Cours Stagiaire GED
Cours Stagiaire GED
Tronc commun
Technicien Spécialisé en Gestion des entreprises
Module : La gestion électronique des
données
Manuel du stagiaire
Septembre 2021
Partie 1: Les activités de la gestion des dossiers papier
Introduction
Les entreprises ont besoin de collecter des informations sur les marchés, les concurrents, les
lois… Elles-mêmes génèrent de l’information. Cette masse de données doit être organisée,
gérée. Il s’avère donc nécessaire de mettre à la disposition des gestionnaires les informations
dont ils ont besoin au moment opportun. Ces informations sont enregistrées sur des supports
« papier » ou « électroniques ».
En effet, la gestion de l'information est aujourd'hui un gage essentiel d'efficacité. Or, face à
l'abondance croissante des informations, la maîtrise technique des outils, bien que nécessaire,
ne permet pas d'emblée une gestion efficace. Ils ne permettent pas de disposer d'une
information hiérarchisée, mobilisable rapidement et qui diminue les tâches à faible valeur
ajoutée.
Afin de pouvoir utiliser à bon escient cette information, l’entreprise doit être en mesure de la
gérer: pouvoir la consulter aisément et rapidement.
1
CHAPITRE
Le classement est le rangement des dossiers et leur mise en ordre selon des normes
prédéfinies. C’est aussi le rangement méthodique en vue d’une recherche ultérieure.
L’évolution des supports a fait évoluer la notion de classement, mais quel que soit le support utilisé, sa
finalité demeure : Classer c’est-à-dire stocker temporairement des informations en vue d’une
utilisation ultérieure.
Le classement des documents d’une entreprise répond à des règles de bases à bien respecter pour
classer utilement, efficacement et durablement l’ensemble des documents d’une entreprise. Un
moment ou un autre, une entreprise se trouve confrontée à la problématique de l’archivage et du
classement qu’elle doit gérer, après les avoir produites ou reçues. Laisser s’entasser les documents
n’est guère la solution.
Pour retrouver une situation saine, il existe des procédures de classement désignées par l’expression
générique de Records Management. C’est un outil de gestion des archives qui préconise de les traiter
dès leur création :
3
CHAPITRE
1. la mise en place d’un cadre de classement, créant ainsi des catégories à distinguer, structurer,
hiérarchiser ; le but étant d’identifier chaque document et lui attribuer la place qui lui convient le
mieux
2. le classement proprement dit ; c’est-à-dire placer les documents dans chacune des catégories ainsi
créées.
Cadre de Classement
4
classement
CHAPITRE
Toutes les pièces justificatives : les bons de commande, de livraison ou de 10 ans à partir de la clôture
réception, factures clients et fournisseurs… de l’exercice
Les livres et registres comptables : livre journal, grand livre, livre 10 ans à partir de la clôture
d’inventaire… de l’exercice
o Nécessité vitale
Le classement des archives est une obligation légale, mais c’est d’abord et avant tout une nécessité
vitale pour toute organisation qu’elle soit publique ou privée. On ne classe pas un document
uniquement à la clôture d’un dossier mais aussi – et surtout – pour le retrouver ultérieurement et
donc le rendre accessible.
risque) 5
CHAPITRE
Le temps d’accès :
Il doit être le plus réduit possible, pour cela il faut que :
Le coût :
Le classement coûte cher, mais la perte d’un document ou la perte de temps et l’événement
provoqué par la recherche d’un document mal classé, coûtent plus chers encore et peuvent dans
certains cas porter préjudice à l’entreprise.
-Coût de recherche.
Donc, il faudra rechercher un nécessaire équilibre entre les qualités du système de classement mis
en place et son coût. Pour cela, le choix de classement doit être pris en fonction de :
5- QUAND CLASSER ?
Il importe tout d’abord de préciser que le classement des archives peut intervenir à tout instant, dèsla
phase de production d’un document jusqu’à sa phase de conservation définitive. Il est évident que plus
le classement est assuré tôt, mieux les documents seront gérés et conservés efficacement.
