Cours de Mathématiques 2nde 2018-2019
Cours de Mathématiques 2nde 2018-2019
Kevin Tanguy
2 juillet 2019
2
Table des matières
2 Equations algébriques 15
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2 Expressions algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.1 Forme factorisée et developpée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.2 Développement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.3 Factorisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3 Résolution d’équation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3.1 Résolution algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4 Bilan du chapitre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3
4 TABLE DES MATIÈRES
6 Vecteurs 43
6.1 Translation et vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6.1.1 Translation et vecteur associé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6.1.2 Egalité de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
6.2 Somme de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
6.3 Coordonnées d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
6.3.1 Définition et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
6.3.2 Coordonnées d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
6.3.3 Produit d’un vecteur par un nombre réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
8 Vecteurs et colinéarité 51
8.1 Colinéarité entre deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
8.2 Applications de la colinéarité en géométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
TABLE DES MATIÈRES 5
9 Equations de droite 53
9.1 Equations de droites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
9.1.1 Coefficient directeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
10 Algorithmie partie 2 55
10.1 Boucle for et while . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
10.2 if . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
13 Fonction inverse 69
13.1 Fonctions homographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
16 Evolution 83
16.1 Variation absolue et taux d’évolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
16.2 Coefficient multiplicateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
16.3 Evolutions successives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
16.4 Evolution réciproque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
6 TABLE DES MATIÈRES
Chapitre 1
1.1 Introduction
Contrairement à d’autres branches des mathématiques, la géométrie euclidienne ou l’algèbre
par exemple, les probabilités sont nées beaucoup plus tardivement. Quelques considérations
élémentaires furent abordées par Jérôme Cardan au début du XVI-ième siècle et par Galilée au
début du XVII-ième siècle mais le véritable début de cette théorie date de la correspondance entre
Pierre de Fermat et Blaise Pascal, en 1654.
Il fallut attendre la deuxième moitié du XVII-ième siècle, à la suite des travaux de Blaise Pascal
et Pierre de Fermat, pour que le terme « probabilité » prenne peu à peu son sens actuel, grâce aux
études menées par Jakob Bernoulli.
A la fin du XVIII-ième siècle, cette nouvelle théorie fera son apparition dans l’encyclopédie de
Diderot. Cependant, il fallut patienter jusqu’au début du XX-ième siècle pour que la théorie des
probabilités un nouvel essor. Celui-ci est du à la mise en place, en 1933, par le mathématicien
russe Kolmogorov, d’une axiomatisation mathématique (que nous utilisons toujours actuellement)
permettant de traiter la théorie des probabilités avec une véritable rigueur. Il fut d’ailleurs à l’origine
de travaux révolutionnaires dans cette branche et résolu un grand nombre de problèmes qui avait
dérouté de nombreux mathématiciens de l’époque.
1.2.1 Vocabulaire
Définition 1.2.1. • Une expérience aléatoire est une expérience dont les résultats possibles
sont connu sans pour autant que nous puissions prédire lequel d’entre eux va se réaliser.
7
8 CHAPITRE 1. PROBABILITÉS SUR UN ENSEMBLE FINI
• L’ensemble des issues d’une expérience aléatoire s’appelle l’univers et sera désigné par Ω.
Il est possible de proposer de nombreuses expérience aléatoire apparaissant dans la vie commune,
voici quelques exemples.
Exemple 1.2.1. 1. Lancer un dé (à six faces) et observer son résultat est une expérience
aléatoire. « six » est une issue de cette expérience et Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6} l’univers associé.
2. Tirer une carte (dans un paquet de 32 cartes). « As de pique » est une issue possible et
Ω = {as de pique, roi de pique, dame de pique,. . . } l’univers associé.
Remarque. Bien entendu, il existe de nombreuses expériences aléatoires beaucoup plus complexes
dont la description dépasse largement le cadre de ce cours. A titre d’exemple, voici un phénomène
qu’il est possible de visualiser chez soi : imaginons que nous observions un grain de poivre dans une
casserole d’eau bouillante. Les molécules d’eau, agitées, vont venir frapper et déplacer le grain de
poivre. La trajectoire du grain de poivre devient alors erratique, imprévisible et correspond à un
objet probabiliste très célèbre : le mouvement Brownien. Celui-ci a été découvert par le botaniste
Brown (en 1827) et fut étudié par Einstein (en 1905), cet objet est notamment utilisé, entre autre,
en finance pour décrire l’évolution de la bourse. Il est également possible de visualiser ceci en ligne,
sur le site
http : //[Link]/Brownian − M otion/.
La plupart du temps nous allons étudier des sous-ensembles de l’univers, il s’agit de la notion
d’évènement.
Exemple 1.2.2. Lors de l’étude du lancer de dés (à six faces), il est possible de considérer
l’évènement : A = {obtenir un nombre pair}. Il est évident que l’ensemble A se décrit de manière
équivalente comme A = {2; 4; 6}.
Quelques mots sur la terminologie : si jamais nous avions obtenu le nombre 4 après avoir lancer
le dés, nous dirions que « l’issue 4 réalise l’évènement A » ; au contraire, l’issue 1 (par exemple)
ne réalise pas l’évènement A.
1.3. LOI DE PROBABILITÉ SUR UN ENSEMBLE FINI 9
Voici des diagrammes, inventés par le mathématicien Venn (1834 − 1923), permettant d’illustrer
graphiquement les définitions ci dessus.
Exemple 1.3.1. Considérons un jeu de pile ou face. L’univers associé est Ω = {P, F }. Si nous
souhaitons décrire l’aléa associé, il est donc nécessaire de préciser avec quelle probabilité les issues P
et F sont obtenues. Cela revient à attribuer des nombres p1 et 2 , compris entre 0 et 1, correspondant
à ces probabilités. Ainsi, si la pièce est équilibrée nous aurions
1 1
P(F ) = = p1 et P(P ) = = p2 .
2 2
Si jamais la pièce n’était pas équilibrée, nous pourrions obtenir plus souvent P que F , par exemple
1 2
P(F ) = = p1 et P(P ) = = p2 .
3 3
Dans les deux cas présentés ci-dessus, les nombres p1 et p2 (décrivant l’aléa) correspondent
à une loi de probabilité sur l’ensemble {P, F }. Pour traiter le cas général, il est nécessaire de
considérer un univers comportant plus de deux issues possibles.
Dans cette section nous considérons donc un univers fini Ω = {ω1 , . . . , ωd } composé de d ∈ N
issues distinctes ω1 , . . . , ωd . Il est à noter que le nombre d sera toujours déterminer par les données
de l’énoncé d’un exercice. Lors du pile ou face, nous avions
d=2 , ω1 = P et ω2 = F.
Si nous avions procédé à un lancer de dé (à 6 faces) nous aurions eu
Définition 1.3.1. 1. Définir une loi de probabilité sur cet univers Ω correspond à associer
à chaque issues ωi , i = 1, . . . , d un nombre réel pi ∈ [0, 1] tel que
p1 + . . . + pd = 1
Le nombre pi , i = 1, . . . , d correspond à la probabilité que l’évènement {ωi } se réalise.
Autrement dit P {ωi } = pi pour tout i = 1, . . . , d. L’ensemble des nombres (pi )i=1,...,d ,
décrivant le comportement de l’aléa, est une loi de probabilité sur l’ensemble Ω.
Remarque. Il est important de noter que, pour tout évènement A ⊂ Ω, nous avons
0 ≤ P(A) ≤ 1
De plus, l’évènement certain Ω se réalise avec une probabilité 1 : P(Ω) = 1. Tandis que l’évènement
impossible de réalise avec une probabilité nulle : P(∅) = 0.
1.3. LOI DE PROBABILITÉ SUR UN ENSEMBLE FINI 11
Exemple 1.3.2. Supposons que nous ayons à disposition un sac contenant six boules (indiscer-
nables au touché) dont une rouge, deux vertes et trois bleues. Si nous mettons en place l’expérience
aléatoire suivante : « tirer une boule du sac, au hasard » il est possible d’associer une loi de
probabilité à l’univers Ω = {rouge, vert, bleue}.
Pour alléger les notations, nous désignerons ces évènements élémentaires par R, V, B. Voici la
loi de probabilité que nous obtiendrons :
Issue ωi R V B
1 1 1
probabilité pi 6 3 2
Ainsi, si nous voulions calculer la probabilité de l’évènement A = {ne pas obtenir une rouge}
nous aurions : A = {B, V } donc P(A) = P(B) + P(V ) = 13 + 21 = 65 .
Fréquence et probabilité
Souvent, nous pouvons avoir accès à la fréquence d’un évènement. Cette fréquence est reliée à la
probabilité de cet évènement par le Théorème de la loi forte des grands nombres (du à Kolmogorov
en 1929) dont nous donnons un énoncé simplifié ci-dessous.
Théorème 1 (Loi forte des grands nombres). • Lorsque nous répétons, dans les mêmes
conditions, n fois une expérience aléatoire. La fréquence d’un évènement se rapproche de la
probabilité de cet évènement lorsque n devient de plus en plus grand.
Remarque. Typiquement, cela signifie qu’après avoir effectuer un certain nombre de lancer d’une
pièce équilibrée, nous obtiendrons autant de pile que de face.
Equiprobabilité
Dans de nombreux exemples (lancer de dés, pile ou face, etc. . . ) les probabilités pi , i = 1, . . . , d
des évènements élémentaires sont toutes égales : il s’agit d’une situation d’équiprobabilité.
p1 + . . . + pd = 1
En outre, puisque nous sommes dans une situation d’équiprobabilité, nous avons p1 = . . . = pd .
Donc
dpd = 1
d’où le résultat.
