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Impact Boursier sur Dividendes

Cette étude examine l'impact de l'introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes d'Alliance Assurance. Elle est divisée en trois parties: la première partie traite de l'introduction en bourse, la deuxième partie examine la politique de distribution des dividendes et la troisième partie étudie la politique de distribution des dividendes d'Alliance Assurance avant et après son introduction en bourse. L'étude cherche à déterminer si l'introduction en bourse a eu un effet sur la politique de distribution des dividendes de l'entreprise.

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Impact Boursier sur Dividendes

Cette étude examine l'impact de l'introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes d'Alliance Assurance. Elle est divisée en trois parties: la première partie traite de l'introduction en bourse, la deuxième partie examine la politique de distribution des dividendes et la troisième partie étudie la politique de distribution des dividendes d'Alliance Assurance avant et après son introduction en bourse. L'étude cherche à déterminer si l'introduction en bourse a eu un effet sur la politique de distribution des dividendes de l'entreprise.

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l’impact de l’introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes Aissani Elaarem Bou Ciki Halima

l’impact de l’introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes

Aissani Elaarem Bou Ciki Halima Ecole Supérieure de Commerce- Alger

:‫ادللخص‬
Résumé ، ‫خبلؿ إعدادي عتذه الدراسة قمما بتقسيمها إىل ثبلثة ػتاور أساسية‬
‫حي تطرقما ُب ا﵀ور األوؿ إىل أهم األهداؼ والعوامل ال تؤثر على‬
Au cours de notre élaboration de cette étude, nous
avons devisé cette dernière on trois axes principaux , ‫ و إىل ؼتتلا سياسات اظتتبعة ُب توزيع تلك‬،‫سياسة توزيع األرابح‬
d’abord au premier axe de l’étude on a identifié les ‫ ٍب انتقلما ُب ا﵀ور الكاين إىل معاصتة اطتطوط العريضة اظتتعلقة‬،‫األرابح‬
nécessaires objectifs et facteurs qui influencent la
politique de distribution des dividendes et les différentes
‫ أما ُب ا﵀ور الكال و األخري فقد قمما‬،‫ابالكتتاب العاـ ُب البورصة‬
politiques adaptées pour distribuer les dividendes, ensuit ‫بدراسة تطبيقية ظتعرفة أثر االكتتاب العاـ ُب البورصة على سياسة‬
nous sommes passés au deuxième axe pour traiter les ‫ و قد توصلت الدراسة إىل‬،‫توزيع األرابح ظتؤسسة أليانس للت ميمات‬
grands traits du débat sur l’introduction en bourse, et en
fin dans le troisième et dernier axe on a représenté un ‫أف االكتتاب العاـ ُب البورصة ظتؤسسة أليانس للت ميمات ليس له أي‬
cas pratique pour savoir l’impact de l’introduction en .‫أثر على سياسة توزيع األرابح‬
bourse sur la politique de distribution des dividendes
‫ االكتتاب العاـ ُب‬،‫ سياسة توزيع األرابح‬:‫الكلمات ادلفتاحية‬
d’ALLIANCE ASSURANCE. L’étude a arrivée au
résultat que l’introduction en bourse d’Alliance assurance ‌ .‫ اظتؤسسة‬، ‫ الو عية اظتالية‬،‫البورصة‬
n’a pas d’effet sur sa politique de distribution des
dividendes.

Introduction
L’introduction en bourse consiste « à accéder pour la première fois à un marché de capitaux
et à obtenir une cotation publique ». L’abondance de la littérature économique sur le thème
des introductions en bourse témoigne de l’importance accordée à ce sujet, jusqu’à au début
des années 1980, la décision de l’introduction en bourse était considérée come une décision
stratégique et une simple étape dans la vie de l’entreprise, qui nécessite une planification
assez rigoureuse. Cette introduction est généralement sollicitée par les entreprises pour
diversifier leurs sources de financement, dans le but de renforcer leur croissance interne et
externe. Elle a aussi des effets sur la structure financière de l’entreprise, sa performance a
court et a long terme et aussi sur sa politique de distribution des dividendes.
La politique de dividende a été pour longtemps un issu d’intérêt dans plusieurs écritures
Mais cet issu a été examiné sous l’hypothèse que la firme est entité homogène dont l’objectif
clair est de maximiser la valeur marchande [Brennan (1970) ;Modigliani et Miller (1961) et
Miller et Scholes (1978 ) ]. Un grand nombre de chercheurs a alors essayé de résoudre
quelques aspects de la politique de dividende via des études théoriques et empiriques mais
plusieurs issues restent sujets d’ambiguïté tels que les interactions possibles qui peuvent
exister entre la politique de dividende et la structure de propriété. Jusqu'à aujourd’hui, il y a
un grand nombre d’études publiées à ce propos mais la majorité de ces études se sont
intéressées aux marchés développés et il est évident que les marchés émergents sont bien
différents de ces marchés dans tous les aspects. En effet l’un des principaux problèmes
financiers dont l’entreprise se trouve impliquée à répondre est le choix de la politique de
dividende appropriée qui puisse pallier aux conflits des différentes parties prenantes car le
dividende est une composante fondamentale de la rentabilité et sa décision de distribution
s’avère parmi les décisions les plus importantes de la firme. « Plus on observe l’image du
dividende, plus il semble comme un puzzle dont les pièces ne sont pas compatibles les unes

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avec les autres » (Black 1976, p. 5). Fisher Black1 a alors donné un nom à cette
problématique: « The dividend puzzle ».
La politique de dividende permet d’une part de fidéliser l’actionnaire qui a intérêt à avoir
des revenus élevés et d’autre part de véhiculer l’information entre les intervenants à savoir les
dirigeants, les actionnaires, l’entreprise et le marché. Dans le contexte « informatif », la
théorie du signal considère le dividende comme un outil de communication entre l’entreprise
et son environnement vu que les firmes utilisent les dividendes, la dette ou l’investissement
pour relever au marché son état de santé.
A fin de traiter ce sujet, il nous apparait utile de proposer la problématique suivante : « quel
est l’impact de l’introduction en bouse sur la politique de distribution des
dividendes d’ALLIANCE ASSURANCE? »‌.
Pour aboutir au bout de nos objectifs, nous proposons l’hypothèse suivante afin de la
vérifier empiriquement : « L’introduction en bourse n’a pas d’effet sur la politique de
distribution des dividendes d’ALLIANCE ASSURANCE ».
Afin de répondre à la problématique exposée plus haut, nous allons traiter trois partie :
- L’introduction en bourse
- La politique de distribution des dividendes
- La politique de distribution des dividendes d’ALLIANCE ASSURANCE avant et prés
l’introduction en bourse.
1) La politique de distribution des dividendes
1.1. Les dividendes
1.1.1 Définition des dividendes
Le dividende représente une composante fondamentale de la rentabilité qui permet de
satisfaire les actionnaires désirant un revenu élevé. Il permet également de transmettre de
l’information entre les dirigeants, les actionnaires et le marché ou de discipliner les dirigeants
pour que ces derniers prennent en considération les intérêts des actionnaires dans leur
(1)
processus de décision.
(2)
1.1.2 Les Types de dividendes :
1.1.2.1 Le dividende en numéraire :
a) Le dividende classique :
Le conseil d’administration de l’entreprise décide d’affecter une somme X au versement des
dividendes, et cette somme est divisée par le nombre d'actions existantes pour donner le
dividende par action qui sera versé.
B) Le dividende prioritaire :
L'Action à Dividende Prioritaire est une action qui perçoit un dividende d'un montant
supérieur aux actions de type classique. Les actions à dividende prioritaire donnent droit à un
dividende prioritaire prélevé sur le bénéfice distribuable de l'exercice avant toute autre
affectation. L’ADP ou Action à Dividende Prioritaire ne donne pas le droit de vote aux
Assemblées à ses possesseurs. La part de capital constituée d'ADP est limitée à 25%. De fait,
compte tenu de cette absence de droit de vote, la direction de l'entreprise peut verrouiller
jusqu'à 25% du capital de façon tout à fait légale.
c) Le dividende exceptionnel :
Le dividende exceptionnel est distribué essentiellement lors de certaine fusions, ou lorsque
l'entreprise vient de réaliser une cession qui lui a rapporté beaucoup plus d'argent qu'elle n'en
a besoin. Dans le même champ d'idée, certaines entreprises disposant d'une trésorerie
abondante, et inutilisée, peuvent en faire profiter leurs actionnaires, qui, eux, ont peut-être des
idées de placement.

