Organisation Qualifiante: Organisation Non Gouvernementale: Organisation Pubijque
Organisation Qualifiante: Organisation Non Gouvernementale: Organisation Pubijque
3665
ventes et de la rentabilité. Le système d'information employée dans le rapport RmOUD .� Modernisation
améliore la réactivité du service marketing et per mode d'emploi », est reprise depuis. Elle doit être
met l'intégration plus systématique de données plus
5410
distinguée des notions d'organisation apprenante ou
nombreuses et plus diversifiées à la prise de déci formatrice et d'apprentissage organisationnel.
sion. Le développement de systèmes experts d'aide Compte tenu des premières expériences d'entrepri
9:16
à la prise de décision sera sans doute un prolonge ses en la matière, on peut fournir une définition pré
ment de cette démarche. cise du concept. 35.1
[Link] • On ne peut parler d'organisation qualifiante
Bibliographie
- l'organisation est conçue en fOlllction des com
ACHROL R.S. ( 1 991) Evolution of the Marketing pétences présentes des personnes qu'elle emploie
105.
Organization : New Forms for Turbulent Environ ou recrute et de manière à les dévl�lopper continû
ments, Journal of Marketing, 55. ment grâce aux situations qu'elle aménage et aux
797:
COFFRE P. (1988) L'audit marketing vente, Dunod dispositifs d'apprentissage qu'elle comporte ;
COVA B. (1992) Le marketing de projets : de la - elle a un potentiel d'utilisation des compétences.
0065
Fondements et pratique, 2ème éd., Economica. fonction des compétences et de leur progression ;
KOTLER P., DUBOIS B. (1994) Marketing mana - on doit trouver un système de salaire et de car
7412
gement, 8ème éd., Publi Union. rières fondé sur les compétences acquises et non
VALLERAY A. (1988) Structure et efficacité de la sur les emplois, postes ou fonctions occupés ou
fonction marketing, Recherche et Applications en
1481
ting's Role in the Implementation of Business rendu possible par la distribution d'avantages
Strategies : A Critical Review and Conceptual Fra
mework, Journal of Marketing, 5 1 . salariaux.
N
WEBSTER F.E. ( 1992) The Changing Role of Mar • L'accord sur la conduite de l'activité profession
com:
keting in the Corporation, Journal ofMarketing, 56. nelle (A cap 2000) signé dans la sidérurgie en 1990
a posé les principes d'une organisation qualifiante :
Corrélats
rvox.
critère de fixation des rémunérations. Dans les de l'action collective, qui se pose dès qu'un projet ou
organisations industrielles françaises les salaires une activité ne peut être mené à bien par l'exercice
dépendent des postes occupés. Il s'agit d'aban de ses capacités par un individu isolé, ce qui est la
donner cette référence au poste ; cas la plupart du temps dans notre société. Il est à
- des déroulements de carrière sont garantis à tous noter que, bien que nous ayons souvent tendance à
les salariés. A l'entreprise de s'adapter pour utili considérer l'existence des organisations comme
ser les compétences disponibles et les développer acquise, cette réponse ne va pas de soi, les organisa
compte tenu de cet engagement de rémunération tions disparaissent, peu de celles qui nous entourent
dans l'avenir. sont très âgées.
La profonde transformation que constitue le pas o Les théories traditionnelles de l'organisation
sage à des organisations qualifiantes ne s'opère que s'attachent d'abord au processus physique de pro
très progressivement. En effet, elle suppose des duction à la suite de TAYLOR qui, partant de la ges
changements radicaux non seulement de l'organisa tion inefficace et incompétente des ateliers pro
tion du travail mais aussi des règles salariales. C'est pose de la remplacer par un système à plusieurs
pourquoi il ne s'agit pas d'une nouvelle mode mana éléments dont demeurera célèbre l'Organisation
gériale mais, sans doute, de l'amorce d'un mouve scientifique du travail (OST), qui n'en est qu'un
ment plus solide. composant, avec son résultat de division verticale
J-FAMADIEU et horizontale du travail, dont l'influence sur la
production industrielle a été immense, et continue
3665
Bilbiographie très largement à se faire sentir.
AMADIEU J-F., CADIN L. ( 1996) Organisation Auteur de travaux d'importance majeure et fon
5410
qualifiante et compétence, Economica. dateurs de la sociologie, WEBER a aussi proposé
BROCHIER D. ( 1 993) L'entreprise formatrice, dans le cadre de son œuvre une théorie de l'orga
Thèse de Doctorat, Université d'Aix-Marseille
9:16
nisation. Il s'intéresse à l'exercice de l'autorité et
Lest. au travail d'employé. Il qualifiera son modèle de
Collectif (1992) L'organisation qualifiante, n01 1 2, « bureaucratique » par opposition aux systèmes
35.1
Education permanente. anciens et dans lequel l'autorité hiérarchique
CORIAT B. ( 1991 ) Penser à l'envers, [Link] découle de la légalité des ordres et de la légitimité
66.1
définition communément acceptée de son objet. Le tions humaines qui trouve sa source dans les célè
problème se complique du fait des sens multiples, bres recherches menées à l'usine de Hawthorne de
en langue française du mot « organisation », à la la Western Electric entre 1 924 et 1932, notamment
chola
fois construit (une organisation), action (l'organisa sous la direction d'Elton MAYO. Tout un courant
tion) et méthodes (d'organisation). Pour éviter toute théorique connu sous le titre . générique de
uiz.s
rons que l'organisation est la réponse au problème couvrant la théorie des petits groupes et la dynami-
880 ORGANISATIONS (THÉORIE DES ***)
que de groupe, le développement organisationnel et les approches hors du domaine de l'économie qui
ses outils (survey feedback, analyse transaction- vont suivre.
nelle, T-Groups, ... ), la motivation, le leadership, la La Théorie de la décision met en évidence, con
communication, ... , dont l'int1uence sur la gestion trairement aux hypothèses dominantes ([Link])
pratique a été tout aussi considérable que celle de que la rationalité de l'homme dans l'organisation
l'école classique et qui a eu l'avantage énorme de n'est ni optimisatrice ni synoptiqu.e ; elle est une
replacer l'homme au centre de l'organisation et de
rationalité limitée qui opère de manière séquen
mettre en évidence l'influence de l'organisation tielle pour satisfaire un simple critère de satisfac
informelle. tion, révisable. En outre, le système de préférences
Les théories de la contingence structurelle vont n'est ni ordonné, ni stable et, souvent il est difficile
établir qu'à situations données variables peuvent de savoir ce qui est préféré entre plusieurs alterna
correspondre des structures d'organisation données tives et les préférences elles-ml�mes changent.
variables et vont introduire le rôle de l'environne L'école de CARNEGIE (MARCH, SIMON et « Les
ment. Les principales portent sur la taille (BLAU), organisations », CYERT et MARCH et « La théorie
l'âge (STINCHCOMBE), la stratégie (CHANDLER) et, comportementale de la firme ») met aussi en évi
essentiellement la technologie (WOODWARD, PER dence que seuls les individus ayant des objectifs,
ROW) et l'impact de l'environnement (BURNS et les buts de la firme dépendent des coalitions
STALKER, EMBRY et TRIST, LAWRENCE et LORSCH) d'individus et de sous-coalitions qui négocient des
paiements (matériels ou non) pour leur participa
5
L'idée de système sera ensuite appliquée avec tion à l'organisation.
0366
succès à l'organisation, débouchant sur le concept
Les principaux corollaires de cette idée sont les
de système ouvert et celui que l'organisation est à la
suivants :
6541
fois un système social et un système technique,
donc un système socio-technique dont les contrain - une organisation est un système de comporte
tes interagissent. ments sociaux inter-reliés d'un certain nombre
.19:1
d'individus qui y participent ;
Des tentatives de synthèse importantes par leur - chaque participant (ou groupe) reçoit des incita
aperçus théoriques (THOMPSON, 1967), ou leur
.135
tions et apporte des contributions ;
apport de globalisation (MINfZBERG, 1 976) sui - chaque participant continue à participer seule
vront et clôtureront en quelque sorte les premiers ment aussi longtemps, qu'en termes de ses pro
5.66
chapitres de la théorie des organisations. pres valeurs et des alternatives qui lui sont ouver
tes, les incitations dépassent ou atteignent le
7:10
Si on passe sur les précurseurs, la théorie écono à partir de laquelle sont produites les incitations ;
mique classique et néoclassique ignore l'organisa - une organisation est donc solvable et continuera
a exister tant que les contributions seront suffi
:100
comme un autre, donc l'organisation est transpa La théorie de l'organisation considérée comme
rente et sans effet. Mais, à l'heure actuelle un mou une poubelle, sur ces bases et des analyses complé
8174
vement convergent se dessine dans certains secteurs mentaires du processus de décision, sévèrement
de la recherche sociologique (GRANOVETIER), avec relativisé, posera qu'une organisation se comprend
notamment la notion d'incrustation (embeddedness)
4
Par ailleurs, arrivée à un point d'évolution signi - des solutions, qui sont le produit de quelqu'un,
holar
phique et sociologique, qu'il ne lui appartient certes sortent, physiquement et mentalement par rap
uiz.s
pas de résoudre, mais par rapport auxquels elle a dû port aux occasions de choix au cours des proces
se situer et qui colorent plus ou moins directement sus par lesquels elles se déroulent.
ORGANISATIONS (THÉORIE DES ***) 8111
L ËCOLE DE L'ANALYSE STRATÉGIQUE (CROZIER hasard, quelque soit l'effort d'adaptation de celles
et le CENTRE DE SOCIOLOGIE DES ORGANISATIONS) ci, inefficace par définition. Les organisations sont
se basant sur la rationalité limitée met l'accent sur en concurrence entre elles pour les ressources limi
le pouvoir de (tous) les acteurs comme l'élément tées de l'environnement. La sélection naturelle éli
central de l'organisation qui est donc un réseau de mine les moins adaptées et donc performantes qui,
relations de pouvoir et non (seulement) de liens soit disparaissent, soit se différencient vers d'autres
hiérarchiques (organigramme) ou affectifs (socio environnements. Ceci implique que les dirigeants
gramme). Puisqu'en situation d'organisation cha d'une organisation n'ont strictement aucun impact
cun a plus ou moins besoin des actions des autres direct sur son sort, en aucun cas, quelque soient
pour agir lui-même, tous ceux qui participent à une leurs actions, que l'inertie structurelle rend en tout
organisation sont plus ou moins interdépendants, état de cause d'ailleurs similaires, puisque l'environ
donc disposent de plus ou moins de pouvoir les uns nement décide souverainement et au hasard.
et les autres et ceci quel que soit leur niveau hié
Le néo-institutionnalisme (MEYER et SCOTT,
rarchique, en fonction de la zone d'incertitude
MEYER et ROWAN, POWELL et DIMAGGIO,
qu'ils contrôlent.
B RUNSSON) a ses racines dans le modèle structuro
Un autre progrès théorique majeur provient de fonctionnaliste et conçoit les organisations comme
l'impact du constructivisme avec la notion d'envi compréhensibles seulement s'il est tenu compte du
ronnement agi qui se situe dans la cadre des résul fait qu'elles sont, d'une part connectées entre elles ;
tats de la sociologie de la connaissance (notamment et d'autre part construites par leur environnement
3665
SCHUTZ, BERGER et LUCKMAN) et de la nouvelle social .. Elles sont ainsi conduites à adopter des pra
théorie de la communication (BATESON, WAT'ZLA tiques et des procédures définies par les concepts
VICK). Son application aux organisations est prévalants, rationalisés, du travail organisationnel
5410
l'œuvre de Karl WEICK. L'organisation est conçue qui sont institutionnalisés dans la société. Celles qui
en termes d'anneaux de causalité, avec des variables le font avec succès augmentent leur légitimité et
9:16
interdépendantes, ce qui rend totalement arbitraire leurs chances de survie, par l'obtention du soutien
le choix d'un événement comme cause et d'un autre de leur environnement, totalement indépendam
comme effet. Les situations auxquelles ont à faire ment de la valeur intrinsèque de ces politiques, pro
35.1
face les individus dans les organisations sont tou cédures et pratiques et de ce qu'elles produisent
jours équivoques et l'environnement est « agi » ou elles-mêmes. Les produits, services, techniques et
66.1
« proagi » par l'individu ou l'organisation. C'est-à politiques qui ont été institutionnalisées fonction
dire que d'une certaine manière, l'environnement est nent comme des mythes puissants omni présents
105.
créé par soi-même de façon ni délibérée ni cons dans l'environnement et beaucoup d'organisations
ciente. les adoptent cérémonieusement afin de marquer
797:
en plus institutionnalisé.
ouverts prend maintenant une place dominante avec
les théories du contrôle externe de l'organisation par [Link]
l'environnement. La dépendance sur les ressources
27:1
gérer les demandes des groupes d'intérêt extérieurs ROJOT J. BERGMANN A. (1989) Comportement
dont elles dépendent pour leurs ressources et sou et organisation, Vuibert.
tiens indispensables (y compris en cédant à ces MORGAN G. ( 1989) Images de l'organisation, Les
one:
3665
le quitte en 1955 mais conserve des liens avec lui.
D'une part il existe une organisation profession
Elle existe et agit cependant indépl�ndamment et a
nelle d'organismes locaux, départementaux ou
vocation a signer seul, ou en commun, des accords
5410
nationaux rassemblant les entreprises d'une même
collectifs interprofessionnels. Sa structure, pour des
activité professionnelle et qui sont, elles-mêmes,
raisons historiques est relativement similaire à celle
adhérentes à des organisations nationales de bran
9:16
du CNPF. Les entreprises n'y adhérent pas non plus
che dont l'appellation peut varier (Union, Conféde
directement mais par l'intermédiaire d'une structure
ration, Chambre syndicale, ... ) au nombre de 84 dont
qui les regroupe. Un certain nombœ de ces structu
35.1
le CONSEIL NATIONAL DU COMMERCE qui regroupe
re s adhérentes sont aussi membres du CNPF. Par
lui-même 94 fédérations.
ailleurs des entreprises individuelles peuvent adhé
.66.1
D'autre part, on trouve une structure géographi rer deux fois à deux structures intermédiaires, l'une
que interprofessionnelle d'unions patronales à éche membre du CNPF, l'autre membre du CGPME.
:105
un total d'environ 170 organisations dont 28 régio apporter divers aides et services, et en particulier
nales. Il s'y ajoute des membres associés qui sont
signent des conventions collectives dont bénéficient
d'autres organisations patronales, telles le CONSEIL
1006
Le CNPF regroupe environ 1 400 000 entreprises. BUNEL J., SAGLIO 1. ( 1 979) L'action patronale,
Trois points doivent être soulignés : d'une part tou PUF.
:148
� Conflit
second lieu, le CNPF rassemble des entreprises de
taille très différente, de la PME à l'entreprise multi Pouvoir
chola
nationale, dirigées par des hommes très différents, @) Idéologies syndicales et managé.riales
du manager professionnel au propriétaire de son
affaire. Il est à noter qu'après les nationalisations de
ORGANISME
uiz.s
DEVELOPPEMENT
OUTILS D'ANALYSE
� Développement
STRATEGIQUE
� Management participatif
� Analyse stratégique (outils d'***)
3665
ORTEGA (EFFET ***) OVER THE COUNT
� Bibliométrie � Marchés financiers (contrats sur ***)
5410
9:16
35.1
66.1
105.
:
5797
1006
27:
7412
1481
one:
N
com:
rvox.
chola
uiz.s
884 PAIEMENT (GARANTIES DE ***)
1
Trésor et de la Sécurité Sociale.
• En dehors de ces techniques traditionnelles,
• Paiement (garanties de***)
certains instruments ou moyens de paiement
• Paiement (moyens de***)
« incorporent » leurs propres garanties. Tel est le
• Paiements (cessation des***)
cas, du paiement réalisé par effets de commerce
(lettre de change, billet à ordre, bordereau de ces
3665
sion...), dont l'utilisation entraîne obligatoirement la
• PAIEMENT solidarité de paiements de tous les signataires. Elle
(GARANTIES DE ***) profite au porteur du titre déjà protégé par les con
5410
séquences de « l'acceptation » .
Pour éluder le risque de non paiement, le créan La compensation est aussi un moyen de paiement
9:16
cier peut exiger de son débiteur l'octroi de qui a pour effet d'éteindre les dettl!s réciproques à
« garanties ». La garantie peut être analysée comme
concurrence de la plus faible et donc de garantir une
35.1
un moyen de renforcer la certitude du paiement. partie du paiement.
Le langage juridique, lorsqu'il évoque les garan • En matière de techniques cOllltractuelles, on
66.1
ties de paiement, fait souvent référence au droit des peut citer celles qui visent directement à garantir le
« sûretés » , mais les sûretés ne sont pas les seuls paiement. Tel est le cas du contrat d'affacturage ou
105.
techniques contractuelles permettent également de son bien (la clause de réserve d.e propriété par
se prémunir. exemple), ou de « figer » dans le temps l'étendue de
1006
• Les sûretés constituent des moyens tradition- son obligation à l'égard du bien acheté (clause de
nels de protection des créanciers. On distingue : garantie du passif).
