3 - Le Produit
3 - Le Produit
Les appareils n’entrant pas dans le champ de l’article R 125-1 du CCH sont :
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3.1 - Les ascenseurs :
Un moto-réducteur électrique actionne une poulie, qui entraîne par adhérence une nappe de câbles
auxquels sont suspendus la cabine et son contrepoids.
Répondant à des besoins particuliers, deux variantes existent :
- pour des petites capacités et un encombrement réduit du fait de l'absence de contrepoids (en
particulier pour la création d'ascenseur dans un immeuble existant), le treuil à tambour tracte
directement la cabine ;
- pour les immeubles de grande hauteur nécessitant des vitesses plus importantes, les ascenseurs
dits "gearless", la poulie d'adhérence est alors directement entraînée (sans réducteur) par un
moteur électrique plus sophistiqué.
De plus en plus d’ascenseurs électriques sans local de machine sont mis sur le marché, grâce aux
efforts d’innovation technologique des constructeurs rendus possibles par la directive CE 95-16 du 29
juin 1995 concernant le rapprochement des législations des états membres relatives aux ascenseurs.
En l'absence de contrepoids, la cabine est propulsée, directement ou par une suspension mouflée, par
le piston d'un vérin alimenté par de l'huile sous pression provenant d'une centrale oléo-électrique.
Adaptée à des courses et des vitesses plus modestes, cette technique favorise l'installation d'ascenseurs
dans des espaces réduits et d’ascenseurs de charge à forte capacité et permet que le local des machines
soit déporté de la gaine.
Critères de choix
Pour choisir entre ces types d’ascenseurs les critères suivants, outre ceux de vitesse et de charge de la
cabine, peuvent être utilement pris en considération :
Dans la gaine
Une cabine circulant le long de rails de guidage verticaux : de dimensions adaptées aux différentes
capacités normalisées, la cabine est désormais équipée de portes afin d'éliminer tout risque de
coincement lors des déplacements.
Outre les accessoires de décoration et d'éclairage, elle comporte le panneau regroupant les boutons de
commande et la signalisation.
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La cabine défile devant les baies palières fermées par des portes aujourd'hui coulissantes,
automatiquement commandées par la porte automatisée de la cabine.
Les anciennes générations de portes palières étaient battantes à ouverture manuelle.
Dans tous les cas, les portes palières doivent être verrouillées par des serrures contrôlées
électriquement.
Elles doivent, outre leur résistance mécanique, s'opposer à l'éventuelle propagation des flammes par la
gaine d'ascenseur.
Pour palier cet inconvénient, plus sensible si les immeubles sont de faible hauteur, des poulies de
renvois permettent d'installer la machinerie en partie basse ou contiguë à la gaine, dans le cas d'une
traction électrique.
Dans le cas d'un entraînement hydraulique, la machinerie est généralement située en partie basse et
peut même être dissociée de la gaine, ce qui apporte une souplesse complémentaire pour l'installation
dans un immeuble existant.
Il faut s’assurer que l’entreprise d’entretien dispose des outils (et des compétences) nécessaires à ses
opérations.
Il existe différents types de système de commande de l’ascenseur, qui doit être approprié aux
caractéristiques de trafic de l’ascenseur : manœuvre à enregistrements, collective descente ou montée,
manœuvre collective complète, etc.
La charge et la vitesse d’un ascenseur sont définies en fonction de sa course (nombre de niveaux à
desservir), du nombre de personnes à transporter, du nombre d’ascenseurs disponibles et du niveau de
confort et de performance (temps d’attente au palier).
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- pour la charge de la cabine : 630 kg (8 personnes), 800 kg (10 personnes), 1.000 kg (13
personnes).
Au-delà de ces valeurs, des études de trafic permettent de définir les caractéristiques de charge et de
vitesse ainsi que le nombre d’ascenseurs en fonction du nombre de niveaux, de la population à
transporter et du type d’immeuble.
Si l’ensemble des ascenseurs relève des grands principes de fonctionnement précédemment décrits, il
convient d’évoquer ici les principales spécificités résultant de différents contextes d’utilisation.
Autrefois à portes palières battantes et de faibles capacités (300 kg – 4 personnes), ils ont évolué dans
les années 1960 à 1970 vers des capacités supérieures (525 kg – 7 personnes), pouvant aussi permettre
le transport du mobilier, puis, depuis les années 1980, majoritairement vers le « 630 kg – 8 personnes
à 1 m/s », avec portes automatiques, cabine et palières facilitant l’accès des personnes à mobilité
réduite.
Parallèlement à l’évolution de la sécurité et des performances, les constructeurs ont amélioré le design,
l’éclairage, les commandes et signalisations, afin de rendre chaque trajet plus sûr et moins stressant
pour les usagers.
Des capacités plus modestes et des techniques particulières restent utilisées pour satisfaire aux
contraintes de dimensions, lors de la création d’ascenseur en immeuble existant.
Des dispositions particulières existent en matière de conception des composants accessibles aux
usagers (tableau de commande, décoration de cabine, portes, …) pour les équipements les plus
fortement sollicités ; situation que l’on rencontre parfois dans l’habitat social.
Destinés à gérer les trafics plus importants avec des pointes horaires (arrivée, trafic inter étage, sortie,
évacuation, …), ils sont en général de capacité supérieure (800 kg – 10 personnes ou plus) avec des
portes automatiques, le plus souvent centrales, favorisant les rotations lors des entrées et sorties des
cabines.
Lorsque le trafic lié à la taille de l’immeuble le nécessite, plusieurs ascenseurs côte à côte sont
associés en batterie.
Outre leurs caractéristiques individuelles de capacité et de vitesse, la gestion plus sophistiquée des
manœuvres garantit une plus grande fluidité du trafic. La décoration et la signalisation sont souvent
également plus élaborées.
Dans certains immeubles prestigieux, des implantations panoramiques avec des portes ou des cabines
largement vitrées permettent aux ascenseurs, outre leur performance de transport, de participer à
l’animation architecturale du hall du bâtiment.
Outre le transport des personnes (visiteurs), les ascenseurs ont aussi la vocation d’assurer le transport
des personnels de service avec chariots et équipements correspondants, ainsi que le transport des
patients, en fauteuil ou couchés, voire de lits médicalisés.
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Sous le nom d’ascenseurs de service et de monte malades, ces équipements sont conçus avec des
dimensions et des capacités appropriées.
Le confort et la précision d’arrêt sont recherchés plus systématiquement qu’une grande vitesse
nominale. Des dispositions particulières concernant, par exemple : les différents revêtements (facilité
d’entretien et contraintes d’hygiène), les équipements de protection (plinthes, barres d’appui),
l’éclairage (le plus souvent indirect) et le fonctionnement des portes automatiques (vitesse modulable
et équipées de dispositif de réouverture sans contact physique), sont prévues pour tenir compte de ces
différents usages spécifiques.
Là aussi, outre le transport des personnes, ces équipements ont essentiellement pour vocation le
transport de charges de toutes natures et dimensions.
On trouvera donc ici une très grande variété d’équipements dont la capacité peut aller de quelques
centaines de kilos à plusieurs dizaines de tonnes De dimensions modulaires ou totalement spécifiques,
ils sont le plus souvent de conception très particulière, adaptée à la nature des charges et aux exigences
d’usage.
On retrouve cependant des préoccupations générales de robustesse (en particulier des cabines et des
portes dont les dimensions sont parfois très importantes), de précision d’arrêt et de solidité des seuils
(usage fréquent de chariots), de résistance et de protection (matériaux inoxydables, équipements
électriques étanches ou parfois anti-déflagrant), pour tenir compte des conditions sévères
d’environnement ou de nettoyage.
D’autre part, de nombreuses options de commandes et de signalisations permettent parfois
l’intégration de ces ascenseurs de charge dans le cycle plus global des processus logistiques ou
industriels concernés.
Dans ces lieux, les ascenseurs ont aussi des fonctions multiples et spécifiques.
Dans les réserves, des ascenseurs de service plutôt destinés aux charges où l’on retrouve certaines des
spécificités et exigences des équipements d’entrepôt précédemment évoqués.
Dans les parties accueillant le public, les ascenseurs ont une vocation de transport des personnes
(clients parfois accompagnés de caddies), en général de grande capacité, ils participent en complément
des escaliers mécaniques et trottoirs roulants à la canalisation des flux et l’accessibilité à l’intérieur
des locaux et surfaces commerciales.
Dans ce contexte, la visibilité, la transparence et l’animation architecturale que permettent les
implantations panoramiques avec cabines et portes largement vitrées, sont souvent recherchées.
Devant pouvoir satisfaire à des conditions particulièrement sévères de trafic (permanence du service
pour des flux importants de voyageurs souvent accompagnés de nombreux bagages), ces ascenseurs et
ascenseurs de charge sont en général de grande capacité et leurs principaux composants, en particulier
les portes et cabines, doivent répondre à des cahiers des charges bien spécifiques (déjà évoqués pour
des équipements d’hôtels, de centres commerciaux ou d’entrepôts).
Outre la visibilité, l’esthétique et le dynamisme, la transparence est parfois recherchée pour améliorer
le repérage des passagers qui restent ainsi en contact visuel avec l’environnement extérieur. Cette
« transparence » est au contraire dangereuse dans les grandes hauteurs (induisant la peur chez les
passagers).
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3.1.2.7 - Etablissements d’enseignement et espaces sociaux culturels (musées, cinémas,
universités...)
Dans les établissements scolaires et universitaires, on retrouve des équipements de divers types
correspondant aux fonctions de transport de personnes et d’accessibilité (cf. bureaux, hôtels ou habitat
collectif), mais aussi de services (cuisine ou laboratoire, …).
Dans les espaces sociaux culturels (musées, médiathèques, établissements de spectacles, …), on
retrouve également les vocations de transport de personnes, d’accessibilité et de canalisation des flux
de visiteurs (cf. grands magasins) avec, comme dans les autres espaces publics, un souci de visibilité,
de transparence et d’intégration architecturale.
On trouvera aussi des ascenseurs de charge, de dimensions importantes et spécifiques (cf. entrepôts)
pour le transfert des expositions temporaires et autres moyens techniques.
