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Terouma-69 2

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Paracha Terouma - 8 Divrei Torah

Sommaire
● Résumé de la paracha Terouma
● Térouma : 3 trésors sur la Paracha
● Le Moussar de Rachi - Le repentir par amour
● Terouma : le juste milieu entre [Link] et les hommes
● Terouma : 3 jolies perles sur la Paracha
● Terouma - La paresse se cache derrière tous nos justificatifs
● Terouma - les miches de pain en offrande du marrane portugais...
● Terouma : comment obtenir l'aide Divine dans nos actions ?
● Paracha Terouma : la Tsédaka lorsqu'on est en bonne santé !

Résumé de la paracha Terouma


Le Peuple Juif est appelé à faire don (térouma) de 15 types de matériaux : de l’or, de l’argent, du cuivre, de la laine
bleue azur, écarlate et mauve, des peaux d’animaux, du bois, de l’huile d’olive, des herbes odoriférantes, des
pierres précieuses. A partir de ces matières premières, [Link] dit à Moché : « Ils me feront un sanctuaire (michkane)
et je résiderai en eux ». Au sommet du Mont Sinaï, Moché reçoit les instructions détaillées concernant la
construction du Tabernacle. Celui-ci sera démonté, transporté, puis remonté à chaque étape du voyage du Peuple
Juif dans le désert. Dans la partie la plus intérieure du Tabernacle, derrière un rideau tissé, se trouve l’Arche Sainte
contenant les Tables de la Loi sur lesquelles sont gravés les Dix Commandements. Deux chérubins sont sculptés
sur le couvercle en or pur de l’Arche. Dans la deuxième partie du Tabernacle, il y avait la Ménorah (chandelier en
or à sept branches), la Table des 12 Pains qui étaient renouvelés de Chabbath en Chabbath, et l’autel en or sur
lequel étaient brûlés les herbes parfumées (kétorète). Les murs du Tabernacle étaient composés de planches de
bois de cèdre dressées verticalement, posées sur des socles en argent et reliées horizontalement par des barres
transversales. Le toît était formé de 3 peaux d’animaux. Ce Tabernacle prenait place dans une cour délimitée par
des rideaux filés attachés à des poteaux.

En chemin vers Hachem (histoires vraies de Téchouva)


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Térouma : 3 trésors sur la Paracha
Vendredi 12 Février 2016 - Rav Mordékhai STEBOUN - © Torah-Box

Elève du Collel Vayizra' Itshak, Rav Mordékhai Steboun vous offre 3 petits trésors d'enseignements sur la Paracha
de la semaine, afin d'agrémenter spirituellement votre table du Chabbath !

Servir Hachem de façon désintéressée

« Ils prendront pour Moi une offrande… » (Chémot 25,2)

Rachi s’exprime ainsi sur ce verset : pour Moi et pour mon Nom. Qu’est-ce que cela signifie ?

L’un des élèves de Rabbi Israël de Rouzine entendit que pour mériter le dévoilement d’Eliahou Hanavi, il fallait
s’abstenir de parler de choses futiles pendant 40 jours consécutifs.

Après de nombreux efforts, le 40ème jour arriva, mais Eliahou Hanavi ne se révéla pas à cet élève. Précisons que
ce jeûne de la parole était uniquement dans ce but, et non à des fins spirituels. Désespéré, il s’adressa à son
Rabbi afin de connaître la raison pour laquelle Eliahou Hanavi ne lui était pas apparu. Mais il ne répondit rien…

Le Rabbi était habillé avec des vêtements de prestige, mais intérieurement, il était un véritable serviteur d’Hachem.
En sortant, l’élève s’aperçut que son Rabbi se dirigeait vers l’écurie afin d’y caresser un cheval.

Etonné, il lui demanda : « Quel genre de Mitsva peut-il bien y avoir en agissant ainsi ? »

Le Rabbi répondit : « Penses tu réellement qu’il s’agit d’un cheval ordinaire ? Il n’a pas prononcé une seule parole

Pirké Avot : les Actions des Pères


Livre-référence de 485 pages sur les "Maximes des pères", l'ouvrage dédié à la morale et l'éthique juive.
Texte en hébreu, traduction en français, commentaires et biographies de chacun des auteurs de ces
perles de sagesse.

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vaine depuis plus de 40 jours ! »

L’élève avait compris la leçon : il est possible de se taire et de rester malgré tout un cheval… A l’inverse, il est
également possible de vivre de manière grandiose au point de mériter la révélation d’Eliahou Hanavi, tout en
restant humble et un véritable serviteur d’Hachem. En réalité, tout dépend de notre véritable intention au moment
où nous accomplissons nos actions.

C’est la signification de notre verset : il faut savoir que chacun à la possibilité d’atteindre le degré de pratique le
plus élevé, à savoir réaliser les Mitsvot d’une manière complètement désintéressée, c’est-à-dire dans l’unique but
de servir le Roi du monde.

Une Mitsva collective

« Ils prendront pour Moi une offrande, chacun d’entre eux… » (Chémot 25,2)

Les Bné Israël sont sortis d’Egypte avec une grande richesse. Ainsi, chacun d’entre eux avait la possibilité de
construire le Michkan à lui tout seul. Cependant, Hachem désirait que chaque juif participe à cette précieuse Mitsva
de la construction du Michkan, lieu de résidence de la Présence divine.

A ce sujet, on raconte l’histoire suivante à propos du Rav Kadouri (de mémoire bénie) :

Lorsqu’il décida de créer sa propre Yéchiva, il partit récolter de l’argent dans le monde entier dans ce but. Il croisa
alors l’un des frères Safra (réputés pour leur grande générosité en faveur de la Torah) qui lui demanda le montant
exact dont il avait besoin car en effet, il souhaiter financer lui-même entièrement la construction de la Yéchiva afin
d’épargner au Rav la fatigue inhérente à tous ces voyages.

