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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail - Patrie Peace – Work – Fatherland


******** ********
UNIVERSITE DE MAROUA THE UNIVERSITY OF MAROUA
******** ********
B.P. : 46 Maroua P.O. Box: 46 Maroua
Tél. : (237) 677975997 Tel.: (237) 677975997
******** ********
ECOLE NATIONALE SUPERIEUR NATIONAL HIGH SCHOOL OF
DES MINES ET INDUSTRIES MINES AND PETROLEUM
PERTOLIERES INDUSTRIE
******** ********

ANNEE ACADEMIQUE : 2021/2022

LA GEOLOGIE DU NORD
CAMEROUN

XMPE IC3
Noms et Prénoms
-GAKE BELLE RAOUL -EVINA THERESE JESSICA
-EYETEMOU PIERRE LIONNEL -BINUTE OUN SULLIVAN
-MBAZOA MBALLA ORNELLA -SIGNE TALOUBEU IVAN
-TAKOUGOUM TAKOU ACTUR -PAGBE MBONG
-BASSOM BA NYOUMA LUC -YETNA B. PATRICKEAIME
-CHINDE EVARIS BRICE -AMAZIA SANDRA IYANO
-MONIRA MOHAMADOU -MALONGA M. XAVIER
-LOULE YILE LIVANE FREDEX -YONKE NJONOU FRANCIS
-NOUME MENGAPCHET ARMEL -KUM GODLOVE FUHWAI

Superviser par :

Dr NYANGONO ABOLO Alexis


PLAN
INTRODUCTION .......................................................................................... 3
I- GEOMORPHOLOGIE ......................................................................... 3
1) Les régions de socle du Nord-Cameroun ............................... 4
2) Quelques caractéristiques hydrogéologiques des zones
de socle .................................................................................................... 5
II- LES ENSEMBLES GEOLOGIQUES DU NORD
CAMEROUN ................................................................................................ 6
1- Ensemble métamorphique ....................................................... 7
2- Ensemble Magmatique .............................................................. 7
3- Ensemble Sédimentaire ............................................................ 7
a- Les formations du Quaternaire................................................. 7
b- Les formations du crétacées.................................................... 10
III- HYDROGEOLOGIE........................................................................ 11
IV- POTENTIEL MINIER ET PETROLIER .................................... 12
V- ASPECT ECONOMIQUE .............................................................. 14
CONCLUSION.............................................................................................. 15
BIBLIOGRAPHIE........................................................................................ 16

2
INTRODUCTION
La région du Nord-Cameroun est administrativement constituée des provinces de
l'Extrême Nord et du Nord, soit une superficie d'environ 102 000 km2• Elle est limitée
au sud par les montagnes de l'Adamaoua, limite géographique, mais également
climatique, correspondant à l'isohyète 1 500 mm, à l'Ouest par les massifs
montagneux des monts Alantika et Mandara qui constituent la frontière naturelle
avec la Nigeria, à l'est par le fleuve Chari et son affluent le Logone et au nord par le
lac Tchad. Le climat du Nord-Cameroun est du type tropical sahélo-soudanien
caractérisé par deux saisons bien tranchées et de grandes variations des
températures diurnes en fonction de l'altitude et de la latitude. La température
moyenne annuelle est de 28°C sur presque toute la région sauf en altitude où les
écarts entre le jour et la nuit sont relativement élevés. La pluviométrie diminue du
sud vers le nord. De 1 500 mm de pluie par an à Tcholliré, elle descend à moins de
400 aux abords du lac Tchad. Le déficit pluviométrique, quant à lui, varie de 28 p.100
à Poli à plus de 40 p.100 à Kousséri dans le Nord. La végétation est de type savanes
sèches au nord et savanes humides, coupées de galeries forestières, au sud de la zone
d'étude. Le réseau hydrographique se répartit entre deux bassins, le bassin
Atlantique et le bassin du lac Tchad. Le bassin Atlantique est constitué par la Bénoué
et ses affluents dont le principal est le Faro. Le débit de la Bénoué varie énormément
au cours de l'année passant de 1 870 m3/s en septembre à 2,45 m3/s en avril à la
station de Garoua. La Bénoué connaît également un intense alluvionnement à partir
de son cours moyen. Le bassin du lac Tchad est constitué des torrents issus des
monts Mandara et du système Logone/Bas Chari. Les cours d'eau issus des
montagnes sont caractérisés par un écoulement torrentiel dans leur cours supérieur
et fluvial dès leur débouché dans la plaine de piémont. Le système Logone/Bas Chari
se différencie par un écoulement permanent, une faible pente (1/7 000), de vastes
zones d'inondation et un alluvionnement intense.