1 1 k
P(A) = + ...+ = .
d d d
Exemple 1.3.3. Supposons que Sofiane ait un C.D. de dix morceaux proposant une compilation
de
• trois morceaux de musique classique,
• trois morceaux de jazz,
• deux morceaux de death metal,
• deux morceaux d’électro.
Il place le C.D. en mode « shuffle » dans sa chaine hi-fi : laquelle choisit donc, au hasard, l’un des
titres de la compilation. Nous sommes en situation d’équiprobabilité (toutes les pistes ont la même
chance d’être choisie) et obtenons les probabilités suivantes :
Issue ωi C J DM E
3 3 2
probabilité pi 10 10 10= 15 1
5
P(A) = P A1 ∪ (A ∩ B) = P(A1 ) + P(A ∩ B) ⇐⇒ P(A1 ) = P(A) − P(A ∩ B).
Il suffit alors de substituer cette nouvelle expression de P(A1 ) dans l’équation (1.4.1) pour
conclure.
P(Ac ) = 1 − P(A)
Démonstration. Par définition, A et son complémentaire Ac (ou Ā) sont incompatibles et A∪Ac = Ω
(puisque Ac contient tous les éléments de l’univers Ω n’appartenant pas à A). Ainsi, en utilisant la
forme de l’union et le fait que Ω est un évènement certain, nous avons
d’où le résultat.
Traitons à présent un exemple permettant de manipuler les deux formules précédemment intro-
duites.
14 CHAPITRE 1. PROBABILITÉS SUR UN ENSEMBLE FINI
Exemple 1.4.1. Considérons trois évènements A, B et C issus d’une expérience aléatoire. Nous
supposons que A et B sont des évènements incompatibles et que
P(Ac ) = 1 − P(A) = 0, 6
• Déterminer un univers ainsi que les issues d’une expérience aléatoire. Etre capable de
déterminer une loi de probabilité associé à une expérience aléatoire.
• Modéliser, à l’aide d’un arbre ou d’un tableau à double entrée, une expérience aléatoire.
Chapitre 2
Equations algébriques
2.1 Introduction
2.2 Expressions algébriques
2.2.1 Forme factorisée et developpée
Lorsque nous aurons à traiter une expression algébrique, celle-ci pourra se trouver sous forme
factorisée (produit ou quotient de facteurs) ou bien sous forme développée (somme de termes).
Voyons plutôt sur deux exemples.
Exemple 2.2.1. 1. La fonction f (x) = x2 − 2x − 3 se trouve sous forme développée, sa forme
factorisée est f (x) = (x + 1)(x − 3).
3
2. La fonction g(x) = 4 − 2x+3 , x 6= − 23 se trouve sous forme développée. Sa forme factorisée
8x+9
est g(x) = 2x+3 , x 6= − 33 .
Remarque. 1. La fonction g, sous forme factorisée, fait partie de la famille des fractions
rationnelles.
2. Suivant le problème à résoudre, il faudra être à même de déterminer la forme la mieux adaptée.
2.2.2 Développement
Pour passer d’une forme factorisée à une forme développée, il suffit de développer l’expression
et d’effectuer les éventuelles simplifications.
Exemple 2.2.2.
15
16 CHAPITRE 2. EQUATIONS ALGÉBRIQUES
Au début des calculs précédents, nous avons donc distribué le terme 2x dans la deuxième parenthèse.
Ceci nous a donné les termes 2x × (−x) + 2x × 3. Puis nous avons procédé de manière similaire en
distribuant 1 dans la deuxième parenthèse et obtenu 1 × (−x) + 1 × 3. Enfin, nous avons effectué
des calculs semblables pour développer −2(5x + 7).
Pour gagner du temps lors de certains développements, il sera essentiel de connaître, sur le bout
des doigts, les identités remarquables suivantes.
Remarque. Notons que, dans chacune des égalités précédentes, le membre de droite correspond à
la partie développée tandis que le membre de gauche correspond à la partie factorisée.
Démonstration. Démontrons la première égalité. Pour cela, il suffit d’observer que (a + b)2 = (a +
b)(a + b). Ensuite, il suffit de distribuer les termes de la premières parenthèses dans la deuxième.
Nous obtenons donc a × a + a × b + b × a + b × b = a2 + 2ab + b2 puisque ab = ba. Il est aisée
de reproduire cette démonstration lorsque nous souhaitons traiter (a − b)2 et le même procédé (de
distribution) permet d’obtenir la dernière identité remarquable.
Exemple 2.2.3. 1. (2x + 3)2 = 4x2 + 12x + 9, ici nous utilisons l’identité remarquable
(a + b) = a + 2ab + b2 avec a = 2x et b = 3.
2 2
2.2.3 Factorisation
En classe de seconde, plusieurs outils sont à notre disposition pour factoriser une expression
algébrique. Observons ces différentes méthodes par le biais d’exemples. Par la suite, ces méthodes
seront essentielles pour résoudre des équations algébriques.
(−x + 2)(3x + 1) − 2(−x + 2)(x + 4) = (−x + 2) (2x + 1) − 2(x + 4)
= (−x + 2)(3x + 1 − 2x − 8)
= (−x + 2)(x − 7).
Si les identités remarquables sont utilisées pour développer une expression, elles sont aussi utiles
pour obtenir une factorisation. Pour cela, il suffit de les lire « dans l’autre sens ».
2.3. RÉSOLUTION D’ÉQUATION 17
Exemple 2.2.5. En utilisant l’identité a2 − b2 = (a + b)(a − b), nous pouvons factoriser l’expression
suivante :
Enfin, pour obtenir une fraction rationnelle à partir d’une somme de quotient, il suffit de déter-
miner un dénominateur commun.
Exemple 2.2.6.
2 3 2(2x + 1) 3(−x + 3)
− = −
−x + 3 2x + 1 (−x + 3)(2x + 1) (2x + 1)(−x + 3)
4x + 2 + 3x − 9
=
(−x + 3)(2x + 1)
7x − 7 7(x − 1)
= =
(−x + 3)(2x + 1) (−x + 3)(2x + 1)
f (x) = k (2.3.1)
où f est une fonction donnée et k un nombre réel connu.
Définition 2.3.1. Résoudre l’équation (2.3.1) dans un ensemble de nombre réels I ⊂ R revient à
déterminer tout les élements appartenant à I pour lesquels l’égalité (2.3.1) est vérifiée.
Remarque. Une équation peut avoir une unique solution, plusieurs solutions ou aucune solution.
Equation de dégré un
Pour résoudre une équation de degré un, il faut et il suffit d’isoler x dans un membre
de l’égalité. Pour cela, il est possible d’utiliser les opérations élémentaires d’addition, de sous-
traction, de division, de multiplication, sur chacun des membres de l’équation pour arriver à nos fins.
18 CHAPITRE 2. EQUATIONS ALGÉBRIQUES
2. Quotient nul : B
A
= 0 est équivalent à A = 0 et B 6= 0.
A C
3. Enfin, B = D si et seulement si A × D = B × C avec B 6= 0 et D 6= 0.
Voici deux exemples illustrant les propriétés précédentes.
Exemple 2.3.3. Cherchons à résoudre l’équation : (2x + 1)(x + 3) = (2x + 1)(−2x + 2). Tout
d’abord, plaçons tous les termes dans le même membre afin de chercher une factorisation.
2x + 1 = 0 ou 3x + 1 = 0
En d’autres termes
1 1
(2x1 + 1)(x + 3) = (2x + 1)(−2x + 2) ⇐⇒ x=− ou x = −
2 3
1 1
et l’ensemble des solutions, dans R, s’écrit S = − 2 ; − 3 .
Remarque. Mise en garde : il n’est pas correct de simplifier directement l’équation (2x+1)(x+3) =
(2x + 1)(−2x + 2) par 2x + 1 (apparaissant dans les deux membres) puisque cette quantité peut
être nulle ! Cela reviendrait à diviser une quantité par 0 ce qui est interdit !
2.4. BILAN DU CHAPITRE 19
2x + 1 2x + 1 3
=3 ⇐⇒ =
x−2 x−2 1
⇐⇒ (2x + 1) × 1 = 3 × (x − 2)
⇐⇒ 2x + 1 = 3x − 6
⇐⇒ x=7
• Résoudre une équation (en utilisant les règles de produit ou quotient nul).
3.1 Historique
3.2 Coordonnées dans le plan
Comme nous allons le voir, associer des coordonnées à un point du plan permet de traiter, plus
simplement, de manière algébrique des problèmes géométriques. Pour définir des coordonnées, il est
important d’introduire un repère.
Définition 3.2.1. Définir un repère du plan consiste à choisir 3 points, distincts, non-alignés dans
un ordre précis : O, I, J. Le repère est alors noté (O, I, J). et :
• le point O est appelé origine du repère ;
• la droite (OI) est l’axe des abscisses et le point I donne l’unité sur cet axe ;
• la droite (OJ) est l’axe des ordonnées et le point J donne l’unité sur cet axe.
Remarque. 1. Bien que l’axe des abscisses soit souvent horizontales, ce n’est pas une obligation.
2. Lorsque le triangle OIJ est rectangle en O, le repère (O, J, I) est dit orthogonal et les axes
du repère sont perpendiculaires.
3. Lorsque le triangle OIJ est rectangle-isocèle en O, le repère (O, J, I) est dit orthonormée. Les
axes du repère sont perpendiculaires et l’unité de mesure est la même sur chaque axe.
Voyons à présent de quelle manière attribuer des coordonnées à un point du plan une fois qu’un
repère ait été choisi.
• En traçant la parallèle à (OI) passant par M , nous obtenons l’ordonnée yM du point M sur
l’axe (OJ).
21
22 CHAPITRE 3. COORDONNÉES D’UN POINT DU PLAN
• Le couple de réels (xM , yM ) est le couple de coordonnées du point M dans le repère (O; I; J).
