Optimisation de l'électrolyse du cuivre
Optimisation de l'électrolyse du cuivre
RESUME
TABLE DE MATIERES
RESUME .............................................................................................................................. I
EPIGRAPHE...................................................................................................................... IX
DEDICACE ......................................................................................................................... X
AVANT-PROPOS ................................................................................................................ XI
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................ 69
~V~
EPIGRAPHE
Proverbes 22 :4
Proverbes 22 : 13
~X~
DEDICACE
A Tous,
AVANT-PROPOS
moments de souffrance que d’allégresse passés ensemble, nous pensons ici à : Jonas
MWEMBO, Joël KATSHEZ, Mick KALENGA, Olivier KABWITE ,Lucien TSHIKU,
Junior MUTOMBO , MUTOKE HYACENTHE , Remy NGONGO, Jean -Paul MBUYA
.
Que tous ceux dont les noms ont été omis par mégarde se sentent aussi
concernés car nous les gardons jalousement dans notre cœur.
Finalement nous remercions l’Ingénieur chimiste Grace ILU et l’Ingénieur
Métallurgiste Jadel FANGANA pour nous avoir donné la possibilité de réaliser plusieurs
essais au laboratoire et pour avoir fourni le soutient sur l’analyse de nos échantillons.
~1~
INTRODUCTION GENERALE
I.1 INTRODUCTION
Kamoto Copper Company KCC en sigle, est une entreprise qui exploite un grand
complexe minier de cuivre et de cobalt en République Démocratique du Congo, dans la
province du grand Katanga, précisément dans la ville de Kolwezi. Pour atteindre ses objectifs,
Kamoto Copper Company utilise : La mine souterraine de KAMOTO, la mine à ciel ouvert de
KOV, la Mine à ciel ouvert de MASHAMBA et de T17, le concentrateur de Kamoto (KTC)
pour la concentration des minerais mais actuellement on ne fait pas la concentration de minerais
a KCC juste l’opération de la réduction granulométrique en vus d’obtention d’une pulpe et
enfin les usines hydrométallurgiques de Luilu pour l’extraction des métaux.
Les usines de Luilu comprennent deux circuits qui sont : le circuit cuivre et le circuit
cobalt, ont comme objectif l’un et l’autre de produire le cuivre cathodique et le sel d’hydroxyde
de cobalt à partir des minerais oxydés de KOV. Un schéma de traitement des minerais aux
usines de Luilu est présenté à la figure 1.
~3~
I.1.1.2 Pré-lixiviation
I.1.1.3 Lixiviation
Les minerais oxydés en forme de pulpe provenant du pré -lixiviation vont directement à la
~6~
lixiviation. Dans la section de lixiviation, le premier tank qui reçoit les minerais est considéré
comme un tank de pulpage. Le pulpage y est effectué avec du Raffinat HG cuivre (Solution
riche en acide et pauvre en cuivre provenant de l’SX cuivre). Les paramètres de
marche sont:
Le débit d’alimentation du raffinat HG : comprise entre 550 et 700 m3/h ;
La densité de la pulpe : elle est comprise entre 1250 et 1300.
Le but de la lixiviation est de mettre en solution les minerais dans des conditions à
obtenir une bonne concentration en cuivre dans le tank house et une très faible teneur
en cuivre et cobalt dans les résidus. La lixiviation se fait dans des réacteurs agités
mécaniquement de type DOOR Oliver. Sans compter le premier door utilisé pour le
pulpage, les usines de Luilu disposent de 6 Doors fonctionnant en série, mais avec
possibilité de fonctionner en 2 séries de 3 Doors par chacune. Les paramètres de marche
à la lixiviation principale sont :
Le circuit de haute teneur en cuivre : après lixiviation, la pulpe subit une séparation
solide/liquide dans un décanteur appelé Post–Leach. Les OF constituent le PLS HG qui
est la solution à haute teneur en cuivre. Et les UF à 57%solides sont alimentés dans le
premier décanteur laveur à la section de lavage à contre–courant.
L’objectif est de séparer la solution riche en cuivre et en cobalt des solides appauvris en
éléments utiles. La section de lavage à contre–courant est constituée de 7 décanteurs laveurs
dont les OF du premier constituent le PLS LG, et les UF du dernier constituent les rejets des
usines de Luilu. Les rejets sont neutralisés par la chaux avant leur entrepôt au bassin de rejets.
Les solutions ainsi fournies (HG et LG), sont envoyées chacune à l’étape de clarification dans
des décanteurs en vue d’éliminer les fines particules solides en suspension. De la clarification,
les OF (PLS HG et PLS LG) sont acheminées chacune dans un bassin avant de les envoyer à la
section d’extraction par solvant. Les UF HG rentrent au décanteur post–Leach, et les UF LG
rentrent au premier décanteur laveur.
Dans cette étape, la solution mère est mise en contact par agitation avec une phrase
organique. Le métal valorisable passe de la phase aqueuse à la phase organique. Les deux
phases sont non miscibles et peuvent être séparées par décantation. La phase organique devient
chargée. La phase aqueuse épuisée porte le nom de raffinat.
~8~
Le raffinat peut être traité pour extraire d’autres métaux contenus ou il peut être jeté s’il
ne contient rien à valoriser. Il peut également être renvoyé en tête du flow-sheet parce qu’il
contient beaucoup d’acide libre (recirculé à la lixiviation).
L’organique chargé passe à l’étape de strippage pour qu’on extraie le métal valorisable
de la phase organique dans une nouvelle phase aqueuse appropriée. Après équilibre et
séparation, la phase organique strippée rentre à l’étape d’extraction. La nouvelle phase aqueuse
poursuit le flow-sheet de l’usine pour le traitement qui est l’électrowining (E W).
R.E PA Train 2
S2 S1 E3 E2 E1
P.O
R.E
RAFFINAT
R.E Train 3
S2 S1 E3 E2 E1 PA
P.O
P.O Chargée
R.E
Spent
E.W
Après lixiviation, décantation et clarification, la solution mère (PLS) est envoyée dans
un bassin de solution d’alimentation de SX.
KCC utilise le système High grade (HG), est donc avec un PLS riche en cuivre pour
l’alimentation de l’usine d’extraction par solvant.