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d) L’acompte sur dividende :


Dividende de liquidation versé aux créanciers, Versement par anticipation une fraction du
dividende à venir, l'acompte sur dividende permet de lisser le revenu de l'actionnaire et la
(3)
sortie de fonds pour l'entreprise .
e) Dividende majoré :
Pour récompenser la fidélité de certains de leurs actionnaires, qui, par exemple, détiennent des
actions depuis X années, ou bien ont inscrit leurs titres au nominatif, quelques entreprises leur
(4)
versent un dividende majoré. Cette majoration ne peut être supérieure à 10% .
1.1.2.2- Le dividende en actions
Versement d'un dividende sous forme d'actions gratuites et non en numéraire. Augmente le
nombre d'actions en circulation et réduit la valeur unitaire de chaque action. Le dividende en
actions présente de nombreux avantages et pour l'actionnaire et pour l'entreprise, cependant il
existe des risques. L’avantage pour l’actionnaire est la décote obtenue sur le titre. Mais
l’incertitude sur l’évolution du cours de bourse et le risque de dilution du bénéfice par action
sont également à prendre en compte.
1.1.3 Les mesures de l’importance de dividendes :
Pour que la société verse un dividende à ses actionnaires, il faut qu'elle réalise un bénéfice.
Néanmoins dans certains cas ou les entreprises ont une politique de dividende axée sur le long
terme, elles peuvent prélever de l'argent sur leurs réserves pour verser un dividende alors
qu'elles n'ont pas réalisé de bénéfices. Cette politique permet de fidéliser les actionnaires.
Quelle que soit la forme sous laquelle est distribué le dividende, il est possible de mesurer son
importance relative de deux façons différentes : le rendement, et le taux de distribution.
a)Le rendement :
Le rendement d'une action est égal au rapport entre le dividende versé et le cours de l'action.
Le montant de ce dividende est décidé lors de l'assemblée générale de l'entreprise. Il dépend
évidemment des performances de l'entreprise. Des bons résultats augmentant logiquement le
dividende versé. Les actions à haut rendement, donc très attractif pour les investisseurs voit
leur cours de bourse monter.
Rendement sur dividendes = Dividende par action par an / Cours de l'action
Un rendement élevé peut signifier deux choses, la première que les bénéfices sont importants
et que l'entreprise est généreuse, la deuxième, que le cours de l'action est très bas.
Il faut toutefois distinguer le rendement net du rendement global.
b) Rendement net et rendement global :
Lorsque l'entreprise verse les dividendes, elle a déjà payé l'Impôt sur les Sociétés (IS, impôt
sur les bénéfices). L'actionnaire ne perçoit donc en général que la fraction des dividendes nets
d'impôt. C'est cette fraction nette d'impôt qui sert à calculer le rendement net.
c)Taux de distribution des dividendes :
Ce taux permet de voir si l'entreprise est "généreuse" ou non. Il consiste à mettre en rapport le
montant des dividendes distribués avec le bénéfice de l'entreprise.
Taux de distribution = Dividendes / Bénéfice Net
Certaines sociétés adoptent à cet égard une politique de stabilité en décrétant par exemple que
50% des bénéfices réalisés seront distribués.
d) Le taux de croissance du dividende (g) :
Le taux de croissance du dividende permet d’estimer les revenus qui pourront être perçus par
les actionnaires dans les années à venir. Ce taux (simplificateur) est une étape préalable à la
modélisation dans l’évaluation des actions, notamment par la méthode de l’actualisation des
flux futurs. Plusieurs hypothèses simplificatrices et théoriques peuvent être considérées :
une croissance régulière des dividendes sur une période à l’infini,
une croissance par phase des dividendes (ex. : croissance faible les premières années,
puis une phase de croissance forte des dividendes…),

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une croissance exponentielle… Ces hypothèses de croissance des dividendes sont liées
en grande partie à la situation économique de l’entreprise et de son positionnement sur son
marché (innovation, maturité, concurrentiel…).
1.1.4 Modalités de paiement de dividendes :
Deux pratiques de versement des dividendes aux actionnaires existent, le paiement en
numéraire ou le paiement en actions.
a)Le paiement simple :
La plus fréquente et la plus facile, vous percevez simplement sur votre compte, le montant du
dividende.
b) Cas de plusieurs options de paiement :
L’entreprise vous octroie un montant équivalent de ses actions. Pour l'entreprise cela
représente une augmentation de capital (elle crée des actions pour les distribuer) qui n'impute
pas sa trésorerie, cependant le revers de la médaille est une dilution du bénéfice par action. De
fait, cette méthode se rencontre de moins en moins souvent.
(5)
1.2 Les pratiques de la distribution des dividendes :
La politique de distribution de dividendes peut être appréhendée à la lumière d'une
confrontation entre les suggestions théoriques et les pratiques des sociétés.
a)La distribution de la totalité des bénéfices :
Rubner (1966) suggère une distribution de la totalité des bénéfices sous forme de
dividendes. Sa suggestion est fondée sur le fait que les actionnaires préfèrent recevoir "plus"
de dividendes "à moins" de dividendes. En pratique, les sociétés n'adoptent pas cette stratégie
car elles ne sont encouragées ni par la fiscalité, ni par les actionnaires. La raison en est que
d'une part, la distribution de dividendes affecte considérablement l'autofinancement de la
société et d'autre part, les taux d'imposition des plus-values sont souvent plus élevés que ceux
des coupons.
b) L’absence de distribution de dividendes :
Clarkson et Elliot (1966) avancent que le dividende constitue un "luxe" que ni les sociétés,
ni les actionnaires ne peuvent se permettre. En pratique, quels que soient les mérites de cette
approche, il est rare de voir les sociétés retenir la totalité des bénéfices en réserves sans
distribuer de dividendes.
c)La politique résiduelle des dividendes :
Dans la mesure où la société n'adopte que les projets rentables, ayant une valeur actualisée
nette positive, tout bénéfice supplémentaire doit être distribué sous forme de dividendes : c'est
l'approche d'un dividende résiduel. En pratique, cette politique n'est pas suivie par les
dirigeants puisqu'en général, les sociétés optent pour une politique caractérisée par une
augmentation au cours du temps du bénéfice par action, de façon à ce que le dividende par
action soit moins variable que le bénéfice par action.
Le comportement des sociétés en matière de distribution montre que le dividende augmente
en général avec un "retard de phase" d'une période par rapport à la hausse du bénéfice. Ce
résultat signifie que la société n'augmente son dividende, qu'après avoir réalisé des résultats
plus élevés. La hausse des dividendes apparaît au cours de l'exercice qui suit immédiatement
l'augmentation du résultat, avec un certain retard. Cette information permet au marché
financier d'anticiper les bénéfices futurs de l'entreprise. Il semble que le dividende constitue la
variable fondamentale de décision et qu'il représente un résidu. Les sociétés adoptent
souvent un ratio de distribution constant dans lequel le dividende représente un pourcentage
donné des bénéfices. Ce comportement n'est pas cohérent avec la politique résiduelle
puisqu'on observe, en pratique, que les sociétés continuent à distribuer les dividendes, même
lorsqu'elles augmentent leurs endettements.

