Macro Econom I e
Macro Econom I e
MACROECONOMIE
Licence éco-gestion 1ère année. Année universitaire 2013-2014
Equipe pédagogique :
I. Présentation du domaine
L’économie qui s’est développée avec la révolution industrielle, s’inscrit dans une
démarche scientifique : Observer, Théoriser, Vérifier (Tester).
Elle est donc passée du statut d’économie politique au statut de science économique.
L’économie explique comment ces biens et services qui constituent la richesse sont
créés et répartis entre les membres de la société.
Pour réaliser cette richesse, les hommes mettent en place des structures (entreprises,
marchés…) et des systèmes (capitaliste, socialiste, néolibéral, asiatique…) afin de
favoriser la production de la richesse et sa répartition. La richesse ainsi créée, a pour but
de satisfaire les besoins humains.
2- Le rôle de l’économiste dans la société ?
L’économie étant une science humaine, l’homme est donc l’élément de base de la
réalité économique. Pour expliquer le fonctionnement de l’économie, il faut
comprendre et expliquer le comportement de l’homme. Mais comme son
comportement échappe à toute formalisation définitive, l’économiste ne peut que
dresser des hypothèses comportementales.
Cependant, il existe une difficile neutralité de l’économiste. Il lui est souvent impossible,
face à un fait économique de faire abstraction de ses préjugés, de ses opinions
politiques, philosophiques ou morales.
La première décrit les faits et les comportements tels qu’ils sont tandis que la deuxième
écrit ce qui doit être.
Dans l’approche macroéconomique, l’économie est analysée sous son aspect global : il
s’agit de comprendre le fonctionnement de l’économie dans sa globalité. L’économiste
dans cette approche se place au niveau de l’économie nationale. Il s’agit d’étudier le
comportement de groupes d’agents au sein de l’économie.
Elle permet en outre de comprendre les effets des politiques économiques et des
réglementations mises en œuvre par les gouvernements sur la croissance et le
développement économique.
Pour cela, elle a besoin d’un outil pour mesurer les opérations qui sont réalisés au sein
de l’économie ainsi naît la comptabilité nationale moderne, qui permet aux
macroéconomistes de mettre en relation les grands agrégats tels que le PIB, le niveau
des prix, la consommation, l’emploi…
Ils ont recours également à la technologie des modèles (la modélisation), qui est aussi
utilisée dans divers domaines scientifiques. En ce qui concerne l’économie, un modèle
est une représentation simplifiée de l’économie qui s’attache à en restituer certaines
caractéristiques. La modélisation en macroéconomie peut être :
Dans leur analyse, les macroéconomistes s’intéressent dans un premier temps à trois
indicateurs :
INTRODUCTION GENERALE
L’évolution des grands courants de pensée
Les deux approches de l’économie
L’émergence de l’approche macroéconomique
Le mot « économie » trouve son origine dans les mots grecs « oïkos » et « nomos » qui
signifient les lois pour une meilleure utilisation (organisation) des biens d’une
maison dans un but de maximisation.
Khréma = richesse
Plus tard, la richesse sera au centre de l’économie c’est-à -dire ce qu’Aristote critiquait
à son époque.
- Bullionisme (Espagne)
- Mercantilisme industriel (France)
- Mercantilisme anglais
La traite négrière guadeloupéenne est issue de l’optique de cette époque.
C’est ce qui nous intéresse, l’économie s’est développée à travers plusieurs écoles de
pensée (rassemblement de spécialistes du domaine : économistes… pour élucider un
certain nombre de problèmes de la société).
Ce n’est pas tout à fait une école de pensée car aucun spécialiste n’y figure.
→ L’école classique
Apparue au début des années 1770, composée à l’origine par des anglais, c’est la 1ère
école de pensée car elle regroupe des spécialistes. On retient en particulier Adam
SMITH qui est le père de l’économie. L’école est reconnue à la publication d’Adam
SMITH soit la richesse des nations en 1776.
Il pose ainsi la Théorie de la valeur du travail. Tous les économistes qui le suivront
travailleront sur cette théorie. David RICARDO, proche d’Adam SMITH, travaillera et
apportera beaucoup sur la théorie de la valeur du travail. La société a déjà bien évolué à
ce moment. Toutefois, personne ne critique le libéralisme. L’école des physiocrates a été
surnommée la secte des économistes.
Après, on a Thomas Robert MALTHUS, Jean Baptiste SAY (le seul français) et l’école se
ferme après plus d’un siècle avec John Stuart MILL. C’est une société constituée de
marchés.
→ L’école marxiste
Elle est à cheval entre l’école classique et l’école néoclassique. Elle est créée par Karl
MARX.
→ L’école néoclassique
On assiste à une explosion des sciences. Les économistes se laissent lésés car l’économie
n’a pas encore intégrer la science. Ils vont tout faire pour que les théories économiques
deviennent scientifiques. Il faut dorénavant expérimenter, vérifier, prouver… à l’aide
d’outils, de mathématiques, de statistiques…
On a deux approches :
- Macroéconomie
- Microéconomie (formalisation de l’économie)
D’autres : Stanley JEVONS, Vilfredo PARETO, Antoine-Augustin COURNOT
(mathématicien qui apportera son aide dans la maîtrise de l’outil mathématique).
Crise de 1929 : importante et structurelle, elle nous informe que les fondements ne
sont pas bons, c’est-à -dire le paradigme (des physiocrates au néoclassique). Le
libéralisme va changer de forme, intervention de l’état.
Exemple : des maisons en bois en Guadeloupe, les cyclones, besoins de socles, autres
constructions…
→ L’école keynésienne
Les keynésiens (et les néokeynésiens) militent pour une intervention non
systématique de l’Etat. Ce sont les plus libéraux.
Les classiques (et les néoclassiques) qui sont libéraux purs et durs, l’Etat doit
corriger automatiquement les problèmes, pensée ricardienne.
PREMIERE PARTIE : COMMENT MESURER
L’ACTIVITE ECONOMIQUE ?
CHAPITRE INTRODUCTIF
La comptabilité nationale.
Comment mesurer l’activité économique ? Il faut mesurer tout ce qui se fait sur
l’économie. Par exemple, l’Etat doit savoir exactement ce qu’il se passe pour savoir ce
qu’il doit faire.
Après la SGM : la CNF, toutes les nations ont créé leur comptabilité qui
n’était pas cohérente avec les autres
Système comptable onusien : 1953
Chaque état va se donner les moyens pour que leur système se rapproche de l’onusien.
En France, des réformes (1967, 1976, la signature Maastricht en 1993, 1995 = même
système de comptabilité) pour rapprocher le CNF de ce système.
- Elle est un outil d’aide à la décision en particulier pour l’Etat qui doit
prendre des mesures de politique économique
A) La convention de temps
Cette convention va nous indiquer la durée, la comptabilité se fera sur quelle
durée ?
B) La convention d’espace
On parle de comptabilité nationale, il y a lieu de préciser pour la comptabilité ce qu’est la
France, le contour, les limites…
On a l’hexagone, les DOM, les COM (les TOM ne sont pas intégrés dans la France).
- sur les flux (ce qui circule dans l’économie : matériel, immatériel et
monétaire ; la production et les services sont des flux réels)
- et sur les stocks (peut varier d’une année à l’autre) qui concernent tous
les actifs physiques. On a une variation négative si on puise dans le stock,
variation positive si on produit d’autres éléments que l’on ne vend pas.
Ces flux et stocks sont synthétisés dans les comptes (ce qui peut être mesuré
contrairement aux activités informelles : travail au noir, trafic…).
EMPLOIS RESSOURCES
Les opérations qui entrainent une Les opérations qui entrainent une
sortie d’argent. entrée d’argent.
Solde = R – E
Total Emplois Total Ressources
Il y a une différence entre ce qui est reçu et ce qui est versé : c’est le solde. Il est toujours
inscrit en bas à gauche.
Ce sont les soldes qui vont nous donner des informations sur la création ou sur la
répartition.
Le 1er compte est celui de la production car c’est celui de la création de la richesse
pour les secteurs institutionnels.
Le compte suivant est le compte d’exploitation qui nous renseigne sur la répartition de
cette valeur ajoutée.
Exemple
E Entreprise Ménages R
R
7 000 (CI) P = 10 000 3 000 (C) (E) (E) = (R)
(farine) C + CI = P
(R) 3 000 + 7 000
= 10 000
Une opération concerne généralement deux secteurs institutionnels : pour l’un, elle
constitue une ressource, pour l’autre un emploi (voir exemple du tableau). Cette
double écriture à l’avantage de faire apparaitre les relations entre les secteurs
institutionnels et le sens des flux qui les relient.
S : secteur
1 : économie nationale
1 : 1er secteur institutionnel
Exemple : P = production
Ce sont des sociétés qui exercent essentiellement des activités non financières. Elles
produisent les biens et les services marchands. C’est ce qui se vend sur le marché à
un prix marché (au-dessous du prix de production).
Nous avons toutes les formes de sociétés, quelque soit le statut juridique (anonyme,
multinationale,..) et le mode de contrôle (privée, publique, nationale, …).
Les auxiliaires financiers (exemple de la société qui gère les cartes bancaires).
Secteur institutionnel regroupant l’Etat (les pouvoirs publics). Leur fonction principale
est la production de services non marchands.
- Les syndicats
- Les partis politiques
- Les ONG
- Les associations loi 1901 : associations sportives et/ou culturelles
- Les confessions religieuses
Ces 5 secteurs institutionnels sont des secteurs de l’économie nationale. Ils sont
constitués d’unités résidentes.
