Rapport de stage en éco-conseil 2017
Rapport de stage en éco-conseil 2017
ÉCO-CONSEILLERE INGENIEURE
INGENIEURE ECO-CONSEILLERE
ET SYSTEME DE L’INFORMATION
TRAVAIL PRESENTE
A MONSIEUR RIFFON OLIVIER, SUPERVISEUR DU STAGE,
ET AUX MEMBRES DU JURY,
PAR
JULIE BIBAUD-ALVES
Pierre DAC
James Dean
« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir
changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un
moustique … et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de
dormir »
Le Dalaï-lama
II
Résumé
Ce rapport présente mon stage d’éco-conseiller dans l’entreprise Parisot. J’y explicite
d’abord le contexte, mon mandat, ma problématique, mes hypothèses, mon intuition de
pratique et leurs modifications lors du changement de supervision à mi-stage. Sont présentées
ensuite mes réflexions, mes démarches et mes actions, envisagées et menées. Je termine ce
document en rapportant mes résultats et en amenant une discussion générale concernant cette
aventure.
Abstract
This report presents my internship of eco-counsellor in the company Parisot. I clarify at first
the context, my mandate, my problem, my hypotheses, my intuition of practice and their
modifications during the change of supervision there at the middle-internship. My reflections,
my steps and my actions, envisaged and led are then presented. I end this document by bringing
back my results and by bringing a general discussion concerning this adventure.
I insist on the importance to have a complex reasoning, at the micro and macro levels,
considering time, and by creating links between the various elements, in various scales. So, I
think that it is crucial to distinguish the words “complicated” and gives “complex”. Thinking in
the complexity does not inevitably mean complicating. The first one of my major stakes was to
III
Remerciements
Avant de commencer, je souhaite remercier toutes les personnes qui m’ont soutenu,
aidé et accompagné dans cette mission.
Je remercie à Pascal MARTIN, mon maître de stage de m’avoir accueilli une nouvelle fois
dans son équipe. Merci également à Éric BOITEUX, mon second maître de stage, de m’avoir aidé
à clarifier mon sujet de stage au fur et à mesure des imprévus que j’ai pu rencontrer.
Je remercie finalement mes amis, et ma famille pour leur soutien, leur patience et leurs
encouragements tout au long de cette période.
I
Introduction...................................................................................................................................... 1
Problématiques ................................................................................................................................8
Enjeux ...........................................................................................................................................8
Pistes de réflexion.........................................................................................................................9
Objectifs ........................................................................................................................................ 9
Intuition de pratique................................................................................................................... 10
La transition ................................................................................................................................ 11
La praxéologie ............................................................................................................................. 13
Résultats ......................................................................................................................................... 22
Bilan ............................................................................................................................................ 30
Conclusion ...................................................................................................................................... 33
Annexe D – Démarche suivie après le stage : le Projet de Fin d’Études (PFE) ........................... 42
III
Figure 9 : Schéma de l’appropriation du concept de transition dans le cadre de mon stage ....... 27
Introduction
En septembre 2014, j’ai intégré le cursus ingénieur à l’École Nationale Supérieure des
Technologies et Industries du Bois (ENSTIB), à Épinal dans les Vosges, en France. Cette
formation permet aux étudiants qui la suivent d’exercer le métier d’ingénieur dans plusieurs
domaines de la filière bois. J’ai souhaité cependant approfondir mes connaissances et mes
compétences notamment en matière de management d’équipe, de gestion de projet et de
conduite du changement, en lien avec les notions de développement durable. Ces éléments,
peu ou pas abordés dans la formation dispensée à l’ENTIB, me semblent essentiels dans le
contexte mondial actuel. C’est pourquoi j’ai choisi de suivre la formation préparatoire au
Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées (DESS) en éco-conseil, développée à l’Université du
Québec à Chicoutimi (UQAC), au Canada. Normalement suivie en double diplôme en
remplacement de la dernière année, j’ai choisi de la suivre sous la forme d’une année de césure
afin de pouvoir revenir en France suivre la spécialisation du cursus ingénieur ENSTIB. Les cours
m’ont permis d’acquérir les théories essentielles afin de devenir un agent de changement dans
un monde qui change mais où l’on rencontre de la résistance plus ou moins forte. Afin de
pouvoir appliquer ces nouvelles connaissances et compétences, il nous est demandé, en fin de
formation, de réaliser un stage de six cents heures en entreprise.
J’ai pu réaliser mon stage dans l’entreprise Parisot, à Saint-Loup sur Semouse, en Franche-
Comté, en France, dans laquelle j’avais déjà réalisé un stage. Les négociations ont été rapides et
efficaces et j’ai pu réaliser mon stage de mai à septembre 2017. J’ai saisi l’opportunité de
pouvoir allier mes deux formations ingénieur et éco-conseil : la conduite du changement dans
une entreprise de la filière bois.
Suite à des difficultés économiques dans les années 2000, le Groupe Parisot quitte la famille
Parisot en 2011 (qui reste toutefois actionnaire à 49%), et est placé sous procédure de
sauvegarde en 2012. En 2014, le groupe sort de son redressement judicaire. En 2017, Jean-
Charles Parisot, petit fils de Jacques Parisot et président de la société Parisot 3ième Génération
(P3G), rachète le groupe familial. P3G Industries compte aujourd’hui trois mille cinq cents
employés, répartis dans une douzaine d’entreprises dans le monde.