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d) La politique d’un dividende stable :


En rejetant l'hypothèse d'une distribution de 100% des bénéfices sous forme de dividendes et
celle de la rétention de la totalité des bénéfices, les chercheurs observent que les sociétés
attribuent une importance considérable aux dividendes de l'année précédente. Ces résultats
laissent à croire que les sociétés ont tendance à suivre un ratio de distribution relativement
stable à long terme.
Lintner (1956) montre que les dividendes sont reliés au bénéfice à long terme et que les
sociétés suivent un ratio de dividendes "cible". Il constate aussi que les dirigeants des sociétés
accordent beaucoup d'importance aux variations du dividende par rapport à l'année
précédente. Il semble aussi que les dirigeants utilisent le dividende comme "signal" des
perspectives de croissance de la société et qu'il présente un contenu informationnel.
1.1.5 Facteurs susceptibles d’influencer la distribution des dividendes :
- La dette : Jensen, Solberg et Zorn(1992) : Ces auteurs mettent l’accent sur l’aspect
négatif de la dette sur le paiement du dividende. Ils utilisent un système à équation
simultanées afin d’étudier l’interaction entre les politiques financières et la propriété
managériale avec l’asymétrie informationnelle entre les managers et les investisseurs
externes.
- Le niveau de risque : Chen et Steiner(1999) : développent un modèle dans lequel un
niveau de risque élevé entraine un paiement faible de dividende. En effet une firme risquée
aura mois recours au financement externe d’où elle va essayer de conserver ses liquidités
internes et ainsi décider de limiter son niveau de paiement du dividende.
- La rentabilité : Jensen et al.(1992) : suggère que la rentabilité élevée peut induire un
dividende élevé puisqu’une rentabilité élevée implique un free-cash-flow élevé
- Opportunité d’investissement : Mayers et Majluf(1984) : dans leur hiérarchique de
financement suggèrent que la firme, si elle dispose d’opportunités d’investissement, peut être
obligée de choisir entre payer les dividendes ou investir.
- La taille de la firme : Jensen(1986) : suggère que les firmes de grandes tailles disposent
d’importants free-cash-flow et donc ils sont plus disponibles à payer d’importants dividendes.
Crutchley et Hansen(1989) affirment cette relation positive entre la taille et le niveau de
distribution des dividendes en raison du fait que les grandes firmes ont un accès plus facile au
marché des capitaux, donc elles vont offrir leurs liquidités en grande partie sous forme de
dividendes.
- La rémunération : Les dirigeants compétents ont une rémunération élevée et ont un grand
accès aux opportunités d’investissement rentables qui diminuent les free-cash-flow et donc
conduisent à une diminution des dividendes distribués.
1.1.6 Le cadre théorique de la politique de dividende :
La politique de dividendes est le fait d’arbitrer entre la rétention des bénéfices d’une part et le
versement de la liquidité aux actionnaires d’autre part, il s’agit en fait de la détermination de
la part du bénéfice net qui sera attribuée aux détenteurs des actions.
Les gestionnaires des entreprises se sont rendus compte de l’importance des dividendes élevés
et stables, en présence d’autres formes de placement plus sécuritaire à savoir les
obligations. « Verser des dividendes importants et cohérents reste d’une importance aux yeux
des gestionnaire ».
Le choix d’un versement généreux vient du fait que, dans une situation de pénurie et de
manque de fiabilité des données financières, la politique de dividendes est le seul indicateur
de la performance de l’entreprise, par conséquent, une augmentation des paiements des
dividendes se reflète par une hausse des prix des actions. Conscients de la situation, les
dirigeants des entreprises utilisent les dividendes comme signal des perspectives de croissance
(6)
des bénéfices.

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a) La thèse de la neutralité de Modigliani et Miller :


Au début des années 1960, Miller et Modigliani(1961) ont démontré, en posant certaines
hypothèses, que la valeur d’une firme est indépendante de sa politique de dividende présente
et future, ils estiment que les dividendes reçus par les actionnaires seront compensés par une
baisse du cours du titre, et donc de leurs gains en capital.
(7)
Leur démonstration se base néanmoins sur les hypothèses suivantes :
Les marches financiers sont parfaits : aucun investisseur n’est assez important pour
imposer ses prix, tous les intervenants ont accès aux mêmes informations
gratuitement, il n’ya pas de coûts de transaction ni d’impôts.
Les investisseurs ont un comportement rationnel.
Les politiques de dividendes et d’investissement sont indépendantes.
Il y a une parfait certitude quand aux futurs programmes d’investissement et aux futurs
profits de chaque société.

b) La thèse du non neutralité:


La position de Modigliani et Miller (1961) ne fait pas l'unanimité. Lorsque les
investisseurs préfèrent un dividende plus important, Gordon (1959), (1978) et Lintner (1962)
avancent que la politique des dividendes affecte le coût du capital de la société. Ce résultat
est modifié lorsque la fiscalité est prise en considération. Litzenberger et Ramaswamy
(1979), Poterba et Summer (1986,1987) montrent que l'impôt personnel et l'impôt sur les
sociétés font que le coût de capital d'une société soit affecté par la politique des dividendes.
En effet, lorsque les investisseurs préfèrent les plus-values au dividende, une distribution
plus importante du dividende peut augmenter le coût du capital de la société. En revanche,
les travaux empiriques de Black et Scholes (1974), Miller et Scholes (1978), Hess (1981),
Eades, Hess et Kim (1985) montrent que la fiscalité n'affecte pas le coût du capital.
c) La thèse du signal :
Cette théorie soutien que le choix entre la dette et le capital propre n’est pas neutre. En effet,
dans un environnement caractérisé par une asymétrie informationnelle, qui fait que les
différents acteurs ayant des relations avec l’entreprise ne disposent pas de la même
information, le choix du tel ou tel moyen de financement peut être utilisé comme mécanisme
de signalisation de la qualité de l’entreprise.
Ainsi, la participation des dirigeants dans le capital de l’entreprise constitue un excellent
signal pour les investisseurs et les créanciers.
Tout changement dans la politique financière de l’entreprise induit automatiquement des
modifications dans la perception de la firme par le marché et les créanciers, en effet, le
lancement d’un nouvel emprunt exige de l’entreprise de signaler au marché ses véritables
perspectives, c'est-à-dire de montrer qu’elle est capable de générer suffisamment de cash flow
pour faire aussi bien à ses charges d’intérêt qu’a ses engagements, autrement, elle risque de
(8)
perdre le soutien de ses créanciers et des actionnaires même si son projet est rentable.
d) La théorie d’agence :
Easterbrook (1981, 1984) explique la politique du dividende dans le contexte de théorie de
l'agence. On supposant le dividende comme étant un moyen de surveillance et de contrôle des
(9)
équipes dirigeantes : Verser des dividendes, et de manière conséquente, permet de résoudre
les problèmes d’affectation du «cash-flow libre» c’est-à-dire du cash-flow disponible après
que toutes les opportunités d’investissement rentables ont été saisies, et que les métiers non
rentables ont été cédés à d’autres.
Cet argument milite en faveur d’une distribution élevée dans les secteurs de faible
croissance où les sociétés ont des ressources très abondantes.

