TheUnion - DR TB FR
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LA PRISE EN CHARGE DE LA
TUBERCULOSE RÉSISTANTE
2018
GUIDE PRATIQUE POUR
LA PRISE EN CHARGE DE LA
TUBERCULOSE RÉSISTANTE
2018
La publication de ce guide a été réalisée grâce au soutien du Research Institute of Tuberculosis, Japan Anti-Tuberculosis
Association (RIT/JATA) [Institut de Recherche de la Tuberculose, Association japonaise de lutte contre la tuberculose]
et de l’accord de coopération PS004641-04, financé par l’agence américaine Centers for Disease Control and Prevention
(Centres de contrôle et de prévention des maladies). Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité de ses
auteurs et ne reflète pas la position de RIT/JATA, du U.S. Centers for Disease Control and Prevention ni du U.S. Department
of Health and Human Services (Ministère américain de la santé et des services sociaux).
Éditeur
Union Internationale contre la Tuberculose et les Maladies
Respiratoires (L’Union)
68, Boulevard Saint Michel, 75006 Paris, France
ISBN: 979-10-91287-21-0
Table des matières
Préface 6
Remerciements 7
Abréviations et acronymes 8
1 Généralités et définitions 10
1.1 Généralités 10
1.2 Causes de la résistance 11
1.3 Définitions 12
2 Dépistage 14
2.1 Identification des patients 14
2.2 Diagnostic de la tuberculose résistante à la rifampicine 15
2.3 Conduite du dépistage 19
2.3.1 Circuit des échantillons 20
2.3.2 Management du patient 20
8 Contrôle de l’infection 61
8.1 Mesures de contrôle administratif 62
8.2 Mesures de contrôle de l’environnement 63
8.3 Mesures de protection respiratoire 65
Annexes 66
1 Interprétation des résultats des tests de résistance au laboratoire
douteux ou discordants 67
2 Préparation, transport et traitement des échantillons de crachats 69
3 Echelle des examens paracliniques, signes, symptômes et examens
spécialisés 74
4 QT et QTc : définition, mesure et implications cliniques 76
5 Audiométrie : description, mesure et implications cliniques 83
6 Formulaires 89
Tableaux, figures et encadré
Tableaux
3.1 Dosage quotidien des médicaments en fonction du poids
(adultes et enfants ≥30 kg) 26
3.2 Dosage quotidien des médicaments en fonction du poids (enfants) 28
3.3 Suivi du traitement TB-RR 30
4.1 Dosage quotidien des médicaments en fonction du poids (adultes) 33
4.2 Dosage quotidien des médicaments en fonction du poids (enfants) 34
6.1 Cotation de la gravité des effets indésirables 40
6.2 Médicaments auxiliaires fréquemment utilisés 41
6.3 Stades de l’insuffisance rénale selon les niveaux de clairance
de la créatinine 45
8.1 Mesures de contrôle de l’infection par ordre de priorité 61
Figures
2.1 Bacilloscopie avec méthode de Ziehl-Neelsen
et méthode à l’auramine 15
2.2 Xpert, incubateur pour LPA et culture en milieu solide
avec colonies 18
2.3 Culture en milieu liquide et tube avec croissance
du Mycobacterium 18
2.4 Tube Falcon® + 1 volume de crachat + 2 volumes d’éthanol à 95° 19
8.1 Exemples de ventilation naturelle dans deux unités TB-MR
au Niger 63
8.2 Exemples de ventilation mécanique 64
8.3 Lampe UV 64
8.4 Respirateur N95 et sa protection quotidienne contre la poussière 65
Encadré
2.1 Classification fondée sur la résistance aux médicaments 13
6
Préface
Ce guide sur la tuberculose résistante est un outil pratique destiné à aider les agents
de santé à prendre en charge le malade du point de vue clinique et opérationnel
en mettant l’accent sur la décision thérapeutique, la mise en œuvre et le suivi du
régime court de 9 mois pour le traitement de la tuberculose multirésistante.
Notre expertise sur le traitement court est basée sur les études menées en
partenariat avec l’Action Damien et l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers au
Bangladesh, au Niger, au Bénin et au Cameroun. Plusieurs leçons ont également
été tirées de l’étude observationnelle sur ce régime dans neuf pays d’Afrique
francophone coordonnée par L’Union de 2013 à 2016.
L’Union espère que les lecteurs trouveront que ce Guide pratique, qui
complète celui sur la prise en charge clinique et opérationnelle de la tuberculose
multirésistante publié en 2013, sera utile pour prendre en charge les personnes
souffrant de cette forme potentiellement mortelle de tuberculose.
7
Remerciements
Abréviations et acronymes
Am Amikacine
Amx/Clv Amoxicilline/Acide Clavulanique
Bdq Bédaquiline
Cfz Clofazimine
Cm Capréomycine
Cs Cyclosérine
Dlm Délamanide
E Ethambutol
Eto Ethionamide
Gfx Gatifloxacine
H Isoniazide
Hh Isoniazide à haute dose
Imp Imipénème
Km Kanamycine
Lfx Lévofloxacine
Lzd Linézolide
Mfx Moxifloxacine
Mpm Méropénème
PAS Acide para-aminosalicylique
Pto Prothionamide
R Rifampicine
S Streptomycine
Trd Térizidone
Z Pyrazinamide
10
1 Généralités et définitions
1.1 Généralités
Adapté du “Companion Handbook to the WHO Guidelines for the programmatic management
of drug-resistant tuberculosis”. OMS/HTM/TB/2014.11. Genève, Suisse: Organisation mondiale
de la Santé, 2014.
12 Chapitre 1 Généralités et définitions
1.3 Définitions
• La résistance parmi les nouveaux cas concerne les patients qui n’ont
jamais reçu un traitement antituberculeux pendant plus d’un mois.
Ces patients ont été contaminés par d’autres porteurs de souches résistantes.
• La résistance parmi les cas déjà traités concerne les patients ayant reçu
un traitement antituberculeux pendant un mois ou plus.
En pratique, il s’agit des patients définis comme échecs, rechutes ou reprises après
abandon. Ces patients peuvent avoir développé des souches résistantes pendant le
traitement ou avoir été infectés ou réinfectés dès le début – sans qu’on le sache –
par un porteur de bacilles résistants.
La majorité des cas TB-RR dépistés parmi les cas déjà traités sont également résistants à
l’isoniazide. Les tests actuellement disponibles (Xpert® MTB/RIF) permettent de détecter
relativement facilement la résistance à la rifampicine mais pas la résistance à l’isoniazide.
Les cas TB-RR sont donc traités comme des cas TB-MR.
N.B. : Cette dernière définition de la TB pré-UR, largement utilisée, n’est pas officielle.
14
2 Dépistage
Les cas présumés de TB-RR sont les patients les plus à risque de TB-RR.
Ces patients représentent la première des priorités dans les pays à ressources
limitées et à faible prévalence de RR. Il s’agit :
Dans les pays à haute prévalence de TB-RR, toute personne atteinte de TB devrait
être testée pour la recherche de la TB-RR.
Un contact d’un cas contagieux (cas index) a un risque élevé d’infection et de maladie.
• Contact familial : personne partageant l’espace de vie pendant une ou plusieurs
nuits ou passant de nombreuses heures par jour avec le cas index pendant les
3 mois précédant la mise sous traitement du cas index.
• Contact étroit : personne partageant l’espace de vie pendant des périodes prolongées
au cours des 3 mois précédant la mise sous traitement du cas index (lieux de
rencontre sociale, lieux de travail, institutions…).
Les contacts symptomatiques des patients présentant une TB-RR doivent être soumis
sans tarder aux tests de diagnostic de la TB-RR.