Le reste du monde regroupe les unités institutionnelles (UI) non résidentes qui
effectuent des opérations avec les UI résidentes. Tout ce qui n’est pas français (tout ce
qui n’appartient pas au territoire économique français) est le reste du monde :
2. Ressources principales
Pour les SNF (production de biens et services marchands), sa production est venue
contre une valeur financière (fruit de la vente, recettes de production). La recette de
vente est sa ressource principale. L’entreprise peut avoir à cô té d’autres types de
ressources comme de subventions d’exploitation venant de l’Etat, des dettes,…
Pour les SF, qui assurent le financement de l’économie, (vente de services financiers
contre rémunération). La rémunération peut prendre plusieurs formes comme le
SIFIM (service d’intermédiation financière indirectement mesuré). Dans le SIFIM, on a le
prix des services :
La banque doit nous verser des intérêts. Au final, ce qui reste à la banque c’est la
différence des taux : les crédits accordés (la banque recueille les intérêts) et les
placements (la banque doit verser des intérêts).
Toutes les unités composant ce secteur reçoivent en retour le prix de ce service qui
constitue leur ressource principale.
Pour les ménages S14, leur fonction principale est la consommation. Il leur faut donc
des revenus. Ces revenus sont principalement issus :
1. La production (P)
La production est la 1ère opération de l’économie. La production se décline sous
plusieurs formes :
La production non marchande concerne aussi les ménages : les services domestiques
(jardinage, garde d’enfants…). La comptabilité nationale mesure le coû t de ces services
au coû t de production (de la valeur de ce qu’on verse).
Les ISBLSM produisent aussi des services non marchands.
B) Exportations (X)
Les biens et services fournis par les agents résidents aux agents non résidents.
Biens et services vendus au reste du monde.
Toutes les opérations sur les biens et services concernent cette catégorie. Je produis, je
consomme, j’importe, j’exporte, j’investis (dans) un bien ou service…
Cette catégorie est scindée en deux sous-catégories : une primaire et une secondaire.
Les agents économiques (ménages avec leur épargne, ils peuvent acheter des titres
financiers aux entreprises et reçoivent une rémunération), les agents qui disposent de
fonds peuvent mettre à la disposition des entreprises du capital financier.
Titres achetés par les ménages: des actions (les porteurs d’actions reçoivent des
dividendes lorsqu’il y a des profits), des obligations (la rémunération est un intérêt
d’obligation, c’est une rémunération sure),… Ce sont des revenus primaires.
Ici, les fonds sont mis directement à la disposition des entreprises. Il peut avoir des
fonds indirectement donnés : par le placement de fonds, de capitaux, … ils peuvent avoir
des crédits… les porteurs de placements reçoivent des intérêts de placement.
Généralement, en passant par des banques.
Pour l’impô t sur la production et l’importation, l’Etat prélève directement et reverse aux
prestations sociales, aux allocations…
- Cotisations salariales,
- Cotisations patronales
- Et cotisations volontaires (versées par les entrepreneurs individuels).
Pour les prestations sociales, on a :
- Allocations familiales
- Allocations pour les enfants
- Allocations pour les personnes vivant seules
- Allocations pour les personnes âgées
- Etc…
C’est ce que l’Etat fait pour les autres agents en situation nécessiteuse, les taux différés,
….
D) Les autres transferts courants
Ce sont les courants entre assurés et assureurs :
La prime d’assurance est versée par l’assuré à l’assureur. Lorsqu’il y a dommage, les
compagnies d’assurance doivent verser des indemnités aux assurés
Tous les transferts entre agents : verbaliser sur la route, amendes, … qui sont en dehors
des opérations précédentes.
Ces DTS sont la monnaie internationale du FMI : les adhérents peuvent échanger ou
déposer des fonds.
Numéraires et dépôts
Les numéraires est l’argent que nous avons sur nous : l’espèce, monnaie filibucière,
…
Les dépô ts sont l’argent mis sur nos comptes. Nous avons plusieurs dépô ts : dépô ts à
vue (comptes courants), dépô ts à terme (comptes d’épargne, livret A,…)… tout dépend
du degré de liquidité (plus on ne touche pas à l’argent plus il aura de la valeur).
Ce sont les titres qui s’échangent sur le marché financier sauf les actions.
Crédits
Ils sont accordés par les banques, par les institutions de crédits non bancaires.
Fonds mobilisés par les compagnies d’assurance leur permettant de faire des
placements sur les marchés financiers ou de faire face à des sinistres importants.
Tout ce que l’on ne peut classer dans les catégories précédentes. Exemple : crédits
commerciaux (acomptes faits entre entreprises,…)…
Les comptes sont les instruments qui permettent aux comptables de savoir ce qui se
passe dans l’économie.
Les comptes d’opérations courantes. Ils sont établis en termes de flux : E/R
(emplois/ressources)
Les comptes d’accumulation. Ils rendent compte de l’accumulation des actifs
physiques, des actifs financiers, des actifs non produits non financiers,… Ils sont
établis en terme de flux : VA/VP (variation actifs / variation passifs), variation du
capital technique…actifs : colonne gauche et passifs : colonne droite dans les
comptes.
Les comptes de patrimoine. Ils sont établis en stocks. Ils comportent : des
comptes de stocks, enregistrant à une date donnée, les encours d’actifs détenus et
de passifs contractés …
1. Le compte de production
C’est le compte le plus simple. C’est celui qui nous informe sur la richesse créée par
le secteur institutionnel. Tous les secteurs passent par ce compte.
EMPLOIS RESSOURCES
CI PM
PNM
PEFP
VAB
TOT TOT
La production entraine une recette de production. Dans les ressources, on retrouve
toute forme de production : production marchande des entreprises individuelles,
production non marchande des ménages, production pour emploi final propre…
Pour les ménages, on peut avoir les trois formes. Pour les SNF, que la production
marchande…etc.
Pour réaliser leurs productions, les agents ont besoin d’intrants (emplois).
Tout compte doit avoir un solde qui donne une information. Rappel : Total ressources –
total emplois. Chaque solde a un nom. Ici, c’est la valeur ajoutée brute (VAB).
Chaque compte donne une information. Ici, quelle est la richesse créée par le secteur
institutionnel ?
Pour construire un compte, il doit toujours être équilibré !!! Total ressources = total
emplois.
Lorsque nous intégrons les comptes (on les met tous ensemble), la ligne des totaux
disparait (plus d’équilibre).
2. Le compte d’exploitation
Ici, nous commençons la répartition primaire. C’est ce compte qui va nous exprimer
les charges d’exploitation.
EMPLOIS RESSOURCES
RS VAB
TP/M
SE (-)
EBE ou RMB
TOT TOT
Par intégration, la première ressource est la VAB. En emplois, on regarde ce que l’on a
fait de la VAB, comment elle a été utilisée. Le secteur va payer sa charge d’exploitation :
charge salariale (rémunération du facteur travail : part de la richesse que les salariés
auront) et charge fiscale (impô t que l’Etat va prélever sur cette richesse).
Le solde, ici EBE (excédent brut d’exploitation : c’est ce qui reste à l’entreprise après
qu’elle ait payée ses charges d’exploitation) ou RBM généralement pour les ménages
(revenu mixte brut : ce qui reste sur la richesse créée après les charges d’exploitation).
La subvention d’exploitation n’est pas automatique, cela dépend de la situation du
secteur.
Ici, nous devons avoir que des revenus primaires reçus ou versés. Toujours tous secteurs
confondus.
Le solde SBRP : solde brut des revenus primaires. C’est ce qui reste au secteur
lorsque les charges d’exploitations sont versées et que les revenus primaires sont versés
et reçus.
RDB
Total Total
Tous les impô ts et cotisations des administrations publiques se retrouvent en
ressources. Tous les impô ts et taxes payé(e)s seront en emploi.
Le RDB : le solde revenu disponible brut. C’est ce qui reste essentiellement pour
assurer la consommation et l’épargne. Naturellement, il y a des secteurs
institutionnels qui ne consomment pas comme les SF et les SNF. Le RDB est donc égal à
l’épargne brute.
EMPLOIS RESSOURCES
CF RDB
EB
TOTAL TOTAL
EB : le solde épargne brute. C’est ce qu’il reste après consommation. Il y a une seule
opération dans ce compte c’est la consommation finale.
VA VP
FBCF EB
CCF (AMORT) (-) Transferts nets en capital (Tr/k nets)
VS
Acquisitions nettes d’objets de valeur
Acquisitions nettes d’actifs NPNF
(CF+) ou (BF-)
Total Total
Ici, RDB = EB.
Soit on pose deux opérations distinctes soit en ajoutant le signe « + » ou « - » pour les
transferts nets.
Le transfert en capital c’est une somme versée ou reçue lors d’une mobilisation de
capital.
- FBCF : formation brute de capital fixe : acquisition de tout actif physique notamment
de biens de production, immobilier, immeubles, d’équipements informatique….
- CCF : consommation de capital fixe, appelée l’amortissement. Lorsqu’on acquiert des
biens de production, ces biens ont une durée de vie. Chaque année la comptabilité est
établie. Jusqu’à son obsolescence, le comptable doit tenir compte de ce bien mais doit
faire part de son usure.
- VS : variation de stock. Elle est déterminée par la différence entre le stock final et le
stock initial.