27:
3665
ble sont des titres qui incorporent un droit et qui sont de divers aménagements : avis de prélèvement, titre
négociables car transmissibles selon des procédés universel de paiement (TUP) et titre interbancaire
de paiement (TIP).
5410
simplifiés (tradition, endossement, transfert). Parmi
la grande variété, il est classique de distinguer selon Instruments de paiement et de crédit. La carte
que le titre n'est qu'un instrument de paiement ou de paiement, instrument aujourdhui de plus en plus
9:16
selon qu'il peut également constituer un instrument courant, permet, outre le paiement, l'obtention (au
de crédit. moins de fait) de crédit. Son utilisation repose sur
35.1
Instruments de paiement. Il s'agit du chèque et une convention entre le titulaire dc la carte et l'émet
de ses dérivés. Le chèque est l'écrit par lequel le teur. Ce dernier, en outre, conclura un contrat avec
66.1
les billets à
ordre. C'est un titre par lequel une per
sonne (le souscripteur), s'engage à payer à une autre
D PAIEMENTS
m
strict, il existe des billets au porteur et des warrants. cle 3 de la Loi n085-98 du 25.01. 1985 relative au
Le billet au porteur à la différence du billet à ordre est redressement et à la liquidation judiciaires comme
créé sans indication du bénéficiaire. Il est payable à « l'impossibilité pour l'entreprise de faire face au
c
Cette situation délicate débouche obligatoire Or ceci dépend de la spécificité de l'entreprise et sur
ment sur l'ouverture d'une procédure de redresse tout de son aptitude à mobiliser un « certain crédit ».
ment ou de liquidation judiciaire. En dehors de l'ouverture d'un redressement ou
Traditionnellement, la cessation des paiements a d'une liquidation judiciaire, la cess�ltion des paie
toujours été le critère déterminant de l'ouverture des ments peut avoir des conséquences redoutables pour
procédures applicables à l'entreprise en difficulté. Il les dirigeants et certains créanciers de l'entreprise.
est donc primordial pour le gestionnaire de cerner Le dirigeant qui a omis de faire, dans le délai de
son contenu. 1 5 jours, la déclaration de l'état de cessation des
La nouveauté de la Loi du 25.01.85 réside dans le paiements (ou « son dépôt de bilan » selon le terme
fait qu'elle définit cette notion pour la première fois. consacré en pratique) peut, aux termes de l'art. 1 89
Cependant, le législateur, en se référant au déséqui de la Loi du 25.0 1 . 1985, être déclaré en faillite per
libre entre actif disponible et passif exigible sonnelle.
n'innove guère. Il prend acte de l'évolution jurispru Certains actes accomplis avant l'ouverture du
dentielle et doctrinale qui a progressivement cons redressement ou de la liquidation peuvent être
truit la notion de cessation des paiements. Les solu annulés. Le tribunal a, en effet, la faculté de reporter
tions dégagées jadis sont donc retransposables : la date de cessation des paiements dans le passé ( 1 8
• Tout d'abord, la cessation des paiements se dis
ou 2 4 mois au maximum) pour d.éterminer une
tingue autant de l'insolvabilité que d'un embarras période dite suspecte. Les actes effectués au cours
passager de trésorerie. de cette période seront soumis au régime des nulli
3665
tés de droit ou facultatives (art. 107 et s. de la Loi du
• Ensuite, il n'est pas nécessaire de constater l'exis
25.0 1 . 1985).
tence d'une « situation désespérée », « irrémédiable
5410
ment compromise » ou « sans issue » pour caractéri [Link]
ser l'état de cessation des paiements.
Bibliographie
9:16
• Enfin, l'arrêt matériel du service de caisse,
longtemps exigé par la jurisprudence, n'est pas DERRIDA F., GODE P., SORTAIS J.P., HONO
35.1
indispensable même s'il est, en pratique, presque RAT A. ( 1 993) Redressement et liquidation judi
toujours présent. Il convient de noter que si les paie ciaire des Entreprises, Dalloz.
Dictionnaire Permanent Difficultés des Entrepri
.66.1
1
la notion de cessation des paiements est le fruit GRANCHET G. ( 1962) La notion d,g cessation des
97
d'une interprétation jurisprudentielle qui consacre paiements dans la faillite et le réglement judiciai
0657
une approche juridico-financière. En effet, les défi res, Thèse Paris LODJ.
nitions d'actif disponible et de passif exigible ne
coïncident pas avec les notions comptables. Elles Corrélats
0
27:1
Plus que le constat du déséquilibre entre actif en même temps que la société NIELSEN leader mon
disponible et passif exigible (dont les contenus res dial du marché. En France, cette activité n'est appa
pectifs sont variables !), c'est le sens, la durée de ce rue que dans les années cinquante. En ce qui con
uiz.s
déséquilibre qui s'avèrent décisifs pour les juges. cerne les produits de grande consommation, le
PANEL 887
marché français est dominé par deux sociétés, l'une Les panels sont également utiles dans la détermi
multinationale déjà citée et spécialisée dans les nation de taux de pénétration, de taux de rupture et
panels de distributeurs et l'autre française, davan d'indices comme ceux fournis par NIELSEN concer
tage tournée vers les panels de consommateurs, nant la disponibilité numérique (DN) ou la disponi
SÉCODIP, filiale de la SOFRES, important groupe bilité valeur (DV). La DN se définit comme le taux
européen d'études marketing . D'autres sociétés de référencement en pourcentage d'une marque
existent qui fournissent des panels concernant les dans un canal et se calcule en effectuant le rapport
produits durables et semi-durables comme GFK, ou entre le nombre de magasins détenteurs de la mar
des panels spécialisés comme IMS-DoRÉMA sur les que et le nombre total de magasins du canal. La DV
produits pharmaceutiques. Des organisations est la part de marché des magasins qui référencent
comme L 1NSEE, lEDF-GDF ou FRANCE-TELÉCOM une marque déterminée par le rapport entre les ven
ont développé également des panels pour leurs pro tes des magasins qui référencent la marque et les
pres activités. ventes totales des magasins qui référencent la caté
gorie de produits.
Le panel se définit comme un échantillon perma
nent soit de consommateurs, pour les panels dits de Les panels de téléspectateurs, comme celui de
consommateurs, soit de magasins, pour les panels MÉDIAMÉTRIE, visent à mieux cerner leur consom
dits de distributeurs, sur lequel sont effectuées des mation télévisuelle. La technologie évoluant, on
mesures à intervalles réguliers. Ce caractère perma utilise aujourd'hui des audimètres pour non seule
nent permet des études longitudinales, autrement dit ment savoir quelle est l'audience des émissions,
un suivi dans le temps du comportement d'achat des mais aussi qui regardc parmi les personnes du foyer.
3665
clients. On distingue les vrais panels dans lesquels L'appareil est un système de bouton-pressoir avec
les mesures SOnt faites régulièrement sur les mêmes un bouton différent selon la personne du foyer :
variables et les panels omnibus, plus ponctuels, c'est un audimètre dit actif. Le système de l'audimè
5410
dans lesquels les variables sont différentes d'une tre dit passif équipé d'un radar est à l'étude et évite
mesure à l'autre. rait toute gêne au téléspectateur. Ce panel est très
9:16
La collecte des données s'est longtemps faite sur important dans ses implications commerciales car il
une base déclarative ce qui se traduisait concrète permet d'une part de mesurer l'audience des chaînes
de télévision et se trouve ainsi à la base de la tarifi
35.1
ment par le remplissage fastidieux de documents
permettant de savoir quels produits le consomma cation publicitaire et d'autre part d'élaborer avec une
teur avait achetés, où, à quel prix et en quelle quan grande précision le plan-média. De plus, à partir de
66.1
tité. L'utilisation de terminaux individuels, appelés la mesure d'audience, on peut déterminer le gross
par certaines sociétés « scannettes », ou l'emegis rating point (GRP), défini comme un nombre de
105.
trement en caisse par un système de cartes, facilitent contacts et calculé en multipliant la population tou
considérablement le travail du consommateur chée par le nombre d'expositions, donnant ainsi un
797:
panéliste en ce qui concerne les panels de consom véritable indicateur de la pression média exercée
mateurs même s'il reste toujours à enregistrer certai par un annonceur sur une marque. Ce type de panel
peut être complété par la pige publicitaire que pro
0065
ment de la scannérisation des données a amélioré la ché afin d'en déduire le budget de communication
remontée de celles-ci tant en vitesse qu'en qualité. des concurrents de ce marché, les médias utilisés et
7412
face au produit nouveau (test) ou pas ou face à la teurs et de distributeurs d'une part et celle entre panels
marque. Les panels fondés sur la technique de la de comportement d'achat et panels d'audience tend à
scannérisation risque de faire disparaître les mar s'estomper avec l'apparition de concepts plus élaborés
one:
chés-tests classiques très coûteux et difficiles à met et qui lient panels de consommateurs et de distribu
tre en œuvre, sans parler des risques de révélation teurs et permettent de mesurer l'efficacité des éléments
N
des intentions de la marque auprès de la concur du marketing-mix. C'est ainsi qu'on peut étudier l'effi
com:
rence (NIELSEN a déjà fermé sa filiale ERIM). A par cacité promotionnelle sur une période de plusieurs
tir de données scannérisées, des mini-tests sont pos semaines ou mois en suivant le comportement d'achat
sibles à des coûts bien moindres et avec un retour et de rachat. C'est une activité développée dès 1979
rvox.
d'information très fiable et rapide. Par ailleurs, aux Etats-Unis par IRI, puis en Allemagne par GFK.
SÉCODIP a développé depuis 1986 le panel de test En France, il est possible de mesurer l'efficacité des
SCANNEL qui permet de réaliser des tests à partir de
chola
3665
consommateurs. SÉCODIP a développé un système � Earn out
analogue CONSOSCAN reposant sur le réseau hertzien
qui autorise des mesures d'impact de campagnes PARADI (GRILLE ***)
5410
publicitaires télévisées à l'aide du produit Aude. � Emplois (classification des ***)
NIELSEN a également développé un produit similaire.
9:16
Les études par panels ne sont pas exemptes de PARADIGME
limites. La constitution des panels et surtout leur t:? Données (analyse de ***) 35.1
maintien restent des opérations délicates compte � ModèlelParadigme
tenu du nombre d'abandons parmi les panélistes (ou
.66.1
leurs utilisations, Chotard. notion de paritarisme est plus souvent utilisée pour
désigner d'autres activités des partenaires sociaux.
Corrélats
rvox.
3665
missions d'interprétation des conventions collecti Avec les alliances, le partenariat est l'une des for
ves et dans les entreprises des comités paritaires mes de la coopération stratégique que les entrepri
5410
chargés de la résolution des cas individuels. ses peuvent être amenées à développer et qui se dis
Il existe des instances permanentes de gestion du tingue, en tant que politique relationnelle, de
9:16
personnel. Ainsi les commissions administratives l'affrontement direct avec les concurrents et des
paritaires de la fonction publique traitent des titula stratégies d'évitement du face-à-face. Bien que le
vocabulaire ne soit pas stabilisé, on réserve d'ordi
35.1
risations, des mutations, des avancements, des pro
blèmes de notation et de discipline. Les commis naire le terme d'alliance pour désigner les politiques
sions n'examinent que les cas individuels et sont relationnelles instaurées de façon explicite entre fir
66.1
prévues dans le statut de la fonction publique, ou mes concurrentes et celui de partenariat pour évo
dans un accord collectif. quer des formes de collaboration qui se nouent entre
105.
d'échange commercial.
AMADIEU J-F., MERCIER N. ( 1 994) Le fonction Pour pouvoir parler de partenariat dans ce cas de
nement des instances paritaires professionnelles, in figure il faut que les relations qui se nouent entre les
1481
Collectif (1992) Renouer le dialogue social, Cahier tenariat d'impartition, c'est la volonté des parties en
de la fonction publique, nO 105
présence de nouer des relations durables dans un
N
***)
temps » constitue un exemple de cette forme de par
Représentants du personnel
tenariat et du degré de collaboration entre acteurs
Relations professionnelles
chola
3665
Position dominante
réseaux de distribution, .... De telles opérations sont Quasi-intégration
de nature à rassembler des partenaires fort dissem
5410
blables, qu'il s'agisse du type d'activité principale
dans lequel ils sont engagés ou de leur taille.
PARTICIPATION
� Fonds communs de placement spécialisés
9:16
On relève ainsi de nombreux accords de partena � Management participatif
riat entre grandes entreprise et PME, le cas de mise 35.1
à disposition de systèmes de distribution par les pre
PARTICIPATION
mières aux secondes étant un exemple bien connu.
(SOCIÉTÉS EN ***)
66.1
des ressources et compétences nécessaires, ou de manière durable afin d'exercer une influence sur la
tirer parti d'actifs disponibles nécessitant, pour être société émettrice ou d'en assurer le contrôle. Au plan
exploités de façon satisfaisante, l'accès à des élé
1481
les risques et les difficultés que présente la mise en stratégie de diversification ou d'internationalisation.
œuvre d'une stratégie de diversification, lesquels La prise de participation peut aussi matérialiser une
N
augmentent avec l'éloignement que la manœuvre marque durable d'intérêt pour une autre société en
com:
constitue par rapport au métier ou aux compétences dehors cependant de toute volonté d'exercer sur cette
d'origine, le recours au partenariat présente des dernière un quelconque pouvoir de décision et de ges
rvox.
avantages certains. Ceux-ci se paient cependant au tion. Tel peut être le cas de liens avec une société qui
prix d'une dépendance accrue vis-à-vis des partenai assure la distribution des produits de l'entreprise ou la
res avec lesquels l'entreprise décide de collaborer, fourniture de matières premières. La qualification de
chola
mais cela vaut de façon générale pour les différentes titre de participation est ainsi étroitement liée à l'inten
tion qui motive leur détention indépendamment de la
modalités des politiques de coopération.
quotité de titres détenus même si certains textes
uiz.s
3665
sociétés interposées. La complexité des liens de
� Conventions entre associés
participation au sein de certains groupes peut au
demeurant conduire à devoir faire application de la
5410
réglementation sur les participations réciproques et PARTIE PROPORTIONNELLE
l'autocontrôle (loi du 24 juillet 1966 :Art. 358, 359 (CLAUSE DE ***)
9:16
et 359- 1). De même, lorsque la participation vient à
� Conventions entre associés
franchir certains seuils jugés significatifs, la société
participante est astreinte à diverses obligations
35.1
légales d'information envers les tiers (loi du 24 PARTS D'INTÉRÊT
juillet 1966 : Art. 356-1). Dans le même ordre � Capital social
66.1
1
797:
En pratique, les titres de participation acquis sont Un comportement rationnel - maximisateur d'une
inscrits à l'actif du bilan de l'entreprise, l'Annexe fonction d'utilité - peut fort bien consister à profiter
fournissant au lecteur des états financiers une pré d'un avantage sans contrepartie équitable. Si la
7412
sentation détaillée des données caractéristiques des figure du « pique-assiette » est bien connue, les
filiales et participations (loi du 24 juillet 1966 : Anglo-Saxons préfèrent - dans sa traduction litté
1481
Art. 357). A la clôture de chaque exercice, les titres rale - le terme de « cavalier seul » ifree rider) plus
font l'objet d'une évaluation en fonction de leur couramment remplacé par celui de « passager
valeur d'usage ou d'utilité. Cette évaluation peut clandestin » . Il désigne toute personne qui, dans une
one:
donner lieu à la constitution d'une provision pour relation, feint de coopérer mais, en fait, espère un
dépréciation dont l'évaluation est parfois délicate gain supplémentaire en trompant soil. prétendu par
N
compte tenu de son incidence directe sur le résultat. tenaire par omission ou par mensonge sur ses inten
com:
Par dérogation, les sociétés qui établissent des titres tions véritables.
consolidés peuvent évaluer les titres qui confèrent
Ce comportement opportuniste est étudié dans la lit
rvox.