Il lui répondit : « Désolé, mais je dois décliner ton offre car je suis intéressé à ce que tout le monde participe à cette
grande Mitsva. Celle-ci doit être partagée, elle ne peut donc pas appartenir à une seule personne ! »

L’importance de donner à autrui

« Ils prendront pour Moi une offrande… » (Chémot 25,2)

Il est possible de transformer un acte simple et quotidien en un acte éternel. C’est le sens de ce verset qui nous
enseigne l’importance de donner, mais également le bienfait qu’on en retire par cette action altruiste.

Par exemple, le fait de boire une boisson fraîche nous procure un petit plaisir physique de quelques secondes. En
revanche, lorsqu’on fait don d’une telle boisson à une personne assoiffée, notre satisfaction, cette fois-ci de nature
spirituelle, devient presque infinie !

Le roi Mounbaz distribua toute la fortune de son royaume aux pauvres. A ceux qui se moquaient de lui, il répondait
: « Mes ancêtres ont caché des trésors pour les autres, mais en ce qui me concerne, je préfère préserver le
véritable trésor pour moi… »

Voici une histoire qui illustre parfaitement cette notion :

Le Rav Steinmann était en voyage à l’étranger. Un puissant homme d’affaires l’aborda en lui demandant de bénir
son fils afin qu’il soit à son tour un homme riche.

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Le Rav lui demanda : « Combien d’argent veux-tu qu’il possède exactement ? »

L’homme d’affaires répondit : « Le maximum ! »

Le Rav insista : « Je t’ai demandé un somme précise ! »

L’homme réfléchit et répondit : « 25 millions de dollars ! »

Le Rav déclara : « Je suis disposé à le bénir pour qu'il ait une somme de 50 millions de dollars, à condition qu’il
redistribue l’intégralité de l’argent gagné au-delà de cette somme à des institutions de Torah… »

Le riche homme d’affaires se mit à blêmir : « Mais pourtant, il est écrit dans la Torah qu’il est interdit de donner plus
que 20% de son argent ! Et s’il gagnait 100 millions de dollars ? »

Certaines personnes peuvent être tellement avides d’argent que cela peut leur faire perdre non seulement toute
considération, mais également leur monde futur…

Chabbath Chalom !

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Le Moussar de Rachi - Le repentir par amour
Vendredi 12 Février 2016 - Jérome TOUBOUL - © Torah-Box

Après avoir reçu la Torah au mont Sinaï, complétée par les principes fondamentaux de la justice qui doivent
réguler les relations entre les hommes, le peuple juif se voit confier une merveilleuse mission : construire une
résidence sainte pour Hachem.

En effet, la Torah ne considère pas que la terre est le lieu des hommes et qu’elle n’est pas digne de recevoir la
Présence divine. Au contraire, nos Sages nous rappellent régulièrement que l’essence de la Présence divine est
de résider sur terre, comme leurs paroles le signifient : « Ikar Chékhina Béta’htonim ». Toutefois, il appartient à
l’homme de faire en sorte que les conditions soient réunies pour permette à cette Présence de résider parmi eux.

Examinons à présent le verset bien connu invitant l’homme à construire cette demeure (Chémot, 25, 8) : « Et ils me
construiront un sanctuaire, afin que Je réside parmi eux ».

Une première interprétation de ce verset semble indiquer que grâce au sanctuaire qui accueille la présence divine,
[Link] peut désormais « résider » parmi les hommes. Néanmoins, au-delà de cette première explication, les
commentaires nous invitent à aller plus loin et à comprendre que ce dont il est question ici, c’est avant tout la
capacité de l’homme à accueillir [Link] en lui, et pas seulement dans un sanctuaire extérieur sur terre.

En effet, les commentaires soulignent que le pluriel « afin que je réside parmi eux » (et non « afin que je réside en
lui », ce qui aurait été la suite logique du début du verset qui mentionne le sanctuaire) témoigne que le projet divin
est de résider en l’intériorité des hommes, c’est-à-dire dans leur cœur.

Effectivement, la Torah place un espoir infini dans les capacités de l’homme à s’élever, à se raffiner, et à assumer
sa création à l’image de [Link]. La Torah nous y invite explicitement à travers l’injonction bien connue : « Soyez

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saints, car Je suis saint ». L’homme a donc la capacité de recevoir [Link] en lui à condition de se sanctifier,
c’est-à-dire par le fait de prendre ses distances avec le matériel en ne le considérant pas comme une fin en soi,
autrement dit comme une source de jouissance personnelle.

L’homme doit plutôt rechercher la possibilité qu’offre le matériel de servir [Link] et de percevoir Sa grandeur à
travers la beauté de la nature et les miracles du quotidien. De cette manière, le cœur de l’homme n’est pas envahi
par une relation de profit avec le matériel, par une surenchère d’envies insatiables et des calculs personnels, mais
il est libre afin de ressentir et d’accueillir le souffle de la Présence divine dans le monde.

Ce n’est pas seulement le cœur de l’homme et son rapport au matériel que l’homme doit sanctifier, mais aussi
naturellement l’ensemble de son être et de son corps. En effet, les membres de notre corps sont les intermédiaires
grâce auxquels nous percevons le monde qui nous entoure et pouvons nouer des relations avec autrui. Or, ces
membres doivent aussi être contrôlés afin de permettre à l’homme d’atteindre son idéal de sainteté. C’est la raison
pour laquelle notre tradition accorde une importance si grande à la capacité de l’homme à « préserver » certains
organes, car ils sont les canaux à travers lesquels nous pouvons faire pénétrer en nous des idées, des pensées ou
des sentiments qui nous élèvent, ou inversement qui nous rabaissent.

