Cours - Géométrie Plane
Cours - Géométrie Plane
: Géométrie
Plane 1
Introduction 5
11. Fiche n°9 : Éléments remarquables dans les triangles particuliers. ............................................................. 34
11.1. Propriétés des triangles particuliers. ......................................................................................................................................... 34
1. Analyse de travaux d'élèves : reconnaissance de figures simples dans une figure complexe. ....................... 58
Objectifs
1 : réactiver vos connaissances de géométrie plane du programme de collège (cycle 4) :
définitions, propriétés, structure du raisonnement et procédures de démonstration
2 : initier une réflexion sur les programmes de l'école primaire, la lecture des documents
institutionnels, les modalités d'enseignement de cette notion.
3 : assurer une première approche des notions de didactique des mathématiques dans le
domaine de la géométrie plane (l'aspect "formes" à l'école maternelle sera abordée dans
un autre chapitre)
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Carine Sort, Alexandre Becart, Université de Cergy Pontoise
Introduction
Dans ce premier chapitre, en sus des connaissances théoriques, nous commencerons à introduire une première
réflexion sur l'usage des outils informatiques ainsi que sur les savoirs professionnels à acquérir relevant de la
didactique des mathématiques : erreurs, obstacles, procédures, situations d'enseignement, situations de référence,
analyse a priori,... à travers les exercices et les situations problèmes proposés.
Nous tenons à vous informer dès maintenant qu'il n'est pas attendu, à l'école primaire de présentation formelle tel
que des définitions des objets géométriques abordés. Celles-ci sont du fait du collège. Les définitions que vous
rencontrerez dans ce cours ne sont là que pour vous assurer un minimum de recul théorique. l'approche des
mathématiques à l'école primaire est faite de façon empirique à partir de manipulation, d'expériences, de problème
et de raisonnements. Pour les définitions, il s'agit simplement que les élèves utilisent le vocabulaire correct à bon
escient sans leur demander de formuler une définition de l'objet géométrique en jeu. Ceci est essentiel pour
comprendre les attentes de la géométrie de l'école primaire dès le début de ce cours.
Le chapitre de géométrie plane se décompose en une première partie sur les connaissances de base, suivie d'une
première approche réflexive sur les programmes de l'école primaire et de notions didactiques et d'un découverte de
l'usage des logiciels de géométrie dynamique en classe.
Au début de ce chapitre, il s'agit de vous rappeler les connaissances de base nécessaires de géométrie plane exigées
au concours et de tout futur professeur des écoles ; le cours ne saurait être exhaustif et vous pourrez le compléter
(devrez !) au gré de vos lectures complémentaires (par exemple manuels de 3ème ou de 2nde générale ou tout livre
de préparation au concours). Puis nous apportons une première réflexion (brève) sur les programmes du primaire
pour vous permettre d'entrer progressivement dans les lectures institutionnelles nécessaires et les savoirs
professionnels liés à chaque thème abordé tout au long de cette année de M1. La dernière partie renvoie aux logiciels
de géométrie dynamique pour compléter la partie plus générale sur l'apprentissage des TICE nécessaire.
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Carine Sort, Alexandre Becart, Université de Cergy Pontoise
Quelques Définitions et propriétés
Quelques Définitions et
propriétés I
Le livre d'Euclide intitulé les Eléments a été écrit vers 300 avant Jésus-Christ. Etudié jusqu'au début du XXème
siècle, ce livre contient des théorèmes antérieurs, notamment les théorèmes de Pythagore et de Thalès.
Un apport fondamental de ce livre est la démarche exposée : après avoir instaurées des axiomes (règles de base
non démontrables mais qui semblent intuitivement évidentes ; exemple : par deux points distincts du plan, il ne
passe qu'une et une seule droite), ces règles de base servent de point de départ à des déductions obtenues par
raisonnement : les propriétés, les théorèmes, leurs réciproques, leurs contraposées, et autres corollaires etc. La
géométrie (mot d'origine grecque signifiant « mesure de la Terre ») devient une théorie axiomatique ; Les faits
de l'expérience accumulés pendant des siècles notamment en Mésopotamie et en Egypte, à partir des pratiques
d'arpentage, d'architecture, d'astronomie trouvent leur cohérence dans leur interdépendance déductive. Les
quatre premiers volumes sont consacrées à la géométrie plane et étudient les propriétés des figures rectilignes et
de cercles. Les solutions des problèmes se construisent à la règle et au compas. Une distinction est faite entre
les objets géométriques abstraits et leurs réalisations concrètes obtenus à l'aide de ces instruments.
Les connaissances et les capacités attendues d'un candidat au concours de professeur des écoles en géométrie
sont principalement : connaître des propriétés géométriques de figures usuelles une configurations de base,
démontrer une proposition géométrique en utilisant la méthode déductive, reproduire ou construire des figures
à la règle ou au compas, décrire une figure ou rédiger un programme de construction.
2. Raisonnement hypothético-déductif
Le principe même du raisonnement en mathématiques est l'implication (propriété direct) : un fait en implique
un autre, une hypothèse entraîne une conclusion : A entraîne B.
Un exemple :
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fiche n°1 : Distance et Cercle.
Méthodologie : Pour la partie théorique du concours, il est attendu de vous que vous appliquiez un raisonnement
hypothèse déductif et logico-déductif c'est à dire un raisonnement basé sur une suite de raisonnements objectifs
basés sur les règles de la logique permettant de déduire un résultat à partir des hypothèses données.
Cette attente est particulièrement forte dans les exercices de géométrie pour lesquels il faudra vous appliquer à
une rédaction complète, claire, précise et concise.