3665
diaire (3 points). pas contribuable, ou le soit en dessous d'un certain
seuil, pour qu'il profite d'un avantage sans contre
L'analyse stratégique du jeu conduit à un
partie équitable d'un point de vue fiscal. Cette situa
5410
dilemme qui repose sur cette hiérarchie des gains.
tion est bien connue des villes lorsqu'elles financent
En effet, si le joueur A pense que son adversaire va
par l'impôt des équipements collectifs dont bénéfi
coopérer, son intérêt est de faire cavalier seul puis
9:16
cient les ré,sidents des communes voisines.
que son gain sera de 5 points au lieu de 3 ; de même,
s'il escompte que son partenaire jouera la défection, li est certes possible d'instituer un double tarif, l'un
35.1
faire cavalier seul lui permet de gagner 1 point con pour les résidents, l'autre plus élevé pour les person
tre un gain nul s'il avait la naïveté de coopérer. nes extérieures. Les tarifs différenciés des piscines
66.1
Comme le joueur B tient le même raisonnement, la ou des écoles de musique reflètent une recherche de
conclusion est que chaque joueur fera cavalier seul, solution équitable. Cependant, cette double tarifica
105.
chacun obtenant 1 point, soit au total 2 points. S'ils tion est impossible pour les services indivisibles,
avaient coopéré, le gain de chacun aurait été de 3 dont la consommation est collective sans exclusion
points, soit au total 6 points. Le dilemme est donc possible de tel ou tel consommateur. Elle est parfois
797:
que, du point de vue social, la coopération est plus délicate à mettre en œuvre car elle nuirait à la réputa
avantageuse : le gain total est de 6 points (3+3) con tion ou à l'attraction du lieu. De plus, un tarif au prix
0065
tre 5 (5+0) si l'un des joueurs fait défection et de 2 coûtant pourrait s'avérer impraticable:.
points seulement ( 1 + 1 ) en cas de comportement
Souvent, la situation est ambiguë car le tarif pro
27:1
mutuellement égoïste.
posé au consommateur d'une ville voisine peut être
Cet énoncé du dilemme peut être étendu lorsque supérieur au coût marginal, en général assez faible
7412
le jeu porte sur un nombre défini de coups. Ainsi, à en raison de la proportion élevée de charges fixes
la dernière rencontre, le raisonnement précédent dans la gestion de tout équipement collectif. Dans
s'applique puisque les joueurs n'auront aucune inte ce cas, un débordement de consommation est le
1
:148
raction future. A l'avant-dernier coup, les joueurs bienvenu s'il n'exclut aucun contribuable de la ville.
choisiront la défection puisqu'ils savent que l'intérêt La présence de »clandestins« devient alors la con
de l'autre sera de faire cavalier seul au dernier dition sine qua non de la réduction du déficit et,
None
échange. En remontant ainsi par récurrence jusqu'au dans ce cas, les effets indésirables de l'externalité
premier coup, l'égoïsme l'emporte et encore une fois sont atténués. La mise en commun à un niveau
com:
anticiper le dernier échange. li est alors intéressant dans toutes les situations de production ou de con
que chacun fasse des tentatives de coopération pour sommation de biens collectifs et plus généralement
uiz.s
augmenter ses gains dans l'espoir que le partenaire lorsque des externalités favorables ou défavorables
tentera la même expérience pour leur satisfaction sont en jeu. D'une façon générale, le: passager clan-
PATRONAT 893
destin est attentiste. Pourquoi participerait-il à une majoritairement constitué de chefs de petites ou
initiative collective coûteuse puisqu'il en tirera pro moyennes entreprises, au moins dans le secteur
fit comme tous les membres de la collectivité ? privé. Pourtant l'impact des grandes entreprises est
Comme l'action sera de toute façon menée à terme, très sensible dans la définition des grandes orienta
il suffit de feindre un désintérêt. L'un des rôles du tions de la politique patronale : en effet, non seule
gestionnaire public est ainsi de découvrir des indi ment ces dernières représentent une part importante
cateurs de révélation des préférences des usagers. de l'emploi salarié (25 % pOUf les plus de 2000 sala
De la réalisation d'infrastructures à la lutte contre riés), mais leurs dirigeants, disposant d'une
les pollutions, des projets privés aux projets publics,
influence politique et sociale forte, leurs actions ont
les exemples abondent.
souvent valeur de modèle pour les plus petites struc
GORANGE tures (il en va ainsi des accords conclus dans de
grandes entreprises, qui se diffusent vers de plus
Bibliographie petites entités).
AXELROD R. [ 1 984] (1996) Comment réussir Les organisations qui représentent les employeurs
dans un monde d'égoïstes, Ed. Odile Jacob.
sont de deux ordres : certaines d'entre elles sont
GUERRIEN B. (1995) Théorie desjeux, Economica. l'équivalent patronal des syndicats, notamment parce
HIRSCHMAN A. [ 1970] ( 1 995) Défection et prise qu'elles sont juridiquement habilitées à conclure des
de parole, Fayard. accords au plan national (CNPF et CGPME), d'autres
Corrélats sont des cercles de réflexion plus ou moins impliqués
3665
dans l'action politique et sociale. Le patronat a long
+ Biens collectifs temps été hostile à un regroupement au sein d'organi
5410
OpportunismelRisque moral sations structurées qu'il considérait comme un fac
-+ Nuisance (s) teur contraignant et limitant l'initiative privée. C'est
@) Impartition
9:16
donc avant tout au niveau des branches d'activité que
Information (asymétrie d'* ** ) s'est constituée la représentation des employeurs, à
travers la formation de groupements solides tels que
35.1
PASSEPORT EUROPÉEN l'UNION DES INDUSTRIES MÉTALLURGIQUES ET
� Marché à terme international de France MINIÈRES (UIMM) ou l'ASSOCIATION FRANÇAISE
66.1
� Internationaux (contrats ***) que celle du CNPF est plus en rapport avec les gran
des entreprises dirigées par des technocrates.
None
(moins de cinquante salariés) représentent 95 % du sent les enjeux et les axes de la politique patronale
total, les entreprises moyennes (de 500 à 2000)
selon des orientations qui leur sont propres.
constituent 004 % et les très grandes un chiffre infi
uiz.s
Bibliographie PERCÉE
AMIOT M. ( 1 991) Les misères du patronat : le (MANAGEMENT PAR ***)
monde des PME industrielles et de leurs patrons, � Qualité (politique- ***)
L Harmattan.
II
BAUER M. (1987) Les 200, Seuil.
REYNAUD l-D. (1975) Les syndicats, Seuil.
PERFORMANCE
I
Corrélats Performance (évaluation de la***)
Il Performance (s)
� Relations professionnelles 1 Performance financière
Syndicat 1 Performance (valeur de ** *)
-+ Entrepreneur � Offre
Idéologies syndicales et managériales
Organisation d'employeurs • PERFORMANCE
® Conflit
Négociation sociale
(ÉVALUATION DE LA ***)
Pouvoir L'évaluation de la performance des ressources
humaines de l'entreprise s'est longtemps limitée à
PAY-BACK une évaluation des résultats quantitatifs basée sur
une logique financière. Cette vision est partielle car
3665
� Valeur d'option
elle n'envisage la performance que de façon unidi
mensionnelle. La gestion des ressources humaines
PDCA
5410
ne peut se contenter de cette seule perspective au
� Qualité (politique- ***) risque d'occulter des informations qui s'avèrent
indispensables lorsqu'il s'agit de gérer les carrières
9:16
PDP et les compétences de l'entreprise, dt: gérer le climat
social, ou encore d'inciter à l'effort.
35.1
� Marchandisage
L'évaluation de la performance renvoie en pre
PÉAGE mier lieu à une interrogation sur la définition du
66.1
d'asymétrie d'information ?
:148
� Marge commerciale
ciée en regard des responsabilités réelles de l'individu
considéré. Or, la nature des responsabilités varie en
PEP
com:
•
ResponsaJ ililé financière
Logique "transformateurs"
• Critères monétaires
• Rém. individuelle
J ---'=' .=C,,,
•
•
Logique "facilitateurs"
Critères qualitatifs
el quantitatif. physiques
• Rém. collective
3665
modèle hièrarchique avec l'approche Qualité Totale
5410
- source d'évaluation issue des actionnaires el de la hièrarchie - source d'évaluation issue de l'environnement et de l'entourage
(rétroaction)
9:16
Le choix des critères
Le choix des critères. Il faut, ensuite, retenir des nir comme critères de performance ceux que l'on
35.1
critères pertinents en fonction des différents types sait mesurer et à occulter les éléments de la perfor
de responsabilités assumés. Ce n'est pas le moindre mance pour lesquels la mesure est difficile ou coû
défi de l'organisation. On a en effet tendance à rete- teuse.
66.1
Contamination Déficience
1006
Les procédures standards d'évaluation (y compris occulter une partie des observations effectuées
par les techniques d'entretien annuel) « contami sur le long terme. Ce type de biais peut résulter
nent » souvent l'appréciation exacte de la perfor d'une intention délibérée.
1481
mance par rapport aux besoins réels de l'organisa .l'effet de projection résulte d'une transposition
tion. de la personnalité de l'évaluateur sur l'observa
one:
pertinence.
.l'effet de halo résulte de la sur-valorisation d'un L'évaluation peut, en outre, être biaisée, en parti
certain nombre d'événements. Par exemple, les culier lorsque les enjeux sont forts (carrière, rému
uiz.s
faits les plus récents peuvent amener à minorer ou nération). L'évaluateur qui ne dispose pas de
896 PERFORMANCE (ÉVALUAnON DE LA ***)
moyens de contrôle suffisants ou de référentiels - les évalués ont souvent un sentiment d'iniquité
adaptés, court deux types de risques : celui de voir ou d'inutilité ;
l'évalué lui dissimuler une partie de l'information
- les directions constatent souvent que la perfor
(risque moral) et celui de voir l'évalué prendre des
mance collective n'est que très rarement corrélée
décisions contraires à l'intérêt collectif (risque de
à la somme des mesures individuelles fournies.
sélection adverse). Il faut noter que les biais intro
duits par les phénomènes d'asymétrie d'information Ces décalages engendrent un certain scepticisme
augmentent lorsque le contrôle hiérarchique se dis à l'égard de l'outil. Cependant, malgré ses faibles
tend. C'est le grand défi des organisations qui rédui
ses, il constitue, lorsqu'il est utilisé sans prétention
sent le nombre de niveaux hiérarchiques (organi
excessive, un excellent vecteur de communication.
grammes plats).
3665
tique par centre de responsabilité. Ce primat que de gérer un processus d'amélioration impli
amène à sur-valoriser le quantitatif monétaire au quant un groupe (équipe, service, atelier). Sur le
détriment du quantitatif physique et du qualitatif ;
5410
second point, il s'agit de sortir du strict face à face
- la seconde critique est relative à l'origine et au entre le supérieur et son collaborateur. Les collè
mode de production de l'information. Les indicateurs gues et les subordonnés sont également bien placés,
9:16
monétaires peuvent faire l'objet de manipulations sur parfois mieux, pour donner une vision correcte de la
le court terme qui amènent à donner une image non performance d'un individu. La multiplication des
35.1
fidèle des résultats. C'est la raison pour laquelle il est sources renforce la crédibilité et la fiabilité de l'éva
utilisé de plus en plus fréquemment, pour les cadres luation. En élargissant cette vision aux clients inter
66.1
dirigeants, des indicateurs d'évaluation des perfor nes et externes, on rend l'évaluation individuelle de
mances qui tiennent compte du point de vue des la performance congruente avec :.es logiques de
105.
•
miers niveaux d'encadrement.
1
797:
(TSR), ...
La mesure de la performance des sous-unités ou Hiérarchique
0065
1
bonus d'équipes. Elle combine souvent des indica
teurs qualitatifs et quantitatifs physiques tels que la �
7412
Subordonné
productivité ou les taux de rebuts. Les critères utili
sés sont établis sur la base de données industrielles, &héma 11� 3 : l'êvaluatioD par Je principe de retroatlJon;\ 360 "
administratives ou à partir d'enquêtes.
1
:148
s'est largement développée depuis le début des des aspects de la gestion de la performance des res
années quatre-vingt. Elle a pour but de fixer les sources humaines. Gérer la perform ance du person
objectifs de l'exercice à venir sur la base du bilan de nel c'est aussi fixer des objectifs, communiquer, res
com:
la période écoulée. Cet outil est généralement uti ponsabiliser et faciliter dans la réalisation des
lisé dans le cadre d'une gestion individualisée des
missions qui sont confiées. Nous avons pu constater
rvox.
comportements ; B. SIRE
PERFORMANCE (S) 897
3665
mance se rapproche-t-elle de la valeur de l'entre
prise, mais que dire alors de la sous-évaluation
D PERFORMANCE (S) comptable des éléments immatériels de l'entreprise
5410
dans son bilan ? Ce sont pourtant ces actifs incorpo
L'entreprise est un lieu social qui intègre et orga
nise les comportements d'un ensemble d'individus rels (savoir-faire, marque, brevet) qui de plus en
9:16
ayant chacun des objectifs différents voire contra plus fondent la valeur de l'entreprise.
dictoires mais qui acceptent par contrat de réaliser Extension de la perspective comptable, l'accep
35.1
un objectif commun. Sa survie et son développe tion financière de la perfonnance considère que
ment sont fonction de l'accomplissement de cet l'entreprise appartient à des propriétaires dont
66.1
objectif. Toute organisation existe parce qu'elle per l'objectif est de maximiser leur richesse. Dans ce
met l'action là où une collection d'individus isolés cadre, une bonne gestion se mesure en tennes de
ne pourrait agir. Comment juger de la perfonnance richesse boursière créée ; une entreprise est perfor
105.
perfonnance est inscrite au sein du triptyque objec finne est d'autant plus perfonnante qu'elle verse un
tif-moyen-résultat qui caractérise toute organisa montant élevé de dividende. La théorie de l'agence
27:1
tion. L'action de l'entreprise est sous-tendue par dans ses applications les plus directes, considère
l'existence d'objectifs stratégiques qui engagent qu'une finne doit distribuer la totalité de son béné
7412
l'entreprise dans le temps. Face à ces objectifs, fice et faire systématiquement appel au marché pour
l'entreprise affecte des moyens, mobilise un ensem financer ses investissements. Est-ce à considérer
ble de ressources techniques, humaines et organisa qu'une finne qui investit la totalité de son bénéfice
1481
tionnelles. Elle obtient ainsi un ensemble de résul n'est pas perfonnante ? Cela peut paraître choquant,
tats suite à la mise en œuvre de ces moyens à court mais rappel au marché financier, en obligeant la
one:
et moyen tennes. Cette définition générique de société à mener une politique de communication
l'entreprise met en avant deux composantes essen active, est un moyen de mieux contrôler son niveau
tielles de la perfonnance : l'efficience et l'efficacité. global de perfonnance.
N
com:
L'articulation entre les moyens alloués et les résul La mesure de la perfonnance semble également
tats obtenus renvoie à une problématique d'effi dépendre de la structure des droits de propriété de
rvox.
cience. Autrement dit, les résultats obtenus ont-ils été l'entreprise ; les ressorts de la perfonnance semblent
obtenus au moindre coût ? L'articulation entre objec alors bien différents dans le cas d'une entreprise
tifs et résultat renvoie elle à la question de l'efficacité familiale dont les dirigeants sont propriétaires et
chola
de l'entreprise, c'est-à-dire à la qualité de l'action dont assument l'intégralité des risques, et l'entreprise
l'effet pennet d'atteindre les buts recherchés : une managériale, où le divorce entre dirigeant et action
entreprise est efficace lorsqu'elle se montre apte à naires est parfois consommé. C'est bien la perfor
uiz.s
atteindre les objectifs assignés par ses responsables. mance et son évaluation qui est au centre des débats
898 PERFORMANCE (S)
actuels sur le Gouvernement dEntreprise : une entre performances pertinents au niveau du cycle
prise performante est une entreprise qui crée de la d'exploitation, d'identifier les levier�, d'action dispo
richesse. Certes, mais de quelle richesse s'agit-il et nibles et leurs effets sur ces indicateurs de perfor
pour qui ? mances afin notamment de déterminer leur plage de
variation admissible. La construction budgétaire
La notion de performance apparaît ainsi comme
trace la performance par fonction : l'analyse fine
polysémique dans ses acceptions. Elle renvoie
des coûts d'exploitation revient à organiser un sys
indifféremment à plusieurs traductions : économi
tème d'information opérationnel autour d'un nom
que (compétitivité), financière (rentabilité), juridi
bre limité de variables dont l'impact est le plus lourd
que (solvabilité), organisationnelle (efficience) ou
sur la performance de l'entreprise,
encore sociale. Les performances de l'entreprise se
mêlent, se recouvrent. Les acteurs de l'entreprise A la variété des performances déclinées par fonc
interprètent la performance de manière plurielle du tions vient s'ajouter la variété des m�sures qualitati
fait de la diversité de leurs intérêts vis-à-vis de ves ou quantitatives. Intuitivement, on comprend
l'organisation : investisseurs, actionnaires, créan que la mesure de la performance :;era nécessaire
ciers, fournisseurs, clients vont attacher à la notion ment relative.
de performance des contenus différents. Il est ainsi Elle sera tout d'abord relative du fait de la diver
manifeste que l'appréciation des performances sité des points de vue que nous venons d'évoquer.
demande une approche multicritère dont les élé Les intérêts de l'évaluateur, le choix et la nature des
ments dépendent autant des arbitrages sociaux critères ne sont pas neutres dans l'appréciation des
internes que d'une seule mesure comptable et finan performances de l'entreprise.
