Informatique - Wikipédia
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Définitions
« La science informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que
l'astronomie n'est celle des télescopes. »
Comme adjectif, il s'applique à l'ensemble des traitements liés à l'emploi des ordinateurs et
systèmes numériques.
Comme substantif, il désigne les activités liées à la conception et à la mise en œuvre de ces
machines. Des questions de télécommunications comme le traitement du signal ou la théorie
de l'information, aussi bien que des problèmes mathématiques comme la calculabilité s'y
rattachent.
Les applications de l'informatique depuis les années 1950 forment la base du secteur d'activité
des technologies de l'information et de la communication. Ce secteur industriel et commercial
est lié à la fois aux procédés (logiciels, à l'architectures de systèmes) et au matériel
(électronique, télécommunication). Le secteur fournit également de nombreux services liés à
l'utilisation de ses produits : développement, maintenance, enseignement, assistance,
surveillance et entretien.
Étymologie
En 1957, l'ingénieur allemand Karl Steinbuch crée le terme « Informatik » pour son essai intitulé
Informatik: Automatische Informationsverarbeitung, pouvant être rendu en français par
« Informatique : traitement automatique de l'information »[1].
En mars 1962, Philippe Dreyfus, ancien directeur du Centre national de calcul électronique de
Bull, utilise pour la première fois en France le terme « Informatique »[2] pour son entreprise
« Société d'informatique appliquée » (SIA)[3]. Selon certains, ce néologisme est un mot-valise qui
agglomère « information » et « automatique », pour désigner le traitement automatique des
données[4],[5].
Le même mois, Walter Bauer inaugure la société américaine « Informatics Inc. » qui dépose son
nom et poursuit toutes les universités qui utilisent ce mot pour décrire la nouvelle discipline, les
forçant à se rabattre sur computer science, bien que les diplômés qu'elles forment soient pour la
plupart des praticiens de l'informatique plutôt que des scientifiques au sens propre [réf. nécessaire].
L’Association for Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde,
approche même Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot informatics en remplacement de
l'expression computer machinery, mais l'entreprise décline la proposition [réf. nécessaire][6]. En 1985
Sterling Software rachète la société Informatics Inc. qui cesse ses activités en 1986 [réf. souhaitée].
Pour Donald Knuth, cependant, les Américains ont délibérément écarté le mot informatique, non
pour un problème de marque mais pour des raisons sémantiques ; les ordinateurs ne traitent
pas de l'information, mais des données, dont le sens informatif est parfaitement
indifférent [réf. nécessaire].
En 1966, l'Académie française consacre l'usage officiel du mot pour désigner la « science du
traitement de l'information ». La presse, l'industrie et le milieu universitaire l'adoptent dès cette
époque.
Évolution sémantique
Équivalents en anglais
computing : qui qualifie les activités nécessitant une masse d'opérations mathématiques et
logiques (par exemple, dans cloud computing ou decision support computing)[13] ;
Information technology : souvent utilisé pour désigner le secteur industriel des technologies de
l'information[14],[15].
Dans le monde du travail, on parle volontiers d’I.T., le département informatique étant the I.T.
department[16] (les autres termes ne sont quasiment jamais utilisés).
Histoire
Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque,
boulier, etc.), exigeant, comme les opérations manuelles, des algorithmes de calcul, dont des
tables datant de l'époque d'Hammourabi (environ 1750 av. J.-C.) figurent parmi les exemples les
plus anciens.
Si les machines à calculer évoluent constamment depuis l'Antiquité, elles n'exécutent pas elles-
mêmes l'algorithme : c'est l'homme qui doit apprendre et exécuter la suite des opérations,
comme pour réaliser les différentes étapes d'une division euclidienne. En 1642, Blaise Pascal
imagine une machine à calculer[17],[18], la Pascaline, qui fut commercialisée. Sept exemplaires
subsistent dans des musées comme celui des Arts et Métiers[19] à Paris, et deux sont dans des
collections privées (IBM en possède une)[20]. Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser à
cartes perforées illustre en premier le concept de programmation, comme enchaînement
automatique d'opérations élémentaires. George Boole et Ada Lovelace esquissent une théorie
de la programmation des opérations mathématiques.
Le secteur très féminisé à ses débuts avec des pionnières comme Ada Lovelace, Grace Hopper,
Frances Allen, Adele Goldberg est devenu progressivement plus masculin avec la
professionnalisation des différents métiers dans l'informatique (premiers diplômes en
informatique[21]). La programmation était vue au début comme une activité essentiellement
féminine avant de devenir une profession prisée et largement investie par les hommes. La place
des femmes en informatique décroit dès le milieu des années 1980 en France[22].
Mécanographie
Dans les années 1880, Herman Hollerith, futur fondateur d'IBM, fonde la mécanographie en
inventant une machine électromécanique destinée à faciliter le recensement en stockant les
informations sur une carte perforée[23]. Le gouvernement des États-Unis utilise pour la première
fois à grande échelle les trieuses et les tabulatrices lors du recensement de 1890, à la suite de
l'afflux des immigrants dans ce pays dans la seconde moitié du xixe siècle.
L'ingénieur norvégien Fredrik Rosing Bull a créé la première entreprise européenne qui a
développé et commercialisé des équipements mécanographiques. Installé en Suisse dans les
années 1930 il est ensuite venu en France pour s'attaquer au marché français. Pendant la
Seconde Guerre mondiale, René Carmille utilisait des machines mécanographiques Bull.