2
L’avantage de cela est que l’organique va extraire beaucoup d’ions cu et libérer beaucoup
d’ions H . Par conséquent l’acidité va augmenter dans le raffinat cette acidité élevée sera
utilisée à la lixiviation pour la mise en solution des minéraux utiles, notamment le cuivre et le
cobalt.
M e 2 nHA
2
M e A nH (3.1) Avec M e : ion métallique
HA : Extractant
MeA : Organique chargé.
~ 10 ~
Acidité : 30 à 35 g/l ;
Débit PO = 550m3/h
550
Le ratio sera = 1,8 (d’extraction)
300
2°).Débit PO = 1050m3/h
VT VA
VA
P.O
P.A
PO VO VT VA
. 1,6 à 1,8
PA VA VA
I.1.1.5.3.2 La continuité
~ 12 ~
P.A
Notons que la continuité organique est surtout utilisée dans les usines pratiquant la lixiviation
par agitation (beaucoup de solides).
Les inconvénients de la continuité organique sont :
Beaucoup d’entrainements de la phase aqueuse dans la phase organique, car de
nombreuses gouttelettes aqueuses dispersés dans la phase organique.
Ces gouttelettes de la phase aqueuse dispersées vont se retrouver dans la phase
organique chargée. Et c’est cette phase organique chargée qui sera envoyée au
strippage pour être mise en contact avec le spent venant de l’électrolyse. On voit
bien qu’il y a risque d’amener à l’électrolyse une solution enrichie impure, contenant
des gouttelettes du PLS (Fe, Mn, Cl, Co,).
Laisser reposer le mélange pendant au moins 5 minutes pour qu’il ait séparation de
phases ;
Examiner l’interface phase aqueuse- phase organique :
Si à l’interface il y a une mousse alors on dit que c’est la continuité organique
Si l’interface est nette, une ligne, alors on dit que c’est la continuité aqueuse.
Disons que la continuité aqueuse est une matrice d’aqueux avec des gouttelettes
organiques dispersées en son sein. L’avantage est qu’on a un électrolyte riche pur. Seulement,
son inconvénient est qu’on transporte beaucoup de solides à l’E.W.
I.1.1.5.3.3 Depht ou profondeur ou Deep
La hauteur du bain dans le settler doit être respectée. A Luilu, la hauteur du bain est de 90 cm
pour un settler de 1 m de hauteur. Pour la phase organique, la hauteur est de 25 à 35 cm, pour
la phase aqueuse elle est de 55 à 65 cm.
Si la hauteur de la phase organique est inférieure à 25 cm, alors la vitesse du bain dans
le settler augmente. En conséquence beaucoup d’entrainement de l’aqueux dans
l’organique.
Si la hauteur de la phase organique est supérieure à 35 cm, dans ce cas la vitesse du bain
dans le settler diminue. En conséquence beaucoup d’entrainement de l’organique dans
l’aqueux. La vitesse normale du bain dans le settler est de 4 cm par seconde, vitesse
optimale pour minimiser les entrainements.
L’acidité dans le spent est comprise entre 180 et 200g/l. Si l’acidité dans le spent est faible, on
a un mauvais strippage. Donc, la phase organique chargée rentre à l’extraction encore chargée
d’où le raffinat sort riche en cuivre et le rendement d’extraction diminue également. Si l’acidité
du spent est trop élevée, on a un électrolyte très riche en cuivre, d’où problème de cristallisation.
b) Dans la solution d’électrolyte riche
L’acidité dans le Rich electrolyte doit également être contrôlée. Une acidité très élevée
provoque la corrosion des équipements, des charpentes métalliques et la pollution dans les salles
d’électrolyse. L’odeur piquante indispose aussi les ouvriers (insécurités).
~ 14 ~
I.1.1.5.3.5 Transfert
Le rendement est compris entre 93 et 94 %. La formule de transfert est la suivante :
a) A l’extraction
b) Au strippage
Le rendement de strippage à LUILU est compris entre 80 à 85%. La formule est la
suivante :
Le circuit cobalt est appelé aussi circuit secondaire. Les solutions issues de l’extraction par
solvant cuivre (train LG) constituent l’alimentation de ce circuit qui a pour objectif de
produire les hydroxydes de cobalt. Il comprend le déferrage, le décuivrage à la chaux ainsi
que le décobaltage par le MgO. La purification des solutions cobaltifères permet d’éliminer
les impuretés afin de produire du Cobalt de grande pureté. Le fait que les minerais traités aux
usines de Luilu ne contiennent pas assez de nickel, les solutions cobaltifères n’en contiennent
pas non plus. D’où, Luilu ne prévoit pas une étape de dénickelage. Les alimentations du
circuit cobalt ont comme caractéristiques suivantes :
pH : 0,80 ;
Acide libre : 15–20 g/L.
I.1.2.1 Déferrage
Dans la section de déferrage, le premier effet du réactif de précipitation (lait de chaux) est la
neutralisation de la solution. L’opération vise à précipiter tous les éléments précipitant à pH ≤
3,5. Mais, curieusement à cette valeur de pH, seuls le fer et l’aluminium précipitent sous forme
d’hydrates basiques alors que les autres éléments tels que le Cu, le Co et le Mn restent en
solution. Après déferrage, la séparation solide/liquide est réalisée par décantation. Les UF (à
40%solides) sont envoyés au premier décanteur laveur (CCD) en vue de récupérer le cuivre et
le cobalt contenus dans la solution imprégnant les solides, et les OF sont envoyés à l’étape
suivante qui est la section de décuivrage.
I.1.2.2 Décuivrage
La section de décuivrage a pour but d’éliminer le cuivre du circuit cobalt. Cette opération est
menée soigneusement de façon à minimiser le taux de co–précipitation de cobalt. Il se fait
que, lors de l’ajout de réactif de précipitation (lait de chaux), la solution ne devient pas
~ 17 ~
homogène d’un seul coup. Il y a toujours apparition dans un premier temps des certaines
zones plus concentrées en chaux, lesquelles zones atteignent facilement le pH de précipitation
de cobalt. C’est suite à l’agitation pendant un certain temps qu’on réalise une homogénéité du
mélange. D’où, aux usines de Luilu, le décuivrage se fait en deux étapes (décuivrage primaire
à pH 4,5 et secondaire à pH 6,2) dans des tanks agités mécaniquement pour minimiser le taux
de co–précipitation de cobalt. Après décuivrage, la séparation solide/liquide est réalisée par
décantation. Les UF sont envoyés à la section de lixiviation en vue de ré–solubiliser le cuivre
précipité, et les OF sont envoyés à l’étape suivante qui est la section de décobaltage.