I- GEOMORPHOLOGIE
Le Nord-Cameroun regroupe divers domaines d'origine morpho climatique :

- Au nord, des pédiplaines parsemées "d'inselbergs" ;

- Au sud et à l'ouest, des hauts plateaux et des ensembles montagneux. Tous


ces reliefs résultent d'une longue évolution inscrite dans l'étagement des surfaces
d'aplanissement du socle précambrien.

Les formes du modelé sont héritées de phases climatiques anciennes et récentes


comme en témoignent les glacis étagés et les cuirasses des piémonts des monts
Mandara et de !'Adamaoua, les dunes fixées de l'erg de Kalfou, les cuirasses poly
génétiques et les graviers sous berges, vestiges des oscillations quaternaires.

Dès le Paléocène, le socle semble avoir été aplani. Sa diversification morphologique


ultérieure et sa nature lithologique très variée tiennent autant aux déformations
tectoniques qu'à la succession d'épisodes climatiques.

3
Les différences pétrographiques, quant à elles, sont perçues dans la distribution
spatiale des produits d'altération et dans l'érosion différentielle.

Ainsi, on distingue classiquement six unités géomorphologiques (UGM) qui contrôlent


toute l'hydrologie souterraine du Nord-Cameroun.

1) Les régions de socle du Nord-Cameroun

4
Ce sont:
- Les monts Mandara,
- La pénéplaine à inselbergs de Kaélé-Mindif,
- Les montagnes de Poli.

 La formation des gisements d'eau souterraine dans les régions de socle dépend de
plusieurs facteurs dont les plus importants sont entre autres
- Le degré d'altération, de fracturation et la nature lithologique de la roche mère
- La topographie de la région
- La géométrie du toit du subtratum rocheux et la pluviométrie qui conditionne
la réalimentation des nappes.

 Dans les régions du socle du Nord-Cameroun, deux aquifères potentiels ont été mis
en évidence.
- L'aquifère des altérites : Jusqu’à une date récente, il constituait les
ressources en eau souterraine des populations du Nord-Cameroun. Il est exploité par
des puisards et des puits maçonnés de grand diamètre. Il se rencontre sous forme de
collinions au pied des montagnes ou d'Alluvions dans les zones de faible pente. Il se
trouve indifféremment dans les unités géomorphologiques 3, 4 et 6. Leur réserve en
eau dépend de l'importance de la pluviométrie.
- L'aquifère des fractures ou des fissures La protection et l'exploitation du
milieu fissuré des roches dures comme un réservoir d'eau souterraine ont pris de
l'ampleur avec l'avènement et le progrès des techniques de forage au marteau fond
de trou (MFT). Cette technique des forages a permis de se faire aujourd'hui une idée
assez précise de l'hydrogéologie des ragions du socle du Nord-Cameroun grâce au
grand nombre d'ouvrages d'exploitation qui y ont été réalisés.

2) Quelques caractéristiques hydrogéologiques des zones de socle

 Les monts Mandara (UGM 3) : On y distingue deux types de nappes, Les


nappes de fiats alluvio-éluvionnaires et La nappe des fissures ou des
fractures ;
 La pénéplaine à inselberg de Kaélé-Mindif (UGM 4) : Comme en UGM 3,
deux types de nappes se rencontrent ici, la nappe des "fiats" alluvio-
éluvionnaires du mayo Binder et la nappe des fissures ou des fractures ;
 Les montagnes de Poli (UGM 6) : Cette vaste région se situe de part et d'autre
de la cuvette de la Bénoué (UGM 5). On distingue deux zones a zone située au
nord de l'isohyète 1 200 mm (6a) qui englobe le nord de Garoua, la région de
Guider et de Bibémi ; la zone située au sud de l'isohyète 1 200 mm (6b)
s'étendant sur Poli, Rey-Bouba et Tcholliré.
 La plaine tchadienne (UGM 1)
 La plaine de "Piémont" (UGM 2)
 La cuvette de la Bénoué (UGM 5)

