F Math9res
F Math9res
U N E R E S S O U R C E P O U R L E S E N S E I G N A N T S
L ' a p p l i c a t i o n
r e n f o r c e
l e c o n c e p t
Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants répond aux besoins exprimés par
de nombreux enseignants appelés à relever les défis de la mise en œuvre du nouveau
programme. Cette ressource répond également à la volonté exprimée par les ensei-
gnants d’élargir leurs approches pédagogiques.
Ce projet est le fruit d’une vision collective et de l’expertise de nombreuses person-
nes au cours des deux dernières années. Parmi ces personnes,
Jean-Pierre LeRoy rédacteur principal et consultant en éducation
Nell Ross Centre for Curriculum Transfer and Technology
Dave Chowdhury Centre for Applied Academics
Par ailleurs, certains enseignants de la Colombie-Britannique ont contribué à la
révision et à l’expérimentation de certaines parties du document.
Le ministère de l’Éducation est heureux de reconnaître les efforts de chacun d’eux
ainsi que la synergie collective qui a animé les personnes qui ont participé à ce pro-
jet.
Au sujet de Mathématiques 9 :
Une ressource pour les enseignants
En quoi consiste cette ressource? ......................................................................... 3
Pourquoi a-t-on élaboré cette ressource? ....................................................... 3
Comment cette ressource est-elle structurée? .................................................... 5
Comment cette ressource peut-elle servir à organiser
le programme d’études? ........................................................................................ 8
Planification du programme d’études ............................................................. 8
Stratégies d’enseignement ........................................................................... 12
L’évaluation ................................................................................................... 25
Commentaires ........................................................................................................ 26
iv • Mathématiques 9
Table des matières
Mathématiques 9 • v
Table des matières
Annexes
A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits
et les activités des projets ................................................................................. A-1
B : Feuilles reproductibles ...................................................................................B-1
vi • Mathématiques 9
M A T H É M A T I Q U E S
Au sujet de Mathématiques 9 :
une ressource pour les enseignants
Au sujet de Mathématiques 9 :
une ressource pour les enseignants
Mathématiques 9 • 3
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
4 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
vrent qu’il existe un certain ordre dans l’univers, qu’on peut parfois prédire l’évolution de
systèmes et qu’il existe certaines structures qu’on peut exprimer par des régularités, tant
dans le monde mathématique que dans le monde réel.
Mathématiques 9 • 5
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
6 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Mathématiques 9 • 7
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Annexes
Les annexes contiennent du matériel supplémentaire qui aidera l’enseignant dans sa
planification.
L’annexe A est un tableau de corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et
les activités des projets. L’enseignant peut consulter ce tableau pour planifier les acti-
vités supplémentaires qu’il jugera utiles.
L’annexe B contient quelques feuilles reproductibles.
8 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Tableau 1
Résolution de problèmes • • • • •
Le nombre (les concepts numériques) • •
Le nombre (les opérations numériques) • •
Les régularités et les relations (les régularités) • • •
Les régularités et les relations (les variables et les équations) • • •
La forme et l’espace (la mesure) • •
La forme et l’espace
(objets à trois dimensions et figures à deux dimensions) • •
La forme et l’espace (les transformations) • •
La statistique et la probabilité (l’analyse de données) • • •
La statistique et la probabilité (le hasard et l’incertitude) •
Mathématiques 9 • 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
10 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Révision et
planification du projet Modélisation d'une
situation réelle
par les élèves
Possible
Possible
Mathématiques 9 • 11
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Stratégies d’enseignement
Les enseignants ont trouvé de nombreux types de stratégies d’enseignement particu-
lièrement bien adaptés à l’enseignement de programmes appliqués. Nous espérons
que l’information présentée ci-après vous sera utile dans votre planification.
Le rôle d’animateur, d’instructeur ou de mentor joué par l’enseignant est à la fois
dynamique et flexible. Selon la situation, l’équilibre relatif à la responsabilité dans le
démarrage et l’achèvement des tâches reliées à l’apprentissage se déplace soit vers
l’enseignant, soit vers les élèves. En se centrant sur le style et le rythme d’apprentis-
sage particulier des élèves, l’enseignant peut choisir et appliquer les stratégies d’ensei-
gnement pertinentes en vue d’augmenter les chances de succès dans sa tâche
d’enseignement.
Le choix de stratégies d’enseignement devrait se fonder sur le potentiel que ces straté-
gies offrent quant à l’émergence d’une pensée critique et d’un apprentissage auto-
nome. Les élèves seront plus enclins à prendre leur apprentissage en main si vous leur
donnez l’occasion de concevoir leurs propres problèmes, d’appliquer des stratégies
d’enseignement pertinentes et de trouver des solutions rationnellement défendables.
On peut approfondir et élargir l’apprentissage des élèves en combinant différentes
stratégies d’enseignement. La façon dont les stratégies peuvent être appliquées dépend
de plusieurs facteurs :
• la nature des activités imposées;
• la nature de la classe;
• les ressources disponibles;
• le temps disponible;
• l’expérience de l’enseignant;
• le support fourni par l’école, les parents et la collectivité;
• le but de l’enseignement;
• la motivation des élèves;
• le bon vouloir des élèves.
Diverses stratégies d’enseignement peuvent être utilisées de façon efficace dans un
cours de mathématiques appliquées. Ces stratégies sont reprises ci-dessous. Il est
fortement recommandé d’utiliser plusieurs stratégies différentes et de permettre des
recoupements et des combinaisons entre elles. Ces stratégies sont :
• l’enquête sur un enjeu ou un problème;
• l’étude de cas;
• les centres d’apprentissage;
• l’enseignement magistral;
• l’étude sur le terrain;
• les laboratoires de mathématiques;
• le travail de groupe ou apprentissage coopératif;
• la simulation ou jeu de rôles;
• l’apprentissage individuel ou autonome.
12 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Mathématiques 9 • 13
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
De façon générale, la démarche fait intervenir les étapes suivantes dans un ordre qui
peut être différent :
• décrire l’enjeu ou le problème;
• déterminer les critères et les méthodes de prise de décision;
• décider des contraintes à imposer comme par exemple, un temps limite;
• effectuer une recherche, choisir et organiser l’information;
• analyser l’information et en faire une synthèse pour déterminer les solutions de
rechange;
• choisir des solutions de rechange en utilisant des critères relatifs à la prise de déci-
sion;
• présenter les solutions de rechange choisies et les justifier.
Quel est le rôle de l’enseignant dans cette stratégie?
Le rôle de l’enseignant comprend les tâches suivantes :
• préparer les élèves en vue d’une enquête autonome;
• s’assurer que les enjeux présentent un intérêt suffisant pour motiver les élèves;
• organiser et structurer les groupes d’élèves de façon appropriée;
• encourager les élèves à explorer des solutions de rechange plutôt qu’à penser en
termes d’une réponse correcte unique;
• orienter le questionnement pour s’assurer que les élèves explorent les avenues ap-
propriées;
• aider les élèves à passer à un niveau supérieur de questionnement;
• guider les élèves dans l’élaboration de critères d’évaluation. Par exemple :
- Dans quelle mesure votre recherche était-elle appropriée et efficace?
- Quelles sont les limites de votre analyse?
- Comment changeriez-vous votre analyse et pourquoi?
- Comment changeriez-vous votre recherche si vous deviez la refaire et pourquoi?
Quel est le rôle de l’élève dans ce type de stratégie?
Le rôle de l’élève comprend les tâches suivantes :
• choisir et s’approprier un sujet intéressant;
• reconnaître et mettre en cause des faits hypothétiques;
• élaborer des critères relatifs à la prise de décision;
• rassembler et évaluer des informations;
• analyser des données;
• trouver des solutions de rechange;
• choisir et justifier une solution de rechange.
L’étude de cas
En quoi consiste l’étude de cas?
L’étude de cas est une narration écrite (par exemple, une histoire, un drame, un arti-
cle de journal) concernant un ensemble d’événements et mettant en relief un défi
spécifique réel (par exemple, une situation concernant la gestion de ressources natu-
relles). On y examine des questions générales ainsi que différents points de vue au
moyen d’un ensemble de questions ciblées.
14 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Mathématiques 9 • 15
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
ou dans l’intégration des connaissances et des habiletés. Des petits groupes de trois à
cinq élèves peuvent circuler d’un centre à l’autre pour ensuite partager les idées et les
connaissances glanées dans leur circuit.
Pourquoi utiliser cette stratégie?
Les centres d’apprentissage peuvent correspondre à une gamme assez vaste de styles
d’apprentissage, de forces et de centres d’intérêt. Ils permettent de plus d’aborder des
habiletés particulières au moyen d’exercices répétitifs.
On encourage les élèves à acquérir des concepts et des habiletés pour ensuite les
utiliser de façon créative en s’impliquant activement avec d’autres élèves. Les élèves
peuvent contribuer à la richesse et à la diversité des centres d’apprentissage en appor-
tant leur propre matériel tel que des photos, des échantillons, des données et des
questions et par conséquent, enrichir leur propre expérience et celle des autres.
Comment utiliser cette stratégie?
Les centres d’apprentissage peuvent être utilisés plusieurs fois et améliorés d’année en
année. L’organisation et la structure des centres peuvent rester relativement stables
mais leur contenu et les données qu’ils renferment peuvent évoluer d’année en année.
Les enseignants devraient choisir des concepts et des habiletés qui peuvent être acquis
et appliqués de façon relativement autonome. Commencer avec trois ou quatre cen-
tres d’apprentissage. Dans les classes comprenant de nombreux élèves, l’organisation
de deux ou plusieurs centres identiques permet de minimiser les préparations et de
faciliter la gestion de la salle de classe.
Les élèves peuvent également organiser leurs propres centres d’apprentissage à partir
d’un modèle qui leur est fourni et y apporter l’information pertinente. Une fois les
centres organisés, les groupes font une rotation et répondent aux questions posées par
les autres élèves. L’enseignant peut suggérer aux élèves de se poser la question suivante :
« Quelles sont les trois questions que je me pose au sujet de l’information présentée
dans mon centre d’apprentissage? »
Quel est le rôle de l’enseignant dans cette stratégie?
Le rôle de l’enseignant comprend les tâches suivantes :
• structurer les concepts et les habiletés dans le cadre des centres d’apprentissage;
• guider et encourager les élèves dans l’utilisation des centres;
• faciliter le travail des groupes d’élèves en discutant du type d’idées et de questions
que les élèves devraient formuler;
• aider les élèves à réfléchir sur le travail accompli, à clarifier les objectifs qu’ils dési-
rent atteindre et à élargir leur pensée mathématique;
• travailler avec les élèves à l’élaboration des critères d’évaluation.
Quel est le rôle de l’élève dans cette stratégie?
Le rôle de l’élève comprend les tâches suivantes :
• acquérir certains concepts ou habiletés;
• partager ses connaissances et ses habiletés avec le groupe;
• compléter et enregistrer le travail individuel requis;
• réfléchir sur son apprentissage et l’évaluer.
16 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
L’enseignement magistral
En quoi consiste l’enseignement magistral?
L’enseignement magistral est certainement la stratégie d’enseignement la plus tradi-
tionnelle. Cette stratégie peut prendre plusieurs formes : un exposé, une démonstra-
tion ou la présentation d’une vidéo. Cette stratégie peut également être combinée
avec succès à d’autres stratégies.
L’enseignement magistral peut être la méthode la plus pertinente lorsque l’enseignant
doit présenter une liste de faits, de concepts ou de règles nécessaires à la poursuite de
l’apprentissage. Toute discussion au sujet de l’à-propos ou de l’importance du maté-
riel présenté est généralement limitée. Une période d’enseignement magistral est
généralement suivie d’une séance d’exercices visant à consolider les apprentissages.
Pourquoi utiliser cette stratégie?
C’est une façon efficace de transmettre l’information et les procédures nécessaires aux
élèves pour leur permettre d’accomplir une tâche. Le niveau de rétention se trouve
amélioré lorsque le succès d’une tâche exigée ne dépend que d’un contenu restreint.
Lorsque plusieurs élèves éprouvent les mêmes difficultés, il est souvent plus efficace
de présenter le matériel devant la classe entière en utilisant l’enseignement magistral.
Les enseignants peuvent aider les élèves à préciser leur pensée en les encourageant à
discuter de leurs perceptions et à présenter une vision plus globale du sujet étudié.
Comment utiliser cette stratégie?
L’enseignement magistral, combiné à d’autres stratégies, est particulièrement utile
pour résumer le matériel couvert ou l’expérience effectuée. Il peut être également
utilisé pour aborder de nouvelles activités, choisir une structure, expliquer ou clarifier
des procédures, présenter de l’information sous une forme concise et résumer des
apprentissages.
Quel est le rôle de l’enseignant dans cette stratégie?
Le rôle de l’enseignant comprend les tâches suivantes :
• organiser et structurer le matériel;
• relier le matériel aux tâches que les élèves doivent accomplir;
• intégrer d’autres stratégies;
• proposer aux élèves des stratégies telles que la prise de notes, le résumé et l’associa-
tion;
• évaluer l’efficacité de la stratégie.
Quel est le rôle de l’élève dans cette stratégie?
Le rôle de l’élève comprend les tâches suivantes :
• écouter attentivement;
• prendre l’information en note et l’assimiler;
• récapituler l’information;
• donner suite à l’information;
• relier l’information à leurs connaissances antérieures.
Mathématiques 9 • 17
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
18 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
• prendre les dispositions nécessaires pour que les élèves puissent utiliser les ressour-
ces communautaires;
• prendre les dispositions nécessaires pour le transport et la sécurité;
• préparer les élèves pour leur expérience d’apprentissage en les incitant à :
- discuter des méthodes de cueillette de données et des observations qui seront
requises,
- envisager des entrevues, des mesures et des prises d’échantillon,
- émettre des hypothèses, analyser et faire une synthèse;
• faire un retour sur l’expérience, en discuter et réfléchir.
Quel est le rôle de l’élève dans une étude sur le terrain?
Le rôle de l’élève comprend les tâches suivantes :
• effectuer l’étude sur le terrain;
• exercer sa pensée critique au sujet des objectifs et des tâches;
• participer à la planification de l’étude;
• observer et recueillir les données;
• émettre des hypothèses et analyser les résultats;
• discuter, réfléchir et évaluer;
• évaluer l’impact de l’étude sur sa compréhension du monde en termes mathémati-
ques.
Mathématiques 9 • 19
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
• la résolution de problèmes,
• l’estimation,
• l’établissement de liens,
• la communication.
Comment utiliser cette stratégie?
Le laboratoire de mathématiques peut être combiné avec une étude sur le terrain
pour aborder l’apprentissage d’habiletés requises, les techniques d’étude sur le terrain
et l’analyse de données. Le laboratoire de mathématiques peut servir à modéliser des
situations réelles. Les élèves peuvent alors analyser les résultats d’une étude empirique
et discuter des différences et des ressemblances entre un modèle mathématique et une
situation réelle.
Le lien entre les mathématiques et d’autres disciplines comme les arts visuels, les
sciences et l’histoire peuvent facilement être explorés dans le cadre d’un laboratoire de
mathématiques.
Quel est le rôle de l’enseignant dans un laboratoire de mathématiques?
Le rôle de l’enseignant comprend les tâches suivantes :
• bien choisir l’équipement de laboratoire;
• mettre sur pied le laboratoire et en organiser l’accès;
• déterminer le contexte des activités de laboratoire;
• évaluer et discuter le travail de laboratoire avec les élèves.
Quel est le rôle de l’élève dans un laboratoire de mathématiques?
Le rôle de l’élève comprend les tâches suivantes :
• émettre des hypothèses et les vérifier;
• observer, mesurer et classer;
• prédire, inférer et interpréter;
• concevoir des modèles, des expériences et contrôler les variables;
• évaluer les données et les résultats;
• communiquer et présenter les résultats des expériences.
20 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
de façon coopérative représente une occasion de vivre une expérience dans un con-
texte d’apprentissage caractérisé par une interdépendance constructive et un support
mutuel.
Le travail en groupe ou apprentissage coopératif devient de plus en plus important
lorsque les individus assument de plus grandes responsabilités en tant que travailleur,
employeur, parent ou citoyen et font preuve d’une attitude positive envers les contri-
butions des autres.
Comment utiliser cette stratégie?
Le travail en groupe ou apprentissage coopératif peut être intégré dans de nombreuses
autres activités d’apprentissage. En distribuant des rôles, par exemple ceux de lecteur,
de vérificateur, d’observateur ou de rapporteur, on peut tenir compte des différents
styles d’apprentissage et des habilités propres à chacun des élèves.
Le travail en groupe ou apprentissage coopératif permet l’étude de problèmes d’enver-
gure qui ne pourraient pas être étudiés autrement. Les élèves reconnaissent les avanta-
ges de l’étude coopérative et se rendent compte de la gamme d’habiletés et de points
de vue des différents élèves constituant leur groupe.
Quel est le rôle de l’enseignant dans cette stratégie?
Le rôle de l’enseignant comprend les tâches suivantes :
• insister sur l’importance des habiletés d’ordre social comme communiquer, prendre
des responsabilités et négocier pour atteindre un accord;
• travailler avec les élèves en vue de former des groupes en fonction de la tâche parti-
culière à accomplir;
• encourager les élèves à discuter de la tâche à accomplir en faisant appel à leurs
capacités de raisonnement de niveau supérieur;
• faciliter et apporter le support nécessaire aux élèves dans leurs interactions au cours
de leur démarche d’apprentissage et de support mutuel;
• donner des occasions aux élèves, tant au niveau du groupe qu’individuellement, de
participer à la dynamique du groupe et de valoriser les diverses contributions indi-
viduelles au succès du groupe ou de l’équipe;
• proposer aux élèves des stratégies pour fonctionner au sein de groupes dysfonction-
nels;
• évaluer le travail de groupe de façon adéquate en tenant compte tant de la démar-
che que du produit.
Quel est le rôle de l’élève dans cette stratégie?
Le rôle de l’élève comprend les tâches suivantes :
• bien choisir ses partenaires;
• assumer ses propres responsabilités et celles du groupe;
• réfléchir sur la façon dont le groupe fonctionne;
• modifier au besoin ses propres comportements;
• évaluer son propre travail et celui du groupe.
Mathématiques 9 • 21
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
22 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Mathématiques 9 • 23
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
Une évaluation de l’expérience peut également être ajoutée au contrat. Par exemple,
« En menant ce projet à terme, j’ai constaté comment les mathématiques m’ont
permis de mieux comprendre le monde réel… ». Si l’évaluation a été effectuée de
façon continue, elle devrait être terminée aussitôt que le projet est terminé.
Quel est le rôle de l’enseignant dans cette stratégie?
Le rôle de l’enseignant comprend les tâches suivantes :
• guider les élèves dans l’élaboration de leur plan d’action et de leur calendrier en
tenant compte de leurs styles d’apprentissage; le plan d’action devrait mentionner
des étapes ainsi que les obstacles possibles que les élèves peuvent rencontrer;
• faciliter la mise en oeuvre du plan d’action;
• contrôler l’apprentissage;
• évaluer les apprentissages de façon continue en respectant les critères établis à
l’avance.
Quel est le rôle de l’élève dans cette stratégie?
Le rôle de l’élève comprend les tâches suivantes :
• travailler avec l’enseignant en vue de reconnaître son style d’apprentissage préféré;
• concevoir un plan d’apprentissage centré sur un sujet qui le passionne et incluant
des critères d’évaluation adéquats;
• rédiger un projet de contrat;
• travailler au projet et livrer le produit à temps.
24 • Mathématiques 9
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
L’évaluation
L’évaluation est le processus systématique de cueillette d’information en vue de four-
nir aux élèves une rétroaction continue au sujet des aspects importants de leur ap-
prentissage. L’évaluation s’avère bénéfique lorsque les élèves comprennent clairement
les objectifs d’apprentissage et les attentes de l’enseignant.
L’évaluation du rendement de l’élève se fonde sur de nombreuses méthodes et sur
l’emploi d’instruments divers allant de l’évaluation d’un portfolio et aux épreuves
écrites. L’annexe C (Mesure et évaluation) des ERI contient une description détaillée
des méthodes et des outils de mesure et d’évaluation.
Les cadres de référence de la Province peuvent également vous aider dans votre éva-
luation des connaissances et des habiletés que les élèves acquièrent tout au long du
cours. Voyez en particulier :
• Cadre de référence pour l’évaluation de la communication (RB0051)
• Cadre de référence pour l’évaluation de la compétence en mathématiques
(RB0052)
• Cadre de référence pour l’évaluation de la résolution de problèmes (RB0053)
Voyez également l’ensemble des guides d’évaluation visant à guider les enseignants
dans leur recherche en vue d’élargir leur banque d’outils d’évaluation :
• Rencontres centrées sur l’élève (XX0292)
• Évaluation du rendement (XX0293)
• Évaluation de portfolios (XX0294)
• Autoévaluation de l’élève (XX0295)
Les stratégies d’évaluation sont proposées dans la colonne 3 de la section Programme
d’études de l’ERI en vue de vous aider à recueillir l’information au sujet de la perfor-
mance de vos élèves. Ces stratégies d’évaluation ont été élaborées par des spécialistes
Mathématiques 9 • 25
Au sujet de Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants
et des enseignants généralistes en vue d’aider leurs collègues. Vous pouvez construire
une banque de stratégies d’évaluation à partir des sections précédentes et en vous
inspirant des stratégies proposées dans chacune des colonnes 3 de l’ERI Mathémati-
ques 9.
Commentaires
Nous apprécions tout commentaire ou question concernant cette ressource et nous
vous encourageons à partager avec nous vos expériences relativement à l’utilisation de
cette ressource par le biais du site Web ou autrement.
Veuillez communiquer avec :
Mathematics Coordinator
Ministry of Education
26 • Mathématiques 9
M A T H É M A T I Q U E S
Les enseignants et les élèves, aussi bien que les parents, découvrent le pouvoir extraor-
dinaire des mathématiques grâce à leurs applications.
Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants est un outil pédagogique rigou-
reux. Cet outil, conçu pour rendre les mathématiques accessibles à tous les élèves, a
remis l’accent sur la pédagogie et, qui plus est, sur la relation entre les mathémati-
ques, l’apprenant et le monde réel.
Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants est un outil pédagogique axé sur
les applications. Il est basé sur une compréhension holistique du processus d’appren-
tissage et fournit une approche pédagogique qui rejoint un grand nombre d’élèves.
Mathématiques 9 : une ressource pour les enseignants cible particulièrement la relation
entre des habiletés ou des aspects de la compréhension et les contextes dans lesquels
ils sont utilisés. Les applications rapprochent la théorie de la pratique et l’abstrait du
concret. Elles permettent aux élèves de relier ce qu’ils savent déjà et ce qu’ils perçoi-
vent du monde réel à ce qu’ils sont sur le point d’apprendre. Les élèves comprennent
ainsi comment ils peuvent utiliser ce qu’ils apprennent.
Mathématiques 9 • 29
Introduction aux mathématiques
étudié. Les élèves sont d’autant plus enclins à se plier à des exercices d’application
répétitifs s’ils comprennent que cette pratique leur sera utile dans l’accomplissement
d’une activité qui les intéresse. À cet égard, les mathématiques sont semblables aux
sports comme le basket-ball, où de nombreux exercices et répétitions sont essentiels.
Et l’enseignant, comme l’entraîneur, doit donner aux élèves la possibilité d’utiliser ce
qu’ils ont appris dans une situation pratique.
30 • Mathématiques 9
Introduction aux mathématiques
La résolution de problèmes
La résolution de problèmes devrait être intégrée à tous les domaines d’apprentissage.
La résolution de problèmes vise à offrir aux élèves des occasions d’explorer de nou-
veaux concepts mathématiques en s’appuyant sur leur expérience et leurs connaissan-
ces antérieures. Les élèves devraient pouvoir :
• lire et analyser un problème et en reconnaître les éléments importants;
• choisir une stratégie adéquate permettant de produire une ou des solutions;
• mettre à profit des habiletés et des concepts appris dans diverses branches des
mathématiques et dans d’autres disciplines;
• travailler individuellement et en groupes;
• vérifier une solution et en juger la plausibilité;
• communiquer de façon mathématique avec divers auditoires.
Mathématiques 9 • 31
Introduction aux mathématiques
Le raisonnement mathématique
Les mathématiques devraient aider les élèves à augmenter leur confiance dans leur
habileté à raisonner et à justifier leur pensée. Les élèves ont besoin d’être libres d’ex-
plorer, d’émettre des hypothèses, de valider des solutions et de convaincre d’autres
personnes pour développer leur raisonnement mathématique. Il est primordial que
leur aptitude à raisonner et à prendre des risques soit valorisée autant que leur apti-
tude à trouver des réponses correctes.
32 • Mathématiques 9
Introduction aux mathématiques
Symbolisme et
logiciel graphique
Procédures (symboles)
Prise de décision
Modélisation
Communication
Attitude
Application
Communication
Attitude
Calculatrices
Logiciels graphiques
Procédures (expériences)
Prise de décision
Mathématiques 9 • 33
Introduction aux mathématiques
La modélisation
L’apprentissage basé sur la résolution de problèmes permet aux élèves de créer et
d’utiliser des modèles mathématiques pour représenter des situations réelles. Modéli-
ser une situation signifie traduire cette situation en langage mathématique de façon à
mieux comprendre le monde réel, par exemple modéliser la trajectoire d’un projectile
par une fonction quadratique (voir la figure 1 : Modélisation mathématique).
L’enseignant
L’enseignant d’un cours de mathématiques se doit de savoir comment les mathémati-
ques sont appliquées dans le monde réel. Il voit et aide les élèves à voir la situation
d’ensemble en gardant à l’esprit que les mathématiques ne consistent pas uniquement
à apprendre un ensemble d’opérations à effectuer mais aussi à comprendre comment
elles sont utiles pour la prise de décisions et la compréhension du monde réel. Il
conçoit l’enseignement des mathématiques comme une responsabilité vaste et pro-
fonde. Il sait que si les mathématiques ne comportent que de purs calculs, la plupart
des élèves ne pourront pas acquérir un sens profond de la littératie mathématique et
les habiletés afférentes.
34 • Mathématiques 9
Introduction aux mathématiques
Les élèves
accroissent leur
compréhension des
mathématiques et
du monde réel en le
modélisant.
Mathématiques 9 • 35
Introduction aux mathématiques
36 • Mathématiques 9
M A T H É M A T I Q U E S
Modèle de projet :
Le comptage des kokanis
Modèle de projet :
Le comptage des kokanis
Temps d’enseignement :
Partie I : Expérience ......................................................... 1 période d’enseignement
Partie II : Modélisation mathématique ............................. 1 période d’enseignement
Partie III : Vérification du modèle et discussion................ 1 période d’enseignement
Stratégies d’enseignement :
• Étude de cas
• Enseignement magistral
• Travail d’équipe
• Simulation
Applications concrètes :
Voici quelques applications concrètes des connaissances et des techniques abordées
dans cette unité :
• estimer le nombre de personnes assistant à un concert rock en plein air;
• estimer le nombre de saumons qui ont remonté une rivière pour frayer;
• déterminer le nombre de vêtements à la mode à garder en inventaire dans un ma-
gasin;
• effectuer un contrôle de la qualité dans une usine;
• réaliser un sondage d’opinion au sujet d’une question d’actualité;
• reconnaître des tendances sociales;
• élaborer des modèles pour prédire l’évolution d’un système;
• choisir des techniques d’échantillonnage de populations;
• représenter de l’information sous forme graphique.
Schéma du projet :
Le schéma conceptuel (figure 1) de la page suivante vous donnera une vue d’ensem-
ble des concepts mathématiques présentés ou révisés dans cette unité modèle. Ce
schéma vous aidera aussi à planifier le projet avec vos élèves. Une discussion et un
résumé de la méthode de modélisation mathématique sont présentés en fin d’unité.
Nous vous suggérons de discuter de ce résumé avec les élèves avant d’entreprendre le
projet proprement dit.
Mathématiques 9 • 39
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
L'élève
Mise en train - estimation du nombre de Modélisation
pissenlits dans un champ (population dénombrable) d'une situation
Révision - rapports, dallage d'une surface, réelle
formule d'aires, fractions, nombres décimaux
Planification du projet
Évaluation Activités
Généralisation et d'évaluation
et
application des
présentation • Langoustines
concepts dans
du projet • Conservation
des contextes
de la faune
différents
• Permis de chasse
40 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Sommaire du projet
Ce projet de quelques heures (2 à 3 périodes d’enseignement) vous permet de vous
familiariser avec le style d’activités présentés dans Mathématiques 9 : une ressource pour
les enseignants. Les concepts et techniques mathématiques utilisés dans ce projet sont
du niveau de la 8e année; ils peuvent servir de révision des notions de rapport et de
proportion.
Ce projet permet aux élèves de comprendre la façon dont ces concepts sont utilisés
dans un contexte réel.
Au cours du projet, les élèves élaborent un modèle mathématique qui leur permettra
d’estimer le nombre de saumons kokanis dans un lac. Par extension, cette méthode
peut servir à dénombrer une population dont on ne peut compter les individus un
par un.
En travaillant à ce projet, les élèves devraient porter une attention particulière à
établir un climat de travail d’équipe et à observer le processus de modélisation en
posant des questions au besoin.
Dès le début du projet, l’enseignant devrait discuter avec les élèves de la démarche de
modélisation présentée en fin d’unité; il devrait en outre s’assurer qu’ils en compren-
nent toutes les étapes et en réalisent l’importance et la nécessité. Tout au long de ce
projet et des projets subséquents, il serait souhaitable que les élèves puissent avoir
continuellement accès à l’organigramme présenté à la figure 6 : Organigramme de la
démarche de modélisation, pour être en mesure de reconnaître à quelle étape particu-
lière ils se situent en tout temps.
Au cours de la première partie, les élèves utilisent la technique CMR (« Capture –
Marquage – Recapture ») pour estimer une population. Dans un contexte de labora-
toire de mathématiques, les élèves représentent les saumons par des fèves et estiment
le nombre de fèves présentes dans un récipient en appliquant la technique CMR. Ils
peuvent ensuite vérifier la validité de la technique.
Au cours de la deuxième partie, les élèves apprennent à « dénombrer l’indénombra-
ble » en élaborant un modèle mathématique. Ce modèle leur servira à estimer le
nombre de saumons kokanis dans un lac.
Au cours de la troisième partie, les élèves vérifient et discutent les modèles qu’ils ont
élaborés.
Dans ce projet, les élèves explorent une démarche comportant six étapes qui permet-
tent de modéliser n’importe quelle situation réelle :
1. décrire et formuler la situation ou le problème;
2. choisir les variables pertinentes;
3. faire des hypothèses et déterminer les relations entre les variables;
4. représenter les relations entre les variables de façon :
- numérique,
- graphique,
- symbolique (sous forme d’expression algébrique);
Mathématiques 9 • 41
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Partie I : Expérience
But :
Au cours de cette partie, les élèves trouvent des situations où il est important d’esti-
mer des populations et apprennent une technique qui leur permettra d’accomplir
cette tâche.
Matériel et équipement :
(par équipe de deux élèves)
• Un sac contenant de 400 à 500 fèves (le nombre n’est pas révélé aux élèves)
• Un petit sac contenant de 15 à 20 fèves d’une autre couleur
• Un récipient ou un bol à salade (suffisamment grand pour permettre de mélanger
les fèves)
Démarche :
• Groupez les élèves en équipes de deux et distribuez le matériel.
• Commencez par demander aux élèves de nommer plusieurs situations où il est
nécessaire d’estimer une population.
• Demandez aux élèves de nommer des techniques de comptage indirect (estima-
tion) et de discuter de l’à-propos de ces techniques pour dénombrer une popula-
tion de poissons.
• Expliquez aux élèves qu’ils vont utiliser une technique employée couramment par
les agents de conservation de la faune. Cette technique consiste à prendre un nom-
42 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
bre donné de poissons au filet, à les marquer, puis à les relâcher dans leur milieu.
Après une période de temps suffisante (au cours de laquelle les poissons peuvent se
mélanger de façon naturelle aux autres poissons), on récolte un échantillon de
même taille et on compte le nombre de poissons marqués.
• Expliquez que les fèves représentent la population de poissons d’un lac. Les élèves
peuvent faire une première approximation du nombre de fèves que contient le
récipient et noter leur estimation ainsi que la démarche utilisée.
• Les groupes d’élèves prennent des échantillons de taille différente (de 15 à 40 fèves)
et les comptent. Les fèves représentent les poissons pêchés. Les résultats sont ins-
crits dans un tableau.
• Une fois compté, l’échantillon est remplacé dans le bol par un nombre égal de fèves
d’une autre couleur. Ce sont les poissons « marqués ».
• Les fèves sont alors mélangées vigoureusement. Cette opération correspond au
processus d’homogénéisation naturelle des poissons une fois de retour dans le lac.
À ce stade, les élèves devraient discuter des effets d’un mélange incomplet.
• Sans regarder dans le bol, les élèves retirent un nombre de fèves égal à la taille du
premier échantillon. La plupart des fèves retirées seront « normales » et certaines
seront de couleur différente.
• Les élèves comptent le nombre de fèves de couleur différente. Celles-ci représentent
les poissons repêchés portant une marque. Ils prennent le résultat en note.
• Les élèves peuvent communiquer leurs résultats à la classe et discuter de la façon de
les utiliser pour élaborer un modèle de dénombrement. L’enseignant devrait guider
les élèves vers une conclusion concernant la taille de l’échantillon et la précision de
l’estimation de la population.
But :
Au cours de cette phase, les élèves apprennent et appliquent les principes de base
relatifs à l’élaboration de modèles et à la validité de ceux-ci.
Matériel et équipement :
(par groupe de deux élèves)
• Un sac contenant de 400 à 500 fèves (le nombre n’est pas révélé aux élèves)
• Un petit sac contenant de 15 à 20 fèves d’une autre couleur
• Un récipient ou un bol à salade (suffisamment grand pour permettre de mélanger
les fèves)
Mathématiques 9 • 43
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Démarche :
• Guidez les élèves en posant les questions suivantes :
- Quelle est la quantité que vous voulez déterminer?
Réponse : le nombre total (N) de fèves de couleur normale que contient le sac à
l’origine.
- Quelles sont les quantités connues ou déterminées lors de l’expérience?
Réponse : le nombre de fèves du premier échantillon (P) et le nombre de fèves
de couleur dans le deuxième échantillon (D).
- Connaissant P et D, comment pouvons-nous déterminer N?
• Faites remarquer aux élèves que plus l’échantillon P est grand, plus le nombre de
fèves de couleur D sera grand. Ceci peut se déduire de l’observation générale des
résultats de la classe entière (certains groupes ont pris 15 fèves, d’autres en ont
pris 40, et il est assez vraisemblable que les plus grands échantillons contiendront
davantage de fèves de couleur). Les élèves peuvent remplir le tableau 1 de la feuille
d’activités « Modèle mathématique – Tableau des résultats » et représenter les
résultats sur un graphique comme celui de la page 46, « Modèle mathématique –
Graphique des résultats ».
44 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Tableau 1
Rapport D
Nom du groupe Taille de Nombre de fèves d’une
d’élèves l’échantillon (P) autre couleur (D) P
Conclusions :
Mathématiques 9 • 45
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
46 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Hypothèse
Considérant qu’il est raisonnable de croire que le rapport entre le nombre de fèves de
couleur et le nombre total de fèves dans l’échantillon (rapport D ) est le même que le
P
rapport entre le nombre de fèves dans l’échantillon et le nombre total de fèves (popu-
lation), c’est-à-dire le rapport P. , on peut écrire :
N
DP
P N
Cette hypothèse est en accord avec les représentations (tableau, graphique et équa-
tion). On pourrait de plus écrire que la constante k est égale à P. .
N
Mathématiques 9 • 47
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Exemple 1 :
Taille de l’échantillon : P 20
Nombre de fèves de couleur : D 2
Remplacer dans l’équation : D P pour trouver N.