L’ascenseur joue un rôle important en matière d’autonomie, mobilité, accessibilité, rapidité. Il limite la
fatigue, fait gagner du temps, facilite les déplacements… Il permet également aux personnes âgées, de
plus en plus nombreuses compte tenu de l’évolution démographique, ou aux personnes à mobilité
réduite de vivre à leur domicile, en étant autonomes.
Dans le passé les normes techniques européennes ou nationales rendaient obligatoires le respect de
règles techniques : en s’y conformant, les produits étaient censés être sûrs.
Mais ces normes ne couvraient qu’imparfaitement la diversité des risques possibles pour l’utilisateur,
et étant d’application obligatoire elles figeaient les solutions techniques.
Concilier une sécurité renforcée avec l’innovation technologique et une libre circulation au sein de
l’Union Européenne, tels sont les objectifs de la « nouvelle approche » qui préside depuis les années
1990 à l’élaboration des directives européennes dans le domaine des produits.
C’est dans cet esprit qu’a été établie la Directive ascenseurs 95-16-CE du 29 juin 1995, transposée en
France par le décret n° 2000-810 du 24 août 2000 relatif à la mise sur le marché des ascenseurs neufs.
Cette Directive définit des « exigences essentielles de sécurité » auxquelles doivent satisfaire les
ascenseurs nouvellement installés : il ne s’agit plus de moyens à respecter, mais de résultats à
atteindre. Ainsi seules les exigences de sécurité sont obligatoires, et seuls les produits qui y répondent
peuvent être mis sur le marché et mis en service.
Pour y parvenir, des normes européennes « harmonisées » (car les mêmes pour tous les Etats
membres) proposent des solutions techniques. Leur emploi constitue une présomption de conformité
aux exigences de la Directive (normes de la famille EN 81 dans le cas des ascenseurs). Mais ces
normes ne sont pas d’application obligatoire, et un produit peut être fabriqué directement sur la base
des exigences essentielles de sécurité de la Directive, en utilisant des solutions différentes de celles
proposées par les normes harmonisées.
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et figurant sur une liste publiée au Journal Officiel de l’Union Européenne). Elle impose que
l’installateur qui utilise une solution différente de celle de la norme harmonisée fasse valider la
conception de l’ascenseur par un tel organisme notifié, quelle que soit la procédure utilisée par cet
installateur l’autorisant à apposer la marquage CE, cela pour s’assurer que les solutions techniques
retenues répondent aux risques concernés et sont, au moins, d’un niveau équivalent à ce qui est prévu
dans la norme harmonisée.
Si l’installateur est responsable de la mise sur le marché (définie comme la première mise à disposition
de l’acheteur), et donc du marquage « CE », l’acheteur est responsable de la mise en service (première
mise à disposition de l’utilisateur final), l’une comme l’autre ne pouvant être effectuées en l’absence
de marquage « CE ». L’acheteur ne peut donc exiger une mise en service « anticipée » de l’ascenseur
en l’absence de marquage « CE », lequel ne peut intervenir que si toutes les exigences de sécurité sont
remplies, notamment la présence d’une liaison opérationnelle permanente et bidirectionnelle de la
cabine avec un service d’intervention de secours extérieur.
Afin d’assurer la sécurité des usagers de l’ascenseur, les réglementations en vigueur en France depuis
les années 1950 avaient rendu obligatoire un entretien régulier des appareils assuré par une visite
technique mensuelle consistant à vérifier l’état de l’ascenseur et à changer les pièces usées ou
défectueuses.
Cette « maintenance » de l’appareil avait pour seul effet de « maintenir » l’ascenseur dans son état
d’origine de bon fonctionnement et de sécurité, sur la base de la réglementation en vigueur au moment
de son installation.
En effet la réglementation intervenue au fil des ans pour améliorer la sécurité des ascenseurs neufs n’a
pas été rendue applicable aux ascenseurs existants, sauf pour la mise en place de porte de cabine,
rendue obligatoire sur tous les ascenseurs en 1986, et pour certains travaux sur les ascenseurs situés
dans les établissements soumis au code du travail, rendus obligatoires par le décret n° 95-826 du 30
juin 1995.
Avec le souci de mieux prendre en compte l’évolution des attentes (favoriser le maintien à domicile
d’une population plus âgée, meilleure intégration des personnes à mobilité réduite, existence de
nouveaux comportements, …) et afin de garantir à l’ensemble des usagers un niveau de sécurité plus
homogène proche de celui des ascenseurs neufs, une mise à niveau de la sécurité des installations
existantes, vieillissantes et très diversifiées, s’avérait indispensable.
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La loi du 2 juillet 2003, le décret n° 2004-964 du 9 septembre 2004 et ses textes d’application
établissent de nouvelles obligations dans trois domaines : la mise en place de nouveaux dispositifs de
sécurité pour les ascenseurs en service, le renforcement et la clarification des conditions d’entretien
des ascenseurs, l’instauration d’un contrôle technique périodique.
Il s’agit d’assurer à tout utilisateur d’un ascenseur un degré équivalent de sécurité, quels que soient
l’âge, la technologie et l’environnement de l’ascenseur. A cet effet, 9 objectifs de sécurité sont définis
par le décret du 9 septembre 2004.
Pour les ascenseurs installés après le 27 août 2000 (ascenseurs marqués « CE » selon les dispositions
du décret n° 2000-810 du 24 août 2000), ces objectifs de sécurité sont considérés comme atteints par la
mise en œuvre des exigences essentielles de sécurité de la Directive. Ces ascenseurs n’auront donc pas
besoin de faire l’objet de travaux (le propriétaire a toutefois à décider la mise en œuvre éventuelle de
dispositifs limitant le déverrouillage illicite sur les ascenseurs munis de portes palières battantes).
Pour les ascenseurs installés avant le 27 août 2000, 18 mesures à prendre pour répondre aux 17 risques
majeurs correspondant aux accidents les plus fréquents et les plus graves susceptibles de se présenter:
- précision d’arrêt de la cabine insuffisante (ascenseurs installés avant le 1er juillet 1983) ;
- système de téléalarme entre la cabine et un service d’intervention ;
- portes palières comportant un vitrage insuffisamment résistant ;
- protection contre la chute libre, la dérive, la survitesse des ascenseurs hydrauliques ;
- protection des intervenants contre les chocs électriques ;
- protection des intervenants contre le risque de happement par les organes mobiles ;
- éclairage fixe suffisant des locaux de machine ou de poulies.
Les points qui retiendront le plus l’attention sont bien sûr les serrures des portes palières battantes et
les parachutes de type ancien. Mais il faudra aussi se préoccuper entre autres de la précision d’arrêt de
la cabine au palier (un tiers des accidents, touchant principalement les personnes âgées), de la
protection contre les chocs des portes automatiques (plus d’un quart des accidents), et de la présence
d’un garde-pieds conforme (plusieurs accidents mortels liés à une chute en gaine constatés ces 3
dernières années).
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Mais avoir des ascenseurs neufs plus sûrs ou des ascenseurs existants à la sécurité renforcée n’a de
sens que si le niveau de sécurité atteint est maintenu dans le temps. Deux autres obligations légales ont
donc été instituées : renforcer les obligations d’entretien, et instaurer une nouvelle obligation de
contrôle technique réglementaire périodique des ascenseurs.
Par des dispositions beaucoup plus précises qu’auparavant le législateur renforce l’obligation de
maintenir les appareils en bon état de fonctionnement, et clarifie les obligations de chacun.
Le propriétaire doit veiller à l’entretien de l’ascenseur. A cet effet il doit prendre des « dispositions
minimales » d’entretien qui consistent en des opérations et vérifications périodiques (visites
d’entretien, vérification des câbles et parachutes, graissage) et des opérations occasionnelles
(réparation ou changement des petites pièces, dépannage et déblocage des personnes), ainsi qu’à la
réparation ou au changement des pièces importantes de l’installation.
Des sanctions pénales sont prévues pour le propriétaire qui ne respecterait pas ses obligations
d’entretien.
Sauf s’il décide de l’effectuer lui-même (ce qui sera exceptionnel, en pratique, compte tenu de
l’ampleur des obligations à assurer), le propriétaire confie l’entretien, obligatoirement par un contrat
écrit, d’une durée minimum d’un an, à un prestataire employant obligatoirement du personnel formé à
cet effet.
L’arrêté « entretien » du 18 novembre 2004 précise la fréquence des visites périodiques d’entretien
(avec un écart maximum de 6 semaines entre deux visites. Cette fréquence doit être établie en fonction
des indications contenues dans le plan d’entretien que l’entreprise doit établir selon les informations en
sa possession et communiquer au propriétaire), les conditions du dépannage (7 jours sur 7) et du
déblocage des personnes (24h/24 7 jours sur 7), le contenu du carnet d’entretien.
On notera que les délais de déblocage des personnes ou de dépannage sont laissés à la liberté
contractuelle : à chacun de définir au mieux ses besoins et ses exigences en regard du service à assurer
et du coût qu’il implique.
Dans cet esprit la nouvelle réglementation ne définit plus de contenu de contrat « complet » comme
cela existait dans l’arrêté du 11 mars 1977. Il est toutefois possible de prévoir un contrat « étendu »
comportant une clause sur la réparation ou le remplacement des pièces importantes, cette clause
devant apparaître et être chiffrée distinctement dans le contrat. Pour permettre aux propriétaires qui le
souhaiteraient de disposer d’une liste-type de ces pièces importantes, l’AFNOR a publié un fascicule
de documentation (FD P 82 022).
Mais quelle que soit la liste des pièces importantes figurant dans le contrat au titre de cette clause
« étendue », il parait utile de se préoccuper également dans cette clause des questions de vétusté, ceci
afin d’éviter les difficultés rencontrées sur ce point avec l’ancien contrat complet. Cette clarification
devrait permettre, d’un commun accord entre le propriétaire et le prestataire, de remplacer, le moment
venu, par des dispositifs modernes et conformes les éléments de l’ascenseur ne correspondant plus aux
exigences de sécurité en vigueur.
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3.1.3.2.3 - Mise en place d’un contrôle technique périodique réglementaire
Un contrôle technique réglementaire de tout ascenseur en service devra avoir lieu obligatoirement tous
les 5 ans.
