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N° d’ordre : ………..

/……

UNIVERSITE ABDELMALEK ESSAADI


ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES
D’AL HOCEIMA

Département : Génie Civil, Énergétique


& Environnement

Mémoire de Projet de Fin d’Etudes


Pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en
Génie civil option Bâtiments ponts et chaussées

Conception et dimensionnement de la tour CIMR R+15 avec 4 sous-sols


Etude comparative de deux variantes : Plancher dalle et plancher post tension

Réalisé Par :
SAHMOUD Walid

Effectué à :
Omnium Technologique (OMTEQ)

Encadré à l’ENSAH par : Encadré à OMTEQ par :


Mr. HANAFI Issam Mr. RIMANI Abdelali

Soutenu le …/07/2020 devant le jury composé de :

Prof. HANAFI Issam Président (ENSAH)


Prof. BOULANOUAR Abderrahim Examinateur (ENSAH)
Prof. BARHDADI El Hassane Examinateur (ENSAH)

Année Académique : 2019/2020


Dédicace

Je dédie ce modeste travail : A ma mère qui m’a guidé durant


les moments les plus pénibles de ce long chemin, ma mère qui
a été à mes côtés et ma soutenu durant toute ma vie, ma mère
qui a sacrifié toute sa vie afin de me voir devenir ce que je
suis, merci maman.

A mon défunt père Mustapha SAHMOUD. Tu as toujours fait


de ma réussite ta priorité. Me voilà aujourd’hui sur le bout
d’exercer l’un de tes vœux. Je garde de toi l’image d’un père
exemplaire. Que le tout Puissant Dieu t’accueille dans son
Paradis ! Amen

A mon frère Yasser, pour son encouragement et son soutien


moral

A tous mes amis sans exception.

A toute ma famille.
Remerciements :

L’ingratitude est la chose la mieux partagée sous nos cieux. Je ne voudrais pas me
ranger dans cette logique car il a fallu un bon engagement d’Hommes de bonnes volontés pour
me guider tout au long de notre formation.

Aux vues de l’intérêt et du niveau technique du travail réalisé ; un travail comme celui-
ci exige, certes, beaucoup de l’auteur mais il n’en demeure pas moins être le fruit d’une grande
collaboration entre des personnes se situant à différents niveaux. Tout d’abord je tiens à
remercier vivement Mr RIMANI, ingénieur structure qui m’a accueilli au sein du BET
OMNIUM TECHNOLOGIQUE ainsi que Mr OUKACHA et Mr BOUMARCHID
Technicien supérieure qui étaient très généreux en matière d’information, et à travers eux je
tiens à remercier tout le personnel qui m’ont garanti un milieu de travail sain.

Mes vifs remerciements s’adressent également à mon encadrant Mr ISSAM HANAFI


professeur à l’ENSAH, je le remercie pour m’avoir encadré de très près et pour tous les efforts
qu’il a consentis et ses conseils précieux et à tout le corps professoral de l’ENSAH pour
l’orientation et la formation académique qu’ils nous ont fourni pendant ce cursus.

Je tiens à remercier aussi tous les membres du jury pour leur bienveillance à vouloir
évaluer notre travail.

A l’ensemble je tien à témoigner de mon profond respect et j’espère qu’ils trouveront


dans ce rapport l’expression de ma considération et le témoignage de mon estime.
Résumé :

Le présent projet de fin d’études a pour objet l’étude et le dimensionnement d’un


bâtiment R+14 accompagné de quatre sous-sols en béton armé avec deux variantes de dalles
(plancher dalle et plancher en post tension
L’importance du projet fait du plancher-dalle la solution la plus adaptée aux
exigences du maître d’ouvrage et de l’architecte. Une comparaison entre la variante béton armé
et béton post tension a été menée afin d’aboutir à la solution la plus optimale en termes de coût,
temps de réalisation, durabilité et impact sur l’environnement.
Les normes et règlements utilisés comme référence dans ce travail sont : le RPS
2011 et le PS92 pour le calcul et les vérifications au séisme, les NV65 pour le calcul au vent, le
BAEL 91 pour le dimensionnement des éléments en béton armé et le BPEL 91 pour le
dimensionnement des éléments en béton précontraint.
La conception et le prédimensionnement des éléments structuraux ont été faits en
tenant compte des contraintes architecturales et structurales.
Quant aux logiciels choisis, la modélisation et le calcul par la méthode des éléments
finis sur le logiciel ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS (RSA) version 2020.

Le contreventement adopté est un contreventement par voiles, permettant d’aboutir


à une meilleure réponse sismique. Les plans de ferraillage ont été établis pour chaque élément
représentatif de la structure.
Une étude comparative entre les deux variantes permettant ainsi de tirer plusieurs
conclusions et recommandations afin d’établir une estimation du montant global de la structure
suivant le choix le mieux adapté.
Abstract:

The present project aims at the study and dimensioning of a R+14 building with four
reinforced concrete basements with two slab variants (slab floor and post-tensioned floor)

The importance of the project makes the slab-floor the solution best suited to the
requirements of the client and the architect. A comparison between the reinforced concrete and
post-tensioned concrete variants was carried out in order to find the most optimal solution in
terms of cost, construction time, durability and environmental impact.

The standards and regulations used as references in this work are RPS 2011 and PS92
for earthquake design and verification, NV65 for wind design, BAEL 91 for the dimensioning
of reinforced concrete elements and BPEL 91 for the dimensioning of prestressed concrete
elements.

The design and pre-dimensioning of the structural elements were done taking into
account the architectural and structural constraints.

As for the software chosen, modelling and calculation by the finite element method on
the ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS (RSA) version 2020 software.

The bracing adopted is a sail bracing, allowing a better seismic response. Reinforcement
plans have been established for each representative element of the structure.

A comparative study between the two variants was carried out, allowing several
conclusions and recommendations to be drawn in order to establish an estimate of the overall
amount of the structure according to the most suitable choice.
Liste des figures :

Figure 1: Vue perspective du projet ...................................................................................................... 17


Figure 2: Coupe longitudinale du bâtiment ........................................................................................... 19
Figure 3: Localisation et repères du projet ............................................................................................ 19
Figure 4: Exemple d'un plancher dalle .................................................................................................. 22
Figure 5: Exemple d'une dalle précontrainte post tension ..................................................................... 24
Figure 6: Semelle isolée et semelle filante ............................................................................................ 27
Figure 7: Radier général ........................................................................................................................ 27
Figure 8: Fondations profondes............................................................................................................. 28
Figure 9: Plan de conception du : PH sous-sol 4 au : PH sous-sol 1..................................................... 38
Figure 10: Plan de conception du : RDC au : PH 5ème étage ............................................................... 38
Figure 11: Plan de conception du : PH 6ème étage au : PH 14ème étage ............................................. 39
Figure 12: L'effondrement par le séisme du pont HACHIN au Japon en 1995 .................................... 45
Figure 13: Processus d'élaboration d'un spectre de réponse .................................................................. 46
Figure 14: Spectre de réponse normalisé .............................................................................................. 47
Figure 15: Spectre de réponde en déplacement ..................................................................................... 48
Figure 16: Coefficient de réduction des pressions dynamiques selon le règlement NV65 ................... 59
Figure 17: Courbe de variation de δ en fonction de h ........................................................................... 60
Figure 18: Coefficient γo....................................................................................................................... 63
Figure 19: Coefficient de pulsation τ .................................................................................................... 68
Figure 20: Coefficient de réponse ξ ...................................................................................................... 70
Figure 21: : Vue d'ensemble de la modélisation de la tour ................................................................... 82
Figure 22: Localisation du poteau étudié ............................................................................................. 88
Figure 23: schéma représentative des charges aux étages ......................................................................
Figure 24: Notations pour le voile......................................................................................................... 95
Figure 25: Niveaux de vérification des contraintes ............................................................................... 97
Figure 26: Coupe du voile étudié .......................................................................................................... 98
Figure 27: Coupe horizontal du ferraillage ......................................................................................... 103
Figure 28: Coupe verticale du ferraillage ............................................................................................ 103
Figure 29: Chainage horizontal à l'intersection du voile x plancher ................................................... 104
Figure 30 : Longueur critique et longueur courante ............................................................................ 105
Figure 31: Un radier général ............................................................................................................... 108
Figure 32: Cartographie des moments suivant X ................................................................................ 116
Figure 33: Cartographie des moments suivant Y ................................................................................ 117
Figure 34: Ferraillage par zone suivant X INF.................................................................................... 118
Figure 35: Ferraillage par zone suivant X SUP................................................................................... 119
Figure 36: Ferraillage par zone suivant Y INF.................................................................................... 120
Figure 37: Ferraillage par zone suivant Y SUP................................................................................... 121
Figure 38: Cartographie des moments suivant X ................................................................................ 123
Figure 39: Cartographie des moments suivant Y ................................................................................ 124
Figure 40: Ferraillage du plancher suivant X (SUP) ........................................................................... 124
Figure 41:Ferraillage du plancher suivant X (INF) ............................................................................. 125
Figure 42: Ferraillage du plancher suivant Y (SUP) ........................................................................... 125
Figure 43 : Ferraillage du plancher suivant Y (INF) ........................................................................... 126
Figure 44: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant X (INF) ............................... 127

Figure 45: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant X (SUP)............................... 127
Figure 46: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant Y (INF) ............................... 129
Figure 47: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant Y (SUP)............................... 129
Figure 48: Profil longitudinal du torron .............................................................................................. 135
Figure 49: Vue des têtes d'ancrage ...................................................................................................... 135
Figure 50: Armatures par lesquelles passent les torrons ..................................................................... 136
Figure 51: Tracé du câble .................................................................................................................... 137
Figure 52: Bande prise en considération pour le calcul de la précontrainte ........................................ 138
Figure 53 : Tracé du câble de la bande considéré ............................................................................... 139
Figure 54: Diagramme de la travée AB à vide et en service ............................................................... 143
Figure 55: Diagramme de la travée BC à vide et en service ............................................................... 143
Figure 56: Diagramme de la travée CD à vide et en service ............................................................... 144
Figure 57: Variation de l’angle du câble ............................................................................................. 145
Figure 58: plan de coffrage du sous-sol 4 ........................................................................................... 155
Figure 59: Plan architectural du sous-sol 4 ......................................................................................... 155
Figure 60: Plan architectural du PH RDC au 5 -ème étages ............................................................... 156
Figure 61: Plan architectural du PH 6ème étage au : PH 14ème étage ............................................... 156
Figure 62: Plan architectural de l’édicule ........................................................................................... 157
Figure 63: Structure CIMR non chargée sur Robot analysis Professionnel 2020 ............................... 157
Figure 64: Tour CIMR ........................................................................................................................ 158
Figure 65: Tour basse R+5 ........................................................................................................................
Figure 66: Tour haute R+14 ................................................................................................................. 158
Liste des tableaux :

Table 1: Intervenants du projet.............................................................................................................. 17


Table 2: Exploitation des étages............................................................................................................ 18
Table 3: Particularités du plancher dalle ............................................................................................... 23
Table 4: Particularités du plancher post tension .................................................................................... 26
Table 5: Hauteurs des dalles.................................................................................................................. 42
Table 6: Pression dynamique de base normale et extrême .................................................................... 56
Table 7: Variation de Kh en fonction de la hauteur ............................................................................... 57
Table 8: Coefficients des sites ............................................................................................................... 58
Table 9: Variation de δ en fonction de la hauteur ................................................................................. 60
Table 10: Les pressions dynamiques normales et extrêmes selon les étages ........................................ 61
Table 11: Valeurs des actions extérieures CE ....................................................................................... 64
Table 12: Valeurs des actions intérieures CI ......................................................................................... 64
Table 13: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent normal ................................. 65
Table 14: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent normal ................................. 66
Table 15: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent extrême ................................ 66
Table 16: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent extrême ................................ 67
Table 17: Valeurs des coefficients de réponse ...................................................................................... 70
Table 18: Valeurs d’action dynamique ................................................................................................. 70
Table 19: Action dynamique résultante par unité de longueur pour un vent normal ............................ 71
Table 20: : Action dynamique résultante par unité de longueur pour un vent extrême ........................ 72
Table 21: Tableau des déplacements latéraux inter étages suivant X ................................................... 74
Table 22: Tableau des déplacements latéraux inter étages suivant Y ................................................... 75
Table 23: Vérification du déplacement latéral inter étages ................................................................... 75
Table 24: Tableau des déplacements globaux suivant X ...................................................................... 77
Table 25: Tableau des déplacements globaux suivant X ...................................................................... 77
Table 26: Vérification du déplacement global ...................................................................................... 77
Table 27: Vérification de la stabilité au renversement suivant X ......................................................... 79
Table 28: Vérification de la stabilité du renversement suivant Y ......................................................... 80
Table 29: Valeurs des efforts repris par les éléments porteurs suivant X ............................................. 83
Table 30: Valeurs des efforts repris par les éléments porteurs suivant Y ............................................. 84
Table 31: Tableau de chargement ......................................................................................................... 86
Table 32: Valeurs de la descente de charge .......................................................................................... 91
Table 33: Ferraillage du poteau ............................................................................................................. 92
Table 34: Armature transversale et espacement .................................................................................... 93
Table 35: Coefficient de flambement du voile 𝑳𝒇/ 𝑳 ............................................................................ 96
Table 36: Paramètres de calcul du voile................................................................................................ 96
Table 37: Paramètres de calcul du radier ............................................................................................ 108
Table 38: Epaisseur minimale sous les poteaux .................................................................................. 110
Table 39: Epaisseur minimale sous les voiles ..................................................................................... 111
Table 40: Tableau des efforts normaux à l’ELS.................................................................................. 112
Table 41: Paramètres de calcul............................................................................................................ 114
Table 42: Résultat de calcul du poids propre du bâtiment .................................................................. 114
Table 43: Ferraillage du radier suivant X INF .................................................................................... 116
Table 44: Ferraillage du radier suivant X SUP ................................................................................... 116
Table 45: Ferraillage du radier suivant Y INF .................................................................................... 117
Table 46: Ferraillage du radier suivant Y SUP ................................................................................... 117
Table 47: Tableau du ferraillage des zones suivant X......................................................................... 119
Table 48: Tableau du ferraillage des zones suivant Y......................................................................... 121
Table 49: Tableau du ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant X ......................... 128
Table 50: Tableau du ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant Y ......................... 130
Table 51: Paramètre de calcul du plancher dalle ................................................................................. 131
Table 52: Paramètre de calcul du plancher post tension ..................................................................... 138
Table 53: Tableau de chargement de la bande considérée .................................................................. 138
Table 54: les valeurs des rotations au niveau des appuis pour différentes charges extérieures .......... 140
Table 55: Valeur des pertes par frottement ......................................................................................... 145
Table 56: Prix des matériaux de construction ..................................................................................... 151
Table 57: Tableau des ratios d’acier ................................................................................................... 151
Table 58: Tableau du coût estimatif du béton ..................................................................................... 151
Table 59: Tableau du coût estimatif d’aciers ...................................................................................... 152
Table 60: Tableau du coût estimatif du tassement .............................................................................. 152
Table des matières :

Remerciements : ....................................................................................................................... 3
Résumé : .................................................................................................................................... 4
Liste des figures : ...................................................................................................................... 6
Liste des tableaux : ................................................................................................................... 8
Introduction générale : ........................................................................................................... 13
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure ........................ 14
I. Présentation Générale De l’organisme d’accueil : ............................ 15
1. Présentation la structure d’accueil : .................................................................................. 15
2. Services : .............................................................................................................................. 16
1. Intervenants du projet : ...................................................................................................... 17
2. Destination du bâtiment : ................................................................................................... 18
3. Situation ............................................................................................................................... 19

III. Choix des éléments de la structure : ................................................... 19


1. Système de contreventement : ............................................................................................ 19
2. Système de plancher : ......................................................................................................... 21
3. Système de fondation : ........................................................................................................ 26
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul ......................................................................................... 29
I. Caractéristiques des matériaux : ........................................................ 30
II. Données sismiques : .............................................................................. 30
III. Donnée géotechnique :.......................................................................... 33
IV. Données du vent : .................................................................................. 33
V. La résistance au feu : ............................................................................ 33
VI. Règlements en vigueur : ....................................................................... 34
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux .................... 36
I. Conception : ..................................................................................................................... 37
II. Définition des charges : ........................................................................ 39
III. Prédimensionnement des éléments structuraux ................................ 41
1. Planchers .............................................................................................................................. 41
2. Poteaux : ............................................................................................................................... 42
3. Voiles : .................................................................................................................................. 43
Chapitre 4 : effet du séisme ................................................................................................... 44
I. Généralités ............................................................................................. 45
II. Règlement parasismique marocain ..................................................... 48
III. Choix de la méthode de calcul ............................................................. 49
1. Méthode statique équivalente ............................................................................................. 49
2. La méthode d'analyse dynamique...................................................................................... 51
Chapitre 5 : Effet du vent ...................................................................................................... 54
I. La pression dynamique : ...................................................................... 55
1. Pressions dynamiques de bases : ........................................................................................ 55
2. Pression dynamiques corrigées : ........................................................................................ 56

II. Actions exercées par le vent : .............................................................. 62


1. Actions statiques exercées par le vent : ............................................................................. 62
2. Actions dynamique exercées par le vent : ......................................................................... 68
Chapitre 6 : Vérifications ...................................................................................................... 73
I. Déplacements latéraux inter-étages : .................................................. 74
II. Le déplacement latéral total du bâtiment : ........................................ 76
III. Vérification de la stabilité au renversement ...................................... 78
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs........................................................ 81
I. Modélisation de la structure :.............................................................. 82
II. Détermination du système de contreventement : .............................. 83
III. Dimensionnement des éléments porteurs : ......................................... 86
1. Dimensionnement des poteaux :......................................................................................... 86
2. Dimensionnement des voiles :............................................................................................. 94
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale ...................................................... 106
I. Condition d’utilisation : ..................................................................... 107
II. Types du radier :................................................................................. 108
III. Vérification :........................................................................................ 109
1. Vérification au poinçonnement : ...................................................................................... 109
2. Vérification de la surface du radier :............................................................................... 112
3. Vérification de la sous pression de l’eau : ....................................................................... 113
4. Ferraillage du radier générale : ....................................................................................... 115
Chapitre 9 : Première variante : Dalle ............................................................................... 122
I. Ferraillage par logiciel RSA : ............................................................ 123
II. Ferraillage du plancher par zone :.................................................... 126
III. Vérification au poinçonnement : ....................................................... 130
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension ......... 133
I. Procédé de la post-tension : ............................................................... 134
1. Armature : ......................................................................................................................... 136
2. Conduits : ........................................................................................................................... 136

II. Calcul de la précontrainte : ............................................................... 137


1. Données de calcul : ............................................................................................................ 137
2. Charges : ............................................................................................................................ 138
3. Effort de la précontrainte ................................................................................................. 139
4. Calcul des moments ........................................................................................................... 139
5. Nombre des câbles :........................................................................................................... 142
III. Calcul des pertes : ............................................................................... 144
1. Pertes de tension par frottement ...................................................................................... 144
2. Perte par recul d’ancrage : ............................................................................................... 146
3. Perte de tension par déformations instantanées du béton : ........................................... 146
4. Perte due au retrait du béton : ......................................................................................... 147
5. Perte par relaxation des armatures : ............................................................................... 147
6. Perte de tension due au fluage du béton .......................................................................... 148
Chapitre 11 : Etude financière ............................................................................................ 150
Conclusion : ........................................................................................................................... 153
Références.............................................................................................................................. 154
Annexes : ............................................................................................................................... 155
Introduction générale :

Casablanca propulse le Maroc vers l'avenir, c’est ainsi que dès 1912, les architectes ont
fait de Casablanca une ville modèle, surprenant par sa beauté architecturale.

Cependant, le surpeuplement de la ville a engendré sa densification et une augmentation


en termes de besoin en logements, ce qui a imposé l’évolution du bâti, l’une des solutions
adoptées est la tendance vers la « verticalisation », d’où la multiplication des tours considérées
comme des défis sur les plans, techniques et architecturaux.

