la présentation d’une autorisation délivrée par le département
chargé de la ressource dans un délai n’excédant pas soixante jours.
2° A leur importation, les produits et marchandises ayant fait l’objet d’une
exportation temporaire pour perfectionnement passif sont, soit réadmis sous
le régime de l’entrepôt industriel franc, le régime de l’admission temporaire
pour le perfectionnement actif, de l’admission temporaire ou celui de la
transformation sous douane initialement souscrits, soit mis à la consommation
dans les conditions prévues au 3° ci-dessous et selon les conditions fixées
pour chaque régime.
3° Lorsqu’ils sont mis à la consommation à leur importation, lesdits
produits et marchandises sont soumis au paiement des droits de douane et
autres droits et taxes exigibles suivant l’espèce des produits et marchandises
importés.
Les droits de douane et autres droits et taxes sont ceux en vigueur au
jour de l’enregistrement de la déclaration d’importation.
La valeur à prendre en considération est celle de ces produits et
marchandises dans l’état où ils sont importés, diminuée de la valeur desdits
produits et marchandises initialement exportés.
4° Sans préjudice des suites contentieuses, le défaut de réimportation
dans les délais fixés par voie réglementaire, des produits et marchandises
exportés temporairement pour perfectionnement passif est considéré comme
une exportation définitive et entraîne le dépôt par le soumissionnaire d’une
nouvelle déclaration en douane, en apurement de celle initialement enregis
trée, avec toutes les conséquences découlant du régime de l’exportation.
5° Les conditions d’application du présent chapitre sont fixées par voie
réglementaire.
Chapitre V bis
L’exportation temporaire pour perfectionnement passif
avec recours à l’échange standard
74
Code des Douanes et Impôts Indirects
3° Lorsque les marchandises devant être exportées ont été utilisées,
Dahir 1-77-339
les marchandises de remplacement doivent également avoir été utilisées et
ne peuvent être des produits neufs.
Toutefois, les marchandises de remplacement peuvent être neuves en
vertu d’une obligation contractuelle ou légale de garantie.
4° La livraison de la marchandise de remplacement doit intervenir dans
les six mois suivant la première mise à la consommation des marchandises
défectueuses, sauf dispositions contractuelles contraires plus favorables.
75
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 CHAPITRE VI
Exportation temporaire
Article 153 -1° L’exportation temporaire est un régime permettant la
sortie hors du territoire assujetti, en suspension des droits et taxes d’exportation
qui leur sont applicables :
a) de certains matériels, produits et animaux devant être utilisés à
l’étranger;
b) des objets destinés à l’usage personnel de personnes ayant leur
résidence habituelle au Maroc qui vont séjourner temporairement hors du
territoire assujetti.
2° L’importation sur le territoire assujetti de ces matériels, produits,
animaux et objets doit avoir lieu à l’identique et dans les délais fixés par les
décrets d’application;
3° Sous réserve de l’observation des conditions susvisées d’identité et
de délais, ces matériels, produits, animaux et objet bénéficient, à l’importation
, de la franchise des droits et taxes d’importation.
4° Sans préjudice des suites contentieuses, le défaut de réimportation
dans les délais des produits et marchandises exportés dans le cadre de
l’exportation temporaire est considéré comme une exportation définitive et
entraîne le dépôt par le soumissionnaire d’une nouvelle déclaration en douane,
en apurement de celle initialement enregistrée, avec toutes les conséquences
découlant du régime de l’exportation.
Article 154 - Des décrets pris sur proposition du ministre chargé des
finances et après avis des ministres intéressés déterminent les conditions
d’application du présent chapitre et fixent, notamment:
- les matériels, produits, animaux et objets pouvant bénéficier de
l’exportation temporaire, l’utilisation qui en sera faite, les délais de séjour à
l’étranger ;
- les documents dont la souscription peut être exigée lors de l’exportation
en vue de garantir le retour sur le territoire assujetti desdits matériels, produits,
animaux et objets.
CHAPITRE VII
Transit
Article 155 - 1° Le transit est un régime permettant le transport de
marchandises sous douane d’un bureau ou d’un entrepôt de douane à un
autre bureau ou à un autre entrepôt de douane ;
2° Les marchandises en transit bénéficient de la suspension des droits
et taxes qui leur sont applicables ;
3° Les conditions d’application du présent chapitre sont fixées par
décret pris sur proposition du ministre chargé des finances.
76
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 156 - 1° Les marchandises en transit circulent sous le couvert
Dahir 1-77-339
d’un acquit à caution ou de tout autre document en tenant lieu ;
2° Les marchandises et les documents douaniers qui les accompagnent
doivent être présentés :
- en cours de route, à toute réquisition des agents de l’administration ;
- à destination : au bureau des douanes ou dans les entrepôts;
3° l’administration fixe le délai d’accomplissement de l’opération de
transit ainsi que, le cas échéant, l’itinéraire à suivre par les transporteurs.
CHAPITRE VIII
Drawback
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 160 - 1° Les taux moyens de remboursement sont fixés par
décret pris sur proposition du ministre chargé des finances après consultation
des industries intéressées, ledit décret fixe leur date d’application ;
2° Ils peuvent être révisés, dans les mêmes formes et conditions, en
cas de changement d’un des éléments intervenant dans leur détermination,
soit sur proposition de l’administration, soit à la demande des fabricants.
Article 161 - La liquidation des sommes à rembourser est effectuée à
la fin de chaque trimestre.
Elle est subordonnée à la production d’un dossier de demande
de remboursement. Les pièces justificatives composant ce dossier sont
déterminées par arrêté du ministre chargé des finances qui fixe les délais de
remboursement et si nécessaire, les conditions particulières de liquidation
pour certaines marchandises.
Article 162 - Nul ne peut prétendre à remboursement au titre d’une
exportation antérieure de plus de deux ans à la date de dépôt de la demande
de remboursement.
Article 163- Lorsque la composition quantitative et qualitative des
produits exportés doit être déterminée par un laboratoire, elle doit l’être par le
laboratoire désigné par le ministre chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
CHAPITRE IX
Transformation sous douane
Article 163 bis - La transformation sous douane est un régime
permettant l’importation, en suspension des droits et taxes, de marchandises
pour leur faire subir des opérations qui en modifient l’espèce ou l’état en
vue de mettre à la consommation, dans les conditions fixées à l’article 163
septies ci-après, les produits résultant de ces opérations. Ces produits sont
dénommés produits transformés.
Article 163 ter - Ne peuvent bénéficier dudit régime que les personnes
disposant ou pouvant disposer de l’outillage nécessaire à la transformation
envisagée et dans les conditions ci-après :
– les produits transformés doivent bénéficier, en vertu des dispositions
du présent code de l’exonération totale ou partielle des droits et taxes à
l’importation ;
– le recours au régime de la transformation sous douane ne doit pas
avoir pour conséquence de détourner les effets des règles en matière de
restrictions quantitatives applicables aux marchandises importées ;
78
Code des Douanes et Impôts Indirects
– les marchandises à mettre en oeuvre doivent pouvoir être identifiées
Dahir 1-77-339
dans les produits transformés.
Article 163 quater -1° Le régime de la transformation sous douane est
accordé par décision du directeur de l’administration, après avis du ministre
chargé de la ressource, lorsque les produits transformés bénéficient de
l’exonération totale ou partielle des droits et taxes à l’importation en vertu des
dispositions du présent code;
2° Pour permettre l’accomplissement de fabrications fractionnées, la
cession des produits transformés, quel que soit le degré d’élaboration atteint
par ces produits, peut être autorisée par l’administration dans les conditions
fixées aux 5° et 6° de l’article 116 ci-dessus.
La cession des marchandises qui n’ont pas pu subir des opérations qui
en modifient l’espèce ou l’état tel que prévu par l’article 163bis ci-dessus, peut
avoir lieu dans les mêmes conditions visées à l’alinéa ci-dessus.
Le cessionnaire doit remplir la condition prévue par l’article 163 ter
ci-dessus.
3° Les marchandises déclarées sous le régime de la transformation
sous douane peuvent être remises, sous la responsabilité du soumissionnaire,
en sous-traitance à une personne disposant de l’outillage nécessaire, sous
réserve que cette personne en accuse réception sur un bon de livraison à
conserver par le soumissionnaire. Ce dernier est tenu d’enregistrer dans ses
écritures, conformément aux dispositions de l’article 116 ter ci-dessus, la
livraison effectuée.
Article 163 quinquies - 1° Sauf dérogation accordée par le ministre
chargé des finances après avis du (ou des) ministre(s) intéressé(s), la durée
maximum de séjour des marchandises sous le régime de la transformation
sous douane est d’une année à compter de la date d’enregistrement de la
déclaration d’entrée des marchandises sous ce régime.
2° La durée de séjour initial des marchandises sous ledit régime et,
éventuellement, les conditions d’octroi de prolongation sont fixées par voie
réglementaire.
3° Lorsque à l’expiration du délai autorisé, les produits transformés ou,
le cas échéant, les marchandises à mettre en oeuvre sous ledit régime ne
sont pas mis à la consommation, les droits et taxes dont ils sont normalement
passibles deviennent immédiatement exigibles.
Toutefois et sans préjudice des suites contentieuses, les droits et taxes
ne sont pas exigibles lorsqu’il est procédé, sur autorisation de l’administration,
à l’exportation soit des marchandises en l’état où elles ont été importées
soit des produits transformés provenant de marchandises précédemment
importées.
79
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 163 sexies - 1° Les taux d’apurement des comptes de
transformation sous douane sont fixés dans les décisions d’octroi dudit
régime, prévues par l’article 163 quater ci-dessus.
2° Ces taux sont déterminés en fonction des conditions réelles dans
lesquelles s’effectue ou devra s’effectuer l’opération de transformation.
Article 163 septies - La mise à la consommation des produits
transformés a lieu aux conditions ci-après :
a) les droits et taxes exigibles sont ceux en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration en détail d’après l’espèce tarifaire et les
quantités du produit transformé à mettre à la consommation ;
b) la valeur à prendre en considération est celle des marchandises à la
date d’enregistrement de la déclaration d’entrée desdites marchandises sous
le régime de transformation sous douane.
Article 163 octies - En cas de mise à la consommation des
marchandises dans l’état où elles ont été importées ou des produits qui se
trouvent à un stade intermédiaire de transformation par rapport à celui prévu
dans les décisions d’octroi visées à l’article 163 quater, les droits et taxes
sont exigibles d’après l’espèce et les quantités des marchandises placées
sous le régime de transformation et en fonction des quotités des droits et
taxes en vigueur au jour d’enregistrement de la déclaration de transformation
sous douane augmentés, si lesdits droits et taxes n’ont pas été consignés, de
l’intérêt de retard prévu à l’article 93-2° ci-dessus.
Cet intérêt de retard est dû depuis la date de l’enregistrement de la
déclaration de transformation sous douane jusqu’au jour de l’encaissement
inclus.
La valeur à prendre en considération est celle de ces marchandises à
la date d’enregistrement de ladite déclaration.
Article 163 nonies- Lorsque la composition et tous les autres éléments
caractéristiques des produits transformés doivent être contrôlés et déterminés
par un laboratoire, ils doivent l’être par le laboratoire désigné par le ministre
chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
Article 163 decies - Les conditions d’application du présent chapitre
sont fixées par voie réglementaire.
80
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE VI
Dahir 1-77-339
REGIMES PARTICULIERS
CHAPITRE PREMIER
REGIME TARIFAIRE DE FAVEUR
Article 164- 1° Sont importés en franchise des droits de douane et
des autres droits et taxes, par dérogation aux dispositions de l’article 3 et
indépendamment des dispositions de l’article 5 ci-dessus:
a) les marchandises et produits destinés à Sa Majesté le Roi ;
b) les objets et marchandises en retour sur le territoire assujetti,
originaires dudit territoire ou nationalisés par le paiement des droits ;
c) les envois destinés aux ambassadeurs, aux services diplomatiques
et consulaires et aux membres étrangers d’organismes internationaux officiels
siégeant au Maroc;
d) les envois destinés à des œuvres de bienfaisance et aux organisations
non gouvernementales reconnues d’utilité publique ;
e) les envois exceptionnels dépourvus de tout caractère commercial
ainsi que les marchandises d’une valeur négligeable;
f) les armes et munitions ainsi que leurs parties et accessoires, importées
par l’administration de la Défense Nationale et par les administrations
chargées de la sécurité publique ;
g) les engins et les équipements militaires ainsi que leurs parties et
accessoires, importés par l’Administration de la Défense Nationale ;
h) les matériels et équipements spéciaux ainsi que leurs parties et
accessoires, importés par l’Administration de la Défense Nationale et les
administrations chargées de la sécurité publique ;
i) les carburants, combustibles et lubrifiants utilisés par les navires et
embarcations exploités par les madragues et les fermes aquacoles ;
j) les viandes de volailles, de bovins, d’ovins et de camélidés importées
par les Forces Armées Royales ou pour leur compte ;
k) les bateaux de transport maritime des personnes et des marchandises
(rubriques tarifaires n°s Ex 8901.10, Ex 8901.20, Ex 8901.30 et Ex 8901.90)
ainsi que les matériels, outillages, les parties, pièces détachées et accessoires
destinés à ces bateaux ;
l) les aéronefs employés à des services internationaux de transports
aériens réguliers, ainsi que le matériel et les pièces de rechange destinés à la
réparation de ces aéronefs ;
m) les articles d’édition visés par l’article premier du dahir du 08 chaabane
1371 (03 mai 1952), fixant le régime douanier de certains articles d’édition ;
n) les matériels, matériaux et produits consommables destinés à la
reconnaissance, à la recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures
ainsi qu’aux activités annexes à celles-ci, régies par la loi n° 21-90 relative à la
81
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures promulguée par le
dahir n° 1-91-118 du 27 ramadan 1412 (1er avril 1992) ;
o) les parties, produits, matières, accessoires et assortiments nécessaires
à la fabrication de la voiture automobile de tourisme dite «voiture économique»
(rubrique tarifaire n° Ex 87.03), du véhicule automobile pour le transport des
marchandises dit « véhicule utilitaire léger économique » (rubrique tarifaire
n° Ex 87.04), du cyclomoteur dit « cyclomoteur économique » (rubrique tarifaire
n° Ex 87.11) et du vélo dit « vélo économique » (rubrique tarifaire n° Ex 87.12),
dont les caractéristiques et spécifications sont fixées par convention passée
entre le gouvernement et le (les) fabricant (s) ;
p) les biens d’équipement, matériels et outillages importés par ou pour le
compte des entreprises qui s’engagent à réaliser un programme d’investissement
portant sur un montant égal ou supérieur à cinquante (50.000.000) millions de
dirhams, dans le cadre de conventions à conclure avec le gouvernement, et
nécessaires à la réalisation dudit programme d’investissement ; ainsi que les
parties, pièces détachées et accessoires importés en même temps que les
biens d’équipement, matériels et outillages auxquels ils sont destinés.
Cette exonération est accordée pendant une durée de trente six (36)
mois à compter de la date de la première opération d’importation effectuée
dans le cadre d’une convention en cours de validité;
Les importations des biens d’équipement, matériels et outillages susvisés,
sont exclues des mesures de défense commerciale prises en application des
dispositions de la loi n° 15-09 relative aux mesures de défense commerciale,
promulguée par le dahir n°1-11-44 du 29 joumada II 1432 (2 juin 2011).
q) les équipements et matériels destinés exclusivement au fonctionnement
des associations de micro-crédit ;
r) Les chaises, les motocycles, les voitures ainsi que les outils et
équipements automatiques dont la liste est fixée par voie réglementaire,
spécialement aménagées pour les personnes en situation de handicap au sens
de la loi-cadre n° 97-13 relative à la protection et à la promotion des droits des
personnes en situation de handicap, promulguée par le dahir n° 1-16-52 du 19
rejeb 1437 (27 avril 2016) ;
s) les billets de banque étrangers ainsi que les biens et matériels destinés
à Bank Al Maghrib conformément aux missions qui lui sont dévolues ;
82
Code des Douanes et Impôts Indirects
dans l’enceinte des aéroports internationaux, importés par les entreprises de
Dahir 1-77-339
transport aérien de passagers, de courrier ou de marchandises dont l’ensemble
des services assurés par lesdites entreprises à destination ou en provenance
des territoires situés hors du Maroc représentent au moins 80% de l’ensemble
des services exploités par elles ;
w) les documents et les matériels au sol, dont la liste est fixée par
voie réglementaire, à l’exclusion des matériels nécessaires à la fabrication, la
remise en état, la révision, l’essai ou la vérification de parties, sous-ensembles
ou équipements d’aéronefs et des pièces destinées à y être incorporées,
importés par les entreprises exerçant l’activité d’assistance en escale et devant
être utilisés exclusivement dans l’enceinte des aéroports internationaux.
x) les objets et matériels éducatifs, scientifiques ou culturels importés
dans le cadre des accords des Nations Unis pour l’éducation, la science et la
culture (UNESCO) auxquels le Maroc a adhéré en vertu des dahirs n°1-60-
201 et 1-60-202 du 14 joumada I 1383 (3 Octobre 1963).
2° Les conditions d’application du présent article sont fixées, le cas
échéant, par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances et
après avis des ministres intéressés.
Article 164 bis - 1° Sont importés au bénéfice du droit d’importation de
2,5%, par dérogation aux dispositions de l’article 3 et indépendamment des
dispositions de l’article 5 ci-dessus :
a) les rogues de morues et appâts, filets et engins de pêche, dont la
liste est fixée par voie réglementaire ;
b) les appareils de protection contre les périls aérotoxiques ;
c) les marchandises importées par l’Entraide Nationale créée par le
dahir n° 1-57-099 du 26 ramadan 1376 (27 avril 1957) ;
d) les marchandises importées par « le Croissant Rouge » Marocain ;
e) (abogé)
f) les matériels et matériaux destines à l’irrigation, dont la liste est fixée par
voie réglementaire ;
g) (abogé)
h) les produits relevant des positions tarifaires n°s 0402.10.12.00,
0402.21.19.00, Ex1001.99.00.19 (blé tendre biscuitier importé en dehors des
mois de juin, juillet et août) et 1701.99.91.99, dans la limite d’un contingent
annuel fixé comme suit :
83
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 i) les marchandises fabriquées dans les zones d’accélération industrielle,
telles que définies par la loi n°19-94 promulguée par le dahir n°1-95-1 du 24
chaabane 1415 (26 janvier 1995), mises à la consommation dans le territoire
assujetti dans une proportion maximale de 30% du chiffre d’affaires annuel à
l’exportation ;
j) les biens, matériels et marchandises importés :
- par la Ligue Nationale de Lutte contre les Maladies Cardio- Vasculaires
créée par le dahir portant loi n° 1-77-334 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
dans le cadre de sa mission ;
- par la Fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer créée par le
dahir portant loi n° 1-77-335 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) dans le
cadre de sa mission ;
- par la Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de
l’éducation-formation dans le cadre des missions qui lui sont dévolues par la
loi n° 73-00 portant création et organisation de la Fondation Mohammed VI de
promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation promulguée par le
dahir n° 1-01-197 du 11 joumada I 1422 (1er août 2001) ;
- par la Fondation Cheikh Zaid Ibn Soltan créée par le dahir portant loi n°
1-93-228 du 22 rabii I 1414 (10 septembre 1993) dans le cadre de sa mission ;
- par l’Université Al Akhawayn d’Ifrane créée par le dahir portant loi n°
1-93-227 du 3 rabii II 1414 (20 septembre 1993) dans le cadre de sa mission ;
- par la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd créée par la loi n° 12-07
promulguée par le dahir n° 1-07-103 du 8 rejeb 1428 (24 juillet 2007) dans le
cadre de sa mission ;
- par le groupement d’intérêt public «l’Institut de recherche sur le cancer»,
créée conformément à la loi n°08-00 relative aux groupements d’intérêt public
(GIP), promulguée par le dahir n°1-00-204 du 15 safar 1421(19 mai 2000)
conformément aux missions qui lui sont dévolues, en vertu de ses statuts, tels
qu’approuvés par l’arrêté conjoint du ministre de l’enseignement supérieur,
de la recherche scientifique et de la formation des cadres, du ministre de la
santé et du ministre de l’économie et des finances n° 3733-14 du 2 joumada
II 1435 (2 avril 2014) ;
k) Les marchandises initialement exportées après avoir acquis l’origine
marocaine suite à leur transformation sous un régime économique en douane.
2° Les modalités d’application du présent article sont fixées, le cas
échéant, par voie réglementaire.
CHAPITRE II
Navigations maritimes ou aériennes
AVITAILLEMENT
Article 165 - 1° Les carburants, combustibles et lubrifiants, les vivres
et provisions de bord nécessaires aux navigations maritimes ou aériennes
à destination de l’étranger sont exempts des droits de douane et des autres
droits et taxes qui leur sont applicables;
84
Code des Douanes et Impôts Indirects
2° L’exemption totale ou partielle des droits et taxes précités peut être
Dahir 1-77-339
accordée par décret pris sur proposition du ministre chargé des finances en
faveur des carburants, combustibles ou lubrifiants devant être consommés au
cours de navigations maritimes ou aériennes autres que celles visées au 1°
ci-dessus ;
3° Un décret pris sur la proposition du ministre chargé des finances
précise les conditions d’application du présent chapitre.
CHAPITRE III
Transbordement
Article 166 – Sauf dispositions légales contraires, le transbordement
de marchandises, à l’intérieur de l’enceinte des bureaux douaniers, d’un
navire ou d’un aéronef sur un autre navire ou un autre aéronef, suspend
l’application des restrictions quantitatives à l’importation et à l’exportation et
des prohibitions autres que celles prévues à l’article 115 ci-dessus.
CHAPITRE IV
Transport maritime intérieur
Article 166 bis – 1° Le transport maritime intérieur est un régime
permettant le transport par mer d’un point à un autre point du territoire assujetti:
a- des produits d’origine marocaine, des produits d’origine étrangère
admis en libre pratique sur le territoire assujetti.
b- des produits importés et non déclarés, à condition qu’ils soient
transportés à bord d’un navire autre que le navire à bord duquel ils ont été
importés dans le territoire assujetti ;
Ces produits ne sont pas soumis aux droits de douane et autres droits
et taxes perçus à l’exportation et à l’importation ainsi qu’aux prohibitions et
restrictions quantitatives à l’exportation et à l’importation sous réserve de leur
transport direct et de la justification de leur origine ou de leur situation en libre
pratique sur le territoire assujetti.
Toutefois, à leur arrivée au bureau de douane, les produits d’origine
étrangère non déclarés visés au b) ci-dessus sont soumis aux formalités de
dédouanement et, le cas échéant, à l’accomplissement des formalités du
contrôle du commerce extérieur.
2° Le transport visé au 1°ci-dessus doit faire l’objet d’une déclaration
en détail dont la forme, les énonciations qu’elle doit contenir ainsi que les
documents qui doivent y être annexés sont déterminés dans les conditions
fixées à l’article 74-3°du présent code.
TITRE VI BIS
SURVEILLANCE DES REGIMES DE FRANCHISE OU
DE SUSPENSION DES DROITS ET TAXES A L’IMPORTATION
Article 166 ter - 1° Toute franchise ou suspension des droits et taxes
à l’importation prévue par le présent code liée à une destination ou à une
85
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 utilisation déterminée des marchandises reçues au bénéfice de cette franchise
ou suspension, est soumise au contrôle de l’administration dans les conditions
prévues par l’article 42 ci-dessus.
La surveillance de l’administration prend fin lorsque :
– les conditions fixées pour l’octroi de la franchise ou de la suspension
des droits et taxes ne sont plus applicables ;
– les marchandises sont exportées ou détruites;
– l’utilisation à des fins autres que celles prescrites pour l’application de la
franchise ou la suspension est admise contre paiement des droits et taxes dus.
Sans préjudice des sanctions prévues par le présent code ou par des
législations particulières, tout détournement de la destination ou de l’utilisation
précitée entraîne le paiement immédiat des droits et taxes indûment obtenus
en franchise ou en suspension, majoré de l’intérêt de retard dû depuis le jour
d’enregistrement de la déclaration en détail avec franchise ou suspension des
droits et taxes jusqu’au jour du paiement inclus.
Le taux de l’ intérêt de retard est celui retenu pour l’application de
l’article 93-2° ci-dessus.
2° Les dispositions du 1° du présent article ne sont pas applicables aux
marchandises et produits visés à l’article 164-1° a), b), f), g) et h) ci-dessus.
TITRE VII
CIRCULATION ET DETENTION DES MARCHANDISES
A L’INTERIEUR DU TERRITOIRE DOUANIER
CHAPITRE PREMIER
(abrogé)
Article 167- (abrogé).
CHAPITRE II
(abrogé)
Section I
(abrogée)
86
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section II
Dahir 1-77-339
(abrogée)
Article 173 - (abrogé).
Article 174 - (abrogé).
Article 175 - (abrogé).
Article 176 - (abrogé).
Article 177 - (abrogé).
Section III
(abrogée)
Section IV
(abrogée)
CHAPITRE III
Règles applicables sur l’ensemble du territoire assujetti
à certaines marchandises
Article 181 - 1° Ceux qui détiennent ou transportent les marchandises
passibles des droits et taxes à l’importation doivent, à première réquisition
des agents de l’administration, des officiers de police judiciaire ou des
autres agents verbalisateurs, produire soit des quittances attestant que ces
marchandises ont été régulièrement introduites dans le territoire assujetti, soit
des factures d’achat, bordereaux de fabrication ou toutes autres justifications
d’origine émanant de personne ou sociétés régulièrement établies à l’intérieur
du territoire assujetti.
Toutefois, lorsque les détenteurs ou transporteurs déclarent disposer
dans un autre lieu des justificatifs requis, les agents de l’administration, les
officiers de police judiciaire ou les autres agents verbalisateurs peuvent les
accompagner pour leur permettre de présenter lesdits justificatifs ou leur
donner la possibilité de faire présenter ces justificatifs dans un délai de
48 heures.
2° Ceux qui ont détenu, transporté, vendu, cédé ou échangé lesdites
marchandises et ceux qui ont établi les justifications d’origine sont également
tenus de présenter les documents visés au 1° ci-dessus, à toute réquisition
des agents de l’administration, des officiers de police judiciaire ou des autres
agents verbalisateurs formulée dans un délai de quatre ans soit à partir du
moment où les marchandises ont cessé d’être entre leurs mains, soit à partir
de la date de délivrance des justifications d’origine.
87
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE VIII
IMPOTS INDIRECTS
Taxes intérieures de consommation
relevant de l’administration
CHAPITRE PREMIER
Généralités
Article 182- 1° L’administration est chargée de la liquidation et du
recouvrement des taxes intérieures de consommation applicables aux
catégories suivantes de marchandises et d’ouvrages importés ou produits sur
le territoire assujetti :
- les limonades, eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux
de table ou autres, aromatisées ou non aromatisées ;
- les bières ;
- les vins et alcools ;
- les produits énergétiques et les bitumes ;
- les ouvrages de platine, d’or ou d’argent ;
- les tabacs manufacturés ;
- les liquides pour charger ou recharger les appareils électroniques dits
« cigarettes électroniques » et appareils similaires ;
- les pneumatiques même montés sur jantes ;
- les articles, appareils et équipements fonctionnant à l’électricité;
- les appareils électroniques;
- les batteries pour véhicules.
2°- Ces taxes sont liquidées et recouvrées comme en matière de droits
de douane;
3° Les dispositions du titre IX “Contentieux” du présent code sont
applicables aux infractions aux législations et réglementations relatives aux
taxes visées c i - dessus;
4° Les quotités des taxes intérieures de consommation applicables à
ces marchandises et ouvrages ainsi que les dispositions spécifiques à ces
marchandises et ouvrages sont fixées par le dahir portant loi n° 1-77-340 du
25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
Article 183 - En cas d’urgence, les quotités des taxes intérieures de
consommation visées à l’article 182 ci-dessus, peuvent, conformément aux
dispositions de l’article 70 de la Constitution, être modifiées ou suspendues
par le gouvernement, en vertu d’une habilitation législative.
Article 184 - Dans les cas déterminés par la loi visée à l’article 182-
4° ci-dessus, l’installation d’usines, d’ateliers ou d’établissements produisant
la matière fiscale est soumise au dépôt préalable auprès de l’administration
d’une déclaration.
88
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE II
Dahir 1-77-339
Taxes intérieures de consommation applicables
aux marchandises et aux ouvrages de platine, d’or ou
d’argent visés à l’article 182-1° ci-dessus
89
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 189 - Ont la qualité de redevables des taxes intérieures de
consommation applicables aux marchandises et ouvrages visés à l’article 182-1°
ci-dessus :
c) le mandant du déclarant ;
Article 192- Dans tous les cas où les marchandises sont taxées en
fonction de leur teneur en matière imposable , la proportion de la matière y
contenue est déterminée par le laboratoire désigné par le ministre chargé des
finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
90
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 193 - 1° Lorsque les contrôles effectués par les agents de
Dahir 1-77-339
l’administration révèlent des manquants que le producteur ne peut justifier,
les quantités reconnues manquantes sont présumées avoir été versées à la
consommation, déduction étant faite des freintes, et des déficits accordés par
les textes spécifiques d’application;
2° Les manquants sont soumis au paiement immédiat desdites taxes
suivant les quotités les plus élevées sans préjudice, le cas échéant, des
pénalités encourues.
91
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339
TITRE VIII BIS
DEPÔT DES DECLARATIONS, DES MANIFESTES
ET DES ACQUITS-À-CAUTION, DES DOCUMENTS
Y ANNEXES ET DELIVRANCE DES DOCUMENTS, PAR PROCEDES
ELECTRONIQUES OU INFORMATIQUES
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Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE IX
Dahir 1-77-339
CONTENTIEUX
CHAPITRE PREMIER
Dispositions générales
section I
L’infraction douanière
Article 204 - L’infraction douanière est un acte ou une abstention
contraire aux lois et règlements douaniers et réprimée par ces textes.
Article 205 - (abrogé).
Article 206 - Toute tentative d’infraction douanière est assimilée à
l’infraction elle-même et réprimée comme telle alors même que les actes
caractérisant le commencement d’exécution auraient été commis en dehors
du territoire assujetti.
Article 207 - (abrogé).
Section II
Peines et mesures de sûreté
en matière d’infractions douanières
93
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 – à un tiers étranger à l’infraction à condition que ces moyens de
transport aient été aménagés spécialement en vue de la fraude, ou que cette
fraude ait été commise par le préposé à la conduite du moyen de transport,
sauf si le propriétaire du moyen de transport arrive à établir que le préposé
à la conduite, agissant sans autorisation, s’est placé hors des fonctions aux
quelles il a été employé.
94
Code des Douanes et Impôts Indirects
La valeur à retenir pour le calcul de l’amende est la valeur en douane de
Dahir 1-77-339
l’objet dans l’état où il se trouve, au moment où la fraude a été commise alors
même que les marchandises litigieuses ne font pas l’objet d’un commerce
licite.
Lorsque le tribunal a acquis la conviction que des offres, propositions
d’achat ou de vente, conventions de toute nature, portant sur les objets de
fraude ont été faites ou contractées à un prix supérieur au cours du marché
intérieur au moment où l’infraction a été commise, il peut se fonder sur ce prix
pour calculer les peines fixées par le présent code en fonction de la valeur
desdits objets.
Article 220 - Les mesures de sûreté personnelles en matière de douane
sont :
1° (abrogé).
2° l’interdiction d’accès aux bureaux, magasins et terre-pleins soumis à
la surveillance de la douane,
3° le retrait de l’agrément de transitaire en douane ou de l’autorisation
de dédouaner,
4° l’exclusion du bénéfice des régimes économiques en douane,
5° l’interdiction d’accès aux systèmes informatiques de l’administration,
6° le retrait de l’autorisation d’exploitation d’un magasin et aire de
dédouanement.
Ces mesures peuvent être prises, en suite d’infractions douanières ou
de droit commun, par décision judiciaire ou administrative selon le cas, dans
les conditions prévues au présent code.
Section III
Personnes pénalement responsables
95
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Sont réputées personnes physiques ou morales intéressées à la fraude :
a) les pourvoyeurs des fonds utilisés pour la commission de la fraude
ayant agi en connaissance de cause ;
b) les propriétaires des marchandises de fraude.
Article 222 - Sont pénalement responsables :
a) les signataires de déclarations, pour les omissions, inexactitudes et
autres irrégularités relevées dans leurs déclarations ;
b) les commettants du fait de leurs employés, pour les opérations en
douane effectuées sur leurs instructions ;
c) les soumissionnaires, en cas d’inexécution des engagements
souscrits par eux.
Toutefois, les peines d’emprisonnement édictées par le présent code ne
sont applicables aux signataires des déclarations et aux commettants, qu’en
cas de faute personnelle et intentionnelle. Elles ne sont pas applicables aux
transitaires lorsqu’il est établi qu’ils se sont limités à reproduire les renseignements
qui leur ont été communiqués par leur mandant et qu’ils n’avaient aucune raison
valable de mettre en doute la véracité de ces renseignements.
Article 223 - Sont présumés pénalement responsables :
a) les détenteurs et les transporteurs de marchandises de fraude,
b) les capitaines de navires, bateaux et embarcations ainsi que les
commandants d’aéronefs, pour les omissions et inexactitudes relevées dans
les manifestes et, d’une manière générale, pour les infractions douanières
commises à bord de leurs navires, bateaux, embarcations et aéronefs.