3665
cière de la performance. La notion de performance
peut être légitimement élargie à l'atteinte d'objectifs Elle sera ensuite relative dans le temps. Ainsi,
non financiers, de nature opérationnelle. Des indi l'analyse de la performance doit s'entendre non seu
5410
cateurs comme la part de marché détenue, le nom lement dans une perspective statique, qui consiste à
bre de nouveaux produits introduits, la qualité des considérer le niveau de performance à un moment
donné, mais aussi dans une perspective dynamique
9:16
produits, la position concurrentielle sont des mesu
res importantes de performance. qui se fonde sur la capacité de l'entreprise à rester
pérenne sur une longue période. Là encore, ces deux
35.1
On parlera également de performance sociale de aspects ne sont pas nécessairement convergents :
la firme pouvant s'apprécier à travers divers indica comment réaliser au mieux l'arbitrage entre la per
66.1
teurs du bilan social ou d'autres outils de veille formance à court terme, et les choix d'investisse
sociale : une entreprise performante est aussi une ment dans la préparation de la compétitivité de
105.
entreprise qui a su mettre en place un mode de pré l'entreprise à moyen et long terme ?
vention et de règlement des conflits efficace .
•
La mesure de la performance est enfin relative
:
5797
On le voit dans ces développements introductifs, parce qu'elle renvoie aussi à la notion de norme.
le concept de performance est à la fois surdéterminé L'histoire récente des entreprises nous en donne une
à cause des multiples définitions qui se superposent, illustration : la performance de l'entreprise s'est
1006
et paradoxalement, relativement indéterminé en rai centrée dans les années soixante sur un critère de
son de la relative incommensurabilité des concep productivité (savoir produire), pour se déployer dix
227:
tions de la performance par des acteurs aux intérêts ans plus tard sur la fonction commerciale (savoir
différents voire divergents. La question qui se pose vendre), faire un détour par les marchés financiers
dès lors est de connaître le degré de convergence de dans la décennie soixante-dix (savoir s'endetter et
1741
ces différentes performances. Ne faudrait-il pas plu faire jouer les leviers financiers) et dans les années
tôt tendre vers une approche relative de la perfor quatre-vingt sur la fonction Ressources Humaines
8
mance qui présenterait l'entreprise comme perfor (savoir gérer les hommes comme des ressources).
e:14
Le contrôle de gestion est généralement défini tème, de qualité ? Pour le dire autrement, les rap
[Link]
allocation optimale et une maîtrise de ses ressour prix de l'excellence ou qui ont vu leur dirigeant élu
ces. On retrouve ici le lien entre performance, effi « manager de l'année » sont aujourd'hui toujours
tion est de construire les indicateurs de performance de l'entreprise dans toutes ses dimen-
PERFORMANCE (S) 899
3665
améliorer les performances. On peut replacer nom
cette notion était alors définie de manière relative bre d'approches théoriques dans ce cadre
ment restrictive). Aborder la question de la perfor générique : le taylorisme sur l'axe organisation
5410
mance dans l'entreprise revient dans cet esprit à met compétences, les relations humaines sur l'axe moti
tre tour à tour en avant la dimension individuelle puis vation-compétences, le management culturel ou les
organisationnelle de la performance. approches qualité sur l'axe motivation-organisation.
des compétences. La compétence peut être définie trois dimensions : aucune réflexion sur la perfor
comme la capacité à résoudre un problème en situa mance des individus dans l'entreprise ne peut faire
tion de travail. La gestion des compétences renvoie l'économie de se demander comment agir dans le
27:1
à une série de pratiques de gestion des ressources même temps sur les compétences, les motivations et
humaines qui consiste essentiellement à acquérir, l'organisation du travail.
2
1741
pluridimensionnelle qui se situe au carrefour de de manière globale comme le simple fait de perdurer
trois facteurs : bien sûr les compétences (il faut dans son environnement concurrentiel. Nous som
None
savoir pour agir selon l'expression d'ARGYRIS) mais mes donc naturellement amenés à considérer qu'une
également les motivations (telles qu'elles s'expri fIrme performante est une fIrme qui peut prendre en
ment dans les stratégies individuelles) et le contexte compte rapidement des changements intervenus dans
com:
social, l'organisation du travail. Plus précisément, son environnement, autrement dit qui a de grandes
c'est la dynamique de ces trois facteurs qui permet capacités d'adaptation organisationnelle. Depuis les
rvox.
sera pas longtemps [Link] même, un salarié ment et structure la condition principale de la
motivé et compétent à qui l'on ne donne pas les performance : l'entreprise performante est celle qui a
uiz.s
moyens adéquats pour agir ne sera pas non plus per su adopter la structure organisationnelle la plus adap
formant. tée à son environnement.
900 PERFORMANCE (8)
3665
relations causales est très difficile du fait des rela sans d'autre valeur que locale. C'est en ce sens que
tions multiples entre les variables explicatives et l'on peut parler du caractère incertain de la perfor
5410
des effets de seuil : à partir de quelle variation de la mance de l'entreprise : les décisions stratégiques
performance peut-on considérer que l'impact d'une peuvent générer un risque de sur-investissement
modification de structure est significatif ? dans un réseau , conséquence des tentatives succes
9:16
sives de création de maillages qui ne tiennent pas,
La seconde approche consiste à vérifier de
ou au contraire de sous-investissement,
35.1 laissant
manière globale, la supériorité d'une forme d'orga
l'initiative de la structuration du réseau aux concur
nisation sur une autre. Pour WILLlAMSON par exem
rents de l'entreprise. En ce sens, la performance de
ple, l'adaptation d'une forme divisionnelle, avec
66.1
dans un réseau .
mise en place d'un système de contrôle approprié
favorise les comportements de nature à maximiser
•
Les entreprises ont des objectifs stratégiques,
797:
les profits plus que ne l'induit l'organisation de type elles acquièrent et traitent de l 'information, elles
fonctionnel. Là encore, les analyses empiriques possèdent une certaine connaissance des actions
0065
sont mitigées et soulignent la complexité de la com possibles et de leurs conséquence.s , elles peuvent
binaison des facteurs à l'œuvre dans l'analyse des sélectionner une action en fonction d'un calcul sur
rapports entre organisation et performance. Ce qui la valeur des conséquences « an ticipables ». La
27:1
paraît aujourd'hui acquis, c'est que la structure de complémentarité entre la vision d'une entreprise,
l'entreprise n'est qu'un facteur parmi d'autres et saisie d'un côté comme une collection de compéten
7412
qu'aucun attribut structurel ni aucune configuration ces, et d'un autre comme un processeur d'informa
d'ensemble ne suffisent à garantir la performance de tions dans un ré�eau permet d'expliquer la durabilité
l'entreprise quelle qu'en soit la définition. Il semble
1481
entreprises doivent en partie adapter leur structure, ressources humaines, de marketing et finalement à la
rvox.
leurs routines organisationnelles et leur capacité culture de son entreprise. La question de la perfor
d'apprendre . Elles doivent arbitrer entre un niveau mance va au-delà d'une simple question de vocabu
chola
extemalités de réseau de manière à minimiser les ment majeur de séduction des discours et des métho-
PERFORMANCE FINANCIÈRE �n
des managériales. De fait, les sciences de gestion être envisagée sous plusieurs angles, et de ce fait est
peuvent être considérées comme un ensemble de difficile à cerner. Il est malaisé de trouver un indi
techniques de communication sur la performance. cateur synthétique qui rende compte des divers
aspects (social, technique, marketing, financier. .. )
HPENAN de cette institution que constitue une firme. La per
formance doit être appréhendée par plusieurs
Bibliographie
critères : positionnement par rapport à la concur
AUBERT 1. ( 1 995) Stratégies d'entreprise : du rence, capacité à innover, nombre de clients ayant
développement patrimonial au partenariat, Edi rompu leurs relations d'affaires avec l'entreprise,
tions Liaisons. pourcentage de contrats à durée déterrninée ... ).Cette
AUBERT N., GRUERE J-P., JABES 1., LAROCHE énumération, non limitative mais énonciative à titre
H., MICHEL S. (1991) Management, aspects d'exemples, souligne la difficulté de sélectionner un
humains et organisationnels, PUP:
critère représentatif des diverses fonctions. Dans la
BOURGUIGNON A. ( 1 995) Peut-on définir la per pratique, le contexte permet implicitement de con
formance ?, Revue Française de Comptabl7ité,
n0269. naître la fonction de l'entreprise dont on cherche à
mesurer la performance ; parfois l'adjonction expli
Collectif ( 1 994) Strategor, (ouvrage collectif),
2ème éd. InterEditions. cite d'un qualificatif permet d'en préciser sans ambi
guïté le domaine : tel est le cas lorsque l'on parle de
INGHAM M. (1 995) Management stratégique et
performance financière. Cette dernière possède, dès
compétitivité, ouvrage collectif, Editions DeBoeck.
l'abord, deux caractéristiques. En premier lieu, elle
SIRE B., FERICELLI A-M. ( 1996) Performance et
3665
semble facile à exprimer car la finance étant par
Ressources Humaines, ouvrage collectif, Econo
mica. essence plus quantitative que qualitative, un instru
ment de mesure est plus aisé à élaborer. Mais on ne
5410
Corrélats saurait oublier, en second lieu, que la performance
• Compétence financière reflète indirectement les résultats des
9:16
divers services dont elle exprime la partie visible,
Compétences stratégiques
dans ces conditions un consensus sur un critère uni
EfficiencelEfficacité 35.1
que de performance nécessite un accord préalable
Risque sur ses facteurs déterminants.
-+ Contingence
66.1
1
Réseau
797:
(gestion prévisionnelle des *** ) approche donner des éléments de réponse. Encore
Ressources humaines (gestion stratégique des *** ) faut-il ne pas considérer ces indicateurs dans le seul
7412
des épreuves subies par un cheval de course. obligatoirement avec l'objectif des associés qui les
Comme de nombreux vocables de construction ont recrutés. Le contrat d'agence est de portée
chola
française, sa « traduction » lui a donné un champ générale : il apparaît également dans un groupe
d'application beaucoup plus vaste. Utilisé dans le lorsque les dirigeants de la société mère engagent
langage des entreprises, le pluriel est particulière des managers de filiales ou d'unités décentralisées.
uiz.s
ment adapté : car la performance de l'entreprise doit Les organisations ont des objectifs multiples qui
902 PERFORMANCE FINANCIÈRE
diffèrent d'une société à une autre. La coordination économies d'impôts entraînés par Il déductibilité
et la gestion de ces contradictions sont à l'origine des frais financiers. On sait que dans la première
des coûts d'agence(notamment coûts de contrôle et version de leurs propositions la valeur de la firme
d'audit) supportés par le principal et qui ont pour but était exclusivement fonction de la rentabilité des
de s'assurer que l'agent ne se soustrait pas à l'objec éléments de l'actif, la structure des moyens de finan
tif qui lui a été assigné. L'art du principal consiste à cement était sans influence sur la valeur de l'entre
faire admettre aux agents que toutes leurs actions prise. Cette position n'est pas restée au plan du seul
doivent converger vers la réalisation de cet objectif débat théorique ; elle a considérablement influencé
et qu'un tel comportement est le meilleur moyen les instruments de mesure de la performance de
pour eux d'asseoir leur position à l'intérieur de l'ins l'entreprise. Directement ou indirectement, la per
titution. Posé en ces termes, la mesure financière de formance se traduit par une augmentation de la
la performance revient à définir l'objectif dominant valeur de la firme. Une évolution nette se dessine,
du principal auquel les décisions des agents doivent peu à peu les instruments technique:; de mesure de
être subordonnées. Dans cette optique, la théorie la valeur créée laissent la place à des modèles plus
financière de l'entreprise s'est forgée à partir du stratégiques qui s'intéressent au processus de créa
principe de la maximisation de la valeur de la firme. tion de valeur.
Autrement dit, le critère qui mesure le mieux la per
• Les mesures ex-post de la perlormance.
formance est le prix de l'action. Toute augmentation
de celle-ci ou son succédané, le dividende, est une Elles ont pour caractère commun de constater une
expression de la performance. La maximisation de performance passée soit à partir d'éléments compta
3665
la valeur de la firme, fondement d'un raisonnement bles ou de valeurs de marché. Elles expriment la
hypothético-déductif, a permis une meilleure appré performance à un moment donné sans sc projeter
hension de la réalité. Cette hypothèse assimilable à sur un horizon déterminé. Outre les mesures telles
5410
la notion de shareholder value (création de valeur) que le bénéfice, la CAF ou l'EBE, on doit retenir le
contribue également à améliorer le sort des autres Return on Assets (ROA), le Return on Investments
9:16
acteurs de la firme (stakeholders) : on peut, en effet, (RO!), le Return on Equity (ROE) et le Priee Ear
considérer les stock-options et la participation des ning Ratio (PER). 35.1
salariés comme des facteurs d'adhésion et des effets
• Le ROA se définit par le rapport du résultat net
de la position théorique de la maximisation de la
sur les actifs. Si le numérateur ne soulève aucune
.66.1
des actifs.
fit en mourra ». Certes, cette conception, qui privi
27:1
légie la situation de l'actionnaire, est parfois contre • Le ROI exprime une rentabilité économique.
dite par les faits, comme le montrent l'avancée des Utilisé par la société D UPONT DE NEMOURS dans les
7412
recherches en économie industrielle et les dévelop années trente, ce critère est surtout connu par sa
pements de la théorie des surplus. Ces travaux ont décomposition en deux ratios : le taux de profit
1481
bien montré que des secteurs et des entreprises amé (Résultat Net/Chiffre d'affaires) et la rotation des
lioraient leur performance en accaparant la produc capitaux investis (Chiffre d'affaires/Capitaux inves
tivité réalisée par des firmes situées en amont. La tis).
:
None
ble sinon déterminante, du moins exclusive, la ROA, soit la somme des investissements et des
valeur de l'action reste au centre des préoccupations besoins en fonds de roulement. Mais dans l'un et
rvox.
de la finance d'entreprise. l'autre cas, comme pour le calcul du ROI, il est fait
abstraction du coût du capital. Par voie de consé
Il revient à MODIGLIANI-MILLER d'avoir les pre quence ce critère peut conduire à des solutions
chola
miers proposé une définition économique de la discutables : si une firme a obtenu au cours des der
valeur de l'entreprise : celle-ci comprend la valeur nières années un ROI de 1 3 %, les dirigeants peu
actuelle des résultats futurs attendus des actifs exis
uiz.s
que le critère rationnel de décision repose sur une On a proposé (RAINSY SAM 1 984) de remplacer
comparaison entre le taux de rentabilité prévision le PER par le (DR). Ce der
délai de recouvrement
nel ajusté du risque et le coût du capital. nier correspond au nombre d'années nécessaires
pour compenser avec les bénéfices futurs le prix de
• Le ROE est égal au rapport du résultat net sur
l'action. Formellement le délai de recouvrement
les fonds propres. Ceux-ci peuvent être retenus pour
s'écrit :
leur valeur comptable ou mieux pour leur valeur de
marché. Cette mesure de la rentabilité des capitaux DR= [ ln[PER(g-ro)/(l-ro)]+l]/[ln[(l +g)/(l+ro)]]
propres permet de mettre en évidence l'effet de
avec ro, taux de rendement des obligations à long
levier par une relation analogue à celle développée
terme. Le PER est une mesure ponctuelle, prenant en
pour le ROI. On peut en effet écrire :
compte le bénéfice réalisé, alors que le DR envisage
Résultat Net / Fonds propres = l'évolution des bénéfices. Une société peut donc pré
(Résultat Net / Passif) * (Passif/Fonds propres) senter un cours élevé en termes de PER mais peut
sembler meilleur marché au regard du DR.
En raison de l'égalité comptable entre l'actif et le
passif, on peut dire que la rentabilité des capitaux pro El Les mesures ex-ante de la performance.
pres est égale au produit du ROI (Résultat Net /Actif)
Ces mesures ont pour objet de détecter les entre
et de l'effet de levier (Passif/Fonds propres).
prises susceptibles de créer de la valeur. Plusieurs
• Le PER est obtenu en divisant le cours coté sur méthodes ont été proposées, certaines sont d'ordre
le marché financier par le bénéfice par action (BPA) théorique comme le ratio q de TOBIN, d'autres sont
du dernier exercice. Le PER exprime l'opinion du issues de modèles stratégiques de croissance élabo
3665
marché sur la valeur et notamment sur deux de ses rés par des cabinets de conseil. Ces modèles mettent
paramètres caractéristiques : le taux de rendement l'accent sur l'interdépendance entre les différentes
5410
requis des capitaux propres de l'entreprise compte fonctions de l'entreprise ; celui du MARAKON Asso
tenu de son risque (k) et le taux de croissance des CIATES et le modèle EVA (Economic Value Added)
bénéfices (g). On peut, en effet écrire : soulignent plus spécialement le lien entre les déci
9:16
sions stratégiques et les décisions financières.