Les tours sont particulièrement attrayantes, notamment pour les villes encombrées, elles
permettent la libération de l’espace au sol, le dégagement des vues étendues et favorisent
l’échange, ainsi, la verticalisation est une solution à l’étalement urbain, et une opportunité aux
ambitions de surpassements techniques, ce qui ne peut que contribuer à la mise en valeur de la
ville.

Le Maroc a lancé divers projets de grande envergure sur la totalité du territoire visant à
promouvoir le développement et l’économie du pays. En raison de la grande diversité qu’offre
les nouvelles méthodes de construction qui existent aujourd’hui, les maîtres d’ouvrage visent
un compromis entre l’aspect architectural, la stabilité de la structure, la rapidité d’exécution et
l’optimisation du coût.

Ainsi, ma mission, au sein du bureau d’études OMNIUM TECHNOLOGIQUE, se


divise en deux parties, premièrement le choix des variantes de planchers qui conviennent le
mieux à notre projet, et en second lieu, le dimensionnement de la structure du bâtiment tout en
tenant compte des différentes caractéristiques du sol et de la région dans le cadre d’une étude
statique, sismique, et enfin l’estimation du montant global de la structure porteuse selon le type
de plancher.
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

Chapitre 1 : Présentation Générale et


choix des éléments de la structure

14
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

I. Présentation Générale De l’organisme d’accueil :

1. Présentation la structure d’accueil :

OMNIUM TECHNOLOGIQUE est un bureau d’ingénierie pluridisciplinaire


Marocain, réalisant l’ensemble des prestations intellectuelles, nécessaires à la réalisation de
tous types d’ouvrages dans le domaine de la construction.

Fort de son expérience depuis sa création en 1991, OMNIUM TECHNOLOGIQUE


se place comme un des leaders de l’ingénierie de la construction au Maroc, et comme un acteur
incontournable du marché.

Son domaine d’intervention s’étend à toutes les composantes d’un projet, de la


conception à l’exécution, jusqu’à la mise en service.

Des équipes pluridisciplinaires intégrées pour mener de grandes opérations de


maîtrise d’œuvre tout corps d’état, et pour tous types de bâtiments (santé, immobilier
d’entreprise, Tours IGH, hôtellerie, logement, enseignement, …).

Son expertise couvre les principaux métiers de la construction, et permet d’assurer


un accompagnement complet des projets confiés.

15
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

2. Services :

II. Présentation générale du projet

Siège CIMR est un IGH composé de 15 étages et 4 sous-sols à usage de bureaux, l’élévation
totale de ce dernier est égale à 71,55 m
Le bâtiment est constitué de deux corps, une tour basse de R+6 et une tour haute de R+15

Le siège de la caisse interprofessionnelle marocaine de retraite est réalisé sur le site de la zone
Casa Anfa
➢ La surface totale est estimée à 16 000 m²
➢ Le budget réservé pour le projet est évalué à 150 MDH
➢ Le démarrage des travaux : le 05 février 2018

16
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

➢ Le délai de réalisations des travaux : 28 mois


➢ L’étude a été réalisée suivant le processus BIM

Figure 1: Vue perspective du projet

1. Intervenants du projet :

Table 1: Intervenants du projet

Maitre d’ouvrage CIMR


Maitre d’ouvrage délégué ALLIANCES SERVICES

Entreprise CMS – SGTMS (sous-traitant)


Architecte JALAL EL AMINE DEMNATI- DIDIER LEFORT
Bureau d’études OMNIUM TECHNOLOGIQUE
Bureau de contrôle SOCOTEC

Bureau d’études sécurité incendie CASA VIGILANCE


Bureau d’études acoustique ISOPROJECTS

OPC HORIZON PROJET MANAGEMENT


Laboratoire LPEE – LMGC – L3E

17
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

2. Destination du bâtiment :

Le bâtiment est considéré comme une structure irrégulière vu que le système


structural n’est pas orienté le long d’ensemble des axes.

La forme elliptique choisie offre un aspect architectural élégant, protégé avec un


bardage en tôle perforée.

Les cages d’escaliers et d’ascenseurs sont situées en plein milieu de la structure


utilisés comme un noyau central pour une meilleure réponse sismique.

Le système de fondation utilisé est un radier plat d’épaisseur constante afin d’éviter
le risque des tassements différentiels et de garantir un cuvelage contre les sous-pression de
l’eau.

Table 2: Exploitation des étages

Niveau Hauteur (m) Exploitation


Sous-sol 2,3,4 3 Parking
Sous-sol 1 3,65 Parking
RDC et Mezzanine 7 Auditorium - Hall - Terrasse
1 er 3,5 Cuisine - Cafétéria
2 -ème => 5 -ème 3,5 Plateau bureau
6 -ème 3,5 Services divers - Toiture technique - Terrasse
7 -ème => 14 -ème 3,5 Plateau bureau - Terrasse

15 -ème 2,9 Toiture technique

18
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

Figure 2: Coupe longitudinale du bâtiment

3. Situation

Figure 3: Localisation et repères du projet

III. Choix des éléments de la structure :

1. Système de contreventement :

L’étude du contreventement d’un bâtiment est l’une des étapes primordiales de la


conception.

19
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

En effet, cette étape permet d’assurer la stabilité de ce dernier face aux actions
dynamiques.

Le système de contreventement est constitué d’éléments verticaux sous l’action de


sollicitations horizontales : essentiellement le vent et les forces liés au risque sismique.

Ces éléments assurent la résistance aux forces horizontales et transmettent les charges
verticales aux fondations.

En ce qui concerne les sollicitations horizontales, le problème est de déterminer la


répartition des efforts entre les différents éléments de contreventement qui peuvent être étudiés
comme des systèmes isolés.

Parmi ces systèmes de contreventement, nous pouvons citer :


a) Contreventement par portiques :

Il s’agit d’un système où la stabilité est assurée par encastrement réciproque des poutres
et des poteaux au droit des nœuds rigides, ainsi la structure sera capable de résister aussi bien
aux charges verticales qu’aux charges horizontales.
En général, ce système de contreventement est déconseillé pour les structures de grande
hauteur.

b) Contreventement par voiles :

Selon le RPS 2011, ce système est constitué de plusieurs murs isolés ou couplés, pour
résister aux forces verticales et horizontales. La totalité des sollicitations causées par les charges
horizontales et verticales est dans ce cas reprises seulement par les voiles. Les bâtiments avec
voiles en béton armé ont fait preuve d’un bon comportement sous l'action sismique

c) Contreventement mixte : portiques-voiles :

C’est le système structural construite de portiques et de voiles où les charges verticales


est, à 80% et plus transféré uniquement vers les voiles. La résistance aux efforts latéraux est
assurée par les voiles et les portiques proportionnellement à leurs rigidités respectives.

20
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

L’exécution de ce type de contreventement n’est pas vivement recommandée sauf si la


structure présente des contraintes que nous ne pouvons pas surmonter à l’aide de l’un des autres
systèmes de contreventement.

d) Contreventement par noyau central :

La stabilité des immeubles de grande hauteur est assurée dans la majorité des cas par
des noyaux de rigidité.
Les voiles constituent la structure principale du bâtiment quant aux éléments
structuraux ; elles peuvent être choisis pour constituer une structure secondaire qui ne fait pas
partie du système résistant aux actions sismiques ou alors marginalement.
La résistance et la rigidité des éléments secondaires vis-à-vis des actions sismiques est
faible par rapport à la résistance et la rigidité des éléments de la structure primaire.
Toutefois, le système n'atteint pas le maximum de son efficacité sauf au cas où les aciers
utilisés présentent une bonne capacité de ductilité ainsi qu’une répartition des voiles symétrique
et uniforme aux normes de conception.

Nous optons alors pour un contreventement par voiles concentrés au milieu du bâtiment :
il s’agira donc d’une structure à noyau centrale. Ce système de contreventement procure
souvent la solution la plus économique et permet aussi de dégager plus d’espace puisqu’on
concentre au milieu du bâtiment tous les dispositifs de communication verticale (ascenseurs,
escaliers, gaines et réseaux divers) ainsi que certains services (sanitaires, espaces de rangement
etc.).
Le rôle et l’emplacement des équipements de communication, des gaines de transport et de
fluides, des services, sont quasiment immuables durant la vie de l’immeuble. Il est donc logique
de rassembler dans un espace figé les cages d’escalier et autres ascenseurs ainsi que certains
locaux de services, et d’enserrer cet espace dans une structure rigide en béton armé dont la
fonction, sur le plan structural, est de reprendre toutes les sollicitations horizontales et une partie
des charges verticales s’exerçant sur le bâtiment puis de les transmettre aux fondations.

2. Système de plancher :

a) Choix du type de variantes :

Le choix de variantes dépend de plusieurs paramètres, parmi lesquels nous trouvons :

21
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

• L’utilisation du bâtiment : l’architecture des appartements ne permet pas le


rapprochement des poteaux et des voiles, augmentant ainsi les portées des dalles.
• La facilité et la rapidité de la construction joue également un rôle dans notre sélection
du système de plancher.
• Le bâtiment est exposé à des forces horizontales, le plancher doit assurer la fonction
de diaphragme (assez rigide pour la transmission des charges).

Pour ces raisons on a opté pour les trois variantes suivantes des planchers :

➢ Dalle pleine
➢ Dalle précontrainte en post-tension

b) Comparaison entre les variantes :

❖ La variante « Plancher-dalle »

C’est un plancher à sous face horizontale, sans aucune retombée de poutre et s’appuie
directement sur des poteaux.

Figure 4: Exemple d'un plancher dalle

Ce choix a plusieurs avantages. En effet, l’absence des poutres, Coffrage simple, sans
retombées, économie possible de faux-plafond, isolation acoustique, inertie thermique.

22
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

Cependant, il présente aussi des inconvénients. Tout d’abord, l’existence seule des
piliers engendre une concentration des contraintes dans les têtes de ces derniers ce qui nous
conduits à des calculs longs et difficiles, exécution délicate du ferraillage, déformable, pas de
préfabrication possible.

Donc, les planchers-dalles sont mieux adapté aux mailles régulières de poteaux, mais
nous pouvons mieux les exploiter pour d’autres dispositives. Ils sont faciles à construire Avec
leurs épaisseurs constantes mais reste à vérifier soigneusement la distribution des contraintes
ainsi que le poinçonnement, pour mieux s’assurer du bon fonctionnement de la dalle.

Table 3: Particularités du plancher dalle

❖ La variante dalle précontrainte post tension

Le béton précontraint est né du raisonnement suivant : le béton est aujourd’hui le


matériau de construction le plus économique. Il résiste bien à la compression, mais peu, et
surtout de façon aléatoire, à la traction.

Il faut donc construire en béton, mais en évitant que ce matériau soit trop tendu, et
risque de se fissurer. Et pour cela, il faut le comprimer de façon artificielle et en permanence,
dans les zones où les charges extérieures développent des tractions, de façon qu’au total le béton
reste comprimé (ou assez peu tendu pour ne pas risquer de se fissurer) et donc résistant, en tous
cas de charge.

C'est ainsi qu'il devient intéressant de créer une compression initiale suffisante pour que
le béton reste entièrement comprimé sous les sollicitations ; ainsi toute la section du béton
participe à la résistance : c'est le principe du béton « précontraint ».

Au total, un ouvrage en béton est dit en béton précontraint quand il est soumis à un
système d’efforts créés artificiellement pour engendrer des contraintes dues aux charges

23
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

extérieures, donnent des contraintes totales comprises entre des limites que le béton peut
supporter indéfiniment, en toute sécurité.

Dans la pré-tension, les armatures sont mises en tension avant la prise du béton. Elles sont
ensuite relâchées, mettant ainsi le béton en compression par simple effet d'adhérence. Cette
technique ne permet pas d'atteindre des valeurs de précontrainte aussi élevées qu'en posttension.

En post-tension, les câbles sont, le plus souvent, logés dans des évidements tubulaires
ménagés à l’intérieur du béton par le moyen de conduits. Même quand elles sont placées à
l’extérieur du béton, comme cela se pratique depuis quelques années pour certaines structures,
les armatures de précontrainte sont, quasi systématiquement, isolées du milieu ambiant par un
conduit. Lorsque le durcissement est suffisant, les câbles sont mis en tension à l’aide de vérins
prenant appui sur le béton qu’ils compriment.

L'équilibre des efforts est obtenu par un tracé judicieux des câbles de précontrainte sur
l'ensemble de la poutre ou de l'élément concerné de telle sorte que les sections de béton restent
(quasiment) entièrement comprimées sous l'effet des différentes actions.

Figure 5: Exemple d'une dalle précontrainte post tension

Avantages :
• Le rythme de construction : Les cadences de réalisation (nombre de jours par niveau)
obtenues en cas de réalisation de planchers précontraints sont plus rapides que celles

24
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

constatées sur les bâtiments classiques en béton armé, grâce à la réduction des quantités
mises en œuvre.

• Grande portée et optimisation des surfaces disponibles : L’augmentation des trames


dans les deux directions rend possible la diminution du nombre d’éléments porteurs
(poutres, poteaux, voiles).

• Limitation voire annulation de la flèche en service courant : Les flèches en fonction


de l’effort de précontrainte par post-tension mis en place peuvent être réduites, voire
annulées quelle que soit la portée sous les charges courantes de service (pour améliorer
l’esthétique des solutions courantes).

• Facilité d’approvisionnement et de manutention : L’approvisionnement du chantier


est largement simplifié, pas de transport lourd. La manutention ne nécessite pas d’engins
de levage importants en particulier dans des zones inaccessibles aux grues.

• Economie de matériaux : La meilleure utilisation des hautes performances des


matériaux permet de diminuer les quantités de matériaux (béton, aciers…) mis en œuvre
et ainsi de réduire les coûts.

• Respect de l’environnement : La diminution des quantités de matériaux mis en œuvre


est le paramètre le plus efficace pour réduire l’impact énergétique et l’émission de gaz
à effet de serre (bilan carbone) dans la construction des ouvrages. La précontrainte par
post-tension des planchers, par post-tension dans les deux directions, contribue ainsi
activement au respect de l’environnement.

Inconvénients :

• Béton plus résistant avant 28 jours => béton coûteux : la cadence des travaux étant
élevée, l’entreprise est poussée à décoffrer beaucoup plus tôt, cette pratique ne peut être
possible que si le béton puisse atteindre une résistante plus élevée avant 28 jours. Du
coup, on recourt à une formulation de béton plus robuste, et cela engendre des frais
supplémentaires. Par conséquent, le coût du m3 de béton augmente dans ce cas.

25
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

• Nécessité d’une main d’œuvre qualifiée pour la pose et la mise en tension des
câbles : La mise en place des câbles nécessite une main d’œuvre qualifiée ceci
Table 4: Particularités du plancher post tension

3. Système de fondation :

a) Fondation superficielle : semelle isolée et semelle filante

Les semelles isolées sont en béton armé situé sous les poteaux, ayant une forme carrée,
rectangulaire ou circulaire et travaillent en compression simple ou en flexion composée.
Les semelles filantes sont en béton armé placées sous les voiles, ayant une forme
rectangulaire et peuvent travailler en compression simple ou en flexion composée.
Ce type de fondation convient aux charges assez faibles, utilisé lorsque le sol est
suffisamment portant.
Lorsque le coffrage de la semelle est très important, nécessité de changer le système de
fondation.
Chaque bâtiment doit être bâti avec un système de fondation compatible avec les
caractéristiques du sol sur lequel il va reposer, ce dernier qui joue le rôle principal de la
transmission des efforts qui parvient de la structure.

Les caractéristiques géotechniques permettent de connaitre la pression limite au-delà


laquelle le sol va s’enfoncer ce qui mène à choisir la meilleure solution et les bonnes
dimensions.

On distingue deux types de fondations :

26
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

Figure 6: Semelle isolée et semelle filante

b) Fondation superficielle : radier


Le radier est dalle plane, éventuellement nervurée constituant l’ensemble des fondations
d’un bâtiment, il s’étend sur toute la surface de l’ouvrage Ce mode de fondation est utilisé
lorsque :
• La contrainte admissible du sol d’assise est faible
• Le risque d’avoir des tassements différentiels suite à la non homogénéité du sol
• Lorsque le niveau du sous-sol se situe en dessous de la nappe phréatique, le radier joue
le rôle d’un cuvelage étanche pouvant résister aux sous pressions

Figure 7: Radier général

27
Chapitre 1 : Présentation Générale et choix des éléments de la structure

c) Fondation profonde : pieux et puits

Quand nous voulons faire le choix du type de fondations nous aurons nécessairement
recours à la connaissance du types construction ainsi que la nature du terrain, en effet au cas
où la couche de sol située à faible profondeur présente l’insuffisance des caractéristiques
mécanique pour supporter la construction, on creuse davantage pour chercher le bon sol à une
plus grande profondeur ou ils varient d’un diamètre de 0,60 m à 2,50 m et peuvent être
verticaux ou inclinés en fonction de la direction des charges à transmettre au sol.

Figure 8: Fondations profondes

Compte tenu de la configuration géotechnique et de la nature du projet, le système de fondation


préconisé est de type superficiel sur radier général vu que ce dernier est le mieux qui s’adapte avec
les grandes surfaces accompagnées des fortes charges.

Les murs et les poteaux viennent s’appuyer directement sur la dalle, vu qu’on opte pour un type de
radier plat d’épaisseur constante.

28
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul

I. Caractéristiques des matériaux :

Nous avons une résistance à la compression de 25 MPA pour les poteaux, 35 MPA pour
les dalles en ce qui concerne le béton. Quant à l’acier, pour une bonne adhérence nous avons
pris une valeur supérieure de la limite d’élasticité Fe de 500 MPA.

➢ Tableau récapitulatif :

Elément Valeur
Résistance caractéristique du béton Fc28 25 MPA pour les poteaux, 35 MPA pour les
dalles
Limite élastique des aciers Fe 500 MPA

Fissuration Peu préjudiciable pour la structure ;


Préjudiciable pour fondations

Enrobage des aciers 3 cm pour la superstructure ; 5 cm pour


fondations

II. Données sismiques :

Toutes les hypothèses, les valeurs de calcul parasismique de cette partie et les mentions
des numéros d’article, de figure ou de tableau sont issues du règlement parasismique de
construction (RPS 2000) version 2011.

1. Classification du bâtiment
Puisque notre bâtiment est à usage de bureaux, donc on est dans la classe II. D’où, le
coefficient d’importance ou de priorité I à prendre est de 3 (Tableau 3.1, p25 du RPS 2000
version 2011).

30
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul

2. Coefficient d’accélération

Ce coefficient est défini comme étant le rapport entre l’accélération maximale du sol et
l’accélération de gravité g. Le coefficient d’accélération A dépend de la zone dans laquelle se
trouve la structure. Le RPS2000 version 2011 divise le Maroc en 3 zones de sismicité
équivalente avec une probabilité d’apparition de 10% dans 50ans.

Notre projet se situe à Casablanca, ainsi et selon le zonage sismique du Maroc (Figure 5.2, p42
du RPS 2000 version 2011), on est dans la zone II, et donc on a un coefficient d’accélération
de 0.08

3. La ductilité

La ductilité d’un système structural traduit sa capacité de dissiper une grande partie de
l’énergie sous des sollicitations sismiques, par des déformations inélastiques sans réduction
substantielle de sa résistance. La ductilité dépend des caractéristiques des matériaux de la
structure, des dimensions des éléments et des détails de construction.

Puisque notre bâtiment s’inscrit dans la classe II, et puisqu’on a un coefficient


d’accélération de 0.08, alors on a un niveau 1 de ductilité ND1 (Tableau 3.2, p29 du RPS 2000
version 2011) représentant les structures peu ductiles Ce niveau de ductilité correspond aux
structures dont la réponse sismique doit évoluer essentiellement dans le domaine élastique et
pour lesquelles le règlement n’exige pas de prescriptions spéciales.

