Manuel sur la Convention FAL 1965
Manuel sur la Convention FAL 1965
4 ALBERT EMBANKMENT
LONDRES SE1 7SR
Téléphone : +44 (0)20 7735 7611 Télécopieur : +44 (0)20 7587 3210
2 Le Comité était convenu que l'élaboration d'un manuel explicatif devrait faciliter
l'interprétation des dispositions juridiques de la Convention, lesquelles pouvaient être à la
fois complexes et parfois, difficiles à comprendre. À son avis, ce manuel devrait permettre
aux utilisateurs, en particulier les États Membres qui ne sont pas des Gouvernements
contractants à la Convention, de mieux comprendre la Convention.
3 Le Comité a de nouveau prié instamment les États Membres qui n'avaient pas
encore adhéré à la Convention FAL d'envisager de le faire dans les meilleurs délais afin de
contribuer aux efforts que ne cessait de déployer l'Organisation pour promouvoir une plus
large acceptation de la Convention, ainsi que l'adoption des mesures qui y étaient
préconisées, et de faciliter les travaux à effectuer en vue de la mise en œuvre universelle
des mesures visant à faciliter le trafic maritime international.
***
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Annexe, page 1
ANNEXE
Introduction 3
Annexe 4
A. Définitions 4
B. Dispositions générales 6
C. Systèmes d'échange électronique de l'information 8
D. Trafic illicite de drogues 12
E. Techniques de contrôle 13
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Annexe, page 2
A. Principes généraux 52
B. Mesures préventives 53
Mesures préventives à bord du navire/au port 53
Autorités portuaires/responsables des terminaux 53
Armateur/capitaine 54
Sanctions nationales 56
C. Traitement du passager clandestin à bord du navire 56
Principes généraux – Traitement humain 56
Travail à bord 57
Interrogatoire et notification par le capitaine du navire 57
Notification à adresser à l'Organisation maritime internationale 58
D. Modification du voyage prévu 58
E. Débarquement et retour d'un passager clandestin 59
État dans lequel se trouve le premier port d'escale conformément au plan
de voyage 60
Ports d'escale suivants 61
État dont le passager clandestin est ressortissant ou dans lequel il a le droit
de s'établir 62
État d'embarquement 62
État du pavillon 63
Retour des passagers clandestins 63
Frais de renvoi et de séjour des passagers clandestins 65
A. Dispositions générales 66
B. Accomplissement des formalités concernant la cargaison 69
C. Conteneurs et palettes 74
D. Cargaison non déchargée dans le port de destination prévu 75
E. Limitation de la responsabilité de l'armateur 75
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Annexe, page 3
Introduction
Les pouvoirs publics peuvent mettre en œuvre les méthodes d'application ou les
pratiques optimales les mieux adaptées aux circonstances. Si une méthode d'application est
moins stricte que les procédures prévues dans une norme ou une pratique recommandée
donnée, on peut considérer qu'elle va dans le sens d'une plus grande facilité, conformément
aux dispositions de l'article V de la Convention.
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Annexe, page 4
Annexe
A. Définitions
Pour l'application des dispositions de la présente Annexe, les significations ci-après seront
attribuées aux expressions.
Admission temporaire. Le régime douanier qui permet de recevoir dans un territoire douanier
en suspension totale ou partielle des droits et taxes à l'importation, sans application des
prohibitions ou restrictions à l'importation de caractère économique, certaines marchandises
importées dans un but défini et destinées à être réexportées, dans un délai déterminé, sans
avoir subi de modification, exception faite de leur dépréciation normale par suite de l'usage
qui en est fait.
Agrès et apparaux du navire. Articles, autres que les pièces de rechange du navire, qui sont
transportés à bord du navire pour y être utilisés et qui sont amovibles mais non
consommables notamment les accessoires tels que les embarcations de sauvetage, le
matériel de sauvetage, les meubles et autres articles d'équipement du navire.
Armateur. Le propriétaire ou l'exploitant d'un navire, qu'il s'agisse d'une personne physique
ou morale, ainsi que toute personne agissant au nom du propriétaire ou de l'exploitant.
Cargaison. Tous biens, marchandises, objets et articles quelconques transportés à bord d'un
navire, autres que la poste, les provisions de bord, les pièces de rechange, les agrès et
apparaux, les effets et marchandises appartenant aux membres de l'équipage et les
bagages accompagnés des passagers.
