Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Chapitre I :
Méthodologie et dimensionnement d’une
installation électrique.
Introduction :
Toute installation électrique est faite de circuits assurant l’alimentation et la commande des
terminaux selon le besoin du client .Ces circuits électriques élémentaires et vitaux sont à leur tour
constitués de machines, appareils, ainsi que de canalisations (câblage) électriques formant un
ensemble cohérent. [2,5] Un circuit est une portion de l’installation comprise entre deux dispositifs
de protection contre les surintensités. Les différents circuits sont définit selon la tâche à compléter
ou leurs emplacements. Un circuit vital est un circuit qui permet d’alimenter une partie de
l’installation qui joue un rôle vital, les circuits élémentaires sont à leur tour définis comme étant
principaux, divisionnaires, ou terminaux. [2]
Au cours de ce chapitre nous allons aborder les notions et connaissances basiques qui concernent
les terminaux d’une installation électrique, à savoir : l’Eclairage, les prises (électriques, et
informatiques), les Blocs Autonomes de l’Eclairage de Secours, ainsi que la climatisation.
I. Installation d’éclairage :
L’éclairage est essentiel pour « le bien-être visuel », celui-ci est assuré par la lumière. La présence
de la lumière dans un environnement industriel, ou tertiaire garantit un meilleur rendement au
travail.
I.1. Lumière et propriétés :
La lumière est définie comme étant une onde qui se caractérise par sa propagation et vitesse. Ces
deux propriétés lumineuses sont importantes dans toute étude d’éclairage .La lumière se propage
dans le vide, de manière rectiligne avec une vitesse de 3 × 108 m/s. [5]
I.1.1. Lumière naturelle :
En terme physique la lumière blanche est un ensemble d’ondes électromagnétiques pouvant se
propager dans différents milieux. Ces ondes visuelles n’ont pas toutes la même longueur (spectre
lumineux : 400 nm – 700 nm). [3]
2
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La longueur d’onde peut être déterminée à partir de la relation suivante :
𝑽
𝝀= [I.1]
𝒇
Avec :
𝑽: vitesse de la lumière, en mètres par seconde (m/s).
𝒇: Fréquence, en hertz (Hz).
𝝀: Longueur d'onde, en mètres (m).
Figure I.1 : Spectre constituant la lumière blanche.
I.1.2. Lumière artificielle :
La source première de la lumière que l’homme a toujours connue est le soleil, celui-ci émet une
lumière blanche, que l’humanité a tant cherché à reproduire, pour pouvoir prolonger la période de
son activité et donc augmenter sa productivité, d’où la naissance des sources de lumière artificiel
(éclairage). De nos jours, il existe plusieurs sources de lumière artificielle avec des principes de
fonctionnement dépendant du mode de production. Il est possible de regrouper ces sources par
famille :
- lampes à incandescence : l’élévation de température d’un filament produit la lumière (ampoule
avec tungstène).
- lampes à décharge à basse pression : deux électrodes (sous basse pression) font jaillir un long arc
électrique (tubes fluorescents).
- lampes à décharge à haute pression : deux électrodes (sous haute pression) alimentent un court
arc électrique (lampes à vapeur de mercure).
- Lampe à technologie LED : une jonction PN (semi-conducteurs) alimentée par une tension émet
une énergie lumineuse (lampes témoins).
Toutes les sources citées (soleil, et sources artificielles) sont dites primaires car celles-ci produisent
leur propre lumière, tandis que la lune, les planètes, l’écran de projection … sont appelées sources
de lumière secondaires car elles réfléchissent la lumière. [5]
I.2. Notions d’éclairage :
Une installation électriquement adéquate, fait appel à un certain nombre de notions et termes
techniques de l’éclairagisme.