4. Facteur de comportement

Le facteur de comportement, ou coefficient de ductilité K, caractérise la capacité de


dissipation de l’énergie vibratoire de la structure qui lui est transmise par les secousses
sismiques. Ce coefficient est donné en fonction du type du système de contreventement et du
niveau de ductilité choisi (Tableau 3.3, p30 du RPS 2000 version 2011).

Pour notre cas on a un contreventement par voiles notre K=1.4

31
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul

5. L’amortissement

L’amortissement représente les frottements internes développés dans la structure en


mouvement. Il est défini par un coefficient ɛ représentant un pourcentage e d’un amortissement
critique. Dans notre cas, le bâtiment qu’on a étudié est une structure en béton armé, donc =5%

6. Coefficient de masse partiale

La combinaison fondamentale des actions à considérer pour le calcul des sollicitations


et la vérification des états limite, fait intervenir la charge d’exploitation avec un coefficient ψ.
Ce dernier est égal à 0.2 pour notre immeuble (Tableau 6.1, p48 du RPS 2000 version 2011).

➢ Tableau récapitulatif :

Classe du bâtiment Classe II

Coefficient de priorité I I=1

Coefficient d’accélération A A=0,08

Niveau de ductilité ND1

Coefficient de comportement K = 1,4

Zonage Zone 2

Coefficient du site S S=1

Coefficient de masse partiale Ψ = 0,2

Amortissement 5%

32
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul

III. Donnée géotechnique :

➢ Le sol support est un sol ROCHEUX, et sa contrainte est estimée à :

𝝈𝑠𝑜𝑙 = 8,5 𝑏𝑎𝑟𝑠

➢ Le coefficient de réaction du sol est un peu près égal à :

Kz = 10 000 T/m3

➢ Le niveau de la nappe phréatique est situé à 3,53 m par rapport au terrain naturel.

IV. Données du vent :

Région I

➢ Pression dynamique de base normal = 53,5 dan/m²


➢ Pression dynamique de base extrême = 93,9 dan/m²

Site exposé

➢ Au voisinage du littoral

V. La résistance au feu :

Nous allons consacrer ce chapitre aux disposions prises contre le feu pour les IGH afin
d’avoir des ordres de grandeur à prendre en considération lors du dimensionnement.

En effet cette étude s’avère nécessaire du fait que notre structure a une hauteur de 55m.
La résistance au feu ne peut donc pas être prise à la légère.

33
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul

Les immeubles de grande hauteur sont traités dans le Code de la construction et de


l’habitation français (applicable au Maroc) à travers les articles suivants :

Article R. 122-9

« Pour assurer la sauvegarde des occupants et du voisinage, la construction des immeubles de


grande hauteur doit permettre de respecter les principes de sécurité ci-après :

- pour permettre de vaincre le feu avant qu'il n'ait atteint une dangereuse extension : l'immeuble
est divisé en compartiments […], dont les parois ne doivent pas permettre le passage du feu de
l'un à l'autre en moins de deux heures […] »

Article R. 122-10

« Les compartiments […] ont la hauteur d'un niveau, une longueur n'excédant pas 75 mètres et
une surface au plus égale à 2 500 mètres carrés.

Les compartiments peuvent comprendre deux niveaux si la surface totale n'excède pas
2500 mètres carrés ; ils peuvent comprendre trois niveaux pour une surface totale de 2 500
mètres carrés quand l'un d'eux est accessible aux engins des services publics de secours et de
lutte contre l'incendie.

Les parois de ces compartiments, y compris les dispositifs tels que sas ou portes
permettant l'accès aux escaliers, aux ascenseurs et monte-charge et entre compartiments,
doivent être coupe-feu de degré deux heures. »

VI. Règlements en vigueur :

Pour tous les calculs, nous avons basé notre travail sur les règlements suivants :

➢ Règlement de construction parasismique RPS 2000 : C’est un règlement officiel. Il


est approuvé par le décret n°2-02-177. Les administrations, les maitres d'ouvrage et les

34
Chapitre 2 : Hypothèses de calcul

professionnels dans l'acte de construire au Maroc sont donc tenu de respecter ses
articles.

➢ Règles BAEL 91 : pour le dimensionnement des éléments en béton armé.

➢ Règles de construction parasismique PS 92 : c’est un règlement français pour les


constructions parasismiques.

➢ Règles BPEL 91 : pour le dimensionnement des éléments en béton précontrainte.

➢ DTU 23.1 : applicable aux murs en béton banché.

➢ NV 65 : pour la détermination des sollicitations du vent.

35
Chapitre 3 : Conception et
prédimensionnement des
éléments structuraux
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux

I. Conception :

La conception de la structure est la phase la plus importante du projet, nous allons nous
baser sur le respect des exigences des intervenants avec le but d’avoir une structure porteuse,
facile à exécuter au niveau technique ainsi qu’économiste au niveau du cout.

La conception se fait à la base des plans architecturaux, le respect des normes qui
réglementent le type de la structure étudiée est indispensable.

Voici quelques renseignements à suivre ci-dessous :

✓ Vérifier la faisabilité du projet

✓ S’assurer que les plans respectent les fonctions prévues pour la construction

✓ Vérifier la conformité entre les niveaux de la structure

✓ Gestion de l’espace du bâtiment

✓ Il faut choisir l’emplacement des poteaux soigneusement afin de ne pas gêner


l’exploitation du bâtiment

✓ Il faut éviter les poteaux repris (poteaux appuyés sur des poutres) qui sont difficiles à
implanter et qui participent peu à la stabilité du bâtiment

✓ Choisir le bon emplacement du système de contreventement pour une meilleure réponse


sismique.

37
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux

➢ Plan de conception :

Figure 9: Plan de conception du : PH sous-sol 4 au : PH sous-sol 1

Figure 10: Plan de conception du : RDC au : PH 5ème étage

38
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux

Figure 11: Plan de conception du : PH 6ème étage au : PH 14ème étage

II. Définition des charges :

Les charges d’exploitation et permanentes des planchers, déterminées à partir de la NF


P 06-001 et NF P 06-004 sont données dans les tableaux suivants :

a) Charges permanentes :

Valeurs des charges permanentes par unité de surface


Matériau Valeur

Béton armé 2500 kg/m3

Mortier 50 kg/m2

Revêtement 2000 kg/m2

39
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux

Cloison 75 kg/m2

Etanchéité terrasse 90 kg/m2

Etanchéité multicouche 30 kg/m2

Isolation thermique 10 kg/m2

b) Charges d’exploitation :

Nature du local Valeur

Locaux techniques 500 à 1000 kg/m2

Escalier 400 kg/m2

Hall et réception 400 kg/m2

Auditorium 400 kg/m2

Bureaux 250 kg/m2

Bibliothèque 400 kg/m2

Salle de réunion 350 kg/m2

Stockage 750 kg/m2

Habitation 150 kg/m2

Piece recevant du public 500 kg/m2

40
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux

Balcon 350 kg/m2

Local commercial 500 kg/m2

Parking véhicules léger 250 kg/m2

III. Prédimensionnement des éléments structuraux

Le prédimensionnement est une étape nécessaire dans la conception d’une structure.


Pré-dimensionner est l’opération qui nécessite de déterminer les dimensions indicatives pour
le dimensionnement de l’ouvrage cela par respect des lois empiriques
Pour ce faire nous commençons le prédimensionnement par les éléments suivants :

➢ Planchers
➢ Poteaux
➢ Voiles

1. Planchers
➢ Pour le plancher dalle :

L’épaisseur de la dalle obéit à la règle suivante :

H ≥ (L / 24) à (L / 28)

H : épaisseur la dalle
L : la plus grande portée entre deux poteaux

➢ Pour le plancher post tension

L’épaisseur de la dalle obéit à la règle suivante :

H ≥ L / 35

41
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux

(Plancher reposant directement sur les poteaux sans aucune poutre et sans chapiteaux)

H : épaisseur la dalle
L : la plus grande portée entre deux poteaux

Table 5: Hauteurs des dalles

Type Règle Portée max L (m) Hauteur (m)


Plancher dalle L/28 8,42 0,3
Plancher post- L/35 8,42 0,25
tension

2. Poteaux :

Nous choisissons lors de la conception des poteaux circulaires uniformément répartis.


Nous allons effectuer des calculs statiques sur ROBOT afin d’obtenir les valeurs de la descente
de charge statique puis après cette opération de descente de charge, le prédimensionnement des
poteaux se fait généralement à la base de la règle suivante :

4Nu
∅ =√
𝜋 × 𝜎𝑏𝑐

Avec :

Nu : effort normal à l’ELU


𝛔bc : contrainte de compression dans le béton
∅ : diamètre du poteau

Le pré-dimensionnement des poteaux peut se faire également à l’aide de la méthode itératif


qui se trouve dans les règles BAEL 91 modifiées 99 (chapitre 8)

42
Chapitre 3 : Conception et prédimensionnement des éléments structuraux

3. Voiles :

Les voiles qui jouent le rôle du système de contreventement dans le bâtiment en


reprenant les efforts horizontaux (Séisme et/ou vent), ainsi que reprendre les efforts verticaux
(poids propre et autres) qu’ils transmettent aux fondations.

➢ Les charges verticales : charges permanentes et surcharges.


➢ Les actions horizontales : effets de séisme et/ou du vent.
➢ Les voiles assurant le contreventement sont supposés pleins.
➢ Seuls les efforts de translation seront pré en compte ceux de la rotation ne sont pas
connus de la cadre de ce pré dimensionnement.

Selon l’article [Link].1 du RPS 2011, l’épaisseur minimale du voile est en fonction de la
hauteur nette de l’étage « H »

• E min = min (15 cm ; H/20) pour un voile non rigidifié à ses deux extrémités.
• E min = min (15 cm ; H/22) pour un voile rigidifié à une extrémité.
• E min = min (15 cm ; H/25) pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.

Pour les étages, H=3,5m donc Emin = 15cm

Pour plus de sécurité on prend e=30 cm pour tous les voiles à part les cages d’ascenseurs on
prend e=35 cm.

43
Chapitre 4 : effet du séisme
Chapitre 4 : effet du séisme

Introduction :

Il est nécessaire que la préoccupation parasismique soit intégrée dès les premières
phases de la conception du projet et qu'elle devienne un réflexe, de façon à en réduire et en
contrôler les dommages probables. Ce réflexe, de constructions parasismiques, ne peut résulter
que d'une collaboration permanente entre utilisateurs, architectes, ingénieurs et entreprises.

Il convient de rappeler qu'une application stricte des règles générales de la construction


lors de la conception du projet, ainsi qu'une bonne exécution des travaux, permettent aux
bâtiments de résister de façon satisfaisante aux séismes de faible à moyenne intensité.

I. Généralités

Le calcul sismique a pour objectif la détermination des sollicitations, les contraintes, les
déplacements et les déformations d’un ouvrage à un mouvement harmonique sollicitant ses
fondations. Ce calcul qui relève du domaine de la dynamique des structures, se révèle délicat
du fait de l’aspect aléatoire de l’excitation qui rend nécessaire une démarche fondée sur des
considérations probabilistes.

Figure 12: L'effondrement par le séisme du pont HACHIN au Japon en 1995

45
Chapitre 4 : effet du séisme

Soumis à une force identique (à la « poussée » des secousses à un moment donné) les
différents éléments d’une construction se déforment plus ou moins selon leur forme (un poteau
se déforme plus qu’un mur), leurs matériaux (le bois se déforme plus que le béton armé), leurs
masses (dont dépendent les fores d’inertie) et la nature des liaisons entre les éléments. Les
secousses d’un séisme génèrent des forces alternées dans toutes les directions, forces qui
déforment le bâtiment de façon aléatoire, mais selon ses caractéristiques architecturales et
constructives.

Comme le passager soumis aux secousses d’un véhicule en mouvement (accélérations,


coups de frein, coups de volant à droite et à gauche, trous et bosses dans la chaussée), les masses
d’un bâtiment soumis aux accélérations désordonnées du sol (dans toutes les directions)
pendant un tremblement de terre « tendent » à rester là où elles se trouvent au début de chaque
mouvement du sol.

Les forces qui le « retiennent à sa position d’origine » s’appellent les forces d’inertie :
elles sont d’autant plus importantes que les masses sont élevées et que les accélérations sont
violentes. Les fondations, ancrées dans le sol se déplacent avec celui-ci, et le haut du bâtiment
« suit » avec un retard d’autant plus important que les forces d’inertie sont importantes et que
le matériau peut se déformer.

Les valeurs maximales du déplacement, de la vitesse et de l’accélération sont celles qui


intéressent prioritairement le concepteur de l’ouvrage. D’où l’introduction de la notion du
spectre de réponse. Ce spectre permet de définir, dans une zone sismique, une sollicitation
enveloppe pour le système.

Figure 13: Processus d'élaboration d'un spectre de réponse

46
Chapitre 4 : effet du séisme

Par contre, la définition d’un spectre enveloppe normalisé est très utile pour obtenir une
approximation acceptable de la réponse d’une structure vis-à-vis d’un tremblement de terre
dans un site donné et élaborer les règlements de construction parasismique. Ces spectres y sont
définis à partir de traitements statiques des spectres d’enregistrement réels et possèdent
généralement tous des formes identiques.

Figure 14: Spectre de réponse normalisé

Pour les faibles périodes, la pseudo-accélération croît linéairement jusqu'à une valeur
d’amplification maximale atteinte pour une période TB.

La pseudo-accélération est constante et maximale pour des périodes comprises entre TB


et TC.
Entre les périodes TC et TD, la pseudo-vitesse relative est constante, ce qui signifie que
le pseudo accélération décroît en 1/T (équation Sa=ω2SD= Sv).

Au-delà de TD, le déplacement relatif est constant, ce qui signifie que la pseudo-accélération
décroît en 1/T².

Il est intéressant d’examiner les deux extrémités du spectre, à période nulle et à période
infinie :

47
Chapitre 4 : effet du séisme

• A période nulle, la pseudo-accélération est égale à l’accélération maximale du support,


quel que soit la valeur de l’amortissement tous les spectres se raccordent à l’accélération
maximale.

• A période infinie, le déplacement relatif), (ξ∞ DS tend vers le déplacement maximal du


support. Ces résultats s’expliquent par le fait qu’un oscillateur de période infinie
correspond à un système avec une raideur nulle : tout se passe comme si la masse n’était
plus connectée au support ; par suite, lors de l’excitation de celui-ci, elle reste immobile.
Son mouvement relatif par rapport au support est donc égal au mouvement du support.

Figure 15: Spectre de réponde en déplacement

II. Règlement parasismique marocain

Le règlement parasismique marocain RPS2000 définit la méthode de l’évaluation de


l’action sismique sur les bâtiments à prendre en compte dans le calcul des structures et décrit
les critères de conception et les dispositions techniques à adopter pour permettre à ces bâtiments
de résister aux secousses sismiques.

Pour simplifier le calcul des charges sismiques et uniformiser les exigences de


dimensionnement des structures à travers de grandes régions du pays, le RPS2000 version 2011
utilise l’approche des zones qui est la répartition du pays en trois zones de sismicité homogène

48
Chapitre 4 : effet du séisme

en présentant approximativement le même niveau de risque sismique pour une probabilité


d’apparition de 10% en 50 ans.

III. Choix de la méthode de calcul

L’étude sismique a pour but de calculer les forces sismiques ; calcul peut être mené par
les deux méthodes qui sont :

- la méthode statique équivalente.


- La méthode d'analyse dynamique.

1. Méthode statique équivalente

L’approche statique équivalente a comme principe de base de substituer aux efforts


dynamiques développés dans une structure par le mouvement sismique du sol, des sollicitations
statiques calculées à partir d’un système de forces, dans la direction du séisme, et dont les effets
sont censés équivaloir à ceux de l’action sismique.

D’après l’article [Link] du RPS 2011 ; L’approche statique équivalente adoptée, est exercées
dans les conditions suivantes :

a) Le bâtiment doit être régulier conformément aux critères définis dans l’article 4.3.1 du
RPS.
b) La hauteur du bâtiment n’excède pas 60 m
c) La période fondamentale ne dépasse pas 2 secondes.

a) Régularité en plan :

Suivant les règles RPS 2011 :

➢ Forme simple, tel que le rectangle


➢ Distribution de masse et de rigidité sensiblement symétrique vis-à-vis de deux directions
orthogonales au moins, le long desquelles sont orientés les éléments structuraux

49
Chapitre 4 : effet du séisme

résistant à l’action sismique, lorsque le système structural n’est pas orienté le long d’un
ensemble d’axes orthogonaux la structure est considéré irrégulière.
➢ La somme des parties saillantes ou rentrantes (a+b) ≤ 0.25 B
➢ Élancement (L / B) ≤ 3.5
➢ A chaque niveau, la distance entre le centre de masse et le centre de rigidité, mesurée
perpendiculairement à la direction de l’action sismique, ne doit pas dépasser 0.20 fois
la racine carrée du rapport de la raideur de torsion sur la raideur de translation.

b) Régularité en élévation :

Suivant les règles RPS 2011 :

➢ La distribution de la rigidité et de la masse sensiblement régulière le long de la hauteur


du bâtiment, la variation de la masse entre deux étages successifs ne doivent pas
dépasser 30%.

➢ Dans le cas d’un rétrécissement graduel en élévation, la saillie à chaque niveau ne doit
pas dépasser 15% de la dimension en plan du niveau précédent sans que le retrait global
ne dépasse 25% de la dimension en plan au niveau du sol.

➢ Dans le cas d’un élargissement graduel en élévation, le retrait à chaque niveau ne doit
pas dépasser 10% de la dimension en plan du niveau précédent sans que le débordement
global ne dépasse 25% de la dimension en plan au niveau du sol.

➢ La hauteur totale du bâtiment ne doit pas dépasser 4 fois la plus petite dimension de sa
base.

➢ Un élément vertical du système structural résistant aux forces latérales ne doit pas avoir
de décalage, le trajet des forces latérales doit être continu.

➢ La résistance au cisaillement du système structurel à un niveau donné ne doit pas être


inférieure à 80% de la résistance du niveau supérieur, la résistance au cisaillement d’un

50
Chapitre 4 : effet du séisme

étage est constituée de la résistance totale de tous les éléments du système structural qui
partagent les efforts tranchants à l’étage pour la direction sismique considérée.

Conclusion :

Les critères de l’article [Link].1.b du RPS 2011 ne sont donc pas vérifiés. (Le premier
critère de la régularité en plan n’est pas vérifié)

Les conditions de régularité exigées par l’approche statique équivalente ne sont pas
satisfaites, il faut donc utiliser une approche dynamique pour l’analyse de l’action sismique.

2. La méthode d'analyse dynamique

Si l’une des conditions de régularité ou d’élévation d’une structure exigées par


l’approche statique équivalente n’est pas satisfaite, il est recommandé d’utiliser une approche
dynamique pour l’analyse de l’action sismique.

L’analyse modale spectrale est la méthode de calcul des effets maximaux d’un séisme sur une
structure, elle est basée sur :

✓ La réponse maximale de la structure au moyen de spectres de réponse adaptés au site


de la construction.
✓ La valeur de l’effort latéral sismique V servant au calcul ne doit pas être inférieure à
0,90 fois la valeur obtenue par l’approche statique équivalente.
✓ La structure est analysée au moyen d’un modèle spatial, en général, qui puisse tenir
compte des couplages des degrés de la liberté et des propriétés dynamiques réelles de
la structure.
✓ Si la structure possède deux directions orthogonales, sans couplage entre les degrés de
liberté horizontaux et verticaux, elle peut être analysée au moyen de deux modèles
plans séparés, chacun suivant une direction orthogonale.

51
Chapitre 4 : effet du séisme

✓ Pour déterminer les forces d’inertie agissant à chaque niveau de la structure, celle-ci
peut être modélisée par un système élastique où les masses sont concentrées à chaque
niveau.
✓ L’analyse modale spectrale est la méthode de calcul des effets maximaux d’un séisme
sur une structure.
✓ Un spectre de réponse caractérise la sollicitation sismique.
➢ Résultats du calcul modal :

Afin de satisfaire les exigences réglementaires, il faut mobiliser au moins 90% de la masse
de la structure avant d’atteindre la fréquence de coupure 33Hz. Les résultats obtenus pour un
calcul poussé jusqu’aux modes donnent des résultats satisfaisants.