- Acquisitions nettes d’objets de valeur : on peut acquérir des objets mais aussi les
vendre. Acquisition nette = acquisition – cession. On peut enregistrer en acquisition
(+) et en cession (-). Objets de valeur : bijoux, tableaux de peintre célèbres, pièces
rares, manuscrits, œuvres littéraires…
- Acquisition nettes d’actifs NPNF (non produits non financiers) : l’opération la plus
courante est l’opération sur terrain (acquisition ou vente de terrain). De même, on
parle d’acquisition (+) et en cession (-).
CF+ : le secteur institutionnel a mobilisé une épargne qui a pu être complétée par de
l’argent reçue. Le secteur a utilisé l’épargne pour payer ses actifs et au bout, il lui restait
de l’argent. Cette capacité de financement peut être utilisée pour le financement de
l’économie : c’est-à -dire le transfert de cet argent pour les agents économiques qui en
ont besoin.
BF- : c’est une impossibilité de payer les actifs avec l’épargne obtenue augmentée ou
non de transfert de capital. Ces agents auront donc besoin de transfert du capital de
l’économie.
B) Le compte financier
C’est le compte qui présente la variation des actifs financiers.
VA Opérations VP
-Or monétaire et DTS
-Numéraires et dépô ts
-Titres autres qu’actions
-Crédits
-Actions et autres participations
-Actions et titres d’OPVCM
-Titres de fonds d’investissements divers
-Provisions techniques d’assurance
-Autres comptes à recevoir/à payer
Total Valeur financière nette (VA-VP) Total
On complète le compte par des chiffres dans les colonnes de gauche et de droite.
Ce sont les mêmes opérations trouvées dans les opérations financières (voir
précédemment). Pour l’enregistrement des opérations on aura « + » ou « - ».
Si on fait un dépô t sur un de nos comptes, il faut le placer dans la colonne VA en « + ». Si
on prend de l’argent sur ce même compte, toujours dans la colonne VA mais en « - ».
Ligne numéraires et dépô ts.
La mise en place des comptes n’est pas une fin en soi. Ces opérations vont permettre de
mettre en place des agrégats qui vont être utilisés pour mettre en place des ratios qui
vont nous permettre de trouver des outils de modélisation.
- Agrégats de la production
- Agrégats du revenu et de la dépense
1. Les agrégats de la production
La production (P) nationale. Cette production peut être marchande PM,
non marchande PNM, PEFP…
Le produit intérieur brut (PIB) pour mesurer la création de la richesse
nationale. La détermination est faite selon 3 optiques (méthode de
calcul):
- Optique Produit
PIB = ∑VAB + Impôts sur produits nets de SE + DD
PIB = la somme des valeurs ajoutées brutes + les impô ts sur produits nets de
subventions (TVA) + les droits de douane.
- Optique Revenu
Dans le compte d’exploitation et dans le compte de distribution, on accentue sur la
répartition de la richesse. Ici, on doit aussi retrouver cela :
PIB = revenu salarial + excédent brut d’exploitation (ce qui est réalisé et conservé par les
APU, les SF, les SNF) + revenu mixte brut (ce qui est réalisé et conservé par les ménages)
+…
- Optique Demande
Si une richesse est créée, elle est normalement demandée ou stockée.
PIB = CF + FBCF + VS + X – M
Pmc + Pms = 1
Ces taux servent à décrire l’état général de l’économie. Ils sont qualifiés de critiques car
ils doivent signaler une éventuelle entrée dans une situation critique d’un point de vue
sectoriel ou global. Cependant, la théorie économique et même les études empiriques
ont du mal à déterminer les seuils. Par exemple, la valeur critique du taux de couverture
est de 1%, mais cela ne veut pas dire que la situation est grave. Ce chiffre peut être
interprété comme une augmentation des biens d’équipement qui permettra à l’économie
dans le futur d’améliorer sa croissance.
Du point de vue comptable, les opérations sont toujours équilibrées, car elles sont
enregistrées après qu’elles aient été réalisées dans l’économie : l’équilibre comptable est
« ex-post ». On a dit auparavant qu’en économie, rien ne doit se perdre. Ainsi on doit
décrire la destination de l’opération effectuée : j’investis, je consomme, je produis,
j’importe, je stocke,…
Exemple : si toute la production est consommée, nous avons P = CF sinon nous avons P =
CF +VS.
Enfin, on peut dire que l’équilibre comptable est une nécessité statistique tandis que
l’équilibre macroéconomique est une hypothèse qui peut se réaliser ou non. Si
l’équilibre comptable n’est pas assuré, on peut penser qu’un mécanisme est bloqué
(exemple : activités illégales).
En plus du PIB, nous aurons la richesse qui est importée du reste du monde. Les
ressources disponibles sont composées de la richesse que nous créons nous-mêmes PIB
et celle que nous achetons aux autres
Y=C+I (3)
Y=C+I+G (4)
Y + M = C + I + G +X
Ou Y = (C + I + G) + (X – M) (5)
En économie fermée
Y=C+S (6) ⇒ S = Y – C
Y=C+I (3) ⇒ I = Y – C
On a donc S = I (7)
En économie ouverte
S = R – C = Y + RRDM – C (8)
Y = C + I + (X – M) (5)
S – RRDM + C = C + I + X –M
S – I = X – M + RRDM (10)
Si l’investissement est supérieur à l’épargne, le surplus d’argent peut être trouvé dans la
différence entre les exportations et les importations (si positif) et dans les revenus nets
issus du reste du monde.
Exemple:
S – I = X – M + RRDM
-100 = 70 + 30
∑ CF−BF
- Si la somme est positive, l’économie nationale sera en capacité de
financement.
- Si la somme est négative, l’économie nationale sera en besoin de
financement.
- Si la somme est nulle, l’économie nationale sera en équilibre.
Nous notons l’impô t net de transferts :
S = Y + RRDM – C – Tn (11)
Y = S – RRDM +C + Tn (12)
S – RRDM + C + Tn = C + I + G + X – M
Ce qui traduit l’identité entre la somme des CF et des BF des agents privés et de l’Etat.
CONCLUSION
La comptabilité nationale présente des limites :
(1) La non prise en compte des activités en dehors de l’évaluation monétaire. Par
exemple, la production pour emploi final propre n’a pas toujours été prise en
compte par la comptabilité nationale. Il y a de nombreuses activités réalisées par
des agents qui n’entrent pas dans l’évaluation monétaire. Exemple : emploi non
déclaré.
(2) Le problème de l’évaluation du PIB (indicateur quantitatif). Il nous indique la
richesse créée dans l’économie nationale. La fiabilité de cet indicateur est remise
en question. Il ne permet pas de prendre en compte les effets qualitatifs qui
pourraient être négatifs.
(3) La non prise en compte des activités du secteur informel. Dans ce secteur que l’on
a tendance à confondre avec le travail noir regroupe toutes les activités illégales.
Ce sont des activités que les statisticiens ne peuvent pas prendre en compte,
évaluer, …
DEUXIEME PARTIE : DE L’EQUILIBRE
NEOCLASSIQUE A L’EQUILIBRE KEYNESIEN
Introduction générale
Depuis la révolution industrielle, l’économie s’inscrit dans une démarche scientifique :
Observe, Théoriser et Vérifier.
Elle est désormais considérée comme une science, molle pour certains (prendre en
compte l’aspect humain) ou dure pour d’autres (rester essentiellement sur l’utilisation
des outils).
Il néglige des détails non pertinents pour centrer l’attention sur les liaisons
économiques essentielles.
Il met en évidence la manière dont les variables exogènes influencent les variables
endogènes.
Tout l’art de l’économiste est d’évaluer si un modèle donné rend compte de manière
pertinente des principales relations économiques.
Dans les modèles, nous avons 4 types de relations, pour des paramètres donnés :
Mais elle ne permet pas de répondre à un certain nombre de questions concrètes comme
par exemple :
Les échanges se font à l’aide de monnaie, et l’épargne se traduit par la détention de titres
émis par les entreprises.
C’est un modèle à trois marchés réels (travail, biens et titres), mais qui sont approchés
par la théorie comme s’ils étaient 4 avec le marché de la monnaie qui est considéré
comme un marché fictif dont le rô le est de déterminer le niveau général des prix,
permettant d’exprimer les valeurs nominales.
Valeurs nominales = valeurs réelles par rapport au niveau général des prix.
Exemple : salaire réel (net) = salaire nominal rapporté au niveau général des prix.
Les agents sont suffisamment nombreux pour que l’on soit dans un
régime de concurrence pure et parfaite sur chacun des marchés.
Ces hypothèses, bien qu’elles soient fortes, n’ont pas la capacité explicative totale du
modèle face à la complexité du « réel ». Les hypothèses microéconomiques vont être
conservées mais renforcées. Les principes de WALRAS sont donc repris dans un modèle
macroéconomique.
Ce sont les ménages qui offrent leur force de travail selon leur bon vouloir. Ils font le
choix entre le travail et le non travail.
Les conditions de l’offre de travail sont concurrentielles, son prix qui est le salaire réel
(w/p) est une variable exogène et chacun essaie d’optimiser sa situation individuelle sur
la base de la connaissance objective de ce prix.