15
Figure 2.1 Bacilloscopie avec méthode de Ziehl-Neelsen (gauche) et méthode à l’auramine (droite)
16 Chapitre 2 Dépistage
Le test Xpert donne les six résultats suivants, mutuellement exclusifs :
1) « MTB non détecté » ; 2) « MTB détecté » (élevé, moyen, faible ou très
faible) avec 2a) « résistance à la rifampicine détectée » (RR), 2b) résistance à
la rifampicine « non détectée » (RS) ; 3) « indéterminé » ; 4) « aucun résultat » ;
5) « erreur » ; ou 6) « résultat invalide ».
La machine doit être recalibrée chaque année et nécessite une alimentation
stable en courant électrique. Un onduleur standard de 2.000 W et des
batteries 12 V / 100-400 Ah fournissent de l’énergie pendant plus de
8 heures à une machine Xpert à quatre modules et à un ordinateur portable
(200 W requis). Ceux-ci peuvent être obtenus localement.
17
Le test Xpert® MTB/RIF Ultra (Cepheid) fait preuve d’une sensibilité accrue
et d’une spécificité réduite par rapport à la cartouche Xpert pour la détection
de M. tuberculosis dans des échantillons avec un faible nombre de bacilles, en
particulier dans des échantillons à frottis négatif, positifs à la culture tels qu’en
cas de co-infection avec le VIH, dans les échantillons pédiatriques et dans les
échantillons extra-pulmonaires.
Le test Xpert® Omni (Cepheid) est un appareil portable, proche d’un test
au chevet du patient.
Figure 2.2 Xpert, incubateur pour LPA et culture en milieu solide avec colonies de bacilles
• Le dépistage sera fait par test Xpert pour tout cas présumé de TB-RR.
La confirmation de la RR par un autre test Xpert n’est pas nécessaire pour les
cas présumés de TB-RR car le test Xpert a une très bonne valeur prédictive
positive du fait de la prévalence élevée de la RR dans ce groupe.
Si le dépistage est conduit dans des populations à faible risque comme les
nouveaux patients dans les contextes où la prévalence RR est faible, il faudra
confirmer le résultat par un deuxième test Xpert sur un autre échantillon car la
valeur prédictive positive du test est moins bonne. En effet, bien que la technique
elle-même rende des résultats RR de haute spécificité, il peut y avoir des résultats
faussement résistants liés par exemple à des erreurs de laboratoire. Ces erreurs se
produisent plus fréquemment pour des échantillons contenant de rares bacilles.
Il faut donc répéter le test Xpert sur un autre échantillon plus riche en bacilles; le
deuxième résultat sera considéré définitif.
Afin d’assurer une inactivation des bacilles, la concentration finale de l’éthanol devra
être d’approximativement 70%. A cette fin, on ajoutera 2 volumes d’éthanol à 95% à
1 volume de crachat.
En résumé :
• Faire un test Xpert en priorité pour tout patient à frottis positif qui a déjà reçu un
traitement antituberculeux et chez les contacts connus de patients TB-RR.
• Si la résistance à la rifampicine est trouvée chez un nouveau cas dans des contextes
où la prévalence RR est basse, refaire un test Xpert sur un autre échantillon. Si la
résistance est confirmée, traiter le patient comme ayant une TB-RR.
• Si la résistance n’est pas confirmée, commencer le traitement pour la tuberculose
sensible avec surveillance stricte du progrès clinique et surtout de l’évolution des frottis.
• Mettre sous traitement immédiatement tout patient identifié comme ayant une
TB résistante à la rifampicine n’ayant jamais reçu d’antituberculeux de seconde
ligne dans le passé.
• Rechercher les cas contact particulièrement parmi les enfants, les patients infectés
par le VIH et les autres individus immunodéprimés.
• Envoyer un prélèvement au laboratoire pour faire le test SL-LPA et la mise en
culture avec TDS afin d’identifier les cas TB pré-UR et UR.
• Changer pour un traitement approprié (régime TB pré-UR et UR) si la résistance
aux FQs et/ou aux ISL est identifiée ou suspectée.
22 Chapitre 2 Dépistage
Xpert® MTB/RIF
Continuer le Traitement de
régime TB-RR de la TB pré-UR/UR
9 mois
* Si le patient rentre dans une catégorie à faible risque de TB-RR, il est conseillé de répéter le test
Xpert avant de commencer le traitement. En cas de discordance, démarrer un traitement basé sur le
résultat du deuxième test.
** Le test LPA sur la 2ème ligne doit être effectué quand c’est possible si le patient a déjà suivi un
traitement avec des médicaments de deuxième ligne ou dans des contextes de haute prévalence de
la résistance aux FQs et/ou ISL. Si le test LPA sur la 2ème ligne n’est pas disponible, considérer
l’utilisation précédente des médicaments de deuxième ligne par le patient.
*** Evaluation clinique complète (état général, présence d’adénopathies) et réalisation d’une
radiographie pulmonaire. Donner une antibiothérapie non spécifique (sans quinolones) pendant 10
jours et faire une réévaluation clinique après 10 jours d’antibiothérapie avec une attention particulière
pour les enfants et les patients co-infectés avec le VIH.
Note : le schéma de 9 mois sera remplacé par un schéma individualisé si le patient répond aux critères
d’échec et en cas d ISL-R et/ou de FQ-R établie par LPA et/ou culture + DST.
23
Le régime de traitement court a été développé pour être utilisé dans des contextes
présentant un faible niveau de résistance aux médicaments de deuxième ligne.
Il a l’avantage clair d’être court (seulement 9-11 mois) et peu coûteux. Le fait
qu’il soit standardisé constitue également un avantage important.
Régime :
4-6 Am – Mfx (or Gfx) – Pto – Hh – Cfz – E – Z/5 Mfx (ou Gfx) – Cfz – E – Z
24 Chapitre 3 Régime pour la TB-RR et suivi du traitement
Passer à la phase
2 frottis à la fin de M4 Négatifs de continuation
1 ou 2 positifs ou faiblement p.
Passer à la phase
2 frottis à la fin de M5 Négatifs
de continuation
1 ou 2 positifs ou faiblement p.
Passer à la phase
2 frottis à la fin de M6 Négatifs
de continuation
1 ou 2 positifs ou faiblement p.
Non
Une diminution temporaire de la charge bacillaire
*
La durée de la phase de continuation reste fixée à 5 mois, quelle que soit la durée
de la phase intensive.
Pour les patients qui n’auront pas répondu d’un point de vue bactériologique
et dont l’état clinique ne s’est pas amélioré à partir de M6, il y a forte suspicion
d’échec du traitement.
Critères d’inclusion
Ce régime peut être administré à l’adulte et à l’enfant ayant :
• une tuberculose pulmonaire,
• une tuberculose extra-pulmonaire, sauf les formes méningées et du système
nerveux central.
N.B. Un régime spécifique pour les enfants avec un poids inférieur à 30 kg est
détaillé plus loin.
Critères d’exclusion
Ce régime ne s’applique pas :
• aux patients en échec, rechute ou reprise d’un traitement de deuxième ligne,
même si le test LPA indique une sensibilité aux FQs et aux ISL ou ne fournit
pas de résultat concluant ;
• aux patients avec une résistance aux FQs et/ou aux ISL.
Co-infection TB-RR/VIH
Les patients TB-RR co-infectés par le VIH seront mis sous antirétroviraux selon
les règles de la politique nationale sans modifications du régime pour la TB-RR.
26 Chapitre 3 Régime pour la TB-RR et suivi du traitement
Le dosage de chaque produit en fonction du poids du patient est donné dans les
Tableaux 3.1 (adultes) et 3.2 (enfants).
Poids (kg)
Médicament 30–39 40–54 55–70 >70
Amikacine§ (1 g) IM 0,5 g 0,75 g 1g 1g
§ Les patients âgés de 60 ans ou plus recevront une dose maximale de 750 mg par jour. L’amikacine
sera donnée de manière intermittente (3 fois par semaine) en cas de prolongation de la phase
intensive de traitement.
Des doses plus élevées limiteraient la toxicité si la durée de la prise n’est pas trop longue
comme dans le régime de traitement court ; les bacilles seront tués pendant plusieurs
jours après l’exposition, justifiant des doses intermittentes dès le début.