52
Chapitre 4 : effet du séisme

On constate que 90,33 % de la masse passe à une fréquence de 10,22 Hz, l’analyse modale
est vérifiée.

53
Chapitre 5 : Effet du vent
Chapitre 5 : Effet du vent

Introduction

La réalisation des structures avec des grandes dimensions est toujours limitée par les
incidences climatiques, parmi l’ensemble des risques naturels, les rafales de vent.

L’étude de l’action du vent passe par les règles NV 65 qui définissent tous les effets de ce
phénomène sur les constructions élancées.

La direction moyenne du vent est horizontale vu que le terrain ne représente pas des
dénivellations importantes.

Si on éclaire la construction par des rayons lumineux parallèles à la direction d’ensemble


du vent, les surfaces éclairées, exposées au vent sont dites « au vent », et les surfaces non
éclairées, non exposées au vent dites « sous le vent », et donc le calcul sera effectué suivant les
deux surfaces de contact et suivant les deux directions du vent X (LONG PAN) et Y
(PIGNON).

Afin de déterminer l’action du vent, on distingue d’une part, les caractéristiques du vent
et d’autre part les dispositions de la construction qui est en fonction de plusieurs paramètres :

• La vitesse du vent
• L’emplacement de la structure
• Les dimensions de l’élément considéré
• La forme de la structure
• La perméabilité des parois

I. La pression dynamique :

1. Pressions dynamiques de bases :

Les pressions dynamiques de base normales et extrêmes sont celles qui s’exercent à une
hauteur de 10m au-dessus du sol, pour un site normal sans effet de masque sur un élément dont
la plus grande dimension est égale à 0.5. Ses valeurs varient selon les zones.

55
Chapitre 5 : Effet du vent

Le tableau suivant donne les valeurs des pressions dynamiques de base normales et extrêmes
en fonction des différentes régions indiquées selon la répartition de la carte du Maroc

Table 6: Pression dynamique de base normale et extrême

Régions Pression dynamique de base Pression dynamique de base extrême


normale (daN/m2) (daN/m²)

I 53,5 93,63

II 68 119

III 135 236,25

Le projet se situe au niveau de Casablanca, on utilisera donc les données de la région 1.

q10 nor=53,5 DaN/m2 q10 ext= 93,63 DaN/m²

2. Pression dynamiques corrigées :

Elle est donnée par la formule :

q =[Link]. δ

Avec :
q10 : La pression dynamique de base à 10 m de hauteur.

Kh : Coefficient de l’effet de la hauteur.

Ks : Coefficient de site.

Km : Coefficient de l’effet de masque.

56
Chapitre 5 : Effet du vent

δ : Coefficient de l’effet des dimensions.

a) Effet de la hauteur

La variation de la vitesse du vent avec la hauteur dépend de plusieurs facteurs : le site, la


vitesse maximale du vent et le freinage dû au sol. Pour une hauteur comprise entre 0 et 500 m,
le coefficient de l’effet de la hauteur est défini par la formule suivante :

Si H ≤ 10 m : Kh = 1

Sinon : Kh = 2,5 x (H+18) / (H+60)

Avec :

H : hauteur comptée à partir du sol


Table 7: Variation de Kh en fonction de la hauteur

Niveau Hauteur (m) Kh


RDC 7 1
1er étage 10.5 1,0100
2 -ème étage 14 1,0810
3 -ème étage 17.5 1,1450
4 -ème étage 21 1,2030
5 -ème étage 24.5 1,2570
6 -ème étage 28 1,3060
7 -ème étage 31.5 1,3520
8 -ème étage 35 1,3940
9 -ème étage 38.5 1,4340
10 -ème étage 42 1,4700
11 -ème étage 45.5 1,5040
12 -ème étage 49 1,5360
13 -ème étage 52.5 1,5660
14 -ème étage 56 1,5940
15 -ème étage (charpente) 58.9 1,6160

57
Chapitre 5 : Effet du vent

b) Effet de site :

A l’intérieur d’une région dans laquelle correspondent des valeurs déterminées par des
pressions dynamiques de base, il convient de tenir compte de la nature du site d’implantation
de la construction.

Le tableau suivant donne les valeurs correspondantes à chaque région et pour chaque site
(art III-1,242 du NV65).
Table 8: Coefficients des sites

Sites Région I Région II Région III


Site protégé 0,80 0,80 0,80
Site normal 1,00 1,00 1,00
Site exposé 1,35 1,30 1,25

La construction est implantée dans une ville littorale, donc selon les règles NV65, le site
est considéré comme exposé, soit :
Ks = 1,35

c) Effet de masque

Il y a effet de masque lorsqu’une construction est masquée partiellement ou totalement


par d’autres constructions ayant une grande probabilité de durée.

Les surfaces intéressées doivent remplir simultanément les deux conditions suivantes :

✓ Être abritées entièrement par le masque pour toutes les directions du vent dans le plan
horizontal.
✓ Être situées au-dessous de la surface décrite par une génératrice ayant une pente de 20%
vers le sol, dirigée vers l’intérieur du masque et prenant appui sur le contour apparent
des constructions protectrices

58
Chapitre 5 : Effet du vent

Dans le cas de notre structure, ces conditions n’étant pas vérifiées, on prend :

Km = 1,00

d) Effets des dimensions

Le coefficient de réduction δ tient compte de la variation de la pression dynamique


moyenne du vent en fonction de la dimension de la surface frappée, en effet, la structure du
vent n’étant pas uniforme, les tourbillons locaux influencent les pressions dynamiques
moyennes qui sont plus faibles sur les grandes surfaces que sur des surfaces réduites.

Le coefficient δ est donné par l’abaque suivant (règle R-III-2 du règlement NV65) :

Figure 16: Coefficient de réduction des pressions dynamiques selon le règlement NV65

Nous notons que ce coefficient est limité à 0,90 pour des immeubles d'une hauteur de
50 m ou plus, quelle qu'en soit la longueur. Le coefficient de réduction garde une valeur
constante (0,70) jusqu'à 30 m de hauteur, pour des bâtiments ayant plus de 100 m de longueur.

59
Chapitre 5 : Effet du vent

Figure 17: Courbe de variation de δ en fonction de h

Table 9: Variation de δ en fonction de la hauteur

Niveau Hauteur (m) δ


RDC 7 0,735
1er étage 10.5 0,735
2 -ème étage 14 0,735
3 -ème étage 17.5 0,735
4 -ème étage 21 0,735
5 -ème étage 24.5 0,735
6 -ème étage 28 0,735
7 -ème étage 31.5 0,74
8 -ème étage 35 0,75
9 -ème étage 38.5 0,785
10 -ème étage 42 0,82
11 -ème étage 45.5 0,855
12 -ème étage 49 0,89
13 -ème étage 52.5 0,9
14 -ème étage 56 0,9
15 -ème étage (charpente) 58.9 0,9

60
Chapitre 5 : Effet du vent

➢ Vérification de la réduction maximale de la pression de base :

Pour les constructions définitives, la totalité des réductions autorisées par les règles de la
NV65 concernant l’effet de dimensions ne doit en aucun cas dépasser 33%.

Km * 𝜹 min = 1 * 0,735 = 73,7% > 0,67

➢ Vérification des valeurs limites des pressions dynamiques corrigées

Quels que soient la hauteur H au-dessus du sol, le site, l’effet de masque et l’effet des
dimensions, les valeurs de la pression dynamique corrigée sont limitées.

Les valeurs de la pression dynamique corrigées sont limitées par l’article III-1,246 NV65.

Valeurs maximales Valeurs minimales


Pression dynamique 170 daN/m² 30 daN/m²
normale
Pression dynamique 297,5 daN/m² 52,5 daN/m²
extrême

➢ Récapitulatif des résultats

Les pressions dynamiques corrigées au niveau de chaque étage de notre construction sont :

qnormale=[Link].δ qextrême=[Link].δ

Table 10: Les pressions dynamiques normales et extrêmes selon les étages

Niveau Hauteur (m) Kh δ q normal (dan/m²) q extrême (dan/m²)


RDC 7 1 0,735 53,085375 92,9043675
1er étage 10.5 1,0100 0,735 53,61622875 93,83341118
2 -ème étage 14 1,0810 0,735 57,38529038 100,4296213
3 -ème étage 17.5 1,1450 0,735 60,78275438 106,3755008

61
Chapitre 5 : Effet du vent

4 -ème étage 21 1,2030 0,735 63,86170613 111,7639541


5 -ème étage 24.5 1,2570 0,735 66,72831638 116,7807899
6 -ème étage 28 1,3060 0,735 69,32949975 121,333104
7 -ème étage 31.5 1,3520 0,74 72,259668 126,4611722
8 -ème étage 35 1,3940 0,75 75,5112375 132,1517228
9 -ème étage 38.5 1,4340 0,785 81,30296025 142,2877788
10 -ème étage 42 1,4700 0,82 87,060015 152,3631627
11 -ème étage 45.5 1,5040 0,855 92,875572 162,540931
12 -ème étage 49 1,5360 0,89 98,734464 172,7945395
13 -ème étage 52.5 1,5660 0,9 101,793915 178,1488647
14 -ème étage 56 1,5940 0,9 103,613985 181,3341573
15 -ème étage 58.9 1,6160 0,9 105,04404 183,8368872

II. Actions exercées par le vent :

1. Actions statiques exercées par le vent :

On distingue deux types d’actions : les actions intérieures et les actions extérieures.

➢ Actions extérieures : Quelle que soit la construction, la face extérieure de ses parois
est soumise à :

- Des succions, si les parois sont sous le vent.


- Des pressions ou des succions, si les parois sont au vent.

Ces actions sont dites des actions extérieures et sont caractérisées par un coefficient Ce.

➢ Actions intérieures : Les parois intérieures peuvent être en état de surpression ou de


dépression selon l’orientation des ouvertures par rapport au vent et leur importance
relative.

62
Chapitre 5 : Effet du vent

❖ Détermination des actions extérieures et intérieures

Pour déterminer les actions extérieures et intérieures, nous aurons besoin de déterminer
ℎ ℎ
deux coefficients : rapport de dimensions 𝜆𝑎 = et 𝜆𝑏 = 𝑏 et un coefficient γ0.
𝑎

Avec:
a>b
a = 49 m (long pan)
b = 23 m (pignon)

AN:

59
𝜆𝑎 = = 1,204
49
59
𝜆𝑏 = = 2,565
23

La valeur du coefficient γo est donnée par le diagramme de la figure en fonction du rapport


des dimensions λ.

Figure 18: Coefficient γo

63
Chapitre 5 : Effet du vent

γo est un peu près égal à 0,95 pour la face long pan


γo est un peu près égal à 1 pour la face pignon

➢ Actions extérieures :
Le vent normal frappant des parois verticales et le coefficient de pression extérieure 𝑐𝑒 :

- Face au vent : ce=+0,8 (quel que soit 𝛾0)

- Face sous le vent : ce=−(1,3γ0−0,8) =−0,5

Table 11: Valeurs des actions extérieures CE

Long pan Pignon


yo 0,95 1
CE (Face au vent) 0,8 0,8
CE (Face sous le vent) -0,435 -0,5

➢ Actions intérieures :

Notre projet étudié est un bâtiment à usage bureaux peut être donc considéré comme une
construction ouverte c'est-à-dire que μ ≥35%. (III-1,313 du NV 65).
Le coefficient de pression intérieure 𝑐𝑖

- Une surpression : 𝑐𝑖 =+0,6×(1,8−1,3γ0) =+0,3 (sous le vent)

- Une dépression : 𝑐𝑖 =−0,6×(1,3γ0−0,8) =−0,3 (au vent)

Table 12: Valeurs des actions intérieures CI

Long pan Pignon


yo 0,95 1
CI (Supression) 0,339 0,3
CI (Dépression) -0,261 -0,3

64
Chapitre 5 : Effet du vent

Dans les tableaux suivants on donne l’action statique résultante par unité de longueur
appliquée sur les parties exposées du plancher haut de chaque niveau pour les faces au vent
(+) et les faces sous le vent (-) :

L’action statique résultante par unité de longueur est donnée par la formule :

Pr(i)=qr(i)×(ce−ci)

Avec:

qr(i)=0,5×(q(i)×h(i)+q(i+1) ×h(i+1)

Table 13: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent normal

Niveau Hauteur (m) H q normal (dan/m²) q r’(dan/m²)


RDC 7 7 53,08 279,627
1er étage 10.5 3.5 53,61 194,253
2 -ème étage 14 3.5 57,38 206,794
3 -ème étage 17.5 3.5 60,78 218,128
4 -ème étage 21 3.5 63,86 228,533
5 -ème étage 24.5 3.5 66,72 238,101
6 -ème étage 28 3.5 69,32 247,781
7 -ème étage 31.5 3.5 72,25 258,599
8 -ème étage 35 3.5 75,51 274,425
9 -ème étage 38.5 3.5 81,30 294,635
10 -ème étage 42 3.5 87,06 314,887
11 -ème étage 45.5 3.5 92,87 335,318
12 -ème étage 49 3.5 98,73 350,925
13 -ème étage 52.5 3.5 101,79 359,464
14 -ème étage 56 3.5 103,61 333,638
15 -ème étage 58.9 2.9 105,04 152,314

65
Chapitre 5 : Effet du vent

Table 14: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent normal

FACE LONG PAN FACE PIGNON


pr (plus) face au vent pr (moins) face sous le pr (plus) face au vent pr (moins) face sous le
(dan/m) vent (dan/m) (dan/m) vent (dan/m)
296,684 216,431 307,590 223,702
206,102 150,352 213,678 155,402
219,409 160,059 227,473 165,435
231,434 168,831 239,941 174,502
242,473 176,884 251,386 182,826
252,625 184,290 261,911 190,481
262,896 191,783 272,559 198,225
274,374 200,156 284,459 206,879
291,165 212,405 301,867 219,540
312,608 228,048 324,099 235,708
334,095 243,723 346,376 251,910
355,772 259,536 368,849 268,254
372,331 271,616 386,017 280,740
381,391 278,225 395,410 287,571
353,990 258,236 367,002 266,911
161,605 117,891 167,545 121,851

Table 15: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent extrême

Niveau Hauteur (m) H q extrême (dan/m²) q r’(dan/m²)


RDC 7 7 92,9043675 489,3737558
1er étage 10.5 3.5 93,83341118 339,9603068
2 -ème étage 14 3.5 100,4296213 361,9089636
3 -ème étage 17.5 3.5 106,3755008 381,7440461
4 -ème étage 21 3.5 111,7639541 399,9533021
5 -ème étage 24.5 3.5 116,7807899 416,6993143
6 -ème étage 28 3.5 121,333104 433,6399833

66
Chapitre 5 : Effet du vent

7 -ème étage 31.5 3.5 126,4611722 452,5725662


8 -ème étage 35 3.5 132,1517228 480,2691278
9 -ème étage 38.5 3.5 142,2877788 515,6391477
10 -ème étage 42 3.5 152,3631627 551,0821639
11 -ème étage 45.5 3.5 162,540931 586,8370733
12 -ème étage 49 3.5 172,7945395 614,1509574
13 -ème étage 52.5 3.5 178,1488647 629,0952885
14 -ème étage 56 3.5 181,3341573 583,8982617
15 -ème étage 58.9 2.9 183,8368872 266,5634864

Table 16: Action statique résultante par unité de longueur pour un vent extrême

FACE LONG PAN FACE PIGNON


pr (plus) face au vent pr (moins) face sous pr (plus) face au vent pr (moins) face sous le
(dan/m) le vent (dan/m) (dan/m) vent (dan/m)
519,2255549 -378,775287 538,3111314 -391,4990046
360,6978855 263,1292774 373,9563375 -271,9682454
383,9854104 -280,1175378 398,09986 -289,5271709
405,0304329 -295,4698916 419,9184507 -305,3952368
424,3504535 -309,5638558 439,9486323 -319,9626417
442,1179725 -322,5252693 458,3692458 -333,3594515
460,0920223 -335,6373471 477,0039817 -346,9119867
480,1794928 -350,2911663 497,8298229 -362,058053
509,5655446 -371,7283049 528,2960406 -384,2153022
547,0931357 -399,1047003 567,2030625 -412,5113182
584,6981759 -426,5375949 606,1903803 -440,8657311
622,6341348 -454,2118948 645,5207807 -469,4696587
651,6141658 -475,352841 675,5660531 -491,3207659
667,4701011 -486,9197533 692,0048174 -503,2762308
619,5160557 -451,9372546 642,2880879 -467,1186094
282,8238591 -206,3201385 293,2198351 -213,2507892

67
Chapitre 5 : Effet du vent

2. Actions dynamique exercées par le vent :

Aux effets statiques calculés précédemment, s’ajoutent les effets dynamiques qui
dépendent des caractéristiques mécaniques et aérodynamiques de la construction.

Pour tenir compte de l’effet produit par une succession de rafales de vent, on multiplie les
pressions trouvées par un coefficient majorant β.

Ce coefficient β est donné par la formule suivante :

β = θ (1 + ξ τ)

Avec :

τ : coefficient de pulsation déterminé en fonction de la cote H. Il est déterminé par le


diagramme RIII- 4 du règlement NV65.
ξ : coefficient de réponse, donné en fonction de la période T par le diagramme R-III-3 du
NV65.
θ : coefficient global dépendant du type de la construction.

➢ Détermination de τ :

Figure 19: Coefficient de pulsation τ

68
Chapitre 5 : Effet du vent

D’après la figure :

τ = 0,29

➢ Détermination de θ :

Pour les constructions prismatiques à base polygonale régulière ou circulaire à


l’exception des constructions à usage d’habitation ou de bureau et pour les ensembles
prismatiques des constructions ajourées et des constructions en treillis, le coefficient est pris
égal à 1.