Inutile de s’étendre sur les conséquences néfastes engendrées par des visions non conformes à l’esprit de la
Torah, qui pénètrent en nous en un instant et mettent ensuite des années à disparaître de notre mémoire (lorsque
cela est possible…).

Pensons également aux paroles que nos oreilles entendent. En effet, elles sont susceptibles de créer et
d’entretenir en nous des pensées négatives qui nous envahissent et nous perturbent, ou encore des sentiments
négatifs sur autrui à cause de la médisance à laquelle nous aurions, [Link] nous en préserve, prêté l’oreille.

Quant à la bouche, chacun connaît les règles exigeantes que nous devons respecter afin de ne pas porter
préjudice à autrui par des paroles inappropriées. De même, nous devons nous efforcer de faire régner, dans notre
esprit et dans notre cœur, des pensées de ‘Hessed (bonté) et de Sim’ha (joie) propices à l’élévation spirituelle.

Ces recommandations de nos Sages, maintes fois répétées dans la Torah, concourent sans aucun doute à
sanctifier l’homme, à l’immuniser contre les influences négatives de la société et à faire de son corps une demeure
adéquate pour Hachem. L’homme qui s’engage dans cette voie témoigne d’un profond amour de [Link] et de la
Torah, ainsi que d’une capacité à s’effacer et à contrôler ses pulsions en vue d’un idéal supérieur : servir [Link].

Rappelons que Rachi commente le verset susmentionné de la manière suivante :

Et ils me construiront un sanctuaire : Ils feront à Mon intention une maison de sainteté.

Rachi rappelle ainsi opportunément que cet effort de sanctification doit être fait exclusivement « Lichma »,
autrement dit en l’honneur de [Link] et de manière désintéressée. L’homme ne doit pas rechercher une
reconnaissance de son niveau spirituel, c’est-à-dire qu’il ne doit pas chercher à vivre « un moment d’élévation
spirituelle » ou à prouver quoi que ce soit. Au contraire, il doit tenter de se raffiner pour [Link] « Bétemimout », avec
intégrité, modestie et humilité, en connaissant ses limites mais aussi la grandeur à laquelle il est appelé à s’élever.
C’est ainsi que la seule demeure qui sied à Hachem est celle que l’homme se construit dans l’intériorité de son
cœur et de son âme, en raffinant son être par amour pour Lui.

Les mots de notre Paracha prennent un relief particulier en ce début de mois de Adar. En effet, les Sages
décomposent parfois « Adar » par « Alef-Dar », c’est-à-dire l’Unique, le Maître du monde réside parmi le peuple
juif. C’est précisément cette présence qui donne à ce mois une joie intense (Rav Rozenberg). Ce contexte
particulièrement favorable doit permettre à l’homme de se rapprocher de son Créateur, et de s’engager dans la

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voie du repentir par amour afin de permettre à [Link] de résider pleinement en lui.

Nous ne trouverons probablement pas de meilleure conclusion que ces mots du prophète Isaïe (ch.66, 1-3) :

« Ainsi parle l'Eternel : Le ciel est Mon trône et la terre Mon marchepied : quelle est la maison que vous pourriez
Me bâtir, le lieu qui Me servirait de résidence ? Mais, tout cela, Ma main l'a créé ! Tout cela est né d'une parole de
l'Eternel ! Voici pourtant ce que J'aime à embrasser de Mes regards : les humbles, ceux qui ont le cœur contrit,
ceux qui craignent Ma parole ».

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Terouma : le juste milieu entre [Link] et les hommes
Jeudi 11 Février 2016 - Rav Yehonathan GEFEN - © Torah-Box

La Thora affirme dans notre paracha Terouma, concernant les murs du Michkan : « La traverse du milieu passera
dans l’intérieur des poutres, les reliant d’une extrémité à l’autre »[1]. Le Targoum Yonathan écrit que la barre
transversale était faite en bois ; et ce bois provenait des arbres qu’Avraham Avinou avait plantés pour le profit des
voyageurs. Pourquoi ce bois eut-il une fonction si prestigieuse dans le Michkan ?

Selon le rav Zelig Pliskin chlita, c’est pour nous rappeler que même lorsque l’on se consacre au service d’Hachem,
nous ne devons jamais oublier de nous soucier de notre prochain, qui fut créé à l’image de D.[2]

Cet enseignement est mis en relief dans les ouvrages de l’un des grands maîtres du Moussar, le rav Israël
Salanter zatsal. Celui-ci estimait que bien qu’il fût louable de parfaire les mitsvot ben adam laMakom, il faut faire
très attention à ce qu’elles ne soient pas accomplies aux dépens d’autrui.

Cette leçon peut être mise en pratique de diverses façons.

Prenons l’exemple de la netilat Yadaïm. Un matin, dans un internat, un élève passa par la chambre d’autres
étudiants, qui dormaient encore, pour se laver les mains. « Nétilat Yadaïm est une mitsva instituée par nos Sages,
commente rav Israël, mais le fait de perturber le sommeil de l’autre nous est interdit par la Thora. »[3]

Une autre fois, un talmid récita une longue et fervente amida[4], bloquant l’accès à la fenêtre, alors que la chaleur
était caniculaire. Rav Israël le lui reprocha : sa prière ne devait pas être faite au désavantage des autres fidèles.