L’objectif est double : s’assurer que l’ascenseur a bien été équipé par le propriétaire des dispositifs
techniques rendus obligatoires, avant la date limite fixée pour chacun d’entre eux (c’est pourquoi le
premier contrôle technique devra avoir lieu dans les 6 ans à dater de la publication de la loi, soit avant
le 3 juillet 2009), s’assurer également du bon état de fonctionnement et de sécurité, en général, de
l’ascenseur.
Le contrôle technique réglementaire portera bien sûr sur la présence ou non des dispositifs de sécurité
obligatoires, mais aussi sur la présence ou non d’autres risques pour les personnes.
L’arrêté « contrôle technique » du 18 novembre 2004 modifié donne la liste des points à contrôler
ainsi que les modalités du contrôle et de remise de son rapport par le contrôleur technique.
Un organisme ou une personne ayant les compétences requises et indépendant du constructeur, de
l’entreprise chargée de l’entretien, ainsi que du propriétaire, devra être chargé de ce contrôle
technique.
Quatre catégories de contrôleurs techniques sont prévues par le décret du 9 septembre 2004 :
contrôleurs agréés au sens du code de la construction, organismes habilités pour évaluer la conformité
d’ascenseurs soumis au marquage CE, personnes morales employant des salariés dont les compétences
ont été certifiées, personnes physiques dont les compétences ont été certifiées.
En complément des nouvelles dispositions mises en place, tout occupant de l’immeuble muni d’un
titre d’occupation, même s’il n’est pas propriétaire, dispose d’un droit à l’information en ayant la
possibilité de consulter le rapport du contrôleur technique, dont il peut demander copie, à ses frais, au
propriétaire.
Tout occupant muni d’un titre d’occupation peut également saisir le juge des référés pour exercer en
cas de difficulté ce droit d’information, ou pour demander l’exécution des obligations instaurées par la
nouvelle réglementation pour la mise en place des dispositifs de sécurité, l’entretien ou le contrôle
technique des ascenseurs.
Enfin des sanctions pénales sont prévues (amende pour les contraventions de la 3ème classe) :
En premier lieu le handicap est considéré dans toutes ses composantes, physique, sensorielle, mentale,
cognitive et psychique, et défini non comme une déficience qui sépare ou exclut, mais comme des
obstacles rencontrés dans la vie quotidienne et la participation à la vie sociale.
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En second lieu, elle généralise l’obligation d’accessibilité des bâtiments pour les personnes
handicapées ainsi définies, étendant cette obligation aux immeubles existants lorsqu’ils font l’objet de
certains travaux, et aux ERP existants dans un délai qui ne peut excéder 10 ans.
Concernant plus particulièrement les ascenseurs, la nouvelle réglementation pose le principe que tous
les ascenseurs doivent pouvoir être utilisés par les personnes handicapées.
Pour les caractéristiques et dimensions des dispositifs à mettre en œuvre, elle impose la conformité à
la norme européenne harmonisée EN 81-70, ou à tout système équivalent permettant de satisfaire les
mêmes exigences.
- la signalisation et les dispositifs permettant de s’appuyer dans la cabine (pour les bâtiments
neufs et les bâtiments existants) ;
- la précision d’arrêt (pour les bâtiments neufs et les bâtiments existants).
Pour les bâtiments neufs, les prescriptions à respecter résultent de l’arrêté du 1er août 2006 concernant
l’accessibilité des bâtiments d’habitation neufs et de l’arrêté du 1er août 2006 concernant l’accessibilité
des ERP/IOP neufs. Elles s’appliquent aux permis de construire déposés à partir du 1er janvier 2007.
- dans les immeubles d’habitation lorsqu’ils font l’objet de travaux, de l’arrêté du 26 février
2007.
Le législateur a prévu 2 niveaux d’obligations : une mise en accessibilité uniquement des éléments
touchés en cas de petits travaux concernant certains éléments du bâtiment, une mise en accessibilité
totale du bâtiment lorsque les travaux représentent 80 % de la valeur bu bâtiment hors coût du foncier.
Elles s’appliquent à compter du 8 mars 2007 (date de publication de l’arrêté).
- dans les ERP/IOP, de l’arrêté du 21 mars 2007 : la réglementation pour les immeubles
existants, s’applique avec différentes dates d’échéance (de 2007 à 2015), en fonction du type
de bâtiment ou de travaux ou de modifications effectués, avec des modalités particulières
d’application selon les cas.
Signalons également :
- qu’un arrêté du 22 mars 2007 définit les attestations à produire en matière de conformité à la
nouvelle réglementation accessibilité du Code de la Construction et de l’Habitat.
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3.2 - Les plates-formes élévatrices - Les élévateurs pour personnes à mobilité réduite
(EPMR):
3.2.1 - Introduction
Ces élévateurs sont utilisés dans les établissements recevant du public pour permettre le transport
vertical de personnes, lorsqu’il est difficile techniquement ou économiquement d’assurer cette
fonction avec une rampe d’accès ou un ascenseur. La loi 2005-102 du 11 février 2005 fixe un délai de
10 ans pour rendre accessible tous les ERP et au moins les parties communes des bâtiments
d’habitation. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il sera nécessaire de mettre en œuvre des EPMR.
Ce sera notamment le cas de la plupart des perrons d’accès aux bâtiments publics qui comportent en
général une dizaine de marches, soit environ 1, 8m à monter et pour lesquels l’usage d’une rampe
d’accès est souvent impossible. En effet, avec une pente réglementaire de 5% plus un palier de repos
tous les 10 m, une rampe dans cette configuration serait longue de près de 40m.
De même on rencontre souvent dans les bâtiments existants des problèmes techniques de mise en
œuvre des ascenseurs : impossibilité de réaliser une fosse au niveau bas, hauteur sous plafond réduite
au niveau supérieur, dimensions de gaine réduite, absence de mur porteur utilisable, obligation d’avoir
plusieurs faces de service.
Toutefois le type de commande et la vitesse réduite de déplacement ne permettent pas de gérer un flux
important de personnes. Un accès piétonnier pour les usagers valides est donc nécessaire.
Généralités
II existe essentiellement deux types d’élévateurs verticaux pour personnes à mobilité réduite: les
appareils hydrauliques à vérin latéral ou à ciseaux et les appareils à vis. Dans les deux cas, la cabine se
déplace entre des guides verticaux.
Les commandes en cabine et aux paliers sont à pression maintenue. II faut garder le bouton d’appel
actionné pour que la plate-forme se déplace, le relâchement du bouton entraine l’arrêt immédiat de
l’appareil.
Celui-ci reste ainsi sous le contrôle permanent de l’utilisateur. II existe deux types de plates-formes :
les plates-formes dites ouvertes sont équipés de garde-corps d’une hauteur de 1m minimum, les plates-
formes dites fermées sont équipés de parois d’une hauteur de 2m et parfois d’un toit. Les portes sont
de type battante à un ou deux vantaux.
L’ouverture et la fermeture automatique sont assurées par une motorisation interne ou par un opérateur
fixé sur le dormant de la porte.
Définitions
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Paroi lisse : Surface lisse dont les saillies de la paroi ne doivent pas dépasser 5 mm et les saillies de
plus de 2 mm doivent être chanfreinées avec un angle d’au moins de 75° par rapport à l’horizontale.
Gaine : Volume dans lequel se déplace la plate-forme. Ce volume est matériellement délimité par le
fond de la cuvette et des parois.
Plate-forme à action directe : Appareil dont le piston, le cylindre, I’écrou ou le pignon est fixé
directement à la plate-forme ou au mécanisme à ciseaux.
Plate-forme à action indirecte : Appareil dont le piston, le cylindre, I’écrou ou le pignon est relié à la
plateforme par des organes de suspension (câbles, chaînes, courroies).
Verre feuilleté 442 : Sandwich collé constitué de deux lames de verre de 4mm au milieu duquel est
inséré une feuille de plastique de 0,7mm. Le matériau ainsi constitué permet de maintenir en place le
vitrage même lorsqu’une des lames de verre est brisée. Le dernier chiffre indique le nombre de lame
de verre utilisé. Les deux premiers indiquent l’épaisseur de chacune d’entre elles.
Sécurité
Les appareils sont installés dans des gaines complètement closes sur la hauteur totale du déplacement
de la plate-forme.
A chaque niveau desservi une porte palière équipée d’une serrure de sécurité assure la protection des
personnes contre les risques de chute et d’écrasement.
Un contact de sécurité contrôle que le vantail de la porte est fermé, un second contact vérifie que la
serrure est verrouillée.
Le déplacement de la plate-forme n’est pas possible tant que ces deux conditions ne sont pas assurées.
Toutes les faces intérieures de la gaine accessibles depuis la plate-forme doivent être traitées en paroi
lisse de façon à supprimer tout risque d’accrochage durant le déplacement de la plate-forme.
Par ailleurs, la vitesse de déplacement limitée à 0,15m/s combinée aux commandes à pression
maintenue permet une utilisation parfaitement sécurisée de l’appareil.
Lorsque le déplacement de la plate-forme n’est pas obtenu par une action directe du dispositif
d’entraiment mais par l’intermédiaire d’un système de suspente mécanique (câbles, etc.), une sécurité
permet de prévenir des risques de rupture de cette suspente et de chute de la cabine qu’elle
entrainerait. II doit permettre le blocage quasi instantané de la plate-forme sur le guidage.
Quand le dispositif, appelé parachute à rupture, est enclenché le déplacement de la cabine est
impossible. La remise en service de la plate-forme ne peut être réalisée que par une personne
compétente assurant la maintenance de I’ appareil.
Le déplacement de la plate-forme est réalisé par l’envoi d’huile sous pression dans le vérin au travers
une canalisation. En cas de rupture de cette canalisation, en plus des dispositifs décrits ci-dessus, ce
type d’appareils est équipé d’un système de soupape (soupape à rupture) fixée au pied du vérin et qui
bloque à l’intérieur de celui-ci le volume d’huile si le débit en aval de la soupape devient trop
important. La tige du vérin ne pouvant plus se déplacer la plate-forme est immobilisée.
Un autre type de dispositif est admis qui agit dans les mêmes conditions mais qui laisse très lentement
descendre la plate-forme au lieu de l’immobiliser (régulateur de débit).
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De plus, pour prévenir de la dérive de la plate-forme au moment du chargement, un dispositif
antidérive électrique (iso nivelage) ou mécanique (taquet antidérive) doit permettre de maintenir
I’appareil dans la zone de déverrouillage.