Toutefois, sont déchargés de cette responsabilité :
- les transporteurs qui justifient avoir rempli régulièrement leurs
obligations professionnelles en établissant que les marchandises de fraude
ont été dissimulées par autrui en des lieux échappant normalement à leur
contrôle, ou expédiées sous le couvert d’un envoi apparemment licite et
régulier ou lorsqu’ils mettent l’administration en mesure d’exercer utilement des
poursuites contre les véritables auteurs de la fraude, notamment, au moyen
de l’identification des expéditeurs et des destinataires des marchandises dont
ils assurent le transport.
- Le capitaine de navire ou le commandant d’aéronef s’il administre
la preuve qu’il a rempli tous ses devoirs de surveillance, si le délinquant est
découvert, ou s’il justifie que des avaries sérieuses ont nécessité le déroutement
du navire ou de l’aéronef et à condition que ces événements aient été
consignés au journal de bord avant la visite du service des douanes.
- Le capitaine de navire lorsqu’il est établi qu’il a reproduit fidèlement
les énonciations déclaratives du chargeur et qu’il n’avait aucune raison
valable de mettre en doute la véracité des renseignements contenus dans le
connaissement au port de chargement .
96
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 224 - Sous réserve des dispositions de l’article 223 ci-dessus,
Dahir 1-77-339
les présomptions légales en matière de douane et d’impôts indirects ne
fléchissent que devant la justification précise d’un cas de force majeure.
Article 225 - (abrogé).
Article 226 - Les peines d’emprisonnement édictées par le présent
code ne sont applicables aux personnes citées à l’article 223 ci-dessus qu’en
cas de faute intentionnelle.
Article 227 - Lorsque des infractions douanières sont commises par
les administrateurs, gérants ou directeurs d’une personne morale, ou par
l’un d’entre eux agissant au nom et pour le compte de la personne morale,
indépendamment des poursuites intentées contre ceux-ci, la personne morale
elle-même pourra être poursuivie et frappée des peines pécuniaires et, s’il y a
lieu, des mesures de sûreté prévues à l’article 220-3°, 4° et 6° ci-dessus.
Section IV
Mineurs et aliénés mentaux
Section V
Tiers civilement responsables
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Section VI
Solidarité
Article 230 - Les cautions sont tenues, au même titre que les principaux
obligés, de payer les droits et taxes, les pénalités pécuniaires et autres
sommes dues par les redevables qu’ils ont cautionnés.
Toutefois, en matière de régimes économiques en douane, les cautions
octroyées par les banques ou par les sociétés d’assurance peuvent porter sur
la totalité ou une partie des droits et taxes suspendus et ce, dans la limite des
sommes cautionnées dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé
des finances. Les intérêts de retard et autres sommes dus ainsi que les
pénalités pécuniaires éventuelles demeurent à la charge du principal obligé.
Article 231 - Sous réserve des dispositions de l’article 257 bis - 2°
ci-dessous, toutes les personnes condamnées pour un même fait de fraude
ou pour des infractions douanières connexes sont tenues, solidairement, des
confiscations ou des sommes en tenant lieu ainsi que des amendes et des
dépens.
Section VII
Responsabilité de l’administration
en cas de saisie ou de retenue
L’indemnité visée ci-dessus est calculée sur la base d’un intérêt d’un
pour cent, par mois, de la valeur des objets saisis ou retenus, depuis la date
de la saisie ou de la retenue jusqu’à celle de l’offre de remise.
98
Code des Douanes et Impôts Indirects
CHAPITRE II
Dahir 1-77-339
Procédure contentieuse
Section I
Constatation des infractions
Article 233 - Les infractions douanières sont constatées par les agents
de l’administration ayant prêté serment dans les conditions fixées à l’article
33-2° du présent code, par les officiers de police judiciaire ainsi que par tout
agent verbalisateur de la force publique.
Article 234 -1° Les infractions douanières et de changes sont constatées
par voie de saisie ou par voie d’enquête;
2° La décharge d’un acquit à caution, sans observation de
l’administration, ne fait pas obstacle à la constatation des infractions qui
auraient été commises pendant la durée de validité de l’acquit à caution et qui
ne seraient découvertes qu’après décharge de cet acquit.
Article 235 - 1° Les agents verbalisateurs ont le droit de saisir en tout lieu
les effets de commerce, les moyens de paiement, les instruments financiers,
les marchandises et les moyens de transport passibles de confiscation ainsi
que tous documents relatifs à ces marchandises et moyens de transport.
2° Les marchandises et moyens de transport saisis sont :
– soit conduits et déposés au bureau ou poste de douane le plus proche
du lieu de la saisie;
– soit confiés à la garde du prévenu ou d’un tiers sur les lieux de la
saisie ou dans une autre localité.
Le gardien dépositaire doit assurer la garde de ces marchandises et
moyens de transport et les présenter à première réquisition des agents de
l’administration.
3° La mainlevée des marchandises non prohibées et/ou des moyens
de transport saisis ne comportant pas de cachettes aménagées ou ne se
trouvant pas dans une situation irrégulière, peut être accordée moyennant
caution ou consignation, représentant la valeur des marchandises et/ou des
moyens de transport saisis et ce, jusqu’à règlement du litige par voie
transactionnelle, ou par un jugement définitif.
Lorsque la mainlevée est accordée, les dispositions de l’article 213
ci-dessus, sont applicables.
Article 236 - Dans tous les cas de constatation d’infraction douanière,
les moyens de transport et les marchandises litigieuses non passibles de
confiscation peuvent être retenus par l’administration pour garantir le paiement
des pénalités pécuniaires encourues.
La mainlevée de ces moyens de transport et de ces marchandises peut
être accordée moyennant caution ou consignation garantissant le paiement
des pénalités pécuniaires encourues.
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Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 237 - Les agents de l’administration peuvent procéder à des
enquêtes préliminaires et, à l’occasion de leurs investigations, effectuer
en tout lieu des visites des domiciles et des locaux à usage professionnel
conformément aux conditions fixées par l’article 41 du présent code.
Article 238- Les agents de l’administration classés au moins au grade
équivalent à l’échelle de rémunération n°11 et les ordonnateurs peuvent,
seuls, pour les nécessités de l’enquête préliminaire, retenir à leur disposition,
dans les conditions du code de procédure pénale, une ou plusieurs personnes
soupçonnées de commission ou de participation à un délit douanier.
Article 239 - Les agents verbalisateurs ne peuvent procéder à
l’arrestation des prévenus qu’en cas de flagrant délit.
Article 239 bis - Nonobstant toutes dispositions contraires, les infractions
douanières se prescrivent par quatre (4) années révolues à compter du jour
où l’infraction a été commise.
Section II
Preuve des infractions
Article 240 - Les faits constatés et les saisies effectuées doivent être,
dès que possible, relatés dans des procès verbaux.
Ceux-ci doivent énoncer :
- la date, et le lieu de leur rédaction et de leur clôture,
- les noms, qualités et demeures des agents verbalisateurs,
- la date, l’heure et le lieu de la saisie ou de la constatation,
- les déclarations éventuelles du (ou des) délinquants(s).
Ces procès-verbaux doivent être signés par leurs rédacteurs et par les
délinquants, s’ils sont présents. En cas d’impossibilité ou de refus de la part
des délinquants de signer, mention en sera faite sur ces documents.
Une copie des procès-verbaux est remise aux délinquants présents. En
outre, les procès-verbaux de saisie doivent mentionner :
- les motifs de la saisie ;
- la description des objets saisis, avec leur nature, leur qualité et leur
quantité ;
- les effets de commerce, les moyens de paiement et les instruments
financiers ;
- les mesures prises pour en assurer le dépôt, la garde ou la conservation ;
- l’identité du gardien éventuellement désigné avec son accord et sa
signature ;
- la présence ou l’absence du délinquant à la description des objets
saisis et ses observations éventuelles ;
- l’offre éventuellement faite d’une remise des marchandises non
prohibées ou des moyens de transport moyennant caution ou consignation.
Article 240 bis - Dans tous les cas de saisie de marchandises non
prohibées et de moyens de transport ne comportant pas de cachettes
100
Code des Douanes et Impôts Indirects
aménagées ou ne se trouvant pas dans une situation irrégulière, les agents
Dahir 1-77-339
verbalisateurs de l’administration offrent remise de ces marchandises ou de
ces moyens de transport au délinquant moyennant caution ou consignation
représentant la valeur des marchandises et/ou des moyens de transport
saisis.
Cette offre ainsi que la réponse seront consignées dans un procès-
verbal dans un délai ne dépassant pas huit jours à compter de la date de la
constatation de l’infraction.
Article 243 -1° Les tribunaux ne peuvent admettre contre les procès-
verbaux de douane d’autres nullités que celles résultant de l’omission des
formalités prescrites à l’article 240 ci-dessus ;
2° Toutefois, sera nulle et de nul effet toute saisie de marchandises non
prohibées à l’importation ou à l’exportation qui auraient dépassé un bureau de
douane sur la façade duquel le tableau prévu à l’article 30 ci-dessus n’aurait
pas été apposé.
101
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Dans le cas contraire ou faute par le prévenu d’avoir rempli toutes
les formalités ci-dessus prescrites, le tribunal déclare qu’il n’y a pas lieu
d’admettre les moyens de faux et ordonne qu’il soit passé outre au jugement.
Tout prévenu débouté de son inscription de faux est condamné à une
amende civile de 500 à 1500 dirhams au profit du Trésor.
Article 245 - Le prévenu contre lequel a été rendu un jugement par
défaut est admis à faire sa déclaration de faux pendant le délai qui lui est
accordée par la loi pour se présenter à l’audience sur l’opposition qu’il a
formée.
Article 246 - Lorsqu’un procès-verbal est rédigé contre plusieurs
prévenus et que l’un ou quelques uns seulement d’entre eux s’inscrivent en
faux, le procès-verbal continue de faire foi à l’égard des autres à moins que le
fait sur lequel porte l’inscription de faux soit indivisible et commun aux autres
prévenus.
Article 247 - Indépendamment de la constatation des infractions par
voie de procès-verbal, la preuve de l’infraction douanière peut être faite par
toutes autres voies de droit alors même que les marchandises ayant fait l’objet
d’une déclaration n’auraient donné lieu à aucune observation.
Section III
Poursuite devant les tribunaux
1. - Dispositions générales
Article 249 - a) Dans le cas des délits douaniers prévus et définis par
les articles 279 ter et 281 ci-après, l’action publique est mise en mouvement
par le ministère public ou par le ministre chargé des finances, le directeur de
l’administration ou un de ses représentants habilité à cet effet;
b) Dans le cas des contraventions douanières prévues et définies par
les articles 285, 294, 297 et 299 ci-après, les poursuites ne peuvent être
engagées que sur l’initiative du ministre chargé des finances, du directeur de
l’administration ou de l’un de ses représentants habilité à cet effet.
102
Code des Douanes et Impôts Indirects
3. - Compétence des tribunaux
Dahir 1-77-339
Article 252 - Les infractions sont portées devant la juridiction de jugement
selon les règles du droit commun. Toutefois, les juridictions de jugement
saisies avant le 1er mai 1984, demeurent compétentes conformément aux
dispositions applicables avant cette date.
103
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 4 bis. - Circonstances atténuantes et récidive
Article 257 ter - Si les auteurs des infractions douanières autres que
les contraventions de quatrième classe commettent une nouvelle infraction,
dans les trois ans qui suivent une transaction ou une condamnation devenue
définitive, ils sont passibles d’une amende égale au double du maximum des
pénalités pécuniaires encourues.
5. - Voies de recours
104
Code des Douanes et Impôts Indirects
6. - Confiscation des minuties et d’objets saisis à l’encontre
Dahir 1-77-339
d’inconnus
Article 259 - L’administration peut demander au tribunal de première
instance, par simple requête, la confiscation en nature des objets saisis
lorsqu’elle estime qu’il n’y a pas lieu à poursuites en raison du peu d’importance
de la fraude.
Lorsque des saisies de marchandises ont été opérées à l’encontre
d’individus inconnus, l’administration peut également demander au tribunal de
première instance le plus voisin et, toujours par simple requête, la confiscation
des objets saisis.
Dans les deux cas, il est statué sur ces demandes par une seule
ordonnance, même si la requête se rapporte à plusieurs saisies faites
séparément.
7. - Voies d’exécution
105
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 264 - La contrainte par corps est applicable en matière
d’infractions douanières dès prononcé du jugement définitif et ce, nonobstant
toute voie de recours extraordinaire.
Article 265 - Lorsque l’auteur d’une infraction vient à décéder
avant d’avoir effectué le règlement des amendes, confiscations et autres
condamnations pécuniaires prononcées contre lui ou des transactions
acceptées par lui, le recouvrement peut en être poursuivi contre la succession.
Section IV
Mesures conservatoires
Privilèges
Article 267 - Lorsque la mainlevée des objets saisis est accordée par
le jugement contre lequel une voie de recours est introduite, la remise n’en
est faite à ceux au profit desquels le jugement a été rendu que sous caution
de la valeur desdits objets.
Article 269 - Les transitaires en douane agréés, qui ont acquitté pour un
tiers des droits, taxes ou amendes de douane, sont subrogés au privilège de
l’administration quelles que soient les modalités de recouvrement observées
par eux à l’égard de ce tiers. Toutefois, cette subrogation ne peut en aucun
cas être opposée aux administrations de l’Etat.
106
Code des Douanes et Impôts Indirects
Section V
Dahir 1-77-339
Contrainte administrative
Section VI
Extinction des droits
de poursuite et de répression
Transaction
107
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 susceptible d’aucun recours. Elle produit effet à l’égard des seules parties
contractantes sous réserve des dispositions du second alinéa de l’article 217
ci-dessus et éteint aussi bien l’action du ministère public que celle de
l’administration à l’égard de la partie contractante.
Elle doit être constatée par écrit, sur papier timbré, en autant d’originaux
qu’il y a de parties ayant un intérêt distinct.
Article 277 - En cas de transaction, les frais éventuels de justice ne
peuvent, en aucun cas, être mis à la charge de l’administration.
Section VII
Vente des marchandises saisies devenues
propriété de l’administration
Article 278 - 1° Les marchandises saisies devenues propriété de
l’administration soit par abandon transactionnel, soit par décision de justice
définitive, sont cédées dans les conditions définies par voie réglementaire.
Lorsque les voies de recours extraordinaires sont exercées, le produit
de la vente n’est pris en recette définitive qu’après prononcé de la décision de
justice ayant autorité de la chose jugée.
1° bis- Les marchandises sont cédées, droits et taxes dus compris dans
les prix de cession, avec faculté, pour l’acquéreur, d’en disposer pour toutes
les destinations autorisées par les lois et règlements en vigueur.
2° L’administration peut en outre assortir ladite cession de conditions
particulières.
3° L’administration peut procéder à la destruction des marchandises
visées au 1° ci-dessus, lorsqu’elles sont reconnues impropres à la consommation
ou à l’usage.
CHAPITRE III
Dispositions répressives
Section I
Classification des infractions douanières
Article 279 - Il existe deux sortes d’infractions douanières : les délits
douaniers et les contraventions douanières.
Les délits douaniers sont de deux classes et les contraventions
douanières de quatre.
108
Code des Douanes et Impôts Indirects
2°- La détention sans justification des stupéfiants et des substances
Dahir 1-77-339
psychotropes au sens de l’article 181 ci-dessus ;
3°- (abrogé)
4°- La présence en entrepôt ou dans les magasins ou aires de
dédouanement des stupéfiants et des substances psychotropes.
Article 279 quater - Les délits douaniers de première classe sont punis :
1°- d’un emprisonnement d’un an à trois ans ;
2°- d’une amende égale à deux fois la valeur des marchandises de fraude.
Les amendes ci-dessus sont portées au double lorsque les infractions
commises sont accompagnées de circonstances aggravantes, notamment
l’usage de la violence ou des voies de fait, l’utilisation d’armes, de véhicules
ou d’équipements spécifiques, la commission des actes de fraude par trois
personnes au moins.
3°- de la confiscation des marchandises de fraude, des moyens de
transport et des marchandises servant à masquer la fraude.
LES DELITS DOUANIERS DE DEUXIÈME CLASSE
Article 280 - (abrogé).
Article 281 - Constituent des délits douaniers de deuxième classe :
1°- La contrebande définie à l’article 282 ci-après ;
2°- L’excédent de colis non justifié et, de manière générale, l’excédent
en nombre constaté lors d’un recensement en entrepôt ou entrepôt industriel franc;
3°- La présence sans justification en entrepôt de douane ou de stockage
de marchandises exclues du régime de l’entrepôt pour un motif autre que leur
mauvais état de conservation ;
109
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 282 - La contrebande s’entend :
1°- des importations ou des exportations en dehors des bureaux de
douane et, notamment, les chargements et transbordements des navires et
des aéronefs en dehors de l’enceinte des ports et des aérodromes où les
bureaux de douane sont établis (articles 52, 58-1° et 60-2° du présent code) ;
2°- (abrogé)
3°- de la détention des marchandises soumises aux dispositions
de l’article 181 du présent code lorsque cette détention n’est pas justifiée
ou lorsque les documents présentés à titre justificatif sont faux, inexacts,
incomplets ou non applicables ;
4°- des importations ou des exportations sans déclaration lorsque
les marchandises, passant par un bureau de douane, sont soustraites à la
visite de l’administration par dissimulation dans des cachettes spécialement
aménagées ou dans des endroits qui ne sont pas normalement destinés à
recevoir des marchandises.
Article 282 bis - Les délits douaniers de deuxième classe sont punis :
1°- d’un emprisonnement d’un mois à un an ;
2°-a) d’une amende égale à trois fois le montant des droits et taxes pour
les infractions visées aux 1°, 2°, 3°, 4°, 5°, 6° et 7° de l’article 281 ci-dessus;
b- d’une amende égale à deux fois la valeur des marchandises objet de
la fraude pour les infractions visées aux 8° et 9° de l’article 281 précité;
Les amendes ci-dessus sont portées au double lorsque les infractions
commises portent sur des marchandises ayant une incidence sur la sécurité,
la moralité, la santé publique, l’environnement ou lorsque ces infractions
sont accompagnées de circonstances aggravantes, notamment l’usage
de la violence ou des voies de fait, l’utilisation d’armes, de véhicules ou
d’équipements spécifiques, la commission des actes matériels de contrebande
par trois personnes au moins.
3°- de la confiscation des marchandises de fraude, des moyens de
transport et des marchandises servant à masquer la fraude.
Article 283 - Les détenteurs et les transporteurs de marchandises
soumises à justification d’origine encourent les peines prévues à l’article 282
bis ci-dessus lorsqu’ils savaient que celui qui leur a délivré les justifications
ne pouvait le faire valablement ou que celui qui leur a vendu, cédé, échangé
ou confié les marchandises n’était pas en mesure de justifier de leur détention
régulière.
110
Code des Douanes et Impôts Indirects
1°- sous réserve des dispositions de l’article 299-6° ci-après, l’importa-
Dahir 1-77-339
tion ou l’exportation des marchandises prohibées visées au 1° b) de l’article
23 ci-dessus, réalisée par un bureau de douane sans déclaration en détail ;
2°- L’importation ou l’exportation sans déclaration en détail, par un
bureau de douane, si un droit ou une taxe se trouve éludé ou compromis par
ce défaut de déclaration ;
3°- Sous réserve des dispositions du 7° de l’article 299 ci-dessous,
le défaut d’enregistrement, dans les délais impartis, de la déclaration
complémentaire visée à l’article 76 bis-3° ci-dessus ;
4°- L’enlèvement des marchandises des lieux visés à l’article 27
ci-dessus, après enregistrement de la déclaration en détail, sans que la
mainlevée des marchandises ait été délivrée ;
5°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées dans des magasins et aires
de dédouanement tels que définis à l’article 61 ci-dessus ainsi que les
marchandises ayant fait l’objet d’une déclaration sommaire visée à l’article 59
bis du présent code ;
6°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées sous le régime de l’entrepôt ;
7°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées sous le régime du transit et des
documents douaniers qui doivent les accompagner ;
8°- Tout abus volontaire du régime de l’entrepôt de douane ou entrepôt
de stockage, de l’entrepôt industriel franc, de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif, de l’admission temporaire, du transit, de la transformation
sous douane ou de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif avec
recours à l’échange standard, au sens de l’article 286 ci-après ;
9°- La non présentation à première réquisition des agents de
l’administration des marchandises placées sous le régime de l’entrepôt
industriel franc ou le défaut de justification d’utilisation desdites marchandises ;
10°- La non présentation à première réquisition des agents de l’administration
par le gardien dépositaire des marchandises placées sous sa garde ;
11°- Les infractions aux dispositions du Titre VI bis du présent code
relatif à la surveillance des régimes de franchise ou de suspension des droits
et taxes à l’importation ;
12- l’importation de marchandises comportant une marque de fabrique,
de commerce ou de service contrefaite au sens de la loi 17-97 relative à la
protection de la propriété industrielle ;
13°- Tout excédent non déclaré à l’importation, en poids, en quantité ou
en valeur dépassant de 20% le poids, la quantité ou la valeur des marchandises
objet de déclaration en détail ;
14°- (abrogé)
15°- Les infractions aux dispositions de l’article 42-2° ci-dessus.
111
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 286 - Constituent des abus :
1°- de l’admission temporaire pour perfectionnement actif : toute vente,
toute cession non autorisée, toute substitution de marchandises placées
sous ce régime quel que soit le degré d’élaboration, toute utilisation de ces
marchandises à d’autres fins que celles pour lesquelles le régime a été
accordé ainsi que toute demande de décharge de compte souscrit sous ce
régime qui s’est révélée abusive à la suite d’un contrôle ;
2°- de l’admission temporaire : toute vente, toute cession non autorisée,
toute substitution d’objets, matériels et produits placés sous ce régime, toute
manœuvre tendant à bénéficier ou à faire bénéficier indûment une personne
de l’admission temporaire, toute utilisation des objets, matériels, produits
divers et animaux soit par une personne non autorisée soit par d’autres fins
que celles pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que toute demande
de décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive à
la suite d’un contrôle ;
3°- du transit : tout déchargement sauf cas de force majeure dûment justifié,
toute soustraction ou toute substitution de marchandises en cours de transit ;
4°- de l’entrepôt industriel franc : toute vente, toute cession non
autorisée, toute substitution de matériels, d’équipements et de leurs parties et
pièces détachées et de marchandises placées sous ce régime, toute utilisation
de ces matériels, équipements, parties et pièces détachées et marchandises
à d’autres fins que celles pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que
toute demande de décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est
révélée abusive à la suite d’un contrôle ;
5°- de la transformation sous douane : toute vente, toute cession
non autorisée, toute substitution de marchandises placées sous ce régime
quel que soit le degré d’élaboration, toute utilisation de ces marchandises à
d’autres fins que celles pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que toute
demande de décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée
abusive à la suite d’un contrôle ;
6°- de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif avec recours
à l’échange standard: toute vente, toute cession non autorisée, toute substitution
de marchandises de remplacement, toute manœuvre tendant à faire bénéficier
indûment du régime de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif
avec recours à l’échange standard ainsi que toute demande de décharge de
compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive ;
7°- de l’entrepôt de douane ou entrepôt de stockage: toute substitution
de marchandises placées sous ce régime se traduisant par toute demande de
décharge de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive à la
suite d’un contrôle ;
8°- de l’exportation temporaire : toute violation des dispositions de
l’article 153 ci-dessus, toute utilisation de ce régime à d’autres fins que celles
pour lesquelles le régime a été accordé ainsi que toute demande de décharge
de compte souscrit sous ce régime qui s’est révélée abusive à la suite d’un
contrôle.
112
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 287 - L’abus du régime de l’entrepôt de douane ou entrepôt
Dahir 1-77-339
de stockage, de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ou de
l’admission temporaire ou de l’entrepôt industriel franc ou de la transformation
sous douane est présumé jusqu’à la preuve contraire lorsque les marchandises
placées sous l’un de ces régimes ne peuvent être présentées par le bénéficiaire
dudit régime.
1°- a) d’une amende égale à deux fois le montant des droits et taxes
compromis ou éludés ;
113
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 294 - Constituent des contraventions douanières de deuxième
classe :
1°- Toute mutation d’entrepôt de douane ou de stockage ou manipulation
en entrepôt non autorisée ;
2°- Le défaut d’exportation ou de mise en entrepôt, dans les délais, de
marchandises, objets, matériels ou produits placés sous le régime :
- soit de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ;
- soit de l’admission temporaire ;
3°- Le défaut de régularisation, dans les délais, de marchandises
placées sous le régime de l’entrepôt ou de l’entrepôt industriel franc ou sous
le régime du transit ou de la transformation sous douane.
4°- sans préjudice des dispositions de l’article 285 (13°) ci-dessus,
toute fausse déclaration ou manœuvre à l’importation ou à l’exportation,
lorsqu’un droit ou une taxe se trouve éludé ou compromis par cette fausse
déclaration ou cette manœuvre.
5°- Les infractions aux dispositions des articles 46-2°, 47, 49-3°, 50-2°,
55,57-2°, 69, 76-2° et 152 ter du présent code.
6°- Toute importation ou exportation de marchandises non prohibées
réalisées par un bureau de douane sans déclaration en détail, ou sous
couvert d’une déclaration fausse ou inapplicable ou non conforme aux
marchandises présentées, dans le cas où aucun droit et taxe ne se trouve
éludé ou compromis.
6 bis- sous réserve des dispositions de l’article 299-6° ci-après,
toute importation ou exportation sans autorisation ou sous couvert d’un
titre inapplicable, de marchandises prohibées visées au 1° b) de l’article 23
ci- dessus, objet d’une déclaration en détail.
6 ter- Sous réserve des dispositions de l’article 299-6° ci-dessous,
toute importation sans autorisation ou sous couvert d’un titre inapplicable,
de marchandises prohibées visées au 1° b) de l’article 23 ci- dessus, objet
d’une déclaration en détail, lorsque les droits et taxes ne sont pas compromis
ou éludés.
7°- (abrogé)
8°- Tout placement en entrepôt privé particulier de marchandises non
désignées dans l’autorisation de l’administration prévue à l’article 125-2°
ci-dessus.
9°- (abrogé)
10° - (abrogé)
114
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 294 bis - Les contraventions douanières de deuxième classe
Dahir 1-77-339
sont punies :
• pour les infractions visées aux 1°, 2°, 3° et 4° de l’article 294 ci-dessus
et au 2° de l’article 56 du dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9
octobre 1977) ;
3°- toute altération ou enlèvement des scellés utilisés par les agents de
l’administration, tel que prévu par l’article 40 bis ci-dessus ;
115
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 5°- l’inexécution totale ou partielle, par l’exploitant des magasins et
aires de dédouanement (MEAD), des engagements souscrits dans le cahier
des charges prévu au paragraphe 1° de l’article 63 du présent code ;
- d’une amende de 3.000 à 30.000 dhs pour les infractions visées aux
paragraphes 1° et 3° de l’article 297 précité ;
- du présent code et des textes pris pour son application, lorsque ces
infractions ne sont pas réprimées spécifiquement par le présent code.
1°- Toute omission ou inexactitude portant sur l’une des indications que
les déclarations doivent contenir lorsque l’irrégularité n’a aucune influence sur
l’application des droits, taxes, prohibitions ou restrictions ;
116
Code des Douanes et Impôts Indirects
2°- Toute omission d’inscription aux répertoires, registres et tous autres
Dahir 1-77-339
documents dont la tenue est obligatoire ;
4°- Les infractions aux dispositions des articles 36, 49-1°, 53-1° et 2°,
54-1° et 57-1° et 3° du présent code ;
Section II
Dispositions diverses
Article 301 -1°- Sauf cas de force majeure dû à des causes naturelles,
dûment justifié et indépendamment de l’amende encourue en vertu des
dispositions de l’article 294 bis ci-dessus, tout contrevenant aux dispositions
de l’article 42-1° du présent code peut être contraint de présenter les livres,
répertoires, pièces ou documents non communiqués, sous une astreinte de
500 dirhams maximum par jour de retard.
117
Code des Douanes et Impôts Indirects
Dahir 1-77-339 Article 302 - Par dérogation aux dispositions de l’article 216 ci-dessus,
l’amende fiscale sanctionnant l’opposition aux fonctions doit être prononcée
individuellement.
118
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE X
Dahir 1-77-339
DISPOSITIONS FINALES
Article 306 - Sauf exceptions prévues au présent code, tous les délais
prévus audit code étant des délais francs ne comprennent ni le jour initial, ni
celui de l’échéance.
Les jours fériés sont comptés comme jours utiles dans le calcul du
délai. Toutefois si le dernier jour du délai est un jour férié, le délai est prorogé
jusqu’au premier jour non férié.
119
Dahir portant loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
déterminant les quotités applicables aux marchandises et ouvrages
soumis à taxes intérieures de consommation ainsi que les dispositions
spécifiques à ces marchandises et ouvrages 1.
LOUANGE A DIEU SEUL!
(Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)
Que l’on sache par les présentes - puisse Dieu en élever et en fortifier la teneur !
Que Notre Majesté Chérifienne, Vu la constitution, notamment son article 102,
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE PREMIER
GENERALITES
Article premier. - L’administration des douanes et impôts indirects
est chargée de la liquidation et du recouvrement des taxes intérieures de
consommation applicables aux catégories suivantes de marchandises et
d’ouvrages importés ou produits dans le territoire assujetti :
1 - les limonades, eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales,
eaux de table ou autres, aromatisées ou non aromatisées ;
2 - les bières ;
3 - les vins et alcools ;
4 - (abrogé) ;
5 - les produits énergétiques et les bitumes ;
6 - (abrogé) ;
7 - les ouvrages de platine, d’or et d’argent ;
8 - les tabacs manufacturés ;
9 - les liquides pour charger ou recharger les appareils électroniques
dits « cigarettes électroniques » et appareils similaires ;
10 - les pneumatiques même montés sur jantes ;
11- les articles, appareils et équipements fonctionnant à l’électricité;
12- les appareils électroniques ;
13- les batteries pour véhicules.
(1)
Ce dahir a fait l’objet de plusieurs modifications, dont notamment celles introduites par le dahir
portant loi n° 1-00-223 du 2 rabii I 1421 (5 juin 2000) (BO n° 4804 du 15/06/2000).
120
Art. 2. – Pour l’application du présent texte, on entend par:
– «bières» : les boissons obtenues par la fermentation alcoolique d’un
moût fabriqué avec du houblon et du malt d’orge, pur ou associé à un poids,
au plus égal, de malt provenant d’autres céréales, de matières amylacées, de
sucre interverti ou de glucose ;
– «bières sans alcool» : les boissons obtenues soit par interruption
de la fermentation alcoolique du moût, soit par distillation alcoolique après
fermentation du moût, et dont le volume final d’alcool reste égal à zéro degré ;
– «vins» : la boisson provenant exclusivement de la fermentation
Dahir n° 1-77-340
moût de raisin à l’exclusion des vins de liqueurs et des mistelles qui suivent
le régime des alcools ;
– «distilleries» : des unités de production de l’alcool :
a – qui distillent les vins, cidres, poirés, hydromels, lies, marcs et fruits,
b – qui, mettant en oeuvre d’autres matières :
121
Art. 3. – Sont exonérés des taxes intérieures de consommation, dans
les conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé des finances :
a – les marchandises exportées, visées à l’article premier ci-dessus,
à l’exclusion des ouvrages de platine, d’or ou d’argent portant la marque du
poinçon de la garantie,
b – les freintes (déchet ou perte subi par certaines marchandises
pendant la fabrication, le transport ou les manipulations),
c – les déficits provenant de causes naturelles,
Code des Douanes et Impôts Indirects
122
Ce contrôle peut, également, être effectué par des méthodes et des
procédures acceptables par l’administration.
2° Les frais de surveillance et de contrôle de ces usines, ateliers ou
établissements et, d’une façon générale, de toute activité soumise à taxes
intérieures de consommation ainsi que les frais de transport des agents de
l’administration affectés à la surveillance et au contrôle sont à la charge des
producteurs de matières fiscales, dans les conditions fixées par arrêté du
ministre chargé des finances.
Art. 6. – 1° Un arrêté du ministre des finances fixe :
Dahir n° 1-77-340
circulation doit être couverte, soit par un titre de mouvement, soit par un
dispositif d’identification en tenant lieu,
– le modèle de ces titres de mouvement ou de ces dispositifs
d’identification.
2° Les titres de mouvement visés à l’alinéa 1° ci-dessus sont :
– les laissez-passer, pour les produits en libre pratique sur le territoire
assujetti,
– l’acquit à caution, pour les produits pour lesquels la taxe intérieure de
consommation n’a pas été acquittée ou consignée,
– tout autre titre de mouvement agréé par arrêté du ministre chargé des
finances.
3° Lorsqu’un titre de mouvement aura été prévu, le transporteur est tenu
de présenter ledit titre à première réquisition des agents de l’administration.
Art. 7. – 1° L’administration peut imposer aux redevables de taxes
intérieures de consommation la tenue de registres cotés et paraphés par ses
soins. Ces registres peuvent être tenus par procédé électronique.
2° Un arrêté du ministre chargé des finances détermine les catégories
de redevables soumis à cette obligation ainsi que les énonciations que ces
registres doivent comporter.