Les femmes occupent une place prépondérante au début de l'informatique dans les activités de
calcul et de programmation. Les programmeuses de l'ordinateur ENIAC en 1944 sont six
mathématiciennes : Marlyn Meltzer, Betty Holberton, Kathleen Antonelli, Ruth Teitelbaum, Jean
Bartik, Frances Spence[24]. Adele Goldstine est leur formatrice et elles sont surnommées les
« ENIAC girls »[25].
L'informatique moderne n'a pu émerger qu'à la suite de l'invention du transistor en 1947 et son
industrialisation dans les années 1960.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'invention du transistor, puis du circuit intégré permettront
de remplacer les relais électromécaniques et les tubes à vide, qui équipent les machines à
calculs pour les rendre à la fois plus petites, plus complexes, plus économiques et plus fiables.
Le capital-risque finance des dizaines de sociétés électroniques.
Avec l'architecture de von Neumann, mise en application de la machine universelle de Turing, les
ordinateurs dépassent la simple faculté de calculer et peuvent commencer à accepter des
programmes plus évolués, de nature algorithmique.
En 1961, Marion Créhange soutient une des premières thèses en informatique en France[26].
Dans les années 1970, l'informatique se développe avec les télécommunications, avec Arpanet,
le réseau Cyclades et la Distributed System Architecture (DSA) de réseau en couches, qui
donnera naissance en 1978 au modèle OSI, appelé aussi « OSI-DSA », puis aux protocoles TCP-
IP dans les années 1990, grâce à la baisse des prix des microprocesseurs. Les concepts de
datagramme[27] et d'informatique distribuée, d'abord jugés risqués, s'imposeront grâce à
l'Internet.
La série de livres The Art of Computer Programming de Donald Knuth, publiée à partir des années
1960, fait ressortir les aspects mathématiques de la programmation informatique[28]. Edsger
Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey travaillent et publient vers un même axe. Ces
travaux préfigurent d'importants développements en matière de langage de programmation.
Dans les années 1970, Xerox fait réaliser des études en psychologie cognitive et en ergonomie
en vue de simplifier l'utilisation des outils informatiques. L'interface graphique propose un accès
à la machine plus proche des objets ordinaires que l'interface en ligne de commande existant
jusque-là. Les constructeurs souhaitant concurrencer le géant IBM promeuvent une
informatique plus décentralisée.
En France, l'informatique n'a commencé à se développer que dans les années 1960, avec le Plan
Calcul. Depuis lors, les gouvernements successifs ont mené des politiques diverses en faveur
de la recherche scientifique, l'enseignement, la tutelle des télécommunications, la
nationalisation d'entreprises clés.
Science informatique
La science informatique est une science formelle, dont l'objet d'étude est le calcul[31] au sens
large, c'est-à-dire, non pas exclusivement arithmétique, mais en rapport avec tout type
d'information que l'on peut représenter par une suite de nombres. Ainsi, textes, séquences
d'ADN, images, sons ou formules logiques peuvent faire l'objet de calculs. Selon le contexte, on
parle d'un calcul, d'un algorithme, d'un programme, d'une procédure.
Calculabilité
Article détaillé : Calculabilité.
Un algorithme est une manière systématique de procéder pour arriver à calculer un résultat[32].
Un des exemples classiques est l'algorithme d'Euclide du calcul du « Plus grand commun
diviseur » (PGCD) qui remonte au moins à 300 av. J.-C., mais il s'agit déjà d'un calcul complexe.
Avant cela, le simple fait d'utiliser un abaque demande d'avoir réfléchi à un moyen systématique
(et correct) d'utiliser cet outil pour réaliser des opérations arithmétiques.
Des algorithmes existent donc depuis l'Antiquité, mais ce n'est que depuis les années 1930, avec
les débuts de la théorie de la calculabilité, que les scientifiques se sont posés les questions
« qu'est-ce qu'un modèle de calcul ? », « est-ce que tout est calculable ? » et ont tenté d'y
répondre formellement[33].
Il existe de nombreux modèles de calcul, dont les deux principaux sont la « machine de Turing »
et le « lambda-calcul ». Ces deux systèmes formels définissent des objets qui peuvent
représenter ce qu'on appelle des procédures de calcul, des algorithmes ou des programmes. Ils
définissent ensuite un moyen systématique d'appliquer ces procédures, c'est-à-dire de calculer.
Le résultat le plus important de la calculabilité est probablement le fait que les principaux
modèles de calcul ont exactement la même puissance[34], c'est-à-dire qu'il n'existe pas de
procédure que l'on pourrait exprimer dans un modèle mais pas dans un autre. La thèse de
Church postule que ces modèles de calcul équivalents décrivent complètement et
mathématiquement tout ce qui est physiquement calculable.
Un deuxième résultat fondamental est l'existence de fonctions incalculables, une fonction étant
ce que calcule une procédure ou un algorithme (ceux-ci désignant plutôt comment faire le
calcul). On peut montrer qu'il existe des fonctions, bien définies, pour lesquelles il n'existe pas
de procédure pour les calculer. L'exemple le plus connu étant probablement le problème de
l'arrêt, qui montre qu'il n'existe pas de machine de Turing calculant si une autre machine de
Turing donnée s'arrêtera (et donc donnera un résultat) ou non.
Tous les modèles de calcul étant équivalents, ce résultat s'applique aussi aux autres modèles,
ce qui inclut les programmes et logiciels que l'on peut trouver dans les ordinateurs courants. Il
existe un lien très fort entre les fonctions que l'on ne peut pas calculer et les problèmes que l'on
ne peut pas décider (voir Décidabilité).
Algorithmique
Article détaillé : Algorithmique.