En principe, une administration ne classe pas ses documents / ses archives afin de faciliter la
consultation ultérieure des chercheurs mais davantage pour elle-même, en vue de l’exécution de
ses tâches.
6
CHAPITRE
Service / Bureau /
Service / Bureau Service d’archives
Local d’archivage
Ces documents sont ceux qui se trouvent dans leur phase d’utilité administrative Ils sont classés au
moment même de leur production en vue d’une utilisation immédiate ou à moyen terme ; le
classement est « actif », de nouveaux documents viennent en effet sans cesse s’ajouter.
Les documents ayant perdu leur utilité administrative sont définitivement classés. C’est à cette
étape qu’ils seront triés sur base des recommandations de tri des Archives de l’État ; une partie
7
CHAPITRE
... OU
les classer dès la phase de production
6- COMMENT CLASSER ?
Les principes et méthodes de classement sont valables tant pour les archives courantes que pour les
archives intermédiaires et définitives. Les présentes recommandations concernent le classement des
archives dynamiques et semi-dynamiques, parce que c’est à ce niveau que la responsabilité
incombe au producteur d’archives
8
CHAPITRE
Type de support
Support papier Support électronique
Document isolé
Dossier
Série
9
CHAPITRE
Dans cette vidéo, vous allez découvrir comment trier, classer et ordonner les documents.
QUIZ :
Lien du stagiaire : https://quizizz.com/admin/quiz/6151b959751206001d5952ee/startV4
10
CHAPITRE
Compétences visées
SITUATION DE DÉMARRAGE
A partir de l’analyse de chacun des documents ci-dessous, demander aux stagiaires de
définir les critères permettant de les classer méthodiquement.
11
CHAPITRE
Classement décimal
12
CHAPITRE
Avant de commencer l’étude des différents ordres ou modes de classement, il est utile de
Norme : ensemble des règles alphabétiques qui ont été normalisées selon une norme (Z 44 001) définie par
(Association Française de Normalisation)
Rubrique : ensemble de mots agencés et ayant un sens. C’est également un ensemble de mots qui ne peuvent être
dissociés sous peine de ne plus avoir de sens.
Renvoi : lorsqu’il peut y avoir une hésitation dans la recherche du mot directeur, il est conseillé d’avoir recours à
une inscription supplémentaire ;
ETUDE DE LA NORME
Pour donner plus de précision et de sûreté au classement alphabétique, il faut appliquer des règles
bien définies.
Ainsi l’association, française de normalisation a normalisé les règles du classement alphabétique afin
de faciliter le choix du mot directeur.
Le mot directeur est le mot le plus important dans une rubrique, raison sociale ou dénomination, sur
lequel est basé le classement alphabétique.
13
CHAPITRE
Exemple :
- Etablissement MEKOUAR Omar
- Atelier de décoration Ahmed-Amine
- Café Paul
Remarque :
1- Les articles « le, la, les, l’, du, des, au et aux » ainsi que les particules « Ibn, Abou,
Ben, Aït, Abd, Oulad, Oum… » sont considérés comme faisant partie du nom à classer
sauf : « de et d’ » (prépositions)
Exemple :
2- Les titres nobiliaires tels que « Moulay, Lalla, Sidi, Chrif, Maître, Conte,
comtesse… » ne sont considérés comme faisant partie du mot directeur que s’ils sont
liés par un trait d’union »
Exemple :
- Jardin Lalla-Meriem
- Mosquée Lalla Soukaina
14
CHAPITRE
Exemple :
- Société de coton de Fès
- Entreprise de confiserie d’Oujda, Tanger et Casablanca
On classe au point cardinal simple ou composé s’il est employé sans complément.
Exemple :
- Société de l’Est
- Compagnie d’assurance de l’Ouest du Sahara
- Imprimerie de l’Est du Maroc
On classe au mot Centre dans sa signification géographique s’il est employé sans complément.
Exemple :
- Librairie du Centre
- Hôtel du Centre de Fès
Exemple :
Remarque :
15
CHAPITRE
Exemple :
- Hôtel Barcélo
4- Les noms « …. »
Exemple :
- Yahourt « les petits musclés»
Exemple :
- Etablissement de fils et cotons
- Comptoir des mines
Les mots « société ou compagnie » ne sont considérés comme mot directeur que s’ils ne sont
suivis que d’adjectifs.