2016/02 :‫العدد‬ 6 ‫رللة الدراسات االقتصادية ادلعاصرة‬


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De façon générale, le versement de dividendes oblige les sociétés à faire davantage appel
aux marchés des capitaux. Ces opérations, nécessairement peu fréquentes, sont l’occasion
d’une information beaucoup plus approfondie sur l’utilisation que la société fait des capitaux
qu’elle gère. Le dividende joue ainsi un rôle d’incitation, de surveillance et de contrôle des
dirigeants.
Statma (1985) utilise les théories du comportement des individus et des choix pour montrer
que les investisseurs préfèrent recevoir des dividendes même en présence d'un impôt élevé.
2) L’introduction en bourse
1-1 présentation du marché financier
1-1-1 Définition
La définition de la bourse ou le marché financier s’est développée avec le temps. Plusieurs
définitions sont attribuées au Marché Financier parmi lesquelles nous présentons ce qui suit :
- La bourse des valeurs mobilières appelée aussi marché financier se définit par « le lieu de
rencontre des propriétaires de titres déjà émis et d’acheteur souhaitant acquérir ces mêmes
(10)
titres ».
- Un lieu d’échange d’actions et d’obligations, une bourse des valeurs mobilières est un
marché organisé et réglementé où se négocient toutes les valeurs mobilières inscrites à la
(11)
cote ».
- La société de Bourse Française SBF définit la bourse comme étant un marché réglementé
qui organise la liquidité, c'est-à-dire la facilité des échanges par la concentration du plus
grand nombre possible d’ordres d’achat et de vente, l’égalité entre tous les intervenants
par la transparence et l’accès instantané au marché, la sécurité par la garantie que les
(12)
acheteurs seront livrés et les vendeurs payés à la date déterminée.
1-1-2 Les compartiments du marché financier
a) Le marché primaire (neuf)
Le marché primaire est le marché de l’émission des nouveaux titres (obligations, actions), il
regroupe toutes les opérations d’appel public à l’épargne et placement privé, son rôle est de
(13)
financer l’investissement, il est appelé aussi marché du « neuf ».
b) Le marché secondaire
Le marché secondaire est un marché de l'occasion et de négociation, qui organise les
transactions sur les valeurs mobilières déjà crées et placées dans le cadre du marché primaire.
Schéma 1 : Les compartiments du marché financier

Source :
www.edubourse.com , date de consultation le 23/06/2016
1-1-3 Le rôle du marché financier
Le marché financier assure un certain nombre de fonctions et constitue à cet effet :
a) Un circuit de financement
Par sa fonction première qui est de drainer l’épargne en vue de contribuer au financement
de l’économie nationale. Il facilite la croissance des sociétés et confèrent à l’Etat des moyens
supplémentaires pour mener à bien sa politique dans le domaine économique et social. Le
recours au marché financier est sans nul doute une des conditions évidentes d’un financement
(14)
équilibré de la croissance.

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b) Un moyen d’organiser la liquidité de l’épargne investie à long terme


Dès lors que les titres sont émis et placés, ils doivent pouvoir circuler, c’est-à-dire être
négociés et cédés continuellement, c’est cela la liquidité d’un titre, liquidité qui constitue
(15)
l’intérêt axial de la bourse.
c) Un instrument de mesure de la valeur des actifs
En affichant à chaque séance de bourse un cours, pour une action donnée, le marché
financier est un instrument de mesure irremplaçable de la valeur d’une entreprise ayant atteint
une certaine dimension.
d) Un outil concourant à la mutation des structures industrielles et commerciales
L’auteur Y. FLONOREY affirme, à cet effet, que : « c’est surtout par la possibilité que
la bourse offre aux sociétés cotées, de battre leur propre monnaie, qu’elle concoure
activement au financement du haut du bilan, c’est-à-dire lorsque l’achat de filiales ou la
simple prise de participation, au lieu d’être payé en argent liquide, l’est par remise d’actions
de la société acheteuse ou absorbante ».
e) Un lieu de négociation du risque
C’est-à-dire l’innovation boursière, rendre possible par la déréglementation des produits
dits « dérivés » au cours de la décennie 80, a mis en évidence le rôle que joue le marché des
capitaux et en particulier le marché financier dans la gestion, par les agents économiques, de
leurs risques.
f) Outil de contrôle
Les sociétés cotées en Bourse doivent respecter des règlementations plus strictes quant à la
publication de leurs comptes. Ces entreprises sont également suivies par de multiples équipes
d'analystes financiers, qui diffusent largement toutes les informations qui ont potentiellement
un impact sur le cours de l'action de la société.
1-2 Les risques de l’introduction en bourse
Les risques de l’introduction en bourse sont les suivants :
- Sacrifices en termes de coût et de temps ;
- L'absence de confidentialité dont les informations sur les ventes de la société
nouvellement cotée, ses marges, ses salaires, ses projets d'avenir seraient accessibles à
tous où les concurrents et les éventuels associés découvrent la stratégie de l'entreprise ;
- Une pression accrue sur les résultats à court terme, où l'entreprise cotée serait obligée de
communiquer des résultats trimestriels et annuels ;
- augmentation de capital, le bénéfice est réparti entre un plus grand nombre d’actions. Il en
(16)
résulte que, en général, le bénéfice par action diminue (dilution).
- Dès son introduction en bourse, l’entreprise est réputée faire appel public à l’épargne, ce
qui la place sous la surveillance des autorités de marché qui contrôlent l’information mise
à la disposition du public. Le corollaire d’une ouverture au public du capital est le risque
d’un changement de contrôle résultant d’une procédure d’Offre Publique d’Achat ou
d’Offre Publique d’Echange, le cas échéant sans l’accord des dirigeants (offre dite
inamicale). Ce mode de prise de contrôle fait l’objet d’une réglementation précise
(17)
orchestrée notamment par les autorités de marché.
1-3 Les motivations de l’introduction en bourse
Les avantages de l’introduction en bourse peuvent être représentés par les objectifs
(18)
suivants :
- Lever des fonds en diversifiant les sources de financement de la société ;
- Financer une forte croissance de l’activité qui ne peut être financée par les sources
classiques de financement ;

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l’impact de l’introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes Aissani Elaarem Bou Ciki Halima

- Faciliter une croissance externe par une fusion ou une acquisition ;