Bien que les clients historiques de la société soient des grandes enseignes de distribution
d’ameublement, l’entreprise se développe progressivement vers l’export et la vente directe aux
particuliers, ce qui entraîne un certain nombre de changements conséquents dans les pratiques
et le fonctionnement de l’entreprise encore fragile.
4
Les chiffres suivants ont été mis à jour pour la dernière fois en 2014, sur le site internet de
l’entreprise :
- 770 salariés sur 2 unités de production pour 450.000 m² de surface d’usine (sites de
Saint-Loup et de Mattaincourt, certifiées PEFC) ;
- 400 tonnes de papiers et cartons recyclés caque année sur l’ensemble du groupe ;
Tous ces chiffres ont été établis il y a au moins trois ans par l’entreprise elle-même. Ils sont
donc évidemment à considérer avec précaution.
5
Cette partie est en grande partie inspirée des cours de Nicole Huybens auxquels j’ai pu
assister lors de ma formation [1].
de qualifier les rôles de chacun pourrait amener une certaine résistance car cela pourrait être
pris comme une menace liée à une perte potentielle d’autonomie et de liberté.
L’entreprise est constituée de bureaux pour les diverses services support, l’administration,
la conception et la vente des produits, ainsi que de trois grandes unités de fabrication, acquises
au cours des années. On trouve également sur le site principal des zones de stockages, de
contrôles, d’emballage et d’expédition. Lors de mon stage, j’ai été rattachée d’abord à la
technostructure (au service des données techniques), puis à l’appui logistique (au service
informatique), à la suite de mon changement de maître de stage. La domination rationnelle-
légale prévaut dans l’entreprise, même s’il y a déjà eu des cas de domination charismatique
dans le passé. J’ai donc compris que je devais apporter des solutions basées sur des savoirs
théoriques solides mais que je devais aussi savoir les présenter et les défendre, car même s’il n’y
a plus de personnage charismatique, j’ai compris que beaucoup de personnes notamment parmi
les directeurs accordaient de l’importance aux apparences et à la capacité à convaincre et à
persuader par la forme plutôt que par le fond.
Mon stage s’inscrit dans la suite des travaux que j’avais commencés dans l’entreprise :
Problèmes
Mon mandat était large, impliquant une centaine de personnes et une trentaine de métiers,
sur un processus complexe, et non maîtrisé, avec une démarche participative contrastant avec
les méthodes directives utilisées dans l’entreprise.
Le départ de mon premier maître de stage en congé maladie début juin, soit un mois après
le début de mon stage, m’a déstabilisé, car je n’avais plus de référant dans l’entreprise.
Bien que l’on puisse réaliser de nombreux projets en quatre mois, ma principale difficulté a
été d’avancer malgré les congés d’été de juillet à août. En effet, développer des processus
participatifs sans acteurs n’est pas aisé, encore plus quand ce n’est pas dans la culture de
l’entreprise. Pendant un mois et demi, plus de soixante-quinze pourcents des gens avec lesquels
je devais travailler étaient absents.
J’ai également pris conscience que les personnes dans l’entreprise (maître de stage,
personnes des bureaux, service de gestion des ressources humaines, etc.) n’avaient pas compris
les tenants et les aboutissants de ma formation. En effet, il aurait été pertinent et intéressant
que je participe à la conception du projet Vision 2020. Ce projet, initié par la direction, consiste
à dégager les fonds pour soutenir la stratégie de développement, élaborée par la direction, pour
les trois prochaines années. Il vise à faire évoluer l’entreprise vers l’industrie 4.0 grâce à des
investissements, basés sur les études menées par des groupes de travail, constitués de
volontaires internes à l’entreprise, sur des propositions issues de boîtes à idées mises à
disposition des salariés. Je me suis saisie de l’opportunité et je me suis portée volontaire pour
participer à la mise en œuvre de la démarche. J’ai alors découvert que celle-ci n’était ni claire ni
construite et que l’idée des groupes travail était une improvisation jugée intéressante et donc
lancée, mais sans plan d’action. Avec Étienne VALETTE (cohorte 16, en stage éco-conseil dans la
même entreprise), nous avons décidé d’aider les personnes responsables des groupes de travail
à construire la démarche et les outils de pilotage liés à ce projet.
Tous ces problèmes ont eu pour conséquence un recadrage tardif de mon stage avec mon
nouveau maître de stage, au service informatique. Ce recadrage n’a pas concerné le sujet mais
la méthode et les livrables.
8
Cette situation m’a permis de me confronter à de réelles difficultés. J’ai dû défendre mon
mandat, les outils et la philosophie de l’éco-conseil. Même si les résultats ne sont pas tangibles,
j’ai pu accompagner des acteurs clés en leur transmettant des outils et une philosophie.
Problématiques
À partir de l’analyse de l’entreprise et de mon mandat, j’ai pu cerner une problématique sur
laquelle j’ai pu me concentrer et que j’ai cherché à résoudre en élaborant une démarche
construite, intégrant un certain nombre d’enjeux.
Enjeux
Il me fallait prendre en compte et impliquer tous les acteurs (interne, externe, employés,
hiérarchie, etc.).
Problématique sous-jacente
Comment fournir des résultats tangibles aux yeux des acteurs ? En effet, pour beaucoup, ma
mission était floue et les résultats conceptuels, ce qui leur paraissait inutile au vu de la situation
d’urgence dans laquelle ils se trouvaient. Il m’a fallu travailler avec l’urgence ou l’apparence
d’urgence, le stress et la démotivation des employés.