Le Alter de Slabodka (autre grand Baal Moussar), mettait grandement l’accent sur les mitsvot ben adam la’havéro

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[5]. Il enseignait que lorsqu’une personne accomplit une mitsva, elle doit faire très attention à ne pas causer de
désagrément ou offenser son prochain, ce qui risquerait de lui faire perdre la récompense de sa bonne action.

Il ne discourait jamais aux heures de repas et quand il priait à l’office, il finissait la Amida en même temps que les
autres fidèles ou bien frappait sur son pupitre pour faire savoir à l’assemblée qu’elle ne devait pas l’attendre.[6]

Un jour, un élève priait en se balançant énergiquement. Après la tefila, le Alter fit appeler le disciple et lui dit :
« Celui qui frappe son prochain, même s’il ne lui cause aucun dommage, est appelé "racha" et est condamnable de
malkout. Par tes mouvements, tu risques de buter contre la personne qui se tient à tes côtés et donc de commettre
– tout en priant fervemment – un grave interdit pour lequel tu es appelé "racha" !! »[7]

Il arrive d’être involontairement à l’origine d’un tort ou d’un inconfort alors que nous accomplissons notre avodat
Hachem.

Par exemple, il n’est pas rare de « fouetter » par les fils de notre talith la personne qui prie à côté de nous. On peut
également évoquer le moment où l’on fait avancer le Séfer Thora vers la bima. Il est certes très estimable d’aller
l’embrasser, mais si l’on risque de bousculer d’autres fidèles sur notre passage, alors il vaut mieux éviter de
manifester ainsi ce respect et cet amour pour le Séfer Thora[8].

Aussi, quelqu’un qui prie longuement peut causer une grande contrariété aux personnes qui se tiennent devant lui.
Les poskim affirment qu’il convient à cet individu, de prier à un endroit qui n’est pas très passant.[9]

Les ‘houmrot (mesures de rigueur) sur lesquelles nous voulons parfois travailler nous font penser que le ben adam
la’havéro prend une place moins importante que le ben adam laMakom.

Le Ramban, dans un commentaire bien connu sur le verset « Soyez saints », affirme qu’il ne suffit pas d’observer
la loi stricte dans notre avodat Hachem, mais qu’il faut essayer d’atteindre un niveau toujours plus haut.

Dans un autre commentaire, moins célèbre, le Ramban souligne le même point concernant le ben adam la’havéro.
La Thora enjoint : « Tu feras ce qui est droit et bien aux yeux d’Hachem. » ‘Hazal disent que ce passouk nous
apprend à aller au-delà de la stricte loi dans nos affaires avec autrui. Le Ramban explique qu’il ne suffit pas de se
contenter du « ikar hadin » dans les mitsvot ben adam la’havéro ; il faut savoir qu’Hachem souhaite que nous
soyons très sensibles aux besoins de nos frères.

L’individu peut vouloir s’attacher aux ‘houmrot dans les mitsvot ben adam laMakom, comme la cacherout. Ceci est
très méritoire, mais il est tout autant nécessaire d’être « ma’hmir » (exigeant) dans les obligations ben adam
la’havéro.

On raconte, au sujet de rav ‘Haïm Soloveitchik qu’il était particulièrement rigoureux dans sa façon de trancher la
halakha, mais quand il fallait transgresser Chabbat pour des raisons de santé, il faisait exception à la règle. Quand
on lui en demanda la raison de son indulgence dans ce domaine, il répondit qu’il était en réalité ma’hmir sur la
mitsva de « va’haï baèm » qui nous demande de transgresser les mitsvot pour sauver la vie d’un Juif.

Dans le même ordre d’idées, le Imré Emeth estime que le concept de « hidour mitsva » s’applique tout autant dans
nos relations avec autrui que dans celles avec Hachem.

Un ‘hassid lui demanda s’il pouvait lui emprunter une paire de tefillin, parce qu’il avait égaré les siens. Le rav lui

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prêta ses propres tefillin, qui avaient appartenu à son père, le Sfat Émet. Quand on lui demanda pourquoi il avait
prêté sa paire la plus précieuse, il répondit que le passouk « zé Kéli véanevéhou » nous apprend qu’il nous faut
accomplir les mitsvot de la meilleure façon possible. Ce principe s’applique également à la mitsva de ‘hessed.[10]

La barre transversale dans le Michkan est un rappel éternel des deux piliers dans la avodat Hachem – le ben adam
laMakom et le ben adam la’havéro. Et même quand nous nous dévouons au maximum pour Hachem, il est
primordial de se souvenir de nos obligations envers notre prochain.

[1] Parachat Terouma, Chemot, 26:28.

[2] Growth through Thora, Pliskin, Parachat Terouma.

[3] Sparks of Moussar, Zaitchik, p. 21.

[4] Prière qui forme le noyau central des offices de chaque jour de la semaine.

[5] Qui implique une relation entre un homme et son prochain. Parallèlement les mitsvot ben adam laMakom sont
celles qui lient l’homme à son Créateur.

[6] Ibid. p. 165.

[7] Ibid. p 165-166.

[8] Piské Techouvot, 2e ‘Hélek, Siman 148, p. 209.

[9] Piské Techouvot, 1er ‘Hélek, Siman 102, p. 785.

[10] Major Impact, Kaplan , p. 161-162.

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Terouma : 3 jolies perles sur la Paracha
Vendredi 20 Février 2015 - Rav Mordékhai STEBOUN - © Torah-Box

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Une éducation sans faille

« Et tu feras des Chérubins. » (25,18)

Rachi nous enseigne que ces Chérubins avaient un visage d’enfants.