5
II- LES ENSEMBLES GEOLOGIQUES DU NORD CAMEROUN
Le socle précambrien cristallin et métamorphique couvre environ les deux tiers de la
zone d'étude. Le tiers restant est masqué en discordance par des formations
sédimentaires subhorizontales du Mésozoïque et du Cénozoïque. Le Paléozoïque y est
peu développé.
Au Crétacé, des sédiments laguno-lacustres se sont déposés dans le bassin de la
Bénoué, tant-dis qu'au Plia-Quaternaire, une puissante série détritique a comblé le
bassin du lac Tchad. Ces directions alluvionnaires s'étendent au Cameroun jusqu'au
pied des monts Mandara.
Au Tertiaire et au Quaternaire notamment, des accidents profonds de direction
essentiellement nord-est (12°, 28°, 58°, 73°, 117°) affectent le socle et la couverture
sédimentaire et engendrent un volcanisme généralement basaltique. Ces directions
tectoniques contrôlent les plissements de roches cristallophylliennes, les failles, le
réseau hydrographique, l'emplacement des appareils volcaniques, etc.
Dans les formations du socle, on distingue un complexe de base métamorphique
généralement migmatisé et granitisé et des formations des plates-formes solidaires
du complexe sous-jacent, plissés, peu ou pas métamorphisées.

6
1- Ensemble métamorphique

 Les granites d'anatexie et les migmatites


Constituant l'ensemble des monts Mandara (UGM 3) et de la plaine de piémont (UGM
2), les granites limitent à l’Ouest la pénéplaine cristalline de Kaélé-Mindif (UGM 4).
On les rencontre également dans l'UGM 5 au nord de Garoua, à l’Est et au Sud de
Tcholliré et à l’Est et au Sud de Poli (UGM 6).
Dans les monts Mandara (UGM 3), les migmatites ont moins bien résisté à l'érosion,
c'est pourquoi elles revêtent des formes assez molles comparativement aux reliefs
vigoureux laissés souvent par les granites. Les granites d'anatexie, par exemple, plus
résistants, sont bien représentés à la frontière nigériane, au sud-est de Méri et dans
la région axiale des massifs.
 Les ectinites
Ce sont des schistes, micaschistes et gneiss. Ils se rencontrent autour de la cuvette
de la Bénoué (UGM 5), dans les montagnes de Poli (UGM 6) et sous forme de bandes
parallèles dans la pénéplaine de Kaélé-Mindif entre Midjivin et Guidiguis.

On trouve, associées à ces roches métamorphiques, des lentilles de quartzites


concordantes.

2- Ensemble Magmatique

 Les roches plutoniques

Elles forment l'essentiel des collines rencontrées au Nord-Cameroun et sont


constituées de granites très variés. Les uns sont anciens et concordants aux
migmatites comme les batholites de la cuvette de la Bénoué. D'autres sont récents et
discordants comme les Hosséré Badjouma, Tombel, Méri, et les monts Alantika (UGM
6).

 Les roches volcaniques

On les trouve sous forme

- D’épanchement dans les monts Mandara (UGM 3)


- D’affleurements trachy-andésitiques à l’ouest de Garoua (UGM 5) et inter
stratifiés dans la série métamorphique de Poli (UGM 6), dans le volcano-
sédimentaire de Mangbaï (UGM 6) et de Boursou (UGM 4).

3- Ensemble Sédimentaire

Elles sont d'âge Crétacé à Quaternaire et affleurent sur le tiers de la région,


essentiellement aux UGM 1, 2 et 5.

a- Les formations du Quaternaire


Des alluvions de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur ont comblé depuis le
Pliocène ou le Quaternaire ancien la cuvette subsidie du bassin tchadien. On a plus

7
souvent affaire à des argiles très dures, à des sables fins peu argileux, légèrement
consolidés et à des argiles avec présence de gros grains de quartz.
 Le Quaternaire récent
Il comprend:
- les alluvions argilo-sableuses et sabla-argileuses du Logone et de ses affluents
et celles des rivières temporaires qui se déversent dans le maya Kebbi et le lac Tchad
- les alluvions grossières, avec blocs, des rivières orientales issues des monts
Mandara. Cette catégorie se rencontre le long des cours d'eau importants sous forme
de placages sou-vent interrompus par les affleurements de la roche : elle forme
également des ceintures de quelques kilomètres autour des collines
- les argiles lacustres et les limons qui forment la partie supérieure de la plaine
tchadienne
- les sables éoliens dunaires.