Exemple :
Le mot directeur est l’adjectif qualificatif s’il est placé avant le nom commun et si ce dernier
est unique, mais si l’adjectif est suivi de plusieurs noms communs le mot directeur est le
premier nom commun.
Exemple :
- Jeunes filles
16
CHAPITRE
Si le nom commun est précédé d’un adjectif numéral, le mot directeur est l’adjectif.
Exemple :
- Aux mille voitures
- Maison d’hôte des cinq étoiles
Exemple :
Exemple :
- ISTA, Fès
17
CHAPITRE
18
CHAPITRE
19
CHAPITRE
LE CLASSEMENT ALPHABETIQUE
Le classement alphabétique s’effectue en appliquant la suite logique des lettres de l’alphabet.
Principe
• La liste alphabétique de rubriques (le plus souvent les raisons sociales) est obtenue
après avoir procédé à leur indexage.
LE CLASSEMENT NUMERIQUE
Le classement numérique consiste à attribuer un numéro à chaque dossier dans l’ordre
croissant des nombres, à leur arrivée.
Un numéro est attribué à chaque dossier (ou document) en fonction de l’ordre chronologique
d’arrivée.
.
1.1.1
.
1.1.2
EXERCICES PRATIQUES : voir manuel des TP
LE CLASSEMENT IDEOLOGIQUE
Le classement idéologique consiste à ranger les documents par sujet ou par thème. On
distingue les classements géographique, chronologique, alphanumérique et décimal.
Exemple : Sujet .
SCIENCES APPLIQUEES
Sous-sujet Agriculture-élevage
Art de l’industrie
Industrie diverse
Sciences commerciales
Neurologie
21
CHAPITRE
LE CLASSEMENT CHRONOLOGIQUE
Le classement chronologique est un classement numérique par date.
Le classement est effectué à partir de la date de réception d’un document reçu et à partir de la
date d’émission d’un document envoyé.
LE CLASSEMENT ALPHANUMERIQUE
Le classement alphanumérique est une combinaison du classement alphabétique et du
classement numérique. Après le classement à la lettre, on attribue un numéro en fonction de la
date d’arrivée pour effectuer le classement numérique par date.
22
CHAPITRE
1. Le classement décimal
23
CHAPITRE
Compétences visées
SITUATION DE DÉMARRAGE
Il s’agit de « l'ensemble des actions, outils et méthodes mis en œuvre pour conserver à moyen
ou long terme des informations, dans le but de les exploiter éventuellement ultérieurement
Les archives concernent l’ensemble des documents produits ou reçus par une entreprise
durant tout l’exercice de son activité.
Elles doivent par conséquent être conservées : elles retracent toute l’activité économique et
sociale de l’entreprise. Quant à leurs supports, ils sont variés :
• Documents papiers
• Documents photographiques
• Données électroniques
La théorie archivistique du cycle de vie du document organise le cycle de vie du document à travers
trois périodes :
Les archives définitives sont les documents conservés définitivement considérés comme
ayant une valeur historique.
En tant que tel, l’archivage des documents papiers correspond à une procédure qui peut s’avérer vite
complexe si les règles et les bonnes pratiques si elles ne sont pas respectées, tant sur le plan
du classement que du stockage. Quelle que soit la forme ou l’activité de l’entreprise la gestion des
archives est une nécessité. Elle ne s’entreprend donc pas à la légère, bien qu’elle repose sur des actions
a priori simples :
• Ranger
• Classer
• Conserver
25
CHAPITRE
3. L’OBJECTIF DE L’ARCHIVAGE
C’est pourquoi, il ne se réduit pas à un simple stockage en vue de respecter la durée de conservation
des papiers, mais repose bien sur une gestion globale de l’archivage papier qui s’inscrit dans
une politique d’archivage efficace et pérenne, depuis la création jusqu’à la destruction des archives.