2. Alors par l'application d'une propriété dont les hypothèses satisfont la condition initiale
3. Nous pouvons conclure que la conséquence de la propriété dans notre cas particulier est vraie
Si la démonstration à une question nécessite d'appliquer ces trois temps plusieurs fois on dira que c'est un
raisonnement en plusieurs étapes. De manière général, la difficulté importe des raisonnement en plusieurs
étapes induit la faible fréquence de question de ce type dans les sujets de concours.
7
3. fiche n°1 : Distance et Cercle.
3.1. Définitions.
On appelle milieu du segment [AB] le point I appartenant au segment [AB] et qui partage ce segment en deux
segments superposables [AI] et [IB].
Figure 1_1
On appelle disque D de centre O et de rayon r l'ensemble des points M tels que la distance entre O et M soit
inférieure ou égale à r. (C'est une surface.)
8
3.2. Problèmes de distance.
Figure 1_2
Figure 1_3
Figure 1_4
9
Propriété : La distance du point A à la droite d est la plus petite distance de A avec un point de d.
3.3. Tangente.
Figure 1_5
Figure 1_6
Figure 1_7
Deux droites perpendiculaires sont deux droites sécantes qui forment un angle droit.
Deux droites parallèles sont deux droites qui ne sont pas sécantes.
10
Fiche n°3 : Angles.
11
5. Fiche n°3 : Angles.
5.1. Angles adjacents, supplémentaires et complémentaires.
sont adjacents.
Figure 2_1
Figure 2_2
Figure 2_3
12
5.2. Angles opposés par le sommet ou formés par deux parallèles et une sécante.
Figure 2_4
sont correspondants.
Figure 2_5
Si deux droites parallèles sont coupées par une sécante, alors les angles correspondants, alternes – internes ou
alternes – externes ont même mesure.
Propriété réciproque.
Si deux droites sont coupées par une sécante en formant deux angles correspondants, alternes – internes ou
alternes – externes de même mesure, alors elles sont parallèles.
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5.3. Angles au centre ou inscrit dans un cercle.
Figure 3_1
Figure 3_2
Figure 3_3
14
Fiche n°4 : Polygones.
Figure 3_4
Figure 3_5
15
6. Fiche n°4 : Polygones.
6.1. Généralités.
Définition : Vocabulaire.
Voici un polygone à 5 sommets : A, B, C, D et E.
Figure4_1
Les côtés d'un polygone ont pour extrémités deux sommets consécutifs.
Les diagonales sont des segments qui ont pour extrémités deux sommets non consécutifs.
Un polygone peut être convexe (figure 4_2), concave (figure 4_3) ou croisé (figure 4_4).
Figure 4_2
16
Figure 4_3
Figure 4_4
Figure4_5
Figure 4_6
17
Propriété : Deux cotés sont parallèles et sont de même longueur, alors les cotés sont égaux 2 à 2.
Il y a un angle droit.
Figure 4_7
Figure 4_8
Figure 4_9
18
Rappel : Angles égaux
Figure 4_10
Figure 4_11
Rappel : Diagonales
perpendiculaires
Figure 4_12
19
de même longueur
Figure 4_13
de même milieu
Figure 4_14
Fondamental : Propriétés.
- Propriétés :
Un polygone régulier est invariant par une rotation autour de son centre et d'angle 360°n dans un sens
quelconque. (voir Ch05 compléments de géométrie)
- Conséquences :
Tous les angles au centre d'un polygone régulier sont de même mesure.
20
Fiche n°5 : Triangles.
Figure 4_15
Attention : tous les hexagones et les pentagones ne sont pas nécessairement des polygones réguliers. (Voir ch05)
21
7. Fiche n°5 : Triangles.
7.1. Triangle quelconque.
Vocabulaire.
Fondamental
Propriété. La somme des mesures des angles d'un triangle est égale à 180°.
Exemple
Figure 5_1
Définition
Un triangle isocèle est un triangle ayant deux côtés de même longueur.
On appelle sommet principal le sommet dont sont issus les deux côtés de même longueur, et, base le côté opposé
à ce sommet.
De plus
Figure 5_2
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7.3. Triangle équilatéral.
Définition
Un triangle équilatéral est un triangle ayant ses côtés de la même longueur.
De plus .
Figure 5_3
Définition
Un triangle rectangle est un triangle ayant un angle droit.
De plus .
Figure 5_4
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8. Fiche n°6 : Droites Remarquables dans un triangle.
8.1. Médiatrices.
Définition
On appelle médiatrice du segment [AB], la droite Δ qui passe par le milieu I du segment [AB] et qui est
perpendiculaire à la droite (AB).
Réciproquement, tout point M équidistant des points A et B appartient à la médiatrice Δ du segment [AB].
Fondamental
Figure 6_1
8.2. Bissectrices.
Définition
On appelle bissectrice de l'angle , la demi-droite [Az) d'origine le sommet A de l'angle et qui partage l'angle
en deux angles adjacents superposables .
Tout point M de la bissectrice [Az) de l'angle est équidistant des côtés [Ax) et [Ay).
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Réciproquement, tout point M équidistant des demi-droites [Ax) et [Ay) appartient à la bissectrice [Az) de
l'angle .
Figure 6_2
Définition
On appelle médiane d'un triangle, tout segment qui joint un sommet au milieu du côté opposé.
Figure 6_3
25
Fiche n°7 : Quadrilatères.
Définition
On appelle hauteur d'un triangle, toute droite passant par un sommet et perpendiculaire au côté opposé. Le point
d'intersection d'une hauteur avec le côté qui lui est perpendiculaire s'appelle le pied de la hauteur.
Figure 6_4
26
9. Fiche n°7 : Quadrilatères.
9.1. Vocabulaire et propriété des angles
Définition : Vocabulaire
Quatre points distincts A, B, C et D déterminent un quadrilatère.
Les segments [AB], [BC], [CD] et [DA] sont les côtés du quadrilatère.