En l’absence de preuve scientifique, cette stratégie peut être envisagée avec un suivi strict.
Enfants de moins de 30 kg
Envisager le remplacement de la moxifloxacine ou de la gatifloxacine par la
lévofloxacine chez les petits enfants. Les comprimés de moxifloxacine peuvent
poser problème à cause de leur goût amer, du fait que les comprimés ne sont
pas sécables et que la forme en sirop n’est pas disponible dans de nombreux
contextes.
La perte auditive ayant un impact significatif sur les jeunes enfants qui développent
des compétences linguistiques, une surveillance attentive par audiométrie est
recommandée si l’injectable est utilisé.
Bien que des preuves manquent, un traitement sans injectable serait avantageux
pour les enfants. Envisager de remplacer l’injectable par delamanide et assurer
une surveillance stricte. Le linézolide est efficace mais plus toxique.
28 Chapitre 3 Régime pour la TB-RR et suivi du traitement
Poids (kg)
Médicament 3–4,9 5–7,9 8–9,9 10–12,9 13–17,9 18–23,9 24–29,9
Amikacine (1g) IM° 15–30 mg/kg
Ethambutol (400 mg) cpr 0,25 0,25 0,5 0,5 0,75 1 1,5
Les enfants et les adultes sous traitement peuvent continuer à boire et manger
des produits laitiers puisqu’il n’y a pas d’interaction entre les produits laitiers et
l’absorption de FQs.
29
Le suivi bactériologique est fait par examen microscopique tous les mois. A la
fin de la phase intensive à M4 (parfois à M5 ou M6 si la phase intensive est
prolongée), deux frottis de crachat seront analysés. Les cultures seront effectuées
à M2, M4, M6 et M9 (à M10 parfois à M11 si la phase intensive a été prolongée).
Le suivi après la guérison par frottis et culture est fait à M15 et M21.
Tout changement d’un médicament dans le régime standardisé doit être effectué
dans des conditions de recherche opérationnelle.
Evaluation
clinique X X X X X X X X X X (X) (X) X X
(avec poids)
Frottis
X X X X XX X(X) X(X) X X XX (XX) (XX) X X
de crachat
Xpert X
Culture de
X X X X X (X) (X) X X
crachat
Antibiogramme X
Radio
X (X) (X) (X)
pulmonaire
NFS X
ECG XX* X X
Créatinine
X X (X) (X) (X)
sérique
Test de X
grossesse
Test VIH X
*
J0 et J7
Assurer le suivi à M5 et/ou M6 si la phase intensive est prolongée au-delà de 4 mois.
(X) : examen à effectuer en cas de nécessité ou si la phase intensive est prolongée au-delà de 4 mois.
31
4.1 TB pré-UR et UR
Un régime individualisé oral doit être préféré chaque fois que possible.
Poid (kg)
Médicament 30–39 40–54 55–70 >70
Amikacine§ (1 g) IM 0,5 g 0,75 g 1g 1g
Bédaquiline (100 mg) cpr 4 comprimés par jour pendant 2 semaines, ensuite 2
comprimés 3 fois/semaine
Méropénème (1 g) IV 1 g/8 h
§ Les patients âgés de 60 ans ou plus doivent recevoir une dose maximale de 750 mg par jour.
34 Chapitre 4 Prise en charge des cas de TB pré-UR et UR
Poids (kg)
Médicament 3–4,9 5–7,9 8–9,9 10–12,9 13–17,9 18–23,9 24–29,9
Amikacine (1g) IM° 15–30 mg/kg
Amoxicilline/clavulanate
40 mg/kg/12 h
(100 mg/ml +12,5 mg/ml) sirop
Amoxicilline/clavulanate
1/12 h 1/12 h
(825 mg/125 mg) cpr
PAS (PASER) sachet de 4 g*** 0,25 0,25 0,5 0,75 1 1,25 1,5
°Note sur les ISL : calculer la dose la plus basse et la plus élevée selon la tranche de poids de l’enfant.
Choisir la dose la plus proche de la dose la plus haute. Ex : pour un enfant de 7,9 kg : si 15 mg/kg
x 7,9 kg = 118,5 mg ; si 30 mg/kg x 7,9 kg = 237 mg. Dose à choisir : 200 mg.
#Deux fois par semaine ; *Trois fois par semaine.
**
Le méropénème est préféré car l’accumulation de cilastatine comporte le risque de convulsions.
***
La dose peut être divisée en 2-4 fois par jour.
35
• Risques :
··Pour la mère :
––Décès si elle n’est pas traitée.
––Aggravation des vomissements gravidiques du 1er trimestre (Pto/Eto).
··Pour le fœtus : potentiel risque tératogène, ototoxicité (Am).
• Conduite à tenir :
··Démarrage immédiat du traitement.
• Commencer le régime court en envisageant le remplacement de Am par
Dlm ou Bdq si Dlm n’est pas disponible. Lzd est efficace mais plus toxique.
Les effets indésirables sont plus fréquents chez les patients qui suivent un
traitement antituberculeux de deuxième ligne qu’un traitement de première
ligne. Ils sont la principale cause des abandons de traitement.
Les effets indésirables sont classés en fonction de leur gravité selon le Tableau 6.1 :
Degré Description
Degré 4 : Menace vitale Activité très limitée; nécessitant une intervention médicale et
ou lésion permanente un traitement correcteur, presque toujours en milieu hospitalier.
Réf. : Echelle ANRS* 2008 de cotation de la gravité des effets indésirables chez l’adulte.
*
Agence Nationale pour la Recherche sur le SIDA et les Hépatites, Paris, France.
41
Antidépresseurs Amitriptyline
Antidiarrhéïques Lopéramide
Ces médicaments devraient être disponibles à tout moment dans les unités de
traitement pour patients TB-MR.
La prise en charge des effets indésirables graves qui représentent une menace
vitale ou qui peuvent provoquer une lésion permanente (degrés 3 et 4) nécessite
un clinicien expérimenté qui se chargera d’identifier le médicament suspecté, de
réduire sa dose ou de l’arrêter et de le remplacer par un médicament équivalent
si l’arrêt est définitif.
Nausées et vomissements
Médicaments suspectés : Pto/Eto, PAS, H, E, Z, Cfz, Bdq.
Traitement :
1 Réhydratation (soluté de réhydratation orale – SRO).
2 Recommander la prise d’un petit repas avant la prise des médicaments.
3 Prescrire métoclopramide 10-20 mg 30 min avant la prise des médicaments.
4 Si les vomissements persistent, prescrire ondansétron 2-8 mg 30 min avant
la prise des médicaments.
5 Fractionner la dose de Pto/Eto (matin et soir) si TDO assuré (effet dose
dépendant ; la majorité des patients tolèrent mieux la plus haute dose le soir).
6 Pour les patients qui s’inquiètent de possible nausées : prescrire diazépam
5 mg 30 minutes avant la prise des médicaments.
Gastrite
Médicaments suspectés : Pto/Eto, PAS.
Traitement :
1 Recommander un petit repas avant la prise des médicaments.
2 L’absorption des FQs est diminuée significativement par les médicaments
contenant des cations comme le magnésium et l’aluminium (et le sucralfate),
modérément par le fer et faiblement par le calcium et le zinc (et les
multivitaminés).
3 Prescrire oméprazole 20-40 mg le soir (2 heures avant ou 3 heures après la
prise des médicaments).
43
Diarrhée
Médicaments suspectés : PAS, Pto/Eto.
Traitement :
1 Encourager le patient à supporter une légère diarrhée.
2 Encourager la prise de liquides.
3 Traiter une diarrhée non compliquée (pas de sang dans les selles ni de
fièvre) avec lopéramide 4 mg suivis de 2 mg après chaque émission de selles
jusqu’à un maximum de 10 mg en 24 heures.
