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RDC Câble Isolés HT

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Recherche de Défauts Câbles

et localisation
- Câbles isolés souterrains HT-

Au terme de cette formation et en gain de coût et de temps, vous serez en mesure de :


 connaitre la technologie des câbles isolés souterrains,
 comprendre les contraintes et défauts de leur exploitation,
 adopter une méthodologie logique et efficace de recherche et de localisation des défauts,
 faire votre choix sur l’instrument ou appareil adéquat.

1
1 Benyounes El bouayachi
Expert/Formateur exploitation électrique, sécurité et Habilitations
Partie 1/3
PLAN

I. Généralités sur les câbles isolés souterrains ,


II. Classification, normes et désignations,
III. Modes de pose des câbles,
IV. Caractéristiques des câbles isolés,
V. Défauts des câbles isolés souterrains,
VI. Recherche de Défauts Câbles et localisation,
VII. Instruments ou appareils préconisés.

Les diapositives 52 à 55 sont données à titre indicatif (Partie 2/3)


2
Préambule

Les lignes de transmission constituent un lien indispensable dans le réseau


électrique pour la transmission de l ’énergie, et peuvent prendre la forme
aérienne ou souterraine.
Les phénomènes transitoires issus des lignes électriques, tels que, les
court-circuits, les harmoniques, les opérations de manœuvres, se
propagent d’une Partie du réseau à une autre.
Les perturbations et les défauts sur ces lignes électriques génèrent un
champ électromagnétique au voisinage, qui peut influencer d’autres
objets, matériels ou personnes proches de ces lignes.

3
Introduction

Vue la complexité et la multitude des problèmes d’exploitations des lignes


électriques en câbles isolés souterrains, plusieurs études et recherches pour de
localisation des défauts sur ces câbles ont été réalisées, sans pour autant pouvoir
les maîtriser en totalité ; raison pour laquelle la modélisation des caractéristiques
de ces câbles s’avère nécessaire.

Une bonne modélisation des caractéristiques électromagnétiques des câbles


isolés souterrains, dépends de plusieurs critères :
 Caractéristiques techniques des câbles (conductivité, forme, section…),
 Géométrique et structure des câbles,
 Fréquences des signaux perturbateurs,
 Distances entre conducteurs et profondeurs,
 Environnement immergé…..etc.

4
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.1 Avantages et inconvénients

Avantages
Les câbles isolés souterrains HTA/HTB et BT
sont employées pour le transport et la
distribution de l’électricité, particulièrement
dans les traversées de zones urbaines Ligne électrique aérienne
agglomérées et ce, afin de résoudre les (en conducteurs nus)
contraintes techniques, administratives et
environnementales lors du passage des lignes
électriques aériennes à conducteurs nus.

Dans les agglomérations, on opte de plus en plus pour les


câbles souterrains, vue le nombre, la fréquence et la
gravité des accidents enregistrés sur les lignes aériennes.
Ligne électrique souterraine
(en câbles isolés)
5
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.1 Avantages et inconvénients

Avantages (suite)

 Protection contre les surtensions atmosphériques tel que la foudre,


 Pas d’interférence avec les circuits HF et THF (de télécommunication, radiodiff, télé….),
 Impact environnemental moins élevé, à savoir la non influence sur la vue
panoramique des paysages traversés,
 Pour les grandes traversées telle que les fleuves (>3km) et les agglomérations,
c’est la seule solution possible.

6
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.1 Avantages et inconvénients

Inconvénients et difficultés

 Investissements lourds et coûts élevés par rapport à celui des lignes


électriques aériennes ; proportionnels à la tension de service,
 Vue la complexité et la polyvalence des défauts, il y a difficulté et lenteur pour
d’éventuelle localisation des défauts,
 Maintenance corrective ou réparation couteuse, malaisées et obligeant :
 une bonne préparation de travail et de modes opératoires,
 Une maîtrise des risques y afférents,
 une consignation électrique ‘’compétente’’ et particulièrement lors des opérations
VAT et poste Malt/cc.