9.1.1. Trapèze.
Définition
Figure 7_2
27
Un trapèze rectangle est un trapèze ayant un coté non-parallèle
perpendiculaire aux côtés parallèles.
Figure 7_3
Figure 7_4
9.2. Cerf-volant
Définition
Figure 7_5
28
9.3. Parallélogramme.
Définition
Figure 7_6
Fondamental : Propriétés.
Un parallélogramme a un centre de symétrie qui est le point d'intersection des diagonales, appelé centre du
parallélogramme.
9.4. Rectangle.
Définition
Figure 7_7
29
Fondamental : Propriétés
- Un rectangle est un parallélogramme.
- Dans un rectangle, les diagonales ont même longueur.
- Un rectangle a deux axes de symétrie, les médiatrices des côtés opposés.
- Reconnaître un rectangle.
- Si un parallélogramme a un angle droit alors c'est un rectangle.
- Si un parallélogramme a ses diagonales de même longueur alors c'est un rectangle.
9.5. Losange.
Définition
Figure 7_8
Fondamental : Propriétés
- Un losange est un parallélogramme.
- Dans un losange, les diagonales sont perpendiculaires.
- Un losange a deux axes de symétrie, ses diagonales.
- Reconnaître un losange.
- Si un parallélogramme a deux côtés consécutifs égaux alors c'est un losange.
- Si un parallélogramme a ses diagonales perpendiculaires alors c'est un losange.
9.6. Carré.
Exemple
Figure 7_9
30
9.7. Propriétés de symétrie des quadrilatères usuels.
Fondamental
- Un parallélogramme a un centre de symétrie, ce centre de symétrie est le point d'intersection de ses
diagonales.
- Remarque : un parallélogramme non losange et non rectangle n'a pas d'axe de symétrie.
- Si un quadrilatère est un parallélogramme alors ses diagonales ont le même milieu (les milieux des
diagonales sont confondus)
- Un rectangle a un centre de symétrie (le point d'intersection de ses diagonales) et deux axes de symétrie
(les médiatrices de ses côtés).
- Remarque : les diagonales ne sont pas axes de symétrie pour un rectangle non carré.
- Un losange a un centre de symétrie (le point d'intersection de ses diagonales) et deux axes de symétrie
(ses diagonales).
- Un carré a un centre de symétrie (le point d'intersection de ses diagonales) et quatre axes de symétrie (les
médiatrices de ses côtés et ses diagonales).
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10. Fiche n°8 : Théorèmes dans le triangle.
10.1. Dans le triangle rectangle
Fondamental
Trois énoncés pour le théorème direct :
1. Si un triangle est inscrit dans un cercle en ayant un diamètre du cercle pour côté, alors ce triangle est
rectangle.
2. Dans un triangle, si le milieu d'un côté est équidistant des trois sommets, alors ce triangle est rectangle.
- Interprétation :
- Donnée : ABC est un triangle rectangle en A.
- Conclusion : BC² = AB² + AC².
Figure 8_1
Autre énoncé :
Si un triangle est rectangle, alors le carré de la longueur de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des
longueurs des côtés de l'angle droit.
- Interprétation :
- Donnée : BC² = AB² + AC².
- Conclusion : ABC est un triangle rectangle en A.
Autre énoncé :
Si le carré de la longueur du plus grand côté d'un triangle est égal à la somme des carrés des deux autres
longueurs des côtés du triangle, alors le triangle est rectangle.
32
Fiche n°9 : Éléments remarquables dans les triangles particuliers.
Si les longueurs des côtés d'un triangle ABC ne vérifient pas l'égalité : , alors le triangle
ABC n'est pas un triangle rectangle en A.
- Interprétation :
- Donnée : .
- Conclusion : ABC n'est pas un triangle rectangle en A.
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11. Fiche n°9 : Éléments remarquables dans les triangles particuliers.
11.1. Propriétés des triangles particuliers.
Figure 9_1
Figure 9_2
Autrement dit:
- Si le triangle ABC est rectangle en A, alors le cercle qui lui est circonscrit a pour diamètre l'hypoténuse
(ou encore, un triangle rectangle est inscrit dans un demi-cercle ayant pour centre le milieu de son
hypoténuse).
Réciproquement :
Figure 9_3
34
Autrement dit :
- Si [BC] est un diamètre d'un cercle et si A est un point de ce cercle, distinct de B et de C, alors le triangle
ABC est rectangle en A.
- Si le triangle ABC est rectangle en A, alors la médiane issue de A a une longueur égale à la moitié de
celle de l'hypoténuse [BC].
Réciproquement :
- Si la médiane issue du sommet A du triangle ABC a une longueur égale à la moitié de celle de [BC], alors
ABC est rectangle en A.
Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal est aussi bissectrice de l'angle dont le sommet est
le sommet principal.
Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal est aussi médiane de la base.
Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal est aussi axe de symétrie du triangle.
Figure 9_4
Le triangle équilatéral est isocèle de trois façons différentes, donc, chaque hauteur d'un triangle équilatéral est
aussi médiatrice, bissectrice, médiane, axe de symétrie du triangle.
L'orthocentre d'un triangle équilatéral est donc confondu avec le centre du cercle circonscrit, le centre du
cercle inscrit et le centre de gravité: ce point est appelé le centre du triangle équilatéral.
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Fiche 10 : Construction de figures à la règle et au compas.
Construction d'un triangle : On reproduit au compas ses trois côtés (on remarquera qu'une fois reproduit un côté
–donc deux sommets de ce triangle– il y a deux solutions pour le troisième sommet, les deux solutions obtenues
étant superposables).
Construction d'un angle de mesure donnée : Cela consiste à reproduire un triangle dont un angle est l'angle à
reproduire ; pour éviter de changer trop fréquemment l'écartement des branches du compas, on choisit
généralement de reproduire un triangle isocèle dont cet angle est angle principal.