Comme nous le verrons par la suite, l’introduction d’un repère dans une figure fournit un outil
supplémentaire pour faire de la géométrie. Nous reverrons, en exercice, de quelle manière procéder
et comment les coordonnées cartésiennes permettent de revisiter certains résultats vu au collège.
Proposition 6. Considérons le plan muni d’un repère (O; I; J) ainsi que des points A(xA ; yA ) et
B(xB ; yB ). Le milieu M du segment [AB] a pour coordonnée
xA + xB yA + yB
M ;
2 2
Remarque. Les coordonnées du point M correspondent à la moyenne arithmétique des coordonnées
des points A et B.
Voyons ceci sur un exemple.
xA + xB 1−3 yA + yB −2 + 0
xK = = = −1 et yK = = = −1.
2 2 2 2
Autrement dit, K(−1; −1).
2. Le symétrique de B ′ de B par rapport au point C, est tel que C est le milieu du segment
[BB ′ ]. Ses coordonnées vérifient donc :
xB ′ + xB yB ′ + yB
= xC et = yC .
2 2
D’où xB ′ = 2xC − xB = −2 − (−3) = 1 et yB ′ = 2yC − yB = 4. C’est à dire, B ′ (1; 4).
Exemple 3.4.1. 1. Si b =√4, il est facile de constater que le choix de a = 2 convient. En effet,
a × a = 2 × 2 = 4 donc 4 = 2. Observons également que le choix de a = −2 est également
possible puisque (−2) × (−2) = 4. Ce curieux phénomène provient du fait suivant : déterminer
la racine carrée de 4 revient à chercher les solutions de l’équation
x2 = 4
x2 − 4 = 0 ⇐⇒ x2 − 22 = 0 ⇐⇒ (x + 2)(x − 2) = 0
où nous avons utilisé l’identité remarquable a2 − b2 = (a + b)(a − b). Il convient alors d’utiliser
la règle du produit nul pour trouver l’ensemble des solutions suivant : S = {−2; 2} qui
vérifient l’équation x2 = 4. Il est important procéder ainsi pour ne pas oublier l’une des deux
solutions. En pratique, lorsque nous ferrons de la géométrie et calculerons des distances, la
racine négative sera régulièrement exclue car une telle valeur ne peut correspondre à une
longueur.
2d2 = 4k 2 ⇐⇒ d2 = 2k 2
Pour conclure ces brefs rappels, voici une propriété importante permettant de simplifier des
racines carrées.
√ √ √
Propriétés 2. Soient a, b ≥ 0 alors ab = a b
√ √ √
Remarque. Attention, la propriété suivante n’est jamais vraie : a + b 6= a + b. Pour s’en
convaincre,
√ √ il suffit de choisir a√= 16
√ et b = 9. Avec un tel choix, nous avons bien d’un part
a + b = 25 = ±5 tandis que a + b = ±4 ± 3.
Voici un exemple d’application de ce qui précède.
√ √ √ √ √
Exemple 3.4.2. 1. 12 = 4 × 3 = 4 × 3 = 2 3.
√ √ √ √ √
2. 18 = 9 × 2 = 9 × 2 = 3 2.
Cette propriété est notamment utile pour résoudre des équations lorsqu’il n’y a pas de carré
parfait. Par exemple, avec ce qui précède,
√ √ √
x2 − 12 = 0 ⇐⇒ (x + 2 3)(x − 2 3) = 0 ⇐⇒ x = ±2 3
Nous reviendrons sur tout ceci plus en détails dans une leçon ultérieure.
Remarque. Sans grande surprise, la présence du carré dans la formule permet de constater que
AB = BA.
Démonstration. Le fait que le repère soit orthonormé est essentiel et permet d’appliquer le Théo-
rème de Pythagore. Sans perdre en généralité, nous pouvons supposer que xA < xB et yA > yB
(essentiellement, les autres cas de figures sont similaires). Soit E le point du plan ayant même abs-
cisse que le point A et la même ordonnée que le point B. Les axes du repère étant orthogonaux, le
triangle AEB est donc rectangle en E. Il est alors possible d’appliquer le Théorème de Pythagore,
qui nous assure que
AB 2 = AE 2 + BE 2 .
or BE = xB − xA et AE = yA − yB . D’où, AB 2 = (xB − xA )2 + (yB − yA )2 . Une distance étant
positive, nous en déduisons que
p
AB = (xB − xA )2 + (yB − yA )2
3.5. PROPRIÉTÉS GÉOMÉTRIQUES : RAPPELS DU COLLÈGE 25
Proposition 8. Soient A, B et C trois points du plan. Ces points sont alignés si et seulement si
AB + BC = AC.
Théorème 9 (Pythagore). Soit ABC un triangle (non aplati). L’équivalence suivante est vérifiée :
3. ABCD est un parallélogramme si et seulement si ses côtés opposés sont deux à deux de
même longueur.
2. ABCD est un rectangle si et seulement si ses diagonales ont même longueur et se coupent
en leur milieu.
3. Si ABCD est un parallélogramme admettant un angle droit alors il s’agit d’un rectangle.
Enfin, observons qu’un carré combine les propriétés des losanges et des rectangles. En consé-
quence, pour démontrer qu’un quadrilatère ABCD est un carré il suffit de prouver qu’il s’agit à la
fois d’un losange et d’un rectangle.
26 CHAPITRE 3. COORDONNÉES D’UN POINT DU PLAN
Bien que notre intuition soit un peu gênée par des espaces de dimension supérieurs à trois, ces
ensembles interviennent très rapidement lors de l’étude de certains problèmes. En effet, grossière-
ment, ajouter une dimension revient à considérer un paramètre supplémentaire. Par exemple, pour
décrire le mouvement d’un oiseau nous avons besoin de connaître sa position dans l’espace. En
revanche, il est possible que nous ayons également besoin de connaitre la durée de son mouvement,
la pression atmosphérique, la température, etc . . . la considération de ceci force à introduire plus de
dimensions pour prendre en compte ces nouveaux paramètres. En statistiques, certains problèmes
de modélisation comme la météorologie met en jeu plusieurs milliers de paramètres.
L’un des intérêts majeur des coordonnées cartésiennes est que nous pouvons étudier des
choses qui dépasse notre imagination. En effet, pour ajouter une dimension il suffit d’ajouter une
coordonnée à notre vecteur. Il devient donc possible de faire des calculs sur des choses que nous
ne pouvons visualiser. Cela va parfois à l’encontre de notre intuition. Voyons ceci au travers d’un
exemple.
Débutons dans le plan et considérons un carré de côté 2 dont le centre est placé en (0, 0).
3.8. CURIOSITÉ EN GRANDE DIMENSION 27
Plaçons des disques de rayon 1 dans les zones suivantes : un premier disque centré au point (1; 1),
un deuxième en (1; −1), un autre en (−1; 1) et un dernier en (−1; −1). Il est alors possible de
placer un dernier diqque en (0; 0) puis de l’agrandir jusqu’à ce qu’il touche les quatre disques que
nous avons disposer. dans le carré au préablable.
Bien sûr, il est possible de procéder de manière similaire dans l’espace. Cette fois-ci nous avons
un cube de côté 2, 8 boules de rayon 1 centrées aux points (±1; ±1; ±1) et enfin une dernière boule
placée en (0; 0; 0 dont le rayon est plus grand possible (avec pour condition que cette nouvelle
boule ne puisse empiéter sur les autres).
A vrai dire, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il n’est plus possible de faire de dessin mais
nous pouvons imaginer un hypercube de côté 2 (que nous noterions [−2; 2]d) en dimension d et
placer des boules aux points (±1; . . . , ±1) comme auparavant pour enfin placer une dernière boule
au centre avec les mêmes restrictions qu’auparavant.
A partir de quelle dimension cette dernière boule dépasse du cube [−2; 2]d ?
De manière intuitive, nous serions tenter de répondre : jamais ! Voyons ce que nous disent les
calculs. Nous avons vu que la distance d’un point M = (x1 ; x2 ) à l’origine valait
q
d(O, M ) = x21 + x22
3.8.1 Distance
La distance que nous venons de voir s’appelle la distance euclidienne. Il existe d’autre façon
de mesurer la distance entre deux points, l’une d’elle s’appelle la distance de « Manhattan » (en
rapport avec le quartier de New-York). La raison derrière cette terminologie est la suivante : la
plupart des villes américaines sont construites sur la forme d’un quadrillage. Ainsi, pour rejoindre
un point A à un point B de la ville, nous sommes forcés de suivre ce quadrillage et d’arpenter les
28 CHAPITRE 3. COORDONNÉES D’UN POINT DU PLAN
côtés des carrés de ce quadrillage. Ainsi, la distance calculée correspond à celle qui est effectivement
parcouru à pied plutôt que celle obtenue « à vol d’oiseau ».
AB = |xA − xB + |yA − yB |
où | · | désigne la valeur absolue d’un nombre réel. Cette formulation n’engendre que très peu de
différences notables avec la géométrie classique (grossièrement tout diffère d’une constante multi-
plicative universelle). En revanche, certain objets bien connu sont un peu modifiés. Pour voir cela
nous devons adopter quelques notations : d2 (A, B) pour désigner la distance euclidienne (celle vu
en cours) entre deux points et par d1 (A, B) pour la distance de Manhattan. Avec ces notations, il
est possible de définir un disque de centre A et de rayon r > 0 comme étant l’ensemble des points
M vérifiant :
d2 (A, M ) ≤ r
et nous obtiendrons la figure classique que vous avez pu rencontré au collège. En revanche, si
nous remplaçons d2 par d1 dans le formule précédente, notre cercle prendra alors la forme d’un carré !