26
CHAPITRE
La gestion des archives courantes et intermédiaires à des fins administratives nécessite tout
particulièrement des outils et méthodes spécifiques prenant en compte l’ensemble des contraintes liées
à la gestion des documents. Cette procédure d’archivage demande davantage de rigueur et de logique,
car elle comprend :
• Une politique d’archivage incluant une politique de conservation à base de fiches comme dans la
plupart des bibliothèques, mais pas seulement.
• Un plan de classement
5. COMMENT ARCHIVER ?
L’archivage papier :
Il faut veiller à ce que les documents archivés le soient dans de bonnes conditions de conservation et surtout
puissent être retrouvés facilement en cas de besoin.
a- Préparation matérielle :
Il s’agit d’éliminer tout ce qui peut empêcher la bonne conservation des documents :
Trombones
27
CHAPITRE
Agrafes
Epingles
Il est donc préférable de mettre ces documents dans des chemisettes, elles-mêmes regroupées dans des
chemises cartonnées, puis dans des boîtes d’archive qu’il faut étiqueter :
Clients
Année :2018
N° 201 à N° 300
b- Préparation intellectuelle :
Il faut suivre une procédure maison. Il sera certainement demandé de remplir un bordereau de
versement indiquant :
-L’objet du dossier,
L’archivage électronique :
Cette forme de conservation des documents nécessite les supports suivants :
6. QUAND ARCHIVER ?
L’archivage doit se faire régulièrement, en fonction de la façon dont les dossiers s’accroissent.
4. Le catalogage
5. La numérisation (qui permet de pouvoir visionner certaines archives
sur ordinateur)
29
CHAPITRE
Grâce à cette vidéo, vous allez pouvoir identifier les caractéristiques de l’archivage électronique.
30
CHAPITRE
L’objectif est de préserver la vocation probatoire des documents numériques archivés selon 5
axes :
• Pérennité : préserver le document et ses métadonnées pendant une durée définie, et mettre en
œuvre tous les moyens permettant d’assurer sa lisibilité au fil des ans. Cela implique d’utiliser un
format de fichier pérenne, et de réaliser des conversions régulières de formats ainsi que des
migrations des supports de stockage.
• Intégrité : être en mesure de prouver qu’un document n’a pas été modifié depuis son versement
dans le SAE. Pour cela sont mis en place le calcul d’empreinte, l’horodatage et la journalisation de
l’ensemble des opérations réalisées. Les journaux sont eux-mêmes archivés et conservés aussi
longtemps que les documents.
• Confidentialité : 2 dispositifs permettent de répondre à ce besoin :le cloisonnement logique et
physique des documents
1/ le cloisonnement logique et physique des documents
2/ la gestion des habilitations, qui consiste à définir des droits d’accès personnalisés aux
documents en fonction de leur sensibilité. Par exemple seul le service Ressources Humaines
accède aux dossiers du personnel, et l’accès aux dossiers des dirigeants est restreint à certains
collaborateurs RH.
• Disponibilité : les documents archivés doivent être accessibles et exploitables par les utilisateurs du
dispositif. L’indexation des documents et leur classement dans une arborescence structurée facilite
les recherches par les utilisateurs, soit à partir de leur logiciel métier.
• Réversibilité : l’entreprise doit pouvoir récupérer l’ensemble de ses documents, données et journaux
de preuve en cas de changement de dispositif
31
CHAPITRE
E-signature
32
CHAPITRE
QUIZ :
Lien du stagiaire : https://quizizz.com/admin/quiz/6151bee876e710001dee895c/startV4
33
Généralités sur l’archivage
Introduction :
Une entreprise acquiert et produit tout au long de son activité un grand nombre de documents.
Certains sont vitaux (les titres de propriété ou les contrats), et doivent être conservés pour
répondre à l’environnement réglementaire. D’autres encore, les documents dits « de travail »
tels que les comptes rendus, les rapports, les documents bureautiques, peuvent être consultés
dans le but de prendre une décision. Par conséquent, la gestion et la conservation des
documents au sein de l’entreprise sont des activités essentielles. Elles répondent à des
objectifs d’ordre juridique et légal, à des enjeux patrimoniaux (constituer une mémoire
d’entreprise et conserver les documents relatifs à l’histoire et à l’activité de l’entreprise) et à
des enjeux stratégiques.