 Compte tenu des risques dus aux charges capacitifs des câbles isolés souterrains, il est
impératif de procéder à leurs décharge par terre par l’intermédiaire de moyens adéquats
(sectionneur avec pourvoir de fermeture capacitif).
 Les dispositifs de VAT doivent être conçus pour les câbles isolés.
7
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception

Famille de câbles
On distingue trois grandes familles de câbles isolés souterrain :
 Les câbles à papiers imprégnés de masse,
 Les câbles sous pression à gaz ou à huile,
 Les câbles extrudés :
 Polyéthylène à faible densité (LDPE),
 Polyéthylène à haute densité,
 Polyéthylène réticulé (PR/PRC- XLPE)

Type d’utilisation de câbles


 Câbles électriques HTA, HTA, BT et TBT,
 Câbles de sécurité incendie,
 Câbles pour mines et forages,
 Câbles Marins et sous marins,
 Câbles aéronautique,
 Câbles de Télécommunication,…………
8
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles HTB)

Le câble est composé de différentes parties assemblées de façon concentrique, les


principales composants sont :
 Un conducteur au centre, qui permet de transporter l’électricité,
 Une isolation électrique ou isolant, qui empêche le courant de s’écouler vers la terre,
 Une gaine métallique entourant le conducteur et l’isolation, qui confine ou étouffe le
champ électrique à l’intérieur du câble,
 Une protection extérieure qui assure la tenue.

9
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles HTB)

1 Ame ou conducteur (rond compacte)

 Composé de plusieurs couches de fils ou brins concentriques enroulés en spiral,


 Faible résistance de contact électrique entre brins,
 Effets de peau et de proximité identiques à un conducteur plein. 1
Fils ou brins enroulés
En spiral

Câble isolé 225kV (Φ 11 cm) Câble isolé 225kV (Φ 13 cm)

10
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles HTB)

1 Ame ou conducteur (segmentaire/sectorale) -Miliken- 1 Segments de conducteur

 Composé de plusieurs conducteurs en forme de


segment assemblés en noyau,
 Le conducteur de grandes section est divisé en
plusieurs conducteurs segmentés,
 Les segments de conducteurs sont isolés les uns
des autres par un ruban semi-conducteur.
(réduction des effets de peau et de proximité).

11
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles BT et HT)

Classe des âmes ou conducteurs


1 2 5 6
 Classe 1 : compacte
 Classe 2 : composé de plusieurs brins
 Classe 5 : composé de brins fins
 Classe 6 : composé de brins extra fins

Détermination du nombre de brins par âme


Φ1= 4,5 mm Φ2=1,7 mm Φ3= 0,41 mm
S = π r2 = π Φ2 /4 Φ = S x 4/ π
Pour un câble isolé avec âme ou conducteur :
 de section S,
 de diamètre extérieur d’un seul brin Φ i (S = N S i)
1 brin 7 brins 122 brins
Le nombre approximatif total des brins
N = S/S i = S x 4/ π Φ i 2

12
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles HTB)
4
3
2 Ecran semi-conducteur
2
 Pour éviter la concentration du champ électrique.
(isolation en XLPE ultra-lisse entre conducteur
et isolant)

3 Isolation XLPE (PVC, PR et PRC)


 Isole le conducteur lorsqu’il travaille { haute tension de l’écran semi-conducteur qui travaille au potentiel
de la terre (résiste au champ électrique en régime nominal et transitoire)

4 Ecran semi-conducteur sur isolation (bourrage)


 Couche ayant même fonction que l’écran semi-conducteur.
(passage progressif d’un milieu isolant avec champ électrique ≠ 0, { un milieu conducteur)

13
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles HTB)
5

5 Ecran métallique (feuillard de malt)


 Lorsque la tension atteint des valeurs élevées,
cet écran est nécessaire. Il sert à annuler le
champ électrique en dehors du câble.
(seconde électrode du condensateur formé par le câble).