Problématique principale
Intuition de pratique
Pistes de réflexion
En observant mes collègues manquer de recul et rester dans des raisonnements fermés, j’ai
compris qu’il me fallait appréhender la complexité de la situation actuelle et raisonner à
différentes échelles spatio-temporelles. Pour garder du recul sur la situation et les discours de
chacun, il m’était important d’identifier l’état d’esprit des différents acteurs (il y a toujours 10 %
de pour, 10 % de contre et 80 % à convaincre et persuader). Pour ne pas me laisser emporter
par la démotivation générale, je devais m’appuyer sur les personnes motivées pour le
changement et les aider à devenir eux aussi des agents de changement pour mener des actions
dans une démarche d’amélioration continue.
Objectifs
En plus de ma problématique, je me suis fixé des objectifs à atteindre. Cela m’a permis de
rester motivée tout au long de mon stage.
Personnels
Transmettre mon positivisme et mes savoirs pour aider les personnes à améliorer
leur quotidien
Dégager et appliquer des solutions concrètes à court terme dans une réflexion à
moyen et long termes.
Intuition de pratique
« À partir d’un audit interne ciblé, et en saisissant les opportunités offertes par le projet
VISION 2020, porté par la direction, je pourrais développer un projet complexe, en initiant
plusieurs micro-projets et en accompagnant et en responsabilisant des groupes de travail
spécifiques afin d’améliorer le système d’information et de communication et de faire tendre le
système actuel vers un idéal modélisé en co-construction, dans une démarche d’amélioration
continue. »
On peut très vite se perdre dans ce genre de projet vaste. La recherche bibliographique est
importante, mais prend énormément de temps. Il est impératif de prioriser des thématiques à
creuser et de se donner des limites, ce que je n’ai pas fait concernant le sujet brut de mon
stage : la gestion de l’information, couplée à de la gestion documentaire normée, de
l’informatique et du management de données, et plus généralement, de l’ingénierie des
systèmes complexes. Dans l’ensemble, l’ingénieur s’intéresse aujourd’hui à cette notion de
11
Il m’est plus facile de développer les savoirs théoriques et pratiques de l’éco-conseil dans la
cadre de ce rapport.
La transition
Cette partie est en grande partie inspirée des cours de Ian Segers auxquels j’ai pu assister
lors de ma formation [3].
Il nous montre qu’une société est composées de trois niveaux de structurations qui s’inter-
influencent : l’évolution du paysage sociotechnique exerce une certaine pression sur les
régimes sociotechniques, dynamiquement stables, qui eux-mêmes, exercent une pression sur
les niches d’innovation. Cependant, avec le temps, l’apparition d’opportunités et l’énergie de
liaison nécessaire, de multiples projets de petite envergure et locaux, appelés niches
d’innovation, faciles à mettre en œuvre, peuvent influencer l’ordre complexe préétabli, en
modifiant petit à petit les régimes sociotechniques, de niveau de structuration intermédiaire.
Le schéma ci-dessus m’a beaucoup inspiré pour établir mon intuition de pratique.
Transposé au monde de l’entreprise, il m’a permis de construire mon projet sous la forme de
micro-projets conçus et pilotés dans le cadre d’une vision plus large en vue de changer la
culture, les manières de penser et de faire, de l’entreprise (expliqué par la suite dans la partie
« Résultats »). Dans ce contexte particulier, je pense cependant qu’il ne suffit pas de
13
développer des petits projets, il faut développer une vision globale pour mieux anticiper et
faciliter l’établissement de lien et la coopération entre les niches. Dans le cadre d’une
entreprise, il est primordial que les initiatives soient soutenues par la direction, c’est-à-dire que
la démarche soit acceptée et que les acteurs puissent défendre leur projet et soient
accompagnés pendant toute la durée de celui-ci. Dans une bureaucratie mécaniste, de nature
« Top-Down », il faut un lien avec cette démarche de nature « Bottom-Up ». C’est toute la
difficulté rencontrée le projet Vision 2020. Il faut que les décideurs de la bureaucratie
mécaniste valident les plans d’action pour lancer, accélérer et accompagner la mise en œuvre
et le suivi des projets issus des niches d’innovations. C’est ce que je cherche à faire en voulant
présenter mes résultats à la direction et souhaitant continuer à accompagner le projet, même
après ce stage.
La praxéologie
Cette partie est en grande partie inspirée des cours de Nicole Huybens auxquels j’ai pu
assister lors de ma formation [1].
La praxéologie est une réflexion dans et sur l’action tant pour l’améliorer que pour en
extraire des connaissances. Elle permet de restructurer les problèmes rencontrés, de mobiliser
ses savoirs (empiriques et théoriques) pour influencer la situation en cours. Chaque expérience
est enrichissante, et permet ainsi d’être plus efficace face aux situations ultérieures. Le
praxéologue peut choisir de formaliser et de partager ses expériences et ainsi enrichir les
savoirs de la communauté, via des conférences, des publications ou des rapports comme celui-
ci. On parle alors de praticien réflexif (réflexion dans l’action) et praticien chercheur (réflexion
sur l’action). Les deux dimensions m’ont servi tout au long du stage à m’autoréguler dans
l’action et à développer des relations de partenariat et à dégager de nouvelles solutions. J’ai
également beaucoup utilisé le trio : PANORAMIQUER – ARTICULER et RÊVER (comme présenté
dans la figure suivante), en me souvenant que les rêves les plus réalistes sont liés à une
créativité venant d’informations panoramiquées et articulées, et co-construites. J’explique plus
en détail l’utilisation de ce principe dans la partie « Méthodes, démarches et réalisation ».