Cependant, pour consommer, il faut travailler et donc diminuer son temps de loisir. On
dit alors que le travail est source de désutilité. Le travailleur doit donc faire face à une
contrainte budgétaire qui s’écrit :
PaC =WL+YP(2)
L’offre de travail est donc le résultat d’un arbitrage entre la consommation (et donc
travail) et le loisir. Le travailleur se trouve confronté au problème de maximisation
suivant :
{S .CMax U (C , L)
. : PaC =WL+YP
La valeur de sa consommation au prix qu’il anticipe (PaC) est égale à la somme de son
revenu salarial (WL où W est le taux de salaire) et de ses autres revenus YP (les
dividendes de ses actions, les différentes allocations ≠ des revenus de redistribution !!!).
Mais il n’est pas possible, à priori, de savoir dans quel sens varie l’offre de travail quand
le salaire réel augmente.
Graphique
Etablir l’équilibre pose problème ici. On a un seul point d’équilibre car aux extrémités,
on n’a pas de contradiction. Aux deux extrémités de la courbe, la relation peut s’inverser.
Selon Keynes, si le taux de salaire augmente, les travailleurs feront moins d’efforts (le
salaire augmente pour des heures en plus donc si on travaille moins on peut gagner le
même salaire).
*Ce schéma est le point de départ des exercices à venir que l’équilibre du marché
notamment.
Conclusion du graphique (1) : Les néoclassiques ont conclu que le premier effet (ce que
l’on a au milieu) l’emportait sur le second (extrémités) et que l’offre de travail est une
fonction croissante su salaire réel.
L’offre de travail peut représenter la population active (chô meurs involontaires,…) mais
aussi des individus recevant déjà un salaire et qui décident de ne pas travailler
(chô meurs volontaires). Offre de travail = population active – chô meurs volontaires.
B) La demande de travail
En longue période, la quantité de capital utilisée par l’entreprise est variable, la
fonction de production s’écrit :
'
Y =F ( K , L ) avec F k >0 et F ' l> 0
La quantité maximale produite est une fonction croissante des quantités de capital et de
travail utilisées.
Mon offre sera égale à : Y s =100∗10∗5²=25 000. Toute augmentation du facteur travail
entraine, sur une courte période, une forte augmentation de la production.
Avec iK le coû t en capital qui doit être pris en compte ! Coû t total = revenu salarial + coû t
en capital. Il faut maximiser la recette totale (production *prix) et minimiser le coû t total
an essayant d’avoir le plus grand écart possible entre les deux.
(3) …
Donc :
α −1
Pm L =Y s (L)=β∗A∗K∗L
siY s=100∗10∗L ²
'
alors Pm L=Y s( L) =200∗10∗L=2000 L
La demande de travail:
Pm L =w / p
w
2000 L=
p
1
∗w
d 2000
L=
p
Le producteur qui est dans une logique de maximisation de profit à intérêt à augmenter
le travail tant que la productivité marginale est supérieure au salaire réel.
Ainsi pour établir sa demande de travail le producteur cherche la quantité de travail qui
lui permette d’égaliser sa productivité marginale et le salaire réel.
A ne pas confondre avec la productivité moyenne qui est la productivité d’un travailleur
parmi d’autres !
C) L’équilibre du marché
Graphique (5)
Pour les néoclassiques, si le chô mage involontaire apparait, il est rapidement éliminé
par le fonctionnement même du marché.
Il persiste sur si des rigidités (qui bloquent la variation du salaire ; exemple : le SMIC)
empêchent d’embaucher au salaire d’équilibre les travailleurs désirant un salaire plus
élevé.
Graphique (6)
Le salaire est donc plus élevé mais l’offre de travail excède. Il va apparaitre une tension
sur le travail qui va donc entrainer du chô mage involontaire.
A) La demande de titres
Inter-temporelle :
B) L’offre de titres
Si à t0, recette = 1000 et qu’à t1, recette = 1000. Ces deux « 1000 » ne seront pas les
mêmes.
Exemple :
Taux d’intérêt de 10% : 100 000+10 000 ≤150 000 par exemple.
L’épargne est considérée comme la réorientation d’une dépense qui sera bénéfique dans
le long terme.
Emplois Ressources
E RDB
EB
Compte de capital
VA VP
FBCF EB
+ CF
EB = CF
Graphique : équilibre
3. Le marché de la monnaie
Le marché de la monnaie est considéré comme un marché irréel (une fiction théorique
pour les néoclassiques). Les grandeurs réelles étant fixées par 3 autres marchés (réels :
travail, titres, biens et services), la monnaie a donc pour seule fonction de fixer les
grandeurs nominales et le niveau général des prix. On pourra donc passer sur les autres
marchés des valeurs réelles aux valeurs nominales.
A) La demande de monnaie
M∗v= p∗Q
C’est le nombre de fois qu’une unité monétaire est utilisée dans les transactions pendant
une année.
Les néoclassiques constatent que le même outil monétaire peut être utilisé plusieurs
fois.
Elle se veut une théorie explicative du niveau général des prix par l’offre de monnaie.
M∗v
Elle s’écrit : p= avec Qindépendante de M . Toute variation de l’offre de monnaie est
Q
sans effet sur les grandeurs réelles (déjà déterminées), mais cause des perturbations
nominales sous la forme d’inflation. Ici, on a une critique de la politique monétaire
keynésienne des néoclassiques.
Elle sert à déterminer, non les prix, mais les besoins de monnaie pour motif de
transaction. On ne prend pas en compte la vitesse de circulation, on raisonne sur un
coefficient (lui aussi paramètre) mesurant la part de la richesse qui doit être conservée
sous forme monétaire pour assurer les échanges.
1
M =k∗p∗Q soit M = ∗p∗Q
v
Plus tard, une troisième version sera proposée par Milton Friedman, chef de file du
monétarisme.
B) L’offre de monnaie
L’offre de monnaie est considérée comme exogène et sous contrô le des autorités
monétaires. Elle est donc à l’encaisse initiale (quantité de monnaie qui va circuler au
début de l’année) plus la variation de l’offre de monnaie dans la période. C’est l’Etat qui
doit contrô ler la circulation de la monnaie.
C) L’équilibre du marché de la monnaie
S 1
M O= ∗p∗Q
v
M s∗v
p=
Q
S S
avec M =offre de monnaie et M O =offre de monnaie exogène
Connaissant Q la quantité produite, qui est donnée par la partie réelle du modèle, on
connait aussi p, et donc toutes les valeurs nominales.
w
=salaire réel avec w=salaire nominal et p=niveaudes prix
p
w
si =100 alors w=100 p si on connait p on connait w
p
Graphique : équilibre
4. L’équilibre général
Walras a voulu mettre en place un modèle d’équilibre général. Maquette :
Marché du travail :
- Ld = demande de travail
- LS = offre de travail
QS =Qd
S d
T ≈ I T ≈ S (épargne)
S d ¿ ¿
T =T ↔ I=S et on déterminer i et T
Marché de la monnaie
S S d 1 ¿
M =M O et M = ∗p∗Q
v
' S 1 ¿
d où M O = ∗p∗Q
v
On va obtenir :
{
¿
w
( )
p
¿
i
p¿
Pour maintenir l’équilibre général, ces valeurs ne doivent pas être modifiées.
CHAPITRE 2 : LE MODELE KEYNESIEN
Introduction
Le modèle que l’on vient de décrire a permis de créer un équilibre dans tout les pays qui
ont adopté ce modèle jusqu’en 1929 pour faire face à des crises conjoncturelles. En
1929, on assiste à une crise plus structurée (déséquilibre conjoncturel) qui est le
résultat d’un choc exogène (économique ou non). La crise structurelle alerte sur le socle
sur lequel repose l’économie, le système. Il faut donc le changer, faire des réformes. La
théorie keynésienne, publiée en 1936, donne l’occasion à tout le monde d’enregistrer les
préconisations keynésiennes. Quelles sont les raisons profondes de la crise ? Tous les
économistes cherchent à produire des solutions. C’est la solution keynésienne qui a été
retenue. Cette solution est révolutionnaire. Keynes va proposer que les déséquilibres
(notamment sur le marché du travail) soient réglés par l’Etat. Keynes est un économiste
libéral qui va proposer donc un nouveau paradigme : l’Etat doit intervenir pour ajuster
l’équilibre. C’est ce modèle keynésien qui a permis les Trente Glorieuses où tout état
parfait. Pendant cette période, « le carré magique » (plein emploi, croissance, équilibre
extérieur, stabilité des prix) a été atteint (4 objectifs atteints en même temps).
Normalement quand on met en place des politiques économiques pour atteindre un
objectif cela va à l’encontre d’un autre objectif. Sans intervention de l’Etat pendant cette
période, nous n’aurions pas eu les grands équilibres présents sur les marchés.
*Ne pas compter sur le cours pour réussir mais sur les recherches et ouvrages !!!!!!!
L’économie dont parle Keynes repose sur quatre hypothèses principales qui contrastent
radicalement avec la vision néoclassique (qui était absolument contre l’intervention de
l’Etat) :
(1) L’incertitude règne dans la vie économique. Dans le modèle néoclassique, on est
dans une économie certaine. Cette certitude est traduite par la théorie de Jean-
Baptiste Say : la loi des débouchés. Les entreprises n’ont pas à se soucier des
débouchés de leur production, de l’embauchage des ouvriers,….
On parle maintenant d’incertitude car quand on sort d’une crise plus rien n’est
sur. Exemple : le ménage ne sait pas s’il va travailler demain, le producteur ne sait
pas s’il va vendre…
(2) La demande induit les comportements d’offre des entreprises. C’est l’hypothèse
de la demande effective. Aucune entreprise ne produira en se disant je vais
produire donc je vais tout vendre. L’entrepreneur va produire uniquement ce
qu’il pense pouvoir vendre quitte à laisser des chô meurs.