123
TITRE II
TABLEAUX DES MARCHANDISES ET DES OUVRAGES
SOUMIS A TAXES INTERIEURES DE CONSOMMATION PERCUES
PAR L’ADMINISTRATION ET QUOTITES APPLICABLES
UNITE DE Quotité
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)
I.- Eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux I -Hectolitre
de table ou autres, aromatisées ou non aromatisées, volume
limonades préparées avec du jus de citron :
a)-eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales,
eaux de table ou autres, aromatisées par addition
de moins de dix pour cent (10%) de jus de fruits
comestibles ou de son équivalent en jus concentré :
- - contenant du sucre :
124
UNITE DE QUOTITE
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)
- - contenant du sucre :
- - - par addition de 5 g/100ml ou moins de sucre . .... - id - 30,00
Dahir n° 1-77-340
plus de jus de citron ou de son équivalent en jus
concentré :
- - contenant du sucre :
- - - par addition de 5 g/100ml ou moins de sucre . .... - id - 10,00
II –Bières : II.Hectolitre
volume
a) bières sans alcool ....................................................... - id - 600,00
b) autres bières................................................................ - id - 1150,00
125
IV- Alcool éthylique ainsi que les autres alcools susceptibles IV. Hectolitre
de recevoir les applications de l’alcool éthylique : d’alcool pur
a)-1°Destinés à la préparation ou contenus dans les (les dixièmes
médi-caments, les produits de la parfumerie et de degré étant
de la toilette, à usage antiseptique ou destinés à taxables).
la fabrication ou à la conservation des matières
aromatiques naturelles entrant dans la fabrication
des limonades et des eaux gazeuses ou non
gazeuses, eaux minérales, eaux de tables ou
autres boissons aromatisées.................................. -id- 200,00
B.–abrogé
126
-- Non dénommées :
--- --Essences
Non dénommées :
d’aviation ....................… ….……........................ -id - 33,50
--- --- Essences d'aviation
Supercarburants, même............................……….……....................
sans plomb ..........……................. -id --id- 33,50
376,40
--- --- Supercarburants,
Autres même sans plomb ..........…….…..................
............................................... ………………............. -id --id- 376,40
357,20
--- Autres
- Huiles ...........................................……………….......................
moyennes : -id- 357,20
-- Pétrole
- Huiles lampant (Kérosène)................………...........……....
moyennes : Hectolitre 44,00
-- Carburéacteur .........................................
-- Pétrole lampant …….……...….....
(Kérosène).............................................…….... -id -
Hectolitre 0,00
44,00
-- Non dénommées.........................................................................…
-- Carburéacteur ..........................……… ….…................... -id --id- 59,81
0,00
- Huiles
-- Nonlourdes :
dénommées ...............................……......…….……............ -id- 59,81
-- Gasoil 242,20
- Huiles........................................…………………….............. -id -
Dahir n° 1-77-340
-- Gasoil ......................................................................................... -id- 242,20
--- --Fuel
Fuel oils
oils :lourd (FO n°2) destinés à la fabrication de la
paraffine, des bitumes, des huiles lubrifiantes, des extraits
--- Fuel oils
bitumineux etlourd (FO
autres n°2) destinés
produits à la fabrication
similaires de la paraffine,
...… ………................
des bitumes, des huiles lubrifiantes, des extraits bitumineux et 100 kgs 0,00
--- Autres :
autres produits similaires ..........................…....…........................ 100 kgs 0,00
---- Léger (FO n°7)..................……………................................ 100 kgs 101,78
--- Autres :
---- Lourd (FO n°2)................... …………................................. -id - 18,24
---- Léger (FO n°7)......................................……………............ 100 kgs 101,78
----- Utilisés par les organismes chargés du service public -id- 81,58
---- Lourd
relatif (FO n°2) : de l’énergie électrique ou par les
à la production
sociétés concessionnaires
----- Utilisés de la production
par les organismes chargésdedu
l’énergie
service public
électrique -id - 228,00
relatif à conformément
la production deàl’énergie
la législation en vigueur………
électrique ou par les sociétés
----concessionnaires de la production de l’énergie électrique
Autres .............…………….................................................. -id- 228,00
conformément à la législation en vigueur…...................…… 100 kgs 0,00
- Huiles lubrifiantes et autres :
----- Autres ……………...…….......................………........................ 100100
kgskgs 18,24
35,00
-- Destinées à être mélangées (huiles de base ou autres).......
---- Autres :
-- Spindle ......................……….………………................…….. -id- 228,00
----- Fuel
-- Autres : oils récupéré……………...…….......................………...... 100 kgs 18,24
127
-- Gaz naturel................................................................................. 1000 m3 0,00
-- Autres.......................................................................................... -id- 2,00
- Supercarburant du 27-07 NGP ........……………......................... -id- 341,40
- Préparations lubrifiantes contenant comme constituants
de base moins de 70 % en poids d’huiles de pétrole ou de
minéraux bitumineux à l’exception de celles utilisées pour
le traitement des matières textiles, du cuir, des pelleteries ou
d’autres………………………………….................................……. 100 Kgs 228,00
Alkylidène en mélange tel que tripropylène, tetrapropylène …...... -id- 0,00
Bitumes, asphaltes et mélanges bitumineux .............……...…...... -id - 45,00
Code des Douanes et Impôts Indirects
ci-après
Houilles;briquettes, boulets et combustibles solides similaires
obtenus à partir de la houille (27-01 du tarif) :
E.- Abrogé
UNITE DE QUOTITE
DESIGNATION DES PRODUITS
PERCEPTION (DH)
I.- Droits perçus à l’occasion des essais effectués par le
service de la garantie :
- Ouvrage en platine ……..…………………………. Hectogramme 600,00
- Ouvrage en or …………………..……………………. -id- 600,00
- Ouvrage en argent …………………………….……… -id- 25,00
II.- Abrogé
128
G.- Taxes intérieures de consommation applicables aux tabacs manufacturés.
Quotité ad valorem
DESIGNATION DES Quotité du prix de vente Minimum de
PRODUITS spécifique public hors TVA et perception
TIC spécifique
Dahir n° 1-77-340
III.- Autres tabacs manufacturés :
A.- Tabacs à fumer fine coupe 750,00 dirhams les 950,00 dirhams les
destiné à rouler les cigarettes…… 25%
1000 grammes 1000 grammes
B.- Tabacs pour pipe à eau 420,00 dirhams les 675,00 dirhams les
25%
(Muassel)…. 1000 grammes 1000 grammes
UNITE DE
DESIGNATION DES PRODUITS QUOTITE (DH)
PERCEPTION
UNITE DE
DESIGNATION DES PRODUITS QUOTITE (DH)
PERCEPTION
129
J - Taxes intérieures de consommation applicables aux articles, appareils
et équipements fonctionnant à l’électricité.
- Téléviseurs :
- Téléphones portables :
130
TITRE III
DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES À CERTAINES MARCHANDISES
ET À CERTAINS OUVRAGES SOUMIS À TAXES INTÉRIEURES DE
CONSOMMATION PERÇUES PAR L’ADMINISTRATION
CHAPITRE PREMIER
Art. 15. – Le ministre chargé des finances détermine, par arrêté, les
conditions de fabrication, de délivrance et d’utilisation des marques fiscales et
de tout autre procédé en tenant lieu.
CHAPITRE II
Alcools
131
Art. 17. – 1° Nul ne peut constituer un dépôt d’alcool ou de spiritueux
s’il n’a, au préalable, obtenu l’autorisation de l’administration qui détermine
les conditions d’agencement et de fermeture des locaux constitués en dépôt.
Est considéré comme dépositaire, toute personne qui détient des quantités
d’alcool ou de spiritueux excédant dix litres en volume.
2° Toutefois, sont dispensés de l’autorisation prévue au présent article
et des formalités prévues par l’article 18 ci-après:
– les dépositaires de spiritueux de marque importés en bouteilles ;
– les dépositaires, autres que les fabricants ou producteurs de spiritueux
Code des Douanes et Impôts Indirects
132
2° En cours de route, ce laissez-passer doit être présenté à toute
réquisition des agents de l’administration.
3° Dès l’arrivée de l’appareil à destination ou, en cas d’exportation, dès
l’arrivée au bureau de sortie, et après reconnaissance de l’appareil, le titre de
mouvement, annoté de la mention de réception par les agents du bureau de
l’administration ou, à défaut par les autorités locales, est renvoyé au bureau
d’émission.
Art. 22. – Les appareils servant à la production de l’alcool doivent
demeurer sous scellés pendant les périodes où il n’en est pas fait usage. A cet
Dahir n° 1-77-340
qui auront motivé le descellement, les détenteurs sont tenus de prévenir
l’administration pour que les appareils soient placés sous scellés.
Art. 23. – 1° Les détenteurs d’alambics et autres appareils visés à
l’article 20 ci-dessus sont tenus de présenter leurs alambics et appareils à
toute réquisition de l’administration.
2° La destruction des alambics et autres appareils fait l’objet d’une
déclaration préalable à l’administration, ou aux autorités locales dans les
agglomérations où l’administration n’est pas représentée.
3° La destruction s’effectue en présence des agents de l’administration
qui en dressent procès-verbal qu’ils transmettent à la direction des douanes
et impôts indirects.
Art. 24. – Sont, toutefois, dispensés des formalités prévues aux articles
20 à 23 inclus, ci-dessus :
a) les petits appareils, dits «alambics d’essai», généralement utilisés
pour les expériences de laboratoires, à chargement intermittent, dépourvus
de tout organe de rectification et dont la chaudière n’a pas une capacité
supérieure à un litre ;
b) les appareils en verre ou pyrex, dont le ballon possède une capacité
inférieure à dix litres et utilisés généralement pour les travaux de laboratoires ;
c) les appareils construits spécialement pour la production de l’eau
distillée, qui sont généralement des appareils du type dit «mural», à marche
continue, mais dépourvus de tout organe de rétrogradation ou de rectification,
utilisés, généralement, dans les laboratoires scientifiques ou industriels, les
hôpitaux, les cliniques et les pharmacies.
Art. 25. – 1° L’installation d’une distillerie, au sens de l’article 2 ci-
dessus, et sa transformation par rapport à son agencement original sont
subordonnées au dépôt préalable d’une déclaration auprès de l’administration.
2° La déclaration précitée doit contenir :
a – l’indication détaillée des lieux, appuyée par le plan de l’établissement
et de ses agencements intérieurs et, pour les distilleries ambulantes, par le
schéma des installations mobiles ;
133
b – la nature, la capacité, la puissance de rendement et la description
complète des appareils ou installations utiles à l’obtention et au stockage des
alcools ;
c – l’exposé des procédés généraux des fabrications qui y seront
effectuées.
3° L’original du plan définitivement agréé, revêtu du cachet et de la
signature du bénéficiaire de l’autorisation, demeure entre les mains de
l’administration.
4° La construction, l’agencement des dispositifs produisant l’alcool
Code des Douanes et Impôts Indirects
doivent être conformes au plan agréé. Notamment, les tuyaux dans lesquels
Dahir n° 1-77-340
circule l’alcool doivent être visibles sur tout leur parcours. Aucune ouverture
ne doit être pratiquée dans lesdits tuyaux sans que le distillateur en ait fait
la déclaration à l’administration et obtenu de celle-ci l’autorisation préalable.
5° L’autorisation d’installation fixe les charges du bénéficiaire de
l’autorisation au titre des frais de surveillance et de contrôle.
Art. 26. – 1° Dans les ateliers de distillation, fixes ou ambulants, la
distillation a lieu aux jours et heures fixés par l’administration.
2° En cas d’inactivité des ateliers, les appareils sont placés sous
scellés. L’administration peut prendre la même mesure pendant les heures de
repos ou exiger toute précaution analogue.
3° Les interruptions de travail dépassant la journée font l’objet d’une
déclaration à l’administration.
Art. 27. – Après reconnaissance, par l’administration, des alcools
obtenus, le propriétaire desdits alcools est tenu de les faire conduire,
immédiatement, au dépôt d’alcool désigné par l’administration.
Art. 28. – 1° Dans les ateliers de distillation, l’alcool obtenu est immé
diatement déposé dans un endroit séparé et fermant à deux serrures, dont les
clefs de l’une sont détenues par l’administration.
2° L’alcool ne pourra en être retiré qu’en présence du service et après
reconnaissance.
Art. 29. – Dans les distilleries industrielles, les points de raccord des
tuyaux, au moyen desquels les bacs jaugeurs sont reliés entre eux et avec
l’appareil à distiller, à repasser, à rectifier ou à déshydrater et, s’il y a lieu,
avec le dépotoir, ne peuvent être démontés qu’en présence des agents de
l’administration.
Ceux-ci peuvent fixer, sur les rondelles formant raccord, un plomb ou
un scellé qu’il est interdit aux distillateurs de faire disparaître.
La même interdiction s’applique aux scellés apposés par les agents de
l’administration sur les cadenas dont l’usage est prescrit par arrêté du ministre
chargé des finances.
134
Art. 30. – Dans les distilleries industrielles, à la sortie des appareils
à distiller, à repasser, à rectifier ou à déshydrater, les alcools obtenus sont
recueillis dans des bacs jaugeurs, d’où ils ne peuvent être extraits qu’en
présence des agents de l’administration.
Art. 31. – Le distillateur industriel est tenu de remettre à l’administration,
en double expédition, quinze jours au moins avant le commencement des
travaux, une déclaration indiquant, pour chacun des tuyaux dans lesquels
circule l’alcool, son numéro d’ordre, sa longueur, son point d’arrivée, des
réfrigérants aux réservoirs, d’un réservoir à un autre ou de ces divers réci
pients aux appareils à repasser, à rectifier ou à déshydrater.
Dahir n° 1-77-340
1° Désigner les bacs qui, au cours de la campagne, doivent être
affectés au stockage des alcools produits ou reçus de l’extérieur ;
2° Préciser la nature des produits que les bacs contiendront tels que
flegmes, alcools imparfaits, alcools achevés, huiles essentielles.
Les changements ultérieurs doivent être déclarés dans la même
forme.
Art. 32. – Un arrêté du ministre chargé des finances pris après avis
du (ou des) ministre(s) intéressé(s), définit les autres alcools susceptibles de
recevoir les applications de l’alcool éthylique visés à l’article 9, tableau A-IV
ci-dessus.
Art. 33. – Pour l’application du présent dahir:
1° Tout mélange d’alcool méthylique et d’alcool éthylique dans les
spiritueux destinés à la consommation de bouche est interdit ;
2° De même est interdit tout mélange qui, altérant la densité des alcools,
aurait pour conséquence de fausser le résultat de l’analyse alcoométrique.
Art. 34. – L’alcool à l’état libre ne peut être vendu ou cédé qu’aux :
1° Dépositaires d’alcool, bénéficiaires d’une autorisation de dépôt
accordée par arrêté du ministre chargé des finances et d’une autorisation de
commercialisation accordée par le ministre responsable de la ressource ;
2° Fabricants de produits industriels ou de consommation, qui doivent
utiliser la totalité de cet alcool aux fabrications relevant de leur profession ;
3° Pharmaciens, grossistes en pharmacie, laboratoires de produits
pharmaceutiques, hôpitaux, dispensaires, infirmeries et laboratoires
d’analyse, lesquels ne peuvent utiliser cet alcool que pour des préparations
pharmaceutiques ou à des usages médicaux.
Art. 35. – Les acquéreurs d’alcool, visés à l’article 34, paragraphes 2°
et 3° ci-dessus, ne peuvent, en aucun cas, rétrocéder cet alcool sans auto
risation préalable de l’administration, sauf dérogations accordées par arrêté
du ministre chargé des finances.
135
Art. 36. – 1° L’enlèvement par les industriels agréés par le ministre
compétent, d’alcool destiné à la préparation des médicaments, des produits
de la parfumerie et de la toilette, ou à la fabrication ou à la conservation des
matières aromatiques naturelles entrant dans la fabrication des limonades et
des eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux de table ou autres
boissons aromatisées, donne lieu au paiement à titre définitif, du montant de
la taxe intérieure de consommation, sur la base du tarif propre à ces produits.
Il en est de même pour l’enlèvement des alcools à usage antiseptique par les
bénéficiaires du taux réduit de ladite taxe, agréés à cet effet.
Code des Douanes et Impôts Indirects
136
CHAPITRE III
Sucres et produits sucrés
Art 41 – (abrogé)
CHAPITRE IV
Produits pétroliers et
autres hydrocarbures
I. – Généralités
Dahir n° 1-77-340
: base de taxation) de l’article 9 ci-dessus, les produits pétroliers sont imposés,
au titre de la taxe intérieure de consommation, pour les quantités de produits
pétroliers qu’ils contiennent.
2° A l’exception des préparations reprises audit tableau, cette taxation
n’est, toutefois, pas applicable aux produits pétroliers, non récupérables,
entrant dans les compositions, non susceptibles d’être utilisées comme
carburants, combustibles ou lubrifiants.
L’exonération est accordée par l’administration, après avis du laboratoire
désigné par le ministre chargé des finances.
Toutefois, à la demande du déclarant ou à l’initiative de l’administration,
celle-ci peut soumettre des échantillons des marchandises déclarées à de
nouvelles analyses à effectuer par un laboratoire qu’elle désigne, ou prendre
en considération les conclusions d’analyses réalisées par des laboratoires
tiers, autres que ceux désignés par le ministre chargé des finances.
II. – Raffineries
CHAPITRE V
Ouvrages de platine, d’or ou d’argent
Art. 44. – 1° Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent, importés ou
fabriqués dans le territoire assujetti, autres que les ouvrages destinés à
l’exportation ou d’un poids inférieur ou égal à un gramme, doivent être
137
présentés aux bureaux douaniers de la garantie pour y être essayés et, le cas
échéant, revêtus des poinçons de la garantie.
2° Il y a quatre modes d’essai : essai à la coupelle, essai au touchau,
essai par voie humide et essai par spectrométrie. Le directeur de l’administration
détermine les cas d’utilisation et les conditions d’usage de chacun de ces
modes d’essai.
Art. 45 - 1° Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent fabriqués dans
le territoire assujetti, visés à l’article 44 ci-dessus, doivent être présentés au
bureau douanier de la garantie, après achèvement et avant d’avoir subi toute
Code des Douanes et Impôts Indirects
138
– fourrés et non marqués comme tels ou
– sur lesquels les marques de poinçons sont soudées ou entées.
3° Il en est de même en ce qui concerne :
– les ouvrages en métal doré ou argenté ayant l’apparence de métaux
précieux,
– les ouvrages doublés ou plaqués d’or ou d’argent,
– les ouvrages, dans la fabrication desquels entrent simultanément des
métaux de platine, d’or ou d’argent et des métaux divers ou un mécanisme
non visible, lorsqu’ils ne sont pas revêtus des poinçons prévus à cet effet par
Dahir n° 1-77-340
Art. 48. – 1° Sont exemptés de l’essai et de la marque visés à l’article
44 ci-dessus, les ouvrages de platine, d’or ou d’argent:
a – importés par les représentants des Etats étrangers appartenant à la
carrière diplomatique ou consulaire, ainsi que par les membres étrangers de
certains organismes internationaux officiels siègeant au Maroc,
b – les bijoux de platine, d’or ou d’argent à l’usage strictement personnel
des voyageurs, jusqu’à concurrence de 50 grammes pour les objets de platine,
de 500 grammes pour les objets d’or et de 3 kilos pour les objets d’argent,
c – les objets usagés d’argenterie, de ménage ou d’orfévrerie importés
avec elles par des personnes établies ou venant s’établir au Maroc, autres
que des fabricants ou des marchands d’ouvrages, de platine, d’or ou d’argent,
d) les ouvrages de platine, d’or ou d’argent destinés à l’exportation ou
d’un poids inférieur ou égal à un gramme.
2° Dans le cas du a) et du c) ci-dessus, l’exemption est subordonnée
à l’observation des conditions prévues par le décret d’application concernant
les importations en franchise.
3° Les objets, introduits au Maroc en vertu des exemptions qui
précèdent, ne peuvent être mis dans le commerce qu’après avoir été présentés
au contrôle de la garantie, reconnus à l’un des titres légaux, poinçonnés et
soumis au paiement du droit d’essai.
Art. 49. – Les ouvrages, qui ne pourraient supporter, sans détérioration,
l’empreinte des poinçons, peuvent être exemptés de l’essai et de la marque,
sur décision de l’Administration.
Art. 50. – Les ouvrages anciens, d’art ou de curiosité reconnus comme
tels, sont exonérés du droit d’essai et revêtus d’un poinçon spécial.
Art. 51. – 1° Les titres légaux sont les suivants :
a) pour le platine : 950 millièmes;
b) pour l’or :
1er titre : 920 millièmes;
2e titre : 840 millièmes;
3e titre : 750 millièmes;
139
c) pour l’argent :
1er titre : 950 millièmes;
2e titre : 800 millièmes;
2° Il est accordé une tolérance de 10 millièmes pour les ouvrages en
platine, de 3 millièmes pour les objets en or plein et de 5 millièmes pour les
objets en argent.
3° Les bijoux creux et soudés en or ou en argent bénéficient d’une
tolérance de 20 millièmes, sous réserve que le métal constitutif, c’est-à-dire la
partie pleine sans soudure, soit au titre légal.
Code des Douanes et Impôts Indirects
TITRE IV (abrogé)
140
TITRE V
CONTENTIEUX
Art. 55. – Les infractions aux dispositions des articles 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 25, 26, 28, 29, 30, 31, 33, 34, 35, 38, 39, 40, 43, 44, 45,47,
48, 52, 54 ter et 54 quater du présent dahir portant loi constituent des délits
douaniers de 2ème classe du code des douanes et sont punies conformément
aux dispositions de l’article 282 bis dudit code.
Dahir n° 1-77-340
du présent dahir portant loi constituent des contraventions douanières de 1ère
classe et sont punies conformément aux dispositions de l’article 287 bis dudit
code.
2° La non-conformité de la marque fiscale apposée sur les contenants ou
les emballages avec les propriétés du produit mis à la consommation, constitue
une contravention douanière de 2ème classe et est punie conformément aux
dispositions de l’article 294 bis dudit code.
3° Lorsque la taxe intérieure de consommation a été payée, l’infraction
aux dispositions de l’article 10 susvisé constitue une contravention de
deuxième classe et est punie conformément au deuxième paragraphe de
l’article 294 bis dudit code.
Art. 57 – Toutes autres infractions au présent dahir portant loi, non
visées aux articles 55 et 56 ci-dessus, ainsi qu’aux dispositions des textes pris
pour l’application du présent dahir portant loi constituent des contraventions
douanières de 4ème classe du code des douanes et sont punies conformément
aux dispositions de l’article 299 bis dudit code.
Art. 58. – Dans le cas d’infractions visées à l’article 55 ci-dessus
l’administration peut, indépendamment des pénalités prévues audit article 55,
demander au tribunal compétent, statuant en la forme des référés, la fer
meture provisoire ou définitive des usines, ateliers, établissements où lesdites
infractions ont été commises.
141
TITRE VI
DISPOSITIONS FINALES
Art. 59. – Les délais prévus dans le présent dahir étant des délais
francs ne comprennent ni le jour initial, ni celui de l’échéance.
Les jours fériés sont comptés comme jours utiles dans le calcul du délai.
Art. 60. – Les dispositions du présent dahir abrogent et remplacent
toutes les dispositions relatives aux mêmes objets et, notamment, telles
Code des Douanes et Impôts Indirects
142
– arrêtés du ministre des finances n° 717-66 et 1061-74 des 13
décembre 1966 et 25 août 1974,
– arrêté viziriel du 4 rejeb 1341 (20 février 1923) relatif à l’absinthe et à
la détermination des produits similaires,
– arrêté viziriel du 20 kaada 1371 (12 août 1952) sur le régime des
alambics,
– arrêté viziriel du 13 safar 1340 (15 octobre 1921) sur le régime de la
distillation des sous-produits agricoles,
– arrêté viziriel du 21 safar 1352 (15 juin 1933) accordant une déduction
Dahir n° 1-77-340
agricoles,
– arrêté viziriel du 23 safar 1347 (10 août 1928) interdisant l’importation
des alcools dénaturés,
– arrêté viziriel du 27 joumada I 1370 (6 mars 1951) fixant les procédés
de dénaturation et le régime des alcools dénaturés,
– arrêté viziriel du 17 kaada 1342 (21 juin 1924) relatif à la fabrication
des vinaigres à base d’alcool,
– arrêté viziriel du 2 rebia II 1341 (22 novembre 1922) sur les ateliers
publics de distillation,
– arrêté viziriel du 9 ramadan 1371 (2 juin 1952) réglementant les
distilleries industrielles,
– dahir du 4 safar 1334 (12 décembre 1915) portant création d’un droit
de consommation sur les sucres,
– dahir du 11 chaoual 1340 (8 juin 1922) réglant l’application de la taxe
intérieure de consommation aux produits à base de sucre,
– dahir du 21 hija 1348 (20 mai 1930) exonérant les sucres et les
glucoses employés en brasserie,
– dahir du 29 kaada 1350 (6 avril 1932) fixant le régime des sucres,
mélasses et glucoses,
– arrêté viziriel du 8 joumada I 1357 (6 juillet 1938) déterminant les
conditions d’agencement et d’exercice des établissements destinés à la
transformation des sucres cristallisés en grains, raffinés ou assimilés aux
raffinés, en pains, tablettes ou morceaux,
– dahir du 17 rebia II 1367 (28 février 1948) portant fixation du taux de
certains impôts indirects,
– dahir du 22 joumada II 1344 (6 janvier 1926) instituant une taxe
intérieure de consommation sur les essences de pétrole, les chapes en
caoutchouc, les chambres à air, les bandages et les allumettes,
– arrêté viziriel du 20 chaoual 1341 (6 juin 1923) relatif aux entrepôts
spéciaux des huiles minérales,
143
– arrêtés viziriels du 24 hija 1358 (3 février 1940) et du 6 chaabane
1359 (9 septembre 1940) fixant le mode de perception des taxes intérieures
de consommation afférentes aux produits provenant du traitement des huiles
minérales brutes, d’extraction marocaine et d’importation et déterminant
les conditions d’installation, de surveillance et de fonctionnement des
établissements procédant à ce traitement,
– décret n° 2-57-0239 du 25 chaabane 1376 (27 mars 1957) fixant le
mode de perception des taxes intérieures de consommation afférentes aux
huiles brutes de pétrole et de schiste à mettre en oeuvre au Maroc,
Code des Douanes et Impôts Indirects
Pour contreseing :
Le Premier Ministre
Ahmed OSMAN
144
Décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour
l’application du code des douanes ainsi que des impôts indirects
relevant de l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé
par le dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)(1)
LE PREMIER MINISTRE,
Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment ses articles
16, 26, 34,68, 93, 94, 96, 102, 105, 121, 135, 145, 152, 154, 155, 159, 164,
165, 167, 170, 172, 179, 180 et 181.
Sur proposition du ministre des finances et après avis du ministre du
commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande et du ministre
d’Etat chargé de l’intérieur.
DECRETE
TITRE I
PRINCIPES GENERAUX
CHAPITRE PREMIER
Décret n° 2-77-862
Article premier - 1° Sont considérées comme étant originaires d’un
pays déterminé, les marchandises obtenues dans ce pays avec les produits
et matières premières d’origine étrangère visés au 1er de l’article 16 du code
des douanes susvisé et qui ont subi une transformation complète, leur ayant
fait perdre leur individualité d’origine .
2° Sont considérées comme transformations complètes :
a – les ouvraisons ou transformations entraînant une plus-value au
moins égale à la valeur d’importation des produits mis en oeuvre dans le pays
transformateur.
b – les transformations reprises au tableau I annexé au présent décret.
Article 2 - La plus-value visée au 2° de l’article premier ci-dessus est
déterminée en fonction du prix départ usine de la marchandise ayant subi une
transformation complète au sens dudit article premier.
La valeur à l’importation dans le pays ou ladite transformation complète a
eu lieu, le prix départ usine visé ci-dessus peuvent être justifiés, respectivement,
par la présentation d’une ampliation de la déclaration d’importation visée pour
certification par le service des douanes du pays transformateur et de la facture
établie par l’entreprise ayant procédé à ladite transformation complète.
Lorsque des détaxes à l’exportation sont accordées par le pays
transformateur, le montant de ces détaxes doit être défalqué de la valeur à
l’importation dans le pays transformateur des produits mis en ouvre.
(1)
Le texte de ce décret a fait l’objet d’une importante révision (B.O du 07/09/2000 et
05/08/2002).
145
TITRE II
DE L’ACTION DE L’ADMINISTRATION
CHAPITRE PREMIER
Champ d’action du service
(abrogé)
Article 3 - (abrogé)
Article 4 - (abrogé)
Article 5 - (abrogé)
CHAPITRE II
Droit au port d’une arme réglementaire
finances.
Décret n° 2-77-862
146
TITRE III
OPERATIONS DE DEDOUANEMENT
CHAPITRE I
Personnes habilitées à déclarer les marchandises en détail
Organisation de la profession de transitaire en douane
Section I
Le propriétaire des marchandises
Article 7- (abrogé)
Article 8 - (abrogé)
Section II
Le transitaire en douane
1° procédure d’agrément
Article 9 - La demande d’agrément de transitaire en douane doit être
adressée, sous pli recommandé, au directeur de l’administration. Elle doit
Décret n° 2-77-862
seront habituellement exercées.
Article 10 - Les demandes d’agrément doivent être accompagnées :
1° pour les personnes physiques:
a - d’un extrait du registre des actes de naissance ou de toute pièce en
tenant lieu ;
b - d’un extrait du casier judiciaire délivré depuis moins de trois mois ou
de toute autre pièce en tenant lieu;
c - d’un certificat de résidence au Maroc ;
d - de trois photos d’identité ;
e - d’un certificat d’inscription au registre du commerce ou de l’enga
gement de provoquer cette inscription ;
f - d’une copie certifiée conforme à l’original de la licence ou d’un
diplôme reconnu équivalent ;
2° pour les personnes morales :
a) d’un exemplaire des statuts ou de l’acte de constitution de la société,
certifié conforme à l’original, avec la légalisation de la (ou des) signature(s)
apposée(s) ;
b) d’une ampliation de la délibération qui a nommé les personnes ayant
la signature sociale, certifiée conforme à l’original, avec légalisation de la (ou
des) signature(s) apposée(s) ;
147
c) d’un certificat d’inscription au registre du commerce ou de
l’engagement de provoquer cette inscription ;
d) des pièces a, b, c, d et f visées au 1er ci-dessus, concernant chacune
des personnes ayant la signature sociale.
Article 11 - Dans le délai maximum de quinze jours suivant la date de
réception de la demande d’agrément, l’administration accuse réception de
ladite demande, ordonne une enquête et saisit la chambre de discipline des
transitaires agréés, appelée à donner son avis sur la requête.
Elle peut exiger du pétitionnaire toutes pièces justificatives autres que
celles désignées ci-dessus qui lui paraîtraient nécessaires.
Le dossier d’enquête et l’avis de la chambre de discipline doivent, dans
le délai de deux mois à compter de la date de l’accusé de réception de la
demande d’agrément visée ci-dessus, être transmis au comité consultatif
prévu au 3° de l’article 68 du code des douanes précité. Dans le cas où l’avis
de la chambre de discipline des transitaires en douane agréés ne lui est pas
parvenu dans le délai de deux mois susvisé, le comité consultatif peut passer
outre.
L’avis du comité consultatif doit être formulé au cours de sa plus
prochaine séance suivant le jour où le dossier de l’affaire lui a été transmis
Code des Douanes et Impôts Indirects
avec l’avis de la chambre de discipline et, au plus tard, dans les deux mois
Décret n° 2-77-862
de cette remise.
Article 12 - L’agrément est accordé pour une durée indéterminée. Sauf
dispositions contraires insérées dans la décision qui l’accorde, il est valable
pour tous les bureaux de douane rattachés à l’administration.
Article 13 - Les décisions accordant l’agrément sont notifiées
individuellement aux pétitionnaires. Elles indiquent le numéro d’inscription au
registre matricule prévu à l’article 15 ci-après. Ce numéro doit obligatoirement
être mentionné sur les déclarations de douane déposées par les transitaires.
Les décisions d’agrément sont portées à la connaissance des usagers par
un avis aux importateurs et aux exportateurs, par la voie du Bulletin Officiel.
Article 14 - Les décisions de rejet sont notifiées individuellement aux
pétitionnaires.
Dans le cas où la décision de rejet aurait été prise malgré l’avis favorable
de la chambre de discipline, le pétitionnaire aurait le droit de renouveler sa
demande dans les quinze jours de la notification du rejet en s’appuyant sur
cet avis ; la procédure serait reprise et il pourrait demander à être entendu
par le comité consultatif, soit seul, soit assisté d’un membre de la chambre
de discipline.
Réserve faite du recours prévu à l’alinéa précédent, aucune demande
d’agrément ne pourra être renouvelée au cours des six mois suivant la
notification de la décision de rejet, sauf dispositions contraires de celle-ci.
148
Article 15 - Il est tenu par l’administration un registre matricule sur
lequel sont inscrits tous les transitaires en douane agréés et les personnes
habiles à déclarer pour le compte des sociétés ayant obtenu l’agrément de
transitaire en douane.