PER = Cours / BPA
• Le ratio q de TOBIN. Ce ratio est égal au rapport
35.1
En supposant les bénéfices entièrement distri- de la valeur de marché des actifs sur la valeur de
bués, on a d'après la formule de GORDON-SHAPIRO : remplacement de ces actifs. Si l'on préfère, le numé
66.1
1
taux de croissance g, peuvent avoir un cours et un
797:
plus élevé, présente un PER et un cours plus faibles. l'inverse, celles dont le ratio q est inférieur à 1 ,
Ceci est conforme à la théorie financière. Car le situation représentative d'un surinvestissement,
27:1
coefficient k, qui représente également le taux de sont susceptibles de créer de la valeur en procédant
rendement des capitaux propres, est d'autant plus à des désinvestissements.
7412
marché (gm).
Cours BPA(l-d) / (k-g) et PER (l-d) / (k-g)
com:
= =
performance future.
requis des capitaux propres (k) et du taux de crois
sance des bénéfices (g). Concrètement le PER Toute firme dont la rentabilité économique. c'est
chola
signifie que les investisseurs considèrent que les à-dire dont la rentabilité des actifs (ka), est supé
actions doivent procurer une rentabilité égale au rieure au coût des capitaux investis (kc) crée de la
taux sans risque augmenté d'une prime correspon valeur. Dans le cas inverse, la firme enregistre une
uiz.s
dant à l'aléa pesant sur l'évolution du BPA . destruction de valeur. De même, si le taux de crois-
904 PERFORMANCE FINANCIÈRE
sance de l'entreprise (g) est plus élevé que le taux de • Le modèle EVA est plus spécifiquement finan
croissance du marché (gm) l'entreprise gagne des cier. Proposé par STEWART et STERN, l'EVA mesure
parts de marché, elle en perd si l'inégalité est la création de valeur par différence entre le rende
inverse. Le modèle précise, également, les condi ment des actifs et leur coût de financement. Synthé
tions dans lesquelles la firme dégage les liquidités tiquement on peut écrire :
suffisantes pour assurer sa croissance. On peut en
EVA = (rt - kt )* AOAt ( 2 )
effet écrire : ( l )
Avec :
CAHT= (CAHT/Cap. Perm.!'(Cap. Perm/Cap. Prop.) *[Link].
rt rentabilité économique hors charges financiè
res et après impôt en t,
Le ratio CAHT 1 [Link] indique la rota
tion des capitaux ou si l'on préfère le montant qu'il kt coût du capital en t,
convient d'investir pour augmenter le CAHT. Sa AOAt (Average Operating Assets ), Valeur comp
valeur est fonction du secteur : plus celui-ci est table des actifs de la période t.
capitalistique plus sa valeur est faible. Le ratio
[Link]/[Link] est une expression de Analytiquement, l'EVA se calcule à partir d'agré
considère ces deux ratios constants, la relation (1) une transposition dans la comptahilité française.
montre que le financement de la croissance néces L'EVA est obtenue soit à partir du concept Net Ope
site une égalité entre kc et g, sauf à admettre que rating Profit After Tax : NOPA T, soit à l'aide du
l'augmentation des capitaux propres est obtenue par concept After-tax operating cash-flow : A TOCF.
3665
des apports externes et non par des bénéfices réin .Le NOPAT ou résultat opérationnel après impôt
vestis. Si l'on définit la croissance équilibrée par les sans déduction des charges financières est égal à :
trois paramètres : augmentation du chiffre d'affai
5410
NOPAT = [ CAHT - CE - A ] (1- t )
res, rentabilité et liquidité selon le modèle on doit
avoir : NOPAT = [ CAHT - CE ] ( 1-t ) - A( 1-t )
9:16
g > gm NOPA T = [ CAHT - CE ] ( 1 - t ) + t A -A (3 )
ka > kc
Avec ;
35.1
ka > g
CAHT : Chiffre d'affaires hors taxes,
Ces relations mettent en évidence que la crois
.66.1
•
respect, tout au long de la croissance, des inégalités
7
ci-dessus. Dans une telle hypothèse, l'entreprise se .L'ATOCF ou cash-flow opérationnel après
6579
situe dans la zone de l'excellence et sa performance impôt, sans déduction des charges financières est
future est assurée. déterminé par la formule :
0
non distribution de dividendes il est possible Les équations (3) et (4) permettmt d'établir une
7412
avec ka = [r*CP + (r - i)*D] (l-t) L'EVA calculé à partir du solde NOPAT est égal
à:
Dans cette dernière formule, r représente la renta
one:
bilité des investissements, CP les capitaux propres, EVA = [ (NOPAT/A OA) - COC] * AOA
D les dettes et le taux de l'impôt. Ce taux de crois
EVA = NOPA T - (COC*AOA ) ( 6 )
om:N
plus prioritaire que celui de l'équilibre ;plus exacte Calculé à partir du solde A TOCF.. on a :
ment la croissance phénomène souvent aléatoire et
conjoncturel semble préféré, dans les stratégies
EVA = ATOCF - A - (COC*ADA) ( 7 )
chola
d'entreprise, lorsqu'elle est en concurrence avec le L'entreprise crée de la valeur lorsque la rentabi
nécessaire équilibre, notion structurelle plus dépen lité éconotnique de ses actifs immobilisés et de ses
uiz.s
coût moyen pondéré des moyens de financement. lisent la notion de coût des capitaux développé par
L'originalité du modèle par rapport aux indicateurs MODIGLIANI-MILLER dès 1958.
classiques de la perlormance mesurée ex-post CH-A. VAILHEN
réside dans la prise en compte d'un résultat obtenu
après déduction de tous les coûts de financement. Bibliographie
En outre, le cours coté sur un marché financier BACIDORE J-F., BOQUIST J-A., MILBOURN T-T.,
peut être comparé avec la valeur de la société déter TIIAKOR A-J. (1997) The Search for the Best Finan
minée à partir de l'EVA. Si le modèle est cial Measure, Financial Analysts Journal, May-June.
« robuste » (c'est-à-dire confirmé statistiquement BUGHIN J., COPELAND T-E. ( 1997) The Vir
quels que soient l'échantillon et la période sur tuous Cycle of Shareholder Value Creation, The
laquelle porte le test empirique) la valeur de marché McKincey Quaterly n02.
(MVA) doit être égale à la chronique actualisée des CABY J., HIRIGOYEN G. (1997) La création de
EVA : valeur de l'entreprise, Economica.
f=n COHEN E. ( 1 997) La création de valeur : nouvel
Vt = AOAt + L EVAt (1+kt1 (8) impératif ou effet de mode, Les Echos, 14-15
t�l février.
Les investisseurs anglo-saxons attachent DILLON R-D., OWERS J-E. ( 1997) EVA as a
aujourd'hui à la création de valeur la même impor Financial Metric : Attributes, Utilization, and rela
tion to NPV, Financial Practice and Education,
tance qu'ils attribuaient hier au bénéfice ou au divi Spring-Summer.
3665
dende. L'EVA qui est utilisée pour le classement des
HIRIGOYEN G. ( 1 993) Nouvelles apI>roches du
entreprises, en particulier par Fortune et l'Expan lien stratégie-finance, Revue Française (Je Gestion,
sion, montre que ce critère tend à devenir mondial. Janvier.
5410
Plusieurs sociétés indiquent, dans leur rapport HIRIGOYEN G.(1997) Stratégie et
annuel, le montant de la valeur créée. Les tests Finance :approche par la création de valeur, Ency
9:16
empiriques qui ont été menés pour étudier l'aptitude clopédie dé Gestion, Econornica.
de l'EVA à exprimer l'augmentation de la valeur de KRAMER J-K., PUSHNER G. (1997) An Empiri
cal Analysis of Economie Value Added as a proxy
35.1
l'entreprise sont contrastés. La supériorité de l'EVA
for Market Value Added, Financial Practice and
sur les autres mesures traditionnelles de l'augmenta
Education, Spring-Summer.
66.1
modalités de financement des firmes. Lorsque cel Return. Financial, Practice and Education, Spring
les-ci sont financées par le marché financier une Summer.
0065
attention plus forte doit être portée à la création de STEWART G-B ( 1991) The Questfor Value, Har
valeur que dans un financement intermédié, c'est-à per Collins, New-York.
27:1
dire un financement bancaire classique. La structure STEWART G-B ( 1994) EVA : Fact and Fantasy,
de gouvernement n'est sans doute pas neutre. En Journal ofApplied Corporate Finance, Summer.
THIETART R-A. ( 1 996) La stratégie de l'entre
7412
quasi égalité entre la durée des moyens de finance Contrôle (système de ***)
ment et des opérations à financer. Elle s'intéresse à Excédent brut d'exploitation
une lecture verticale du bilan : d'un coté l'actif con
rvox.
3665
Cette remise en cause des opérations effectuées
par le débiteur est traditionnelle. Jadis, la sanction � Sociétés
frappant ces actes était celle de l'inopposabilité. Elle
5410
permettait, en relativisant les effets de l'opération PERSONNES (SOCIÉTltS DE ***)
accomplie, de faire régner une égalité de traitement � Sociétés
9:16
entre les créanciers de l'entreprise défaillante.
Depuis 1985, la sanction de la nullité a un impact
redoutable. L'acte contesté est totalement anéanti.
PERSUASION 35.1
Le produit de l'action en nullité est affecté à l'actif � Négociation commerciale
66.1
� Individualisation
com:
25.01 .85).
Un contrat de vente ordinaire pourra, par exem PILOTAGE
ple, être annulé si l'on rapporte la preuve que le
uiz.s
� Régulation
fournisseur en octroyant des facilités de paiements � Variété requise (loi de la ***)
PLAN DE FINANCEMENT 907
PLAN
� PLAN DE
I.iîl Plan de financement
� Plan de redressement FINANCEMENT
Plan comptable général
� Droit comptable Le plan de financement regroupe les prévisions
Plan d'ajustement structurel de dépenses et de ressources à long terme, c'est-à
� Privatisations
665
dire sur un horizon de 3 à 5 ans. Il s'oppose donc aux
Plan d'expérience tableaux de flux et notamment au tableau de finan
� MéthOdes de recherche en marketing
4103
cement qui retrace les équilibres financiers passés
� Publicité de l'entreprise. Etabli lors de toute demande de prêt
Plan de cession auprès d'un établissement financier, le plan de
:165
Q Plan de redressement
financement possède une vocation plus générale. Il
Q Redressement judiciaire
permet de vérifier la cohérence des choix de finan
Plan de continuation
Q Plan de redressement
5.19
cement, et d'établir des bilans prévisionnels sché
matiques, faisant apparaître la segmentation tripar
Q Redressement judiciaire
6.13
� Réductions d'effectifs
one:
Plans de Taguchi
com:
tement. Il convient d'analyser les conséquences de soldes annuels et cumulés des derniers exercices
chacune de ces modalités sur le pouvoir de décision doivent être légèrement excédentaires à titre de
dans l'entreprise et sur les relations avec ses parte sécurité.
naires tels que les associés (effet de dilution, leve CH-A. VAILHEN
rage) et les bailleurs de fonds (risque de
défaillance). Le plan de financement n'est pas un Bibliographie
simple document technique, il reflète les choix de
production, la politique marketing et la stratégie CHARREAUX G. (1996) Gestionfinancière, 5ème
financière de la firme. éd., Litec.
JOBARD J-P., NAVATTE P., lUJMBOURG P.
De manière formelle, il existe deux présentations (1994) Finance, Dalloz.
du Plan de Financement :
LEVAS SEUR M., QUINTARD A. ( 1 992) Finance,
- la première adoptée unanimement par les Economica.
réseaux bancaires fait apparaître un état compre
Corrélats
nant trois volets : les dépenses, les ressources et
les soldes exercice par exercice en distinguant le +- Autofinancement
solde annuel et le solde cumulé ; Financement
- la seconde opère une distinction, dans l'élabora @ Capital (augmentation de ***)
tion du plan, au stade du traitement de l'EBE et Capitaux propres
des Frais financiers. On calcule, en effet, un EBE Risque de défaut
après IS pour un endettement nul. Ce qui revient
3665
à déterminer un IS théorique puisque les frais
financiers ne sont pas déduits. _ PLAN DE
REDRESSEMENT
5410
Il en résulte deux conséquences :
- en premier lieu, la CAF n'apparaît pas expressé Lorsqu'une entreprise est mise e:n redressement
9:16
ment, elle est incluse dans l'EBE qui englobe, judiciaire, le tribunal doit appréCier, s'il existe des
selon cette modalité de calcul, les dotations aux possibilités sérieuses de « rétablissement ». Si tel
35.1
amortissements et un résultat surestimé puisque est le cas, la procédure doit conduire à l'élaboration
les frais financiers n'ont pas été pris en considéra d'un plan de redressement dont les modalités sont
66.1
tion pour la détermination de 1'IS théorique ; arrêtées par un j ugement. Le plan de redressement
- en second lieu, on distingue les frais financiers s'est substitué, depuis la loi du 25 Janvier 1985
105.
nominaux desquels on retranche l'économie (loi B ADINTER), à l'ancien concordat qui constituait
d'impôt qu'ils entraînent pour l'entreprise. Ainsi l'issue normale du règlement judiciaire. Le concor
1
dat était un accord entre un débiteur et ses créan
:
et un taux de l'IS de 33,33 %, une entreprise ren ciers prévoyant un paiement échelonné du passif etJ
table enregistre une économie d'impôt de 200, les ou des remises de dettes. Il constituait jadis l'issue
normale du règlement judiciaire. Il ne subsiste plus
1006
ment des frais financiers et le règlement de Le concordat, en effet, n'avait qu'une finalité d'apu
l'impôt. En raisonnant à la limite, avec un taux de rement du passif. Recherche en palfaite cohérence
1741
l'IS égal à 0, il n'y a plu� de différence entre frais avec le droit de l'époque qui se préoccupait, priori
financiers nominaux et réels. tairement, de préserver les droits de:s créanciers.
8
Cette seconde présentation du plan de finance Le droit actuel a pour ambition de tenter de sau
e:14
ment n'est pas seulement formelle. Elle opère une vegarder, avant tout, l'entreprise et l'emploi. Ce fai
démarcation nette entre les flux issus du portefeuille sant, l'intérêt des créanciers apparaît comme
:Non
ceux qui résultent des variations des postes du pas place plus importante à l'aspect « restructuration » :
[Link]
• Le plan de continuation, est le fruit des propo Dictionnaire Pennanent Difficultés des Entrepri
sitions du débiteur pour apurer ses dettes. Tradition ses, Editions Législatives.
nellement, les créanciers de ['entreprise en difficulté
Corrélats
sont consultés par leur représentant pour faire con
naître les délais et/ou les remises qu'ils acceptent de +- Redressement judiciaire
consentir. -+ Paiements (cessation des ***)
A l'issue de cette consultation, un projet de plan ® Diagnostic
est élaboré, soit par le débiteur, soit p ar l'adminis Evaluation de l'entreprise
trateur judiciaire, si ce dernier a été nommé.
Ce projet est soumis au tribunal qui autoritaire
PLAN DE SERVICE
ment arrête les modalités du plan et peut imposer � Rémunérations incitatives dans les adminis
trations
aux créanciers récalcitrants des délais de paiement.
La durée totale du plan ne peut excéder dix ans.
PLAN EPARGNE ENTREPRISE
Outre l'aspect apurement, le plan comporte des � Fonds communs de placement �pécialisés
mesures de réorganisation telles que : le remplace � Fonds de pension
ment des dirigeants, l'arrêt ou l'adjonction de bran
ches d'activité, des licenciements partiels ou PLAN EPARGNE POPULAIRE
totaux ...
� Fonds de pension
5
.. Le plan de cession suppose l'existence d'offres
0366
de reprise de la part d'un tiers. PLAN MARKETING
Ces offres sont présentées dans les délais prévus � Planification marketing
6541
par la loi. Elles comprennent les éléments de nature
à éclairer le choix du tribunal (prix, garanties, PLAN MEDIA
emplois sauvés ... ). L'administrateur judiciaire ou le � Publicité
.19:1
dirigeant doit établir le projet de plan de cession sur
le fondement de ces offres. Le tribunal arrête alors PLAN PRINCIPAL
.135
les modalités du plan en toute liberté. Le plus sou � Cartographie perceptuelle
vent, le plan arrêté est le fruit d'un long travail de
5.66
�
bancaire, en pratique) pour obtenir un plan de ces PLANIFICATION
1227
[Link] 0 PLANIFICATION
MARKIETING
v
Bibliographie
holar
la firme de préparer des hypothèses d'action en transmet à la direction générale. Celle-ci centralise
fonction de différentes configurations possibles de les plans émanant des différentes fonctions, et pro
l'environnement. Si la planification est une formali cède aux arbitrages nécessaires entre fonctions.
sation des actions de la firme face à son environne Si la firme a adopté une organisation par activités
ment, elle est aussi un important moyen de coordi de préférence à une organisation fonctionnelle, un
nation interne, à la fois entre les acteurs de la processus de planification compar2,ble associera la
fonction marketing, et entre les fonctions de l'entre direction marketing à l'élaboration du plan stratégi
prise.
que de l'activité .