Figure 10_1
36
Fiche 10 : Construction de figures à la règle et au compas.
Remarque : en désignant par I le milieu de [AB], la médiatrice de [AB] est aussi la bissectrice de l'angle (plat)
. La construction relève exactement de la même procédure.
Elle est déterminée par les points d'intersection de deux cercles (de centres respectifs A et B) et de même rayon.
Figure 10_3
On trace un cercle de centre A et rayon arbitraire ; ce cercle coupe la droite d en deux points M et N. On trace
(partiellement) deux arcs de cercle de même rayon, de centres respectifs M et N tels qu'ils se coupent en I (et en
un autre point qu'on n'utilise pas).
Justification de la construction :
M et N sont sur le cercle de centre A donc AM = AN
I est sur les cercles de centre M et N qui ont même rayon donc MI = NI
Ainsi, AM = AN et MI = NI
donc A et I sont chacun à égale distance de M et N
donc les points A et I sont deux points (distincts) de la médiatrice du
segment [MN]
donc (AI) est la médiatrice du segment [MN]
Or la médiatrice d'un segment est la droite passant par le milieu de ce
Figure 10_4 segment et perpendiculaire à la droite support de ce segment, donc (AI) ⊥
(MN)
Figure 10_5
37
Fiche 10 : Construction de figures à la règle et au compas.
On place arbitrairement sur la droite d deux points B et C. On trace le cercle de centre A et rayon BC et le
cercle de centre C et rayon BA : ces deux cercles se coupent en deux points, un point D tel que le quadrilatère
ABCD est convexe (et un point D' qu'on n'utilise pas).
Justification de la construction :
AD = BC et CD = BA
donc ABCD est un parallélogramme
Le quadrilatère ABCD est convexe et ses côtés opposés ont même
longueur, donc ABCD est un parallélogramme
donc (AD) // (BC)
Figure 10_6
Le « guide-âne » est un outil constitué d'un réseau de droites parallèles équidistantes [si vous achetez un bloc de
papier à lettre uni, il y a une feuille complémentaire comportant un réseau de lignes régulièrement espacées
(donc parallèles), pour vous aider à écrire droit (d'où l'expression commune « guide-âne »)]. Il permet de
partager en parts égales un segment de droite. Si l'on ne dispose pas de guide-âne préréglé, on en construit un
(revoir le tracé de droites parallèles).
On trace une droite passant par A, sur laquelle on place les points dans cet ordre
tels que
On trace les droites , et les parallèles à passant par . Elles coupent (AB)
en six points qui partagent le segment [AB] en sept segments de même longueur.
38
Fiche 10 : Construction de figures à la règle et au compas.
Exemple 1
Remarque théorique :
Dans le cas présent, le tracé de médiatrices de segments aurait suffi pour résoudre le problème de partage en
quatre segments de même longueur, ce qui n'est pas le cas dans le problème suivant.
Exemple 2 :
Enoncé : construire à la règle et au compas un segment qui
mesure les 1/3 d'un segment donné.
Exemple 2
39
Points de repère sur l'enseignement de la géométrie dans les classes primaires.
1. Bibliographie indicative.
Complément
Les principaux textes institutionnels à ce sujet sont, outre les programmes :
Ces documents sont toujours d'actualité pour ce qui est de l'orientation didactique à donner au cours de
géométrie de l'école primaire (maternelle et élémentaire) cependant il est nécessaire de réajuster le contenu des
programmations proposées, en fonction des données actuelles (par exemple, « Construire les hauteurs d'un
triangle » n'était pas une compétence attendue en 2002, par contre le cercle a disparu du programme du cycle 2
en 2008). Enfin de nombreux articles de didactiques accessibles permettent de compléter ses compétences ; par
exemples :
- Usage des instruments et des propriétés géométriques en fin de CM2 de B Offre, MJ Perrin-Glorian et O
Verbaere Petit x 72, 6-39, 2006.
- Utilisation des instruments de géométrie plane au cycle 2 et difficultés qui en découlent S Vandevivière,
Education. 2013. <dumas-00908969>.
- Géométrie et paradigmes géométriques C Houdement et A Kuzniak petit x 51, pp. 5 à 21, 1998-1999.
40
Indications générales pour l'enseignement de la géométrie
- etc...
L'utilisation d'instruments variés, à partir du cycle 2, n'a pas une visée pratique de « savoir-faire » : par
exemple, un élève dyspraxique, incapable d'utiliser une règle ou un gabarit mais susceptible de donner des
instructions à un assistant de vie scolaire, peut ainsi être évalué positivement sur une compétence « vérifier à
l'aide d'un gabarit si des segments ont même longueur ou non. » L'utilisation de techniques variées et/ou
d'instruments sert à mettre en évidence (à faire expliciter par les élèves) des propriétés géométriques qui «
prennent sens à travers des problèmes portant sur des objets réels, des figures simples ou des assemblages de
figures » (document d'application cycle 2 p. 26)
- la reconnaissance
- la description
- la reproduction
- la construction
- la représentation.
On se reportera aux programmes 2016 et 2018 et aux compétences attendues par niveau pour avoir davantage
de précisions. Remarque : les compétences en rapport avec la structuration de l'espace seront approfondies dans
le chapitre « Structuration de l'espace et du temps ».
Il n'y a pas de rubrique « géométrie » dans les programmes de maternelle ; les indications correspondantes sont
intitulées « Construire les premiers outils pour structurer sa pensée » (B.O. 2015) et « explorer des formes et
des grandeurs » (B.O. 2015) ; dans le chapitre « vers les mathématiques – quel travail en maternelle » du
document d'accompagnement de 2005, se référer à « repérage dans l'espace » (pp. 23-25) et « découverte des
formes et des grandeurs » (pp. 25-27).