P N
2 0,1 20
20 N
N 0,1 20
20.
N 0,1
N 200
Exemple 2 :
Taille de l’échantillon : P 35
Nombre de fèves de couleur : D 5
Remplacer dans l’équation : D P pour trouver N.
P N
5 0,14 35
35 N
N 0,14 35
35.
N 0,14
N 250
• Encouragez les élèves à trouver une règle systématique pour évaluer la proportion
comme par exemple, en utilisant la propriété des proportions illustrée ci-dessous;
C , alors A D C B, ou « le produit des moyens égale le produit des
si BA D
extrêmes ».
A = C
AD = BC
B D
Moyens Extrêmes
• Donnez aux élèves d’autres exemples de proportions (par exemple des résultats
trouvés par d’autres élèves de la classe). Les élèves peuvent alors compléter le ta-
bleau de la feuille d’activités « Utilisation et vérification du modèle CMR » :
- Dans la première colonne, les élèves inscrivent la taille de l’échantillon.
- Dans la colonne 2, ils inscrivent le nombre de fèves d’une autre couleur.
- Dans la colonne 3, ils inscrivent la taille de la population évaluée à partir du
tableau ou du graphique.
- Dans la colonne 4, ils inscrivent la taille de la population calculée par le modèle
mathématique (la formule).
- Finalement, dans la colonne 5, ils inscrivent l’écart E entre les résultats expéri-
mentaux et le résultat calculé.
48 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Les élèves peuvent exprimer cet écart sous forme de pourcentage (écart par rapport
à la taille de l’échantillon).
• Au cours d’une discussion de classe, invitez les élèves à discuter de l’importance de
la taille de l’échantillon pour la précision de l’estimation de la population.
But :
Dans cette partie, les élèves vérifient leur modèle et discutent de sa validité ainsi que
de la possibilité de le généraliser à d’autres contextes.
Matériel et équipement :
• Copies du « Résumé de la méthode de modélisation mathématique » des pages 52
et suivantes
• Figure 6 : Organigramme de la démarche de modélisation
• Feuille d’activités « Utilisation et vérification du modèle CMR »
Démarche :
• La modélisation est un processus en six étapes :
1. décrire et formuler la situation ou le problème;
2. choisir les variables pertinentes;
3. faire des hypothèses et déterminer les relations entre les variables;
4. représenter les relations entre les variables de façon:
- numérique,
- graphique,
- symbolique (sous forme d’expression algébrique);
5. vérifier le modèle dans une situation simplifiée;
6. valider le modèle en le vérifiant dans des situations réelles.
• Le problème à résoudre : dénombrer une population de poissons qui ne peut être
comptée de façon directe, à moins de vider le lac et de compter des poissons morts.
On fait l’hypothèse que la population peut être estimée par échantillonnage et que
la validité de la méthode peut être vérifiée par une simulation au moyen de fèves.
• Les variables : la taille de l’échantillon P, le nombre de fèves de couleur D et la
variable dépendante, N, la population.
• La relation entre les variables a été reconnue par expérimentation et en posant
l’hypothèse que l’échantillon était représentatif de la population.
• La relation a été représentée sous forme de tableau, de graphique et de symboles :
(
( DP NP
• Le modèle est vérifiable : on peut par exemple compter le nombre total de fèves
dans le contenant de façon indirecte. Prendre un certain volume (10 ml) et compter
Mathématiques 9 • 49
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
le nombre de fèves (par exemple, 52 fèves), mesurer le volume total (par exemple
250 ml), puis faire le rapport : 52 fèves dans 10 ml, donc 25 fois plus dans
250 ml, soit environ 1300 fèves. On pourrait également utiliser la masse d’un petit
échantillon, compter les fèves de cet échantillon, peser la population et faire le
rapport.
• Les élèves devraient être en mesure de suggérer des situations où le modèle peut
être utilisé ou adapté et de décrire les étapes à suivre dans chaque nouveau con-
texte.
• Posez les questions suivantes aux élèves afin de vérifier s’ils ont compris la démar-
che.
- Pourquoi ce modèle est-il réaliste?
- Pourquoi le rapport doit-il être constant quelle que soit la grandeur de l’échan-
tillon?
- Qu’arrivera-t-il si on ne mélange pas assez les fèves?
- Comment peut-on systématiser le modèle afin de déterminer une quantité
inconnue?
- Le modèle résiste-t-il au test de la vérification?
- Comment pouvez-vous savoir si le modèle est suffisamment précis?
- Quelles sont les limites du modèle?
- Comment pourriez-vous améliorer le modèle?
- Comment pourrait-on valider le modèle dans d’autres situations réelles?
50 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Tableau 2
Conclusions :
Mathématiques 9 • 51
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
52 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Mathématiques 9 • 53
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Dans le cas de situations relativement complexes, il est nécessaire de créer des sous-
modèles, c’est-à-dire des modèles plus simples dans lesquels certaines variables sont
temporairement considérées comme des paramètres. Les sous-modèles seront par la
suite combinés pour former le modèle plus général.
Dans l’exemple de la chute d’un objet, le temps de chute est la variable dépendante
lorsque l’on se pose des questions telles que « Combien de temps faudra-t-il….? ». La
hauteur de laquelle l’objet tombe est une variable indépendante. En effet, le temps
« dépend » de la hauteur de la chute. Si le problème a été simplifié en faisant l’hypo-
thèse que la chute s’effectue le long d’une trajectoire rectiligne, les autres facteurs
pouvant modifier le temps de chute seront reliés aux forces de frottement dues à la
résistance de l’air lors de la chute. La force de propulsion(pesanteur) imprime à l’ob-
jet un mouvement vers le bas tandis que les forces de résistance ralentissent ce mou-
vement. ces forces sont causées par divers facteurs tels que la forme géométrique de
l’objet, la densité de l’air et la densité de l’objet, la vitesse de l’objet. On peut regrou-
per ces forces sous les termes de « traînée » et de « portance ».
Le schéma suivant représente l’effet des forces agissant sur le système ainsi que les
variables ayant une incidence sur le mouvement.
Temps de chute
54 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
• Simplifier les relations entre les variables en faisant, par exemple, l’hypothèse que la
force propulsive est directement proportionnelle à la masse ou que la traînée est
directement proportionnelle à la vitesse de l’objet. Si, lors de tests ultérieurs, il
s’avère que le modèle n’est pas conforme à la réalité, on pourra toujours le raffiner
en modifiant les hypothèses.
Mathématiques 9 • 55
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
peuvent être raisonnables dans un domaine restreint mais s’avérer erronées pour
l’ensemble du domaine de définition correspondant à la réalité.
Dans l’exemple de la chute d’un objet, le modèle permet de déterminer le temps de
chute lorsque l’objet est lâché d’une certaine hauteur. Le modèle résiste à des expé-
riences où la hauteur est augmentée. Cependant, il n’est pas certain que le modèle
reste valable pour une hauteur quelconque (10 000 km par exemple). De plus, il
semble raisonnable de croire que plus l’objet est pesant, plus rapidement il tombera et
plus le temps sera court. Il reste cependant à vérifier ces hypothèses.
On peut réaliser une expérience consistant à mesurer le temps de chute de plusieurs
billes d’acier de diamètres différents (donc de masses différentes) tombant de diffé-
rentes hauteurs à proximité de la surface de la Terre en séparant l’expérience en deux
parties indépendantes : d’abord, la même bille tombant de différentes hauteurs,
ensuite, des billes différentes tombant de la même hauteur. Après avoir effectué les
mesures (H, M et t), on pourra les comparer avec le modèle et tirer les conclusions
qui s’imposent. Il semble que ce type d’expérience permette de représenter assez
fidèlement les contraintes (hypothèses) imposées sur toutes les variables.
Les représentations numérique et graphique sont des outils précieux pour évaluer la
validité d’un modèle. Le tableau 3 ci-dessous représente les résultats expérimentaux
où l’on a mesuré le temps t de chute d’une même bille tombant de différentes hau-
teurs.
Tableau 3
Hauteur (m ) 0 2 4 6 8 10 12
56 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
La figure 4 représente graphiquement les résultats obtenus dans trois situations diffé-
rentes (3 billes de masses différentes).
1,6
1,4
1,2
1,0
Temps (s)
0,8
0,6
Légende :
Masse : 5 g
0,4
Masse : 10 g
Masse : 8 g
0,2
0 2 4 6 8 10 12
Hauteur (m)
Les résultats démontrent que le modèle s’avère correct jusqu’à une certaine hauteur
(environ 8 m), car les points sont situés plus ou moins sur une ligne droite. Au-delà
de cette hauteur, il semble que le modèle ne tienne plus, les points s’écartent de la
droite. De plus, cette expérience ne semble pas confirmer l’existence d’une relation
entre la masse et le temps, c’est-à-dire que le temps est indépendant de la masse.
Le modèle ne semble pas être conforme à la réalité et il faut le raffiner.
Note : on doit faire preuve de prudence lors de l’analyse de résultats expérimentaux,
en particulier lorsqu’on est tenté de faire des généralisations : un modèle ne devient
pas une loi générale même s’il est vérifié dans des circonstances particulières.
Vu les circonstances, il s’avère nécessaire de revoir le modèle et de le modifier à la
lumière des résultats obtenus. Le modèle était le plus simple possible (relation li-
néaire), on pourrait donc envisager un modèle basé sur une relation quadratique et ne
Mathématiques 9 • 57
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
plus inclure la masse comme variable indépendante (puisqu’il ne semble pas que la
masse ait une influence).
Le modèle raffiné sera donc :
t 2 = kH
Lorsqu’on utilise les données figurant dans le tableau suivant et qu’on les représente
graphiquement, on obtient la Figure 5 : Représenter graphiquement le modèle raffiné.
Tableau 4
Hauteur (m) 0 2 4 6 8 10 12
Temps au carré
(s2) 0 0,36 0,81 1,21 1,69 1,96 2,25
t 2 = kH
2,4
2,2
2,0
1,8
Temps au carré (s2)
1,6
1,4
1,2
1,0
0,8
0,6
0,4
0,2
0 2 4 6 8 10 12
Hauteur (m)
58 • Mathématiques 9
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Simplifier le modèle
non
Raffiner le modèle
Mathématiques 9 • 59
Modèle de projet : Le comptage des kokanis
Tableau 5
60 • Mathématiques 9
M A T H É M A T I Q U E S
Projet A :
Prédiction des collisions
entre satellites artificiels
Temps d’enseignement :
Partie I : Les débris spatiaux
Introduction et révision ................................................................................ 1 période
Recherche .................................................................................................. 2 périodes
Plan d’action ................................................................................................ 1 période
Partie II : Les haut-parleurs
Les engrenages ............................................................................................ 1 période
Les haut-parleurs ....................................................................................... 2 périodes
Les ruches .................................................................................................. 2 périodes
Partie III : Orbites iso- et géosynchrones
Achille et la tortue ....................................................................................... 1 période
Les planètes ............................................................................................... 2 périodes
Andromède et le télescope à miroir liquide ..........................................1 à 2 périodes
Le Big Bang................................................................................................ 2 périodes
Autopsie d’une collision...................................................................1 période ou plus
Stratégies d’enseignement :
• Enseignement magistral
• Étude de cas
• Simulation
• Sondages et enquêtes
Applications concrètes :
Voici quelques applications concrètes des connaissances et des techniques acquises
dans cette unité :
• comprendre un article scientifique dans une revue;
• prédire des tendances dans le marché de l’emploi, le marché immobilier, les ventes
au détail;
• décrire la croissance ou du déclin d’une population;
• prédire l’augmentation de la valeur d’articles de collection (cartes de hockey, ban-
des dessinées, poupées Barbie);
• prendre une décision éclairée dans l’achat d’un vélo de montagne ou de haut-
parleurs;
• comprendre des échelles logarithmiques comme l’échelle de Richter;
Mathématiques 9 • 63
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Schéma du projet :
L’organigramme conceptuel (figure 1) de la page suivante vous donnera une vue
d’ensemble des concepts mathématiques et scientifiques abordés dans cette unité.
Vous pourrez de plus planifier le projet avec vos élèves à l’aide de ce schéma.
Sommaire du projet
Au cours de ce projet, les élèves en apprennent davantage sur le risque de collision
entre satellites artificiels et entre ceux-ci et les débris de météorites ou d’autres satelli-
tes. Le risque d’une collision a augmenté de façon importante principalement en
raison du nombre accru de satellites placés sur des orbites spécifiques. Cette situation
revêt une importance de plus en plus grande et nous devons nous préparer à y faire
face dans un avenir rapproché.
À partir de la lecture d’un article scientifique et d’une recherche personnelle sur le
sujet, les élèves explorent de façon scientifique une situation réelle d’ordre socio-
technologique. Il leur est demandé de lire et de rechercher de l’information au sujet
de cette situation et de se faire une opinion. En cours de route, les élèves se rendent
compte de l’importance d’avoir un bagage d’outils mathématiques et scientifiques
adéquats pour pouvoir discuter d’une situation de façon éclairée. Ils s’aperçoivent
notamment que le calcul de la probabilité d’une collision nécessite l’emploi systémati-
que d’exposants et la compréhension de formules impliquant des nombres rationnels.
Après avoir revu les concepts relatifs aux diverses représentations des nombres ration-
nels, la compréhension de ceux-ci est élargie en explorant les limites des nombres
rationnels. En travaillant sur des situations réelles, les élèves explorent la notion de
continuité de l’ensemble des nombres par l’introduction des nombres irrationnels.
En modélisant des situations à l’aide de formules mettant en jeu des puissances et en
appliquant les propriétés des exposants, les élèves élargissent leur aptitude à utiliser
des techniques mathématiques, raffinent leur aptitude à reconnaître des régularités et
approfondissent leur compréhension d’une question sociotechnologique d’actualité.
64 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Modélisation d'une
situation réelle
Mathématiques 9 • 65
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
impliquant une continuité. Cette suite d’activités est conçue de façon à ce que les
élèves se rendent compte progressivement des limites de modèles ne faisant appel qu’à
des nombres rationnels.
Partie III : Orbites iso- et géosynchrones. Les élèves deviennent plus conscients de la
nécessité de modéliser des situations à l’aide de formules impliquant des puissances
pour représenter des régularités. Ils raffinent leurs techniques en manipulant des
expressions contenant des puissances dont la base est rationnelle et l’exposant entier
comme outil de simplification. Dans cette partie, l’accent est mis sur la compréhen-
sion du sens des expressions algébriques plutôt que sur leur manipulation. Les élèves
font systématiquement appel à leur calculatrice pour résoudre les équations et ils
explorent des logiciels symboliques afin de s’initier à la simplification d’expressions
algébriques au moyen d’un logiciel. Finalement, les élèves proposent un modèle plus
détaillé en appliquant leurs nouvelles connaissances à une représentation améliorée
des données réelles.
66 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Dans cette partie, on demande aux élèves de recueillir les données nécessaires prove-
nant de sources aussi variées que possible et de préparer un rapport sur l’encombre-
ment de l’espace. Ces données doivent être représentées sous forme graphique. Les
élèves concluent leur rapport par une discussion des implications de ce problème
environnemental.
La partie I a deux objectifs principaux. Il s’agit d’abord de revoir les concepts acquis
en 8e année au sujet des nombres, des régularités, des statistiques et des probabilités,
puis de soumettre aux élèves une étude de cas afin de les motiver à acquérir de nou-
veaux concepts et à approfondir leur compréhension de la situation réelle.
Deux options se présentent aux élèves dans leur plan d’action :
Option A :
Préparer un rapport incluant les éléments suivants :
• une présentation de la problématique et un aperçu des préoccupations actuelles;
• des représentations graphiques de données telles que la population de satellites et
de débris en fonction de leur grosseur, la population de satellites en fonction de
l’altitude (orbites) et l’accroissement de la population en fonction du temps;
• une discussion illustrée par des graphiques des processus de nettoyage de l’espace
(effets solaires et retour naturel sur la Terre);
• une conclusion.
Option B :
Les élèves peuvent aussi inclure dans leur rapport :
• un aperçu des concepts et techniques mathématiques et scientifiques nécessaires
pour concevoir ou améliorer le modèle;
• un graphique illustrant le processus de désintégration d’un satellite et celui d’une
collision entre deux satellites;
• une discussion portant sur les systèmes de surveillance actuellement utilisés et leur
efficacité à prévoir les collisions;
• un organigramme illustrant les liens entre les divers aspects du problème.
Cette partie se compose de trois activités :
Activité 1 : Introduction et révision. L’enseignant présente le sujet, en souligne les
incidences, explique aux élèves ce qu’il attend d’eux et leur propose des types de
données à recueillir ainsi que diverses sources.
Mathématiques 9 • 67
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Cette période peut servir à évaluer de façon informelle si les élèves ont acquis les
connaissances nécessaires à la réalisation du projet :
• la connaissance et l’utilisation de la notation scientifique;
• la connaissance des concepts relatifs aux statistiques et aux probabilités;
• l’utilisation de techniques graphiques pour représenter des données et reconnaître
des régularités;
• l’utilisation de calculatrices scientifique et graphique (facultatif );
• la connaissance des concepts de force et d’énergie (voir le programme de sciences
pour intégration).
Activité 2 : Recherche. L’enseignant illustre par des exemples les avantages et les
inconvénients de l’utilisation de représentations graphiques. En particulier, les élèves
sont exposés aux limites des représentations graphiques à des fins d’extrapolation.
L’enseignant donne des exemples qui illustrent l’importance de la notation scientifi-
que et de la modélisation mathématique par des formules ne contenant que des
nombres rationnels.
Les élèves sont censés préparer leur rapport à partir des informations recueillies.
L’enseignant les aidera :
• à décider quel type de résultat ils chercheront à obtenir;
• à trouver la meilleure façon de représenter graphiquement leurs données afin de
repérer les régularités;
• à déterminer le poids respectif des différents facteurs.
Activité 3 : Plan d’action. Les élèves présentent leur rapport à la classe. L’enseignant
dresse la liste séquentielle des concepts et des techniques mathématiques et scientifi-
ques utiles à la compréhension de cette situation ou de situations semblables.
En conclusion, l’enseignant présente aux élèves le plan du projet en indiquant quels
concepts et techniques seront explorés au cours de la partie II et de la partie III.
But :
Cette activité vise trois objectifs principaux. D’abord, les élèves auront une compré-
hension suffisante des aspects importants de la question. En particulier, ils seront en
mesure de reconnaître les facteurs à considérer dans l’accroissement de la quantité de
débris et de satellites artificiels. Ensuite, les élèves réviseront des concepts antérieurs
(nombres et opérations). Enfin, les élèves augmenteront leur confiance en leur apti-
tude à lire et à comprendre un article scientifique.
Matériel et équipement :
• Reproduction de l’article de Nicholas L. Johnson, « La pollution spatiale », Pour la
Science, No 252 - octobre 1998
• Feuille d’activités « Les débris spatiaux : introduction et révision »
68 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Démarche :
• Présentez l’activité et demandez aux élèves de lire l’article du magazine Pour la
Science. Aidez-les à comprendre l’article en orientant une discussion sur les princi-
paux aspects traités.
• Utilisez les données présentées dans l’article pour :
- vérifier si les élèves utilisent correctement leur calculatrice;
- réviser la notation scientifique, les rapports, les proportions, les propriétés du
cercle et les notions de masse, de distance, de temps et de vitesse.
• Demandez aux élèves de compléter la feuille d’activités et de remplir les tableaux à
partir de leur analyse du graphique en trois dimensions de la figure 1.
• Les élèves peuvent soit créer un modèle en carton du graphique en trois dimen-
sions, soit le reproduire à l’aide d’un logiciel d’infographie.
Résumé de l’article :
Le 3 juin 1996, l’étage supérieur d’une fusée Pegasus lancée en 1994, en se
désintégrant, a créé le plus grand nuage de débris connu : plus de 700 mor-
ceaux assez gros pour être détectés, en orbite à des altitudes variant entre 250 et
2 500 km. Ce simple incident a eu pour effet de doubler la probabilité officielle
de collision du télescope spatial Hubble, en orbite 25 km plus bas. Des observa-
tions radar ont révélé par la suite la présence d’environ 300 000 débris d’une
taille supérieure à 4 mm, donc assez gros pour endommager sérieusement un
vaisseau spatial. Lors de la deuxième mission d’entretien de Hubble en février
1997, il a fallu manoeuvrer la navette spatiale Discovery afin d’éviter une colli-
sion avec un morceau de Pegasus qui devait passer à moins de 1,5 km de là. Les
astronautes ont également remarqué de petits trous dans la structure de Hubble
ainsi qu’un trou dans une de ses antennes, vraisemblablement causés par une
collision avec un objet de l’espace survenue avant 1993. (Nicholas L. Johnson,
« La pollution spatiale », Pour la Science, No 252 - octobre 1998)
Renseignements supplémentaires :
Les satellites gravitent autour de la Terre sur des orbites particulières. Les orbites les
plus encombrées se situent dans le plan de l’équateur, aux altitudes de 850 km et de
1 000 km, à l’altitude semi-géosynchrone de 20 000 km et à l’altitude géosynchrone
de 36 000 km. La durée de vie d’un satellite artificiel est relativement courte et il
n’existe actuellement aucun moyen systématique et efficace d’éliminer les satellites
hors d’usage.
Les satellites se détériorent de façon naturelle et produisent des débris. Ces morceaux
entrent en collision les uns avec les autres, ce qui accroît le nombre de débris. Même
des morceaux microscopiques comme des particules de peinture de moins de 0,1 mm
présentent des risques de collision. Par exemple, les panneaux solaires de Hubble sont
littéralement criblés de trous provoqués par des débris de peinture et par des particu-
les microscopiques résultant de la combustion du carburant des fusées. Ces perfora-
Mathématiques 9 • 69
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
tions réduisent de beaucoup l’efficacité des panneaux solaires. Tous ces facteurs con-
tribuent à accroître le risque d’une collision importante entre un satellite en activité et
des débris.
À l’heure actuelle, la probabilité qu’un satellite de taille moyenne (10 m2) soit détruit
est environ de 1/50 000 par année et la probabilité croît de façon exponentielle (en
1995, la probabilité était de 1/100 000). Cette probabilité dépend de la densité des
satellites sur une orbite donnée (c’est-à-dire, à une altitude donnée). De fait, un
satellite en orbite à une altitude comprise entre 800 km et 1 000 km serait détruit au
cours des dix prochaines années.
Le risque de collision est pris très au sérieux par les scientifiques responsables de la
construction et de l’entretien de la Station spatiale internationale : un objet, même
microscopique, pourrait être fatal à un astronaute travaillant à l’extérieur de la sta-
tion.
70 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Environ 9 000 objets (de 10 cm ou plus de long) sont en orbite autour de la Terre.
Environ 550 d’entre eux sont des satellites en activité. Cinquante-quatre de ces satel-
lites sont munis de réacteurs électronucléaires. Ces réacteurs utilisent du carburant
nucléaire (de l’uranium 235 dans les satellites russes et du plutonium 238 dans les
satellites nord-américains). Ce carburant nucléaire a une masse totale de 1,45 tonne.
• À partir de l’information ci-dessus, tirée de l’article, estimez ce qui suit :
- le rapport entre nombre de satellites en activité et le nombre total d’objets en
orbite dans l’espace
Mathématiques 9 • 71
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Nombre d'objets
28 000
3000 4 000
2500 1950
Années 1500
1000
2000 500
100 Altitude (km)
72 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 1
Les débris spaciaux en 1998
Tableau 2
Les débris spaciaux : projection pour 2050
Mathématiques 9 • 73
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 4
Les débris spaciaux : projection pour 2100
Altitude (km) Nombre d’objets Masse des objets (tonnes)
100
500
750
1 000
1 250
1 500
1 750
2000
35 785
Commentaires :
74 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Activité 2 : Recherche
But :
Au cours de cette activité, les élèves prennent conscience de la nécessité d’accroître
leurs connaissances et d’améliorer leurs techniques afin d’interpréter correctement la
représentation graphique de données réelles.
Matériel et équipement :
• Reproduction de l’article de Nicholas L. Johnson, « La pollution spatiale », Pour la
Science, No 252 - octobre 1998
• Accès à Internet
• Calculatrice graphique ou logiciel infographique
• Feuille d’activités « Plan d’action de la recherche »
Mathématiques 9 • 75
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
55
Part de marché (%)
45
Japon (projection)
35
Japon (réel)
25 États-Unis (projection)
États-Unis (réel)
15
1982 1985 1990
Année
Adapté de : R.K. Lester, The Productive Edge : How US Industries Are Pointing the Way to a New Era of
Economic Growth, New York, W.W. Norton and Company, 1998.
65
Japon (projection)
55
Part de marché (%)
45
États-Unis (réel)
35
Japon (réel)
25
15 États-Unis (projection)
1982 1985 1990 1995 2000
Année
Adapté de : R.K. Lester, The Productive Edge : How US Industries Are Pointing the Way to a New Era of
Economic Growth, New York, W.W. Norton and Company, 1998.
76 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
• Demandez aux élèves d’analyser et d’exprimer dans leurs propres mots la différence
entre la situation projetée et la situation réelle à partir de la comparaison entre les
deux graphiques.
• Demandez aux élèves de reconnaître certains facteurs qui n’ont pas été pris en
considération à l’époque de l’étude mais qui ont pris de l’importance par la suite.
Notez que le point tournant se situe en 1991 (Guerre du Golfe).
Mathématiques 9 • 77
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
• Si vous étiez responsable d’une équipe chargée de proposer une solution au pro-
blème de l’encombrement de l’espace, quels sont les éléments d’information que
vous jugeriez indispensables à la préparation de votre proposition? Énumérez et
décrivez brièvement les éléments.
• Sous quelles formes aimeriez-vous que cette information soit présentée? Pourquoi?
78 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 5
Information
Mathématiques 9 • 79
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Population
estimée
Satellites en activité 500
Satellites
hors d'usage 1 800
Débris de fusées 1 500
Débris opérationnels 1 000
Débris de désintégration > 1 000 000
Produits de > 100 000
combustion
Repérés par
Particules de 500 000 les systèmes
sodium-potassium de surveillance
Particules de peinture >1 000 000
10-6 10-5 10-4 10-3 10-2 10-1 1 10 10 2
Taille (m)
80 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Population
estimée
Satellites en activité
Satellites
hors d'usage
Débris de fusées
Débris opérationnels
Débris de désintégration
Produits de
combustion
Particules de
sodium-potassium
Particules de peinture
10-6 10-5 10-4 10-3 10-2 10-1 1 10 10 2
Taille (m)
Commentaires :
Mathématiques 9 • 81
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Dressez la liste de tous les facteurs dont vous jugez important de tenir compte et
décrivez-les brièvement.
Regroupez ces facteurs dans le tableau suivant (tableau 6), selon qu’ils contribuent à
augmenter ou à diminuer le risque de collision.
Tableau 6
Facteurs de risque
82 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
L’enseignant guide les élèves dans la préparation de l’organigramme et de l’échéancier
de leur projet. Les élèves remplissent la feuille d’activités de la page suivante (« Plan
d’action de la recherche »).
Matériel et équipement :
• Feuille d’activités « Plan d’action de la recherche »
• Calculatrice graphique ou logiciel infographique
Démarche :
• Demandez aux élèves de décrire verbalement la question. Aidez-les à se rendre
compte qu’il existe deux aspects au problème et que ces deux aspects sont des
processus compétitifs :
- l’accroissement du nombre de satellites, donc du tonnage des débris;
- un double processus de nettoyage : par retour naturel sur la Terre et suite à
l’action du Soleil.
• Demandez aux élèves de proposer une méthode pour déterminer la probabilité
d’une collision entre un morceau de débris et un satellite en activité, une navette
spatiale ou une station spatiale. La méthode proposée devrait faire appel au concept
de densité d’occupation d’une orbite.
• Demandez aux élèves de concevoir un organigramme pour leur plan d’action. Les
élèves devront mentionner les connaissances et les techniques mathématiques et
scientifiques qu’ils jugent nécessaires et décrire l’utilité de ces concepts et de ces
techniques dans le contexte du projet. L’élaboration de l’organigramme devrait
faire suite à une séance de remue-méninges portant sur les facteurs à prendre en
compte et les relations entre ces facteurs.
• L’enseignant présentera son propre plan d’action et la classe pourra établir un plan
d’action commun.
Mathématiques 9 • 83
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
84 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Sommaire de la partie II
Dans cette partie, les élèves renforcent leur aptitude à représenter les nombres ration-
nels de deux façons : sous forme de fractions et sous forme décimale. Ils explorent les
limites de l’ensemble des nombres rationnels. Ils apprennent en particulier qu’il est
parfois impossible de modéliser la réalité avec des nombres rationnels (que l’on peut
représenter sous forme de fraction). C’est notamment le cas du spectre des fréquences
sonores et de la limite du périmètre des polygones inscrits dans un cercle lorsque le
nombre de côtés augmente indéfiniment. Chacun de ces deux exemples représente
une situation dont on peut évaluer approximativement la « continuité » à l’aide d’une
calculatrice ou d’un logiciel numérique. Les élèves apprennent que ces approxima-
tions sont assez précises pour la plupart des applications.
Au cours d’une série de trois activités, les élèves s’exercent à modéliser des situations
concrètes dans divers contextes. À cette fin, ils mettent à profit leur aptitude à recon-
naître des régularités et à les représenter par des relations entre les différents facteurs
dont ils ont reconnu le rôle dans la situation.
Activité 1 : Les engrenages. Les élèves peuvent revoir la façon de modéliser des situa-
tions à l’aide de formules contenant des nombres rationnels. Ils déterminent les
rapports de démultiplication des pignons d’un vélo tout-terrain et construisent un
modèle en carton des engrenages d’une horloge (exemple de « Big Ben »).
Mathématiques 9 • 85
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Activité 2 : Les haut-parleurs. Les élèves modélisent une situation à l’aide d’expres-
sions contenant des nombres rationnels et ils prennent conscience des limites de cet
ensemble de nombres. Ils arrivent à comparer différents types de haut-parleurs en
saisissant le sens des courbes de réponse des fréquences fournies par les fabricants. En
utilisant cette information les élèves peuvent établir des modèles mathématiques qui
leur permettront de déterminer la fréquence d’une note de musique à partir d’un
spectre discret des fréquences. En convertissant l’intensité d’un son en décibels, les
élèves étudient les puissances de 10.
Activité 3 : Les ruches. Les élèves sont en mesure d’évaluer les concepts étudiés dans
cette partie dans un contexte différent. Les élèves construisent des modèles en carton
de ruches afin de mieux comprendre les limites des nombres rationnels.
But :
Cette activité vise deux buts. D’abord, les élèves révisent les concepts de rapport, de
taux et de proportion; ils renforcent aussi leur aptitude à reconnaître et à appliquer
des régularités. Ensuite, les élèves approfondissent leur compréhension des nombres
rationnels, leur aptitude à les représenter de différentes façons (sous forme de frac-
tions et de nombres décimaux) et leur utilisation des nombres rationnels dans la
modélisation de situations réelles.
Matériel et équipement :
• Bicyclette (10, 15 ou 18 vitesses)
• Crochets
• Corde
• Craie
• Mètre ruban
• Carton fort
• Ciseaux
• Ruban adhésif
• Punaises
• Ensemble de géométrie
• Feuille d’activités : Engrenages et pignons
Démarche :
• Demandez aux élèves de mesurer le rayon de la roue arrière et le diamètre (ou le
rayon) de chacun des pignons (roues dentées) en utilisant par exemple un compas
de menuisier.
86 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
• Si le temps le permet et si vous disposez d’un espace suffisant, demandez aux élèves
de mesurer la distance parcourue en dix tours complets de pédalier et ceci, pour
chaque combinaison des pignons avant et arrière.
• Si cette activité ne peut se dérouler à l’extérieur, les élèves peuvent suspendre le vélo et
compter le nombre de tours complets de la roue arrière correspondant à 10 tours
complets du pédalier pour chacune des combinaisons de pignons. Les élèves s’assure-
ront de la précision des mesures en partant du repos, en indiquant à l’aide d’une craie
la position de départ de la roue, en retenant la roue pour l’empêcher de tourner
librement et en plaçant les pédales dans la même position de départ à chaque essai.
• Les élèves peuvent également compter le nombre de révolutions de la roue et l’expri-
mer par un angle. Par exemple, trois révolutions complètes du pédalier correspondent
à cinq tours de roue complets plus 1/3 de rotation (120°); donc une rotation du
pédalier correspond à 16/9 de tour de roue, ou 640°.
• Après avoir réalisé cette expérience, les élèves remplissent les tableaux de la feuille
d’activités « Engrenages et pignons ».
• Demandez aux élèves de dériver une formule qui représente la relation entre le dia-
mètre du pignon et le nombre de dents. À cette fin, les élèves doivent :
- compter le nombre de dents de tous les pignons (avant et arrière);
- mesurer le diamètre de tous les pignons (avant et arrière);
- considérer la chaîne comme une « courroie de transmission » entre les deux types
de pignons, ce qui signifie qu’un tour de pédalier correspond à une rotation com-
plète du pignon avant.
• Demandez aux élèves d’établir la relation entre les différents rapports (vitesses) et l’ef-
fort demandé. Posez-leur des questions comme celle-ci : « De combien de tours avez-
vous besoin de pédaler pour parcourir la même distance avec différents rapports? »
Pour calculer le nombre de révolutions complètes du pédalier correspondant à une
distance donnée (par exemple, 150 m), les élèves peuvent se servir du tableau 12 :
Nombre de tours de pignons et distances parcourues.
• Demandez aux élèves de dériver une formule permettant de calculer le nombre de
tours de pédalier nécessaires pour parcourir une distance donnée avec un rapport de
vitesses donné.
Démarche :
• Demandez aux élèves de construire des modèles en carton d’engrenages (à dents)
comme ceux qui sont illustrés aux figures 8 et 9. Veillez à ce que les élèves construisent
leurs modèles aux dimensions appropriées (espaces entre les dents). Chaque groupe
d’élèves construit des ensembles d’engrenages de rayons différents (trains d’engrenages)
Mathématiques 9 • 87
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
en tenant compte du rapport établi entre le nombre de dents, la largeur des dents et
le rayon (le rapport du nombre de dents est égal au rapport des rayons).
• Demandez aux élèves de compter le nombre de rotations (complètes ou exprimées
sous forme de fraction) par seconde des engrenages (par exemple, 1/3 rotation par
seconde). Cette valeur représente la vitesse angulaire, elle s’exprime soit en tours
par seconde (tr/sec), en tours par minute (tr/min) ou en degrés par seconde.
• Les élèves connectent ensuite deux engrenages de dimensions différentes (voir la
figure 9) et les maintiennent en place à l’aide d’axes fixes de rotation (des punaises
par exemple). Ils choisissent l’engrenage moteur et ils impriment un mouvement
de rotation constant (la vitesse ne doit pas être trop grande pour éviter tout « déra-
page » de l’engrenage entraîné). À partir de la vitesse angulaire de l’engrenage
moteur, ils estiment d’abord la vitesse angulaire de l’autre engrenage (par exemple,
deux fois plus vite), puis ils la mesurent.
• Les élèves remplissent le tableau 13 à partir des résultats obtenus avec des trains
d’engrenages de diamètres différents. On pourrait demander à la classe de remplir
un tableau collectif représentant les résultats obtenus avec un grand nombre d’en-
grenages de diamètres différents.