 Nécessité de le connecter à un point du circuit de terre de l’installation ou de l’ouvrage pour :


 drainage du courant capacitif qui passe { travers l’isolation,
 drainage du point zéro d’un court-circuit,
 circulation du courant induit par les champs magnétiques provenant d’autres câbles souterrains {
proximité (ces courants de circulation entrainent une perte d’énergie { en tenir compte)
 Cet écran métallique forme une barrière radiale pour empêcher l’humidité de pénétrer dans le câble,
en particulier son système isolant.

14
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles HTB)
6
6 Gaine de protection (anticorrosion)
 C’est la veste du câble, isole l’écran métallique
et le protège contre la corrosion.

 Les matériaux isolants sont appliqués sur les conducteurs par extrusion (câbles extrudés),
 La plupart des matériaux utilisés sont des éléments organiques (C, H2, O2, N2, S…..)
Par exemple :
 Les thermoplastiques (PVC, PR, PRC/XLPE….),
 Les élastomères ou caoutchouc (CR, SR…..),
 Les thermoplastiques élastomères (PUR, TPE-E……)

15
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles HTA)
Câble unipolaire
Ame en Alu

Ruban semi-conducteur
interne graphité

Isolation
(PRC, PVC ou XLPE)

Ruban semi-conducteur
Externe graphité
Ecran métallique en feuillard cuivre
ou bourrage
Ruban de ligature tissé

Gaine extérieur isolante


Câble tripolaire de protection

16
1. Généralités sur les câbles isolés souterrains
1.2 Composition et conception (câbles BT)
Câble unipolaire

Câble tri et multipolaire

3 x 2,5 Cu rigide 5 x 1,5 Cu souple


17
2. Classification, normes & désignations des câbles
2.1 Classification

Les câbles électriques isolés souterrains sont classés suivant :


 la nature des phases (unipolaire, tripolaire ou multipolaire),
 la forme et la structure (rond compact ou sectorale),
 la nature de l’isolement ou l’isolation (papier imprégné, plastique….),

Ame section ronde Ame section sectorale

18
2. Classification, normes & désignations des câbles
2.1 Classification (suite)

Câble unipolaire à champ radial

Construction Paramètres Géométrie


Présentation Logiciel COMSOL Multiphasique 5.3

19 Câble tripolaire à champ NON radial


2. Classification, normes & désignations des câbles
2.2 Normes
HT

Rep Désignation

N Câble HT selon DIN –VDE-0276


A Conducteur en (Al)
Vide Conducteur en (Cu) HT

2X Isolation en polyéthylène réticulé


(XLPE ou PRC)
S Ecrans en fils de cuivre, enroulés avec
un ruban en cuivre
SE Ecrans en fils de cuivre, enroulés avec
un ruban en cuivre sur chaque conducteur
Y Gaine en chlorure de polyvinyle (PVC)
2Y Gaine en polyéthylène (PE)
(F) 2Y Etanchéité { l’eau longitudinale avec gaine en PE
(FL) 2Y Etanchéité { l’eau longitudinale et transversale avec
gaine en Al/PE

20
2. Classification, normes & désignations des câbles
2.2 Normes (les plus utilisées pour la HTA)

21
2. Classification, normes & désignations des câbles
2.2 Normes (exigences et essais)

Le fabricant des câbles HTA, doit répondre lors de sa fourniture aux normes et
exigences relatives aux essais, à savoir :

Essais de routine Essais par échantillonnage Essais de type

Ce sont les essais non destructifs Ce sont les essais potentiellement Ces tests destructifs sont normalement
normalement réalisés sur toutes les destructifs normalement réalisés durant réalisés en complément des autres essais
longueurs fournies et dans le cadre chaque production ou fabrication au début de la fourniture
des protocoles d’assurance du câble
 Examen du conducteur et dimensions,  Essais de type électrique comme le
Lab. ISO/IEC 17025 UKAS *
 Essais à chaud de l’isolation XLPE, cycle de pliage et de chaleur,
 Résistivité du conducteur,  Essais de traction et mesure de  Essais de type non électriques y
 Essais de tension sur la gaine, l’élongation sur isolation et gaine, compris les propriétés mécaniques
 Essais TBF sur gaine.  Essais de tension pendant 4 heures après vieillissement,
 Essais en conditions d’incendie

