Chapitre 4
Chapitre 4
Chapitre 4
Généralités sur les fonctions numériques
Sommaire
1 Étude d’une fonction réelle d’une variable réelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
1.1 Fonction réelle d’une variable réelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
1.2 Ensemble de définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
1.3 Représentation graphique de f . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
1.4 Opérations sur les fonctions numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
1.5 Formules de dérivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
1.6 Monotonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
1.7 Extremums d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
2 Fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
2.1 Fonctions trigonométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
2.2 Fonctions logarithmes et exponentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
2.3 Fonctions logarithmes et exponentielles en base a . . . . . . . . . . . . . . 126
2.4 Fonctions puissances réelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
2.5 Croissances comparées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
2.6 Fonctions sinus et cosinus hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
2.7 Fonctions circulaires réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
3 Compétences à acquérir sur ce chapitre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
B ATTENTION : il faut veiller à ne pas confondre les notations f et f (x). f désigne l’application
et f (x) désigne l’image de x. L’application f peut être aussi notée x 7−→ f (x).
p
Exemple. f (x) = x donne D f = R+ = [0, +∞[.
Exemple. f (x) = ln(x) donne D f = R∗+ =]0, +∞[.
Exemple. f (x) = ex donne D f = . R
Exemple. f (x) =
1
1 − x2
donne D f = R\{−1, 1} =] − ∞, −1[∪] − 1, 1[∪]1, +∞[.
¡ →
− →−¢
Représenter f c’est représenter G f dans le repère O; i , j . On obtient une courbe du plan,
appelée représentation graphique de f , notée C f .
© ª
Exemple. f : x 7−→ ln(x) donne G f = (x, ln x)/ x > 0 .
3
Cf
2
−1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
−1
−2
−3
−4
Définition 4 – Périodicité
R
Soient f : D f −→ et T > 0.
La fonction f est dite périodique de période T , ou encore T -périodique, lorsque :
(i) ∀x ∈ D f , x + T ∈ D f
(ii) ∀x ∈ D f , f (x + T ) = f (x).
R
On peut remarquer que si D f = , la condition (i) est automatiquement vérifiée. On montre
facilement que la condition (ii) entraîne que :
∀x ∈ R, ∀k ∈ Z, f (x + kT ) = f (x)
Interprétation graphique de la périodicité. Si f est T -périodique alors son graphe est invariant
→
−
par toute translation de vecteur kT. i , avec k ∈ . Z
Il suffit donc d’étudier f £sur un¤ intervalle de longueur T , ie du type [a, a + T ] avec a ∈ (on R
choisit souvent [0, T ] ou − T2 , T2 ). Le reste du graphe de f se déduit ensuite par translations de
→
−
vecteurs kT. i , k ∈ . Z
Exemple. La fonction cos est 2π-périodique.
→
− 1 →
−
M ′′ −2π. i M 2π. i M′ C cos
b b b
−3π −π π 3π 5π 7π
−2π 2 −π 2 2 π 2 2π 2 3π 2
−1
Définition 5 – Parité
Soient f : D f −→ R et A ⊆ D f .
1. La fonction f est dite paire sur A lorsque :
(i) ∀x ∈ A, −x ∈ A
(ii) ∀x ∈ A, f (−x) = f (x).
2. La fonction f est dite impaire sur A lorsque :
(i) ∀x ∈ A, −x ∈ A
(ii) ∀x ∈ A, f (−x) = − f (x).
1. Si f est paire alors son graphe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées (0y).
R
On peut donc restreindre l’étude à D f ∩ + ou D f ∩ − . R
2. Si f est impaire alors son graphe est symétrique par rapport au point O.
R
On peut donc restreindre l’étude à D f ∩ + ou D f ∩ − . R
Exemple. La fonction x 7−→ x 2 est paire sur R, et x 7−→ x 3 est impaire sur R.
4
Cf
3
4 Cf
2 b
3 M
1
2
b b
M′ M −2 −1 1 2
1
−1
′
M
−2 −1 1 2
b
−2
−1
−3
−4
B Le signe + peut donc désigner différentes additions : celle des nombres ou celle des fonc-
tions.