Il existe d’innombrables distances en mathématiques, chacune ayant une utilité, les quelques
mots précédents ne font qu’effleurer la surface de cette notion.
3.8.2 Pythagore
Durant votre scolarité du collège, le théorème de Pythagore fut, sans doute, l’un des résultats
qui a occupé une grande partie du programme. Il est même fort possible que votre professeur ait
proposé une démonstration permettant de vous assurer que l’énoncé de ce théorème était vrai.
Néanmoins, votre professeur, a sûrement du omettre une chose fondamentale à son propos. Ma
question est donc la suivante :
Cette question peut sembler incongrue, pourtant elle mérite quelques mots. Votre professeur du
collège a du présenter le théorème de Pythagore et dessiner des triangles sur le tableau noir de la
salle de cours. Implicitement, cela signifie que ses dessins sont fait sur une surface plane ! A votre
avis, le théorème de Pythagore est-il encore vrai si nous dessinions nos triangles sur un ballon ? ou
à l’intérieur d’un bol ?
La réponse à ces questions est négative ! D’ailleurs, il est même possible de construire, sur un
un ballon, un triangle possédant 3 angles droits ! En d’autres termes, cette remarque signifie qu’il
existe d’autre géométrie que celle d’Euclide (étudiée au collège, puis au lycée). Grossièrement, il y
a aussi la géométrie sphérique (celle-ci pouvant être visible à l’échelle de la Terre, permettant aux
avions d’effectuer des vols optimaux entre Paris et Tokyo) et la géométrie hyperbolique. Bien sûr, il
existe d’autres géométries que celles que nous venons d’énoncer (bien qu’il s’agisse des principales).
Par exemple, la géométrie qui a permis au physicien Albert Einstein de formaliser sa théorie de la
relativité repose sur une géométrie dite « pseudo-riemannienne ».
Chapitre 4
Dans ce chapitre nous allons découvrir les bases d’un nouveau langage de programmation qui
nous permettra de construire des fonctions sur un ordinateur. Ce langage de programmation est
née à la fin des années 1991 aux Pays-Bas. Il est l’oeuvre du programmeur Guido van Rossum. Ce
langage est conçu pour optimiser la productivité des programmeurs en offrant des outils de haut
niveau tout en proposant une syntaxe simple d’emploi.
En ce qui nous concerne, nous utiliseront principalement des variables numériques. Autrement
dit, les variables mises en jeu stockeront des valeurs numériques.
Pour stocker une valeur dans une variable, il faut utiliser un précédé d’affectation. En langage
Python, cela revient à utiliser le symbole = avec la syntaxe nom_de_la_variable=valeur.
• sous Python les nombres décimaux s’écrivent avec un point et non un virgule.
29
30 CHAPITRE 4. ALGORITHMIQUE, PREMIÈRE PARTIE
Puisque nous avons affaire à des variables numériques, il est possible d’effectuer des opérations
élémentaires entre elles. Voici un exemple dans lequel la variable a reçoit la valeur 22 et la valeur b
reçoit la valeur 6.
Voici un exemple permettant d’appréhender ces nouvelles opérations ainsi que les résultats fourni
par l’ordinateur après l’exécution de telles commandes.
Exemple 4.1.2. Le loyer mensuel d’un appartement est de 500 euros au cours de l’année 2018. Ce
loyer augmente de 5% en 2019.
1. Expliquer ce que font les instructions suivantes.
(a) loyer = 500
2. Le locataire veux calculer le montant de l’augmentation ainsi que le nouveaux prix du loyer
en 2019, et affecter ces deux valeurs à deux variables nommées augmentation et nouveau-prix.
Proposer des instructions en langage Python puis donner le résultat affiché par l’ordinateur.
Remarque. A nouveau, le nom de la fonction ne doit comporter aucun espace. Il est possible de
les substituer par des tirets « _ ». Si la fonction n’utilise aucun paramètre, nous la noterons def
nom_de_la_fonction().
L’instruction return permet de renvoyer une valeur (entier, décimal ou chaine de caractère) qui
peut-être utiliser de nouveau dans un autre programme ou une autre fonction. Elle interrompt le
programme dès qu’elle s’est exécutée.
Notons qu’il est également possible d’utiliser une fonction écrite dans l’éditeur en utilisant
directement son nom dans la console.
Exemple 4.2.2. Supposons que nous avons entré dans l’éditeur le programme déterminant la
fonction somme_carres définies ci-dessus. Si nous tapons ensuite l’instruction somme_carres(10,2)
dans la console de Python, celui-ci ira utilisera la fonction pour fournir le résultat 104.
Voici quelques exercices pour se familiariser avec cette nouvelle notion.
Exercice 1. Considérons la fonction
2. Que renvoit la fonction exercice1 lorsque l’on tape les instructions suivantes ?
(a)
(b)
32 CHAPITRE 4. ALGORITHMIQUE, PREMIÈRE PARTIE
Exercice 2. Compléter la fonction vitesse ci-dessous pour qu’elle renvoit la vitesse (en km/h) lorsque
l’utilisateur donne une distance en kilomètre et une durée en heure.
3. Parmi les propositions suivante, entourer celles qui ne peuvent pas être un résultat de cette
fonction
2 ; 3, 1 ; 7 ; 1, 412 ; 6 ; 1
4. Proposer un cas concret dans lequel cette fonction aurait un intérêt.
Chapitre 5
3
Z = {. . . ; −12; . . . ; −2; −1; 0; 1; 2; . . . 25; 26; . . .} par exemple −34 ∈ Z, 11 ∈ Z, ∈
/Z et π ∈
/Z
4
33
34 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
Un peu comme une recette de cuisine, il faut suivre les étapes dans l’ordre pour arriver au
résultat.
Définition 5.2.1. Une fonction f est définie sur l’ensemble I lorsque à tout point x ∈ I nous
associons un unique nombre noté f (x). Nous emploierons fréquemment la notation f : x 7→ f (x).
Remarque (Vocabulaire). 1. L’ensemble des réels I pour lesquels il est possible de déterminer
f (x) est appelée l’ensemble de définition de f .
3. Si pour un nombre réel donné y, il est possible de trouver un autre réel x tel que y = f (x)
nous dirons que x est l’antécédent de y par f .
Voici quelques exemples pour illustrer cette définition afin de la rendre plus concrète.
Exemple 5.2.1. 1. Il est possible de définir la fonction qui à un nombre lui associe le double
de sa valeur. C’est-à-dire, f : x 7→ 2x. Pour ce choix de fonction, l’image du point x = 2
vaut f (2) = 2 × 2 = 4. Tout nombre réel admet un antécédent par la fonction f , par exemple
y = 17 admet pour antécédent 17 17
× 17
2 car f 2 = 2 2 = 17.
2. Il est aussi possible de définir la fonction carrée qui à tout nombre associe son carré.
C’est-à-dire : f : x 7→ x2 . Observons que les nombres négatifs n’admettent pas d’antécédent.
En effet, si y = −1 il n’est pas possible de trouver x ∈ R tel que f (x) = x2 = −1 car x2 ≥ 0
et −1 < 0.
3. Bien entendu, il est possible de regarder des fonctions beaucoup plus compliquées en précisant
les opérations que doit subir un nombre réel x pour obtenir la valeur de f (x).
6x − 1 3x2 − (x + 2)(x3 − π)
f (x) = x2 − 3x + 12 ou f (x) = , x 6= −1 ou f (x) = ...
x+1 x2 + 1
Ces fonctions existent mais nous ne les étudierons que plus tard dans l’année.
Remarque. L’axe des abscisses permet de trouver les antécédents d’un point y tandis que l’axe des
ordonnées permet de trouver l’image d’un point x.
Ces manipulations doivent êtres sues : en cas de doute, aller voir les tutoriels d’Y. Monka sur
le site maths et tiques.
1. Sur la calculatrice, il suffit d’utiliser la touche f (x) pour entrer la formule y1 = f (x)
définissant la fonction puis d’appuyer sur la touche graphique pour obtenir une figure.
2. Attention, il faut parfois ajuster la fenêtre de visualisation pour voir la courbe en entière.
Pour cela, il faut cliquer sur la touche f enêtre pour ensuite modifier les abscisses avec Xmin
et Xmax ; ainsi que les ordonnées avec Y min et Y max.
36 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
3. Xgrad et Y grad permettent de définir la taille des graduations sur les axes des abscisses et
des ordonnées.
4. La touche zoom peut également être utile pour choisir judicieusement la fenêtre de visualisa-
tion du graphique.
Il est important de savoir utiliser ce graphique pour trouver l’image d’un point, déterminer des
antécédents, l’ensemble de définition.
La calculatrice est de nouveau utile pour résoudre, de manière approximative, ce genre d’équa-
tion. Pour cela, il suffit :
1. d’aller dans l’onglet f (x) de la calculatrice pour définir y1 = f (x) et y2 = k.
Définition 5.4.1. La fonction est dite croissante sur l’intervalle I si, pour tous réels a ≤ b alors
f (a) ≤ f (b)
Une fonction croissante préserve l’ordre : c’est-à-dire, les réels de l’intervalle I et leurs images par
f sont rangés dans le même ordre.
Remarque. Une fonction est dite strictement croissante si a ≤ b entraine que f (a) < f (b).
Par exemple, si f est croissante nous aurions 2 < 3 entraine que f (2) < f (3).
De manière analogue, une fonction est décroissante sur un intervalle I lorsque la valeur de
l’image f (x) diminue lorsque x augmente dans l’intervalle I.
Définition 5.4.2. La fonction est dite décroissante sur l’intervalle I si, pour tous réels a ≤ b alors
f (a) ≥ f (b)
Une fonction décroissante renverse l’ordre : c’est-à-dire, les réels de l’intervalle I et leurs images
par f sont rangés dans un ordre contraire.