En cas de panne, un système de descente de secours permet depuis l’extérieur de la plate-forme de
ramener I’appareil au niveau d’une porte palière puis de déverrouiller la porte pour permettre
l’évacuation des personnes éventuellement bloquées. Ce dispositif doit pourvoir fonctionner, même en
cas de panne de courant.
Dans ce type d’appareil, le déplacement de la plate-forme est assuré par la rotation d’un écrou le long
d’une vis celle-ci étant de la hauteur totale du déplacement à réaliser. La rupture de l’écrou
provoquerait la chute de la cabine. Un second écrou, dit de sécurité, prend instantanément le relai et
actionne aussitôt un contact de sécurité qui immobilise I’appareil. L’intervention d’un agent de
maintenance est nécessaire pour la remise en service. En cas de panne un système de manivelle de
secours permet d’amener la plate-forme au niveau.
Ces appareils sont installés soit dans une gaine maçonnée, soit dans une structure autoporteuse vitrée
ou tôlée.
Gaine maçonnée : Elle comporte en général un mur porteur sur lequel le guidage de I’appareil sera
fixé. Ce mur sera constitué d’un voile béton ou monté avec des parpaings complétés par des chainages
permettant d’assurer la reprise des efforts nécessaires indiqués par le fabricant de I’ appareil.
Les autres murs seront réalisés de façon à assurer la résistance mécanique de la gaine prescrite dans la
2
norme de référence utilisée (1000N appliqués sur une surface de 5cm en tout point de la gaine). Ils
pourront être réalisés en matériaux de construction ou à l’aide de parois vitrées. Dans ce cas le verre
utilisé devra être au moins du verre feuilleté de sécurité de type Stadip 442 si la plus petite dimension
du vitrage est inférieure à 1m. Si cette dimension est supérieure, le vitrage sera de type Stadip 552. Les
réservations des baies palières seront réalisées selon les instructions du fabricant. Une cuvette sera
aménagée sous le niveau inférieur avec une profondeur en général de l’ordre de 15cm. La hauteur libre
sous-plafond au niveau haut est en général de I’ordre de 2,2m. Comme indiqué plus haut les faces
intérieures de la gaine accessible depuis la plate-forme devront être lisses.
Structure autoporteuse
Il s’agit d’une structure métallique intégrant le guidage, la plate-forme et les portes palières. Elle est
fermée par des cadres métalliques recevant le vitrage ou tout autre matériau de remplissage. Cette
structure prend appui sur la cuvette au niveau bas et est en général fixée au niveau des paliers. Les
efforts repris sur la cuvette sont indiqués par le fabricant. Par définition, elle ne nécessite pas de mur
porteur. Les règles en matière de parois lisses et de vitrage sont les même que celles applicables au
gaines maçonnées.
39
3.2.2.3 - Spécifications :
Les EPMR installés dans les ERP doivent répondre aux caractéristiques suivantes :
Concernant les dimensions des commandes aux paliers et en cabine la norme NFP 82222 préconise
2
des boutons avec une surface active de 25cm . Cependant la norme (Accessibilité aux ascenseurs pour
2
toutes les personnes y compris les personnes avec handicap) demande des boutons plus petits 490mm
mais précise leurs caractéristiques dans son tableau 2. Les boutons de grandes dimensions restent
proposés mais sans obligation (EN81-70 annexe G informative). La future norme harmonisée EN81-
41 reprend les mêmes dispositions.
Compte tenu du fonctionnement automatique des portes battantes, il est recommandé de déporter les
commandes palières pour permettre à l’utilisateur d’y accéder en dehors de la zone de débattement du
vantail.
NON
OUI
40
3.2.2.4 - Réglementation
II convient de rappeler que les textes normatifs, ne sont pas d’application obligatoire La solution
retenue doit, cependant, assurer nécessairement un niveau équivalent de sécurité.
Avant toute mise sur le marché le constructeur doit établir une Déclaration CE de conformité
conformément à l’annexe V de la directive 98-37CE (Directive Machines) du 22 juin 1998 concernant
le rapprochement des législations des états membres relatives aux machines. Cette directive a été
abrogée et remplacée par la directive 2006-42 CE qui doit être transposée le 29 juin 2008 au plus tard
pour que ses dispositions prennent effet au 29 décembre 2009.
Lorsque l’appareil présente un risque de chute verticale de + de 3m, il est nécessaire d’obtenir une
attestation d’examen CE de Type. Ce document est établi par un organisme de contrôle notifié par un
Etat membre qui procède au contrôle de l’appareil et qui atteste de sa conformité aux exigences de la
directive.
La directive 2006-42 CE prévoit que le fabricant ou son mandataire peut également procéder à une
évaluation de la conformité avec contrôle interne prévue à l’annexe VIII de la directive ou appliquer
une procédure d’assurance qualité complète prévue à l’annexe X de la directive.
De nombreux constructeurs utilisent des composants de sécurité issus de l’industrie des ascenseurs
(serrure de portes, parachute, régulateur de vitesse..) qui bénéficie d’une attestation d’examen de type
comme la directive ascenseurs 95-16CE l’exige. II convient de préciser que cette attestation d’examen
CE de Type des composants de sécurité n’était pas exigée dans la Directive Machines.
La norme française de référence pour les élévateurs est la NFP82222. Elle peut être utilisée comme
guide pour l’analyse de risque afin de concevoir I’ appareil.
41
Elévateurs pour personnes à mobilité réduite (EPMR)
Directive Machine
98/37CE
NORME DE
REFERENCE
NFP 82222
OUI NON
Course
intérieure à 3
mètres
ATTESTATION
D'EXAMEN CE DE
TYPE PAR UN
ORGANISME NOTIFIE
DECLARATION CE
DE CONFORMITE DU
FABRICANT
42
3.3 - Les escaliers mécaniques- Trottoirs roulants
3.3.1 - Introduction
Les escaliers mécaniques et trottoirs roulants sont majoritairement installés dans les grands pôles
d’attraction que sont :
Les escaliers mécaniques sont des machines destinées à transporter des personnes entre deux niveaux
d’un bâtiment. Ce sont des équipements de confort.
En comparaison avec les autres installations qui assurent la même fonction :
L’escalier mécanique a un fonctionnement continu qui lui confère une grande capacité de transport
(jusqu’à 8 000 personnes par heure).
Les trottoirs roulants sont des machines destinées à transporter des personnes dans un couloir de
circulation piétonne dont la trajectoire est rectiligne et l’inclinaison inférieure à 12°. Ce sont
également des équipements de confort pour les piétons.
Depuis une vingtaine d’années, avec le développement des grands centres commerciaux sur un ou
plusieurs étages, de nombreux trottoirs roulants inclinés ont été installés. Ils permettent aux clients de
passer d’un étage à un autre avec leur chariot d’achat. Ces trottoirs permettent d’éviter des files
d’attente aux paliers des ascenseurs.
Les escaliers mécaniques et trottoirs roulants sont réversibles, mais si le trafic doit être assuré dans les
deux directions il faut installer deux appareils en parallèle.
De même, la faible vitesse de déplacement limite l’utilisation des escaliers mécaniques à des
élévations de l’ordre de 14 m. Pour les élévations supérieures il est préférable d’installer une ou
plusieurs volées d’escaliers mécaniques en série. Quant au trottoir roulant sa limite d’utilisation se
situe à 200 m environ.
On peut estimer à trois cent quatre vingt mille le nombre d’escaliers mécaniques et trottoirs roulants en
service dans le monde, quatre vingt mille en Europe et six mille en France.
Le marché annuel est en constante augmentation (27 000 machines par an) en particulier sous la forte
demande des pays de la zone Pacifique (de l’ordre de 20 000 par an) ; le marché français s’établit à
300 machines annuelles.
Généralités
L’escalier mécanique présente une suite sans fin de marches articulées entre elles, se déplaçant d’un
mouvement uniforme et continu d’un palier à un autre, selon une trajectoire inclinée.
Au cours du déplacement la surface de foulée de la marche reste horizontale.
Toutes les marches sont reliées entre elles par des chaînes, lesquelles sont entraînées par des roues à
chaînes logées sous les paliers.
43
L’ensemble forme une sorte de chenille avec un brin supérieur accessible pour le transport des
personnes et un brin inférieur logé dans la structure.
Ainsi lorsqu’une marche arrive au palier d’arrivée, elle bascule et repart en sens inverse pour se
présenter au palier de départ.
Le trottoir roulant peut être réalisé en mettant en œuvre deux technologies différentes :
- le trottoir à palettes qui utilise la technique de l’escalier mécanique, mais dont les marches
sont remplacées par des palettes,
- le trottoir à bande en caoutchouc qui utilise la technologie des convoyeurs de mines.
L’escalier mécanique et le trottoir roulant sont équipés de deux mains-courantes mobiles se déplaçant
dans la même direction que celle des marches ou palettes et à la même vitesse.
La hauteur entre le nez des marches et le dessus de la main courante doit être comprise entre 0,90 et
1,10 m.
Enfin, selon leur destination, les escaliers mécaniques et trottoirs roulant peuvent être soumis à des
conditions de fonctionnement et d’environnement très différentes.
Pour une même famille, les composants sont ensuite sélectionnés en fonction des puissances à
transmettre.
Les appareils de la famille « service intense » doivent répondre à des besoins de robustesse et de
disponibilité beaucoup plus importants que ceux de la famille « commerciale ».
La durée de vie attendue d’un escalier mécanique ou d’un trottoir roulant est au minimum de vingt
ans.
Dans le texte qui suit, seuls sont décrits les éléments dont la connaissance peut être utile au
prescripteur.
Sécurité
Les deux principes fondamentaux qui ont permis l’utilisation en sécurité de l’escalier mécanique et du
trottoir roulant et par là même leur développement, ont été :
Par ailleurs, contrairement aux autres systèmes de transport, l’escalier mécanique ou le trottoir roulant
n’offre pas à l’usager un habitacle qui le sécurise.
- supprimer tout contact avec les composants mécaniques ou électriques pouvant présenter un
danger,
- éviter l’accrochage lors d’un contact avec les parties fixes ;
- éviter l’engagement entre une partie fixe et une partie mobile ;
44
- maîtriser les mouvements pour minimiser les risques de chute ;
- éviter tout choc avec des structures du bâtiment ou avec des personnes se trouvant sur un
escalier mécanique adjacent.
