Microéconomie 1: Université Mohammed V de Rabat Faculté Des Sciences Juridiques Économiques Et Sociales-Souissi
Microéconomie 1: Université Mohammed V de Rabat Faculté Des Sciences Juridiques Économiques Et Sociales-Souissi
Microéconomie 1
1
Ce cours est en grande partie inspiré du livre de Robert PINDYCK et
Daniel RUBINFELD, 2009, Microéconomie, 7ème édition, Pearson
Education
2
Microéconomie
Objectif du cours
Pré-requis
• Dérivées partielles
• Optimisation d’une fonction de plusieurs variables
• Multiplicateur de Lagrange
3
4
5
Plan du cours
Introduction
I. Le comportement du Consommateur
6
Plan du cours
7
Plan du cours
1. Offre de biens
1.1. Modélisation dans le court terme
La fonction de production à court terme.
La fonction de coût de production à court terme.
La fonction d’offre à court terme.
La demande du travail.
1.2. Modélisation dans le long terme.
La fonction de production à long terme
Le changement d’échelle
La fonction de coût de production à long terme
La fonction d’offre
2. La demande des facteurs
8
Références
9
Code classroom
smnk3ck
10
Introduction: La microéconomie ou l’analyse des choix rationnels
Définition:
L’économie est divisée en deux grandes branches: La
microéconomie et la macroéconomie.
11
Introduction: La microéconomie ou l’analyse des choix rationnels
12
I- La théorie microéconomique: Rareté, prix et système économique
• La notion de théorie: le but d’une théorie est d’expliquer et de prévoir. Une théorie est
une hypothèse (si…alors) qui a été vérifiée avec succès (si les quantités offertes
diminuent alors le prix augmentera). Lorsque la théorie s’avère toujours vraie dans des
circonstances identiques, on parle de loi économique (loi de l’offre et de la demande).
Ex: théorie de la firme où l’hypothèse=max Π
• Analyse positive (le cœur de la microéconomie: explication, prédiction, qui décrit des
relations de cause à effet), analyse normative :traite de ce qui devrait être, « quelle est
la meilleure solution », jugements de valeur). C’est une prescription et non une
prédiction.
13
I- Rareté, prix et système économique
14
I- Rareté, prix et système économique
15
I- Rareté, prix et système économique
16
II- Optimisation et équilibre
Le principe élémentaire qui sera décliné tout au long de ce cours est que l’action
humaine est toujours motivée par la recherche du profit: matériel (valeur matérielle)
ou non pécuniaire (psychologique), l’homoeconomicus
17
1- Rationalité, optimisation et raisonnement à la marge
20
1- Rationalité, optimisation et raisonnement à la marge
21
1- Rationalité, optimisation et raisonnement à la marge
22
1- Rationalité, optimisation et raisonnement à la marge
23
2-incitation à agir, équilibre et optimum
24
2-incitation à agir, équilibre et optimum
25
2-Incitation à agir, équilibre et optimum
26
Partie I- Le comportement du consommateur
27
Partie I- Le comportement du consommateur
Questions du partie
28
Chapitre I- Les fondements des décisions des consommateurs
1- L’utilité du consommateur
2- les contraintes budgétaires
3- Les choix du consommateur (arbitrage)
A- L’utilité du consommateur
30
A- L’utilité du consommateur
31
A- L’utilité du consommateur
U’=ΔU U totale U’4=0
U marginale U’5<0
U’3 U’3
Graphiquement, l’utilité marginale (l’utilité procurée par une énième unité de bien)
est positive, jusqu’au point de satiété (Um=o), et décroît à mesure que les quantités
consommées augmentent.
32
B- La maximisation de l’utilité totale et l’égalisation des utilités marginales
T1 T2 T3
L’égalisation des
utilités marginales
Verre 1 100 100 100
(équimarginalité)
Verre 2 50 maximise l’utilité
Verre 3 25 totale.