3
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I.2.1. Intensité lumineuse :
Correspond à l’intensité de l’énergie lumineuse dans une direction donnée, l’unité de mesure est le
Candela(Cd). 1Cd représente l’intensité lumineuse d’une bougie (chandelle=candela).Peut-être
mesurée grâce au Goniophotometre. [3,4]
I.2.2. Flux lumineux :
Caractérise la quantité d’énergie lumineuse totale qu’émet une source de lumière dans toutes les
directions, par unité de temps. L’unité utilisée est le lumen (lm). [3]
I.2.3. Eclairement :
Sert à la mesure du flux lumineux sur une surface, qui est définie par la quantité de lumière reçue
par cette surface, son unité est le lux (lx). L’éclairement est un paramètre si important, qu’il faut
prendre en compte l’activité de l’espace en question. Le luxmètre est l’instrument qui sert à mesurer
l’éclairement. [3]
I.2.4. Luminance :
Pour une source de lumière ou une surface éclairée, c’est l’éclat ou la brillance qui peut-être
perçue par l’œil humain. Son unité de mesure est le (Cd.m-2). L’instrument de mesure utilisé est le
Luminancemètre. [4]
I.2.5. Efficacité lumineuse :
L’efficacité lumineuse (lm/W) d’un luminaire est le quotient résultant du flux émis sur la puissance
consommée (rendement lumineux). Dans le cas de l’efficacité globale on divise par la somme de la
puissance consommée du luminaire et celle de son appareillage. L’efficacité est un critère de choix
du luminaire, qui permet d’économiser le coût et /ou l’énergie consommée. [4]
Le confort visuel est assuré grâce à deux facteurs :
- Le contraste est cette différence de luminance entre la surface ou l’objet éclairé et son espace
environnant.
- Le facteur d’uniformité est défini par le rapport entre deux valeurs d’éclairement (minimum et
moyen). [4]
I.2.6. Plan utile :
C’est le plan de travail ou la surface de référence par rapport à laquelle s’effectuent les calculs
d’éclairage. En terme général le plan utile est horizontal et se situe à 0,85m du sol. [7]
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Figure I.2 : Schéma du plan utile.
I.2.7. Modes d’éclairage :
Le bon éclairage est effectué selon les modes suivants :
L’éclairage direct :
La lumière est directement projetée sur la surface de travail, ce qui réduit les pertes d’une part et
simplifie le mode d’emplacement du luminaire, en contre partie l’éclairage direct crée un contraste
important qui n’est pas souvent souhaité (Exple : pour vitrine d’exposition, l’éclairage doit mettre
en valeur l’objet exposé).
L’éclairage indirect :
La lumière émise est une lumière réfléchie par une surface (source secondaire), proposant une
répartition uniforme de la lumière (pas de contraste); cependant le rendement est moindre par
rapport au type précédent.
L’éclairage mixte :
Composé des deux premiers types : rassemble ainsi les avantages des éclairages direct et indirect.
L’éclairage à deux composants :
Association d’un éclairage général à faible éclairement, avec un deuxième composant assurant un
éclairement ponctuel plus puissant. Bien que ce système est énergétiquement le plus intéressant, il
génère des contrastes et réflexions gênantes, et est peu recommandé. [7]
I.3. Méthodologie d’éclairage :
La méthodologie consiste à diviser le projet d’éclairage en deux :
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I.3.1. Eclairage intérieur :
L’éclairement intérieur repose sur l’estimation du nombre, type, et de l’emplacement des
luminaires à utiliser, et ce en fonction du taux d’éclairement recommandé. Les étapes de
dimensionnement se résument comme suit:
facteur
facteur de indice rapport de nombre de
éclairment de utilance
dépréciation local suspension luminaire
réflexion
Figure I.3 : Schéma synoptique des étapes de dimensionnement pour l’éclairage.
1- Eclairement :
La détermination de l’éclairement nécessaire pour le local, selon l’activité, se fait à partir de ce
tableau :
Activité du local Eclairement (lx)
Salle de contrôle 425
Laboratoire chimique 425
Montage de pièce 625
Stockage (entrepôt) 125
Salle d’archives 300
Chaufferie (industrie du verre) 125
Bureau de travaux généraux 425
Salle de dessin, tables 850
Amphithéâtre 325
Grande surface 500
Réception, halls 250
Couloir 80
Escaliers 250
Entrée (extérieur) 25
parking 75
Zone de caisse 500
Tableau I.1 : L’éclairement moyen à maintenir selon l’activité.