2° Exercice de la profession
Article 16 - Tout transitaire nouvellement agréé ne peut exercer sa
profession qu’après avoir justifié auprès de l’administration de son inscription
au rôle des patentes et au registre du commerce ou des démarches entreprises
à cet effet.
Article 17 - Le transitaire agréé peut donner par procuration, tous
pouvoirs à un mandataire qui est à son service exclusif, pour le représenter en
douane et pour signer en son nom toutes déclarations, reconnaissances de
consignation, quittances de remboursement indûment perçus, procès-verbaux
de saisies, transactions par suite d’actes contraires aux lois et règlements
douaniers, règlements de droits et tous autres actes quelconques.
Les modèles de procuration sont fixés par l’administration.
Article 18 - (abrogé)
Article 19 - Tout transitaire en douane est soumis à l’autorité de la
Décret n° 2-77-862
montant est fixé dans les conditions prévues à l’article 43 ci-dessous.
Article 20 - Toute constitution en société, toute modification dans les
statuts d’une société, tout changement dans la personne des dirigeants ou
dans les personnes physiques habiles à déclarer en douane pour le compte
de la société doivent, dans le mois, être notifiés à l’administration, faute de
quoi l’agrément pourra être retiré.
Si dans le délai de deux mois suivant cette notification, l’administration
n’a pas soulevé d’objections, ces modifications sont considérées comme
tacitement approuvées.
Article 21 - En cas de renonciation, retrait d’agrément, décès ou
en toute autre circonstance de nature à empêcher un transitaire agréé de
continuer l’exercice de sa profession, la chambre de discipline désigne un
autre transitaire agréé pour assurer la gestion de l’entreprise et permettre la
régularisation, au regard de l’administration ou des mandants, des opérations
douanières en cours. Toutefois, en cas de décès, le transitaire agréé désigné
pourra assurer la gestion de l’entreprise pendant une période qui ne pourra
dépasser six mois.
3° Renonciation ; retrait d’agrément
Article 22 - En cas de renonciation d’un titulaire de l’agrément, en cas
de décès de ce titulaire, en cas de dissolution d’une société titulaire d’un
agrément, l’administration constate la caducité de l’agrément accordé. Est,
notamment, réputé avoir renoncé à son agrément, tout transitaire qui, sauf
149
cas de force majeure admis par l’administration, n’a pas, chaque année,
déposé et fait enregistrer en douane un minimum de cinquante déclarations.
Ledit minimum ne sera toutefois exigé qu’à partir de l’expiration d’un délai de
douze mois après l’obtention de l’agrément.
Section III
Le titulaire de l’autorisation de dédouanement
Article 27 - Les règles générales posées par les articles 9 à 26 ci-
dessus et 28 à 53 inclus ci-après sont entièrement applicables à toute
150
personne morale ou physique qui, sans exercer la profession de transitaire,
entend, à l’occasion de son industrie ou de son commerce, faire à la douane
des déclarations pour autrui.
Section IV
Le comité consultatif
Décret n° 2-77-862
Deux représentants des transitaires, désignés par la chambre de
discipline parmi ses membres.
Le comité consultatif se réunit sur convocation de son président. Ses avis
sont formulés à la majorité des voix, celle du président étant prépondérante
en cas de partage. Il est dressé un procès-verbal de chaque séance par un
fonctionnaire de l’administration, chargé des fonctions de secrétaire.
Section V
La chambre de discipline
1° Composition
Article 29 - La chambre de discipline comprend dix membres élus pour
quatre ans. Les membres sortants sont rééligibles.
2° Elections
151
Article 31 - Au cas où la chambre de discipline se trouverait réduite à
six membres ou moins, il serait procédé à une élection complémentaire dans
le plus bref délai possible.
B. – Electeurs
Article 32 - Les membres de la chambre de discipline sont élus par les
transitaires agréés inscrits, à la date de convocation des élections, au registre
matricule visé à l’article 15 du présent décret.
Article 33 - Les électeurs sont pourvus, au moins un mois avant les
élections et par les soins de l’administration, d’une carte électorale du modèle
fixé par l’administration et portant le visa du président de la chambre de
discipline ainsi que celui du directeur de l’administration.
Article 34 - Il est tenu par l’administration un registre électoral qui peut
être consulté par les transitaires agréés. Toutes réclamations concernant
l’inscription ou la radiation d’un électeur doivent, à peine de nullité, être
formulées quinze jours au moins avant la date du scrutin.
C – Eligibles
Article 35 - Sont éligibles :
1° Les personnes physiques agréées inscrites qui, à la date de
Code des Douanes et Impôts Indirects
convocation des électeurs, ont obtenu l’agrément depuis au moins deux ans :
Décret n° 2-77-862
152
Cinq jours francs après la date fixée pour le scrutin, le directeur de
l’administration ou son représentant procède à l’ouverture des enveloppes, au
pointage des suffrages et au dépouillement des votes, il est assisté à cet effet
d’un bureau comprenant un fonctionnaire de l’administration et un transitaire
agréé, désigné par la chambre de discipline.
Il est dressé, séance tenante, procès-verbal des opérations et de leurs
résultats. Ce procès-verbal est signé par le président et les membres du
bureau de vote.
Article 38 - Sous peine de nullité de vote, chaque enveloppe ne doit
contenir qu’un seul bulletin.
Chaque bulletin ne doit comporter que le nombre de noms correspondant
au nombre des membres à élire. Si un bulletin contient plus de noms qu’il est
prévu de membres à élire, il sera considéré comme nul.
Les bulletins nuls sont annexés au procès-verbal.
Les plis postaux, qui parviennent à la direction de l’administration après
la clôture de l’opération de dépouillement sont renvoyés aux votants avec
l’indication de la date et de l’heure de réception.
Article 39 - Sont proclamés élus les candidats ayant réuni la moitié plus
Décret n° 2-77-862
Si un deuxième tour de scrutin est nécessaire, il a lieu entre le quinzième
et le vingt-cinquième jour suivant le premier tour. Sont proclamés élus les
candidats ayant obtenu le plus de voix.
En cas d’égalité des suffrages, l’élection a lieu au bénéfice de l’âge. Les
résultats sont publiés par voie d’avis au Bulletin Officiel.
A – Convocation
Article 40 - La chambre de discipline est convoquée par les soins de
l’administration pour la formation de son bureau, dans les quinze jours qui
suivent les élections.
B – Cotisation
Article 41 - La chambre de discipline des transitaires en douane agréés
est autorisée à percevoir, de chaque transitaire agréé inscrit sur le registre
matricule visé à l’article 15 du présent décret, une cotisation annuelle destinée
à assurer les frais de fonctionnement de cet organisme.
Article 42 - Chaque transitaire agréé verse une cotisation au titre de
son établissement principal de transit et une demi cotisation pour chacune de
ses agences.
153
Article 43 - Le montant de la cotisation est fixé chaque année, dans une
séance plénière à laquelle doivent assister les trois quarts au moins de ses
membres, par la chambre de discipline, après consultation de l’association
professionnelle des transitaires agréés.
Le vote a lieu au bulletin secret. Il est dressé procès-verbal des
opérations.
Article 44 - La cotisation est exigible en totalité pour l’exercice au cours
duquel l’intéressé a pu exercer légalement sa profession, quelle que soit la
date de l’octroi ou du retrait de l’agrément.
Article 45 - Dans le cas de refus de paiement ou de retard, celui-ci
supérieur à trois mois, le trésorier adresse par lettre recommandée au
transitaire défaillant une mise en demeure d’avoir à s’acquitter dans un délai
d’un mois.
Article 46 - Passé le délai prévu à l’article précédent, le transitaire
agréé qui ne s’est pas mis en règle, ou qui n’a pas fourni de justifications
jugées plausibles par la chambre de discipline, est considéré comme
renonçant à l’exercice de sa profession et la chambre de discipline peut
signaler immédiatement cette renonciation aux organismes compétents en
vue du retrait de l’agrément.
Code des Douanes et Impôts Indirects
année.
C – Gestion financière
Article 48 - Le trésorier de la chambre de discipline est responsable
de la gestion des deniers. Il ne peut effectuer d’autres paiements que ceux
prévus par les statuts de ladite chambre. Dans le cas de frais non prévus par
les règlements, la dépense est ordonnancée par le président de la chambre
de discipline sur autorisation préalable du bureau de cette chambre, ou sous
réserve de ratification par ledit bureau.
Article 49 - Les comptes du trésorier sont arrêtés annuellement dès la
clôture de l’exercice.
Article 50 - Ces comptes sont soumis à l’examen d’un commissaire aux
comptes désigné par la chambre de discipline.
Article 51 - Au vu du rapport établi par le commissaire aux comptes, la
chambre de discipline, dans les six mois qui suivent la clôture de l’exercice,
arrête le compte du trésorier et lui en donne décharge, s’il y a lieu.
Il est dressé de ces opérations un procès-verbal qui est notifié aux
transitaires en douane agréés par les soins de la chambre de discipline.
Article 52 - Les registres de comptabilité et toutes pièces de dépenses
devront être tenus à la disposition des agents de contrôle que pourrait désigner
le ministre chargé des finances.
154
D – Elaboration d’un règlement intérieur
Article 53 - La chambre de discipline élabore son règlement intérieur et
le soumet à l’approbation du ministre chargé des finances.
Section VI
Opérateur économique agréé
Article 53 bis. - L’administration accorde le statut d’opérateur
économique agréé (OEA) aux sociétés établies sur le territoire national
exerçant des activités industrielle, commerciale ou de service, liées au
commerce international, tant à l’importation qu’à l’exportation :
- n’ayant pas d’antécédents contentieux douaniers graves ;
- disposant d’un système transparent de gestion des écritures
commerciales et de stocks ;
- jouissant d’une situation financière solvable ;
- répondant aux normes de sécurité et de sûreté prévues par le
référentiel établi par l’administration.
En fonction de la nature de l’activité exercée par le demandeur,
l’administration peut exiger la satisfaction à d’autres critères, autres que ceux
visés ci-dessus.
155
CHAPITRE II
Acquittement et garantie des droits et taxes
Section I
Intérêt de retard perçu en cas de paiement intervenant au-delà
des délais prévus par l’article 93 du code des douanes
156
Article 59 - 1° Les obligations cautionnées donnent lieu à paiement d’une
majoration, déterminée, au début de chaque semestre, par l’administration, en
fonction du taux moyen pondéré des bons du Trésor à trois (3) mois souscrits
par adjudication durant le trimestre précédent, augmenté de 2,5 points de
pourcentage, appliqué au principal des obligations.
En l’absence d’émission par adjudication des bons du Trésor à trois (3)
mois pendant un trimestre donné, le taux en vigueur au titre de ce trimestre
sera maintenu pour le trimestre suivant.
Décret n° 2-77-862
signataires des obligations, le montant total des obligations souscrites, échues
ou à échoir, devient immédiatement exigible.
Article 62 - Le directeur de l’administration peut retirer aux redevables
l’autorisation de payer les droits et taxes au moyen d’obligations cautionnées,
lorsqu’une des mesures de sûreté personnelles visées aux 2°, 3° et 4° de
l’article 220 du code des douanes précité a été prise contre ces redevables
ou lorsqu’il juge que les garanties précédemment offertes sont devenues
insuffisantes.
Article 62 bis - (abrogé)
Section III
Garantie du paiement des droits et taxes
157
Article 64 - La soumission cautionnée est un acte sous seing privé
soumis à la formalité de l’enregistrement. Elle est signée par le demandeur et
par une caution agréée par le ministre chargé des finances.
Article 64 bis - 1° Les délais prévus aux articles 93-1° et 96-3° du code
des douanes précité sont de quinze, trente, quarante cinq, quatre vingt dix,
cent vingt, cent quatre vingt jours, selon l’option du redevable, à compter de
la date de délivrance de la mainlevée pour les marchandises bénéficiant des
facilités de paiement prévues à l’article 96-1 dudit code.
2° - Les taux de la remise prévue par le c) du 1° de l’article 96 du code des
douanes précité, sont fixés à :
- 0,21% pour le crédit d’enlèvement à 15 jours ;
- 0,41% pour le crédit d’enlèvement à 30 jours ;
- 0,62 % pour le crédit d’enlèvement à 45 jours ;
- 1,24 % pour le crédit d’enlèvement à 90 jours ;
- 1,65 % pour le crédit d’enlèvement à 120 jours ;
- 2,47 % pour le crédit d’enlèvement à 180 jours.
Code des Douanes et Impôts Indirects
96 du code des douanes précité, est de huit pour cent (8%) l’an, dû sur le
montant des droits et taxes liquidés.
Section IV
Article 66 à 68 - (abrogés)
Section V
Conditions de séjour des objets et marchandises dans les locaux
de l’administration. Barème des taxes de magasinage à percevoir
Conditions de liquidation et de recouvrement.
158
Durée taxable du séjour dans les locaux de
B. – Capitaux
1° les monnaies ayant cours légal au Maroc sont, dès leur prise en
charge, comptabilisées à une rubrique de dépôt.
159
CHAPITRE III
Rectification des déclarations en détail après
délivrance de la mainlevée
160
TITRE IV
REGIMES ECONOMIQUES EN DOUANE
CHAPITRE PREMIER
Entrepôts en douane ou entrepôts de stockage
Section I
Généralités
Décret n° 2-77-862
signature du concessionnaire ou du bénéficiaire de l’autorisation d’ouverture,
demeure entre les mains de l’administration.
Le duplicata, visé par cette administration, est remis à l’intéressé.
Aucune modification ne pourra être apportée ultérieurement à ce plan
sans avoir fait l’objet d’un agrément préalable de l’administration.
Article 77 - La construction, l’aménagement des locaux à usage
d’entrepôt doivent être conformes au plan agréé par l’administration.
Article 78 - A leur entrée en entrepôt, les marchandises sont déclarées
et vérifiées suivant les règles applicables aux marchandises déclarées pour
la consommation, à l’exception des marchandises visées à l’article 123 c) du
code des douanes précité qui sont déclarées et vérifiées comme en matière
d’exportation.
Article 79 - La déclaration d’entrée en entrepôt de stockage doit porter,
outre la signature du déclarant, la signature de l’entrepositaire tel que défini
à l’article 126 du code des douanes précité ainsi que, le cas échéant, de la
caution.
Article 80 - Les marchandises placées en entrepôt sont inscrites
sur un sommier ou compte d’entrée et de sortie, tenu par les agents de
l’administration.
Article 81 - Les marchandises constituées en entrepôt doivent être
alloties conformément aux prescriptions de l’administration.
161
Article 82 - Le concessionnaire et le bénéficiaire de l’autorisation
d’ouverture d’entrepôt privé particulier sont tenus :
– de faciliter les contrôles ou les recensements ;
– de tenir, à l’intention de l’administration, une comptabilité matière des
marchandises entreposées ;
– de signaler, à cette administration, toutes modifications de l’état et de
l’emplacement des marchandises placées en entrepôt.
Article 83 - Les marchandises en entrepôt peuvent être transférées
dans un autre entrepôt d’une des catégories énumérées au 2° de l’article 119
du code des douanes précité.
La mutation d’entrepôt a lieu sous les conditions et garanties du régime
du transit précisées aux articles 155 et suivants dudit code.
Ces transferts d’entrepôt ne donnent lieu à aucune prolongation de
délai, notamment, en cas de changement d’entrepôt de catégorie différente.
Article 84 - Durant leur séjour en entrepôt, les marchandises doivent
être présentées en mêmes quantité et qualité aux agents de l’administration
qui peuvent procéder à tous contrôles et recensements.
Code des Douanes et Impôts Indirects
162
Article 88 - L’entrepôt public est gardé par les agents de l’administration.
Les issues sont fermées à deux clefs différentes dont l’une est détenue
par lesdits agents.
Article 89 - Sous réserve des interdictions édictées par les lois et
règlements relatifs à la protection de la propriété industrielle et à la répression
des fraudes commerciales, sont autorisés en entrepôt public :
– pour l’exportation : les mélanges de produits étrangers avec d’autres
produits étrangers ou avec des marchandises en libre pratique sur le territoire
assujetti ;
– pour toutes les destinations : les déballages, transvasements,
réunions ou divisions de colis ainsi que toutes autres manipulations ayant
pour but la conservation des produits ou leur amélioration selon les usages
du commerce.
Section III
Décret n° 2-77-862
Article 91 - Les dispositions des articles 87 à 89 ci-dessus sont
applicables aux entrepôts privés banaux.
Section IV
Entrepôt privé particulier
163
Lors de la vérification de ces marchandises, les agents de l’administration
peuvent prélever des échantillons, procéder au marquage, à l’estampillage, et
au scellement des marchandises afin d’en assurer l’identification ultérieure.
Article 96 - En entrepôt privé particulier, les manipulations sont interdites.
Toutefois, l’administration peut autoriser les manipulations nécessaires à la
commercialisation ou jugées par elle indispensables à la conservation des
marchandises ; ses agents en surveillent l’exécution.
Section V
Entrepôts d’exportation
Article 97 - 1° Les entrepôts d’exportation sont réservés :
a – aux marchandises visées à l’article 123 c du code des douanes précité ;
b – aux marchandises d’origine étrangère destinées exclusivement à
l’exportation.
2° Lorsque les besoins du commerce et de l’industrie n’exigent pas la
création d’entrepôts entièrement réservés aux marchandises visées au 1°
ci-dessus, une section dite “d’exportation” est créée à l’intérieur de l’entrepôt
public, privé banal ou particulier.
Dans l’entrepôt public ou privé banal, la section d’exportation est
Code des Douanes et Impôts Indirects
164
Les entreprises susceptibles de bénéficier de l’autorisation susvisée
sont celles qui entendent réaliser un investissement, dans le cadre soit d’une
création soit d’une extension, dont le montant minimum est égal à 50.000.000
de dirhams.
La demande d’autorisation d’établissement de l’entrepôt industriel
franc est déposée auprès de l’administration, accompagnée d’un dossier
comportant :
– la liste des matériels, équipements et parties et pièces détachées
destinés exclusivement à l’entrepôt, avec indication de leurs valeurs et
quantités;
– le plan déterminant l’emplacement et l’aménagement des locaux
envisagés, permettant à l’administration de procéder au contrôle et à la
surveillance de l’entrepôt industriel franc.
En outre, l’administration peut, à l’occasion de l’étude du dossier
présenté, exiger tous documents ou informations supplémentaires.
Article 98 ter - Au vu des documents visés à l’article 98 bis ci-dessus, le
directeur de l’administration délivre, le cas échéant, l’autorisation d’ouverture
de l’entrepôt industriel franc, après avis du ministre chargé de la ressource.
Décret n° 2-77-862
sont établis, en double exemplaire, portant le cachet de l’administration et
la signature du soumissionnaire, dont l’un est conservé entre les mains de
l’administration et l’autre remis audit soumissionnaire.
165
Article 98 octies - L’acquit à caution est déposé auprès du bureau de
souscription.
CHAPITRE II
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862
Admission temporaire
pour perfectionnement actif
Section I
Généralités
166
2° Le bénéficiaire de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif, personne physique ou morale, qui s’engage vis-à-vis de l’administration,
est appelé “soumissionnaire”.
Article 102 - L’acquit à caution est déposé auprès du bureau de
souscription.
Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire et
doit être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.
Article 103 - Lors de la vérification des marchandises, les agents
de l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer, estampiller
les marchandises lorsque les transformations envisagées ne s’y opposent
pas et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin de permettre
la reconnaissance ultérieure des marchandises placées sous ce régime
suspensif.
Article 104 - Les agents de l’administration du bureau de
souscription tiennent, pour chaque opération d’admission temporaire pour
perfectionnement actif ou pour chaque soumissionnaire, un compte qui est
annoté, notamment :
– des quantités de marchandises placées sous ce régime,
Décret n° 2-77-862
déclarations en détail ont été déposées et vérifiées et, le cas échéant, des
quantités de marchandises mises à la consommation ou exportées dans l’état
ou elles ont été importées.
Article 105 - La durée du séjour initial des marchandises sous le régime
de l’admission temporaire pour perfectionnement actif est de six mois.
Des prolongations peuvent être accordées par l’administration sans,
toutefois, que les nouveaux délais ne dépassent dix-huit mois supplémentaires
sauf dérogation accordée par le ministre chargé des finances après avis du
(ou des) ministre(s) chargé(s) de la ressource.
Article 106 - Pendant toute la durée du séjour des marchandises
placées sous le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif, celles-ci doivent être présentées à première réquisition des agents de
l’administration.
Article 107 - 1° Des fiches d’imputation sont jointes aux déclarations en
détail d’exportation ou de constitution en entrepôt de stockage ou d’admission
temporaire des produits compensateurs.
2° Elles portent les signatures du déclarant et du (ou des) soumis
sionnaire(s). Apres annotation par le service de la visite, ces fiches sont
adressées au bureau de souscription des acquits à caution.
Article 108 - Un compte d’admission temporaire pour perfectionnement
actif peut faire l’objet d’un seul apurement global ou de plusieurs apurements
partiels successifs.
167
Article 109 - La décharge définitive des acquits à caution est délivrée
par le bureau de souscription.
Section II
Autorisation
Article 110 - En application des dispositions du 2° alinéa du 1° de
l’article 135 du code des douanes précité, est fixée, par arrêté conjoint du
ministre chargé des finances et de (ou des) ministre(s) intéressé(s), la liste
des marchandises dont l’importation est soumise à la licence d’importation
et qui ne peuvent bénéficier du régime de l’admission temporaire qu’en vertu
d’une autorisation donnée par l’administration.
Cette autorisation est accordée après avis du (ou des) ministre(s)
intéressé(s).
Section III
Conditions propres à certaines opérations d’admission
temporaire pour perfectionnement actif
168
CHAPITRE III
Admission temporaire
Section I
Objets apportés par des personnes
venant séjourner temporairement au Maroc
Ce délai est fixé à dix-huit (18) mois pour les moyens de transport
maritimes à usage privé destinés à séjourner dans un port de plaisance.
169
les moyens de transport importés temporairement au Maroc et qui ne sont
pas exportés ou constitués en entrepôt dans le délai prévu par l’article 117
ci-dessus. En ce qui concerne les pénalités encourues par les titulaires de
titres d’admission temporaire ayant commis des infractions au régime de
l’admission temporaire, les associations garantes sont tenues de prêter leur
concours à l’administration pour le recouvrement de ces pénalités.
Article 121 - Les conditions de délivrance et d’utilisation des acquits à
caution et titres d’admission temporaire, visés aux articles 118 et 119
ci-dessus, sont fixées par l’administration.
Article 122 - 1° A toute réquisition des agents de l’administration, les
détenteurs d’objets importés temporairement doivent justifier de la régularité
de la situation douanière de ces objets.
2° l’administration peut autoriser :
a – le prêt occasionnel et de courte durée de moyens de transport
placés sous ledit régime au profit de personnes remplissant elles-mêmes les
conditions pour bénéficier de ce régime ;
b – la conduite, jusqu’au bureau de sortie, de moyens de transport par
des personnes ne remplissant pas les conditions pour bénéficier dudit régime
lorsque les bénéficiaires sont dans l’incapacité d’exporter eux mêmes ces
Code des Douanes et Impôts Indirects
moyens de transport ;
Décret n° 2-77-862
170
Section II
Matériels et produits divers
Décret n° 2-77-862
5 – fûts en bois, en fer, en acier ou en matière plastique,
6 – tubes en fer, en acier ou en aluminium,
b) les emballages et contenants importés pleins de produits étrangers
suivants :
1 – bonbonnes, dame jeannes contenant des acides,
2 – tubes ou bouteilles en fer contenant de l’acide carbonique ou
d’autres gaz comprimés ou liquéfiés, à l’exclusion, cependant, des bouteilles
servant au transport du gaz butane ,
3 – fûts en fer, en acier ou en matière plastique quel que soit le produit
logé ,
c) les accessoires d’emballages et contenants suivants :
1 – cercles et fils de fer destinés à renforcer les emballages de quelque
nature que ce soit exportés pleins de produits nationaux, à l’exception toutefois
des liens métalliques et du fil recuit noir utilisés aux mêmes fins ;
2 – fibre de bois ou de papier pour la protection des produits nationaux
emballés exportés ;
d) les emballages, contenants et accessoires autres que ceux énumérés
aux a, b et c ci-dessus. Toutefois, le bénéfice de ce régime est subordonné
à autorisation spéciale accordée par le ministre des finances après avis
conforme du (ou des) ministre(s) intéressé(s) ;
171
D – les produits et les animaux énumérés ci-apres :
1° – échantillons et modèles,
2° – marchandises destinées à être présentées ou utilisées à une
exposition, une foire, un congres ou une manifestation similaire,
3° – objets pour essais, expériences,
4° – matériel professionnel et les animaux nécessaires à l’exercice du
métier ou de la profession de personnes venant accomplir au Maroc un travail
déterminé d’une durée limitée,
5° – clichés destinés à l’impression,
6° – cadres et containers,
7° – véhicules à usage commercial utilisés en trafic routier
international,
8° – animaux pouvant être engagés dans des compétitions sportives
ou autres,
9° – produits fabriqués au Maroc à partir de marchandises importées au
bénéfice de l’admission temporaire pour perfectionnement actif ;
Code des Douanes et Impôts Indirects
172
Article 129 - L’acquit à caution est déposé auprès du bureau de
souscription.
Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire et
doit être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.
Article 130 - Lors de la vérification de ces matériels et produits, les
agents de l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer,
estampiller, apposer des plombs à condition que ceux-ci ne gênent pas
l’utilisation prévue et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin
de permettre la reconnaissance ultérieure des matériels et produits placés
sous le régime de l’admission temporaire.
Article 131 - Les agents de l’administration tiennent pour chaque
opération d’importation un compte qui est annoté notamment des quantités
des matériels et produits :
- placés sous ce régime,
- exportés ou constitués en entrepôt ou mis à la consommation.
Décret n° 2-77-862
présentés par le demandeur sans, toutefois, que la durée de séjour n’excède :
- deux ans pour les objets repris au Ca, Cc, D3 et D9 ;
- un an pour ceux énumérés au C-b et
- six mois pour ceux repris au D dudit article 125 à l’exclusion du D3 et
D9 susvisés.
Toutefois, et dans des cas dûment justifiés, le ministre chargé des
finances peut autoriser la prorogation du délai précité sans que celle-ci excède
le double dudit délai.
2° Pour les marchandises relevant du E de l’article 125 susvisé, la
durée de séjour est celle prévue par les conventions internationales, sauf
application des réserves que le Royaume du Maroc a pu faire concernant ce
point lors des ratifications.
173
Cependant, cette redevance peut être ramenée par arrêté du ministre
des finances après avis du ou des ministre(s) intéressé(s), par trimestre,
jusqu’au quarantième du montant cumulé des droits et taxes d’importation
lorsque la durée de l’amortissement comptable de ce matériel excède trente
mois.
Le paiement de cette redevance trimestrielle, due depuis le jour
d’enregistrement de la déclaration d’importation temporaire, s’effectue comme
suit :
– pour le premier trimestre : avant enlèvement des marchandises,
– par la suite : dans les dix premiers jours de chaque nouveau trimestre
couvert par la durée de séjour accordée.
Toutefois, le montant total de la redevance ainsi payée ne peut excéder
le montant cumulé des droits et taxes d’importation applicables au matériel,
au jour d’enregistrement de la déclaration d’admission temporaire.
Pour le paiement de cette redevance, toute période trimestrielle
commencée est décomptée en entier. Aucun remboursement ne peut avoir
lieu dans le cas, soit d’exportation, soit de constitution en entrepôt desdits
matériels réalisée avant la fin d’une période trimestrielle.
Code des Douanes et Impôts Indirects
174
Ils peuvent être également, avec l’accord de l’administration, abandonnés
francs de tous frais à son profit ou détruits sous son contrôle.
Article 137 ter - Sous réserve des dispositions de l’article 145 (2°) du
code des douanes et impôts indirects, la mise à la consommation des déchets
entraîne la perception des droits et taxes d’importation calculés comme suit:
a) les droits et taxes sont perçus d’après l’espèce tarifaire et sur la base
des quantités des déchets mis à la consommation ;
b) la valeur à prendre en considération est celle de ces déchets au jour
de la mise à la consommation ;
c) les droits et taxes applicables sont ceux en vigueur audit jour.
CHAPITRE IV
Exportation temporaire
pour perfectionnement passif
Article 138 - Les produits et marchandises d’origine marocaine ou
nationalisés par le paiement des droits et taxes d’importation ou importés sous
le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif, peuvent être
déclarés pour l’exportation provisoire aux fins de recevoir, hors du territoire
assujetti, une ouvraison ou une transformation.
175
Article 143 - Lors de la vérification des marchandises, les agents de
l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer, estampiller les
marchandises lorsque l’ouvraison ou la transformation envisagée ne s’y oppose
pas et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin de permettre le
contrôle technique de l’ouvraison ou de la transformation effectuée ainsi que
la reconnaissance ultérieure des marchandises déclarées sous le régime de
l’exportation temporaire pour perfectionnement passif.
Chapitre IV bis
Exportation temporaire pour perfectionnement
passif avec recours à l’échange standard
Section I
De l’importation des marchandises de remplacement
176
Toutefois, la garantie de la caution n’est pas exigée lorsque les
marchandises ne font l’objet ni de prohibitions, ni de restrictions à l’exportation
et lorsqu’elles ne sont pas soumises à des droits ou taxes de sortie.
Article 147 quarter- L’acquit à caution susvisé comporte, outre la
signature du déclarant, la signature de l’exportateur réel et, lorsqu ‘il y en a
une, de la caution.
Article 147 quinquies- L’acquit à caution est déposé auprès du bureau
d’exportation .
Article 147 sexies- Un exemplaire dudit acquit à caution est remis
au soumissionnaire et doit être présenté à toute réquisition des agents de
l’administration.
Article 147 septies - Lors de la vérification des marchandises, les agents
de l’administration peuvent prélever des échantillons, exiger des prospectus,
des catalogues, et d’une façon générale, prendre toute mesure afin de
permettre la reconnaissance des marchandises importées de remplacement
dans les conditions fixées par l’article 152 bis-2° du code des douanes ainsi
que des impôts indirects.
Article 147 octies- Les agents de l’administration tiennent pour chaque
exportation un compte qui est annoté :
Section II
De l’Importation anticipée
des marchandises de remplacement
177
Article 147 duodecies- L’importation anticipée des marchandises de
remplacement donne lieu à la souscription d’un acquit à caution, couvert par
une garantie agréée par le ministre chargé des finances.
L’acquit à caution doit porter, outre la signature du déclarant, la signature
du bénéficiaire et, le cas échéant, celle de la caution.
Article 147 terdecies- L’acquit à caution est déposé auprès du bureau
d’importation.
Un exemplaire dudit acquit à caution est remis au soumissionnaire et doit
être présenté à toute réquisition des agents de l’administration.
Article 147 quarterdecies- Lors de la vérification des marchandises
importées, les agents de l’administration peuvent prélever des échantillons,
estampiller, apposer des plombs à condition que ceux-ci ne gênent pas
l’utilisation prévue et, d’une façon générale, prendre toute mesure afin de
permettre la reconnaissance ultérieure des marchandises de remplacement
importées.
Article 147 quinquies decies- Les agents de l’administration tiennent
pour chaque opération d’importation un compte qui est annoté notamment:
– des quantités et des valeurs des marchandises importées sous ce
régime,
– des quantités et des valeurs des marchandises exportées ou mises à la
Code des Douanes et Impôts Indirects
Article 147 sexies decies – l’importation anticipée doit faire l’objet d’un
seul aputrement.
Toutefois, dans des cas dûment justifiés, et sur autorisation de
l’administration, l’importation anticipée peut faire l’objet de plusieurs
apurements partiels successifs.
Article 147 septies decies - Le certificat de décharge des acquits à caution
est délivré par le bureau de souscription de la déclaration d’importation.
Article 147 octies décies - Durant la durée de leur séjour, les
marchandises importées doivent être présentées à première réquisition des
agents de l’administration.
CHAPITRE V
Exportation temporaire
Section I
Objets destinés à l’usage personnel
des voyageurs allant séjourner temporairement à l’étranger
178
Article 149 - Peuvent bénéficier du régime de l’exportation temporaire :
– les objets correspondant en nombre à des besoins usuels, portés
par les personnes visées à l’article 148 ci-dessus ou contenus dans leurs
bagages, accompagnés ou non,
– les moyens de transport appartenant aux dites personnes et les pièces
de rechange destinées à réparer ces moyens de transport.
Article 150 - Le régime de l’exportation temporaire est accordé pour
la durée du séjour à l’étranger des bénéficiaires et, au maximum pour une
durée de six mois, décomptés du jour de leur sortie du territoire assujetti, sauf
dérogation accordée par le directeur de l’administration.
Article 151 - Lors de l’exportation, les objets visés à l’article 149
ci-dessus peuvent donner lieu à la souscription, par le voyageur, d’une
déclaration d’exportation temporaire.
Article 152 - L’administration peut, si elle le juge utile, apposer sur
les objets exportés temporairement des marques, cachets, plombs et, d’une
façon générale, prendre toute mesure de contrôle, susceptible de permettre
l’identification de ces objets lors de l’importation ultérieure.
Section II
179
6° Les véhicules à usage commercial utilisés en trafic routier international ;
7° Les animaux pouvant être engagés dans des compétitions sportives
ou autres;
8° Et, plus généralement, tous objets susceptibles d’identification lors
de l’importation ultérieure.