4 Contrôler la kaliémie et l’état d’hydratation si la diarrhée est sévère.
Hépatotoxicité
Médicaments suspectés : Z, H, Pto/Eto, Bdq, PAS, Lzd, FQ (très rarement).
• Symptômes : nausées, vomissements, douleur abdominale, ictère.
Conduite à tenir :
1 Attention aux antécédents (hépatites virales, infection à VIH, consommation
d’alcool etc.).
2 Si ALAT, ASAT ≤5 fois la limite supérieure de la norme et pas d’ictère,
continuer le traitement et traiter nausées et vomissements.
3 Si ALAT, ASAT >5 fois la limite supérieure de la norme et/ou ictère
(bilirubine>3 mg/dl) arrêter tous les médicaments et évaluer les
transaminases chaque semaine. Si les transaminases reviennent à 2 fois
la limite supérieure de la norme, réintroduire les médicaments les moins
hépatotoxiques (Am, E, Mfx, Cfz) et contrôler les transaminases. Ensuite
réintroduire les médicaments hépatotoxiques dans l’ordre suivant : Pto/Eto,
H et Z et observer l’évolution tous les 3 jours. Contrôler les valeurs des
transaminases après l’introduction de chaque médicament.
4 Si la réintroduction des médicaments conduit à la reprise des signes
d’hépatotoxicité, éliminer le médicament responsable du traitement et
le remplacer par un autre s’il s’agit d’un médicament essentiel. Ne pas
remplacer H ni Z.
5 Mesurer les transaminases mensuellement.
44 Chapitre 6 Identification et prise en charge des effets indésirables – pharmacovigilance
Néphrotoxicité
Médicaments suspectés : Km, Am, Cm, E, Z, Cs.
• Risque plus élevé en cas de prolongation de la phase intensive.
Traitement :
1 Suivi rapproché de la créatinine (et de la kaliémie) chaque semaine ou toutes
les 2 semaines.
2 Hydratation adéquate.
3 Si la clairance de la créatinine est <90 ml/min, prescrire Am 2-3 fois par
semaine à 12-15 mg/kg ; donner E et Z 3 fois/semaine. Si la clairance de la
créatinine demeure <60 ml/min malgré la réduction de la dose à 2-3 fois/
semaine, arrêter l’injectable et le remplacer par Dlm ou Lzd. Donner E et Z
3 fois/semaine.
4 En cas d’indisponibilité de Dlm ou de contre-indication de Lzd, envisager
la Bdq.
NB : en cas d’augmentation de la créatinine, de malnutrition sévère ou d’âge avancé,
le suivi de la fonctionnalité rénale se fera sur la clairance de la créatinine en utilisant
la formule de Cockroft-Gault :
• Cl Cr : estimation de la clairance
de la créatinine en ml/min ;
Cl Cr = (140-âge) x Poids x k • Cr : créatininémie en µmol/l ;
• Âge : âge en année ;
Cr • Poids : en kg ;
• k : coefficient qui vaut 1,23 chez l’homme
et 1,04 chez la femme.
Perte d’électrolytes
Médicaments suspectés : Cm, Km, Am.
• Hypokaliémie : K+<3,5 mEq/l.
• Hypomagnésémie : Mg2+<1,5 mEq/l.
• L’hypokaliémie peut être réfractaire si l’hypomagnésémie concomitante
n’est pas corrigée.
• Le risque est plus élevé si la phase intensive est prolongée.
• Les vomissements, la diarrhée et les diurétiques peuvent causer des pertes
d’électrolytes.
• Risque de prolongement du QTc (contrôler l’ECG).
• Les pertes d’électrolytes sont réversibles après l’arrêt de l’injectable (mais
cela peut prendre des semaines ou des mois !).
• L’hypokaliémie et l’hypomagnésémie sont souvent asymptomatiques.
• Symptômes à intensité modérée : fatigue, myalgies, crampes, faiblesse des
membres inférieurs, somnolence, confusion.
• Symptômes associés à une perte électrolytique sévère : tétanie, paralysie et
arythmies sévères.
Traitement :
1 Encourager la prise de potassium avec les aliments (bananes, oranges,
tomates, chocolat…).
2 Contrôler les signes de déshydratation chez les patients avec vomissement
et diarrhée. Commencer la réhydratation par voie orale ou intraveineuse.
3 Envisager une supplémentation en potassium : comprimés de chlorure de
potassium à libération lente 1.200-3.600 mg/j en 2-3 doses (600 mg = 8 mEq).
4 En cas d’hypokaliémie sévère : KCl IV : 10 mEq/h (10 mEq de KCl
augmente la kaliémie de 0,1 mEq/l).
5 Si la kaliémie est basse, contrôler aussi le magnésémie (si cela n’est pas
possible, envisager un traitement empirique avec magnésium dans tous les
cas d’hypokaliémie avec gluconate de magnésium 1.000 mg 2 fois par jour).
6 Prescrire spironolactone 25 mg/j dans les cas réfractaires.
7 Contrôler l’ECG pour identifier un éventuel allongement du QTc.
47
Neuropathies périphériques
Médicaments suspectés : Lzd, Cs, H, FQs, ISL, Pto/Eto, E.
• Attention aux comorbidités : diabète, VIH, abus d’alcool, hypothyroïdisme,
malnutrition.
• Pas de contre-indications formelles au traitement antituberculeux en cas
de comorbidités.
Traitement :
1 Pyridoxine 100-200 mg/jour (dose maximale 100 mg chez la femme
enceinte).
2 Amitriptyline 25-50 mg le soir (dose maximale 150 mg/jour en trois prises).
3 Carbamazépine 100-400 mg x 2/jour (suivi des transaminases).
Névrite optique
Médicaments suspectés : Lzd, E.
• Grave et irréversible si l’arrêt des médicaments n’est pas immédiat.
• Perte de vision des couleurs (couleur verte d’abord) ; faire le test d’Ishihara
(table de discrimination des couleurs). Les tables d’Ishihara sont disponibles
sur internet.
Traitement :
1 Arrêt immédiat de Lzd et/ou E.
Convulsions
Médicaments suspectés : Cs, H, FQs.
Traitement :
1 Arrêter Cs qui est le médicament le plus suspect.
2 Contrôler toujours la créatinine chez les patients avec apparition soudaine
de convulsions. Une fonctionnalité rénale compromise peut faire augmenter
les concentrations sériques de Cs.
3 Commencer un traitement anticonvulsif (carbamazépine, phénytoïne ou
acide valproique).
4 Remplacer Cs par Pto/Eto (ou PAS) si non précédemment utilisé dans un
régime ayant échoué.
48 Chapitre 6 Identification et prise en charge des effets indésirables – pharmacovigilance
Arthralgie
Médicaments suspectés : Z, FQs, Bdq.
Traitement :
• Prescrire AINS : ibuprofène 600 mg 3 fois/jour.
• Laisser reposer l’articulation.
• Les symptômes diminuent généralement avec le temps et sans intervention.
Traitement :
1 Prescrire AINS : ibuprofène 600 mg 2-3 fois/jour.
2 Laisser reposer l’articulation.
3 La rupture du tendon est plus fréquente chez les patients diabétiques
et chez les personnes âgées mais rare chez les patients TB-MR.
4 Si une inflammation importante persiste, arrêter la FQ et la remplacer
par Bdq.
49
Conduite à tenir :
1 Le plus souvent résolution spontanée des symptômes dans les premières
semaines.
2 En cas de sécheresse de la peau, utiliser des crèmes hydratantes.
3 Prescrire des antihistaminiques (diphénhydramine 25-50 mg ou cétirizine
5-10 mg avant la prise des médicaments).
4 Prescrire des pommades à base de corticoïdes.
5 Prescrire prednisolone à faible dose (10-20 mg/j) si pas d’amélioration.
6 Identifier et arrêter le médicament en question seulement en cas d’effet
indésirable grave (ex : syndromes de Steven Johnson et de Lyell).
Hypothyroïdisme
Médicaments suspectés : Pto/Eto+PAS, Pto/Eto, PAS.