14
Cette partie est en grande partie inspirée des cours de Nicole Huybens auxquels j’ai pu
assister lors de ma formation [1]. La théorie de Mintzberg est la principale théorie abordée par
la suite.
Il s’agit de l’analyse des processus relationnels constitutifs des organisations qui articule les
aspects psychologiques et les déterminations sociales. Cette approche m’a permis de me situer
dans l’entreprise et de dégager les leviers à ma disposition. Comme je l’ai expliqué dans la sous-
partie « Parisot – éléments d’analyse organisationnelle », elle m’a permis de comprendre les
freins liés à la structure de l’organisation, mais également de faire surgir les opportunités à
saisir. J’ai compris que je pouvais influencer le système en m’appuyant sur mes connaissances et
mes compétences concernant la loi, les sciences et la technologie et ainsi acquérir un certain
pouvoir stratégique sans pouvoir hiérarchique. Il est intéressant de confronter l’organigramme
organisationnel de l’entreprise à la représentation issu de Mintzberg. En effet on peut alors
observer que certaines entreprises rencontrent des difficultés tout simplement parce que leur
organisation hiérarchique bloque les échanges d’information et complexifie les processus de
prise de décision nécessaires à l’atteinte de leurs objectifs.
15
Ces deux notions font appel à des savoirs théoriques, procéduraux, pratiques et des savoir-
faire : les attitudes de Porter, la communication non violente, la communication par métaphore
La psychosociologie étudie les relations des humains entre eux. Elle permet notamment de
comprendre les inévitables conflits rencontrés, ce qui permet d’envisager des solutions
nouvelles. L’entreprise est une organisation constituée de plusieurs sous-groupes. Chaque unité
de production constitue un groupe, les bureaux en constitue un également. Dans ces bureaux,
chaque service constitue un sous-groupe, dans un même service, on peut retrouver un sous-
sous-groupe dit « métier ». En plus d’être séparés spatialement, ces groupes sont spécialisés,
disciplinaires. Chaque groupe possède sa culture, son jargon, ses pratiques. J’ai dû comprendre
les codes de chacun et apprendre à les respecter. J’ai notamment dû analyser les phénomènes
liés au pouvoir et les attentes de rôle. De manière générale, ce sont les styles autocratique et
laisser-faire qui dominent dans la majorité des groupes. J’ai été frappée par le manque de
transparence et de clarté dans la formulation des objectifs et des valeurs, de chacun et du
groupe. J’ai également pu remarquer que certains groupes se soudaient lors de conflits avec les
autres, dans le cadre de dysfonctionnement dans un projet, comme un retard de livraison, un
imprévu.
Après s’être situé dans l’organisation, il est important de comprendre les mécanismes de
communication. Il existe cinq présuppositions qu’il faut garder à l’esprit afin de prendre du
recul :
Il est également primordial de se rappeler des six attitudes de Porter afin d’adopter celle qui
semble le plus adéquate dans une situation donnée : le conseil, l’évaluation, le soutien,
16
Cette partie est en grande partie inspirée des cours d’Olivier Riffon auxquels j’ai pu assister
lors de ma formation [5].
□ La mise en œuvre implique la réalisation des actions et, dans plusieurs cas, la
recherche de compromis
J’aurais aimé exploiter de manière plus approfondie les trois notions suivantes :
Les savoirs théoriques présentés dans cette partie m’ont permis de construire ma démarche
de stage et une solution complexe (un idéal = le QUOI ; et la démarche pour l’atteindre = le
COMMENT) adaptée à l’entreprise. La prochaine partie présente ce que j’ai déployé pour
construire cette solution complexe.
J’ai d’abord commencé par m’organiser un espace de travail afin de suivre l’atteinte de mes
objectifs. J’ai établi un planning et j’ai commencé un carnet de bord afin de noter l’ensemble
des mes observations et actions, me permettant de garder un historique et un recul nécessaire
sur ma pratique (en référence à la praxéologie et à ce besoin de prendre du recul sur l’action
pour mieux la comprendre, agir dessus et la théoriser). J’ai également mis en place une veille
informationnelle avancée sur les thématiques nouvelles (tout au long du stage).
Ci-dessous, il s’agit la démarche que je souhaitais suivre au début de mon stage. Celle-ci est
fortement inspirée des cours sur la gestion de projet et le cycle de planification (présenté dans
ce rapport dans la partie « Cadre théorique transdisciplinaire »). Cette première démarche suit
également ce que l’on a appris en éco-conseil dans les cours liés à la praxéologie (présenté dans
19
- Établir une ébauche du processus à partir des données du stage de l’an passé :
processus simple (les services), intermédiaire (les acteurs), complet (les flux
d’information liés à ce processus : qui rédige quoi, pourquoi, pour qui (accès direct
modification et indirect lecture/extraction) et les habitudes existantes dans l’entreprise
concernant la recherche d’information),
- Planifier des réunions d’audit pour diagnostiquer les besoins spécifiques de chacun
(plus précisément que le stage de l’an passé),
- Impliquer les responsables de secteurs pour ancrer le processus dans les habitudes
de l’entreprise et favoriser la communication entre les acteurs de terrain et ceux de
la prise de décision (responsabiliser les responsables).