22
* : United Kingdom Accreditation Service
2. Classification, normes & désignations des câbles
2.2 Normes (exigences et essais)

23
2. Classification, normes & désignations des câbles
2.3 Désignation harmonisée selon UTE *

* : Union Technique de l’Electricité


24
2. Classification, normes & désignations des câbles
2.3 Désignation harmonisée selon CENELEC *

* : Comité Européen de Normalisation Electrotechnique


25
3. Modes de pose des câbles isolés souterrains
3.1 Détermination du rayon de courbure

Les facteurs qui déterminent le rayon de courbure


mini ‘’R’’ d’un câble électrique isolé sont :
 La section du câble S=πd2/4 (d : diamètre extérieur du câble) , .
 La composition du câbles,
 Le type du conducteur ou de l’âme,
d=2r
 Le mode de pose,
Rayon de courbure
 Le genre d’isolation de la gaine extérieure du câble de câble isolé

Le rayon de courbure mini ‘’R’’ est en principe exprimé en un multiple du diamètre extérieur du câble ‘’d’’

Exemple :
Pour 4 câbles de diamètre extérieur ‘’d’’ , le rayon de courbure ‘’R’’ de chaque câble posé en alignement
horizontal est R = D/2 = 4 x d/2 (D = 4 x d)

26
3. Modes de pose des câbles isolés souterrains
3.2 Géométrie de pose

 Lors de la pose, installation et mise en service, des câbles isolés HT, Il est nécessaire en plus des
aspects électriques et thermiques, de prendre en compte les contraintes mécaniques et
thermomécaniques auxquelles seront soumis ces câbles, ainsi de la configuration géométriques.
 Le choix d’un conduit s’effectue en fonction des influences externes et internes du local ou de la
tranchée.

Les distances sont données par le fabriquant du


câble et en conformité des exigences et règles en
vigueur, et doivent être traitées à part entière :
 de pose entre axes des câbles (S) ;
 entre câble extrême et le mur tranchée (A) ;
 de la profondeur de pose des câbles sur un tapis
de terre végétale (H) ;
 limité grillagée câbles et tout venant (T) ;
 hauteur du remblaie de terre (R)

(1) (2) (3)


Horizontale Triangle Verticale
ou Trèfle
27
3. Modes de pose des câbles isolés souterrains
3.2 Géométrie de pose (en galeries)

PVC
160 mm2

Support fixe
ou stable (BA…)

Câbles enfouis directement Câbles enfouis dans des conduits Câbles enfouis directement
en Trèfles en Trèfles À plat horizontal

PVC
200 mm2

Support fixe

Câbles en l’ai { l’intérieur Câbles enterrés Câbles dans galerie


en Trèfles À plat horizontal vertical

28
3. Modes de pose des câbles isolés souterrains
3.2 Géométrie de pose (en tranchées)

Ligne électrique HTB en câble isolé (4x3) posé à plat Horizontal

29
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.1 Caractéristiques électriques

4.1.1 Intensité admissible (en régime permanent)


Les facteurs de correction suivant permettent un calcul rapproché, à partir des valeurs
concernant les câbles isolés PR :

a- Influence de la température ambiante b- Influence de la résistivité thermique

30
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.1 Caractéristiques électriques

4.1.1 Intensité admissible (en régime permanent)


c- Influence des conditions de pose
Câbles à l’air libre :
Les intensités admissibles sont données sans effet de proximité (distance entre 2 câbles égale au moins à
2D pour les câbles posés à l’abri de rayons du soleil). Lorsque cette distance n’est pas respectée, il faut
appliquer les facteurs de correction suivants :

Câbles enterrés :
Les intensités admissibles sont données sans effet de proximité (câbles espacés de plus d’un mètre).
Lorsque cette distance n’est pas respectée, il faut appliquer les facteurs de correction suivants :

31
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.1 Caractéristiques électriques

4.1.2 Intensité de court-circuit


 Le tableau ci-dessous indique les intensités de court-circuit dans l’âme (Cu ou Al) pour des temps
t=0,5 s ; 1 s et 2s
 Ces valeurs sont calculés suivant la publication 949 de la CEI 1988.
 La température de l’âme passe de 90 °C avant le court-circuit à 250 °C en fin de court-circuit.