Définitions
Escalier mécanique : escalier incliné en mouvement continu entraîné par un moteur, destiné à monter
ou à descendre des personnes et dans lequel la surface de transport demeure horizontale.
Trottoir roulant : installation entraînée par un moteur, destinée au transport des personnes dans
laquelle la surface de transport demeure parallèle à la direction de déplacement et est ininterrompue.
L’escalier mécanique et le trottoir roulant sont des machines. Même à l’arrêt ils ne peuvent être
considérés comme un escalier ou une rampe fixe.
Angle d’inclinaison : angle maximal que fait la direction du déplacement des marches, palettes ou
bande avec l’horizontale.
Elévation E : distance verticale entre les niveaux des sols finis haut et bas.
Vitesse nominale : vitesse déterminée par le fabricant, en fonctionnement sans charge dans la direction
du mouvement des marches et pour laquelle l’escalier mécanique a été conçu.
La vitesse maximale admise est de 0,75 m/s pour les escaliers mécaniques et de 0,90 m/s pour les
trottoirs roulants.
3.3.2.2 - La charpente
L’ensemble de l’escalier mécanique est assemblé en usine dans une charpente métallique et est livré
sur site en un ou plusieurs tronçons (de 6 m environ afin de faciliter l’accès au point d’installation). La
charpente est constituée de profilés commerciaux assemblés en treillis par soudure ou boulonnés.
Les charpentes des trottoirs roulants sont calculées et réalisées pour franchir des distances importantes
sans appui.
Angle d’inclinaison
L’angle d’inclinaison de l’escalier mécanique ne doit pas dépasser 30°. Toutefois pour des élévations
ne dépassant pas 6 mètres l’inclinaison peut être portée à 35°. Dans ce cas la vitesse nominale reste
limitée à 0,50 m/s.
L’angle d’inclinaison d’un trottoir roulant ne doit pas dépasser 12° dans la partie courante et 6° sur
une distance d’au moins 0,40 m avant l’arrivée à un palier.
Charge admissible
La charpente doit pouvoir supporter, outre son poids propre, une charge nominale de 5 000 N /m² avec
une flèche maximale ne dépassant pas 1/750 de la distance entre appuis.
45
Surface porteuse = largeur utile X distance entre appuis.
3.3.2.3 - La cinématique
A l’intérieur de la charpente sont disposés tous les éléments permettant le déplacement des marches ou
des palettes et des mains courantes.
Marches
Les marches ont la forme d’un prisme triangulaire dont deux faces sont visibles :
Ces deux faces sont reliées par des bras de marche : un de chaque côté.
Elles sont réalisées en alliage d’aluminium moulé sous pression.
A leur extrémité inférieure les bras de marche sont équipés d’un galet appelé « galet de marche ».
La surface de foulée comporte des rainures dans le sens du déplacement.
De même la contremarche rainurée réalise un effet de peigne avec le bord intérieur de la marche
voisine.
- 0,60 m ;
- 0,80 m ;
- 1 m.
La profondeur de la marche est au moins égale à 0,38 m. La hauteur de marche est d’environ 21 cm
pour une inclinaison de 30° et de 23 cm pour une inclinaison de 35 °. Dans tous les cas elle doit être
inférieure à 24 cm.
La marche doit être capable de supporter une charge de 6000 N/m² uniformément répartie.
Palettes
La largeur utile des palettes ne doit pas être inférieure à 0,58 m et ne doit pas excéder 1,10 m.
Pour les trottoirs roulants dont l’angle d’inclinaison est inférieur ou égal à 6°, des largeurs utiles
jusqu’à 1,65 m sont autorisées.
La palette doit être capable de supporter une charge de 6 000 N/m² uniformément répartie.
Les marches ou palettes sont entraînées de chaque côté par deux chaînes identiques, du type à
rouleaux fermées sur elles-mêmes et reliées entre-elles par de grand axes (axes de marches) formant
entretoises. Chez certains constructeurs, c’est la marche ou la palette qui assure la liaison entre les
chaînes.
Les marches ou palettes sont articulées sur les axes des chaînes, lesquels sont équipés de chaque côté
de galets (galets de chaîne).
Les chaînes s’enroulent sur les roues à chaîne montées sur l’arbre de tête.
Arbre de tête
L’arbre de tête est monté dans la charpente, dans le caisson supérieur et repose sur deux paliers à
billes. Il comporte notamment deux roues dentées d’entraînement des chaînes de marches ou de
palettes.
46
Chariot de tension
Le chariot de tension est placé dans la partie inférieure de la charpente (cf. figure 6). Il assure par deux
ressorts de compression une tension constante des chaînes de marches ou de palettes.
Rails
Les rails constituent une piste de roulement pour les galets de chaînes et de marches. A certains
endroits des contre-rails sont disposés au-dessus de ces galets pour les maintenir en position.
La bande est réalisée en caoutchouc armé dans les deux directions par des câblettes d’acier.
De ce fait elle est autoporteuse.
Les deux extrémités sont vulcanisées sur site. Elle circule entre un tambour moteur et un tambour de
retournement exactement comme une courroie. Toutefois la stabilité transversale est obtenue par la
forme en tonneau des tambours.
Sur la partie rectiligne, la bande est supportée de chaque côté, par des galets espacés au maximum de 2
m. De plus des galets latéraux en caoutchouc sont installés pour jouer le rôle de butée et éviter un
déplacement latéral.
Le tambour moteur est installé sous le palier le plus haut du trottoir roulant. Son diamètre est au
minimum de 0,8 m.
A l’autre extrémité, sous le palier, est installé le tambour de retournement. Ce tambour est placé dans
une sorte de chariot pouvant se déplacer longitudinalement afin de donner, par des masses suspendues,
la tension nécessaire à la bande.
Machine d’entraînement
Un escalier mécanique ou un trottoir roulant est entraîné par au moins une machine qui lui est propre.
En général la machine est située dans le caisson supérieur de la charpente :
Pour le trottoir roulant à bande, la machine est située à proximité du tambour d’entraînement.
La machine peut être également disposée dans un local de machine situé sous le palier.
La machine comprend :
- un moteur asynchrone alimenté en 380 V triphasé du type à « cage d’écureuil » à une seule
vitesse ;
- un frein électro-mécanique°;
- un réducteur de vitesse à roue et vis sans fin ou à engrenages.
Main courante
L’escalier mécanique est équipé de deux mains-courantes mobiles. La main courante est une sorte de
courroie profil spécifique, réalisée en caoutchouc naturel renforcé de plusieurs couches de toile de
coton et de câblettes d’acier.
Chaque main courante forme une boucle sans fin dont le joint est vulcanisé en usine.
47
La distance verticale h1 entre le nez de marche et le dessus de la main courante est au minimum de
0,90 m et au maximum de 1,10 m.
Le mécanisme d’entraînement des mains courantes est placé en partie supérieure de l’appareil. Il est
disposé entièrement dans le gabarit de la charpente.
Pour chacune des deux mains courantes, ce mécanisme est constitué d’une poulie motrice qui reçoit
son mouvement de l’arbre de tête par l’intermédiaire d’une chaîne secondaire ou de la chaîne des
marches par l’intermédiaire d’un pignon de type « roue à chaîne ». La main courante, plaquée sous
pression sur la poulie est entraînée par friction. Dans la partie active de l’escalier mécanique les mains
courantes glissent sur des guides jusqu’à la crosse. Selon le type d’escalier ou de trottoir, elles se
retournent sur une « chaîne munie de petits galets ou sur une poulie. Dans le retour la main courante
est supportée par des rouleaux.
La vitesse des mains-courantes est identique à celle de la surface de foulée avec une tolérance de 0 à +
2%.
L’escalier mécanique ou le trottoir roulant doit être mis à l’arrêt si la vitesse de la main courante dévie
de – 15% de la vitesse réelle des marches pendant plus de 15 s.
Aux pénétrations des mains courantes dans l’habillage un dispositif de sécurité provoque l’arrêt de
l’escalier pour éviter qu’une main d’un voyageur ne soit accidentellement entraînée à l’intérieur de la
balustrade.
Chaque main courante est munie d’un système assurant automatiquement la tension convenant à son
bon fonctionnement et un dispositif de sécurité provoque l’arrêt de l’appareil en cas d’allongement
anormal ou de rupture.
Aux deux extrémités de l’escalier ou du trottoir roulant, dans le prolongement des marches sur une
distance d’au moins 0,85 m à partir des peignes, est disposé un ensemble de plaques palières dont la
surface est antidérapante.
Les plaques palières portent les peignes dont les dents pénètrent dans les rainures des dessus de
marche. La profondeur d’engrainement est au moins égale à 4mm.
Pendant le fonctionnement la plaque porte-peignes peut se soulever pour laisser passer un corps
étranger de petite dimension. Un dispositif électrique de sécurité contrôle ce soulèvement.
Dans le prolongement de chaque plaque palière une trappe ouvrante recouvre la charpente et permet
l’accès aux caissons supérieur et inférieur. En position fermée, ces trappes doivent être verrouillées.
En position ouverte, une protection doit être prévue pour éviter la chute des usagers.
Des compléments de plaques palières sont souvent nécessaires pour combler les vides entre les
plaques palières et le génie civil.
3.3.2.5 - La balustrade
La charpente et les organes mécaniques sont protégées par un habillage réalisé avec grande précision
et prenant en compte les contraintes architecturales du site.
48
On distingue :
Ces panneaux peuvent être réalisés en tôle (inox le plus souvent) avec des joints à bords tombés. Mais
de nos jours pour des raisons esthétiques ils sont souvent réalisés en verre trempé.
Ces panneaux portent à leur partie supérieure le guide de la main-courante.
Les crosses
Ce sont les pièces qui habillent les poulies ou les galets de retour des mains courantes aux paliers.
Les plinthes
Elles assurent l’interface entre les marches, la palette ou bande et les balustrades. Elles sont réalisées
en tôle. Elles doivent être particulièrement rigides car une déformation créerait un vide dans lequel le
pied d’une personne pourrait se coincer. Pour diminuer les risques d’adhérence par effet de ventouse la
surface extérieure reçoit un traitement spécifique (traits croisés, téflon,…). Au droit des peignes un
dispositif appelé « guillotine » permet aux plaques palières de se soulever dans les limites prévues sans
laisser apparaître le moindre orifice.