• L’enseignant guide ensuite les élèves dans l’élaboration d’un modèle mathématique
(formule) permettant de calculer la vitesse angulaire d’un engrenage entraîné en
fonction de la vitesse de l’engrenage moteur et du rayon des engrenages. La for-
mule qu’ils devraient dériver est la suivante :
va est la vitesse angulaire de l’engrenage moteur
vs est la vitesse angulaire de l’engrenage entraîné
RL est le rayon de l’engrenage moteur
Rs est le rayon de l’engrenage entraîné
Les vitesses angulaires des engrenages sont reliées par la formule :
vS (RS RL)
va RS
Rayon intérieur
Rayon extérieur
88 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
r
R
R5r
r
Facteur de réduction
du nombre de rotations
1 1 1 1 1 R
5 5 5 53 125
Mathématiques 9 • 89
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Engrenage 2 Engrenage 4
Engrenage 6
Engrenage 5
Engrenage 3
Engrenage 1
• Trouvez les rapports des vitesses angulaires v2/v1, v3/v1, v4/v1, v5/v1 et v6/v1.
• Le dernier rapport est appelé « rapport du train ». Montrez que ce rapport est égal
au produit du nombre de dents de tous les engrenages moteurs divisé par le pro-
duit du nombre de dents de tous les engrenages entraînés.
• Que se passe-t-il si un des axes du milieu du train n’a qu’un seul engrenage (au lieu
de deux)? Que se passe-t-il si un engrenage agit à la fois comme engrenage moteur
et comme engrenage entraîné?
90 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 7
Données physiques des planètes 1
Corps Rayon Masse Masse Demi-axe Aphélie Périhélie
céleste (km) (kg) volumique principal (km) (km)
moyenne (km)
(g/cc)
Soleil 695 950 1,991 E30 1,410
Mercure 2 433 3,181 E23 5,431 5,795 E7 6,986 E7 4,604 E7
Vénus 6 053 4,883 E24 5,226 1,081 E8 1,0885 E8 1,9737 E8
Terre 6 371 5,979 E24 5,519 1,4957 E8 1,5207 E8 1,4707 E8
Lune 1 738 7,354 E22 3,342 3,844 E5 4,055 E5 3,633 E5
Mars 3 380 6,418 E23 3,907 2,2784 E8 2,4912 E8 2,066 E8
Jupiter 69 758 1,901 E27 1,337 7,7814 E8 8,1580 E8 7,405 E8
Saturne 58 219 5,684 E26 0,688 1,4270 E9 1,5045 E9 1,3495 E9
Uranus 23 470 8,682 E25 1,603 2,8703 E9 3,002 E9 2,738 E9
Neptune 22 716 1,027 E26 2,272 4,4999 E9 4,537 E9 4,463 E9
Pluton 5 700 1,08 E24 1,65 5,909 E9 7,375 E9 4,443 E9
Icare 0,53 5,0 E12 8,1 1,613 E8 2,949 E8 2,77 E7
o
Note : Icare est l’astéroïde n 1566
Les exposants sont représentés dans le tableau de la façon suivante :
1,991 E30 1,991 1030.
Mathématiques 9 • 91
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 8
Note : La lettre « R » indique un mouvement rétrograde, c’est-à-dire dans le sens opposé à celui du
système Soleil/Terre.
92 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 9
Mathématiques 9 • 93
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 10
94 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 11
Dimensions
Pignon Diamètre (cm) Nombre de dents
Avant 1
Avant 2
Avant 3
Arrière 1
Arrière 2
Arrière 3
Arrière 4
Arrière 5
Tableau 12
Mathématiques 9 • 95
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 13
Vitesses
No du rL rS (rL + rS) rS va vS vS
groupe estimée
Formule :
Questions :
• Quelle est la vitesse angulaire si les deux pignons (avant et arrière) ont le même
diamètre?
• Êtes-vous surpris de ce résultat? Tracez une figure ou faites rouler une pièce de
10 cents autour d’une pièce de un dollar pour vous convaincre de ce résultat.
• Quelle est la vitesse angulaire lorsque le rayon du petit pignon est égal à la moitié
de celui du grand pignon?
• Quelle est la vitesse angulaire lorsque le rayon du petit pignon est cinq fois plus
petit que celui du grand pignon?
• Quelle est la vitesse angulaire lorsque le rayon du petit pignon est dix fois plus petit
que celui du grand pignon?
• Quelle est la règle?
• Comment pouvez-vous modifier la formule lorsque vous connaissez le rapport des
rayons des deux pignons?
96 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Les élèves étudient les caractéristiques de différents haut-parleurs en se basant sur les
courbes de réponse aux fréquences fournies par les fabricants. Ils effectuent ensuite une
analyse coûts-avantages en tenant compte de leur budget et de leurs propres exigences en
matière de qualité musicale. À la fin de cette activité, les élèves devraient être en mesure
de comparer les caractéristiques techniques de différents modèles de haut-parleurs.
Sur le plan mathématique, les élèves appliquent des concepts et des techniques reliés aux
nombres rationnels et aux puissances. Ils appliquent également des formules contenant
des expressions rationnelles et des puissances en vue de modéliser des situations réelles
afin de répondre à des questions qui les intéressent.
Matériel et équipement :
• Brochures d’information des fabricants de divers types de haut-parleurs
• Fils métalliques de longueurs, d’épaisseurs et de matériaux variés
• Piano, violon ou autre instrument à cordes
• Feuilles d’activités « Haut-parleurs », « Spectre des fréquences des sons émis et perçus »,
« Comment accorder un instrument de musique » et « Intensité des sons provenant de
diverses sources »
Démarche :
• En guise de préparation à cette activité, demandez aux élèves de se rendre dans un
magasin spécialisé pour se renseigner sur les différents types de haut-parleurs qui
existent sur le marché. Les élèves y prendront des documents de caractéristiques tech-
niques et s’informeront des prix. En général, les courbes de réponse aux fréquences
(CRF), la puissance maximum, la puissance utile et le spectre des fréquences sont au
nombre des caractéristiques indiquées.
• Vous pourriez également demander à un technicien de venir en classe présenter un
exposé sur les haut-parleurs et leur courbe de réponse aux fréquences.
• À l’aide d’un rétroprojecteur, présentez aux élèves une CRF typique comme celle qui
est illustrée à la figure 11. Demandez aux élèves d’étudier cette courbe en répondant à
des questions comme celles-ci :
- Que représentent les symboles dB et Hz?
- Pourquoi l’échelle des fréquences n’est-elle pas linéaire?
- Comment expliquez-vous la présence d’un « plateau » entre deux fréquences?
Mathématiques 9 • 97
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
98 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Démarche :
• Avant de soumettre aux élèves la formule de la fréquence d’une corde vibrante (violon,
piano), demandez-leur de trouver quelles pourraient être les variables impliquées. Ils
devraient parler de la longueur de la corde, de sa tension, de son diamètre et du type de
matériau.
• Indiquez aux élèves qu’il est préférable de regrouper le diamètre et le type de matériau en
une seule variable, la masse linéique. La masse linéique est le quotient obtenu par la divi-
sion du poids d’une fibre ou d’un fil par sa longueur. Par exemple, si une corde de piano
de 1 m de long pèse 50 g (ou 0,05 kg), elle a une masse linéique de 0,05 kg/m.
• Demandez aux élèves de réaliser quelques expériences avec des cordes de longueurs et de
diamètres différents afin de déterminer l’effet de ces variables sur la fréquence (il est plus
facile d’estimer la période et d’en déduire la fréquence en calculant l’inverse de la période).
• Demandez aux élèves de remplir le tableau 14 ci-dessous. Expliquez que les flèches vers le
haut et vers le bas sont des mesures qualitatives qui indiquent l’effet des variables sur la
fréquence. Par exemple, une simple flèche vers le haut indique que la variable contribue
modérément à accroître la fréquence, une double flèche vers le bas indique que la variable
contribue plus fortement à abaisser la fréquence. À la première ligne du tableau, on aug-
mente la longueur et on garde la tension et la masse linéique constantes. Cela a pour effet
d’augmenter la période, donc de diminuer la fréquence.
Tableau 14
Mathématiques 9 • 99
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
nk 1 T
2L M
où n est la fréquence en Hz (s–1), T est la tension en newtons (kgm/s2), M est la masse
linéique en kg/m, L est la longueur en m et k est le nombre de Hz partiellement
utilisés (en général, on prend k 1).
• Demandez aux élèves de vérifier les unités en remplaçant chaque variable par une
unité de cette variable. Le résultat devrait donner une fréquence en s–1 (1 s–1 1 Hz).
• Demandez aux élèves d’appliquer cette formule aux cordes d’un violon tel qu’illus-
tré à la figure 12. La longueur des cordes, du sillet au chevalet, est de 26 cm.
2,5 cm
la mi si fa
2,5 cm
100 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Démarche :
Historiquement, dans la musique occidentale, on a regroupé les sons musicaux en
notes et en gammes. Chaque octave est divisée en 12 degrés chromatiques séparés par
un demi-ton :
do ou si dièse
do dièse ou ré bémol
ré
ré dièse ou mi bémol
mi ou fa bémol
fa ou mi dièse
fa dièse ou sol bémol
sol
sol dièse ou la bémol
la
la dièse ou si bémol
si ou do bémol
Les musiciens peuvent utiliser un spectre de 10 octaves, soit un total de 121 notes
couvrant l’intégralité du spectre sonore audible par l’oreille humaine, de la note la
plus grave à la plus aiguë. La note la plus grave est le do1 (environ 16 Hz) et la plus
aiguë est le do9 (16 700 Hz).
Dans deux octaves consécutives, la fréquence de chaque note de l’octave la plus aiguë
est exactement le double de celle de la même note de l’octave la plus grave. Par exem-
ple, dans la deuxième octave, la fréquence du do2 est deux fois plus élevée que celle du
do1 (soit environ 16 2 32 Hz). La fréquence du do3 est encore deux fois plus
élevée (32 2 ou 16 4 64). Les fréquences du do des octaves suivantes seront
donc successivement de 128, 256, 512, 1 024, 2 048, 4 096, 8 192 et 16 384 Hz.
• Demandez aux élèves de compléter la feuille d’activités « Comment accorder un
instrument de musique » pour élaborer une formule permettant de trouver la
fréquence d’une note quelconque à partir de la fréquence de la note précédente de
la même octave. (Réponse : Multiplier la fréquence par 12 2 .) Guidez les élèves
dans cet exercice à l’aide des pistes suivantes :
- Supposez que la fréquence de la note suivante s’obtient en multipliant la fré-
quence N de la note connue par un certain facteur. Appelez ce facteur x.
- Multipliez N autant de fois que nécessaire par le facteur x pour arriver à la même
note de l’octave suivante : N x x x x x x x x x x x x Nx12.
Mathématiques 9 • 101
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
- Puisque la fréquence de la même note dans l’octave suivante est deux fois plus
grande,
2N Nx12
x12 2
x 21/12 12 2
• Le nombre x n’est pas un nombre rationnel, car toute racine d’un nombre qui n’est
pas un carré parfait n’est pas un nombre rationnel. Rappelez aux élèves qu’un
nombre rationnel est un nombre que l’on peut représenter sous la forme d’une
fraction de nombres entiers.
• Dites aux élèves qu’on ne peut évaluer les nombres irrationnels que par approxima-
tion. Par exemple, les élèves pourraient utiliser 20 fois la touche racine carrée de
leur calculatrice sur le nombre 2 et ensuite utiliser 20 fois la touche SQUARE à
partir du résultat obtenu. Ils n’obtiendront jamais le nombre 2 exactement. En fait,
après 11 opérations (sur certaines calculatrices, ce nombre peut être différent),
l’arrondissement systématique du résultat par la calculatrice aura un effet sur le
résultat final.
• La plupart des musiciens occidentaux accordent leur instrument à partir d’une note
de référence, le la 440. Demandez aux élèves de proposer une stratégie permettant
d’évaluer la fréquence du do qui suit le la 440 d’un piano. (Réponse : le do qui suit
le « la universel » est trois demi-tons plus élevé, donc multipliez 3 fois la fréquence
440 Hz par 21/12 21/12 21/12 21/4 1,189 207 1 440 523,25 Hz.)
• Les élèves devraient utiliser leur calculatrice pour évaluer 12 2 en extrayant par
exemple la racine cubique de 2, puis la racine carrée du résultat, puis encore la
racine carrée du résultat, ce qui donne environ 1,059 463 1.
• Pour mieux comprendre le concept de nombre irrationnel, demandez d’abord aux
élèves de former une suite d’approximations de plus en plus précises de 12 2 (par
exemple, 1,1, 1,06, 1,059, 1,059 5, etc.). Ils utiliseront ensuite ces valeurs approxi-
matives pour calculer les fréquences d’une note donnée à partir du la5 « universel »,
dont la fréquence est de 440 Hz. Par exemple, quelle fréquence obtient-on pour le
la6 (une octave au-dessus) en utilisant successivement les valeurs approximatives ci-
dessus? Le résultat devrait s’approcher de plus en plus de la valeur 880 Hz, puisque
la fréquence d’une note double à chaque octave. Les élèves devraient obtenir une
suite d’approximations comme celles-ci :
440 (1,1)12 1 380,91 Hz
440 (1,06)12 885,36 Hz
mais ils n’arriveront jamais exactement à 880 Hz.
102 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
10-4 120
100
Démarche :
• Sur un rétroprojecteur, superposez une copie d’une CRF (comme celle de la figure 11) et
un agrandissement approprié de la figure 13 . L’agrandissement devrait être tel que les
échelles des fréquences des deux figures coïncident parfaitement. Notez que les unités des
intensités sont différentes : l’une exprime l’intensité en dB et l’autre en W/cm2.
Mentionnez aux élèves que, lorsque le son traverse un milieu, il « transporte » avec lui
une certaine énergie. La quantité d’énergie est cependant très petite. Par exemple,
l’énergie produite par les cris des spectateurs à un match de football suffirait à peine à
chauffer une tasse de thé.
L’intensité du son s’exprime en watts par centimètre carré (ou en J/s/cm2). Autrement
dit, l’intensité d’un son est sa puissance par unité d’aire ou son énergie moyenne par
unité d’aire.
L’oreille est un organe complexe. Elle ne peut percevoir les sons qu’à partir d’un seuil
d’intensité minimal. Au-delà d’une certaine intensité, le son produit une sensation de
douleur et risque d’endommager le tympan. En deçà du seuil minimal et au-delà du
seuil maximal, l’oreille ne perçoit aucun son (c’est la loi du « tout ou rien »). L’oreille
est également sélective en ce qui concerne la fréquence du son. L’oreille humaine ne
peut déceler que les sons dont la fréquence se situe entre 20 Hz et 20 000 Hz. En-
dehors de cet intervalle appelé le « champ d’audibilité », l’oreille ne perçoit pas le son
(voir la figure 14).
• À partir de la figure 13, discutez avec les élèves des caractéristiques des courbes dites
« d’égale sensation » en fonction des caractéristiques de la CRF. Vous pourriez discuter
des aspects suivants :
- le champ d’audibilité pour les intensités de chaque fréquence;
- le seuil de douleur pour les intensités de chaque fréquence;
- l’intersection des courbes et le domaine qu’elle définit (champ d’audibilité);
- l’échelle des fréquences, qui n’est pas linéaire (il s’agit d’une échelle logarithmique),
et son intérêt pour permettre de couvrir un spectre de fréquences étendu.
Mathématiques 9 • 103
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
10-4
Seuil de douleur
Intensité du son (W/cm2)
10-8
Champ
d'audibilité
10-12
Seuil
d'audibilité
10-16
Tableau 15
10-4 120
100
Intensité du son (W/cm2)
80
10-8
60
40
10-12
20
0
10-16
Mathématiques 9 • 105
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Humain 85-1100
Chien 452-1080
Chat 780-1520
Piano 30-4100
Clarinette 75-1800
Violon 200-2650
Trompette 190-990
Grenouille 50-8000
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
200
300
600
700
800
900
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
10 000
20 000
Hz
20
30
40
50
60
70
80
90
100
200
300
600
700
800
900
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
10 000
20 000
Hz
106 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
m
é
d
i
a
n
do do do do do
• En vous déplaçant vers la droite, trouvez le premier la. C’est la note de référence
(le la5), qui doit être accordée exactement à 440 Hz.
• Identifiez toutes les notes d’une octave (de do à si en tenant compte des touches
noires).
• Trouvez tous les la du clavier. Quelle est la fréquence de chacun en Hz?
• Quelle est la fréquence du la le plus grave (la1) qu’on puisse jouer au piano?
• Quelle est la fréquence du la le plus aigu (la8) qu’on puisse jouer au piano?
• La note la plus grave produite par un orgue d’église est le do1 et la note la plus
aiguë, le do9. Combien de notes séparent ces deux do? Combien d’octaves? Com-
bien y a-t-il de notes par octave?
• La première note à droite du la 440 sur un clavier est un la dièse. Quelle est la
fréquence de cette note? Proposez une stratégie permettant de répondre à cette
question, en justifiant chacune des étapes.
Mathématiques 9 • 107
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Des nombres comme 2 et π sont des nombres irrationnels, qu’on ne peut pas repré-
senter avec exactitude. La racine carrée de tout nombre qui n’est pas un carré parfait
est un nombre irrationnel. Comme on ne peut en connaître la valeur exacte, on doit
se contenter d’une approximation. La précision de l’approximation dépend du type
de calculatrice employé.
• Pour vous en convaincre, prenez votre calculatrice et extrayez la racine carrée de 2,
puis celle du résultat, et ainsi de suite, 20 fois. Élevez ce résultat au carré, puis élevez
le résultat au carré, et ainsi de suite, 20 fois. Inscrivez vos résultats au tableau 16 de
la page suivante. Comparez vos résultats avec ceux d’un élève ayant utilisé un autre
modèle de calculatrice. Discutez de la précision des approximations successives.
108 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 16
• Dans quelle mesure les approximations obtenues avec votre calculatrice suffisent-
elles pour la plupart des applications?
Mathématiques 9 • 109
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 17
Source dB W/m2
Seuil d’audibilité 0
Respiration normale 10 10-11
Murmure (2 m) 10-10
Restaurant tranquille 50
Conversation normale entre deux personnes 10-6
Aspirateur 80
Musique forte dans une pièce moyenne 10-3
Concert rock 110
Avion de ligne au décollage 120
Seuil de douleur 130
Avion de chasse au décollage 102
Fusée au décollage 103
Perforation instantannée du tympan 160
110 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Les élèves constatent que les abeilles utilisent l’espace de façon optimale. Il s’agit d’un
problème d’optimisation, où il faut ranger un maximum de matériel (ici, le miel)
dans un espace donné.
Cette activité se divise en cinq étapes qui guident progressivement les élèves dans
l’élaboration d’un modèle mathématique utile à la résolution de problèmes d’optimi-
sation.
Activité 3.1 : Carrés décroissants
Au cours de cette première partie, les élèves décrivent une régularité et la représentent
géométriquement et algébriquement à partir d’une représentation numérique.
Activité 3.2 : Figures géométriques régulières
Les élèves révisent les propriétés des figures géométriques régulières.
Activité 3.3 : La ruche
Les élèves mettent à profit leur connaissance des propriétés des figures géométriques
régulières ainsi que leur aptitude à représenter des régularités pour construire un
modèle en carton d’une ruche en deux dimensions.
Activité 3.4 : Le rendez-vous
À partir de leur modèle en carton, les élèves créent un jeu visant à renforcer leur
connaissance des transformations géométriques dans le plan.
Activité 3.5 : Les alvéoles hexagonales d’une ruche
Les élèves effectuent des calculs sur des périmètres, des aires et des volumes pour
déterminer la forme géométrique optimale utilisable dans la construction d’un mo-
dèle.
But :
Au cours de cette activité, les élèves construisent une suite de carrés décroissants à
partir d’un carré de départ et en divisant les côtés en deux parties égales. Mathémati-
quement, le but est de représenter géométriquement et algébriquement la régularité.
Démarche :
• Les élèves construisent un carré de 20 cm de côté avec seulement une règle et un
compas. La construction est illustrée à la figure 19.
Mathématiques 9 • 111
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
• Les élèves complètent le tableau 18 de la page suivante et ils répondent ensuite aux
questions posées dans la feuille d’activités « Carrés décroissants ».
112 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 18
La règle des carrés décroissants
• Demandez aux élèves de comparer les différents modes opératoires de leur calcula-
trice lorsqu’ils évaluent des expressions comme celle-ci :
(n x 2 ): 20x2 19x2 ... 6 998 670
• Demandez aux élèves d’exprimer dans leurs propres mots la règle obtenue en com-
plétant le tableau ci-dessus, de représenter les résultats géométriquement et de
représenter la règle algébriquement.
• Si n est le nombre d’étapes, le nombre de carrés construits en n étapes est donné
par n2 (n 1)2 … 1.
Mathématiques 9 • 113
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Démarche :
• Tracez un carré de 20 cm de côté en vous servant uniquement d’une règle et d’un
compas.
• Divisez les côtés en deux parties égales.
• Construisez un carré à l’intérieur du carré d’origine (l’aire de ce nouveau carré sera
4 fois plus petite que celle du carré d’origine).
• Divisez les côtés du petit carré en deux parties égales.
• Construisez un nouveau carré à l’intérieur du deuxième carré (l’aire de ce nouveau
carré sera 16 fois plus petite que l’aire du carré d’origine).
Tableau 19
La règle des carrés décroissants
114 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Mathématiques 9 • 115
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Au cours de cette activité, les élèves révisent les propriétés des figures géométriques
régulières. À l’aide d’un compas et d’une règle, ils construisent des polygones réguliers
(inscrits dans le même cercle) et ils révisent les concepts reliés aux angles et aux élé-
ments de symétrie des polygones.
Démarche :
• Assurez-vous que les élèves savent se servir correctement de leur compas.
• Le premier polygone à construire est un hexagone. Les élèves tracent l’hexagone en
reportant le rayon du cercle six fois sur la circonférence. Demandez aux élèves de
comparer la précision de cette méthode avec d’autres méthodes comme celles qui
nécessitent l’emploi d’un rapporteur d’angles.
• Les élèves tracent les axes de symétrie et ils les vérifient par pliage.
• Le côté du dodécagone régulier est obtenu en divisant les côtés de l’hexagone en
deux à l’aide d’un compas et en traçant les rayons passant par ces points. On trace
le dodécagone en joignant tous les points d’intersection des rayons avec le cercle.
• Pour tracer le carré, il suffit de joindre les sommets du dodécagone trois à trois.
• Pour tracer le triangle équilatéral, il suffit de joindre les sommets de l’hexagone
deux à deux.
• On peut construire géométriquement d’autres polygones de façon analogue (voir le
projet E).
• Les élèves mesurent les longueurs des côtés des polygones avec un compas à pointes
sèches et ils complètent le tableau 22 de la feuille d’activités. Demandez aux élèves
de discuter de cette méthode et d’expliquer en quoi elle est plus précise qu’une
mesure directe à la règle (voir le tableau 20).
• Demandez aux élèves de trouver le périmètre d’un cercle en formulant une règle
représentant la régularité observée au tableau 20. Ils peuvent représenter cette règle
graphiquement à l’aide d’une calculatrice graphique.
• En appliquant cette règle, les élèves sont en mesure de construire n’importe quel
polygone régulier, un pentagone ou un décagone, par exemple.
• Demandez aux élèves de construire et de compter tous les axes de symétrie des
polygones réguliers, puis de mesurer et de calculer les angles du pentagone. Ils
pourront ensuite remplir le tableau 21 de la page suivante.
• Les élèves établissent une règle récursive pour les angles et comparent cette relation
avec la règle récursive permettant de déterminer la longueur des côtés.
116 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 20
Polygones réguliers (rayon du cercle circonscrit : 10 cm)
Nombre Nom Nombre Longueur des côtés Périmètre
de côtés de sommets (cm)* (cm)
3 Triangle 3 17,3 17,3 x 3 = 51,9
4 Carré 4 voir calcul ci-dessous
6 Hexagone 6 10
8 Octogone 8
12 Dodécagone 12 voir calcul ci-dessous
21 ?
* Longueur des côtés de polygones réguliers
Tableau 21
Axes de symétrie
Mathématiques 9 • 117
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 22
Figures géométriques
118 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
• Tracez tous les axes de symétrie des polygones réguliers et remplissez le tableau 23
ci-dessous.
Tableau 23
Nombre d’axes de symétrie
Mathématiques 9 • 119
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 24
Angles des polygones
3
4
5
6
8
10
12
120 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Au cours de cette activité, les élèves utilisent les propriétés des figures géométriques
régulières et appliquent des règles récursives au dallage d’un carré de dimensions
données.
Démarche :
• Demandez aux élèves de tracer un hexagone régulier de 5 cm de côté sur une
feuille de carton fort, puis de le découper. Ce modèle servira plus tard à dessiner les
alvéoles de la ruche.
• Demandez aux élèves de déterminer géométriquement le centre d’une feuille de
carton carrée (50 cm 50 cm), puis de tracer les deux diagonales.
• En se servant du modèle, les élèves tracent des anneaux concentriques d’hexagones
en partant du centre.
• Après avoir tracé les deux premiers anneaux, les élèves doivent tracer les axes de
symétrie suivants :
- un axe vertical passant par le centre,
- un axe horizontal passant par le centre,
- un axe faisant 30 ° avec l’horizontale,
- un axe faisant 60 ° avec l’horizontale.
Ces axes serviront à l’activité 3.4, « Le rendez-vous » (voir la figure 23).
• Les élèves complètent les tableaux et les graphiques de la feuille d’activités « Cons-
truction de la ruche » et répondent aux questions qui y sont posées.
Mathématiques 9 • 121
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Matériel et équipement :
• Feuille de carton fort
• Ciseaux
• Règle
• Compas
Démarche :
• Suivez les directives pour la construction du modèle en carton de la ruche.
• Construisez un tableau semblable au tableau 25 de la page 123 et inscrivez-y vos
données.
• Après avoir tracé chaque anneau, exprimez dans vos propres mots la règle qui
permet de calculer le nombre d’alvéoles, le nombre total d’alvéoles et le périmètre.
• Représentez à l’aide d’un graphe la façon dont ces quantités varient en fonction du
nombre d’anneaux.
• Représentez par une équation la relation entre le nombre d’alvéoles et le nombre
d’anneaux.
122 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Tableau 25
• Expliquez comment vous avez dérivé les expressions algébriques qui représentent
les règles.
• Combien faudra-t-il de temps pour remplir le carré au rythme d’une alvéole aux
10 minutes?
Mathématiques 9 • 123
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
• Estimez les dimensions d’une alvéole réelle (longueur des côtés, aire, volume).
Expliquez comment vous arrivez à cette conclusion.
124 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Numéro de l'anneau
Mathématiques 9 • 125
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Numéro de l'anneau
126 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Numéro de l'anneau
Mathématiques 9 • 127
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Au cours de cette activité, les élèves révisent les concepts de déplacement (transla-
tions) le long de droites verticales, horizontales et obliques.
Démarche :
Le but du jeu est de rencontrer un autre joueur caché dans une alvéole. Les règles
sont semblables à celles du jeu de combat naval.
Verticale 60˚
30˚
Horizontale
128 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
• Les élèves peuvent choisir le type de pion qu’ils préfèrent pour indiquer leur posi-
tion sur le panneau (par exemple, une pièce d’un jeu d’échecs ou d’un jeu de da-
mes).
• Les panneaux sont cachés par un morceau de carton placé verticalement de façon à
empêcher l’élève de voir la position de l’autre joueur.
Le jeu
• Le but du jeu est de se rendre au « lieu de rendez-vous » (l’emplacement occupé par
l’autre joueur) en un minimum de coups.
Mathématiques 9 • 129
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Matériel et équipement :
• Panneau de jeu avec cases hexagonales
• Dé
• Une pièce d’un jeu d’échecs ou de dames
Démarche :
Le but est de rejoindre le « lieu de rendez-vous » occupé par l’autre joueur en un
minimum de coups.
130 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Pourquoi les alvéoles d’une ruche sont-elles hexagonales? Au cours de cette activité,
les élèves calculent des longueurs, des périmètres et des aires en vue de déterminer le
rapport optimal périmètre/aire lors du dallage d’un carré. Ils dérivent une formule
représentant ce rapport en fonction du nombre de côtés des polygones réguliers
utilisés pour daller le carré.
Démarche :
• Les élèves tracent et découpent des modèles de polygones réguliers tous inscrits
dans le même cercle de rayon 5 cm (par exemple, un triangle, un carré, un hexa-
gone, un pentagone, un octogone).
• Demandez aux élèves de dériver les formules qui permettent de calculer l’aire totale
et le périmètre total en suivant la même procédure qu’à l’activité précédente. Il est
aussi souhaitable que les élèves représentent ces formules graphiquement.
• Demandez aux élèves de discuter de la façon dont les variables croissent en fonc-
tion du nombre de côtés des polygones.
• Les élèves complètent le tableau 25 et la figure 24.
• Demandez aux élèves de généraliser leurs résultats pour des polygones de 10 côtés,
12 côtés, et plus.
• Demandez-leur ce qui arriverait si on essayait de daller le carré à l’aide de cercles.
• Démarrez ensuite une discussion sur les raisons pour lesquelles on retrouve autant
de structures hexagonales dans la nature.
Mathématiques 9 • 131
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Matériel et équipement :
• Une feuille de carton fort
• Modèles de triangles, de carrés, d’hexagones, de pentagones et d’octogones en
carton fort
• Ciseaux
Démarche :
• Dessinez et découpez différents polygones réguliers (triangles, carrés, hexagones,
pentagones et octogones), tous inscrits dans un cercle de rayon 5 cm.
• Dérivez les formules du périmètre total et de l’aire totale en suivant les mêmes
étapes qu’à l’activité « Construction de la ruche ». Inscrivez vos résultats dans un
tableau semblable au tableau 25.
• Utilisez un logiciel graphique pour tracer les graphes représentant chaque situation
et recopiez-les sur le graphique à usages multiples de la page suivante.
132 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Mathématiques 9 • 133
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Introduction
Au cours de cette phase d’évaluation, les élèves ont l’occasion de faire la preuve des
connaissances et des aptitudes à utiliser des techniques mathématiques qu’ils ont
acquises au cours de ce projet. On leur soumet des situations de la vie réelle pour
lesquelles ils doivent élaborer un modèle mathématique et le représenter à l’aide de
formules contenant des expressions rationnelles et des puissances. Ils doivent ensuite
appliquer ces formules en se servant d’outils technologiques appropriés.
Les buts spécifiques de cette partie sont les suivants :
• mesurer le niveau de compréhension qu’ont les élèves des concepts reliés aux puis-
sances dans un contexte de modélisation mathématique;
• mesurer l’aptitude des élèves à manipuler des expressions algébriques contenant des
puissances de bases rationnelles et d’exposants entiers en appliquant les propriétés
des exposants;
• mesurer l’aptitude des élèves à utiliser des outils technologiques (calculatrices et
logiciels) pour manipuler des expressions contenant des nombres très grands ou
très petits.
Comme enseignant, vous devrez juger de l’étendue de vos interventions au cours des
activités. L’emploi de l’organigramme de modélisation mathématique sera utile pour
guider les élèves dans la réalisation de leur projet.
À ce stade du projet, les élèves ont acquis suffisamment de connaissances et de techni-
ques mathématiques pour choisir et réaliser un des cinq projets d’évaluation proposés
ci-après.
On demandera aux élèves de se servir d’Internet pour trouver les données et les infor-
mations nécessaires à leur projet d’évaluation. Leur rapport final devrait comporter
des présentations générées par des outils technologiques. La classe pourrait aussi
décider de présenter un rapport final commun sous la forme d’un article dans le
journal de l’école.
134 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
En guise de mise en train, procurez aux élèves les trois graphiques suivants ainsi que
les tableaux des caractéristiques des planètes des pages 91 à 94. Posez-leur des ques-
tions comme celles-ci pour réviser leur compréhension des exposants, de la notation
scientifique et des propriétés des exposants :
• Quel est le rapport entre l’aphélie de Pluton et celui de la Terre?
• Quel est le volume de Vénus?
• Quelle est la masse totale de la Terre et de la Lune?
• Quelle est la différence entre la période de révolution de la Terre et celle de
Neptune?
• Exprimez la vitesse de rotation de la Terre à l’équateur en kilomètres par an.
• La rotation d’Uranus est en sens inverse de celle du système Terre/Soleil. Expliquez.
• Estimez le temps nécessaire pour que l’on puisse revoir un point fixe d’Uranus à
partir d’un point fixe de la Terre.
• Estimez les rapport entre la gravité de chaque planète à l’équateur et la gravité de la
Terre à l’équateur.
• Expliquez ce que signifie la vitesse de libération. Calculez le rapport entre la vitesse
de libération d’Icare et celle de la Terre.
• Discutez et analysez les graphiques des figures 25 et 26.
• Définissez le rapport du flux solaire.
• À l’aide de la figure 27, estimez la masse des satellites et des débris en orbite à des
altitudes de 20 000 km et de 40 000 km.
5,000 150
4,000 120
Nombre annuel de missions spatiales
Masse totale des débris en orbite
(tonnes métriques)
3,000 90
(Débris)
2,000 60
(Missions)
1,000 30
0 0
1957 1970 1980 1990 1997
Années
Adapté de Nicholas L. Johnson, « La pollution spatiale », Pour la Science, No 252 - octobre 1998.
Mathématiques 9 • 135
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
Population
estimée
Satellites en activité 500
Satellites
hors d'usage 1 800
Débris de fusées 1 500
Débris opérationnels 1 000
Débris de désintégration > 1 000 000
Produits de > 100 000
combustion
Repérés par
Particules de 500 000 les systèmes
sodium-potassium de surveillance
Particules de peinture >1 000 000
10-6 10-5 10-4 10-3 10-2 10-1 1 10 10 2
Taille (m)
Adapté de Nicholas L. Johnson, « La pollution spatiale », Pour la Science, No 252 - octobre 1998.
10-7
10-8
10-9
Densité spatiale (t/km3)
10-10
10-11
10-12
10-13
10-14
10-15
10-16
0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000
Altitude (km)
Adapté de Nicholas L. Johnson, « La pollution spatiale », Pour la Science, No 252 - octobre 1998.
136 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Les élèves réalisent les expériences de Zénon dans des contextes variés à partir du
concept de nombre rationnel et de ses limites. En réalisant ces expériences, les élèves
redécouvrent un paradoxe établi par les Grecs de l’Antiquité et comprennent les
limites de l’ensemble des nombres rationnels.
Produit final :
Le produit final de ce projet est un rapport écrit sur l’évolution de la notion de limite
et d’infini.
Note : Au cours des activités d’évaluation 1 à 5, incitez les élèves à se servir de la
démarche de modélisation en l’adaptant au besoin. Les étapes sont :
A. Situation
B. Variables
C. Hypothèses
D. Modèle mathématique
E. Résolution du modèle
F. Vérification du modèle
G. Simplification du modèle
H. Raffinement du modèle
I. Application du modèle
Mathématiques 9 • 137
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Les élèves élaborent des formules algébriques et les appliquent en vue de modéliser le
mouvement des planètes et des satellites (troisième loi de Képler).
Produit final :
Le produit final de ce projet est un modèle mathématique représentant le mouve-
ment des planètes et des satellites.
138 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
À partir des données qu’on peut obtenir de l’Observatoire astronomique de Sydney et
de l’Observatoire de détection électromagnétique de l’Université Western Ontario, les
élèves effectuent des mesures et des calculs sur les galaxies.
Les élèves proposent diverses façons d’observer l’univers et de calculer des distances
intersidérales (en années-lumière).
Produit final :
Le produit final de ce projet est un rapport sur les différentes techniques d’observa-
tion de l’univers.
Mathématiques 9 • 139
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Les élèves évaluent leur connaissance des expressions contenant des puissances et leur
aptitude à les manipuler en explorant certains aspects de l’expansion de l’univers, de
la théorie de la relativité ou de la mécanique quantique.
Produit final :
Le produit final de ce projet est un rapport sur les diverses théories relatives à la
naissance et à l’expansion de l’univers.