Document. Support d'informations présentant des données, sous une forme électronique ou non.
Documents de bord. Certificats et autres documents que le capitaine du navire doit pouvoir
présenter pour attester de la conformité du navire à la réglementation internationale ou
nationale.
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Annexe, page 5
Heure d'arrivée. Heure à laquelle un navire s'arrête, au mouillage ou à quai, dans un port.
Heure prévue d'arrivée (HPA). Heure à laquelle un navire estime qu'il arrivera à la station de
pilotage desservant le port ou heure à laquelle il compte arriver à un emplacement précis de
la zone portuaire où la réglementation portuaire s'applique.
Mainlevée. Acte par lequel les autorités douanières permettent aux intéressés de disposer
des marchandises qui font l'objet d'un dédouanement.
Membre de l'équipage. Toute personne qui est effectivement engagée pour accomplir à
bord, au cours d'un voyage, des tâches se rapportant au fonctionnement ou au service du
navire et qui figure sur la liste de l'équipage.
Navire en croisière. Navire qui effectue un voyage international et qui loge à son bord des
passagers participant à un programme collectif et faisant des escales touristiques
temporaires, suivant un plan déterminé, dans un ou plusieurs ports. Au cours du voyage, le
navire ne doit en principe :
Objet postal. Correspondance et autres objets confiés par des administrations postales en
vue de leur expédition par navire et destinés à être remis, dans un port touché par le navire,
à des administrations postales.
Passager clandestin. Personne qui est cachée à bord d'un navire, ou qui est cachée dans la
cargaison chargée ultérieurement à bord du navire, sans le consentement du propriétaire ou
du capitaine du navire, ou de toute autre personne responsable, et qui est découverte à bord
du navire après que celui-ci a quitté le port, ou dans la cargaison lors du déchargement au
port d'arrivée, et est déclarée aux autorités compétentes, par le capitaine, comme étant un
passager clandestin.
Passager clandestin potentiel. Personne qui est cachée à bord d'un navire, ou qui est
cachée dans la cargaison chargée ultérieurement à bord du navire, sans le consentement du
propriétaire ou du capitaine du navire, ou de toute autre personne responsable, et qui est
découverte à bord du navire avant que celui-ci ne quitte le port.
Se reporter à la Convention de 1988 pour la répression d'actes illicites contre la sécurité de la
navigation maritime (Convention SUA), au Code international pour la sûreté des navires et des
installations portuaires (Code ISPS) et au chapitre XI-2 de la Convention internationale de 1974
pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS).
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Passager en transit. Passager qui arrive d'un pays étranger à bord d'un navire, dans le but
de poursuivre son voyage vers un pays étranger à bord d'un navire ou par tout autre mode
de transport.
Port. Tout port, terminal, terminal au large, chantier naval et chantier de réparation ou rade
qui est normalement utilisé pour le chargement, le déchargement, les réparations et le
mouillage des navires, ou tout autre endroit auquel un navire peut faire escale.
Pouvoirs publics. Organismes ou fonctionnaires dans un État qui sont chargés d'appliquer ou
de faire observer les lois et règlements dudit État se rapportant à l'un quelconque des
aspects des normes et pratiques recommandées que contient la présente Annexe.
B. Dispositions générales
1.1 Norme. Les pouvoirs publics ne demandent, dans tous les cas, que
les renseignements indispensables et en limitent le nombre au minimum.
1.1.1 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient tenir compte des
incidences que l'application des systèmes d'échange électronique de l'information
pourrait avoir sur la simplification des formalités et devraient les examiner en
collaboration avec les armateurs et toutes les autres parties intéressées.
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Annexe, page 7
L'informatique permet aux pouvoirs publics d'abandonner les documents sur papier, souvent
en plusieurs exemplaires, au profit de leur équivalent électronique et d'utiliser les
renseignements déjà enregistrés dans leurs systèmes automatisés. Le secteur maritime
adoptera l'informatique lorsque les économies seront manifestes. Les pouvoirs publics
peuvent également tirer parti d'une utilisation plus généralisée de l'informatique, notamment
en réutilisant les données pour les procédures suivantes et en automatisant l'analyse des
risques. Les premières procédures informatiques mises en place par les pouvoirs publics
s'inspiraient encore souvent des méthodes de travail imposées par les anciennes
prescriptions relatives aux documents requis. Les nouvelles possibilités offertes aux pouvoirs
publics leur permettent de mettre au point et d'appliquer des méthodes de travail modernes
et efficaces. Il y a quelques dizaines d'années, les pouvoirs publics ne pouvaient traiter les
renseignements nécessaires qu'à l'arrivée des navires, ce qui occasionnait des retards et
perturbait la chaîne logistique.