32
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.1 Caractéristiques électriques

4.1.3 Résistance linéique

a- Conducteur en courant continu à 20°C :


Les normes CEI 228 et NFC 32013, donnent la résistance linéique maximale pour chaque âme à 20°C (Ω/km)

b- Variation de la résistance linéique en fonction de la température :


 Résistance linéique Rc d’un conducteur en courant continu à la température t (°C)

Rc = R20 [1 + α20 (t – 20)] En courant continu, à 20°c :


α20 (t – 20) = 0 ; Rc = R20 =𝝆/𝑺
R20 : résistance linéique en courant continu à 20°C
α20 : coefficient de variation de la résistance avec la température
α20 = 3,93. 10-3 pour le Cuivre
α20 = 4,03. 10-3 pour l’Aluminium
 Résistance linéique Ra d’un conducteur en courant alternatif à la température t (°C)
Ra = R20 [1 + α20 (t – 20)] x (1 + ys + yp)
ys : facteur d’effet de peau
yp : facteur d’effet de proximité
(pour ys et yp ,voir la publication 287 de la CEI)

33
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.1 Caractéristiques électriques

4.1.4 Coefficient Self-induction

Le coefficient de Self-induction d’un circuit est, le quotient de la force électromotrice induite dans le circuit
par la variation de courant dans ce même circuit par unité de temps.
E (L en Henry, E en Volts, i en Ampères et t en Secondes)
L=
di/dt

Ce coefficient de Self-induction L dépend essentiellement des caractéristiques géométriques du câble


et de la disposition des conducteurs.

Pour les câbles sans armature métallique ou feuillard

L = 0,05 + 0,46 log Dm (mH/km)


r
r : rayon de l’âme conductrice en mm
Dm : distance entre les âmes conductrices en mm

34
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.1 Caractéristiques électriques

4.1.5 Capacité et chute de tension


Ame en Alu

Ame en Cu

35
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.2 Pictogramme

36
4. Caractéristiques des câbles isolés souterrains
4.3 Dimensionnement

37
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.1 Effet du champ électrique (sur le corps humain)

 Le corps humain est un conducteur de l’électricité, lorsqu’il est soumis à un champ


électrique important, des charges électriques vont s’accumuler à la surface du corps.
L’accumulation de ces charges électriques peut se traduire par :
 des vibrations de la pilosité,
 un chatouillement superficiel de la peau,
 des micro-étincelles entre la peau et les objets au contact (vêtements, montres….)

 Le seuil de perception des champs électriques varie d’une personne { une autre :
 < 10 KV/m, peu de personne perçoit une sensation (souffle sur la peau),
 ≥ 20 KV/m, la majorité des personnes sentent des picotements

38
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.2 Effet du champ magnétique (sur le corps humain)

 Le champs magnétique à 50Hz induit des courants électriques dans le corps humain,
mais seule l’exposition à des champ magnétiques intenses a un effet de perception
immédiate.

 Les seuils de perception immédiate retenues par l’OMS (organisation mondiale de la


santé) Pour les champs magnétiques à 50Hz sont :
 500 μT < B ≤ 5000 μT, des effets biologiques mineurs,
 5000 μT < B ≤ 50 000 μT, on recense des effets sur le système nerveux et la vision,
 50 000 μT < B ≤ 500 000 μT, on constate une stimulation des tissus et des dommages,
 B > 500 000 μT , une fibrillation ventriculaire a été rapportée.

39
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.3 Effet pelliculaire et de proximité (sur le corps humain)

 La résistance en courant alternatif des câbles isolés souterrains est plus élevée que celle
en courant continu par suite des effets pelliculaire et de proximité.
 Dans le cas des câbles isolés souterrains avec conducteurs subdivisés en un grand
nombre de brins, Il est difficile de calculer avec précision l’accroissement de la
résistance dû à l’effet pelliculaire,

 L’effet de proximité ne conduit à une variation appréciable de la résistance effective,


que pour de très grandes sections de câbles.