- Faciliter le transfert de l’entreprise, notamment en raison de difficultés liées à la
succession;
- Intéresser les partenaires de la société aux fruits de sa croissance (Client, fournisseurs,
salariés,….) ;
- Offrir une liquidité aux actionnaires ;
- Accroître la notoriété de la société et sa visibilité sur le marché.
1-4 Les modes d’introduction en bourse
Il existe cinq procédures de première cotation à savoir : L'Offre à Prix Ferme (OPF), l'Offre
à Prix Minimal (OPM), l'Offre à Prix Ouvert (OPO), la Cotation Directe et le Placement
Garanti. L’émetteur a le choix entre ces procédures :
1-4-1 L'Offre à Prix Ferme (OPF)
L’introduction en Bourse avec l’OPF permet de fixer un prix de vente unique des titres
(19)
émis. Les ordres d’achats peuvent avoir lieu uniquement à ce prix de vente .
1-4-2 L'Offre à Prix Minimal (OPM)
consiste à proposer un prix d’offre minimal des titres déterminé par un comité chargé de
l’introduction. Les ordres d’achat classés par ordre de prix décroissant sont passés avec des
limites de prix. Il en résulte un premier cours coté qui constitue le prix à payer par les
investisseurs. Une réduction des ordres est appliquée au cas où la demande est supérieure à
(20)
l’offre. Seul un certain pourcentage des demandes est donc satisfait .
1-4-3 L'Offre à Prix Ouvert (OPO)
Consiste à ne pas fixer le prix d’introduction des titres a priori, et à simplement proposer
une fourchette de prix dans laquelle les investisseurs passent les ordres ; d’où une grande
flexibilité. Les investisseurs intéressés proposent alors à l’entreprise des quantités et le prix
des titres dans la fourchette proposée. Le prix définitif des titres, qui au final est unique, est
fixé par l’entreprise en accord avec la banque introductrice, après collecte de tous les ordres
d’achat, de manière à équilibrer l’offre et la demande (dans les limites de la fourchette
(21)
initialement annoncée) .
1-4-4 La Cotation Directe
L’entreprise met à la disposition du public une quantité de titres en fixant un prix minimal
de vente où tous les types d’ordres d’achats sont acceptés et tous les ordres sont servis selon
un taux de réduction unique. Ce prix peut être dépassé de 10% maximum à la première
cotation avec réduction corrélative des ordres libellés à des cours limités ou à tout prix. Si la
demande est très élevée, cette procédure peut être abandonnée au profit de celle d’offre
(22)
publique à prix ferme .
1-4-5 Le Placement Garanti
Le placement dit garanti s’adresse aux investisseurs institutionnels. Le prix de vente des
actions fixé est supérieur ou égal au prix de l’OPF. Le prix de placement garanti est souvent
déterminé par le marché à l’issue d’une période de sensibilisation des investisseurs et résulte
de la confrontation du nombre de titres offerts et des demandes émanant des investisseurs
selon la technique de « construction du livre d’ordres ». Lorsqu’il y a placement garanti
conjugué avec une offre à prix ferme, il y a création d’une seconde tranche d’action,
syndiquée par des banques, réservée à des investisseurs institutionnels, tant nationaux
qu’étrangers. Le placement garanti présente l’avantage de permettre la constitution sur
mesure d’une structure actionnariale. Par ailleurs, il améliore la liquidité ultérieure du titre
(23)
tout en réduisant l’incertitude quant à l’écoulement de l’offre.
1-5 Les coûts d’introduction en bourse
1-5-1 les coûts préalables à l’introduction en bourse

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Il s’agit particulièrement clauses d’agréments des nouveaux actionnaires, des pactes de


majorité ou des droits de perception. Le recours à des spécialistes (avocats, experts…) et les
conventions d’assemblée générale des actionnaires sont indispensables pour la réussite de
(24)
cette étape du processus de cotation .
1-5-2 Les coûts directs d’introduction en bourse
Les coûts directs à l’introduction comprennent les dépenses engagées pour répondre aux
exigences liées à la cotation, les redevances aux intervenants à savoir la AMF* et la SGBV,
commissions et honoraires d’accompagnement, de placement et de conseil financier et
juridique, la rémunération des intermédiaires financiers (banque et société de bourse) et les
(25)
frais administratifs et de publicité (encarts dans les médias) liés à l’introduction.
1-5-3 les couts indirects
Différents coûts indirects viennent s'ajouter aux coûts directs que nous avons évoqués ci-
dessus. De fait, les règles de transparence qui s'appliquent aux entreprises cotées les obligent à
fournir des informations qui ont une valeur stratégique (par exemple le politique marketing,
les projets de R&D, les opportunités de croissance). Or, lorsque la confidentialité est un
élément essentiel de l'avantage concurrentiel, il peut être préférable de limiter les sources de
financement en gardant des relations privilégiées avec un banquier ou un petit nombre
d'investisseurs.
3) La politique de distribution des dividendes avant et après l’introduction en bourse
d’ALLIANCE ASSURANCE
Pour comparer la politique de distribution des dividendes d’ALLIANCE ASSURANCES
avant et après l’introduction en bourse on va comparer la situation financière, quelques
indicateurs et les dividendes distribués par l’entreprise avant et après l’introduction.
3-1 l’évaluation de la politique de distribution des dividendes avant l’introduction en
bourse
3-1-1 la situation financière de l’entreprise avant l’introduction en bourse (2006-2009)
a) Evaluation de résultat
Tableau 3.4: Les résultats réalisés de 2006 à 2009.
Désignation en DA 2006 2007 2008 2009
charge 186 835 746 563 755 786 1 057 488 194 1 851 992 347
Produit 160 578 175 770 243 857 1 183 324 640 2 164 880 805
Résultat -26 257 571 206 488 071 125 6 445 312 888 458
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Les résultats dégagés par Alliance Assurances ont connu une variation fluctuante au cours
des quatre derniers exercices. L’exercice 2006 a affiché un résultat déficitaire de 26 MDA, dû
à la phase de démarrage de l’activité de la compagnie. A partir de l’exercice 2007, Alliance
Assurances a commencé à dégager des résultats bénéficiaires avec des fluctuations. La baisse
du résultat entre 2007 et 2008 est de l’ordre de 39%, alors que la variation du résultat entre
2008 et 2009, qui est de 149%.
c) Evaluation de chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires présenté ci-après, est défini comme la production nette de
réassurances, a enregistré durant les quatre derniers exercices l’évolution suivante:
Tableau 3.5 : La production nette par branche
Branche en KDA 2006 2007 07/06 2008 08/07 2009 09/08
auto et risques simple 155 593 568937 266% 1040144 83% 1785127 72%
CAT-NAT 6318 13163 108% 23690 80% 33759 43%
IARD 57183 193108 238% 270623 40% 447462 65%
transport 66360 87143 31% 175523 101% 230038 31%
ass, de personnes 17383 70047 303% 165951 137% 355474 114%

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total/année 302 837 932 398 208% 1675932 80% 2851861 70%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Le CA a marqué au niveau de toutes les branches d’importantes augmentations; en effet,
toutes les primes émises ont enregistré une variation séquentielle de 2006 à 2009. La plus
considérable hausse réside au niveau de la branche auto et risques simples passant de 155
MDA en 2006 à 1,8 Md DA en 2009, représentant pour les quatre exercices plus de 50% du
total des primes annuelles tel qu’il est montré dans le graphe ci-dessus.
d) Résultat d’exploitation
Le résultat d’exploitation à connu une évolution fluctuante au cours des quatre

Désignation en DA 2006 2007 06/07 2008 07/08 2009 08/09


marge d'assurance 118574128 529119299 346% 698732426 32% 1225223615 75%
produit divers 285693 2854376 899% 17750921 522% 21700001 22%
transfert de charge d'exploitation 1 536 463 18 316 716 1092% 17 032 543 -7% 27 323 874 60%
M&F consommée -7645709 -10248944 34% -14455302 41% -19058535 32%
services -45508091 -75801549 67% -144053204 90% -227485275 58%
traitements & salaires -61395414 -154289361 151% -235617844 53% -374595116 59%
impot & taxes -6148462 -20156800 228% -42538698 111% -68279356 61%
frais financiers -421811 -4725099 1020% -16432130 248% -13437298 -18%
frais divers -1027390 -924784 -10% -3418390 270% -4701767 38%
dotation aux amortissements -13456525 -21357935 59% -31896739 49% -38039549 19%
résultat d'exploitation -15207119 262785918 -1828% 245103582 -7% 528650593 116%
derniersexercices. En 2006, il affichait un résultat d’exploitation déficitaire dû à la hausse de
tous les comptes de charge liés à la constitution et au démarrage de la compagnie. Il marque
un regain en 2007 de 262 MDA, augmentation relative également au surcroit de la marge
brute. Passant à 2008, la compagnie enregistre une légère baisse de 7% puis rebondis pour
marquer un accroissement de 116% en 2009.
Tableaux 3.14 : L’évaluation de détail de résultat d’exploitation de 2006 à 2009.
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
e) Dettes
Entre l’exercice 2008 et 2009 le taux de variation est de 83% qui provient essentiellement de
la hausse des dettes techniques de 68% et des dettes envers les assurés cédants et rétrocédant
de 155%.
Les dettes techniques ont subi une augmentation annuelle moyenne de 123% enregistrant
les sinistres à payer et les risques en cours ainsi que la provision mathématique constituées
pour la branche « assurance de personnes ».
Tableau 3.26 : Les dettes d’A A de 2006 à 2009.
Libellé 2006 2007 06/07 2008 08/07 2009 09/08