• Réversible à la fin du traitement.
• Si augmentation du TSH (thyroid stimulating hormone), évaluer les
symptômes d’hypothyroïdisme.
• Si TSH>1,5 à 2 fois la limite supérieure de la norme, commencer le
traitement.
Traitement :
• Lévothyroxine 100-150 µg/jour chez les adultes; 75-100 µg/jour chez les
jeunes adultes; 50 µg/j chez les personnes âgées (> 65 ans); 25 µg en cas de
maladie cardiovasculaire grave.
• Réévaluer le TSH après 1-2 mois et ajuster la dose de lévothyroxine.
50 Chapitre 6 Identification et prise en charge des effets indésirables – pharmacovigilance
Hypoglycémie et hyperglycémie
Médicaments suspectés : Gfx, Mfx.
• Réversible à la fin du traitement.
• Un bon contrôle de la glycémie est important tout au long du traitement.
• Le risque est plus élevé avec la gatifloxacine qu’avec la moxifloxacine.
Traitement :
1 Traiter l’hypoglycémie et l’hyperglycémie.
2 Arrêter la gatifloxacine, la remplacer par la moxifloxacine et contrôler
la glycémie.
Acidose lactique
Médicament suspecté : Lzd
• Augmentation du lactate, ce qui a comme conséquence l’excessive
diminution du pH du sang.
• Conséquence de la toxicité mitochondriale.
• Suivi de la lactacidémie (dans le sang artériel ou veineux).
• Symptômes : douleur abdominale, nausées, vomissements, accélération
de la fréquence respiratoire, fatigue générale.
Traitement :
1 Arrêter Lzd et le remplacer par un médicament avec les mêmes
caractéristiques (par ex. imipénème ou méropénème + acide clavulanique).
51
Aplasie médullaire
Médicament suspecté : Lzd.
Traitement :
1 Arrêter Lzd immédiatement en cas d’aplasie médullaire sévère (degré 3)
concernant la série blanche, rouge ou les plaquettes.
2 Envisager la transfusion sanguine en cas d’anémie sévère.
3 Penser à des causes possibles d’anomalie hématologique non liées au Lzd.
4 Réduire la dose de Lzd (300 mg/j ou 600 mg 3 fois/semaine au lieu de 600
mg/jour) en cas de résolution de l’aplasie et contrôler l’hémogramme.
Dépression
Médicaments suspectés et conditions psychologiques / socio-économiques, Cs,
H, FQs.
Traitement :
1 Evaluer les conditions psychologiques et socio-économiques.
2 Arrêter Cs qui est le médicament le plus suspect.
3 Contrôler toujours la créatinine chez les patients avec apparition soudaine
d’une dépression. Une fonctionnalité rénale compromise peut faire
augmenter les concentrations sériques de Cs.
4 Si des symptômes modérés ou sévères persistent, commencer un traitement
antidépresseur (fluoxétine, amitriptyline ou médicaments homologues). Ne
pas les donner avec Lzd (risque de syndrome sérotoninergique).
5 Remplacer Cs par Pto/Eto (ou PAS) si non précédemment utilisé dans un
régime ayant échoué.
52 Chapitre 6 Identification et prise en charge des effets indésirables – pharmacovigilance
Psychose
Médicaments suspectés : Cs, H, FQs.
Traitement :
1 Arrêter Cs qui est le médicament le plus suspect.
2 Contrôler toujours la créatinine chez les patients avec apparition soudaine
d’une psychose. Une fonctionnalité rénale compromise peut faire augmenter
les concentrations sériques de Cs.
3 En cas de persistance de symptômes modérés ou sévères, commencer un
traitement antipsychotique (halopéridol).
4 Remplacer Cs par Pto/Eto (ou PAS) si non précédemment utilisé dans un
régime ayant échoué.
Traitement :
1 Répéter l’ECG et confirmer le prolongement.
2 Attention aux situations telles que diarrhée, vomissement, utilisation de
diurétiques, alcool et médicaments auxiliaires (ondansétron à dose élevée).
3 Contrôler le potassium, le magnésium et le calcium et maintenir un niveau
normal d’électrolytes (voir pertes d’électrolytiques dans la partie sur les
troubles rénaux).
4 Si QTc <500 ms, continuer Mfx ou Bdq ou Dlm et contrôler l’ECG une
fois par semaine.
5 Si QTc ≥500 ms, arrêter temporairement tous les médicaments qui
prolongent le QT et remplacer Mfx par Gfx ou une dose élevée de Lfx (si
Gfx n’est pas disponible) après normalisation.
6 Si QTc encore ≥500 ms, envisager l’arrêt définitif de Cfz et référer au
cardiologue, si possible.
7 Si QTc encore ≥500 ms, envisager l’arrêt définitif de Bdq et/ou Dlm.
6.2.11 Ototoxicité
Perte auditive
Médicaments suspectés : Km, Am, Cm.
• Les fréquences entre 500 Hz et 4.000 Hz sont celles d’une conversation
normale.
• Les fréquences plus élevées (4.000-8.000 Hz) sont les premières
à être touchées; les fréquences de la voix humaine sont atteintes dans un
second temps.
• La perte auditive devient perceptible par les patients à des fréquences
<4.000 Hz si elle atteint 25-30 dB.
• L’hypoacousie signalée par les patients témoigne d’une atteinte sévère.
• Les audiogrammes réguliers aident à identifier et suivre les patients à risque.
• Effet irréversible.
• Attention : continuer avec les ISL malgré la perte auditive, entraîne presque
toujours une surdité irréversible.
Traitement :
1 Si détérioration de la perte auditive pendant la phase intensive (de degré
1 ou plus), remplacer Am par Dlm ou Lzd si Dlm n’est pas disponible.
2 Si perte auditive de degré 1 ou plus déjà à M0, envisager l’utilisation de Dlm
ou Lzd au lieu de Am.
3 En cas d’indisponibilité de Dlm et de contre-indication à Lzd, envisager Bdq.
4 Eviter le furosémide et les thiazides, qui augmentent la toxicité.
5 Proposer des audioprothèses si l’ototoxicité est de degré 2 ou 3 à la fin
du traitement.
6.3 Pharmacovigilance
Tous les effets indésirables seront enregistrés dans la fiche du patient et dans une
base de données par type, degré et mois d’apparition.
7.1 Définitions
7.1.1 Définitions des cas basés sur l’histoire d’un traitement antérieur :
Nouveau cas (N) : patient qui n’a jamais été traité pour une tuberculose ou qui
n’a jamais pris d’antituberculeux pendant plus d’un mois.
Rechute (R1 et R2) : patient qui a été traité pour la tuberculose par un régime
de primo-traitement (R1) ou retraitement (R2), a été déclaré « Guéri » ou
« Traitement terminé » mais est à nouveau diagnostiqué tuberculeux avec une
bactériologie (frottis ou culture) positive.
Autre (A) : patient qui ne rentre dans aucune des catégories ci-dessus.
56 Chapitre 7 Enregistrement, monitoring, rapports et gestion des médicaments
Les définitions ci-dessous sont proposées par L’Union pour le régime court
de traitement de la TB-RR.
Décès : patient qui décède avant la fin de son traitement, quelle qu’en soit la raison.
Échec thérapeutique :
• patient qui a une culture positive après ≥6 mois de traitement (sauf pour
une culture positive isolée, qui est une culture précédée de ≥1 et suivie de
≥2 cultures négatives) ou,
• patient qui, après une conversion initiale, a une réversion après ≥ 6 mois
de traitement avec deux cultures consécutives positives, prises à au moins
30 jours d’intervalle ou,
• patient qui a 2 frottis positifs consécutifs avec un degré ≥ 2+ après ≥ 6 mois
et sans amélioration de l’état clinique (dans des contextes où l’accès à la
culture est problématique) ou,
• preuve d’une résistance acquise supplémentaire aux fluoroquinolones ou
aux injectables de deuxième intention ou,
• traitement terminé ou nécessité d’un changement de régime permanent d’au
moins deux médicaments antituberculeux en raison de réactions indésirables
aux médicaments*.