Soit f une fonction numérique définie sur un intervalle I et à valeurs dans un intervalle
noté J .
Soit g une fonction numérique définies sur l’intervalle J .
R
La fonction g ◦ f est définie sur I et à valeurs dans . Elle vérifie :
¡
∀x ∈ I , (g ◦ f )(x) = g f (x))
Cette opération est associative mais non commutative : même si les deux composées g ◦ f et
f ◦ g sont possibles, il n’y a aucune rauson qu’elles soient égales.
→
−
R
Soit a ∈ . Le graphe de la fonction x 7−→ f (x) + a se déduit du graphe de f par translation de
vecteur a j .
L’existence de la dérivée en un
¡ point x¢0 ∈ I s’interprète graphiquement par l’existence d’une
droite tangente à C f au point x0 , f (x0 ) . Son équation est la suivante :
y = f ′ (x0 ) × (x − x0 ) + f (x0 )
Si f et g sont deux fonctions numériques dérivables sur un intervalle I , et si λ est une constante
réelle, alors les fonctions f + g , λ f et f g sont elles aussi dérivables sur I et on a, pour tout x ∈ I :
1 f
Si on suppose de plus que la fonction g ne s’annule pas sur I , alors les fonctions et sont
g g
elles aussi dérivables sur I et on a, pour tout x ∈ I :
µ ¶′
1 g ′ (x)
(x) = −
g g (x)2
µ ¶′
f f ′ (x)g (x) − f (x)g ′ (x)
(x) =
g g (x)2
1
∀y ∈ J , ( f −1 )′ (y) = ¡ ¢
f ′ f −1 (y)
Si f est plusieurs fois dérivable sur I , on peut définir ses dérivées successives f ′ , f ′′ = ( f ′ )′ , . . .
Soit n ∈ N∗. Si f est n fois dérivable sur un intervalle I , on note f (n) sa dérivée n fois.
¡ ¢′
On adopte aussi la convention f (0) = f . On a la formule de récurrence f (n) = f (n−1) .
1.6 Monotonie
x ≤ y ⇐⇒ f (x) ≤ f (y)
Il est clair qu’une fonction strictement croissante sur I est un cas particulier de fonction
croissante sur I .
On comprend donc, à la vue de ces propriétés, pourquoi on préfèrera utiliser des fonctions
strictement croissantes à des fonctions croissantes.
Exemple. x 7−→ x 2 est strictement croissante sur R+ = [0, +∞[, donc croissante sur R+.
Exemple. x 7−→ ⌊x⌋ est croissante sur R, mais n’est pas strictement croissante sur R.
Exemple. x 7−→ x 2 est strictement décroissante sur R− =] − ∞, 0], donc décroissante sur R−.
1
Exemple. Résoudre ≤ 1.
x
p p
Exemple. Si a > 0, résoudre x 2 = a, |x| = a, x = a, x 2 ≤ a, |x| ≤ a, x ≤ a, x 2 ≥ a, |x| ≥ a et
p
x ≥ a.
p p
Exemple. Résoudre x + 1 ≤ x − 1 et x + 1 ≥ x − 1.
On rappelle deux théorèmes bien connus qui seront démontrés dans le chapitre sur les fonc-
tions numériques dérivables.
Dans le théorème suivant, on dira qu’une propriété pour tout réel x dans un intervalle I sauf
N
en des points isolés, lorsqu’il existe une partie (finie ou infinie) A de et une famille de points
(xk )k∈A dans I tels que la propriété est vrai pour tout x ∈ I \{xk ; k ∈ A}.
B ATTENTION : si f est strictement croissante sur un intervalle I , on ne peut pas dire que
f ′ (x) > 0 pour tout x ∈ I , comme le montre l’exemple de la fonction x 7−→ x 3 .
∃M ∈ R; ∀x ∈ I , f (x) ≤ M
Le réel M est alors appelé majorant de f sur I .
Dans ce cas, le réel M n’est pas unique puisque tout réel M ′ ≥ M : ∀x ∈ I , f (x) ≤ M ≤ M ′ .