Nos Sages nous enseignent que tous les ustensiles du Michkan pouvaient être confectionnés à partir de n’importe
quelle matière lorsqu’il n’y avait plus la possibilité d’avoir de l’or. A l’exception des Chérubins qui reposaient sur
l’Arche Sainte, qui devaient impérativement être réalisés en or pur.

Le Rav Meir Chapira s’interroge au sujet d’une telle différence avec les autres ustensiles du Michkan.

Les Chérubins représentent de jeunes enfants, comme nous l’explique Rachi, qui reposent sur l’Arche Sainte,
c’est-à-dire la Torah. Cela vient nous apprendre notre devoir d’éduquer nos enfants selon les principes de la Torah.
Et pour accomplir notre obligation, il n’est pas permis d’utiliser de l’argent ou du cuivre, mais uniquement de l’or
pur, c’est-à-dire de donner le meilleur de notre personne afin d’atteindre l’excellence dans l’éducation de nos
enfants. Il n’y a pas de compromis possible.

Une maison juive

« Ils Me feront un sanctuaire… » (25,8)

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Enseigner à nos filles quel doit être le comportement exemplaire dans une maison juive n’est pas une chose facile,
notamment à notre époque. Certains pensent qu’il faille mettre la "barre très haute" vis-à-vis des choses
spirituelles, mais cela ne s’applique pas à chaque domaine de la maison. Ils admettent que les "grandes choses"
nécessitent une attention particulière, mais les détails de tous les jours ne rentrent pas en considération.

Une maison juive est un Beth Hamikdach. Celui qui considère ainsi sa maison comprendra de lui-même que, de la
même manière qu’au Beth Hamikdach aucune Mitsva ni aucune parole n’était négligée, ainsi il en sera dans sa
maison.

Un élève du Rav Chlomo Zalman Auerbach zatsal nous raconte l’anecdote suivante. Lorsqu’il accompagna le Rav
de la Yéchiva à sa maison, celui-ci s’arrêta un instant devant sa porte et arrangea sa barbe. Apres cela, il tapa à la
porte et rentra. Devant l’étonnement de son élève, il expliqua la chose suivante : "Ma maison est un Beth
Hamikdach et je ne peux y rentrer sans avoir arranger ma barbe au préalable".

Si nous respectons cette règle, nous pouvons alors comprendre que l’on ne peut pas faire ce que l’on veut dans
notre maison, ce qui donnera une autre dimension à notre vie.

Qui va construire le Beth Hamikdach ?

« Ils Me feront un sanctuaire… » (25,8)

Le verset semble assez énigmatique. « Ils Me feront » : de qui parle-t-on ? Pourquoi n’est-il pas écrit « Et Moché
fera » ? Cela aurait été plus logique, car c’est lui qui a été ordonné par Hachem de construire le Michkan. Enfin,
pourquoi le verset parle de sanctuaire (Mikdach) et non du Michkan ?

Nous savons tous que l’une des raisons pour lesquelles Hachem n’a pas permis a Moché Rabbénou d’entrer en
Terre d’Israël est que si Moché avait construit le Beth Hamikdach en Terre Sainte, il n’aurait jamais été détruit. Si
les fautes des Bné Israël sont trop nombreuses, ils auraient été exterminés, et c’est la raison pour laquelle Moché
n’a pas construit lui-même le Beth Hamikdach en Israël, afin qu’Hachem déverse Sa colère sur Son Temple plutôt
que sur les Bné Israël.

Cette explication est allusionnée dans notre verset. « Ils Me feront », c'est-à-dire les Bné Israël feront "sans toi" -
Moché, afin de pouvoir effacer les fautes contre le Mikdach (sanctuaire), et ainsi Hachem pourra résider en eux.

Chabbath Chalom !

Prélèvement de la 'Halla : Mitsva en Or


L'ouvrage-référence sur le prélèvement de la pâte, cette mitsva donnée à la femme juive. Lois, schémas,
images... ce livre débat en détail et répond à toutes vos questions en ce qui concerne la Hafrachat 'Halla.

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Terouma - La paresse se cache derrière tous nos justificatifs
Mercredi 18 Février 2015 - Rav Yehonathan GEFEN - © Torah-Box

Au début de la paracha, Moché Rabbénou reçoit l’ordre Divin de demander au peuple d’apporter les matériaux
bruts nécessaires à la construction du Michkan (Tabernacle). « Et voici l’offrande que vous prendrez d’eux : or,
argent et cuivre ; étoffes d’azur, de pourpre, d’écarlate, de fin lin et de poil de chèvre ; peaux de bélier teintes en
rouge, peaux de tahach et bois d’acacia ; huile pour le luminaire, aromates pour l’huile d’onction et pour la
combustion des encens ; pierres de choham et pierres à enchâsser, pour l’Éphod et pour le Pectoral. »[1]

Le Or Ha’Haïm HaKadoch zatsal note que l’ordre des matériaux mentionnés est difficile à comprendre ; la pierre de

choham et les « pierres à enchâsser » sont les plus précieuses de tous les éléments de la liste, elles auraient
logiquement dû être placées en première position. Il répond en rapportant un midrach qui nous apprend le contexte
de l’apport des pierres précieuses.