De nos jours, pratiquement tous les renseignements requis par les pouvoirs publics
sont déjà disponibles sous forme électronique dans les systèmes commerciaux des
exploitants de navires. L'informatique permet de fournir à l'avance les renseignements
nécessaires aux pouvoirs publics, qui peuvent ainsi traiter l'information à un stade précoce et
affecter efficacement leurs ressources aux cargaisons à haut risque, ce qui facilite le trafic
maritime tout en limitant le plus possible les interruptions. En fait, la sûreté des
renseignements électroniques peut être assurée et certifiée par une signature électronique.
1.2 Pratique recommandée. Bien que des documents nécessaires à certaines fins
puissent être prescrits séparément et exigés dans la présente Annexe, les pouvoirs
publics, prenant en considération l'intérêt des personnes qui sont tenues de remplir
lesdits documents ainsi que l'objet de ces documents, devraient faire en sorte que
deux ou plusieurs documents soient amalgamés en un seul document chaque fois
que cela est possible et qu'il en résulterait une simplification appréciable.
Si les pouvoirs publics pouvaient autoriser la combinaison des données en seul jeu
(sur support papier ou électronique), le commerce en serait facilité. Un accord mutuel entre
les pouvoirs publics intéressés est indispensable pour établir des procédures commerciales
transparentes. L'informatique permet de transmettre ces renseignements à un point d'entrée
unique et de les diffuser aux différents pouvoirs publics qui en ont besoin. Pour le principe du
"guichet unique", voir la Pratique recommandée 1.8.1.
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Annexe, page 8
fait que ces mesures doivent aussi entraîner le moins possible de charges supplémentaires
pour les opérateurs commerciaux et éviter de retarder la logistique. On pourrait y parvenir en
généralisant l'utilisation de l'informatique pour la collecte et le traitement anticipés de
l'information (préalablement à l'arrivée et au départ) en assurant une étroite collaboration
entre les pouvoirs publics compétents et en utilisant des outils perfectionnés de gestion des
risques. Pour les questions douanières, on pourrait se reporter au Cadre de normes SAFE
de l'Organisation mondiale des douanes (OMD) visant à sécuriser et à faciliter le commerce
mondial. Ce cadre prévoit des normes internationales pour la sécurisation de la chaîne
logistique internationale qui n'entravent pas le mouvement international des marchandises
mais au contraire, le facilitent.
Pour presque tous les pouvoirs publics, l'échange électronique de données est
aujourd'hui devenu une pratique courante. Bientôt, les déclarations sur papier seront rares.
La transmission et l'échange électroniques de données permettent aux pouvoirs publics de
s'adapter aux techniques modernes d'information et de communication qui sont utilisées
dans le secteur maritime international. Ils permettent aux pouvoirs publics de recevoir,
d'envoyer et de traiter l'information plus efficacement, améliorant ainsi leur degré de contrôle
tout en facilitant les opérations commerciales légitimes. Étant donné que pour le secteur
maritime, la rapidité de mouvement est essentielle, il est donc utile que les renseignements à
fournir aux pouvoirs publics puissent être envoyés par voie électronique. Il est
particulièrement utile que les agents ou les opérateurs commerciaux puissent fournir
directement les renseignements requis à partir de leurs propres systèmes informatiques, qui
se trouvent généralement dans leurs locaux, et qu'ils puissent recevoir directement la
réponse des pouvoirs publics intéressés.
*
En cours de révision.
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Annexe, page 9
1.5 Norme. Les pouvoirs publics acceptent que tout document exigé sous forme
imprimée pour l'accomplissement des formalités soit établi par des techniques
informatiques sur papier ordinaire, à condition qu'il soit lisible et conforme au format
présent dans la Convention FAL et qu'il contienne les renseignements requis.
Bien que l'utilisation de documents sur papier soit appelée à diminuer, dans les cas
et les circonstances où ce type de document demeure en usage, cette norme offre la
possibilité d'utiliser l'outil informatique pour imprimer les documents exigés sur papier, par
exemple les formulaires FAL. Cette procédure permet souvent d'inscrire aussi les données
requises dans les champs prévus à cet effet dans le document. Cela évite d'utiliser des
formulaires préimprimés à compléter à la main ou à la machine à écrire, etc.