U 175 250 300
Les prix influencent grandement les choix des consommateurs entre différents
paniers de consommation (Un panier de biens est une liste des quantités d’un
ou de plusieurs biens).
Lorsque les prix sont pris en compte, le comportement rationnel du
consommateur conduit à énoncer que: « à l’équilibre, le consommateur
égalise les utilités marginales pondérées par les prix ».
Um(x)/Px = Um(y)/Py
34
B- La maximisation de l’utilité totale et l’égalisation des utilités marginales
36
C- L’utilité cardinale et l’utilité ordinale
Bien U1 U2 U3
X 3 18 4
Y 2 12 3
Z 1 6 2
37
C- L’utilité cardinale et l’utilité ordinale
38
D- L’utilité, un moyen de représenter les préférences
39
Courbes d’indifférence: exemple
A 20 30
B 10 50
D 40 20
E 30 40
G 10 20
H 10 40
40
Courbes d’indifférence: exemple
Le consommateur
préfère
A à toute autre
Vêtements 50 combinaison dans le
B carré jaune, mais il
préfère aussi tout point
40 dans le carré rose à A.
H E
30 A
20 D
G
10
Aliments
10 20 30 40
41
Courbes d’indifférence: exemple
- Des paniers comme B et D ont plus d’un bien, mais moins d’un
autre, relativement au panier A :
42
Courbes d’indifférence: exemple
A
30
D
20
G U1
10
Aliments
10 20 30 40
43
Courbes d’indifférence: exemple
44
Courbes d’indifférence: exemple
A 5 5 5x5 = 25
B 10 2,5 10x2,5 = 25
C 2,5 10 2,5x10 = 25
Vêtemen
ts
1
5
C
1
0
A U3 =
5 B 100
U2 =
U150=
0 5 1 1 25 Alimen 45
ts
Courbes d’indifférence: l’allure
B’ C
5000
2000
A’
A
1500
Loisir, X
4 8 12 23 24 46
Courbes d’indifférence: l’allure
47
Courbes d’indifférence: l’allure
Vête Vête UU
ment 1
ment 2
s s
D
B A A
U
B
3
U U
D
U2 U2
Ali
1
1 Ali men
men •B est préféré à D. ts
ts •A est indifférent à B et à D.
Le panier A est préféré à B.
Le panier B est préféré à D. B doit être indifférent à D… mais
c’est impossible si B est préféré à D !
48
Le Taux Marginal de Substitution
49
Le Taux Marginal de Substitution
51
Le Taux Marginal de Substitution
52
Le Taux Marginal de Substitution
Jus de pomme
4 Carte d’indifférence:
(verres)
Substituts parfaits
Jus d’orange
0 1 2 3 4 (verres)
53
Le Taux Marginal de Substitution
2. Compléments parfaits :Deux biens sont des compléments
parfaits quand la courbe d’indifférence est en L.
– Par exemple, si un consommateur a une chaussure gauche et une
chaussure droite, le TMS d’une chaussure gauche (ou droite)
supplémentaire est égal à zéro.
Carte d’indifférence:
Chaussures Compléments
gauches parfaits
4
0 1 2 3 4 Chaussures droites
54
Autres préférences du consommateur
55
Autres préférences du consommateur
Exemple:
• Supposons que vous devez concevoir de nouvelles voitures :
devez-vous privilégier le volume de l’habitacle ou la
fonctionnalité ? La puissance du moteur ou l’économie de
carburant ? Le style ou la performance ?
56
Autres préférences du consommateur
Sty Styl
le e
Performa Performan
nce ce
Ces consommateurs Ces consommateurs
privilégient la performance privilégient le style à la
au style. performance.
57
Autres préférences du consommateur: bien indésirable/neutre
Courbes d’indifférence
Anchois
Anchois
Poivrons Poivrons
Les anchois constituent un bien « indésirable » et Le consommateur aime les poivrons mais est
les poivrons , un bien désirable pour le neutre vis-à-vis des anchois (bien neutre). Les CI
consommateur. Les CI ont une pente positive. sont des droites verticales.