I.1.2.3 Décobaltage
II.1 INTRODUCTION
Sous l’effet d’un champ électrique régnant entre les deux électrodes, les ions migrent
dans l’électrolyte, ce qui se traduit par le passage d’un courant électrique. Les cations suivent
le sens conventionnel
Du courant et se dirigent vers la cathode, les anions se déplacent en sens contraire vers
l’anode. Les électrons circulent dans le circuit extérieur de l’anode à la cathode.
Une opération industrielle peut être discontinue, continue (ou semi continue).
Si elle est discontinue, la cuve est remplie d’une solution électrolytique de composition
donnée, qui s’appauvrit progressivement en ions du métal à déposer. L’opération consiste à
laisser le dépôt à la cathode se poursuivre pendant un temps donné, puis à extraire les cathodes
et récupérer le métal déposé ; en détachant le dépôt de la cathode si celle-ci est constituée d’un
métal différent.
L’opération peut être semi continue, c'est-à-dire que pendant tout le durée d’une
opération, il y a alimentation du bain électrolytique (apports) en constituants (sels, oxydes…) à
traiter. La composition de l’électrolyte est donc maintenue constante, s’il y a dépôt du métal sur
l’électrode, l’électrolyse est poursuivie jusqu’à ce que l’électrode ait atteint un poids déterminé.
On extrait les cathodes pour récupérer le métal déposé.
~ 20 ~
Dans le cas où il se forme un métal liquide, l’opération peut être continue avec alimentation
continue de l’électrolyte et soutirage (plus ou moins) continue du métal liquide. L’électrolyse
peut aussi fonctionner en permanence sans arrêts (cas de l’électrolyse de l’alumine).
II.1.2. La conductivité d’un électrolyte et mobilité ionique
= (v/m) (9)
celui de l’anion (-) vers l’électrode (+). Cependant durant son déplacement en solution, l’ion
subit une force de friction (frottement) qui freine son accélération. Cette force de friction Ffr est
proportionnelle à la vitesse de l’ion.
= . et =6 (10)
Les forces électrostatiques et de friction agissent dans le sens opposé. Les ions
atteignent une vitesse terminale lorsque la force d’accélération est balancée par la friction et la
force nette agissant sur l’ion est nulle lorsque.
La vitesse de déplacement d’un ion est proportionnelle à l’intensité du champ appliqué :
= . Où : u représente la mobilité de l’ion en cm2 v-1sec-1
Influence des différents facteurs sur la conductivité des solutions d’électrolyte.
a) Influence de la nature de la substance dissoute : à concentration en poids égale
et à même température, les électrolytes peuvent avoir des conductivités très
variables. Les bases et les acides forts sont très bon conducteurs, de même que
les électrolytes forts (Nacl, Kcl…).Par contre les acides et bases faibles sont
relativement peu conducteurs.
b) Influence de la concentration : la conductivité commence par augmenter avec
la concentration.
c) Influence de la température : la conductivité des électrolytes est une fonction
croissante de la température.
La thermodynamique est l’étude qui permet de prévoir si une réaction donnée est
possible ou non. Elle permet aussi de savoir si une espèce chimique donnée est ou n’est pas
stable dans certaines conditions. (Lenge 2008).
Les diagrammes tension – pH permettent de se rendre compte des possibilités d’obtenir
un métal par dépôt cathodique à partir d’une solution de ses ions. Pour que le problème du
dégagement d’hydrogène ne soit pas gênant, il faut en principe qu’il existe un recouvrement
entre le domaine de stabilité du métal et le domaine de stabilité de l’eau, et ce dans la gamme
des pH où les ions du métal existent en concentration élevée dans la solution. Si tel n’est pas le
cas, le dépôt du métal est faible.
~ 22 ~
En général, le diagramme E-pH d’un métal présente des zones théoriques de corrosion
et de passivité ou d’immunité. La corrosion d’un métal, autrement dit son oxydation spontanée,
c’est-à-dire son attaque et sa transformation en ion ou oxyde, est thermodynamiquement
possible lorsque le potentiel d’oxydation du métal M sous forme d’ion, d’oxyde ou d’hydroxyde
est inférieur à celui Eth, O/R d’un couple redox dont l’oxydant est présent dans la solution. Cet
oxydant peut-être le dioxygène de l’air dissous dans la solution comme nous l’avons vu
précédemment pour la corrosion de l’argent dans une solution aérée. Ce peut être l’ion H+ de
l’eau comme lors de la corrosion du zinc dans une solution désaérée. Ce peut être enfin une
autre espèce oxydante présente dans la solution. Le cuivre, par exemple, est corrodable dans
une solution désaérée par les ions Fe3+puisque Eth, Fe 3+ /Fe 2+ > E th,Cu 2+ /Cu .Dans le cas où
les produits de corrosion du métal sont des espèces solubles, le métal ´étant toujours en contact
avec la solution, la corrosion peut se poursuivre jusqu’à l’obtention d’un ´équilibre. Par contre,
lorsque les produits de corrosion du métal sont des hydroxydes ou oxydes solides plus ou moins
hydrates, ils peuvent recouvrir la surface du métal en l’isolant de la solution. La surface du
métal se trouve ainsi protégée vis-à-vis d’une attaque ultérieure. La corrosion se ralentit et peut
même s’arrêter lorsque le métal est totalement isole de la solution par les produits de corrosion.
~ 24 ~
On dit alors que le métal (ou l’électrode) est devenu passif (ou passive). Cette zone de pH
définit, au sens thermodynamique, une zone de passivité du métal vis-à-vis de la corrosion.
Dans le diagramme E-pH d’un métal, on distingue ainsi plusieurs zones caractéristiques
de son comportement au contact d’une solution aqueuse. Lorsque la tension du métal, difference
de potentiel entre le métal et une ´électrode de référence, est située dans la zone où le métal M
est stable, le métal est protégé. Ce domaine de potentiel
Du point de vue thermodynamique les propriétés chimiques du cuivre sont résumées par
son diagramme tension- pH en solution aqueuse. Ce diagramme définit les domaines de stabilité
des métaux en milieux aqueux en fonction du potentiel et du pH. La figure 8 donne le
diagramme tension– pH du système cuivre eau à 25 °C. Ce diagramme nous précise la valeur
de la tension irréversible à appliquer pour obtenir un cuivre métallique.