Mon nouveau maître de stage, responsable des projets informatiques, m’a aidé à construire
une démarche qui semblait plus adapter à l’entreprise. La nouvelle démarche était la suivante :
Concevoir une démarche pour la mise en place de cet idéal, dans une optique
d’amélioration continue.
On peut remarquer que cette démarche suit toujours la séquence suivante : panoramiquer
(les difficultés et les besoins), articuler (faire des liens) puis rêver (concevoir l’idéal). Ce cadre
théorique fait le lien entre ma démarche de stage et mon intuition de pratique, que j’ai
clairement formulé pendant cette période de mon stage, : « À partir d’un audit interne ciblé
(PANORAMIQUER), et en saisissant les opportunités offertes par le projet VISION 2020, porté par
la direction, je pourrais développer un projet complexe (ARTICULER), en initiant plusieurs micro-
projets et en accompagnant et en responsabilisant des groupes de travail spécifiques afin
d’améliorer le système d’information et de communication et de faire tendre le système actuel
21
Un peu déçue que les résultats de mon stage soient trop abstraits pour servir à court terme,
j’ai également travaillé pour aider des personnes dans l’entreprise avec qui je discutais
régulièrement et qui me confiaient leurs difficultés. J’ai ainsi développé deux autres mini-
projets, en adéquation avec mon intuition de pratique :
J’ai réussi à remplir mes objectifs (Annexe C), même si la présentation devant les directeurs
n’a jamais pu se réaliser. J’ai cependant cherché à revenir dans l’entreprise pour poursuivre le
travail commencé et j’y travaille encore aujourd’hui dans le cadre de mon projet de fin d’étude
(Annexe D), bientôt en stage et très certainement en thèse à partir de septembre 2018.
22
Résultats
Afin de vérifier mon intuition de pratique, j’ai suivi la démarche que j’avais élaborée et que
j’ai présenté dans la partie précédente. J’ai donc obtenu un certain nombre de résultats que j’ai
ensuite articulés et que je présente dans cette partie. Cette dernière se divise en trois : la
panoramication et l’articulation, l’idéal (= le « quoi ») et la démarche (= le « comment »
atteindre le « quoi »). J’insiste pour, éviter la confusion, que la partie démarche qui suit est
différente de celle exposée précédemment. Celle présentée par la suite est la démarche que
l’entreprise devrait suivre pour atteindre l’idéal.
La panoramication et l’articulation
o Le mail pour tout et du papier sans archives, avec une gestion non efficiente des
modifications et peu de sécurité de l’information
o Une clarification et une uniformisation des méthodes dans et entre les services, tout
en tolérant les spécifications de chacun.
23
L’idéal : le « QUOI »
Il s’agit d’un système composé de trois éléments essentiels : une base de données centrale
commune, un outil de gestion de projets adapté adaptable et d’une gestion documentaire et
multimédias complexe et dynamique. L’ensemble du système informatique est reconçu autour
de cette base de données centrale, permettant ainsi de le simplexifier (complexe mais pas
compliqué).
Ce système serait maintenu d’un point de vue sécurité et fiabilité des données, dans une
démarche d’amélioration continue. Les utilisateurs pourront formuler leurs difficultés et leurs
besoins d’amélioration sous forme de ticket afin que l’équipe support puisse y répondre le plus
rapidement et efficacement possible, sans compromettre l’intégrité du système.
Les utilisateurs ont un accès personnalisé, sécurisé et multi-support au système via une
application, adaptée à leur métier respectif et adaptable (démarche d’amélioration continue),
24
qui leur permettrait, en fonction de leurs droits, de consulter, d’éditer, de modifier, d’extraire,
de partager / diffuser, de télécharger, de valider ou d’archiver des données ou des documents.
Tout est lié et centralisé dans un système complexe, maintenu et fiable. On peut également
se situer dans le temps avec un système de suivi des versions et d’archivage. Prenons un
exemple : un designer veut savoir quel projet possède le décor appelé « Chêne brut noir ». Il
s’agit d’un composant. Grâce à l’architecture, à travers l’application, il peut avoir accès à
l’ensemble des informations et documents techniques (ex. caractéristiques et résultats des
essais), commerciales (ex. tarifs) et logistique (ex. quantité en stock) de ce décor mais
également retrouver tous les projets qui y sont associés. Puis en cliquant sur l’un des projets, il
peut aussi avoir accès aux informations liées à l’historique de gestion de ce projet, etc.