*
’ajout de deux médicaments sera considéré comme un échec tandis que leur retrait du régime
L
ne le sera pas.
57
Perdu de vue : patient qui a interrompu son traitement pendant plus de 2 mois
consécutifs.
Non évalué : patient pour lequel aucun résultat de traitement n’est attribué (cela
inclut les patients « transférés » vers une autre unité de traitement et dont le résultat
de traitement est inconnu).
Succès thérapeutique : somme des patients guéris et des patients ayant terminé
leur traitement.
Non évalué : patient pour lequel aucun résultat de traitement n’est attribué (cela
inclut les patients « transférés » vers une autre unité de traitement et dont le
résultat de traitement est inconnu).
Succès thérapeutique : somme des patients guéris et des patients ayant terminé
leur traitement.
a Dans le cas d’un échec thérapeutique, on parle d’absence de conversion avant la fin de la phase
intensive si cette dernière n’a pas lieu au cours de la durée maximale retenue par le programme.
En l’absence de définition, on propose de fixer ce seuil à huit mois. Pour les schémas dans lesquels
la phase intensive et la phase d’entretien ne sont pas clairement distinguées, il est proposé que les
critères définitoires des catégories Guérison, Traitement terminé et Échec thérapeutique commencent
à s’appliquer huit mois après le début du traitement.
b Ici, les termes « conversion » et « réversion » sont définis comme suit en rapport avec les cultures :
Conversion (au statut négatif) : deux cultures consécutives, réalisées à au moins 30 jours d’intervalle,
ont produit des résultats négatifs. On considère alors comme date de conversion la date à laquelle
l’échantillon de la première culture négative a été collecté.
Réversion (vers un statut positif) : après une conversion initiale, deux cultures consécutives, réalisées
à au moins 30 jours d’intervalle, ont produit des résultats positifs. Lorsqu’il s’agit de définir l’échec
thérapeutique, la réversion n’est prise en compte que si elle survient au cours de la phase d’entretien.
59
Les coordonnateurs TB doivent s’assurer que les registres ainsi que les rapports
trimestriels des CDT sont correctement remplis, de manière à suivre la
couverture en tests Xpert chez les patients tuberculeux précédemment traités et
chez les nouveaux patients tuberculeux.
Les médicaments sont livrés en général du niveau central vers les unités TB-MR
où les traitements sont administrés.
L’unité centrale doit suivre de près les niveaux de stock de médicaments et les
dates de péremption dans les unités TB-MR et les redistribuer si nécessaire.
61
8 Contrôle de l’infection
La transmission dépend :
• Du nombre de bacilles produits par le patient ;
• Du nombre de personnes dans la zone d’exposition (mauvaise circulation
de l’air) ;
• Du degré de ventilation dans la zone d’exposition ;
• De la durée d’exposition.
Première Contrôle administratif Réduire l’exposition de toutes les personnes dans les
endroits où elles peuvent être exposées à la TB.
En milieu de soins :
A domicile :
• Mesures simples :
··Le malade doit utiliser un mouchoir s’il tousse.
··Ouvrir les fenêtres, aérer les chambres.
• Quand le malade sous traitement ne tousse plus, pas de précaution particulière.
• Pas de conseils inutiles du style : couverts à part, isolement.
63
Pour réduire le nombre d’aérosols infectieux dans les centres de santé, il faut
assurer une bonne ventilation des salles d’attente, des salles de consultation et des
salles d’hospitalisation.
Ventilation naturelle
Figure 8.1 Exemples de ventilation naturelle dans deux unités TB-MR au Niger
Ventilation mécanique
Lampes UV
Durée de vie : 7-14 mois ; nettoyer tous les mois avec alcool à 70°.
Figure 8.4 Respirateur N95 (gauche) et sa protection quotidienne contre la poussière (droite)
66 Annexes
Annexes
Annexe 1
Tout résultat montrant une résistance (par n’importe quel test) chez une
personne présentant des facteurs de risque pour la résistance doit être considéré
initialement comme exact.
b. Interprétation : retenir le résultat du test Xpert (RR) ; mais ne pas en tenir
compte pour les cas RR guéris.
68 Annexes
a. Raisons : les mutations sont le plus souvent non identifiées par le LPA aux deux
bouts du segment amplifié ; hétéro-résistance, détectée accidentellement par
l’un ou l’autre test. Possible erreur de lecture du LPA : bande wildtype trop
faiblement développée et non reconnue comme indiquant une résistance.
Annexe 2
(Basé sur des données non publiées de l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, Belgique)
Principe
Devant tout cas présumé de TB-RR, le professionnel de santé doit conserver
l’échantillon de crachat dont l’examen microscopique est positif dans de
l’éthanol pour son envoi au laboratoire disposant d’une machine Xpert ou LPA
(GenoType® MTBDRPlus ou MTBDRsl).
Matériel
Option 1 :
tube de 50 ml, conique à fermeture hermétique de type Falcon®, contenant 10
ml d’éthanol à 95%.
Ou
Option 2 :
• tube de 50 ml de type Falcon®
• éthanol à 95% (alcool dénaturé)
Préparation
• laisser le crachat sur la paillasse pendant une nuit afin qu’il se liquéfie ;
• le lendemain, le mélanger quelques secondes doucement par mouvements
circulaires, le couvercle toujours fermé ;
• laisser reposer le crachoir pendant 15-30 minutes avant d’ouvrir ;
• évaluer le volume de l’échantillon.
70 Annexes
Option 1 :
Si le volume de l’échantillon est inférieur à 5 ml, réduire le volume d’éthanol dans le
tube de 50 ml de type Falcon® pour obtenir un volume d’éthanol approximativement
égal à 2 fois celui du crachat. Si le volume de l’échantillon est supérieur à 5 ml,
transférer le volume d’éthanol nécessaire d’un autre tube de 50 ml pour obtenir un
volume d’éthanol approximativement égal à 2 fois celui du crachat.
Option 2 :
• transférer un volume d’éthanol à 95% deux fois supérieur à celui du crachat
dans un tube de 50 ml, transvaser l’échantillon dans le tube de 50 ml
contenant l’éthanol à 95% en le laissant s’écouler le long des parois ;
• fermer hermétiquement le tube de 50 ml et mélanger en retournant le tube
environ 20 fois ;
• écrire le nom du malade et le nom du CDT sur le tube au marqueur indélébile ;
• conserver à température ambiante jusqu’au lendemain afin d’assurer
l’inactivation des bacilles ;
• remplir le formulaire de demande de test Xpert.
Transport
Aucun emballage de sécurité n’est nécessaire du fait que les bacilles sont morts.
S’assurer que les tubes sont bien fermés et les envoyer dans une chemise en
plastique épaisse scellée à la flamme.
Principe
Cette technique de transport avec l’antiseptique CPC permet la conservation de
bacilles TB vivants à température ambiante pendant un mois.
Matériel requis
• tubes de 50 ml (type Falcon®), stériles, coniques, en plastique, gradués
(ne pas réutiliser les tubes).
Préparation
• arrêter tous les médicaments antituberculeux pendant 1-2 jours.
• donner 2 tubes Falcon® de 50 ml contenant 5 ml de CPC en solution
(voir ci-après pour les détails) au patient en lui demandant de recueillir un
échantillon de crachat le matin.
• s’assurer que les tubes sont hermétiquement fermés sans forcer pour ne pas
endommager le bouchon.
• secouer doucement pour mélanger le crachat avec la solution CPC.
• étiqueter le tube et écrire un numéro unique sur chaque étiquette (étiquette
adhésive type leukoplast ou papier couvert d’un ruban adhésif transparent) ;
ne pas écrire sur le tube avec un marqueur indélébile car certains réactifs
utilisés au laboratoire peuvent effacer l’écriture.