La tension varie de 1,2 à 2,5 volts. Le diagramme de Pourbaix montre un large domaine
de l’eau avec le cuivre d’où l’intérêt d’obtenir le cuivre par voie hydrométallurgique.
La cinétique quant à elle, étudie les facteurs qui agissent sur la vitesse des réactions ainsi
que les mécanismes permettant d’expliquer cette vitesse, car certaines réactions peuvent être
thermodynamiquement possibles mais cinétiquement trop lentes de sortes qu’elles ne
présentent aucun intérêt pratique (Lenge, 2008).
Certains phénomènes non prévisibles par la thermodynamique, sont activés
cinétiquement par plusieurs paramètres qui les régissent. Pour l’électrolyse les paramètres
suivants sont retenus pour l’étude cinétique ;
1. La densité de courant
2. La température
3. La concentration en ions dans l’électrolyte
4. Le débit d’alimentation
de 270 à 320 A /m2mais ces usines possèdent des bus bars et un redresseur capable de bien
tourner au-dessus de 350 A/m2.
. Cet excès de capacité peut être utilisé pour augmenter la capacité de l’usine si l’on
trouve que l’opération de lixiviation est en train de produire au-delà de la capacité installée ou,
comme alternative, pour donner une plus grande production de cuivre pour un mois donné de
façon à permettre à l’usine de “rattraper” un mois antérieur de production de cuivre
anormalement basse.
Depuis les premiers jours où l’electrowinning a été associée à l’extraction par solvant,
la densité de courant sur les cellules d’EW est en augmentation. Pour arriver à déposer du
cuivre de haute qualité à des valeurs de densité de courant élevées, la qualité de l’électrolyte
d’autant meilleure, c.-à-d. son contenu en cuivre doit être élevé et il doit être contaminé le moins
possible par la phase organique. De plus, on doit prendre la précaution d’assurer, d’avoir de
grands débits de circulation dans la cellule de façon à minimiser l’épaisseur de la couche limite
sur la face de la cathode. (COGNIS 2005)
II.1.4.2. La température
degrés peuvent causer la séparation des cathodes de cuivre de blanks en acier inoxydable
et leur tombée au fond de la cellule.
II.1.4.3.Influence de la concentration
La concentration de l’ion cuivre dans la solution joue un rôle très important, car elle
influence sensiblement la pollution du dépôt cathodique de cuivre par d’autres impuretés
-1. A concentration généralement inférieure à 100 g/l On remarque une bonne diffusion dans
le cas de concentration relativement élevée, car à concentration élevée l’épaisseur de la couche
de diffusion diminue et la concentration de cette dernière augmente par diffusion des ions. C’est
ainsi qu’en solution claire, le rendement de courant croît dans le même sens que la concentration
en ions cuivre [Cu++], car l’accroissement de la couche de diffusion est favorisé par la réduction
de la polarisation cathodique.
-2. A concentration élevée (supérieure à 100 g Cu++) Sachant qu’un champ électrique appliqué
à la solution provoque un mouvement des ions de la solution électrolytique et entraîne le
passage du courant dit de migration, ainsi lorsque la concentration ionique sera élevée, la
viscosité de la solution augmente, et le passage du courant électrique sera difficile suite au
freinage dû aux interactions ioniques qui sera important. Cela affecte le rendement de courant
dans le sens de la diminution.
T : 25+273=298K
Ln : 2,3log
F : 96500 c
n : nombre d’électron échangé
aox: activité de l’élément oxydée et réduit
En remplaçant les différents facteurs dans l’équation [1.0] on a:
8,31.298 [ ]
= ° + 2,3. log
.96500 [ ]
Partant de la réaction (1) la potentielle thermodynamique est calculée:
0,059 [ ]
= ° + log
[ ( )]
Elle compense les effets des variations des concentrations dû à la réaction secondaire
qui consomment ou produisent les espèces électro active.
4. Surtension de résistance
=26,8Ah
2. Rendement du courant
Le rendement du courant c’est un rapport entre le poids réellement déposé du métal et
le poids théorique.
Rc= x100 [1.2]
On a: = + + ɳ + |ɳ | + +∑ [1.4]
En imposant aux bornes d’un système d’électrochimique, une ddp supérieure à sa fem à
l’aide d’un générateur électrique extérieur on peut réaliser des réactions électrochimiques non
spontanées à la surface d’électrodes du système qui fonctionne en récepteur il s’agit d’une
cellule d’électrolyse ou (électrolyseur), accumulateur en charge.
Dans cellule d’électrolyse en fonctionnement ou accumulateur en charge le pole (+) est
l’anode de la chaine il subit une réaction d’oxydation à l’interface électrode solution et sa
polarisation interfaciale est positive ɳ >0.
Le pole (-) est cathode subit une réaction de réduction et sa polarisation interfaciale est
négative ɳ < 0 les caractéristiques stationnaires d’une cellule d’électrolyse ou d’un
accumulateur en charge sont donnés par les figure 10. a et figure. 10.b
~ 33 ~
4. Consommation d’énergie
/ . ,
= .
~ 34 ~
Or =
, . /
Donc, =
= 1, 23 − 0,059 pH, / compris entre 1,1 et 0,9 V (pour des valeurs de pH allant de 2
à 6). Pour la cathode, / dépend de . Si on la prend égale à 1, / = 0, 34 V.
En prenant / moyen = 1V, on aura moyen = 1,27 V. Dès lors, la consommation
d’énergie spécifique minimum, à vaut 0,94 × 1,27 = 1,192 kWh/kg (Lenge, 2009).
La surtension anodique ɳ est liée au type d’anodes utilisé. En employant des anodes
au plomb, on doit également tenir compte de la surtension de transfert de l’oxygène sur le plomb
qui dépend de la densité de courant J, mais est comprise en pratique entre 0,4 V et 0,65V.
