1.
INTRODUCTION
Un amplificateur opérationnel (aussi dénommé ampli-op ou ampli
op, AO, AOP, ALI ou AIL) est un amplificateur différentiel : c'est un
amplificateur électronique qui amplifie une différence de potentiel
électrique présente à ses entrées. Il a été initialement conçu pour
effectuer des opérations mathématiques dans les calculateurs
analogiques : il permettait de modéliser les opérations
mathématiques de base comme l'addition, la soustraction,
l'intégration, la dérivation et d'autres. Par la suite, l'amplificateur
opérationnel est utilisé dans bien d'autres applications comme
la commande de moteurs, la régulation de tension, les sources de
courants ou encore les oscillateurs
Physiquement, un amplificateur opérationnel est constitué de
transistors, de tubes électroniques ou de n'importe quels autres
composants amplificateurs. On le trouve communément sous la
forme de circuit intégré.
Ces broches peuvent être appelées de différentes manières, par convention, et selon
les fabricants. On retrouve ainsi :
L’entrée V+, aussi appelée « entrée non inverseuse » (elle est notée + à l’intérieur
du triangle)
L’entrée V-, aussi appelée « entrée inverseuse » (elle est notée – à l’intérieur du
triangle)
La sortie S
L’alimentation positive, souvent notée Vcc ou Vdd
L’alimentation négative (ou nulle), souvent notée -Vcc, -Vdd, Vee, ou Vss (ou
encore GND, si nulle). Car effectivement, l’alimentation électrique d’un AOP peut
être de 2 types :
o Soit purement positive (par exemple : 0/+12V) → dans ce cas, on parle alors
d’alim simple (single supply, en anglais)
o Soit « symétrique » (par exemple : -15V/+15V) → dans ce cas, on parle alors
d’alim double (dual supply, en anglais)
À quoi sert un Ampli Op ?
Avant d’aller plus loin, et de vous balancer tout plein d’infos techniques sur les ampli
op, il me semble intéressant de voir ensemble, et avant tout : à quoi sert un
amplificateur opérationnel.
Mais avant de répondre à cette question, il y a une chose primordiale à savoir à leur
sujet : les ampli op ne s’utilisent quasiment jamais seuls, en pratique. En fait, la
plupart du temps, on leur adjoint un à plusieurs composants additionnels. En effet,
ainsi, cela permet notamment de :
faire des calculs mathématiques analogiques (donc des additions, soustractions,
inversions, intégrations, dérivées, …)
faire du filtrage de signaux analogiques (de type passe-haut, passe-bas, passe-bande,
rejet de bande, …)
amplifier des tensions, ou du courant (en faisant de l’amplification avec adaptation
d’impédance, par exemple)
En clair : un ampli op sert principalement à faire des calculs, du filtrage, et de
l’amplification. Mais cela ne se fait pas seul, car un AOP requiert un ou plusieurs
composants placés tout autour de lui, pour développer et étendre ses capacités.
À noter que ces composants sont généralement de « simples » résistances, capacités,
ou inductances, et branchements « bien placés ». Donc rien de bien compliqué 😉
Mais de manière plus parlante, à quoi nous sert plus concrètement un AOP, en
usage courant ? Eh bien, en pratique, les amplificateurs opérationnels servent
notamment à faire :
Du filtrage audio (lorsqu’on veut éliminer du bruit, ou bien des fréquences particulières)
Du mixage audio, avec pré-amplification (montage « ampli additionneur », par exemple)
De l’amplification de signaux (si l’on souhaite par exemple amplifier le son d’un micro)
Du pilotage et de la régulation (asservissement) de moteur électrique ou autre
De la régulation de tension, et de courant
Et bien d’autres choses encore !
En bref, les usages ne manquent pas ! Mais pour l’heure, voyons plus en détail ses
caractéristiques propres, avant d’aller plus loin 😉
À noter que certains amplificateurs opérationnels ne pourront être alimentés que de
manière symétrique (+Vcc/-Vcc), tandis que d’autres uniquement de manière positive
(+Vcc/0V), et encore d’autres, qui accepteront ces deux modes d’alimentation, au
choix ! Ici, c’est à voir selon ce que vous propose le fabricant, car c’est lui seul qui
définit cela (clairement spécifié dans les datasheet).
Et chose à bien comprendre : la tension d’alimentation d’un AOP délimite la plage
de tension possible en sortie. Autrement dit : si vous alimentez votre ampli op en -
12V/+12V, alors la tension de sortie ne pourra que se situer entre ces -12 volts, et
+12 volts.
Au niveau de la « mise en boîtier », les ampli op se retrouvent généralement au
format circuit intégré DIP, SOIC, ou BGA, avec de 1 à 4 ampli op à l’intérieur.
À présent, il faut savoir que, comme le laisse entendre son nom, un amplificateur
opérationnel permet d’amplifier quelque chose (une différence de tension, en
l’occurrence). En sachant que l’amplification possible d’un ampli op (gain) est très
élevé (x100.000, sans problème). Et c’est ce coefficient d’amplification qui nous
permet d’établir la première équation d’un ampli op (si on le considère « parfait »,
c’est à dire sans toutes ses imperfections) :
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3.
4. le fonctionnement d'un intégrateur à aop repose sur la charge et
décharge d'un condensateur à courant constant.
Dans ce cas la tension aux bornes de la capa évolue linéairement.
A partir d'un signal d'entrée "carré" alternatif, on parvient ainsi à
générer un signal triangulaire en sortie.
5.
La présence d'une boucle de contre-réaction assure un
fonctionnement de l'AOP en mode linéaire,
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8. La présence d’une boucle de contre-réaction assure un
fonctionnement de l’AOP en mode linéaire .Le fonctionnement d’un
intégrateur à AOP repose sur et décharge d’un condensateur à
courant courant constant .Ce qui entraine l’évolution linéaire de la
tension aux bornes
9. Montage intégrateur.
Nous attaquons ici les montages opérationnels plus sophistiqués que de
simples additions ou soustractions.
Fig. 13. Montage intégrateur.
Le calcul de la réponse Vs à un signal d'entrée Ve se traite comme dans le
cas de l'amplificateur inverseur. On a :
En sortie, le condensateur a aux bornes de ses armatures une charge
électrique q égale à :
Cette charge électrique est l'intégrale du courant i qui traverse le
condensateur ; compte tenu du sens de i, on a :
Si on remplace dans [40] i et q par leur valeur en fonction de Ve et de
Vs (équations [38] et [39]), on obtient :
On retrouve en sortie l'intégrale du signal d'entrée. Ce montage est
délicat à utiliser et devra faire l'objet de précautions : en effet, la
moindre tension continue présente à l'entrée (y compris et surtout une
tension parasite) sera intégrée et générera une rampe en sortie. Il faudra
donc prévoir des dispositifs annexes, soit un système de stabilisation,
Le calcul du signalsoit
d’entrée Ve se traite
un système comme
de remise dansdelelacas
à zéro de l’amplificateur inverseur ,On a :
sortie.
Ve =Ri
La tension de sortie se calcul , en sortie, le condensateur a aux bornes de ses armatures une charge élect
Q=CVs avec Q=∫ idt
Alors Q=Q
CVs=∫ idt
1 Ve 1
Vs= C ∫ idt or i= R Vs= C ∫ Ve / Rdt
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