L'algorithmique est l'étude comparative des différents algorithmes. Tous les algorithmes ne se
valent pas : le nombre d'opérations nécessaires pour arriver à un même résultat diffère d'un
algorithme à l'autre. Ce nombre d'opérations, appelé la complexité algorithmique est le sujet de
la théorie de la complexité des algorithmes, qui constitue une préoccupation essentielle en
algorithmique.
soit l'évolution peut être indépendante de la taille des données, on parle alors de complexité
constante ;
soit le nombre d'opérations peut augmenter selon un rapport logarithmique, linéaire, polynomial
ou exponentiel (dans l'ordre décroissant d'efficacité et pour ne citer que les plus répandues) ;
une augmentation exponentielle de la complexité aboutit très rapidement à des durées de calcul
déraisonnables pour une utilisation en pratique ;
tandis que pour une complexité polynomiale (ou meilleure), le résultat sera obtenu après une
durée de calcul réduite, même avec de grandes quantités de données.
Nous arrivons maintenant à un problème ouvert fondamental en informatique : « P est-il égal à
NP ? »[35]. En simplifiant beaucoup : P est « l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaît
un algorithme efficace » et NP « l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaît un
algorithme efficace pour vérifier une solution à ce problème ». Et en simplifiant encore plus :
existe-t-il des problèmes difficiles ? Des problèmes pour lesquels il n'existe pas d'algorithme
efficace ?
Cette question est non seulement d'un grand intérêt théorique mais aussi pratique. En effet, un
grand nombre de problématiques courantes et utiles sont des problèmes que l'on ne sait pas
résoudre de manière efficace. C'est d'ailleurs un des problèmes du prix du millénaire et le Clay
Mathematics Institute s'est engagé à verser un million de dollars aux personnes qui en
trouveraient la solution.
C'est un problème ouvert, donc formellement, il n'y a pas de réponse reconnue. Mais, en
pratique, la plupart des spécialistes [réf. nécessaire] s'accordent pour penser que P≠NP, c'est-à-dire
qu'il existe effectivement des problèmes difficiles qui n'admettent pas d'algorithme efficace.
Cryptologie
Article détaillé : Cryptologie.
La plupart des chiffrements (méthode de cryptographie) reposent sur le fait que la procédure de
décomposition en produit de facteurs premiers n'a pas d'algorithme efficace connu. Si quelqu'un
trouvait un tel algorithme, il serait capable de décrypter la plupart des cryptogrammes
facilement. On sait d'ailleurs qu'un calculateur quantique en serait capable, mais ce genre
d'ordinateur n'existe pas, en tout cas pour le moment.
Autre
Article détaillé : Traitement automatique du langage naturel.
Citons aussi l'étude de la mécanisation des procédés de calcul et de pensée qui a permis de
mieux comprendre la réflexion humaine, et apporté des éclairages en psychologie cognitive et
en linguistique, par exemple, à travers la discipline du traitement automatique du langage
naturel[36],[37].
Les appareils en électronique numérique utilisent tous un système logique. Les entrées et
sorties des composants électroniques n'ont que deux états ; l'un correspondant à vrai, l'autre à
faux. On démontre qu'en assimilant vrai au nombre 1 et faux au nombre 0, on peut établir les
règles logiques qui fondent un système de numération binaire. Les appareils représentent toute
l'information sous cette forme.
Appareils informatiques
Article détaillé : Appareil informatique.
Il existe aujourd'hui une gamme étendue d'appareils capables de traiter automatiquement des
informations. De ces appareils, l'ordinateur est le plus connu, le plus ouvert, le plus complexe et
un des plus anciens. L'ordinateur est une machine modulable et universelle qui peut être adaptée
à de nombreuses tâches par ajout de matériel ou de logiciel.
Exemples d'appareils :
la console de jeu est un appareil destiné au jeu vidéo, une activité que l'on peut aussi exercer
avec un ordinateur ;
le distributeur de billets : un automate qui distribue sur demande des billets de banque ou des
tickets de transport public ; les distributeurs sont souvent des ordinateurs effectuant un nombre
limité de tâches ;
le récepteur satellite tout comme le décodeur de Télévision Numérique Terrestre : les émissions
de télévision se font en numérique et sont captées et décodées par des appareils
informatiques ;
les appareils d'avionique sont des appareils électroniques et informatiques placés dans les
avions et les véhicules spatiaux ; ils servent à la navigation, la prévention des collisions et la
télécommunication ;
le GPS : un appareil qui affiche une carte géographique, et se positionne sur la carte grâce à un
réseau de satellites ; les cartes géographiques sont des informations créées par ordinateur ;
le téléphone mobile : initialement c'est un simple appareil analogique utilisable par un nombre
restreint d'utilisateurs, le téléphone portable numérisé est utilisable en masse et sert aussi à
jouer, à visionner des images ou des vidéos ;
les systèmes d'arme sont des dispositifs informatiques qui permettent l'organisation et le suivi
des opérations militaires : positionnement géographique, calcul des tirs, guidage des appareils
et des véhicules ;
les robots sont des appareils électromécaniques qui effectuent, de manière autonome, des
tâches pour assister ou remplacer des humains ; l'autonomie est assurée par un appareil
informatique placé à l'intérieur et/ou à l'extérieur du robot.
Matériel informatique
Article détaillé : Matériel informatique.
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. ou discutez des points à
améliorer.
Carte mère
La carte mère est un circuit imprimé avec de nombreux composants et ports de connexion
constituant le support principal des éléments essentiels d'un ordinateur (Supports des
microprocesseur, mémoires, connecteurs divers et autres ports d'entrée-sortie)[38].