Remarque. Une fonction est dite strictement décroissante si a ≤ b entraine que f (a) > f (b). Par
exemple, si f est croissante nous aurions 2 < 3 entraine que f (2) > f (3).
x −2 0 +2
f (x) = x2 4 4
0
Ce tableau signifie que la fonction est décroissante sur l’intervalle [−2; 0], puis croissante sur
[0; 2]. Le tableau annonce aussi que f (−2) = 4, f (0) = 0 et f (2) = 4.
2. Voici ce que nous aurions obtenu avec la fonction x 7→ −2x.
x −3 +2
f (x) = 6
−2x -4
Il est important de maîtriser les compétences exposées
page 21 de votre livre : construire un tableau de variation à partir d’un graphique, comparer
des images à partir d’un tableau de variation.
1
Nous étudierons la fonction x 7→ x2 (et ses généralisations) ainsi que la fonction x 7→ x plus
précisément dans un chapitre ultérieur.
5.4.3 Extremum
Il est parfois utile de déterminer, lorsqu’elles existent, la plus grande ou la plus petite valeur
atteinte par une fonction f donnée.
Définition 5.4.3. 1. Le maximum d’une fonction f sur un intervalle I est, s’il existe, la plus
grande valeur possible des images, atteinte pour un réel b ∈ I. Ainsi, pour tout réel x ∈ I nous
avons
f (x) ≤ f (b).
2. Le minimum d’une fonction f sur un intervalle I est, s’il existe, la plus petite valeur possible
des images, atteinte pour un réel a ∈ I. Ainsi, pour tout réel x ∈ I nous avons
f (a) ≤ f (x).
Remarque. Le mot extremum désigne sans distinction le minimum ou le maximum d’une fonction.
40 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
Attention à l’intervalle d’étude. Sur l’exemple ci-dessus, observons que sur [−2; 5] le maximum
est atteint en x = 4 et vaut f (4) = 6. Tandis que sur l’intervalle [−2; 2], le maximum est atteint en
x = −1 et vaut f (−1) = 4. Le minimum sur [−2; 6] est atteint en x = 1 et vaut f (1) = −2.
Remarque. La calculatrice est de nouveau utile pour déterminer, de manière approximative, les
extremums. Pour cela, il suffit :
1. d’aller dans l’onglet f (x) de la calculatrice pour définir y1 = f (x).
Remarque. 1. Il s’agit d’une des fonctions les plus simples car l’image d’un nombre réel x est
obtenue en multipliant x par a.
2. La représentation graphique, dans un repère (O; I; J), d’une telle fonction est une droite qui
passe l’origine O du repère.
Définition 5.5.2. Etant donnés des nombres réels a et b, une fonction affine est définie sur R par
la formule suivante
f (x) = ax + b
Remarque. 1. Lorsque b = 0 nous retrouvons le cas des fonctions linéaires. Les fonctions affines
sont une généralisation des fonctions linéaires.
2. Le nombre b est souvent désigné sous le nom de « ordonnée à l’origine ». En effet, lorsque
x = 0 une fonction affine vaut donc f (x) = a × 0 + b = b. Ceci signifie que la courbe Cf d’une
telle fonction passe par le point (0, b). Graphiquement, lorsque b 6= 0, la droite représentant
la courbe d’une fonction affine ne passe pas par l’origine du repère. En revanche, cette droite
coupe l’axe des ordonnées au point b.
Théorème 13. Soit f (x) = ax + b, avec a, b ∈ R, une fonction affine définie sur R. Alors
1. Si a > 0, la fonction affine est croissante sur R.
Remarque. Graphiquement, si a > 0 la droite pointe vers le « haut » du repère tandis que si a < 0
elle pointe vers le « bas » du repère. Il est facile de caractériser les variations d’une fonction affine
à partir de son coefficient directeur "a"
Démonstration. Montrons le premier point, la deuxième assertion est laissée en exercice. Soit f (x) =
ax + b une fonction affine avec (a, b) ∈ R2 . Soient x et y deux réels tels que x ≤ y, montrons alors
que f (x) ≤ f (y) à condition que a > 0. Le point important est que la multiplication d’une inégalité
par un nombre strictement positif ne change pas le sens de celle-ci ; l’ajout d’un nombre réel dans
chaque membre non plus.
• Savoir lire et établir le tableau de variations d’une fonction (notion de fonction croissante,
décroissante, . . . ).
• Savoir déterminer les extremums d’une fonction à l’aide d’un tableau de variations ou d’une
représentation graphique.
Vecteurs
Nous allons poursuivre notre étude des repères du plan, qui nous ont permis d’associer des
coordonnées à un point, en introduisant la notion de vecteurs.
−−
→
2. A cette translation, nous associons le vecteur AB qui symbolise le déplacement de A vers B
(ou de M vers N ). Il est commode de représenter un tel objet par une flèche allant de A
jusqu’au point B
Remarque. 1. De manière plus pratique, étant donné deux points distincts A et B du plan, il est
possible de tracer le vecteur permettant de les relier (en dessinant une flèche). Cette flèche
est alors déterminé par plusieurs choses
• sa direction qui est définie par l’unique droite passant par les points A et B ;
• son sens qui précise si nous allons du point A vers le point B ou le contraire ;
43
44 CHAPITRE 6. VECTEURS
−→
2. Lorsque les points A et B sont confondus, le vecteur que nous obtenons AA est communément
−
→
appelé vecteur nul et noté 0 .
−−→ −−
→
3. Bien entendu, une fois construit le vecteur M N à partir du vecteur AB, ces deux vecteurs
sont égaux. En effet, ils conduisent tout les deux à la même translation.
−
−→ −− → −→ − → −
−→ −
−→
2. En particulier, AB + BA = AA = 0 . Dans ce cas, nous dirons que BA est l’opposé de AB.
C’est-à-dire,
−
−→ −−
→
BA = −AB
6.3. COORDONNÉES D’UN VECTEUR 45
pouvons donc calculer les coordonnées de celui-ci à partir des coordonnées des points impliqués.
C’est-à-dire,
xA + x 0 + xB yA + y 0 + yB
= et =
2 2 2 2
D’où, x = xB − xA et y = yB − yA . Ce qui est bien le résultat attendu.
−−
→ 3−2 1
Exemple 6.3.1. Soient A(2; 1) et B(3; −1) alors AB = .
−1 − 1 −2
Remarque. Nous admettons que le vecteur k −→u ainsi obtenu ne dépend pas du choix du repère
(O; I; J) sous-jacent.
−
→ 2 −
→ −6
Exemple 6.3.2. Si u alors −3 u .
−1 3
Chapitre 7
2. Si a > 0 alors multiplier ou diviser par a les deux membres d’une inégalité ne change
pas le sens de celle-ci.
3. Si a < 0 alors multiplier ou diviser par a les deux membres d’une inégalité change le sens
de celle-ci.
47
48 CHAPITRE 7. RÉSOLUTION D’INÉQUATION ET TABLEAU DE SIGNE
1. Si a < 0 alors
x −∞ − ab +∞
signe de
+ 0 −
ax + b
2. Si a > 0 alors
x −∞ − ab +∞
signe de
− 0 +
ax + b
Ces résultats, combinés à une règle de signe évidente, permet de résoudre des inéquations produit
ou quotient. Voyons plutôt sur des exemples.
x −∞ −3 3 +∞
signe de 6 − 2x + + 0 −
signe de 6 + 2x − 0 + +
(6 − 2x)(6 + 2x) − 0 + 0 −
+ × + = +, +×−=− et − ×− = +.
Cette dernière ligne fournit donc le signe du produit (6 − 2x)(6 + 2x). Ainsi, la solution de
notre inégalité est l’intervalle [−3; 3]. Autrement dit,
36 − 4x2 ≥ 0 ⇐⇒ x ∈ [−3; 3]
x+4
Par exemple, résoudre l’inéquation x−2 ≥ 0 revient à déterminer le signe du quotient.
x −∞ −4 2 +∞
signe de x + 4 − 0 + +
signe de x − 2 − − 0 +
x+4
x−2 + 0 − +
x+4
⇐⇒ x ∈] − ∞; −4]∪]2; +∞[
x−2
Pour résoudre ce genre de problème, il est important de placer sur le graphique la droite hori-
zontale D d’équation y = k (les points d’intersection de cette droite avec la courbe Cf sont solutions
de l’équation f (x) = k).
Proposition 16. Les solutions de l’inéquation f (x) > k sont les abscisses des points de la courbes
Cf situés au-dessus de la droite D.
Remarque. 1. Autrement dit, après avoir identifier la partie de la courbe se situant au dessous
de la droite D, il ne reste plus qu’à déterminer les antécédents de ces points sur l’axe des
abscisses afin d’obtenir un intervalle ou une réunion d’intervalles.
2. La méthode de résolution pour une inéquation de la forme f (x) < k s’effectue de la même
manière en considérant les points de la courbe situés en dessous de la droite D.
Exemple 7.3.1. insérer un graphique
Proposition 17. 1. Les solutions de l’équation f (x) = g(x) sont les abscisses des points
d’intersections des courbes Cf et Cg .
2. Les solutions de l’inéquation f (x) > g(x) sont les abscisses des points de la courbes Cf situés
au-dessus de la courbe Cg .
3.
4. Les solutions de l’inéquation f (x) < g(x) sont les abscisses des points de la courbes Cf situés
en-dessous de la courbe Cg .
Remarque. En particulier, si Cg est une droite horizontale d’équation y = k nous retrouvons l’étude
faite à la section précédente.