140 • Mathématiques 9
Projet A : Prédiction des collisions entre satellites artificiels
But :
Au cours de cette activité, les élèves évaluent la probabilité d’une collision entre deux
objets dans des contextes de plus en plus complexes. Ils doivent néanmoins rattacher
la probabilité de collision à la densité d’objets en orbite à la même altitude.
Produit final :
• un rapport faisant état des différents facteurs impliqués dans la prédiction d’une
collision entre objets en orbite et proposant des solutions possibles et réalistes à ce
problème;
• une présentation sous le titre « La pollution spatiale »; ou
• une présentation devant la classe, la rédaction d’un article scientifique dans le
journal de l’école ou une présentation audiovisuelle.
Mathématiques 9 • 141
M A T H É M A T I Q U E S
Projet B :
Détermination de la relation entre
l’insuline et le diabète
Temps d’enseignement :
Partie I : Le diabète
Activité 1 : Recherche sur le diabète .....................................................1 à 2 périodes
Partie II : Instruments de surveillance du diabète
Activité 1 : Le carburant ........................................................................1 à 2 périodes
Activité 2 : Le traitement du diabète .......................................................... 2 périodes
Activité 3 : Modélisation de deux processus compétitifs.......................1 à 2 périodes
Partie III : Résolution d’un problème de régime .................................... 1 période
Stratégies d’enseignement :
• Enseignement magistral
• Étude de cas
• Travail en équipe
• Sondages et enquêtes
Applications concrètes :
Voici quelques applications concrètes des connaissances et des techniques acquises
dans cette unité :
• représenter des données médicales sous forme graphique et les interpréter;
• prendre des décisions éclairées au sujet du mode de vie fondées sur l’interprétation
de données médicales;
• déterminer le prix optimal d’un billet de concert offert par un revendeur.
Schéma du projet :
Le schéma conceptuel (figure 1) de la page suivante vous donnera une vue d’ensem-
ble des concepts mathématiques et scientifiques présentés dans cette unité. Vous
pourrez en outre planifier le projet avec vos élèves à l’aide de ce schéma.
Mathématiques 9 • 145
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Modélisation d'une
situation réelle
Conception et modélisation
Généralisation d'une situation impliquant
deux processus compétitifs
146 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Sommaire du projet
Au cours de ce projet, les élèves renforceront leur aptitude à reconnaître des régularités
et à effectuer des calculs impliquant des nombres rationnels et des puissances tout en
prenant conscience des causes et des conséquences du diabète.
Les élèves reconnaissent des régularités et les représentent sous forme graphique et
algébrique. Ils utilisent ces représentations pour effectuer des prédictions et tirer des
conclusions.
Les élèves analysent deux processus compétitifs (INPUT et OUTPUT) à l’aide de
modèles linéaires afin d’acquérir une compréhension géométrique et physique des
coefficients de relations polynomiales (linéaires).
L’évaluation de la compréhension des concepts et de l’aptitude à utiliser des techniques
mathématiques se fera dans les domaines d’apprentissage suivants :
• Statistiques (analyse de données) : établir une corrélation entre deux variables (Acti-
vité I.1 : Recherche sur le diabète)
• Concepts et opérations numériques : appliquer les propriétés des nombres rationnels
et des puissances dans un contexte réel et signifiant (Activité II.1 : Le carburant)
• Régularités et relations (régularités, variables et équations) : modéliser une situation
réelle à l’aide de polynômes et résoudre des équations du premier degré (Activité II.2 :
Le traitement du diabète; activité II.3 : Modélisation de deux processus compétitifs).
Ce projet se divise en trois parties :
Partie I : Le diabète. Les élèves se familiarisent avec le sujet. On leur demande de re-
cueillir des informations supplémentaires sur le diabète et d’analyser la corrélation entre
deux variables.
Partie II : Instruments de surveillance du diabète. Cette partie comprend trois activités :
Activité 1 : Le carburant. Les élèves reconnaissent les variables importantes à prendre en
compte dans le traitement du diabète. Ils font le lien entre les causes, le diagnostic et le
traitement de la maladie.
Activité 2 : Le traitement du diabète. Les élèves reconnaissent les régularités correspon-
dant à l’évolution de la valeur des variables (glucose et insuline) au cours d’une période
de 24 heures. On leur demande de concevoir des régimes.
Activité 3 : Modélisation de deux processus compétitifs. Les élèves explorent les pro-
priétés biochimiques de l’insuline et le rôle qu’elle joue dans le métabolisme des sucres
en régularisant le niveau de glucose sanguin. On leur demande de créer des situations
plausibles où ces deux processus sont en compétition et de les résoudre.
Partie III : Résolution d’un problème de régime. Cette partie constitue la phase
évaluative du projet. Les concepts et les techniques mathématiques et scientifiques sont
évalués dans le cadre d’un rapport préparé par les élèves (individuellement ou en
groupe). Ces rapports comprennent la description d’un plan de doses d’insuline à partir
des lectures de la glycémie, la résolution de problèmes reliés à des changements de
régime alimentaire, ainsi que les conséquences sociales et économiques du diabète.
Mathématiques 9 • 147
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Partie I : Le diabète
But :
Au cours de cette activité, les élèves se familiarisent avec la nature du diabète, le
vocabulaire scientifique utilisé et les effets physiologiques de la maladie. Ils recueillent
les données pertinentes et ils les représentent; ils analysent ensuite les données et les
représentent par une relation impliquant deux variables.
Cette activité pourrait avantageusement se poursuivre dans le cadre du cours de
sciences ou en collaboration avec l’enseignant de sciences.
Note : Avant de commencer le projet, il serait utile de vérifier auprès de l’adminis-
tration de l’école s’il existe des directives relatives à l’utilisation de fluides d’origine
humaine. Certaines activités exigent des résultats d’analyse réelles. Il serait bon
également de vérifier les procédures à suivre auprès des autorités responsables ou
d’une association de diabétiques.
Matériel et équipement :
• Feuillets et brochures d’information fournis par des associations de diabétiques
(par exemple, l’Association québécoise du diabète)
• Accès à Internet
• Microscope et lame de cellules pancréatiques
• Feuille d’activités : Recherche sur le diabète
• Personnes ressources : infirmières, médecins, personnes diabétiques
Démarche :
Le diabète est provoqué par une mauvaise utilisation de l’énergie produite par le
métabolisme des aliments. Lorsque les aliments sont digérés, une partie est transfor-
mée en sucres dans le tube digestif; le glucose est l’un de ces sucres. C’est le principal
carburant de l’organisme. Le glucose est soit acheminé par le sang vers les cellules qui
l’utilisent comme source d’énergie, soit placé en réserve dans le foie pour être utilisé
plus tard, lorsque le besoin s’en fera sentir.
L’insuline est une substance chimique produite et emmagasinée par des cellules spé-
ciales d’un organe appelé le pancréas (voir la figure 2 : La fabrique d’insuline). L’insu-
line est indispensable à l’acheminement des sucres par le sang vers les cellules du foie
après la digestion, et dans toutes les cellules de l’organisme lorsque le niveau d’activité
l’exige (voir la figure 3 : Sections microscopiques du pancréas, et la figure 4 : Absorp-
tion du glucose dans une cellule de l’îlot).
148 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Îlot de Langerhans
Cellule bêta
Insuline
Pancréas
Mathématiques 9 • 149
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Alvéoles
Îlot de Langerhans
Note : la paroi de cette mince section délimite l'îlot.
150 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Récepteur de l'insuline
Point d'entrée du glucose
Insuline
Cellule
Glucose
Note : ce dessin illustre la façon dont l’insuline favorise l’entrée de glucose dans une
cellule de l’îlot.
Glucose Cellule
Mathématiques 9 • 151
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
• Quelles sont les caractéristiques des personnes diabétiques (par exemple : l’âge, le
sexe, les conditions socioéconomiques, la situation géographique)? Existe-t-il des
groupes de personnes pour lesquels l’incidence est plus élevée que la moyenne? Si
oui, pourquoi?
Tableau 1
152 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Groupes d'âge
Mathématiques 9 • 153
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
• Quels sont les coûts du diabète pour la personne diabétique? la province? le pays?
• Quels sont les coûts associés au traitement du diabète? Comment ces coûts se
comparent-ils avec ceux d’il y a 50 ans?
• Existe-t-il un traitement curatif du diabète? Quels sont les plus récents développe-
ments de la recherche médicale sur le diabète?
154 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Dimensions :
Schéma :
• Îlot de Langerhans
Description :
Dimensions :
Schéma :
• Cellule bêta :
Description :
Dimensions :
Schéma :
Mathématiques 9 • 155
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
• Insuline
Définition :
Formule chimique :
• Glucose
Définition :
Formule chimique :
• Sucres
Définition :
• Cétones
Définition :
156 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
• Hydrates de carbone
Définition :
• Diabète de type I
Définition :
• Diabète de type II
Définition :
Mathématiques 9 • 157
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Signes d’hyperglycémie :
• Acidocétose (cétogenèse)
Causes :
158 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
3. Statistiques
• Décrivez le type de relation que vous pouvez prévoir entre ces deux variables dans
le cadre d’un ensemble particulier de facteurs. Expliquez.
Tableau 2
Valeurs des deux variables
Variable 1 Variable 2
Mathématiques 9 • 159
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
• Tracez un diagramme de dispersion qui représente les données des deux variables.
Analysez la relation entre les deux variables. Vos prédictions étaient-elles exactes?
160 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Matériel et équipement :
(par équipe de deux élèves)
• Brochures obtenues de l’Association canadienne du diabète ([Link], site
en anglais) ou de l’Association Diabète Québec ([Link])
• Feuille d’activités : Le carburant
• Calculatrice graphique ou logiciel graphique
• Liste de personnes-ressources (infirmières, médecins, diététiciens, élève ou autre
personne diabétique)
• Plusieurs exemplaires de feuilles de route pour personnes diabétiques
• Affiche du Guide alimentaire canadien ou équivalent
Démarche :
Les élèves découvrent comment on régularise la glycémie (niveau de glucose dans le sang)
en déterminant les trois facteurs qui jouent un rôle dans la « combustion du carburant » :
1. le régime alimentaire;
2. l’activité physique;
3. l’insuline.
L’action de ces trois facteurs est représentée schématiquement à la figure 7 : Équilibre
entre les facteurs.
Activité
+
Diète Insuline
Mathématiques 9 • 161
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Ces trois facteurs contribuent à faire fluctuer la glycémie et à la maintenir stable chez une
personne en santé. Dans le cas du diabète de type I, l’équilibre doit être maintenu de façon
artificielle en injectant notamment de l’insuline et en contrôlant régulièrement le régime
alimentaire et l’activité physique.
D’un point de vue mathématique, le problème est modélisé par une relation entre trois varia-
bles. Pour construire un tel modèle, il faut comprendre l’incidence de chacun de ces facteurs.
• Distribuez aux élèves des exemplaires de la « Ligne de temps de 24 heures » (figure 12,
page 168) afin de leur montrer comment la glycémie évolue chez une personne saine
dans des conditions normales et avec une quantité normale d’insuline. Cette ligne de
temps ne donne qu’une idée qualitative de l’évolution de la glycémie, car les élèves peu-
vent seulement déterminer si la glycémie est trop basse ou trop élevée.
• Demandez aux élèves d’inclure des facteurs extérieurs supplémentaires (un repas, de
l’exercice, une période de repos, une situation stressante) et de prévoir en quoi ces fac-
teurs vont influer sur la glycémie.
À titre d’exemple, examinez la figure 8 ci-dessous où des repas sont placés sur une ligne
de temps à intervalles réguliers. Examinez ensuite la figure 9, qui représente qualitative-
ment la concentration de glucose dans le sang (en mmol/L) en fonction des repas chez
une personne saine. Demandez aux élèves d’analyser la régularité qui semble se présenter.
Dites aux élèves que la glycémie ou niveau de glucose dans le sang s’exprime en mmol/L
(millimoles par litre ou 0,001 mole par litre). Cette unité est utilisée par les médecins et les
intervenants de la santé pour mesurer la quantité d’une substance dans le sang.
Expliquez aux élèves que les chimistes utilisent une unité appelée « mole » pour exprimer la
masse de substances chimiques. La même quantité de molécules de chaque composé chimi-
que possède une masse différente, car les atomes qui la composent n’ont pas la même masse et
ne sont pas présents en même quantité. Une mole d’un composé correspond à 6,023 1023
molécules de ce composé. En sachant la masse d’une molécule d’un composé, on peut
calculer la masse d’une mole du composé. Par exemple, 180 g de glucose représente une
mole de glucose (soit 6,023 1023 molécules de glucose) alors que 2 g d’hydrogène repré-
sentent une mole d’hydrogène (soit 6,023 1023 molécules de gaz hydrogène).
• Pour s’exercer, les élèves pourraient calculer la masse d’une mole de billes si chaque bille
pèse 10 g ou d’une mole de grains de riz si chacun pèse 1 g. Ou encore, on pourrait de-
mander aux élèves d’estimer le nombre de moles de grains de sable représentés par 100 g
de sable en sachant qu’un grain de sable pèse en moyenne 0,1 g. La concentration d’une
substance dans un liquide comme le sang est exprimée en moles/L, soit le nombre de
moles de la substance contenue dans un litre de sang. Par exemple, 1 mole de glucose par
162 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
litre correspond à 180 g de glucose par litre de sang et 1 mmol/L (millimole par
litre) correspond à 180/1000 0,18 g de glucose par litre de sang.
À jeun, une personne normale a une glycémie de 4 à 6 mmol/L. Un apport alimen-
taire augmente le niveau de glucose (en général, 1 ou 2 heures après le repas, la con-
centration peut augmenter jusqu’à 8 mmol/L). L’activité physique diminue le niveau
de glucose (car celui-ci est « brûlé » au cours de l’activité). Lorsque le niveau de glu-
cose augmente, l’organisme injecte une quantité d’insuline (provenant du pancréas)
dans le sang pour permettre au surplus de glucose d’être assimilé par le foie et rétablir
le niveau normal dans le sang. La figure 10 illustre la façon dont l’organisme injecte
l’insuline dans le sang en réponse au surplus observé. Le taux d’insuline s’exprime en
U/h (unités d’insuline à l’heure).
• Demandez aux élèves de calculer la quantité de glucose (en grammes) qui est nor-
malement présente dans un litre de sang, puis dans 10 litres de sang (soit le volume
sanguin d’un adulte moyen).
Solution : 180 g masse d’une mole de glucose;
0,18 g masse de 1 mmol de glucose;
0,18 4 à 6 mmol de 0,72 g à 1,08 g de glucose par litre de sang;
de 0,72 g à 1,08 g multiplié par 10 de 7,2 à 10,8 g de glucose dans
10 litres de sang.
Lorsqu’une mole (180 g) de glucose est « brûlée » dans les cellules de l’organisme,
cette réaction produit de l’énergie disponible pour l’organisme. La quantité d’énergie
produite par 1 mole de glucose est de 2820 kilojoules (kJ). Cette énergie sert à former
Mathématiques 9 • 163
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
164 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Tableau 3
Valeur énergétique de quelques aliments
Aliment Protéines Graisses Glucides Valeur énergé-
(g) (%) (%) tique (kcal/g)
Pommes 0,4 0,5 13 0,64
Bière 1,0 0 4,0 4,8
Pain blanc enrichi 9,0 3,0 32,0 2,8
Fromage (cheddar) 28,0 37,0 4,0 4,7
Oeufs 13,0 10,0 0,7 1,6
Fudge 2,0 11,0 81,0 4,1
Haricots verts 1,0 0 5,3 2,2
Hamburger 22,0 30,0 0 3,6
Lait 3,3 4,0 5,0 0,74
Arachides 26,0 39,0 22,0 5,6
Valeur énergétique moyenne 4,1 9,3 3,8
(kcal/g)
L’énergie produite par les glucides est approximativement de 4 kcal par gramme de glucide (voir le
tableau 3 ci-dessus) tandis que l’énergie produite par la dégradation des graisses est d’environ 10 kcal
par gramme (en fait, 9,3 selon le tableau 3).
Pour maintenir un poids normal, un adulte normalement actif et en santé consomme environ 130 kJ
d’énergie d’origine alimentaire par kilogramme de poids par jour.
• Demandez aux élèves de préparer un modèle de diète quotidienne équilibrée en se reportant au
tableau 3 ainsi qu’au Guide alimentaire canadien (voir la feuille d’activités « Modélisation du niveau
de glucose dans le sang » en fin d’unité). Cette diète devrait respecter le nombre de calories néces-
saires au maintien du poids. Les élèves doivent bien sûr convertir les kilojoules en kilocalories.
Indiquez aux élèves que, bien que l’exercice physique consomme de l’énergie et qu’il soit bénéfique
pour améliorer la fermeté des tissus musculaires, il n’est pas une façon très efficace de « perdre du
poids ». Par exemple, une marche rapide d’une heure en terrain plat ne nécessite qu’environ 700 kJ
d’énergie, ce qui correspond tout juste à l’énergie emmagasinée dans un hamburger de 110 grammes.
• Demandez aux élèves de compléter le graphique de la figure 11 des feuilles d’activités à partir des
données qu’ils auront recueillies au cours de leur recherche. Indiquez aux élèves que seuls les gluci-
des sont pris en compte dans la production de glucose. La partie inférieure du graphique se rap-
porte à l’apport d’insuline (temps et taux d’injection naturelle ou artificielle). Il faut mentionner
aux élèves qu’on mesure l’insuline en U/h, c’est-à-dire en « unités d’insuline par heure ». En règle
générale, une personne a besoin de 0,3 unité d’insuline par kg de poids par jour. Par exemple, une
personne de 50 kg a besoin d’un total de 15 unités d’insuline par jour.
Note : Si les élèves sont incapables de trouver des données sur le glucose sanguin, l’enseignant peut
les leur procurer. Les élèves devraient cependant être incités à effectuer leurs propres recherches à
partir de sources fiables.
Mathématiques 9 • 165
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Ligne de temps
Glycémie
Insuline
7h 12 h 19 h 0h
166 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Tableau 4
Quantité de glucose brûlé
• Pour chacun des cas ci-dessus, estimez la quantité d’énergie produite, exprimez
cette quantité en kJ et en kcal et inscrivez vos réponses dans le tableau 5 ci-dessous.
Tableau 5
Quantité d’énergie produite
Mathématiques 9 • 167
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Tableau 6
Quantité de glucose sanguin produit
Aliments 7h 12 h 19 h 0h 7h
Féculents
Fruits
Lait
Sucres
Total (mmol/L)
Ligne de temps
7h 12 h 19 h 0h 7h
168 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
But :
Au cours de cette activité, les élèves étudient des modèles linéaires représentant deux
processus simultanés en vue de comprendre la signification des coefficients d’une
fonction polynomiale (linéaire) servant à modéliser une situation réelle.
Les élèves résolvent des problèmes relatifs au déficit d’insuline en appliquant leurs
connaissances relatives aux régularités et aux relations. Ils proposent des régimes
d’insuline et résolvent des problèmes d’ajustement des doses d’insuline à la suite
d’une glycémie trop faible ou trop élevée, d’une maladie, d’un changement d’activité
physique ou de toute autre circonstance.
Matériel et équipement :
• Brochures obtenues de l’Association canadienne du diabète ([Link], site
en anglais) ou de l’Association Diabète Québec ([Link])
• Feuille d’activités : Modélisation de la glycémie
• Feuille d’activités : Régime quotidien
• Calculatrice graphique ou logiciel graphique
• Liste de personnes-ressources (infirmières, médecins, diététiciens, élève ou autre
personne diabétique)
• Plusieurs exemplaires de feuilles de route pour diabétique
• Affiche du Guide alimentaire canadien ou équivalent
Démarche :
Demandez aux élèves pourquoi les personnes diabétiques doivent vérifier leur glycé-
mie régulièrement (avant les repas et au coucher, de 1 à 4 fois par jour).
Les personnes diabétiques utilisent un « journal » pour noter leur glycémie, leurs
doses d’insuline et tout commentaire qui pourrait s’avérer utile (par exemple, l’heure
des repas, les collations, la grippe).
Distribuez aux élèves des extraits d’un tel journal (en préservant l’anonymat du sujet).
Si des extraits réels ne sont pas disponibles, vous pouvez vous procurer des exemples
en vous adressant à une association de diabétiques ou à un service hospitalier spécia-
lisé (le personnel qui œuvre dans ce domaine est généralement très ouvert à ce type
de collaboration). Les élèves représenteront graphiquement sur une ligne de temps les
informations recueillies (voir les feuilles d’activités). Outre les doses d’insuline et les
lectures de la glycémie, ils indiqueront sur la ligne de temps l’heure des repas, les
collations, les activités physiques.
Modélisation de la glycémie
• Distribuez aux élèves des exemplaires de la feuille d’activités « Modélisation de la
glycémie » et demandez-leur de les remplir à partir des données qu’ils auront re-
cueillies (en 9e année, l’enseignant devrait indiquer aux élèves que, bien que dans la
réalité les courbes ne soient pas des droites, ils peuvent les modifier en traçant des
Mathématiques 9 • 169
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
approximations linéaires, c’est-à-dire en reliant les points par des droites plutôt que
par des courbes). La tâche des élèves consiste à représenter chacune des droites par
une relation algébrique.
À titre d’exemple :
Dans le modèle de la page 174, la glycémie est de 5 mmol/L à 7 h. La variable dépen-
dante « glycémie » est représentée par la lettre g et la variable indépendante est le
temps, t.
g 5 (à t 7)
La glycémie passe ensuite de 5 mmol/L à 7,5 mmol/L à 12 h, c’est-à-dire qu’au cours
d’une période de 12 7 5 heures, le niveau a augmenté de 2,5 mmol/L. Ceci
représente un taux horaire d’augmentation de 2,5/5 0,5. L’équation représentant
ce changement est :
g 0,5t 5 (pour t 7 et t 12 ou 7 t 12)
Ensuite, la glycémie diminue, passant de 7,5 mmol/L à 5,5 mmol/L au cours d’une
période de 4 heures; la glycémie a donc diminué de 2 mmol/L. Ceci représente une
baisse horaire de 2/4 0,5. L’équation représentant ce changement est donc :
g –0,5t 7,5 (pour t 12 et t 16 ou 12 t 16)
Enfin, la glycémie augmente de nouveau, passant de 5,5 mmol/L à 8,5 mmol/L au cours
d’une période d’une heure; la glycémie a donc augmenté de 3 mmol/L. Ceci représente
une hausse horaire de 3/1 3. L’équation représentant ce changement est donc :
g 3t 5,5 (pour t 16 et t 17 ou 16 t 17)
Assurez-vous que les élèves ont bien saisi le sens du coefficient de la variable indépen-
dante t : lorsque le coefficient est négatif, la glycémie diminue; lorsqu’il est positif, la
glycémie augmente. De plus, lorsque le coefficient est grand, la glycémie change plus
rapidement, lorsqu’il est plus petit, le changement est plus lent. Vérifiez également si
les élèves comprennent le sens du terme « variable indépendante »; il s’agit ici de la
glycémie au début de la période.
• À l’aide de ces nouveaux outils mathématiques, les élèves devraient analyser des
résultats réels, soit les variations dues aux repas, à l’exercice, à une collation.
• Donnez aux élèves des problèmes ou demandez-leur d’en créer eux-mêmes sur les
feuilles d’activités. Chaque élève pourrait, par exemple, créer une situation et la
faire résoudre par un camarade.
170 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Distribuez aux élèves des dépliants explicatifs publiés par les sociétés pharmaceutiques
qui fabriquent de l’insuline. L’insuline est disponible en plusieurs types selon la durée
de son action (voir la figure 13 : Durée d’action de l’insuline) :
- Insuline à action rapide (Humalog ou Lispro) : commence à agir de 5 à 15 minutes
après l’injection, atteint son maximum d’efficacité après 1 heure et poursuit son
action pendant une période de 3 à 4 heures.
- Insuline à action de courte durée (régulière ou R ou Toronto ou Lispro) : com-
mence à agir 30 minutes après l’injection, atteint son maximum d’efficacité après
2 à 4 heures et poursuit son action pendant une période de 6 à 8 heures.
- Insuline à action de durée moyenne (N ou NPH ou insuline-L) : commence à agir
de 1 à 3 heures après l’injection, atteint son maximum d’efficacité après 6 à 12 heu-
res et poursuit son action pendant une période de 18 à 24 heures.
- Insuline à longue durée (ou insuline-U) : commence à agir de 4 à 6 heures après
l’injection et poursuit son action pendant une période de 24 à 28 heures.
• Demandez aux élèves de modéliser algébriquement l’action de chacun des quatre
types d’insuline. Les élèves simplifieront le modèle en utilisant des relations linéai-
res :
- de t 0 au moment où l’insuline agit : fonction constante;
- du moment où l’insuline commence à agir jusqu’au temps où elle atteint son
maximum d’efficacité : fonction linéaire croissante;
- du moment où l’action de l’insuline arrête de croître jusqu’au moment où elle
n’agit plus : fonction linéaire décroissante.
Par exemple, soit I le taux d’insuline (exprimé en U/h), on peut modéliser l’action de
l’insuline à action rapide par les équations ci-dessous :
I 0 (pour t 0 et t 0,4 ou 0 t 0,4)
I 40/3 t (pour t 0,4 et t 1 ou 0,4 t 1)
I –10/3 t (pour t 1 et t 4 ou 1 t 4)
où 40/3 représente le taux d’accroissement du niveau d’insuline
–10/3 représente le taux de diminution du niveau d’insuline
Mathématiques 9 • 171
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
• Fournissez aux élèves quelques régimes d’insuline typiques comme ceux qui sont
illustrés aux figures 14 à 16 ci-dessous. Demandez-leur d’analyser les régularités en
fonction de la glycémie.
Courte durée
Injection
Moyenne
Moyenne Moyenne
no 2
172 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Courte Courte
Injection no 1
Moyenne
no 2
no 3
no 4
Moyenne
Mathématiques 9 • 173
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
Équations :
Jusqu’à 7 h : g 5 mmol/L
Entre 7 h et 9 h, le niveau croît de 3,5 mmol/L au cours d’une période de 2 heures,
donc avec un taux de 3,5/2 mmol/L par heure :
g 5 3,5/2 t 5 1,75 t
Entre 9 h et 11 h :
g 8,5 2,5/2 t 8,5 1,25 t
Entre 11 h et 12 h,
g61t6t
Vérification : servez-vous de la troisième équation pour calculer la glycémie à 10 h :
g 8,5 1,25 1 8,5 1,25 7,25 mmol/L
174 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 1
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
Mathématiques 9 • 175
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 2
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
176 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 3
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
Mathématiques 9 • 177
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 4
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
178 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 5
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
Mathématiques 9 • 179
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 6
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
180 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 7
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
Mathématiques 9 • 181
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Exemple 8
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
182 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
10
9
8
7
6
Concentration
5
(mmol/L)
4
3
2
1
0
7h 9h 11 h 12 h
INPUT OUTPUT INPUT
Commentaires :
Mathématiques 9 • 183
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Jour 7h 12 h 18 h 22 h
Lundi 8,0 4,8 14,8 9,8
Mardi 6,9 6,2 11,3 9,4
Mercredi 7,1 7,6 15,9 11,2
Solution :
184 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Situation no 2 : Dosage
• 30 unités d’insuline « moyenne » le matin
• 18 unités d’insuline « moyenne » avant le souper
Les lectures de la glycémie (en mmol/L) sont :
Jour 7h 12 h 18 h 22 h
Lundi 10,9 8,9 16,4 12,3
Mardi 17,2 12,6 11,1 10,9
Mercredi 15,8 13,2 12,7 14,5
Solution :
Situation no 3 : Dosage :
• 10 unités d’insuline « rapide » et 32 unités d’insuline « moyenne » le matin
• 8 unités d’insuline « rapide » avant le souper
• 12 unités d’insuline « moyenne » au coucher
Les lectures de la glycémie (en mmol/L) sont :
Jour 7h 12 h 18 h 22 h
Lundi 4,8 4,8 12,9 4,2
Mardi 5,2 8,9 14,5 6,9
Mercredi 8,6 9,2 16,0 5,0
Solution :
Mathématiques 9 • 185
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
But :
Au cours de cette activité, les élèves conçoivent des modèles linéaires simples afin de
représenter des situations mettant en jeu deux processus compétitifs.
Sur le plan mathématique, cette activité leur permet de généraliser leur compréhen-
sion des coefficients d’une fonction polynomiale (linéaire) représentant une situation
réelle. Ils résolvent des problèmes relatifs à une déficience en insuline en appliquant
leurs connaissances en matière de régularités et de relations.
À titre de projet d’évaluation, ils proposent des régimes d’insuline et résolvent des
problèmes d’ajustement des doses d’insuline à la suite d’une glycémie trop faible ou
trop élevée, d’une maladie, d’un changement d’activité physique ou de toute autre
circonstance.
À titre de prolongement, les élèves proposent et résolvent des situations mettant en
jeu deux processus compétitifs.
Matériel et équipement :
• Brochures obtenues de l’Association canadienne du diabète ([Link], site
en anglais) ou de l’Association Diabète Québec ([Link])
Démarche :
1. Introduction
Soit y une population et t le temps. Un processus croissant est un processus au cours
duquel y augmente tandis que dans un processus décroissant, y diminue.
Lorsqu’on combine les deux processus, le résultat total est la somme des contribu-
tions de chacun des deux processus (s’il s’agit de processus linéaires).
La figure 17 illustre la situation :
I : y –t 15 (y décroît à un taux de 1 U/h à partir de 15)
II : y 0,5t 5 (y croît à un taux de 0,5 U/h à partir de 5)
Processus résultant (voir la figure 18)
Y –t 15 0,5t 5 –0,5t 20
(y décroît à un taux de 0,5 U/h à partir de 20)
186 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
20
15
Population (unités y)
II
10
5 I
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps t (heures)
Mathématiques 9 • 187
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
20
15
Population (unités y)
10
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps t (heures)
Questions à poser :
• Quand la population totale sera-t-elle égale à zéro? (Réponse : t 40.)
• Quel serait le processus décroissant qui aurait pour résultat une population totale
constante? (Réponse : Le coefficient de t dans le processus décroissant doit être égal
et de signe opposé au coefficient de t dans le processus croissant.)
• Quelle serait la caractéristique d’un processus décroissant tel que la population
totale serait toujours décroissante? (Réponse : Le coefficient de t doit être supérieur
à 0,5.)
• Que signifie un processus pour lequel le coefficient de t est 0?
188 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
40
30
Longueur L (cm)
20 Taux 1
Pour chaque unité de force
appliquée, le ressort s'allonge
de 1 unité (1 cm).
10
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Force F (unités de force)
Mathématiques 9 • 189
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
i N t N(2TC)
T T
190 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
20
Unités d'insuline i (unités U/h)
15
N—
10
0 W 5 10 T 15 20 25 30 35
I II III IV Temps t (heures)
Mathématiques 9 • 191
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
20
Unités d'insuline i (unités U/h)
15
—N
10
0 W T 5 10 15 20 25 30 35
I II III IV Temps t (heures)
192 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
4. Types d’insuline
Insuline à action rapide (Humalog)
Maximum : 10 unités
Temps de latence : 15 minutes
Temps nécessaire à l’atteinte du maximum : 1 heure
10 i 40t 10
8
Unités d'insuline i (unités U/h)
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps t (heures)
Mathématiques 9 • 193
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
10
i 10t 5
8
Unités d'insuline i (unités U/h)
i 20t 10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps t (heures)
194 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
10
10 30
i —t —
9 9 10 20
8 i —t —
Unités d'insuline i (unités U/h)
12 12
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Temps t (heures)
Mathématiques 9 • 195
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
20
Unités d'insuline i (unités U/h)
15
10
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps t (heures)
196 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
10
2
Unités d'insuline i (unités U/h)
8
1
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
Temps t (heures)
Mathématiques 9 • 197
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Données :
Insuline à courte action :
N
W
T
C
Équations :
Insuline à courte action :
Phase I : i 0
Phase II : i 4t
Phase III : i
Phase IV : i
198 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
20
Unités d'insuline i (unités U/h)
15
10
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps t (heures)
20
Unités d'insuline i (unités U/h)
15
10
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps t (heures)
Mathématiques 9 • 199
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Problème d’évaluation
• Concevez un régime d’insuline en combinant plusieurs types de façon à ce que
8 unités soient injectées dans le système sanguin en 1/2 heure et que le dosage
actif se maintienne entre 8 et 15 unités en tout temps au cours d’une période de
24 heures.
20
Unités d'insuline i (unités U/h)
15 Maximum
10
Minimum
0 5 10 15 20 25 30 35
Temps t (heures)
200 • Mathématiques 9
Projet B : Détermination de la relation entre l’insuline et le diabète
Démarche :
Dans cette partie, les concepts de mathématiques et de sciences seront évalués au
moyen d’un rapport préparé par les élèves (individuellement ou en équipe). Ce rap-
port doit comprendre :
• une description du diabète;
• la préparation d’un régime de doses d’insuline fondé sur les lectures de la glycémie;
• les réponses aux questions, en particulier celles qui concernent les changements de
régime alimentaire;
• une discussion des incidences sociales et économiques du diabète.
Remerciements :
Ce projet a été préparé avec l’aide des personnes suivantes :
Dre Susanne Voetman, The Medicine Cabinet, Nanaimo (C.-B.);
Mmes Norma E. Gomerich et Elly Hay, Centre d’éducation sur le diabète,
Nanaimo Regional General Hospital, Nanaimo (C.-B.).
Mathématiques 9 • 201
M A T H É M A T I Q U E S
Temps d’enseignement :
Partie I : Introduction ............................................................................. 1 période
Partie II : Le sondage
Activité 1 : La construction d’un graphique ................................................. 1 période
Activité 2 : La corrélation entre des variables statistiques ....................1 à 2 périodes
Activité 3 : Les relations linéaires................................................................. 1 période
Activité 4 : Évaluation .................................................................................. 1 période
Partie III : Application
Activité 1 : Application des concepts à l’étude des besoins communautaires .. 1 période
Activité 2 : Planification ............................................................................... 1 période
Stratégies d’enseignement :
• Étude de cas
• Étude sur le terrain
• Travail de groupe
• Sondages et enquêtes
Applications concrètes :
Voici quelques applications concrètes des connaissances et des techniques acquises
dans cette unité :
• interpréter et analyser des données dans le domaine de la gestion des ressources
naturelles (par exemple, la faune et la flore);
• juger de la qualité des questions posées dans un sondage;
• interpréter les résultats d’un sondage et juger de la validité des conclusions;
• concevoir des sondages et effectuer une recherche.
Schéma du projet :
Le schéma conceptuel (figure 1) de la page suivante vous donnera une vue d’ensem-
ble des concepts mathématiques et scientifiques présentés dans cette unité. Vous
pourrez en outre planifier le projet avec vos élèves à l’aide de ce schéma.
Mathématiques 9 • 205
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Révision et
planification
du sondage
Modélisation d'une
situation réelle
206 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Sommaire du projet
Au cours de ce projet, les élèves préparent un document où sont présentés les besoins
récréatifs (activités culturelles, sociales, physiques) des jeunes de la collectivité qui
pourraient être comblés par la construction d’un centre récréatif pour les jeunes. Le
document doit comprendre la description des composantes du centre ainsi que leur
emplacement respectif.
Sur le plan des mathématiques, les élèves, en groupes, vont explorer les relations qui
peuvent exister entre deux variables statistiques relatives aux besoins récréatifs. Les
élèves devront notamment élaborer et interpréter des diagrammes de dispersion dans
le but de tirer des conclusions relativement à l’érection d’un centre récréatif répon-
dant aux besoins exprimés.
Ce projet peut constituer une unité d’enseignement complète et isolée ou peut servir
de point de départ pour un projet plus vaste regroupant également les projets D et E.
Dans les deux cas, les élèves devront réaliser un sondage, recueillir et présenter les
données du sondage, en analyser les résultats et faire des recommandations au sujet
du centre récréatif.