1.6 Norme. Les pouvoirs publics qui adoptent des systèmes d'échange
électronique de l'information pour l'accomplissement des formalités limitent les
renseignements qu'ils exigent des armateurs et autres parties intéressées à ceux qui
sont prescrits par la Convention FAL.
Cette norme a pour objet d'établir le principe important de l'égalité de traitement par
les pouvoirs publics, quelle que soit la méthode utilisée pour leur fournir les données
prescrites. Néanmoins, du fait de l'évolution rapide de l'informatique, il est parfois inévitable
que dans un environnement électronique, il soit indispensable de demander des
renseignements supplémentaires afin de pouvoir traiter l'information le plus efficacement
possible. Le plus souvent, ces renseignements supplémentaires sont nécessaires pour
traiter l'information qui permettra aux pouvoirs publics et aux opérateurs commerciaux de
communiquer, à savoir l'immatriculation, la signature électronique, l'emplacement où figure
l'information/la déclaration, etc.
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Annexe, page 10
Dans certains cas, lorsque les procédures sont automatisées, il est possible
d'inclure une autre procédure sans charge supplémentaire. À titre d'exemple, les données
statistiques peuvent être automatiquement déduites des renseignements de base et
transmises aux autorités chargées des statistiques. Si des renseignements supplémentaires
sont nécessaires aux fins de l'établissement de statistiques, on pourrait les inclure dans les
renseignements de base. La procédure distincte visant à collecter les données statistiques
(par exemple un exemplaire de l'un des formulaires FAL) peut ainsi être éliminée.
Ces considérations s'appliquent également à d'autres procédures et formalités, ainsi qu'aux
procédures d'autres pouvoirs publics.
Cette disposition se rapporte aux systèmes communautaires déjà utilisés dans bon
nombre de ports, qui permettent aux pouvoirs publics et aux opérateurs commerciaux
d'échanger des renseignements aux fins de la logistique commerciale et des opérations de
contrôle officielles par le biais d'un seul système central automatisé. Ces systèmes
communautaires font appel à des procédures et techniques normalisées pour l'échange de
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Annexe, page 11
renseignements entre les pouvoirs publics, par exemple les douanes, l'immigration, les
autorités sanitaires, etc., et les opérateurs commerciaux tels que les manutentionnaires de
fret, les transitaires, les expéditeurs, les consignataires, les transporteurs, etc. Le même
système peut servir à l'échange d'informations relatives à l'entrée, aux mouvements ou à la
sortie des navires, aux autorités portuaires, aux autorités chargées de la sûreté, etc. Un
système communautaire peut aussi traiter les données concernant les connaissements, les
manifestes de la cargaison, les bons de transport, les notifications d'arrivée, les
renseignements sur la situation du navire et les déclarations de douane.
Un bon partenariat entre le secteur, les pouvoirs publics et les autres parties
intéressées est indispensable face à la complexité du marché actuel. L'établissement de
réseaux aide les partenaires du développement du commerce à renforcer la confiance grâce
au dialogue, à affiner leurs analyses et à établir des priorités tenant compte des besoins
concrets, dans des domaines tels que les négociations commerciales, les stratégies
nationales d'exportation et la transparence des statistiques commerciales. Les systèmes
communautaires peuvent être mis au point par les pouvoirs publics, par les opérateurs
commerciaux ou par une combinaison des deux, que l'on appelle partenariats public-privé.
1.8 Norme. Les pouvoirs publics qui introduisent des systèmes d'échange
électronique de l'information pour faciliter l'accomplissement des formalités
encouragent les exploitants maritimes et autres parties intéressées à les utiliser mais
n'abaissent pas le niveau des services offerts aux exploitants qui ne les utilisent pas.
Grâce aux procédures automatisées de gestion des risques, les pouvoirs publics
peuvent concentrer leurs efforts sur les chargements à haut risque, ce qui permet de traiter
automatiquement les données relatives à la sûreté et à la sécurité des chargements, sans
que les pouvoirs publics n'aient à intervenir concrètement. Cette méthode facilitera le
commerce et contribuera à accélérer l'accomplissement des formalités relatives aux
personnes et aux marchandises. Ces progrès techniques ne s'appliquent pas aux
déclarations sur papier, qui doivent être traitées manuellement. Pour tirer le plus grand profit
de ces progrès, il faudrait que les pouvoirs publics saisissent les données sur papier dans
les systèmes automatisés, mais cette méthode de travail n'est pas toujours efficace.