Comptes créditeurs 518373 -1472 -100% 4038078 -274426% 30313 99%


Dettes techniques 119948138 288021516 140% 638866596 122% 1076142099 68%
Dettes d'investissements 5045834 19458713 286% 101548228 422% 182037188 79%
Dettes de stocks 602261 1023130 70% 743728 -27% 1354817 82%
Détentions pour compte 19216345 69368268 261% 105992428 53% 183878340 73%
Dettes envers les associes
, les sociétés apparentées 22497000 22497000 0% 57459789 155% 58945982 3%
Dettes d'exploitation 16722090 59987516 259% 110496172 84% 175555565 59%
Dettes envers les assures,
cédants & cessionnaires 66660249 67334699 1% 263401769 291% 672724479 155%

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Dettes financières 0 4495143 7619399 70% 2779226 -64%


total 251210290 532184512 112% 1290166187 142% 2353448009 82%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Entre l’exercice 2006 et 2007, Alliance Assurances n’a enregistré que des crédits
d’investissement marquant une variation de 286%. De 2007 à 2009, ces dettes ont continué
d’augmenter à raison de la comptabilisation de nouvelles dettes qui concernant :
- Les retenues de garanties
- Les réserves déposées sur les créances techniques (risque en cours « REC »), qui ont
connu une variation de 93% entre 2008 et 2009.
- Les réserves déposées sur les créances techniques (sinistres à payer « SAP »), ont vu une
augmentation de 137%. (2008/2009).
Les dettes envers les associés n’ont enregistré qu’une légère variation à la baisse en 2009
de 3% qui se justifie par la baisse des dettes envers le filiale « ORAFINA » de 10%, soit de 30
MDA en 2008 contre 27 MDA en 2009. Par ailleurs, les dettes envers les associés, ont marqué
une hausse de 17% entre 2008 et 2009.
Dettes envers les assurés, cédants et cessionnaires ont maintenu un niveau stable au cours
des deux exercices 2006 et 2007. Le solde de la rubrique a ensuite connu une très forte
augmentation, soit de 291% en 2008 comparativement à 2007 et de 155% en 2009 par rapport
au 31.12.2008, due au développement de l’activité et du réseau d’Alliance Assurances
(Augmentation des avances reçues des assurés, du nombre des cessionnaires, courtiers et
agents Généraux entre 2008 et 2009).
f) La valeur de l’entreprise pour s’introduire en bourse
La valeur de l’action Alliance Assurances la plus représentative est estimée à 834 DA.
Alliance Assurances accorde une décote de 4 DA par action et arrête le prix d’émission à 830
DA par action, soit une prime d’émission de 630 DA.
3-1-2 Analyse par les ratios et les indicateurs
a) Ratios de performance
En 2007, le bon niveau de rentabilité des fonds propres est dû à un taux de profit élevé et
un bon effet de levier ; en 2008, la baisse du ROE est due à la détérioration du taux de profit.
En 2009, la rentabilité des fonds propres renoue avec un taux élevé de 35% du fait d’un taux
de profit élevé. Il est particulièrement appréciable de noter l´absence d´endettement financier.
Tableaux 3.27 : Les ratios de performance de 2007 à 2009.
Rentabilité 2007 2008 2009
taux de profit= résultat net / 206488071/932397343 125836445/1675932050 312888457/2851860992
primes nettes = 24% =8% =11%
932397343/1232497017 1675932050/1981886758 2851860992/3562113979
rentabilité de l'actif=primes nettes/total actif =69% =75% =78%
effet de levier= total passif/ 1981886758/565884126 3562113979/895777513
fonds propres 1232497017/493824434 =250% =350% =398%
rentabilité fonds propres 206488071/493824434 125836445/565884126 312888457/895777513
(rentabilité financière)= résultat net/ fond propres =42% =22% =35%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE

b) Les indicateurs de structure


Tableau 3.28: Les indicateurs de la structure de 2006 à 2009

Désignation 2006 2007 2008 2009


actif immobilisé/ 9366977.27/ 233862637.4/ 292093346.278/
total actif 55084933.93 /754588136= 7.3% 1232497017=7.6% 1981886758=11.8% 3562113979=8.2%
actif circulant/ 673398699/ 1144201331/ 1758221638/ 3264769294 /
total actif 754588136= 89% 1232497 017=92.9 % 1981886758=88.71% 3562113979=91.7%
capitaux propres/ 503377845/ 493824434/ 565884126/ 895777513/
total passif 754588136=66.7% 1232497017=40.06% 1981886758=28.6% 3562113979=25.1%

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dettes globales/ 251210290/ 532184512/ 1290166187/ 2353448009/


total passif 754588136= 33.3% 1232497017=43.2% 1981886758=65.1% 3562113979=66%

Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Les ressources augmentent pour atteindre 66% environ en 2009. La part des fonds propres
passe de 67% en 2006 à 34% (y compris le résultat net de l’exercice). Cette réduction est
relative, en valeur brute le niveau des fonds propres dépasse le 1,2 Md DZD sur un total
ressource de 3,5 Md DZD. Par ailleurs, il y a lieu de préciser qu’il n’y a pas de dettes
financières, un montant symbolique de 2,8 MDZD apparait en 2009.
Tableau 3.29 : Le taux d’autonomie financière en 2009
2006 2007 2008 2009
désignation
503377845/ 493824434/ 565884126/ 895777513/
251210290=200% 532184512=93% 1290166187=44% 2353448009=38%
autonomie financière =capitaux propres/DMLT
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE

c)Les indicateurs d’équilibre financière (la structure de patrimoine)


Tableau 3.29: Les indicateurs d’équilibre financière de 2006 à 2009.
Désignation en DA 2006 2007 2008 2009

FR= actif circulant- passif circulant 444 758 494 633 947 566 525 488 075 974 330 006
BFR= (stock+créances)-(dettes-dettes financières) 383 330 773 568 978 777 263 282 791 654 646 085
trésorerie =FR-BFR 61 427 721 64 968 789 262 205 284 319 683 921
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Le BFR est positif implique que les emplois d'exploitation de l'entreprise sont supérieurs
aux ressources d'exploitation ; l'entreprise doit financer ses besoins à court terme soit à l'aide
de son excédent de ressources à long terme (fonds de roulement), soit à l'aide de ressources
financières complémentaires à court terme, comme les concours bancaires. Et la trésorerie est
positive et représente une situation idéale.
3-1-3 l’évaluation des dividendes distribuée avant l’introduction en bourse
Tableau n° : La répartition des parts sociales en 2009
Actionnaires valeur nominale Nombre d'action total participation %
Khelifati Hassen 5 000 80000 400000000 50%
Khelifati Rachid 5 000 24000 120000000 15%
Rahmoune Mohamed 5 000 22400 112000000 14%
Aissati Mohamed 5000 16000 80000000 10%
Maghreb Truck Company Spa 5 000 8000 40000000 5%
Ourahmoune Abd El Karim 5 000 6400 32000000 4%
ATRABA Sarl 5 000 2400 12000000 2%
EGETRABA Sarl 5 000 800 4000000 1%
EGETRABA Sarl 5 000 160000 800000000 100
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE

Tableau n° : l’évaluation des dividendes distribuées et l’affectation des résultats de 2007 à 2009
Désignation en DA 2007 2008 2009
Résultat en instance d’affectation -31 008 524 -31 008 524 0
résultat de l’exercice 206488071 125836445 312888457
total 175 479 547 94 827 921 312 888 457
Désignation en DA 2007 2008 2009
Réserves légales 0 10 324 404 0

