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Critères d'Investissement: VAN et TRI

Ce document décrit différents outils et critères pour évaluer la pertinence d'un investissement, notamment la valeur actuelle nette (VAN) et le taux de rendement interne (TRI). Il présente également la notion d'actualisation des flux futurs et modélise une fonction d'investissement décroissante du taux d'intérêt.

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Critères d'Investissement: VAN et TRI

Ce document décrit différents outils et critères pour évaluer la pertinence d'un investissement, notamment la valeur actuelle nette (VAN) et le taux de rendement interne (TRI). Il présente également la notion d'actualisation des flux futurs et modélise une fonction d'investissement décroissante du taux d'intérêt.

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Actu alisa tion, cri t è r es d e choix

d ’inv es tisse m e n t (V.A.N . e t


T.R.I ) , fonc tion d ’inv es tisse m e n t
Lorsqu’un agent se procure des moyens et des facteurs de
production, on dit qu’il investit. Un investissement a pour objectif
d’accroître la production future d’une entreprise ou la richesse d’un
individu, il s’accompagne toujours d’une dépense d’investissement .
Dès lors se pose la question de la rentabilité et de l’intérêt de
l’investissement. L’évaluation est rendue difficile par l’étalement dans le
temps des recettes de l’investissement. Celles-ci doivent être actualisées
pour constituer des éléments de comparaison utiles avec la dépense
initiale. On présentera différents outils qui permettent de juger de la
pertinence d’un investissement et qui constitue par là des critères de choix
d’investissement.

I. De la nécessité de l’actualisation

Lorsqu’il envisage d’investir, l’entrepreneur cherche principalement à


évaluer le profit que l’investissement lui permettra réaliser. Pour cela il lui
faut comparer la dépense initiale (et fixe) aux flux de revenus qu’il attend
chaque année. Cependant, il doit prendre en compte le fait qu’une somme
100 versée dans le futur à moins de valeur qu’une somme 100 versée
immédiatement. Cela tient à l’attitude universelle de préférence pour le
présent des agents économiques. L’entrepreneur doit actualiser ses
revenus futurs, les ramener à leur valeur actuelle.

Pour chaque individu, on peut définir un taux de préférence pour le


présent (ou taux d’actualisation). Si pour un agent A, il est indifférent
d’obtenir la somme 100 € cette année ou la somme 130 € l’an prochain,
son taux de préférence (γ ) est alors de 30% :

130=10 +
0 γ
.100
(130−100
)
γ= =30
%
100

En sens inverse, on peut déterminer que, à ce taux d’actualisation, 100 €


l’année prochaine équivalent aujourd’hui à une somme u=76,92 €

1
00=
(+
130
%)×u
100
u= ≈76
,92
(1+30
% )

D’une manière générale, la valeur présente (S 0 ) d’une somme Sn , reçue


dans n années et pour un taux de préférence γ , est donnée par
l’expression :
Sn
S0 =
(1+γ)n

Ce taux d’actualisation est personnel, mais on admet que le taux d’intérêt


réel r, parce qu’il représente la rémunération de la renonciation à la
consommation immédiate, est un bon indicateur de la préférence
collective dans une économie donnée.

II. Les critères de choix d’investissem en t

L’entrepreneur va donc exploiter la notion d’actualisation et son


application mathématique afin de déterminer la valeur des revenus futurs
de son investissement de façon pertinente. Ainsi il pourra juger l’intérêt ou
non qu’il a à investir.

a. La VAN perme t de juger de la rentabilité d’un


investissem e n t

La Valeur Actuelle Nette (VAN), on parle également de


bénéfices actualisés , est égale à la différence entre la somme des revenus
actualisés et le montant de l’investissement initial. Elle permet de mesurer
correctement le bénéfice tiré de l’investissement. Pour un projet à
investissement initial unique I 0 et dont la durée de vie est de n année elle
se définit ainsi :

R R2 Rn
VAN=−I0 + 1 + 2
+...+
1+r (1+r) (1+r)n
n
VAN=−I0 +∑ t t
R
t=1 (1+r)

r est égal au taux d’intérêt réel et représente ici le taux d’actualisation.

Si la VAN est négative, l’investissement ne doit pas être réalisé car les
recettes ne couvrent pas les dépenses. Si la VAN est positive cela signifie
que l’entreprise va pouvoir récupérer le capital investit et dégager des
surplus dont la valeur actuelle est égale à la VAN.
Dans la plupart des cas, plus le taux d’actualisation augmente, plus la
valeur actuelle des revenus futurs diminue. La VAN décroît donc pour des
valeurs croissantes du taux d’actualisation.
Cependant la sommation des revenus actualisés ne suffit pas à juger
pleinement de la pertinence d’un investissement.