L’électrolyse d’un sel métallique en solution aqueuse pour obtenir le métal est
un phénomène complexe car il peut se produire simultanément une électrolyse de l’eau avec
dégagement d’oxygène à l’anode suivant les deux réactions :
1. A la cathode : 2H+ + 2è→H2
E°= - 0,059
2. A l’anode : 2H2O→ O2+4H++4è
E°=+1,23V-0,059pH+0,0148
E°cl2/cl =1,359+0,0295
.
II.4.1.2. Electrolyse ignée ou en sels fondus
L’extraction des métaux par électrolyse de sel en solution aqueuse est limitée par la décharge
des ions . Rappelons les potentiels d’électrode de l’aluminium : -1,67 V ; Titane : -1,75 V ;
Magnésium : -2,3 4 V , Sodium : -2,71 V qui interdisent leur électrolyse en milieu aqueuse.
L’obtention des métaux par électrolyse de leurs sels (chlorures) ou d’oxydes en solution dans
des sels fondus se heurte à de grosses difficultés. L’électrolyte doit présenter des
caractéristiques suivantes :
Thermiques : L’électrolyte doit fondre à une température relativement basse mais
cependant mais cependant supérieure à celle du métal, pour pouvoir recueillir celui-ci à
l’état fondu.
Électrochimique : le potentiel de dépôt des cations constituant l’électrolyte doit être
nettement inférieur à celui du métal à obtenir. Ceci impose que les sels employés soient
des alcalins ou des alcalin- terreux à potentiel d’électrode très négatif. La figure ci-
dessous présente les tensions de décomposition d’oxydes, chlorures, fluorures.
~ 36 ~
.
~ 37 ~
L’examen thermodynamique des diagrammes démontre que le cobalt est plus noble que le zinc
(- 0,27 V contre – 0,77 V), pour un potentiel cathodique légèrement inférieur à – 0,27 V, ainsi
le cobalt se déposerait seul. Alors que, pour une tension légèrement inférieure à – 0,77V, le
cobalt se déposerait en premier lieu, puis une codéposition des deux s’ensuivra lorsque le
potentiel du zinc sera égal à celui du cobalt ; donc le dépôt serait un alliage cobalt-zinc. 0,27V
- 0,77V.
Condition de codéposition du cobalt-zinc :
RT [Co ]
E = E° + ln
2F [Co ]
[ ]
E = E° + ln [ ]
E =E
[ ] [ ]
D’où E° + ln [ ]
= E° + ln [ ]
[ ]
ln [ ]
= (−0,27 + 0,77). ,
= 16,9
[ ] ,
[ ]
= 10
Ce calcul montre que thermodynamiquement on peut avoir en solution des ions zinc même
à des concentrations très fortes sans craindre la pollution zinc dans le dépôt cobalt. Mais
pourtant, la pratique montre que déjà à des concentrations proches de 50 mg/l de zinc on
obtient des dépôts très pollués et cassants (Lenge, 2009).
Les entrainements sont considérés comme les contraintes principales dans la conception
d’une installation L/SX/EW sont les contraintes que l’ingénieur de conception doit respecter
dans l’établissement de l’équilibre entre les trois unités. Ces contraintes sont les suivantes
La concentration des solides dans l’électrolyte ;
La concentration des impuretés dans l’électrolyte ;
Les concentrations du Cuivre et de l’acide dans le SE ;
La concentration du Cuivre dans l’AE.
en tête de l’étage d’extraction, un étage qui contient que le diluant. Le diluant est mis en contact avec
le PLS et récupère la silice et les fines particules pouvant former les Cruds. Le diluant tourne en rond
entre le mélangeur et le décanteur sur cet étage. Après un certain nombre de cycles, une partie du diluant
est traité pour éliminer l’accumulation des fines particules.
II.5.2. Concentration des impuretés dans le PLS
1 . Nitrate
Le nitrate est occasionnellement présent dans les minerais de Cuivre en faible quantité. La présence
des nitrates dans le PLS provoque une dégradation de la phase organique par la réaction de
nitration (c’est l’introduction dans la molécule de l’extracteur des groupements NO2). La
nitration des extracteurs à base d’aldoxime donne des nitro – aldoxime formant des complexes
très stables avec le Cuivre. En conséquence le stripage du Cuivre devient difficile même avec
des concentrations d’acide élevées. La réaction de nitration est accélérée par la présence des ions de chlore en
solution ou un potentiel redox élevé de la solution.
2. Silice
La silice est présente dans la métallurgie du Cuivre. Elle se retrouve en solution sous
forme des gels ou sous forme dissoute. Les gels de silice stabilisent l’émulsion avec comme
conséquence l’augmentation du temps de séparation des phases. En plus, Ces gèles de silice absorbent la
phase organique conduisant à la forme des Cruds.
3 . Chlorure
Les minerais de Cuivre apportent rarement les chlorures dans le circuit. Généralement, les chlorures sont
apportés dans les circuits de lixiviation et d’électrolyse du Cuivre par l’acide sulfurique. Les chlorures n’ont
pas une influence négative sur la phase organique. Par contre, la présence des chlorures dans le
circuit d’électrolyse du Cuivre accélère la corrosion avec l’augmentation de la température
(>50°C).
~ 40 ~
4. Le Manganèse
Le manganèse est toujours présent dans les minerais du Cuivre. Le Manganèse (II) dans la solution
de lixiviation n’a pas d’effets négatifs sur la phase organique.
Une fois transféré dans le circuit d’électrolyse du Cuivre par l’entrainement de solution,
le Manganèse (II) s’oxyde à -l’anode sous forme de Manganèse (III) principalement et sous forme de
MnO2 ou MnO4.
.Le premier problème de la présence du Manganèse dans le circuit d’électrolyse du Cuivre est la
formation du MnO2 à l’anode. La présence du MnO2l’anode forme des couches d’oxydes sur moins
stables se détachant facilement à l’anode. Cette situation provoque une accélération de la corrosion de l’anode
et la présence de ces particules dans l’électrolyte provoque la formation des dendrites sur la cathode
de Cuivre. Le deuxième problème est la présence des ions Mn (III) et Mn(VII) en solution qui augmentent
le potentiel redox de la solution. Cette augmentation du potentiel redox provoque une
dégradation de la phase organique. Plusieurs méthodes ont été appliquées pour maintenir le
Manganèse sous forme bivalent dans l’électrolyte du Cuivre. La plus utilisée actuellement est
de maintenir une concentration de Fer de 2 g/l au maximum dans l’électrolyte de Cuivre.