La résistance en coutant continu peut être considérée comme égale à la résistance d’un conducteur
circulaire de même section et dont la longueur est égale à la longueur du câble augmentée de 2 % pour
tenir compte du spiral des brins qui constituent chaque conducteur.

40
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.4 Effet du courant induit dans l’écran métallique

 Le flux magnétique alternatif dû à la circulation du courant dans les conducteurs


produit dans l’écran des câbles, des forces électromotrices alternatives longitudinales.
Si plusieurs câbles se trouvent côte à côte et que leurs écrans sont électriquement en
contact, ces f.e.m donnent lieu à des courants induits dans les écrans, ce qui crée des
pertes supplémentaires.
 Des courants de FOUCAULT induits localement et provoquant des pertes peuvent
néanmoins se produire pour des câbles tripolaires de très forte section parcourus
normalement par des courants intenses.

 D’autres pertes se produisent dans les isolants solides des câbles, qui sont soumis à un
champ électrique ; ces pertes sont causées par :
 La conductance massique de l’isolant lequel n’est jamais parfait,
 La conductance superficielle, qui dépend de l’état de la surface,
 L’hystérésis diélectrique,
 Les effluves et décharges dans les espaces vides.

41
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.5 Effet de la pollution et des harmoniques
a- Augmentation des pertes joules :
La présence d’harmoniques va, pour une même puissance, augmenter la valeur efficace du
courant qui circule dans les câbles, ce sont des pertes joules qui sont proportionnelles au
carré de la valeur efficace du courant (1) .

b- Augmentation de la température :
L’augmentation des pertes Joule dans les câbles isolés, va faire augmenter la température
dans ceux-ci et notamment dans les gaines isolantes (2) .

c- Augmentation de la durée de vie :


L’augmentation de la température d’un câble isolé, traduit un vieillissement prématuré de
l’isolant qui entoure l’âme du conducteur et donc une réduction de la durée de vie du câble.
(loi de vieillissement d’ ARRHENUIS)

(1) : - Le conducteur des neutres des câbles BT va lui aussi être affecté par la présence d’harmoniques de courant, car les composantes
homopolaires circulent dans celui-ci.
(2) : - Dans une installation avec des charges non linéaires générant beaucoup d’harmoniques 3 (1) le courant dans le neutre peut atteindre
1,73 fois celui de la phase, même si c’est la même section de conducteur. Pour les harmonique de rang multiple de 3, la somme des
42 trois phases ne s’annule pas, mais créent un courant homopolaire (couplage Y)
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.6 Effet du champ magnétique au dessus d’un câble

Câbles souterrains posés en Trèfle (non jointif) avec enrobage de BA :


Pour un transit de courant alternatif de 1000 A, les
champs magnétiques mesurés à 1 m au dessus du sol sont
donnés dans le tableau en face :

Les champs magnétiques varient avec l’intensité


du courant transporté, la distance, la température
et de la nature du sol (1).

(1) : - Les câbles isolés souterrains ne produisent pas de champ électrique (confiné à l’intérieur de la gaine métallique qui
entoure le conducteur).
- Les champs magnétiques ne sont pas atténués par l’enfouissement ; les câbles isolés souterrains génèrent des champs
magnétiques qui peuvent dépasser ceux générés par des conducteurs nus en l’air, mais ils décroit vite avec la distance
43
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.7 Effet sur l’isolation du câble

 L’isolation d’un câble n’est jamais parfaite ; on y trouve des défauts de conception depuis
la fabrication et aussi des défauts impactés par le vieillissement.
 Lorsqu’un câble isolé est en service, son isolation est le siège de contraintes thermiques,
électriques, mécaniques et d’autres liées à l’environnement.
 Au cours du temps ces contraintes engendrent des modifications irréversibles de l’isolant ;
on parle de dégradation due au vieillissement intrinsèque du câble.