B. Le TRI perm e t de compare r l’investissem e n t au coût


d’oppor tuni t é qu’il génère

En effet, il est nécessaire que la rentabilité des fonds investis dans le


projet soit au moins aussi bonne que celle qu’on aurait obtenu en plaçant
les mêmes fonds sur les marchés financiers. Cela revient à évaluer si la
rentabilité des fonds engagés est supérieure au coût d’opportunité
Ainsi, on cherche le taux de rende m e n t interne (TRI) 1 , celui qui
permet d’égaliser le coût d’investissement et les revenus actualisés qu’on
en tire. Le taux de rendement interne est donc le taux d’actualisation pour
1 Parfois appelé taux interne de rentabilité (TIR)
lequel la VAN est nulle :
n
VAN=−I0 +∑
Rt
=0
t=1 (1+TRI)t
Soit : n
I0 =∑
Rt
t=1 (1+TRI )t

Si on détermine que le TRI d’un projet d’investissement est inférieur au


taux d’intérêt réel des marchés financiers, il est préférable de renoncer à
celui- ci même s’il est rentable, car on peut gagner plus en achetant
simplement des titres.

I. L’élabora tion d’une fonction d’investissem e n t ,


une fonction décroissante du taux d’intér ê t .

De là, on peut modéliser une fonction d’investissement en se référant à la


courbe d’efficacité marginale du capital (ou courbe de demande du
capital).

A. La demande de capital

Sur un marché parfaitement concurrentiel, un facteur de production est


utilisé jusqu’à ce que sa productivité marginale égale son coût marginal.
La demande de capital (de biens d’investissement) répond à la même
logique, c’est donc une fonction décroissante du prix du capital. Lorsque
l’investissement augmente, l’efficacité marginale du capital diminue. La
demande de capital est telle que la productivité marginale physique du
capital (Pmk) est égale au prix réel du capital (P k /P avec P comme indice
général des prix).
Pk
=PmK
P
Le prix réel du capital est mesuré, dans l’analyse macroéconomique,
par le taux d’intérêt réel (i). En effet, un producteur n’a intérêt à investir
que si la productivité marginale de l’euro investi est supérieure au taux
d’intérêt réel versé pour un euro placé sur les marchés financiers. Il est
possible de tracer une courbe de la demande de capital, ou courbe
d’efficacité marginale du capital (ici e).
Cette courbe d’efficacité marginale du capital, comparé à la valeur du
taux d’intérêt (ici r x ) va donc permettre d’évaluer s’il est opportun ou non
d’investir. En effet, Keynes souligne que « le flux d’investissement sera
porté au point de la courbe de demande de capital où l’efficacité
marginale du capital en général tombe au niveau d’intérêt du marché. » 2
On en revient à l’analyse permise par la détermination du TRI.
L’investissement sera réalisé à partir du moment ou i<TRI.

B. La Fonction d’investissem e n t

Dès lors, on peut déduire une relation entre investissement et taux


d’intérêt et élaborer la fonction d’investissement proprement dite.
Sur la courbe précédente on voit que lorsque le taux d’intérêt baisse en
passant de r1 à r2, l’investissement augmente en passant de I 1 à I2 . On
peut de cette façon élaborer une infinité de couple (I, r). en les reportant
sur un graphique on détermine la représentation de I(r).

2J.M KEYNES, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ,


chapitre 11
L’investissement I est donc une fonction décroissante du taux d’intérêt
réel r
I=I(r) avec I’(r) < 0 (la dérivée est négative)

> Cependant, la pertinence d’une telle formalisation doit être relativisée,


dans la réalité les études empiriques montrent que la corrélation entre
taux d’intérêt et investissement n’est pas évidente. Cela est probablement
dû à des critères psychologiques et sociologiques. L’incertitude des visions
à long terme (on ne sait pas précisément quels seront les coûts de
production, le volume des ventes, la valeur du taux d’intérêt etc.) place les
agents dans un état de plus ou moins grande confiance souvent
irraisonné. Ce dernier jouant un rôle primordial dans la décision
d’investissement, les évaluations n’en sont rendues que plus difficile.
Bibliographie :

[Link], [Link], Initiation à la macroéconomie : l’équilibre de courte


période , Paris : Hachette Supérieur, 1995
BAILLY, CAIRE, LAVIALIE, QUILES, Macroéconomie, Rosny : Bréal, 1999,
Chapitre 3.
- pp112 et 113 pour les graphiques
J. GÉNÉREUX, Économie politique, tome 3 : Macroéconomie, Paris :
Hachette supérieur, 4 e édition, 2004, pp22- 23 et pp39- 42
[Link], [Link], Les choix d’investissement : Méthodes
traditionnelles, flexibilité et analyse stratégique, Paris : Economica, 1995
J.M. KEYNES, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la
monnaie, Paris :Payot, 1942, chapitres 11 et 12

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