Les solutions de GED (Gestion Electronique de Documents) se sont répandues dans les
entreprises à partir des années 1990. Le qualificatif « électronique » rend compte de
l’évolution des systèmes de gestion de l’information, désormais capables de reproduire le
document sous forme numérique et de proposer un accès direct à celle-ci. Ces solutions n’ont
pu voir le jour qu’en raison des évolutions technologiques qui ont rendu possible l’acquisition
de documents sous forme numérique ; les plates-formes offrent des espaces de stockage plus
importants, l’architecture réseau type Intranet favorise l’accès aux document.
CHAPITRE
Compétences visées
SITUATION DE DÉMARRAGE
Le stockage
Numérisation des documents
Le classement
La diffusion des documents
CHAPITRE
Un gain de temps
Clés USB.
Serveur.
, choix du
, processus d'
Sécurisé.
Améliorer la productivité
36
CHAPITRE
Un système de GED est donc une application logicielle qui vise à gérer et organiser l’ensemble de la
documentation produite par l’entreprise.
informations
numériques obéit aux mêmes règles et aux mêmes principes
3- AVANTAGES DE LA GED
La mise en place d’une GED dans une entreprise présente notamment les avantages suivants :
• Accès rapide et à distance aux documents : le réseau (l’Intranet le plus souvent) permet
l’accès à la base de GED et rend possible une consultation immédiate des documents
• Base unique pour l’ensemble des documents de l’entreprise : les documents produits dans
l’entreprise sont tous stockés dans une même base, prévenant ainsi le risque d’une dispersion
des documents
37
CHAPITRE
38
CHAPITRE
La GED administrative
Elle consiste à numériser puis à classer les divers documents administratifs (factures, fiches
techniques, bons de commande, formulaires, devis, etc.). Ces fichiers numérisés pourront être
classés et conservés sur différents supports numériques. Ils pourront être éventuellement diffusés
via le réseau interne de l’entreprise.
La GED bureautique
39
CHAPITRE
La GED documentaire
Elle consiste à indexer un grand nombre de fichiers de tous types (texte, image, son, etc.) selon des
critères définis pour et par l’entreprise. Ce mode de gestion propose généralement de puissants
moteurs de recherche (plein texte, multicritère, index, thèmes, etc.).
Plus développée dans les grandes organisations, la GED documentaire permet un accès efficace à
l’information et aux fichiers pour tous les salariés (modèles de lettres, factures clients, formulaires,
etc.).
D’un point de vue stratégique, la mise en place d’une solution de GED rend possible une
rationalisation des flux d’informations et donc un gain de temps. Elle permet notamment de :
Enjeux techniques
41
CHAPITRE
Avantages XML :
La mise en place d’une solution de GED vise également à garantir la conservation des documents dans
leur intégrité et la pérennité dans l’accès à ceux-ci.
Plusieurs éléments doivent être pris en compte : la durée de vie des supports de stockage et celle des
systèmes de lecture utilisés.
Outre les problèmes d’interopérabilité présentés plus haut, le choix d’un format de document soulève
la question de la pérennité dans l’accès au document. En effet, la lecture de documents numériques
nécessite de recourir à un appareillage spécifique à la fois matériel (micro-ordinateur, lecteur) et
logiciel (système d’exploitation, logiciel d’application). Or, le matériel et les logiciels d’application
évoluent. Certaines versions de logiciels ne sont plus capables de lire les documents produits dans les
versions précédentes. Il s’agit donc de permettre l’adaptation du document aux évolutions techniques
grâce à :
En outre, il importe de veiller à conserver le document dans son intégrité, sans modification de mise
en forme et avec les enrichissements typographiques d’origine. Le choix du format est alors très
important.