58
2- Budget, prix et choix
60
2- Budget, prix et choix
Y
Vêteme
(R/P ) =nts
40 A
y
B
3
0
1 D
2 0
0 2
0 E
1
0 G X
0 2 4 6 80 = (R/Px) Alime
0 0 0 nts
61
2- Budget, prix et choix
Quand les revenus et les prix changent, la droite de budget est aussi
affectée, ainsi que le choix du consommateur.
62
2- Budget, prix et choix
Vêteme
nts 40 = X + 2Y
80
80 = X + 2Y
160 = X + 2Y
R=160
40
R=80
3
0
2 R=40
0
1
0 Alime
0 2 4 6 80 160 nts 63
0 0 0
2- Budget, prix et choix
Vêteme
nts
40
3
0
2
0
1
0
Alime
0 2 4 6 80 160 nts
0 0 0
65
Chapitre 2- Le choix du consommateur
66
I- Le choix du consommateur: Solution intérieure
Le consommateur choisit le panier qui procure la plus haute utilité sous sa
contrainte budgétaire.
Vêtements
(unités) •A, B, C sur la droite de budget.
•D dépasse les capacités financières du
consommateur.
40 •A sur la courbe d’indifférence la plus
inaccessible haute qui puisse être atteinte sous les
B contraintes budgétaires.
Le consommateur choisit A.
30 D
N’est pas
optimal 20 A
U3
Panier U2
optimal U1
C
0 20 40 80 Aliments (unités)
67
I- Le choix du consommateur : Solution intérieure
68
I- Le choix du consommateur : Solution intérieure
• À l’optimum, on a:
Um(x)/Px =Um(y)/Py
• Donc
69
I- Le choix du consommateur : Solution intérieure
• Si TMS ≠ PA/PV
– alors, un individu peut augmenter son utilité en changeant son
panier de biens.
70
II- Demande et choix optimal
Programme d’optimisation:
Max.U= u(x,y) fonction objectif
S.C. R: R(x,y)≥0 contrainte
But: trouver (X*, Y*) maximisant U étant donné R.
71
II- Demande et choix optimal
X* = 5/2
20 – 8x = 0 Y* = 5
72
II- Demande et choix optimal
B- Optimisation: La méthode de Lagrange
Fonction de Lagrange: L= f(x,y) + λ g(x,y)
λ est le multiplicateur de Lagrange (importance relative de la contrainte)
Exemple : max U= 2xy
sc: 10 -2x –y≥ 0
Fonction de Lagrange: L= 2xy + λ(10-2x-y)
(Contrainte saturée)
74
2- Le choix optimal du consommateur
Max. U(x,y)
s.c R ≥ pxX + pyY
L= U(x,y) + λ(R - pxX - pyY)
1.
2.
3.
75
2- Le choix optimal du consommateur
1- La demande individuelle
La demande d’un consommateur se définit comme une relation entre des prix et des
quantités. Pour chaque quantité, le consommateur indique le prix qu’il consent à
payer.
La fonction de demande:
• Respecte les hypothèses sur les préférences;
• Dérive des comportements rationnels;
• Dépend des préférences et du revenu des agents;
• Est soit Marshallienne soit Hicksienne.
76
1- La demande individuelle
A- Demande et Prix
77
1- La demande individuelle
5 D
B
4 U3
U2
4 12 20 40 Aliments
78
1- La demande individuelle
2 4
G
1 12 1
0,50 20 0,50
H
Alime
4 12 20 nts
79
1- La demande individuelle
80
1- La demande individuelle
• L’élasticité-prix de la demande.
Elle mesure la variation en pourcentage de la quantité
demandée résultant d’une augmentation de 1 % du prix.
•Ep nous indique de quel % varie la quantité demandée lorsque le prix varie de 1%,
TCEPA.
•Un coefficient d’élasticité n’a pas d’unité de mesure.
•La valeur du coefficient nous indique l’ampleur de la variation.