Pour les autres constructions, θ est donné en fonction de la cote HS de leur sommet par :

0,70 pour HS ≤ 30 m
0,70 + 0,01 (HS – 30) pour 30 m < HS < 60 m
1 pour HS ≥ 60 m

Θ = 0,70 + 0,01 (59 – 30) = 0,99

On prend :
Θ=1

➢ Détermination de ξ :
Il faut d’abord déterminer la période T du mode fondamental. Pour une structure contreventée
par voiles en béton armé, la formule est la suivante

𝐻
𝑻 = 𝟎, 𝟎𝟗 𝒙
√𝐿

69
Chapitre 5 : Effet du vent

Figure 20: Coefficient de réponse ξ

Table 17: Valeurs des coefficients de réponse

Long pan Pignon

Dimension (m) 49 23

Période (s) 0,76 1,11

ξ, 0,5 0,7

On trouve par la suite un coefficient β :

Table 18: Valeurs d’action dynamique

Long pan Pignon

Β 1,145 1,203

➢ Tableaux de l’action de vent dynamique :

Action dynamique du vent = β x pr (plus) surpression


Action dynamique du vent = β x pr (moins) dépression

70
Chapitre 5 : Effet du vent

Table 19: Action dynamique résultante par unité de longueur pour un vent normal

FACE LONG PAN FACE PIGNON


"B" * pr (plus) (dan/m) "B" * pr (moins) (dan/m) "B" * pr (plus) (dan/m) "B" * pr (moins) (dan/m)

339,7037213 -247,8140248 370,0306907 -269,1132296


235,9868709 -172,1525335 257,054543 -186,9487585
251,2227521 -183,267116 273,6506038 -199,018621
264,9914743 -193,3114054 288,6485255 -209,9262004
277,6316128 -202,5323924 302,4171094 -219,9397159
289,2560259 -211,0124072 315,0792891 -229,1485739
301,0155619 -219,5909942 327,8886549 -238,4644763
314,157805 -229,1782668 342,2041687 -248,875759
333,3836521 -243,2035313 363,1463988 -264,1064719
357,9361077 -261,1145592 389,890769 -283,5569229
382,5392343 -279,0625517 416,690334 -303,0475156
407,3588648 -297,1684839 443,7257311 - -322,7096226
426,3190725 -310,9999643 464,3786069 -337,7298959
436,6928305 -318,5676256 475,6784796 -345,9479852
405,3188591 -295,6802987 441,5036044 -321,0935305
185,0377288 -134,9851104 201,5569283 -146,5868569

71
Chapitre 5 : Effet du vent

Table 20: : Action dynamique résultante par unité de longueur pour un vent extrême

FACE LONG PAN FACE PIGNON


"B" * pr (plus) (dan/m) "B" * pr (moins) (dan/m) "B" * pr (plus) (dan/m) "B" * pr (moins) (dan/m)

594,5132604 433,6977036 647,5882911 470,9733026


412,9990789 301,2830227 449,869474 327,1777992
439,6632949 320,7345808 478,9141315 348,3011866
463,7598456 338,3130259 505,1618961 367,3904699
485,8812693 354,4506149 529,2582047 384,9150579
506,2250785 369,2914333 551,4182027 401,0314201
526,8053656 384,3047624 573,83579 417,33512
549,8055192 401,0833854 598,8892769 435,5558377
583,4525486 425,6289091 635,5401368 462,2110086
626,4216404 456,9748819 682,3452842 496,2511158
669,4794114 488,3855461 729,2470275 530,3614745
712,9160844 520,0726195 776,5614992 564,7719994
746,0982198 544,279003 812,7059619 591,0588814
764,2532658 557,5231175 832,4817953 605,4413057
709,3458838 517,4681565 772,6725697 561,9436871
323,8333187 236,2365586 352,7434616 256,5406993

72
Chapitre 6 : Vérifications
Chapitre 6 : Vérifications

Introduction :
Le but est de vérifier que la structure évolue dans le domaine de ses propriétés qui est
pris en compte dans le calcul est contenir les dommages structuraux dans des limites acceptables
(RPS 2011).

I. Déplacements latéraux inter-étages :

Pour des raisons de fonctionnalité et de limitation du coût résultant des dommages liées
aux actions sismiques, les déplacements inter-étages dus au séisme de calcul ne doivent pas
dépasser des valeurs limites normatives. Le RPS 2000 limite le déplacement relatif Δe pour les
bâtiments de classe II comme suit :

K .Δel ≤ 0.010 H

Avec :
Δel : déplacement de chaque étage en (m)
H : la hauteur de l’étage
K : coefficient du comportement = 1,4 (contreventement par voile)

Table 21: Tableau des déplacements latéraux inter étages suivant X

74
Chapitre 6 : Vérifications

Table 22: Tableau des déplacements latéraux inter étages suivant Y

Table 23: Vérification du déplacement latéral inter étages

SEISME SEISME
SUIVANT AXE SUIVANT AXE
X Y
Déplacement
Uy Uy
Niveau H Ux (cm) Ux (cm) limite = (0,01 * h) Condition
(cm) (cm)
/K
RDC 7 0,5 0,1 0,3 1,2 5 Condition vérifiée
1er étage 3,5 0,8 0,2 0,5 1,8 2,5 Condition vérifiée
2 -ème étage 3,5 1,2 0,3 0,7 2,3 2,5 Condition vérifiée
3 -ème étage 3,5 1,6 0,4 0,9 2,9 2,5 Condition vérifiée
4 -ème étage 3,5 2 0,4 1,1 3,4 2,5 Condition vérifiée
5 -ème étage 3,5 2,5 0,5 1,3 3,9 2,5 Condition vérifiée
6 -ème étage 3,5 3 0,5 1,6 2,8 2,5 Condition vérifiée

75
Chapitre 6 : Vérifications

7 -ème étage 3,5 3,5 0,6 1,8 3,3 2,5 Condition vérifiée
8 -ème étage 3,5 4 0,6 2 3,7 2,5 Condition vérifiée
9 -ème étage 3,5 4,5 0,7 2,2 4,1 2,5 Condition vérifiée
10 -ème étage 3,5 5 0,8 2,3 4,5 2,5 Condition vérifiée
11 -ème étage 3,5 5,6 0,8 2,5 4,9 2,5 Condition vérifiée
12 -ème étage 3,5 6,1 0,9 2,6 5,4 2,5 Condition vérifiée
13 -ème étage 3,5 6,6 1 2,8 5,8 2,5 Condition vérifiée
14 -ème étage 3,5 7,1 0,9 2,1 5,9 2,5 Condition vérifiée
15 -ème étage 2,9 7,5 1 1,8 6,4 2,1 Condition vérifiée

Conclusion :

Le déplacement latéral inter étages est admissible et vérifient la condition préconisée


dans le RPS2000 pour tous les étages dans les deux directions X et Y, la stabilité de la structure
est assurée.

II. Le déplacement latéral total du bâtiment :

Le déplacement latéral total du bâtiment Δp doit être limité à : (𝟒 𝒙 𝑯) / 𝟏𝟎𝟎𝟎

Avec :

Δp : déplacement en (m)
H : hauteur de la structure au-dessus du sol en (m)

Or, Notre structure est de 58,9 m de hauteur, donc Δp doit être limité à :

𝛥𝑝 ≤ 0,004 ∗ 58.9

𝛥𝑝 ≤ 0,2356 𝑚

76
Chapitre 6 : Vérifications

Table 24: Tableau des déplacements globaux suivant X

Table 25: Tableau des déplacements globaux suivant X

Table 26: Vérification du déplacement global

Axe Δp en m (4 x H / 1000) en m Condition


X 0 ,079 0,2356 Vérifiée
Y 0,11 0,2356 Vérifiée

Conclusion :

77
Chapitre 6 : Vérifications

Le déplacement latéral maximal du bâtiment selon les deux directions X et Y est largement
inférieur aux limites imposées par le RPS2000 donc la stabilité de la structure est assurée.

III. Vérification de la stabilité au renversement

Chaque bâtiment doit être dimensionnée pour résister aux effets de renversement dû aux
combinaisons des actions de calcul alors il est indispensable de vérifier la stabilité au
renversement de notre structure.

Un ancrage est exigé si l’effet des charges de calcul tendant à provoquer ce phénomène
est supérieur à l’effet de stabilisation (Article 8.2.3 RPS 2011)

Le règlement parasismique 2011 impose des valeurs déterminées pour l’indice de


stabilité pour vérifier la stabilité au renversement d’une structure, cet indice est donné par la
formule :

𝐾 × 𝑊 × 𝛥p max
𝜃=
𝑉×𝐻

Avec :

W : poids au-dessus de l’étage considéré.


V : action sismique au niveau considéré.
H : hauteur de l’étage.
𝛥pmax : Déplacement relatif.
K : coefficient de comportement =1,4 (contreventement par voile)

• La stabilité est considérée satisfaite si 𝜃 ≤ 0.10


• L’effet du second ordre est à prendre en compte si 0.10 < 𝜃 ≤ 0.20
• La stabilité est considérée comme non satisfaite si 𝜃 > 0.20

78
Chapitre 6 : Vérifications

A l’aide du logiciel ROBOT, on a pu évaluer l’action sismique F qui nous a permet de


calculer l’indice de stabilité θ :

Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau suivant ou on remarque que, pour
chaque niveau, θ est inférieur à 0,1 et donc il n’y a pas de risque de renversement. Ainsi, l’effet
du second ordre ne sera pas pris en compte dans les calculs.

Table 27: Vérification de la stabilité au renversement suivant X

MASSE MASSE Δel_x Δel_y


Niveau H FX (kg) FY(kg) θx θy
(T) (Kg) (m) (m)
RDC 7 904,29 904290 665390 86200 0,002 0,001 0,00054362 0,00209812
1er étage 3,5 927,4 927400 612150 84860 0,003 0,001 0,00181799 0,00437144
2 -ème étage 3,5 953,31 953310 576160 82160 0,004 0,001 0,00264735 0,00464124
3 -ème étage 3,5 981,8 981800 538210 78260 0,004 0,001 0,00291871 0,00501814
4 -ème étage 3,5 1007,84 1007840 497050 73500 0,004 0,001 0,00324423 0,00548484
5 -ème étage 3,5 1093,82 1093820 454040 68270 0,005 0,001 0,00481817 0,00640879
6 -ème étage 3,5 682,89 682890 408190 62070 0,005 0 0,00334594 0
7 -ème étage 3,5 661,11 661110 379720 57220 0,005 0,001 0,00348209 0,00462153
8 -ème étage 3,5 616,01 616010 350530 51840 0,005 0,001 0,00351473 0,00475316

9 -ème étage 3,5 557,62 557620 320740 45620 0,005 0,001 0,00347708 0,00488926

10 -ème étage 3,5 531,71 531710 290140 39010 0,005 0,001 0,0036652 0,00545204

11 -ème étage 3,5 530,33 530330 253980 32080 0,005 0,001 0,00417616 0,00661259

12 -ème étage 3,5 478,46 478460 206930 24560 0,005 0,001 0,00462437 0,00779251

13 -ème étage 3,5 478,46 478460 151490 16820 0,005 0,001 0,00631672 0,01137836

14 -ème étage 3,5 320,1 320100 84980 8760 0,005 -0,001 0,00753354 -0,01461644

79
Chapitre 6 : Vérifications

15 -ème étage 2,9 178,32 178320 22160 2030 0,004 0 0,0155389 0

Table 28: Vérification de la stabilité du renversement suivant Y

Niveau H MASSE MASSE FX (kg) FY(kg) Δel_x Δel_y θx θy


(T) (Kg) (m) (m)
RDC 7 904,29 904290 84790 531360 0,001 0,004 0,00213301 0,00136147
1er étage 3,5 927,4 927400 82540 481860 0,002 0,006 0,00898861 0,0046191

2 -ème étage 3,5 953,31 953310 80280 453370 0,002 0,006 0,00949985 0,00504653

3 -ème étage 3,5 981,8 981800 77050 425430 0,002 0,005 0,0101939 0,00461557

4 -ème étage 3,5 1007,84 1007840 72790 398340 0,002 0,005 0,01107669 0,0050602

5 -ème étage 3,5 1093,82 1093820 67500 370410 0,002 0,005 0,01296379 0,005906

6 -ème étage 3,5 682,89 682890 60940 340010 0,004 -0,01 0,0179295 -0,00803376

7 -ème étage 3,5 661,11 661110 55770 315100 0,002 0,004 0,00948338 0,00335695

8 -ème étage 3,5 616,01 616010 50480 291030 0,002 0,004 0,00976244 0,00338665

9 -ème étage 3,5 557,62 557620 44520 265150 0,001 0,004 0,00501006 0,00336486

10 -ème étage 3,5 531,71 531710 38220 237680 0,002 0,004 0,01112946 0,00357933

11 -ème étage 3,5 530,33 530330 31420 205460 0,001 0,004 0,0067515 0,00412989

12 -ème étage 3,5 478,46 478460 24140 164150 0,001 0,004 0,00792809 0,00466364

13 -ème étage 3,5 478,46 478460 16980 116020 0,002 0,004 0,02254229 0,00659831

14 -ème étage 3,5 320,1 320100 9350 60120 -0,007 0,001 -0,09585882 0,00212974
15 -ème étage 2,9 178,32 178320 2290 17280 -0,002 0,005 -0,07518386 0,024909

80
Chapitre 7 :
Dimensionnement des
éléments porteurs
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

I. Modélisation de la structure :

Il s’agit de décrire les principes de la modélisation principale, qui est celle de la


superstructure de la tour. La structure est modélisée grâce au logiciel ROBOT qui accepte un
nombre théoriquement illimité de nœuds et d’éléments. Les contours sous formes de lignes
d’influence sont assemblés dans l’espace pour aboutir à une modélisation précise de la
géométrie. Ensuite, la structure est peu à peu adaptée suivant les contraintes rencontrées, et les
modifications structurelles à apporter.

Il n’y a pas d’étage courant. Les planchers et les poteaux sont différents du RdC jusqu’au
sommet. Il n’a pas été possible de faire un étage et du « copier-coller » sur toute la hauteur,
mais s’avèrent obligatoire de saisir chaque étage avec les différents détails contenue dans
chaqu’un pour se rapprocher au plus près du bâtiment réalisé par les architectes.

En ce qui concerne le maillage, les panneaux sont maillés en éléments finis, suivant la
méthode de DELAUNAY. Les éléments sont des triangles ou des quadrangles dont le côté à
une taille maximale de 1,00 m, pour les calculs statiques et dynamiques. Ceci permet de voir
les réactions de la structure sur une maille relativement petite

Figure 21: : Vue d'ensemble de la modélisation de la tour

82
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

II. Détermination du système de contreventement :

Pour déterminer le type de contreventement de la structure, il faut d’abord déduire le


pourcentage des efforts repris par chaque élément porteur.

L’effet du séisme sera pris en considération par la suite puisqu’il est le plus défavorable.

Si :
– Au moins 80 % des efforts sont repris par les poteaux → contreventement par portique

– Au moins 80 % des efforts sont repris par les voiles → contreventement par voile

Table 29: Valeurs des efforts repris par les éléments porteurs suivant X

FX sur les poteaux FX sur les voiles FX sur les FX sur les voiles
FX (kg)
(kg) (kg) poteaux % %
665390 39360 626040 5,92 94,09
612150 54570 557580 8,91 91,09
576160 60920 515240 10,57 89,43
538210 70890 467320 13,17 86,83
497050 75110 421940 15,11 84,89
454040 87600 366440 19,29 80,71
408190 46340 361840 11,35 88,64
379720 49390 330330 13,01 86,99
350530 37950 312580 10,83 89,17
320740 41990 278750 13,09 86,91
290140 42400 247750 14,61 85,39
253980 40020 213960 15,76 84,24
206930 41800 165130 20,20 79,80
151490 53620 97870 35,40 64,60
84980 49460 35520 58,20 41,80
22160 0 22180 0,00 100,09

83
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

FY sur les poteaux FY sur les voiles FY sur les FY sur les voiles
FY(kg)
(kg) (kg poteaux % %
86200 10650 75560 12,35 87,66
84860 10350 74500 12,20 87,79
82160 9590 72570 11,67 88,33
78260 9310 68950 11,90 88,10
73500 8760 64740 11,92 88,08
68270 8940 59330 13,10 86,90
62070 5350 56720 8,62 91,38
57220 5400 51820 9,44 90,56
51840 3910 47930 7,54 92,46
45620 4020 41560 8,81 91,10
39010 4240 34770 10,87 89,13
32080 3870 28210 12,06 87,94
24560 4350 20210 17,71 82,29
16820 4220 12600 25,09 74,91
8760 3720 5040 42,47 57,53
2030 0 2030 0,00 100,00

Table 30: Valeurs des efforts repris par les éléments porteurs suivant Y

FX sur les poteaux FX sur les voiles FX sur les FX sur les voiles
FX (kg)
(kg) (kg) poteaux % %
84790 7410 77380 8,74 91,26
82540 15730 66810 19,06 80,94
80280 12600 67680 15,70 84,30
77050 16930 60120 21,97 78,03
72790 14710 58090 20,21 79,80
67500 14580 52920 21,60 78,40
60940 7980 52960 13,09 86,91
55770 8030 47740 14,40 85,60
50480 6240 44240 12,36 87,64
44520 6380 38140 14,33 85,67

84
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

38220 6330 31890 16,56 83,44


31420 6170 25240 19,64 80,33
24140 6090 18050 25,23 74,77
16980 6500 10490 38,28 61,78
9350 5160 4190 55,19 44,81
2290 0 2290 0,00 100,00
FY sur les poteaux FY sur les voiles FY sur les FY sur les voiles
FY(kg)
(kg) (kg poteaux % %
531360 77860 443630 14,65 83,49
481860 77010 404850 15,98 84,02
453370 74250 379110 16,38 83,62
425430 72980 352450 17,15 82,85
398340 71510 326820 17,95 82,05
370410 63990 306420 17,28 82,72
340010 22330 317680 6,57 93,43
315100 24100 291000 7,65 92,35
291030 18040 272980 6,20 93,80
265150 18460 246690 6,96 93,04
237680 18530 219140 7,80 92,20
205460 18080 187380 8,80 91,20
164150 17850 146300 10,87 89,13
116020 21610 94410 18,63 81,37
60120 27520 32590 45,78 54,21
17280 0 17280 0,00 100,00

On remarque que la majorité des voiles reprennent au moins 80 % des sollicitations, donc
le contreventement de la structure est assuré par les voiles.

La solution de contreventement avec voiles en béton armé est actuellement très répandue.
Ils assurent, dans des conditions économiques, à la fois la transmission des charges de
pesanteur, le contreventement dans la direction transversale des bâtiments et une isolation
acoustique entre deux locaux.

85
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

III. Dimensionnement des éléments porteurs :

1. Dimensionnement des poteaux :

a) Définition des charges :

En ce qui concerne le dimensionnement des poteaux, pour des raisons esthétiques, les
architectes ont demandé que des poteaux soient de même section sur certains étages, même si
la descente de charges permet une section inférieure. C’est la raison pour laquelle un poteau
moins chargé aura la même section que le poteau voisin qui lui est plus chargé.

Il est important de noter que le dimensionnement des poteaux est extrêmement sensible
et que le changement brutal d’une section à une autre change catégoriquement la capacité
résistante des poteaux comme le montre le tableau suivant :

Table 31: Tableau de chargement

PH Charges permanentes (kg) Charges d'exploitation (kg)

14 400 1000

13 325 350

12 325 350

11 325 750

10 325 350

9 325 350

8 325 350

7 325 350

6 325 350

86
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

5 325 750

4 325 350

3 325 350

2 325 350

1 325 350

RDC 325 400

SOUS SOL 1 325 500

SOUS SOL 2 150 250

SOUS SOL 3 150 250

SOUS SOL 4 150 250

b) Dimensionnement :

Les calculs ont été menés suivant le BAEL 91 modifié 99. Ainsi, les règles BAEL
admettent de considérer conventionnellement comme soumis à une compression centrée tout
poteau qui, en plus de l’effort normal de compression N, n’est sollicité que par des moments
conduisant à des petites excentricités

• Le poteau choisi pour le dimensionnement est un poteau central franchissant la


Superstructure du sous-sol 4 jusqu’au 14ème étage.

• La surface d’influence est évaluée à 29,68 m².

• La forme est circulaire.

87
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Figure 22: Localisation du poteau étudié

En ce qui concerne la détermination des sections d’armatures longitudinales des poteaux, on


va suivre les étapes suivantes

➢ Pour le calcul des charges permanentes :

G = (Pp + Gi) x SI + poids propre des retombés + poids propre du poteau

Avec :
PP poteau : section du poteau × hauteur × densité du béton
Pp : poids propre de chaque plancher
Gi : charge permanente
SI : surface d’influence

➢ Pour le calcul des charges d’exploitations :

𝑄 = 𝑄i 𝑥 𝑆𝐼
Avec :

Qi : charge d’exploitation

88
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

SI : surface d’influence

➢ Pour le calcul du coffrage :

On procède par la méthode itérative

On fixe 𝜆1
𝜆1 2
𝐵𝟏 = 1 + 0,2 𝑥 ( )
35

𝑁𝑢
𝐵𝑟 ≥ 𝐵1 𝑥
𝐹𝑏𝑐 𝐹𝑒
0,9 + 0,85 1.15

(𝐷𝑝 − 2)2
𝜋 ≥ 𝑩𝒓
4

2
𝑫𝒑 ≥ √𝐵𝑟 + 2
√𝜋

𝐿𝑜
𝜆𝟐 = 𝐾 𝑥
√𝑖
𝐵

➢ Pour le ferraillage :

𝐴𝑢 = 𝑀𝑎𝑥 (𝐴 ; 𝐴𝑚𝑖𝑛)

𝐹𝑏𝑐
𝐵 𝑥 𝑁𝑢 − (𝐵𝑟 𝑥 ( 0,9 ))
𝑨 =
𝐹𝑒
0,85 𝑋
1,15

89
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

0,2𝑥𝐵
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 𝑀𝑎𝑥 (4𝑢 ; ( ))
100

Avec :

𝑁𝑢: Effort normal ultime en MN.


