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Le Bus CAN

Le document décrit les principales caractéristiques du protocole CAN, notamment son codage physique différentiel sur deux fils, son réseau multi-maîtres et sa structure de trame robuste incluant un champ d'identification, de données, de contrôle et d'acquittement.

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Le Bus CAN

Le document décrit les principales caractéristiques du protocole CAN, notamment son codage physique différentiel sur deux fils, son réseau multi-maîtres et sa structure de trame robuste incluant un champ d'identification, de données, de contrôle et d'acquittement.

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Le bus CAN

Le protocole CAN

• principales caractéristiques
• Codage physique des bits CAN
• Le réseau CAN
• Codage des informations
• Structure détaillée de la trame
• Trace d’une trame CAN à l’oscilloscope
• Réception en mode dégradé
Le protocole CAN –principales caractéristiques

 Débit utilisés : 250 kbits/s (PSA), 500 kbits/s (BMW, Mercedes, 407),
soient de 4 à 2 s/bit

 Longueur de la zone de données jusqu'à 8 octets

 Architecture multi-maîtres avec résistances de terminaison de ligne

 8 stations maximum par bus

 Convient bien pour des échanges rapides et autonomes : moteur et


sécurité

 Très grande diffusion à l’échelle mondiale :


• 97 Millions de noeuds CAN vendus en 1998,
• prévision 2003 : 173 Millions
• VAN : prévision quelques millions /an

 Ne supporte aucun défaut sur le bus (ni coupure, ni court-circuit)


Le protocole CAN – Codage physique des bits
 Le codage physique des bits peut se faire :
 Par rayon lumineux infrarouge
 Par fibre optique
 Par liaison hertzienne (info en numérique des
capteurs de pression pneu)
 Par liaison électrique

 Pour les applications automobiles, une


paire de conducteurs électriques a été
choisie. BSI

 Ces deux fils de cuivre isolés, ont une


section de 0.6 mm2 CAN Car 1

 Les 2 fils sont torsadés pour :


• contrer les parasites émis par les
trames (signaux électriques) véhiculées BM34 CV00 6560
sur le bus
• pour diminuer la surface apparente
des fils afin de limiter les perturbations
électromagnétiques ou radioélectriques
Le protocole CAN – Codage physique des bits
 Les désignations des fils : CAN L (low) et CAN H (High)

 Les états logiques (0 ou 1) sont codés par différence de potentiel entre les deux
fils : tenue aux perturbations

 U CAN H – U CAN L = 2V 0

 U CAN H – U CAN L = 0V 1

 Au repos, le potentiel aux bornes des deux lignes CAN est porté à 2.5 V, le signal
résultant est au niveau logique 1
Le protocole CAN – Codage physique des bits

 Cette transmission différentielle est


très robuste aux perturbations.

 Ici le 3ème bit est affecté par un


parasite : les 2 signaux sont perturbés.

 Au final, la soustraction entre UD et


UDB reste toujours de même signe : le
bit sera codé à la bonne valeur.

Un signal numérique parasité peut être


restauré avec une électronique simple,
si la discrimination entre 0 et 1 reste
possible.
Le protocole CAN – Le réseau CAN

 Les boîtiers sont montés en série sur le réseau

 Les 2 boîtiers extrêmes du réseau (gestion moteur et BSI) intègrent


chacun 2 résistances de 60 ohms en série

 Ces résistances de terminaison de ligne sont très utiles pour effectuer


un test de continuité des lignes du bus

 S’il se produit un défaut de connectique sur un calculateur, plusieurs


autres peuvent se trouver en défaut !
Le protocole CAN – Le réseau CAN

1320 (moteur) BSI


60 CAN H

CAN L

• Les 2 capacités de 100 pF(optionnelles) absorbent les éventuels pics de


tension
• Les 4 résistances (60 ) évitent au bus de parasiter et d’être parasité
• Mesure de la résistance entre CAN L et CAN H possible : 60
 Si coupure de ligne : R > 60 ohms ( 120 )
 Si lignes en court-circuit : R < 60 ohms ( 0 )
Le protocole CAN – Le codage des infos

 Pour que le message soit bien transmis, les horloges de l’émetteur et du


récepteur ne doivent pas avoir de décalage

 Pour cela il suffit de re-synchroniser régulièrement l’horloge du


récepteur sur celle de l’émetteur

 Le principe consiste à effectuer un bourrage de bit inverse : méthode


de bit stuffing

 Après 5 bits de même niveau, un bit (sans signification) de niveau


inverse est ajouté

 Le récepteur reconnaît ces bits stuffing, cale son horloge, les supprime,
et reconstitue le message initial

 La vitesse de transmission CAN est exprimée en bits/s. Le débit réel


des infos ne doit pas tenir compte de ces bits stuffing.
Le protocole CAN – Structure détaillée de la trame
 La trame sur le CAN se répartie en 7 champs :
Zone d’arbitrage

Début Identificateur Com. Informations Contrôle Ack Fin


 SOF (Start Of Frame) :
• Commence toujours par 1 bit de poids fort (bit à 0), la ligne étant
précédemment au repos
• Ce bit ne sert qu’à synchroniser les horloges internes des récepteurs sur
celle de l’émetteur : bit de start