•Le signe du coefficient nous indique le sens de la variation. Puisqu’il existe une
relation inverse entre le prix et la quantité demandée, le coefficient d’élasticité-prix
est toujours négatif.
•L’élasticité est une notion ponctuelle. Elle se calcule pour un point précis sur la
fonction de demande.
81
1- La demande individuelle
L’élasticité-prix de la demande.
82
1- La demande individuelle
L’élasticité-prix de la demande.
• Demande élastique :
▪ Ep est supérieure à 1 en valeur absolue.
▪ La quantité demandée est relativement sensible à une
variation de prix.
▪ |%ΔQ| > |%ΔP|
▪ La dépense totale (P*Q) diminue lorsque le prix augmente.
▪ Ep = ∞ pour une petite variation du prix, la demande
parfaitement élastique par rapport au prix.
83
1- La demande individuelle
• L’élasticité-prix de la demande.
• Demande isoélastique :
▪ Ep est constante le long de la courbe de demande.
84
1- La demande individuelle
• Biens substituts
• Biens complémentaires
Deux biens sont indépendants si une augmentation (ou baisse) du prix de l’un n’a
pas d’effet sur la quantité demandée de l’autre. Ecxy = 0.
85
1- La demande individuelle: Elasticité-Prix
P1
ΔP/P>0
P0
D D D
Q Q Q
ΔQ/Q= 0 ΔQ/Q forte ΔQ/Q>0 mais faible
86
1- La demande individuelle
87
B- Demande et variations de revenu
Supposons : PA = 1, PV = 2,
Vêtements R = 10, puis 20 , puis 30 .
7 D
U3
5 U2
B
3
A U1
Aliments
4 10 16
88
B- Demande et variations de revenu
89
B- Demande et variations de revenu
E G H
1€
D3
D2
D1
Aliments
4 10 16
90
B- Demande et variations de revenu
L’élasticité revenu
91
B- Demande et variations de revenu
L’élasticité revenu
• La quantité demandée
Le bien est un bien
augmente avec le revenu. normal.
• L’élasticité-revenu de la
demande est positive.
92
B- Demande et variations de revenu
L’élasticité revenu
Bien normal
◦ bien essentiel
◦ bien de luxe
Bien inférieur
93
C- Les courbes d’Engel
Les courbes d’Engel relient la quantité consommée d’un bien au revenu.
Si le bien est normal, la pente de la courbe d’Engel est positive.
Si le bien est inférieur, la pente de la courbe d’Engel est négative.
Revenu3 Revenu3
0 0
2 2
0 0
1 1
0 0 Steaks
hachés
Aliments
4 8 1 1 4 8 1 1
2 6 2 6
94
C- Les courbes d’Engel
Du chemin d’expansion à la courbe d’Engel:
Approche formelle
Max. U(x,y)
s.c R ≥ pxX + pyY
L= U(x,y) + λ(R - pxX - pyY)
Revenu
97
3- Effet substitution et effet revenu
98
3- Effet substitution et effet revenu: Approche graphique
Effet de U2
substitution U1
Aliments
O F1 E S F2 Effet de revenu
T
Effet total
99
3- Effet substitution et effet revenu: Approche graphique
U2
D
Effet de
substitution U1
Aliments
O F1 Effet total E S F2 T
Effet de revenu 100
3- Effet substitution et effet revenu: Approche graphique
101
3- Effet substitution et effet revenu: Approche graphique
Le bien Giffen
Théoriquement, l’effet de revenu peut être suffisamment important
pour rendre positive la pente de la courbe de demande.