Article 154 - La sortie et l’entrée des matériels et produits, visés à l’article
153 ci-dessus, peuvent avoir lieu par tous les bureaux de l’administration à
l’exception des bureaux à compétence limitée au contrôle des voyageurs.
Sauf dérogation accordée par le directeur de l’administration, le retour
des matériels et produits doit être effectué par le bureau de sortie.
Article 155 - L’exportation des matériels et produits donne lieu à la
souscription d’un acquit à caution.
Toutefois, la garantie de la caution n’est pas exigée lorsque les matériels
et produits présentés à l’exportation ne font l’objet ni de prohibition ni de
restriction à l’exportation et lorsqu’ils ne sont pas soumis à des droits ou taxes
de sortie.
Article 156 - L’acquit à caution doit comporter, outre la signature du
déclarant, celle de l’exportateur réel desdits matériels et produits.
Code des Douanes et Impôts Indirects
180
Article 161 - Un compte d’exportation temporaire peut faire l’objet d’un
seul apurement global ou de plusieurs apurements partiels successifs.
Article 162 - La décharge définitive des acquits à caution est délivrée
par le bureau de souscription.
CHAPITRE VI
Transit
Décret n° 2-77-862
L’exemplaire du soumissionnaire accompagne les marchandises et
doit être présenté comme il est prévu à l’article 156 du code des douanes
précité.
Article 166 - Lorsque l’opération de transit a lieu sous le couvert
d’un document prévu par les conventions internationales sur le transport
international de marchandises auxquelles le Maroc adhère, la signature dudit
document, par le transporteur et par sa caution, réalise l’engagement de ceux-
ci vis-à-vis de l’administration en ce qui concerne le respect des obligations
propres à l’opération de transit.
Article 167 - Aux bureaux de passage frontière, les marchandises ne
sont pas, en règle générale, soumises à la visite des agents de l’administration ;
Toutefois, ces agents peuvent :
– vérifier l’intégrité des scellements ;
– viser les documents d’accompagnement.
Article 168 - Les marchandises expédiées en transit sont soumises au
scellement, soit par colis, soit, lorsque l’état des unités de transport le permet,
par capacité ;
Peuvent être scellées par capacité, les unités de transport :
– construites de telle façon qu’aucune marchandise ne puisse être
introduite ou extraite sans effraction laissant des traces visibles ou sans
rupture de scellement;
181
– ne comportant aucun espace caché permettant de dissimuler des
marchandises ;
– dont les parties réservées au chargement sont facilement accessibles
pour la visite douanière.
Article 169 - La garantie du scellement est remplacée par le prélèvement
d’échantillons pour les fluides et liquides en futailles ou en récipients, non
susceptibles d’être plombés ;
Les échantillons prélevés dans le cas visé ci-dessus sont mis en boîtes
séparées que les agents de l’administration scellent du plomb de la douane
et qui doivent être présentées avec les marchandises au bureau, soit de
destination, soit de passage à l’étranger.
Article 170 - Les agents de l’administration peuvent exiger, avant
l’expédition en transit, la réfection des colis défectueux ou susceptibles de
permettre des soustractions malgré le scellement.
Article 171 - Tout incident entraînant une rupture des scellements
ou une altération des moyens de reconnaissance ou de sûreté apposés
soit sur les colis, soit sur les unités de transport doit être signalé, soit par
le soumissionnaire ou son représentant, soit par le transporteur, aux agents
de l’administration du bureau le plus proche du lieu de constatation de
l’incident.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862
CHAPITRE VI BIS
Transformation sous douane
Section I
Généralités
182
2° Le bénéficiaire de la transformation sous douane, personne
physique ou morale, qui s’engage vis-à-vis de l’administration, est appelé
«soumissionnaire».
Article 172 quinquies - Lors de la vérification des marchandises,
les agents de l’administration peuvent prélever des échantillons, marquer,
estampiller les marchandises lorsque les transformations envisagées ne s’y
opposent pas et, d’une façon générale, prendre toutes dispositions afin de
permettre la reconnaissance ultérieure des marchandises placées sous ce
régime suspensif.
Article 172 sexies - Les agents de l’administration du bureau de
souscription tiennent, pour chaque opération de transformation sous douane,
un compte qui est annoté, notamment :
– des quantités de marchandises placées sous ce régime,
– des quantités des produits transformés pour lesquels des déclarations
en détail de mise à la consommation ont été déposées et vérifiées.
Article 172 septies - 1° Conformément aux dispositions de l’article 163
quinquies 2° du code des douanes et impôts indirects, la durée du séjour initial
des marchandises sous le régime de la transformation sous douane est de
trois mois. Des prolongations peuvent être accordées par l’administration sans,
toutefois, que les nouveaux délais ne dépassent neuf mois supplémentaires.
Section II
Conditions propres aux opérations
de transformation sous douane
183
Article 172 duodecies - Les déchets de fabrication peuvent être
exportés ou mis à la consommation dans les conditions prévues à l’article
172 terdecies ci-après.
Ils peuvent être également, avec l’accord de l’administration, abandonnés
francs de tous frais à son profit ou détruits sous son contrôle.
CHAPITRE VII
Drawback
184
TITRE V
REGIMES PARTICULIERS
CHAPITRE PREMIER
Importation, en franchise des droits de douanes et des
autres droits et taxes, de certains objets et marchandises
Section I
Objets et marchandises en retour, originaires du territoire assujetti
ou nationalisés par le paiement des droits et taxes
185
3° – au remboursement des sommes encaissées au titre du drawback
ou, si le remboursement n’a pas encore eu lieu, à déclaration de renonciation
audit remboursement,
4° – au remboursement des avantages qui ont été alloués.
Article 176 - 1° – Les objets ou marchandises nationalisés par le
paiement des droits, en retour sur le territoire assujetti, sont importés en
franchise des droits de douane et des autres droits et taxes dus à l’importation
à condition :
a – qu’ils aient été reconnus comme ayant été nationalisés par le
paiement des droits,
b – (abrogé).
c – qu’ils n’aient reçu à l’étranger d’autres manipulations que celles
nécessaires à leur conservation,
d – que l’importation, avec demande de franchise, ait lieu moins de
deux ans après la date de leur exportation, ce délai ne s’appliquant pas aux
véhicules automobiles soumis à la procédure d’immatriculation dans une
série normale,
e – que l’importation soit effectuée par l’exportateur ou pour son
Code des Douanes et Impôts Indirects
compte.
Décret n° 2-77-862
Section II
Envois destinés aux ambassadeurs, aux services
diplomatiques et consulaires et aux membres étrangers de certains
organismes internationaux siégeant au Maroc
186
Section III
Envois destinés à certaines œuvres de bienfaisance
Article 179 - Sont admis en franchise des droits de douane et des
autres droits et taxes dus à l’importation, sur décision de l’administration prise
après avis favorable de l’entraide nationale :
a – les marchandises et produits reçus à titre de dons destinés à être
distribués, à titre gratuit, à des nécessiteux, à des sinistrés et repris sur un titre
de transport établi au nom de l’œuvre de bienfaisance destinataire,
b – les matériels destinés à rendre des services humanitaires gratuits
par certaines œuvres de bienfaisance.
Section IV
Envois exceptionnels dépourvus
de tout caractère commercial
Décret n° 2-77-862
rentrent au Maroc, à l’exclusion de certains moyens de transport : véhicules
soumis à la procédure d’immatriculation, caravanes, navires de plaisance,
sont admis en franchise des droits de douane et des autres droits et taxes
dus à l’importation.
Bénéficient, également, de cette franchise les matériels et outillages
usagés, importés par les marocains résidants à l’étranger ayant exercé une
activité lucrative permanente, dans la limite d’une valeur fixée par le ministre
chargé des finances.
187
I bis . Effets personnels et cadeaux familiaux importés à l’occasion
de l’entrée en vacances
Article 182 bis - Sont admis en franchise des droits de douane et des
autres droits et taxes dus à l’importation, les effets personnels et les cadeaux
familiaux sans caractère commercial, importés par les résidents marocains à
l’étranger.
Article 182 ter - le bénéfice de la franchise est subordonné à la
production :
a - de la carte de séjour à l’étranger du demandeur ;
b - de la carte de travail, contrat de travail, carte de commerçant, carte
d’étudiant ou toute autre pièce justifiant la situation socio-professionnelle du
demandeur.
II. Effets et objets mobiliers en cours d’usage provenant
d’héritage
Article 183 - Sont admis en franchise des droits de douane et des
autres droits et taxes dus à l’importation, les effets et objets mobiliers en
cours d’usage, recueillis à titre d’héritage par des résidents au Maroc, à
l’exclusion de certains moyens de transport : véhicules soumis à la procédure
Code des Douanes et Impôts Indirects
188
Article 188 - Le bénéfice de la franchise est subordonné à la production,
à l’appui de la déclaration en détail :
a – en ce qui concerne les trousseaux d’élèves :
1° – d’un certificat de scolarité établi par le directeur de l’établissement
ou l’élève est inscrit ;
2° – d’un inventaire du trousseau ;
b – en ce qui concerne les trousseaux de mariage :
1° – d’une pièce officielle établissant la résidence marocaine d’un des
conjoints,
2° – d’un certificat de changement de résidence de l’autre conjoint,
3° – d’un extrait d’acte authentique constatant la célébration du
mariage,
4° – d’un inventaire du trousseau.
Article 189 - L’importation doit avoir lieu en une seule fois, dans le délai :
– d’un mois suivant la date d’arrivée de l’élève dans l’établissement
d’enseignement,
– de trois mois, à compter du jour de célébration du mariage.
Décret n° 2-77-862
Article 190 - Sous réserve de l’observation des conditions fixées, le
cas échéant, par le directeur de l’administration, sont admis en franchise des
droits de douane et des autres droits et taxes dus à l’importation :
a - 1° les biens et marchandises destinés à être livrés à titre de don à
l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements publics ou acquis, par
l’Etat ou par les collectivités ou établissements précités, au moyen d’aides
financières non remboursables ;
2° les biens et marchandises destinés à être livrés à titre de don aux
associations reconnues d’utilité publique ;
3° les biens et équipements de sport destinés à être livrés à titre de don
aux fédérations sportives ou à la fédération nationale du sport scolaire ou à la
fédération nationale des sports universitaires, régies par la loi n° 06-87 relative
à l’éducation physique et aux sports, promulguée par le dahir n° 1-88-172 du 13
chaoual 1409 (19 mai 1989).
b – les échantillons sans valeur marchande,
c – les objets d’art, trophées, médailles et insignes commémoratifs
obtenus par des sociétés de sport ou autres ayant leur siège social au
Maroc ainsi que par des particuliers y résidant, à l’occasion de concours,
d’expositions, d’épreuves ou de compétitions internationales organisés à
l’étranger, à condition qu’ils soient importés par les bénéficiaires ou qu’ils leur
soient directement adressés,
189
d – les cercueils et urnes contenant des corps ou des cendres des
défunts.
Section VI
Parties, produits, matières, accessoires et assortiments nécessaires à
la fabrication des voitures relevant des positions tarifaires (ex 87.03) et
(ex 87.04), du cyclomoteur relevant de la position tarifaire (ex 87.11) et
du vélo relevant de la position tarifaire (ex 87.12)
190
Section VII
Voitures spécialement aménagées pour les personnes
en situation de handicap.
Article 190 quater. - Toute personne considérée comme handicapée,
au sens de la loi-cadre n° 97-13 relative à la protection et à la promotion des
droits des personnes en situation de handicap promulguée par le dahir n°1-
16-52 du 19 rajeb 1437(17 avril 2016), peut prétendre à l’exonération prévue
à l’article 164-1°-r du code des douanes et impôts indirects pour les voitures
spécialement aménagés pour les personnes en situation de handicap,
conformément aux détails repris au tableau fixant les critères médicaux et
techniques prévus à l’annexe VI au présent décret.
Cet handicap doit être constaté par un certificat médical délivré
conformément à la loi n° 52-05 portant code de la route.
Article 190 quinquies - Le bénéficiaire doit être titulaire du permis
de conduire valable pour la catégorie B et indiquant les symboles désignant
les restrictions à la conduite, les aménagements ou appareils spécifiques,
conformément aux textes réglementaires en vigueur.
Article 190 sexies - Pour être admis au bénéfice de cet avantage
fiscal, les voitures spécialement aménagées pour les personnes en situation
Décret n° 2-77-862
- d’une cylindrée ne dépassant pas 2000 cm3 pour les voitures roulant
à l’essence et 2400 cm3 pour les voitures roulant au diesel;
- équipées de système ABS, d’air bag, de pneumatiques tubeless et de
limiteur de vitesse.
Article 190 septies - Le bénéficiaire doit présenter au service douanier
concerné, un dossier comportant les pièces suivantes:
- une demande revêtue du visa de l’autorité gouvernementale chargée
du handicap;
- un certificat médical visé à l’article 190 quater ci-dessus;
- une copie certifiée conforme à l’original du titre d’homologation à titre
isolé délivré par le ministère chargé de l’équipement et du transport;
- deux exemplaires du certificat d’identification délivrés par le ministère
chargé de l’équipement et du transport;
- une copie certifiée conforme à l’original de la carte nationale d’identité
électronique ou du titre de séjour pour les étrangers résidant au Maroc;
- une copie certifiée conforme à l’original du permis de conduire;
- le document de circulation sous le régime de l’admission temporaire
des moyens de transport appartenant à des personnes ayant leur résidence
habituelle à l’étranger ;
- la facture d’achat originale pour les voitures ayant trois (3) mois d’âge
191
et moins.
Section VIII
Outils et équipements automatiques spécialement
aménagés pour les personnes en situation de handicap
Article 190 decies. – La liste des outils et équipements automatiques
spécialement aménagés pour les personnes en situation de handicap est
fixée conformément aux indications figurant en annexe VII au présent décret.
Section IX
Matériel au sol et matériel d’instruction importés
par les entreprises de transport aérien
Code des Douanes et Impôts Indirects
192
des informations ;
- matériel d’enregistrement ou de reproduction sonore ou visuelle avec
leurs accessoires ;
- machines d’enseignement programmées audio-visuelles avec ou
sans calculateur numérique ;
- pièces de rechange, articles nécessaires à la remise en état, la
révision, l’essai des matériels ci-dessus ;
- pièces destinées à être incorporées au matériel ci-dessus ;
- lettres de transport aérien;
- billets de passage et billets d’excédent de bagages;
- bons d’échange;
- rapports de dommages et d’irrégularités;
- étiquettes de bagages et de marchandises;
- horaires et indicateurs;
- devis de poids et de centrage;
- documents destinés à être utilisés exclusivement à bord des aéronefs.
2°– Pour bénéficier de l’exonération du droit d’importation prévue par
l’article 164-1°-v) du code des douanes et impôts indirects, les entreprises
Décret n° 2-77-862
droits et taxes normalement exigibles à l’importation au cas où les matériels,
produits, articles et documents prévues au 1°- ci-dessus viendraient à être
cédés ou cesseraient d’être utilisés à la destination privilégiée définie par
l’article 164-1°-v) précité.
Section X
Documents et matériel au sol importés par les entreprises
exerçant l’activité d’assistance en escale
193
- étiquettes de bagages et de marchandises ;
- horaires et indicateurs ;
- devis de poids et de centrage ;
- tout document destiné à être utilisé exclusivement à bord des aéronefs.
2°– Pour bénéficier de l’exonération du droit d’importation prévue par
l’article 164-1°-w) du code des douanes et impôts indirects, les entreprises
exerçant l’activité d’assistance en escale concernées doivent prendre
l’engagement d’acquitter les droits et taxes normalement exigibles à
l’importation au cas où les matériels, produits, articles et documents visés
au 1°- ci-dessus viendraient à être cédés ou cesseraient d’être utilisés à la
destination privilégiée définie par l’article 164-1°-w) précité.
CHAPITRE II
Navigations maritime ou aerienne
avitaillement
Section I
Carburants, combustibles et lubrifiants
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862
I. – Navigation maritime
194
Article 194 - Pour les aéronefs effectuant une navigation aérienne à
destination de l’étranger, le parcours effectué au dessus du territoire marocain,
sans escale, depuis l’aérodrome de départ jusqu’à la mer ou la frontière, est
compris dans la navigation aérienne donnant droit à l’avitaillement en franchise.
Toutefois, n’est pas considérée comme escale susceptible d’entraîner
l’exclusion du bénéfice de la franchise, pour la partie du trajet accomplie
au-dessus du territoire marocain, l’escale effectuée par les avions appartenant
aux lignes commerciales régulières, en vue de prendre ou de laisser des
passagers ou des marchandises, dans un aérodrome pourvu d’un service
des douanes, lorsque cet aérodrome est situé sur le trajet normal de l’aéronef
à destination ou venant de l’étranger.
195
Ce certificat donne droit, à concurrence de son montant, à la mise à la
consommation ultérieure, en exonération des droits et taxes d’importation,
par compensation, soit à l’arrivée directe de l’étranger, soit à la sortie des
entrepôts spéciaux de douane, de produits de la catégorie mentionnée.
Article 199 - Sauf dérogation accordée par le directeur de l’administration,
le certificat d’exportation prévu à l’article 198 ci-dessus ne peut être délivré
qu’au départ d’aérodromes pourvus d’un service des douanes.
Article 200 - Pour l’application des dispositions de l’article 198 ci-
dessus, la constatation de l’embarquement à bord de ces aéronefs est faite
au vu du bulletin de vol, prévu par l’article 196 ci-dessus, établi et délivré
comme il est précisé à cet article.
Article 201 - Les dispositions de l’article 197 ci-dessus sont applicables
aux opérations d’avitaillement en produits libérés des droits et taxes
d’importation.
Article 202 - 1° – Suivant l’origine, nationale ou étrangère, des
produits utilisés pour l’avitaillement de ces aéronefs, le montant du certificat
d’exportation est égal :
a – pour les produits d’origine nationale :
- à la somme de la taxe intérieure de consommation et de la taxe sur les
produits dont se trouveraient passibles, au moment de l’enregistrement de la
Code des Douanes et Impôts Indirects
196
2° – Lors de la mise à la consommation, dans les délais fixés, de produits
similaires de ceux ayant donné lieu à certificat d’exportation, les droits et taxes
sont liquidés dans les conditions habituelles sur remise, à l’administration,
du certificat d’exportation détenu par le déclarant, les sommes dues au
titre des différents droits ou taxes sont réduites à concurrence des valeurs
correspondantes du certificat. Le reliquat des droits et taxes non couverts par
ledit certificat d’exportation est seul exigible.
Si la valeur du certificat d’exportation est supérieure au montant des
droits et taxes dus, le titre est conservé par l’administration et il est délivré au
déclarant un deuxième certificat d’une valeur égale à la différence.
3° – Dans les cas visés aux 1er et 2e ci-dessus, les agents du bureau
de douane, qui réalisent l’opération, portent les références utiles sur le talon
du registre des certificats d’exportation.
4° – Le délai de validité des nouveaux certificats est limité par la date
de validité du certificat initial.
Section II
Vivres, provisions de bord
Article 205 - Les quantités de vivres et de provisions à embarquer,
au bénéfice de la franchise, en application du 1er de l’article 165 du code
Décret n° 2-77-862
navigation maritime ou aérienne à destination de l’étranger, sont déterminées
par l’administration au vu des déclarations faites, pour les navires, par les
consignataires, armateurs ou commandants et, pour les aéronefs, par les
fondés de pouvoirs de la compagnie ou par le pilote, commandant de bord.
Ces déclarations doivent indiquer :
– le nombre de passagers et celui des hommes d’équipage,
– la destination du navire ou de l’aéronef,
– la durée approximative du voyage aller-retour,
– les quantités et espèces de vivres et provisions de bord qu’ils
demandent à embarquer.
CHAPITRE III
Importation au bénéfice du taux minimum
du droit d’importation de 2,5%
Section I
Rogues de morues et appâts, filets et engins de pêche.
Article 205 bis. - La liste des rogues de morues et appâts, filets et engins
de pêche admis au bénéfice du droit d’importation minimum de 2,5% en vertu
de l’article 164 bis-1°-a) du code des douanes précité, est fixée ainsi qu’il suit :
197
A- Matériel et engins spécifiquement destiné à la pêche maritime :
- Les poches à huitres et leurs accessoires de fixation (les clips de
fixation, les crochets, les flotteurs,…) ;
- Les paniers ostréicoles et leurs accessoires de fixation (les clips de
fixation, les crochets, les flotteurs,…) ;
- Les rogues de morue et appâts divers ;
- L’écorce de pin et cachou en pains pour la teinture de filets, produits
quinoniques ne pouvant être utilisés que pour la teinture des filets de pêche ;
- Les nasses et casiers en toutes matières à crustacés ;
- Les panneaux de chalut et tous accessoires pour panneaux ;
- Les bouées de sauvetage ;
- Les tours de séparation eau-poisson utilisées spécifiquement par les
navires de pêche disposant d’un système de conservation de poisson à eau
réfrigérée de type RSW permettant le pompage des poissons des cales vers
les camions citernes au niveau du quai.
B- Matériels à double fin destinés aux pêcheurs professionnels :
- Les mailles de tête triple soudée DNV ;
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862
- Les cosses-cœur ;
- La chaine;
- Les manilles lyres à axe boulonné goupillé ;
- L’émerillon de manutention ;
- Les batteries d’une autonomie suffisante ;
- Les viviers utilisés pour la conservation et l’entreposage à l’état
vivant des crustacés et des coquillages composés essentiellement d’un bac
isotherme à double paroi en polyuréthane muni notamment, d’un système de
vidange, de filtration de pompes pour le déplacement de la masse d’eau et
d’un refroidisseur indirect et d’une armoire de commande électrique.
Section II
Matériel et matériaux destinés à l’irrigation
Article 205 ter - 1°– L’importateur doit, avant toute importation, faire
viser par l’autorité gouvernementale chargée de l’industrie et l’autorité
gouvernementale chargé de l’agriculture la liste quantitative du matériel et
matériaux devant bénéficier de droit d’importation minimum de 2,5% en vertu
de l’article 164 bis-1°-f) du code des douanes et impôts indirects.
Pour obtenir le bénéfice de droit d’importation minimum de 2,5%,
l’importateur doit :
- Présenter la liste quantitative sus visée à l’appui de la déclaration en
détail des produits et matériel importés ;
198
- Produire à l’administration, dans un délai de six mois à compter de
la date de leur livraison à l’utilisateur, un constat d’installation établi par les
services régionaux de l’autorité gouvernementale chargé de l’agriculture, de
tout ou partie des matériels et matériaux visés à l’alinéa ci-dessus.
2°– La liste du matériel et matériaux visée au 1° ci-dessus figure en
annexe VIII au présent décret.
TITRE VI
CIRCULATION ET DETENTION DES MARCHANDISES
A L’INTERIEUR DU TERRITOIRE DOUANIER
(abrogé)
CHAPITRE PREMIER
Rayon maritime
restrictions de tonnage
(abrogé)
CHAPITRE II
Section I
Circulation des marchandises
(abrogée)
Section II
Dispositions particulières au bétail
(abrogée)
Article 210 - (abrogé)
Article 211 - (abrogé)
Section III
Dépôts de marchandises
(abrogeé)
199
TITRE VI bis
CONDITIONS DE CESSION DES MARCHANDISES CONSIDEREES
COMME ABANDONNEES EN DOUANE ET DES MARCHANDISES
SAISIES DEVENUES PROPRIETE DE L’ADMINISTRATION PAR SUITE
D’ABANDON PAR TRANSACTION OU PAR DECISION JUDICIAIRE
CHAPITRE PREMIER
Marchandises considérées comme
abandonnées en douane
Article 214 bis - 1° – Selon leur nature, les marchandises considérées
comme abandonnées en douane, sont vendues par l’administration soit aux
enchères publiques, soit sur appel d’offres, soit de gré à gré ;
Toutefois, l’administration peut confier la vente de ces marchandises à
des sociétés spécialisées, avec publicité et concurrence, et ce dans le cadre
d’un cahier des charges.
Les conditions, les critères exigés pour la sélection de ces sociétés
ainsi que la composition et le fonctionnement de la commission chargée de
la sélection desdites sociétés, seront fixés par arrêté du ministre chargé des
finances.
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862
200
Dans le cas ou la meilleure offre de prix est proposée par plusieurs
compétiteurs, l’administration met ces derniers en compétition par voie
d’enchères restreintes.
Article 214 quinquies - La vente de gré à gré peut être consentie par
l’administration à des administrations publiques, des établissements publics,
des coopératives et des représentants exclusifs de marque.
En aucun cas la vente ne peut être consentie à un prix inférieur à la
valeur en douane des marchandises dans l’état ou elles sont présentées à la
vente, majorée des droits et taxes dus.
CHAPITRE II
Marchandises saisies devenues propriété
de l’administration par suite d’abandon par transaction
ou par décision judiciaire
Décret n° 2-77-862
en faveur des hôpitaux, hospices et autres œuvres de bienfaisance des
marchandises visées au 1° ci-dessus dont la liste et la valeur sont déterminées
par décision du ministre chargé des finances.
3° – L’administration est habilitée à céder à titre gracieux, à l’Administration
de la Défense Nationale et aux administrations chargées de la sécurité publique,
les marchandises visées au 1° ci-dessus, dont la liste est fixée par arrêté du
ministre chargé des finances.
201
TITRE VII
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
et impôts indirects ;
- la durée taxable du séjour des marchandises dans les locaux de
l’administration ainsi que les quotités qui leur sont applicables en matière de
taxe de séjour prévues par l’article 70 ci-dessus ;
- les délais visés aux articles 69 et 72 visés ci-dessus ;
- la valeur maximum des marchandises considérées comme
abandonnées en douane dont l’administration peut disposer librement et
gratuitement en application des dispositions de l’article 214 bis 2° ci-dessus ;
- les listes des bureaux de l’administration ouverts aux régimes de
l’admission temporaire pour perfectionnement actif, d’exportation temporaire
pour perfectionnement passif respectivement prévues par les articles 99 et
138 ci-dessus ;
- le montant minimum de l’investissement que doivent réaliser les
entreprises susceptibles de bénéficier du régime de l’entrepôt industriel franc
prévu par l’article 98 bis ci-dessus.
II. – par arrêtés pris après avis du (ou des ) ministre(s)
intéressé(s)
- les transformations visées à l’article 1(2-b) et les marchandises
concernées par lesdites transformations ;
- les listes des marchandises visées aux articles 125, 153, 173-1° et 206
ci-dessus ;
202
- les taux moyens de remboursement au titre du drawback visées à l’article
173-2°ci-dessus ;
Décret n° 2-77-862
- déterminer, par décision, les conditions d’application des dispositions
des articles 20 à 20 duodecies du code des douanes précité ;
- fixer les conditions de saisine et de fonctionnement des commissions
consultatives en matière douanière prévues par les articles 22 bis et 22 ter du
code des douanes et des impôts indirects ;
- fixer la proportion des marchandises pouvant être mises à la consom
mation en suite du régime de l’entrepôt industriel franc.
- fixer les documents constitutifs du dossier d’octroi des décisions
anticipées prévues par l’article 45 ter du Code des douanes et impôts indirects
ainsi que les modalités d’octroi de ces décisions.
Article 217 – Le ministre des finances est chargé de l’exécution du
présent décret qui sera publié au Bulletin Officiel et prendra effet à compter
du 20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).
Fait à Rabat, le 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
Ahmed OSMAN
Pour contreseing :
Le Ministre des Finances
Abdelkader BENSLIMANE
203
ANNEXE I
ORIGINE DES MARCHANDISES
ANNEXE II Abrogée
204
ANNEXE III
TABLEAU DES MARCHANDISES
POUVANT BÉNÉFICIER DU RÉGIME DU DRAWBACK
205
13 – Produits entrant dans la fabrication de fils et câbles pour
l’électricité ;
véhicules automobiles ;
206
28 – Roulements à bille, circlips intérieurs et extérieurs, goupilles
élastiques creuses entrant dans la fabrication de rouleaux pour bandes
convoyeuses ;
– d’équipements radio-maritimes,
– d’émetteurs de télévision,
– antenne d’émission,
207
37 – Matières premières et produits chimiques utilisés pour la
fabrication de l’acide phosphorique, du superphosphate simple (NSP),
du superphosphate triple (TSP), du phosphate monoamonique (MAP),
du phosphate diamonique (DAP), de l’amonium sulphosphate (ASP),
du sulfate d’amoniaque et des engrais NP ou NPK, que ces matières
premières et produits chimiques soient totalement détruits en cours de
fabrication ou qu’ils se retrouvent en totalité ou en partie dans lesdits
produits fabriqués ;
40 - 3 - Verre creux ;
40 – 4 - Pâte à papier ;
40 –5 - Papier et cartons ;
40 – 6 – Pneumatiques ;
40 – 7 - clinkers ;
40 – 8 - Textiles et habillements ;
40 - 11 - Soude caustique ;
208
40 -16 -Or et cyanure d’Or ;
40 - 19 - Semi-conducteurs ;
40 - 22 - Eau de Javel ;
40 - 23 - Détergents ;
40 - 31 - Profilés en aluminium ;
40 - 33 - Concentré de plomb ;
40 - 34 - Rond à béton ;
40 - 35 - Fil machine ;
40 - 37 - canettes en aluminium.
209
ANNEXE IV 1
ANNEXE IV Bis
Taux moyens de remboursement du droit de douane, de la taxe spéciale
et des taxes intérieures de consommation ainsi que du droit de timbre douanier
applicables aux marchandises bénéficiant du drawback ayant fait l’objet de
déclaration(s) de mise à la consommation enregistrée(s) à partir du 1er Janvier
1980.
A
Huiles, emballages (boîtes et caisses), matières constitutives
d’emballages, utilisés pour la fabrication ou le conditionnement de conserves
de viandes, de poissons, de crustacés et de mollusques, de préparations de
légumes, de plantes potagères, de fruits et d’autres plantes ou parties de
plantes originaires du Maroc.
TAUX DE
DESIGNATION DES MATIERES CONSTITUTIVES REMBOURSEMENT
ADMISES AU REMBOURSEMENT (EN DH) PAR QUINTAL
DE MATIERES
Code des Douanes et Impôts Indirects
CONSTITUTIVES 1
Décret n° 2-77-862
210
Poids de CARACTÉRISTIQUES POIDS DE L’HUILE PAR
Poids de
fer-blanc PRINCIPALES 1.000 BOITES (EN KILOS)
l’étain par
DESIGNATION DES FORMATS par 1.000
1.000 boîtes
DE BOITES boîtes (en Thon
Dimensions (en kilos) Thon
Volume Hauteur kilos) Sar- Maque- en
entier
du fond dines à reaux à
à
miettes
(en cm3) (en mm) l’huile l’huile à
(en mm) l’huile 1
l’huile
Décret n° 2-77-862
1/4 basse à décollage............... 212 86 44,5 57,747 0,072 47 64
1/4 basse sertie....................... 212 86 44,5 62,760 0,011 47 64
1/3 sertie.................................... 283 86 57 69,352 0,014 60 80
1/3 haute sertie......................... 283 71,5 80 64,060 0,017
Maroc 345...................................... 345 71,5 95 74,830 0,029
1/2 haute sertie........................ 425 71.5 115.5 77.522 0.026
1/2 moyenne sertie............... 425 86 82.5 79.843 0.017
1/2 basse sertie .................... 425 100 64 89,127 0,013 119
20 FL. OZ sertie .......................... 577 83,7 115,8 86, 342 0,023
I.S.O. 580 sertie .......................... 580 86 108,5 93,955 0,018
1/1 haute sertie ..................... 850 100 118,5 126,211 0,011
1/1 basse sertie ..................... 850 125 80 158,757 0,025 193
40 FL. OZ dite n° 3 ..................... 1.040 105 128 149,724 0,031
5/4 haute sertie . ................... 1.062 100 146 163,724 0,046
43 FL.OZ (2) . ......................... 1.360 100 190 185,680 0,094
48 FL. OZ .................................... 1.438 105,5 177,8 207,034 0,035
Maroc 1930 sertie ..................... 1.930 153 120 271,650 0,024 333 333 500
2,5/1 . ........................... 2.125 153 130 272,950 0,039
I.S.O. 3100 sertie (ex. n° 10 jus de 3.100 153 180 340,073 0,033
fruits)............................................
Maroc 4035 (ex-5 kgs thon Maroc) 4.035 215 125 561,682 0,058 666 666
5/1 sertie . .............................. 4.250 153 246 410,725 0,056
Maroc 4720 sertie (ex-5 kgs bruts 4.720 153 273 446,839 0,056
fruits)..............................................
Maroc 8050 (ex-10 kgs thon 8.050 215 242 802,138 0,089 1332
Maroc)...........................................