• Le contenu d'un plan marketing variera d'une
[Link]
entreprise à l'autre, et la terminologie utilisée pour
décrire ses éléments est très peu standardisée. Il Bibliographie
comportera cependant toujours des éléments
indispensables : KOTLER P., DUBOIS B. ( 1 994) Marketing mana
gement, 8ème éd., Publi Union.
- le rappel des orientations stratégiques de la
ZEYL A., et A. ( 199 1) Plans marketing, Vuibert
firme sur le domaine d'activités concerné ; ce rap Gestion.
pel assure la liaison entre la stratégie d'entreprise
et la stratégie marketing ; Corrélats
- les principaux résultats de l'analyse stratégique :
menaces et opportunités dans l'environnement, + Stratégie marketing
forces et faiblesses de la firme, métier et compé -+ Fonction marketing
3665
tence distinctive ; @) Contrôle marketing
- les objectifs de la firme en termes quantitatifs : Stratégie d'entreprise
5410
part de marché, volume des ventes, rentabilité ;
- la stratégie marketing dans le cadre temporel du PLANIFICATION
•
plan (par exemple à cinq ans) : choix de cible,
9:16
décision de positionnement ; STRA TÉGIQUE
- les plans opérationnels annuels : calendrier des
35.1
La formalisation de l'élaboration de la stratégie
actions, responsabilité de la mise en œuvre (orga
nisation de la fonction marketing) ; est apparue dans les grandes entreprises américai
66.1
• L'élaboration du plan de marketing implique soixante-dix dont les turbulences bien connues ont
1
trois niveaux de l'organisation : la direction géné sonné le glas d'une certaine pratique. Celle-ci con
797:
rale, chargée d'assurer la convergence des actions sistait en l'instauration de procédures formelles
des différentes fonctions et de la stratégie générale pour déterminer les objectifs à long terme de
0065
décidée pour la firme ; la direction du marketing, et l'entreprise, évoquer et choisir les stratégies et les
enfin les divisions de base de la fonction marketing, moyens à mettre en œuvre. Le formalisme corres
qui dépendent de la structure choisie (produits, mar pondait à la création de services dl! planification et
27:1
chés, activités). La planification est un processus d'un ordonnancement et une répartition officiels
itératif dont un objectif important est l'intégration des tâches pour aboutir à la rédaction de plans cou
7412
des différents éléments composant l'organisation. vrant l'avenir de l'entreprise sur une période de plu
Elle est aussi un moyen important de motivation et sieurs années. Cette démarche s'est transformée
1
de contrôle. Si de très nombreuses variantes du pro avec le temps, la planification formelle faisant
:148
cessus de planification peuvent être identifiées, preuve d'une remarquable capacité d'adaptation et
deux systèmes généraux sont praticables : de résistance comme l'illustre ses dénominations
None
des plans. Ces propositions remontent ensuite au interne et externe, évocation de stratégies, évalua
niveau de la direction générale pour arbitrage tion et choix au regard d'un ensemble de buts et
chola
les plans d'action des centres opérationnels et les rentes étapes. De façon générale, cette formalisa-
PLUS-VALUE 9U
tion traduit le double souci d'accroître la rationalité ments à ceux qui, tels Henry MINTZBERG, considè
des décisions et d'acquérir une plus grande maîtrise rent qu'elle est de toute façon inadaptée à un type de
du développement de l'entreprise. Mais l'exercice décision qui requiert essentiellement intuition,
exprime souvent une préoccupation dominante, qui jugement, esprit de synthèse et expérience. Il con
peut être l'instauration d'un système central de con vient cependant de se garder des critiques excessi
trôle, la volonté de promouvoir l'innovation, celle ves. La planification stratégique formelle n'est pas
de développer les capacités d'adaptation au change sans vertu. Elle offre une aide appréciable à une
ment, etc. A cet égard, les années récentes ont vu se meilleure compréhension des problèmes stratégi
développer un souci d'approche plus intégrée de la ques et à leur résolution dès lors que l'on veille à ce
gestion stratégique, non limitée à la production de que l'attachement excessif à des procédures bureau
stratégies et de plans mais étendue à celle des capa cratiques et des outils d'analyse standards ne vient
cités organisationnelles de leur mise en œuvre. pas inhiber l'imagination créatrice et le questionne
ment des modèles cognitifs qui déterminent les
La planification stratégique doit également être décisions stratégiques et les choix de mise en
considérée comme l'expression d'un ensemble œuvre.
d'attitudes et de comportements. Tout d'abord ceux
relatifs aux relations avec l'environnement, l'avenir [Link]
et ce qui s'y rattache : le changement, le risque,
l'incertitude. Un système de planification peut ainsi Bibliographie
traduire des comportements d'adaptation passive ou
ALLAIRE Y., FIRSIROTU M. ( 1990) La planifica
active, variables selon les entreprises ou les phases tion stratégique : un contrat psychologi�ue et éco
3665
de vie d'une entreprise donnée. Par ailleurs, ce sys nomique, Revue Française de Gestion, fev.
tème est également marqué par le style de direction ANSOFF H.1. ( 1 99 1) Critique of Henry Mintz
en vigueur, qui exprime des attitudes et croyances berg's the design school : reconsidering the basie
5410
quant à la bonne façon de régler la coordination premises of strategie management, Strategie Mana
interne de l'entreprise. La répartition des tâches et la gement Journal, 12,6.
9:16
désignation des participants à la procédure, le degré DESREUMAUX A. (1993) Stratégie, Dalloz.
d'initiative qui leur est laissé en matière de formula MINTZBERG H. ( 1994) Grandeur et décadence de
tion de la stratégie et des modalités de mise en la planification stratégique, Dunod.
35.1
œuvre, la façon de rassembler et de diffuser les THlETART R.A. (1990) La stratégie d'entreprise,
informations, la nature des contrôles exercés, sont McGraw-Hill
66.1
adaptées aux données de contexte que sont les Heuristiques (démarches ***)
caractéristiques de l'environnement de l'entreprise, Incertitude
7412
. .
:148
tes à conclure véritablement. Quant aux évaluations régime des plus-values ou moins-values. Deux
plus qualitatives, comme celle des apports vérita séries de régimes sont prévus : le régime des plus
rvox.
bles de la planification à la prise de décision, ils values des particuliers et le régime des plus-values
débouchent sur un constat récurrent d'une contribu professionnelles. Ce dernier régime concerne la
tion somme toute fort réduite aux décisions fonda cession de biens figurant au bilan d'une entreprise.
chola
pertinence de cette démarche et fourni des argu- pris dans l'actif immobilisé.
912 POLITIQUE DE STOCK
Les petites entreprises peuvent être exonérées de Les moins-values à long terme sont imputables
l'imposition des plus-values (si leur chiffre d'affai sur les plus-values à long terme constatées durant
res ne dépasse pas le double des limites du forfait ou les dix exercices suivants.
de l'évaluation administrative et si l'activité a été [Link]
exercée pendant au moins 5 ans).
Bibliographie
Le régime des plus-values professionnelles vise
les profits et les pertes constatés lors de la cession MERCIER J-Y., PLAGNET B. (annuel) Les impôts
en France, [Link].
d'éléments de l'actif immobilisé. Pour les cessions
de titres du portefeuille, le régime des plus-values Corrélats
s'applique uniquement pour les cessions de titres de
@) Amortissement
participation.
Impôt sur le revenu des personnes physiques
Le régime des plus-values s'applique aux ces Impôt sur les sociétés
sions volontaires ou forcées (les expropriations par Intégration fiscale
exemple), que ces cessions interviennent en cours
ou en fin d'exploitation. PLV
Les plus-values ou moins-values sont égales à la � Marchandisage
différence entre le prix de vente et la valeur comp
table. PME
Les règles d'imposition varient suivant la nature � Patronat
3665
de la plus-value (ou de la moins-value). La loi
distingue les plus (ou moins) values à court terme
POIDS MORTS
� Portefeuille d'activités (analY!ie de ***)
5410
et les plus (ou moins) values à long terme :
- les plus-values à court terme sont celles consta
tées lors de la cession de biens détenus depuis POINT DE VENTE
9:16
moins de deux ans, ainsi que lors de la cession de � Vente (point de ***)
biens amortissables détenus depuis plus de deux
35.1
mais dans la limite du montant des amortisse POINT OF SELL PRO�vlOTION
ments déduits ; � Publicité
.66.1
1
7412
été réduit à compter du 1er janvier 1997. hommes et leur richesse. Ces deux notions se
POLITIQUE DE STOCK 913
retrouvent dans tous les domaines de la science. En présentation capable de reconstituer l'importance
hydraulique, les barrages retiennent les eaux excé des flux financiers explicative des variations des
dentaires d'un fleuve pour en réguler le cours ; mais stocks. De même, stock et flux traduisent les états
ils accumulent les eaux lentement pour les distri successifs du cycle d'exploitation : l'encaisse dispo
buer aux périodes de forte demande. La question nible (stock) permet le règlement (flux monétaire)
des stocks épuisables ou renouvelables est au cœur des dettes (stock). Les achats (flux réels) alimentent
de la gestion des ressources naturelles. Dans toute le stock des composants et renouvellent le crédit
représentation monétaire, le stock devient syno foumisseurs. La production alimente le stock des
nyme de patrimoine, constitué par une accumula produits finis. Les ventes puisent dans ce dernier et
tion de flux de revenus nets. grossissent le stock de créances qui se réduit au fur
et à mesure des paiements tout en reconstituant
Le stock est une réponse aux irrégularités de flux.
l'encaisse.
Il amortit les différences entre les flux d'entrées et
les flux de sorties d'un processus : en amont, une Une politique de stock nécessite des choix tech
alimentation approvisionne un stock à son propre niques nombreux. Pour le comptable, l'entreprise
rythme ; en aval, la vitesse d'écoulement est déter détient généralement trois types de stock : matières
minée par des variables liées à la consommation. Le premières et matières consommables, produits
stock est évalué à un instant t, le flux se mesure sur semi-finis et encours de production, produits finis.
une période de temps donnée. Une relation simple La comptabilisation de ces stocks est importante car
les relie : stock initial + flux d'entrées - flux de sor elle influe sur le résultat comptable. Elle peut
ties = stock final. Une politique de stock ne peut se s'effectuer de différentes manières : la méthode
(last in, first out)
3665
contenter d'une information sur le solde de ces flux LlFO valorise les sorties au coût
car, à partir d'un stock initial donné, une même d'achat ou de production du dernier produit entré, la
valeur du stock final peut être atteinte par une infi méthode FIFO (first in, first out) recommande de
5410
nité de solutions. retenir la valeur du plus ancien produit en stock. La
Depuis FAYaL, les auteurs en gestion ont souli méthode la plus courante reste en France celle du
9:16
gné l'importance de la fonction approvisionnement coût unitaire moyen pondéré (CUMP) ; elle con
qui inclut les achats et la gestion des stocks comme siste à calculer une moyenne des coûts par période
35.1
des éléments décisifs de la rentabilité des firmes. ou après chaque entrée. Si le comptable, par souci
L'investissement dans la constitution de réserves de prudence, valorise les stocks à partir du coût
d'achat ou de production, d'autres valeurs peuvent
66.1
d'une meilleure prise en compte des processus. Dans une logique de poursuite de l'exploitation, le
;�.' "
•
dirigeant aura une préférence pour le coût de rem
:
placement.
de la stratégie d'investissement de la firme, la cons ,
titution d'un stock répond à trois préoccupations La détermination de la quantité stockée et, ce qui
1006
Les stocks et les flux sont omniprésents en ges sommation annuelle prévisible, la quantité économi
tion. La comptabilité juxtapose des comptes de que à répéter à chaque commande de la référence et
stock - le bilan - et des comptes de flux - le compte le nombre optimal de commandes sont obtenus lors
c
uiz.s
de résultats . Le tableau de financement permet une que ces deux composantes du coût - passation et pos-
914 POLITIQUE DE STOCK
session - s'égalisent. En gestion de production, la sion rapide, souvent une étiquetw ou « kanban »
solution est la même pour calculer la taille optimale transmise manuellement ou par ulle voie télémati
d'un lot de composants à lancer en fabrication. Dans que. L'expression « zéro papier » s:lmbolise ce pro
ce cas, le coût de passation des commandes est rem cédé et complète l'objectif-limite des « cinq zéros
placé par le coût de lancement en fabrication du lot. olympiques » qui caractérisent le Juste à temps.
La politique de stock n'est pas l'apanage des La mise en œuvre d'une telle politique entraîne
entreprises industrielles. Dans la grande distribu une réflexion en profondeur sur les processus orga
tion, les stocks à rotation rapide sont directement nisationnels. Une meilleure prévü:ion des flux, la
exposés aux consommateurs et vendus comptant responsabilisation accrue des agents, la recherche
bien avant d'être payés aux fournisseurs. Les grands d'une meilleure réactivité bouleversent qualitative
groupes disposent alors d'un stock monétaire per ment les données du calcul opérationnel. Bien que
manent pour investir. Cette activité joue un rôle caricaturale, l'injonction zéro-stock permet de
croissant dans leur stratégie qui tend à assécher la repenser la façon de travailler. Si la démarche est
trésorerie - le stock de disponibilité - des petits pro bien conduite, l'efficacité et l'efficience de l'organi
ducteurs. sation doivent s'accroître . La mise ,�n place des pro
grammes de « qualité totale » répond pour partie à
Stockage et approvisionnement trouvent égale
ces exigences. Il faut ajouter d'autres moyens
ment leur place dans la politique générale de l'entre
comme la surcapacité de production permettant de
prise. Face à une demande croissante, la possession
faire face à une augmentation impromprue des com
de stocks procure une certaine liberté dans la déter
mandes ou à une panne.
mination de la date d'augmentation de la capacité de
3665
production. La présence de réserves permet de dif Ce choix de la flexibilité coûte cher. Il suppose
férer l'investissement. En cas de demande irrégu deux conditions :
5410
lière, les stocks permettent de faire face aux pointes
- d'une part que le délai commercial - le laps de
avec une capacité de production inférieure au
temps que les clients acceptent entre leur com
volume de la demande maximale. Mais peut-on
9:16
mande et la mise à disposition du produit - soit
atteindre de meilleures performances en se passant
inférieur au délai de production ;
des stocks ?
35.1
- d'autre part, que le coût de lanœment unitaire de
• La régulation par les processus. Le coût de chaque série soit réduit car sinon la multiplication
.66.1
possession des stocks matériels s'accroît malgré la des petits lots de fabrication engendrerait un coût
réduction du volume et du poids des produits et les de lancement annuel exorbitant. Le calcul écono
progrès de la logistique - informatisation, mise en mique reprend alors ses droits. Cette réorganisa
:105
palette permettant le déplacement rapide et le stoc tion profonde de la production exige de profon
•
kage en hauteur.... Plusieurs raisons sont avancées : des modifications du comportement des hommes,
5797
l'élargissement des gammes de produits qui multi en particulier une plus grande polyvalence des
plie d'autant les besoins en aires de stockage, la personnels, une qualification accrue pour prendre
durée de vie plus courte des produits qui augmente en charge la maintenance préventive et les chan
1006
le risque d'obsolescence des produits stockés, le gements d'outils sur les machim:s...
coût du foncier en hausse régulière en milieu
Dans une certaine mesure, se reposer sur les
227:
tement des flux et passer d'une logique de flux pous l'aval. Vers l'amont, le donneur d'ordre impose à son
sés, avec une production pour stock, à une logique fournisseur le soin de l'approvisionner en temps
com:
de flux tirés ou tendus caractérisant une production réel, quitte à l'obliger à stocker quelques jours de
à la demande. La réduction des stocks - le « zéro consommation à proximité des sites d'assemblage.
stock » - passe par la fabrication de petites séries. Une autre solution consiste à retarder le plus en aval
rvox.