Néanmoins, les pouvoirs publics devraient s'efforcer d'assurer l'égalité de traitement lorsque
cela est raisonnablement possible. Pour éviter les problèmes et assurer une égalité de
traitement lors de la gestion des renseignements reçus sous forme électronique ou sur
papier, il est important que les Gouvernements contractants publient des règles précises sur
la procédure à suivre dans ce domaine.
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Annexe, page 12
renseignements soient exigés à diverses fins, de nombreux éléments de données requis par
les pouvoirs publics, y compris l'identification du navire, la date et l'heure d'arrivée, le port de
départ et les renseignements sur la cargaison, sont identiques. Si l'on combine en un seul
message tous les éléments couramment exigés, conformément à des normes dont il sera
convenu mutuellement, et que ce message est envoyé par voie électronique à un seul
destinataire officiel au lieu d'être envoyé à chaque organisme séparément, cela permettra
d'abaisser les coûts et de rendre les expéditions plus rapides et plus fiables.
Son principe clé est que l'unique organisme public ou officiel désigné pour recevoir
l'ensemble des renseignements diffuse ces données, selon qu'il convient, aux autres
pouvoirs publics intéressés, en respectant l'harmonisation et la normalisation des données.
La Commission économique pour l'Europe des Nations Unies (CEE-ONU) et son organe de
facilitation, le Centre des Nations Unies pour la facilitation du commerce et les transactions
électroniques (CEFACT-ONU), ont publié deux recommandations sur le principe du guichet
unique. La Recommandation No 33 de la CEE-ONU porte sur les lignes directrices en vue
de la mise en place d'un guichet unique et la Recommandation No 34 et ses lignes
directrices portent sur les aspects du principe du guichet unique liés à l'harmonisation des
données en vue de permettre la mise au point de systèmes à guichet unique et l'échange
d'information dans le cadre d'un tel système.
Pour une simplification encore plus poussée, les pouvoirs publics pourraient conclure
des accords en vertu desquels toutes les vérifications physiques nécessaires seraient
coordonnées par différents pouvoirs publics et autres institutions et seraient dans la mesure du
possible effectuées au même endroit et au même moment. Cette pratique est également
appelée le principe d'"une seule opération". Ces accords peuvent prendre la forme de
Mémorandums d'entente appropriés ou s'en inspirer. Il est essentiel que les pouvoirs publics
déploient tous les efforts possibles pour combiner, harmoniser et limiter les renseignements
nécessaires. Les méthodes de communication modernes, telles que les systèmes
communautaires mentionnés dans la Pratique recommandée 1.7.1, facilitent ces efforts.
Dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, les pouvoirs publics
peuvent tirer parti des renseignements déjà disponibles dans les registres des compagnies
de navigation. Pour les armateurs, il est également important de ne pas se trouver impliqués
dans des pratiques illégales. Le fait de partager davantage de données avec les pouvoirs
publics, sur la base d'un Mémorandum d'entente, peut offrir, dans une certaine mesure, des
garanties aux armateurs en ce qui concerne la responsabilité à l'égard de ces pratiques.
*
Appelé depuis 1994 l'"Organisation mondiale des douanes".
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Annexe, page 13
1.10 Norme. Lorsque, dans le cadre d'un accord de coopération, les pouvoirs
publics, les armateurs et autres parties intéressées ont accès à des renseignements
sensibles d'ordre commercial ou d'un autre ordre, ils doivent respecter le caractère
confidentiel de ces renseignements.
La confidentialité est une condition importante pour que les membres de l'industrie
acceptent d'échanger l'information. L'échange de données sensibles ou commerciales avec
les pouvoirs publics, non seulement pour lutter contre le trafic illicite de stupéfiants, mais
aussi pour faire face à d'autres menaces, notamment celles qui pèsent sur la sûreté, devrait
systématiquement être traité de manière confidentielle. De nombreux pays ont déjà appliqué
des dispositions nationales garantissant le traitement confidentiel de l'information.
E. Techniques de contrôle
1.11 Norme. Les pouvoirs publics devraient avoir recours à la gestion des risques
pour renforcer leurs procédures de contrôle aux frontières en ce qui concerne :
le ciblage de la contrebande,
Les avantages que présente la gestion des risques pour les pouvoirs publics sont
les suivants :
*
Résolution MSC.228(82) et résolution FAL.9(34).