44
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.8 TYPE DE DÉFAUTS
5.8.1 Défauts FRANCS
Le câble électrique isolé est fait pour acheminer un courant ; lorsque ce câble
n’assure plus cette fonction, on dit qu’il est en défaut franc :
a. Court-circuit,
b. Défaut à la terre ou court-circuit à la terre,
c. Défaut d’isolement résistant ou éclateurs (rupture complète ou partielle d’isolation),
d. Défaut de continuité (rupture de câble ou circuit ouvert),
e. Défaut de gaine,
f. Défaut sur accessoires et liaisons câbles (boite d’extrémité ou de jonction ).

Défaut de continuité
(circuit ouvert ou coupure)

Défaut de gaine Défaut de continuité


45 (câble isolé à papier imprégné) (coupure boite de jonction)
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.8 TYPE DE DÉFAUTS
5.8.1 Défauts FRANCS (suite)
a. Court-circuit (faible résistance R < 1000 Ω)
Des isolations endommagées conduisent à une liaison à basse résistance de deux conducteurs ou
plus à l’emplacement de défaut.
b. Défaut à la terre ou court-circuit à la terre
Les pannes peuvent être dues à un court-circuit à la terre (liaison à faible résistance à la masse) d’un
réseau supprimé ou exploité en étant isolé du réseau de la terre.

c. Défaut d’isolement résistant ou éclateurs (grande résistance R > 1000 Ω)


Les pannes peuvent être dues à une rupture d’isolation (défaut résistif) ou un amorçage du
conducteur avec la gaine métallique.

d. Défaut de continuité (grande résistance R > 1000 Ω)


Des dommages mécaniques et des mouvements de terrain peuvent entraîner la rupture d’un ou de
plusieurs conducteurs (défaut résistif) .

e. Défaut de gaine
Les dommages de la gaine extérieure du câble isolé, n’entraînent pas toujours des pannes, mais
peuvent générer à long terme des défauts, notamment à la suite de pénétration d’humidité ou
défauts d’isolation.
46
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.8 TYPE DE DÉFAUTS
5.8.1 Défauts FRANCS (suite)
f. Défauts sur accessoires et liaisons câbles
Ce sont les défauts les plus rencontrés au niveau de l’exploitation des
câbles isolés et sont dus principalement à la mauvaise :
 confection des boites d’extrémité ou tête de câbles,
 liaison électrique des boites de jonction des câbles,
 conception de pose des câbles dans les fosses de lovage (1).

Jupes ou déflecteurs en silicone


résistant au courant de fuite

Etanchéité
Tresse de liaison
ou Malt
Cosse (sertie) gaine métallique
Boite de jonction Contrôleur
de champ

Boite d’extrémité
47
(1) : dans le cas de raccordement aéro souterrain du câble isolé souterrain
5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.8 TYPE DE DÉFAUTS
5.8.2 Défauts NON FRANCS

 Le câble peut être aussi affecté d’un défaut qui n’interrompe pas le transit du
courant, c’est un défaut non franc ou intermittent.
 Les défauts non francs ou intermittent ne constituent pas en général, une
menace immédiate, mais ils peuvent indiquer un état de vieillissement avancé
ou une zone de contraintes élevées et donc c’est une alerte et un signalement
d’un défaut plus grave (défaut franc).

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5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.9 Causes de dégradations
5.9.1 Vieillissement des câbles

 Le vieillissement des câbles isolés peut être accéléré par un environnement


agressif, en l’occurrence de dégradations, à savoir :
 Exposition à des points chauds ,
(passage proche de canalisation chaude)
 Taux d’humidité important,
(immersion)
 Irradiation due à l’exposition à des rayonnement ionisants,
 Contraintes mécaniques,
(rayon de courbure très séré, pincement, vibration…..)
 Agressions chimiques due à la contamination par réactifs.
(fluides réfrigérants….)