Début Identificateur Com. Informations Contrôle Ack Fin


 Champ composé de 12 bits :
 Les 11 premiers indiquent l’identité du contenu du message, et servent
également à l’arbitrage (gestion des priorités)
• Le dernier bit permet de coder la nature du message : trame de données
(ex : régime moteur) ou trame de requête (demande de T° eau)
 bit à 0 (dominant) : trame de données
 bit à 1 (récessif) : trame de requête
Le protocole CAN – Structure détaillée de la trame

Début Identificateur Com. Informations Contrôle Ack Fin

 Champ de commande constitué de 6 bits :


 Les 2 premiers serviront pour une éventuelle évolution du protocole (bits de
réserve)
 Les 4 derniers permettent de coder le nombre d’octets du champ de
données
Nbre d’octets du champ de données

0 1 2 3 4 5 6 7 8

Bit n°1 0 0 0 0 0 0 0 0 1

Bit n°2 0 0 0 0 1 1 1 1 1

Bit n°3 0 0 1 1 0 0 1 1 1

Bit n°4 0 1 0 1 0 1 0 1 1
Le protocole CAN – Structure détaillée de la trame

Début Identificateur Com. Informations Contrôle Ack Fin

 Ce champ contient de 0 à 8 octets de données (64 bits maxi)

Début Identificateur Com. Informations Contrôle Ack Fin

 Ce champ de vérification des données est composé de 2 parties :


 Code de vérification des données transmises sur 15 bits : le
récepteur compare son code à celui de l’émetteur ; si différence :
pas d’acquittement
 Délimiteur de vérification de données : marque la fin de vérification,
1 bit toujours à l’état 1
 Ce contrôle est effectué par tous les boîtiers du réseau
Le protocole CAN – Structure détaillée de la trame
Début Identificateur Com. Informations Contrôle Ack Fin

 Ce champ d’acquittement est composé de 2 bits :


 Un bit d’acquittement à l’état 0 si le calcul du code de vérification
des données est correct ; si une erreur : bit laissé à l’état haut
 Un bit délimiteur d’acquittement, toujours à l’état haut (1)
 Tous les boîtiers du réseau doivent acquitter, même si la trame ne
les concerne pas (perte de temps possible)

Début Identificateur Com. Informations Contrôle Ack Fin

 Champ de fin de trame : suite de 7 bits à l’état 1


 Le codage par bit stuffing est désactivé à partir de cet instant

 Remarque :
• 3 bits à l’état 1 séparent obligatoirement 2 trames consécutives
• 108 bits (sans les stuffing) sont nécessaires pour 64 bits de données
Le protocole CAN – Trace CAN à l’oscilloscope
EXERCICE
Le protocole CAN – Réception en mode dégradé

Dans les cas de pannes suivants :

 Fil Can L ou Can H à la masse


 Fil Can L ou Can H à +BAT (+12volts)
 Fil Can L ou Can H coupé
Court-circuit entre les fils Can L et Can H
 Calculateur avec terminaison de ligne absent

La communication sur le réseau CAN n’est plus possible


Le protocole CAN – Evolution : CAN LS/FT (Low Speed / Fault Tolerance)

CAN LS
Sous forme de Bus / Boucle / Arbre…

Principes CAN HS et CAN LS

M M M
•Multi-maîtres
M M
Le protocole CAN – Evolution : CAN LS/FT (Low Speed / Fault Tolerance)

Mode de transmission
+5v 5.1K

CAN LS RADIO
Différentiel, 2 fils CAN L et CAN H
Accès en courant
Récessif 1 à 10 mA
Dominant 70 mA

+5v
+5v Pull up
500 5.1K

Boîtier AAS
maître

Pull down
CAN H 4.5 v
CAN L 0.5 v
Liaison de type libre : les calculateurs sont câblés en
parallèle par le biais d’épissures
Le protocole CAN – Evolution : CAN LS/FT (Low Speed / Fault Tolerance)

Veille / réveil :
CAN LS
Toutes les stations qui possèdent un +Temporaire, peuvent être
mises en veille par la coupure du +Temporaire.
Mais à tout moment les stations du réseau peuvent réveiller le
système et demander le rétablissement du +Temporaire.
masse
Boîtier CAN H Bloc
maître CAN L
+ Temporaire
porte

Radio-
téléphone
Le protocole CAN – Evolution : CAN LS/FT (Low Speed / Fault Tolerance)

Les débits :
Débit normalisé jusqu’à 1Mbit/s

CAN HS
Débits couramment utilisés : 250Kbit/s (PSA RENAULT)
500Kbit/s (BMW MERCEDES
Peugeot 407)
4 s 2 s
CAN LS
Débits couramment utilisés : 100Kbit/s (FIAT)
125Kbit/s (MERCEDES et
PEUGEOT 407)
10 à 8 s
Jusqu’à 10 équipements (environ 100 normalisés)
Le protocole CAN – Evolution : CAN LS/FT (Low Speed / Fault Tolerance)

Les erreurs :

CAN HS le réseau ne supporte absolument rien

CAN LS
Détection des défauts de ligne :
(coupure, masse, +alim, court-circuit entre CAN H et CANL).

Mode dégradé sur un seul fil.

Pour un bon diagnostic, il faut et il y a toujours de la


communication sur le réseau.

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