211
POIDS DE L’HUILE PAR
CARACTÉRISTIQUES Poids de Poids de 1.000 BOITES (EN KILOS)
PRINCIPALES fer-blanc l’étain
DESIGNATION DES FORMATS par 1.000 par 1.000
Thon
Dimensions boîtes boîtes Thon
DE BOITES Volume Hauteur Sar- Maque-
entier
en
du fond (en kilos) (en kilos) dines à reaux à
à
miettes
(en cm3) (en mm) l’huile l’huile à
(en mm) l’huile
l’huile
1
BOITES A FOND
RECTANGULAIRE
1/15 P. à décollage............... 50 99 x 46 18,5 32,402 0,062 13 13
1/10 P. club 20 . 75 104 x 59,8 20 42,707 0,031 19 19
1/10 P. club 20 (ex-1/10P. Club 75 102,2 x 59,8 20 42,707 0,031 19 19
20 A)
1/4 21 ordinaire sertie ......... 106 105 x 76 21 64,060 – 26 26
1/4 21 (à ouverture norvégienne)(3) 106 105 x 76 21 60,161 – 26 26
1/4 P. 25(5) ......... 125 105 x 76 25 – – 31 –
1/6 P. 30 aluminium embouti (6) 125 104 x 59,8 29 – – – –
1/6 P. 25 ........... 125 105 x 76 24 56,633 0,047 30 30
1/6 P. 30 ou club 30
(ex-1/4 club 30 B)(4) ............. 125 104 x 59,8 29,5 46,790 0,279 30 30
1/6 P. 30 ou club 30
(ex-1/4 club 30 A)(4) . ............ 125 102,2 x59,8 29,5 46,790 0,279 30 30
1/6 P. 30 ou club 30 (ex-1/4 club 30 B)
(à ouverture norvégienne)(4)
Code des Douanes et Impôts Indirects
(à ouverture norvégienne)(4).........
125 104 x 59,8 29,5 58,490 – 30 30
1/4 P. longue .... 187 154,1x55,4 31,5 80,771 0,093
1/3 P. longue .... 250 154,1x55,4 40 86,342 0,093
1/2 haute 40 à décollage . ... 340 115,7x94,640 40 97,482 0,148 73 73
1/2 P. (sardines) .................. 375 115,7 x 94,6 43,5 106,766 0,090 80 80
1/1 P. (sardines) sertie ........ 750 115,7 x 94,6 81 136,475 0,016 160 160
(1) Les conserves de thon en miettes conditionnées dans les boîtes de formats prévues seulement pour les conserves de thon
donnent lieu au remboursement forfaitaire d’après le poids d’huile indiqué pour les conserves de thon entier.
(2) Format valable uniquement pour le conditionnement des jus de fruits exportés sur le marché anglais.
(3) Ce même format existe en aluminium pour le conditionnement de sardines à l’huile. Les poids d’aluminium et d’huile pour
1.000 boîtes sont les sui vants : aluminium: 26 Kgs ; huile : 2 6 Kg s .
(4) Ces formats peuvent être également désignés sous leur appellation commerciale «1/4 club 30A. ou B» et pour les boîtes à
ouverture norvégienne, «1/4 club 30A. ou B» (à ouverture norvégienne).
(5) Poids d’aluminium par 1.000 boîtes : 19,3 Kgs
(6) Poids d’aluminium par 1.000 boîtes : 1 5 ,9 Kg s.
212
B
M a r c h a n d is e s d iv e r s es
TAUX de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)
Décret n° 2-77-862
1° Bureaux et classeurs............................................................................ 1,74
2° Armoires ........................................................................................... 1,71
3° Rayonnages sans parois ni fonds ou avec parois et
fonds croisillonés . ............................................................................ 1,63
4° Rayonnages à parois et fonds pleins . ................................... 1,66
5° Vestiaires ................................................................................................
1,72
IV. – Articles de ménage, d’hygiène et d’économie
domestique ou professionnelle en tôle de fer ou
d’acier
213
TAUX de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)
123,42
3° En tissu enduit ........................................................................... 112,86
XI. – Carton feutre d’étanchéité et de couverture en rouleaux
1° Réf. 27-1 ..................................................................................................... 3,36
214
TAUX
de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)
XV. – Postes émetteurs, récepteurs de radiotéléphonie et
Par unité
radioté radiotélégraphie
1° Récepteur type CBL 53 Blu ....................................................... 336,51
2° Emetteur-récepteur type CBL 52 batterie Blu .......................... 522,64
3° Emetteur-recepteur type CBL 52 secteur Blu . ......................... 597,71
4° Emetteur-récepteur type CER 202 A.M..................................... 182,83
5° Emetteur type CEMT 2002 3 baies HF . .................................... 4.547,58
6° Emetteur type CEMT 2002 4 baies HF....................................... 5.104,51
7° Emetteur type CEMT 2002 5 baies HF....................................... 5.774,72
8° Emetteur-récepteur type CBL 101 ............................................. 976,55
9° Emetteur-récepteur type CBL III ................................................ 1.309,41
10° Emetteur radiographie type CET 2002 3 baies HF
Emetteur radiographie type CEM 1002 3 baies HF 4.560,85
11° Emetteur radiographie type CET 2002 4 baies HF
Emetteur radiographie type CEM 1002 4 baies HF 5261,87
12 Emetteur radiographie type CET 2002 5 baies HF
°
Décret n° 2-77-862
15° Emetteur-récepteur TRC 373 .................................................. 1.687,92
XVI. – Véhicules automobiles pour le transport des
marchandises
1° Berliet type GAK 3 siroua .......................................... 525,00
2° Berliet type GLR 160 ..................................................... 2.400,00
3° Volvo ............................................................................ 1.104,00
XVII. –Mouvements de montres et montres complètes
A. – Mouvements de montres
1° Calibre HS 651, petite trotteuse . .......................................... 0,44
2° Calibre HS 652, trotteuse centrale ................................... 0,50
3° Cupillard 10 1/2 233 . .............................................. 1,09
4° Cupillard 5 1/4 55 ................................................... 1,30
5° Fenga 5 1/2 45 ..................................................................... 1,62
6° HS 514 - HS 238 10 1/2 .................................................. 0,92
215
TAUX
de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)
C. – Montres complètes (hommes et dames)
1° Calibre HS 651, petite trotteuse ............................................. 0,64
2° Calibre HS 652, trotteuse centrale . .................................... 0,73
3° Cupillard 10 1/2 233 .................................................... 1,48
4° Cupillard 5 1/4 55 anses .............................................. 1,82
5 Cupillard 5 1/4 55 avec bracelet ...........................................
°
2,01
6° Fenga 5 1/2 45 anses .............................................................. 2,62
7° Fenga 5 1/2 45 avec bracelet ................................................ 2,82
8° HS 514 anses ............................................................................................. 1,46
9° HS 514 avec bracelet..................................................................... 1,65
10° HS 238 10 1/2 ............................................................................................... 1,32
0,32
Décret n° 2-77-862
216
TAUX
de
DESIGNATION DES ARTICLES EXPORTES remboursement
(en dirhams)
Décret n° 2-77-862
XXII. – Pâte à papier chimique ........................................................... 50,74
XXIII. – Tubes souples en aluminium
DIMENSIONS DES TUBES
Diamètre en mm Longueur en mm 1.000 tubes exportés
13,5 78 22,48
16 90 24,38
19 100 26,29
22 110 29,76
25 116 33,76
28 150 35,30
30 145 39,22
32 143 42,21
35 175 48,54
38 183 54,79
le quintal net
d’articles exporté
36,23
XXIV – Ressorts de suspension à lames...................................................
la tonne nette
XXV- Divers composés chimiques.....................................................
1° Acide phosphorique . ............................................................... 137,18
2° Phosphate monoamonique (MAP) .......................................... 102,04
Fanta-Orange......................................................................................... 18,03
217
C
Produits énergétiques
Désignation des
Unité Taux de
produits énergétiques
remboursement
consommés
en dirhams
2 - Butane
- id - 7,61
4 - Houilles - id - 14,00
Code des Douanes et Impôts Indirects
Décret n° 2-77-862
218
ANNEXE V
NUMÉROS DU
TARIF DES DROITS
DE DOUANE DESIGNATION DES PROUITS
09-02 Thé.
ex 15-07 Huiles végétales épurées ou raffinées.
17-01 Sucres de betterave et de canne à l’état solide.
ex 21-02 Extraits de café.
ex 22-06 Vermouths.
Alcool éthylique non dénaturé de 80g et plus ; alcool éthylique
22-08
dénaturé de tous titres.
Alcool éthylique non dénaturé de moins de 80g ; eaux
de vie, liqueurs et autres boissons spiritueuses ; préparations
22-09 alcooliques composées dites extraits concentrés pour la
fabrication des boissons.
Décret n° 2-77-862
29-42
sels, leurs éthers, leurs esters et autres dérivés.
30-03 Médicaments pour la médecine humaine ou vétérinaire.
33-06 Produits de parfumerie et de toilette et cosmétiques préparés.
Savons, produits et préparations organiques tensio-actifs à
34-01
usage de savon.
36-01 Poudres à tirer.
36-02 Explosifs préparés.
36-03 Mèches ; cordeaux détonnants.
36-04 Amorces et capsules fulminantes ; allumeurs ; détonateurs.
Chapitre 37 Produits photographiques et cinématographiques.
40-11 Bandages, pneumatiques, bandes de roulement chambres à air...
Section XI Matières textiles et ouvrages en ces matières.(1)
Perles fines, pierres gemmes et similaires, métaux précieux,
Chapitre 71 plaqués, doublés de métaux précieux et ouvrages en ces
matières ; bijouterie de fantaisie.(1)
82.11 Rasoirs et leurs lames (y compris les ébauches en bandes).(1)
ex 84-51 Machines à écrire portatives.(1)
ex 84-52 Machines à calculer portatives.(1)
85-03 Piles électriques.
85-07 Rasoirs et tondeuses électriques à moteur incorporé.(1)
219
NUMÉROS DU TARIF DESIGNATION DES PROUITS
DES DROITS DE
DOUANE
85-15 Appareils de transmission et de réception pour la radiotéléphonie
et la radiotélégraphie ; appareils d’émission et de réception pour la
radiodiffusion et la télévision (y compris les récepteurs combinés
avec un appareil d’enregistrement ou de reproduction du son)
et appareils de prise de vues pour la télévision ; appareils de
radioguidage, de radiodétection, de radiosondage et de radio
télécommande.(1)
90-02 Lentilles, prismes, miroirs et autres éléments d’optique en toutes
matières, montés pour instruments et appareils, à l’exclusion des
articles de l’espèce, en verre non travaillés optiquement.(1)
90-05 Jumelles et longues vues, avec ou sans prismes.(1)
90-07 Appareils photographiques : appareils ou dispositifs pour la production
de la lumière éclair en photographie.(1)
90-08 Appareils cinématographiques (appareils de prise de vues et de
prise de son même combinés, appareils de projection avec ou sans
reproduction du son. (1)
Chapitre 91 Horlogerie.(1)
92-11 Phonographes, machines à dicter et autres appareils
d’enregistrement et de reproduction de son, y compris les tourne-
Code des Douanes et Impôts Indirects
(1) A l’exclusion des articles pour lesquels les personnes visées à l’article 207 du présent décret justifient
qu’ils sont exclusivement affectés à leur usage personnel.
(2) A l’exclusion des fusils et carabines de chasse automatiques ainsi que des projectiles et munitions de
chasse pour lesquels les personnes visées à l’article 207 susvisé justifient qu’ils sont exclusivement
affectés à leur usage personnel.
220
Annexe VI
TYPE D’HANDICAP ET AMÉNAGEMENTS CORRESPONDANTS
Décret n° 2-77-862
- boîtier de commandes annexes ou déport des commandes.
221
ANNEXE VII
LISTE DES OUTILS ET ÉQUIPEMENTS AUTOMATIQUES SPÉCIALEMENT
AMÉNAGÉS POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
• Corset siège ;
• Montres braille ;
• Tablette braille ;
IV- Cognition :
• Détecteur de chute(Alarme) ;
222
ANNEXE VIII
LISTE DES MATÉRIELS DESTINÉS À L’IRRIGATION
• Manomètres (métallique) ;
Décret n° 2-77-862
• Jonctions acier (brides, coudes, réduction tubes) ;
223
• Diffuseurs en laiton ou polypropylène ;
224
Décret n° 2-85-890 du 18 rebia II 1406 (31 décembre 1985) accordant
l’exemption totale des droits et taxes en faveur des carburants,
combustibles et lubrifiants consommés au cours de certaines
navigations maritimes.
LE PREMIER MINISTRE,
Vu les articles 165 et 166 bis du code des douanes et impôts indirects
approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre
1977) ;
Vu les articles 191 et 192 du décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977) pris en application du code des douanes et impôts indirects
précité;
Sur proposition du ministre des finances ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 2 safar 1406
(17 octobre 1985),
DECRETE :
Article premier. – En application du § 2° de l’article 165 du code des
douanes et impôts indirects susvisé, l’exemption totale des droits de douane
et de tous autres droits et taxes est accordée aux carburants, combustibles
et lubrifiants devant être consommés, au cours de navigations maritimes, par
les unités de surveillance de la marine royale, de la gendarmerie royale, des
douanes, de la sûreté nationale ainsi que par les bateaux de pêche battant
pavillon marocain, les engins de servitudes portuaires et les unités effectuant
le transport maritime intérieur.
Art. 2. – Le ministre des finances est chargé de l’exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin Officiel et prendra effet à compter du 19 rebia
II 1406 (1er janvier 1986). Code des Douanes et Impôts Indirects
Mohamed KARIM-LAMRANI
Pour contreseing :
225
Arrêté du ministre des finances n° 1309-77 du 25 chaoual 1397 (9 octobre
1977) pris pour l’application du dahir portant loi n° 1-77-340 du 25
chaoual 1397 (9 octobre 1977) déterminant les quotités applicables aux
marchandises et ouvrages soumis à taxes intérieures de consommation
ainsi que les dispositions spécifiques à ces marchandises et ouvrages.
ARRETE :
TITRE PREMIER
CHAPITRE PREMIER
Vins
§ 1 – Généralités
Article premier. – La déclaration de mise en exploitation, d’arrêt de
production ou de cession d’entreprises de production de vins (caves, chais,
dépôts et centres de mise en bouteilles) prévues par l’article 4 du dahir portant
loi n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) susvisé, doit être déposée
quinze jours avant l’opération envisagée et doit indiquer, notamment:
226
– le régime de l’entreprise en ce qui concerne les jours et heures de
travail.
La déclaration de mise en exploitation doit être accompagnée :
– du plan détaillé des lieux et locaux devant servir à la production ou
au stockage des vins ;
– des statuts, lorsqu’il s’agit d’une société ou d’une coopérative.
2. – En cas d’arrêt de production :
227
Art. 5. – (abrogé).
228
de laissez-passer dont ils extraient eux-mêmes les titres de mouvement pour
justifier leurs expéditions.
La même facilité peut être étendue aux dépositaires habitant dans une
localité où l’administration est représentée, lorsque la nature et l’importance
de leurs opérations le justifient.
- aux sorties :
la date de l’expédition, le volume des vins expédiés, le nom et l’adresse
du destinataire, le cas échéant, le numéro et la date du titre de mouvement
servant à légitimer le transport ou l’indication du marquage fiscal.
* reconnues inutilisables.
Code des Douanes et Impôts Indirects
229
CHAPITRE II
Alcools et produits à base d’alcools
§ 1er – Généralités
230
§ 2 – Alambics
Art. 20. – 1° – La demande d’autorisation d’importation, de fabrication,
de modification, de détention ou de cession d’alambics ou appareils et de
leurs portions prévues à l’article 20 du dahir portant loi précité n° 1-77-340 du
25 chaoual1397 (9 octobre 1977) doit indiquer la description complète de ces
alambics, appareils ou portions, l’usage auquel ils sont destinés ainsi que le
lieu où ils doivent être déposés.
2° – Pour les coopératives de distillation, la demande doit comporter la
liste complète et la signature légalisée de tous les adhérents. Cette liste doit
être tenue à jour et complétée, le cas échéant, dans les mêmes formes, par le
président du groupement ou son remplaçant.
Art. 21. – Le droit fixe prévu à l’article 20-3° du dahir portant loi précité
n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), perçu par l’administration à
l’occasion du poinçonnage des alambics, appareils ou de leurs portions, est fixé
à cent dirhams. Le poinçonnage a lieu, soit dans un bureau de l’administration,
soit chez le fabricant ou le destinataire. Dans ces deux derniers cas, les frais
de déplacement et de vacation des agents sont à la charge du propriétaire de
l’appareil.
Lorsqu’une ou plusieurs portions d’un alambic ou d’un appareil
poinçonné ont été remplacées ou ont subi une réparation ou une transformation
ayant fait disparaître la marque, celle-ci est réapposée, sans frais, si aucune
modification essentielle n’a été apportée à l’instrument. Dans le cas contraire,
les marques anciennes restantes sont oblitérées et il est procédé à un nouveau
poinçonnage aux frais du propriétaire.
§ 3 – Ateliers de distillation
Art. 22. – Dans les ateliers de distillation :
– la capacité des chaudières d’alambics ne peut être inférieure à deux
hectolitres,
– les récipients portent, en caractères très visibles et peints à l’huile,
leurs numéros et l’indication de leur contenance.
Art. 23. – Tout exploitant d’un atelier de distillation, doit tenir un
registre dit «registre pour la comptabilisation des matières premières propres
à la distillation en vue de la production des alcools», côté et paraphé par
l’administration.
Art. 24. – L’exploitant visé à l’article 23 doit également tenir un registre
dit «registre de mise en distillation et de production des alcools», côté et
paraphé par l’administration.
§ 4 – Distillerie ambulante
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
231
§ 5 – Distilleries industrielles
a) Surveillance :
Art. 26. – Les distilleries industrielles sont soumises à la surveillance
permanente de l’administration.
Celle-ci peut, toutefois, renoncer à ce mode de contrôle, lorsque
la distillation s’effectue en vase clos, suivant un dispositif agréé par cette
administration.
b) Condition d’installation et d’agencement :
232
Art. 31. – Les tuyaux dans lesquels circule l’alcool doivent être, seuls,
peints en rouge. Un numéro d’ordre, peint ou poinçonné d’une manière très
apparente auprès de chaque point de raccord, est donné à chaque tuyau.
Art. 32. – 1° – Les bacs jaugeurs doivent être isolés et reposer sur
des supports à jour. Ils sont fermés et munis de deux échelles graduées, par
hectolitre, ou, si les dimensions du récipient permettent que l’espace d’une
division à l’autre soit de trois millimètres au moins, par décalitre ou litre. Ces
échelles, fixées sur les points désignés par les agents de l’administration,
peuvent être remplacées par une jauge métallique graduée, sur l’une de ses
faces, comme les échelles elles-mêmes et, sur l’autre face, par centimètre.
Deux ouvertures sont ménagées aux points indiqués par l’administration pour
l’entrée de la jauge.
2° Les ouvertures des bacs jaugeurs sont closes par des couvercles
scellés soit par un cadenas ou par un plomb, soit par tout autre moyen adopté
de concert entre l’administration et le distillateur.
3° Les robinets adaptés à ces tuyaux et aux bacs jaugeurs doivent être
maintenus fermés dans les conditions spécifiées par le 2° du présent article.
4° Lorsque les bacs jaugeurs sont vides le distillateur est tenu de les
faire nettoyer, s’il en est requis par les agents de l’administration, afin que
ceux-ci puissent les vérifier à l’intérieur.
L’administration peut exiger que les bacs pleins ou en vidange soient
vidés et nettoyés toutes les fois que les travaux de distillation sont interrompus
pour quarante-huit heures au moins.
Art. 33. – Toute distillerie industrielle doit être pourvue, par les soins
et aux frais de l’industriel, d’un dépotoir dûment contrôlé par le service des
poids et mesures et dont l’échelle est graduée, par hectolitre, dans sa partie
supérieure, et, par fraction d’un litre chacune, dans sa partie inférieure, pour
une contenance d’un hectolitre au moins. L’espace d’une division à l’autre
ne doit pas être inférieur à trois millimètres. Toutes les indications de cette
échelle doivent être facilement lisibles.
La contenance des fûts est déterminée au moyen dudit dépotoir, soit
préala
blement avec de l’eau, soit par le versement même de l’alcool au
moment de leur emplissage.
Les distillateurs doivent, en outre, mettre à la disposition des agents de
l’administration une bascule et des poids pour le pesage des alcools et des
fûts.
Art. 34. – Les plombs et cadenas dont l’usage est prescrit par le présent
arrêté sont fournis gratuitement par l’administration. Ils sont placés suivant les
Arrêté du Ministre des Finances
233
c – Déclarations :
Art. 35. – Quinze jours au moins avant le commencement de chaque
campagne, les distillateurs doivent faire, à l’administration, une déclaration
générale du nombre de jours de travail, ainsi que de l’heure à partir de laquelle
ils se proposent de commencer et de cesser, chaque jour, le chauffage ou
l’alimentation en vapeur des appareils à distiller, quand le travail ne devra pas
être continu.
Les déclarations modificatives du temps pendant lequel la distillerie
fonctionne chaque jour sont faites, quand il y a lieu, aux agents de
l’administration.
Art. 36. – Les déclarations, prescrites par les articles 25-4 et 31 du
dahir portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), sont
reçues par les agents de l’administration, chargés de l’exercice des usines.
Elles sont faites dans les délais fixés par l’article 31 dudit dahir. Toutefois,
en cas de nécessité dûment justifiée et acceptation par l’administration, elles
peuvent être faites, au minimum, 24 heures à l’avance.
Il en est de même pour la déclaration prévue par l’article 40 dudit
dahir.
d – Mise en distillation :
Art. 37. – Tout exploitant d’une distillerie doit tenir le registre prévu à
l’article 23 ci-dessus. Ce registre est côté et paraphé par l’administration.
Art. 41. – Les quantités d’alcool obtenues dans l’usine sont prises en
charge au registre de mise en distillation et de production des alcools prévu
à l’article 24 ci-dessus, au moment de leur extraction des bacs jaugeurs, en
présence des agents de l’administration.
centimètres.
234
Art. 43. – Sont admis au bénéfice de l’exonération instituée par l’article
3 du dahir portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) :
– les déchets de rectification, lorsqu’ils ne dépassent pas 3% des
quantités mises en oeuvre,
– les déficits, reconnus provenir de causes naturelles, lorsqu’ils ne
dépassent pas 2% l’an des prises en charge.
f – Compte général de fabrication :
Art. 44. abrogé AMF n° 1202-84 du 28-12-84 (B.O, n° 3766 du
2-1.85)
Art. 45. – Un inventaire général des produits de la distillation, du repassage,
de la rectification, de la déshydratation ou de toutes autres opérations est
opéré toutes les fois que l’administration le juge nécessaire. Cet inventaire est
fait autant que possible lorsque les appareils sont en repos.
g – Registre magasinier :
235
– le nombre, la contenance et les numéros d’ordre des cuves ou
récipients utilisés tant pour les matières premières que pour les alcools obtenus
et, plus généralement, toute précision complémentaire jugée nécessaire par
l’administration en vue de la surveillance et du contrôle qu’elle peut exercer.
2° – Toute modification d’un ou de plusieurs des éléments visés à
l’alinéa 1 ci-dessus, doit faire l’objet d’une nouvelle déclaration dès l’apparition
desdites modifications.
3° – La déclaration de mise en oeuvre devra être faite au moins
sept jours avant le commencement de la production. Dans les localités où
l’administration n’est pas représentée, ladite déclaration sera envoyée par
lettre recommandée, au moins quinze jours à l’avance.
4° – Les dispositions des alinéas 1, 2 et 3 ci-dessus ne sont pas
applicables aux distilleries industrielles.
Art. 48. – La déclaration visée à l’article 40 du dahir portant loi précité
n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) doit indiquer :
1° – la nature, le volume et le degré des alcools à repasser, rectifier,
déshydrater ou à désodoriser,
2° – le numéro des vaisseaux d’où ces produits doivent être extraits,
3° – la date et l’heure de chargement des appareils utilisés,
4° – la nature, la quantité et la teneur approximatives des alcools à
obtenir.
§ 8 – Commercialisation
236
Art. 53. – Les alcools à usage médical peuvent, dans la limite des dix
centilitres (0,10) par personne, être vendus sans ordonnance aux particuliers,
par les pharmaciens. Lorsque ces produits sont prescrits sur ordonnance
délivrée par un médecin, par un vétérinaire ou par une sage-femme, la
quantité délivrée ne doit pas dépasser celle fixée par l’ordonnance. De même
les quantités d’alcool destiné aux boites de secours de chantiers et d’usines
doivent être conformes aux volumes indiqués sur les bons délivrés par les
compagnies d’assurance sur les accidents du travail.
§ 9 – Circulation
237
Art. 59. abrogé AMF n° 1202 du 28.12.84 (B.O n° 3766 du 2.1.85)
Art. 60. – 1° – Tous les trois mois, à savoir le 1er janvier, le 1er avril, le
1er juillet et le 1er octobre, les industriels intéressés établissent une balance
de leur comptabilité-matières telle qu’elle résulte du registre visé à l’article 51
ci-dessus.
2° – Les balances trimestrielles sont vérifiées à chaque passage des
agents de contrôle qui ont, au surplus, la faculté d’en établir, à toute époque
de l’année, par l’examen des livres et l’inspection des locaux.
3° – Il est accordé une tolérance maximum égale à 5% du volume pris
en charge par période de 365 jours pour perte, dûment justifiée résultant,
notamment, d’évaporation et de manutention.
Les pertes qui dépassent la tolérance de 5% peuvent également être
admises en franchise de la taxe intérieure de consommation sur justifications
acceptées par l’administration.
Les pertes inférieures ou égales à la tolérance de 5%, pour lesquelles
les justifications ne sont pas produites sont soumises au paiement des droits
et taxes auxquels elles sont assujetties au taux le plus élevé.
Les pertes qui dépassent cette tolérance, pour lesquelles les justifications
ne sont pas produites ou qui résultent de manœuvres frauduleuses, sont non
seulement soumises au paiement des droits et taxes auxquels elles sont
assujetties au taux le plus élevé, mais font également l’objet d’un procès-
verbal dressé par les agents de l’administration.
4° – En ce qui concerne la fabrication des médicaments et pour la
vérification de l’utilisation de l’alcool admis au bénéfice de la taxation réduite,
seules sont admises les formules autorisées par le ministère de la santé
publique (service de la pharmacie).
238
chaoual 1397 (9 octobre 1977) en faveur des alcools destinés à la fabrication
industrielle des vinaigres, lesdits alcools doivent être dénaturés par addition,
à cent litres d’alcool pur, de cent litres de vinaigre titrant au moins 7 degrés.
2° – Les dénaturations visées ci-dessus doivent être effectuées dans
les délais et porter sur les quantités déterminées par l’administration.
Art. 63. – 1° – Sont admis au bénéfice de la taxation réduite prévue aux
b) 2° et 3° du IV du tableau A de l’article 9 du dahir portant loi précité n° 1-77-
340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), les alcools titrant au minimum 90
degrés alcoométriques à la température de 20 degrés centigrades, dénaturés
en vue des usages industriels ou domestiques par addition:
– soit d’alcool méthylique et de benzine lourde ou d’essence de pétrole
dans la proportion de deux litres soixante dix (2 L 70) d’alcool méthylique et
cinquante centilitres (50 cl) de benzine lourde ou d’essence de pétrole par
hectolitre d’alcool ;
– soit de deux litres soixante dix (2 L 70) de white spirit, de cinquante
centilitres (50 cl) de benzol et de deux centièmes (0,02%) de grésyl par
hectolitre d’alcool.
2° – Pour être considéré comme dénaturant, l’alcool méthylique
doit marquer 90 degrés alcoométriques à la température de 20 degrés
centigrades.
Il doit contenir 6% au minimum (déduction faite des produits
saponifiables par la soude et exprimés en acétate de méthyle) d’impuretés
pyrogénées qui lui communique l’odeur vive et caractéristique des produits
bruts de la distillation du bois, le complément, à 100 volumes, étant formé
d’alcool méthylique, de cétones et d’eau.
La benzine lourde doit avoir une odeur caractéristique des produits
lourds de la distillation de la houille et bouillir entre 150 à 200 degrés. Elle doit,
en outre, être inattaquable par une lessive de soude à 36 degrés Baumé, doit
louchir par addition d’eau et se dissoudre immédiatement sans louchir dans
quatre fois son volume d’alcool à 90 degrés.
L’essence de pétrole doit avoir une densité de 0,775 à 15° centigrades
et distiller entre 100° et 200° centigrades.
Art. 64. – Par dérogation aux dispositions de l’article 63 ci-dessus, en
vue de satisfaire à certains usages industriels, l’administration peut admettre
des formules de dénaturation autre que celle prévue audit article 63.
La décision d’autorisation indique les formalités particulières auxquelles
peuvent être soumis les bénéficiaires.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
239
CHAPITRE III
CHAPITRE IV
Produits pétroliers :
Section I
réservoir, est masquée par un couvercle mobile s’adaptant à des pitons rivés
au réservoir et munis d’un dispositif permettant la pose d’un plomb.
240
Les ouvertures du dôme sont fermées à l’aide d’un couvercle plein ou
grillagé par un treillage à mailles serrées.
Les contenants sont pourvus d’escaliers à plan suffisamment incliné,
à marches pleines, munis de garde-fous, et sur le dôme de chacun d’eux est
installée une passerelle permettant un accès facile aux ouvertures dont ils
sont munis.
Art. 72. – Les conduites aboutissant à chaque contenant sont établies,
soit au-dessus du sol, dans un caniveau, sur les parties de leur parcours
en dehors du sous-sol des quais et des voies publiques que désignera
l’administration.
La couverture du caniveau doit être aménagée pour permettre la visite
extérieure des tuyaux.
Les conduites sont munies de «regards» au moyen desquels on puisse
s’assurer que les produits pétroliers sont exclusivement dirigés sur le bac
en charge et, celles refoulées de l’entrepôt, sur les compteurs enregistreurs
de volume, bacs jaugeurs, réservoirs en tenant lieu ou tout autre contenant
autorisé par l’administration.
Art. 73. – Toutes les ouvertures : vannes, robinets, regards sont
plombés en présence de l’entrepositaire.
Le déplombage est effectué par l’administration, sur la demande
de l’entrepositaire et en sa présence, en vue de permettre une opération
déterminée.
Art. 74. – 1° – Pour la formation des échantillons destinés à la
détermination de la nature, de l’espèce et des caractéristiques du produit
déclaré, l’administration doit employer les deux procédés suivants:
– soit prélever le pétrole au moyen d’une éprouvette, à trois endroits
différents de la masse du liquide (au fond des cuves, au milieu et à quelques
centimètres au-dessous de la surface), soit plonger jusqu’au fond des
réservoirs une éprouvette de 2 litres environ, percée de plusieurs trous à la
partie supérieure, et la remonter lentement de manière à obtenir un peu de
liquide de toutes les hauteurs de la colonne.
2° – Outre les procédés décrits au 1° ci-dessus, l’administration peut
agréer tout autre procédé de prélèvement d’échantillons.
3° – Le prélèvement d’échantillons a lieu en présence de
l’entrepositaire.
Art. 75. – 1° – Le volume des produits pétroliers introduits dans les
contenants ou extraits de ceux-ci est déterminé par l’administration.
La détermination de ce volume est obtenue, soit par l’usage de
compteurs de mesurage placés sur chacune des ouvertures visées à
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
l’article 71 ci-dessus ainsi que sur le robinet de purge, soit par des jauges
automatiques, soit encore par le calcul de la hauteur des produits stockés, au
moyen du décamètre métallique.
241
Lorsque l’on a recours au décamètre métallique, et quelle que soit
l’opération effectuée : charge, extraction ou purge de l’eau, il convient, avant
de procéder au mesurage, d’attendre que la masse stockée dans le contenant
soit entièrement au repos.
2° – Le volume apparent ainsi obtenu est converti en volume à 15°
centigrade.
Cette conversion est obtenue par application d’un barème arrêté par
l’administration.
Pour la détermination de la température des liquides mesurés, seul
l’usage soit de thermomètre à mercure, soit de sonde thermique est autorisé
par l’administration.
3° – Les opérations décrites au 1er ci-dessus ont lieu en présence de
l’entrepositaire.
4° – Les caractéristiques techniques des compteurs de mesurage,
des jauges automatiques et des décamètres métalliques sont arrêtées par
l’administration à qui revient le choix et du procédé et de l’agrément des
appareils de mesure retenus.
Art. 76. – 1° – Dans les entrepôts de stockage de produits pétroliers,
les manquants provenant de causes naturelles sont admis, en exonération
totale des droits et taxes, dans les limites définies ci-après et sur justifications
de ces manquants acceptées par l’administration :
– huiles légères et moyennes énumérées à l’article 9 tableau C du dahir
portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) :
2% en volume, par année de 365 jours de stockage ;
– huiles lourdes énumérées à l’article 9 précité :
1% en volume, par année de 365 jours de stockage ;
– gaz liquéfiés visés à l’article 9 précité :
1,2% en poids des quantités placées en entrepôts, quelle que soit
la durée du stockage.
2° – Les manquants supérieurs aux pourcentages visés au 1°
ci-dessus ou ceux inférieurs ou égaux à ces pourcentages, mais pour lesquels
les justifications présentées n’auront pas été acceptées, en tout ou en partie,
sont soumis au paiement des droits et taxes sans préjudice, le cas échéant,
des pénalités encourues.
Art. 77. – 1° – Lorsque les entrepôts de stockage de produits pétroliers
sont soumis à une surveillance permanente de l’administration, les frais de
surveillance et de contrôle, au titre du personnel affecté à cette surveillance,
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
242
affectés, y compris les indemnités professionnelles ou autres ainsi que les
primes telles que les unes et les autres résultent des règlements en vigueur.