2- Facteur de dépréciation :
Ce facteur « D » est dû à la diminution du flux lumineux avec le temps, qui est principalement dû
au vieillissement de l’appareil ainsi qu’aux effets de perturbation atmosphérique et extérieure
telles que la poussière et l’entretien de l’installation. [7]
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Méthode classique :
𝟏 𝟏 𝟏
𝑫= + + [I.2]
𝑭𝒆 𝑭𝟏 𝑭𝒂
Avec :
𝑭𝒆 : Facteur d’empoussièrement.
𝑭𝟏 : Facteur de vieillissement.
𝑭𝒂 : Facteur d’altération.
Les facteurs Fe, F1, Fa sont déterminés à partir des tableaux suivants donnés par l’AFE
(Association Française de l’Eclairage) :
Fe Type de luminaire F1
Faible 0,95 Incandescence 0,9
Moyen 0,85 Halogène 0,95
Fort 0,75 Fluorescence 0,85
Décharge 0,9
Fa
Luminaire courant 0,95
Luminaire spécial 0,85
Tableaux I.2 : Facteurs de dépréciation.
Méthode simplifiée :
𝑫 = 𝑫𝟏 × 𝑫𝟐 [I.3]
Avec :
𝑫𝟏 : Facteur d’empoussièrement.
𝑫𝟐 : Facteur d’altération et de vieillissement.
3- Indice du local :
La géométrie du local influe sur les paramètres d’implantations des luminaires. [1]
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Figure I.4 : Schéma représentatif du local.
𝒂×𝒃
𝑲= [I.4]
𝒉(𝒂+𝒃)
𝑲 : Indice du local.
𝒂 : Longueur du local (m).
𝒃 : Largeur du local (m).
𝒉 : La hauteur utile (m).
L’indice K est généralement arrondi aux valeurs suivantes : 0,6 ; 0,8 ; 1,0 ; 1,25 ; 1,5 ; 2,0 ; 2,5 ;
3,0 ; 4,0 ; 5,0.
La hauteur utile est celle comprise entre le plan utile et le luminaire.
4- Classe photométrique :
On détermine la classe du luminaire à l’aide de l’indice du local calculé auparavant et de ce
tableau :
Indice du local Classe des luminaires
4.5 < K A
3.5 < K < 4.5 B
2.75 < K < 3.5 C
2.25 < K < 2.75 D
1.75 < K < 2.25 E
1.4 < K < 1.75 F
1.12 < K < 1.4 G
0.9 < K < 1.12 H
0.7 < K < 0.9 I
K < 0.7 J
Tableau I.3 : Classe photométrique des luminaires en fonction de l’indice K.
8
Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
5- Rapport de suspension :
Ce rapport dépend de la hauteur utile est celle du luminaire [1], comme suit :
𝒉𝟏
𝒋= [I.5]
𝒉+𝒉𝟏
𝒋 : Rapport de suspension.
𝒉𝟏 : Hauteur de suspension du luminaire (m).
𝒉 : Hauteur utile (m).
Dans le cas général le rapport de suspension prend l’une de ces deux valeurs : 𝒋 = 𝟎 (luminaire
encastré), ou 𝒋 = 𝟏⁄𝟑 (luminaire suspendu).
6- Facteur de réflexion :
Le facteur de réflexion repose sur les interéflexions à l’intérieur du local, caractérisant le flux
réfléchi et incident sur les parois.la couleur de peinture joue un rôle qui détermine l’aptitude des
parois à réfléchir la lumière incidente. [1]
Très clair Clair Moyen Sombre nul
Plafond 8 7 5 3 0
Murs 7 5 3 1 0
Plan utile 3 3 1 1 0
Tableau I.4 : Facteur de réflexion d’après les couleurs utilisé dans le local.
En utilisant le tableau ci-dessus, un exemple est traité dans la suite du chapitre, permettant de mieux
expliquer la méthode avec laquelle on détermine le facteur de réflexion. Les valeurs données par ce
tableau correspondent à des pourcentages.
7- Utilance :
L’utilance est le rapport entre le flux utile et le flux total sortant du luminaire.
𝝋𝒖
𝑼= [I.6]
𝝋𝑻
Avec :
𝑼 : L’Utilance. 𝝋𝑻 : Flux Total (lm).
𝝋𝒖 : Flux utile (lm).
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
L’Utilance dépend d’un certain nombre de facteurs à savoir : le facteur de dépréciation, l’Indice du
local (K), le rapport de suspension (J), le facteur de réflexion d’une surface.