Le support de stockage
42
CHAPITRE
Les enjeux relatifs à la sécurité des données conservées dans une base de GED sont identifiés comme
suit :
Les projets d’archivages numériques de toutes sortes sont de plus en plus nombreux (que ce soit la
réorganisation d’une GED ou la mise à plat des process). Ils répondent à la prise de conscience par le
management des enjeux liés à la dématérialisation massive de l’information. Or, la numérisation des
documents est sujet à débat dans le domaine juridique.
Le document écrit original est (à de rares exceptions près) la seule preuve valable pour la loi. Les
documents ont en général une durée de prescription légale de 10 ans. Ces faits sont des freins au
développement du document électronique qui ne remplit pas la condition d’irréversibilité, de non
reproductibilité et de localisation caractérisant le document original.
La valeur légale du document numérique dépend d’une part du type de document numérique produit et
d’autre part de l’ensemble des textes qui s’appliquent à l’activité de l’entreprise.
43
CHAPITRE
Pour synthétiser
44
CHAPITRE
Compétences visées
Le document numérique représente un ensemble composé d'un contenu, d'une structure logique,
d'attributs de présentation qui permettent sa représentation et qui est pourvu d'une signification
intelligible par l'homme ou lisible par une machine. Le document numérique peut être créé à l'état natif
ou obtenu par un processus de transformation d'un document physique, on parle dans ce cas de
document numérisé.
Concernant les différentes étapes du cycle de vie du document, deux principaux points de vue
s’affrontent.
Ainsi du point de vue du records management, les étapes du cycle de vie du document, s’organisent
de la façon suivante :
LA CREATION
LA GESTION
La gestion concerne les opérations qui interviennent sur le document après sa création. On parle
souvent de sécurité et de droits d’accès (cela peut passer par des opérations de cryptage, de restriction
d’actions sur le contenu ou d’occultation de champs). Il s’agit de rendre le document accessible aux
personnes autorisées. Le document numérique étant facilement reproductible et modifiable, il est
également nécessaire de pouvoir gérer les différentes versions de ce document.
LA DIFFUSION
• Le mode push : c’est la mise à disposition des documents que l’utilisateur va chercher dans la
base. Il doit alors se connecter au système de GED. Il lui est possible de visualiser les
documents après une recherche et une sélection (si celui-ci est autorisé à accéder au
document).
• Le mode pull : c’est la distribution du document. Le système transfère automatiquement les
documents (souvent par la messagerie électronique) à des destinataires qui sont désignés
préalablement. Il faut alors bien gérer les listes de diffusion (changement d’adresses
électroniques, départ de l’entreprise, …) pour que les bonnes personnes puissent avoir les bons
documents.
LA CONSERVATION
46
CHAPITRE
L’acquisition numérique
Pour que l’information puisse être gérée par un ordinateur, elle doit être disponible sous forme
numérique. Il existe trois modes d’acquisition :
47
CHAPITRE
48
CHAPITRE
On remarque une coexistence de nombreux formats incompatibles. On peut distinguer des formats
propriétaires, des normes et des standards.
Qui permettent de transformer l’image d’un texte (qu’il soit scanné ou photographié) en un texte
ASCII. Ce dernier peut être modifié, réutilisé et indexé.
Les OCR permettent de retraiter l’information dans un logiciel de traitement de texte, de l’intégrer
dans une base de donnée, etc. Ils permettent également d’indexer automatiquement les documents
(grâce à l’indexation en texte intégral). De plus, on remarque une nette diminution de la taille du
fichier. En effet, un fichier image (texte scanné) est bien plus gros qu’un fichier de texte ASCII.
Les OCR se sont beaucoup développés ces dernières années. « Ils sont désormais disponibles sur des
plateformes micro (avec scanner et logiciel OCR) pour des coûts très abordables. »
Cependant, cette technologie n’est pas encore fiable à 100%. Les logiciels peuvent reconnaître du
texte, mais si le document contient un tableau, un graphique ou une image, ils ne seront pas inclus
dans le document final.
Les logiciels sont également très dépendants de la qualité du document soumis. Les taux de
reconnaissances varient selon les polices d’écriture, les annotations manuscrites ne sont pas toujours
prises en compte, la présence d’un fonds coloré peut gêner le logiciel, etc.