Pour le calcul des indemnités de résidence et de charge de famille, les
indemnités seront calculées suivant le taux appliqué aux agents mariés et
ayant trois enfants à charge.
2° – Les concessionnaires ou bénéficiaires auront à effectuer le
paiement desdits frais, à titre de dépenses remboursables à l’Etat, par
trimestre et d’avance, et à prendre l’engagement de payer le supplément
de frais qui pourrait être ultérieurement reconnu pour assurer la surveillance
ou qui résulterait d’une augmentation de traitements, indemnités et primes
accordés auxdits agents, par mesure générale.
3° – Lesdits concessionnaires ou bénéficiaires doivent, d’autre part,
pourvoir au logement des agents affectés à la surveillance, soit en nature, en
dehors de l’enceinte de l’entrepôt, soit au moyen d’une indemnité déterminée
en accord avec l’administration.
Art. 78. – 1° – Lorsque l’administration estime qu’une surveillance
intermittente est suffisante, les concessionnaires d’entrepôt ou bénéficiaires
de l’autorisation d’ouverture d’entrepôt privé particulier sont tenus au paiement,
outre la rétribution prévue à l’article 31-2 du code des douanes précité des
frais de transport des agents de l’administration affectés à cette surveillance,
depuis leurs bureaux ou brigades d’affectation jusqu’aux entrepôts.
Ces frais de transport doivent être acquittés suivant les bases et la
périodicité fixées par l’administration ;
2° – Ces sommes sont versées à la recette des douanes de la
circonscription dans laquelle se trouve l’entrepôt.
Art. 79. – Les concessionnaires d’entrepôt, les bénéficiaires de
l’autorisation d’ouverture d’un entrepôt privé particulier sont tenus de mettre
à la disposition de l’administration tout le matériel et les produits nécessaires
au mesurage des produits stockés et, d’une façon plus générale, à leur
contrôle.
Section II
Raffineries
Art. 80. – 1° – Les dispositions des articles 70, 77 et 79 ci-dessus sont
applicables aux raffineries de produits pétroliers.
2° – Les dispositions des articles 71, 72 et 75 ci-dessus sont applicables
aux contenants affectés aux produits pétroliers raffinés, consommables en
l’état, et auxdits produits.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
243
Art. 82. – 1° – Dans chaque raffinerie, il est tenu, par les soins du
raffineur, un compte général de fabrication reprenant journellement, d’une
part, les quantités de produits bruts mis en oeuvre, d’autre part, les quantités
de produits raffinés obtenus.
2° – Il est tenu, en outre, également par le raffineur, un compte général
des produits imposables. Ce compte reprend :
a) aux charges, en volumes déterminés à 15° C :
1° les quantités de produits obtenus ;
2° les excédents reconnus au cours des inventaires.
b) aux décharges, dans les mêmes conditions :
1° les quantités sorties des raffineries, sous quelque régime douanier
que ce soit ;
2° les quantités consommées pour les besoins de la raffinerie ;
3° les manquants constatés en suite d’inventaires.
Art. 83. – L’administration peut, à tout moment, arrêter la situation du
compte général des produits imposables. Le raffineur est tenu d’assister ou
de se faire représenter aux inventaires.
Art. 84. – A première réquisition de l’administration, le raffineur est
tenu de présenter sa comptabilité commerciale ainsi que tous documents
annexes.
CHAPITRE V
Section I
Art. 85. – 1° – Tout ouvrage, ayant un titre compris entre deux des titres
légaux, est considéré comme appartenant au plus faible de ces titres.
2° – Les objets composés uniquement de platine, d’or et d’argent sont
marqués au poinçon correspondant au métal principal, lorsque la proportion
de l’autre métal ne dépasse pas 3%.
Dans le cas contraire, les objets sont marqués des poinçons juxtaposés,
propres à chaque métal.
Arrêté du Ministre des Finances
de ces objets, ne peuvent, dans tous les cas, être au-dessous du titre légal
minimum.
244
Art. 86. – 1° – Tout ouvrage, doublé par un procédé quelconque ou
plaqué d’or et d’argent, doit porter un poinçon carré sur lequel est empreint,
lisiblement insculpé en toutes lettres, selon le cas, le mot «doublé» ou le mot
«plaqué».
2° – Les ouvrages en métal commun doré ou argenté, ayant l’apparence
de métaux précieux doivent être revêtus d’un poinçon sur lequel est empreint
lisiblement insculpé en toutes lettres, selon le cas, le mot «doré» ou «argenté».
3° – Les ouvrages, qui comportent des parties en métal doré ou argenté
réunies par une monture à des parties de métal précieux, doivent recevoir, sur
chacune de leurs parties, le poinçon afférent au métal employé. Le nom du
métal commun devra être insculpé lisiblement et en toutes lettres sur la partie
composée de ce métal.
Art. 87. – 1° – L’emploi simultané de l’or, de l’argent et d’autres métaux
dans le même objet est autorisé dans les conditions ci-après :
a) lorsque les métaux, autres que l’or et l’argent, employés pour
l’ornemen tation, sont nettement visibles à l’extérieur, avec leurs couleurs
propres, le fabricant doit apposer sur les objets un poinçon portant, lisiblement
insculpé et en toutes lettres, les mots «métaux divers» ou, pour les pièces de
petites dimensions, les lettres «M.D.».
b) lorsque les objets comprennent une substance étrangère ou un
mécanisme non visible, ils doivent porter, lisiblement insculpé et en toutes
lettres, suivant le cas, le mot «bourré» ou «mécan».
2° – Si la proportion de 5% d’or ou de 15% d’argent est atteinte, les
objets sont soumis au contrôle et le fabricant peut faire précéder les mots
«métaux divers», «bourré», ou «mécan» des mots «or», ou «argent».
Dans le cas contraire, cette addition n’est pas autorisée et les objets
sont dispensés de tout contrôle.
3° – Les indications «métaux divers», «bourré», ou «mécan» doivent
être apposées dans les conditions telles que le poinçon de garantie puisse
leur être juxtaposé.
Art. 88. – 1° – L’apposition des poinçons, après essai des ouvrages de
platine, d’or ou d’argent, a lieu dans les conditions suivantes:
a) les objets, qui ont été essayés par analyse ou par spectrométrie,
sont marqués du poinçon du titre sous lequel ils ont été classés ;
b) les objets qui, en raison de leurs petites dimensions, n’ont pu être
essayés qu’au touchau sont marqués d’un poinçon de petite garantie.
2° – Les poinçons de titre sont au nombre de : un pour les ouvrages de
platine, de trois pour les ouvrages d’or et de deux pour les ouvrages d’argent,
correspondant, chacun, à un des titres légaux déterminés par l’article 51 du
dahir portant loi précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
245
Art. 89. – 1° – Les empreintes des poinçons sont conformes aux dessins
figuratifs arrêtés par l’administration.
2° – Les poinçons en usage à Casablanca ne portent aucune marque
distinctive, ceux en usage à Fès, Marrakech, Agadir, Tanger , Rabat, Essaouira
et Oujda sont revêtus d’un différent constitué par la lettre F pour Fès, la lettre
M pour Marrakech, la lettre A pour Agadir, la lettre T pour Tanger, la lettre R
pour Rabat, la lettre E pour Essaouira et la lettre O pour Oujda.
3° – Les empreintes des poinçons sont les suivantes :
- poinçon de garantie platine : un poisson dans un rectangle. Le différent
est placé sous le corps,
- poinçon de premier titre or : une tête de mulet, profil à gauche, avec
le chiffre 1 sur le fond, devant l’œil gauche, le tout dans un rectangle à pans
coupés. Le différent est placé entre le cou et la tête, sur le fond,
- poinçon de 2e titre or : une tête de mulet, profil à gauche avec le chiffre
2 sur le fond devant l’œil gauche, le tout dans un ovale coupé. Le différent est
placé entre le cou et la tête, sur le fond,
- poinçon de 3e titre or : une tête de mulet, profil à gauche avec le chiffre
3 sur le fond devant l’œil gauche, le tout dans un hexagone irrégulier. Le
différent est placé entre le cou et la tête, sur le fond,
- poinçon de 1er titre argent : une tête de vache, profil à gauche, avec le
chiffre 1 sur le fond à gauche, le tout dans un octogone irrégulier. Le différent
est placé au-dessous de la tête,
- poinçon de 2e titre argent : une tête de vache, profil à gauche, avec
le chiffre 2 sur le fond à gauche, le tout dans un cercle. Le différent est placé
au-dessous de la tête,
- poinçon de petite garantie or : une tête de gazelle, profil à droite dans
un losange formé de cercles. Le différent est placé au dessus de la tête,
- poinçon de petite garantie argent : une tête de bélier, profil à droite,
dans un rectangle aux angles arrondis. Le différent est placé dans l’angle
inférieur à gauche,
- poinçon d’importation or : un papillon dans un listel à forme découpée.
Le différent est placé au-dessous de l’aile gauche,
- poinçon d’importation argent : un vautour placé dans un listel en forme
de rectangle irrégulier. Le différent est placé derrière la tête, dans l’angle
supérieur à droite,
- poinçon de recense : une palme dans un listel à forme ovale irrégulier.
Le différent est placé dans la partie supérieure,
Arrêté du Ministre des Finances
246
Art. 90. – La garde des poinçons, en cours de service et de ceux en
réserve, est assurée par les agents des bureaux douaniers de garantie qui les
enferment dans un coffre-fort à deux serrures.
Art. 90 bis. – Un poinçon du fabricant dit « poinçon de maître », agréé
par l’administration conformément aux modalités fixées par l’article 90 ter
ci-dessous, peut être apposé avant présentation des ouvrages en métaux
précieux aux bureaux de garantie pour l’essai, et la marque en cas de
conformité au titre légal.
Art. 90 ter. 1°- La demande d’agrément du poinçon de maître est
déposée auprès de l’administration.
La forme et le contenu de cette demande ainsi que les documents à y
joindre, sont fixés par l’administration.
La réponse de l’administration doit être communiquée dans un délai
n’excédant pas 45 jours à compter de la date de réception de la demande ou
de la date où cette demande a été complétée.
2°- Le poinçon de maître à enregistrer peut prendre la forme d’un signe
distinctif du fabricant permettant de l’identifier. Il peut consister en lettres,
chiffres, mots, représentations graphiques ou logos, seuls ou combinés.
Ce poinçon ne doit pas ressembler ou être identique à des poinçons
officiels, à d’autres poinçons de maître déjà enregistrés, à des marques de
commerce ou de fabrique déposées par d’autres personnes que le requérant
ou à des abréviations d’organisations internationales.
3°- L’administration tient la liste des poinçons de maîtres agréés.
4°- L’agrément du poinçon de maître est valable pour une durée
de 20 ans, à compter de la date d’émission de la décision d’agrément par
l’administration. Cet agrément peut être prorogé chaque fois de 20 ans, sur
demande à présenter trois mois avant l’expiration de l’échéance. Si la durée
de validité a expiré sans qu’une demande de prorogation n’ait été présentée
en temps opportun, le poinçon de maître est radié de la liste tenue par
l’administration.
5°-En cas de cessation d’activité, le poinçon de maître est remis à
l’administration par son dépositaire, dans un délai de trois mois.
6°- La garde du poinçon de maître est assurée par le fabriquant qui est
tenu responsable de son propre usage.
Section II
De la fabrication et de la vente
Art. 91. – 1° – La déclaration prévue par l’article 4 du dahir portant
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
247
établissements où sont fabriqués des ouvrages de platine, d’or ou d’argent
ainsi que des ouvrages dorés ou argentés par des procédés galvaniques ou
électrochimiques.
2° – Les dispositions du 1° ci-dessus s’appliquent, également, aux
marchands desdits ouvrages.
Art. 92. – Les fabricants ou marchands habitant au siège d’un bureau
douanier de garantie feront la déclaration visée à l’article 91 ci-dessus sur
un registre ad hoc et signeront la souche. Ceux qui exercent leur profession
en dehors du siège d’un bureau douanier de garantie adresseront au bureau
dont ils relèvent cette déclaration, sous forme de simple lettre avec signature
légalisée. Aux uns et aux autres, il sera délivré un récépissé qui devra être
présenté à toute réquisition.
Art. 93. – Tout fabricant ou marchand doit :
– tenir affiché, dans un lieu apparent de ses ateliers ou magasins, un
tableau fourni, à titre onéreux, par l’administration, reproduisant les divers
poinçons en cours ;
– inscrire sur un registre, côté et paraphé par le chef du bureau douanier
de la garantie, l’entrée et la sortie des ouvrages qu’il achète ou vend ainsi que
ceux qui lui sont donnés en réparation. Ce registre doit être présenté à toute
réquisition des agents désignés à cet effet.
Art. 94. – 1° – Les marchands ambulants, y compris les voyageurs
de commerce munis d’échantillons et vendant au public, doivent, avant toute
mise en vente, faire par écrit et contre récépissé, au bureau douanier de
la garantie le plus proche de leur domicile pour les résidents marocains ou
au bureau douanier d’importation pour ceux qui viennent de l’étranger, une
déclaration générale de leurs ouvrages ou échantillons.
2° – Ces commerçants doivent être porteurs, en permanence, au cours
de leur tournée, du tableau des poinçons et du registre visés à l’article 93
ci-dessus.
Art. 95. – Les factures remises aux acheteurs doivent indiquer, si la
demande en est faite, le titre des objets vendus.
Art. 96. – 1° – Les fonctionnaires, courtiers assermentés et tous agents
chargés de procéder à la vente aux enchères publiques, conformément à
la législation en vigueur, d’ouvrages de platine, d’or ou d’argent sont tenus
d’en faire la déclaration et de présenter les objets au bureau douanier de la
garantie du lieu de la vente, quarante-huit heures au moins avant la date fixée
pour celle-ci.
2° – Les agents du bureau douanier de la garantie poinçonnent les
objets, s’il y a lieu, et les renvoient à l’agent chargé de la vente avec le
décompte des droits exigibles.
Ces droits demeurent, dans tous les cas, acquis au Trésor. Ils sont
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
248
Section III
Règles applicables à l’importation
Art. 97. – 1° – Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent importés au
Maroc sont déclarés au bureau douanier d’importation.
2° – Après pesage et constitution en dépôt, dans les formes prévues
aux articles 103 et 107 ci-après, ces ouvrages sont envoyés par les soins de
l’administration au bureau douanier de la garantie compétent territorialement
où ils sont soumis aux règles applicables aux objets de fabrication marocaine,
sous réserve de l’obligation d’exportation énoncée à l’article 106-2° ci-après
en cas de titres inférieurs aux minima visés à l’article 51 du dahir portant loi
précité n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
Pour les importations opérées par la voie postale, les formalités
d’introduction sont déterminées par décision conjointe du directeur de
l’administration et du ministre des postes et télécommunications.
Art. 98. – Les ouvrages en doublé, en plaqué, en métaux divers, en
métal commun doré ou argenté, importés au Maroc, sont soumis aux règles
applicables aux objets de même nature de fabrication locale. Les marques,
prescrites par les articles 86 et 87 ci-dessus, doivent être insculpées, soit
avant leur importation, soit par l’importateur lui-même, avant tout enlèvement
du bureau des douanes.
Art. 99. – Les ouvrages de platine, d’or ou d’argent, de retour au Maroc,
et revêtus des poinçons originaux en cours, sont réadmis en franchise après
vérifi¬cation, par le bureau de douane d’importation et, en cas de doute, par
le bureau douanier de la garantie compétent territorialement, de la régularité
des poinçons réglementaires.
Section IV
Règles applicables à l’exportation
Art. 100. – Lorsqu’un fabricant ou négociant voudra exporter des
ouvrages neufs de platine, d’or ou d’argent portant les poinçons réglementaires
pour les vendre à l’étranger, il devra en faire la déclaration écrite au bureau
douanier de la garantie dont il relève et présenter ces ouvrages.
Art. 101. – L’expédition ne peut avoir lieu qu’en boites scellées aux
bureaux douaniers de la garantie. L’exportation doit être constatée par
la douane, dans un délai de trois mois, sur l’exemplaire de la déclaration
d’exportation remis à l’exportateur par le bureau douanier de la garantie.
Section V
Des bureaux de garantie –
Arrêté du Ministre des Finances
Compétence - Fonctionnement
Code des Douanes et Impôts Indirects
249
– Bureau de Rabat :
-- Les préfectures de Rabat, de Salé et de Skhirate-Temara ;
-- Les provinces de Kénitra, de Khémisset, de Sidi-Kacem et de Sidi Slimane.
– Bureau de Casablanca :
-- Les Préfectures de Casablanca et de Mohammedia ;
-- Les provinces d’El Jadida, de Nouaceur, de Médiouna, de Benslimane,
de Berchid, de Settat, de Sidi Bennour, de Béni Mellal, d’Azilal, de Fquih Ben
Salah et de Khouribga.
– Bureau de Fès :
-- Les préfectures de Fès et de Meknès ;
-- Les provinces d’El-Hajeb, d’Ifrane, de Moulay Yacoub, de Sefrou, de
Boulmane, de Taounate, de Taza et de khénifra.
– Bureau de Marrakech :
-- La préfecture de Marrakech ;
-- Les provinces de Chichaoua, d’Al Haouz, d’El Kelaâ-des-Sraghna,
de Rehamna, de Youssoufia, d’Errachidia, d’Ouarzazate, de Midelt, de Tinghir
et de Zagora.
– Bureau d’Essaouira :
-- Les provinces d’Essaouira et de Safi.
– Bureau d’Oujda :
-- La préfecture d’Oujda–Angad ;
-- Les provinces de Nador, de Driouch, de Jerada, de Berkane, de
Taourirt, de Guercif et de Figuig.
– Bureau d’Agadir :
-- Les préfectures d’Agadir–Ida-ou-Tanane et d’Inezgane Aït-Melloul ;
250
Art. 103. – 1° – Les dépôts d’ouvrages à contrôler, autres que ceux
importés, présentés au moment de leur introduction, sont faits au bureau
douanier de la garantie compétent territorialement.
2° – Le dépôt est constaté, contradictoirement avec le déposant ou son
man¬dataire régulier, qui signe la déclaration de dépôt et auquel il est délivré
un récé¬pissé extrait d’un carnet à souches.
3° – La déclaration indique le poids des ouvrages. Si le même objet
com¬prend, à la fois, du platine, de l’or et de l’argent ou l’un ou l’autre de
ces métaux avec des garnitures en métaux autres que précieux, les poids
respectifs du platine, de l’or et de l’argent sont indiqués dans la déclaration.
Art. 105. – 1° – Les prises d’essai sont faites sur les parties non soudées,
de manière à constater le titre du métal constitutif. L’essayeur s’assure, au besoin
par la fonte de la prise, que l’emploi de la soudure n’a pas été abusif et ne dépasse,
dans aucun cas, la proportion déterminée à l’article 51 du dahir portant loi susvisé
n° 1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977).
2° – Les grenailles et prises d’essai sont remises, en leur état, à leurs
propriétaires.
Art. 106. – 1° – S’il résulte des vérifications faites par l’essayeur que les
ouvrages sont au titre déclaré ou à un titre supérieur, sous réserve des exceptions
énoncées à l’article 104-2° ci-dessus, ces ouvrages sont, après paiement des
droits d’essai, revêtus de l’empreinte du poinçon correspondant au titre déclaré et
remis à l’intéressé.
2° – Dans le cas contraire, c’est-à-dire lorsque l’essai donne un résultat
inférieur au titre déclaré, en ce qui concerne les ouvrages fabriqués au Maroc, ou
au plus bas titre légal, pour les ouvrages visés à l’article 104-2°, les objets compris
dans la déclaration sont ou retournés au bureau des douanes pour être exportés,
immédiatement, s’il s’agit d’ouvrages présentés au contrôle au moment de leur
importation, ou remis après avoir été brisés s’il s’agit de tous autres ouvrages.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
251
conditions prévues ci-dessus. Si les résultats du nouvel essai et du premier essai
sont concordants, les objets sont remis, après avoir été brisés, contre versement
du prix du second essai.
Art. 107. – Pendant le temps des essais les ouvrages sont conservés au
bureau de la garantie sous la garde et la responsabilité de l’administration.
Art. 108. – Dans tous les cas d’essai par coupellation, les boutons d’essai
sont remis au propriétaire des ouvrages.
Aucune contestation du fait d’une différence de poids résultant des
opérations n’est recevable.
Art. 109. – Le retrait des ouvrages poinçonnés, ou brisés, ne peut avoir lieu
que contre restitution du récépissé de dépôt revêtu de la décharge du déposant.
Art. 110. – 1° – Les ouvrages poinçonnés non retirés dans le délai de trois
mois à partir de la date de l’avis de demande de retrait donné par lettre recom
mandée, sont vendus aux enchères publiques par les soins de l’administration.
Le produit de la vente est, après prélèvement des droits d’essai, consigné
dans les conditions prévues par l’article 98 du code des douanes précité.
2° – Il en est de même pour ceux qui, reconnus de titre inférieur, soit après
le premier essai, soit après le second essai, ne sont pas réclamés dans ledit délai,
et qui ont été brisés à l’expiration de ce délai.
Les droits de ces essais sont prélevés sur le produit de la vente.
TITRE II abrogé (Cf. article 2 de l’AMF n° 1570-87 du 30.12.1987)
252
Arrêté du ministre des finances n° 1310-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) fixant les modèles des certificats d’origine délivrés par l’administration
des douanes et impôts indirects ainsi que les conditions d’intervention de
cette administration en cette matière.
Abdellatif GHISSASSI
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
253
Arrêté du ministre des finances n° 1311-77 du 17 Kaada 1397 (31 octobre
1977) fixant les conditions de détermination du poids des marchandises
importées et exportées.
ARRETE :
Abdellatif GHISSASSI
254
Arrêté du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de
l’Administration n° 2984.20 du 10 rabii II 1442 (26 novembre 2020) fixant
les bureaux et postes de douane et leurs compétences.
Mohamed BENCHAABOUN
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
255
Annexe n°1 de l’arrêté n° 2984-20 du 10 rabii II 1442 (26 novembre 2020)
fixant les bureaux et postes de douane et leurs compétences.
- Agadir-ville ; - Mohammedia ;
- Ahfir ; - Nador ;
- Al-Hoceima ; - Nador-Port ;
- Bab-Sebta ; - Nouasser ;
- Casablanca-Extérieur ; - Ouarzazate ;
- Casablanca-Port ; - Rabat ;
- Ed-Dakhla ; - Rabat-Salé ;
- Essaouira ; - Safi ;
- Fès-Ville ; - Settat ;
- Jorf-Lasfar ; - Tanger-Méditerranée ;
- Kénitra ; - Tanger-ville ;
- Laâyoune ; - Tan-Tan ;
- Larache ; - Taza ;
- Meknès ;
Postes :
- Belyounech ;
256
- Casablanca-Port - Surveillance ; - Nouasser-Surveillance ;
- Ed-Dakhla ; - Nouasser-Voyageurs ;
- Essaouira ; - Ouarzazate ;
- Farkhana ; - Oujda ;
- Fès-Saiss ; - Oujda-Angads ;
- Fès-ville ; - Rabat ;
- Fnideq-Mixte ; - Rabat-Salé ;
- Guerguarate ; - Ras-Kabdana ;
- Jebha ; - Safi ;
- Jorf-Lasfar ; - Settat ;
- Nador-Port ; - Zaio ;
257
Annexe n°2 de l’arrêté n° 2984.20 du 10 rabii II 1442 (26 novembre 2020)
fixant les bureaux et postes de douane et leurs compétences.
Bureaux Compétences
être exeptionnellement
ouverts à certaines
opérations commerciales
258
Arrêté du ministre des finances n° 1315-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977)
fixant les heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de douane.
ARRETE :
Abdellatif GHISSASSI.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
259
Arrêté du ministre des finances n° 1316-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) fixant la liste des bureaux ou postes de douane ouverts à l’entrée
et à la sortie des marchandises transportées par les voies terrestres
en provenance ou à destination de l’étranger et précisant les chemins
directs y conduisant1(1).
ARRETE :
Abdellatif GHISSASSI.
1 Modifié par l’arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et du tourisme n° 947-02 du 7
(1)
260
Arrêté du ministre des finances n° 1318-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) autorisant le dépôt des déclarations en détail de certaines des
marchandises avant leur arrivée au bureau de douane et fixant le délai
de dépôt des déclarations en détail.2(1)
Abdellatif GHISSASSI.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
2 (1)
Tel qu’il a été modifié par l ‘Arrêté du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 2916-
95 du 08 Chaabane 1416 (30 Décembre 1995) (B.O. n° 4339 bis du 9 Chaabane 1416 (31/12/1995), et
par l’arrêté du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 1835 - 96 du 6 Joumada I 1417
(20 septembre 1996) (B.O. n° 4428 du 25 Joumada II 1417 (7-11-96).
261
Arrêté du ministre des finances n° 1319-77 du 17 kaada 1397 (31 octobre
1977) relatif aux déclarations en douane autres que sommaires3(1).
ARRETE :
TITRE PREMIER
DISPOSITIONS COMMUNES AUX DECLARATIONS EN DETAIL
ET AUX DECLARATIONS PROVISOIRES
3 (1)
Tel qu’il a été modifié par l’arrêté du ministre des finances n° 91-1791 du 19 joumada II 1412(26/12/1991-
BO n° 4131 du 1/01/1992), l’arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs n° 1218-96
du 24 Moharrem 1417 (11 Juin 1996) (B.O n° 4391 bis du 14 Safar 1417 (1er Juillet 1996) et par arrêté
du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 429-97 du 9 Kaada 1417 (19 mars 1997)
(B.O. n° 4478 du 23 hija 1417 (1er/05/1997) et par l’arrêté du Ministre des Finances et des Investissements
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Extérieurs n° 1021-97 du 3 Safar 1418 (9 juin 1997) (B.O. n° 4500 du 11 rabii I 1418 (17 juillet 1997) et
par arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 1973-98 du 28 joumada II 1419 (20 octobre 1998)
(B.O n° 4636 du 15 rejeb 1419 (5/11/98), et par AMFn° 417-01 du 20 février 2001, B.O n° 4888 du 5 avril
2001, et par AMF n° 997-01 du 1 juin 2001 B.O n° 4914 du 5 juillet 2001, et par AMF n° 1411-01 du 20
juillet 2001, B.O n° 4932 du 6 septembre 2001, et par AMEF. n° 2454-14 du 9 juillet 2014, B.O. n° 6288 du
4 septembre 2014 et par AMEF. n° 2453-17 du 29 décembre, B.O n° 6644 du 1er février 2018.
262
Art. 3. – Les interlignes ou surcharges ne sont pas admises.
Les ratures et les renvois ou apostilles doivent être expressément
approuvés par le signataire de la déclaration en détail ou provisoire ou,
éventuellement, par le soumissionnaire et par sa caution, suivant que lesdites
ratures, renvois ou apostilles intéressent la déclaration proprement dite ou les
soumissions.
TITRE II
DISPOSITIONS PARTICULIERES AUX DECLARATIONS EN DETAIL
CHAPITRE PREMIER
Nombre et énonciations de ces déclarations
04/09/2014).
Code des Douanes et Impôts Indirects
263
CHAPITRE II
Documents à annexer aux déclarations
en détail
264
TITRE III
DISPOSITIONS PARTICULIERES
AUX DECLARATIONS PROVISOIRES
3° – le nombre, l’espèce, les marques et numéros des colis ou, pour les
marchandises transportées en vrac, l’identification des moyens de transport ;
4° – la nature de la marchandise ;
265
TITRE IV
DECLARATION VERBALE, DECLARATION OCCASIONNELLE,
DECLARATION CONVENTIONNELLE, DECLARATION SIMPLIFIÉE
D’IMPORTATION ET D’EXPORTATION DES ECHANTILLONS,
MODÈLES, SPECIMENS ET COUPE-TYPES, DECLARATION
D’ADMISSION TEMPORAIRE ET D’EXPORTATION TEMPORAIRE DES
VEHICULES A USAGE COMMERCIAL UTILISES EN TRAFIC ROUTIER
INTERNATIONAL ET DES CONTENEURS - DECLARATION SIMPLIFIÉE,
DECLARATION D’ENTREE ET DE SORTIE DES MARCHANDISES
EN ZONE D’ACCELERATION INDUSTRIELLE
CHAPITRE PREMIER
Déclaration verbale
CHAPITRE II
Déclaration occasionnelle
au dédouanement :
266
b – des articles de mobilier, en suite d’opérations telles que transfert de
résidence, héritage ;
CHAPITRE III
Déclaration conventionnelle
CHAPITRE IV
Déclarations d’admission temporaire et d’exportation
temporaire des véhicules à usage commercial utilisés
en trafic routier international
Art. 17 bis. – L’admission temporaire des véhicules à usage commercial,
utilisés en trafic routier international, fait l’objet de la déclaration en douane
D17 dont le modèle figure en annexe IV au présent arrêté.
CHAPITRE V
(Abrogé)
CHAPITRE VI
Déclaration simplifiée d’importation
et d’exportation des échantillons,
modèles, spécimen et coupes-types
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
267
coupes-types d’une valeur ne dépassant pas cinq mille (5.000,00) dirhams
ainsi que l’exportation des produits compensateurs correspondants peuvent
être couvertes par une déclaration intitulée déclaration simplifiée d’importation
et d’exportation des échantillons, modèles, spécimen et coupes-types,
conforme au modèle joint en annexe VI au présent arrêté.
CHAPITRE VII
Déclaration simplifiée
CHAPITRE VIII
Déclaration d’entrée et de sortie
des marchandises en zone d’accélération industrielle
CHAPITRE IX
Dépôt des déclarations par procédés électronique
ou informatique
268
Art. 18. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à compter du
20 moharrem 1398 (31 décembre 1977).
Abdellatif GHISSASSI.
269
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
270
271
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
272
273
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
274
275
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
276
277
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
278
279
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
280
281
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
282
283
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Arrêté du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de
l’Administration n° 840-21 du 18 chaabane 1442 (1er avril 2021) fixant les
pièces justificatives composant le dossier de demande de remboursement
sous le régime de drawback ainsi que les délais de remboursement.
ARRETE :
MOHAMMED BENCHAABOUN
284
Arrêté du ministre des finances n° 871-78 du 19 moharrem 1398
(30 décembre 1977) relatif aux freintes de transport sous douane de cer
tains produits pétroliers.
ARRETE :
Abdellatif GHISSASSI.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
285
Arrêté du ministre des finances n° 450-84 du 25 rejeb 1404 (27 avril
1984) relatif à la déclaration des marchandises transportées par la voie
maritime à l’intérieur du territoire douanier.
LE MINISTRE DES FINANCES,
Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l’administration
des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), notamment les articles 74-3° et 166
bis,
ARRETE :
TITRE PREMIER
FORME DE LA DECLARATION
TITRE II
NOMBRE ET ENONCIATIONS DE LA DECLARATION
286
2. Ie nom ou la raison sociale du déclarant ;
3. la nationalité et le nom du navire transporteur;
4. les marques et numéros, le nombre et l’espèce des colis;
5. le poids brut, la valeur et la nature des marchandises à transporter ;
6. le pavillon et le port d’attache du navire transporteur ;
7. la date d’établissement du document douanier et la signature du
déclarant .
TITRE III
DOCUMENTS A ANNEXER
A LA DECLARATION
TITRE IV
Art. 7. – Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin Officiel
et prendra effet à compter du 29 rejeb 1404 (1er mai 1984).
Abdellatif JOUAHRI
287
Arrêté du ministre finances n° 887-84 du 5 moharrem 1405 (1er octobre 1984)
fixant les conditions et les limites dans lesquelles sont exonérés, de la
taxe intérieure de consommation, les freintes de fabrication, de transport
ou de manipulations et les déficits provenant de causes naturelles,
constatés sur les vins sous douane.
ARRETE
ABDELLATIF JOUAHRI
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
288
Arrêté du ministre des finances n° 1790-91 du 19 Joumada ll 1412
(26 décembre 1991) relatif au dépôt des déclarations sommaires par
procédés informatiques.
ARRETE :
Dans ce cas, et en vertu des dispositions de l’article 203 bis du code des
douanes et impôts indirects susvisé, la signature des déclarations sommaires
est remplacée par un code d’identification du déclarant, selon des modalités
fixées par l’administration des douanes et impôts indirects.
289
La déclaration ainsi transmise et enregistrée engage entièrement le
déclarant.
Mohamed BERRADA
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
290
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 1773-95 du 24 moharrem 1416 (23 Juin 1995) fixant les conditions de
contrôle, de surveillance et de fonctionnement de l’entrepôt Industriel
franc.
291
Art. 5. - (abrogé)
Art. 7. - (abrogé)
292
Art. 11. - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
officiel.
Rabat. le 24 moharrem 1416 (23 juin 1995).
Mohammed KABBAJ
293
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 2754-95 du 21 joumada II 1416 (15 novembre 1995) relatif à l’estampillage
des bouteilles des boissons alcoolisées.
ARRETE :
Art. Premier – Les bouteilles des boissons alcoolisées, autres que
les vins, les whisky et les bières, importées ou produites localement, d’une
contenance égale ou supérieure à 25 centilitres, ne peuvent être cédées aux
détaillants et aux particuliers, ou par eux détenues, qu’en bouteilles revêtues
d’une estampille de contrôle.