U
A
D 2
ES
ER
ET 102
3- Effet substitution et effet revenu: Approche formelle
Identité de Slutsky
ET = ES +ES ; Δx = Δx S+ Δx R
• Effet de substitution:
• Effet revenu:
103
3- Effet substitution et effet revenu: Méthode de Hicks
U0
R/Py
A
B
C
X
De A à B De B à C
ES ER
104
3- Effet substitution et effet revenu: Méthode de Hicks
L’optimum intermédiaire:
U0*= x.y = 1000
Équation de la CI: y = 1000/X
- Pour trouver les quantités intermédiaires, soit on change la contrainte qui devient la
fonction objectif et vice versa. Soit:
- Pente de la CI:
- Pente de la droite budgétaire:
105
3- Effet substitution et effet revenu: Méthode de Hicks
ESx =
ET = 50 ERx =
ESy =
ET = 0
ERy =
106
Choix du consommateur: Offre du travail
• Le consommateur peut choisir de travailler beaucoup et d’avoir
ainsi un haut niveau de consommation ou de travailler peu et
d’avoir une faible consommation.
107
Choix du consommateur: Offre du travail
ES et ER
• La technologie de production
• La production avec un seul facteur variable (travail)
• La production avec deux facteurs variables
• Les rendements d’échelle
110
Partie I- Le comportement du producteur
Introduction
111
Partie I- Le comportement du producteur
Trois éléments décrivent le comportement de production:
1. La technologie de production
- Elle décrit comment les inputs (facteurs de production) peuvent
être transformés en outputs (produits).
- Inputs : travail, capital et matières premières.
Outputs : automobiles, livres, etc.
112
Partie I- Le comportement du producteur
- Elles cherchent à minimiser leur coût total de production, lequel
dépend pour partie des prix des inputs qu’elles utilisent.
• En tenant compte des prix des différents inputs, l’entreprise peut choisir
différentes combinaisons d’inputs pour minimiser ses coûts de
production.
« Si les salaires sont bas, l’entreprise peut choisir de produire avec
plus de travail et moins de capital ». Cela n’est vrai que lors
d’une augmentation des capacités de production ou pour un
nouvel investissement.
113
Partie I- Le comportement du producteur
114
Chapitre 1: Les décisions de production
I- La technologie de production
115
I- La technologie de production
116
I- La technologie de production
• Le court terme
Une période de temps durant laquelle il n’est pas possible
d’ajuster les quantités d’un ou de plusieurs facteurs de
production. Ces facteurs sont appelés facteurs fixes.
• Le long terme
Une durée de temps suffisamment longue pour que tous les
facteurs puissent être variables.
117
1- L’analyse à court terme
Dans ce cas, le seul facteur variable est le travail. L’entreprise
ne peut augmenter la production qu’en augmentant la quantité
de travail.
Quelle relation existe entre travail et production.
Quantité de Quantité de Production
Travail (L) Capital (K) totale (q) ▪ Quand la quantité de travail est
0 10 0 nulle, la production est nulle.
1 10 10
2 10 30 ▪ En ajoutant du travail, la
3 10 60 production (q) augmente jusqu’à
4 10 80 un niveau de 8 unités de travail.
5 10 95
6 10 108 ▪ À partir de ce point, la production
7 10 112 décline : Augmenter la quantité de
8 10 112 travail peut se révéler
9 10 108
contre-productif.
10 10 100
118
1- L’analyse à court terme
• La productivité moyenne:
119
1- L’analyse à court terme
• La productivité totale d’un facteur: s’interroger sur l’impact
d’un seul facteur travail sur la production (K=Cte).
Exemple: l’abaissement de la durée légale du travail se traduit-elle
par une baisse de la production totale, un ralentissement de la
croissance économique?
120
1- L’analyse à court terme
0 10 0 — —
1 10 10 10 10
2 10 30 15 20
3 10 60 20 30
4 10 80 20 20
5 10 95 19 15
6 10 108 18 13
7 10 112 16 4
8 10 112 14 0
9 10 108 12 –4
10 10 100 10 –8
121
1- L’analyse à court terme
Production
mensuelle
D
112
C Production totale
Au point D, la
60 production est
B
maximisée.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Travail mensuel
122
1- L’analyse à court terme
•À gauche de E : Pm> PM et PM augmente.
•À droite de E : Pm < PM et PM baisse.
P/L •Au point E : Pm = PM et PM est à son maximum.
•À 8 unités Pm = 0 et la production est à son maximum.