On peut déterminer l’utilance directement à partir des tableaux suivant les classes des luminaires.
[7]
8- Flux total et nombre de luminaires :
𝑬×𝑺×𝑫
𝑭𝒍𝒖𝒙𝒕 = [I.7]
(𝑼×𝝁)
𝑬 : Eclairement moyen (lx). 𝑼 : L’Utilance.
𝑺 : Surface du plan utile (m2). 𝝁 : Rendement du luminaire.
𝑫 : Facteur de dépréciation.
On calcule le flux total afin de déterminer le nombre de luminaire :
𝑭𝒍𝒖𝒙𝒕
𝑵= [I.8]
𝑭𝒍𝒖𝒙𝒖𝒏𝒊𝒕
Choix du luminaire :
Le choix est dépendant des caractéristiques des luminaires et de leurs indices :
a) Courbes photométriques :
La courbe photométrique d’un luminaire désigne la manière avec laquelle le flux lumineux (lm) se
propage dans l’espace. Certains luminaires disposent de deux courbes (selon les plans transversal et
longitudinal). [4]
Sur la Figure I.5 les courbes sur le plan transversal sont en ligne continue, tandis que la ligne
discontinue est utilisée pour les courbes suivant le plan longitudinal.
Figure I.5 : Courbe photométrique.
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
b) Indice Rendu des Couleurs :
L’IRC ou Ra est la capacité d’une source lumineuse à restituer les différentes couleurs visibles à
l’œil nu sans modifier les teintes. [1]
Un IRC égal à 0 indique que la source est monochromatique (une seule longueur d’onde) et qu’elle
n’a donc pas un bon rendu de couleur, un IRC s’approchant de 100 signifie que toutes les couleurs
(visibles) apparaissent parfaitement, comme en présence de la lumière du jour. [7]
IRC Source lumineuse
100 Lumière du jour, Lampe à incandescence
95-65 LED
90-60 Tubes fluorescents
25-20 Sodium basse et haute pression
Tableau I.5 : Indice Rendu des Couleurs selon la source lumineuse.
c) Température des couleurs :
La lumière est une onde énergétique qui dégage de la chaleur, cette chaleur (température) est
mesurée en degré Kelvin (K). [4]
Couleurs Aspect Température de lumière
Chaudes Blanc chaud T < 3300 k
Intermédiaires Blanc neutre 3300 k< T < 5300 k
froide Jaune 5300 k < T
Tableau I.6 : Températures des couleurs par catégorie.
d) Classe photométrique :
La classification des luminaires s’effectue à travers des mesures. La répartition photométrique est
caractérisée par les flux allant de F1 à F5 (norme NFC 71-121). [1]
Les catégories de flux :
Direct Intensif : flux intensif, dirigé directement vers l’objectif à éclairer.
Direct Extensif : flux extensif (propagation étendue), dirigé vers l’objectif à éclairer.
Semi-Direct : la plus grande partie du flux est dirigée vers l’objectif à éclairer.
Mixte : la moitié du flux est dirigée vers l’objectif à éclairer.
Indirect : le flux n’est pas dirigé vers l’objectif à éclairer.
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Classes photométriques
classes Catégories
A
B
Direct intensif
C
D F1
E
F
G
Direct extensif
H
I F2
J
K
L
Semi-direct
M
F3 Figure I.6 : Sphère descriptif des
N
O
catégories photométriques.
P
Mixte
Q
R F4
S
Indirect
T
F5
Tableau I.7 : Classe photométrique des luminaires.
I.3.2. Eclairage extérieur :
L’éclairage à l’extérieur répond à des exigences autres que celles utilisées à l’intérieur. Par
conséquent l’éclairage utilisé pour l’extérieur (jardins, terrasses, allées, route principale, croisement
de chemin….etc.) nécessite un bon éclairement (nombre de lux). Dans le cadre de notre
projet l’extérieur est le parking, en plus des allées entre parking et bâtiments (bâtiment principale,
et loge de garde). En ce qui concerne le parking, l’intensité lumineuse requise pour repérer sa
voiture et pour se déplacer est faible.
Figure I.7 : zone de parking éclairé.