Boîtier et périphériques
L'intérieur du boîtier d'un appareil informatique contient un ou plusieurs circuits imprimés sur
lesquels sont soudés des composants électroniques et des connecteurs. La carte mère est le
circuit imprimé central, sur lequel sont connectés tous les autres équipements.
Un bus est un ensemble de lignes de communication qui servent aux échanges d'information
entre les composants de l'appareil informatique. Les informations sont transmises sous forme
de signaux électriques. Le plus petit élément d'information manipulable en informatique
correspond à un bit. Les bus transfèrent des bytes d’informations composés de plusieurs bits en
parallèle.
Les périphériques sont par définition, les équipements situés à l'extérieur du boîtier.
Équipements d'entrée
Carte interchangeable, circuit imprimé assurant support et liaison pour les composants numériques.
L'envoi des informations se fait par le procédé de numérisation. Il s'agit de transformer des
informations brutes (une page d'un livre, les listes des éléments périodiques, etc.) en suite de
nombres binaires pouvant être manipulées par un appareil informatique. La transformation est
faite par un circuit électronique. La construction du circuit diffère en fonction de la nature de
l'information à numériser.
Stockage d'information
Une mémoire morte (« Read Only Memory » en anglais, ou ROM) : mémoire composée de circuits
intégrés où les informations ne peuvent pas être modifiées. Ce type de mémoire est toujours
installé par le constructeur et utilisé pour conserver définitivement des logiciels embarqués.
Une mémoire vive : mémoire composée de circuits intégrés où les informations peuvent être
modifiées. Les informations non enregistrées sont souvent perdues à la mise hors tension.
Processeur
microprocesseur.
Le processeur est le ou les composants électroniques qui exécute des instructions (calcul,
choix, gestion des taches). Un appareil informatique contient au moins un microprocesseur,
voire deux, quatre, ou plus. Les ordinateurs géants contiennent des milliers de processeurs.
L'acronyme CPU (pour l'anglais Central Processing Unit) désigne le ou les processeurs centraux
de l'appareil. L'exécution des instructions par le ou les CPU influence tout le déroulement des
traitements.
Équipements de sortie
Les équipements de sortie servent à présenter les informations provenant d'un appareil
informatique sous une forme reconnaissable par un humain.
Un écran est une surface sur laquelle s'affiche une image (exemple : des fenêtres de dialogue et
des documents). Les images à afficher sont générées par un circuit électronique convertisseur
numérique-analogique en sortie des cartes vidéos pour l'affichage sur les écrans analogiques.
De plus en plus souvent, l'étape du DAC est supprimée grâce à la connexion HDMI avec les
écrans interprétant directement les images numériques.
Un moniteur est un écran utilisant les mêmes techniques que celles utilisées par les téléviseurs,
qui affiche des graphiques et des textes provenant de l'appareil informatique.
Une imprimante est un équipement servant à produire des informations non volatiles, sous
forme d'impression sur papier. Il peut s'agir de textes, de tableaux, de graphiques, de schémas,
de photos, etc.
Équipements de réseau
Une carte réseau est un circuit imprimé qui sert à recevoir et envoyer des informations
conformément à un ou plusieurs protocoles.
Un modem est un équipement qui sert à envoyer des informations sous forme d'un signal
électrique modulé, ce qui permet de les faire passer sur une ligne de communication analogique
telle une ligne téléphonique.
Logiciel informatique
Article détaillé : Logiciel.
Le logiciel peut prendre une forme exécutable (c'est-à-dire, directement compréhensible par le
micro-processeur) ou source, c'est-à-dire que la représentation est composée d'une suite
d'instructions directement compréhensible par un individu. Ainsi donc, on peut considérer le
logiciel comme une abstraction qui peut prendre une multitude de formes : il peut être imprimé
sur du papier, conservé sous forme de fichiers informatiques ou encore stocké dans une
mémoire (une disquette, une clé USB).
Catégories de logiciels.
logiciel applicatif : contient les instructions et les informations relatives à une activité
automatisée. Un ordinateur peut stocker une panoplie de logiciels applicatifs, correspondant
aux très nombreuses activités pour lesquelles il est utilisé ;
logiciel système : contient les instructions et les informations relatives à des opérations de
routine effectuées par les différents logiciels applicatifs ;
système d'exploitation : logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des
informations relatives à l’utilisation commune du matériel informatique par les logiciels
applicatifs ;
Un logiciel embarqué, un logiciel libre, un logiciel propriétaire font référence à une manière de
distribuer le logiciel. Voir « distribution de logiciels ».
Ingénierie : conception assistée par ordinateur et fabrication assistée par ordinateur dans les
domaines de l'aéronautique, l'astronautique, la mécanique, la chimie, l'électronique et
l'informatique.
Par exemple, une application de gestion est un logiciel applicatif servant au stockage, au tri et
au classement d'une grande quantité d'informations. Les traitements consistent en la collecte et
la vérification des informations fraîchement entrées, la recherche d'informations et la rédaction
automatique de documents (rapports).
Un autre exemple, un jeu vidéo est un logiciel applicatif servant à jouer. Les traitements
consistent en la manipulation d'images et de sons, la création d'images par synthèse, ainsi que
l'arbitrage des règles du jeu.
Logiciel système
Un logiciel système contient les instructions et les informations relatives à des opérations de
routine susceptibles d'être exécutées par plusieurs logiciels applicatifs. Un logiciel système sert
à fédérer, unifier et aussi simplifier les traitements d'un logiciel applicatif. Les logiciels systèmes
contiennent souvent des bibliothèques logicielles.