(3) L’emploi est fixé afin de réaliser l’activité prévue par les entrepreneurs. Chez les
néoclassiques, il ne pouvait y avoir que du chô mage volontaire. Ici, l’hypothèse de
l’emploi est liée à l’hypothèse de la demande effective. Le chô mage involontaire
(désir de travailler mais insuffisance d’activités) est donc bien présent.
(4) La monnaie ne sert pas seulement à effectuer les transactions. 2ème grand
changement de ce modèle après l’intervention de l’Etat. Chez les néoclassiques, la
monnaie n’est qu’un instrument permettant d’effectuer les transactions sur le
marché. Chez Keynes, il permet à l’agent détenteur de s’enrichir, d’avoir plus
d’argent.
De tout temps, la demande de monnaie c’est une demande de crédit. Chez les
néoclassiques, cette demande de crédit est utilisée pour la consommation et
l’investissement. Chez KEYNES, la monnaie est demandée pour elle-même, la
demande de crédit pour spéculation… La monnaie prend un rô le important dans
l’analyse keynésienne.
2. La nouvelle méthode
On retient quatre éléments méthodologiques de la méthode keynésienne :
1. La consommation
Comment le ménage se comporte dans cette demande globale par sa consommation ?
Dans cette loi KEYNES établit le lien entre la consommation globale C et le revenuY
Il démontre que les agents augmentent leurs consommation quand leur revenue…..
Elle est étudiée à travers une loi : « la loi psychologique fondamentale ». C’est dans cette
loi que Keynes va rendre le fruit de ses observations concernant le comportement de
consommation des ménages) (plus grand pourcentage de la consommation. On retient :
∆C
avec c= =la propension marginale à consommer ( Pmc ) et Y =revenus
∆Y
- L’épargne
Dans le compte d’utilisation du revenu : RDB=C+ EB
Ce partage des revenus permet de mettre en place les propensions moyennes PMC et
PMS.
C S
PMC= et PMS=
Y Y
∆S
On aura : Pms=
∆Y
Remarque :
Quand le revenu est nul, la consommation est positive. Les propensions marginales
indiquent comment les ménages utilisent le surplus de revenus.
Dans la « loi psychologique fondamentale », nous allons retenir surtout Pmc=c qui est le
socle de la politique d’intervention de Keynes. Notion du multiplicateur, outil
permettant à l’Etat d’intervenir.
On a une insuffisance de la demande globale qui génère une activité trop faible et du
chô mage. L’intervention de l’Etat av permettre de passer de Y SE =équilibre de sous emploi
à Y PE=équilibre de plein emploi. Il faut donc relancer la demande globale. La sortie du
déséquilibre passe par la relance de la consommation.
Tout accroissement de la consommation passe par la relance du revenu. Il faut que l’Etat
assure aux ménages un revenu plus important. Cela suppose également que l’on soit sur
que ce revenu va être utilisé dans la consommation (mais aussi dans l’épargne). Quelle
est la part du revenu supplémentaire va être consacrée à la consommation ? Plus la
propension marginale sera grande plus la relance de la demande sera rapide. Keynes va
s’appuyer sur la propension marginale (quasi stable dans le court terme) pour inciter
l’Etat à intervenir.
Exemple
Pmc=080
t 0 :Y =1000C=0,80(1000)+ 40=840
t 1 :Y =2000C=0,80(2000)+ 40=1680
Pmc=0.50
t1 C=0.50 (2000)+10=1040
D’une manière générale, les propensions sont comprises entre 0 et 1. Quand elles sont
supérieures à 1, cela a une interprétation particulière dans l’économie.
On retient cependant une autre formulation de consommation pour tenir compte de la
possibilité, d’une consommation incompressible indépendante du niveau de revenue
(C0).
Notons que la consommation dépend de la revenue disponible, qui est déterminé par la
différence entre la somme des revenus et les impô ts soit Y 0=Y + F−T f=(transfert)
B) L’épargne
- Le placement financier
- Le goû t du consommateur
- La vitesse d’usure d’un équipement
L’épargne résidu de consommation (propension à épargner) s=1−C
La différence d’approche entre les néoclassiques et Keynes, concernant l’épargne est ici
claire. L’épargne dépend du taux d’intérêt ; le consommateur arbitre entre la
consommation présente et l’épargne qui constitue la consommation future.
Conclusion
2. L’investissement
L’analyse keynésienne suit en grande partie l’analyse néoclassique, en faisant de
l’investissement une fonction décroissante du taux d’intérêt réel (i)
Plus le capital technique est efficace plus le revenu par l’investissement sera important.
Cette efficacité est mesurée par le taux de rendement interne.
« Le taux d’escompte sui, appliqué à la série d’annuités constituée par les rendements
escomptés de ce capital pendant son existence entière, rend la valeur actuelle des annuités
égale au prix de l’offre de ce capital »
A. L’actualisation
C’est la technique qui permet de ramener une somme perçue dans le futur à sa valeur
présente.
La somme 1000$ perçus en 2017 toujours appelé 1000$, cependant le pouvoir d’achat
de cette somme sera-t-il toujours pareil à cette date.
Pour mesurer plus justement le bénéfice tiré de l’investissement, il faut ramener les
revenus futurs a leur valeur actuelle par la technique d’actualisation
sn=s 0 ( 1+ ⅈ )n
De cette expression on peut tirer la valeur présente S0 d’une somme Sn reçue dans n
années, nous obtenons donc
Sn
s0 =
( 1+ ⅈ )n
Le bénéfice actualisé (BA) est égale à la valeur présente du flux de revenue attendu
pendant les n années correspondant moins le coû t de l’investissement
B. La décision d’investir
On a : I > 0 si r ≥i
sii>r ,
'
l investissment I ne se fait pas et on aura un placment des fonds sur≤marché financier
La décision d’investissement
La décision d’investir de l’entrepreneur est soumise à 4 variables :
- Les rendements qui traduisent l’efficacité marginale du capital. Ces rendements
dépendent des anticipations de longs termes et sont donc naturellement soumis à
des fluctuations
- Le taux d’intérêt qui intervient dans l’actualisation et qui traduit l’influence du
marché des capitaux sur la décision d’investissement. Le principe de l’actualisation
c’est toujours le fait de ramener une dépense future, une valeur future dans le
présent. Ce taux d’intérêt est soumis aux pressions spéculatives du(des) marché(s)
financier(s)
- Le taux d’intérêt, analysé autrement, à travers le marché des capitaux qui dicte le
coû t de l’investissement de remplacement. Lorsqu’une machine tombe en panne
par exemple, il faut la remplacer. Si l’entreprise doit investir pour le remplacement,
c’est le taux d’intérêt qui détermine la valeur de cet investissement, du crédit,…
Le prix de l’offre (de la machine) est largement contraint par la rentabilité future
du bien (machine) qui elle-même est soumise étroitement aux conditions de
production et d’innovation.
- L’obsolescence qui a une place importante dans la détermination du coû t de
remplacement mais qui est malheureusement impossible à prévoir de manière très
juste. Sauf par la programmation de la durée de vie des machines.
Ces 4 variables sont étroitement liées à l’incertitude. L’investissement est donc une
variable instable.
La fonction d’investissement
I =f ( i )=Ɣ i+ Jy + I 0 avec Ɣ i≤coefficient d ' élasticité
Le taux d’intérêt n’est plus fixé sur le marché de titres mais sur celui de la monnaie dans
le modèle keynésien.
Nous pouvons par ailleurs que l’évolution du progrès technique est liée au degré de
concurrence entre les entrepreneurs. Chaque entrepreneur réagit en fonction de
l’anticipation……
Toute chose égale par ailleurs et notamment l’anticipation des entreprises sur la
demande. Nous pouvons dire que l’investissement est une fonction décroissante du taux
d’intérêt.
3. La demande extérieure
demande intérieure DI =C+ I
avec Y ≤PIB et mla propension marginale àimporter , M 0 est une composante autonome
Nous importons ce que nous ne produisons pas ou ce que nous préférons chez les autres
pays étrangers (exemple : voitures). On importe également pour les prix (prix plus
faibles dans des pays étrangers).
I =S
Lorsqu’on parle d’équilibre sur le marché des biens et services, nous parlons de
l’équilibre entre l’offre globale et la demande globale :
Soit : emplois=ressources
C+ I =C+ S ↔ I=S
Y =c Y D +C 0+ jY + I 0
Y D=Y + F 0−T 0
Par intégration :
Y =c ( Y + F 0−T 0 ) +C 0 + jY + I 0
Y =cY +c F 0 −cT 0+ C0 + jY + I 0
Consommation investissement
Demande globale
I =S Et Y =C + S
S=f (Y ) S=f (Y )
→ I :f ( i )=S : f (Y )
DG=DV + DA
DA2
E1 EXCES
DA1 Chômage
DEMANDE
ETAT
Y ici est une activité insuffisante pour atteindre l’équilibre sur le marché des biens et
services et donc sur le marché du travail. OG (Y)
YSE YPE
Pour relancer l’activité économique, il faut relancer la demande globale. Pour inciter les
entreprises à offrir davantage, il faut qu’elles anticipent la demande. Dans la demande
autonome, on peut augmenter l’investissement autonome.
Dans une économie où il y a du chô mage, il existe un PIB réel : niveau réel de la richesse
en fonction des chô meurs, de plein emploi. Pour toute économie, on peut déterminer un
PIB potentiel : richesse potentielle créée pour chacun des travailleurs.