Elle implique de maîtriser les délais de production, possible la différenciation des produits et donc de
de distribution et les aléas - « zéro retard » et « zéro réduire leur stockage. La production modulaire per
chola
panne » -, comme de fournir aux clients un produit met de produire pour stock une variété donnée de
irréprochable « zéro retours ». La commande composants compatibles entre eux qui sont montés
déclenchant en cascade des ordres de fabrication, à la demande en fonction des caractéristiques com
uiz.s
Si les considérations sur les flux prennent le pas ou moins directement le fonctionnement et les per
sur celles qui concernent les stocks pour les biens ne formances des entreprises. On ne les considère pas
présentant pas de risque de pénurie, la préoccupa comme des politiques industrielles, encore que les
tion s'inverse pour les biens non renouvelables. La conceptions peuvent évoluer à cet égard : les politi
collecte sélective des déchets et le recyclage des ques de R ou technologiques ou de formation pro
ressources, comme la recherche des hauts rende fessionnelle tendent, de plus en plus souvent, à être
ments thermiques, témoignent de ces efforts des considérées comme faisant partie des politiques
hommes pour maîtriser la nature tout en la respec industrielles car elles visent expressément à mettre
tant. La préservation d'une possibilité de choix pour à la disposition des entreprises des ressources
les générations futures, qu'il s'agisse des ressources mieux adaptées à leurs besoins.
naturelles ou des paysages, impose des choix
On tend cependant à réserver le qualificatif de
publics respectueux des cycles écologiques ...
politique industrielle à des politiques qui ont pour
Quelle que soit l'organisation, l'optimisation simul
objectif principal et pour objet spécifique d'affecter
tanée des stocks et des flux, des réserves et des pro
les structures et surtout les comportements des entre
cessus, reste le secret de la performance.
prises industrielles. Il en est cependant qui sont dites
[Link] « horizontales » : elles concernent toutes les entre
3665
les cas, l'environnement des entreprises, par exem
GERVAIS M. ( 1 997) Contrôle de Gestion, 6ème
éd., Economica. ple leur système d'information, ou les entreprises
5410
elles-mêmes. Il en est d'autres qui sont dites
GIARD V. ( 1 988) Gestion de production, Econo
« verticales » : elles concernent des entreprises par
mica.
ticulières, en fonction de leur taille, du secteur d'acti
9:16
PAPILLON J-C. (1992) Eléments de recherche
opérationnelle, Sirey. vité ou de la localisation. Les politiques industrielles
sont donc par définition discriminantes.
35.1
Corrélats Les éléments constitutifs d'une politique
+ Régulation industrielle. Toute politique, industrielle comprend
66.1
INDUSTRIELLE
Toute politique requiert ensuite des moyens plus
7412
Les politiques industrielles regroupent les inter ou moins importants. Il s'agit pour l'essentiel de res
ventions particulières de l'Etat, des collectivités ter sources humaines et financières mises en œuvre par
ritoriales, ou des autorités au niveau européen en l'Etat ou par des systèmes d'appuis et qui sont trans
1481
vent correspondre à des rationalités de plan, mais sationnel, qui définit les manières de satisfaire les
d'interventions de l'Etat dans le cadre d'économies diverses exigences organisationnelles requises afin
de marché. Elles visent à affecter les structures et
N
les comportements des entreprises en vue d'accroî résultats escomptés. Il s'agit en d'autres termes de
tre les niveaux de performances de l'industrie selon définir des règles, des institutions, des procédures.
des critères définis. Prenons l'exemple d'une politique visant à aider les
rvox.
On peut définir les politiques industrielles de PME à s'engager davantage dans des activités de R
manière large ou au contraire de manière restrictive. En fonction des objectifs -augmenter les dépenses
chola
Nombre de politiques macroéconomiques (monnaie de R, créer des centres techniques, faire accéder à
et crédit, change, demande effective... ) ou autres des programmes de recherche technologiques natio
(formation, infrastructure, transports, communica naux ou européens ... - il faut évidemment pouvoir
uiz.s
tion ... ) sont évidemment susceptibles d'affecter plus disposer de moyens pour mettre en œuvre la politi-
916 POLITIQUE INDUSTRIELLE
que, pour financer des acteurs qui inciteront, con termes d'acteurs, d'institutions, de ressources,
seilleront et aideront les PME. Il faut enfin définir d'organisation ... - pour que les acteurs convergent et
le comment des choses : qui fait quoi, en relation assurent les développements souhaités dans un
avec qui, selon quelles approches et procédures, domaine particulier. Il s'agit de favoriser des straté
selon quel calendrier ? gies collectives au niveau de sous ·systèmes indus
triels particuliers. L'Etat joue ici le rôle d'acteur, de
Les types de politiques. L'expérience permet de
« chef d'orchestre » , assumant de, responsabilités
distinguer des types de politiques industrielles assez
directes dans la structuration et la dynamique de ce
différentes.
sous-système. Ce type de politique renvoie en parti
Les politiques « réglementaires » ont pour objet culier à des exemples japonais ou coréens.
principal, sinon exclusif, de fixer des règles de
On pourrait ajouter ici les politiques d'ajustement
comportement :
ou de restructuration visant essentiellement à aider
- d'une part des règles relatives aux statuts, droits des entreprises en difficulté - des entreprises ayant
et responsabilités des acteurs - par exemple, les subi ou qui sont susceptibles de subir un choc ou des
règles relatives aux entreprises en difficulté ; pressions concurrentielles excessives, des entrepri
- d'autre part des règles de concurrence (toutes les ses vieillies ou inframarginales, des entreprises
règles relatives aux relations entre concurrents, ayant subi des dommages du fait de décisions col
actuels ou potentiels) ; lectives ... - à retrouver des conditions de fonction
- enfin des règles « techniques » comme celles nement et des niveaux de perfonnance meilleurs.
concernant les « poids et mesures » ou la sécurité. En réalité de telles politiques peuvent combiner, à
3665
des degrés différents, les politiques ci-dessus.
n doit être entendu que, si l'objectif des politiques
industrielles est d'accroître les performances des Les instruments de politi(IIUe industrielle.
5410
entreprises, en fait certaines des règles édictées appa Quels sont les instruments qu'utilise l'Etat dans le
raissent davantage comme des contraintes imposées cadre de sa politique industrielle ?
aux entreprises dans l'intérêt public que comme des
9:16
On pense généralement aux divers instruments
aides devant accroître leurs performances.
utilisés pour inciter les entreprises ,et pour leur trans
Les politiques « de transfert » permettent à férer des ressources : les primes et subventions, les
35.1
l'Etat de transférer des ressources au profit des bonifications d'intérêt et les avantages fiscaux. Mais
entreprises, quelle que soit la raison : déficits à il ne s'agit là que d'instruments de transferts.
.66.1
entreprises.
ressources est, pour l'une ou l'autre raison, ineffi
Les politiques « supplétives » prennent en
ciente, l'intervention est susceptible de nous rappro
om:N
che.
c'est-à-dire le fait que si les marchés satisfont évi
Les politiques de développement s'efforcent de demment, c'est leur rôle principal, certaines exigen
uiz.s
définir et mettre en place toutes les conditions - en ces organisationnelles du fonctionnement du sys-
POLITIQUlE INDUSTRIELLE 9Jl7
tème productif, ils ne peuvent les satisfaire toutes, l'on était à l'époque obsédé par les méfaits de politi
en particulier dans la sphère de la production. ques consistant à soutenir artificiellement des
« canards boiteux » en mal de survie.
On voit ainsi apparaître toute une série de cas,
dans lesquels l'intervention de l'Etat doit suppléer Les limites des politiques industrielles. Il ne
l'inefficience du marché : suffit évidemment pas de définir des politiques,
- le marché ne produit pas les informations requi encore faut-il que les dites politiques soient réalisa
ses, parce qu'aucun marché ne peut se constituer bles et susceptibles d'être eftïcaces. En réalité, indé
pour l'objet concerné. Il n'y a, par définition, pas pend amment ici de difficiles questions de mesure (il
de marché pour des objets futurs non définis ; n'est pas facile d'évaluer ce qu'aurait été la situation
- de fortes externalités, positives ou négatives, en l'absence de politique industrielle) les limites
existent ; sont importantes. Certains n'hésitent pas à parler,
- des relations entre les acteurs n'arrivent pas, parallèlement aux échecs du marché, d'échecs du
pour diverses raisons, par exemple des asymé gouvernement (govemment lai/ures) reflétant les
tries d'informations, à se structurer et s'organiser défauts inhérents à toute approche technocratique,
spontanément. des problèmes de faisabilité et d'efficacité.
3665
(infant industry), « dans l'enfance » si les marchés que l'Etat ou les fonctionnaires puissent combler
sont concurrentiels, il peut être extrêmement diffi cette lacune. Les défenseurs des politiques indus
cile, voire impossible, d'entrer sur ces marchés, en
5410
trielles opposent à ceci le fait que l'Etat peut en réa
raison des délais d'apprentissage nécessaires pour lité, dans le cadre d'une rationalité de plan, modifier
atteindre le niveau minimum de compétitivité. les données mêmes du problème et par là retrouver
9:16
L'intervention de l'Etat peut donc s'avérer néces la voie de l'efficacité dans l'allocation des ressour
saire pour assurer cette entrée. ces. On reproche en outre aux pouvoirs publics de
35.1
Le deuxième type de justifications renvoie à la procéder par voie de décisions d'en haut, relative
volonté de déformer l'allocation des ressources par ment peu adaptées à la manière dont les problèmes
66.1
rapport à l'allocation optimale correspondant au se posent, dans leur diversité, aux entreprises.
fonctionnement du marché, en fonction d'objectifs
Le deuxième type de limites tient à la difficulté de
105.
sirés de dotations de facteurs particulières. Par d'une part, les décisions et les mesures prises par
exemple, compenser les effets de la Dutch disease l'Etat et, d'autre part, les résultats recherchés, une
série de relations de cause à effet ou d'enchaînements
1006
Il peut s'agir aussi de chercher à atteindre des soit l'Etat manque de prise ou ne sait pas comment s'y
objectifs en matière d'environnement, d'autonomie,
prendre pour les actionner, soit les résultats apparais
d'armement, d'aide au développement... en interve
1741
fonctionnement des mécanismes de marché. La montrer qu'il en est ainsi en particulier parce que les
[Link]
fait que ne devraient être considérées comme justi ment dans le cas des politiques industrielles dans la
fiées que les politiques visant à faciliter et accélérer conception et la mise en œuvre desquelles les
les évolutions allant dans le sens du marché, à acteurs de base (bottom up) jouent, d'une manière
c
uiz.s
l'exclusion de toute autre politique. Il est vrai que ou d'une autre, un rôle plus important, sinon décisif.
918 POLITIQUES
3665
tuent des applications de la théorie des jeux au acteurs avec lesquels elle entretient des relations :
domaine des échanges internationaux. Elles visent, on parlera ainsi des politiques envers les fournis
dans cette perspective, à modifier, au moyen de seurs, les banques, les pouvoirs publics, les clients,
5410
taxes ou de subventions, les conditions et par là les le personnel, les concurrents, etc. la est également
équilibres de jeu au sein d'un oligopole international possible d'opérer des distinctions plus conceptuel
9:16
ou entre les membres d'un tel oligopole. Des rela les en séparant les politiques qui renvoient à des
tions entre les entreprises, l'analyse passe rapide choix éthiques ou moraux, de celles qui comman
dent l'allocation des ressources ou bien encore cel
35.1
ment à l'analyse des interactions entre les gouverne
ments. les qui président à l'action quotidienne ou routi
nière. La référence à la hiérarchie des objectifs
.66.1
• BELLON B., DE BANDT 1. (1 99 1) La politique générale, on peut retenir l'image d'une pyramide de
7
nomie Industrielle, 2ème éd., Economica. politiques allant des plus générales (par exemple :
code éthique, politique de développement)
BELLON B., NIOSI J. (sous la direction de) ( 1 995) jusqu'aux procédures standards et aux règles qui
0
années 1990, numéro spécial, Revue d'Economie spécifient les séquences d'accompEssement de cer
Industrielle, n07 1, 1er trim. taines tâches ou les modes d'action qui s'imposent
aux opérateurs (par exemple : usage des véhicules,
2
<> Prix prédateurs que celui de stratégie puisqu'il désigne des modes
POLYPOLE 919
665
[Link] l'absence de réactions des autres producteurs du
même bien à ses choix stratégiques qui fonde le
4103
Bibliographie concept de polypole. Dans une telle configuration
de marché, chaque entreprise n'est donc concernée
:165
CAPET M., CAUSSE G., MEUNIER 1. ( 1983) que par les réactions de l'ensemble des acheteurs
Diagnostic, Organisation, Planification d'Entre aux variations du prix de marché. La mobilité de la
prise, Economica. demande entre les différents offreurs peut être tou
5.19
MERIOOT J.O., LABOURDETTE A. ( 1 980) tefois d'intensité variable. Lorsqu'elle est infinie
Eléments de gestion stratégique des entreprises, (perte totale de ses clients lorsqu'un des offreurs
6.13
(KRELLE).
® Buts
Gl (A) Polypole parfait (ou concurrence par
0657
Métier
faite). Dans cette forme de marché, les produits
Mission offerts sont totalement homogènes (pas de préfé
7:10
ble stratégique sur laquelle chaque offreur peut agir réaliser lorsqu'elle est la seule à modifier son prix,
est le niveau de production. Une entreprise dési ceux de ses concurrents demeurant inchangés) spé
reuse de maximiser son profit offrira un volume de cifique et va donc choisir sa stratégie optimale
production tel que la dernière unité offerte lui coû comme le ferait le monopoleur (égalisation du coût
tera juste ce qu'elle lui rapporte c'est à dire le prix du marginal et de la recette marginale). En situation
marché. Le niveau de production est donc tel que le d'équilibre de longue période, les offreurs ne béné
coût marginal égale le prix de marché. En courte ficient pas non plus (à l'instar donc d'un polypole
période, (nombre donné d'offreurs) chaque firme
parfait) d'un profit « supra-normal ». Par rapport au
peut éventuellement réaliser un profit supérieur à
cas précédent, toutefois, le niveau de production de
son coût de capital. En longue période (prise en
compte de la mobilité des ressources productives), chaque firme sera plus faible. En effet, l'équilibre se
ce profit « supra-normal » n'est plus possible réalise au point de tangence de sa fonction de
puisqu'il déclenchera une entrée de nouveaux demande préférentielle et de sa courbe de coût
offreurs sur le marché. moyen de longue période.
3665
une hypothèse que cet auteur qualifiait lui-même
GLAIS M. ( 1 975) Microéconomie, Economica
« d'héroïque » : « Tout ajustement de prix d'un seul
5410
producteur étend son influence sur un si grand nom KRELLE W. ( 1 970) Production, demande, prix,
bre de concurrents que le choc ressenti par chacun VoUI. Gauthier-Villars.
est négligeable et ne l'amène pas à un réajustement
9:16
MACHLUP F. (1952) The economics of sellers'
de sa propre position » (CHAMBERLIN, p.82].
competition, [Link] Press. 35.1
Au sens de KRELLE, la mobilité des acheteurs
ROBINSON J. ( 1975) L'économie de la concur
s'avère toutefois imparfaite (ou incomplète) rence impaifaite, Dunod.
66.1
•
797:
Oligopole
marchés. CHAMBERLIN s'est toutefois attaché à diffé
rencier son approche (concurrence monopolistique) de @ Marché (structures de ***)
0065
c::> Trésorerie
1741
profonde qu'avant ».
SYSTEM INTERFACE FOR
None
3665
(ASSURANCE DE ***) Filiation directe de MARKOWITZ, la
� Assurance de portefeuille « révolution Bêta » . MARKOWITZ propose à
William SHARPE de faire sa thèse en approfondissant
5410
œl PORTEFEUILLE une de ses idées, l'existence d'un lien entre les
actions, tel qu'il se manifeste par les mouvements
(THÉORIE MODERNE
9:16
boursiers d'ensemble, à la hausse comme à la baisse.
SHARPE démontre que la rentabilité d'une action
DU ***) 35.1
dépend en partie de celle du marché dans son ensem
La théorie moderne du portefeuille est née en mars ble et que cette relation peut être formalisée de la
manière suivante :
.66.1
c'est-à-dire la rentabilité attendue par l'épargnant - l'Epsilon représente tous les éléments propres à
quand il acquiert un actif patrimonial ; l'entreprise qui font que la rentabilité de l'action ne
- le « risque » est le fait de ne pas obtenir cette suit pas étroitement l'influence du marché. Ce que
com:
rentabilité espérée et il est mesurable par l'écart l'on appelle le « risque non systématique >} du titre ;
type des rentabi lités. D'où le nom de cette - la « rentabilité du marché » est mesurée à partir
rvox.
mène, celui des mouvements d'ensemble de la calculs de rentabilité : la semaine ou le mois (la
bourse : ce qui est mesurable par la covariance majorité des études utilisent des données men
des rentabilités entre elles. C'est justement ce suelles sur 5 ans).
uiz.s
922 PORTEFEUILLE (THÉORIE MODERNE DU ***)
Cette relation a donné lieu à la « révolution utilisent le Bêta des actions pour composer leurs
Bêta » pour plusieurs raisons. D'abord la simplicité portefeuilles efficients. Il arrive il la conclusion
de la relation et celle de la mesure qui ne demande théorique que le marché ne va pas rémunérer le ris
que des procédures économétriques usuelles. Enfin que propre des titres puisque la prœédure de diver
et surtout, la limpidité du concept qui permet de sification permet de le supprimer entièœment et, en
classer les actions en trois catégories : conséquence, va rémunérer le seul risque systéma
tique, c'est-à-dire le Bêta. Cela :lignifie que les
- les actions « volatiles » ou « agressives » qui,
actions à risque élevé ne sont achetées que si elles
ayant un Bêta plus grand que UN, montent ou
procurent un surcroît de rentabilité ; et (;omme tou
baissent plus que l'indice du marché ;
tes les actions ont un détenteur, cela v<!ut dire que
- les actions « défensives » , au Bêta inférieur à leur prix (c'est-à-dire leur rentabilité) a été déter
UN qui varient moins que le marché ; miné par leur degré de risque. En conséquence, c'est
- les actions « neutres », au Bêta proche de ou le marché lui-même qui est le portefeuille diversifié
égal à UN qui suivent étroitement les variations optimal. Ce dernier résultat justifi,! théoriquement
du marché. tant les mesures de performance utilisant un indice
Aux Etats-Unis d'abord, puis en France, de nom de marché comme étalon que la cr,�ation des fonds
breuses sociétés vendent aux gérants de porte indiciels. Ce « Modèle d'équilibre des actifs
feuilles les estimations des Bêtas et la mesure du financiers » (MEDAF, en anglais CAPM) a donné
poids respectif du « risque systématique » et du lieu à une expression quasiment :populaire qui le
« risque non systématique » dans le risque total résume : « There is no free lunch » ; ce qui peut se
traduire par « On n'a rien sans rien ».