49
CHAPITRE
L’indexation d’un document consiste à décrire celui-ci pour permettre son exploitation. C’est une des
étapes cruciales de la GED. Elle doit être « la représentation la plus fidèle et la plus exhaustive du
contenu, du sens du document afin de faciliter les recherches et d’en garantir la pertinence ». Il est
important de concevoir une politique d’indexation (construction des index et leur maintenance dans de
grandes bases documentaires). Cela va conditionner le bon fonctionnement de la GED
L'indexation des documents numériques est soumise au même principe que celle des documents
traditionnels qui consiste à extraire les concepts les plus représentatifs du document et de les
représenter sous forme d'un index ou d'un modèle appelé métadonnées dans les bibliothèques
numériques.
Pour les documents numériques, cette opération consiste donc à «fournir des informations utiles sur
chaque document et ce dans le but d'en faciliter l'accès par les moteurs de recherche».
Ces informations s'appellent des métadonnées qui ont pour rôle de décrire formellement le document,
et à partir desquelles, les moteurs de recherche vont effectuer leurs requêtes.
Ces métadonnées comportent en général le titre de document, le nom de l'auteur, le type de document
(revue, livre…), Raison sociale, une liste de mots clés et le résumé du document.
Ce qui fait la différence par rapport aux documents classiques est que le document électronique
contient lui-même tous les éléments d'information pour l'indexer.
En d'autres termes, le document électronique est la source directe d'information et non plus une source
externe qu'on l'analyse pour extraire les informations nécessaires à l'indexation.
50
CHAPITRE
Le stockage
Plusieurs enjeux liés à cette étape : la notion de conservation visant à maintenir dans le temps la
disponibilité d’un document. Cela induit une notion de durée indissociable du sort final du document :
archivage prolongé, révision ou destruction. Les problématiques sont donc les suivantes :
• Le support de stockage doit être adapté le mieux possible avec le volume des documents. Il
doit aussi, en fonction de la fréquence de consultation et de l’importance des données, offrir
un temps d’accès fiable. Si besoin est, il devra prendre en compte les besoins d’intangibilité
mais de disponibilité permanente de certains documents à portée légale (contrat, facture,
élément admis comme preuve).
• L’organisation du stockage peut être hiérarchisée en fonction du contenu des documents
(texte, vidéo, image, etc.) de leurs provenances, états, types, etc.
• La durée de conservation doit permettre une épuration régulière du système afin de faciliter
le stockage et d’alimenter les archives.
• La possibilité de réviser ou de détruire le document. Un stockage en mode
lecture/écriture/suppression doit être considéré.
51
CHAPITRE
Le terme « WorkFIow » représente «le processus industriel ou administratif au cours duquel des
tâches, des documents et des informations sont traités successivement, selon des règles prédéfinies,
en vue de réaliser un produit ou de fournir un service.
Le « WorkFIow » est donc associé à un processus métier dans l'organisation, les personnes sont
davantage concentrées sur l'objectif que sur les seules activités de production. L'objectif essentiel est
la satisfaction du client final.
Le but du « WorkFIow » est d'acheminer des documents donc il est primordial de savoir identifier les
acteurs, leurs rôles et leurs tâches à chaque étape du processus. Cette identification se fait par la
modélisation qui permet de représenter une situation afin de mieux la comprendre. Un
« WorkFIow » est donc la modélisation et la gestion informatique des tâches et des acteurs qui
sont impliqués dans la réalisation d'un processus métier.
Ainsi, le WorkFIow permet de décrire le circuit de validation, les tâches, les délais à respecter et les
modes de validation. Le WorkFIow est avant-tout un projet organisationnel avant d'être un projet
informatique.
WorkFIow repose sur 3 concepts, aussi appelés les « 3R » : Rôles, Règles et Routes.
• Les Rôles : ce sont les compétences indispensables pour assumer la responsabilité d'activités
à accomplir et de résultats à obtenir.
• Les Règles : elles regroupent les informations concernant les tâches à réaliser pour accomplir
une activité.