Ce sont des brosses ou des bourrelets en caoutchouc qui sont montés sur les plinthes des escaliers
mécaniques.
Ils ont une double fonction :
Lorsqu’il y a lieu de combler le vide entre la balustrade et les murs, des tôles sont montées sur une
ossature fixée à la charpente de l’escalier. Ces pièces sont naturellement ajustées sur place. Si leur
largeur est importante quelques motifs anti-glissades (plots de forme spécifique) sont disposés dans le
rampant.
Ces pièces assurent la liaison entre les plinthes et les panneaux intérieurs.
Ils sont nécessaires lorsque l’escalier mécanique n’est pas installé entre deux murs mais, par exemple,
à côté d’un escalier fixe ou dans le vide d’un atrium. Ces panneaux sont parfois réalisés en verre dont
la transparence permet de voir la mécanique en mouvement.
Ces pièces assurent la liaison entre les panneaux extérieurs et les panneaux intérieurs. S’il existe un
risque de chute des mesures sont prises pour dissuader les personnes qui désiraient escalader l’escalier
par l’extérieur en se tenant sur le plat bord extérieur.
Par exemple, il peut être installé une sorte de barrière faisant obstacle.
49
3.3.2.6 - Les jeux
D’une manière générale tous les organes que les voyageurs sont susceptibles d’approcher ou de
toucher sont exécutés de façon à éviter tout accident aux personnes et toute détérioration de leurs
vêtements.
Les jeux maximaux en un point quelconque de l’appareil en contact avec les usagers sont :
• entre face latérale des marches ou palettes et plinthe ≤ 4 mm, avec la condition
supplémentaire que la somme des intervalles des 2 côtés de la marche ne dépasse pas 7 mm
• entre le creux des dents de peignes et le dessus des rainures des plateaux de marches ou
palettes ≤4 mm
• entre le guide de main courante et la main courante ≤8 mm.
Pour les trottoirs roulants, si les plinthes sont disposées au dessus de la surface de foulée, le jeu ne doit
pas excéder 4 mm.
Position de l’armoire de
Type d’appareil Position de la machine
commande
dans la station
d’entraînement supérieure dans la station
Commercial
ou dans le tapis de d’entraînement supérieure
marche
dans la station
d’entraînement supérieure
Service intense dans une niche à proximité
ou dans le tapis de
marche
dans le local sous l’escalier
Tous types avec élévation dans un local séparé sous
ou dans une niche à
supérieure à 10 m l’escalier mécanique
proximité
Dispositions générales
Placé à proximité de l’armoire de commande est disposé un interrupteur principal capable de couper le
circuit puissance du moteur.
50
L’équipement électrique comprend, outre le moteur, un certain nombre de dispositifs qui sont destinés
à assurer le fonctionnement de l’appareil et la protection contre les défauts électriques.
Puissance installée
Pour un escalier mécanique de largeur utile égale à 1 m avec une vitesse de 0,60m/s, il convient de
prévoir une puissance de l’ordre de 2,4 KW par mètre d’élévation et de 0,3 KW par mètre de longueur
pour les trottoirs roulants horizontaux.
Armoire de commande
Elle est située dans le caisson supérieur de l’escalier et renferme tout l’appareillage (relais de
commande, contacteurs de puissance) nécessaire au fonctionnement automatique de l’escalier
mécanique.
Elle réalise la mise en marche du moteur par l’intermédiaire d’un couplage « étoile-triangle » et
simultanément la levée de tous les freins.
De plus en plus, cette fonction est réalisée par un variateur de fréquence qui permet un démarrage et
un arrêt en douceur et une vitesse d’attente très basse lorsque l’escalier est à vide.
L’automatisme contrôle les chaînes des sécurités d’arrêt, provoque l’arrêt normal de l’escalier,
transmet une alarme et permet le réarmement par le personnel d’exploitation.
Elle donne toutes les informations nécessaires à l’allumage de la signalétique voyageurs et des
pictogrammes.
Commande
Le démarrage ou l’arrêt de l’escalier mécanique doit être effectué au moyen d’un ou plusieurs
interrupteurs accessibles aux seules personnes autorisées depuis l’un au moins des paliers.
La personne qui effectue cette commande doit pouvoir s’assurer que personne ne se trouve sur la
partie active de l’escalier.
La remise en marche de l’escalier après les arrêts pour situation d’urgence et certains arrêts initiés par
les dispositifs de sécurité (peignes, pénétration des mains courantes) est possible par ces interrupteurs.
On distingue trois types de commande qui sont déléguées à partir de l’armoire de commande.
• Pour les appareils non vidéos surveillés, commande locale
Un coffret de commande est logé dans l’habillage. Il renferme les organes de commande qui
permettent de mettre en service ou d’arrêter l’appareil et de réarmer un arrêt pour situation d’urgence.
Depuis un centre de surveillance une platine de commande permet, si le système de visualisation est
en service, de commander la marche, l’arrêt de l’escalier mécanique, ainsi que le réarmement d’un
arrêt pour situation d’urgence.
L’appareil est équipé d’une boîte mobile dite d’inspection qui permet au personnel assurant l’entretien
de le faire fonctionner en marche impulsionnelle. Cette commande est prioritaire sur toutes les autres.
51
et partout ou cela est nécessaire pour que tout point de l’appareil soit accessible avec le boîtier
d’inspection.
Dès qu’une deuxième prise d’inspection est connectée, l’ensemble de la commande inspection est
inopérante et à fortiori celle de l’appareil.
• Fonctionnement automatique
Le fonctionnement de l’escalier peut être asservi à la présence ou non d’usagers, lesquels peuvent être
détectés par des cellules infrarouges placées avant l’entrée ou par des tapis contact. L’escalier assure le
transport de toutes les personnes détectées puis est mis automatiquement à l’arrêt ou en vitesse
d’attente de l’ordre de 0,10 m/s. Dès qu’un nouvel usager est détecté il redémarre avec une
accélération inférieure à 0,5 m/s². Si un usager se présente dans le sens contraire, l’appareil démarre
dans le sens prédéterminé pendant au moins 10 secondes.
En pratique, ce mode de fonctionnement n’est pas envisagé pour les trottoirs roulants de grande
longueur (supérieur à 60 m) car le nombre de démarrages serait trop important.
Ces arrêts sont le plus souvent utilisés dans le but de nuire. Aussi pour éviter que l’escalier mécanique
ne reste immobilisé trop longtemps, il peut être envisagé de mettre en place un système de détection
qui autorise la remise en marche automatique de l’escalier si aucune personne ne se trouve dans la
zone de transport.
Les arrêts
Ces dispositifs d’arrêt sont en principe utilisés par les usagers. Ils sont situés aux paliers supérieur et
inférieur et éventuellement dans le rampant en respectant l’exigence suivante : la distance entre deux
arrêts consécutifs ne doit pas dépasser 30 m pour les escaliers mécaniques et 40 m pour les trottoirs
roulants.
Ces arrêts sont provoqués par toutes les sécurités de « prévention » (électriques ou mécaniques)
destinées à protéger les voyageurs, mais également le matériel.
• Les arrêts pour la protection des travailleurs
52
3.3.2.9 - Les informations à donner à l’usager
Sur le fonctionnement
Des signalisations lumineuses de type signalisation routière placées à l’entrée et à la sortie indiquent si
l’appareil est utilisable et son sens de fonctionnement.
Sur l’usage
Des pictogrammes placés à l’entrée de chaque escalier mécanique donne le mode d’usage et précise
les interdictions :
Pour exploiter en toute sécurité un escalier mécanique ou un trottoir roulant il est nécessaire de prévoir
les dispositions suivantes :
D’autre part, les locaux de machines séparées doivent répondre aux sujétions suivantes :
- accès sûr, sans danger (largeur minimum 0,40 m ou 0,50 m si présence d’un organe en
mouvement, hauteur minimum 2m) ;
- portes verrouillées ;
- éclairage suffisant :
200 Lux aux portes de travail ;
50 Lux dans les accès ;
éclairage de sécurité pour l’évacuation ;
53
3.3.2.11 - Le manuel d’instruction
Tout escalier mécanique ou trottoir roulant doit être fourni avec une documentation comprenant un
manuel d’instruction relatif à l’usage, à la maintenance, au contrôle, aux réparations, aux vérifications
périodiques et aux opérations de secours.
Le constructeur doit fournir les plans et descriptifs de l’installation ainsi qu’une fiche d’essai et de
contrôle établissant que tous les composants et sous-ensembles sont conformes aux prescriptions de la
norme NF EN 115.
Pour les composants qui ne sont pas conformes à la norme NF EN 115 un certificat établi par un
organisme notifié est nécessaire afin d’établir la conformité aux exigences essentielles de la Directive
Machines.
3.3.3 - La prescription
Les principaux critères à prendre en compte pour le choix d’un escalier mécanique ou d’un trottoir
roulant sont les suivants :
Pour les calculs de trafic, le nombre maximum de personnes pouvant être transportées par l’escalier
mécanique ou le trottoir roulant en 1 h est indiqué ci-dessous:
54
- s’inscrivent dans un système de transport public, entrées et sorties incluses ;
- sont destinés à un service intense et régulier pendant approximativement 140 h/semaine avec
une charge atteignant 100 % de la charge de freinage pendant une durée totale d’au moins 30
minutes durant tout intervalle de 3 h ;
il est recommandé d’installer un frein additionnel également pour les élévations inférieures à 6 m.
En fonction des contraintes et exigences dictées par la nature du service à satisfaire, les dispositifs
supplémentaires de sécurité peuvent être nécessaires. Ils doivent être définis avec le constructeur.
3.3.3.3 - Les escaliers mécaniques et trottoirs roulants transportant des chariots d’achats ou des
chariots à bagages
Si, exceptionnellement, des moyens de transport, tels que des caddies et des chariots à bagages,
doivent être transportés sur les escaliers mécaniques ou les trottoirs roulants, des mesures spéciales
doivent être convenues entre le constructeur de l’escalier mécanique / du trottoir roulant, le
constructeur du moyen de transport et le propriétaire. Dans le cadre de ces mesures, il faut veiller au
respect des conditions relatives aux marches, aux palettes et à la bande lors du choix du moyen de
transport.