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Tout comme pour l’éclairage intérieur, il existe différents type de luminaire, ayant chacun un mode
de pose et d’installation, en fonction de l’extérieur en question (entrée principale, allées,
parking…etc.).
I.4. Modes d’allumage :
Les circuits d’éclairage représentent la partie puissance de cette installation (éclairage), d’où le
besoin d’un organe de commande pour faciliter l’utilisation et économiser l’énergie. L’organe de
commande le plus utilisé dans le domaine du bâtiment est l’interrupteur.
Les outils de commande sont placés au niveau de l’entrée de la pièce, généralement à droite, soit à
l’intérieur où à l’extérieur (à portée de main), et à une hauteur entre 0,80 et 1,30 m (on prend 1,10 m
d’habitude). [9]
Entre outils de commande et luminaires, on peut trouver les modes d’allumage suivants :
I.4.1. Simple allumage :
Ce montage permet de commander un ou plusieurs points lumineux à travers un interrupteur,
offrant ainsi une autonomie de commande. [7]
Ph
Disjoncteur
N Luminaires
Interrupteur
Figure I.8 : Schéma du mode simple allumage.
I.4.2. Double allumage :
Offre la possibilité d’allumer ou éteindre deux points lumineux à partir d’un même dispositif, la
commande peut être simu9+ltanée ou séparée. [7]
Ph
Disjoncteur
Luminaires
N Interrupteur
double
Figure I.9 : Schéma du mode double allumage.
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
I.4.3. Va – et –vient :
Ce mode nécessite l’utilisation de deux interrupteurs va-et-vient, permettant de commander
l’éclairage à partir d’un point ou d’un autre. [7]
Figure I.10 : schéma du mode va – et – vient.
I.4.4. Télérupteur :
Le télérupteur dans une installation est généralement accompagner de bouton poussoirs, pour
permettre à l’utilisateur de commander les luminaires à partir de plusieurs endroits. Ce dispositif
est utilisé pour les couloirs et escaliers. [7]
I.4.5. Minuterie :
La minuterie est un système qui automatise l’extinction ou l’allumage des luminaires à partir d’un
ou de plusieurs points. On la retrouve souvent dans les cages d’escaliers et couloirs, assurant
l’extinction des feux après l’écoulement d’une période de temps donnée. [7]
I.4.6. Détecteur de présence :
Tel que son nom l’indique le détecteur de présence, à infrarouge, indique la présence du besoin
d’éclairage permettant d’économiser la consommation énergétique (allumage des dispositifs
d’éclairage seulement en cas de présence).
Ces appareils peuvent se placer isolément des luminaires (sur le plafond ou mur), ou encore intégrés
aux luminaires, selon le mode de pose et l’angle de détection. [5]
Les détecteurs de présence rentrent dans le cadre de la gestion automatique de l’éclairage.
Parmi les systèmes de gestion automatique, on retrouve : les cellules photosensibles (en fonction de
l’éclairage naturel) ; l’horloge calendaire et horaires (suivant un calendrier ou un rythme horaire).
[5]
Pour le projet abordé, nous avons opté pour un détecteur avec une zone de détection qui se
prolonge horizontalement jusqu'à 15 m, et 2,8m sur le plan vertical (hauteur du niveau).
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Figure I.11 : Zone de détection et dimensions du détecteur utilisé.
I.5. Etude de cas :
Nous avons pris une pièce (archives) situé à l’étage du projet pour appliquer la méthode décrite
précédemment, et comparer avec le résultat obtenu grâce au logiciel Dialux evo.
Au cours du projet nous avons manipulé les logiciels Dialux et Dialux evo.
I.5.1. Méthode de calcul manuelle :
L’éclairement moyen nécessaire pour un bureau est de : E = 300 lx. (Tableau I.1)
Figure I.12 : Une partie du Tableau I.1.
Calcul du facteur de dépréciation (méthode simplifié):
𝑫 = 𝑫𝟏 × 𝑫𝟐 [I.3]
Pour déterminer D1 et D2 :
D2
D1 Incandescence 1,10
Faible 1,10 Fluorescence 1,20
Moyen 1,25 Halogène 1,35
Fort 1,40 Vapeur de sodium 1,10
Tableaux I.8 : Facteurs d’empoussièrement et de dépréciation.