Elles étaient fournies par les nessiim (les princes) après que tout le reste ait été donné. Les nessiim avaient
initialement prévu d’attendre que tout le monde apporte sa contribution à la construction du Michkan, et ils
voulaient se charger de procurer ce qu’il manquerait. Mais leur projet échoua quand le peuple, dans son grand
enthousiasme, donna tout ce qui était nécessaire, à l’exception des pierres précieuses. Le midrach ajoute
qu’Hachem était mécontent, parce qu’ils tardèrent à apporter leur contribution à la construction du Michkan. En
« punition », le youd de leur nom fut effacé à un endroit de la Thora.[2]

Le Or Ha’Haïm explique que puisque le don des pierres précieuses était lié à une erreur, elles sont mentionnées
en fin de liste des matériaux offerts pour le Michkan. Malgré leur grande valeur monétaire, la faille spirituelle qui
entraîna le don des nessiim les place à un moindre niveau que tous les autres matériaux apportés.

Le rav ‘Haïm Chmoulewitz zatsal souligne qu’il nous faut encore comprendre pourquoi Hachem était insatisfait du

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Les mécanismes de la réussite matérielle et financière dans ce monde : histoires, explications de nos
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comportement des nessiim. Le raisonnement qui expliqua le retard de leur contribution semble très cohérent,
pourquoi furent-ils punis pour une « erreur de calcul » apparemment innocente ?

Il répond en rapportant le commentaire de Rachi concernant leur punition. « Parce qu’ils firent originellement
preuve de paresse, ils perdirent un "youd" dans leur nom. »[3] Rachi nous révèle que la véritable raison de leur
retard était leur indolence ! Leur justification qui semblait tout à fait valable dissimulait une certaine fainéantise.

Le Messilat Yécharim développe longuement ce trait de caractère qui empêche la personne de remplir
correctement ses obligations. Il écrit : « Nous voyons de nos propres yeux, à maintes reprises, qu’un homme peut
être conscient de ses devoirs, et il sait clairement ce qui est nécessaire pour le bien-être de son âme… pourtant il
s’affaiblit [dans sa Avoda], non pas par manque de conscience ou pour une autre raison, mais à cause de la forte
paresse qui prend le dessus. »

Il ajoute que le grand danger de ce défaut est de réussir à trouver plusieurs « motifs » justifiant son inactivité. « Le
paresseux va prouver par de nombreuses citations des Sages, des versets de la Bible, et des arguments
« logiques », qu’il peut alléger son fardeau, sans réaliser que ces considérations proviennent de sa paresse et non
d’une réflexion mûre et rationnelle. »[4] Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à un choix, nous ne devons pas
nous hâter de choisir l’option la plus facile, parce que cette décision découle très probablement de notre paresse.

Le Messilat Yécharim nous enseigne que même le plus « valable » des arguments peut être un voile dissimulant
les désirs de la personne qui ne veut pas agir. Le ‘Hovot Halevavot, dans son introduction, nous en offre un
exemple marquant. Il écrit qu’après avoir projeté d’éditer cet ouvrage, il changea d’avis, pour plusieurs raisons.
« Je sentais que mes forces étaient limitées et que mon esprit était trop faible pour comprendre les raisonnements.
De plus, mon style littéraire en arabe, langue de rédaction du livre, n’est pas des plus élégants … Je craignais
d’entreprendre une tâche qui ne parviendrait qu’à exposer mes défauts… C'est pourquoi j’ai décidé de renoncer à
mon projet et de revenir sur ma décision. »

Il reconnut cependant que ses intentions n’étaient peut-être pas entièrement pures. « J’ai commencé à suspecter
la sincérité de mes intentions, à penser que j’avais opté pour la facilité, que j’avais aspiré à la paix et à la
tranquillité. Je me demandai anxieusement ce qui avait motivé l’annulation du projet : n’était-ce pas le désir d’une
autosatisfaction qui m’avait poussé à rechercher le confort, à choisir l’inactivité, à rester sans rien faire. » Pour le
bien-être éternel du Klal Israël, il décida d’écrire le séfer et il est à présent difficile d’imaginer le peuple juif démuni
de ce guide spirituel. Les raisons qu’il avança au départ pour ne pas écrire le séfer semblaient plausibles et
légitimes, mais il admit qu’à son niveau, elles étaient ternies par un désir de commodité.

Si un homme aussi illustre que l’auteur du ‘Hovot Halevavot se sentit être la victime du yétser hara de la paresse, il
ne fait aucun doute que chacun risque d’être séduit et pris au piège par cette force destructive. L’individu a
généralement de bonnes raisons de vouloir éviter des situations qui l’obligeraient à améliorer sa Avodat Hachem,
mais il faut être conscient que sa véritable motivation est vraisemblablement la paresse.

Le yétser hara de l’oisiveté est si malin et astucieux qu’il peut prendre la forme de la plus admirable des qualités,
en particulier la modestie. Le rav Moché Feinstein zatsal parle d’une forte tendance qu’ont certaines personnes à
se sous-estimer en prétendant qu’elles sont très peu talentueuses et qu’elles ne pourront jamais atteindre de hauts
niveaux. Il écrit que ce genre d’humilité émane en réalité du yétser hara.[5] Cette attitude provient de la paresse,
qui est en fait la manifestation d’un désir de confort.

Il n’est pas facile d’accéder à la grandeur, cela demande de gros efforts, il faut être prêt à s’exposer à des
déconvenues, voire même à des échecs. C’est une lourde tâche, on peut donc être tenté de « faire une croix » et
de se dispenser d’essayer de l’assumer — c’est certainement l’option la plus « confortable ».

L’individu a constamment l’opportunité de s’améliorer et de s’élever dans sa avodat Hachem et dans l’influence

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qu’il exerce sur les autres. Nous apprenons de l’épisode des nessiim que l’élément qui nous empêche le plus de
réaliser notre potentiel est le désir de commodité qui découle de la paresse. Celui-ci nous incite à alléguer
plusieurs « raisons » qui justifient le fait que nous ne progressons pas comme nous le pourrions.