 Le Quaternaire ancien
Il est représenté par plusieurs dizaines de mètres où alternent argiles, sables en
couches et lentilles discontinues. Il forme les terrasses anciennes des mayas Kebbi,
Tiel et Zouvoul.
 Le Pliocène : le Pliocène supérieur est constitué de 100 à 200 m
d'argiles versicolores blanches ; Le Pliocène inférieur est un ensemble de 50 à 80 m
d'épaisseur des couches à prédominance sableuse avec intercalations d'argiles.
 Le Continental Terminal : Sa partie supérieure est une couche
détritique, composée de sables riches en oxyde de fer présentant un début de
cimentation. Sa partie inférieure est à prédominance argileuse. Sa puis-sance totale
se situe entre 200 et 400 m.

8
9
b- Les formations du crétacées

D'une façon synthétique, on distingue, au sein de ces formations, trois éléments bien
individualisés :
▪ Un crétacé inférieur en bassins très plissés ;
▪ Un crétacé moyen peu plissé dans le bassin du maya Rey et
probablement sous le crétacé supérieur de la vallée de la Bénoué
▪ Un crétacé supérieur formant l'étage terminal de la série.

 Le Crétacé supérieur : les grès de Garoua


Cette formation est essentiellement détritique, fluviatile, tabulaire, à stratification
entrecroisée. Ses grès sont grossiers à fins, de composition quartzo-feldspathique à
quartzo-ferrugineux. Sa puissance est estimée à 700 m.

 Le crétacé moyen
Il est situé dans la partie sud-orientale du bassin. Cette unité correspond à une série
plus tendre que la précédente ; ce sont des grès à ciment argileux ou marneux avec
de fréquentes intercalations d'horizons argileux ou marneux.
Ils se rencontrent dans les bassins de la Bénoué, le long du maya Kebbi, du maya
Rey où il est grossier, friable, arkosique, de Lamé à la frontière tchadienne. C'est
également un grès gros-sier, conglomératique reposant directement sur le socle.
Ces trois bassins sont séparés entre eux par les vestiges de la pénéplaine
antécambrienne dans laquelle ils sont insérés.

 Le Crétacé inférieur
On le rencontre dans quatre petits bassins sédimentaires très tectonisés et plissés en
synclinaux dissymétriques.
- Le bassin d'Hamakoussou
Il a la forme d'une cuvette de 20 km de long et 5 km de large. Les couches de base
sont constituées par de gros bancs de grès grossier, à moyen, conglomératique. Leur
épaisseur varie de 20 à 300 m entre l'extérieur et l'axe du bassin. Les couches
inférieures, épaisses de 700 à 800 m, sont constituées de marnes grises verdâtres.
- Le bassin du maya Oulo
Il couvre près de 120 km2 au Cameroun et est assez semblable au bassin
d'Hamakoussou dont il se différencie par la présence de filons de dolérite qui
recoupent ses niveaux inférieurs.
- Le bassin de Baboura-Figuil
Sa série stratigraphique est en tout point comparable à celle des deux bassins
précédents. On a cependant reconnu la présence de schistes bitumineux au sein de
la série marno-schisteuse, ne représentant d'ailleurs aucun intérêt économique.
- Le bassin du Koum
Pour une superficie de 1 200 km2, son épaisseur maximale atteindrait 3 000 m. Selon
B. Tilledient (1970) ln: Detay, Thèse de Doctorat ès sciences Université de Nice (1987),
la série géologique y est toujours détritique, mais contrairement aux bassins
précédemment décrits, les grès se répartissent ici sur l'ensemble de la série dont ils
n'occupent que la base.