Art. 2 - Les estampilles de contrôle sont délivrées par l’administration
des douanes et impôts indirects sur présentation de la quittance de paiement
des droits et taxes.
Art. 3 - Les importateurs et les producteurs recevront un nombre
d’estampilles correspondant au nombre des bouteilles servant à la
commercialisation des boissons alcoolisées.
Art. 4 - L’estampille devra être collée par dessus la capsule de la
bouteille ou de tout autre système de fermeture, les deux extrémités étant
rabaissées sur le goulot de la bouteille auquel elle devra être maintenue au
moyen d’un adhésif puissant et transparent permettant la lecture du numéro
de l’estampille.
Art. 5 - Les deux extrémités de l’estampille ainsi que l’adhésif devront
demeurer intacts et en place, même après ouverture de la bouteille.
Art. 6 - Pour les bouteilles des boissons alcoolisées existant en
stock, les estampilles seront délivrées aux intéressés sur présentation d’une
déclaration des stocks indiquant le nombre de bouteilles détenues ainsi que
les références des déclarations d’importation ou de mise à la consommation
et des quittances de règlement des droits et taxes.
Art. 7 - Le directeur général de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter du 1er juillet 1996.
Art. 8 - Le présent arrêté sera publié au Bulletin officiel.
Arrêté du Ministre des Finances
Mohammed KABBAJ.
294
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 1836-96 du 6 joumada I 1417 (20 septembre 1996) fixant les conditions
et les proportions des produits compensateurs pouvant être mis à la
consommation en suite d’admission temporaire pour perfectionnement
actif4((1).
ARRETE :
MOHAMMED KABBAJ.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
4 L’expression “admission temporaire” a été remplacée par admission temporaire pour perfectionnement
(1)
295
Arrêté conjoint du ministre des finances et des investissements extérieurs
et du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat n° 2422-96 du
20 rejeb 1417 (2 décembre 1996) fixant les conditions particulières de
régularisation des comptes d’admission temporaire(1).
MOHAMMED KABBAJ
ANNEXE
Tableau des taux minimums d’apurement propres à certaines
marchandises placées sous le régime de l’admission temporaire
Emballages en carton................................................ 98 %
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Accessoires...............................................................
97 %
296
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs n° 2444-96
du 21 rejeb 1417 (3 décembre 1996) fixant les conditions de rectification
des déclarations sommaires.
LE MINISTRE DES FINANCES ET DES INVESTISSEMENTS
EXTERIEURS,
ARRETE :
Article premier. - Dans un délai de vingt jours courant à compter de
la date d’enregistrement de la déclaration sommaire, le déclarant ou son
mandataire peut être autorisé à rectifier les énonciations de ladite déclaration
sur demandes présentées à l’administration des douanes et impôts indirects
appuyées de toute justification utile ou nécessaire.
Mohammed KABBAJ.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
(*) Les arrêtés 1317-77 et 449-84 susvisés ont été abrogés et remplacés par l’arrêté 1035-03 du
28 mai 2003.
297
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs
n° 420-97 du 8 kaada 1417 (18 mars 1997) fixant les conditions particulières
de cession des papiers destinés à l’impression des journaux.
298
Art. 4. - La sortie d’entrepôt des papiers s’effectue au vu des bons de
livraison et/ou de factures correspondants.
Art. 5. - Le délai de quatre mois prévu par le dahir du 3 mai 1952 pour
la production par l’imprimeur des justifications d’emploi des papiers à l’usage
privilégié, court à partir de la date de clôture de la déclaration provisionnelle5(1).
MOHAMMED KABBAJ.
5 (1)
Ce délai a été porté à un an par la loi de Finances 2004.
299
Arrêté du ministre des finances et des investissements extérieurs n° 421-97
du 9 kaada 1417 (19 mars 1997) fixant les conditions particulières de
cession de certains articles d’emballage et accessoires6(1).
6 (1)
Modifié par AMF 2746-97 du 28 joumada II 1418 (31/10/1997).
7 (2)
Les expressions admission temporaire et importation temporaire ont été remplacées par admission
temporaire pour perfectionnement actif et admission temporaire.
300
Aux déclarations de cession seront annexés les factures et/ou bons de
livraison susvisés.
MOHAMMED KABBAJ.
301
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1302-99 du 6 joumada
I 1420 (18 août 1999) modifiant le taux de la majoration applicable au
paiement par obligations cautionnées des droits de douanes et autres
droits et taxes dus à l’importation ou l’exportation.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
302
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1067-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant les conditions de saisine et de fonctionnement
des commissions consultatives en matière douanière8(1).
- La valeur en douane ;
- L’espèce tarifaire ;
- L’origine des marchandises ;
- L’appréciation de la validité et/ou de l’authenticité des documents
présentés ;
- L’examen de résultats contradictoires d’analyses réalisées sur des
marchandises ;
- L’appréciation des déficits et des excédents par rapport aux
éléments quantitatifs constatés.
2° Le délai de saisine des commissions est de 60 jours à compter de la
date d’enregistrement de la déclaration en douane ou de l’affaire contentieuse
ou de la date de la décision de l’administration suite à un recours administratif :
gracieux ou hiérarchique.
8 (1)
Modifié par arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 863-04 du 24 Rabii I 1425 (14/05/2004) B.O
n° 5226 du 1er/07/2004).
303
Toutefois, en cas de silence de l’administration, après les quinze
(15) jours qui suivent la date de la réunion au cours de laquelle l’avis de la
commission locale de concertation a été exprimé, le délai de saisine de la
commission consultative et de recours court à compter de l’expiration du délai
de 15 jours précité.
Art. 5. - Les avis émis par chaque commission concernant les litiges et
contestations en matière douanière font l’objet de procès-verbaux signés par
tous les membres de la commission présents à la réunion, à l’exception de
l’opérateur économique ou de son représentant.
304
Art. 6. – La commission se réunit valablement en présence du
président, du représentant du département ministériel chargé de la ressource,
du représentant du groupement professionnel concerné et de l’opérateur
économique ou de son représentant.
Les avis sont pris par consensus ou, à défaut, à la majorité des voix des
membres présents.
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
305
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1068-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant le délai au-delà duquel la déclaration sommaire,
déposée par anticipation, est annulée par l’administration
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
306
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 733-10 du 18
rabii I 1431 (5 mars 2010) fixant les modalités d’organisation du test
d’aptitude professionnelle pour l’obtention de l’agrément de transitaire
en douane.
LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES,
Vu le code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de
l’administration des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant
loi n° 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 68-2,
ARRETE
Article Premier : Le test d’aptitude professionnelle pour l’obtention
de l’agrément de transitaire en douane est organisé une fois par an par
l’administration des douanes et impôts indirects au mois d’octobre.
Article 2 : la date et le lieu du test ainsi que la date limite de dépôt
du dossier de candidature sont fixés par décision du directeur général de
l’administration.
La décision du directeur général de l’administration, visée à l’alinéa
précédent, est publiée également dans un journal d’annonces légales deux
mois avant la date du test.
La liste des candidats éligibles au test est publiée sur le site internet de
l’Administration quinze jours après forclusion du délai fixé pour le dépôt des
candidatures.
Article 3 : la commission du test est composée au moins de cinq
personnes dont un président, désignées par le directeur général de
l’administration parmi le personnel de cette administration.
La commission de surveillance est composée au moins de trois personnes
dont un président, désignées par le directeur général de l’administration.
Article 4 : le test d’aptitude professionnelle pour l’obtention de l’agrément
de transitaire en douane sera organisé en une séance de trois heures portant
sur un examen écrit relatif aux matières ci-après :
Classement tarifaire 3
Traitement des déclarations sur le système informatique de
3
l’ADII
307
Article 5 : Les candidats admissibles à l’examen écrit, dont la liste
est publiée sur le site internet de l’administration, sont convoqués pour un
entretien oral qui porte sur des questions douanières.
Ne sont admis à passer l’entretien oral que les candidats ayant obtenu
au moins une note de 12/20 à l’examen écrit.
Sont réputés avoir réussi au test, les candidats ayant obtenu une
moyenne générale au moins égale ou supérieure à 12/20.
La note finale est calculée en tenant compte d’un coefficient de 2/3 pour
le test écrit et de 1/3 pour l’entretien oral.
La commission de l’examen arrête la liste des candidats admissibles au
test et établit un procès verbal à cet effet. Cette liste est publiée sur le site
internet de l’administration.
Article 6 : Est abrogé l’arrêté du ministre de l’économie et des finances
n° 1070-00 du 23 Joumada I 1421 (24 août 2000) fixant les modalités
d’organisation du test d’aptitude professionnelle pour l’obtention de l’agrément
de transitaire en douane.
Article 7 : Le directeur général de l’administration des douanes et
impôts indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié
au bulletin officiel.
SALAHEDDINE MEZOUAR
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
308
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1071-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant les formes et modalités de tenue des écritures
permettant le suivi des comptes sous régimes économiques en douane
suspensifs.
309
- la raison sociale et l’adresse du sous-traitant ;
- les quantités des marchandises restituées après transformation ou
complément de main-d’œuvre .
Selon la nature des marchandises, la tenue du registre peut être faite
au poids, au mètre, en volume, en surface ou en nombre .
Art. 4 - Les bénéficiaires des régimes de l’entrepôt de stockage, de
l’entrepôt industriel franc, de l’admission temporaire pour perfectionnement
actif, de la transformation sous douane ou de l’admission temporaire tiennent
un registre coté et paraphé par l’administration où sont inscrites les opérations
réalisées dans le cadre de l’un de ces régimes, notamment:
- la nature, les valeurs et les quantités des marchandises placées sous
ce régime ;
- la nature, les quantités et valeurs des marchandises admises en apurement
pour lesquelles des déclarations en détail ont été déposées.
Art. 5 - Les opérations réalisées sous les régimes de l’exportation
temporaire pour perfectionnement passif ou de l’exportation temporaire
doivent être inscrites dans un registre coté et paraphé par l’administration,
faisant ressortir, notamment :
- l’espèce, les quantités et les valeurs des marchandises exportées ;
- l’espèce, les quantités et les valeurs des marchandises réimportées
en apurement ainsi que, le cas échéant, l’espèce, les quantités et les valeurs
des déchets.
Art. 6 - Le directeur de l’administration des douanes et impôts indirects
est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin
Officiel.
Rabat, le 23 Joumada I 1421 (24 août 2000)
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
310
Annexe à l’arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1071-00 du
23 Joumada I 1421(24 août 2000) fixant les formes et modalités de tenue
des écritures permettant le suivi des comptes sous régimes économiques
en douane suspensifs.
ENTREES SORTIES
311
ANNEXE II
…………………………………………………………….……………………………….………………………......………………
…………………………….………………………………………………………………………………………......………………
…………………………………………………………….……………………………….………………....………………………
…………………………………………………………….……………………………….…………………......……………………
- Adresse ………………………………………….……………………………….………………………………....………
…………………………………………………………….……………………………….…………………………………….....…
312
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1072-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant la valeur des matériels et outillages usagés à
importer, en franchise des droits et taxes, par les marocains résidant à
l’étranger à l’occasion de leur retour définitif.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
313
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1073-00 du 23 Joumada
I 1421 (24 août 2000) fixant la proportion des produits compensateurs
pouvant être mise à la consommation en suite du régime de l’entrepôt
industriel franc.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
314
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1074-00 du 23 Joumada
I 1421 (24 août 2000) accordant la dispense de caution pour certaines
opérations sous régimes économiques suspensifs.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
315
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1075-00 du 23 Joumada I
1421 (24 août 2000) fixant le délai pour déclarer les éléments quantitatifs
relatifs à la déclaration provisionnelle.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
316
Arrêté conjoint du ministre de l’économie et des finances et du ministre de
l’industrie, du commerce et de l’artisanat n° 1124-00 du 23 Joumada I 1421
(24 août 2000) fixant la liste des marchandises admissibles sous les
régimes de l’entrepôt industriel franc et de l’admission temporaire pour
perfectionnement actif et qui ne se retrouvent pas ou qui ne se retrouvent
que partiellement dans les produits compensateurs.
ARRETENT:
- La pierre ponce ;
- Les grenailles ;
- Les diluants ;
317
La décision de l’administration autorisant ces opérations indique les
conditions auxquelles peuvent être soumises les marchandises ne figurant pas
dans l’article premier.
318
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et du
tourisme n° 1437-01 du 16 Joumada I 1422 (6 août 2001) fixant les délais
pour présenter une déclaration complémentaire.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
319
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et
du tourisme n°444-02 du 30 hija 1422 (15 mars 2002) fixant le taux de
l’intérêt de retard à percevoir en cas de paiement, au-delà des délais
légaux, des droits et taxes prévus par le code des douanes et impôts
indirects relevant de l’administration des douanes et impôts indirects.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
320
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et
du tourisme n°486-02 du 5 moharrem 1423 (20 mars 2002) désignant
les laboratoires chargés de la détermination de la composition et de
tous autres éléments caractéristiques des marchandises et produits
présentés à l’administration des douanes et impôts indirects.
• en matières plastiques;
• en matières textiles;
• en verre.
321
4° – Laboratoire national de contrôle des médicaments, pour les
médicaments et les substances médicamenteuses (Rabat);
5° – Laboratoire d’analyses et de recherches vétérinaires de Tanger;
6° – Laboratoire d’analyses et de recherches vétérinaires de
Casablanca;
7° – Laboratoire officiel d’analyses et de recherches chimiques de
Casablanca ;
8° – Laboratoire de l’Ecole supérieure des industries du textile et
de l’habillement (ESITH) à Casablanca, pour ce qui concerne les matières
textiles.
Art. 2. – Est abrogé l’arrêté n° 202-86 du 7 joumada II 1406 (17 février 1986)
désignant les laboratoires chargés de la détermination de la composition
et de tous autres éléments caractéristiques des marchandises et produits
présentés à I’administration des douanes et impôts indirects.
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
322
Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et du
tourisme n° 2182-01 du 7 joumada I 1423 (18 juillet 2002) fixant le délai
au-delà duquel les déclarations en détail dûment enregistrées et n’ayant
reçu aucune suite, peuvent être annulées d’office par l’administration
des douanes et impôts indirects. 9(*)
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
9(*)Le texte en langue arabe a été publié dans l’édition générale du “ Bulletin officiel “ n° 5027 du 25 joumada
I 1423 (5 août 2002).
323
Arrêté du ministre des finances et de la privatisation n°1035-03 du
26 Rabii I 1424 ( 28 Mai 2003) relatif à la déclaration sommaire des
marchandises importées par la voie maritime, aérienne ou à l’entrée
dans les magasins et aires de dédouanement ainsi que les documents
pouvant y être joints.
ARRETE :
Fathallah OUALALOU
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
324
ANNEXE I A L’ARRETE N° 1035-03 DU 26 RABII I 1424 ( 28 MAI 2003)
DETERMINANT LA FORME ET LES ENNONCIATIONS DE LA DECLARATION SOMMAIRE DES MARCHANDISESIMPORTEES
PAR LA VOIE MARITIME, AERIENNE
325
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Arrêté du Ministre des Finances ANNEXE II A L’ARRETE N° 1035-03 DU 26 RABII I 1424 ( 28 MAI 2003)
DETERMINANT LA FORME ET LES ENNONCIATIONS DE LA DECLARATION SOMMAIRE D’ACHEMINEMENT ET D’ENTREE
DES MARCHANDISES DANS LES MAGASINS ET AIRES DE DEDOUANEMENT
326
Arrêté conjoint du Ministre des Finances et de la Privatisation et du
Ministre de l’Intérieur n°1300-04 du 24 joumada I 1425 (12 juillet 2004)
fixant la liste des matériels et des équipements spéciaux importés par
la Direction Générale de la Sûreté Nationale en franchise des droits de
douane et des autres droits et taxes dûs à l’importation.
Le Ministre de l’Intérieur.
ARRETENT :
Article premier.- La liste des matériels et des équipements spéciaux,
importés par la Direction générale de la sûreté nationale, en franchise des
droits de douane et des autres droits et taxes dus à l’importation, prévue par
l’article 164-1° h du code des douanes et impôts indirects, est annexée au
présent arrêté.
327
Liste des matériels et équipements spéciaux importés
par la Direction générale de la sûreté nationale
et éligibles à la franchise douanière
328
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1000-09 du 14 rabii II
1430 (10 avril 2009) fixant les tarifs des produits, services et prestations
rendus par l’administration des douanes et impôts indirects.
ARRETE :
Salaheddine MEZOUAR.
329
Annexe à l’arrêté du ministre de l’économie et des finances
n° 1000-09 du 14 rabii II 1430 (10 avril 2009)
330
NATURE DES PRODUITS, SERVICES ET PRESTATIONS RENDUS PAR
TARIFS
L’ADMINISTRATION DES DOUANES ET IMPOTS INDIRECT
- Dossier de couverture avec rabat tarif conventionnel
331
NATURE DES PRODUITS, SERVICES ET PRESTATIONS RENDUS PAR
TARIFS
L’ADMINISTRATION DES DOUANES ET IMPOTS INDIRECT
332
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 690-11 du 20 chaabane
1432 (22 juillet 2011) fixant les catégories du statut de l’opérateur
économique agréé ainsi que la procédure d’octroi de ce statut.
ARRETE :
333
- de la liasse fiscale complète correspondant aux trois derniers
exercices ;
2) un rapport d’audit, et
3) tout autre document jugé nécessaire par l’administration.
Les dossiers ne contenant pas tous les éléments requis seront
considérés irrecevables et le demandeur sera invité, dans un délai de 15
jours, à fournir les informations manquantes.
L’administration accuse réception des dossiers recevables dans un
délai ne pouvant dépasser 30 jours.
Article 3 : Le rapport d’audit précité est élaboré par des cabinets
d’audit privés ou, le cas échéant, par des agents des douanes et ce, dans les
conditions et d’après le référentiel établi à cet effet par l’administration.
Article 4 : Conformément à l’article 53 ter du décret n° 2-77-862
susvisé, le dossier pour le bénéfice du statut de l’opérateur économique
agréé, accompagné du rapport d’audit, sont soumis pour avis à la commission
chargée de l’examen des demandes d’octroi du statut de l’OEA.
Cette dernière peut demander la production de tous autres documents
jugés nécessaires.
Article 5 : Sur la base de l’avis favorable émis par la commission
précitée, une décision du directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects, qui fixe la nature de la catégorie du statut OEA octroyé et les
facilités et avantages consentis, est accordée pour une durée d’une année,
renouvelable par tacite reconduction.
A l’issue de ladite période, une nouvelle demande doit être déposée et
examinée dans les mêmes conditions susvisées.
Article 6 : L’administration contrôle, selon les modalités fixées par elle,
le respect par l’opérateur économique agréé, des conditions et critères ayant
conduit à son agrément.
Article 7 : Le directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
Rabat, le 20 chaabane 1432 (22 juillet 2011).
Salaheddine MEZOUAR
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
334
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 691-11 du
20 chaabane 1432 (22 juillet 2011) fixant la composition et les conditions
de fonctionnement de la commission chargée de l’examen des demandes
du statut de l’opérateur économique agréé.
LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES ,
Vu le code des douanes et impôts indirects relevant de l›administration
des douanes et impôts indirects, approuvé par le dahir portant loi n° 1-77-339
du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977), tel que modifié et complété, notamment
son article 73 bis ;
Vu le décret n° 2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour
l’application du code des douanes et impôts indirects, tel qu’il a été modifié et
complété, notamment son article 53 ter,
ARRETE :
Article premier : Il est institué auprès du directeur général des douanes
et impôts indirects une commission, appelée à statuer sur les dossiers d’octroi
et du retrait du statut de l’opérateur économique agréé prévu par l’article 73
bis du code des douanes et impôts indirects susvisé.
Cette commission, présidée par le directeur général de l’administration
des douanes et impôts indirects ou son représentant, est composée :
- des directeurs centraux de l’administration ;
- des directeurs régionaux de l’administration ;
- un rapporteur.
Le président de la commission peut faire appel, au besoin, à l’assistance
de toute personne dont l’apport technique est jugé utile.
La commission se réunit à l’initiative de son président et autant de fois
que de besoin.
Les décisions prises par la commission feront l’objet d’un procès-verbal
qui doit être signé par tous ses membres.
L’administration notifie à l’intéressé la décision d’agrément dans les
vingt jours qui suivent la date de la réunion au cours de laquelle cette décision
a été prise.
Article 2 : Le directeur de l’administration des douanes et impôts
indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prendra effet à
compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
Salaheddine MEZOUAR
335
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 1053-11 du
17 joumada I 1432 (21 avril 2001) fixant la partie des marchandises à
mettre à la consommation en suite du régime de l’entrepôt de stockage.
ARRETE :
Article premier : En application des dispositions de l’article 130-2°-d
du code des douanes et impôts indirects précité, est autorisée la mise à la
consommation des marchandises importées initialement sous le régime de
l’entrepôt de stockage, qu n’ont pas pu être placées sous l’un des régimes
suspensifs de transformation pour l’exportation de produits compensateurs et
ce, dans une proportion maximale fixée à 15% des quantités importées.
Article 2 : Le directeur général de l’administration des douanes et
impôts indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié
au Bulletin officiel.
Rabat, le 17 joumada I 1432 (21 avril 2011).
Salaheddine MEZOUAR
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
336
Arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n°3414-12 du
15 kaada 1433 (2 octobre 2012) fixant le délai de dépôt de la
déclaration sommaire.
ARRETE :
Nizar BARAKA
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
337
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 913-15 du
15 joumada I 1436 (6 mars 2015) relatif au dépôt par procédés
informatiques des déclarations en détail , des acquits à caution et
des documents y annexés.
ARRETE :
TITRE PREMIER
MODALITES DE DEPÔT PAR PROCEDES INFORMARIQUES DES
DECLARATIONS EN DETAIL, DES ACQUITS A CAUTION ET DES
DOCUMENTS Y ANNEXES
Sont dispensées des formalités de dépôt, telles que définies aux alinéas
précédents, les déclarations conventionnelles et les déclarations couvrant les
marchandises et objets sans caractère commercial.
338
Art. 2 - Dès validation des énonciations de la déclaration par le déclarant,
le système informatique de l’administration affecte un numéro d’identification
à cette déclaration.
Art 3 - Dès signature de la déclaration, comme indiqué aux articles 7, 8 et
9 ci-après, elle est automatiquement déposée dans le système informatique de
l’administration et son enregistrement est automatiquement confirmé et daté.
Le dépôt de la déclaration dans le système informatique de
l’administration vaut engagement de son signataire conformément aux
dispositions en vigueur en ce qui concerne :
- l’exactitude de ses énonciations ;
- l’authenticité des documents y annexés, et
- le respect de l’ensemble des obligations inhérentes au placement des
marchandises en cause sous le régime déclaré.
Art. 4 - Les documents prévus à l’article 8 de l’arrêté précité n° 1319-77
du 17 kaada 1397 (31 octobre 1977) doivent être numérisés et déposés dans
le système informatique de l’administration.
Ces documents doivent être :
- authentifiés conformément à l’article 7 ci-après ;
- établis dans le format fixé par l’administration ;
- liés à une seule déclaration, sauf dans les cas autorisés par l’administration.
TITRE II
SIGNATURE DES DECLARATIONS EN DETAIL, DES ACQUITS A
CAUTION ET DES DOCUMENTS ANNEXES
203 bis du code des douanes et impôts indirects, déposés dans le système
Code des Douanes et Impôts Indirects
339
Les copies numérisées des documents annexés aux déclarations
doivent être authentifiés par apposition d’une signature conformément aux
dispositions de la loi n° 53-05 précitée.
Art. 8 – 1°) Lorsqu’il s’agit de marchandises à placer sous un
régime suspensif, la déclaration doit comporter, en sus de la signature du
soumissionnaire, celle de la caution.
2°) Lorsqu’il s’agit d’une déclaration de cession de marchandises sous
un régime suspensif, cette dernière doit comporter l’engagement solidaire du
soumissionnaire et de la caution ainsi que l’accord du cédant. Cet engagement
et cet accord sont matérialisés par la signature de la déclaration par les trois
parties.
3°) La signature du soumissionnaire, de la caution et, le cas échéant,
du cédant doit s’effectuer conformément aux dispositions de la loi n° 53-05
précitée.
4°) La signature de la caution prévue aux alinéas 1° et 2° du présent
article, n’est pas exigée lorsque l’engagement solidaire, visé à l’article 116-
2° du code des douanes et impôts indirects, est établi conformément aux
dispositions d’une convention conclue avec l’administration.
5°) Lorsque la déclaration et les documents annexes sont signés sous
la responsabilité du soumissionnaire par une personne habilitée, il est porté à
la connaissance de l’administration cette habilitation par le dépôt d’un mandat
établi dans la forme et les conditions fixées par le directeur de l’administration.
Art. 9 – les dispositifs de création de signature électronique acceptés
par l’administration sont délivrés par les prestataires agréés à cet effet par les
autorités compétentes.
Dans les mêmes conditions, il est utilisé un parapheur électronique de
création de signatures électroniques, permettant la signature par plusieurs
personnes de l’ensemble ou d’une partie d’un acte de déclaration ainsi que
l’un ou l’ensemble des documents joints à cet acte sans en altérer l’intégrité.
TITRE III
CONSERVATION DES DOCUMENTS DEPOSES
PAR PROCEDES INFORMATIQUES
340
- la conservation du document visé par l’administration, en faisant
apparaître de manière certaine et lisible le visa apposé et sa date.
- la communication, à toute réquisition des agents de l’administration,
des documents exigés, sous leur forme originale, papier ou électronique.
MOHAMMED BOUSSAID
341
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n°634-16 du 24
joumada I 1437 (4 mars 2016) fixant la liste des marchandises saisies
devenues propriété de l’administration ou considérées comme
abandonnées en douane pouvant être cédées, à titre gracieux, à
l’Administration de la Défense nationale et aux administrations
chargées de la sécurité publique.
ARRETE :
MOHAMMED BOUSSAID
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
342
Liste des marchandises pouvant être cédées, à titre gracieux,
à l’Administration de la Défense nationale et aux administrations
chargées de la sécurité publique
Moyens Nautiques :
- zodiacs ;
- jets ski ;
- cormorans ;
- embarcations de plaisance ;
- go fast.
Equipements de protection :
- gilets pare-balles ;
- casque ;
- masques à gaz ;
- boucliers.
Munitions.
Armes blanches :
- sabres ;
- épées ;
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
- lances ;
- couteaux à cran d’arrêt ;
- bâtons de défense ;
343
- coups de poing américains ;
- baïonnettes ;
- arbalètes.
Matériel de campement :
- tentes ;
- lits de camps ;
- jumelles ;
- torches.
Equipements de défense :
- menotte ;
Arrêté du Ministre des Finances
- bâton électrique ;
Code des Douanes et Impôts Indirects
- matraque ;
- bâtons de défense.
344
Arrêté du ministre de l’économie et des finances n° 3176-16 du
17 ramadan 1438 (12 juin 2017) fixant les documents constitutifs du
dossier d’octroi des décisions anticipées ainsi que les modalités
d’octroi des décisions anticipées.
ARRETE :
CHAPITRE PREMIER
PROCEDURE DE DEPOT DES DEMANDES D’OCTROI
DES DECISIONS ANTICIPEES
Section première
Section II
345
a) les renseignements et les documents communs à toutes les
demandes d’octroi de la décision anticipée :
concernées ;
346
c) les renseignements et les documents concernant les demandes
relatives aux règles d’origine :
Section III
347
CHAPITRE II
OCTROI DES DECISIONS ANTICIPEES
Section première
Section II
CHAPITRE III
ANNULATION DE LA DECISION ANTICIPEE
Mohammed BOUSSAID
Code des Douanes et Impôts Indirects
348
Arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la réforme de
l’administration n° 3480-19 du 7 rabii I 1441 ( 5 novembre 2019) portant
dispense de l’obligation de dépôt des déclarations de mise en œuvre et de
production pour les producteurs de certaines matières fiscales.
ARRETE :
MOHAMED BENCHAABOUN
349
Formulaire n° 1
Demande d’octroi de la décision anticipée en matière de classement
tarifaire des marchandises1
Réservé à l’administration
Numéro d’enregistrement :
Lieu de réception :
Date de réception : Année Mois Jour
Images à scanner : Oui Non
Date de délivrance : Année Mois Jour
Agent chargé de la délivrance :
Tous les échantillons restitués :
NB : les frais engagés par l’administration des douanes à la suite d’analyses ou de la restitution
des échantillons sont à la charge du demandeur.
1 Il n’est possible de présenter une demande de décision anticipée que pour une opération d’importation ou
d’exportation réellement envisagée.
2 Description de la marchandise telle qu’elle sera présenté au moment de l’opération de dédouanement avec
mention de son genre, de son état, de son conditionnement (notamment de son emballage) et de son emploi,
y compris la composition et - pour les marchandises composées de différentes substances - la proportion en
poids (%) des différents composants et mentionner, le cas échéant, les liens vers des sites Internet.
3 Veuillez indiquer quelles sont les pièces jointes conformément à la case 3 de la présente demande ou les
renseignements complémentaires obtenus par l’administration qui doivent être considérées comme confi-
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
dentielles
4 Seuls les échantillons qui n’ont pas étés détruits lors de l’examen peuvent être récupérés, sur demande
expresse, de l’intéressé.
5 L’administration des douanes peut à tout moment demander des informations ou des documents complémen-
taires qu’elle estimera indispensable pour la recevabilité de la demande.
350
6. Règle(s) générale(s) interprétative(s) considérée(s) comme applicable(s) aux fins du
classement envisagé. (Ici, le demandeur peut en outre fournir tout renseignement com-
plémentaire justifiant le classement envisagé dans la case 5.)
7. Avez-vous déjà effectué une demande de décision anticipée pour des marchandises
identiques ou similaires ? Et ou s’agit-il des marchandises pour lesquelles des importa-
tions ou des exportations ont été déjà effectuées
Oui Non
Dans l’affirmative, veuillez préciser les références et les dates
Oui Non
Dans l’affirmative, veuillez préciser les références et les dates
Oui Non
Dans l’affirmative, veuillez préciser
10. Indiquez le ou les bureaux de douanes par lesquels vous envisagez d’importer ou
d’exporter les marchandises en question
Note importante
En signant la déclaration, le demandeur assume la responsabilité de l’exactitude et du
caractère complet des renseignements figurant sur le présent formulaire et sur toute(s)
feuille(s) éventuellement destinée(s) à compléter celui-ci. Le demandeur accepte que
ces informations et les éventuelles photographies, esquisses, brochures, etc. puissent
être enregistrées dans une base de données de l’administration et que ces informations,
y compris les éventuelles photographies, esquisses, brochures, etc., soumises avec la
demande ou obtenues (ou susceptibles d’être obtenues) par l’administration et qui n’ont
pas été spécifiées comme étant confidentielles dans la case 4 de la présente demande
puissent faire l’objet d’une diffusion publique sur l’Internet.
Je déclare que tous les renseignements et déclarations portés sur le présent formulaire
ainsi que toutes pièces jointes à ce formulaire sont authentiques, exacts et complets.
Date :
351
Formulaire n° 2
Demande d’octroi de la décision anticipée en matière
d’origine des marchandises1
Preuve de
Matières SH Origine Valeur
l’origine
11. Avez-vous déjà effectué une demande de décision anticipée pour des marchandises
identiques ou similaires ?
Oui Non
1 Il n’est possible de présenter une demande de décision anticipée que pour une opération d’importation ou
d’exportation réellement envisagée.
352
12. Avez-vous connaissance de l’existence d’une décision anticipée pour des marchan-
dises identiques ou similaires ?
Oui Non
Oui Non
Je déclare que tous les renseignements et déclarations portés sur le présent formulaire
ainsi que toute pièce jointe à ce formulaire sont, pour autant que je sache, authentiques,
exacts et complets.
Signature du demandeur :
Date :
353
Formulaire n° 3
Demande d’octroi de la décision anticipée en matière
d’évaluation des marchandises1
Centre RC : N° RC :
Adresse :
Activité :
1 Il n’est possible de présenter une demande de décision anticipée que pour une opération d’importation ou
d’exportation réellement envisagée.
2 Description de la marchandise telle qu’elle sera présentée au moment de l’opération de dédouanement avec
mention de son genre, de son état, de son conditionnement (notamment de son emballage) et de son emploi,
y compris la composition et - pour les marchandises composées de différentes substances - la proportion en
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
poids (%) des différents composants et mentionner, le cas échéant, les liens vers des sites Internet.
3 Seuls les échantillons qui n’ont pas été détruits lors de l’examen peuvent être récupérés, sur demande
expresse, de l’intéressé.
4 A préciser.
5 Préciser la nature du lien au sens de l’article 20 nonies du code des douanes.
354
Classification tarifaire :
Mode de livraison :
(Incoterms)
Mode de transport
Engagement de l’importateur
Je certifie que les renseignements contenus dans ce formulaire ainsi que ceux figurant
sur les documents y annexés, sont exacts et j’assume toute la responsabilité en cas
d’anomalies ou de découvertes de fausses indications.
Signature du demandeur :
Date :
Téléphone :
Télécopie :
Adresse :
E-mail :
Réservé à l’administration
Arrêté du Ministre des Finances
Code des Douanes et Impôts Indirects
355