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5. Défauts dans les câbles isolés souterrains
5.9 Causes de dégradations
5.9.2 Contraintes élevées

 Les défauts de montage ou de fabrication,


 Les contraintes (thermique, électrique, mécanique, environnementales) sont autant de
causes de défauts, lorsqu’elles sont prolongées, peuvent engendrer des modifications :
 sur la géométrie du câble (1) ,
 des propriétés des matériaux (2) .

μ = μr . μ0 ; μ0 = 4.π .10-7 (H/m)


𝜺 = 𝜺r . 𝜺0 ; 𝜺0 = 8,85 .10-12 (F/m)

μ0= 2α.h/e2.c (constante magnétique ou perméabilité du vide)


𝜺0= 1/ μ0.c2 (constante diélectrique ou permittivité du vide)

(1) : Espacement entre conducteurs, déchirure de l’écran, abrasion de l’isolant.


(2) : Perméabilité, permittivité….
50 h : constante de PLANK (E=h.f) ; α : constante de structure fine (α=1/137) ; e : charge électrique élémentaire (e = F/NA F: Constante de
Faraday 96485 C/mol ; NA : Constante d’Avogadro 6,022.10 23 mol -1 )
6. Recherche des défauts et localisation

 Vue la complexité et la multitude des problèmes techniques ou avaries qui


peuvent impacter l’exploitation ainsi la disponibilité, des lignes de transmission
d’énergie électrique en câbles isolés souterrains,
 Vue les difficultés rencontrées pour y remédier lors des divers incidents,
 Vue le coût élevé ainsi le temps long alloué ,
La recherche et localisation des différents défauts sur câbles isolés souterrains,
reste un sujet de réflexion très pointu et trop sollicité par les entreprises. Il existe
sur la marché plusieurs méthodologies. Au fil de cette formation THEORIQUE, on
va adopté un méthode logique qui est la plus aisée pour la mise en place.

51/51 Suite sur partie 2/3


VI. RDC
a ANALYSE DU DÉFAUT

a.1 MISE À DISPOSITION DU CÂBLE EN DÉFAUT,


a.2 DENTIFICATION DU DÉFAUT :
 Types de défauts
 Illustration de défauts.

a.3 DÉTERMINATION DES CARACTÉRISTIQUES DU DÉFAUT :


 Mesure d’isolement,
 Mesure de continuité,
 Mesure diélectrique,
 Affranchissement du défaut.

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VI. RDC
b PRÉ-LOCALISATION DU DÉFAUT

b.1 PHENOMENE DE PROPAGATION,


b.2 PHENOMENE DE REFLEXION,
b.3 PHENOMENE D’AMPLIFICATION,
b.4 ALTERATION DES IMPULSIONS,
b.5 METHODES DE PRE-LOCALISATION,
 Impulsions BT (TDR),
 Impulsions secondaires et multiples (MIS/MIM),
 Impulsions secondaires en DC,
 Directe en choc / en tension (ICM/DEACY),
 Comparaison 1ière et 2ièmme forme,
 Différentielle,
 Réflexion sur arcs,
 Ponts de MURRY / GLASER.

b.6 LOGIGRAMMES -RECAP- DES METHODES,


b.7 SYNTHESE ET CHOIX ENTRE METHODES,

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VI. RDC
c TRACE ET LOCALISATION PRECISE DU DEFAUT

c.1 METHODE DES FREQUENCES AUDIBLES ,


c.1.1 RELEVE :
 Du tracé du câble et profondeur (émission/détection),
 De la position des accessoires (émission/détection),
 De cas particulier (émission à distance).

c.1.2 LOCALISATION PRECISE DE DEFAUTS (pin-pointing) :


 Champs acoustique/magnétique,
 Pas de tension ou gradient de potentiel.

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VI. RDC
d IDENTIFICATION DU CABLE EN DEFAUT

d.1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME PRECONISE,


d.2 PROCEDURE D’IDENTIFICATION,
 Sélection du câble,
 Calibrage de l’amplitude du signal,
 Synchronisation du temps,
 Identification de la phase concernée

d.3 MODEL DE BRANCHEMENT DU SYSTEME.

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