• Les Routes : elles définissent les itinéraires du WorkFIow, c'est-à-dire les chemins des flux
informationnels
52
CHAPITRE
La mise en place d’un outil de gestion documentaire doit respecter certaines étapes
indispensables à une démarche structurée et maîtrisée.
Pour qu’une G.E.D soit opérationnelle, différents composants hardware et logiciels sont
requis. Cette infrastructure est constituée des éléments suivants :
53
CHAPITRE
QUIZZ
54
CHAPITRE
La conservation
La création
La gestion
La diffusion
Le stockage
Décrire le circuit de validation, les tâches, les délais à respecter et les modes de
validation.
Acheminer des documents donc il est primordial de savoir identifier les acteurs, leurs
rôles et leurs tâches à chaque étape du processus.
Créer la modélisation et la gestion informatique des tâches et des acteurs qui sont
impliqués dans la réalisation d'un processus métier.
4- La mise en place d’un outil de gestion documentaire doit respecter certaines étapes
indispensables à une démarche structurée et maîtrisée.
Le périmètre du projet
Le plan du projet
Les objectifs du projet
Les enjeux du projet
55
Vidéo synthèse des différentes étapes de mise en place d’un système d’archivage électronique
LEXIQUE
AFNOR (Association Française de Normalisation) qui a édité la norme Z 44-001 portant sur
le classement alphabétique des noms et raisons sociales. Il s’agit d’une règle permettant de
déterminer de manière indiscutable le mot directeur, c’est-à-dire le mot sur lequel on va
classer. L’intérêt de cette règle réside dans son caractère indiscutable : elle met tout le monde
d’accord.
MOT DIRECTEUR : C’est le mot choisi parmi les mots qui constitue une rubrique et qui va
diriger « le classement alphabétique » et ensuite les recherches. Exemple : le mot
« BADAOUI » de la rubrique « société BADAOUI et Cie ».
Les ordres de classement
INDEXAGE : c’est la manière d’écrire une rubrique pour mettre en évidence le mot
directeur. On écrit le mot directeur en majuscule, puis les mots qui le suivent, puis entre
parenthèses les mots qui le précèdent.
Archivage : organisation des sauvegardes de manière à ce que les données numériques soient
classées, facilement identifiées, facilement réutilisables.
Dématérialisation : transformation de supports d'informations matériels (documents papier) en
fichiers informatiques.
XML : (Extensible Markup Language) est une famille de langages
Document numérique : objet informatique immatériel et manipulable avec un ordinateur ; ce
peut être une image, un fichier…
GED (gestion électronique des documents) : procédé informatisé visant à organiser et gérer
des informations et des documents électroniques au sein d’une organisation. Il met
principalement en œuvre des systèmes d’acquisition, de classement, de stockage et de
diffusion des documents.
GED administrative : procédé permettant de classer les documents administratifs sous forme
de fichiers numérisés qui pourront être éventuellement diffusés via le réseau interne de
l'entreprise.
GED bureautique : procédé permettant la production et le partage de documents de travail
collaboratif. Ces documents sont centralisés et consultables par tout le personnel de
l'entreprise via intranet ou extranet.
Indexation : processus destiné à présenter le contenu d’un document au moyen de termes
issus d’un langage documentaire ou de mots-clés libres.
Mot-clé : terme caractéristique d'un thème traité par un document.
Numérisation des documents : technique qui consiste à scanner un document papier pour qu’il
puisse être enregistré sur un support informatique.
Scanneur : périphérique qui permet de convertir une image ou un document sous une forme
numérique.
Serveur : ordinateur qui contient des ressources (fournisseur de données) et les met à la
disposition des postes clients qui en font la demande.
Travail collaboratif : travail qui fait interagir plusieurs acteurs pour la réalisation de tâches qui
visent à atteindre un but commun.
Workflow : circuit documentaire permettant de router un ou plusieurs document(s) vers des
utilisateurs ou des groupes d’utilisateurs pour relecture/modification/validation soit en mode
simultané (envoi à tous les destinataires en même temps), soit en mode consécutif (envoi aux
destinataires l’un après l’autre).
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