Pourquoi c’est l’Etat qui pourra permettre de passer du PIB réel au PIB potentiel ?
C’était vrai en 1929, c’est encore le cas aujourd’hui. Dès que l’on sort d’une crise, une
incertitude pèse sur l’économie et donc pas d’anticipation ce qui génère du chô mage.
Y =C + I
t 0 :Y =cY +C 0 + I 0
Keynes veut démontrer qu’avant tout c’est l’investissement qui permet de relancer
l’activité économique.
t 1 :Y =cY +C 0+ I 0
donc ∆ I =I 0 ( t 1 )−I 0 (t 0)
On obtient :
Y =cY +C 0+ ∆ I
∆ Y =c ∆ Y +∆ C 0+ ∆ I 0
∆ Y −c ∆ Y =∆ I 0
∆ Y (1−c )=∆ I 0
∆Y 1
k I= =
∆ I 0 1−c
b) Le multiplicateur en dynamique
Schéma
A chaque vague, la consommation est de plus en plus faible d’où l’épuisement. La
variation du PIB sera nulle. Lorsque le revenu augmente, la propension marginale à
consommer est plus faible.
Le processus se poursuit jusqu’à une variation de revenu nulle. C’est ainsi que l’on arrive
à ce résultat :
1 ∆Y
t 0=k I = avec k I =
1−c ∆I
Y + M =C + I + X
Y =C + I + X−M
Y =cY +C 0+ I 0 + X 0−mY −M 0
Dans cette dernière équation, on veut mesurer l’impact supplémentaire sur le revenu.
∆ Y =c ∆ Y +∆ C 0+ ∆ I 0−m ∆ Y −∆ M 0
∆ Y =c ∆ Y +∆ I 0−m ∆ Y
∆ Y −c ∆ Y +m ∆ Y =∆ I 0
∆ Y ( 1−c+ m) =∆ I 0
On obtient ainsi :
∆Y 1
k I= =
∆ I 0 1−c +m
En économie ouverte, le multiplicateur est plus faible car à chaque période, une partie
du revenu alimente la demande en produits étrangers. Les ménages peuvent acheter des
produits nationaux (impact direct) ou des produits étrangers (impact va aux entreprises
étrangères). Ce phénomène ne stimule pas le PIB et donc la croissance économique.
Keynes a voulu démontrer que l’effet multiplicateur est lié à l’activité économique. Si
cette activité est générée par les entreprises, l’intervention de l’Etat n’est pas nécessaire.
L’intervention de l’Etat est nécessaire face au phénomène d’incertitude. Les entreprises
anticipent une demande (demande effective) et les ménages thésaurisent (épargnes).
Ces deux comportements nuisent à l’économie. L’Etat doit relancer l’activité
économique.
Equilibre : OG=DG
'
Y =C + I + G avec G :les dépenses publiques de l Etat et G=G0
Y =cY +C 0+ I 0 +G0
∆ Y =c ∆ Y +∆ C 0+ ∆ I 0+ ∆ G0
Les variables autonomes varient que si l’on décide de les faire varier. On ne retiendra
que les dépenses de l’Etat.
∆ Y =c ∆ Y +∆ G0
∆ Y −c ∆ Y =∆G 0
∆ Y ( 1−c ) =∆ G0
∆Y 1
k G= =
∆ G0 1−c
On remarque que c’est le même que l’investissement en économie fermée. Soit l’Etat
augmente son déficit soit il le diminue.
Le budget de l’Etat est équilibré lorsque ses dépenses (G) sont égales aux recettes (T)
soit : G=T
L’intervention de l’Etat passe par le déficit de son budget. Dès lors, nous avons : G>T .
Les entreprises n’augmenteront pas leur production si elles n’anticipent pas une
demande. Les ménages doivent donc consommer plus.
Multiplicateur de transfert
On peut ainsi mettre en place l’impact de l’intervention de l’Etat sur le PIB. Les revenus
de transferts sont mis en place par l’Etat.
Hypothèse : F=F 0 et T =T 0
Y =c Y D +C 0+ I 0 +G0
Y =c (Y + F0 −T 0 )+C 0+ I 0 +G0
∆ Y =c ∆ Y +c ∆ F0
∆ Y −c ∆ Y =c ∆ F 0
∆ Y ( 1−c ) =c ∆ F 0
On obtient :
∆Y c
k F= =
∆ F0 1−c
Le multiplicateur fiscal
Equation fiscale :
'
T =tY + T 0 avec t=taux d imposition et T 0 =impôt forfaitaire
Hypothèse : T =T 0
Y =c ( Y + F 0−T 0 ) +C 0 + I 0+G 0
∆ Y =c ∆ Y +c ∆ F0 −c ∆ T 0 +C 0 + I 0+G 0
∆ Y =c ∆ Y −c ∆ T 0
∆ Y −c ∆ Y =−c ∆ T 0
∆ Y ( 1−c ) =−c ∆ T 0
On obtient :
∆Y −c
k T= =
∆ T 0 1−c
L’Etat diminue l’impô t forfaitaire pour que les ménages consomment plus. Mais l’Etat
peut aussi choisir de diminuer le taux d’imposition.
Y =c ( Y + F 0−tY −T 0 ) +C 0 + I 0+G 0
Y =cY +c F 0 −ct−cT 0
Y =cY −ctY
∆ Y =c ∆ Y −c ∆ tY
∆ Y −c ∆ Y =−c ∆ tY
∆ Y ( 1−c ) =−c ∆ tY
On obtient :
∆ Y −cY
k t= =
∆ t 1−c
On gardera la valeur Y (de départ) que l’on multipliera par la propension marginale à
consommer.
Y =C + I + G+ X−M
Y =c Y D +C 0+ jY + I 0 +G0 + X 0−mY −M 0
DI + DEN
∆ Y =c ∆ Y −ct ∆ Y + j ∆Y −m ∆ Y +∆ G0
∆ Y −c ∆ Y +ct ∆ Y − j ∆Y + m∆ Y =∆ G0
On obtient :
∆Y 1
k G= =
∆ G0 1−c +ct− j+ m
1
Précédemment on a trouvé : k G=
−1−c
∆ Y =Y PE −Y SE =1500−1000=500
∆Y ∆Y
k G= =4 soit ∆ Y =4 ∆ G ou ∆ G=
∆G 4
500
donc ∆ G= =125
4
Les dépenses publiques sont utilisées pour relancer l’économie, la demande globale qui
est trop juste, trop faible : en augmentant l’investissement, en baissant les impô ts,…
Y =c Y D +C 0+ I 0 +G0
Y =c ( Y −T 0 )+ C0 + I 0 +G 0
∆ Y =c ∆ Y −c ∆ T 0 +∆ C 0+ ∆ I 0+ ∆ G0
Nous posons :
Si l’Etat augmente ses dépenses publiques, il doit augmenter les impô ts pour équilibrer
et récupérer ce qu’il a perdu.
∆ Y =c ∆ Y −c ∆ G0 + ∆G 0
∆ Y −c ∆ Y =c ∆ G 0−∆ G0
∆ Y ( 1−c ) =∆ G0 (1−c)
D’où on obtient :
∆ Y 1−c
k H= = =1
∆ G0 1−c
∆Y
Soit : =1↔ ∆ Y =∆ G0
∆ G0
Dans ce cas, l’augmentation des dépendes publiques est entièrement financée par une
augmentation des impô ts. Nous sommes dans l’hypothèse où l’effet multiplicateur des
dépenses publiques est contrarié par une élévation des impô ts qui reprennent sur
l’économie nationale ce qui a été injecté par la politique des dépenses publiques. Dans ce
cas de figure, l’obligation de maintenir le budget équilibré joue comme un frais fiscal à
l’accroissement de la demande et limite considérablement l’impact expansionniste d’une
augmentation des dépenses publiques sans l’annuler. L’impact est plus faible mais il
n’est pas annulé.
Situation actuelle : lorsque l’Etat décide de mettre en place les critères de Maastricht
(3%, déficit,…), on se trouve dans cette situation de multiplicateur de budget équilibre.
Le budget est un outil d’intervention de la part de l’Etat.
e) L’efficacité du multiplicateur
k T ⟹ T ↘⟹ Y D ↗⟹ C ↗ ⟹ DG ↗
w
PmL=
p
w
avec w=salaire nominal , p=niveau des prix et =salaire réel
p
En marginalisant, les néoclassiques ont posé que l’offre est une fonction croissante et la
demande, une fonction décroissante.
La critique de Keynes s’appuie sur les limites du modèle néoclassique en ce qui concerne
le marché du travail (c’est de là que part toute la critique de Keynes).
Partie stable du graphique car le salaire nominal est rigide à court terme. A long terme,
le salaire réel permet une croissance.