72 Annexes
Emballage
• emballer les tubes un par un avec du papier absorbant (papier hygiénique).
• entourer les tubes de coton.
• les mettre dans une enveloppe en plastique robuste et la sceller
hermétiquement à la flamme ; on peut aussi utiliser des sacs à congélation
avec fermeture à glissière.
• placer l’enveloppe dans une boite en carton solide en ajoutant du matériel
absorbant.
• inclure la liste des échantillons (numéro d’identification unique, nom et
prénom du patient) dans le colis après avoir mis les échantillons dans un
sac en plastique.
• fermer hermétiquement la boite avec du ruban adhésif et coller l’étiquette
avec l’adresse sur la boite.
Transport
• acheminer les échantillons idéalement dans un délai de 10 jours maximum
après leur collecte, sans dépasser les 4 semaines. Passé ce délai, on pourra
trouver peu ou pas de bacilles viables.
• les tubes doivent être envoyés en utilisant le moyen de transport le plus
rapide.
73
Annexe 3
Note : X = borne inférieure de la fourchette des valeurs normales dans le pays ; N = borne supérieure
de la fourchette des valeurs normales dans le pays
Note : X = borne inférieure de la fourchette des valeurs normales dans le pays ; N = borne supérieure
de la fourchette des valeurs normales dans le pays
° Ref. Programme compassionnel d’utilisation de la bédaquiline. Janssen 2012.
75
Réf. : Adapté de l’échelle ANRS* 2008 de cotation de la gravité des effets indésirables chez l’adulte.
*
Agence Nationale pour la Recherche sur le SIDA et les Hépatites, Paris, France.
76 Annexes
Annexe 4
L’espace QT
R
0,2 sec
ST
segment T
1 mv
P U
Q
S
P-R Q-T
espace QRS espace
Caractéristiques de l’espace QT
• Sexe féminin.
• Personnes âgées.
• Pathologies cardiaques (hypertrophie, insuffisance cardiaque, ischémie, etc.).
• Hypothyroïdisme.
• Hypokaliémie, hypomagnésémie, hypocalcémie.
• Médicaments qui prolongent le QT (antituberculeux et médicaments
pour la prise en charge des effets indésirables : Mfx, Bdq, Dlm, Cfz et
ondansétron à dose élevée).
• Bradycardie.
• Utilisation des diurétiques (furosémide et thiazides).
• Antécédents de syndrome du QT long congénital.
• VIH.
• Le QTc normal est <450 ms chez les hommes et <470 ms chez les femmes.
• On parle de QTc prolongé lorsque que le QTC est >500 ms chez l’homme
comme chez la femme.
Mesure du QTc
vitesse : 25mm/sec
1mm
25mm = 1 seconde
5mm = 0,2 sec ou 200 msec
1mm = 0,04 sec ou 40 msec
5mm
80 Annexes
Ondes U
• Les petites ondes U distinctes de l’onde T ne doivent pas être mesurées
tandis que les grandes ondes U (>1 mm) qui sont fusionnées avec l’onde T
doivent être comprises dans la mesure du QT.
• L’hypokaliémie provoque un allongement apparent du QT à cause de
la fusion entre ondes T et ondes U, avec des ondes U évidentes dans les
dérivations précordiales.
A B
FIN DE T FIN DE T
T T
U
C D
FIN DE T FIN DE T
T T’ T U
Espace RR
R R
mm/sec
PR ST
segment segment T
P P
U
Espace Q Q
PR
S S
Espace ST
Espace
QRS
Espace QT
La formule de Fridericia est aussi fiable et utilisée pour la correction de l’espace QT.
QTcF(s) = QT/3√RR
83
Annexe 5
Audiométrie :
0
Audition normale
10
20
Niveau d'audition en décibels (dB)
40
50
Perte auditive modérée
60
70
90
100
Perte auditive profonde
110
120
125 250 500 1000 2000 4000 8000
• La Perte Auditive Moyenne (PAM) est calculée pour chaque oreille aux
fréquences de 500, 1.000, 2.000 et 4.000 Hz.
PAM = PA500Hz+PA1.000HZ+PA2.000Hz+PA4.000Hz
4
Déficit léger : Déficit moyen : 41–70 dB Déficit sévère : 71–90 dB Déficit profond : >90 dB
20–40 dB 1ère bande : 41–55 dB 1ère bande : 71–80 dB 1ère bande : 91–100 dB
2ème bande : 56–70 dB 2ème bande : 81–90 dB 2ème bande : 101–110 dB
3ème bande : 111–120 dB
La parole est Difficulté à percevoir Les mots sont entendus Les mots ne sont
entendue si les sons de forte seulement si criés pas compris du tout.
la voix est intensité et les voix dans l’oreille. Seuls les sons de
normale. fortes. Nécessité très haute intensité
Difficulté à Nécessité d’audioprothèses. sont entendus.
percevoir les d’audioprothèses.
sons de faible
intensité et la
parole à voix
basse.
87
Exemple pratique :
Perte auditive
1.000 Hz 50 65
2.000 Hz 65 70
4.000 Hz 65 75
*
52,5 dB arrondi à 53
°66,25 dB arrondi à 67
Audiométrie tonale
-10
10
Seuil d'audition normale
20
30
40
Volume (dB)
50
60
70
80
90
100
110
250 500 1000 2000 4000 8000
Exemple d’audiogrammes
89
Annexe 6
Formulaires
6.1 FORMULAIRE DE DEMANDE DE FROTTIS D’EXPECTORATION
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Date de recueil :
Si examen de suivi :
N. TB du CDT du patient :
N. TB du CDT/MR du patient :
Ziehl-Neelsen Auramine
Résultat
Date de recueil Echantillon Aspect visuel* Rares
Nég + ++ +++
N. BAAR
Date : Signature :
Nom : Téléphone :
Signature :
Résultats Xpert
Résultats
Date Numéro Xpert
MTB* RIF**
Signature :
6.3 FORMULAIRE DE DEMANDE DE CULTURE/ANTIBIOGRAMME/LPA
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Raison de l’examen
bilan initial avant mise sous traitement TB-RR
suivi du traitement TB-RR, si oui, au mois de : autre, préciser :
N° CDT/MR du patient :
Nom du laboratoire qui a fait le test Xpert montrant la résistance à la rifampicine :
Nature de l’échantillon : Crachat Autre, spécifier :
Méthode de transport de l’échantillon : Echantillon frais dans CPC dans l’alcool
Nom de la personne demandant cet examen :
Signature : Téléphone :
Résultat
Note : les concentrations se réfèrent à la méthode LJ. A adapter par rapport à la méthode utilisée.