Exemple. x 7−→
1
1 + x2
est majorée sur R.
Définition 19 – Fonction minorée
On dit que f est minorée sur I lorsque :
∃m ∈ R; ∀x ∈ I , m ≤ f (x)
Le réel m est alors appelé minorant de f sur I .
On dit que f est bornée sur I lorsqu’elle est à la fois majorée et minorée sur I :
On a :
f est bornée sur I ⇐⇒ | f | est majorée sur I
Soit x0 ∈ I .
On dit que f admet un maximum global en x0 sur I , lorsque f est majorée sur I par f (x0 ) :
∀x ∈ I , f (x) ≤ f (x0 )
Une fonction qui admet un maximum global est une fonction majorée.
1
Exemple. La fonction x 7−→ 1− est majorée sur I =]0, +∞[ mais n’a pas de maximum global
x
sur I .
Soit x0 ∈ I .
On dit que f admet un minimum global en x0 sur I , lorsque f est minorée sur I par f (x0 ) :
∀x ∈ I , f (x) ≥ f (x0 )
Une fonction qui admet un minimum global est une fonction minorée.
Soit x0 ∈ I .
On dit que f admet un extremum global en x0 sur I , lorsque f admet en x0 un maximum
global ou un minimum global sur I .
B La réciproque est fausse : f peut avoir un maximum local en x0 sur I , sans avoir de maximum
global en x0 sur I .
Exemple. La fonction x 7−→ (2x 3 − 3x 2 )/5 a un maximum local en 0 sur R, qui n’est pas un
maximum global sur R.
M
b
On peut remarquer que : f a un minimum local en x0 sur I si, et seulement si, − f a un maximum
local en x0 sur I .
Pour simplifier la recherche d’extremums d’une fonction, on utilise sa dérivée (lorsque c’est
possible).
◦
Si I est un intervalle, on notera I son intérieur, c’est-à-dire l’intervalle I privé de ses bornes.
Ce résultat donne donc des points x0 candidats à être des points où f a un extremum local. On
◦
les appelle points critiques de f ; ils vérifient x0 ∈ I et f ′ (x0 ) = 0.
Il faut ensuite vérifier, pour chaque point critique, si on trouve bien un extremum local.
Pour terminer l’étude, il faut déterminer si les bornes de l’intervalle donnent d’autres extre-
mums (ces points exclus de la recherche précédente).
Exemple. Déterminer les extremums locaux et globaux de la fonction f : x 7−→ x 2 sur [−1, 2].
2 Fonctions usuelles
2.1 Fonctions trigonométriques
Les fonctions cos et sin sont dérivables (donc continues) sur R et :
∀x ∈ R, sin′ (x) = cos(x) et cos′ (x) = − sin(x)
C cos
1
C sin
−3π −π π 3π 5π
−2π 2 −π 2 2 π 2 2π 2
−1
La fonction tan est dérivable (donc continue) sur Dtan = R\© π2 + kπ; k ∈ Zª et :
1
∀x ∈ Dtan , tan′ (x) = = 1 + tan2 (x)
cos2 (x)
Représentation graphique :
3 C tan
−3π −π π 3π 5π
2 −π 2 2 π 2 2π 2
−1
−2
−3
−4
−5
1. ∀x ∈ R, ex > 0 et donc ex 6= 0
2. e0 = 1
ea
3. ∀(a, b) ∈ R2 , ea+b = ea × eb , e−a =
1
ea
et ea−b =
eb
4. ∀a ∈ R , ∀n ∈ , Z ¡ a ¢n
e = ena
5. ∀x ∈ R
¡ x ¢′
, e = ex
1 p 1
Ainsi on a e 2 = e, e−1 = . . .
e
Représentation graphique :
C exp
−5 −4 −3 −2 −1 1 2
−1
x −∞ +∞
exp +∞
0
D’après le théorème de la bijection monotone, elle induit une bijection de R sur R∗+ =]0, +∞[.
On note ln : R∗+ −→ R sa bijection réciproque. Cette fonction est appelée logarithme népérien.
On démontrera dans le chapitre sur la dérivabilité qu’elle est dérivable (donc continue) sur R∗+ .