2016/02 :‫العدد‬ 13 ‫رللة الدراسات االقتصادية ادلعاصرة‬


l’impact de l’introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes Aissani Elaarem Bou Ciki Halima

Réserves facultatives 0 31 163 667 0


Provisions techniques 26 533 741 55 404 579 95777513
Liaisons inter –unités -1 700 783 0 0
Incorporation capital 0 12220000 0
Libération capital 0 0 240000000
Tantièmes 0 1380000 2347000
Bonus 0 4725000 2347000
Dividendes 0 70211000 36906000
Dividendes par action 0 702.11 231
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Dans le cadre de l’affectation de résultat de l’exercice, l’assemblé générale ordinaire
statuant a décidé de doter la réserve légale 10324404 DA en 2008.
Sur les trois exercices, une seule réserve enregistrée sur 2008 pour 31 MDA. Réserve
facultative représente 25% du résultat de l’exercice 2007 et conserve 8% sous forme de
réserves légales. Au titre de l’exercice 2007 et 2009, aucune décision n’a été prise quand à la
constitution de réserve. Les provisions techniques ont subi une augmentation annuelle
moyenne de 136%.
Et concerne l’évolution des dividendes, l’entreprise à distribué 56% du résultat d’exercice
sous forme des dividendes en 2008 et 29% en 2009, on remarque que les dividendes
distribués ont connu une diminution remarquable cours de l’année 2008 et 2009 (variation de
-47%), malgré l’augmentation du résultat, en effet, l’entreprise a adapté une nouvelle
stratégie.
3-2 l’évaluation de la politique de distribution des dividendes après l’introduction en
bourse
3-2-1 la situation financière de l’entreprise après l’introduction en bourse (2006-2013)

a) L’évaluation de chiffres d’affaire


Tableau 3.39: L’évaluation du chiffre d’affaire de 2010 à 2013.
Année 2010 2011 10/11 2012 11/12 2013 12/13
Chiffre d'affaire
en DA 3 400 000 000 3 903 520 915 15% 3 714 980 127 -5% 4 149 957 579 12%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE

Après l’introduction en bourse AA réalise une augmentation de chiffre d’affaire, sauf en


2102 l’entreprise enregistre une diminution faible de 5% par rapport au 2100.
L’augmentation du CA entre 2101 et 2100 est de l’ordre de 05%, alors que la variation entre
2102 et 2103, qui est de 02%. La hausse du chiffre d’affaires au premier semestre 2103
s’explique essentiellement par une forte progression des segments auto et IARD.

b) L’évaluation du résultat net


Tableau 3.40 : L’évaluation du résultat de 2010 à 2013.
Année 2010 2011 10/11 2012 11/12 2013 12/13
Résultat net
en DA 198 009 910 -364 615 009 -284% 232 934 937 -164% 367 325 801 58%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Le tableau ci-dessous en 2010 la compagnie enregistre une diminution par rapport au 2009 (312
888 458 DA). L’exercice 2011 a affiché une grande diminution de -284%, ce résultat déficitaire, dû à
des problèmes du secteur (la sous-tarification de l’assurance auto est due à la guerre des tarifs qui sévit
dans le secteur, lourd sinistralité suit à l’évènement Janvier 2011 …). A partir de l’exercice 2012,

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l’impact de l’introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes Aissani Elaarem Bou Ciki Halima

Alliance Assurances a commencé à dégager des résultats bénéficiaires avec des fluctuations. La
variation du résultat entre 2012 et 2013, est de 60%.

c) Le cours d’action d’ALLIANCE ASSURANCE après l’introduction en bourse


On remarque d’après le schéma ci-dessous qui montre le cours d’action d’A A après
l’introduction en bourse, que le cours d’action en 2010 et 2011 reste stable par apport au cours
d’action qui on l’a trouvé après l’évaluation en 2009 (avant l’introduction en bourse) est de
830 DA. Le cours d’action a subi une diminution en 2012 par apport au 2010 et 2011(825). Et
après en 2013 le cours enregistre une grande diminution de 27% par rapport aux 2012.
Graphe n°2: Le cours d’action de 2010 à 2013.

3-2-2 Analyse par les ratios et les indicateurs

a) FR, BFR et trésorerie


Tableau 3.41 : La structure de patrimoine de 2010 à 2013.
Désignation en DA 2010 2011 2012 2013
FR 1 218 806 952 163 738 397 810 843 501 849 189 761,47
BFR -462 375 208 -834921293 -845 055 308 -796 031 785,72
trésorerie 1 681 182 160 998 659 690 1 655 898 809 1 645 221 547,19
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE

FR > 1 alors l’équilibre financier est préservé : les actifs stables sont totalement financés
par les capitaux stables.

Et le BFR est négatif qui veut dire que les emplois d'exploitation de l'entreprise sont
inférieurs aux ressources d'exploitation : l'entreprise n'a pas de besoin d'exploitation à
financer, puisque le passif circulant excède les besoins de financement de son actif
d'exploitation ; elle n'a donc pas besoin d'utiliser ses excédents de ressources à long terme
(fonds de roulement) pour financer d'éventuels besoins à court terme.

b) Les ratios de rentabilité


Tableau 3.42 : Les ratios de rentabilité de 2010 à 2013.
rentabilité 2010 2011 2012 2013
ROS= résultat net/primes nette 5% -11% 7% 10%
ROA=primes nette/total actif 63% 48% 48% 50%
leverage= total passif/fonds propres 239% 337% 298% 277%
ROE= résultat net /fonds propres 8% -19% 11% 14%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE

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L’entreprise enregistre ROS et ROE négative en 2011 reflétant l’impact de résultat négatif.
La rentabilité de l’actif progresse sensiblement de 63% pour 2010 reflétant ainsi l’impact
positif de la hausse du chiffre d’affaires.
La baisse (par rapport au 2009) de la rentabilité des fonds propres à 8% en 2010
s’explique par l’effet combiné de l’augmentation du capital social (+175%) et de la baisse du
résultat.
c) Les indicateurs de structure
Tableau 3.43 : Les indicateurs de structure de 200 à 2013.
Désignation 2010 2011 2012 2013
actif immobilisé/ total actif 34,09% 42,27% 34,01% 34,45%
actif circulant/ total actif 65,91% 57,73% 65,99% 65,55%
capitaux propres/ total passif 41,90% 29,69% 33,58% 36,14%
dettes globales/ total passif 58,1% 70,31% 66,41% 63,86%
autonomie financière= capitaux propres/DMLT 322,23% 197,26% 262,43% 352,43%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Les emplois nets sont en augmentation constante après l’introduction en bourse grâce à un
effort soutenu d’extension de réseau en biens propres, traduisant ainsi la politique de
développement commercial. Cette augmentation due essentiellement à des acquisitions
importantes, notamment le nouveau siège situé au niveau d’El Qods à Chéraga - Alger, ainsi
qu’à l’ouverture de nouvelles agences, suite aux recettes financières générées par l’entrée en
bourse en 2010. La baisse des dettes par rapport au 2009 s’explique par l’effet combiné de
l’augmentation du capital social. L’apport des fonds propres dépasse 100% des DMLT.