La critique qui est formulée par Keynes de l’offre du travail chez les néoclassiques
concerne le paramètre « salaire ». Il affirme que l’offre de travail n’est pas une fonction
croissante de salaire réel mais du salaire nominal. En réalité, pour lui, les offreurs
potentiels (généralement les chô meurs) doivent déterminer leurs comportements
(offres) en fonction des seuls salaires nominaux qui font l’objet de négociations dans les
entreprises. Dans le court terme, la seule information dont dispose les travailleurs porte
sur le salaire nominal. Si bien qu’une simple hausse du salaire nominal peut être
interprétée comme une augmentation du pouvoir d’achat et donc du salaire réel. Ceci est
lié au fait que nos travailleurs n’ont pas d’informations sur le niveau des prix (indice des
prix) qui leur permettrait d’analyser l’évolution du salaire réel. L’argumentation de
Keynes porte sur le comportement de l’offreur (travailleur) qui ne peut désormais
comparer que ce qui lui est accessible en termes d’informations. Il compare donc son
salaire (celui qu’il veut demander) avec celui qui est perçu par les autres travailleurs
ayant même niveau de qualification, de compétences et d’expérience. Ce salaire nominal
est relatif qui est apprécié non pas en terme « réel » (du pouvoir d’achat) mais en terme
« nominal ».
A l’équilibre
chômage=LD < L S
Le chô mage est de type classique et il est lié à un salaire réel trop élevé.
Chez Keynes :
Schéma (v c)
En tant de crise, sur le marché des biens et services, on a une diminution de l’offre et de
la demande. Ce qui entraine une diminution de la demande de travail sur le marché du
travail.
Keynes va justifier l’intervention de l’Etat par le fait que le chô mage augmente à cause
du ralentissement de l’activité économique.
Dès lors, nous pouvons conclure que le chô mage qui s’exprime ici n’est pas lié à
l’exigence d’un salaire supérieur au salaire d’équilibre. Il découle de l’absence de
mécanismes automatiques susceptibles de relancer la demande de biens et services et à
sa suite la demande de travail.
Cette situation de chô mage peut durer dans le temps. C’est la raison pour laquelle
Keynes préconise une intervention de l’Etat sur le marché des biens et services afin de
relancer la demande globale et créer des emplois. Lorsque nous comparons les deux
situations de chô mage (néoclassique et keynésien), nous constatons que toutes les deux
découlent d’une certaine rigidité.
Dans le cas néoclassique, la rigidité serait liée à l’exigence d’un salaire trop élevé. Cette
exigence peut être liée à un blocage institutionnel. C’est-à -dire que l’Etat peut fixer un
salaire exigible au-dessus d’un salaire d’équilibre.
Pour Keynes, cette rigidité serait davantage liée au comportement rationnel des agents
et au libre fonctionnement des marchés.
w↗ Revenu(ménages)
p ↘ Coût de production(entreprises )
w
Pour les néoclassiques, on a : ↘⟹ R ↘ ⟹ C ↘ ⟹ P ↘
p
Pour Keynes :
En terme réel, pour lui, on a : ( wp )↘ avec w=et p ↗. On a la situation inverse des
néoclassiques.
Au final
w
Chez les néoclassiques : ↘⟹ R ↘ ⟹ C ↘ ⟹ P ↘. Ce qui entraine du chô mage
p
involontaire.
Dans sa critique, Keynes ajoute également le lien important qui existe entre le salaire
réel et l’activité économique. Il pense que la baisse des salaires parait peu probable mais
plus encore n’est pas souhaitable. Il confirme et il le démontre que la baisse des salaires,
même si elle s’opérait, ne permettrait pas de rétablir le plein emploi. Au contraire, elle
ne ferait qu’accentuer le niveau de chô mage involontaire. Il précise que les
néoclassiques, en proposant une baisse des salaires pour résorber le chô mage, ont
négligé la double nature du salaire qui représente un coû t (de production) pour les
entreprises mais aussi un revenu pour les travailleurs (qui sont des ménages).
Cette mesure, en réduisant le coû t du travail par rapport à celui du capital, exerce un
effet stimulant sur la demande de travail mais dans le même temps réduit le revenu des
ménages (travailleurs) ce qui a pour effet de diminuer la consommation et donc la
demande globale. La baisse de la demande globale entraine forcément une réduction de
la demande de travail qui rend nécessaire une nouvelle baisse des salaires et ainsi de
suite… Nous sommes dans un processus de récession économique. Keynes conclut alors
que la proposition des néoclassiques risque davantage d’entrainer l’économie vers la
récession que vers la diminution du chô mage.
Keynes s’associe au fait qu’une baisse des salaires réels peut être nécessaire pour
augmenter l’emploi et réduire le chô mage à condition que cette baisse soit obtenue par
une augmentation du niveau des prix et non pas par une diminution des salaires
nominaux.
- Est-ce que la sphère monétaire est régie par ses propres règles et constitue donc
un monde à part (approche dichotomique) ou au contraire, participe-t-elle
pleinement aux mécanismes fondamentaux de l’’économie de marché (approche
intégrative) ?
Approche dichotomique = approche libérale néoclassique (séparation entre
approche monétaire et approche réelle).
Keynes veut que l’on passe d’une approche dichotomique à une approche
intégrative.
- Est-ce que les phénomènes monétaires peuvent affecter l’économie positivement
en la stimulant ou au contraire, négativement en créant des tensions
inflationnistes ?
a) La demande de monnaie M d
Le motif de précaution : lié à l’incertitude (garder du « liquide » pour faire face aux
dépenses imprévues)
M dp=M dt ( Y )
n
0
Schémas
d d d d
M t =M t (Y ) Et M p=M t (Y ) forment L1 (Y ).
n
0
M ds =M ds (r ) Forme L2 (r ).
d 1 2
demande de monnaie=M =L (Y )+ L (r )
Chez les néoclassiques, on prenait une part de l’épargne pour acheter des titres. Keynes
pense lui qu’un agent qui n’a pas d’épargne doit avoir aussi la possibilité d’acheter des
titres sur le marché financier (prêt, crédit,…).
Nous avons des ménages qui, compte tenu du taux d’intérêt, vont utiliser une partie de
leur épargne pour acheter des titres.
S=f ( Y ) et I =f (i)
Une des principales différences entre l’analyse keynésienne et l’analyse néoclassique des
biens et services réside dans le fait qu’il n’existe plus de mécanismes automatiques
d’équilibre entre l’épargne et l’investissement en situation ex-anté. Les fluctuations du
taux d’intérêt ne peuvent plus jouer ce rô le. Pour la simple raison que l’épargne ne
dépend plus du taux d’intérêt mais désormais du revenu.
De cette manière, Keynes établit le lien entre l’économie réelle et l’économie monétaire.
Pour répondre à cette question, il faut mettre en évidence les difficultés liées à l’épargne
thésaurisée (ce que l’on met de cô té pour demain). Cette épargne thésaurisée constitue
une fuite dans l’économie. En dehors de cette épargne, on a l’épargne placée qui ne
présente aucun problème.
Pour un agent, c’est faire le choix de garder son argent sous forme liquide.
Keynes dit qu’il faut se battre contre la préférence pour la liquidité : en consommant, en
achetant des titres, en plaçant con argent,…
Dans les deux approches, néoclassique comme keynésienne, l’épargne est une variable
incontournable de la croissance économique. Elle représente la capacité de financement
détenue par les agents épargnants. Ces agents mettent à la disposition des entreprises
cette épargne ainsi constituée afin qu’elle réalise directement les investissements
nécessaires entre les deux groupes d’agents. Entre les entreprises et les épargnants,
intervient le marché financier. Ce marché financier qui doit combattre la préférence
pour la liquidité assure deux fonctions :
- Il collecte l’épargne nette auprès des prêteurs primaires à l’occasion des émissions
de titres par les entreprises
- Il mobilise les titres financiers de manière à ce que tous les agents puissent
échanger ces titres
Ainsi, l’épargne individuelle s’investit en partie dans l’acquisition de titres et permet la
spéculation. Une autre partie de l’épargne sort du monde économique. Le rô le du taux
d’intérêt est de ramener cette partie liquide de l’épargne vers le marché financier, vers
l’économie. Keynes nous dit alors que le taux d’intérêt est l’élément important qui peut
combattre cette préférence pour la liquidité. Il ajoute que le taux d’intérêt est une
récompense pour la renonciation à la liquidité.
c) L’offre de monnaie M s
Dans le modèle keynésien, l’Etat doit contrô ler la masse monétaire mais aussi utiliser ce
levier pour relancer/freiner l’activité économique.
Schéma
Dans l’approche keynésienne, l’offre de monnaie est parfaitement contrô ler par les
autorités monétaires. Elle constitue également un outil d’intervention de l’Etat. L’offre
de monnaie est exogène : M S =M S0. Rien ne peut faire varier la quantité de monnaie en
circulation en dehors d’une décision des autorités monétaires, de l’Etat.
Graphique
L’offre de monnaie est une droite verticale. L’Etat choisit un niveau quel que soit la
variation du taux d’intérêt.
La demande :
En L1, la demande de monnaie spéculative est nulle car le taux d’intérêt est trop élevé.
L1 devient asymptote à la trappe à liquidité car taux d’intérêt trop faible.
La représentation graphique de l’offre, par une droite verticale parallèle à l’axe des
ordonnées, est supposée exogène et entièrement décidée par l’autorité monétaire soit la
Banque centrale. L’offre est donc indépendante du taux d’intérêt.
Remarque
Les néoclassiques ont une approche dichotomique (distinction entre les marchés).
Lorsque Keynes analyse l’économie, il est dans une analyse intégrative (tous les marchés
n’en forment qu’un).
Dans une économie d’endettement, la majorité des financements se font sur le marché
interbancaire.
Le marché de la monnaie permet de rémunérer les transactions sur le marché des biens
et services et sur le marché du travail. C’était son seul rô le chez les néoclassiques
(dichotomique). Chez Keynes, l’agent ne demande pas seulement de la monnaie pour
réaliser des transactions mais il demande pour lui-même (notamment acheter des
actions). Il utilise une partie de son épargne pour acheter des titres. Cependant, il n’est
pas toujours utile d’avoir une épargne pour en acheter : spéculation (emprunt,…).