Lorsqu'un logiciel applicatif doit effectuer une opération de routine, celui-ci fait appel au logiciel
système par un mécanisme appelé appel système. La façade formée par l'ensemble des appels
systèmes auquel un logiciel système peut répondre est appelée Interface de programmation ou
API (acronyme de l'anglais Application programming Interface).
Système d'exploitation
Le système d'exploitation est un logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des
informations relatives à l’utilisation commune du matériel informatique par les logiciels
applicatifs.
Les traitements effectués par le système d'exploitation incluent également les mécanismes de
protection contre l'utilisation simultanée par plusieurs logiciels applicatifs d'équipements de
matériel informatique qui par nature ne peuvent pas être utilisés de manière partagée (voir
Exclusion mutuelle).
POSIX est une norme industrielle d'une interface de programmation qui est appliquée dans de
nombreux systèmes d'exploitation, notamment la famille UNIX.
Environnement graphique
Environnement graphique.
Une base de données est un stock structuré d'informations enregistré dans un dispositif
informatique.
Un système de gestion de base de données (sigle : SGBD) est un logiciel système dont les
traitements consistent à l'organisation du stockage d'informations dans une ou plusieurs bases
de données. Les informations sont disposées de manière à pouvoir être facilement modifiées,
triées, classées, ou supprimées. Les automatismes du SGBD incluent également des protections
contre l'introduction d'informations incorrectes, contradictoires ou dépassées[40].
Micrologiciel
Dans un appareil électronique : les micrologiciels sont utilisés pour réaliser des automatismes
difficiles à concevoir uniquement avec des circuits électroniques. Par exemple, dans des
appareils électroménagers (lave-linge, lave-vaisselle) ou les moteurs (calcul de la durée
d'injection).
Le micrologiciel est souvent distribué sur une puce de mémoire morte faisant partie intégrante
du matériel en question. Il peut être mis à jour soit en changeant la ROM ou pour les systèmes
les plus récents en réécrivant la mémoire flash.
Informatique de gestion
informatique en rapport avec la gestion de données, à savoir le traitement en masse de grandes
quantités d'information. L'informatique de gestion a de nombreuses applications pratiques dans
les entreprises : manipulation des informations relatives aux employés, commandes, ventes,
statistiques commerciales, journaux de comptabilité générale y compris, en son temps, le calcul
du décalage pour les déclarations de TVA à récupérer et gestion de la production et des
approvisionnements, gestion de stocks et des inventaires, etc. Ce domaine est de loin celui qui
représente la plus forte activité.
Informatique scientifique[42]
consiste à aider les ingénieurs de conception dans les domaines de l'ingénierie industrielle à
concevoir et dimensionner des équipements à l'aide de programmes de calcul : réacteurs
nucléaires, avions et automobiles (langages souvent employés : historiquement le Fortran, de
plus en plus concurrencé par C et C++). L'informatique scientifique est surtout utilisée dans les
bureaux d'étude et les entreprises d'ingénierie industrielle car elle permet de simuler, par la
recherche opérationnelle ou par itération, des scénarios de façon rapide et fiable. Par exemple,
l'écurie italienne de Formule 1 Scuderia Ferrari s'est équipée en 2006 avec un des plus puissants
calculateurs du monde afin de permettre les essais numériques de sa monoplace et accélérer la
mise au point de ses prototypes ;
Informatique embarquée
consiste à définir les logiciels destinés à être embarqués dans des dispositifs matériels
autonomes interagissant avec leur environnement physique. L'informatique embarquée assure
alors parfois le pilotage de systèmes électromécaniques plus ou moins complexes. Elle est
ainsi à rapprocher de la production de systèmes informatiques temps réel tant le temps devient
une préoccupation clef lorsque l'informatique est acteur du monde réel. Elle trouve aussi ses
domaines d'applications dans de nombreux objets de notre vie quotidienne en enrichissant les
performances et les fonctionnalités des services proposés. Historiquement d'abord liés à
l'aéronautique, le spatial, l'armement, le nucléaire, on en trouve aujourd'hui de nombreuses
illustrations dans notre vie quotidienne : automobile, machine à laver, téléphone portable, carte à
puce, domotique, etc.
Ingénierie des connaissances
forme d'ingénierie informatique, qui consiste à gérer les processus d'innovation, dans tous les
domaines, selon des modèles assez différents de ceux jusqu'alors employés en informatique de
gestion. Cette forme d'ingénierie permettra peut-être d'accroître la cohérence des trois
domaines, qui sont la gestion, le temps réel, et le scientifique dans l'organisation des
entreprises. Elle s'intéresse plus au contenu et à la qualité des bases de données et de
connaissances qu'à l'automatisation des traitements. Elle se développe déjà beaucoup aux
États-Unis.
Les applications du renseignement économique et stratégique
font appel aux techniques de l'information, notamment dans l'analyse du contexte, pour la
recherche d'informations (moteurs de recherche). D'autre part, dans une optique de
développement durable, il est nécessaire de structurer les relations avec les parties prenantes,
ce qui fait appel à d'autres techniques telles les protocoles d'échange et les moteurs de règles.
Calcul parallèle : pour des applications qui demandent de nombreux calculs : prévisions météo
ou image de synthèse.
Gestion de contenu : collecte des documents électroniques d'une entreprise : mail, fax, contrats.