Ce projet débute par une phase d’acquisition de nouveaux concepts à travers certaines
activités et continue ensuite dans une phase d’application de ces concepts en vue de
déterminer les facteurs qui peuvent avoir une incidence sur l’emplacement et les
composantes du centre récréatif.
Au cours des activités d’acquisition de nouveaux concepts, les élèves analysent des
ensembles de données expérimentales entre deux variables à l’aide d’une calculatrice
graphique (si celles-ci sont disponibles) et ils déterminent s’il existe une corrélation
entre les deux variables.
Les élèves recueillent ensuite leurs propres données à partir de sondages dans la col-
lectivité. Ils appliquent leurs nouvelles connaissances pour déterminer l’existence
d’une relation éventuelle de cause à effet, la représenter à l’aide d’un diagramme de
corrélation et en faire une analyse plus rigoureuse.
Dans la partie I, l’enseignant présente le projet, insiste sur son importance dans
d’autres champs d’activité et indique aux élèves ce qu’il attend d’eux. Les élèves et
l’enseignant préparent un plan d’action en déterminant les étapes à suivre et en justi-
fiant leur raison d’être. La classe est divisée en groupes et l’enseignant distribue les
tâches aux élèves.
L’enseignant jugera s’il y a lieu de réviser certains concepts. Les domaines d’apprentis-
sage qui pourraient faire l’objet d’une révision sont : les méthodes de collecte de
données, la présentation des données à l’aide d’un diagramme et l’analyse de données
statistiques. Certains élèves pourraient tirer parti d’une révision du mode d’emploi de
leur calculatrice en ce qui touche particulièrement les calculs statistiques et le tracé de
diagrammes.
Mathématiques 9 • 207
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Dans la partie II, les élèves se servent d’un sondage pour recueillir des données. Ils
déterminent la relation éventuelle entre deux variables statistiques à partir de l’exa-
men des diagrammes de dispersion et explorent les relations linéaires, non linéaires et
aléatoires.
Dans la partie III, les élèves élaborent un plan d’action en se fondant sur les résultats
de leur sondage et sur leur interprétation. Ils doivent ensuite s’entendre sur l’emplace-
ment du centre récréatif et de ses composantes (par exemple, la piscine, la bibliothè-
que, la salle de spectacles). Ils reconnaissent et explorent les concepts et les techniques
mathématiques nécessaires à la préparation et à la présentation professionnelle de leur
projet aux autorités compétentes.
Les concepts et techniques mathématiques abordés dans les projets D et E sont les
suivants :
• Projet D : Les élèves explorent les techniques de triangulation dans le cadre d’un
relevé de terrain. Ils préparent ensuite un plan à l’échelle à partir des mesures effec-
tuées sur le terrain.
• Projet E : Les élèves acquièrent des aptitudes dans le domaine spatial et les appli-
quent à la résolution de problèmes de construction. Ils construisent des modèles en
trois dimensions à partir de plans (en deux dimensions).
208 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Partie I : Introduction
But :
Dans cette partie, les élèves feront un portrait des besoins récréatifs des jeunes de leur
collectivité. Pour obtenir un portrait aussi précis que possible, les élèves doivent
déterminer l’existence de relations de cause à effet entre les activités possibles et
d’autres variables telles que l’âge, le sexe, la distance à parcourir entre leur domicile et
les centres déjà existants, le temps nécessaire pour s’y rendre et ainsi de suite.
Les élèves doivent également déterminer dans quelle mesure leurs habitudes pour-
raient être modifiées si on construisait un nouveau centre répondant à leurs besoins.
Afin d’examiner ces relations avec exactitude, les élèves vont explorer des diagrammes
de dispersion et tracer des courbes d’ajustement au meilleur de leurs capacités. Ils
pourront de plus explorer le tracé de courbes de meilleur ajustement à l’aide d’une
calculatrice graphique, s’ils en ont une à leur disposition.
Note : Avant de commencer le projet, l’enseignant devrait vérifier auprès des auto-
rités compétentes s’il existe des politiques (soit de l’école ou du district) à prendre
en considération dans une activité où les élèves élaborent des sondages et y partici-
pent.
Matériel et équipement :
• Calculatrice, calculatrice graphique ou logiciel graphique
Démarche :
• Présentez le projet et insistez sur sa pertinence et son importance dans d’autres
champs d’activités. Vous pouvez inviter un conseiller municipal, un spécialiste des
sondages, un agent d’assurances ou un agent de police à venir présenter à la classe
un exposé soulignant l’importance des applications des mathématiques dans le
monde réel.
• Évaluez de façon informelle les acquis et préparez une révision au besoin. Cette
révision pourrait comprendre :
- les concepts de population et d’échantillon (quelle est la population étudiée et
quelles méthodes d’échantillonnage seraient les plus appropriées);
- la formulation des questions posées dans le cadre d’un sondage;
- l’utilisation de méthodes appropriées de collecte et de représentation des données;
- la reconnaissance d’un biais dans la collecte et la présentation des données.
• À l’aide d’exemples concrets, présentez le concept de relation statistique entre deux
variables. Indiquez aux élèves qu’ils vont explorer cet aspect de la statistique. Choi-
sissez un exemple d’une forte corrélation entre deux variables et un exemple où les
variables sont complètement aléatoires.
Mathématiques 9 • 209
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
• Préparez un plan d’action avec les élèves et indiquez-leur ce que vous attendez
d’eux à la fin de ce projet. Le plan d’action doit comprendre :
- les étapes à suivre : contacter les écoles, obtenir une liste des élèves, déterminer la
méthode de collecte des données;
- le type d’interview (par exemple, en personne, par téléphone).
• D’un commun accord avec les élèves, déterminez :
- quels résultats rechercher;
- quelles questions particulières poser;
- quels membres de la collectivité interroger.
• Fournissez aux élèves des exemples de questionnaires et de sondages.
• Divisez la classe en groupes et assignez à chaque groupe des tâches particulières,
soit une ou deux des composantes du centre récréatif.
- Encouragez les élèves à préparer des questions supplémentaires reliées au sujet
traité par leur groupe. Par exemple, si un groupe étudie la nécessité de construire
une bibliothèque, demandez-lui de formuler des questions comme celles-ci :
« Utilisez-vous actuellement les services d’une bibliothèque? Combien de fois par
semaine allez-vous à la bibliothèque? »
- Demandez aux élèves de présenter leurs résultats à l’aide de diagrammes avant de
commencer leur séance de planification.
- Au cours du processus de collecte et de représentation des données, les élèves
devraient garder à l’esprit le but de l’activité, qui est de dresser un portrait aussi
précis que possible des besoins des jeunes relativement à la construction d’un
centre récréatif.
210 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Partie II : Le sondage
But :
Au cours de cette activité, les élèves étudient les relations de cause à effet entre deux
variables statistiques et apprennent de nouvelles façons de représenter et d’interpréter
des données.
Démarche :
• Distribuez aux élèves la feuille d’activités « Construction d’un graphique ». Dans
cette activité, les élèves étudient la relation éventuelle entre deux variables statisti-
ques en représentant graphiquement des données obtenues à partir de diverses
sources. Ensuite, à l’aide de la figure 2 : Nombre d’accidents en fonction du groupe
d’âge, ils analysent la relation entre les variables.
En guise de prolongement, les élèves pourront étudier d’autres situations qu’on
peut modéliser par une relation linéaire.
• Demander aux élèves : Comment décide-t-on s’il y a une certaine relation entre
deux variables? Comment peut-on décrire cette relation? À titre d’exemples :
- Y a-t-il une relation entre l’âge du conducteur et le nombre d’accidents d’auto-
mobile ou entre l’âge et le nombre de contraventions pour excès de vitesse?
- Y a-t-il une relation entre la distance que l’on doit parcourir pour se rendre à la
piscine et la fréquence d’utilisation de la piscine?
- Y a-t-il une relation entre l’heure de la journée et la quantité d’eau consommée
par résidence?
- Y a-t-il une relation entre le temps qu’une personne passe au téléphone et la
pointure de ses chaussures?
• Demandez aux élèves de formuler des questions pour lesquelles ils aimeraient
trouver une réponse. À titre d’exemple :
- La probabilité d’avoir un accident d’automobile augmente-t-elle avec l’âge?
- Y a-t-il un groupe d’âge particulier pour lequel la probabilité d’avoir plus d’un
accident d’automobile par année est plus élevée que pour les autres?
• Demandez ensuite aux élèves de déterminer toutes les variables à prendre en consi-
dération pour répondre aux questions qu’ils se posent.
• Les élèves représentent ensuite leurs données sous forme graphique après avoir
choisi les deux variables. Par exemple :
- le groupe d’âge et la proportion de personnes n’ayant eu aucun accident d’auto-
mobile;
- le nombre d’accidents par année et le groupe d’âge des 40 à 49 ans;
- le nombre total d’accidents et un groupe d’âge particulier.
Mathématiques 9 • 211
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
• Les élèves devraient décrire dans leurs propres mots la relation entre les deux varia-
bles, par exemple : si une des variables augmente de façon continue lorsque l’autre
augmente; s’il n’y a aucune relation entre les deux variables; si une variable aug-
mente jusqu’à un certain point, puis décroît, alors que l’autre variable augmente
continuellement.
• Demandez aux élèves d’utiliser la même région du graphique pour représenter trois
relations différentes entre deux ou trois paires de variables. Demandez-leur de
décrire la relation entre les paires de variables lorsque trois relations semblent suivre
la même tendance : croissance, atteinte d’un maximum, décroissance, nouvelle
croissance (voir la figure 2).
212 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Les données suivantes ont été obtenues d’une compagnie d’assurances. Mille conduc-
teurs ont été choisis au hasard dans la même ville afin de déterminer s’il existait une
relation entre l’âge du conducteur et le nombre d’accidents par année.
Tableau 1
Relation entre le groupe d’âge
et le nombre d’accidents par année
Mathématiques 9 • 213
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
90
80
70
Nombre
60 d'accidents
Nombre d'accidents
en 1 an
50 1
0
40
2
30 3
Plus de 3
20
10
0
<20 20-29 30-39 40-49 >49
Groupes d'âge (ans)
214 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
- soit âgé de moins de 20 ans ou ait été impliqué dans 3 accidents au cours d’une
année?
53+62+50+35+20+40+14+7+28
(
Réponse : ————————————— ⫽ 0,309
1000 )
• En guise de préparation à l’activité suivante, demandez aux élèves de préparer un
ensemble de questions reliées aux accidents d’automobile et pour lesquelles ils
désirent obtenir des réponses. Les élèves pourraient obtenir des données auprès
d’ICBC, de compagnies d’assurances privées, de la GRC ou de la police munici-
pale.
• Vous pourriez suggérer des questions comme celles-ci :
- Est-il vrai qu’un conducteur risque davantage d’être impliqué dans un accident
d’automobile au cours des six premiers mois suivant l’obtention de son permis
de conduire qu’à toute autre période subséquente?
- Quelle est la relation entre le sexe du conducteur et le nombre d’accidents au
cours de sa vie entière?
- Est-il vrai que le nombre d’accidents impliquant au moins une automobile de
couleur rouge est moindre que le nombre d’accidents impliquant au moins une
automobile de couleur grise?
- Quelle est la relation entre le nombre d’accidents et l’âge de l’automobile?
- Quelle est la relation entre le nombre de contraventions pour excès de vitesse et
l’âge de l’automobile?
- Quelle est la relation entre le nombre de contraventions pour excès de vitesse et
la marque de l’automobile?
- Quelle est la relation entre le nombre de contraventions pour excès de vitesse et
l’âge du conducteur?
- Quelle est la relation entre le nombre de contraventions pour excès de vitesse et
le sexe du conducteur?
• Déterminez dans quelle mesure les élèves peuvent :
- formuler leurs questions de façon claire et concise;
- choisir les variables appropriées;
- choisir des sources d’information fiables.
Mathématiques 9 • 215
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
But :
Au cours de cette activité, les élèves établissent des relations entre deux variables
statistiques et les représentent graphiquement.
Matériel et équipement :
• Calculatrice graphique
Démarche :
• Demandez aux élèves d’imaginer des questions faisant intervenir deux variables sans
relation apparente (par exemple, le nombre de contraventions pour excès de vitesse
et la couleur de l’automobile, le nombre d’accidents et le quantième du mois).
• Vérifiez avec les élèves si leurs questions sont formulées de manière correcte et
précise. Au besoin, aidez les élèves à reformuler leurs questions. Les questions
doivent se rapporter à des situations n’impliquant que deux variables.
• Proposez aux élèves des questions qui ne sont pas formulées de façon correcte ou
précise, par exemple des questions :
- qui sont trop générales;
- qui mettent en jeu plus de deux variables;
- qui se rapportent à des situations trop précises par rapport à l’information dispo-
nible.
• Vérifiez si les élèves ont recueilli l’information suffisante. Dans le cas contraire,
suggérez-leur de formuler des hypothèses raisonnables à propos des données man-
quantes.
• Aidez les élèves à construire correctement leur graphique ou leur diagramme en
leur suggérant sur quel axe placer chacune des variables.
• Insistez sur le fait que, bien qu’en théorie la disposition ne soit généralement pas
importante, il y a presque toujours une disposition préférable à l’autre du point de
vue de la présentation. Par exemple, à la figure 2, le graphique représente le nom-
bre d’accidents selon le groupe d’âge, car la recherche portait sur le nombre d’acci-
dents « en fonction » du groupe d’âge (le nombre d’accidents dépend du groupe
d’âge) et non sur le groupe d’âge en fonction du nombre d’accidents. Générale-
ment, on place la variable « dépendante » sur l’axe vertical et la variable « indépen-
dante » sur l’axe horizontal.
• Insistez sur l’importance de bien choisir les unités dans lesquelles les variables sont
exprimées et représentées sur les axes. Les unités doivent être choisies de façon à ce
que les données couvrent un espace optimal du graphe. Il est de bonne pratique de
commencer par esquisser le graphe sur papier, puis d’ajuster les unités des axes au
besoin.
216 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
• Lorsque les élèves auront terminé leur esquisse, demandez-leur de décrire dans leurs
propres mots quel genre de relation semble relier les variables (p. ex. relation linéaire
ou constante, absence de relation, progression géométrique, etc.). Ils peuvent ensuite
utiliser une règle, une règle flexible ou un « cobra » pour tracer les courbes avec plus de
précision. Finalement, demandez-leur de tracer les courbes d’ajustement à l’aide d’une
calculatrice graphique ou d’un ordinateur.
• Le cas échéant, demandez aux élèves de diviser le domaine en intervalles pour lesquels la
relation est linéaire. Les élèves devront indiquer clairement les bornes de ces intervalles.
• L’activité suivante pourrait s’avérer utile pour discuter de la linéarité d’une relation
entre deux variables (ceci peut être une bonne occasion d’impliquer l’enseignant des
sciences dans le projet) :
- Demandez aux élèves de mesurer l’élongation d’un ressort sous l’action de différents
poids. Cette activité pourra prendre place soit dans le gymnase avec des extenseurs,
soit au laboratoire de sciences avec des dynamomètres ou en classe avec des élasti-
ques attachés à un crochet.
- Les élèves mesurent l’élongation du ressort et complètent le tableau 6 des feuilles
d’activités. Les données recueillies sont ensuite reportées sur un graphique.
- L’élongation du ressort ou de l’élastique est portée sur le graphique en fonction du
poids ou de la force appliquée, tel qu’illustré à la figure 3 ci-dessous.
- Demandez aux élèves d’utiliser une règle flexible pour tracer la courbe d’ajustement.
Ils devraient déterminer l’intervalle sur lequel la relation est linéaire et l’intervalle où
la relation cesse de l’être. (Note : Il se peut qu’une discontinuité apparaisse là où le
ressort ou l’élastique cesse d’être… élastique; c’est le domaine d’inélasticité).
Masse (g)
Mathématiques 9 • 217
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
But :
Au cours de cette activité, les élèves en apprennent davantage au sujet des relations
linéaires.
Matériel et équipement :
• Calculatrice graphique
Démarche :
Dans certains cas, il suffit, pour faire ressortir une relation linéaire, de changer
d’unité ou de modifier une des deux variables en l’élevant au carré si le graphe de la
relation ressemble à une parabole.
• Demandez aux élèves de manipuler des graphes. À l’aide de leur calculatrice gra-
phique et en expérimentant des changements de variables (par exemple, en l’éle-
vant au carré, en en prenant la racine carrée), les élèves peuvent transformer
certains graphes en droites ou en courbes « linéarisées ».
• Dans d’autres situations, les élèves peuvent utiliser des techniques comme celle des
médianes ou la régression linéaire pour linéariser des relations.
• L’exemple suivant peut vous aider à présenter la technique des médianes aux
élèves :
- Lors d’un échantillonnage en juin 1998, les agents de Pêches et Océans Canada
ont recueilli les données présentées au tableau 2 au sujet de la longueur et de la
masse des crevettes à cette saison.
- Distribuez une copie du tableau 2 aux élèves et demandez-leur de préparer un
diagramme de dispersion en se servant de la figure 6 des feuilles d’activités.
- Demandez aux élèves s’ils voient une relation entre les deux variables. Demandez-
leur ensuite de répartir les crevettes en trois catégories : petites, moyennes et
grosses. Ce sont les élèves eux-mêmes qui décideront de la façon de délimiter les
catégories de crevettes.
- Les élèves calculent ensuite la longueur et la masse moyenne (ou la médiane ou
le mode) de chacune des catégories de crevettes, puis ils portent ces données sur
le graphique.
- Les élèves compareront leurs résultats entre eux et la classe décidera de la
meilleure façon de former les catégories en fonction de la linéarité de la ligne
joignant les trois points du graphe.
218 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 2
Longueur et masse des crevettes
Mathématiques 9 • 219
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 3
• Demandez aux élèves de porter les données sur un graphique afin de former un
diagramme de dispersion, puis d’esquisser une courbe d’ajustement. Une courbe
d’ajustement est une courbe passant aussi près que possible de tous les points du
diagramme. On peut suggérer aux élèves d’utiliser une règle et de procéder par
tâtonnements jusqu’à ce qu’il y ait autant de points à gauche (en haut) qu’à droite
(en bas) de la règle. Les élèves peuvent par la suite raffiner leur droite d’ajustement
en déplaçant légèrement la règle pour tenir compte de la distance séparant les
points de la règle (idéalement, la somme des distances entre la droite et les points
situés au-dessus devrait être égale à la somme des distances entre la droite et les
points situés au-dessous).
• La figure 4 ci-après représente la droite d’ajustement obtenue par la méthode de
régression linéaire à l’aide d’une calculatrice.
À ce stade, il est cependant préférable de ne pas demander aux élèves de se servir
d’une calculatrice graphique, car ils ne sont pas encore en mesure de comprendre le
sens de l’équation de la droite de régression. Vous pouvez néanmoins leur mention-
ner qu’il existe des moyens systématiques de tracer les droites d’ajustement.
220 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
7,0
Épargne annuelle familiale (milliers de $)
6,5
6,0
5,5
5,0
4,75
36 40 44 48 52 56 60
Revenu annuel familial (milliers de $)
Mathématiques 9 • 221
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Activité 4 : Évaluation
But :
Le but de cette activité d’évaluation est de déterminer dans quelle mesure les élèves
peuvent :
• comprendre la portée d’un problème et en reconnaître les variables;
• formuler rigoureusement les questions à résoudre;
• recueillir les données pertinentes;
• représenter les données dans un tableau;
• représenter les données sous forme graphique (le graphique ou diagramme doit
comprendre les axes, les unités et les points représentant les données et être coiffé
d’un titre);
• utiliser correctement une calculatrice ou un ordinateur;
• reconnaître l’existence d’une relation entre deux variables;
• décrire la relation de façon correcte et concise;
• déterminer le ou les intervalles de linéarité;
• proposer des façons de linéariser une relation (les calculs ne sont pas exigés);
• faire le rapprochement entre le graphe et la question à laquelle ils doivent répondre
ou modifier le problème original à la lumière de l’analyse du graphe.
Matériel et équipement :
• Papier quadrillé
• Calculatrice graphique
• Ordinateur et logiciel infographique
Démarche :
• Soumettez aux élèves la liste de paires de variables du tableau 4 et demandez-leur
d’en choisir quelques exemples (vous pouvez augmenter cette liste à volonté).
• Demandez aux élèves de formuler une ou deux questions au sujet des paires de
variables qu’ils ont choisies.
• Demandez aux élèves de recueillir des données à partir de sources pertinentes ou de
concevoir une enquête qui leur permettra de les recueillir eux-mêmes. Dans les
deux cas, les élèves doivent indiquer leurs sources d’information.
• Les élèves représentent ensuite leurs données sous forme de tableau et de graphique
(ou diagramme). À cette fin, ils peuvent se servir du tableau et du graphique pré-
sentés dans les feuilles d’activités. Encouragez-les à utiliser les outils technologiques
à leur disposition pour préparer leur présentation.
• Demandez aux élèves de tracer la droite de meilleur ajustement à l’aide d’une
calculatrice ou d’un logiciel (s’ils en ont à leur disposition).
222 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 4
Paires de variables (cas général)
Variable 1 Variable 2
Pouls Consommation d’oxygène
Pouls Âge
Jour de la semaine Nombre de contraventions pour excès de vitesse
Nombre de maisons vendues Mois de l’année
Espérance de vie Année depuis 1900
Distance entre deux villes importantes Coût du billet d’avion
Valeur du dollar canadien par rapport au dollar Mois depuis 1996
américain
Taille des élèves de 9e année Poids des élèves de 9e année
Taux de décrochage scolaire Années depuis 1990
Mois de l’année Quantité d’eau consommée par résidence
Couleur de l’automobile Nombre d’accidents
Nombre de travailleurs indépendants Nombre d’années depuis 1990
Nombre de maisons unifamiliales ou de Prix des maisons unifamiliales ou des condominiums
condominiums vendus
Distance de l’école Temps nécessaire pour se rendre à l’école
Pourcentage des électeurs ayant voté pour un parti Nombre de sièges du parti à l’assemblée législative
politique
Taux d’imposition fédéral Revenu imposable
Record mondial du 100 m Âge de l’athlète
Glycémie Heure du jour
• Demandez aux élèves de discuter de la relation entre les deux variables et de pré-
senter une analyse rigoureuse. Cette analyse devrait comprendre la description des
deux variables, la description de la relation éventuelle (par exemple, linéaire ou non
linéaire), l’intervalle de linéarité et, le cas échéant, la méthode utilisée pour
linéariser la relation.
• Demandez aux élèves de préparer un bref rapport au sujet de leurs résultats. Rap-
pelez aux élèves que les critères établis en début d’activité seront utilisés pour éva-
luer l’unité.
Mathématiques 9 • 223
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Matériel et équipement :
• Bases de graphiques et de tableaux vierges
• Calculatrice graphique
• Ordinateur avec logiciel graphique
Démarche :
• Demandez aux élèves de modifier et de compléter au besoin la liste des paires de
variables relatives au projet (tableau 5) et d’inscrire les paires retenues dans le ta-
bleau 7 des feuilles d’activités. Le choix des paires de variables dépendra des objec-
tifs particuliers poursuivis par les élèves dans leur sondage.
• Demandez-leur de formuler autant de questions qu’il faudra pour être en mesure
de produire une analyse rigoureuse des besoins récréatifs des jeunes de la collecti-
vité.
• On s’attend à ce que les élèves présentent leurs résultats sous forme de tableaux et
de graphiques ou de diagrammes, qu’ils analysent les résultats à partir de relations
entre deux variables et qu’ils formulent des recommandations à la classe. Les élèves
peuvent créer leur propre format de tableaux ou utiliser le format général de gra-
phique proposé à la figure 7.
Les résultats devraient être présentés en fonction de variables indépendantes telles
que l’âge, le sexe, le quartier de résidence, la distance entre le domicile et le centre,
le temps nécessaire pour se rendre de la maison aux installations existantes et ainsi
de suite.
Les résultats obtenus pourront servir par la suite d’exemples de détermination des
relations entre deux variables.
224 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 5
• Insistez sur la clarté et la concision des questions du sondage. Les élèves doivent
porter une attention particulière aux points suivants :
- une question par sujet, un sujet par question;
- la formulation précise des questions (pas d’équivoque);
- la simplicité;
- la présence de deux variables claires.
Mathématiques 9 • 225
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 6
Ressorts et élastiques
Figure 5 : Ressorts
Élongation (cm)
Masse (g)
226 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Mathématiques 9 • 227
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Variable 2
228 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 7
Paires de variables reliées au projet
Variable 1 Variable 2
Mathématiques 9 • 229
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
1. Préparation du sondage
• Renseignements généraux
- École fréquentée :
- Année :
- Nom du contact :
- Nombre d’élèves :
- Autre :
• Sujet principal
- Quelle information spécifique votre groupe doit-il obtenir?
• Informations supplémentaires
- Quelles informations supplémentaires jugez-vous important d’obtenir? Pourquoi?
230 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
• Discutez des informations spécifiques que votre groupe doit recueillir au moyen du
sondage (par exemple, l’âge du répondant, le nombre d’heures passées à la piscine,
le nombre d’heures passées à la bibliothèque).
• Décidez du format de chaque question. Par exemple :
- Pensez-vous qu’une piscine de 50 m est importante pour la collectivité?
Pas très importante 1 2 3 4 5 Très importante
• Organisez et regroupez vos questions en sections et déterminez le but visé par
chaque section. Cette façon de faire vous sera très utile lors de la compilation de
vos résultats.
Par exemple :
Section 1 : Renseignements généraux
• Quel âge avez-vous?
• Sexe : M F
• Dans quel quartier résidez-vous?
Section 2 : … (pour le moment, je … )
• Êtes-vous inscrit à …?
• Combien d’heures par semaine passez-vous à …?
Section 3 : … (si …, alors je … )
• j’irais à … 3, 4, … fois par semaine.
Section 4 : … (si j’avais le choix entre … et … , je préférerais …)
Conseils pratiques
• Avant de rédiger le questionnaire sous sa forme finale, vérifiez avec votre ensei-
gnant s’il existe certaines politiques de l’école ou du district concernant le type
d’information que vous voulez obtenir et si vous devez obtenir des autorisations de
la part de la direction des écoles où vous voulez effectuer votre sondage.
• Mettez votre questionnaire à l’essai avec des amis et servez-vous de leurs commen-
taires pour ajuster et raffiner vos questions. Soumettez votre questionnaire à votre
enseignant pour obtenir ses commentaires finaux et son « feu vert ».
Mathématiques 9 • 231
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
• Compilez les résultats par section et construisez des tableaux récapitulatifs avant
d’entreprendre la représentation graphique. Construisez un tableau par section et
trouvez un titre adéquat à chaque tableau (voir les exemples à la page suivante).
• Effectuez tous les calculs nécessaires (par exemple, le calcul des moyennes, des
pourcentages) et tirez les conclusions qui s’imposent.
• Exemple :
Votre groupe doit déterminer s’il est nécessaire de construire une nouvelle piscine.
Vous pourriez présenter vos résultats de la façon indiquée au tableau 8 et à la figure 8
de la page suivante.
232 • Mathématiques 9
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 8
4 ■
Nombre de fois par semaine
■ o
o +
+
■
3 o
+
+: moyenne garçons
■: moyenne filles 1
o : moyenne générale 8 9 10
Niveau
Mathématiques 9 • 233
Projet C : Planification d’un centre récréatif pour les jeunes
Activité 2 : Planification
But :
La classe doit arriver à un consensus concernant le choix des composantes et des
caractéristiques d’un centre récréatif pour les jeunes dans leur collectivité en tenant
compte des besoins exprimés lors des sondages.
Les élèves décident également de la façon de se répartir les tâches (groupes spécialisés
pour chaque tâche à accomplir).
Matériel et équipement :
• Résultats des sondages de tous les groupes
Démarche :
• Aidez les élèves dans leur processus de prise de décision et assurez-vous que les
décisions sont prises en tenant compte des résultats des sondages.
• Limitez la durée des discussions. Par exemple, les élèves doivent arriver à un con-
sensus en moins d’une période d’enseignement et l’ébauche du plan d’action devra
être rédigée pour la période suivante.
• Préparez pour la période suivante un tableau où sont bien indiquées les composan-
tes et les caractéristiques ainsi que les tâches à accomplir. Assurez-vous que les
élèves comprennent bien qui fait quoi, quand et comment. De plus, assurez-vous
que le but de chacune des activités (c’est-à-dire le produit final à la fin de l’acti-
vité), les concepts mathématiques sous-jacents et leur importance dans le cadre du
projet sont bien indiqués.
• Les élèves forment des groupes qui se répartissent les tâches. Les groupes devraient
être en contact constant au cours du projet. Chaque groupe doit compléter cha-
cune de ses activités en gardant à l’esprit la tâche particulière qui lui est impartie.
234 • Mathématiques 9
M A T H É M A T I Q U E S
Temps d’enseignement :
12 à 13 heures
Stratégies d’enseignement :
• Enseignement magistral
• Étude sur le terrain
• Travail de groupe
Applications concrètes :
Les applications concrètes des connaissances et des techniques mathématiques et scien-
tifiques introduites dans cette unité peuvent notamment servir aux fins suivantes :
• décrire les activités auxquelles s’adonnent les arpenteurs, les ingénieurs forestiers,
les architectes, les bûcherons, les modélistes, et les décorateurs d’intérieur dans le
cadre de leur profession;
• utiliser de façon adéquate une carte topographique à des fins récréatives;
• retoucher des patrons de couture et de courtepointes;
• faire le plan de la disposition des chaises et des tables dans une salle de spectacle en
vue d’une soirée dansante;
• élaborer les plans d’une cabane d’oiseaux ou d’un meuble pour ensemble audiovi-
suel.
Schéma du projet :
Le schéma conceptuel (figure 1) de la page suivante vous donnera une vue d’ensem-
ble des concepts mathématiques et scientifiques présentés dans cette unité. Vous
pourrez en outre planifier le projet avec vos élèves à l’aide de ce schéma.
Mathématiques 9 • 237
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Modélisation d'une
situation réelle
Partie II.1 :
• Exploration et
Activité 1 : Activité 2 : application des
La triangulation Le théorème rapports
de Pythagore trigonométriques
• Révision des tech-
niques d'utilisa- • Exploration des
tion d'instruments limites de l'appli- Partie II.2 :
de mesure tels que cation du théorè- • Exploration et ap-
la boussole, le ni- me de Pythagore plication des pro-
veau, le clinomètre priétés de similitu-
et le décamètre de et de congru-
ence des triangles
238 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Sommaire du projet
La classe doit préparer un plan complet à l’échelle de la propriété foncière choisie. Le
plan doit comporter tous les éléments importants : les dimensions, les angles, l’em-
placement des immeubles, le tracé des routes, l’emplacement des plans d’eau ou des
rivières et les courbes de niveau.
Au point de vue mathématique, ce projet permet aux élèves d’explorer les concepts de
trigonométrie et de géométrie dont la compréhension est indispensable à la réalisa-
tion de la tâche exigée.
Dans la partie I, les élèves rencontrent les difficultés inhérentes au tracé d’un plan à
l’échelle. Ils reconnaissent notamment les limites du théorème de Pythagore dans de
telles situations.
Dans la partie II, les élèves explorent de nouveaux concepts dont les applications vont
permettre de remédier aux limites du théorème de Pythagore.
Dans la partie III, les élèves mettent en pratique leurs nouvelles connaissances en
élaborant le plan complet à l’échelle d’un terrain qui leur a été assigné.
Mathématiques 9 • 239
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Partie I : La triangulation
But :
Dans cette partie, les élèves rencontrent les difficultés inhérentes au tracé d’un plan à
l’échelle d’un terrain. Ils révisent les techniques de triangulation qu’ils connaissent, en
particulier l’utilisation du théorème de Pythagore.
Matériel et équipement :
• Une boussole
• Un poteau gradué de 2 m
• Un décamètre ou une corde inextensible avec graduation
• Un pied pour poser les niveaux
• Deux niveaux de 1 m
• Un rapporteur
• Un clinomètre (ou un instrument tel que celui proposé à la figure 4)
• Un ensemble de géométrie (règle, crayons, compas, équerre, rapporteur)
Démarche :
• On choisira de préférence un terrain de forme et de relief irréguliers. La présence
d’obstacles (par exemple, des buissons, un ruisseau ou une rivière, un étang ou un
lac, des immeubles) oblige les élèves à explorer des techniques de mesure indirecte.
Les tâches à accomplir doivent comprendre des mesures de distances, d’angles et de
niveaux.
• Demandez aux élèves de proposer des façons de mesurer la distance entre deux
points et l’orientation de la droite qui relie ces deux points par rapport à une droite
de référence lorsqu’il est impossible d’apercevoir un des points à partir de l’autre
point ou lorsqu’un des points est inaccessible.
• Rattachez les suggestions des élèves au projet en donnant des exemples de situa-
tions où ces techniques de mesure indirecte sont nécessaires.
• Suggestions pour aborder les techniques de mesure indirecte :
- Projetez un document vidéo ou demandez à un arpenteur de venir faire une
présentation devant la classe.
- Relatez l’évolution des techniques d’arpentage et les origines de la trigonométrie.
Le mot « trigonométrie » vient des racines latines d’origine grecque trigone
(triangle) et metron (mesure). Les techniques de mesure utilisant les propriétés
des triangles furent découvertes par les Grecs de l’Antiquité, qui s’en servaient
principalement pour calculer des distances et des angles en astronomie. Trouvez
des exemples dans l’histoire des mathématiques pour montrer aux élèves com-
ment et dans quel contexte ces techniques furent découvertes.
240 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Donnez aux élèves quelques exemples où les techniques de triangulation sont indis-
pensables et insistez sur la similarité de ces problèmes notamment en ce qui touche la
nécessité d’utiliser des techniques de mesure indirecte.
- Les travailleurs forestiers doivent régulièrement estimer la hauteur d’un arbre avant
de le couper afin de prévoir l’endroit où le sommet de l’arbre va toucher le sol ou de
prévoir si l’arbre va tomber sur une ligne de transmission ou s’il va accrocher un
autre arbre au cours de sa chute. Les travailleurs forestiers utilisent un instrument
appelé clinomètre pour estimer la hauteur des arbres. Faites une démonstration
d’un clinomètre devant les élèves ou demandez-leur de fabriquer un instrument
semblable (voir la figure 4).
- En arpentage, on doit mesurer des distances entre deux points et l’orientation d’une
droite par rapport à une autre. Dans bien des cas, un des points n’est pas accessible
ou ne peut être « vu » à partir de l’autre point. Les arpenteurs doivent alors utiliser
des techniques trigonométriques (si possible, montrez aux élèves un théodolite et
faites-en la démonstration). Ces techniques ont dû être utilisées souvent durant la
construction des lignes de chemin de fer au 19e siècle et, plus récemment, lors du
tracé du tunnel sous la Manche entre l’Angleterre et la France.
- Les enquêteurs responsables de l’analyse des causes d’un accident d’automobile
doivent également appliquer ces techniques de mesure indirecte pour déterminer la
vitesse d’un véhicule lors de l’impact ou pour préparer des schémas qui serviront de
preuve au tribunal. Montrez aux élèves des photos d’accidents d’automobile ainsi
que des schémas représentant les circonstances et le déroulement de l’accident.
- De toute évidence, les astronomes ne peuvent pas mesurer directement les distances
entre les planètes (en marchant d’une planète à l’autre). Ils doivent donc utiliser des
techniques indirectes. Montrez aux élèves une illustration montrant comment
Érathosthène a pu calculer le rayon de la Terre en 195 avant J.-C.
- Les neurochirurgiens ne peuvent pas mesurer directement les distances et les angles
à l’intérieur du cerveau avant d’effectuer une opération au laser. Montrez un exem-
ple de la façon dont ces mesures sont prises avant d’effectuer une opération.