26
La démarche : le « COMMENT »
La première critique à laquelle j’ai dû faire face est celle qui affirmait que cet idéal était
utopique et inatteignable pour Parisot. Cette partie vise à répondre à la question : « comment
atteindre l’idéal présenté précédemment ? ». La démarche que je propose s’intègre au projet
Vision 2020 et s’illustre en deux expressions :
- « Diviser pour mieux régner » (ici on dirait plutôt « diviser pour mieux gérer ») et
« séparer pour mieux relier » ;
Le premier point est en lien avec mon intuition de pratique, basée sur la théorie de la
transition. Le projet global et complexe lié à mon sujet de stage est celui de l’optimisation du
système de gestion de l’information. On sait qu’il est plus facile d’accompagner la transition en
accompagnant des petits groupes de réflexions, comme dans les niches d’innovations [4]. J’ai
donc cindé le projet selon les trois axes constituant l’idéal. J’ai considéré que chaque projet
pouvait être géré comme un sous-projet de Vision 2020, présenté comme une volonté de
transition à l’échelle de l’entreprise, dans la mesure où il s’agissait d’optimisation et que celle-ci
pourrait rapporter des économies. J’ai donc résumé cette réflexion par la figure suivante :
27
Le deuxième point consiste à monter des équipes projets, pour chacun des trois projets, en
se saisissant les opportunités offertes par Vision 2020. Lors de mon audit, j’ai compris que des
projets similaires de développement d’outil métier avaient été tenté par le passé, mais tous
s’étaient conclu par des échecs, ce qui expliquait l’extrême méfiance que certains avaient par
rapport à mon travail. Or chaque projet du genre avait été conçu, à l’initiative d’une personne
motivée, au sein d’un service métier, sans inclure les autres, ni même les services supports (ex :
le service informatique ou celui de la qualité), ou trop tard dans l’avancement du projet. De tels
projets doivent être pensés et stucturés à l’échelle de l’entreprise, en intégrant l’ensemble des
acteurs et avec le soutien de la direction, selon une méthode telle que celle présentée dans la
sous partie « Gestion de projet et plannfication » de la partie « Cadre théorique
transdisciplinaire ». En m’inspirant des éléments apris sur l’analyse des organisation (exposés
dans les parties : « Parisot – éléments d’analyse organisationnelle » et « Cadres théoriques
transdisciplinaires »), j’ai donc proposé la démarche illustrée par les deux figures qui suivent.
28
Figure 10 : Schéma de l'organisation des équipes impliquées dans la conception et la mise en œuvre de l'idéal
29
L’idée est de formée une équipe multidisciplinaire afin de réaliser un projet transversal. Il
existe deux types d’acteurs : les métiers (concepteur, designers, commerciaux, etc.) et les
supports (informatique, données techniques, qualité, etc.). Une équipe projet doit être
constitués d’au moins un représentant de chaque. Trois équipes doivent être constituées, une
pour chaque sujet (base centrale, gestion multimédias et gestion de projet). Le rôle des
représentants est de recenser les besoins des personnes de leur métier et de leurs
retransmettre les informations concernant l’avancement du projet (figure 10 et 11). On peut
imaginer si besoin un représentant des métiers et un représentant des supports. Chaque équipe
de représentants (ou binôme métier-support) est accompagnée d’un chef de projet dont le rôle
est de gérer et d’animer l’équipe et le projet. Les trois chefs d’équipe constituent l’équipe
« optimisation du système de l’information », ils s’assurent du lien entre les travaux des trois
équipes. Ils défendent également le projet auprès du comité de direction.
30
Bilan
Suite à mes travaux, j’ai composé une présentation pour exposer et défendre, devant la
direction, ce projet de gestion de l’information et la démarche adéquate. Je n’ai pas pu
présenter mon support. De plus, lors d’une entrevue avec le directeur, j’ai compris qu’il n’avait
pas besoin d’être convaincu et qu’il aurait voulu que la solution soit déjà en place.
J’ai également rédigé un guide pour la réalisation des cahiers des charges. Cependant, je suis
déçue. Ce document n’a servi qu’à une personne. Je ne l’ai pas diffusé. En effet, il ne répond pas
à la culture de l’entreprise et a été jugé trop complexe par les autres acteurs auxquels je l’ai
présenté. Cependant je reste convaincu qu’il est nécessaire d’introduire ce genre d’outils de
communication pour améliorer la gestion des projets dans l’entreprise. J’ai proposé de
construire une boîte à outil adapté à l’entreprise, mais le projet est encore vague.
Je n’ai pas réussi à mettre en place une solution concrète améliorant la situation à court
terme. Bien que j’aie pu construire une image de l’outil idéal répondant aux besoins de chacun,
je n’ai pas pu construire celui-ci avec les démarches participatives que je souhaitais (ce que j’ai
fait finalement dans le cadre de mon projet de fin d’étude qui a suivi ce stage, et notamment
grâce à mon implication dans l’accompagnement des groupes de travail de Vision 2020, Annexe
D).
J’ai réussi à montrer aux personnes que le changement était possible mais qu’il fallait de la
patience et une certaine ouverture d’esprit pour comprendre la situation, et que la résistance
au changement n’est pas une fatalité. J’ai également réussi à rester impliquée dans le cadre de
mon projet de fin d’étude et de mon futur stage de dernière année à l’ENSTIB (Annexe D).
Discussion et perspectives
Dans cette dernière partie, je reviens sur l’ensemble de mes réflexions et mon travail.
J’évalue également le niveau de validation de mon intuition de pratique en essayant de
comprendre la raison mes réussites et mes échecs.
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La rigueur et l’organisation sont les deux clés pour mener des projets d’une telle envergure.
Elles permettent de prendre du recul et de se concentrer sur les problématiques essentielles du
sujet. Elles permettent de coordonnées les acteurs et d’être efficient, réactif, notamment
lorsqu’il faut s’adapter à l’imprévu.
Il faut également accepter que l’on ne sache pas tout et que l’on n’a pas le temps de tout
apprendre ni de tout faire dans un temps limité. C’est l’une des choses que je retiens avant tout,
notamment concernant la recherche bibliographique. Il n’est nul besoin de tout savoir pour
commencer à avancer. Pour ce faire, il faut savoir se poser les bonnes questions et chercher à y
répondre ensemble, avec les savoirs de chacun. Bien sûr, une recherche préalable permet de ne
pas réinventer la roue, mes cette recherche doit intervenir après une première réflexion
partagée.