Terminologie de l'informatique
L'anglais international est la langue véhiculaire du secteur d'activité. Il est enseigné dans les
écoles[43]. C'est la langue des publications scientifiques ainsi que de nombreux ouvrages
techniques. La grande majorité des langages de programmation utilisent le vocabulaire anglais
comme base. Les termes peuvent provenir des instituts de recherche, des entreprises, ou des
organismes de normalisation du secteur. De nombreux néologismes sont des abréviations ou
des mots-valise basés sur des mots en anglais. Le grand nombre d'anglicismes reflète la
domination actuelle des États-Unis sur ce marché[44].
L'usage d'abréviations joue le même rôle que celui des formules chimiques : l'ébauche d'une
nomenclature internationale qui facilite l'accès des lecteurs non anglophones à la littérature
informatique. Il existe en outre, un phénomène d'emprunt lexical réciproque entre les langages
de programmation – dont le lexique est basé sur l'anglais – et le jargon informatique[45].
Marché de l'informatique
On trouve dans le monde environ un milliard de micro-ordinateurs[46], trois cent mille stations de
travail, quelques dizaines de milliers de mainframes, et deux mille superordinateurs en état de
marche.
On ne connaît pas avec certitude la part de marché occupée par l'industrie des systèmes
embarqués, mais on estime que l'informatique représente le tiers du coût d'un avion ou d'une
voiture[47].
La distribution des produits informatiques est faite sous la forme de multiples canaux de
distribution, parmi lesquels on compte la vente directe, le commerce en ligne, les chaînes de
revendeurs, les groupements de revendeurs, la vente par correspondance.
Les grossistes informatiques ont un rôle clef dans la distribution informatique et sont un point
de passage quasi obligé pour les sociétés qui ont choisi la vente indirecte (par un réseau de
revendeurs). Les grossistes, qu'ils soient généralistes ou spécialisés, adressent la multitude de
petits points de vente ou les sociétés de service pour lesquelles l'activité de négoce représente
un volume d'activité faible.
Aujourd'hui, la plupart des constructeurs sont spécialisés soit dans le matériel, soit dans le
logiciel, soit dans les services.
Apple et Oracle (Sun) sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et
le logiciel. IBM et HP sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et
les services.
Dans le sultanat d'Oman entre 2002 et 2005, 16 % des ventes concernaient du logiciel, 30 %
concernait des ordinateurs, 28 % concernait des services, et 25 % concernait des équipements
de transmission[48].
En Autriche, en 2007, 21 % des ventes concernent le logiciel, 34 % concernent le matériel, et
45 % concernent des services[49].
Histoire
Historiquement, le matériel informatique était distribué par les grands constructeurs qui
traitaient en direct avec leurs clients ; la plupart de ceux-ci étant de grandes entreprises ou des
organismes publics. Les logiciels étaient créés par les clients. Les constructeurs fournissaient
uniquement un système d'exploitation, et assistaient leurs clients par l'organisation de cours de
programmation à la formation des analystes programmeurs. Au fur et à mesure de la baisse des
prix des systèmes, le marché s'est élargi, obligeant plusieurs constructeurs à se structurer pour
mieux diffuser leur produit et à s'appuyer sur des partenaires.
Ces partenaires étaient au départ mono-marque et travaillaient souvent sous la forme d'agent
semi-exclusif, puis ils se sont transformés au fil du temps en revendeurs indépendants multi-
marques.
Dans les années 1980, en même temps que les premiers mini-ordinateurs, sont apparus les
premiers éditeurs spécialisés dans le logiciel.
Marché du matériel
Loi de Moore
En Autriche par exemple, les principales marques d'ordinateur sont, en 2007 : Hewlett-Packard
(Palo Alto, États-Unis), Dell, (Round Rock, États-Unis), Fujitsu (Japon), Siemens (Berlin,
Allemagne), Sony (Tokyo, Japon) et Acer (Taïwan)[49].
Les principales marques de consoles de jeux sont en 2007 : Sony (Tokyo, Japon), Nintendo
(Kyoto, Japon), et Microsoft (Redmond, États-Unis)[52].
Marché du logiciel
La fabrication d'un logiciel (développement) demande très peu de moyens techniques, et par
contre beaucoup de temps et de savoir-faire.
Il existe aujourd'hui un très grand nombre d'auteurs de logiciels, il peut s'agir de multinationales
comme Microsoft, de petites entreprises locales, voire de particuliers ou de bénévoles.
Les grosses entreprises, utilisant du matériel informatique pour leurs propres besoins, ont
souvent des équipes spécialisées, qui créent des logiciels sur mesure pour les besoins de
l'entreprise. Ces logiciels ne seront jamais mis sur le marché. Un progiciel est un logiciel prêt-à-
porter et générique prévu pour répondre à un besoin ordinaire. Par opposition à un logiciel
spécifique, qui est développé sur mesure en vue de répondre au besoin d'un client en particulier.
La création de logiciels spécifique est le principal sujet de contrats de services des entreprises
informatiques.
Dans des secteurs industriels comme l'aviation, des équipes créent des logiciels pour les
systèmes embarqués de ce secteur. Ces logiciels ne sont jamais mis sur le marché séparément.
Un logiciel étant un ensemble d'informations, il peut être transmis par les moyens de
télécommunications. Le téléchargement est l'opération qui consiste à utiliser un réseau de
télécommunication pour récupérer un logiciel en provenance d'un autre appareil. Le commerce
en ligne est l'activité qui consiste à vendre des logiciels (ou d'autres biens) en les distribuant par
des réseaux de télécommunication comme Internet.
Types de logiciels
On peut distinguer quatre grands types de logiciels : libres, propriétaires, shareware, freeware, en
fonction du type de contrat de licence qui régit leur distribution, utilisation et copie.