Keynes nous dit que tous les marchés sont intégrés.
Dans l’analyse keynésienne (intégrative), le taux d’intérêt étant désormais fixé sur le
marché monétaire et non plus sur le marché des titres, toute variation de ce taux
entraine directement une variation de l’investissement. Cela entraine une augmentation
de la demande de travail (réduisant le chô mage) et à travers l’effet multiplicateur,
entraine une variation du PIB générant ainsi de la croissance.
Inversement, les fluctuations sur le marché des biens et services ont une incidence
directe sur le marché monétaire. Une augmentation du niveau d’activités (augmentation
du PIB) entraine une augmentation de la demande transactionnelle. Pour une offre
inchangée, cette pression sur la demande de monnaie fait augmenter le taux d’intérêt.
On peut ici comprendre pourquoi l’efficacité du multiplicateur dépend du taux d’intérêt.
Lorsqu’une politique de stimulation de l’activité par l’augmentation des dépenses
publiques est mise en œuvre, on mesurait jusqu’ici un effet multiplicateur qui ne
dépendait que des effets sur le marché des biens et services. Cependant, au fur et à
mesure que cet effet agit sur le PIB, la demande de monnaie transactionnelle augmente.
Il s’en suit une hausse du taux d’intérêt sur le marché monétaire qui freine
l’investissement et contrarie l’effet favorable des dépenses publiques sur le PIB.
Equations macroéconomiques :
(4) LS =Ld
'
(5)Le prélèvement en impô ts : T =tY + T 0 avec t=taux d imposition , 0<t <1
T o=impôt forfaitaire
(6)Equation de transfert :
F=f ( Y ) + F 0 avec F 0=transfert ponctuel et occasionnel
(7) G=G 0. Les dépenses publiques sont exogènes
(8) C=cY D +C 0 avec c=propension à consommer et 0<c <1
(9) I =−βr + jY + I 0 avec jY =investissement induit , 0< j<1
et j= propension marginale àinvestir , I 0 =investissement autonome
(10) Fonction d’épargne : S=Y D −C
S S
(11) L’offre de monnaie : M =M 0
(12) La demande de monnaie transactionnelle ( M dt ¿: M dt =αY
d d
(13) La demande de monnaie spéculative : M s =−Ɣr+ M 0
(14) La demande de monnaie : M d =M st + M ds
(15) Equilibre en économie fermée : Y =C + I + G
La résolution de cette maquette réside dans la mesure des paramètres exogènes : PIB,
investissement, consommation (marché des biens et services), offre et demande de
travail (sur le marché du travail), la demande transactionnelle et spéculative et l’offre de
monnaie (sur le marché de la monnaie) et les dépenses publiques… (au niveau de
l’intervention de l’Etat).
Budget de l’Etat : T = G. Equilibre. L’Etat utilise son budget comme outil d’intervention.
On doit modifier la structure du budget.
Dans un 1er temps, il faut déséquilibrer le budget :
(1) Soit T > G (les dépenses sont identiques et les impô ts augmentent) = excédent
(2) Soit T < G (les dépenses sont supérieures aux impô ts prélevés) = déficit
(3) G=T . Les dépenses sont affectées à différents secteurs (éducation, santé,
sécurité…). On aura une nouvelle répartition (modification de la structure
budgétaire).
On peut aussi créer un déficit en restructurant le budget.
En cas de chô mage (du à un déséquilibre sur le marché du travail) : l’Etat applique une
politique budgétaire de relance (ou expansive) où les dépenses sont supérieures aux
recettes afin d’injecter de l’argent dans l’économie (transferts, investissements,…) pour
créer des emplois et réduire le chô mage. On sera en déficit.
En cas d’inflation : l’Etat peut augmenter les impô ts en conservant ses dépenses. On sera
en excédent. On parle de politique budgétaire restrictive (ou de rigueur). Les ménages
auront moins de revenus, les investissements diminueront. Donc la production
diminuera et il y aura un rééquilibre au niveau des prix.
Y SE → Y PE
Exemple
1
k G= c=0,80
1−c
∆Y 1 1 1
k G= = = = =5
∆ G 1−c 1−0,80 0,20
∆Y ' ∆ Y 500
=5 d où ∆G= = =100
∆G 5 5
A chaque étape franchie pour passer d’une politique de sous emploi à une de plein
emploi, on doit pouvoir mesurer l’impact sur l’emploi, sur la relance du PIB.
Lorsque le budget de l’état est exédentaire , situation lié à l’augmentation des impô ts
nous assistons au contraire à un ralentissement de la croissance et à une déflation
A. Politique budgétaire expensive, c’est une politique qui est conduite en cas de
recessi economique du à un investissement privé trop faible, dans ce cas l’état se
substitue au entreprise et joue un rô le compensatoire et prend à son compte un
investissement publique. Par ailleurs la récession entraîne une réduction des
recettes fiscale au tout au moins un ralentissement de leurs créations ce qui
engendre un déficit budgétaire.
En augmentant ses dépense sans augmenter ses recettes l’état creuse le déficit
mais contribue à une relance de la demande publique favorable a revenu et à
l’emploi. Nous assistons donc à une amélioration progressive de l’activité
économique car l’effet multiplicateur entraine un relance du PIB plus importante
que le déficit créé par l’état
2. Politique monétaire
Comme la politique budgétaire, elle peut être restrictive ou expansive.
Ba
nq + TP
ue
Ce
ntr de
Banques
ale rang
second
CLIEN TS
BC + TP = AMC
Pour les néoclassiques, la quantité de monnaie qui circule doit correspondre exactement
à l’activité économique. La monnaie étant un instrument de transaction. Keynes veut que
l’on utilise la monnaie dans une politique économique.
M s=M d
s d
L’Etat va injecter de la monnaie pour relancer l’activité : M o ↗→ M ↗
Exemple
Si le transfert n’est pas possible, on parle de création monétaire. Les banques de second
rang à qui nous demandons le prêt vont eux-mêmes demander un prêt à la Banque
Centrale chez qui ils ont un compte. A tout cela s’ajoute, des taux d’intérêt (des BSR vers
la BC, des clients vers les BSR (plus élevé)).
- Un taux plancher
- Un taux plafond
Le marché fait le reste, par la fixation des prix et des taux d’intérêts. En politique
monétaire expansive, on va réduire les taux directeurs. L’une des causes de la crise des
subprimes en 2007 c’est la décision de réduire ces taux directeurs. Quand on diminue le
taux d’intérêt, on veut augmenter la consommation, l’investissement et donc la
production et l’emploi. Cela produira de l’inflation quand la production sera ralentie.
L’inflation entrainera une augmentation du taux d’intérêt.
Elle vise à réduire la quantité de monnaie en circulation. La banque centrale refusera les
demandes des banques de second rang en cas d’inflation. Cependant, les banques de
second rang ne refuseront pas les demandes des clients. Ils créeront des conditions,
critères auxquels les clients ne pourront répondre et donc ne seront pas en mesure de
demander des prêts.
Au niveau des taux directeurs, ils augmenteront, l’argent sera plus « cher » !
d
i↗ ⟹ M ↘⟹ C et I ↘ ⟹ P ↘ ⟹OG=DG
CONCLUSION GENERALE
Règle des 3D :
- Déréglementation
- Désintermédiation (banque en ligne,…)
- Décloisonnement
C’est la crise de 1974 qui va mettre fin à 30 années de croissance soutenue dans les pays
industrialisés. C’est la « fin » du modèle keynésien. Cette crise s’accompagne de
phénomènes nouveaux qui sont la coexistence du chô mage et de l’inflation que l’on
appellera la « stagflation ». L’analyse keynésienne (préconisations keynésiennes) est
remise en question et les économistes libéraux accusent l’Etat qu’ils jugent responsables
de tous les déséquilibres enregistrés sur les différents marchés. En réponse à cette
situation, la nouvelle macroéconomie classique se développe aux USA. Elle reprend les
hypothèses fondamentales de la théorie néoclassique et classique mais ajoute
l’hypothèse des anticipations rationnelles. Globalement, ces écoles estiment que les
politiques conjoncturelles tant budgétaires que monétaires préconisées par Keynes sont
inefficaces et qu’il faut adopter les politiques stables de long terme. La politique stable
de long terme ne peut être en aucun cas la politique keynésienne (de court terme). En
réaction à ce nouveau courant est née la nouvelle macroéconomie keynésienne avec les
économistes, qui tout en le corrigeant, restent d’accord avec Keynes. Les nouveaux
keynésiens acceptent l’hypothèse des anticipations rationnelles mise en avant par les
néoclassiques et classiques mais ils considèrent qu’elle n’est pas suffisante pour affirmer
que tous les marchés peuvent se maintenir en équilibre d’eux-mêmes, que la monnaie
est neutre et que le chô mage est volontaire. Pour les nouveaux keynésiens, les individus
sont rationnels mais les déséquilibres existent sur les marchés dans la mesure où ces
derniers ne peuvent pas s’autoréguler du fait de la rigidité des prix et des salaires.
EMPLOI RESSOURCE
Production
Exploitation
Affectation du revenu
primaire
Distribution du revenu
secondaire
Utilisation du revenu
COMPTES D’ACCUMULATION
Capital
COMPTES D’ACCUMULATION
Financier