Si le constructeur de la machine ne peut pas satisfaire certaines de ces exigences du fait, par exemple,
qu’il n’est pas l’exploitant de l’escalier mécanique ou du trottoir roulant, les exigences non satisfaites
doivent figurer dans la notice d’instructions comme une obligation du propriétaire.
Les exigences suivantes doivent être satisfaites :
- la conception du chariot doit être adaptée à celle de l’escalier mécanique / trottoir roulant,
pour assurer une manipulation sans danger (ex : dispositifs déflecteurs, galets, dispositifs de
verrouillage des chariots) ;
- la largeur du chariot doit être inférieure d’au moins 0,4 m de la largeur des marches de
l’escalier mécanique / des palettes du trottoir roulant ;
- l’inclinaison des peignes doit être au maximum de 19°, et en liaison avec le calcul de la
stabilité (essai de basculement) du constructeur de chariots ;
- les escaliers mécaniques doivent présenter, à chaque palier, des marches horizontales sur 1,2
m et au palier haut, un rayon de courbure d’au moins 2,6 m.
- les trottoirs roulants avec une inclinaison > 6° doivent présenter des palettes horizontales sur
au minimum 400 mm au palier haut ;
- la vitesse des escaliers mécaniques, est limitée à 0,4 m/s et celles des trottoirs roulants ≥ 6° à
0,5 m/s ;
55
3.3.3.4 - Le choix du type de trottoir roulant
Le trottoir roulant est contrairement à l’escalier mécanique, un appareil de faible diffusion.
Selon les conjonctures économiques existantes, à un instant donné, il n’est pas possible de prévoir
lequel des deux types sera le moins coûteux à l’investissement.
Par contre pour la maintenance et le renouvellement, les différences peuvent être significatives :
• Trottoir roulant à bande
- le coût d’entretien d’un trottoir à bande est très faible ; pas d’opérations de lubrification, peu
de réglages… ;
- par contre, la durée de vie moyenne d’une bande est de 15 ans, cet investissement important
doit être prévu au budget d’entretien.
Dans le cas de groupes d’escaliers mécaniques ou trottoirs roulants inclinés, les appareils peuvent être
disposés de différentes manières en fonction des objectifs poursuivis (commerciaux par exemple) :
Lorsque tout ou partie d’un escalier mécanique ou d’un trottoir roulant est soumis aux intempéries, il
est indispensable de prévoir une protection des chaînes et un matériel étanche pour les composants
électriques et mécaniques. Selon les climats, un chauffage électrique peut s’avérer nécessaire.
3.3.4 - La réglementation
La Directive Machines
Les escaliers mécaniques et trottoirs roulants entrent dans le champ d’application de la Directive
Machines :
La Directive 98-37/CE du 01/06/1998. définit les exigences essentielles de santé et de sécurité
auxquelles toutes les machines doivent satisfaire.
• La norme NF EN 115 de juillet 1995 et ses deux amendements fixent les règles de sécurité
pour la construction et l’installation des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants.
Cette norme donne présomption de conformité pour les exigences essentielles de la Directive
Machines qu’elle traite.
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Elle n’est pas d’application obligatoire.
Cette norme est actuellement en cours de révision ; la nouvelle itération sera soumise au vote formel
fin 2007.
• La norme NF EN 13015 définit les éléments nécessaires pour la préparation des instructions
de maintenance. Elle précise également les vérifications à charge du propriétaire/exploitant.
• La norme EN 1929-2 de février 2005 « Chariots d’achat » partie 2 donne les prescriptions,
essais et inspection pour les chariots d’achat à corbeille, avec ou sans siège pour enfant,
destinés à être utilisés sur les trottoirs roulants.
Avant de mettre sur le marché ou de mettre en service un escalier mécanique ou un trottoir roulant le
fabricant :
- veille à ce que son produit satisfasse aux exigences essentielles de santé et de sécurité
pertinentes (Analyse des Risques),
- veille à ce que le dossier technique soit disponible,
- met à disposition la notice d’instructions,
- appose le marquage CE,
- applique les procédures d’évaluation de la conformité pertinentes,
- établit la déclaration CE de conformité.
Ce décret fixe les prescriptions particulières de sécurité applicables aux travaux effectués sur les
ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants (titre 1 uniquement).
L’arrêté du 25 juin 1980, dernière modification en date du 6 mai 2006, fixe les règles particulières de
sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP.
Sont principalement concernées les dispositions constructives du bâtiment (articles CO) et les sections
III concernant les escaliers mécaniques et trottoirs roulants (articles AS6 à 8).
Ces dispositions générales sont complétées par des dispositions particulières à chaque type
d’établissement (exemple : gares, articles GA 4 et 5).
La norme NF 82502 donne des informations pour l’installation d’escalier mécaniques / trottoirs
roulants dans des bâtiments existants.
Le niveau sécuritaire exigé pour les escaliers mécaniques ou trottoirs roulants neufs est très élevé. Lors
de la révision de la norme NF EN 115 (qui paraîtra en 2007) une analyse de risques très complète à
rendu nécessaire l’introduction de nouvelles exigences.
Aussi peut-on prévoir, comme cela a été demandé pour les ascenseurs, une mise à niveau du parc
ancien pour que ces appareils soient équipés des sécurités jugées nécessaires.
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3.3.5 - Les opérations de maintenance
La maintenance des appareils élévateurs et translateurs est confiée à une société de maintenance
compétente.
La maintenance comprend toutes les opérations nécessaires pour assurer un fonctionnement
satisfaisant et en sécurité de l’installation et de tous ses composants après la réception et durant tout
son cycle de vie.
Pour un escalier mécanique ou trottoir roulant utilisé quotidiennement le programme suivant pourra
être appliqué.
Nota : les fréquences ci-dessous sont données à titre indicatif. Elles peuvent varier en fonction du
service réellement effectué par l’escalier.
En plus des contrôles ci-dessus mentionnés il est procédé à la vérification des niveaux d’huile, à la
tension des chaînes, au contrôle des jeux, aux vérifications électriques diverses (armoire de
commande) et au graissage des chaînes de marche.
Une visite générale est effectuée ; elle nécessite le démontage de la moitié des marches.
La vérification porte sur : les chaînes, le chariot de tension, les rails, les marches, les connections
électriques, les sécurités, les isolements, les borniers, les freins, les jeux.
Il est procédé à la vidange du réducteur de vitesse et au graissage des chaînes de marches.
3.3.5.2 - La disponibilité
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Ces travaux importants sont réalisés conformément à la norme en vigueur au moment de leur
réalisation et font l’objet d’essais de réception.
Les escaliers mécaniques et trottoirs roulants doivent être contrôlés avant leur première utilisation,
ensuite à intervalles réguliers et après des modifications importantes.
Les essais portent sur la vérification du bon fonctionnement général et de tous les dispositifs de
sécurité.
Pour un Etablissement Recevant du Public (ERP) un organisme extérieur agréé, doit sur demande du
chef d’établissement, procéder une fois par an :
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3.4 - Les monte-charge :
3.4.1 - Introduction
Dans ce chapitre, nous traitons des appareils dont la fonction est le déplacement vertical de charge
matérielle uniquement. Ils ne peuvent en aucun cas transporter des personnes. L’intérieur de leur
cabine est dépourvu de commande. Toutes les manœuvres sont effectuées depuis un dispositif situé au
palier. Ces appareils doivent respecter les exigences essentielles de la Directive Machines 98-37CE.
Les ascenseurs de charge assurant le transport des charges et des personnes ne sont pas des monte-
charge. Ils sont traités dans le chapitre ascenseurs de ce guide.
- Les monte-charge non accessibles tel que définis dans la norme EN81-3.
o La hauteur libre de la cabine est limitée à 1,2m.
o La surface maximum de la cabine est 1m².
o La profondeur de la cabine ne doit pas excéder 1m.
o La charge utile ne doit pas être supérieure à 300kg.
- Les monte-charge accessibles qui n’entrent pas dans le champ d’application de la norme
EN81-3. Il s’agit des appareils dont les dimensions de cabine et la charge utile sont
supérieures à celles indiquées ci-dessus. Bien que la hauteur de cabine puisse être supérieure à
2m, elle peut être accessible uniquement durant les opérations de chargement et de
déchargement.
3.4.2 - Généralités
Les appareils font appel à différentes techniques : monte-charge électriques à entraînement par
adhérence ou à treuil attelé, ou de monte-charge hydrauliques, définis comme équipement de levage,
desservant des niveaux définis, comportant une cabine suspendue par des câbles ou chaînes ou
supportée par un vérin et se déplaçant au moins partiellement le long de guides rigides verticaux ou
dont l'angle avec la verticale n'excède pas 15°.
Ces appareils sont principalement utilisés lorsque la fonction de manutention est assurée par des
personnes différentes à chaque niveau desservi. C’est le cas par exemple des monte-plats qui
desservent généralement la cuisine et la salle de restaurant.
3.4.2.1 - Définitions
Gaine : Volume dans lequel se déplace le monte-charge. Ce volume est matériellement délimité par le
fond de la cuvette et des parois.
Suspente : Ensemble des organes de suspension, câbles, chaînes et accessoires auxquels la plate-forme
se trouve directement attachée.
Zone de déverrouillage : Zone de part et d´autre du niveau d´arrêt, dans laquelle doit se trouver le
plancher de la cabine pour que la porte de ce niveau puisse être déverrouillée.
Parachute : Organe mécanique destiné à arrêter et maintenir à l'arrêt la cabine, le contrepoids ou la
masse d’équilibrage sur ses guides en cas de survitesse à la descente ou de rupture des organes de
suspension.
Monte-charge à action directe : Monte-charge hydraulique dont le piston ou le cylindre est fixé
directement à la cabine ou à son étrier.
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Monte-charge à action indirecte : Monte-charge hydraulique dont le piston ou le cylindre est relié à la
cabine ou à son étrier par des organes de suspension (câbles, chaînes).
Monte-charge à adhérence : Monte-charge dont les câbles de traction sont entraînés par adhérence
dans les gorges de la poulie motrice de la machine.
Monte-charge à treuil attelé : Monte-charge à suspension par chaînes ou dont les câbles sont entraînés
autrement que par adhérence.