Chapitre 8
Vecteurs et colinéarité
Dans ce chapitre nous allons poursuivre l’étude initié dans le chapitre introduisant les vecteurs
et leurs coordonnées. Nous allons voir de quelle manière il est possible de traduire des notions de
géométrie rencontrées au collège à l’aide de vecteurs. Ici nous allons étudié la notion de parallélisme
Remarque. Géométriquement, cela signifie que ces vecteurs possèdent la même direction (pas né-
cessairement le même sens). La définition précédente est symétrique : − →
u est colinéaire à −
→v si et
−
→ −
→ −
→ −
→
seulement si v est colinéaire à u . En effet, si u est colinéaire à v , il existe k ∈ R non nul tel que
−
→
u =k×− →v
−
→ 1 −
→
Puisque k 6= 0 ceci peut aussi s’écrire v = k × u . Si nous posons k ′ = 1
∈ R∗ , nous avons donc
k
−
→
v = k′ × −
→u . Autrement dit, v est colinéaire à u.
2. Les vecteurs −
→
u = (6; −3) et −
→
v = (4; −2) sont colinéaires car −
→
v = 2
3 ×−
→
u.
Lorsqu’un repère du plan (O; I; J) est disponible, la notion de colinéarité entre deux vecteurs
correspond à une relation de proportionnalité entre les coordonnées de ces vecteurs. Nous avons le
critère suivant permettant d’établir la colinéarité entre deux vecteurs à partir de leurs coordonnées.
′
x x
Proposition 18 (Critère de colinéarité). Soient − →u et −
→v deux vecteurs. Ces vecteurs
y y′
sont colinéaires si et seulement si la quantité suivante est nulle :
xy ′ − xy = 0
51
52 CHAPITRE 8. VECTEURS ET COLINÉARITÉ
det(−
→
u;−
→
v ) = 6 × (−2) − (−3) × 4 = 0.
Equations de droite
Dans ce chapitre nous allons déterminer une représentation algébrique des droites : il s’agira
d’une équation qui caractérisera les points du plan appartenant à une droite donnée.
Rappel :
• soit sécante à l’axe des ordonnées. Dans ce cas, il s’agit de la courbe représentative d’une
fonction affine f (i.e. f (x) = ax + b).
y = mx + p
y = mx + p
Les nombres m et p introduits plus haut porte un nom. Plus précisément, nous avons la définition
suivante.
Définition 9.1.1. 1. L’équation d’une droite D, de la forme y = mx + p, est appelée équation
réduite de la droite D.
53
54 CHAPITRE 9. EQUATIONS DE DROITE
Algorithmie partie 2
55
56 CHAPITRE 10. ALGORITHMIE PARTIE 2
Chapitre 11
Rappels : dans un chapitre précédent nous avons étudié des fonctions affines. Il s’agit de fonction
de la forme f (x) = ax + b avec a ∈ R le coefficient directeur et b ∈ R l’ordonnée à l’origine. Ces
fonctions peuvent être également désignées sous le nom de polynôme du premier degré. Dans ce
chapitre nous allons étudié des polynômes du second degré.
f (x) = x2
0
Remarque. 1. Deux réels positifs et leurs carrés sont rangés dans le même ordre.
2. Deux réels négatis et leurs carrés sont rangés dans l’ordre contraire.
57
58 CHAPITRE 11. FONCTION POLYNÔME DU SECOND DEGRÉ
Proposition 24 (Forme canonique). Tout polynôme du second degré f (x) = ax2 + bx + c peut
s’écrire sous la forme
f (x) β
• si a < 0 alors
x −∞ α +∞
f (x) β
Ainsi, f admet pour maximum
β atteint en x = α.
2. Si a > 0 la parabole est tournée vers le bas tandis que si a < 0 la parabole est tournée vers le
haut.
3. Dans un repère orthogonal, la parabole admet pour axe de symétrie la droite parallèle à l’axe
des ordonnées passant par le sommet. Autrement dit, la droite d’équation x = α.
11.3. REPRÉSENTATION GRAPHIQUE D’UN POLYNÔME DU SECOND DEGRÉ 59
Exemple 11.3.1. 1. Si f (x) = 2x2 − 4x − 1, la parabole est tournée vers le bas et son sommet
a pour coordonnées S(1; −3).
2. Si f (x) = −x2 + 4x− 3, la parabole est tournée vers le haut et son sommet a pour coordonnées
S(2; 1).
60 CHAPITRE 11. FONCTION POLYNÔME DU SECOND DEGRÉ
Chapitre 12
12.1 Introduction
La Statistique (l’étude de données statistique) est relativement récente (bien qu’il existe de
nombreuse traces, dans l’Histoire, de listes d’objets ou de nombres) et fait partie des mathématiques
traitant les évènements aléatoires.
12.2 Vocabulaire
Dans ce chapitre, nous considèrerons une série de n observations ordonnées, notées x1 , . . . , xn ,
avec n ∈ N. Par exemple, pour fixer les idées, on peut penser à aux notes obtenues par une classe
lors d’un devoir surveillé.
Voici quelques mots de vocabulaire à connaitre .
Définition 12.2.1. Une série d’observations, ou série statistique, se définit à partir de deux para-
mètres :
1. Une population qui est l’ensemble des individus (ou objets) observés.
2. Un caractère qui est la qualité étudiée dans la population.
Exemple 12.2.1. Supposons que nous ayons un sondage à disposition. Celui-ci a été réalisé auprès
de n personnes (composant la population étudiée) pour connaître leur intention de vote au second
61
62 CHAPITRE 12. STATISTIQUES DESCRIPTIVES ET ANALYSE DE DONNÉES
tour d’une élection (il s’agit du caractère étudié). Les réponses possibles de ce sondage sont : « Oui »,
« Non » et « Ne se prononce pas »(il s’agit caractère qualitatif).
Exemple 12.2.2. Un professeur reporte les notes de son dernier contrôle sur son ordinateur. Pour
chaque copie (l’ensemble des copies correspond à la population), il a attribué une note (correspon-
dant au caractère étudié) pouvant aller de 0 à 20 avec un pas de 0, 25 (il s’agit donc d’un caractère
quantitatif discret).
effectif de la valeur
fréquence d’une valeur =
effectif total
Remarque. Cette formule est similaire à ce que nous faisions en probabilité dans une situation
d’équiprobabilité avec le quotient « nombre de cas favorables / nombre de cas total ».
Exemple 12.3.1. Sur un parking, nous étudions la couleur des voitures. Le caractère étudié est
dit qualitatif (les valeurs ne sont pas numériques). La distribution des effectifs est donnée dans le
tableau ci-dessous :
Dans les exercices, il vous sera parfois demander de compléter un tableau en calculant des
effectifs cumulés croissant ou des fréquences cumulées croisantes. Illustrons ceci par un exemple.
Exemple 12.3.2. Dans un village, nous avons dénombré les foyers selon leur nombre d’enfants.
Voici les données obtenues
L’exemple des voitures (et leurs couleurs) aurait pu être résumer par un diagramme circulaire.
12.4.2 Histogrammes
Nous aurions pu aussi représenter ce genre de chose à l’aide d’histogrammes :
12.5 Moyenne
Dans cette section, nous présentons une valeur numérique qu’il est possible d’associer à une série
statistiques.
Il est important de savoir calculer des moyennes pondérées. Cela signifie que les valeurs x1 , . . . , xp
sont respectivement affectées de coefficients n1 , . . . , np dans ce cas
x1 + x2 + . . . + xp
x̄ =
n1 + . . . + np
Exemple 12.5.1. Imaginons qu’un élève ait obtenu les notes suivantes durant un trimestre
6; 12; 7; 14; 10. La moyenne de celui-ci vaut alors
6 + 12 + 7 + 14 + 10 49
x̄ = = = 9, 8
5 5
Si jamais les sont affectées, de manière respective, des coefficients 2; 5; 3; 6; 4, la moyenne pon-
dérée de ses notes vaut alors
2 × 6 + 5 × 12 + 3 × 7 + 6 × 14 + 4 × 10
x̄ =
2+5+3+6+4
Voici un autre exemple dans lequel nous calculons une moyenne pondérée.
12.5. MOYENNE 65
Exemple 12.5.2.
Don (en euros) 10 15 20 30 50 Total
Effectif 12 17 10 11 5 55
12×10+17×15+10×20+11×30+5×50
C’est pourquoi, le don moyen x̄ est de 21 = 55 euros.
La moyenne seule n’est qu’un outil limité ne tenant pas compte de la dispersion des valeurs de
la série statistique. Pour palier ce manque, nous définissons les quantités suivantes.
Définition 12.5.2. . La variance de la série statistique (xk ; nk ), pour 1 ≤ k ≤ l, est notée V est
définie par
l l
1 X 2
X
V= ni (x̄ − xi ) = fi (x̄ − xi )2
N i=1 i=1
Remarque. Pour fixer les idées, l’écart type permet de quantifier de quelle manière les valeurs se
répartissent autour de la moyenne. Prenons l’exemple suivant pour illustrer ceci.
Imaginons qu’une classe ait obtenu une moyenne de 11 à un devoir. L’enseignant décide alors
de calculer l’écart-type (associé à la série statistique des notes du devoir) pour obtenir plus
d’information. Si σ est grand (σ = 6 par exemple), grossièrement cela signifie que certains élèves
ont au 6 points de plus par rapport à la moyenne tandis que d’autres ont eu 6 points de moins
par rapport à la moyenne. Il est possible de montrer qu’une large partie de la classe a donc ses
notes comprises entre [x̄−σ; x̄+σ] = [5; 17]. Cela signifie que la classe a un niveau plutôt hétérogène.
Au contraire, si σ est petit (σ = 1, 5 par exemple). La majorité des notes sera comprise entre
[9, 5; 12, 5] attestant que la classe a un niveau homogène.