3 Productivité
0 marginale
E Productivité
2 moyenne
0 - De 0 au point E: les rendements
sont croissants: c’est la zone
d’incitation.
1 - Entre E et Pm=0 : les rendements
0 sont décroissants: zone rationnelle ou
L économique.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 - Au-delà de Pm=0: les rendements
0 sont négatifs: zone non économique
123
1- L’analyse à court terme
124
2- L’analyse à court terme
125
2- L’analyse à long terme: les deux facteurs sont variables
126
2- L’analyse à long terme
Facteur Travail
Facteur 1 2 3 4 5
Capital
1 20 40 55 65 75
2 40 60 75 85 90
3 55 75 90 100 105
Une isoquante est une courbe qui relie toutes les combinaisons
de facteurs permettant d’obtenir le même niveau de production.
127
2- L’analyse à long terme
Capital 5 E
par mois
Même principe que les CI:
4 Carte d’isoquantes
3
A B C
2
q3 = 90
D q2 = 75
1
q1 = 55
1 2 3 4 5 Travail par mois
128
2- L’analyse à long terme: TMST
• Les RMD du travail: en maintenant le capital constant, K =
3 et en augmentant L de 0, 1, 2 et 3:
• nous observons une augmentation de la production mais
avec un taux décroissant (de 55, 20 et 15) comme sur le CT
(court terme). C’est vrai aussi pour K.
129
2- L’analyse à long terme: TMST
▪ Le TMST est décroissant à
cause des rendements
5
marginaux décroissants (et
Capital
par mois 2
les isoquantes sont donc
4
convexes).
1
▪ L’augmentation de la
3 production due à une
1 utilisation supplémentaire
de travail est égale à :
2 1
(PmL). ΔL (avec ΔL>0).
2/3
1
Q3
=90
1/3 Q2 ▪ La réduction de la
1 1
=75 production due à une
Q1
=55 utilisation moins importante
1 2 3 4 5 Travail par de capital est égale à :
mois (PmK). ΔK (avec ΔK<0).
130
2- L’analyse à long terme: TMST
131
3- L’analyse à long terme: cas particuliers d’isoquantes
Capital
par mois A
C
Q1 Q2 Q3
Travail par mois
132
3- L’analyse à long terme: cas particuliers d’isoquantes
Q3
C
Q2
B
K1 Q1
A
Travail par mois
L1
133
Le choix du producteur
• Le programme d’optimisation s’écrit:
134
4- Les rendements d’échelle
135
4- Les rendements d’échelle
La nature des rendements d’échelle peut être déterminée en étudiant
l’homogénéité de la fonction de production.
Le théorème d’Euler: une fonction est homogène de degré m si:
Trois cas:
• m<1 rendements décroissants;
• m=1 rendements constants
• m>1 rendements croissants.
136
5- L’élasticité de substitution
137
5- L’élasticité de substitution
es = Δ(k/L) en % / Δ(w/r) en %
139
Chapitre 2- Les coûts de production
140
Chapitre 2- Les coûts de production
141
Chapitre 2- Les coûts de production
142
Chapitre 2- Les coûts de production
Certains coûts varient avec le niveau de production, alors que
d’autres restent inchangés tant que l’entreprise produit.
Le coût total peut être décomposé en :
▪ Le coût fixe. Ce coût ne varie pas avec le niveau de
production. La seule façon d’éliminer un coût fixe est
d’arrêter de produire (ex: Loyer, assurances…).
▪ Le coût variable. Ce coût varie avec le niveau de
production (matières premières, intermédiaires, salaires..).
• Le coût total de production est égal à la somme du coût fixe et
du coût variable : Le coût total est la dépense minimale qu’une
entreprise doit engager pour atteindre un volume de
production donné.
143
1- Les coûts de production: coûts fixes et variables
144
2- Les coûts de production: coûts marginaux et moyens
145
3- Les coûts de production: le court terme
• Les coûts qui sont fixes dans le court terme peuvent ne plus être fixes dans le
long terme. En fait, la plupart des coûts deviennent variables dans le long terme.