3665
d'une action. Pour donner un ordre de grandeur, le
rapport est 30-40 % pour le risque de marché et 60- L'application la plus important<! du MEDAF est
70 % pour le risque propre lié à une société cotée. sans conteste le modèle de détennination du prix
5410
Une autre application de la théorie du portefeuille d'une option de Fisher BLACK et Myron SCHOLES
a eu un profond retentissement : la mesure des per (PRIx NOBEL 1 997). Au départ de leur formule, il y
9:16
formances des fonds. Dans les années 1970 aux a une variante du MEDAF dans lequel les titres sont
Etats-Unis et comme encore trop souvent en négociés en continu et les actions suivent une cer
35.1
France, la mesure traditionnelle est de calculer sim taine loi de distribution.
plement combien le fonds a rapporté sans tenir Dernière conséquence - à ce jour - de la théorie du
.66.1
compte de la variabilité de ces résultats. Plusieurs portefeuille : les marchés à terme de contrats finan
auteurs (SHARPE, JENSEN, TREYNOR, FAMA) ont ciers, les marchés de futures. En 1 974, le Chicago
proposé des formules qui tiennent simultanément Board of Trade embauche un jeune maître de con
:105
compte de la rentabilité obtenue et du risque couru. férences de l' Université de Berkelty, Richard SAN
•
La formule la plus connue est celle de SHARPE en DOR, comme « directeur du développement », avec,
7
performance » de SHARPE est égal à la « prime de terme. SANDOR a fait sa thèse sur le marché des
risque » divisée par le risque couru. Soit : la renta créances hypothécaires et utilise ses connaissances
:100
bilité obtenue moins la rentabilité que l'on aurait pour élaborer le premier contrat à terme
obtenue sans prendre de risque (par exemple, la ren « financier » permettant de se protéger du risque
tabilité du placement en Caisse d'épargne) divisée
7
par l'écart-type des rentabilités durant la période GNMA. Lancé en 1 975, ce contrat rencontre un
analysée. grand succès, jusqu'à ce que, en 1 977, SANDOR réci
dive en créant un contrat « taux d'intérêt » fondé sur
7
[Link]-HAMONNO
individuel n'arrivait à faire mieux que le marché. Ce
surprenant résultat a été corroboré par de très nom Bibliographie
c
mondiales. Ce qui a conduit au lancement des fonds BERNSTEIN P.L. ( 1995) Des idées capitales, les
indiciels, apparus en France en 1988. origines improbables du Wall Street moderne, Col
lection Finance, PUF.
chola
3665
q Modèle d'équilibre des actifs financiers loppées au sein des grands cabinets de conseil inter
nationaux. Les trois principales matrices qui ont
• PORTEFEUILLE connu un succès important dans les années
5410
, soixante-dix et quatre-vingt, sont celles du BCG
D'ACTIVITES (BOSTON CONSULTING GROUP) , de MCKINSEY et
(ANALYSE DE *** )
9:16
d'ADL (ARTHUR D. LITTLE). Les trois modèles
reposent sur trois principes instrumentaux
L'amplification des politiques de diversification
35.1
communs :
mises en œuvre par les entreprises au cours de la
dernière décennie des « Trente Glorieuses » les a - la segmentation stratégique (et non plus le
66.1
l'environnement des entreprises mesuré par la mon lLa matrice du Bcg, ou matrice « croissance/part
tée des tensions inflationnistes à la fin des années de marché » est construite autour de deux variables :
soixante, le ralentissement durable de la croissance
1
tant l'accent sur la nécessité de ne pas considérer tue intrinsèquement l'indicateur instantané de la posi
chaque division ou chaque département comme une tion concurrentielle de l'entreprise. Quatre groupes
rvox.
entreprise en soi, sans véritable évaluation globale de produits/marchés apparaissent : les « vedettes » ,
de l'entreprise. C'est pourquoi s'est imposée la produits leaders dans un marché à croissance rapide ;
recherche d'une stratégie optimale pour l'entreprise, les « vaches à lait » , produits leaders dans un marché
chola
en fonction du potentiel de chaque domaine d'acti à faible croissance en phase de maturité de leur cycle
vité stratégique (DAS), de la position concurren de vie ; les « dilemmes » , produits à croissance
tielle occupée dans chaque domaine et des ressour rapide pour lesquels la position concurrentielle de
uiz.s
ces financières générées et consommées au sein de l'entreprise est fragile ; et les « poids morts » , pro-
924 PORTEFEUILLE DE TECHNOLOGIES
3665
La matrice ADL, ou matrice �� maturité/position Domaine d'activité stratégique
concurrentielle » s'appuie sur deux axes : d'une Diversification (stratégie de ***)
5410
part, l'intérêt stratégique d'un secteur, d'autre part la Différenciation (stratégie de ***)
position concurrentielle d'une entreprise. L'intérêt Ressources (stratégies de ***)
stratégique du secteur est appréhendé par un critère ® Facteurs-clé de succès
9:16
quasi-objectif lié au cycle de vie des activités. La Marché (part de ***)
position concurrentielle est évaluée à partir d'une 35.1
analyse multicritère souvent subjective, en réfé
rence aux facteurs-clé de succès.
PORTEFEillLLE D'ACTIFS
� Plan de financement
.66.1
•
moins à travers les trois messages principaux
qu'elles délivrent : � Probabilité risque neutre
7
6579
bles et souhaitables ;
7:10
- la position d'une activité dans la matrice donne � Modèle d'équilibre des actifs financiers
aussi des informations précises sur le comporte
TECHNOLOGIES
2
finesses d'analyse en agrégats ou sous-agrégats HAMEL G., PRAHALAD CK. ( 1 995) Conquête du
dépendent des objectifs visés : analyse du position futur, interéditions
nement concurrentiel, recherche de diversification, LEMAIRE B. ( 1996) Gagner dans l'incertain, Les
cession à un tiers... Ainsi, en métallurgie, le travail éditions d'organisation.
à chaud, pour limiter l'étendue de l'inventaire à ce MORIN J. (1992) Des technologies, des marchés et
domaine, peut faire appel à des « technologies » des hommes, Les éditions d'organisation.
différentes, le « forgeage » ou le « laminage » ; ces
deux termes sont suffisants pour identifier les acti Couéllats
vités de deux entreprises. Mais pour analyser le
� Resssources technologiques (inventaire des *** )
positionnement concurrentiel entre deux entreprises
Segmentation stratégique
dont les portefeuilles de technologies comprennent
� Stratégie technologique
tous deux le « laminage à chaud », il faut descendre
@) Portefeuille d'activités (analyse de *** )
à un niveau d'inventaire plus fin, la compétitivité
pouvant dépendre de l'expertise dont chacune fait Technologie
preuve, par exemple, dans le choix des caractéristi
ques de la surface des cylindres combiné à celui des
émulsions et additifs.
[J PORTEFEUILLE
Toutes les technologies d'un portefeuille n'ont
EFFICIENT
pas la même importance relative pour l'entreprise. Un portefeuille est efficient si, à son niveau de
Certaines se trouvent au coeur de son métier (le risque (mesuré par la variance ou l'écart-type de son
3665
laminage à chaud dans l'exemple précédent) ; elles taux de rendement prévisionnel), il est, parmi tous
font alors l'objet d'une attention particulière, par les portefeuilles possibles possédant ce niveau de
5410
exemple en investissement de recherche. D'autres risque, celui qui a l'espérance de rendement la plus
sont de nature plus périphérique, par exemple, dans élevée.
le cas précédent, les méthodes de gestion de la tré
9:16
sorerie qui peuvent changer sans influence notable On peut aussi dire, de façon équivalente, qu'un
sur le métier de l'entreprise. portefeuille est efficient si, à son niveau d'espérance 35.1
de rendement, il est, parmi tous les portefeuilles
On désigne souvent par « technologies clés », les possibles possédant ce niveau de rendement espéré,
technologies (plus ou moins agrégées) dont la maÎ celui qui a le risque le plus petit (graphique 1).
66.1
1 \ 1
gies jeunes et différenciatrices, base, pour le futur, l , I r 1 \ } � 1 1
..... !
1
i- -
/ , / ..... / ,
,
(formation, recherche ... ) ou externe (recrutement,
:148
JMORIN
making in large corporations, Fronco Angeli Libri, .De même, de tous les portefeuilles qui possèdent
Documenti Isvet, Milan. le niveau de rendement espéré Eop , seul le porte
HAMEL G., PRAHALAD CK. (1990) The core feuille B, qui possède le risque le plus faible, est
uiz.s
Le lieu géométrique des portefeuilles efficients La frontière d'efficience ainsi obtenue est consti
est appelé frontière d'efficience. Un portefeuille tuée par la partie supérieure d'une branche d'hyper
non-efficient est dit dominé. bole équilatère (graphique 2) :
3665
d' « efficient » désigne les portefeuilles qui, pour un
niveau d'inconvénient donné, ont l'avantage maxi
5410
mum ou, pour un niveau d'avantage donné, ont
l'inconvénient minimum. Dans la théorie du porte
feuille, l'avantage est constitué par l'espérance du Graphique 2
9:16
taux de rendement prévisionnel et l'inconvénient Frontière d'efficience lorsque les portefeuiUes ne cc,mprennent que des titres
risqués (partie supérieure d'une branche d'hyperbole équilatère).
par le risque mesuré par la variance de ce taux de
35.1
SHARPE montre que la forme de la frontière
rendement prévisionnel. Pour que le risque soit un
d'efficience est profondément modifiée par la prise
inconvénient, il est nécessaire que prévale une aver
66.1
Dans la sélection de portefeuille, la détermination quel portefeuille. Cela revient à supposer que
des portefeuilles efficients représente la première n'importe quel agent peut prêter ou emprunter au
étape du travail de sélection. Elle constitue le travail même taux sans risque if. Le titre sans risque peut
:
5797
des gérants de portefeuilles qui doivent déterminer être combiné avec n'importe qud titre ou porte
les portefeuilles efficients proposés au public. feuille risqué.
1006
connu, dans la théorie, une évolution sensible, de optimale de titres risqués. SHARPE montre que cette
e:14
feuille du marché.
Sa méthode consiste à calculer d'abord l'espérance
Ainsi, tous les portefeuilles efficients sont une
et la variance (ou l'écart-type) du taux de rendement
m
rance et variance de chaque titre et surtout coeffi Les portefeuilles efficients moins risqués que le
holar
cients de corrélation des titres pris deux à deux. portefeuille de marché M sont une combinaison du
Pour n titres considérés, il est nécessaire de disposer portefeuille de marché et de prêt au taux sans risque.
Ils sont situés sur le segment rfM. Les portefeuilles
c
n2 - n
uiz.s
de : - 2- coefficients de corrélation, ce qui est efficients plus risqués que le portefeuille de marché
POSITION DE PLACE 927
sont constitués de la façon suivante : un emprunt est ELTON E.J., GRUBER M.J. (1995) Modem Port
effectué au taux sans risque if ; le montant de folio Theory and Investment Analysîs, John Wiley
l'emprunt est ajouté à l'avoir initial et le tout est and Sons.
placé en portefeuille de marché (graphique 3) : GOFFlN R. (1998) Principes de Finance Moderne,
Econornica.
Ep
JACQUILLAT B., SOLNIK B. ( 1 997) Marchés
Financiers : Gestion de Portefeuille et des Risques,
3ème éd., Dunod.
SHARPE W.F. (1971) Portfolio and Capital Mar
ket Theories. Mc Graw-Hill.
Corrélats
+- Séparation (théorème de ***)
� Marché (droite de ***)
Modèle d'équilibre des actifs financiers
Modèle d'évaluation par arbitrage
Portefeuille (théorie moderne du ***)
Graphique 3 @) Assurance de portefeuille
Frontière d'efficience lorsqu'existe un titre sans risque.
Lorsqu'il est possible de prêteret d'emprunter au taux sans risque if ,
Marchés financiers (efficience des ***)
les portefeuif!es efficients sont situés sur la demi-droite rfZ appelée
Copi/al Morkel Line {droite de marché des ponefeuiUes efficienls).
POSITION DE CHANGE
3665
L'obtention de portefeuilles efficients devient
� Change (position de ***)
très simple en théorie : il suffit de combiner le titre
5410
sans risque et le portefeuille de marché dans des
proportions qui correspondent au degré de risque D POSITION DE PLACE
recherché.
Sur un marché à terme il est possible de prendre
9:16
Pour la réalisation pratique de portefeuilles effi position avec un règlement ou une livraison diffé
cients, les choses sont moins simples. Le vrai por rée. Ainsi, sur le marché des actions du règlement
35.1
tefeuille de marché est irréalisable. L'emprunt au mensuel à Paris, la séance de la liquidation marque
taux sans risque n'est pas possible pour tout le le changement de mois boursier. Elle intervient à la
66.1
tement corrélé avec le vrai portefeuille de marché que un règlement ou une livraison dans le mois
et dont la combinaison avec le titre sans risque don boursier courant.
797:
nerait des « portefeuilles presque efficients » ? Le La position de place évalue en francs les positions
mot « presque » est vague et n'indique pas ce que relatives des acheteurs et des vendeurs. Sur le mar
0065
l'on peut accepter comme perte d'efficience. ché des actions, on observe en moyenne que les
acheteurs en position sont plus nombreux que les
ROLL a montré que l'efficience est très sensible
vendeurs en position.
27:1
risqué et à la même combinaison de titres risqués se tions ouvertes font l'objet d'une large publicité quo
:148
Dunod.
SIMON Y. (1994) Les marchés à terme de taux
Bibliographie d 'intérêt. Economica, Gestion poche.
chola
tice-Haii. @) Cotation
928 POSITION DOMINANTE
3665
l'autorité communautaire en charge de l'application quasi-infinitésimale (par rapport à celle du marché)
de ces textes fut de définir cette notion inconnue des offreurs permettait d'exclure l'existence de tout
5410
jusqu'alors (A). Le second fut de faire appel à cer effet de domination. Il n'est donc pas étonnant que
tains concepts élaborés par l'analyse économique de les autorités de la concurrence examinent en tout
la firme et des marchés pour démontrer qu'une premier lieu l'importance des parts de marchés des
9:16
entreprise détient une position dominante (B). principaux protagonistes. Dans les cas extrêmes
• (très faible ou très forte part de marché de l'entre
35.1
(A) Une notion inconnue. Au sens de la juris
prudence maintenant bien établie par les autorités prise concernée) la preuve de l'absence ou de l'exis
communautaires de la concurrence, une entreprise tence de la position dominante peut être quasiment
66.1
détient une position dominante lorsqu'elle est jugée établie sur ce seul critère. Le plus souvent toutefois,
capable de se comporter de « façon indépendante » l'entreprise présumée dominante se trouve dotée
105.
sur un marché. L'entreprise dominante peut donc d'une part de marché moins significative (40-60 %
choisir sa stratégie sans s'inquiéter des réactions par exemple). Dans ce cas, l'aptitude de cette entre
797:
possibles de ses concurrents, fournisseurs et clients. prise à agir de façon indépendante (et donc en fili
grane à pouvoir augmenter ses profits) ne peut s'éta
La position dominante étant donc appréciée par
0065
référence (Relevant Market) sur lequel la firme con une entreprise ne peut augmenter son taux de profit
cernée est supposée exercer son indépendance de que si (ceteris paribus) la demande de marché
2
comportement. Conformément aux enseignements s'avère peu sensible aux variations de prix et à con
1741
duits disponibles présentant entre eux une inter dominante implique donc la réunion d'un ensemble
changeabilité suffisante pour satisfaire une d'indices suffisamment concordants. Outre, l'exa
demande donnée.
None
dans quelle mesure les utilisateurs des produits ché à résister à une stratégie agressive de la firme
« fonctionnellement interchangeables » sont à ce présumée dominante ;