𝐵𝑟: Section réduite du béton en m².
𝑢 : Le périmètre du poteau en m.
𝐵: La section du poteau en cm

➢ Armature transversale :

Le diamètre des armatures transversales :

Ø𝑡 ≥ 𝑀𝑎𝑥 (6𝑚𝑚 ; (3Ø𝑚𝑖𝑛 /10)

➢ Espacement :

𝑆𝑡 ≤ 𝑀𝑖𝑛 (15 Ø𝑚𝑖𝑛 ; (𝐷𝑝 + 10) ; 40 𝑐𝑚)

➢ Régression de charge :

Cas de surcharges différentes entre étages

Terrasse → S0

Etage 1 → (S0+S1)

Etage 2 → S0 + [0,95 x (S1+S2)]

Etage 3 → S0 + [0,9 x (S1+S2+S3)]

90
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Etage 4 → S0 + [0,85 x (S1+S2+S3+S4)]

Etage n ≥ 5 → S0 + (3 + 𝑛/ 2𝑛) x (S1+S2+S3+S4+…Sn)

Figure 23: schéma représentative des charges aux étages

Table 32: Valeurs de la descente de charge

Hauteur Charge G Charge G Charge Q Charge Q (kg) avec NU en (MN)


(m) Niveau (kg) cumule (kg) (kg) régression de charge (1,35 G + 1,5 Q)

3,5 14 -ème 45526,2 45526,2 30154 30154 1,0669137

3,5 13 -ème 36691,9 82218,1 10388 40542 1,71807435

3,5 12 -ème 36691,9 118910 10388 49891,2 2,353653

3,5 11 -ème 36691,9 155601,9 22260 68886,4 3,13392165

3,5 10 -ème 36691,9 192293,8 10388 75564,4 3,7294323

3,5 9 -ème 36691,9 228985,7 10388 81203,6 4,30936095

3,5 8 -ème 36691,9 265677,6 10388 85804 4,8737076

3,5 7 -ème 36691,9 302369,5 10388 90574 5,44059825

91
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

3,5 6 -ème 36691,9 339061,4 10388 95450 6,0090789

3,5 5 -ème 36691,9 375753,3 22260 108311,3333 6,69733955

3,5 4 -ème 36691,9 412445,2 10388 113109,6 7,2646542

3,5 3 -ème 36691,9 449137,1 10388 117979,8182 7,833048123

3,5 2 -ème 36691,9 485829 10388 122904 8,4022515

3,5 1 er 36691,9 522520,9 10388 127869,6923 8,972077535

7 RDC 36691,9 559212,8 11872 133769 9,5559078

3,65 SS - 1 45224,9 604437,7 14840 148609 10,38904395

3 SS - 2 39251,8 643689,5 7420 156029 11,03024325

3 SS - 3 39251,8 682941,3 7420 163449 11,67144255

3 SS - 4 30718,8 713660,1 7420 170869 12,19744635

Table 33: Ferraillage du poteau

NU en (MN) (1,35 G +
Hauteur Pp du poteau 1,5 Q) + Pp du poteau
Niveau (m) Pp du poteau (MN) cumulle (MN) (MN) Ratio d'armature Facilité d'exécution

14 ème 3,5 0,008418487 0,008418487 1,075332187 4HA12 7HA12

13 ème 3,5 0,010995574 0,019414061 1,737488411 5HA12 7HA12

12 ème 3,5 0,013916274 0,033330335 2,386983335 7HA12 7HA12

11 ème 3,5 0,017180585 0,050510919 3,184432569 13HA12 13HA12

10 ème 3,5 0,020788508 0,071299427 3,800731727 13HA12 13HA12

9 ème 3,5 0,024740042 0,096039469 4,405400419 11HA12 13HA12

8 ème 3,5 0,024740042 0,120779511 4,994487111 15HA16 15HA16

7 ème 3,5 0,029035188 0,1498147 5,59041295 12HA16 15HA16

92
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

6 ème 3,5 0,033673946 0,183488646 6,192567546 10HA16 15HA16

5 ème 3,5 0,033673946 0,217162592 6,914502142 13HA20 15HA20

4 ème 3,5 0,038656316 0,255818908 7,520473108 10HA20 15HA20

3 ème 3,5 0,038656316 0,294475224 8,127523347 10HA25 15HA25

2 ème 3,5 0,043982297 0,338457521 8,740709021 8HA25 15HA25

1 er 3,5 0,043982297 0,382439818 9,354517353 12HA25 15HA25

RDC 7 0,09930378 0,481743598 10,0376514 14HA25 15HA25

SS - 1 3,65 0,058050742 0,53979434 10,92883829 9HA25 15HA25

SS - 2 3 0,047712938 0,587507279 11,61775053 13HA25 15HA25

SS - 3 3 0,047712938 0,635220217 12,30666277 17HA25 17HA25

SS - 4 3 0,053161638 0,688381855 12,88582821 13HA25 17HA25

Table 34: Armature transversale et espacement

Diamètre poteau (m) Armature Armature transversale Espacement


Niveau longitudinal (mm) (mm) (cm)

14 ème 0,35 12 6 18

13 ème 0,4 12 6 18

12 ème 0,45 12 6 18

11 ème 0,5 12 6 18

10 ème 0,55 12 6 18

9 ème 0,6 12 6 18

8 ème 0,6 16 6 24

7 ème 0,65 16 6 24

6 ème 0,7 16 6 24

93
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

5 ème 0,7 20 6 30

4 ème 0,75 20 6 30

3 ème 0,75 25 8 37

2 ème 0,8 25 8 37

1 er 0,8 25 8 37

RDC 0,85 25 8 37

SS - 1 0,9 25 8 37

SS - 2 0,9 25 8 37

SS - 3 0,9 25 8 37

SS - 4 0,95 25 8 37

2. Dimensionnement des voiles :

a) Introduction :

La solution de contreventement avec voiles en béton armé est actuellement très


répandue. Ils assurent, dans des conditions économiques, à la fois la transmission des charges
de pesanteur, le contreventement dans la direction transversale des bâtiments ainsi que la
stabilité globale des effets horizontaux issus des éventuelles actions et une isolation acoustique
entre deux locaux.

Le contreventement dans la direction transversale des bâtiments peut participer à


l’isolation acoustique entre deux bâtiments.

Le voile est sollicité par un effort normal, un effort tranchant constant sur toute la
hauteur et un moment fléchissant.

Le ferraillage d’un voile est composé d’armatures verticales concentrées aux deux
extrémités du voile (potelets), et d’armatures verticales et horizontales uniformément réparties
au milieu.

94
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Le voile étudié dans cette partie se localise au niveau du RDC, avec une hauteur de 7 m
et une longueur de 5,24 m.

b) Dimensionnement :

Nous allons détailler le calcul de ferraillage du voile RDC que nous avons fait selon le
DTU 23.1 (applicable aux murs en béton banché mais aussi aux constructions situées dans des
zones sujettes séismes), le règlement RPS 2000 et les règles PS 92.

➢ Notations :

✓ a : épaisseur du voile
✓ d: longueur du voile
✓ L : hauteur libre du voile
✓ Lf : longueur de flambement

Figure 24: Notations pour le voile

➢ Conditions d’application suivant les règles PS 92 et DTU 23.1 :


✓ d≥4xa
✓ a ≥ 15 cm
✓ Elancement mécanique → 𝜆 = 𝑳𝒇𝒊 ≤ 80
✓ Résistance caractéristique du béton fc 28 ≤ 40 MPA

95
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Avec :
𝐿𝑓 𝑥 √12
𝜆 =
𝑎 − 0,02

𝐵𝑟 = 𝑑 × (𝑎 − 0,02)

0,85
𝛼 = 𝜆 2
Pour 𝜆 < 50
1+0,2 𝑥 ( )
35

La longueur libre de flambement lf se déduit de la hauteur libre du mur l, en fonction de ses


liaisons avec le plancher. Les valeurs du rapport lf/l sont données par le tableau suivant :

Table 35: Coefficient de flambement du voile 𝑳𝒇/ 𝑳

Mur armé Mur non armé


Liaison du mur verticalement verticalement

Il existe un plancher d'un part et d'autre 0.80 0.85

Mur encastré en tête et en pied Il existe un plancher d'un seul côté 0.85 0.90

Mur articulé en tête et en pied 1.00 1.00

Table 36: Paramètres de calcul du voile

Longueur du voile (d) 5,24 m

Epaisseur du voile (a) 0,5 m

Elancement mécanique 40,41

Classe de béton 35 MPA

Conclusion :

L’épaisseur du voile est prise égale à 0,50 m vu que les charges appliquées sont extrêmes
alors nous pouvons déduire que toutes les conditions d’applications sont vérifiées.

96
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Nous comparons ensuite la contrainte σu aux contraintes limites ultime σ lim pour voir si on
aura des aciers de compression et des aciers de traction :

𝑁𝑢,𝑙𝑖𝑚
✓ La contrainte limite ultime vaut : 𝜎𝑢, lim = 𝑑∗𝑎

Figure 25: Niveaux de vérification des contraintes

• Section I-I à mi-hauteur d’étage :

• Section II-II sous le plancher haut :

➢ Vérification de la longueur de flambement :

On vérifie que :

𝐿𝑓 = 0,8 𝑥 7 = 5,6 𝑚

97
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

𝐿𝑓 ≤ 20 𝑥 ℎ = 20 𝑥 5,24 = 104,8 𝑚

𝐿𝑓 ≤ 15 𝑥 𝑒 = 15 𝑥 2,865 = 42,975 𝑚

Les conditions sont vérifiées.

Un voile en béton armé doit faire l’objet des vérifications suivantes :

✓ Résistance en flexion composée.


✓ Justification de la stabilité de forme (résistance au flambement).
✓ Résistance à l’effort tranchant.

Ces vérifications ne sont exigées que lorsque le voile travaille uniquement en


compression simple.

N = 1405,224 T
M = 4026,914 T.m

𝑀 4026,914
𝒆 = = = 2,865 𝑚
𝑁𝑢 1405,224

Figure 26: Coupe du voile étudié

98
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Pour tenir compte du flambement nous allons ajouter une excentricité additionnelle :

• Excentricité accidentelle) selon les règles BAEL 91 :

𝐿 700
𝒆𝟏 = max (2𝑐𝑚 ; )= = 2,8 𝑐𝑚
250 250

• Excentricité du 2 ème ordre :

𝐿𝑓 2
𝑒2 = 3 𝑥 [2 + 𝛼 𝛷]𝑥 10−2

𝑀𝐺
𝛼= ≤1;
𝑀𝐺 + 𝑀𝑄

Le rapport du moment du premier ordre, dû aux charges permanentes et quasi-permanentes,


au moment total du premier ordre. Le coefficient α est compris entre 0 et 1,6. on prend 𝛼=1

3 𝑥 5,62
𝑒2 = 𝑥 [2 + 1 𝑥 2]𝑥 10−2
5,24

• Excentricité totale eT :

Nous procédons par calculer la somme des excentricités :

𝑒𝑇 = 𝑒 + 𝑒1 + 𝑒2

99
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

𝑒𝑇 = 𝟐, 𝟖𝟔𝟓 + 𝟎, 𝟎𝟐𝟖 + 𝟎, 𝟎𝟎𝟕𝟏𝟖𝟏 = 𝟐, 𝟗𝟎𝟎𝟏𝟖

• Moment par rapport aux armatures tendues :

Le moment de calcul en flexion composée est donc :

h
M1 = N [eT + d − ]
2

Avec ∶ d = 0,9 x h = 0,9 x 5,24 = 4,716 m

5,24
M1 = 1405,224 x [ 2,900181 + 4,716 − ] = 7020, 75345 T. m
2

➢ Ferraillage :

𝑀
𝜇 =
𝑏 𝑥 𝑑 2 𝑥 𝑓𝑏𝑐

7020,75345 𝑥 102
𝜇 = = 0,318 > 0,186 →𝑷𝑰𝑽𝑶𝑻 𝑩
0,5 𝑥 (0,9 𝑥 5,25)2 𝑥 19,83

Si :
μ ≤ ul → Armatures simples

μ > μl → Armatures doubles

𝝁𝒍 = 0,8 𝑥 𝛼𝑙 𝑥 (1 − 0,4 𝑥 𝛼𝑙)

𝜀𝑏𝑐 3,5
𝜶𝒍 = = = 0,616
𝜀𝑏𝑐 + 𝜀𝑙 3,5 + 2,173

100
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

𝐹𝑒 500
𝜺𝒍 = = = 2,173 %
ɣ𝑙 𝑥 𝐸 1,15 𝑥 20000

Et 𝝁𝒍 = 0,8 𝑥 0,616 𝑥 (1 – 0,4 𝑥 0,616) = 𝟎, 𝟑𝟕𝟏 > 𝟎, 𝟑𝟏𝟖

(Pas d’armatures comprimées)

𝛂 = (1,25 x (1 − √1 − 2 x μ) = (1,25 x (1 − √1 − 2 x 0,318) = 0,495

𝐙 = d x (1 – 0,4 α) = 4,716 x (1 – 0,4 x 0,495) = 3,782 m

Avec ∶ 𝐝 = 0,9 x h = 0,9 x 5,24 = 4,716 m

0,2 0,2
𝑨𝒔𝐦𝐢𝐧 = 𝐵= 𝑥 (100 𝑥 50) = 10 𝑐𝑚2
100 100

Ferraillage par côté (5 cm² → 5HA12)

100
𝒆 = = 20 𝑐𝑚
5

➢ Armatures transversales :

Pour les armatures transversales, on prend généralement le un tiers des armatures


longitudinales.

1 1
𝐀𝐭 = Ø x 3 = 25 x 3 = 8,33 →𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑯𝑨𝟏𝟎

➢ Espacement :

101
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

D’après le RPS l’espacement des barres verticales et horizontales est égal à :

Zone courante [min (30 cm ; 1,5 x e)] → on prend 30 cm

Zone critique [min (20cm ; 1,5 x e)] → on prend 20 cm

➢ Dimensions des potelets :

Pour d on prend la valeur maximale de :

a = 50 cm

𝜎𝑢
𝑎𝑥𝑞𝑥 = 𝟏𝟖, 𝟖 𝒄𝒎
𝜎𝑏𝑐 𝑙𝑖𝑚

𝐿𝑓 𝜎𝑢
𝑥𝑞𝑥 = 𝟏𝟒 𝒄𝒎
15 𝜎𝑏𝑐 𝑙𝑖𝑚

Avec :

a = épaisseur du voile
q = coefficient de comportement = 1,4
Lf = Longueur de flambement

𝑁 14,0522
𝜎𝑢 = = = 5,3634 𝑀𝑃𝐴
𝑎 𝑥 𝑑 0,50 𝑥 5,24

0,85 𝑥 𝑓𝑐𝑗 0,85 𝑥 35


𝜎𝑏𝑐𝑙𝑖𝑚 = = = 19,89 𝑀𝑃𝐴
1,15 𝑥 ɣ𝑓 1,15 𝑥 1,3

ɣ𝐟 :Coefficient de sécurité partiel pris égal à 𝟏,𝟑

102
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Donc la valeur de d est égale à 50 cm.

Figure 27: Coupe horizontal du ferraillage

Figure 28: Coupe verticale du ferraillage

103
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Figure 29: Chainage horizontal à l'intersection du voile x plancher

➢ Longueur critique :

La zone critique est définie selon le règlement : les régions s’étendant de la base du mur sur
une longueur lc définie comme suit :

Lc = max (H/6 ; L) → on prend 23 m

Avec :

H = hauteur totale du bâtiment = 71,55 m


L = petite dimension du bâtiment = 23 m

104
Chapitre 7 : Dimensionnement des éléments porteurs

Figure 30 : Longueur critique et longueur courante

105
Chapitre 8 : Etude de la
fondation : Radier Générale
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Introduction :

Les fondations sont constituées par la partie de la Tour qui est en contact avec le terrain
et supporte le poids de l'immeuble. Donc, elles ont un rôle de transmission au sol des charges
de la superstructure.
Le dimensionnement de la fondation doit être compatible avec la capacité portante
admissible du sol. Les fondations doivent assurer deux fonctions essentielles :

✓ Reprendre les charges et les surcharges supportée par la structure.

✓ Transmettre les charges et les surcharges au sol dans des bonnes conditions, de façon à
assurer la stabilité de l’ouvrage.

I. Condition d’utilisation :

A partir de la descente de charges réalisée, ainsi que du rapport géotechnique, il est


possible de dimensionner les fondations de l’ouvrage. Dans le cas présent, le sol en place et le
nombre de porteurs incitent le recours à un radier : en effet, le sol est de capacité portante
moyenne, et le nombre de porteurs aurait conduit à mettre en œuvre un nombre important de
fondations superficielles.

Le radier est une plate-forme stable s’étendant sur toute la surface, sur laquelle reposent
les éléments porteurs de la structure (poteaux, voiles, etc.). Dans ce cas, le recours à un radier
est donc plus intéressant d’un point de vue statique : les contraintes sont réparties sur des
surfaces plus importantes. Mais le radier se justifie également d’un point de vue économique :
il a un coût moins élevé qu’un nombre important de semelles filantes.

Conclusion :

Cette solution est adoptée dans les situations suivantes :

✓ Grandes charges transmises par les éléments porteurs aux fondations, superposition
des semelles.

107
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

✓ Présence de la nappe phréatique, le radier joue le rôle d’un cuvelage étanche résistant
aux sous-pression.
✓ Capacité portante du sol faible, le radier est un meilleur répartiteur de charges.

Le radier est assimilé à un plancher renversé appuyé sur les murs de l’ossature. Ce radier est
supposé infiniment rigide soumis à la réaction uniforme du sol.

Figure 31: Un radier général

II. Types du radier :

Tous les radiers sont mis en place sur un béton de propreté ou un lit de sable parmi les types
de radiers existants :

• Radier plat d’épaisseur constante


• Radier nervuré
• Radier champignon
• Radier voûté

Dans cette partie, on optera pour un radier plat.

Table 37: Paramètres de calcul du radier

Epaisseur (m) 1,4

Surface (m²) 1127

Classe du béton (MPA) 35

108
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

III. Vérification :

Afin de satisfaire la sécurité et l’économie, tout en respectant les caractéristiques de


l’ouvrage nous devons prendre en considération la portance du sol et les différentes données du
rapport du sol. Nous commençons tout d’abord par la vérification des conditions
suivantes avant de passer au calcul du ferraillage du radier

✓ Vérification au poinçonnement

✓ Vérification de la surface du radier

✓ Vérification de la sous pression de l’eau

1. Vérification au poinçonnement :

Sous l’action des forces localisées, il y a lieu de vérifier la résistance du radier au


poinçonnement par l’effort tranchant.