Niveau de Coût Coût Coût Total Coût Coût Fixe Coût Variable Coût Total
production Fixe Variable Marginal Moyen Moyen Moyen
• On sait que:
147
4- Les courbes de coûts dans le CT
CT
Coût Le coût total CT
($ par an) 400 est la somme verticale
de CF et de CV. CV
Output
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
148
4-Les courbes de coûts
Cm
CTM
CVM
CFM
4- Les courbes de coûts dans le CT
150
5- Les coûts de production: le long terme
• À long terme, l’entreprise peut faire varier tous ses facteurs de
production. Elle doit les choisir en minimisant ses coûts, pour
une quantité d’output donnée.
• Comment sélectionner les facteurs de production pour produire
à un niveau donné en minimisant les coûts ?
• Par hypothèse, on a :
▪ deux facteurs de production, travail (L) et capital (K) ;
▪ un prix du travail, taux de salaire (w) ;
▪ un prix du capital = coût d’usage du capital r.
▪ (r = taux de dépréciation + taux d’intérêt)
151
5.1- Le choix des facteurs et minimisation des coûts
152
5.1-Le choix des facteurs et minimisation des coûts
Q1
K3
C0 C1 C2
Travail par an
L2 L1 L3
153
5.1- Le choix des facteurs et minimisation des coûts
154
5.2- Le sentier d’expansion à court et à long terme
• Le sentier d’expansion décrit les combinaisons de capital et
de travail choisies par l’entreprise pour minimiser ses coûts à
chaque niveau de production. La pente est égale à ΔK/ΔL.
Capital E
par an
Sentier d’expansion
de long terme
A
K2
Sentier
P d’expansion de court terme
K1 Q2
Q1
Travail par an
L1 L2 B L3 D F 155
5.2- Le sentier d’expansion à court et à long terme
156
6- Le coût moyen de long terme
• À long terme, la capacité de faire varier la quantité de
capital autorise l’entreprise à réduire ses coûts.
• Pour voir comment les coûts varient quand l’entreprise
varie sa production sur le long terme, nous analysons
les courbes de coût moyen et de coût marginal à long
terme.
• La forme des courbes dépend de l’échelle de
production:
157
6- Le coût moyen de long terme
158
6- Le coût moyen de long terme
CT
CT CM, Cm
330
CM = Cm
300
Q Q
100 110
315
300 CM
Q Cm Q
100 110
CT
CT Cm
CM, Cm
CM
360
300
Q Q
100 110
160
6- Le coût moyen de long terme
161
6- Le coût moyen de long terme
• Les coûts moyens CM et marginaux Cm de long terme sont tels que :
▪ Si CmLT < CMLT, alors, CMLT baisse.
▪ Si CmLT > CMLT, alors, CMLT augmente.
▪ Si CmLT = CMLT, alors, CMLT est à son minimum.
Production
162
7- Coûts et rendements d’échelle
163
7- Coûts et rendements d’échelle
• Si EC = 1, alors, Cm = CM.
▪ Les coûts augmentent proportionnellement avec Q.
▪ Il n’y a ni économie ni déséconomies d’échelle.
164
Les coûts de long terme avec économies et déséconomies d’
échelle
La courbe de coût moyen de long terme CMLT est l’enveloppe des courbes de coût
moyen de court terme CMCT.
165
Approche mathématique de la théorie de la production et des coûts
Sous contrainte:
Sous contrainte:
166
Approche mathématique de la théorie de la production et des coûts
La fonction de coût de CT :
Application : ; w = r = 1 et CF = 10
167
Chapitre 3- La maximisation du profit et l’offre concurrentielle
1. La pure concurrence
2. La maximisation du profit
168
Chapitre 3- La maximisation du profit et l’offre concurrentielle
1- La pure concurrence
▪ l’atomicité des acteurs (taille, price takers, aucun
impacte sur le prix du marché);
169
2- La maximisation du profit
170
3- La recette marginale, le coût marginal,
et la maximisation du profit
A
R(q)
Production
q*
π(q)
171
3- La recette marginale, le coût marginal,
et la maximisation du profit
• Le profit est négatif pour de faibles niveaux de
production, car la recette est insuffisante pour couvrir les
coûts fixes et variables.