Dès la maternelle apparaît le mot "mathématiques" et dans le domaine de la géométrie plane le BO fait mention
de formes, de comparaisons suivant des critère de tri mais aussi de reconnaissance, reproduction, dessin et
d'usage d'un vocabulaire propre à la géométrie plane tel que rectangle, cercle, carré, disque, triangle. (BO 25 24
/06/2021 p17)
41
Géométrie plane en cycle 2.
Enfin le travail sur les formes et les objets géométriques cités devra être mis en lien avec une première
approche des mesures et grandeurs puisque l'élève doit pouvoir comparer suivant : longueur (périmètre ? ?),
masse et contenance (en lien avec les solides).
Texte légal : 4.2.2. Ce qui est attendu des enfants en fin d'école maternelle (BO 2021) :
- Classer des objets en fonction de caractéristiques liées à leur forme. Savoir nommer quelques formes
planes (carré, triangle, cercle ou disque, rectangle) et reconnaître quelques solides (cube, pyramide,
boule, cylindre).
- Classer ou ranger des objets selon un critère de longueur ou de masse ou de contenance.
- Reproduire un assemblage à partir d'un modèle (puzzle, pavage, assemblage de solides).
- Reproduire, dessiner des formes planes.
- Identifier le principe d'organisation d'un algorithme et poursuivre son application.
Remarque : les compétences en rapport avec la structuration de l'espace seront approfondies dans le chapitre «
Structuration de l'espace et du temps ».
(Les élèves ont à apprendre à reproduire et tracer des figures géométriques à l'aide d'instruments ou de
techniques -règle, quadrillage, papier calque, équerre, gabarits- ; toutefois, le soin et la précision ne sont pas à
cultiver en soi, mais pour amener l'élève à passer d'une géométrie de perception « c'est un carré parce que ça a
l'allure d'un carré » à une géométrie instrumentée « c'est un carré parce que ça a les propriétés attendues,
vérifiées à l'aide d'un instrument adéquat »)
42
Géométrie plane en cycle 2.
- Décrire, reproduire sur papier quadrillé ou uni des figures ou des assemblages de figures planes
(éventuellement à partir d'éléments déjà fournis de la figure à reproduire qu'il s'agit alors de compléter).
- Reconnaître, nommer les figures usuelles : carré, rectangle, triangle, triangle rectangle, polygone, cercle,
disque.
- Décrire à partir des côtés et des angles droits, un carré, un rectangle, un triangle rectangle. Les construire sur
un support uni connaissant la longueur des côtés.
- Construire un cercle connaissant son centre et un point, ou son centre et son rayon :
- carré, rectangle, triangle, triangle rectangle, polygone, côté, sommet, angle droit ;
- cercle, disque, rayon, centre ;
- segment, milieu d'un segment, droite.
o propriété des angles et égalités de longueur des côtés pour les carrés et les rectangles ;
- Repérer et produire des angles droits à l'aide d'un gabarit, d'une équerre.
- Reporter une longueur sur une droite déjà tracée, en utilisant une bande de papier avec un bord droit ou la
règle graduée ou le compas (en fin de cycle).
- Repérer ou trouver le milieu d'un segment, en utilisant une bande de papier avec un bord droit ou la règle
graduée :
o angle droit ;
o égalité de longueurs ;
43
Géométrie plane en cycle 3
- mauvaise interprétation du contrat didactique (par exemple, contre-sens sur l'activité de reproduction «
mon dessin est mieux que le modèle », remarque d'élève fréquente quand le modèle est figuratif).
L'initiation au raisonnement déductif n'est qu'amorcée au cycle 3 : elle n'est vraiment travaillée qu'au collège ;
en cycle 3, la géométrie reste « essentiellement expérimentale, même si quelques questions nécessitant des
déductions doivent déjà être proposées. » (Document d'accompagnement p. 93). « A partir du CM2, on amène
les élèves à dépasser la dimension perceptive et instrumentée pour raisonner uniquement sur les propriétés et les
relations. Par exemple, l'usage de la règle et du compas pour tracer un triangle, connaissant la longueur de ses
côtés, mobilise la connaissance des propriétés du triangle et de la définition du cercle. Il s'agit de conduire sans
formalisme des raisonnements simples utilisant les propriétés des figures usuelles ou de la symétrie axiale. Un
vocabulaire spécifique est employé dès le début du cycle pour désigner des objets, des relations et des
propriétés. » (BO 2016 p 212)
- (Se) repérer et (se) déplacer dans l'espace en utilisant ou en élaborant des représentations
- Reconnaître, nommer, décrire, reproduire, représenter, construire des figures et solides usuels
- Reconnaître et utiliser quelques relations géométriques (notions d'alignement, d'appartenance, de
perpendicularité, de parallélisme, d'égalité de longueurs, d'égalité d'angle, de distance entre deux points,
de symétrie, d'agrandissement et de réduction).
Reconnaître, nommer, décrire des figures simples ou complexes (assemblages de figures simples) :
- triangles, dont les triangles particuliers (triangle rectangle, triangle isocèle, triangle équilatéral) ;
- quadrilatères, dont les quadrilatères particuliers (carré, rectangle, losange, première approche du
parallélogramme) ;
- cercle (comme ensemble des points situés à une distance donnée d'un point donné), disque.
Reconnaître, nommer, décrire des solides simples ou des assemblages de solides simples : cube, pavé droit,
prisme droit, pyramide, cylindre, cône, boule.
- Vocabulaire associé à ces objets et à leurs propriétés : côté, sommet, angle, diagonale, polygone, centre,
rayon, diamètre, milieu, hauteur solide, face, arête.
- des solides simples ou des assemblages de solides simples sous forme de maquettes ou de dessins ou à partir
d'un patron (donné, dans le cas d'un prisme ou d'une pyramide, ou à construire dans le cas d'un pavé droit).