σ peut aussi s’interpréter comme une mesure de précision, plus celui-ci est petit plus les valeurs
de la série vont rester proche de la moyenne. Cela peut notamment s’utiliser en sport si nous
décidions de faire des statistiques sur les tirs réussi d’un joueur de basket. Plus σ sera petit, plus le
sportif sera régulier et obtiendra des scores proches de son score moyen.
Exemple 12.5.3. Comme nous allons le voir sur l’exemple suivant, la variance permet d’en
apprendre plus sur une série statistique et complète l’information apportée par la moyenne.
12.6 Quantiles
Pour décrire une série statistique nous allons déterminer des valeurs associées : il s’agit de
quantile particuliers. Nous allons nous focalisé sur la médiane ainsi que sur le premier et dernier
quartile permettant de mesurer la dispersion de la série autour de sa médiane.
Définition 12.6.1. Soit (x1 , . . . , xn ) une série statistique à caractère quantitatif. Voici la définition
de certains quantiles.
• La médiane est une valeur telle que :
1. 50% des valeurs de la série sont inférieures ou égales à Med ;
• Le premier quartile Q1 est la plus petite valeur de la série telle que 25% des valeurs de la
série lui soient inférieures ou égales.
• Le troisième quartile Q3 est la plus petite valeur de la série telle que 75% des valeurs de la
série lui soient inférieures ou égales.
Remarque. 1. Rappelons que « l’étendue » d’une série statistiques est la différence entre la plus
grande valeur de la série ( son maximum) et la plus petite (son minimum). Nous la noterons e.
2. En pratique, lorsque les valeurs sont rangées par ordre croissant, si l’effectif total n est impair
la médiane est la n+1 n
2 valeur ; si n est pair la médiane est la moyenne de la 2 -ième valeur et
n+1
de la 2 valeur.
Longueur (en m) 37 39 40 41 42 43 44 48
Effectif 4 3 4 2 2 4 5 2
Effectif cumulés 4 7 11 13 15 19 24 26
1. La longueur médiane des lancers de javelot présentés dans ce tableau est Med = 41, 5m. En
effet, l’effectif total est pair (ici N = 26) donc la médiane est la moyenne des 13ème et 14ème
longueurs ; lesquelles sont égales à 41m et 42m.
26
2. Il est facile de déterminer le 1er quartile, puisque 4 = 6, 5, Q1 est la 7ème longueur, à
savoir : Q1 = 39m.
12.6. QUANTILES 67
L’ensemble de ces informations donne une première description de la série (x1 , . . . , xn ). Elles
sont résumées dans la représentation graphique suivante.
Définition 12.6.2. Un diagramme de Tukey (aussi appelé « boîte à moustache ») est un résumé,
sur un axe gradué, des quantiles définis ci-dessus. Ce diagramme est constitué
• d’une boîte (dont la hauteur est prise de manière arbitraire) délimitée par le 1er et 3ème
quartiles. Cette même boite est ensuite partagée par la médiane.
Un exemple est donné ci-dessous correspondant aux notes (sur 10) d’étudiants.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Exemple 12.6.3. Il est souvent utile de comparer des diagrammes de ce genre pour émettre des
hypothèses. Par exemple, imaginons que nous ayons relevé, à différents intervalles (toutes les heures,
pendant quatre jours), les températures dans une forêt (en noir ) et dans un champ (en bleu ) proche
68 CHAPITRE 12. STATISTIQUES DESCRIPTIVES ET ANALYSE DE DONNÉES
de cette même forêt. Ces mesures ont donné lieu aux diagrammes suivants.
12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28
Quelle semble être l’influence des arbres sur la température à l’intérieur de la forêt ?
• Ces diagrammes montrent que les températures sont beaucoup plus dispersées dans les
champs. Il est possible de supposer que les arbres permettent de maintenir une température
plus stable.
• Ces diagrammes montrent aussi que les températures sont globalement plus basses en forêt,
il est possible émettre l’hypothèse que les arbres aident à conserver la fraîcheur.
Chapitre 13
Fonction inverse
Définition 13.0.1. La fonction inverse est la fonction f qui a tout réel non nul associe son inverse.
1
f (x) = pour x ∈ R∗
x
Remarque. La fonction inverse n’est pas définie en 0, il est usuel de dire que 0 est une valeur interdite
pour la fonction inverse.
Voici le tableau de variation de la fonction inverse.
x −∞ 0 +∞
1
x
69
70 CHAPITRE 13. FONCTION INVERSE
Remarque. Autrement dit, la fonction x 7→ x1 est décroissante sur ] − ∞; 0[ et sur ]0; +∞[. En
conséquence, deux réels (non nuls) de même signe et leurs inverses sont rangés dans des ordres
contraires.
Exemple 13.0.1.
1
Puisque 2 ≤ 4 nous avons 4 ≤ 21 .
Remarque. 1. Par exemple, ce genre de fonction apparait naturellement lorsque nous étudions
2
une fonction comme f (x) = −3 + x+5 . En effet, en regroupant les termes définissant f au
même dénominateur, nous trouvons
13.1. FONCTIONS HOMOGRAPHIQUES 71
x x x x+1 −1
<1 ⇐⇒ −1<0 ⇐⇒ − <0 ⇐⇒ <0
x+1 x+1 x+1 x+1 x+1
1
Il ne reste plus qu’à établir, en prenant garde aux valeurs interdites, le signe de x 7→ − x+1 pour
conclure et résoudre l’inéquation de départ.
72 CHAPITRE 13. FONCTION INVERSE
Chapitre 14
Nous allons voir que les équations réduites de droites permettent de traiter facilement, de manière
algébrique, des problèmes géométriques impliquant des droites.
D//D′ ⇐⇒ m = m′
2. Observons que des droites de la forme x = c et x = c′ sont parallèles à l’axe des ordonnées,
donc entre elles.
Démonstration. Soient D//D′ de telles droites. Considérons alors A et B deux points distincts de
la droite D. Les droites parallèles à l’axe des ordonnées passant par A et par B coupent la droite
D′ en deux points notés A′ et B ′ . Par construction,
xA′ = xA et xB ′ = xb (14.0.1)
73
74 CHAPITRE 14. POSITION RELATIVE DE DROITE
où, dans l’avant dernière équivalence, nous avons utilisé la relation fournie par l’équation (14.0.1).
d : y = 2x − 3 et d : y = −x + 3
Puisque les coefficients directeurs sont différents, ces droites sont sécantes. Notons par A(x; y) le
point d’intersection de celles-ci. Pour déterminer les coordonnées de A, il faut et il suffit de résoudre
le système suivant :
y = 2x − 3 y = 2x − 3 y = 2x − 3 y =2×2−3=1
⇐⇒ ⇐⇒
y = −x + 3 2x − 3 = −x + 3 3x = 6 x=2
Comme nous allons le voir, les équations cartésiennes englobent les deux cas de figures de la
Proposition ??.
Proposition 29. A toute droite (d) il est possible d’associer une équation cartésienne où le couple
(a, b) 6= (0, 0) et réciproquement.
Démonstration. 1. Considérons une équation cartésienne (E) pour laquelle (a, b) 6= (0, 0).
• Si b = 0, alors a 6= 0 et l’équation (E) s’écrit x = − ac ce qui correspond bien à une
équation de droite de la forme x = k avec k = − ac ∈ R.
2. Réciproquement, considérons une droite (d) du plan. Deux cas de figures s’offrent à nous.
• Si (d) a pour équation x = k, k ∈ R, alors elle admet pour équation cartésienne x − k = 0
correspondant aux paramètres (a, b, c) = (1, 0, −k).
• Si (d) a pour équation y = mx + p, (m, p) ∈ R2 , alors elle admet pour équation cartésienne
−mx + y − p = 0 ce qui correspond au triplet (a, b, c) = (−m, 1, −p).
Exemple 14.1.1. 1. Par exemple, si d est la droite d’équation réduite y = 2x−3. Cette équation
peut se reformuler en
−2x + y + 3 = 0
Il s’agit bien d’une équation cartésienne avec a = −2, b = 1 et c = 3.
x−3=0
i.e. a = 1, b = 0 et c = −3.
Définition 14.2.1. Un vecteur directeur d’une droite (d) est un vecteur dont la direction est pa-
rallèle à celle de (d).
Remarque. En particulier, pour tout couple (A, B) de points appartenant à la droite (d), le vecteur
−−
→
AB est un vecteur directeur de cette même droite. Aussi, si −
→
u est un vecteur directeur de (d) alors
−
→
k u avec k ∈ R l’est également.
∗
76 CHAPITRE 14. POSITION RELATIVE DE DROITE
Voyons à présent de quelle manière il est possible d’obtenir un vecteur directeur à partir d’une
équation cartésienne de droite.
Proposition 30. Soit (d) une droite du plan. Si (d) a pour équation cartésienne ax + by + c = 0,
avec (a, b, c) ∈ R3 , alors −
→
u (−b; a) est un vecteur directeur de (d).
Démonstration. Soit (d) une droite admettant pour équation cartésienne ax + by + c = 0 ainsi que
−−→
A(xa ; ya ) ∈ (d) et M (x; y) ∈ (d) deux points de cette droite. Le vecteur AM (x − xa ; y − ya ) est un
vecteur directeur de la droite (d). Vérifions que ce vecteur est bien colinéaire au vecteur −
→
u = (−b; a).
−−→
Pour cela calculons le déterminant entre − →u AM et utilisons le fait que les coordonnées des points
M et A satisfont l’équation cartésienne de (d).
−−→ →
det(AM , − u ) = (x − xa ) × a − (y − ya ) × (−b) = ax + by − axa − by a = c − c = 0
Donc les vecteurs sont bien colinéaires et −
→
u est un vecteur directeur de (d).