Le poinçonnement se fait par expulsion d’un bloc de béton de forme tronconique à 45°, la
vérification se fait par la formule suivante :

𝑓𝑐28
𝑃𝑢 ≤ 0,045 𝑥 𝑝𝑐 𝑥 ℎ 𝑥
ɣ𝑏

Avec :
Pu : la réaction sur le poteau
pc : périmètre homothétique = (π x ⌀ + 4 h)
h : épaisseur du radier
fc 28 :classe de béton
ɣ𝐛 : coefficient de sécurité de béton = 1,5

109
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Table 38: Epaisseur minimale sous les poteaux

ELU

Périmètre
Diamètre Périmètre du homothétique HT min
Poteau N (kg) N (MN) (m) poteau (m) (m) Résultat (m)

1 571301,670 5,713 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,622

2 1222997,830 12,230 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,332

3 1060850,880 10,609 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,156

4 517453,230 5,175 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,564

5 362823,880 3,628 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,395

6 518462,920 5,185 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,565

7 1021908,920 10,219 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,113

8 224536,940 2,245 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,245

9 1257221,020 12,572 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,370

10 525084,770 5,251 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,572

11 831421,950 8,314 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,906

12 639800,680 6,398 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,697

13 1447813,290 14,478 1 3,14 8,74 Condition non vérifiée 1,577

14 1076519,850 10,765 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,173

15 1287642,260 12,876 1 3,14 8,74 Condition non vérifiée 1,403

16 1059294,800 10,593 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,154

17 999118,350 9,991 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,089

18 805279,700 8,053 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,877

19 829675,510 8,297 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,904

110
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

20 1223408,130 12,234 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 1,333

21 732348,950 7,323 1 3,14 8,74 Condition vérifiée 0,798

Table 39: Epaisseur minimale sous les voiles


ELU

Longueur Périmètre
du voile Epaisseur du Périmètre du homothétique
Voile N (kg) N (MN) (m) voile (m) voile (m) (m) Résultat HT min (m)

Condition
1 2054856,25 20,5486 8,09 0,5 17,18 22,78 vérifiée 0,859089531

Condition
2 2133340,9 21,3334 8,77 0,5 18,54 24,14 vérifiée 0,8416542

Condition
3 1843745,67 18,4375 5,24 0,5 11,48 17,08 vérifiée 1,02807275

Condition
4 888930,09 8,8893 5,25 0,5 11,5 17,1 vérifiée 0,495087769

Condition
5 336764,37 3,3676 2,6 0,5 6,2 11,8 vérifiée 0,271803366

Condition
6 343453,89 3,4345 2,6 0,5 6,2 11,8 vérifiée 0,277202494

Condition
7 329900,86 3,2990 2,6 0,5 6,2 11,8 vérifiée 0,26626381

Remarque :

La condition est vérifiée donc il n’y a pas risque de rupture du radier par Poinçonnement.

111
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Pour les éléments les plus sollicités, la solution la mieux adaptée est de renforcer avec des aciers
HA, et pour les autres éléments qui ne présentent pas de risques, on va admettre une épaisseur
de 1,4 m.

2. Vérification de la surface du radier :

Nous devons nous assurer que cette section est suffisante pour transférer la totalité des
charges vers le sol en toute sécurité. La surface du radier sera déterminée en vérifiant la
condition suivante :
𝑁𝑠
𝑆𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 ≥
𝜎𝑠𝑜𝑙
Avec :

Ns : somme des efforts normaux à l’ELS transmis aux fondations


𝛔 𝐬𝐨𝐥 : contrainte du sol

Sradier : surface du radier


Table 40: Tableau des efforts normaux à l’ELS

Poteau Ns (KG) Voile Ns (kg)


1 412734,5 20 1489363,12
2 882628,87 21 1545626,18
3 766508,59 22 1336463,66
4 373903,21 23 647423,48
5 262491,97 24 245297,3
6 375078,9 26 250119,17
7 738332,05 28 240375
8 162951,02 Total 5754667,91
9 907900,4
10 380047,08
11 601226,68
12 462995,43
13 1045047,46
14 777712,51
15 930297,66
16 766208,12

112
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

17 723560,62
18 582562,98
19 600306,08 189,2124389
20 884471,82 𝑺 𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 = 1127 𝑚2 >
0,85
21 529610,03 = 𝟐𝟐𝟐, 𝟔𝟎𝟐 𝒎𝟐
Total 13166576

Avec :

Somme des efforts normaux à l’ELS = 189,2124 MN

Contrainte du sol = 0,85 MPA

Conclusion :
Surface radier largement vérifiée.

3. Vérification de la sous pression de l’eau :

Elle est jugée nécessaire pour justifier le non soulèvement du bâtiment sous l’effet de la
pression hydrostatique. On doit vérifier :

G min ≥ 1,1 x ɣw x B x Δhmax

Avec :

G min : poids propre minimal de l’ouvrage à vide


1,1 : Coefficient de sécurité
ɣw : poids volumique de l’eau pris égal à 1 T/m3
B : surface plane de cuvelage
Δhmax : niveau piézométrique pris égal à :

[(niveau d’ancrage du bâtiment – niveau de la nappe par rapport au terrain naturel) +


0,5m]

113
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Table 41: Paramètres de calcul

Etages Masse (T)


SS4 8056,5
SS 3 3942,87
SS 2 3942,87
SS 1 4628,18
RDC 2232,23
Etage 1 1779
Etage 2 1826,91
Etage 3 1879,58
Etage 4 1823,77
Etage 5 1930,07
Etage 6 1282,56
Etage 7 1242,28
Etage 8 1147,99
Etage 9 1099,83
Etage 10 1047,16
Etage 11 1029,73
Etage 12 944,6
Etage 13 900,79
Etage 14 730,09
Total 41467,01
Poids propre du radier (T) 1690,5

43157,51

Table 42: Résultat de calcul du poids propre du bâtiment

G min (T) 43157,51


Poids volumique de l'eau (T/m3) 1
Coefficient de sécurité 1,1
Surface plane de cuvelage (m²) 1127
Δhmax (m) 10,22

G min = 43157,51 T > 1,1 x 1 x 1127 x 11,02 = 13661,494 T

114
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Aucun de risque de soulèvement du bâtiment sous l’effet de la pression hydrostatique.


Donc Le bâtiment est stable vis-à-vis les sous pressions d’eau, condition largement
vérifiée.

4. Ferraillage du radier générale :

Un radier fonction comme un plancher renversé dont les appuis sont constitués par les
paliers de l’ossature. Il est sollicité par la réaction du sol diminué du poids propre du radier.
Ces panneaux seront calculés comme des dalles appuyées sur 4 cotés et chargées par la
contrainte du sol en tenant compte des ventilations de moments selon les conditions composées
par le BAEL91.

Le calcul du ferraillage du radier se fera comme celui d’une dalle mais la disposition des
armatures se fera comme une dalle renversée (aciers principaux en partie supérieure en travée
et en partie inférieure sur appui)

Pour cela à l’aide du logiciel, par l’intermédiaire des cartographies qui donnent les valeurs
des moments maximales, le logiciel utilise la méthode des éléments finis.

Les valeurs obtenues dans cette partie sont en fonction de la combinaison ACC, avec une
épaisseur du radier égale à 0,60 m. Le calcul du ferraillage sera entrepris à l'état limite ultime.
• Ax [+] : nappe supérieure suivant X.

• Ay [+] : nappe supérieure suivant Y.

• Ax [-] : nappe inferieure suivant X.

• Ay [-] : nappe inferieure suivant Y.

115
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Figure 32: Cartographie des moments suivant X

Table 43: Ferraillage du radier suivant X INF

Table 44: Ferraillage du radier suivant X SUP

116
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Figure 33: Cartographie des moments suivant Y

Table 45: Ferraillage du radier suivant Y INF

Table 46: Ferraillage du radier suivant Y SUP

117
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

➢ Calcul du Ferraillage du radier par zone :

En se basant sur la cartographie des moments, on divise le radier en partie avec un moment
maximal de calcul pour chaque zone.

Nous rappelons, la dalle a les caractéristiques suivantes :

• Epaisseur (hauteur) : 0.60m ; soit donc d=9h =0.54 m

• Largeur b=1m (le calcul se fait sur 1m)

Figure 34: Ferraillage par zone suivant X INF

118
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Figure 35: Ferraillage par zone suivant X SUP

Table 47: Tableau du ferraillage des zones suivant X

FERRAILLAGE SUPERIEUR
Espacement
Zone Moments (KN.m) µ α Pivot Au (cm²) Armature
(cm)
1 -297,63 0,051 0,065 A 13,015 HA20 20
2 -364,44 0,062 0,08 A 16,035 HA25 20
3 -384,72 0,066 0,085 A 16,962 HA25 20
4 -535,58 0,092 0,12 A 23,96 HA25 20
FERRAILLAGE INFERIEUR
Espacement
Zone Moments (KN.m) µ α Pivot Au (cm²) Armature
(cm)
1 85,39 0,014 0,0176 A 3,662 HA10 20
2 82,59 0,014 0,0176 A 3,542 HA10 20
3 120,18 0,02 0,025 A 5,17 HA12 20

119
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

❖ Etape de calcul :
𝑓𝑒
𝛿𝑠 =
𝛾𝑠

𝑓𝑐28
𝛿𝑏𝑐 = 0.85 ×
𝛾𝑏

𝑀𝑢
𝜇 = < 186 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑃𝑖𝑣𝑜𝑡 𝐴
𝑏 × 𝑑 2 × 𝛿𝑏𝑐

𝛼 = 1.25(1 − √1 − 2𝜇)

𝛽 = 1 − 0.4𝛼

𝑀𝑢
𝐴𝑢 =
𝛽 × 𝑑 × 𝛿𝑠

Puis nous faisons le choix des armatures correspondantes à l’aide du tableau aciers selon les
normes BAEL.

Figure 36: Ferraillage par zone suivant Y INF

120
Chapitre 8 : Etude de la fondation : Radier Générale

Figure 37: Ferraillage par zone suivant Y SUP

Table 48: Tableau du ferraillage des zones suivant Y

FERRAILLAGE SUPERIEUR
Moments
Zone µ α Pivot Au (cm²) Armature Espacement (cm)
(KN.m)
1 -363,37 0,062 0,08 A 15,98 HA25 20
2 -385,73 0,066 0,085 A 17 HA25 20
3 -350,42 0,0605 0,078 A 15,4 HA20 20
4 -480,79 0,083 0,108 A 21,4 HA25 20
FERRAILLAGE INFERIEUR
Moments
Zone µ α Pivot Au (cm²) Armature Espacement (cm)
(KN.m)
1 69,7 0,012 0,015 A 2,98 HA10 20
2 144,42 0,024 0,031 A 6,22 HA14 20
3 80,01 0,013 0,016 A 3,42 HA10 20
4 124,26 0,021 0,026 A 5,33 HA12 20

121
Chapitre 9 : Première
variante : Dalle
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Introduction :

Un plancher-dalle est un plancher à sous-face horizontale, sans aucune retombée pour les
poutres et s’appuyant directement sur les poteaux avec éventuellement un épanouissement de
ces derniers en forme de chapiteaux ; ils sont alors dénommés planchers-champignons.

On peut également disposer d’une retombée locale au droit du poteau pour accroitre sa
résistance à la flexion et à l’effort tranchant.

En tenant en compte de l'irrégularité de la structure, on ne peut pas établir un calcul manuel du


plancher, pourtant on aura recours à une vérification sur logiciel par l’intermédiaire de la
méthode des éléments finis.

Les valeurs obtenues dans cette partie sont en fonction de la combinaison ELU, avec une
épaisseur du plancher égale à 0,30 m.

I. Ferraillage par logiciel RSA :

Figure 38: Cartographie des moments suivant X

123
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Figure 39: Cartographie des moments suivant Y

Figure 40: Ferraillage du plancher suivant X (SUP)

124
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Figure 41:Ferraillage du plancher suivant X (INF)

Figure 42: Ferraillage du plancher suivant Y (SUP)

125
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Figure 43 : Ferraillage du plancher suivant Y (INF)

II. Ferraillage du plancher par zone :

En se basant sur la cartographie des moments, un moment avec une valeur moyenne
permet de ferrailler le plancher, ensuite, on met des aciers de renfort sur les parties sollicitées
d’avantage.

Cette solution permet d’optimiser le ferraillage et du coup gagner sur le plan technique et
financier du projet.

Les aciers seront calculés à l’ELU et vérifiés à l’ELS. Les étapes pour les calculs de ces aciers
sont les suivantes :

✓ Prise en considération de la valeur du moment donner par le logiciel : M

𝑀
✓ Calcul du moment réduit : 𝜇 = si < 186 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑃𝑖𝑣𝑜𝑡 𝐴
𝑏×𝑑2×Ϭ𝑏𝑐

✓ Calcul du coefficient de la fibre neutre : 𝛼 = 1.25(1 − √1 − 2𝜇)

✓ Calcul du bras de levier du couple interne : 𝛽 = 1 − 0.4𝛼

𝑀𝑢
✓ Calcul de la section d’acier théorique : 𝐴𝑢 = 𝛽×𝑑×𝛿𝑠

✓ Choix des sections d’acier normalisés

126
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Suivant donc ce mode de calcul, nous présentons les résultats du calcul des sections des aciers
comme suit :

Figure 44: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant X (INF)

Figure 45: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant X (SUP)

127
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Table 49: Tableau du ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant X

FERRAILLAGE INF SUIVANT AXE X


Au
Moment Au Espacement
µ α Pivot renfort Armature
KN.m (cm²) (cm)
(cm²)
Moment
119,77 0,0828 0,1081 A 10,663 0 HA16 15
moyen

142,58 0,0986 0,13 A 12,811 2,148 HA16+HA8 15

147,36 0,1019 0,1346 A 13,267 2,604 HA16+HA8 15

253,36 0,1752 0,2425 A 23,9 13,237 HA16+HA20 15

FERRAILLAGE SUP SUIVANT AXE X


Au
Moment Au Espacement
µ α Pivot renfort Armature
KN.m (cm²) (cm)
(cm²)
Moment
-32,1 0,0222 0,028 A 2,765 0 HA8 15
moyen

-258,75 0,1789 0,2482 A 24,471 21,706 HA8+HA25 15

128
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Figure 46: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant Y (INF)

Figure 47: Ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant Y (SUP)

129
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

Table 50: Tableau du ferraillage principal et acier de renfort du plancher suivant Y

FERRAILLAGE INF SUIVANT AXE Y


Au
Moment Au Espacement
µ α Pivot renfort Armature
KN.m (cm²) (cm)
(cm²)

Moment moyen 122,97 0,085 0,111 A 10,961 10,961 HA16 15

135,08 0,0934 0,122 A 12,097 1,136 HA16+HA8 15

148,42 0,1026 0,135 A 13,364 2,403 HA16+HA8 15

234,25 0,162 0,222 A 21,899 10,938 HA16+HA16 15

FERRAILLAGE SUP SUIVANT AXE Y


Au
Moment Au Espacement
µ α Pivot renfort Armature
KN.m (cm²) (cm)
(cm²)
Moment
-36,26 0,025 0,0316 A 3,128 3,128 HA10 15
moyen

III. Vérification au poinçonnement :

La formule vérifiant le non-poinçonnement est la suivante :

𝑓𝑐28
𝑃𝑢 ≤ 0,045. 𝑢𝑐 . ℎ.
𝛾𝑏

Avec :

130
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

• Pu : la réaction sur le poteau


• uc : périmètre du poteau = (π x ⌀)
• h : épaisseur de la dalle
• fc28 = classe de béton
• ɣ𝐛 = coefficient de sécurité de béton = 1,5

La vérification au poinçonnement sera faite par rapport au cas le plus défavorable :

❖ Plus petit poteau de la structure, son diamètre est pris égal à 0,6 m (tous les poteaux des
étages supérieurs ont un diamètre identique).

❖ Poteau central qui occupe la plus grande surface d’influence puisqu’il représente le cas
le plus défavorable.

Table 51: Paramètre de calcul du plancher dalle

Réaction sur le poteau (MN) 0,58655

Diamètre du poteau (m) 0,6

Périmètre du poteau (m) 1,885

Hauteur de la dalle (m) 0,3


Classe de béton (MPA) 35
Surface d'influence (m²) 29,68

Donc la valeur de la réaction sur le poteau à l’ELU est calculée par la formule suivante :

Pu = [1,35 x (Pp + G) + 1,5 x Q] x SI

Avec :

Pp = poids propre du plancher = 750 kg/m²

131
Chapitre 9 : Première variante : Dalle

G = charges permanentes = 325 kg/m²


Q = charges d’exploitations = 350 kg/m²
SI = surface d’influence

Pu = 0,58655 MN < 0,045 x 1,885 x 0,30 x 351,5 = 0,5937 MN

La vérification au poinçonnement a été justifiée pour le cas le plus défavorable, et donc


aucun risque n’est envisagé vis-à-vis des autres poteaux de la structure.

132
Chapitre 10 : Deuxième
variante : Plancher Dalle
précontrainte en post tension
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

Introduction :

Un ouvrage en béton est dit en béton précontraint quand il est soumis à un système
d’efforts créés artificiellement pour engendrer des contraintes dues aux charges extérieures,
donnent des contraintes totales comprises entre des limites que le béton peut supporter
indéfiniment, en toute sécurité.

Sous l’effet de charges plus agressives, on admet que des fissures puissent se former
(comme en béton armé) à condition que leur ouverture demeure suffisamment limitée pour :

▪ Qu’elles soient réversibles et se referment donc sous charges permanentes ou quasi


permanentes
▪ Que les risques de corrosion et de fatigue des armatures soient négligeables.

La précontrainte par post-tension est souvent associée aux ouvrages d’art, plus
particulièrement aux ponts de grandes portées, aux ouvrages haubanés, aux structures
exceptionnelles comme les enceintes de confinement des réacteurs nucléaires, les stades etc.

Toutes ces constructions ont pour particularité de faire appel à des unités de
précontrainte (câbles et ancrages) de fortes puissances dont la mise en œuvre requiert des
moyens importants.

Si nombre d’ouvrages réalisés dans le monde sont autant d’exemples remarquables


valorisant la technique de la précontrainte par post-tension, ils ont occulté l’utilisation de cette
technique dans les bâtiments.

I. Procédé de la post-tension :

Le principe de la précontrainte par post-tension est toujours identique à celui de la


précontrainte par pré-tension. En post-tension, les câbles sont, le plus souvent, logés dans des
évidements tubulaires ménagés à l’intérieur du béton par le moyen de conduits. Même quand
elles sont placées à l’extérieur du béton, comme cela se pratique depuis quelques années pour
certaines structures, les armatures de précontrainte sont, quasi systématiquement, isolées du
milieu ambiant par un conduit. Lorsque le durcissement est suffisant, les câbles sont mis en
tension à l’aide de vérins prenant appui sur le béton qu’ils compriment.

134
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

Grâce à des organes d’ancrage, on effectue alors un transfert d’appui et l’on bloque les
déformations relatives entre aciers et béton, ce qui permet de récupérer les vérins.

Dans le vide qui subsiste entre le câble et son conduit on injecte un coulis de ciment
(éventuellement un produit souple : cire ou graisse).

Figure 48: Profil longitudinal du torron

Figure 49: Vue des têtes d'ancrage

135
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

Figure 50: Armatures par lesquelles passent les torrons

1. Armature :
a) Nature

Les câbles sont généralement constitués, à l’heure actuelle, de torons parallèles. Dans
certains cas, on emploie des barres qui peuvent être lisses en partie courante (et filetées à leurs
extrémités : barres Dywidag et Macalloy), ou filetées sur toute leur longueur (barres Macaloy)
ou encore nervurées au laminage, les nervurations faisant office de filetage grossier (barres
Dywidag).

b) Mise en place

Deux grands modes de mises en place sont envisageables : pose d’unités prêtes à
l’emploi ; enfilage sur chantier, avant ou après bétonnage, dans des conduits préalablement
positionnés dans les coffrages et fixés aux carcasses de ferraillage.

2. Conduits :

Il s’agit le plus souvent de conduits métalliques.


Lorsque les armatures sont enfilées sur chantier, ce sont :
- Soit des tubes en acier laminé dont l’épaisseur est couramment comprise entre 1 et 2
mm ;
- Soit des gaines rigides cintrables à la main ; elles sont en feuillard à enroulement
hélicoïdale ou cylindrique ; leur épaisseur est comprise entre 0.4 et 0.6 mm ; la
nervuration, qui augmente la rigidité et l’adhérence au béton, fait office de filetage
grossier et permet le raccordement entre tronçons par vissage d’un manchon de gaine
de diamètre immédiatement supérieur.

136
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

❖ Conclusion :

La précontrainte par post tension permet :

✓ Une meilleure maîtrise des fissures.

✓ L’exploitation des surfaces en limitant le nombre des poteaux.

✓ Des gains de hauteur suite à la diminution des hauteurs de planchers.

✓ Une consommation modérée des matériaux de construction.

✓ Respect de l’environnement

II. Calcul de la précontrainte :

La dalle de notre structure présente une certaine irrégularité, donc on ne peut pas
calculer la distribution de la précontrainte manuellement pour toute la dalle.