∀x ∈ R, ∀y > 0, ex = y ⇐⇒ x = ln y
1. ln(x) = 0 ⇐⇒ x = 1 et ln(x) = 1 ⇐⇒ x = e
µ ¶ ³a´
R
¡ ∗ ¢2
2. ∀(a, b) ∈ + , ln(ab) = ln(a) + ln(b), ln
1
a
= − ln(a) et ln
b
= ln(a) − ln(b)
Z
3. ∀a > 0, ∀n ∈ , ln(a n ) = n ln(a)
¡ ¢′ 1
4. ∀x > 0, ln(x) =
x
C exp
y =x
7
C ln
2
−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7
−1
−2
−3
−4
−5
R
La fonction x 7−→ a x est dérivable (donc continue) sur , de dérivée :
¡ ¢′
R
∀x ∈ , a x = ln(a)a x
B ATTENTION : la fonction x 7−→ x α est définie au moins sur ]0, +∞[. Par exemple la fonction
R
x 7−→ x 2 est définie sur tout entier ! ! De plus la formule x α = eα ln(x) n’est intéressante que si
Z
α ∉ : par exemple écrire x 2 = e2ln(x) n’est pas plus simple que x 2 = x × x.
R
La fonction x 7−→ x α est dérivable (donc continue sur ∗+ ), de dérivée :
¡ ¢′
∀x > 0, x α = αx α−1
et :
si α > 0
+∞
α
lim x = 1 si α = 0
x→+∞
0 si α < 0
x 0 +∞ x 0 +∞
+∞ +∞
x 7−→ x α 0 x 7−→ x α 0
et les représentations graphiques (les cas α < 1 et α > 1 seront étudiés dans le chapitre sur la
dérivabilité) :
4 α>1 α=1
0<α<1
2
α=0
1
α<0
−1 1 2 3 4
R
Pour α > 0, la fonction f : x 7−→ x α est continue et strictement croissante sur + et f ( + ) = + R R
R
donc d’après le théorème de la bijection monotone, elle est bijective de + vers + . De plus R
pour x et y réels positifs :
x α = y ⇐⇒ x = y 1/α
Pour α < 0, la fonction f : x 7−→ x α est continue et strictement décroissante sur R∗+ et
R R
f ( ∗+ ) = ∗+ donc d’après le théorème de la bijection monotone, elle est bijective de R∗+ vers
R ∗
+ . De plus pour x et y réels strictement positifs :
x α = y ⇐⇒ x = y 1/α
donc la bijection réciproque de x 7−→ x α est y 7−→ y 1/α .
(ln x)β
Si α > 0 et β > 0 : lim =0
x→+∞ x α
1
En posant x = on obtient un résultat analogue en 0+ .
X
³ ´
eαx x α−β lnxx
D’autre part pour α > 0 et β > 0 : =e .
xβ
ln x
Comme lim = 0 on obtient un nouvelle croissance comparée.
x→+∞ x
eαx
Si α > 0 et β > 0 : lim = +∞
x→+∞ xβ
On a ∀x ∈ R, ch x ≥ 1 et sh(x) ≥ 0 ⇐⇒ x ≥ 0.
D’autre part :
x −∞ 0 +∞
sh(x) − 0 +
+∞ +∞
ch
1
et pour sh :
x −∞ 0 +∞
ch(x) +
+∞
sh 0
−∞
C ch 2
−4 −3 −2 −1 1 2 3
−1
C sh −2
−3
−4
Les fonctions circulaires ne sont évidemment pas bijectives sur tout leur ensemble de définition,
mais certaines restrictions convenablement choisies peuvent l’être. Les bijections réciproques
correspondantes définissent de nouvelles fonctions qui sont très importantes, notamment en
calcul intégral.
h π πi
Sa bijection réciproque est appelée fonction arc sinus, notée arcsin : [−1, 1] −→ − , .
2 2
y = arcsin(x)
y = sin(x)
− π2 −1 1 π
2
¡ ¢
B Attention à ne pas simplifier abusivement : arcsin sin(x) qui est défini sur
h π πi
R.
arcsin(sin(x)) = x si, et seulement si, x ∈ − , .