Nom du laboratoire :
No. NOM Prénom Date de Numéro de Bacilloscopie Age Sexe Provenance Type VIH MTB Résist à la
l'examen laboratoire (en années) F/M Région/CDT E1, E2, Neg, D, ND, rifampicine
Date Résultat R1, R2, Pos E, Iv R, S, Id
RT, CRR,
TPB-, A
1
10
6.4B FICHIER DES PATIENTS RR CONFIRMÉS ET INCLUSION AU TRAITEMENT
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Nom du laboratoire :
No. NOM Prénom Date de Numéro de Bacilloscopie Age Sexe Provenance Type Résist à la Statut
l'examen laboratoire (en F/M Région/CDT E1, E2, rifampicine
Date Résultat (T/PT) Raisons Date de Unité
années) R1, R2, R
PT début TB-MR
RT, CRR,
traitement
TPB-, A
10
6.5 DOSSIER DE TRAITEMENT TB-RR/MR (1/7)
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Poumon gauche Poumon droit Date Résultat Nouveau (N) Echec retraitement (E2)
Rechute Cat1 (R1) Reprise du trait (RT)
0 Test** (P,N,I, R,A)
Rechute retraitement (R2) Autre (A)
1 CD4
Echec Cat1 (E1)
2 CTM
3 ARV détails page 3/7
*Toutes les dates correspondent à la date à laquelle le crachat a été collecté. **Date à laquelle le crachat qui a servi à identifier le cas comme MDR a été collecté
6.5 DOSSIER DE TRAITEMENT TB-RR/MR (4/7)
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
10
11
6.5 DOSSIER DE TRAITEMENT TB-RR/MR (6/7)
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Amikacine INH300 Prothionamide 250 Moxifloxacine 400 Clofazimine 100 Ethambutol 400 Pyrazinamide 400
ou Gatifloxacine 400
Phase intensive*
Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
Phase de continuation*
Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
*Marquer d’un X le jour de la prise supervisée des médicaments. Lorsque le malade n’a pas de médicaments, marquer d’un O
Date arrêt du traitement : ______ /_______ /_______ Guéri Traitement terminé Echec Décédé Perdu de vue Transféré
6.6 REGISTRE DE LA TUBERCULOSE RR (1/2)
PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
N° du Date début Nom et Prénom Sexe Age Adresse CDT / Forme Type de Médic. Résultat ARV Test Autre test Résultat test sensibilité Régime
Registre traitement M/F (Ville) N° du (P/EP) patient 2ème sérologie (O / N) moléculaire de sensibilité R = résistant ; (Durée et
RR RR Registre (N, R1, ligne VIH de dépistage (Date/Méthode) HR = hautement résistant ; composition)
TB / an R2, E1, déjà (P, N, I, initial de FR = faiblement résistant ;
E2, RT, reçus R, NF) la RR S = sensible ;
F, A) (O/N) (Date/Résultat) C = contaminé ;
N = Non testé
R H SLI FQ Autre
10
6.6 REGISTRE DE LA TUBERCULOSE RR (2/2)
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Résultat des frottis (F) et des cultures (C) en cours de traitement - Résultat traitement - Résultat F et C 6 ou 12 mois après le traitement
Mois 0 Mois 2 Mois 4 Mois 6 Mois 9 Mois 10 Mois 11 Mois 12 Mois 14 Mois 16 Mois 18 Mois 20 Résultat 6 12 Observations
Date Date Date Date Date Date Date Date Date Date Date Date traitement Mois Mois
Rés Rés Rés Rés Rés Rés Rés Rés Rés Rés Rés Rés plus tard plus tard
F C F C F C F C F C F C F C F C F C F C F C F C Date Guéri, F C F C
Terminé,
Echec,
DCD,
PDV,
NE
6.7 RAPPORT DE DÉPISTAGE DE LA TB-RR ET D’INSTAURATION DU TRAITEMENT
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Patients enregistrés pendant le trimestre de l’an 20 Date : ______ /_______ /_______ Signature :
1. N
ombre de patients chez lesquels on a cherché / dépisté une TB-RR au cours du trimestre
(selon la date des résultats du test dans le registre du laboratoire et/ou dans le registre TB du CDT)
Nombre de tests TB-RR Nombre de cas RR dépistés Parmi les cas TB-RR
réalisés chez les candidats Chez les Chez les Chez les TOTAL Nombre de cas TB Nombre de cas TB Nombre de
au retraitement* candidats au contacts nouveaux cas pré-UR résistants pré-UR résistants cas TB-UR
retraitement* de TB-RR au FQs aux ISL
2. N
ombre de patients atteints de TB-RR qui ont commencé un traitement de 2ème ligne au cours du trimestre
(selon la date de début de traitement dans le registre de la tuberculose RR)
Rapport des résultats du traitement de 2ème ligne pour les cas de TB-RR (à partir du registre de la TB-RR)
TB-RR : tuberculose résistante à la rifampicine, avec ou sans résistance aux autres antituberculeux
Rapport réalisé à la fin du trimestre de l’an 20 Date : ______ /_______ /_______ Signature :
Patients sous traitement court Guérison1 Traitement terminé2 Echec du traitement3 Perdu de vue4 Décès5 Non évalué6 TOTAL
Patients ayant débuté leur traitement
pendant le trimestre qui s’est terminé
12 mois auparavant :
Au ____ trimestre de l’année ______
Patients sous traitement long Guérison1a Traitement terminé2a Echec du traitement3a Perdu de vue4 Décès5 Non évalué6 TOTAL
Patients ayant débuté leur traitement
pendant le trimestre qui s’est terminé
24 mois auparavant :
Au ____ trimestre de l’année ______
1 Guérison : le patient a terminé son traitement de 2ème ligne sans signe d’échec avec au moins 2 cultures négatives réalisées à ≥ 30 jours d’intervalle après la fin de la phase intensive.
1a Guérison : le patient a terminé son traitement de 2ème ligne sans signe d’échec avec au moins 3 cultures négatives réalisées à ≥ 30 jours d’intervalle après la fin de la phase intensive.
2 Traitement terminé : le patient a terminé son traitement de 2ème ligne sans signe d’échec mais il n’y a pas eu 2 cultures négatives à ≥ 30 jours d’intervalle après la fin de la phase intensive.
2a Traitement terminé : le patient a terminé son traitement de 2ème ligne sans signe d’échec mais il n’y a pas eu 3 cultures négatives à ≥ 30 jours d’intervalle après la fin de la phase intensive.
3 Echec du traitement : patient qui a une culture positive après ≥6 mois de traitement (sauf pour une culture positive isolée, qui est une culture précédée de ≥1 et suivie de ≥2 cultures négatives) ou, patient qui, après une conversion initiale, a une réversion
avec deux cultures consécutives positives, prises à au moins 30 jours d’intervalle ou, patient qui a 2 frottis positifs consécutifs avec un degré ≥ 2+ après ≥ 6 mois et sans amélioration de l’état clinique ou, preuve d’une résistance acquise supplémentaire aux
fluoroquinolones ou aux injectables de deuxième intention ou, arrêt définitif du traitement ou d’au moins 2 médicaments.
3a Echec du traitement : Il a été mis fin au traitement ou le schéma doit être modifié pour deux antituberculeux au moins, en raison : d’une absence de conversion avant la fin de la phase intensive ou d’une réversion bactériologique survenant durant la phase
d’entretien qui suit la conversion au statut négatif, ou de signes d’acquisition d’une résistance supplémentaire aux fluoroquinolones ou aux médicaments injectables de deuxième intention ou de réactions indésirables.
4 Perdu de vue : le patient a interrompu son traitement de 2ème ligne pendant 2 mois consécutifs ou plus.
5 Décès : le patient est décédé avant la fin de son traitement de 2ème ligne quelle qu’en soit la raison.
6 Non évalué : y compris les transferts dont le résultat de traitement est inconnu.
6.9 FORMULAIRE DE NOTIFICATION DES EFFETS
INDÉSIRABLES GRAVES (1/2)
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4. Actions entreprises
Arrêt du médicament
Augmentation de la dose
Diminution de la dose
Dose inchangée
Inconnu
5. Résultat de l’EIG
Guérison / résolu
En cours de guérison / de résolution
Résolu avec séquelles
Non guéri / non résolu
Décédé
Inconnu
6. Auteur du rapport
Nom :
Fonction :
Adresse :
Courriel :
Signature :
À PROPOS DE L’UNION INTERNATIONALE
CONTRE LA TUBERCULOSE ET
LES MALADIES RESPIRATOIRES
L’Union est une organisation scientifique d’envergure
internationale qui a pour mission d’améliorer la santé des
populations pauvres. Pour ce faire, nous menons des travaux
de recherche scientifique, nous collaborons avec les pouvoirs
publics et d’autres organismes pour améliorer la santé des
populations partout dans le monde et nous déployons des projets
directement sur le terrain. L’Union se compose d’un réseau
international de membres qui contribuent à faire progresser
notre mission, ainsi que d’un institut scientifique qui met en
œuvre des projets de santé publique au sein des pays. Depuis
près d’un siècle, L’Union fait figure de chef de file dans la lutte
contre certaines des principales causes de mortalité à travers
le monde, notamment la tuberculose, les maladies respiratoires
et le tabagisme.
ISBN: 979-10-91287-21-0