Le Messilat Yécharim nous enseigne qu’il nous faut reconnaître que ces excuses sont très souvent une simple
ruse du yétser hara et qu’il faut la repousser et persévérer dans nos efforts pour grandir et agir.

Puissions-nous tous mériter de vaincre ce puissant yétser hara et de prendre les bonnes décisions, même quand
cela nous est difficile.

[1] Parachat Terouma, Chemot, 25:3-7.

[2] Parachat Vayakel, Chemot, 35:27. Voir Si’hot Moussar du rav ‘Haïm Chmoulewitz zatsal, pour une explication
détaillée sur la signification de l’absence du « youd » dans leur nom (p. 214).

[3] Rachi, Parachat Vayakel, 35:27.

[4] Messilat Yécharim, fin du 6ème chapitre.

[5] Darach Moché, Parachat Nitsavim.

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Terouma - les miches de pain en offrande du marrane portugais...
Vendredi 31 Janvier 2014 - Rav David HADDAD - © Torah-Box

La Paracha Terouma (25, 30) nous dit : "????????? ??? ??????????? ????? ??????? ??????? ???????" (et tu
placeras sur cette table des pains de proposition, en permanence devant moi)

On raconte qu’à l’époque du Ari Hakadoch za”l, un certain marrane s’enfuit du Portugal et vint s’installer à Safed.

Le Chabbat suivant son arrivée, il assista à une dracha durant laquelle le Rav local évoqua les pains de proposition
que l’on apportait au Temple de Chabbat en Chabbat et qui constituaient une source d’abondance matérielle pour
tout le peuple. « Quel dommage que nous ayons perdu ce privilège ! » déplora le Rav en soupirant. De retour chez
lui, le marrane remué par ces paroles, pria son épouse de confectionner chaque semaine deux miches de pain,
pétries treize fois en état de pureté avant d’être cuites avec tous les embellissements possibles dans le four
familial, dans l’intention de les offrir à la synagogue comme à l’époque du Temple.

La femme suivit fidèlement les instructions de son mari ; chaque vendredi elle confectionnait les deux miches de
pain et son mari les apportait à la synagogue en priant et suppliant [Link] d’agréer son offrande. Puis à la fin de la
prière, il déposait les pains dans l’arche sainte. Et le bedeau, qui ne cherchait pas à connaître l’origine de ces
pains, se faisait un plaisir de les déguster chez lui pendant Chabbat…

Le soir venu, l’ancien marrane retournait à la synagogue et constatant que les miches avaient disparu, en concluait
que le Saint béni soit-Il avait agréé son offrande…

Un vendredi après-midi, le Rav se rendit à la synagogue pour y répéter son sermon du lendemain. Soudain, notre
homme arriva comme à son habitude avec ses deux miches de pain, s’approcha de l’arche et se mit à épancher à
son coeur devant [Link], inconscient de la présence du Rav…

Rambam - Hilkhot Dé'ot (Traits de caractère)


Un véritable guide de vie écrit par le génial Maïmonide (Rambam), qui enseigne les comportements que
l'homme doit adopter, dans son hygiène de vie comme dans l'amélioration des traits de caractère ou de
sa relation avec autrui.

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En entendant cela, le Rav le réprimanda sévèrement : « Sot que tu es ! s’exclama-t-il. Penses-tu que notre [Link]
mange et boit ? C’est sans doute le bedeau qui prend tes pains et dans ta naïveté, tu t’imagines que c’est [Link] qui
les consomme ! C’est là une faute grave que de Lui prêter une conduite physique ! »

A peine eut-il prononcé ces mots que le bedeau entra à la Synagogue pour y récupérer, comme à son habitude,
ces miches « tombées du ciel ». Aussitôt, le Rav se tourna vers lui et lui dit : « Remercie cet homme qui t’apporte
chaque vendredi deux pains frais ! » Effectivement, l’homme remercia son généreux donateur sans la moindre
gêne.

En entendant cela, l’ancien marrane éclata en sanglots et pria le Rav de lui pardonner d’avoir mal interprété son
discours sur les pains de proposition, à la suite duquel il avait commis une faute aussi grave.

A ce moment précis, un envoyé du Ari za”l fit irruption dans la synagogue et annonça au Rav au nom de son
maître : « Rentre chez toi et annonce à ta famille que demain, à l’heure où tu t’apprêtais à prononcer ton sermon à
la synagogue, tu mourras ! Le décret a déjà été promulgué dans le Ciel ! »

Affolé par ces paroles, le Rav se précipita chez le Ari Hakadoch pour connaître la raison de ce verdict. Ce dernier
lui répondit : « Sache que depuis la destruction du Temple, le Maître du monde n’a pas connu de plaisir plus grand
que celui procuré par l’offrande de ce Juif simple. Puisque tu y as mis un terme, ta mort a été décrétée
irrévocablement ! »

Abattu, le Rav rentra chez lui et annonça la triste nouvelle aux siens. Et effectivement, le lendemain, à l’heure où il
était censé prononcer son sermon à la synagogue, le Rav rendit l’âme, comme l’avait prédit le Ari Hakadoch.

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Terouma : comment obtenir l'aide Divine dans nos actions ?
Mardi 28 Janvier 2014 - Rav Yehonathan GEFEN - © Torah-Box

La paracha Térouma nous dit : « Tu feras une Menora (candélabre) d’or pur. La Menora devra être façonnée d’une
seule pièce… » (Chemot, 25:31)

Notre commentateur Rachi explique, sur les mots « La Menora devra être faite » : D’elle-même ; étant donné que
Moché eut du mal [à la façonner], Hakadoch Baroukh Hou lui dit : "jette l’or dans le feu et elle se fera toute seule."