- Les dentistes doivent effectuer de nombreuses mesures indirectes pour analyser les
radiographies de la mâchoire d’un patient avant de construire des dentiers ou des
appareils orthodontiques. Demandez à un dentiste de vous fournir des radiogra-
phies montrant les mesures effectuées par triangulation.
- En navigation de plaisance, la localisation précise de la position d’un bateau néces-
site une bonne compréhension des concepts de trigonométrie. Présentez aux élèves
quelques exemples de cartes marines. Vous pourriez également leur montrer com-
ment on utilise un sextant.
• Demandez aux élèves de trouver d’autres exemples d’utilisation des techniques de
triangulation (voir la feuille d’activités « Recherche »).
• Posez aux élèves des questions comme celles-ci :
- Qu’est-ce que la triangulation?
- Pourquoi le calcul des angles est-il plus facile et plus précis que celui des distances?
- Quelle est l’utilité des rapports trigonométriques en arpentage?
- Pourquoi la similitude et la congruence des triangles sont-elles des concepts aussi
importants en arpentage?
Mathématiques 9 • 241
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Activité 1 : La triangulation
But :
Au cours de cette activité, les élèves utiliseront la triangulation pour mesurer une
distance entre deux points qui ne sont pas visibles l’un de l’autre.
Matériel et équipement :
• Une boussole
• Un poteau gradué de 2 m
• Un décamètre ou une corde inextensible avec graduation
• Un pied pour poser les niveaux
• Deux niveaux de 1 m
• Un rapporteur
• Un clinomètre (ou un instrument tel que celui proposé à la figure 4)
• Un ensemble de géométrie (règle, crayons, compas, équerre, rapporteur)
Démarche :
La situation suivante sert de contexte :
À cause d’un accroissement de la population, une cité de la Grèce antique
s’est trouvée confrontée à un problème d’approvisionnement en eau
potable. Les habitants décidèrent que l’eau devrait être acheminée à la cité
à partir d’une source d’eau potable située dans les montagnes avoisinan-
tes. Or une colline séparait la cité de la source et la seule solution était de
creuser un tunnel à travers la colline. En creusant de part et d’autre de la
colline, il fallait que les ouvriers se rencontrent en un point précis au
milieu de la colline (voir la figure 2 ci-après).
• Comment les arpenteurs ont-ils pu planifier le tracé du tunnel de façon à ce que les
deux équipes d’ouvriers se rencontrent au point prévu? Il faut se rappeler que les
Grecs de l’Antiquité ne connaissaient ni les signaux radio ni les autres instruments
de mesure modernes. Néanmoins, ils furent en mesure de trouver une méthode
pour résoudre le problème.
• Pour les arpenteurs, le problème à résoudre consiste à déterminer la direction de la
droite joignant les points C et S lorsqu’on ne peut « voir » un des deux points à
partir de l’autre point à cause de la présence de la colline.
• Demandez aux élèves de faire un inventaire des concepts et des techniques qu’ils
connaissent et qui pourraient servir à résoudre ce problème. Par exemple, ils pour-
raient se rappeler le théorème de Pythagore; celui-ci leur permet de trouver le
troisième côté d’un triangle rectangle lorsque les deux autres côtés sont connus.
Cependant, dans la situation présente, l’application du théorème de Pythagore
nécessite la connaissance des deux côtés de l’angle droit d’un triangle rectangle
242 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
C Colline
C Cité
? S Source d'eau potable
O Observateur
dont l’hypoténuse serait CS. Comment tracer un tel triangle rectangle? Existe-t-il
plusieurs triangles rectangles ayant CS comme hypoténuse? Comment tracer ces
côtés sur le terrain? Comment mesurer les angles?
• Montrez aux élèves qu’il existe plusieurs triangles rectangles ayant CS pour hypoté-
nuse. Dans chacun de ces triangles rectangles, les angles que forment l’hypoténuse
et les côtés de l’angle droit sont différents (on pourrait mentionner aux élèves que
pour tous les triangles rectangles, le sommet opposé à l’hypoténuse est toujours
situé sur la circonférence du cercle de diamètre CS). Proposez l’idée qu’il est néces-
saire dans une situation telle que celle-ci de trouver une relation entre les angles et
les longueurs des côtés.
• Présentez aux élèves le schéma de la situation illustrée à la figure 2 ci-dessus, où il
n’est pas possible de construire un triangle rectangle de sorte que l’observateur O
puisse « voir » les points C et S simultanément. Pour que C et S soient « visibles »
simultanément de O, les seuls triangles possibles sont des triangles non rectangles.
• Demandez aux élèves d’imaginer des façons d’approcher ce problème. Expliquez le
concept de similitude entre des triangles et montrez aux élèves comment on pour-
rait résoudre le problème en calculant les rapports entre côtés correspondants. Au
cours de la discussion, faites en sorte que les élèves découvrent la congruence des
angles correspondants dans des triangles semblables.
Mathématiques 9 • 243
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Figure 3 : Niveaux
Poteau
gradué
(vertical)
Niveau horizontal
Niveau
a vertical
h
Pente
244 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Mathématiques 9 • 245
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Matériel et équipement :
• Une boussole
• Un poteau gradué de 2 m
• Un décamètre ou une corde inextensible avec graduation
• Un pied pour poser les niveaux
• Deux niveaux de 1 m
• Un rapporteur
• Un clinomètre (voir la figure 4)
• Un ensemble de géométrie (règle, crayons, compas, équerre, rapporteur)
• Du papier quadrillé
Figure 4 : Clinomètre
Boulon Boulon
et écrou et écrou
Angle
Serre-joint coulissant
246 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
C Colline
C Cité
? S Source d'eau potable
O Observateur
Mathématiques 9 • 247
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Sur Internet, dans une revue ou dans un journal, trouvez une photo ou une illustra-
tion d’une situation où il faut mesurer une distance ou une longueur, mais où il est
impossible de le faire directement. Collez une reproduction de cette illustration ci-
dessous, décrivez les mesures et tracez un schéma montrant comment on peut mesu-
rer la distance à l’aide des propriétés des triangles.
Illustration :
L’illustration représente :
248 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
But :
Au cours de cette activité, les élèves appliqueront le théorème de Pythagore.
Matériel et équipement :
• Feuilles d’activités
Démarche :
• Au besoin, révisez le théorème de Pythagore et vérifiez si les élèves :
- comprennent la formulation du théorème (voir Mathématiques 8 – La forme et
l’espace);
- peuvent utiliser correctement leur calculatrice pour calculer la racine carrée de
nombres décimaux.
• Proposez la situation suivante aux élèves :
Lorsqu’on connaît la mesure des deux côtés de l’angle droit d’un triangle rectangle,
on peut calculer la longueur du troisième côté à l’aide du théorème de Pythagore.
Le théorème s’énonce de la façon suivante :
Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés
des longueurs des côtés de l’angle droit.
c2 a 2 b 2
ou c a2 b2
c 351,56 83,54
c 435,10
c 20,86 m
• Vérifiez si les élèves savent reconnaître l’hypoténuse et les côtés de l’angle droit du
triangle rectangle. Vérifiez également si les élèves inscrivent correctement les nom-
bres dans leur calculatrice et utilisent la touche « racine carrée » de la bonne façon.
• Rappelez aux élèves que la longueur de l’hypoténuse est toujours plus grande que
celle de chacun des deux côtés de l’angle droit. Demandez-leur pourquoi. Deman-
dez-leur enfin d’estimer la longueur de l’hypoténuse à partir de la figure.
Mathématiques 9 • 249
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Assurez-vous que les élèves utilisent correctement leur calculatrice et qu’ils arron-
dissent le résultat avec le nombre de décimales approprié (dans ce cas-ci, à la
deuxième décimale). Peuvent-ils trouver le résultat en un nombre minimal d’opéra-
tions?
• Renforcez la compréhension du théorème de Pythagore à l’aide du problème sui-
vant :
On peut calculer la longueur d’un côté de l’angle droit à partir de la longueur de
l’hypoténuse et de celle de l’autre côté de l’angle droit. L’enquêteur a pu mesurer,
avec un décamètre, la longueur de la falaise (l’hypoténuse c du triangle rectangle)
ainsi que sa hauteur (le côté a de l’angle droit) :
c 20,86 m
a 18,75 m
• À l’aide du théorème de Pythagore, prouvez que la longueur de l’autre côté est
b 9,14 m.
• Assurez-vous que les élèves savent appliquer le théorème de Pythagore correcte-
ment. Demandez-leur d’estimer d’abord le résultat à partir de la figure et en se
rappelant que le côté de l’angle droit doit être plus petit que l’hypoténuse. Vous
pouvez mentionner que s’ils effectuent la mauvaise soustraction, ils obtiendront
une réponse négative et lorsqu’ils essaieront de trouver la racine carrée avec leur
calculatrice, ils verront apparaître un message d’erreur.
• Lorsque les élèves appliquent le théorème de Pythagore, assurez-vous qu’ils se
rendent compte que les situations ont un point en commun : à partir de la lon-
gueur de deux côtés, on calcule la longueur du troisième côté.
Vous pouvez évaluer les connaissances des élèves et leur aptitude à utiliser des
techniques mathématiques en utilisant une grille d’évaluation comme celle de la
page suivante (tableau 1).
250 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 1
Mathématiques 9 • 251
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Lorsqu’on connaît les longueurs de deux côtés d’un triangle rectangle, on peut calcu-
ler la longueur du troisième côté à l’aide du théorème de Pythagore.
Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des
longueurs des côtés de l’angle droit :
c2 a 2 b 2
ou c a2 b2
a 18,75 m
po
Hy
b 9,14 m
252 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
b
m
a 18,75 m
86
20,
c
Mathématiques 9 • 253
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
254 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Partie II
1. Résolution du problème
par la trigonométrie
But :
Les élèves étudient d’abord la définition de la tangente d’un angle à partir de mises en
situation. Ils prennent des mesures, ils représentent graphiquement les relations entre
deux distances, puis ils dérivent la formule de la tangente. Ce nouveau concept est
rendu nécessaire par l’impossibilité de résoudre certains types de problèmes unique-
ment en appliquant le théorème de Pythagore.
Les élèves se rendent ensuite compte que la tangente d’un angle en tant que rapport
des deux côtés de l’angle droit d’un triangle rectangle ne permet pas de résoudre
certains types de problèmes. Ils étudient alors les autres rapports trigonométriques.
Ceux-ci s’avèrent indispensables dans des situations où l’on veut par exemple déter-
miner la longueur de l’hypoténuse lorsqu’on connaît un angle et la longueur d’un des
deux côtés de l’angle droit d’un triangle rectangle. Il est cependant à noter qu’on peut
résoudre ce genre de problème en utilisant à la fois le rapport de la tangente et le
théorème de Pythagore. Cette façon de procéder nécessite toutefois des calculs plus
longs.
Cette activité sert soit à renforcer, soit à évaluer les résultats d’apprentissage de la
composante « Régularités et relations » de l’annexe A.
Matériel et équipement :
• Un clinomètre
• Une boussole
• Un poteau gradué de 2 m
• Un décamètre ou une corde inextensible avec graduation
• Un pied pour poser les niveaux
• Deux niveaux de 1 m
• Un rapporteur
• Une calculatrice scientifique
Démarche :
• Les élèves ont trouvé des situations où on ne peut pas appliquer le théorème de
Pythagore. Tel est le cas par exemple lorsqu’on doit calculer la hauteur d’un arbre
ou d’un mât sans pouvoir les mesurer directement. Encouragez les élèves à trouver
dans quelles circonstances il est nécessaire de calculer une hauteur. Par exemple,
lorsqu’on doit abattre un arbre mort, il faut connaître sa hauteur pour décider de
quel côté le faire tomber lorsqu’on le coupera, afin d’éviter les accidents. Deman-
Mathématiques 9 • 255
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
dez aux élèves d’estimer la hauteur d’un arbre. Pour ce faire, ils pourraient par exemple
comparer la hauteur de l’arbre à la hauteur d’une structure voisine dont la hauteur est
connue.
• Vérifiez si les élèves savent utiliser correctement leur clinomètre et vérifiez s’ils ont com-
plété le tableau 2 (feuille d’activités « Mesure de la hauteur d’un arbre ») en y inscrivant
les distances mesurées au décamètre et les angles mesurés à l’aide d’un rapporteur et de
leur clinomètre.
• Les élèves ont-ils déduit que l’angle de visée sera près de 0° s’ils le mesurent à partir d’un
point très éloigné du pied de l’arbre? Comprennent-ils que cet angle sera d’environ 90°
s’ils le mesurent à partir du pied de l’arbre?
• Prenez en note les détails fournis par les élèves lorsqu’ils expriment la relation entre la
distance et l’angle. Est-ce qu’ils se rendent compte que la relation n’est pas linéaire (par
exemple, si la distance double, l’angle ne double pas nécessairement)? De plus, est-ce
qu’ils s’aperçoivent que l’angle varie différemment lorsque la distance varie? Très loin de
l’arbre, l’angle ne varie que très peu alors que, près du pied de l’arbre, l’angle varie rapide-
ment.
• Encouragez les élèves à se servir de l’information ci-dessus lorsqu’ils représentent graphi-
quement la relation entre la distance et l’angle. Ils devraient comprendre que la distance
augmente indéfiniment lorsque l’angle se rapproche de 0°. Demandez-leur de commen-
ter la situation lorsque l’angle est égal à 0°.
• Cette représentation d’une relation est beaucoup plus abstraite que la représentation
numérique de la table des valeurs et certains élèves peuvent éprouver de la difficulté à en
saisir le sens. Aidez-les à comparer cette relation avec la représentation d’une relation
linéaire représentée sur le même graphique et indiquez-leur en quoi ces deux types de
relations diffèrent.
Certains élèves auront besoin que vous utilisiez des nombres pour représenter la relation.
• Faites une démonstration de l’emploi de la fonction TAN d’une calculatrice. Certaines
calculatrices offrent un choix d’unités d’angle (degrés, radians et grades). Veillez à ce que
les élèves utilisent le mode DEG de leur calculatrice. Ils devraient arrondir leurs résultats
à la troisième décimale.
• Demandez aux élèves de compléter le tableau 3 de la feuille d’activités. Ils devraient
compléter d’abord la première et la troisième colonne (respectivement, les angles et les
distances), puis effectuer le nombre minimal d’opérations sur la calculatrice :
Angle TAN distance =
Combien de décimales significatives faut-il retenir pour exprimer le résultat? La tangente
est arrondie à la troisième décimale et la distance, à la deuxième décimale. La réponse
devrait être arrondie à la deuxième décimale (demandez aux élèves d’utiliser les règles
d’arrondissement des nombres décimaux).
Les réponses de la dernière colonne devraient être presque identiques. Observez com-
ment les élèves en arrivent à cette conclusion. Les distances et les angles varient; la seule
quantité qui reste constante est la hauteur de l’arbre.
256 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Les élèves devraient être en mesure d’exprimer la relation dans leurs propres mots.
Par exemple :
« Si je multiplie la distance qui me sépare de l’arbre par la tangente de l’angle sous
lequel je vois le haut de l’arbre, j’obtiens la hauteur de l’arbre quelle que soit la
distance qui me sépare de l’arbre. »
• Les élèves devraient aussi être capables de représenter la relation sous forme algébri-
que. Soit d la distance, A l’angle et H la hauteur, alors :
d tg A H
• Donnez quelques angles aux élèves et demandez-leur de calculer le rapport de la
tangente avec leur calculatrice. Demandez-leur d’expliquer pourquoi le message
« erreur » apparaît sur la calculatrice lorsqu’ils calculent la tangente de 90° (rappe-
lez-leur le graphe au besoin).
• Encouragez les élèves à manipuler la formule de la tangente afin de dériver une
expression permettant de calculer d et une expression permettant de calculer tg A :
H
d et tg A H
tg A D
Dans certains cas, il est préférable d’exprimer la tangente d’un angle en fonction
des côtés de l’angle droit (côtés adjacent et opposé à l’angle) :
côté opposé
tg A
côté adjacent
Les élèves peuvent ensuite enregistrer leurs données sur la feuille d’activités.
• Demandez aux élèves de résoudre les trois problèmes posés dans la feuille d’activi-
tés « Mesure de la hauteur d’un arbre » et d’imaginer des situations qu’on peut
modéliser par ces schémas.
Évaluation :
Pendant que les élèves travaillent à cette activité, évaluez de façon informelle dans
quelle mesure ils peuvent :
• saisir la pertinence de cette activité dans le cadre du projet;
• reconnaître des situations où le théorème de Pythagore ne peut pas servir à résou-
dre un problème concret;
• reconnaître des situations où le rapport de la tangente peut servir à résoudre un
problème concret;
• exprimer la tangente d’un angle d’un triangle rectangle sous la forme du rapport
entre la longueur du côté opposé et la longueur du côté adjacent de l’angle;
• utiliser correctement leur calculatrice pour calculer la tangente d’un angle;
• arrondir leur résultat à la troisième décimale;
• manipuler la formule de la tangente de façon à exprimer une des trois quantités en
fonction des deux autres.
Mathématiques 9 • 257
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Angle
Distance
258 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Vers le haut
de l'arbre
e
isé
d ev
ne
Lig
90°
Angle
180° 0°
Oeil
• Au fur et à mesure que vous vous éloignez du pied de l’arbre, notez comment varie
l’angle sous lequel vous « voyez » la tête de l’arbre (figure 8). Utilisez votre clino-
mètre et le rapporteur (voir la figure 9) pour déterminer l’angle au pied de l’arbre
(à une distance de 0 m) et à des distances de 10 m et de 25 m.
• Éloignez-vous de l’arbre de façon à « voir » la tête de l’arbre sous des angles de 60°,
45° et 30° et prenez en note les distances qui vous séparent du pied :
Mathématiques 9 • 259
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 2
Distances et angles
• Que pouvez-vous conclure au sujet de la relation entre les distances et les angles à
partir du tableau 2 ci-dessus?
• Décrivez dans vos propres mots la façon dont l’angle varie en fonction de la dis-
tance (par exemple, si la distance double, qu’advient-il de l’angle? La relation est-
elle linéaire?)
260 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Complétez le graphique ci-dessous en portant les angles sur l’axe horizontal et les
distances sur l’axe vertical.
0
0˚ 15˚ 30˚ 45˚ 60˚ 75˚ 90˚
Angle (degrés)
• Que pouvez-vous conclure au sujet de la relation entre les distances et les angles à
partir du graphe ci-dessus?
• À partir du graphe, décrivez dans vos propres mots la façon dont l’angle varie selon
la distance.
• Utilisez la fonction TAN de votre calculatrice pour calculer la tangente des angles
du tableau 2 et inscrivez vos résultats dans le tableau 3 à la page suivante.
Mathématiques 9 • 261
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 3
Tangente
• Décrivez dans vos propres mots la relation entre l’angle A, la distance du pied de
l’arbre d et la hauteur de l’arbre H.
262 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Diagramme 1
a?
b A
Formule : a ___________
Diagramme 2
b A? Formule : ⬔A __________
Diagramme 3
b? A Formule : b ___________
• Imaginez une situation réelle qu’on pourrait représenter par chacun des diagram-
mes 1, 2 et 3 ci-dessus.
Diagramme 1 :
Diagramme 2 :
Diagramme 3 :
Mathématiques 9 • 263
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
64˚
9,14 m
264 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Montrez aux élèves à utiliser leur calculatrice pour déterminer des rapports trigo-
nométriques inverses, c’est-à-dire pour déterminer l’angle (inférieur ou égal à 90°)
à partir de la valeur d’un rapport trigonométrique afin de résoudre un problème
comme celui proposé à la figure 12 de la feuille d’activités.
• Demandez aux élèves de discuter en classe de la nécessité de déterminer l’angle
d’une rampe ou d’une route (par exemple, pour satisfaire aux règlements provin-
ciaux ou municipaux lors de la construction d’une structure). Incitez les élèves à
trouver d’autres situations qu’on peut modéliser par des triangles rectangles lors-
qu’on connaît l’hypoténuse et un côté de l’angle droit.
• Soumettez aux élèves la situation suivante : « Quelle information peut-on obtenir
directement sur une photo ou sur un écran radar et comment peut-on déterminer
les informations manquantes? ». L’écran radar montre la direction et la distance
d’un avion, mais il ne donne aucune indication de son altitude (voir la figure 12).
• Demandez aux élèves d’établir le lien entre ces deux situations et d’expliquer pour-
quoi aucune des méthodes employées précédemment n’est applicable directement.
Demandez aux élèves de résoudre le problème de façon indirecte en combinant la
définition de la tangente et le théorème de Pythagore (voir la figure 12) :
h est le côté opposé à l’angle A (quantité mesurable);
a est le côté adjacent à l’angle A (quantité non mesurable directement);
d est l’hypoténuse (quantité mesurable);
à partir de la définition de la tangente, h a tg A, mais a n’est pas une
quantité connue.
D’après le théorème de Pythagore d 2 a2 h 2, donc a d 2 h2
Connaissant a, on peut maintenant utiliser la définition de la tangente.
Note : En extrayant la racine carrée, on obtient deux valeurs de a (l’une positive,
l’autre négative). Les élèves peuvent se convaincre de l’existence des deux solutions
à l’aide leur calculatrice : d’abord, extraire la racine carrée d’un nombre, ensuite,
élever le résultat au carré et enfin, élever l’inverse additif du résultat au carré.
• Si vous en avez le temps, demandez aux élèves de déduire le sinus et le cosinus de
l’angle de la même façon qu’ils en ont trouvé la tangente.
• Demandez aux élèves de trouver une rampe ou une route et de déterminer l’angle
de sa pente. On pourrait également utiliser une échelle appuyée contre un mur.
Quelles sont les quantités mesurables? En quoi ces nouveaux concepts sont-ils
reliés au projet?
Les élèves devraient modéliser la situation à l’aide de triangles rectangles. Vérifiez si
les élèves utilisent les bons symboles pour représenter les côtés du triangle : a et h
sont les côtés de l’angle droit et d est l’hypoténuse.
Hauteur
• Demandez aux élèves de calculer le rapport — ———
Distance pour des distances différentes,
puis de compléter le tableau 4. Cette quantité est le rapport entre le côté opposé
(numérateur) et l’hypoténuse (dénominateur). On appelle ce rapport le sinus de
l’angle A (symboliquement, sin A). Introduisez le rapport cosinus de la même
façon.
Mathématiques 9 • 265
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Montrez aux élèves comment utiliser la fonction inverse INV SIN sur leur calculatrice (la suite
d’opérations peut varier d’une calculatrice à l’autre). Expliquez-leur qu’en effectuant ces opérations
sur la calculatrice, ils calculent l’angle à partir du rapport trigonométrique.
• Demandez aux élèves de représenter la relation entre la hauteur mesurée sur le poteau (côté opposé
à l’angle A), la longueur de la rampe (hypoténuse) et l’angle A, d’abord dans leurs propres mots,
puis sous forme symbolique.
• Insistez sur l’importance d’utiliser le rapport trigonométrique approprié à chaque situation donnée.
Demandez aux élèves de résoudre les problèmes illustrés par les quatre figures de la feuille d’activi-
tés « Rampes et pentes ». Les élèves devraient proposer plusieurs méthodes dans chacun des cas.
• Incitez les élèves à découvrir avec leur calculatrice que, si le sinus d’un angle et le cosinus d’un
autre angle sont égaux, ces angles sont complémentaires. Demandez-leur de s’exercer avec des
angles différents.
• Pour aider les élèves à mettre leurs connaissances en pratique, demandez-leur d’effectuer les activi-
tés 3 à 6 (pages 267 à 276) proposées dans les feuilles d’activités. Fournissez aux élèves suffisam-
ment de copies de la feuille reproductible 5 (annexe B) pour qu’ils puissent compléter l’activité 6.
Évaluation :
• Demandez aux élèves de proposer une stratégie pour résoudre les problèmes d’accidents lorsque
différentes quantités sont mesurables (hauteur de la falaise, distance horizontale, angle) avant de
prendre des mesures dans la cour d’école et de préparer leur plan à l’échelle. Cette activité peut
servir à évaluer les concepts de tangente, de sinus et de cosinus et à réviser le concept de change-
ment d’échelle (voir, dans le programme de 8e année, « La forme et l’espace », « Mesures » et
« Transformations »). Vous devrez peut-être réviser avec les élèves les concepts d’agrandissement
et de contraction (rapports d’homothétie).
• Évaluez dans quelle mesure les élèves peuvent :
- reconnaître correctement les quantités mesurables et les quantités inconnues;
- choisir la méthode la plus efficace pour résoudre le problème posé;
- modéliser le problème en utilisant la bonne formule;
- utiliser les bonnes fonctions de leur calculatrice;
- effectuer les approximations et arrondissements adéquats;
- appliquer leurs connaissances et les transférer à d’autres contextes;
- relier leurs connaissances au projet;
- choisir une échelle appropriée pour leur plan à l’échelle;
- utiliser correctement les instruments de géométrie;
- transposer correctement leur plan à l’échelle dans la réalité (de la représentation à la réalité).
266 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Niveau horizontal
a
Niveau
A Angle de dépression vertical
d h
Rampe
Angle d'élévation
Mathématiques 9 • 267
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Avec votre camarade, trouvez une rampe ou une route qui n’est pas horizontale.
Vous aurez besoin d’un poteau gradué de 2 m, d’un décamètre et de deux niveaux.
Décrivez comment vous allez calculer l’angle de dépression.
• Quelles distances pouvez-vous mesurer? Notez vos mesures dans le tableau 4 ci-
dessous. N’oubliez pas de mesurer les distances dans la même unité (mètre ou
centimètre).
• Répétez les mêmes mesures à deux endroits différents de la rampe et inscrivez vos
résultats au tableau 4.
Hauteur
• Calculez le rapport — ———
Distance . C’est le rapport entre le côté opposé h et l’hypoté-
nuse d. Ce rapport s’appelle le « sinus » de l’angle A et s’écrit « sin A ».
• Suivez les instructions de votre enseignant pour calculer l’angle avec votre calcula-
trice. Pour beaucoup de calculatrices, vous devrez presser la touche 2nd ou SHIFT
ou INV , puis la touche SIN . Les calculatrices ne fonctionnent pas toutes de la
même façon. Vérifiez avec votre enseignant ou consultez le mode d’emploi de votre
calculatrice.
Tableau 4
La rampe
Longueur Hauteur lue Rapport h /d Angle (o)
de la rampe (d ) sur le poteau (h )
268 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
• Décrivez dans vos propres mots la relation entre la hauteur mesurée sur le poteau
(côté opposé du triangle), la longueur de la rampe ou de la route (hypoténuse du
triangle) et l’angle de dépression A de la rampe ou de la route.
• Écrivez une formule qui représente la relation entre les longueurs h et d et l’angle A.
• Le rapport du sinus peut servir à résoudre des problèmes où on connaît deux quan-
tités mesurables. Faites la liste de toutes les combinaisons de deux quantités mesu-
rables dans un triangle rectangle et de la quantité que vous pouvez calculer à l’aide
de la formule.
Quantités mesurables Quantité calculée
et
et
et
• Pour chacun des deux diagrammes suivants :
- décrivez une situation concrète qui pourrait être modélisée par ce diagramme;
- déterminez les quantités mesurables;
- choisissez une méthode (théorème de Pythagore, rapport de la tangente, rapport
du sinus) permettant de calculer la quantité non mesurable;
- calculez la quantité non mesurable.
Diagramme 1
Situation concrète :
d?
a
Méthode :
b Solution :
Mathématiques 9 • 269
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Diagramme 2
Situation concrète :
a
Méthode :
b A? Solution :
Diagramme 3
d Situation concrète :
a?
Méthode :
A
Solution :
Diagramme 4
Situation concrète :
d
Méthode :
Solution :
b A?
• Dans le cas du diagramme 4 ci-dessus, aucune des méthodes ne peut être utilisée
directement. Vous devez trouver une combinaison de deux méthodes. Cette appro-
che est plus longue et plus compliquée.
Décrivez dans vos propres mots en quoi cette situation diffère des trois situations
précédentes.
270 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
b
Dans des problèmes où l’hypoténuse d et le côté b sont connus, on appelle le rapport d
le cosinus de l’angle A. On représente ce rapport par le symbole cos A (voir la figure 13).
d 9 cm
b 8 cm A
• À partir des données de la figure 13, utilisez votre calculatrice pour calculer l’angle
dont le cosinus est bd . Suivez les instructions de votre enseignant ou consultez le
mode d’emploi de la calculatrice.
(réponse : 27,3°)
• À l’aide de votre calculatrice (ou d’une table trigonométrique), déterminez les
angles suivants :
sin A 0,500 : A ________ °
cos A 0,500 : A ________ °
sin A 0,501 : A ________ °
sin A 0,505 : A ________ °
sin A 0,510 : A ________ °
cos A 0,101 : A ________ °
cos A 0,105 : A ________ °
cos A 0,110 : A ________ °
Décrivez le niveau de précision des résultats.
Mathématiques 9 • 271
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 5
Sinus et cosinus
• Est-ce que la précision des calculs est plus grande ou moins grande au voisinage de
90° ou au voisinage de 0°? Expliquez.
272 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Laser
Rayon laser
Écran
Cerveau
Skull
Ligne de référence
Tumeur localisée
par le traceur
Mathématiques 9 • 273
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
C Colline
C Cité
? S Source d'eau potable
O Observateur
• Comment les arpenteurs ont-ils déterminé dans quelle direction les ouvriers de-
vaient creuser la colline? Rappelez-vous que les Grecs de l’Antiquité n’avaient ni
signaux radio, ni télescopes. Malgré cela, ils ont trouvé une méthode grâce à la-
quelle ils ont réussi à creuser en partant des deux côtés de la colline et à se rencon-
trer sous terre en un point précis.
Servez-vous de vos connaissances en trigonométrie pour résoudre ce problème.
274 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Plan à l’échelle
• Utilisez les feuilles quadrillées que votre enseignant vous a remises.
• Choisissez l’échelle la plus appropriée. Votre choix dépendra des distances sur le
terrain. Par exemple, si les distances sont grandes, vous pourriez utiliser une échelle
1 m : 1 mm ou 1 : 1000. Pour de plus petites distances, vous pourriez utiliser une
échelle 1 : 100 (1 m sur le terrain équivaut à 1 cm sur le plan).
• Sur la feuille, indiquez l’emplacement du point fixe et de la direction de référence.
Vous choisirez l’emplacement de votre système de référence à partir de l’esquisse
que vous avez dessinée sur le terrain de façon à ce que tous les objets que vous
désirez reproduire à l’échelle soient représentés sur la feuille (voir la figure 16).
• Mentionnez la direction de référence (en degrés) à partir des mesures prises sur le
terrain et tracez toutes les distances à l’échelle.
Mathématiques 9 • 275
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Angle
(à mesurer)
m
42
5m
17,
10
le
eub
m
Direction de
Imm
référence
18
(NE 45˚)
m
Entrée du
stationnement
de l'école
Mât de l'école
Distance du point S à l'arbre (point C) à calculer (point fixe)
276 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Partie II
2. Résolution du problème
par la géométrie
But :
Les élèves élaborent des solutions au problème en utilisant cette fois des propriétés
géométriques telles que la similitude et la congruence des triangles.
Matériel et équipement :
• Une corde inextensible
• Un décamètre
• Un poteau
• Des piquets
• Un pied pour poser les niveaux
• Deux niveaux de 1 m
• Des fanions ou des cônes rouges
Mathématiques 9 • 277
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
278 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
réaliser la congruence des angles et appliquer l’égalité des rapports des côtés correspon-
dants pour déterminer la direction précise et la longueur du segment de droite CS.
• Révisez les conditions de similitude des triangles en rappelant la congruence des
angles et la proportionnalité des côtés correspondants. Mentionnez aux élèves que
trois cas peuvent se présenter.
• Insistez auprès des élèves sur l’importance de cette méthode géométrique dans le
cadre de leur projet, car il est vraisemblable qu’ils rencontreront des situations où il
sera impossible de tracer des triangles rectangles.
Mathématiques 9 • 279
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Rivière
Rive C Buisson
B D Droite de référence
Nord
Cette situation est une bonne occasion pour les élèves de revoir et d’appliquer leurs
connaissances relatives à la similitude des triangles. Ils devraient se rendre compte que
les deux triangles sont semblables en expliquant pourquoi les angles sont congruents
deux à deux.
Demandez aux élèves de trouver les rapports entre deux côtés correspondants, puis de
calculer la distance inconnue à partir de la proportion :
DE CD , ce qui implique que DE AB CD .
AB BC BC ( )
Par exemple, si CD 3 fois BC, alors DE 3 fois AB.
Assurez-vous que les élèves placent bien le point E sur la droite passant par A et C.
Critères d’évaluation
Dans quelle mesure les élèves peuvent-ils :
• démontrer que, dans une situation donnée, il existe plusieurs façons d’aborder et
de résoudre le problème?
• choisir la méthode la plus efficace et précise parmi plusieurs méthodes?
• appliquer leurs connaissances des techniques de mesure indirecte?
• utiliser avec précision des instruments de mesure et des instruments de géométrie?
• manipuler algébriquement les rapports de similitude pour déterminer une gran-
deur inconnue?
• effectuer les calculs avec précision et arrondir les résultats de façon appropriée?
• déterminer si leurs résultats sont raisonnables?
• expliquer les conséquences d’imprécisions dans les mesures sur le terrain lors du
tracé d’un plan à l’échelle et vice versa?
280 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Poteau Crayon
d
Oeil
Pied de l'arbre
1m
Distance du pied de l'arbre
D
Mathématiques 9 • 281
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 6
Mesure de la hauteur d’un arbre (géométrie)
2m:Dd
3m:Dd
0,5 m? Dd
5 m? Dd
Représentez cette relation sous forme algébrique (c’est-à-dire dans une formule).
282 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Arbre
Poteau
Hauteur
Oeil du crayon (d)
Distance du poteau Pied de l'arbre
X
Distance du pied de l'arbre (D)
F
10 cm
E 7 cm
5,5 cm
3,5 cm
5 cm
A D H K B
• Les angles des triangles ADE, AHF, AKG et ABC sont congruents deux à deux. Des
triangles ayant leurs angles congruents deux à deux sont des triangles semblables.
Les rapports des côtés correspondants de triangles semblables sont égaux. Pour vous
en convaincre, mesurer les longueurs avec une règle et calculez les rapports. Par exem-
ple, mesurez AD et AH, ED et FH ainsi que AE et AF. Calculez ensuite les rapports
AD , —
— AE .
ED , et —
AH FH AF
AD ED AE
—
AH
—
FH
—
AF
Mathématiques 9 • 283
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
30 cm B
• Dans la figure ci-dessus, les triangles BTR et BDF sont semblables. Ils ont la
même forme mais leurs dimensions sont différentes. La distance BT est de 3 m
(ou 300 cm) et la dénivellation TR est de 30 cm. Quelle est la dénivellation DF
sur une distance horizontale de 100 m?
284 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
C Colline
Mathématiques 9 • 285
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
(Arbre) (Poteau)
C S
Immeuble
E D
286 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Rivière
Rive C Buisson
B D Droite de référence
Nord
Mathématiques 9 • 287
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
But :
Dans cette partie du projet, les élèves préparent un plan à l’échelle du terrain qu’ils ont
choisi pour l’emplacement du centre récréatif. Cette phase donne aux élèves l’occasion
d’appliquer les concepts de trigonométrie et de géométrie qu’ils ont explorés au cours
des activités précédentes. Ces concepts peuvent être mis en pratique autant dans le cadre
du projet (de la réalité – le terrain – à la représentation – le plan à l’échelle) que dans de
nouvelles situations qui pourraient leur être proposées.
Matériel et équipement :
• Feuilles de papier quadrillé
• Un ensemble de géométrie
• Une boussole
• Feuilles reproductibles
• Crayon à pointe fine
Démarche :
• Faites un retour sur les résultats d’apprentissage qui seront couverts dans cette partie du
projet, notamment ceux qui concernent la résolution de problèmes, le raisonnement
mathématique, le travail en groupe, la communication et l’attitude à l’égard des mathé-
matiques. Au besoin, servez-vous du tableau de corrélations proposé à l’annexe A.