J’insiste sur le fait que l’éco-conseil a été pour moi un vrai tremplin et m’a permis de mieux
rebondir sur les obstacles de mon premier stage dans l’entreprise. Cependant, j’aurais aimé
avoir un haut responsable hiérarchique comme maître de stage. En effet, de tels projets dans
une bureaucratie mécaniste, doivent être portés par la direction. J’aurais pu avoir plus de poids
et moins d’intermédiaires, afin d’être plus efficiente.
Dans le cadre de la formation en éco-conseil, nous avons suivi des cours de communication
écrite. Je pense qu’il aurait été également intéressant de suivre des cours de communication
graphique. Ma créativité et mes compétences à illustrer, schématiser ma pensée m’ont
beaucoup servi. Il s’agissait d’une reformulation ou d’une synthèse graphique, qui pouvait
amener l’interlocuteur à approfondir sa propre pensée et aller plus loin.
entendre, ou plutôt écouter et comprendre, il faut pousser soi-même les portes et savoir
convaincre les personnes qui ont le pouvoir de prendre des décisions.
Le projet Vision 2020 représentait une réelle opportunité mais le manque d’organisation et
d’implication de l’ensemble de la direction ne permet pas de l’exploiter à son plein potentiel. Le
défi est de le faire évoluer afin que la démarche de groupe de travail volontaire et
transdisciplinaire puisse devenir culturelle dans l’entreprise.
Je ne peux pas affirmer que mon intuition pratique est validée. Mon raisonnement, issu de
la théorie de la transition, m’a permis de construire, et de prouver, qu’il existait une manière
simple de coordonner différents acteurs, de métiers différents, autour de petits projets concrets
qui, une fois articulés, pouvaient créer un réel changement dans l’entreprise. Cependant, il
faudrait encore le mettre en œuvre pour réellement affirmer que cela fonctionne. J’ai
également compris qu’il me fallait aller plus loin que de seulement saisir les opportunités de
Vision 2020, car effet, ce projet n’est pas réellement porté par la direction, il est seulement
lancé par celle-ci, d’où mon intention de revenir en stage et en thèse avec pour maître de stage,
le directeur adjoint.
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Conclusion
J’ai continué à participer à la démarche de pilotage des groupes de travail, qui ont
permis d’améliorer petit à petit la situation grâce à de petites actions conçues et planifiées
dans le cadre d’un projet plus grand, celui de Vision2020.
Ce stage m’a également permis de formuler plus clairement mon projet professionnel :
piloter la conduite du changement dans la gestion de l’information en industrie pour une
production industrielle plus efficiente (coût, délais, qualité, agilité et développement
durable), plus responsable et plus respectueuse de l’humain et de l’environnement, dans la
filière bois. Ce métier allie parfaitement mes deux formations et mes compétences
naturelles.
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Références bibliographiques
[1] Huybens N. (2012) Notes de cours pour la communication associée à la formation des éco-
conseillers, Tome 1 et 2
[4] Grin, J., Rotmans, J., & Schot, J. (2011). Transitions to Sustainable Development: New
Directions in the Study of Long Term Transformative Change (1edition). Routledge.
[5] Riffon O. (2017) Cours sur le développement durable dans les organisations
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Annexes
Je suis Julie BIBAUD-ALVES, stagiaire sur le site sous la direction de Pascal MARTIN,
responsable données techniques. Je suis en double formation : ingénieure bois à l’ENSTIB (Épinal,
France) et éco-conseillère à l’UQAC (Chicoutimi, Canada).
Je suis arrivée en début de semaine et je serai avec vous sur le site jusqu’au 8 septembre 2017.
Je suis motivée et ravie de travailler avec vous et pour vous.
La démarche est originale et je vous propose de fonctionner par groupes de travail autour du
dossier meuble conception et industrialisation (de la commande client [commerciaux] jusqu’à la fin de
l’étude technique [BI]) en partant d’une procédure rédigée il y a quelques années (fichier joint pour
lecture) et des pochettes A4 « dossier meuble » et « dossier d’industrialisation ».
- un état des lieux, où nous analyserons les faits et vous pourrez exprimer toutes vos difficultés en
matière de documentation, de processus (ex : « on perd tellement de temps à … », « l’étape
décrite sur l’ancienne procédure n’est plus réalisée, parce que … », etc.).
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- une co-construction de la solution optimale : j’animerai des ateliers où vous pourrez exprimer
vos idées d’amélioration (ex : « ce serait tellement mieux si … »), avec comme rendu une
nouvelle pochette et une procédure, optimales, qui répond aux besoins de chacun.
- et une phase de test et d’amélioration de la solution.
Les réunions seront ponctuelles, rapides et dynamiques afin de ne pas vous déranger dans votre
quotidien. Je vous communiquerai la semaine prochaine le planning complet actuel. Ce mail me sert
juste à vous informer de mes démarches. Vous ne serez pas forcément tous convoqués. Dans tous
les cas, je rédigerai et je vous enverrai les comptes-rendus d’information pour vous tenir au courant de
l’avancé du projet.