La proposition suivante nous affirme qu’une droite (d) peut être caractérisée par la donnée d’un
point A ∈ (d) et d’un vecteur directeur −
→
u.
Proposition 31. Soient (d) une droite, A ∈ (d) et − →
u un vecteur directeur de cette droite. Nous
avons la caractérisation suivante des points M appartenant à la droite (d).
−
→ −−→
M ∈ (d) ⇐⇒ u et AM sont colinéaires.
Exemple 14.2.1. Dans un repère, déterminons une équation cartésienne des droites suivantes :
1. (d) passant par le point A(−1; 1) et de vecteur directeur −
→
u (3; 2).
• Puisque −→
u est un vecteur directeur de (d), cela signifie que cette droite admet une équation
cartésienne de la forme (E) : 2x−3y+c = 0 pour un certain c ∈ R. De plus, le point A ∈ (d)
dont ses coordonnées vérifient l’équation (E). Autrement dit, 2 × (−1) − 3 × (−3) + c = 0
d’où c = 5.
(E ′ ) : 2x + 5y + c = 0 c ∈ R
Pour déterminer la valeur de c, il suffit d’utiliser le fait que les coordonnées du point B (ou C)
vérifie l’équation (E ′ ). Nous obtenons ainsi c = −19.
14.2. VECTEUR DIRECTEUR 77
Enfin, voici une condition de parallélisme entre deux droites à partir de leurs vecteurs directeurs.
Proposition 32 (Condition de parallèlisme). Deux droites sont parallèles si et seulement si leurs
vecteurs directeurs sont colinéaires.
Remarque. Cette condition peut se vérifier à l’aide du déterminant. En particulier, lorsque les
vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires, les droites sont donc sécantes.
Pour conclure ce chapitre, traitons un dernier exemple
Exemple 14.2.2. Considérons les droites suivantes :
d : 2x − y − 3 = 0 et d : −x − y + 3 = 0
Alors −
→u = (1; 2) dirige d et −
→
v = (1; −1) dirige d′ . De plus, Det(−
→
u;−→
v ) = −1 − 2 = −3 6= 0, ainsi les
vecteurs ne sont pas colinéaires et les droites sont donc sécantes. Soit A(x; y) le point d’intersection
de celles-ci, déterminons ces coordonnées en résolvant le système suivant
2x − y − 3 = 0 2x − y − 3 = 0 2x − y − 3 = 0 : L1
⇐⇒ ⇐⇒
−x − y + 3 = 0 2 × (−x − y + 3) = 2 × 0 −2x − 2y + 6 = 0 : L2
Observons à présent que l’addition (membre à membre) de la ligne L1 avec la ligne L2 supprime
la variable x de l’équation et permet de trouver la valeur de y. En effet,
2x − 1 − 3 = 0 ⇐⇒ x = 2.
Cette méthode, portant le nom de « pivot de Gauss », nous permet de retrouver un résultat obtenu
plus tôt. L’avantage de cette façon de faire est quelle est robuste et se généralise à autant des
systèmes plus complexes (3 inconnues, trois equations par exemple).
78 CHAPITRE 14. POSITION RELATIVE DE DROITE
Chapitre 15
c2 = d.
√
Il est usuel de noter c par d.
√ √
Exemple 15.1.1. 1. 4 = 2 puisque 22 = 4. Puisque 4 = 2 ∈ N, nous dirons que que 4 est
un carré parfait.
√ √ √ 2 √ √ √
2. 8 = 2 2 car (2 √ 2) = 2 2 × 2 2 = 4( 2)2 = 4 × 2 = 8. Pour cet exemple, 8 n’est pas un
carré parfait car 2 2 ∈
/ N.
(E) : x2 − d = 0
√ √
admet deux solutions : x1 = d et x2 = − d.
√
Démonstration. En utilisant l’identité remarquable a2 − b2 = (a + b)(a − b) (avec a = x et b = d),
l’équation (E) peut s’écrire
√ √
(x − d)(x + d) = 0.
Il suffit d’utiliser la règle du produit nul pour conclure.
Exemple 15.1.2. 1. L’équation x2 − 4 = 0 admet deux solutions x1 = 2 et x2 = −2.
79
80 CHAPITRE 15. RACINE CARRÉE ET FONCTION CUBE
√ √
2. L’équation x2 − 8 = 0 admet deux solutions x1 = 2 2 et x2 = −2 2.
√ √ √
Propriétés 7. Si a, b ∈ R+ alors a × b = a × b.
√ √
Démonstration. Il suffit de vérifier que ( a × b)2 = ab.
Remarque. 1. Il est important d’observer
√ que
√ cette√ propriété n’est valable que pour la multi-
plication. En effet, en général, a + b 6= a + b. Ceci peut être démontrer à l’aide d’un
contre-exemple. Si a = 9 et b = 16 nous avons, d’une part
√ √ √
a + b = 9 + 16 = 25 = 5
et d’autre part √ √ √ √
a+ b = 9 + 16 = 3 + 4 = 7.
Comme nous allons le voir, cette propriété est utile pour simplifier des racines carrées.
√ √ √ √ √
Exemple 15.1.3. 1. 8 = 4 × 2 = 4 × 2 = 2 2
√ √ √ √ √
2. 75 = 25 × 3 = 25 × 3 = 5 3.
Il sera également important de savoir supprimer une racine carrée d’un dénominateur.
√ √ √ √ √
Exemple 15.1.4. √1 = √1 × √5 = √5 = 5 2√ 2√
× 1+√3
= − 2−22 3
5 5 5 ( 5)2 5 . ou encore 1− 3
= 1− 3 1+ 3
.
√
x
0
Remarque. Attention, avant la classe de Terminale, la racine carrée d’un nombre négatif n’a pas de
sens.
15.2. FONCTION CUBE 81
x −∞ +∞
x3
Remarque. Observons que la courbe passe par l’origine (0, 0) puisque f (0) = 0. Elle vérifie également
une propriété de symétrie centrale par rapport à ce même point. Il est usuel de dire que la fonction
est impaire :
Evolution
y2 −y1
2. Le taux d’évolution de y1 à y2 est le nombre t = y1
Remarque. Lorsque t est positif, il s’agit dune évolution ; lorsqu’il est négatif nous parlerons de dimi-
nution. Observons qu’un taux d’évolution peut toujours s’exprimer sous la forme d’un pourcentage,
lorsque cela sera le cas, nous parlerons de pourcentage d’évolution de y1 à y2 .
Exemple 16.1.1. L’ancien prix de la bouteille de soda est y1 = 1, 17 euros, le nouveau prix est
y2 = 1, 23 euros. Le taux d’évolution du prix de la bouteille est donc
y2 − y1 1, 23 − 1, 17 0, 06
t= = = ≈ 0, 051
y1 1, 17 1, 17
En d’autres termes, le prix de la bouteille a augmenté de t ≈ 5, 1%.
Remarque. Faire évoluer une quantité d’un taux t revient à la multiplier par 1 + t. Ainsi, lorsque
t est sous forme d’un pourcentage :
• augmenter une quantité d’un pourcentage égal à t revient à la multiplier par 1 + t ;
83
84 CHAPITRE 16. EVOLUTION
Vous avez déjà du rencontrer ce genre de calculs lorsque vous désirez calculer une remise sur un
article dans un magasin, au moment des soldes par exemple.
Exemple 16.2.1. La masse de céréales d’un paquet est augmenté de 20% pendant une période de
promotion. La masse initiale dans un paquet était de 350g.
20
Le coefficient multiplicateur correspondant à cette évolution est donc de 1 + 100 = 1, 2. Ainsi,
la masse du paquet en promotion contient 350 × 1, 2 = 420 grammes de céréales.
Autrement dit, si cette grandeur subit une première évolution de taux t1 , puis une seconde de
taux t2 alors elle est multipliée par (1 + t1 )(1 + t2 ).
Exemple 16.3.1. Le prix de l’essence subit une première évolution de taux égal à 0, 3 (augmenta-
tion de 30% du prix initial) puis une seconde évolution de taux égal à −0, 2 (diminution de 20%).
Le prix initial a donc été multiplié par 1 + 0, 3 = 1, 3 puis par 1 − 0, 2 = 0, 8.
Le prix a donc été, globalement, multiplié par 1, 3 × 0, 8 = 1, 04. Le taux d’évolution global
du prix est ainsi : 1, 04 − 1 = 0, 04. En définitive, le prix a augmenté de 4%. Nous venons donc
de voir qu’un augmentation de 30% suivi d’une diminution de 20% correspond donc à une unique
augmentation de 4%.
Définition 16.4.1. Soit y1 et y2 deux valeurs d’une même grandeur. Ces valeurs permettent de
définir deux évolutions réciproques : la première est celle de y1 à y2 et la seconde de y2 à y1 .
(1 + t)(1 + t′ ) = 1
Exemple 16.4.1. Un prix subit une augmentation de 23%, soit un taux d’évolution t égal à 0, 23,
ce qui fournit un coefficient multiplicateur (correspondant à cette évolution) égal à 1, 23. Le taux
d’évolution réciproque t′ (permettant de retrouver le prix initial après l’évolution décrite ci-dessus)
est tel que
16.4. EVOLUTION RÉCIPROQUE 85
1, 23 × (1 + t′ ) = 1
1
Donc, 1 + t′ = 1,23 ≈ 0, 813 et 0, 813 − 1 = −0, 187. Donc, une valeur approché de t′ est −0, 187
(soit une réduction d’environ 18, 7%). En conclusion, une hause de 23% et une baisse de 18, 7%
sont deux évolutions réciproques. La diminution de 18, 7% d’un prix augmenté de 23% permet de
retrouver le prix initial.