Un logiciel libre (ou open source) est un logiciel que l'on peut utiliser, étudier, modifier et
redistribuer librement. Un tel logiciel peut être soumis au droit d'auteur (sous une certaine
licence) ou non (dans le domaine public). Les logiciels libres sont souvent distribués
gratuitement.
Un logiciel propriétaire peut être utilisé, mais ne peut pas être ni étudié, ni modifié, ni redistribué
librement. Ces logiciels sont le plus souvent distribués par l'intermédiaire de réseaux de vente
et, pour certains d'entre eux, associés de manière plus ou moins licite, à la vente d'un micro-
ordinateur.
Un gratuiciel (en anglais freeware) est un logiciel qui peut être distribué gratuitement. L'auteur se
réserve le droit exclusif de le modifier.
Un partagiciel (ou shareware) est un logiciel propriétaire qui est gratuit pendant une période
d'essai et payant ensuite. De nombreuses variantes de shareware existent, selon le paiement
demandé (qui est parfois un don à une organisation caritative, l'envoi d'une carte postale à
l'auteur, etc.) et le fonctionnement du logiciel à la fin de la période d'essai (le logiciel peut
tomber en panne, ou alors il reste utilisable mais importune l'utilisateur en l'avertissant de façon
répétée qu'il doit acheter le produit, etc.).
Il existe aujourd'hui une offre très large de logiciels, de tous les types : libres, propriétaires,
shareware et freeware.
L'industrie du logiciel est un des principaux secteurs économiques en Europe et aux États-Unis.
De nombreux constructeurs de logiciels sont aux États-Unis. La création de logiciels applicatifs
représente 52 % de l'activité[53].
Si le Japon est un des pays les mieux équipés en matériel informatique, on y trouve les plus
grands fabricants de matériel, il n'en va pas de même pour le logiciel, et de nombreux logiciels
posent des problèmes pour l'écriture de textes en utilisant l'alphabet japonais[54].
En 2019, le marché des smartphones, tablettes et objet connectés a fortement évolué et utilise
très majoritairement le système Androïd développé par Google.
GNU est un projet de système d'exploitation lancé en 1985, entièrement basé sur des produits
open source. Linux est un système d'exploitation open source, écrit par une équipe de plus de
3 200 bénévoles. La valeur de revente de Linux est estimée à plus de 1,4 milliard de dollars[55].
L'offre en logiciels libres consiste notamment en des ensembles qui contiennent à la fois des
produits GNU et Linux. Ils sont distribués avec des magazines, ou mis à disposition pour le
téléchargement.
Aujourd'hui la majorité des téléphones portable sont basés sur des systèmes d'exploitation
libres : OS X a été développé à partir de Free BSD, Android est quant à lui basé sur un système
Linux classique. Ce qui fait des systèmes Open Source Linux et Free BSD les systèmes les plus
répandus sur le marché du téléphone portable.
Copie et Contrefaçon
La licence d'utilisation s'apparente à un contrat (dont la valeur juridique varie selon les pays)
accepté implicitement par tout acheteur d'un logiciel (ou explicitement lors de l'installation ou
du premier lancement de celui-ci).
Par une licence propriétaire, l'éditeur octroie le droit, généralement exclusif et non transmissible,
à l'acheteur d'utiliser le logiciel. Si une copie de ce logiciel est mise à disposition d'autrui,
l'utilisation par autrui est alors une violation des clauses du contrat de licence et la mise à
disposition est considérée comme un acte de contrefaçon.
Les éditeurs vendent souvent leur logiciel accompagné de services tels que garantie et mises à
jour, des services qui ne sont, la plupart du temps, disponibles que sur les logiciels légalement
utilisés.
Le nombre de copies de logiciels vendues par des contrefacteurs est plus ou moins élevé selon
les pays. Selon la Business Software Alliance, en Algérie 85 % des logiciels vendus en 2008
seraient issus du piratage[56]. Toujours selon la Business Software Alliance, au Luxembourg, ce
taux aurait été de 21 % en 2007, ce qui serait le taux le plus bas du monde[57].
Le passage d'un marché industriel[58] de produits à un marché des services est relativement
récent et en forte progression[59]. Le commerce de services consiste principalement en la vente
et l'exécution de mandats concernant des modifications sur des systèmes d'information
d'entreprises ou de collectivités.
Les systèmes d'information des entreprises sont parfois composés de centaines d'ordinateurs,
sur lesquels sont exécutés des centaines de logiciels de manière simultanée. Il existe de
nombreux liens entre les différents logiciels et les différents ordinateurs, et le simple fait
d'arrêter un seul des éléments risque de déranger des milliers d'usagers, voire de provoquer le
chômage technique de l'entreprise.
Selon le cabinet Gartner Dataquest, les services informatiques ont généré 672,3 milliards de
dollars dans le monde en 2006. Soit un marché en augmentation de 6,4 % par rapport à 2005[60].
Offre en services
Une SSII (abréviation de Société de Service en Ingénierie Informatique) est une société qui met à
disposition des spécialistes pour des missions de service sur des systèmes informatiques.
De nombreuses SSII se trouvent aux États-Unis et en Inde. Parmi les leaders du marché on
trouve IBM – la plus ancienne société d'informatique encore en activité –, ainsi que EDS,
Accenture et Hewlett-Packard, toutes originaires des États-Unis.
Les principaux sujets des mandats sont la création de logiciels sur mesure, la mise en place de
progiciels et la modification des fichiers de configuration en fonction des besoins, des
opérations de réglage, d'expertise et de surveillance du système informatique. En France la
majorité des constructeurs de logiciels sont des SSII.