44
Deux exemples de difficultés attendues dans l'apprentissage des élèves.
Réaliser une figure plane simple ou une figure composée de figures simples à l'aide d'un logiciel de géométrie
dynamique.
- Tracer avec l'équerre la droite perpendiculaire à une droite donnée passant par un point donné.
- Tracer avec la règle et l'équerre la droite parallèle à une droite donnée passant par un point donné.
- Alignement, appartenance.
- Perpendicularité, parallélisme.
- Segment de droite.
- Distance entre deux points, entre un point et une droite.
Exemple : Le carré :
Difficultés : Il est trop connu, on croit tout savoir sur lui... On croit qu'une bonne définition c'est de dire que
"c'est un quadrilatère qui a 4 angles droits et 4 côtés égaux", ce qui n'est pas faux mais ce n'est pas une bonne
définition, car la formulation est surabondante... Cela conforte le fait que les définitions ne sont pas de l'ordre
de l'école primaire. Mais ce sont les propriétés mises en jeu lors des problèmes qui seront précisées.
45
Deux exemples de difficultés attendues dans l'apprentissage des élèves.
Figure 2_6_1
Bien connu dans son allure prototypique, mal identifié dans une position autre. Souvent pris pour ou désigné
comme losange s'il est dans cette position : ce qui est exact mais il s'agit d'un losange particulier (carré) que les
élèves ne repèrent pas.
Pratique pédagogique possible : Développer toutes les idées précédentes, en particulier éviter les figures
prototypes, éviter toute la définition, puisque les définitions n'ont pas lieu d'être à l'école primaire, développer
l'identification des figures simples dans des figures complexes :
Figure 2_6_2
Exemple : Le cercle
Définition : cette figure est définie comme ensemble des points d'un plan équidistants d'un point donné du
même plan, appelé centre du cercle. On peut aussi, mais cela se réfère à des connaissances plus complexes,
définir le cercle comme une ligne à courbure constante. (!)
Remarque didactique et méthodologique : Un moyen pour approcher le cercle comme « ligne à courbure
constante », est de faire trier des formes rondes parmi d'autres formes arrondies mais pas rondes (ove, ovoïde
...°). Nous vous engageons à rechercher dans les manuels si de telles formes sont proposées aux élèves, sinon,
imaginez à quelle occasion et comment cela pourrait se faire.
Idée intuitive : En fait, l'idée intuitive concerne plutôt le "rond" (voir maternelle) que la notion de cercle.
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Deux exemples de difficultés attendues dans l'apprentissage des élèves.
Difficultés : c'est justement de préciser l'idée qu'on en a intuitivement... Il peut aussi y avoir une petite
discussion pour savoir si le cercle est plutôt une ligne ou une surface, dans la mesure où l'on dispose de deux
autres mots : le disque qui désigne la surface et le cercle qui désigne la ligne. C'est la seule figure plane pour
laquelle on attribue un nom différent selon qu'il s'agit que contour ou de la surface.
Pratique pédagogique possible : La définition d'un cercle comme ensemble des points équidistants d'un point
risque de n'avoir guère de signification ni d'intérêt si cette définition n'est pas nourrie d'une pratique régulière
du compas comme instrument de report de longueurs, notamment dans des constructions (par exemple
construction vingt points situés à même distance d'un point donné : aboutissement d'une situation vécue dans la
cour ou recherche de l'espace disponible pour un chien attaché à une laisse, par exemple, construction d'un
triangle dont on impose les dimensions).
47
Variables didactiques
Variables didactiques
III
1. Utilisation des instruments en géométrie plane
La géométrie à l'école est en grande partie perceptive. Les instruments aident à la perception et permettent de
passer à l'explication et à la vérification des propriétés.
La règle
Les trousses des élèves contiennent des règles variées : le classique double décimètre, des règles plates de 20 ou
30 cm, des règles à section carrée de 20 cm ou plus, ...
Toutes ces règles sont graduées en centimètres et millimètres, parfois en demi millimètres.
Dans certains cas, il serait bien de pouvoir utiliser des règles non graduées.
Cet instrument simple a plusieurs fonctions. La représentation de l'usage qui prévaut fréquemment chez les
élèves est celle d'être un instrument de mesure (mesurer), ceci très tôt, avant même de savoir mesurer. Les
règles ne servent cependant pas qu'à cela. Elles servent aussi à tracer ou à prolonger des traits rectilignes. Elles
servent enfin à repérer des alignements de points, de droites...
Le compas
Cet instrument a plusieurs fonctions. Il sert à tracer des cercles et des arcs de cercle. Il est aussi utilisé pour
reporter des longueurs, pour les comparer.
L'équerre
Il existe plusieurs modèles. Elles ont un point commun : un angle droit. Elles se différencient par les autres
angles dont les mesures sont 45° et 45° ou 30° et 60°, par la matière (bois, plastique,...), par la présence ou non
de graduations, par la taille et par les décorations. La question des deux angles non droits est sans grande
importance. Quant aux graduations, elles sont loin d'être indispensables, une équerre n'étant pas une règle. Les
graduations peuvent laisser penser qu'il est possible de placer à l'aide de la seule équerre un point à 3 cm d'une
droite par exemple.
Utilisée seule, l'équerre a deux fonctions : c'est un instrument de production puisqu'il sert à construire des angles
droits et un instrument d'étude servant à vérifier qu'un angle est droit ou non. Utilisée conjointement avec une
règle, elle peut servir à tracer des parallèles.
48
Variables didactiques.
Papier calque : On peut décalquer un angle pour ensuite le comparer à un autre soit isolésoit comme angle d'une
figure.