5 . Fer
Les minerais de Cuivre apportent le Fer en solution lors de la lixiviation des oxydes et des sulfures. Le
Fer peut être aussi ajouté dans la solution lors de la lixiviation des sulfures sous forme ferrique et du cobalt sous
forme ferreux. Le Fer est extrait par la phase organique sous sa forme ferrique. Mais les extracteurs
actuels ont des coefficients de sélectivité (Cu/Fe) supérieurs à 2000. Il est préférable d’avoir
une concentration du Fer d’au moins 2 g/l dans le circuit d’électrolyse du Cuivre pour prévenir
l’oxydation du Manganèse et d’avoir un rendement de courant supérieur à 90%.
6. Le Cobalt
Le cobalt est présent dans la minéralisation du Cuivre de la République Démocratique
du Congo et de la Zambie. Le cobalt n’a pas d’impact négatif sur la phase organique. Mais sa
présence dans l’électrolyte du Cuivre est nécessaire pour stabiliser les couches d’oxyde de Pb
sur l’anode et diminuer la surtension anodique. Lorsque l’anode en Pb est plongée dans
l’électrolyte du Cuivre, l’acide réagie avec le Pb en formant du sulfate de Pb au-dessus de la
surface de l’anode. Le sulfate de Pb est sous forme d’écailles. Au moment où l’anode est mise sous
tension, il y a dégagement de l’oxygène entre les écailles du sulfate de Pb et progressivement le sulfate
de Pb s’oxyde en PbO2 et en suite en PbO2.
~ 41 ~
Le PbO est non conducteur du courant électrique ; par contre PbO2 est un semi-
conducteur du courant électrique. A l’instant où il y aura assez de PbO2dans la couche
d’oxyde sur la surface de l’anode, le dégagement d’oxygène s’effectuera sur PbO2.
Ce phénomène est appelé polarisation. Lorsqu’il y a du cobalt dans l’électrolyte du Cuivre
à une concentration minimale de 100 mg/l, le cobalt est oxydé en cobalt trivalent par l’oxygène naissant.
L’oxygène naissant est l’atome d’oxygène qui est formé sur la surface de l’anode avant la combinaison avec un
autre atome d’oxygène pour former la molécule d’oxygène gazeux. L’atome d’oxygène est un
oxydant puissant ayant le potentiel redox de l’anode. Les oxydes de cobalt trivalent précipitent entre les écailles
du sulfate de Pb. Les oxydes de cobalt sont aussi des semi-conducteurs du courant électrique.
En conséquence, le dégagement d’oxygène s’effectue maintenant sur les oxydes de cobalt avec
une faible surtension. En plus, la présence des oxydes de cobalt entre les écailles du sulfate de Pb
stabilise la couche d’oxyde de Pb sur la surface de l’anode.
7. Sélénium, Tellure et le Bismuth
Le sélénium, le Tellure et le bismuth sont apportés dans la solution de lixiviation par
les minerais du Cuivre mais en très faible quantité. Ces éléments n’ont pas un impact négatif
sur la phase organique. Par contre, à une certaine concentration dans l’électrolyte du Cuivre, ils
sont électro-déposés au même moment que le Cuivre. Une fois dans le Cuivre métallique, ils
rendent ce dernier moins ductile. Pour empêcher la présence de ces éléments dans l’électrolyte du Cuivre,
il faut diminuer l’entrainement des solutions de lixiviation vers la salle d’électrolyse du Cuivre et
placer les cellules d’électrolyse du Cuivre sur AE avant la salle commerciale.
Ces cellules d’électrolyse appelées scavenger cells ont pour rôle de bloquer la contamination
du Cuivre par ces éléments.
II.5.3. Concentrations du Cuivre et de l’acide dans le SE
La concentration minimale du Cuivre dans le SE est de 30 g/l. Cette concentration est fixée par les
conditions d’électrolyse du Cuivre. Dans l’électrolyse du Cuivre, la densité de courant limite
permettant de produire du Cuivre pulvérulent est fonction de la concentration du Cuivre en
solution. Il a été défini une autre densité de courant appelée densité de courant critique. La densité de courant
critique est la densité de courant au-delà de laquelle la structure du Cuivre cathodique
commence à se détériorer (granulaire). Expérimentalement, il a été découvert que la densité de
courant critique est 0,35% de la densité limite. Il faut aussi noter que dans l’électrolyse du
Cuivre la densité de courant maximale est limitée par la corrosion des anodes de Plomb.
L’augmentation de la densité de courant provoque une augmentation du dégagement de
~ 42 ~
Le traitement de surface sont des procèdes qui modifient les propriétés superficielles
d’un matériau. Il rendent possible l’utilisation des matériaux traditionnels dans la plupart des
technologies de pointe .il consiste en une succession d’opérations dont le but est de conditionner
la surface afin de la rendre apte à réservoir et à garder le traitement ultérieure ainsi les précédés
de préparation de surface dépendent à la fois de la nature du substrat (composition, taille
géométrique, état de surface) et de l’objectif recherché (certains alliage tels que l’acier
inoxydable) peuvent passiver après décapage avant de recevoir le traitement de surface.
(Mwepu ,2012)
III.1.1 Propriétés de base
III.1.1.1. Topographie de surface
C’est un procédé qui permet de débarrasser les surfaces à traiter de leur contamination
en impuretés organiques ou minérales provenant des étapes d’élaboration des pièces (usinage
avec lubrification, stockage). Le graissage se fait à l’aide des solvants, des détergents ou des
composés organiques complexant.
Pour améliorer l’efficacité du dégraissage, on utilise une élévation de la température
de la pièce ou l’action des facteurs mécaniques tels que les jets, les bulles des gaz ou le brossage.
La composition des bains de dégraissage est choisie pour faciliter les opérations de mouillage,
de décollement des graisses, des divisions et des dispersions de salissures. Pour des salissures
plus récalcitrant, on fait appel au dégraissage électrolytique qui met à profit l’effet mécanique
provoqué pars des bulles d’oxygènes ou d’hydrogènes et l’effet électrochimique à l’interface.