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
AN : 𝑫 = 𝟏, 𝟏𝟎 × 𝟏, 𝟐𝟎
𝑫 = 𝟏, 𝟑𝟐
Calcul de l’indice du local :
Le local choisi pour faire cette étude est la salle d’archives :
Figure I.13 : Grandeurs géométrique de la salle d’archives.
Rappel :
𝒂×𝒃
𝑲= [I.4]
𝒉(𝒂+𝒃)
𝟓,𝟎𝟓×𝟑,𝟗𝟎
AN : 𝑲=
𝟏,𝟔𝟎(𝟓,𝟎𝟓+𝟑,𝟗𝟎)
𝑲 = 𝟏, 𝟑𝟖 ≈ 𝟏, 𝟓
Facteur de réflexion :
D’après les choix faits concernant la peinture du local et (Tableau I.4) on obtient :
Plafond (clair) : 70 %
Murs (moyen): 30% 𝑭𝒓 =731
Plan utile (moyen): 10%
Le local choisis est une salle d’archive, on considère donc que le plan utile et au même niveau que
le bureau d’accueil du local.
Classe photométrique :
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Selon le (Tableau I.2)
Pour : 1.4 < K =1.5 < 1.75 La classe sera : « F ».
Rapport de suspension :
𝒉𝟏
𝒋= [I.5]
𝒉+𝒉𝟏
𝟎
AN : 𝒋= =𝟎 (luminaire encastré).
𝒉+𝒉𝟏
Utilance :
On prend le tableau classe F pour un rapport de suspension égale à 0.
Les autres tableaux d’utilance se trouvent en Annexe « A ».
Figure I.14 : Tableau d’utilance selon AFE.
Et donc : 𝑼 = 𝟔𝟖 %
(AFE : Association Française de l’Eclairement)
Flux total :
𝑬×𝑺×𝑫
𝑭𝒍𝒖𝒙𝒕 = [I.7]
(𝑼×𝝁)
𝟑𝟎𝟎×𝟏𝟗,𝟕×𝟏,𝟑𝟐
AN : 𝑭𝒍𝒖𝒙𝒕 =
(𝟎,𝟔𝟖×𝟎,𝟗𝟗)
𝑭𝒍𝒖𝒙𝒕 = 𝟏𝟏𝟓𝟖𝟖, 𝟐𝟒 𝒍𝒎
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Avec :
Figure I.15 : Une partie de la fiche technique du luminaire utilisé.
Le nombre de luminaires :
𝑭𝒍𝒖𝒙𝒕
𝑵= [I.8]
𝑭𝒍𝒖𝒙𝒖𝒏𝒊𝒕
𝟏𝟏𝟓𝟖𝟖, 𝟐𝟒
𝑵=
𝟑𝟒𝟎𝟎
𝑵 = 𝟑, 𝟒𝟖 ≈ 𝟒
Avec : Flux unit =3400 lm. ( Figure I.15 )
Vérification qu’avec 4 luminaires on aboutit à l’éclairement adéquat pour le local :
En théorie : 𝑵𝒕 = 𝟑, 𝟒𝟖 → 𝑬𝒕 = 𝟑𝟎𝟎 𝒍𝒙
Mis en place : 𝑵𝒓 = 𝟒, 𝟎𝟎 → 𝑬𝒓 = ? ?
𝟑,𝟒𝟖×𝟑𝟎𝟎
AN : 𝑬𝒓 =
𝟒,𝟎𝟎
𝑬𝒓 = 𝟐𝟔𝟏 𝒍𝒙 ≈ 𝟑𝟎𝟎 𝒍𝒙
I.5.2. Méthode de calcul à l’aide de logiciel :
Dans cette partie nous allons exposer les résultats obtenus avec le logiciel Dialux evo.
Dialux evo :
Les résultats après calcul via Dialux evo peuvent être résumés à travers les figures et courbes
suivantes :
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Figure I.16 : Courbes photométriques (iso-photos donné par Dialux evo).
Figure I.17 : Renseignement sur les facteurs et l’éclairement moyen.