10
A ce jour, seuls neuf sondages hydrogéologiques, dont le plus profond a atteint 27 m,
y ont été exécutés. Ces sondages ont décelé l'existence d'une nappe phréatique
générale dont la forme épouse celle de la topographie. Le niveau statique varie de - 5
m dans les creux topogra-phiques à - 13 m sur les crêtes.

III- HYDROGEOLOGIE

 Le comblement tchadien
C'est un aquifère à composition sableuse d'origine sédimentaire.
Sur le plan physique, il constitue les unités géomorphologiques 1 et 2 (UGM 1 et 2).
Sur le plan hydrogéologique, il est divisé en deux domaines : le Logone-Tchad et la
zone de transition, subdivisés à leur tour en plusieurs sous-unités hydrogéologiques.
La différenciation entre ces diverses entités est organisée en fonction des axes
d'alimentation qui conditionnent la recharge, la pérennité et l'extension des nappes.

 Le domaine du Logone-Tchad (UGM 1)


Caractérisé par son aquifère généralisé, il comprend trois sous-unités
hydrogéologiques qui sont, du nord au sud :
 La nappe du Chari-Tchad coincée entre le lac Tchad, le fleuve Chari et l'EI Beid
(unité hydrogéologique 1.1.) ;
 La nappe du Logone inférieur comprise entre le Logone à l'est de l'axe de l'EI
Beid-Kousséri au nord et la frontière nigériane à l'ouest (unité hydrogéologique
1.2.) ;
 La nappe dite du "bec de canard", limité à l’ouest par le lac de Fianga, à l'est
par le Logone et au sud par la frontière avec le Tchad (unité hydrogéologique
1.3.).

 Caractéristiques chimiques des eaux


Les eaux du domaine Logone-Tchad sont de type carbonaté calcique. Le résidu sec
varie de 50 mg/l à 900 mg/l. La minéralisation augmente au fur et à mesure que l'on
s'éloigne des axes d'alimentation que constituent les fleuves, les rivières et le lac de
Fianga.

11
IV- POTENTIEL MINIER ET PETROLIER

TABLEAU : POTENTIEL MINIER : REGION DU NORD

REGION DEPAR ARRONDI POPUL


S ATION
TEMENTS SSEMEN S
TS
POTENTIEL MINIER

BENOUE BIBEMI 46 658 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


Chef-lieu construction; 3/Argile; 4/Sable; 5/Gravier; 6/ Or; 8/
Plomb;

12
GAROUA DEMBO 43 647 /Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de
construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier; 6/ Rutile
568 793
;7/or
GAROUA 59 547 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de
1 construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier ; 6/Pétrole ; 7/
Gaz naturel

GAROUA 55 741 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


2 construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier ; 6/Pétrole ; 7/
Gaz naturel

GAROUA 57 640 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


3 construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier ; 6/Pétrole ; 7/
Gaz naturel

LAGDO 47 541 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier ; 6/Pétrole ; 7/
Gaz naturel

MAYO- 44 894 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


HOURNA construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier ; 6/Pétrole ; 7/
Gaz naturel

PITOA 41 768 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


construction; 3/Argile; 4/Sable; 5/Gravier; 6/ tungstène; 7/
zinc ; 8/ Plomb;

TCHEBO 49 761 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de construction;


A 3/Argile; 4/Sable; 5/Gravier; 6/Pétrole ; 7/ Gaz naturel

BASHEO 44 991 11/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


construction; 3/Argile; 4/Sable; 5/Gravier; 7/
tungstène ;8/corindon ; 9/Pétrole ;10/ Gaz naturel

FARO BEKA 33 631 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de construction


(POLI) ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier ;6/or
81 472
POLI 47 841 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de
construction ; 3/Argile ; 4/Sable;
5/Gravier ;6/uranium ;7/or ;8/corindon ;9/cuivre ;10/molybdè
ne

MAYO REYBOU 765 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


REY BA 897 construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier 6/ Etain ; 7/Au; 8/
cuivre ; 9/ nickel ;10/ zinc 11/ Plomb ;12/corindon

13
Chef lieu TCHOLIR 537 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de
E 739 construction; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier 6/ Etain;7/Or; 8/
TCHOLLIR Cobalt ; 9/ zinc;9/ Chrome ; 10/ Plomb ;
E