Gabarits : Un gabarit d'angle est une forme plane ayant deux côtés consécutifs rectilignes. Une équerre est un
gabarit d'angle droit. Un gabarit est d'autant plus intéressant qu'il a une certaine rigidité. Avec un gabarit
opaque, il est plus difficile de trouver des angles égaux, mais sa rigidité autorise la construction d'un angle égal.
Rapporteur : La mesure des angles n'est pas au programme de l'école. L'introduction et l'utilisation du
rapporteur relèvent du collège.
Gabarits
- Les gabarits de forme sont des formes planes pleines ou en creux. Nous en avons déjà rencontré pour les
angles et donné l'exemple de l'équerre ; s'y ajoutent les règles, gabarits de traits droits.
- Des jeux comme les « boîtes à formes » et les puzzles à encastrement reposent sur des gabarits.
- Des pochoirs, c'est-à-dire des plaques évidées, peuvent servir de gabarits.
- Papier calque : Utilisé dans toutes les classes du primaire, il constitue à la fois un outil d'investigation, une
aide à la construction et un support pour la validation dans de nombreuses activités.
- Papier quadrillé avec un quadrillage carré : C'est le support de travail habituel. Les quadrillages usuels sont
ceux de la réglure Sieyès, du papier à petits carreaux de 5 mm de côté et ceux des cahiers à dessin avec
des carreaux de 1 cm de côté.
- Pour la majorité des activités géométriques au niveau de l'école, le quadrillage du papier millimétré est
trop fin pour pouvoir être utilisé. Si le papier quadrillé constitue une aide pour de nombreux tracés
rectilignes, pour la production d'angles droits, de parallèles, de perpendiculaires, de figures particulières
comme des rectangles... il faut aussi ne pas s'y limiter de façon à ce que ces tracés requièrent de la
réflexion de la part des élèves et à ce que les figures construites n'occupent pas systématiquement une
position privilégiée sur la feuille de papier.
- Papier pointé ...
- Papier blanc : ...
- Papier avec d'autres types de quadrillage : triangulaire, ...
2. Variables didactiques.
Dans une situation donnée une variable didactique est un élément dont la variation est susceptible de modifier le
processus de résolution que les élèves vont adopter.
- la taille de l'espace ;
- la figure est elle décrite, représentée, dessinée, schématisée...
- le support : papier blanc ou papier quadrillé ;
- les actions possibles du support sur lequel la figure est représentée : découpage, pliage, manipulation...
- les instruments disponibles : calque, gabarit, règles non graduée ou graduée, équerre, compas... ;
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Exemples de difficultés des élèves
- la spécificité des objets à construire ou représenter : taille, complexité de la figure (nombre de figures de
bases associées, nature de ces figures), orientation (standard ou non), la chronologie des tracées
(intervient-elle ou non ?), présence de sur-figure ou non...;
- la proximité de la figure à reproduire (possibilité de s'informer à chaque étape de la reproduction si la
figure est disponible ou au préalable si la figure est éloignée).
- ...
- une sous-figure est une figure présente/inclue/inscrite dans la figure d'origine mais non identique à cette
dernière (« elle n'utilise pas tous les traits »),
- une sur-figure est une figure que l'on visualise mentalement à partir de F mais dont tous les tracés (traits) ne
sont pas présents sur la figure d'origine
Exemple naif : soit ABC un triangle tracé, - le segment AB est une sous figure, le parallélogramme de diamètre
BC et dont A est un sommet est une sur-figure (attention on ne le trace pas, on le visualise mentalement).
- prendre conscience que le tracé géométrique (qui est un trait continu) est un ensemble de points
- distinction entre la représentation d'une droite et celle d'un segment.
- ...
Pour réaliser ces tâches l'élève doit passer par un certain nombre d'étapes.
- Repérage des figures de base d'une figure complexe L'élève peut ne pas arriver à repérer les figures de
base ou en oublier.
- Repérage de sur-figures. Ce sont des figures dont certains éléments ne sont pas tracés et qui englobent des
figures de base.
- ...
En plus des difficultés déjà citées, peuvent apparaître des difficultés liées à la communication des instructions.
Elles peuvent se situer à plusieurs niveaux :
- Au niveau du vocabulaire :
- Au niveau de la connaissance des propriétés qui caractérisent les figures de base des objets à décrire.
- Au niveau de l'effort de décentration qu'oblige toute description : il faut se mettre à la place de l'autre.
Cette difficulté entraîne la présence d'implicite dans les descriptions.
- Au niveau du codage de figures.
- ...
50
Utilisation d'un logiciel de Géométrie Dynamique
Un logiciel de géométrie dynamique est un logiciel de création de figures dans lequel les objets géométriques
élémentaires sont seuls déclarés ainsi que leurs positions relatives.
Il vous est conseillé d'installer un logiciel comme GeoGebra et de vous familiariser avec ce dernier. Toutefois
aucune expertise dans un logiciel particulier n'est demandé puisque le descriptif du concours ne cite aucun
logiciel ni degré de connaissances dans ce domaine. Si le sujet porte sur un tel outil, vous devrez pouvoir
présenter vos connaissances et capacités à travers un exemple tel que Geogebra ou vous adapter à celui qui
sera proposé dans le sujet.
Nous vous conseillons une lecture rapide de quelques encarts institutionnels importants portant sur
l'appropriation, l'usage des technologies de l'information et de la communication. Mais vous pourrez trouver
tous textes, documents, etc. sur le site Eduscol rubrique Primtice.
Le développement des formations au numérique constituera un moyen essentiel pour favoriser le déploiement
des usages dans les classes ; il devra faire partie de la formation initiale et continue dispensée par les INSPE.
Une large place est faite aux TICE dans les programmes d'enseignement de l'école primaire BO hors-série n°
3, du 19 juin 2008 p39.