II. Installation prises de courant :
Une prise électrique est une connexion qui assure l’approvisionnement des appareils électriques, en
énergie nécessaire pour leur fonctionnement. Les prises de confort, sont source de tension, car la
valeur de tension(Volts) pour chaque prise est fixée au préalable (220 V). Tandis que l’intensité de
courant (Ampère) que la prise délivre dépend du besoin de l’appareil branché, malgré cela on les
appels prises de courant. Cependant même si la valeur d’intensité du courant n’est pas fixée, elle
doit répondre aux exigences normatives et prendre en considération une valeur maximale
admissible, afin de minimiser le facteur risque. [5]
Il est tolérable que les prises servent d’organe de commande même si elles ne le sont pas. On peut
aussi trouver des prises commandées par interrupteur. [11]
19
Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Figure I.18 : Prise de courant électrique.
II.1. Constituant d’une prise :
Selon le guide d’installation pour les prises de courant, il est nécessaire de suivre les étapes
suivantes :
- la boite encastrée : (blochet) tel que son nom l’indique, encastré dans le mur, ce qui rend le
câblage électrique accessible pour le raccordement de la prise.
- le socle mural : qui est un connecteur fixé sur le blochet avec des griffes de fixation ou des vis,
permettant le passage des câbles.
- enjoliveur et plaque de recouvrement : offre un meilleur aspect esthétique, et permet l’isolement.
- fiches électrique (prises femelles) : sont les connecteurs mobiles, reliés à un câble généralement,
destinés à être branchés à un connecteur immobile (prise de courant) ou à une autre fiche (male).
[7]
Figure I.19 : Constitution de la prise électrique.
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Caractéristiques :
- Les prises précédemment décrites sont des prises monophasées (tertiaire).
- Dans le domaine industriel, les prises de courant sont triphasées et comportent plus de contacts.
- Les prises normalisées doivent disposer d’un contact de conducteur de mise à la terre ainsi que
d’un système d’obturation automatique des alvéoles qui présente une protection contre les
contacts directs avec les conducteurs actifs (Phase, Neutre). [11]
Terre (borne male)
Neutre (borne femelle)
Phase (borne femelle
Figure I.20 : Prise monophasée (à gauche) prise triphasée (à droite).
II.2. Types de prises de courant :
A l’arrivée de la technologie et machine électriques, les prises pour ampoules d’éclairage fut la
première solution pour assurer leur connexion à l’électricité, par la suite on inventât la prise murale
et sa fiche électrique (TT Smith 1883).Cependant, chaque pays préféra concevoir son propre
modèle, avec des formes et des tailles différentes. Ce qui fait que dans le monde actuel, plusieurs
standards circulent. Cette différence à induit une situation complexe ou même les prises qui
procurent une même tension peuvent ne pas être compatibles. [5,11]
Figure I.21 : Différents types de prises.
21
Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
II.3. Emplacement :
Les prises de courant doivent être accessibles. D’autre part le nombre à utiliser dans une
installation n’est pas limité, et donc il dépend des exigences du client. En contre partie le nombre de
prises comprises dans un seul circuit, leur hauteur par rapport au sol, et distance d’emplacement
sont définis par une norme (NFC15-100). [9]
II.3.1. Hauteur minimal des prises :
Figure I.22 : la hauteur minimale pour l’emplacement des prises.
II.3.2. Répartition des circuits : (d’après NFC 15-100)
- Un circuit de prises (2P+T) peut desservir 8 points d’utilisation au maximum.
- Un socle par tranche de 4m2 de surface, avec un minimum de 5 socles.
- Les PC (prises de courant) multipostes doivent être pris en considération.
- Une prévision d’un circuit spécial pour chaque appareil dont l’emplacement est prévu (chauffe
eau, imprimante ….etc. [10]
II.4. Exemple d’application :
Pour illustrer ce qui est exprimé concernant l’emplacement des prises, nous avons pris une pièce (la
salle de réunion) située à l’étage de l’immeuble.
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Figure I.23 : Emplacement des prises et multiprises pour la salle de réunion.
III. Installation prises informatique :
Un réseau informatique est un ensemble d’équipement interconnecté à travers un circuit, assurant
l’échange d’information. [5]
III.1. Principe de fonctionnement d’un réseau informatique :
La connexion entre les différents éléments constructifs d’un réseau, s’effectue à travers un réseau de
télécommunication (réseau téléphonique). Les ports de connexion (prises informatiques) utilisés
sont les RJ45. Pour assurer une transmission optimale entre ces prises, la fibre optique est la
solution adéquate. [5]
D’après la norme NFC 15-100, il est important de prévoir une prise de communication RJ45 à
proximité d’un socle de prise de courant. [10]
Remarques : sur la Figure I.23 les blocs en rouge sont constitués de deux PC et deux prises
informatiques.