d) La marge de solvabilité
Tableau 3.44 : La marge de solvabilité de 2010 à 2013.
Elément en DA 2010 2011 2012 2013
capital émis 2 205 714 180 2 205 714 180 2 205 714 180 2 205 714 180
réserves légales 15 644 423 24 729 477 24 729 477 24 729 477
réserves facultatives 50 143 757 67 405 360 67 405 360 67 405 360
dotations aux provisions réglementées 45 551 146 77 219 279 77 219 279 77 219 279,11
provisions pour dette techniques 0 93 854 852 67 421 506 62 596 450,93
autres provisions 0 35 268 827 40 614 816 54 910 299,45
Total 2 317 053 506 2 504 191 975 2 483 104 618 2 492 575 046,5
élément de calcule
15%des provisions techniques annuelles 258 790 676 409 355 675 369 088 808 333 117 984,00
20% des primes nettes TTC 741 396 309 640 075 316 635 677 817 710 871 118
niveau de la marge
par rapport aux provisions 895% 612% 368% 748%
par rapport aux primes nettes 313% 391% 585% 351%
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Le niveau de la marge de solvabilité est en évolution de 176 % par rapport à 2009 et
s’établit à 2 317 053 506,00 de dinars, soit un surplus de 1 476 680 572,00 de dinars. Cette
progression est due à l’augmentation de capital opérée en 2010 pour se conformer aux
dispositions légales relatives au capital minimum des sociétés d’assurance. Le taux de
solvabilité est ici en permanence supérieur à 100% des deux ratios.
3-1-3 l’évaluation des dividendes distribué après l’introduction en bourse
Tableau n° : l’évaluation des dividendes distribués de 2010 à 2013

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Colonne1 2010 2011 2012 2013


- Résultat net 198 009 910 -364 615 009 232 934 936,67 367 325 800,82
réserves légales 15 644 423 24 729 477 24 729 477 24 729 477
réserves facultatives 50 143 757 67 405 360 67 405 360 67 405 360
provisions techniques 0 93 854 852 67 421 506 62 596 450,93
autres provisions 0 35 268 827 40 614 816 54 910 299,45
les dividendes distribués par action 30 0 26 30
Source : réalisé par nous même a partir des rapport et des données d’ALLIANCE ASSURANCE
Les réserves et les primes représentent 33% du résultat de l’exercice au moyenne. Et
concerne l’évolution des dividendes après l’introduction en bourse, l’entreprise à distribué 30
DA des dividendes en 2010, rien en 2011, 26 AD en 2012 et 30 DA en 2013. La non
distribution des dividendes en 2011 est due au résultat négatif, puis à partir de 2012 les
dividendes ont connu une augmentation.
Conclusion
L’introduction en bourse constitue un acte de première importance dans la vie de
l'entreprise. Elle procure à la société plusieurs avantages tels que le renforcement de ses fonds
propres, la mobilisation de son capital, le renforcement de sa notoriété et de son image de
marque ainsi que d'autres avantages fiscaux. Et nous avons illustré que l'entreprise désirante
introduire en Bourse non seulement peut se profiter des bénéfices importantes, elle peut aussi
subir des pertes vu au caractère du risque de l'opération.
Une firme qui a toujours versée d’importants dividendes à ses actionnaires décide de
réduire ou même supprimer son dividende va influer sur son cours de bourse car cela
soulèvera des questions sur sa santé financière et ses capacités à générer de la trésorerie.
Inversement, une société qui se met à verser des dividendes sera perçue plus favorablement.
D’après notre étude de cas, nous avons atteint les résultats suivants :
- nous remarquons un grand l'inadéquation de la santé financière de l'entreprise avec la
valeur de son titre sur le marché boursier ;
- Les résultats obtenus montrent une relation positive entre la situation financière de
l’entreprise et le prix dividendes.
- la manière de distribution des dividendes dans l’entreprise ALLIANCE ASSURANCE
avant et après l’introduction en bourse est la même, le versement de dividendes par
ALLIANCE ASSURANCE traduit de la bonne santé économique et financière de la
société ;
- L'introduction en bourse de l’entreprise ALLIANCE ASSURANCE n’a pas changé sa
manière de distribuer les dividendes. Qu'elles soient nouvellement introduites (alliance
assurance introduite en 2010, le détachement fait dans la même année) ou sur le marché
depuis de nombreuses années, la distribution de dividendes est pratiquée de manière.
Les références
(1) Peerapat WONGCHAIWAT, Politique de dividende des entreprises sur les marchés émergents d’Asie, thèse
de doctorat en science économique, Université de Paris I – Panthéon Sorbonne, décembre, 2011, p8.
(2) http://moneystore.be/2013/actions-2/quels-diffrents-types-dividendes.
(3) http://fr.mimi.hu/economie/acompte_sur_dividende.html.
(4) http://www.abcbourse.com/Apprendre/7_d.html.
(5)http://www.financialafrik.com/2013/06/12/le-dividende-selon-le-professeur-mondher-bellalah-entretien/.
(6) Aziz Mossadak et les autres, lien entre la structure de propriété et la politique de dividendes dans un marché
émergent : le cas du Maroc, cahier de recherche d’information financière et organisationnelle, ESG UQAM,
2015,p5.
(7) Nicolas Montréal, l’impact de la structure de propriété sur le niveau des dividendes distribués par les sociétés
canadiennes, mémoire en vue de l’obtention du garde de maîtrise ès sciences , HEC Montréal, novembre, 2006,
p26.

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l’impact de l’introduction en bourse sur la politique de distribution des dividendes Aissani Elaarem Bou Ciki Halima

(8) Peerapat WONGCHAIWAT, Politique de dividende des entreprises sur les marchés émergents d’Asie, op-cit, p
(9) Berkal Safia, les relations banques /entreprises publique : portées et limites, mémoire de magister, option :
gestion des entreprises, université mouloud mammeri, tizi-ouzou, Alger, juin, 2012, p33.
(10) B. Belletante,(1987), la bourse : temple de la spéculation ou marché financier ?, Hatier, 5eme édition, Paris,
p : 175.
(11) V. Haderer,(1996), l’école pratique de la bourse : en 600 mots, Le journal des finances, Paris, p : 15.
(12) www.ecole-bourse.tm.fr, date de consultation : 15/05/2014.
(13) M. Fleuriet et Y. Simon,(2000), Bourse et marchés financiers, édition Economica, paris, page : 23.
(14) A. Choinel et G. Rouyer,(2004), Le marché financier : structures et acteurs, Revue Banque, 8eme édition,
page : 37.
(15) A. Choinel et G. Rouyer, Op.cit, page : 37.

(16) D. Ogien (1999), les marchés financiers, Gualino éditeur, 2eme édition, paris, page : 35.
(17) Coopers & Lybrand (1998), Guide de l’introduction en Bourse, achevé d’imprimer par G. de Bussac s.a. à
cleemont- ferrand, Paris, page : 11.
(18) Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) (2012), guide des introductions en bourse des
sociétés, page : 4.
(19) Article fourni par Binck.fr (2013), L’introduction en Bourse, page : 3.
(20) Kan Honorine N'Dri (2010), Origines de la surperformance des introductions en bourse des sociétés
financées par des capital-investisseurs : le cas français, Thèse pour l’obtention du Doctorat ès Sciences de
Gestion, UNIVERSITE DE BOURGOGNE, France, page : 72.
(21) Kan Honorine N'Dri (2010), Origines de la surperformance des introductions en bourse des sociétés
financées par des capital-investisseurs, op cite, page : 71.
(22) J. Peyrard (1999), la bourse, Vuinbert, 8eme édition, Paris, page: 52.
(23) Simon PARIENTE (2006), analyse financière et évaluation d’entreprise, Pearson Education France, France,
p : 177.
*amicale : dans le marché gré a gré.
**inamicale : dans le marché boursier.
(24) Slim CHAOUANI (2011), la performance des introduction en bourse : une étude des déterminants et des
effets de la cotation sur la place de Pris, thèse de doctorat, université de Lille, France, page : 29.
(25) PARIENTE. Simon, Op.cit, p : 176.
*AMF : l’Autorité des Marchés Financiers.

2016/02 :‫العدد‬ 18 ‫رللة الدراسات االقتصادية ادلعاصرة‬

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