SAP désigne par abus de langage un progiciel de gestion intégré pour les entreprises, construit
par la société SAP AG (Walldorf, Allemagne). L'adaptation aux besoins des entreprises de ce
logiciel riche et multi-fonctionnel est une activité courante des SSII.
Métiers et activités
L'informaticien est d'une manière générale une personne qui travaille dans le secteur de
l'informatique. Il existe dans ce secteur diverses activités qui sont orientées vers la création de
logiciels ou la maintenance d'un système informatique – matériel et logiciels.
Le directeur informatique décide des évolutions du système informatique dans les grandes
lignes, conformément à la politique d'évolution de la société qui l'emploie. Il sert d'intermédiaire
entre les fournisseurs et les clients (employés de l'entreprise), ainsi que la direction générale. Il
propose des budgets, des évolutions, puis mandate des fournisseurs pour des travaux.
Création de logiciels
Le développement de logiciels consiste à la création de nouveaux logiciels ainsi que la
transformation et la correction de logiciels existants. En font partie la définition d'un cahier des
charges pour le futur logiciel, l'écriture du logiciel dans un ou l'autre langage de programmation,
le contrôle du logiciel créé, la planification et l'estimation du budget des travaux.
Dans une équipe d'ingénieurs, le chef de projet est chargé d'estimer la durée des travaux,
d'établir un planning, de distribuer les tâches entre les différents membres de l'équipe, puis de
veiller à l'avancée des travaux, au respect du planning et du cahier des charges. Le chef de projet
participe également à la mise en place du logiciel chez le client et récolte les avis des usagers.
Les entreprises et les institutions qui ont un système informatique de grande ampleur ont
souvent une équipe d'informaticiens qui travaillent à la maintenance du système ainsi qu'à la
création de logiciels pour le compte de l'entreprise. Cette équipe, dirigée par le directeur
informatique peut faire appel à des éditeurs de logiciel ou des sociétés de services en ingénierie
informatique (abréviation SSII) pour certains travaux. Par exemple, lorsque l'équipe interne est
trop peu nombreuse ou ne possède pas les connaissances nécessaires. Les entreprises
peuvent également faire appel à des consultants – des employés d'une société tierce – pour
prêter main-forte ou conseiller leur équipe sur un sujet précis.
L'intégration verticale consiste pour une société informatique à non seulement créer un logiciel,
mais également travailler sur des opérations antérieures et postérieures au développement du
logiciel en question, tels que le management du système d'information, l'aide à la décision de la
direction des systèmes d'information, les opérations de migration ou les services d'assistance.
On se rend compte aujourd'hui, avec les premières études des experts en informatique verte
(TIC durables), que l'informatique serait directement à l'origine de 5 % des émissions de gaz à
effet de serre de la France[62]. L'informatique générerait également une forte consommation
d'électricité. Mais les impacts environnementaux sont surtout concentrés lors de la fabrication
des équipements et leur fin de vie. Les principaux impacts sont l'épuisement des ressources
naturelles non renouvelables et les pollutions (eau, air, sol) qui dégradent les écosystèmes[63].
L'application des principes de développement durable à l'informatique donne naissance aux TIC
durables. Elle englobe les trois piliers du développement durable (environnement, social,
économique) et se caractérise par une double démarche (souvent menée en parallèle) :
le premier périmètre, désigné par le terme informatique écoresponsable (ou officiellement éco-
TIC en France et Green IT 1.0 en anglo-américain) désigne l'ensemble des méthodes qui
réduisent l'impact de l'informatique sur l'environnement par une démarche écoresponsable
(écoconception, économies d'énergie, gestion des déchets). Elle s'applique principalement au
matériel informatique, aux flux (kWh électriques, papier, etc.), ainsi qu'aux méthodes de
développement logiciel qui diminuent leur empreinte ressource ;
le deuxième périmètre, parfois désigné par écoinformatique (ou Green IT 2.0 en anglo-
américain), désigne la réduction de l’empreinte écologique de la société grâce aux technologies
de l'information et de la communication : c'est l'utilisation des TIC pour réorganiser et optimiser
les processus métiers en fonction de leur empreinte écologique grâce à l'analyse du cycle de vie
(ACV) ;
À terme, le développement durable devrait faire évoluer les modèles employés en informatique.
Il est, en effet, nécessaire d'expliciter la sémantique des données, documents ou modèles, ce
qui relève de la branche de l'informatique appelée représentation des connaissances. Plusieurs
projets en écoinformatique se déroulent dans le cadre d'initiatives telles que le web
sémantique[64].
Notes et références
Notes
1. Cette citation est souvent attribuée à tort à Edsger W. Dijkstra. (en) Voir la page Edsger W. Dijkstra
(https://fr.wikiquote.org/wiki/en:Edsger_W._Dijkstra) sur Wikiquote en anglais..
Références
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Articles connexes
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Liens externes
Notices d'autorité :
Bibliothèque nationale de France (http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11932109b) (données (http://data.bnf.fr/ark:/12148/cb11932109b) )
· Bibliothèque du Congrès (http://id.loc.gov/authorities/sh89003285) ·
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Bibliothèque nationale d’Espagne (http://catalogo.bne.es/uhtbin/authoritybrowse.cgi?action=display&authority_id=XX525961)
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Bibliothèque nationale d’Israël (http://uli.nli.org.il/F/?func=find-b&local_base=NLX10&find_code=UID&request=987007549081005171)
· Bibliothèque nationale de Corée (https://lod.nl.go.kr/resource/KSH2002030991)
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