2 2
La fonction cos est continue et strictement décroissante sur [0, π]. Elle induit donc une bijection
de [0, π] vers l’intervalle image qui est ici [−1, 1].
Sa bijection réciproque est appelée fonction arc cosinus, notée arccos : [−1, 1] −→ [0, π].
¡ ¢
B Attention à ne pas simplifier abusivement : arccos cos(x) qui est défini sur R.
arccos(cos(x)) = x si, et seulement si, x ∈ [0, π].
y = arccos(x)
y = cos(x)
−1 1 π π
2
Remarque : La fonction x 7−→ arcsin(x) + arccos(x) est dérivable sur ] − 1, 1[ et sa dérivée est
π
nulle : cette fonction est donc constante sur cet intervalle. La valeur de cette constante est
2
(valeur en 0). Comme on a aussi :
π π
arcsin(1) + arccos(1) = et arcsin(−1) + arccos(−1) =
2 2
on peut conclure :
π
∀x ∈ [−1, 1], arcsin(x) + arccos(x) =
2
y = tan(x)
π
2
y = arctan(x)
− π2 π
2
− π2
1 p
y p 01 3 +∞
3
arctan(y) 0 π/6 π/4 π/3 π/2
¡ ¢
B Attention à ne pas simplifier abusivement : arctan tan(x) qui est défini sur Dtan .
i π πh
arctan(tan(x)) = x si, et seulement si, x ∈ − , .
2 2
➥ Connaître les opérations sur les fonctions et les formules de dérivation associées.
➥ Faire une étude de signe de la dérivée et en déduire la monotonie et les extremums d’une
fonction.
➥ Connaître les fonctions usuelles sin, cos, tan, ln, exp, x 7−→ x α , sh, ch, arcsin, arccos et arctan.
✪ Connaître les limites usuelles obtenues par continuité ou dérivabilité en 0.
✪ Connaître les limites dites de « croissances comparées » entre les fonctions puissances,
logarithme et exponentielle.
4 Exercices
Généralités sur les
fonctions
Logarithme et
exponentielle
EXERCICE 4. Approximations de e
EXERCICE 7. Puissances
Parmi les relations suivantes lesquelles sont exactes :
¡ ¢c ¡ ¢2
1) a b = a bc 2) a b a c = a bc 3) a 2b = a b
c c ¡ ¢c ¡ ¢c
5) a b = a (b )
c
4) (ab)c = a 2 b 2 6) a b = (a c )b ?
Fonctions
hyperboliques
ch x + sh x = e x ; ch x − sh x = e −x ; ch2 x − sh2 x = 1
2. Calculer, pour tout x, y ∈ R, ch(x + y), ch(x − y), sh(x + y) et sh(x − y) en fonction de ch x,
sh(x), ch y et sh y.
3. En déduire des formules de transformation de sommes en produits de fonctions hyper-
boliques.
R
3. Pour tout x ∈ , on pose th(x) =
sh(x)
ch(x)
. Montrer que la fonction th est bijective de vers R
] − 1, 1[ et déterminer une expression de sa bijection réciproque.
Fonctions circulaires
réciproques
n µ ¶
X 1
Sn = arctan 2
p=0 p +p +1
Equations et
inéquations
3) e 2x − 2e x − 3 = 0 4) |x 2 + 2x − 3| < 6
5) |x 2 + 2x| < 3|x| 6) ln(2x) = ln(x 2 − 1)
p
7) ln(2x) ≥ ln(x 2 − 1) 8) x + 1 ≤ 5 − x
p
9) x + x 2 + 1 > 0 10) 5x − 5x+1 + 23x−1 = 0
p p p p p p
11) x + 2 + x + 3 + x + 6 = 3 12) x + 1 + x + 10 + x + 100 = 12
13) 2 ln(x + 1) + ln(3x + 5) + ln 2 14) e x + e 1−x = e + 1
= ln(6x + 1) + ln(x − 2) + ln(x + 2)
p ¡p ¢x
15) x x = x 16) 22x − 3x−1/2 = 3x+1/2 − 22x−1