Monte-charge électrique : Monte-charge pour lequel l'énergie nécessaire au levage de la charge est
transmise par câbles ou chaînes à la cabine à partir d’une machine entraînée électriquement.
Monte-charge hydraulique : Monte-charge pour lequel l'énergie nécessaire au levage de la charge est
transmise par une pompe à entraînement électrique qui transmet un fluide hydraulique à un vérin
agissant directement ou indirectement sur la cabine (plusieurs moteurs, pompes ou vérins peuvent être
utilisés).
3.4.2.2 - Sécurité
- au cisaillement ;
- à l'écrasement ;
- à la chute ;
- au choc ;
- à l'emprisonnement ;
- à l'incendie ;
- aux chocs électriques ;
- à l'avarie du matériel par dommage mécanique, usure, corrosion.
L’objectif est de protéger les personnes présentes ou agissant dans l’environnement de la machine : les
usagers, le personnel de maintenance et d’inspection, les personnes se trouvant en dehors de la gaine et
du local de machines, le cas échéant. Il convient également de protéger les choses matérielles : les
charges en cabine, le matériel constituant l'installation du monte-charge, le bâtiment dans lequel se
trouve le monte-charge. Compte tenu de la diversité des types d’appareil (monte-plats, monte-charge à
trappe, monte-chariot, élévateur à usage particulier…) nous ne détaillerons pas l’ensemble des
dispositifs de sécurité mis en œuvre permettant de répondre aux exigences indiquées ci-dessus. Nous
nous en tiendrons à décrire trois dispositifs essentiels pour la sécurité des personnes.
La fermeture et le verrouillage des portes palières doivent être contrôlés avant le déplacement de la
cabine. Le déplacement de cette dernière est ainsi rendu impossible tant que ces deux contrôles ne sont
pas assurés. Il existe uniquement deux situations pour lesquelles on peut déroger à cette obligation :
Un dispositif de parachute doit être installé si l’espace situé sous la gaine du monte-charge est
accessible aux personnes. Le parachute doit être enclenché par un limiteur de vitesse ou par un
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dispositif de détection de rupture de câble pour les monte-charge hydraulique équipé d’une soupape à
rupture ou d’un régulateur de débit.
Sur les monte-charge accessibles, un dispositif de taquet antidérive doit mécaniquement interdire le
déplacement de la cabine vers le bas. Le verrouillage du taquet doit intervenir avant le déverrouillage
de la porte palière à l’arrivée de la cabine au niveau. A l’inverse, le déverrouillage du taquet ne sera
possible qu’après le verrouillage de la porte. Si l’appareil est équipé d’un dispositif d’isonivelage, le
taquet restera verrouillé pendant le mouvement de nivelage de la cabine.
Commandes à pression maintenue pour les monte-charge à trappe.
Ces appareils sont installés soit dans une gaine maçonnée, soit dans une structure autoporteuse. La
gaine du monte-charge doit être complètement close sur la totalité de la course parcourue par la
cabine.
Gaine maçonnée :
Elle comporte un ou plusieurs murs porteurs sur lesquels le guidage de l’appareil sera fixé. Ce mur
sera constitué d’un voile béton ou monté avec des parpaings complétés par des chaînages permettant
d’assurer la reprise des efforts nécessaires indiqués par le fabricant de l’appareil. Tous les murs, y
compris les murs porteurs, seront réalisés de façon à assurer la résistance mécanique de la gaine
prescrite dans la norme de référence utilisée (1000N appliqués sur une surface de 5cm² en tout point
de la gaine). Ils pourront être réalisés en matériaux de construction ou à l’aide de parois tôlées. Les
réservations des baies palières seront réalisées selon les instructions du fabricant. Une cuvette sera
aménagée sous le niveau inférieur avec une profondeur variable en fonction du type de monte-charge
permettant d’assurer les distances de sécurité requises.
Structure autoporteuse :
Il s’agit d’une structure métallique intégrant le guidage, la plate-forme et les portes palières. Elle est
fermée par des cadres métalliques recevant le matériau de remplissage. Cette structure prend appui sur
la cuvette au niveau bas et est en général fixée au niveau des paliers. Les efforts repris sur la cuvette
sont indiqués par le fabricant. Par définition, elle ne nécessite pas de mur porteur. Les règles en
matière de résistance mécanique des parois sont les mêmes que celles applicables aux gaines
maçonnées.
3.4.2.4 - Spécifications :
Compte tenu de la diversité des types d’appareils, il est difficile de décrire l’ensemble des
spécifications des monte-charge. La charge utile de ces appareils peut aller de 60kg (monte-plats) à
plusieurs tonnes (Monte-charge accessibles). Bien que la norme EN81-3 décrive des appareils avec
des vitesses pouvant être supérieures à 0,63m/s, ces appareils se déplacent en règle générale à moins
de 0,3m/s. Lorsque le monte-charge sera destiné au transport des charges roulantes ou lorsqu’il aura
plusieurs faces de services, il sera préférable d’équiper la cabine d’un dispositif assurant le maintien de
la charge en place : porte cabine ou barre de blocage. Ces dispositifs seront contrôlés électriquement
afin d’empêcher le déplacement de la cabine tant qu’ils ne seront pas en place.
Dans cette période d’harmonisation européenne des référentiels normatifs, il n’est pas toujours simple
de savoir quelle norme s’applique. Il est essentiel de comprendre que les Directives Européennes sont
prépondérantes sur les normes nationales encore en vigueur et dans l’attente de textes normatifs
harmonisés. La conformité à une norme harmonisée donne une présomption de conformité à la
Directive. Ainsi les monte-charge conformes à EN81-3 ont une présomption de conformité à la
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Directive Machines 98-37CE. Dans l’attente de la publication de la norme harmonisée EN81-32, les
monte-charge accessibles doivent faire l’objet d’une stricte analyse de risque. La norme P82260
pourra être utilisée pour les risques spécifiques à condition que la vitesse de déplacement soit
inférieure à 0,2m/s et que l’utilisation du monte-charge soit réservée à des « usagers autorisés et
avertis ». Avant toute mise sur le marché le constructeur doit établir une Déclaration CE de conformité
conformément à l’annexe V de la Directive Machines 98-37CE.
De nombreux constructeurs utilisent des composants de sécurité issus de l’industrie des ascenseurs
(serrure de portes, parachute, limiteur de vitesse..) qui bénéficient d’une attestation d’examen de type
comme la directive ascenseurs 95-16CE l’exige. Il convient de préciser que cette attestation d’examen
CE de Type des composants de sécurité n’était pas exigée dans la Directive Machines.
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3.5 - La protection contre le vandalisme :
L’analyse du risque de vandalisme pour la conception et l’entretien des ascenseurs a été conduite par
le Comité Technique CEN/TC 10. et a donné lieu à la rédaction de la norme EN 81-71 : 2005,
complétée par un amendement 1 approuvé le 19 octobre 2006.
La norme définit son domaine d’application, fixe les références normatives et précise les termes et
définitions retenus. Ensuite à partir de la liste des phénomènes dangereux qualifiés de significatifs, des
prescriptions de sécurité et des mesures de prévention sont préconisées avec en accompagnement la
méthode de vérification à retenir. Enfin des informations pour l’utilisation de l’ascenseur concluent le
document.
Plusieurs annexes, normatives ou informatives, complètent le document avec en particulier l’annexe
A, « Guide pour l’acheteur et le concepteur ».
Sont reprises ici les principales prescriptions de sécurité de cette norme.
Prescriptions de sécurité
Pour prévenir le risque de vandalisme, la norme impose différentes prescriptions dans le choix des
matériaux des éléments constitutifs de l’appareil : gaine, portes de visites, cabine, orifices de
ventilation, boutons de commande, matériaux de décoration.
En particulier, les parois de la gaine doivent résister à l’application d’une force de 2500N sur 100 cm2.
Pour les ascenseurs de catégorie 1(voir ci-dessous) la hauteur de la gaine est portée à 5 mètres.
Les ascenseurs de catégorie 2 (voir ci-dessous) doivent avoir une gaine totalement close.
Toutes les ouvertures, portes de visite, orifices de ventilation, portillons doivent avoir une résistance
mécanique identique à celle des parois et il ne doit pas être possible de les ouvrir à l’aide
d’instruments ou d’outils définis dans l’annexe E.
Des dispositifs de prévention sont aussi préconisés. Ils sont différents selon la catégorie de l’ascenseur,
tels que pour les ascenseurs de catégorie 2 un système d’alarme d’intrusion doit fonctionner lors de
l’ouverture de la porte de la machinerie ou de l’une des portes de visite.
De même la résistance au choc des ensembles de portes palières est plus exigeante que celle spécifiée
dans l’EN 81.
Pour les ascenseurs de catégorie 2 les regards vitrés sont interdits et des mesures anti-corrosion
doivent être prises pour éviter que les solvants de nettoyage et les fluides corporels ne détériorent les
structures métalliques.
A cet égard, des préconisations doivent être fournies par le vendeur pour la société de maintenance,
pour la maintenance pour l’examen des éléments vitaux cités.
Le point le plus important concerne le système de sécurité de portes palières pour les ascenseurs de
catégorie 2.
Ce système doit empêcher d’ouvrir la porte palière avec une clef de déverrouillage ou avec tout autre
outil) à moins qu’il n’ait été désactivé.
La désactivation du système doit être manuelle et pouvoir se faire depuis la machinerie ou l’armoire de
commande.
Enfin un klaxon d’alarme est actionné par le bouton d’alarme pendant 60 secondes. Lorsque la cabine
est à l’étage, portes ouvertes, le klaxon est inopérant.
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Pour être complet la norme définit aussi les points suivants :
Les annexes de la norme, les plus en rapport avec le sujet sont les suivantes :
Catégorie d’ascenseur
Enfin des préconisations sont données concernant la protection contre la corrosion des éléments
accessibles par le public et pour la protection de l’alimentation électrique.
L’annexe E donne une liste d’objets typiques pouvant être utilisés par des vandales (briquet, couteau,
cutter..) et les effets pouvant résulter de leur utilisation sur les équipements de l’ascenseur.
Enfin l’annexe F définit une méthode d’essai au feu pour des échantillons de matériau utilisés dans
l’ascenseur.
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