Rachi rapporte le Midrach Tan’houma pour expliquer la forme passive employée par la Thora : La Menora devra
être faite, plutôt que Tu façonneras la Menora. Le Midrach nous dit aussi que Moché ne pouvait visualiser la forme
de la Menora, et qu’Hachem lui en montra alors un modèle en feu. Mais même après s’être grandement efforcé de
la façonner selon cette représentation, Moché demeurait incapable de la confectionner. C'est pourquoi Hachem lui
ordonna de jeter l’or dans le feu et la Menora apparut, toute prê[Link] Sfat Emeth demande quel sens y avait-il de
montrer à Moché une représentation de la Menora, si elle était destinée à se faire toute seule – cela ne lui a pas
permis de la fabriquer ?!

C’est pour nous apprendre un principe fondamental de la Thora : bien que l’homme ait le libre arbitre et puisse
décider d’accomplir la volonté de D. ou pas, il n’a pas réellement la possibilité d’exécuter les Ordres d’Hachem, s’Il
ne lui en donne pas les moyens. Par exemple, on peut décider de faire un acte charitable, mais de nombreux
obstacles peuvent mettre un frein à cette action.

La plupart des mitsvot exigent des actions et il ne nous est possible de les accomplir que si Hachem nous le
permet. Quel est alors le rôle de l’homme ? On lui demande uniquement de faire l’effort d’accomplir les mitsvot.
Même s’il n’a pas la possibilité de les accomplir intégralement, il sera quitte de son obligation. Mais, poursuit le Sfat
Emeth, s’il fait tout son possible, il bénéficiera d’une siyata diChemaya (aide du Ciel) pour accomplir entièrement la
mitsva.

C’est ce qui se produisit avec Moché pour la fabrication de la Menora – Hachem ne voulait pas qu’il termine sa

Pniné haTorah
Commentaires sur les 5 livres de la Torah. Chaque paracha éclairée par des histoires, paraboles et
midrachim captivant, issues des enseignements de nos Maîtres.

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construction, mais Il montra à Moché une image de la Menora, pour qu’il s’efforce de la construire. En récompense
de sa persévérance, Hachem termina le travail.

La rav ‘Haïm Chmoulewitz zatsal rapporte plusieurs personnages bibliques qui illustrèrent cette idée, à savoir,
considérer que si une personne s’efforce d’accomplir la volonté d’Hachem, il bénéficiera d’une aide Divine
exceptionnelle pour obtenir des résultats surhumains. Prenons pour exemple Bitya, la fille de Pharaon qui sauva le
jeune Moché des eaux. On se pose rarement la question de savoir pourquoi Bitya fit une tentative de sortir Moché,
alors qu’il lui était, rationnellement, impossible de l’atteindre. En réalité, elle comprit qu’il lui fallait faire l’effort,
même s’il paraissait superflu. Mais grâce à cet effort, Hachem accomplit un miracle et allongea son bras, ce qui lui
permit d’atteindre le berceau.

Nous voyons, de l’exemple de Moché Rabbénou et de la Menora qu’Hachem demande uniquement que nous nous
efforcions d’accomplir Sa volonté, et si nous le faisons sincèrement, Il terminera le travail à notre place.

Prenons également l’exemple du Siyoum HaChass de Dirchou. Deux cents hommes apprirent tout le Talmud et
furent testés sur son ensemble. Parmi les candidats, plusieurs affirmèrent qu’au départ, ils ne pensaient même pas
pouvoir réussir l’examen d’une seule Massékhet (traité), mais persévérèrent et réussirent ce projet extraordinaire.
Puissions-nous tous émuler ces personnes dans notre Avodat Hachem.

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Paracha Terouma : la Tsédaka lorsqu'on est en bonne santé !
Lundi 20 Février 2012 - © Torah-Box

Chemot (25, 3) « L’or, l’argent et le cuivre » Il y a de nombreux niveaux dans le don de la Tsédaka (charité).
Trois d’entre eux sont rapportés de manière allusive dans ce verset de la paracha Terouma : - le plus méritoire
est de donner quand on est en pleine santé et lorsque l’on se sent parfaitement bien. Cela se trouve en allusion
dans le mot "zahav" (or), dont les lettres forment les initiales de "Zé Hanoten Bari" (celui-ci donne en pleine santé).
- un degrès en-dessous vient le don que fait l’homme lorsqu’il est malade et qu’il a besoin de la miséricorde
céleste. Cela figure dans le mot "kessef" (argent), dont les lettres forment les initiales de "KcheRoeh Sakana
Potea’h" (quand il voit le danger, il ouvre la main). - le plus bas des niveaux de Tsédaka est lorsque l’homme voit
que le mal l’a déjà atteint profondément, que l’argent et l’or n’ont plus aucune valeur à ses yeux, et qu’alors
seulement il se rappelle de faire de la tsedaka. Un tel don a moins de valeur que tous les autres, et il se trouve en
allusion dans le mot "ne’hochet" (cuivre), dont les lettres forment les initiales de "Netinat ‘Holé Cheamar Tnou" (le
don d’un malade qui a dit : "Donnons"). >> Chaque semaine, recevez des enseignements sur la Paracha de
la semaine avec "Chavoua Tov" !

Le Jour du Mariage : Boy Kalla (Guide en Or)


Guide en Or de préparation à la jeune mariée, au jour-même du mariage ! Comprendre l'impact spirituel
de ce jour, savoir éviter le stress, concilier Tsniout et beauté, bien accueillir ses invités, danser avec
chacun,... tout un programme.

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