« Réaliser une figure plane simple ou une figure composée de figures simples à l'aide d'un logiciel de géométrie
dynamique. » C3 - Bulletin officiel n° 25 du 21-6-2018
« Initiation à l'usage d'un logiciel permettant de représenter les solides et de les déplacer pour les voir sous
différents angles. » - C2 - Bulletin officiel n° 30 du 26-7-2018
« L'usage des logiciels de géométrie dynamique relève essentiellement des cycle 3 et 4 ». - Bulletin officiel n° 30
du 26-7-2018
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L'intérêt de l'utilisation d'un logiciel de construction géométrique
Voici une réflexion générale pour commencer à vous familiariser avec les attentes.
- Le premier groupe travaille de manière traditionnelle en « papier crayon » sur les tables au centre de la
salle
- Le second groupe travaille en binôme sur les ordinateurs avec le logiciel.
Par exemple, la construction de figures dynamiques avec un logiciel de géométrie dynamique diffère du tracé
graphique à la main, les deux démarches se complètent pour un apprentissage optimal.
La vidéo projection
En classe entière, on obtient une image projetée avec l'utilisation d'un logiciel. En géométrie, l'utilisation d'un
logiciel peut permettre soit l'utilisation de la dynamique de la figure dans le cadre d'une recherche de propriété
par exemple, soit une construction pas à pas avec les élèves.
Une tâche est proposée de manière traditionnelle par l'enseignant, les élèves disposent de logiciels ou d'une
connexion internet pour faire des recherches, pour compléter un blog, etc. Dans le cadre d'une remédiation en
géométrie pour travailler avec un logiciel de géométrie.
Le TBI/TNI
C'est un dispositif interactif de visualisation collective qui permet de projeter l'écran de l'ordinateur et de le
piloter à partir du tableau à l'aide d'un stylet ou avec le doigt. Le maître, tout comme l'élève, peut intervenir en
direct sur la figure et faire des commentaires. Beaucoup de possibilités à découvrir.
Un logiciel de géométrie dynamique est constitué d'objets de base (points, droites, cercles) et de primitives de
construction (ex. : traçage de la perpendiculaire à une droite passant par un point donné.) Donc son utilisation
nécessite en premier point une rigueur dans le vocabulaire géométrique utilisé.
Ce qui peut aussi constituer une aide au passage de la figure au texte, programme de construction : mémoire de
la construction.
Si un dessin a été réalisé au jugé (c'est à dire sans utiliser les primitives de construction), il perd ses propriétés
lors du déplacement d'un de ses éléments.
Si l'on déplace à l'aide de la souris un des éléments de base d'une construction géométrique, celui-ci se déforme
en respectant les propriétés qui ont servi de base à sa construction.
Ce qui peut faciliter le passage du dessin à la notion de figure et l'identification des figures validée par la
résistance à l'étirement.
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Deux exemples d'activités proposées aux élèves
La construction peut devenir rapide avec une connaissance du logiciel et permettre d'entrer dans l'analyse et le
raisonnement plus rapidement qu'en utilisant le papier-crayon.
Les figures plus "propres" que sur papier uni, avec une construction facilitée par les commandes, peuvent
faciliter la découverte de propriétés (aidée de plus par l'aspect dynamique). On peut réaliser plusieurs essais
plus facilement qu'avec le papier-crayon.
La construction assistée permet de valider les compétences des élèves relatives aux connaissances sur les figures
ou sur leurs propriétés sans ajouter les difficultés liées aux manipulations des instruments de géométrie : règle,
équerre, compas.
Voici un extrait de manuel Euro maths CE2 disponible sur le site : [Link]
/94467/[Link]
Figure 4_3_1
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Deux exemples d'activités proposées aux élèves
Idée de progression : Nous pouvons remarquer la précision de l'utilisation de la règle n'a pas lieu d'être dans les
exercices proposés. Ainsi la consigne pourrait être : comment faire pour vérifier les alignements ? Notamment
grâce à des pliages avec le papier calque par exemple. Puis passer à l'utilisation du logiciel et ainsi à la
construction de droites pour vérifier l'alignement avant de proposer l'exercice n°1 et l'utilisation de la règle.
Figure 4_3_2
Il est facile de reproduire des figures sous Géogebra en faisant apparaître un papier pointé ou quadrillé qui
peuvent être ou non aimanté.
Figure 4_3_3
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Deux exemples d'activités proposées aux élèves
Pavage régulier.
Figure 4_3_4
Réseau pointé.
Figure 4_3_5
Exemple : Cycle 3 Niveau CM2 : Notion de cercle : équidistance entre des points
Voici un extrait du manuel Euromaths CM2 disponible sur le site : [Link]
/93624/[Link]
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Deux exemples d'activités proposées aux élèves
Figure 4_3_6
La figure cercle ne doit pas être donnée mais retrouvée comme solution au problème de la découverte. De
façon annexe, cette leçon permet aussi aux élèves de renforcer leur dextérité dans le maniement du compas.
Cette séance supporte mal un étayage ticé. Pour introduire la notion de cercle et de distance entre les points du
cercle et son centre, on peut utiliser Geogebra en déplaçant des points qui changent de couleur lorsqu'ils sont à
une certaine distance d'un point particulier et faire ainsi apparaître le cercle avec un très grand nombre de
points (plus nombreux que lors de construction « à la main » par les élèves). Mais le passage par l'instrument
paraît ici nécessaire.
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Deux exemples d'activités proposées aux élèves
Figure 4_3_7
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Exemples de travaux d'élèves
Exemples de travaux
d'élèves V
Pour terminer ce premier chapitre, nous vous proposons un premier contact avec l'analyse de travaux d'élèves.
Vous trouverez ci-après les copies : du sujet, des productions d'élèves et une proposition d'analyse de ces
productions
Figure 5_1_1
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Analyse de travaux d'élèves : reconnaissance de figures simples dans une figure complexe.
Figure 5_1_2
Figure 5_1_3
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