242 441 TOUBOR 62 885 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


O construction ; 3/Argile ; 4/Sable; 5/Gravier 6/Fer; 7/Amiante;
8/Or; 8/Cuivre; 9/ Terres rares ;10/ tungstène ;11/ Diamant
;12/Sources thermales;

MADING 45 920 1/Pierre Ornementale; 2/Pierre pour Matériau; 3/ Argile;


RING 4/Schistes Bitumineux; 5/Graphite;6/Fer (24);7/Plomb(52)

FIGUIL 128 934 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de construction;


3/Argile; 4/Sable;5/Gravier; 6/Or;7/ Etain;8/ Diamant ;
9/Cuivre; 10/ molybdène ; 11/ tungstène ; 12/ uranium ;
13/calcaire ; 14/marbre ; 15/corindon

GUIDER 118 974 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de


construction; 3/Argile; 4/Sable; 5/Gravier; 6/Graphite;7/étain ;
8/or

MAYO 85 404 1/Pierre ornementale; 2/Pierre pour matériaux de construction;


OULO 3/Argile; 4/Sable;5/Gravier;6/or

V- ASPECT ECONOMIQUE

Si le potentiel du sous-sol Cameroun ne fait plus aucun doute, il est tout à fait
légitime de s’interroger sur l’absence du Cameroun lorsqu’il s’agit d’évoquer les
grands pays miniers africains. Plus étonnant, malgré l’énorme potentiel sus évoqué,
le secteur minier ne contribue encore que très faiblement à l’économie. Dans son
rapport publié en février dernier pour le compte de l’année 2017, l’Industrie pour la
transparence des industries extractives (Itie) a indiqué que sur les 624,44 milliards
FCFA de paiements effectués par les entreprises extractives, seulement 1,40 % est à
mettre à l’actif des Mines et Carrières. De plus, sur les 441,97 milliards FCFA de
recettes budgétaires générées par le secteur extractif, les Mines et Carrières n’ont
contribué que pour 0,83% pendant que 92% proviennent des Hydrocarbures. S’il faut
noter que le Cameroun produit et exporte de l’or et du diamant, le secteur minier n’a
contribué qu’à hauteur de 0,11% au PIB nominal, 0,01% à l’exportation et 0,21% à
l’emploi. Il est intéressant de souligner que tout le secteur extractif a contribué en
2017 au PIB à hauteur de 3,33%.

Alors que ces chiffres de l’Itie comptent pour l’année 2017, il est peu évident que la
situation ait évolué depuis. En effet, malgré les grandes activités d’exploration en
cours dans le pays, aucun projet minier n’est entré en exploitation dans l’intervalle.

14
CONCLUSION
Le domaine de piémont est donc caractéristique d'une zone mixte où l'on passe
successive-ment d'une zone de type socle à une zone sédimentaire stricto sensu et
d'une nappe non généralisée de sous-écoulement (en bordure des monts Mandara) à
une nappe généralisée. Les ressources en eaux souterraines du domaine de piémont
restent relativement élevées par rapport à celles des zones de socle. Leur exploitation
intensive peut être envisagée. Les zones les plus favorables restent les abords des
cours d'eau qui descendent des monts Mandara. Elles peuvent atteindre 3 km de part
et d'autre des rivières.

15
BIBLIOGRAPHIE
1. ARLAB - Septembre 1986. Rapport final 1ère phase
Programme d'Urgence d'Hydraulique Villageoise.

2. BISCALDI (R.) - Février 1970. Hydrogéologie de la nappe


phréatique du Logone-Chari-Tchad. Rapport de fin de mission
(1967-1969). BRGM. 70 YAO 003.

3. DETAY (M.)- 1987. Thèse de Doctorat ès sciences


Université de Nice.

4. Géohydraulique - Projet FSAR 11. Rapport de fin de


campagne 1989/90 (juillet 1990)

5. PES - Rapports des Campagnes de Forages.

6. TILLEDIENT (B.) - 1990. Hydrogéologie du Nord-


Cameroun. Bulletin n°6 de la Direction.

7. WAKUTI ing. (C.) - Février 1968. Etudes hydrogéologiques


du Nord-Cameroun. Contrat eV284.

8. www.wikipediag.org

16

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