• Demandez aux élèves de parcourir le terrain choisi en notant l’emplacement de points
de repère qu’ils jugent intéressants (arbres, bâtiments, lac, etc.) ainsi que les orienta-
tions (avec leur boussole) qu’ils jugent nécessaires au tracé d’un plan à l’échelle précis.
• Demandez aux élèves de trouver d’abord le nord avec leur boussole, puis de détermi-
ner l’orientation d’une droite de référence de leur choix (la précision est de rigueur).
• La première tâche à accomplir est d’esquisser les limites du terrain. À cette fin, les
élèves devront le délimiter par des poteaux numérotés plantés à chaque coin.
• Les élèves esquissent les emplacements relatifs d’objets tels que les bâtiments, les buis-
sons, les clôtures et les chemins et ils anticipent les points qu’ils devront localiser avec
exactitude. Ils indiquent si les points sont visibles les uns des autres. Par exemple, à la
figure 25, le poteau Z est visible des poteaux U et R, mais pas du poteau V. Ils pour-
raient joindre deux points non visibles l’un de l’autre par une ligne pointillée.
• De retour en classe, les élèves peuvent à présent se répartir les tâches. Par exemple, un
groupe peut prendre la responsabilité des limites du terrain de stationnement, un
autre groupe peut s’occuper de localiser les immeubles, un troisième peut se spécialiser
dans les dénivellations, etc.
288 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Tous les élèves devraient cependant participer à la localisation des limites extérieures
du terrain.
• Chaque groupe propose sa propre stratégie. Vous trouverez un exemple de stratégie à
la page 292.
• Observez les élèves et aidez-les à choisir la meilleure stratégie. Notez en particulier
comment ils abordent le problème. Vérifiez comment ils appliquent les concepts
géométriques et trigonométriques pour trouver et justifier des façons de calculer des
grandeurs non mesurables (voir la figure 25).
• Indiquez aux élèves qu’il existe plus d’une stratégie valable. Encouragez-les à trouver la
stratégie la plus appropriée et la plus sûre dans les circonstances.
• Discutez de la validité des stratégies proposées et incitez les élèves à apporter les cor-
rections nécessaires avant qu’ils se rendent sur le terrain pour prendre leurs mesures.
• Sur le terrain, assurez-vous que les élèves utilisent leurs instruments de mesure adé-
quatement et qu’ils suivent les étapes de leur stratégie.
• Encouragez les différents groupes d’élèves à échanger leurs données et à discuter de
leur exactitude.
• Assurez-vous que les élèves comprennent que la mesure d’une distance sur une surface
accidentée peut mener à des imprécisions.
• Aidez les élèves à prévoir la construction de triangles semblables lors du tracé de leur
plan à l’échelle, ce qui nécessitera de localiser certains points supplémentaires sur le
terrain.
• De retour en classe, les élèves élaborent leur plan à l’échelle sur des feuilles de papier
quadrillé, à l’aide d’instruments de géométrie (compas, règles, équerre). Faites-leur
remarquer l’importance d’utiliser un crayon bien aiguisé (un crayon épointé produira
des imprécisions notables).
• Rappelez aux élèves d’indiquer correctement l’échelle au bas du plan, le ou les points
fixes, la droite de référence et la légende. Encouragez-les dans la mesure du possible à
utiliser une latte (règle non graduée) et un compas à pointes sèches pour reporter les
distances sur le plan à l’échelle.
• Les élèves devraient commencer par les points les plus faciles, puis continuer en utili-
sant les résultats inscrits au tableau 7. Incitez les élèves à vérifier régulièrement
l’avance des travaux des autres groupes, à discuter des différences et à apporter les
corrections nécessaires.
Certains points sont probablement superflus, mais ils peuvent servir à vérifier l’exacti-
tude de l’emplacement des autres.
• Dans certains cas, vous noterez certainement des différences marquées entre les grou-
pes. Incitez les élèves à se fier aux résultats des mesures les plus précises.
• Pour les grandeurs non mesurables, demandez aux élèves de préparer des plans secon-
daires sur lesquels ils indiqueront leurs constructions et leurs calculs.
Mathématiques 9 • 289
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Légende
Z U
Buissons Mât
Forêt Poteau de
coin
Arbre
Nouvel
immeuble
Terrain de
stationnement
Ancien
M L immeuble
T
P Terrain
Mât de jeux
R Colline
Nord
W V
290 • Mathématiques 9
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Démarche :
• Après avoir réparti les tâches entre les diverses équipes (une équipe peut s’occuper
de mesurer un bâtiment et d’en déterminer l’emplacement, une autre équipe s’oc-
cupera de la topographie, etc.), répartissez les tâches particulières entre les membres
de votre équipe (un membre peut mesurer les distances, un autre les angles, etc.).
• Tous les groupes doivent prendre les mesures nécessaires pour déterminer les limi-
tes extérieures du terrain.
• Prenez le temps nécessaire pour revoir les stratégies que vous avez élaborées en
classe et effectuez les ajustements nécessaires au besoin.
Exemple d’une stratégie :
- Repérez tous les points sur le terrain dont l’emplacement doit être déterminé
avec exactitude (poteaux de coin, immeubles, terrain de jeux, buisson, colline,
etc.).
- Indiquez pour chacun des points s’il peut être « vu » d’un autre point.
- Choisissez un point fixe (par exemple, le mât de l’école).
- Choisissez une droite de référence et mesurez son orientation avec la boussole
avec le plus de précision possible. La droite peut passer par le point fixe ou vous
pouvez la choisir autrement. Par exemple, sur le plan de la figure 25, la direction
de la droite passant par le mât et le poteau de coin L du terrain de stationnement
est de 40° vers l’est (40° NE).
- Mesurez l’orientation des limites extérieures (bornes) du terrain et la longueur
des droites joignant les bornes. Cette opération doit être effectuée avec beaucoup
de précision (c’est pourquoi toutes les équipes doivent participer à cette opéra-
tion; les écarts éventuels entre les résultats seront ensuite discutés et une décision
sera prise par toute la classe). Certains points situés aux limites extérieures du
terrain serviront de points de vérification par la suite.
- Inscrivez les résultats dans le tableau 7.
• Dans l’exemple de la figure 25, on peut « voir » les points W, T, R, M, L et Z du
point de référence. Les distances et les angles peuvent être mesurés sur le terrain
avec un décamètre et une boussole. Les autres points ne peuvent pas être « vus » du
point fixe. Il faudra donc réaliser des constructions et des calculs supplémentaires
pour les représenter sur le plan avec exactitude.
Mathématiques 9 • 291
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Tableau 7
Mesures
Coin L 5 40 E
Coin M 9 330 E
Coin R 4 260 E
Coin Z 35 40 E
Coin U
Coin N
• Démarche détaillée pour calculer l’emplacement précis du coin U à partir du point fixe P
et du coin Z.
- Le point fixe P, le coin Z et le coin U forment un triangle rectangle.
- La distance PZ est mesurée directement avec le décamètre : 35 m.
- La distance ZU est mesurée directement avec le décamètre : 42 m.
- La distance PU est calculée en appliquant le théorème de Pythagore – réponse : 54,67 m.
- L’angle ZPU est calculé en utilisant le rapport de la tangente ZU/ZP et la fonction INV
TAN de la calculatrice – réponse : 50,2°.
Échelle 1 : 100
X Y N
Colline
W Buissons V
Mathématiques 9 • 293
Projet D : Plan à l’échelle d’un centre récréatif pour les jeunes
Démarche :
• En utilisant l’information contenue dans votre esquisse, indiquez d’abord le point
fixe et la droite de référence de façon à remplir la feuille de façon optimale (tous les
points doivent apparaître sur la même feuille). Indiquez l’orientation du nord et de
la droite de référence (en degrés). Préparez une légende facile à comprendre.
• Indiquez votre échelle au bas de la page. La droite de référence peut être graduée
selon l’échelle. Ainsi, vous pourrez reporter vos distances à l’aide d’un compas à
pointes sèches.
• Placez d’abord les points les plus importants avec une grande précision en vous
servant des données du tableau 7.
• Comparez régulièrement l’avancement de votre tracé avec celui d’autres équipes
pour repérer les erreurs et les corriger dès que possible.
• Il se peut que vous ayez localisé plusieurs points superflus. Servez-vous de cette
information pour vérifier l’exactitude de vos mesures. Vous constaterez peut-être
certains écarts. Dans ce cas, fiez-vous aux mesures que vous estimez les plus précises.
• Lorsque vous aurez à effectuer des calculs pour déterminer des distances ou des
angles non mesurables, faites-le sur des plans séparés numérotés où vous indiquerez
vos calculs et vos constructions intermédiaires. Indiquez ces informations sur votre
plan principal par des notes numérotées.
294 • Mathématiques 9
M A T H É M A T I Q U E S
Temps d’enseignement :
6 à 7 périodes d’une heure
Stratégies d’enseignement :
• Centres d’apprentissage
• Laboratoire de mathématiques
• Enseignement magistral
• Travail d’équipe
• Étude individuelle
Mathématiques 9 • 297
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Tour de
spaghettis et
guimauves
• Importance de
faire des plans
avant de construire
une structure
Tâche : tracer les plans
et construire un modèle
à l'échelle
Application des
concepts mathématiques
Activités 3 et 4 : Activité 6 :
Construction de Forces et leviers
tangentes et de
• Approfondisse-
Activités 1 et 2 : cercles tangents Activités 8 et 9 :
ment des transfor-
Construction • Acquisition du mations géométri- Modèles à
d'arcs et concept de lieu ques l'échelle
d'angles droits géométrique • Mesures sur des • Dessin de plans
• Révision des figures en deux d'objets en trois
propriétés des dimensions dimensions
triangles et des • Détermination
polygones des propriétés
• Révision des Activité 5 : Activité 7 : d'objets en trois
nombres Transformations Comstruction dimensions
rationnels et logotypes d'un dôme
• Compréhension géodésique
des transforma- • Approfondissement
tions géométri- des transformations
ques géométriques
• Mesures sur des
solides en trois
dimensions
Projet
Généralisation et application d'évaluation
des concepts dans des Modèle
contextes différents à l'échelle
298 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Sommaire du projet
Ce projet a pour but de familiariser les élèves avec la conception et le tracé de plans à
l’échelle précis d’un objet en trois dimensions en appliquant leur compréhension des
relations spatiales.
Au niveau mathématique, ce projet va permettre aux élèves d’acquérir des outils
mathématiques leur permettant de travailler avec les propriétés géométriques de
solides et avec les transformations géométriques. Ces outils vont les aider à simplifier
la tâche de construire des objets en trois dimensions à partir d’un ensemble complet
de plans ou vice-versa.
Au cours de la partie I, les élèves construisent une tour faite de spaghettis et de gui-
mauves. Ils tracent un plan à l’échelle et comparent leur plan à la réalité. Cette dé-
marche sensibilise les élèves à certains éléments à prendre en considération lors d’un
projet de construction.
La partie II est la phase d’acquisition des concepts mathématiques proprement dits.
Au cours de cette phase, les élèves passent de la réalité à une représentation mathéma-
tique de la réalité. Ce faisant :
• ils renforcent leur compréhension des propriétés des figures géométriques planes;
• ils acquièrent une connaissance fonctionnelle du concept de lieu géométrique d’un
point en préparant des designs et en construisant des courbes variées;
• ils intègrent les concepts reliés aux forces et relient ceux-ci aux propriétés géométri-
ques des triangles en vue de construire différents modèles de fermes;
• ils appliquent des concepts de géométrie analytique et de transformations géomé-
triques pour simplifier les travaux de construction.
La partie III est la phase de construction. Au cours de cette phase, les élèves passent
de la représentation mathématique à la réalité. Ce faisant :
• ils préparent un ensemble complet de plans à l’échelle;
• ils se servent des plans pour réaliser la construction du modèle à l’échelle.
Les élèves appliquent les concepts à la préparation d’un ensemble de plans à l’échelle
d’un objet qui leur est imposé (de la réalité à la représentation). Ils construisent en-
suite l’objet à partir des plans (de la représentation à la réalité).
Comprendre et concevoir des plans à l’échelle d’un objet en trois dimensions et
construire un objet à partir de plans sont des aptitudes que les élèves pourront utiliser
tout au long de leur vie. À la fin de cette unité, les élèves sont tenus de préparer un
ensemble complet de plans à l’échelle d’une structure portante de leur choix (par
exemple, un chevalet, un tréteau, une ferme) ou une structure de levage de leur choix
(par exemple, une grue ou un pont cantilever).
Demandez aux élèves d’effectuer une recherche sur les dispositifs mentionnés ci-
dessus et d’apporter des reproductions ou des photographies. En utilisant les plans
préparés par un groupe d’élèves, un autre groupe construira un modèle à l’échelle
d’une structure en grandeur nature capable de soulever un poids donné à une hauteur
donnée ou de supporter un poids donné. Les plans devraient assez complets et précis
Mathématiques 9 • 299
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
pour qu’il n’y ait aucune confusion ou erreur d’interprétation entre les deux équipes
(les concepteurs et les constructeurs).
Divisez la classe en un nombre pair d’équipes. Chaque équipe prépare les plans d’une
structure pour ensuite les soumettre à une autre équipe qui devra construire un mo-
dèle à l’échelle ou aux dimensions réelles selon les plans. Les élèves peuvent ensuite
discuter de la façon dont les plans ont été suivis lors de la construction.
Le poids que le dispositif est censé soulever ou soutenir, la hauteur à laquelle le dispo-
sitif est censé soulever le poids et les caractéristiques des structures auront été déter-
minés par les équipes de conception et clairement indiqués sur les plans.
Ce projet peut être considéré soit comme une unité autonome, soit comme une étape
dans la production du modèle à l’échelle d’une ou de plusieurs composantes du
centre récréatif (en combinant les activités des projets C et D). Dans le premier cas, à
la fin de l’unité, les élèves devront présenter un rapport sur la construction de la
structure portante ou de levage. Par la suite, les élèves peuvent se spécialiser dans la
production de plans à l’échelle d’un bâtiment ou d’une structure de leur choix. Ils
réaliseront un modèle à l’échelle en carton d’une composante du centre dans le cadre
du projet de classe consistant à préparer une proposition pour la construction d’un
centre récréatif pour les jeunes.
300 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Partie I : Introduction
But :
Au cours de cette phase, les élèves vont réaliser l’importance d’avoir un plan précis
avant d’aborder la construction d’une structure. Qu’il s’agisse de construire une
cabane d’oiseaux, un meuble ou une niche, ou simplement de rénover une chambre à
coucher, il faut élaborer un plan à l’échelle et, dans certains cas, une maquette à
l’échelle.
Le plan doit être aussi précis que possible tout en permettant des ajustements au
cours de la construction. Le plan sert également à dresser la liste des matériaux et des
outils nécessaires à la réalisation du projet.
Un plan est une représentation abstraite de la réalité établie à partir de règles et de
symboles; une maquette peut constituer une étape intermédiaire entre la représenta-
tion et la réalité. La maquette donne une idée de la forme du produit final.
L’absence d’un plan précis ou d’une maquette à l’échelle peut réserver des surprises
lors de la réalisation du produit final. En général, une simple ébauche ou un croquis
ne suffit pas. Dans le cas du réaménagement d’une chambre par exemple, il se peut
fort bien que si on se contente d’une simple ébauche montrant la disposition générale
des meubles dans la chambre, il s’avère impossible de placer le bureau ou le lit à
l’emplacement désiré.
But :
Réaliser l’importance de tracer des plans précis avant d’entreprendre un projet de
construction. Les élèves conçoivent un plan à l’échelle à partir duquel ils construiront
une tour ou un pont à l’aide de spaghettis et de guimauves. Ils construisent la struc-
ture en suivant le plan.
Matériaux :
• un sac de guimauves
• un paquet de spaghettis
• un mètre-ruban ou une règle
Démarche :
• Les élèves travaillent par groupes de deux.
• Les élèves construisent une tour ou un pont avec les spaghettis et les guimauves
fournis (en nombre limité ou non).
Mathématiques 9 • 301
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• À la fin de l’activité, les élèves font un parallèle entre leur projet de tour et les
projets de construction qu’ils ont entrepris dans le passé (par exemple, rénovation
de leur chambre, construction d’une étagère, d’une cabane d’oiseaux, d’une niche).
Ils devraient notamment discuter des difficultés qu’ils ont rencontrées lors de ces
projets.
302 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Indiquez aux élèves ce que vous attendez d’eux à la fin de cette unité et les critères
qui serviront à évaluer leur apprentissage. La classe pourrait établir les critères
d’évaluation avec vous : les critères devraient viser à évaluer l’atteinte d’objectifs de
mathématiques tant au niveau de la compréhension des concepts (par exemple, les
propriétés des triangles) qu’au niveau de l’aptitude à utiliser des techniques de
calcul (par exemple, les opérations sur les nombres rationnels).
• Au besoin, passez brièvement en revue les concepts de base reliés aux triangles et
aux polygones. Les élèves devraient avoir une connaissance pratique des techniques
permettant de mesurer le périmètre et l’aire de polygones réguliers, ainsi que l’aire
des surfaces latérales et le volume de polyèdres. Ils devraient également être capa-
bles d’appliquer les techniques d’agrandissement et de réduction à l’échelle de
figures géométriques.
• Énumérez les différents concepts et techniques mathématiques (et physiques si le
projet est mené conjointement avec l’enseignant de sciences) que les élèves explore-
ront au cours de l’unité et rattachez-les au projet en vous servant de l’organi-
gramme de la page 298. La classe pourrait alors établir un plan d’action qui
permettra aux élèves de mener à bien leur projet : d’abord, le tracé des plans, puis
la construction selon les plans d’un autre groupe.
• La classe établira les caractéristiques des structures sous la forme de critères de
qualité. Individuellement, les élèves établiront les caractéristiques qui seront pro-
pres à leur projet dans le respect des critères de la classe (par exemple, ce qui doit
être soulevé ou porté, les dimensions, la nature des matériaux).
• Finalement, l’introduction des concepts peut être facilitée par des activités comme
celles-ci :
- Présentez des exemples de plans à l’échelle comme celui de la figure 3, page 304.
Vous pouvez demander à un architecte ou à un constructeur de bateaux de vous
en prêter. La classe peut discuter des différents aspects de ces plans. Dans l’exem-
ple du traversier, on peut remarquer trois types de plans : vue de profil, profil
hors-bord, vue de haut.
- Demandez à un architecte ou à un entrepreneur en construction de venir faire
un bref exposé sur l’importance des plans. Au préalable, demandez aux élèves de
préparer une série de questions.
- Trouvez (sur Internet par exemple) des exemples de structures de levage utilisées
dans la construction de monuments historiques (les pyramides d’Égypte, les
temples grecs, les cathédrales du Moyen-Âge).
Mathématiques 9 • 303
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Vue de profil
Profil hors-bord
Vue de haut
304 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
2. Plan d’action
a) Décrivez votre projet de construction.
Mathématiques 9 • 305
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
b) Établissez une liste des matériaux et des outils nécessaires à la réalisation de votre
projet.
c) Échéancier du projet.
Complétez le tableau suivant.
Tableau 1
Échéancier du projet
306 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Mathématiques 9 • 307
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
4. En quoi la structure que vous avez construite est-elle semblable à celle que vous
aviez projeté de construire?
5. En quoi la structure que vous avez construite est-elle différente de celle que vous
aviez projeté de construire?
308 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Dans cette partie, les élèves acquièrent les concepts et les techniques mathématiques
nécessaires à la réalisation de leur projet de construction. Au plan pédagogique, les
élèves passent de la réalité à la représentation de la réalité en accomplissant une série de
neuf activités qui vont leur permettre :
• de renforcer leur compréhension des propriétés des figures planes;
• d’acquérir une compréhension fonctionnelle (plutôt que rigoureuse ou formelle) du
concept de « lieu géométrique d’un point » en préparant des designs et en construi-
sant des courbes diverses utiles dans le tracé de plans;
• d’intégrer le concept de force et de le rattacher à la géométrie du triangle en cons-
truisant différents modèles de fermes;
• d’appliquer des notions de géométrie analytique et des techniques de transformations
géométriques dans le but de simplifier le tracé des plans et la construction de solides.
Au cours des deux premières activités, « Construction d’arcs de cercle » et « Construc-
tion d’angles droits », les élèves explorent diverses techniques de construction géométri-
que mettant en jeu des polygones et le calcul du périmètre de l’aire de figures planes.
Ces techniques de construction nécessitent la compréhension de certains concepts
mathématiques. Au cours des activités, l’enseignant devrait informer les élèves des idées
mathématiques sous-jacentes à ces techniques de construction au fur et à mesure que se
présente une interrogation (par exemple, pourquoi cet angle est-il un angle droit?). Ces
activités permettent également aux élèves d’appliquer des notions reliées aux nombres
rationnels et à la reconnaissance de régularités.
Au cours des trois activités suivantes, « Construction de tangentes à un cercle », « Cons-
truction de cercles tangents » et « Transformations et logotypes », les élèves explorent le
concept de lieu géométrique d’un point ainsi que différentes formes géométriques
contenant des portions de cercle.
À la suite de ces activités, les élèves sont en mesure de construire géométriquement un
design ou un logotype en appliquant leurs connaissances en géométrie analytique, leur
aptitude à reconnaître des régularités et les techniques de transformation géométrique.
Au cours des deux activités suivantes, « Forces et leviers » et « Construction d’un dôme
géodésique », les élèves construisent et analysent des structures solides. Ils déterminent
comment évaluer le stress subi par une structure formée d’éléments rigides attachés
entre eux pour former une ferme. De telles structures se rencontrent partout : ponts,
édifices, bateaux.
Les deux dernières activités de cette partie concernent le projet de construction propre-
ment dit. Les élèves revoient d’abord les différents solides géométriques (prismes,
cylindres, cônes), puis ils les représentent en perspective et en dressent les plans.
Mathématiques 9 • 309
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Les élèves construisent un cintre de dimensions imposées ou un modèle en carton
d’une structure en forme d’arc (arche) dont la flèche est donnée afin de réviser les
propriétés des triangles et des cercles.
Matériaux :
• Ficelle
• Deux morceaux de bois (1,5 cm 5 cm 60 cm)
• Un serre-joint
• Un mètre ruban
• Un morceau de craie
• Un mètre de fil métallique
Démarche :
• Révisez avec les élèves la façon de construire un triangle dont la longueur des trois
côtés est connue. La figure 4 indique la façon de procéder avec un bout de ficelle et
une craie ou un crayon.
Rayon de 6 cm Craie ou
crayon
Rayon de 5 cm
Ficelle
7 cm
Échelle 1 : 10
1 2 3 4 5 6 7
310 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Figure 5 : Arches
B C
X X
A 1. Tracer AB et BC.
X
2. Construire les médiatrices des segments
AB et BC.
3. L'intersection des deux médiatrices est
le centre du cercle passant par A, B et C.
Centre
O
Mathématiques 9 • 311
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Demandez aux élèves de proposer d’autres façons de tracer un cintre (ils devraient
réaliser que l’emplacement du centre et la longueur du rayon sont les deux élé-
ments à connaître). Lorsque le rayon est relativement petit, la méthode ci-dessus
est assez précise. Lorsque le rayon est grand, il est préférable d’utiliser la méthode
suivante :
- Attachez fermement deux lattes de bois à l’aide d’un serre-joint ou d’un boulon
et d’un écrou de façon à ce que l’angle AEB ne varie pas.
- En faisant glisser les bords des lattes sur les points A et B, le point D commun
aux deux bords décrit l’arc de cercle recherché.
- Attachez un bout de ficelle aux points A et B en la laissant lâche (voir la figure 6)
et demandez aux élèves de décrire la courbe obtenue en faisant glisser le point C
de A vers B. Faites varier la longueur de la ficelle.
- La distance DE s’appelle la flèche (ou hauteur) du cintre et la distance AB est la
largeur.
E
Craie
A C Ficelle lâche B
D
312 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Tracez le plan à l’échelle (échelle 1 : 2) d’un cintre dans l’espace réservé ci-dessous.
Les dimensions doivent être celles d’un cintre normal.
Mathématiques 9 • 313
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Tracez le plan à l’échelle (échelle 1 : 10) de l’arche d’un pont de 2 mètres de largeur
dont la flèche mesure 0,20 m de haut.
314 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Mathématiques 9 • 315
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Le but de cette activité est de faire prendre conscience aux élèves de l’importance de
la précision des mesures d’angles dans un projet de construction. Au cours de cette
activité, les élèves appliquent les propriétés des triangles rectangles et des rapports
trigonométriques et mettent en pratique des stratégies de mesure.
Matériaux :
• Ficelle
• Mètre ruban
• Morceau de craie ou crayon
Démarche :
• Révisez avec les élèves le théorème de Pythagore ainsi que les concepts reliés aux
polygones. Une révision des régularités et des nombres rationnels serait également
souhaitable.
• Demandez aux élèves de mesurer les dimensions et les angles de leur chambre, de la
classe ou du gymnase et d’indiquer la précision de leur mesure (à tant de centimè-
tres ou de millimètres près, et à tant de degrés près pour les angles).
• Demandez ensuite aux élèves de choisir un coin de la pièce et d’imaginer une façon
pratique de déterminer l’exactitude de l’angle droit que font les deux murs formant
le coin.
• Demandez aux élèves d’imaginer des situations où il est important de mesurer un
angle avec un degré de précision donné et d’imaginer quelles seraient les consé-
quences de l’absence de précision dans la mesure d’un angle. Demandez-leur par
exemple de discuter de ce qui se passerait si on utilisait une équerre de menuisier
de 60 cm pour vérifier si l’angle entre deux murs d’une pièce est bien un angle
droit. Demandez aux élèves de proposer d’autres stratégies pour vérifier la précision
d’un angle droit dans des situations semblables.
316 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Proposez ensuite la démarche suivante aux élèves (voir la figure 7 : Angles droits) :
- Les élèves mesurent une distance horizontale de 4 m sur un des murs de la pièce
et localisent ainsi le point A. Ils mesurent une distance de 3 m sur le mur adja-
cent et localisent le point B.
- Ils mesurent la distance AB.
- Si la distance AB est égale à 5 m, l’angle est droit. Si la distance est supérieure à
5 m, l’angle est obtus. Si la distance est inférieure à 5 m, l’angle est aigu.
- Les élèves discutent de cette méthode de vérification. Assurez-vous que les élèves
relient cette méthode au théorème de Pythagore (25 16 9).
- Comme extension, les élèves pourraient déterminer quelle est la marge d’erreur
sur l’angle suite à une erreur de mesure donnée des distances (par exemple, 3 m à
1 cm près).
3m B
4m
5m Étapes :
1. Mesurer 4 m sur le mur et
indiquer le point A.
A 2. Mesurer 3 m sur le mur
adjacent et indiquer le point B.
3. Tracer AB.
4. Mesurer AB.
Mathématiques 9 • 317
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Construction géométrique :
• Demandez aux élèves de construire un rectangle dont on connaît la longueur d’un côté et
l’aire en utilisant uniquement une ficelle et un mètre ruban. Cette activité peut être réalisée
sur le plancher de la salle de classe, dans le gymnase ou sur le terrain de stationnement.
• Demandez d’abord aux élèves de proposer une méthode de construction et de la justifier.
Après avoir discuté des méthodes proposées (en particulier en ce qui touche la précision des
angles droits), donnez-leur les instructions suivantes (voir la figure 8 : Construction d’un rec-
tangle) :
- Calculez la longueur du côté inconnu en utilisant la formule de l’aire d’un rectangle (par
exemple, si a 5 m et que l’aire est de 30 m2, alors la longueur du côté inconnu est 6 m).
- Tracer le premier côté sur le sol et prolongez-le vers la gauche.
- À l’aide de la ficelle, tracez un cercle de centre A de façon à ce qu’il coupe le côté aux points B
et C.
- Avec B et C comme centres, tracez des arcs de cercle de même rayon (ce rayon doit être plus
grand que la longueur AB). Soient E et F les points d’intersection des deux arcs.
- Tracez le segment EF et prolongez-le suffisamment. Cette droite est perpendiculaire à AB.
- Portez la longueur du deuxième côté sur le segment perpendiculaire pour obtenir le point G.
- Utilisez la même méthode pour tracer la perpendiculaire à AG avec G comme pied (cette
droite sera parallèle à AB).
- Portez la distance AB sur cette dernière droite et complétez le rectangle en joignant le point
ainsi obtenu au point B.
6m
C A 5m B
318 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Étapes :
1. Tracer les diagonales du carré.
2. Tracer des cercles de rayon égal
à la moitié de la diagonale.
3. Joindre les intersections deux à
deux pour construire l'octogone.
Étapes :
1. Tracer les diagonales du carré.
2. Inscrire la circonférence dans
le carré.
3. Tracer les tangentes au cercle
aux points d'intersection du
cercle et des diagonales. Les
points d'intersection des tangentes
avec le carré sont les sommets
de l'octogone.
Mathématiques 9 • 319
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Demandez aux élèves d’imaginer une façon de construire sur le sol un hexagone
régulier de 2 m de côté et, à partir de ce polygone, de construire un dodécagone
régulier (12 côtés égaux), un carré, un octogone et un triangle équilatéral (voir la
figure 11 : Construction de polygones réguliers).
• Vous pouvez guider les élèves en leur proposant de tracer un cercle de 2 m de
rayon. Cette longueur sera la longueur du côté de l’hexagone régulier (demandez
aux élèves de justifier cette assertion).
• Demandez aux élèves de mesurer le périmètre et l’aire de l’hexagone et de les expri-
mer en fonction du rayon.
• Les élèves peuvent ensuite construire les autres polygones en joignant les sommets
deux à deux (pour le triangle), en divisant en deux les côtés de l’hexagone (pour le
dodécagone), en joignant les sommets de ce dernier trois par trois (pour le carré),
et ainsi de suite. Pour chaque polygone, demandez aux élèves de calculer le périmè-
tre et l’aire et de les exprimer en fonction du rayon du cercle.
• Les élèves remplissent la feuille d’activités « Polygones réguliers inscrits dans un
cercle de 2 m de rayon » et répondent aux questions.
• Comme exercice, les élèves peuvent tracer un octogone sur une feuille de papier à
partir d’un carré de 78 mm de côté ainsi qu’un octogone régulier dont le côté
mesure 50 mm.
320 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Prolongement :
• Demandez aux élèves de proposer une méthode pour tracer un pentagone régulier
et un décagone régulier, tous deux inscrits dans un cercle de 2 m de rayon (voir la
figure 12 : Construction d’un pentagone et d’un décagone réguliers). Discutez des
méthodes proposées avant de leur suggérer la méthode suivante :
- Tracez un cercle de 2 m de rayon et de centre O. Tracez un diamètre AB (droite
passant par le centre O).
- Utilisez la méthode de construction d’un rectangle pour tracer un diamètre
perpendiculaire CD.
- Avec la ficelle, déterminez le milieu M de OB en traçant deux arcs de cercle de
part et d’autre de OB en prenant O et B comme centres.
- Tracez un cercle de centre M et de rayon CM. Ce cercle coupe le diamètre AB au
point N.
- La longueur CN est la longueur du côté du pentagone régulier. Reportez CN
cinq fois sur le cercle et joignez les points pour former le pentagone.
- En divisant les côtés du pentagone en deux, les élèves pourront alors construire
le décagone (il est important de n’utiliser la ficelle que pour déterminer le milieu
des segments).
- Demandez aux élèves de calculer le périmètre et l’aire des deux polygones et de
compléter le tableau 3 de la feuille d’activités en supposant que le cercle circons-
crit fait 2 m de rayon.
e
gon
ne
nta
go
pe
éca
du
tag ôté
ôté
d
pen u c
C
e
du
on
du eur d
té
Cô
gu
Lon
O
A N Centre M B
D 2m
Mathématiques 9 • 321
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• De quelle façon le manque de précision dans la construction d’un angle droit va-t-
il affecter la longueur des côtés d’un rectangle de grande dimension (par exemple,
un terrain de football, les fondations d’un immeuble)?
• Estimez la différence de longueur entre les deux côtés parallèles d’un rectangle (la
longueur désirée est de 35 m) découlant d’une erreur ou d’une imprécision dans la
mesure de l’angle droit (par exemple, 1°, 2°, 1/2°). Complétez le tableau 2 : Consé-
Tableau 2
322 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Mathématiques 9 • 323
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
324 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Tableau 3
Mesures de polygones
3
4
5
6
8
10
12
7
9
11
24
• Vous désirez tailler un poteau de section octogonale régulière. Vous disposez d’un
billot cylindrique de 30 cm de diamètre et de 1 m de long. Comment allez-vous
procéder?
Mathématiques 9 • 325
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Au cours de cette activité, les élèves explorent les propriétés des tangentes à un cercle
dans un contexte de construction. Les connaissances acquises au cours de cette explo-
ration leur serviront à reconnaître les éléments de symétrie des figures géométriques
et à explorer le concept de lieu géométrique dans un contexte réel.
Matériaux :
• Compas
• Règle
• Équerre (facultatif )
• Papier graphique
• Logiciel de géométrie
Démarche :
• Demandez aux élèves de trouver des situations réelles où il est important de tracer
des figures complexes et esthétiques (par exemple, le design d’un logotype, l’amé-
nagement paysager, la peinture, la sculpture, le vitrail, la décoration intérieure).
• Demandez aux élèves de trouver des logotypes de sociétés et de tenter de les repro-
duire. Demandez-leur d’esquisser un logotype de leur choix. Faites-leur préciser
quelles connaissances et techniques ils jugent nécessaires à l’élaboration d’une
esquisse à l’échelle de leur logotype et à la construction d’un modèle réduit en trois
dimensions en carton. Invitez les élèves à proposer diverses façons de réaliser cette
tâche (par exemple, à l’aide d’un logiciel d’infographie).
• Demandez aux élèves de trouver un exemple de logotype fait de courbes complexes
et harmonieuses et de proposer une méthode pour en dresser le plan à l’échelle. Le
plan doit contenir tous les détails (mesures de longueur, angles, etc.) nécessaires à
une reproduction exacte du logotype.
Signalez aux élèves que dans la plupart des cas, il faudra tracer des tangentes à
certaines courbes ou tracer une courbe tangente à une droite ou à une autre
courbe, en particulier pour raccorder des courbes de façon harmonieuse.
• La figure 13 ci-contre indique les dimensions, les angles et les lignes de construc-
tion temporaires nécessaires à la construction du gouvernail d’une petite embarca-
tion. Dans cet exemple, il est clair qu’il faudra tracer des tangentes.
• Demandez aux élèves de proposer une façon de tracer une droite tangente à un
cercle en un point donné du cercle. Demandez-leur ensuite de proposer une mé-
thode pour tracer un cercle tangent à une droite en un point donné de la droite.
Faites préciser aux élèves les difficultés qu’ils prévoient rencontrer dans la réalisa-
tion de ces constructions géométriques.
326 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Rayon 0,6 cm
Rayon 1 cm
• Proposez aux élèves des techniques pour réaliser les constructions suivantes :
- Tracer une tangente à un cercle en un point donné (figure 14 : Comment tracer
une tangente à un cercle).
- Tracer un arc de cercle tangent à une droite en un point donné de la droite
(figure 15 : Comment tracer un arc de cercle tangent à une droite).
- Tracer une tangente à un cercle passant par un point donné extérieur au cercle
(figure 16 : Comment tracer un arc de cercle 1).
Étapes :
2
1. Tracer OT et prolonger le segment.
2. Tracer un cercle de centre T et de rayon
OT pour déterminer le point 2.
3. Tracer la perpendiculaire à OT de la
façon habituelle (construction du
T
rectangle).