• Lorsque la production augmente, la recette augmente plus
vite que les coûts, si bien que le profit devient positif.
• Le profit continue à augmenter jusqu’à ce que la
production atteigne le niveau q*.
• Le profit est maximisé quand Rm(q) = Cm(q)
172
3- La recette marginale, le coût marginal,
et la maximisation du profit
173
4- Le choix du niveau de production dans le court terme
π = (P – CM) .Q
174
4- Le choix du niveau de production dans le court terme
Prix Cm
Perte de
50 Perte de profit pour
profit pour q2 > q*
q1 <q*
Le profit réalisé à q 40 RM = Rm = P
= 8: Π = (40-30).8 = CM
80 30 CVM
20 q1 : Rm > Cm
q2 : Cm > Rm
q* : Cm = Rm
10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Production
*
q1 q q2
175
4- Le choix du niveau de production dans le court terme
176
4- Le choix du niveau de production dans le court terme
177
4- Le choix du niveau de production dans le court terme
Prix Cm CM
B
C
D P = Rm
A
CVM
F
E
q* Production
178
5- La courbe d’offre de court terme d’une entreprise concurrentielle
179
5- La courbe d’offre de court terme d’une entreprise concurrentielle
Cm
P2
CM
P1
Courbe d’offre
CVM
P = CVM
q1 q2 Production
180
6. La courbe d’offre de la branche
à court terme
181
La courbe d’offre de la branche
à court terme La courbe d’offre de court
terme de la branche est la S
Prix Cm1 Cm2 Cm3 somme horizontale des
courbes d’offre des
entreprises.
P3
P2
P1
Q
2 4 5 7 8 10 15 21
182
7- Le choix de la production à long terme
• À long terme l’entreprise peut faire varier tous ses facteurs, y compris la
taille de son usine.
• On suppose encore libre entrée et libre sortie.
▪ Pas de restrictions légales ni de coûts spéciaux.
• Dans le court terme, une entreprise fait face à une courbe de demande
horizontale (price taker).
183
7- Le choix de la production à long terme
q1 q2 q3
184
7- Le choix de la production à long terme
Q = f(P) où à l’optimum: P = Cm
185
8- Seuils de rentabilité et de fermeture
• Dans le LT: SF = SR =
L’entreprise doit couvrir ses coûts variables et fixes.
186
8- Seuils de rentabilité et de fermeture
Prix
Cm
Entrer
CM
SR= CMmin
CVM
Rester
SF=CVMmin
Sortir
Q1 Q2 Production
187
Application
188
La réaction de l’entreprise à un changement dans
les prix des facteurs
Prix Le coût d’un input
augmente
Cm2 et Cm se déplace
Réduction du profit vers Cm2 alors que
perdu associée à une q baisse jusqu’à q2.
baisse de production. Cm1
$5
q2 q1 Production
189
Essence : courbes de demande de court et de long terme
Prix DCT
• Dans le court terme, on ne peut pas
facilement ajuster sa
consommation.
• Dans le long terme, les gens
adoptent des automobiles plus
petites et plus économiques.
DLT
Quantité d’essence
190
5. Élasticité de court terme et élasticité de long terme
Prix DLT
• D’abord, les gens diffèrent
leur achat de nouvelles
automobiles.
• À plus long terme, les
anciennes automobiles
s’usent et doivent être
remplacées.
DCT
Quantité d’automobiles
192
Élasticité de l’offre de court terme et de long terme
193
Élasticité de l’offre de court terme et de long terme
SC
Pri
x T
SL
T
Voitures neuves
194
Élasticité de l’offre de court terme et de long terme
Pri SL SC
x
T T
Voitures
d’occasion
195