Sincèrement,
Julie BIBAUD-ALVES
Stagiaire – Documentation
Données techniques
D 23
12 L 24
M 25 Test du nouveau
M 26 processus
* CR intermédiaires
J 27 et * Mise en œuvre des suivis
de chaque suivi
V 28 amélioration
S 29 continue
D 30
13 L 31
M 1 Test du nouveau
M 2 processus
* CR intermédiaires
J 3 et * Mise en œuvre des suivis
de chaque suivi
V 4 amélioration
S 5 continue
D 6
14 L 7
M 8 Test du nouveau
M 9 processus
* CR intermédiaires
J 10 et * Mise en œuvre des suivis
de chaque suivi
V 11 amélioration
S 12 continue
D 13
15 L 14
M 15 Test du nouveau
AOUT M 16 processus
* CR intermédiaires
J 17 et * Mise en œuvre des suivis
de chaque suivi
V 18 amélioration
S 19 continue
D 20
16 L 21
M 22 Test du nouveau
M 23 processus
* CR intermédiaires
J 24 et * Mise en œuvre des suivis
de chaque suivi
V 25 amélioration
S 26 continue
D 27
17 L 28
M 29
Rédaction du bilan
M 30 * CR complet du stage
global
J 31
SEPTEMBRE V 1
40
S 2
D 3
18 L 4
M 5 * Bilan des
Rédaction
recommandations
M 6 des pistes
(à joindre au CR
J 7 d'amélioration
complet du stage)
V 8
41
juin-17
l m m j v
29 30 31 1 2
5 6 7 8 9
12 13 14 15 16
19 20 21 22 23
26 27 28 29 30
juil-17
l m m j v
3 4 5 6 7
10 11 12 13 14
17 18 19 20 21
24 25 26 27 28
31 1 2 3 4
août-17
l m m j v
31 1 2 3 4
7 8 9 10 11
14 15 16 17 18
21 22 23 24 25
28 29 30 31 1
sept-17
l m m j v
28 29 30 31 1
4 5 6 7 8
11 12 13 14 15
18 19 20 21 22
25 26 27 28 29
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Lors de nos stages respectifs, nous avons découvert les différents enjeux auxquels l’entreprise était
confrontée, et notamment au sein de son processus de développement de nouveaux produits (DNP).
Pour poursuivre l’étude et dégager des solutions afin d’améliorer le DNP dans l’entreprise, nous
avons choisi de proposer nous même un sujet de projet de fin d’études (PFE), en partenariat avec
l’entreprise. C’était pour nous l’occasion de mettre en pratique nos connaissances et compétences
acquises pendant la formation en écoconseil mais en ayant un rôle d’ingénieur junior, dans une
entreprise que nous connaissions déjà, et sur une thématique de gestion industrielle, notre spécialisation
de troisième année à l’ENSTIB.
Nous avons choisi de nous inspirer de la démarche de stage de l’éco-conseil. Notre intuition de
pratique a été la suivante :
« Établir un processus cible idéal et redéfinir les rôles de ses différents acteurs, dans une
approche participative amenant les acteurs à être moteurs du changement qu’ils vivront,
avec une philosophie de progrès permanent, pourrait permettre de fluidifier le processus,
de le maîtriser, de le rendre performant (efficace et efficient) et donc d’améliorer les
performances globales de l’entreprise (taux de service, satisfaction du personnel et
performance économique). »
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Nous avons accompagné le groupe de travail de VISION 2020 appelé DNP. Ce groupe est composé
d’un membre de chaque service impliqué dans le processus DNP dont trois personnes qui le co-pilotent :
le responsable des bureaux de la conception et de l’industrialisation, la responsable du pôle innovation
et une chef produit marketing. Nous avons coconstruit une méthode de modélisation de processus
basée sur les quatre éléments : QUOI, QUI, OBJECTIF et COMMENT. Nous avons ensuite utilisé cette
méthode pour élaborer le processus DNP cible, en animant des ateliers participatifs. Nous sommes en
train d’actualiser les fiches de postes de chaque métier impliqué et impacté par le nouveau processus
afin de clarifier les rôles de chacun. Nous élaborons également le plan d’action le plus efficient pour
mettre en place le nouveau processus, ainsi que les documents clés qui permettront de
l’opérationnaliser (dossier dynamique comprenant entre autres une cahier des charges pour chaque
nouveau projet, une fiche d’analyse des risques) et de le piloter (outil d’analyse multicritère, basé sur des
critères répondant aux enjeux et à la stratégie de l‘entreprise, pour la priorisation des projets, ainsi que
des outils et indicateurs pour leur planification et leur suivi).
Nous avons prouvé que les processus participatifs chez Parisot étaient possibles : nous avons réussi
à établir un processus cible idéal et à redéfinir les rôles de ses différents acteurs, dans une approche
participative amenant les acteurs à être moteurs du changement qu’ils vivront, avec une philosophie de
progrès permanent. Pour valider complétement notre intuition de pratique, nous devons attendre les
résultats de la mise en œuvre du nouveau processus afin de vérifier que cela permet effectivement de
fluidifier et de maîtriser les développements des nouveaux produits et d’augmenter les performances de
l’entreprise. C’est le mandat de mon stage qui débutera en mars 2018 et qui amorcera ma thèse qui
débutera en septembre 2018.
Le processus modélisé pendant ce PFE est l’architecture nécessaire à l’implantation de l’idéal que j’ai
développé pendant mon stage éco-conseil. Je devrais lier les deux lors de mon stage ou de ma thèse. Il
est d’ailleurs déjà prévu que je travaille avec le responsable du service des données techniques au sujet
de la base de données centrale.