1 Rayon du
cercle : 64 mm
Mathématiques 9 • 327
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Rayon du cercle
64 mm
O
A B
Étapes :
1. Construire la médiatrice du segment AB.
2. Porter une longueur de 64 mm sur la
médiatrice (point O). O est le centre de
l'arc de cercle recherché.
O M A
Étapes :
1. Tracer AO.
2. Déterminer le cenre du segment AO
(par la méthode de la médiatrice).
3. Tracer le cercle de centre M et de
rayon MA.
4. Tracer la tangente AT (deux solutions).
328 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Invitez les élèves à raccorder deux droites par un arc de cercle de façon à ce que les
raccords soient le plus précis possible (voir la figure 17 : Comment tracer un arc de
cercle 2 : Arc raccordant deux droites perpendiculaires, et la figure 18 : Comment
tracer un arc de cercle 3 : Arc raccordant deux droites parallèles).
P Étapes :
1. Tracer un cercle de 4 cm de
E
rayon et de centre O.
2. Tracer les perpendiculaires
des segments AB et CD aux
points E et F respectivement.
3. L'intersection P des deux
perpendiculaires est le centre
de l'arc de raccordement.
O
C F D
A B
Tracer
C D
Étapes : Tracer
1. Tracer les deux droites parallèles AB et CD.
2. Le rayon du cercle équivaut à la moitié de la distance entre les droites AB et CD.
Mathématiques 9 • 329
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Rayon du cercle
A
4 cm
B
4 cm
O
Centre
4 cm D
Étapes :
1. Tracer des droites parallèles à AB et CD
C à 4 cm de distance.
2. O est l'intersection des deux parallèles
à AB et CD.
3. Tracer les segments OR et OT perpendiculaires
à AB et CD respectivement.
4. Tracer l'arc de cercle de centre O.
330 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Figure 20 : Situation no 1
Centre situé à 45 mm
A 30 mm B
- Tracez les arrondis dans les deux cas suivants (figures 21 et 22).
Figure 21 : Situation no 2
150 mm
40 mm
150 mm
Figure 22 : Situation no 3
100 mm
20 mm
30 mm
Mathématiques 9 • 331
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Cette activité est la suite de l’activité précédente. Les élèves mettent en pratique les
connaissances et les techniques acquises au sujet des propriétés du cercle et du con-
cept de lieu géométrique d’un point dans le but de créer des designs plus complexes
en utilisant la géométrie analytique et les transformations.
Matériaux :
• Compas
• Règle
• Équerre (facultatif )
• Papier graphique
• Logiciel de géométrie
Démarche :
• Demandez aux élèves de trouver des exemples de courbes permettant de raccorder
deux cercles tel qu’illustré à la figure 23 : Raccordement de deux cercles par un arc.
Demandez-leur de proposer une démarche permettant de tracer les plans à l’échelle
d’un design impliquant une telle situation.
• Discutez de la figure 23 avec les élèves et demandez-leur de proposer une techni-
que de construction géométrique appropriée.
• Demandez aux élèves de trouver une illustration d’une hélice de bateau et d’exami-
ner les raccords entre les courbes.
• Distribuez aux élèves la feuille d’activités « Raccordement de courbes ».
Reproduire
par rabattement
332 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
1a. Tracez un arc tangent à un arc donné passant par un point donné lorsque le rayon
est connu.
C O 2,5 cm
Mathématiques 9 • 333
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
1b. Tracez un arc tangent à un arc donné passant par un point donné lorsque le point
de contact est connu.
5 cm
M
R
O 2,5 cm
Étapes :
1. Tracer un cercle de centre O et de 2,5 cm de rayon.
2. R est le point de contact de deux arcs de cercle.
3. Tracer les segments OR et PR.
4. Tracer la médiatrice de PR.
5. Le centre C est à l'intersection de la médiatrice et de la droite OR.
334 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
4 cm 6 cm
O' O
Étapes :
1. Tracer un arc de cercle de centre O et de 6 5 11 cm de rayon.
2. Tracer un second arc de cercle de centre O' et de 4 5 9 cm de rayon.
3. C est le point d'intersection entre les arcs et le centre recherché de l'arc de
raccordement.
4. Avant de tracer l'arc de raccordement, joindre CO et CO' afin d'obtenir les
points de contact.
Mathématiques 9 • 335
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
C
3 cm
O cm
cm 10
3 cm 7
7 cm
A B
336 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
O 3 cm
A R B
Mathématiques 9 • 337
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Matériaux :
• Compas
• Règle
• Équerre (facultatif )
• Papier graphique
• Logiciel de géométrie
Démarche :
• Demandez aux élèves de s’exercer à appliquer les transformations géométriques (trans-
lations, rotations, rabattements, élargissements et réductions à l’échelle) sur les figures
qu’ils ont tracées au cours des activités précédentes et reproduites sur carton.
• Encouragez les élèves à placer leur modèle en carton sur du papier quadrillé et à cons-
truire diverses images en utilisant les concepts de la géométrie analytique.
• Les élèves peuvent également reproduire fidèlement leurs constructions à l’aide d’un
logiciel graphique. Encouragez-les à effectuer diverses transformations pour former des
figures de plus en plus complexes.
• Une fois la suite de transformations effectuée sur une figure, demandez à chaque élève de
donner à un partenaire l’image originale et son image finale. Celui-ci devra alors recon-
naître les transformations utilisées et l’ordre dans lequel elles ont été effectuées.
• Les élèves pourraient reproduire leur figure sur le stationnement de l’école avec un
facteur d’élargissement donné.
Exercices :
• Tracez un arc de cercle de 20 mm de rayon tangent à un arc de 30 mm de rayon. Indi-
quez toutes les étapes.
• Tracez une droite verticale et un cercle dont le centre est situé à 25 mm de la droite. Rac-
cordez la droite au cercle par un arc de cercle de 12 mm de rayon. Indiquez toutes les
étapes.
• En équipes de deux, choisissez une proue et une poupe parmi celles illustrées dans la
feuille d’activités « Modèles de proues et de poupes ». Raccordez la proue à la poupe
par une courbe aussi harmonieuse que possible. Dessinez le modèle sur du carton et
découpez-le.
Prolongement : Courbes qui ne sont pas des cercles
Comment tracer des courbes employées couramment en conception graphique (voir les
figures 29 à 33).
338 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Figure 29 : Ogive 1
A H B
r AB AB
AB est l'ouverture.
HC est la hauteur.
C est le sommet.
Avec A et B pour centres, tracer des
cercles de rayon AB.
Figure 30 : Ogive 2
C
D A H B E
AB est l'ouverture.
HC est la hauteur.
C est le sommet.
Avec D et E (HD HE) pour centres, tracer des cercles de rayon r DB.
Mathématiques 9 • 339
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
A D
E
C F
L'arc rampant est composé de deux arcs raccordés entre eux et tangents
à trois droites données (deux verticales et une oblique).
Étapes :
1. M est le point de raccordement; porter AM en AC et BM en BD.
2. Élever des perpendiculaires aux points C, M et D.
3. E et F sont les centres des arcs recherchés.
340 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
R F T
A 1 D 3 B
Étapes :
1. AB est l'ouverture et CD est la hauteur (ou flèche) de l'anse de panier.
2. Tracer un demi-cercle de rayon AD et de centre D.
3. CE est la différence entre la moitié de l'ouverture et de la hauteur.
4. Tracer le cercle de rayon CE et de centre C.
5. Tracer AC.
6. Au milieu de AF, élever la perpendiculaire pour donner les points 1 et 2
sur les axes.
7. Porter le point 3 tel que D 3 1 D.
8. Les points 1, 2 et 3 sont les centres des arcs de cercle.
9. Tracer AR, RC, CT et TB.
Mathématiques 9 • 341
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Figure 33 : Ellipse
C
P
A F O F’ B
Soit :
AB 14 cm
CD 8 cm
AO est la moitié du grand axe
Étapes :
1. Tracer un cercle de centre C et de rayon égal à AO (7 cm) pour trouver les
points F et F' (foyers de l'ellipse).
2. Attacher les extrémités d'une ficelle de longueur AB (14 cm) aux foyers F et F'.
3. Garder la ficelle tendue et tracer l'ellipse.
342 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Cette activité a pour but d’amener les élèves à relier les propriétés géométriques des
triangles aux forces physiques qui agissent sur une structure. Les forces de compres-
sion et de tension sont les deux types de force qui agissent sur les structures et dont
l’action combinée rend la structure stable (en équilibre) ou instable (en déséquilibre).
Matériel et équipement :
(par équipe de deux élèves)
• Un ensemble de poids de 100 g, 500 g et 1 kg
• Un ensemble de barres rigides de différentes longueurs (par exemple, des lattes de
bois de 2,5 cm 2,5 cm)
• Un mètre gradué
• Un ensemble de dynamomètres
• De la ficelle
• Un assortiment de serre-joints
Démarche :
On aura avantage à effectuer cette activité en collaboration avec l’enseignant de scien-
ces, ce qui serait l’occasion d’intégrer harmonieusement les deux matières.
• Présentez aux élèves la figure 34 : Diagramme des forces 1. Expliquez les termes
« tension » et « compression » :
- La tension qui se manifeste dans une structure est une force de traction qui étire
les matériaux. On peut observer les effets de la tension sur des structures comme
les ponts de corde, les fils électriques tendus entre deux poteaux, les tendeurs
d’une tente, les ponts suspendus, les câbles d’un téléphérique.
- La compression est une force de poussée qui comprime les matériaux et les
composantes. On peut observer les effets de la compression dans des structures
comme les pyramides d’Égypte, les poteaux de téléphone (compression verti-
cale), les arches de ponts, les troncs d’arbre… et les guimauves écrasées.
• À partir des structures nommées ci-dessus, demandez aux élèves de donner des
exemples de forces et voyez avec eux si ce sont des forces de tension ou de compres-
sion. Mentionnez aux élèves que les forces agissent partout autour de nous; l’ab-
sence de force ou une force nette nulle amène un état d’équilibre.
• Revoyez brièvement les caractéristiques des forces (direction, grandeur et point
d’application). Les élèves pourraient utiliser un dynamomètre dans différents
contextes et reconnaître la grandeur, la direction et l’emplacement du point d’ap-
plication (par exemple, soulever un objet avec le dynamomètre, tirer un objet avec
le dynamomètre dans une direction donnée.
• Si vous disposez d’un jeu de poulies, vous pourriez inviter les élèves à concevoir
divers montages et à utiliser le dynamomètre pour soulever un objet de différentes
façons. Ils dessineront ensuite le diagramme des forces.
Mathématiques 9 • 343
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
1000 kg
10 kg
Tension
Compression
200 g 300 g ?
200 g 200 g
1 cm = 100 g 400 g
• Revoyez avec les élèves la loi des leviers à l’aide d’un mètre de bois et de poids de
diverses masses. L’enseignant peut s’inspirer des exemples donnés à la figure 35 :
Diagramme des forces 2.
• Discutez avec les élèves du principe de l’action et de la réaction : chaque force
(action) est contrecarrée par une force d’égale grandeur mais dirigée en sens in-
verse. Discutez de la conséquence du principe de l’équilibre des forces : tout objet
reste en équilibre si la somme des forces appliquées est nulle (si la force nette est
égale à zéro).
344 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
30˚
1 kg
Mathématiques 9 • 345
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Déterminez les composantes d’une force dans les situations illustrées par la figure 37.
• Utilisez des lattes de bois pour supporter une masse de 5 kg, tel qu’illustré à la figu-
re 37 :
- Demandez aux élèves de dessiner un diagramme des forces à l’échelle pour cha-
cune des situations.
- Demandez aux élèves de trouver la structure la plus stable en tenant compte de la
résistance des lattes à la compression axiale.
- Les élèves pourraient vérifier leurs réponses en utilisant des spaghettis (ceci per-
met un retour sur l’activité de mise en train de la partie I : « Construction d’une
tour »).
a) 5 kg b) 5 kg
c) 5 kg d) 5 kg
• Les élèves doivent résoudre les problèmes proposés dans la feuille d’activités « Repré-
sentation des forces ». Dans chaque problème, les élèves doivent représenter la situa-
tion par un diagramme des forces à l’échelle.
Les calculs relatifs aux grandeurs des composantes doivent être effectués en appli-
quant le théorème de Pythagore et les rapports trigonométriques.
346 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Complétez les diagrammes des forces ci-dessous en indiquant les grandeurs et direc-
tions des composantes de la force appliquée le long des tiges.
(1) (2)
30˚
30˚
100g
100g
(3) (4)
45˚
100g
45˚
100g
Mathématiques 9 • 347
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Au cours de cette activité, les élèves trouveront des exemples de structures géodési-
ques et en examinent les propriétés géométriques. On pourra trouver de ces exemples
sur Internet. Les élèves chercheront également des structures géodésiques dans le
monde qui les entoure.
L’activité consiste à construire un dôme géodésique dont les membrures sont des
rouleaux de papier journal de longueur donnée. Lors de la construction, les élèves
explorent les tensions et compressions subies par les membrures aux différents points
d’attache. Ils analysent l’avantage d’une structure géodésique comparativement à une
structure traditionnelle.
Matériel et équipement :
(par équipe de deux ou trois élèves)
• Quatre à cinq journaux (grand format)
• Un manche à balai
• Une agrafeuse
• De la peinture (deux couleurs : bleu et rouge)
• De la ficelle
• Un morceau de craie
Démarche :
• Pour l’illustration des étapes de la construction, voir les figures 39 et 40 : Étapes de
la construction d’un dôme géodésique.
• Étape 1 : Préparation des membrures
Les élèves roulent les feuilles de journal autour du manche à balai pour former au
moins 75 rouleaux de 75 cm de long. Ils coupent ensuite 35 de ces rouleaux à 71 cm
de long et les 30 autres à 60 cm de long, en laissant 1 cm de plus à chaque extré-
mité pour permettre d’agrafer les rouleaux entre eux.
• Étape 2 : Traçage de la base du dôme sur le plancher
Les élèves dessinent sur le plancher un cercle de rayon suffisant pour pouvoir y
inscrire un décagone de 65 cm de côté (voir l’activité sur la construction d’un
décagone régulier, page 321). Demandez aux élèves d’expliquer le pourquoi de
cette opération.
• Étape 3 : Construction de la base
Les élèves disposent les membrures de la base sur les côtés du décagone, tel
qu’indiqué à la figure 39. Ils attachent les membrures avec des agrafes.
348 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Mathématiques 9 • 349
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
10
9 1
Papier
8 2
journal
7 3
Manche
à balai 6 4
5
35 rouleaux de 71 cm de long
30 rouleaux de 60 cm de long
2 cm 71 cm 2 cm
Étape 3 Étape 4
60 cm de long 71 cm de long
350 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Étape 5 Étape 6
Étape 7 Étape 8
Étape 9
Mathématiques 9 • 351
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
352 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
L’objectif de cette activité est de vérifier si les élèves comprennent les propriétés des
solides géométriques.
Matériel et équipement :
(par équipe de deux élèves)
• Carton fort
• Règle
• Ciseaux
• Papier collant
Démarche :
• Au besoin, l’enseignant peut demander aux élèves de compléter la feuille d’activités
« Révision des propriétés des figures en deux dimensions », page 358.
• Comme activité de révision, les élèves pourraient évaluer divers volumes et aires,
comme le volume d’un billot ou de pièces de bois de construction, ou l’aire de la
section transversale (section droite) d’un billot de diamètre donné.
• Les élèves peuvent effectuer une recherche auprès d’ingénieurs forestiers sur les
méthodes utilisées dans la pratique pour le cubage du bois.
• L’enseignant pourrait utiliser les exemples suivants pour revoir et évaluer les con-
naissances des élèves au sujet des propriétés des solides géométriques.
Mathématiques 9 • 353
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
0,35 m
4m
0,40 m
Il est parfois plus facile de mesurer la circonférence moyenne C du tronc plutôt que
son rayon moyen r. On emploie alors la formule :
1 2
π (
Volume — circonférence
——————— h
2 )
(
0,318 circonférence
——————— h
2
2
)
3. Détermination du volume (cubage) d’un billot long (bois en grume).
(voir la figure 43 : Division d’un tronc en plusieurs grumes partielles)
Si le tronc est long et de forme conique très accentuée, on le divise en 2, 3, 4,
5 grumes partielles auxquelles on applique la formule précédente.
354 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Figure 42 : Cylindre
5m
Diamètre
r 0,50 m
0,60 m
0,70 m
Mathématiques 9 • 355
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
356 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Tableau 4
Carré
Côté a
Rectangle
Côtés a et b
Parallélogramme
Base b
Hauteur h
Triangle
Base b
Hauteur h
Trapèze
Base b
Hauteur h
Cercle
Rayon r
Ellipse
Axes a et b
Mathématiques 9 • 357
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Tableau 5
Cube
Côté a
Prisme rectangulaire
Longueur L
Largeur l
Hauteur h
Prisme
Aire de la base b
Hauteur h
Cylindre droit
Hauteur h
Base circulaire de rayon r
Pyramides
Hauteur h
Base carrée
Base rectangulaire
Autre base polygonale
Cône
Hauteur h
Base circulaire de rayon r
Sphère
Rayon r
358 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
A B
C D
Mathématiques 9 • 359
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Avant d’exécuter un projet de construction, il est indispensable de le dessiner sur une
surface plane et de faire les tracés graphiques qui fourniront les dimensions exactes.
Ces tracés sont du domaine de la géométrie descriptive (ou projective).
Au cours de cette activité, les élèves exploreront les projections de solides géométri-
ques sur les trois plans d’un trièdre rectangle en vue d’obtenir les vues de front, de bout
et de profil du solide.
Matériaux :
(par équipe de deux élèves)
• Carton fort
• Règle
• Ciseaux
• Ruban gommé, colle
Démarche :
• Les élèves préparent des centres d’apprentissage comprenant :
- un trièdre rectangle de référence construit en carton fort (voir la figure 46 :
Modèle de trièdre rectangle);
- plusieurs solides géométriques à projeter sur les plans.
Plan de profil :
plan à gauche ou à droite b’
de l'observateur
B a’ c’
Arrière
C
Côté A L T
a b c
b’
Plan de front :
plan faisant face a’ c’
Base à l'observateur
L T
Plan de bout :
base horizontale a b c
360 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
• Montrez aux élèves comment observer les projections d’un solide, par exemple, un
morceau de bois rectangulaire (5 cm 10 cm).
• Demandez aux élèves de découper plusieurs figures géométriques (par exemple, des
triangles, des rectangles) de complexité variée. Demandez à un élève de tenir une
figure à l’intérieur du trièdre; son partenaire devra dessiner ce qu’il voit sur les trois
plans de projection en regardant parallèlement aux trois plans de projection tel
qu’illustré à la figure 46 (partie droite de la figure) : ce sont les vues de front, de
bout et de profil de la figure.
• Faites observer aux élèves que les dimensions des projections ne sont pas nécessaire-
ment égales aux dimensions réelles correspondantes, à moins que la figure ne soit
placée parallèlement aux plans de projection du trièdre.
• Demandez aux élèves de varier l’orientation de la figure et de découvrir sous quelle
orientation les projections seront les plus simples.
• Lorsque les élèves sont à l’aise avec les projections de figures simples en deux di-
mensions, demandez-leur de commencer la visite des différents centres d’apprentis-
sage. Ils devraient d’abord esquisser l’objet en perspective et en projection avant
d’entreprendre le dessin à l’échelle des trois vues.
• La figure 47 illustre ce que l’on devrait attendre de la part des élèves pour un mor-
ceau de bois rectangulaire. Notez la présence des dimensions ainsi que l’identifica-
tion des points du solide faisant en sorte qu’aucune confusion ne soit possible.
• Les élèves peuvent utiliser la feuille d’activités « Description et dessin d’objets en
trois dimensions » pour les objets exposés dans les centres d’apprentissage.
700
a b a' b'
250
d c
a b d' c'
150
d c
Mathématiques 9 • 361
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Reproduisez ci-dessous l’objet en perspective ainsi que les vues de front, de bout et de
profil. Les dessins doivent être à l’échelle et les dimensions clairement indiquées.
Utilisez une feuille différente pour chaque objet.
362 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
But :
Cette partie a pour but d’évaluer les aptitudes spatiales et les connaissances géométri-
ques des élèves dans le cadre d’un projet de construction d’un modèle à l’échelle
d’une structure complexe (la coque d’une embarcation) à partir des plans fournis. Les
élèves auront également le loisir de créer leur propre modèle et d’en dresser les plans à
partir d’une proue et d’une poupe de leur choix (voir la feuille d’activités « Modèles
de proues et de poupes »).
Cette phase d’évaluation permettra à l’enseignant et aux élèves d’évaluer les apprentis-
sages mathématiques acquis dans cette unité.
Matériel et équipement :
(par équipe de deux ou trois élèves)
• Carton fort ou contre-plaqué mince
• Règle et équerre de menuisier
• Ensemble de géométrie (compas, pointe sèche)
• Ciseaux ou scie à découper
• Ruban gommé
• Ficelle
• Papier de riz ou papier d’emballage mince
• Colle
• Baguettes de bois ou pailles
Démarche :
• Distribuez aux élèves l’ensemble des feuilles d’activités « Modèles de proues et de
poupes », ainsi qu’une copie des figures 48 : Plans d’une coque à fond plat, et 49 :
Plans d’une coque à fond en forme de V. Discutez de ces plans avec les élèves afin
qu’ils se familiarisent avec la terminologie de la construction navale ainsi qu’avec la
façon particulière de préparer des plans de bateau.
• Si nécessaire, montrez à l’aide d’un morceau de carton à quoi les plans correspon-
dent dans la réalité. Le concept de gabarit n’est pas évident à comprendre pour la
plupart des élèves sans une démonstration visuelle.
• Expliquez aux élèves ce que vous attendez d’eux au cours de cette phase d’évalua-
tion et discutez avec eux des critères qui serviront à évaluer l’ensemble de cette
unité. Soyez ouvert aux critères supplémentaires que les élèves voudront ajouter. Il
est cependant indispensable que la plupart des critères d’évaluation concernent
l’atteinte des résultats d’apprentissage mentionnés à l’annexe A.
• Les élèves recopient en grandeur réelle les gabarits sur du carton fort (ou du contre-
plaqué) et ils les découpent. Vérifiez la précision du travail et la conformité aux
plans et notez le niveau de compréhension des concepts impliqués.
Mathématiques 9 • 363
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Vue en plan
Gabarit Profil
4 3 2 1 0
4
3
2 1 2
Ligne de flottaison
Élévation
Vue en plan
Profil
6 5 4 3 2 1 0
6 0 1
23
45
Élévation
Sections
Note : Pour cette activité d’évaluation, on peut aussi construire des modèles réduits
reliés au projet de centre récréatif (par exemple, des modèles réduits d’immeubles)
au lieu de modèles de coques.
364 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
1. Choisissez un modèle de proue et un modèle de poupe parmi ceux qui sont propo-
sés aux figures 50 : Modèles de proues, et 51 : Modèles de poupes.
2. Tracez la poupe et la proue sur du carton selon l’échelle de votre choix et découpez-
les.
3. Observez et commentez les figures 52 : Élévation et vue en plan d’une coque, et
53 : Profil d’une coque. Votre compréhension de ces plans vous aidera à réaliser vos
propres plans.
4. Reliez la proue et la poupe par des courbes aussi harmonieuses que possible pour
former votre propre coque.
5. Justifiez votre choix
Conception de la coque :
Commentaires :
Mathématiques 9 • 365
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
A I
F K
366 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
A E
D C
G F
Mathématiques 9 • 367
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Élévation
61 cm
6 5 4 3 2 1 0
Échelle 1 : 20
Vue en plan
61 cm
6 5 4 3 2 1 0
368 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
20 cm 20 cm 20 cm 20 cm
1
2
4 5 6 3
10 cm
10 cm
10 cm
Poupe Proue
Notes :
• Les concepteurs de bateaux dessinent les plans de façon différente. Les coques étant
symétriques par rapport à un plan vertical longitudinal, ils n’ont besoin de préciser
que la moitié des couples. On voit donc à gauche, les vues de couples en commen-
çant par la poupe et, à droite, les vues de couples en commençant par la proue. Il
suffit alors de plier le plan selon l’axe vertical pour reproduire les plans complets.
• Les nombres 1, 2, 3, 4, 5 et 6 représentent les gabarits dans l’ordre indiqué à la
figure 52 de la page précédente.
• Les lignes pointillées verticales représentent des coupes espacées de 20 cm et les
lignes pointillées horizontales, des coupes espacées de 10 cm.
Mathématiques 9 • 369
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
370 • Mathématiques 9
Projet E : Construction d’un modèle à l’échelle
Mathématiques 9 • 371
M A T H É M A T I Q U E S
Annexe A :
Corrélations entre les résultats
d’apprentissage prescrits et les activités
des projets
Annexe A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et les activités des projets
Annexe A :
Corrélations entre les résultats
d’apprentissage prescrits et les activités
des projets
L’objectif général de cette • résoudre des problèmes relatifs à l’un des domaines d’apprentissage
composante est de préparer suivants : la géométrie, l’algèbre, la trigonométrie, les statistiques et
l’élève à utiliser différentes les probabilités;
méthodes pour résoudre des
• résoudre des problèmes se rapportant à plusieurs domaines d’ap-
problèmes concrets, pratiques,
prentissage;
techniques et théoriques. Plus
particulièrement, on s’attend à • résoudre des problèmes relatifs à d’autres disciplines et faisant appel
ce que l’élève puisse : aux mathématiques;
• analyser des problèmes et en reconnaître les éléments importants;
• acquérir des aptitudes particulières en choisissant et en utilisant une
stratégie ou une combinaison de stratégies appropriée à la résolution
d’un problème, dont voici des exemples :
- faire des suppositions et les vérifier,
- rechercher une régularité et élaborer une liste systématique,
- faire un dessin ou un modèle et s’en servir,
- éliminer certaines possibilités,
- travailler à rebours,
- simplifier le problème initial,
- choisir et utiliser des moyens technologiques appropriés visant à
l’aider à résoudre un problème,
- utiliser des mots clés;
• résoudre des problèmes seul ou en équipe;
• déterminer si ses solutions sont exactes et raisonnables;
• expliquer clairement la solution d’un problème et justifier la démar-
che de résolution;
• évaluer l’efficacité de la démarche de résolution utilisée.
Mathématiques 9 • A-3
Annexe A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et les activités des projets
L’objectif général de cette sous- • donner des exemples de situations où la solution d’un problème fait
composante est de préparer appel au calcul de la racine carrée positive (principale) d’un nombre
l’élève à comprendre le concept ou au calcul de ses deux racines carrées, l’une positive et l’autre
de puissances avec des expo- négative;
sants entiers et des bases
• reconnaître et illustrer une puissance, une base, un coefficient et un
variables et rationnelles. Plus
exposant en utilisant des nombres rationnels ou des lettres comme
particulièrement, on s’attend à
base ou comme coefficients.
ce que l’élève puisse :
Prolongements proposés
Afin d’élargir sa compréhension des concepts numériques, l’élève peut :
• donner des exemples de nombres naturels, entiers et rationnels et
montrer qu’ils sont tous des éléments de l’ensemble des nombres
rationnels;
• exprimer oralement ou par écrit pourquoi un nombre est rationnel ou
ne l’est pas;
• expliquer et appliquer les propriétés des exposants dans le cas de
puissances avec exposants entiers :
x m • x n = x m+ n
x m ÷ x n = x m− n
( x m )n = x mn
( xy)m = x m y m
n
x xn
= ,y ≠ 0
y yn
x 0 = 1, x ≠ 0
1
x −n = n , x ≠ 0
x
A-4 • Mathématiques 9
Annexe A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et les activités des projets
L’objectif général de cette sous- • reconnaître et expliquer l’ordre dans lequel il doit utiliser les fonc-
composante est de préparer tions de la calculatrice en vue d’effectuer des opérations sur les
l’élève à utiliser une calculatrice nombres rationnels;
ou un ordinateur pour résoudre
• résoudre des problèmes faisant intervenir des nombres rationnels
des problèmes relatifs aux
dans un contexte de résolution de problèmes;
nombres rationnels. Plus parti-
culièrement, on s’attend à ce • évaluer des expressions contenant des exposants et dont la base est
que l’élève puisse : un nombre.
Prolongements proposés
Afin d’élargir sa compréhension des opérations sur les nombres, l’élève
peut :
• appliquer les propriétés des exposants pour simplifier des expressions
contenant des exposants dont la base est une variable;
• utiliser une calculatrice pour effectuer des calculs faisant intervenir
les propriétés des exposants et la notation scientifique.
L’objectif général de cette sous- • modéliser des situations par des expressions représentant des rela-
composante est de préparer tions du premier degré;
l’élève à généraliser, à concevoir
• représenter des relations linéaires par des expressions ou des équa-
et à justifier des démarches
tions équivalentes dont les coefficients sont des entiers.
faisant intervenir des régularités,
des modèles mathématiques et
Prolongements proposés
des moyens technologiques.
Plus particulièrement, on s’at- Afin d’élargir sa compréhension des régularités, l’élève peut :
tend à ce que l’élève puisse :
• utiliser la logique à des fins de justification mathématique lors de la
résolution de problèmes;
• représenter des relations linéaires par des expressions ou des équa-
tions équivalentes dont les coefficients sont des nombres rationnels.
Mathématiques 9 • A-5
Annexe A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et les activités des projets
Prolongements proposés
Afin d’élargir sa compréhension des variables et des équations, l’élève
peut :
• résoudre des équations du premier degré à une variable d’une des
formes suivantes :
a(bx ⫹ c) ⫽ d(ex ⫹ f)
a
x ⫽b
––
où a, b, c, d, e et f sont des nombres rationnels, puis vérifier la solu-
tion;
• résoudre algébriquement des inéquations du premier degré à une
variable, représenter les solutions sur un axe et vérifier la validité des
solutions;
• effectuer les opérations d’addition et de soustraction sur des expres-
sions polynomiales;
• représenter la multiplication, la division et la mise en facteurs de
monômes, binômes et trinômes de la forme x 2 + bx + c à l’aide de
tuiles algébriques et de schémas;
• trouver le produit de deux monômes, d’un monôme et d’un polynôme
ainsi que de deux binômes;
• déterminer des formes équivalentes d’expressions algébriques du
type x 2 + bx + c en reconnaissant des facteurs communs et en
décomposant l’expression en facteurs;
• trouver le quotient d’un polynôme par un monôme.
A-6 • Mathématiques 9
Annexe A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et les activités des projets
L’objectif général de cette sous- • expliquer la signification d’un sinus, d’un cosinus et d’une tangente
composante est de préparer dans des triangles rectangles;
l’élève à utiliser les rapports
• appliquer les rapports trigonométriques (sinus, cosinus et tangente) à
trigonométriques pour résoudre
la résolution de triangles rectangles;
des problèmes impliquant des
triangles rectangles. Plus parti- • calculer la mesure d’un côté ou d’un angle inconnu d’un triangle
culièrement, on s’attend à ce rectangle à l’aide des moyens technologiques appropriés;
que l’élève puisse :
• créer un modèle et résoudre des problèmes comportant un seul
triangle rectangle.
Prolongements proposés
Afin d’élargir sa compréhension des concepts reliés à la mesure, l’élève
peut :
• comparer les volumes de pyramides et de prismes ainsi que ceux de
cônes et de cylindres;
• calculer et appliquer le rapport de l’aire au périmètre pour résoudre
des problèmes de conception en deux dimensions;
• calculer et appliquer le rapport du volume à l’aire de la surface
latérale pour résoudre des problèmes de conception en trois dimen-
sions.
Mathématiques 9 • A-7
Annexe A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et les activités des projets
L’objectif général de cette sous- • dessiner le plan et l’élévation d’un solide à partir d’une esquisse ou
composante est de préparer d’un modèle;
l’élève, d’une part, à utiliser la
• esquisser ou construire un solide géométrique à partir de son plan et
résolution de problèmes dans
des vues de face et de côté;
l’espace pour construire, décrire
et analyser des figures géomé- • reconnaître et expliquer pourquoi deux triangles sont semblables et
triques et, d’autre part, à déter- utiliser les propriétés des triangles semblables pour résoudre des
miner sous quelles conditions problèmes;
des triangles sont congruents
• reconnaître et expliquer pourquoi deux triangles sont congruents et
ou semblables et à utiliser ces
utiliser les propriétés des triangles congruents pour résoudre des
conditions pour résoudre des
problèmes.
problèmes. Plus particulière-
ment, on s’attend à ce que
Prolongements proposés
l’élève puisse :
Afin d’élargir sa compréhension des concepts reliés aux figures et aux
solides géométriques, l’élève peut :
• reconnaître et dessiner un lieu géométrique en résolvant des problè-
mes;
• comparer la similitude et la congruence des triangles;
• représenter l’image d’une figure géométrique suite à :
- une translation,
- une homothétie,
- une combinaison d’une translation et d’une homothétie;
• reconnaître la transformation élémentaire qui a généré une image à
partir de la figure d’origine;
• prouver qu’un triangle et son image homothétique sont des triangles
semblables;
• prouver la congruence d’un triangle et de son image obtenue par :
- une translation,
- une rotation,
- un rabattement.
A-8 • Mathématiques 9
Annexe A : Corrélations entre les résultats d’apprentissage prescrits et les activités des projets
L’objectif général de cette sous- • concevoir et mener une expérience permettant d’analyser la relation
composante est de préparer entre deux variables et présenter un rapport;
l’élève à recueillir des données
• construire des diagrammes de dispersion;
et à analyser des résultats
expérimentaux à deux variables • interpréter un diagramme de dispersion en vue de déterminer l’exis-
à l’aide des moyens technologi- tence d’une relation linéaire sous-jacente;
ques appropriés. Plus particuliè-
• déterminer l’équation de la droite de corrélation d’un diagramme de
rement, on s’attend à ce que
dispersion lorsque qu’une corrélation linéaire a été reconnue par :
l’élève puisse :
- une simple inspection,
- l’emploi d’outils technologiques (les équations ne sont pas
requises dans ce cas);
• tirer les conclusions appropriées d’une droite de corrélation et les
justifier.
Prolongements proposés
Afin d’élargir sa compréhension des concepts relatifs à l’analyse de
données, l’élève peut :
• évaluer les forces, les faiblesses et les biais d’échantillons et de
techniques de collecte de données;
• évaluer les façons dont l’information et les conclusions d’ordre
statistique sont présentées dans les médias ou dans d’autres sources
d’information.
L’objectif général de cette sous- • reconnaître que des décisions basées sur des probabilités peuvent
composante est de préparer être une combinaison de calculs théoriques, de résultats expérimen-
l’élève à expliquer l’emploi des taux et de jugements subjectifs;
statistiques et du calcul des
• faire état de sa compréhension du rôle des probabilités et des statis-
probabilités dans la solution de
tiques dans notre société;
problèmes. Plus particulière-
ment, on s’attend à ce que • résoudre des problèmes faisant intervenir le calcul de probabilités
l’élève puisse : d’événements indépendants.
Mathématiques 9 • A-9
M A T H É M A T I Q U E S
Feuille reproductible 1
Journal de bord
Date :
Nom :
Équipe :
Tâche(s) à accomplir :
Description :
Liste de contrôle :
Mathématiques 9 • B-3
Annexe B : Feuilles reproductibles
Feuille reproductible 2
Esquisse
B-4 • Mathématiques 9
Annexe B : Feuilles reproductibles
Feuille reproductible 3
Stratégie
Étapes Description / Opérations Raisons
Mathématiques 9 • B-5
Annexe B : Feuilles reproductibles
Feuille reproductible 4
Distance au
point fixe
(m)
B-6 • Mathématiques 9
Annexe B : Feuilles reproductibles
Feuille reproductible 5
Plan à l’échelle
Mathématiques 9 • B-7
Annexe B : Feuilles reproductibles
Feuille reproductible 6
Constructions
B-8 • Mathématiques 9