IV. Bloc Autonome d’Eclairage de Secours (BAES) :
Le BAES est un groupe électrogène à démarrage automatique, en cas de panne .ce groupe alimente
l’éclairage de secours qui peut être considéré comme une application d’éclairage artificielle à des
fin de signalisation de danger. L’installation englobant l’équipement nécessaire pour ce bloc se
trouve dans le Tableau Général Basse Tension (TGBT). [7]
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
Figure I.24 : Eclairage de secours.
IV.1. Fonctionnement :
En fonctionnement normal l’alimentation de l’installation se fait à travers le réseau fourni par
SONELGAZ .Le BAES se déclenche automatiquement dès qu’il y a détection d’une défaillance
d’alimentation, ou danger éminent. La permutation se fait grâce au disjoncteur général comme suit :
- Déclenchement du relai volt-métrique assure le démarrage et le contrôle du groupe.
- Fermeture du contact temporisé du contacteur de puissance.
- Inverser les contacts et basculer vers un fonctionnement en service réduit. [4]
IV.2. Eclairage de secours:
Comme exprimé au par avant le Bloc Autonome de Secours assure l’alimentation de l’éclairage de
secours assurant les deux fonctions suivantes :
IV.2.1. Eclairage de balisage :
Cet éclairage permet l’accès aux sorties de secours du local, en indiquant le changement de
direction, et les obstacles. Son installation est obligatoire à la sortie des salles et dans les
circulations (couloirs, escalier…etc.).[4,7]
IV.2.2. Eclairage d’ambiance :
L’éclairage d’ambiance est destiné aux locaux recevant un grand nombre de personnes, la visibilité
dans ces locaux doit être meilleure avec un éclairement uniforme et réparti sur la surface du local
de manière à éviter la panique d’où le nom éclairage anti-panique. [7]
Il est préférable de choisir des blocs fluorescents pour l’éclairage de secours. La distance entre
deux blocs doit être de quatre fois la hauteur du local. [7]
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Chapitre I : Méthodologie et dimensionnement d’une installation électrique
V. Alimentation pour climatisation :
La climatisation et l’aération procure des conditions d’hygiène et de sécurité, conforme à une
réglementation normalisée. Dont le but est d’atteindre un certain niveau de confort pour les usagers.
[5]
Ce qui nous intéresse au cours de ce projet est la consommation, c.-à-d. la puissance consommée,
qui est donnée par la fiche technique du produit choisi, d’après une étude faite par le bureau
d’étude concerné.
- Les puissances consommées pour les équipements de climatisation sont :
Groupe de climatisation (situé sur la terrasse) :15000 W
Caisson d’extraction (son rôle est d’extraire l’air pollué du local): 1000 W
Caisson d’aire neuf (son rôle est d’absorber l’air frais de l’extérieur vers le local): 1000 W
Pour notre projet la climatisation des bureaux et salles est assurée par des cassettes placé au faux
plafond.
VI. Alimentation pour bâche à eau :
Afin d’alimenter l’installation en eau potable, et la munir de système anti incendie, le bureau
d’étude prévoit d’utiliser des pompes. Pour notre projet nous avons prévu une alimentation pour
deux pompes :
Pompe pour eau potable (alimentée en monophasé) : 3000 W
Pompe pour système anti incendie (alimentée en triphasé) : 15000 W
Conclusion :
L’installation électrique nécessite une étude approfondie, englobant plusieurs facteurs et assurant
plusieurs fonctions. Chaque circuit électrique et chaque compartiment de l’installation (éclairage,
prises de courant, prises informatiques ….etc.) doit susciter toute l’attention, dans le but d’assurer
un confort et une sécurité recommandée (les normes en vigueur). Après l’étude faite au cours de ce
chapitre, l’étape suivante sera de réaliser une étude pour déterminer le bilan de puissance et le
dimensionnement des câbles et chemins de câbles.
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