Afin de d’établir le calcul de la précontrainte, on décompose le plancher par bande de 1


mètre et on choisit la bande la plus défavorable (travée avec portée maximale).

Figure 51: Tracé du câble

1. Données de calcul :

La précontrainte est assurée par des mono-torons gainés graissés T15S de classe
1860TBR dont la section est S=150mm2, fprg =1860MPa

137
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

Table 52: Paramètre de calcul du plancher post tension

Base 1m
Epaisseur 0,25 m
Limite de résistance à la traction
1860 MPA
fprg
Limite de résistance élastique fpeg 1640 MPA
Force de la précontrainte σpo 1476 MPA

Nature des câbles T15s 1860 TBR

Diamètre 15,7 mm
Section des fils Ap/arm 150 mm2
d et d' 5 cm

2. Charges :

Table 53: Tableau de chargement de la bande considérée

Ligne d'influence Charge par unité de


Charge surfacique
(m) longueur
0,25 x 2500 = 625 kg/m² 1 625 kg/ml
325 1 325 kg/ml
350 1 350 kg/ml

Figure 52: Bande prise en considération pour le calcul de la précontrainte

138
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

Figure 53 : Tracé du câble de la bande considéré

3. Effort de la précontrainte
Nous souhaitons limiter au maximum les déformations de la dalle, pour cela on équilibre les
charges permanentes g par l’action de la précontrainte p.
𝑔 𝑥 𝑙 2 𝑥1,2
𝑃 =
8𝑥𝛿
Avec :
g = poids propre + charge permanente
l : portée de la travée considérée
1,2 = coefficient de majoration
𝛅 : excentricité du câble= (h – d - d’)

Pour la travée AB : Pour la travée BC : Pour la travée CD :


9,5 𝑥 4,302𝑥1,2 9,5 𝑥 8,422𝑥1,2 9,5 𝑥 3,202 𝑥1,2
𝑃= 𝑃= 𝑃=
8 𝑥 0,15 8 𝑥 0,15 8 𝑥 0,15
= 175,655 KN = 673,515 KN = 97,28 KN

4. Calcul des moments


L’établissement du théorème des trois moments est indispensable pour évaluer la valeur
des moments sur les appuis.
À travers les moments sur appuis, on déterminera les moments en travées à l’aide du
théorème des deux moments.
Afin d’identifier la nature de la section de chaque travée (sous critique ou sur critique),
on aura recours à la différence entre le moment en charge et à vide noté (Δm).
➢ Le moment à vide sous l’effet des charges permanentes (Pp + G).
➢ Le moment en charge sous l’effet des charges permanentes et d’exploitations (Pp + G
+ Q).
➢ L’équation des trois moments (Clapeyron) :

139
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

Table 54: les valeurs des rotations au niveau des appuis pour différentes charges extérieures

➢ Applications du theorem:

a) Calculs des moments :


Ainsi, on effectue les combinaisons nécessaires afin de trouver la sollicitation la plus
défavorables sur chaque appuis et travée.
𝑥 𝑥 𝑝𝑙 𝑝𝑥 2
𝑴𝑨 (1 – ) + 𝑴𝑩 ( ) + ( + )
𝑙 𝑙 2 2

• Moment sur appuis : (En charge)

MA = 0 Kn.m
MB = - 64,96 Kn.m
MC = -64,41 Kn.m
MD = 0 Kn.m

140
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

• Moment sur travée : (En charge)

MAB = 6,34 Kn.m


MBC = 50,62 Kn.m
MCD = 0,014 Kn.m

• Moment sur appuis : (à vide)

MA = 0 Kn.m
MB = -47,56 Kn.m
MC = -47,13 Kn.m
MD = 0 Kn.m

• Moment sur travée : (à vide)

MAB = 4,62 Kn.m


MBC = 36,66 Kn.m
MCD = 0,011 Kn.m

b) Détermination de la section : (sous critique / sur critique)

𝛥𝑚 𝑀𝑚𝑎𝑥
𝑷 𝒔𝒐𝒖𝒔 = 𝑒𝑡 𝑷 𝒔𝒖𝒓 =
𝜌ℎ 𝜌 𝑣 + 𝑣 ′ − 𝑑′

• Pour la travée AB :

Δm = 6,34 – 4,62 = 1,72 Kn.m


𝑃 𝑠𝑜𝑢𝑠 = 20,64 𝐾𝑛
P sur = 54,34 Kn
P sur > P sous
(Section sur critique)
𝑀𝑚𝑎𝑥
𝜌𝑣– = − 0,265 < − (𝑣’ – 𝑑’) = − 0,075 (𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒)
𝑃𝑠𝑜𝑢𝑠

141
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

• Pour la travée BC :

Δm = 50,62 – 36,66 = 13,96 Kn.m


P sous = 167,52 Kn
P sur = 433,88 Kn
P sur > P sous
(Section sur critique)
𝑀𝑚𝑎𝑥
𝜌𝑣– = − 0,26 < − (𝑣’ – 𝑑’) = − 0,075 (𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒)
𝑃𝑠𝑜𝑢𝑠

• Pour la travée CD :

Δm = 0,014 – 0,011 = 0,003 Kn.m


P sous = 0,036 Kn
P sur = 0,12 Kn
P sur > P sous
(Section sur critique)
𝑀𝑚𝑎𝑥
𝜌𝑣– = − 0,347 < − (𝑣’ – 𝑑’) = − 0,075 (𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒)
𝑃𝑠𝑜𝑢𝑠

5. Nombre des câbles :

𝑃𝑜
𝑵 =
𝜎𝑝𝑜𝑥 𝐴𝑝

Longueur Po σpo Ap/arm Po corrigé


Travée N cable Cable réel
(m) (KN) (MPA) (mm²) (KN)
AB 4,3 54,34 1476 150 0,245438 1 221,4
BC 8,42 433,88 1476 150 1,959711 2 442,8
CD 3,2 0,12 1476 150 0,000542 1 221,4

6. Diagramme des contraintes :


Les contraintes dans les fibres supérieures et inférieures max et min sont calculées à l’aide de
la formule suivante :

142
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

𝑃 𝑣
𝜎= ± [𝑀 + 𝑃 𝑥 𝑒𝑜]𝑥
𝐵 𝐼

Avec :

Diagramme à vide → P = 0,9 x Po et M = Mmin


Diagramme en charge → P = 0,75 x Po et M = Mmax

Pour la travée AB :

Figure 54: Diagramme de la travée AB à vide et en service

Pour la travée BC :

Figure 55: Diagramme de la travée BC à vide et en service

143
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

Pour la travée CD :

Figure 56: Diagramme de la travée CD à vide et en service

➢ L’excentricité (eo) :

Suivant le tracé parabolique du câble, l’équation de l’excentricité est → eo(x) = ax²+bx+c

Pour la travée AB → eo (x) = 0,02366 x² - 0,08423 x

Pour la travée BC → eo (x) = 0,00846305 x² - 0,071258 x + 0,075

Pour la travée CD → eo (x) = 0,04265 x² - 0,15995 x + 0,075

III. Calcul des pertes :


1. Pertes de tension par frottement
Ces pertes se produisent par frottement du câble dans la gaine lors de la mise en tension
du câble, dans les zones où le câble rentre au contact de la gaine et plus particulièrement, dans
les parties courbes et aux points où le tracé du câble présente des irrégularités.

La perte de tension par frottement est estimée par la formule :

σp(x) = σpo * e – [f α(x) + ρx]

Avec :

144
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

f =coefficient de frottement en courbe = 0,19


ρ = coefficient de frottement en ligne = 0,002
α : la déviation angulaire totale du câble sur la distance x
x : est la distance de la section considérée à celle des sorties des organes de mise en tension

Figure 57: Variation de l’angle du câble

Table 55: Valeur des pertes par frottement

Point x en (m) σp(x) en (MPA) Pertes (MPA)

1,7802 1447,4 28,6


4,3 1423 53
8,51 1402,47 73,53
12,72 1381,33 94,67
14,5952 1355 121
15,92 1323,047 152,953

145
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

2. Perte par recul d’ancrage :


Cette perte de tension résulte du recul (glissement) de l’ancrage, qui dépond des
dispositifs d’ancrage utilisés. Juste après la mise en tension, les ancrages sont bloqués.
Cependant, on observe une petite rentrée d’ancrage due à deux phénomènes :

- Le jeu existant dans l’ancrage permet un léger glissement avant le blocage définitif.
- L’effort appliqué par le vérin crée une déformation des pièces d’ancrage.

Le recul des clavettes lors du blocage du câble est de l’ordre de 5 à 7mm, on Prend g = 6 mm
La longueur de répercussion du recul d’ancrage est déterminée par :

𝑔𝐸𝑝
𝑑 = √( 𝛼𝑡𝑜𝑡 )
𝜎𝑝𝑜 [𝑓 + 𝜌]
𝐿

Avec :
g = recul d’ancrage pris égal à 6 mm (ancrage par coincement à clavettes)
α tot = somme des variations angulaires
L= longueur totale

0,006 𝑥 195000
𝒅 =√ 0,19 𝑥 0,4082
= 𝟏𝟎, 𝟕𝟒 𝒎
1476 𝑥 [( 15,92
) + 0,002]

Soit après la mi-longueur de la poutre → 1 seul ancrage actif

Soit : 𝝈𝒑𝒐 = 1476 𝑀𝑃𝐴

𝝈𝒑𝒈 (𝟎) = 1258,13 𝑀𝑃𝐴


𝝈𝒑𝒅 (𝒅) = 1367,06 𝑀𝑃𝐴
𝑙
𝝈𝒑 ( ) = 1338,86 𝑀𝑃𝐴
2

3. Perte de tension par déformations instantanées du béton :

La perte de tension par déformations instantanées du béton, ou encore appelée perte par
raccourcissement élastique du béton, est principalement due à la non simultanéité de la mise en

146
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

tension des câbles de précontrainte. Toute action permanente, appliquée postérieurement à la


réalisation de l’ancrage d’un câble de précontrainte, provoque dans le béton adjacent une
variation de contrainte

Dans notre cas TOUS LES CABLES ONT ÉTÉ TENDUS SIMULTANEMENT →
Perte par déformation élastique du béton inexistante.

4. Perte due au retrait du béton :


Le retrait présente la déformation par raccourcissement spontané du béton, au cours de
son durcissement, en l’absence de toute contrainte. Cette déformation est principalement due à
l’évaporation progressive de l’eau non fixée dans la réaction d’hydratation du ciment.

𝜟𝝈𝒑 𝒓𝒆𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕 (∞) = 𝑬𝒑 𝜺𝒓𝒆𝒕 (∞)[𝟏 – 𝒓 (𝒕𝒐)]


𝑗
𝒓 (𝒕𝒐) =
𝑗 + 9 𝑟𝑚

𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑛 (𝑐𝑚)


𝒓𝒎 =
𝑝𝑒𝑟𝑚𝑖è𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑛 (𝑐𝑚)

εret se représente comme suite :

• 1.5 x 10-4 dans les climats très humides


• 2 x 10-4 en climat humide
• 3 x 10-4 en climat tempéré sec
• 4 x 10-4 en climat chaud et sec
• 5 x 10-4 en climat très sec ou désertique
• to : âge béton lors de sa mise en tension

rm = 10 cm
r(7) = 0,0721
Δσp retrait (∞) = 195000 x (2 x 10-4) x [1 - 0,0721] = 36,188 MPA

5. Perte par relaxation des armatures :

147
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

L’acier fortement tendu sous longueur constante voit sa tension décroître


progressivement.
Ce phénomène, appelé relaxation, est corrélatif du fluage (variation de longueur sous
contrainte constante). Son importance dépend très sensiblement de la température.

La perte de tension finale d’une armature du fait de sa relaxation, est donnée par la formule :

6 𝜎𝑝𝑖( 𝑥)
𝜟 𝜎𝑝 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒙𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 = 𝜌1000(%) [ − 𝑢𝑜] 𝜎𝑝𝑖 (𝑥)
100 𝑓𝑝𝑟𝑔

𝛒𝟏𝟎𝟎𝟎(%) = relaxation à 1000 heures = 2,5%


𝒍
𝛔𝐩𝐢 (𝐱) = contrainte restante dans le câble après pertes instantanées en x = 2
𝑙
𝛔𝐩𝐢 (𝟕,𝟔) =𝟏𝟑𝟔𝟕,𝟎𝟔 𝑴𝑷𝑨 (la section 𝒙 = est affecté par le recul d’ancrage)
2

uo étant un coefficient pris égal à :

• 0.43 Pour les aciers (TBR)


• 0.30 Pour les aciers (RN)
• 0.35 Pour les autres aciers

Δ 𝜎𝑝 relaxation = 62,538 MPA

6. Perte de tension due au fluage du béton

Par définition, le fluage est le raccourcissement progressif du béton sous contrainte


constante. Ce phénomène est, lui aussi, lié à la migration de l’eau à l’intérieur du béton. Dans
une pièce en béton précontraint, les armatures de précontrainte subissent le même
raccourcissement que le béton suite à son fluage, d’où une perte de tension.

𝜟 𝜎𝑝 𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 (∞) = 𝐸𝑝/𝐸𝑏𝑖 [2 𝜎𝑏𝑚𝑎𝑥 – 𝜟𝝈𝒑 𝒓𝒆𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕 (∞) + 5/6 𝜟 𝜎𝑝 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒙𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 +


𝜟 𝜎𝑝 𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒(∞)] 𝑵 . 𝑨𝒑 . (1/𝐵 + 𝑒𝑜²/𝐼)

148
Chapitre 10 : Deuxième variante : Plancher Dalle précontrainte en post tension

𝑬𝒃𝒊 = 11000 𝑥 [(𝑓𝑐28) 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 1/3] = 𝟑𝟓𝟗𝟖𝟏 𝑴𝑷𝑨

𝐿
𝜎𝒃𝒎𝒂𝒙 = 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝒙𝒐 =
2

𝑃 [𝑀𝑔 + 𝑃 𝑥 𝑒𝑜]𝑣
→𝜎= + = 𝟐, 𝟐𝟒𝟒𝟎 𝑴𝑵
𝐵 𝐼

𝜟 𝜎𝑝 𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 (∞) = 𝟐𝟑, 𝟒𝟒𝟓 𝑴𝑷𝑨

• Pertes instantanées :

𝛥 𝜎𝑖 = (𝜎𝑝𝑜 – 𝜎𝑝) + 𝛥𝜎𝑝𝑒 = 𝟏𝟑𝟕, 𝟏𝟒 𝑴𝑷𝑨

𝛔𝐩 = contrainte résiduelle dans le câble après frottement et recul d’ancrage


𝚫σpe = perte due au déformation élastique du béton

• Pertes différées :

5
𝜟 𝜎𝑑 = 𝛥 𝜎𝑝 𝑟𝑒𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡 + 6 𝛥 𝜎𝑝 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑥𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝛥 𝜎𝑝 𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 𝟏𝟏𝟏, 𝟕𝟒𝟖 𝑴𝑷𝑨

149
Chapitre 11 : Etude
financière
Chapitre 11 : Etude financière

L’estimation du coût de la structure se fera à la base d’un tableau récapitulatif qui


représente la quantité de chaque élément en (m3), ainsi que son ratio d’acier.
Les ratios représentent le rapport entre le poids des armatures sur le volume du béton
pour chaque élément de la structure.
Les prix des matériaux de construction connaissent beaucoup de fluctuations, les
valeurs prises ne sont que des valeurs moyennes, incluant la mise en œuvre.

Table 56: Prix des matériaux de construction

Matériaux Prix (MAD)


Béton B25 1250 par m3
Béton B35 1450 par m3
Acier 11 par kg
Terrassement (en pleine masse) 30 par m3

Table 57: Tableau des ratios d’acier

Elément Ratio d'armature (kg/m3)


Planchers B. A 110
Poteaux 150
Voiles 120
Radier 120

Les résultats qui figurent dans le tableau ci-dessous concernent la superstructure et le


terrassement, l’étanchéité et la maçonnerie ne sont pas pris en considération.

Table 58: Tableau du coût estimatif du béton

Coût du béton

Prix du béton
Elément Quantité (m3) TOTAL (MAD)
(MAD)

Planchers B.A 792,73 1450 1149458,5


Poteaux 702,4 1250 878000
Voiles 1405,9 1450 2038555
Radier 1577,8 1450 2287810
TOTAL 1 6353823,5

151
Chapitre 11 : Etude financière

Table 59: Tableau du coût estimatif d’aciers

Coût des aciers

Prix de l'acier
Elément Quantité (kg) TOTAL (MAD)
(MAD)

Planchers B.A 87200,3 11 959203,3

Poteaux 105360 11 1158960


Voiles 168708 11 1855788
Radier 189336 11 2082696
TOTAL 2 6056647,3

Table 60: Tableau du coût estimatif du tassement

Coût du terrassement

Prix du terrassement
Quantité (m3) TOTAL (MAD)
(MAD)

Terrassement 17913,75 30 537412,5

TOTAL 3 537412,5

TOTAL 1 + TOTAL 2 + TOTAL 3 12947883,3

Le budget global du projet (TCE) s’évalue à 150 millions de dirhams.

152
Conclusion :

L'objet de ce travail était le dimensionnement du siège de la tour CIMR tout en


effectuant une étude statique, et dynamique en zone de sismicité modéré, en effet, la structure
a été jugée comme étant irrégulière selon les règles RPS 2011, ce qui a imposé un calcul par
approche dynamique.

Dans un premier temps, l’établissement d’une analyse modale de la structure a été faite
dans le but de vérifier les critères de fonctionnalités et de choisir les dimensions sécuritaires.

Le calcul de l'action du vent a été fait manuellement suivant les règles NV65, afin
d’établir une comparaison à l'effet du séisme, ce dernier qui était le plus prépondérant.

Le bâtiment a été conçu suivant un type de contreventement par voiles et un système de


fondation superficielle, ces éléments ont été calculés suivant les règles de l’art afin d’obtenir
les meilleurs résultats de résistance et stabilité.

L'analyse du comportement du bâtiment face au séisme a prouvé que la conception


répond correctement aux exigences parasismiques.

L’objectif était le dimensionnement des deux variantes de plancher, à savoir le plancher


dalle en béton armé et le plancher post tension, différents aspects et analyse multicritère ont été
pris en compte afin de déterminer la variante la plus adaptée.

Ce projet a parfaitement répondu à mes attentes puisque j’ai pu mettre en pratique mes
connaissances théoriques acquises durant la formation, fier de cette expérience qui m’offrira
une bonne préparation à l’insertion professionnelle.
Références

➢ Bibliographie :

• BAEL 91 : Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et


des constructions.

• RPS 2000 : règlement parasismique marocain applicable aux bâtiments.

• NFP 06-013 Règles PS françaises applicables aux bâtiments, dites Règles


PS 92.

• NV65 règles définissant les effets de la neige et du vent sur les


constructions et annexes.

• « Formulaire de résistance des matériaux » de Youde Xiong aux éditions


de DELTA.

• « Conception et calcul des structures des bâtiments » Par HENRY


THONIER-Tome 1, 2, 3,4.

• « Le Béton Précontraint aux Etats-Limites » Thonier_2


• Tout en un : calcul structure et bâtiment en béton armé
• Guide pratique du bâtiment

➢ Cours :
• Cours du béton précontrainte Mr Lahlou
• Cours béton armé Mr El Haïm
• Cours sismique : Mr El ghoulbzouri
• Conception et calcul de structures Mr El ghoulbzouri
Annexes :

Figure 58: plan de coffrage du sous-sol 4

Figure 59: Plan architectural du sous-sol 4


Figure 60: Plan architectural du PH RDC au 5 -ème étages

Figure 61: Plan architectural du PH 6ème étage au : PH 14ème étage


Figure 62: Plan architectural de l’édicule

Figure 63: Structure CIMR non chargée sur Robot analysis Professionnel 2020
Figure 64: Tour CIMR

Figure 65: Tour basse R+5


Figure 66: Tour haute R+14

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