III.1.3 Polissage-brillantage
Le polissage mécanique est utilisé soit pour éliminer les imperfections géométriques
de surface (rugosités) soit pour conférer un aspect brillant particulier. Il est réalisé en plusieurs
étapes successives en commençant par un abrasif grossier de granulométrie décroissante
(carbure de silicium) pour terminer avec un abrasif fin (alumine en suspension aqueuse, pate
diamantée). Le polissage mécanique se pratique avec des meules, des brosses, des tampons sur
bande abrasifs, des feutres ou des tissus.
Les opérations de lavage et rinçage qui permettent d’éliminer les contaminations peu
adhérentes sont particulièrement nécessaires dans les cas des dépôts et des traitements par voies
humides qui comportent généralement plusieurs étapes d’immersion dans les bains différents.
A la fin de chaque étape le lavage et le rinçage doivent être soigneusement effectués pour éviter
le transfert des matières dans le bain de l’étape suivante.
Des nombreux traitements nécessitent un support sec, un séchage à l’air pulvérisé sec
et chaud (100-150˚C) pendant 5 minutes est souvent recommandé.
~ 47 ~
IV.2 ECHANTILLONNAGE
Notre étude a porté sur un échantillon d’électrolyte alimentant l’électrolyse cuivre des
usines de LUILU. Ces échantillons ont été prélevés après la filtration de l’électrolyte riche issu
du SX cuivre. Des échantillons bi-horaires ont été rassemblés pour constituer un composite en
fin de la journée. La même opération a été refaite 17 fois pour plus de précision. Nous avons
prélevé 2720 litres de solution pour nous permettre de couvrir tous nos essais.
Concentration 48,81 g/l 3 g/l 0,81 g/l 0,32 g/l 0,07 g/l 163 g/l
~ 48 ~
IV.3 REACTIF
L’eau distillée a été utilisée pour le lavage des cathodes ;
Le guartec et le stypress pour le polissage de la surface cathodique.
IV.4 MATERIELS
Le matériel suivant a été utilisé :
Brosse métallique ;
Petite brosse à peinture ;
Thermomètre en verre ;
Le débit mètre ;
Un tensiomètre ;
Les câbles de connexion.
+ -
V A
A
V
Imposs
Impos
ible
sible
d’affich
d’affic
er
her
l’image
l’imag
.
e.
Les solutions ont été analysées par absorption atomique au laboratoire de LUILU. Les cathodes
de cuivre ont été analysées par la méthode d’électrolyse avec des électrodes en platine et par
émission atomique au moyen du SPECTRO LAB.
L’analyse au SPECTRO LAB se fait de la manière suivante :
~ 51 ~
Le mode opératoire de l’analyse visuel de la surface cathodique se focaliser sur la présence des
dendrites a la surface cathodique en termes d’occupation de la surface.
~ 53 ~
V.1 INTRODUCTION
L’objectif de ce travail est d’améliorer l’état de surface et de la pureté des cathodes
de cuivre produits aux usines de Luilu. En cas de formation des dendrites, le polissage des
cathodes s’avère indispensable. Nous allons présenter également les résultats des essais dans ce
chapitre.
Les paramètres de travail sont :
a. A l’électrolyse
- le temps de cycle ;
- l’intensité de courant ;
- le débit.
Pd Ω W Rc J
[g] [Ah/g] [Ah] [%] [A/cm2]
238,53 1,575 375,84 96,45 0,029
237,31 1,583 375,84 95,96 0,029
235,51 1,595 375,84 95,23 0,029
236,35 1,590 375,84 95,57 0,029
237,54 1,583 375,84 96,05 0,029
Avec :
I : le courant [A]
UA/C : la tension [V] ;
Tc : temps de cycle [Heure]
Tl : temps de lavage [minutes] ;
Q : débit du flow à l’entrée de la cellule [dm3/min] ;
Pd : poids déposé [g] ;
ω: consommation spécifique de l’énergie [Ah/g] ;
W : énergie électrique [Ah] ;
Rc : rendement du courant [%] ;
J : densité du courant [A/cm2].
Après observation à l’ œil et au microscope, nous avons relevé les points suivants : le dépôt
est de bel aspect de surface mais avec de dendrites.
Les résultats de cette série d’essais sont présents dans le tableau 4:
ESSAI Cu Co Fe S
N˚ % Ppm Ppm Ppm
1 99,9956 1,44 12,58 8,52
2 99,9914 <0,400 11,39 9,45
3 99,9939 <1,00 13,13 5,31
4 99,9962 0,91 12,05 7,43
5 99,9921 1,21 10,12 10,12
Après calcul et pesé des cathodes produites, nous obtenons les résultats suivants :
Tableau 5 : Conditions expérimentales
I UA/B Tc Pd ω W Rc J
[Ampè [Volt] [heure [g] [Ah/g] [Ah] [%] [A/cm2]
re] s]
20,88 1,8 12 285,75 1,578 451 96,29 0,029
20,88 1,8 16 379,71 1,583 601,34 95,96 0,029
20,88 1,8 20 474 1,585 751,68 95,83 0,029
20,88 1,8 24 565,11 1,596 902,016 94,89 0,029
20,88 1,8 28 646,56 1,627 1052,35 93,37 0,029
20,88 1,8 32 713,20 1,686 1202,68 90,12 0,029
~ 56 ~
97 96,29
95,96 95,83
96
94,89
95
Rend courant(%)
94 93,37
93
92
91
90,12
90
89
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps de cycle(h)
Les résultats des analyses chimiques des cathodes sont repris dans le tableau ci-dessous :
Tableau 7 : Composition chimique des cathodes de cuivre
Tc Cu Fe S
[heures] % Ppm ppm
99,9995
99,9989
99,999
99,9986
99,9984
Teneur cuivre(%)
99,9985
99,9981
99,998
99,9975
99,9971
99,997
99,9965 99,9963
99,996
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps de cycle(h)
98
97
97 96,38
95,83
Rend Courant(%)
96
95,13
95
94
93,04
93
92
91
91
90
0 5 10 15 20 25 30 35
Intensité(A)
Les résultats d’analyse chimique des cathodes sont présentés dans le tableau :
~ 60 ~
I ESSAI Cu Fe S
[Ampère]
N˚ % Ppm ppm
12,24 1 99,9989 <1,00 8,5
15,84 2 99,9986 2,13 6,9
19,44 3 99,9984 7,43 9,00
23,04 4 99,9983 2,82 7,7
26,64 5 99,9981 2,58 10,6
30,24 6 99,9963 2,11 11,11
99,9995
99,9989
99,999
99,9986
99,9984
99,9985 99,9983
99,9981
Teneur Cuivre(%)
99,998
99,9975
99,997
99,9965 99,9963
99,996
0 5 10 15 20 25 30 35
Intensité (A)
Les résultats montent que la pureté des cathodes diminue avec l’augmentation de
l’intensité de courant. En effet, plus l’intensité de courant augmente, plus la formation des
dendrites augmentent. Cette condition favorise également la pollution par les particules solides
de sulfures en suspension dans l’électrolyte. Nous maintenons l’intensité de 23,04 A pour la
suite des essais car c’est elle la condition la plus favorable.
~ 61 ~
Le tableau ci-dessous reprend les résultats obtenus lorsqu’on varie le débit tout
en gardant les autres paramètres constants. Ces essais ont été réalisés dans les conditions
suivantes :
I UA/B Q Pd Ω Rc
[Ampère] [Volt] [dm3/min] [g] [Ah/g] [%]
23,04 1,8 0,037 601,44 1,654 92,15
23,04 1,8 0,062 596,614 1,668 91,41
23,04 1,8 0,087 594,19 1,675 91,04
23,04 1,8 0,112 590,87 1,684 90,53
23,04 1,8 0,137 589,82 1,687 90,37
23,04 1,8 0,162 581,86 1,710 89,15
92,4 92,15
92,2
92
Rend Courant(%)
91,8
91,6 91,41
91,4
91,2 91,04
91
90,8
90,53
90,6 90,37
90,4
90,2
0 0,05 0,1 0,15
Débit(dm3/min)
Les résultats d’analyse chimique des cathodes sont présentés dans le tableau :
Tableau 13 : analyse chimique des cathodes avec variation du débit comme paramètre
Q Cu Fe S
[dm3/min] % ppm Ppm
0,037 99,9988 2,00 9,17
0,062 99,9985 2,22 9,20
0,087 99,9981 6,43 9,21
0,112 99,9980 2,82 10,01
0,137 99,9978 2,58 10,22
0,162 99,9972 3,26 10,29
~ 63 ~
99,999 99,9988
99,9988
99,9986 99,9985
Teneur Cuivre(%)
99,9984
99,9982 99,9981
99,998
99,998 99,9978
99,9978
99,9976
99,9974 99,9972
99,9972
99,997
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12 0,14 0,16 0,18
Débit(dm3/min)
L’objectif de cette série d’essais est d’éliminer les dendrites formé à la surface
cathodique de cuivre par l’usage des agents de polissages. Notons que Luilu utilise deux
réactifs pour polir les cathodes de cuivre. Cependant, l’optimisation de la dose de ces agents
est l’objectif de ces essais. Nous avons varié la dose du guartec et la dose du stypress.
V.3.1 Influence de la dose du guartec
Tableau 14 : conditions expérimentales des essais en variant la dose du guartec
Séries 1 2 3 4 5 6
d’essais
Guartec g/t 200 300 400 500 600 700
de cuivre
~ 64 ~
Séries 1 2 3 4 5 6
d’essais
Les résultats d’analyse chimique des cathodes en utilisant la dose de guartec et stypress sont
présentés dans le tableau :
~ 66 ~
Tableau 18 : analyse chimique des cathodes avec variation des agents des polissages
99,9995
99,9989
99,999 99,9987
99,9986
99,9984
Pureté cuivre(%)
99,9985 99,9983
99,998
99,998
99,9975
99,9974
99,9975 99,9972 guartec
99,997
99,9968 stypress
99,997
99,9965 99,9963
99,996
0 200 400 600 800
Dose des agents de polissage (g/t)
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
I. COURS
1. Odilon MWEPU WA NZOVU, Cours d’électrochimie, Unikol/Faculté polytechnique,
2017-2018 ;
2. Odilon MWEPU WA NZOVU, Cours de traitement de surfaces, Unikol/Faculté
polytechnique, 2019-2020 ;
3. TSHIBOB, Cours de procédés métallurgiques spéciaux, Unikol/Faculté polytechnique,
2019-2020.
II. OUVRAGES
1. Cognis, conduite des usines d’extraction par solvant, vue d’ensemble par Cognis, 2005 ;
2. W.G. Davenport, M.King, M. Schlesinger, A.K. Biswas 2002, extractive metallurgy of
copper, fourth edition ;
3. Mark E. Schlesinger, Matthew J. King, Kathryne. Sole, William, G Davenport 2011,
Extractive metallurgy of copper, fifth edition ;
4. Price D.C., Davenport W.G. 1980, densities, electrical conductivities and viscosities of
CuSO4/H2SO4 solution in the range of modern electrorefining and electrowinning
electrolytes, metallurgical transactions ;
5. Subbaiah T., Das S.C 1994, effect of some common impurities on mass transfer coefficient
and deposit quality dung copper electrowinning, hydromattallurgy ;
6. Ritcey GM., Ashbrook A.W 1984, solvent extraction : principe and applications to process
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~ 70 ~
III. THESES
1. Hossein Aninian, modélisation et simulation des opérations d’extraction par solvant et
d’électrolyse (SX-EW) du cuivre, Faculté des études supérieures de l’université Laval,
1999.
2. Emilien BURGER, Métallurgie extractive protohistorique du cuivre ; étude
thermodynamique et cinétique des réactions chimiques de transformation de minerais du
cuivre sulfurés en métal et caractérisation des procédés, 18 décembre 2008 ;
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1. Michaël BERSIER, Travaux pratiques en chimie inorganique et analytique, Institut de
chimie inorganique et analytique, Université de Fribourg, février 2003 ;
2. Peter Cole Minkek 75 conference-4-5 June 2009, solvent extraction, technology,
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3. B. LE Gorrec, thermodynamique et cinétique électrochimique expérimentale, janvier
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project division, KAMOTO COPPER COMPANY ;
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polytechnique, 2009-2010 ;
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avant électrodéposition du cobalt, Unilu/Faculté polytechnique, 2009-2010;
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par solvant du cuivre et du cobalt ainsi que son impact sur le flow sheet des usines
hydrométallurgiques de LUILU, Unilu/Faculté polytechnique, 2010-2011 ;
~ 71 ~