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Annexe, page 14
L'industrie peut elle aussi retirer des avantages de la gestion des risques :
La gestion des risques est une méthode de contrôle visant à identifier, analyser et
gérer les risques liés à une activité, une fonction ou un processus. Le risque est l'élément clé
et joue un rôle central dans le processus de gestion des risques. Pour gérer un volume
d'information aussi important, il est indispensable que les pouvoirs publics centrent leurs
efforts sur les risques élevés. S'agissant du flux d'information, il est également important de
préciser quelles sont les données nécessaires et pourquoi les instruments internationaux
devraient indiquer un jeu de données maximum, les méthodes de collecte et l'utilisation des
données en question. Cela rationalisera la demande de données et facilitera le commerce.
La gestion des risques ne doit pas être considérée comme un processus statique, mais
comme un processus interactif dans lequel l'information relative à la cargaison et à ses
mouvements est continuellement mise à jour, analysée, soumise à diverses mesures et
examinée. Le processus de gestion des risques consiste donc à :
évaluer les risques en prenant les mesures appropriées et justes pour faire
face aux risques élevés recensés; et
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Annexe, page 15
Le présent chapitre concerne les formalités exigées des armateurs par les pouvoirs
publics à l'entrée, pendant le séjour au port et à la sortie d'un navire; il ne signifie
nullement que certains certificats et autres documents du navire relatifs à
l'immatriculation, aux dimensions, à la sécurité, à l'équipage dudit navire et autres
renseignements ne doivent pas être présentés aux autorités compétentes.*
A. Dispositions générales
2.1 Norme. Les pouvoirs publics n'exigent pas, à l'arrivée ou à la sortie des
navires auxquels s'applique la présente Convention, la remise de documents autres
que ceux qui sont prévus dans le présent chapitre.
la déclaration générale
la déclaration de la cargaison
la liste de l'équipage
*
Se reporter à la circulaire FAL.2/Circ.87–MEPC/Circ.426–MSC/Circ.1151.
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Annexe, page 16
Le format, ainsi que les données requises pour sept de ces documents indiqués
ci-dessous, ont été élaborés spécifiquement pour le trafic maritime; ils sont présentés à
l'appendice 1.
Les Gouvernements contractants doivent utiliser ces documents ou, dans le cas de
l'échange électronique de renseignements, leur équivalent électronique. À cette fin, en ce qui
concerne les caractéristiques et les prescriptions relatives à l'échange de renseignements
figurant dans les formulaires FAL de l'OMI par voie électronique, un Répertoire de l'OMI sur
la simplification des formalités et le commerce électronique* a été mis au point.
Destinés à réduire les coûts et à simplifier les formalités, les formulaires FAL prévus
par la Convention devraient permettre d'effectuer les formalités et de satisfaire aux règles en
vigueur pour leur accomplissement à l'arrivée et au départ des navires. Des formalités
additionnelles, redevances ou droits consulaires ne vont pas de pair avec une approche
moderne et efficace de la gestion des ports par les pouvoirs publics ou en leur nom. Voir
également la Norme 2.17.
Lorsque les formalités requises concernant les cargaisons et les personnes sont
effectuées par les pouvoirs publics à l'arrivée ou au départ, le temps nécessaire pour traiter
l'information retarde bien évidemment le déroulement des opérations de contrôle. Le fait de
pouvoir utiliser l'information préalablement à l'entrée et à la sortie donne aux pouvoirs publics
la possibilité de traiter les données avec plus d'efficacité.
*
Se reporter à la circulaire FAL.5/Circ.15 (19 février 2001) - en cours de révision.
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Annexe, page 17
Les délais fixés par les pouvoirs publics pour la notification préalable ne sont pas
tous les mêmes. Il est donc important que les pouvoirs publics tiennent compte des délais
mentionnés dans le Cadre de normes de l'OMD visant à sécuriser et à faciliter le commerce
mondial afin que les prescriptions appliquées par les pouvoirs publics des différents pays
assurent une certaine équité aux fins des opérations commerciales.
Les pouvoirs publics devraient réutiliser les renseignements déjà disponibles au lieu
de demander les mêmes plusieurs fois. Avec la transmission de l'information préalablement
à l'arrivée, dans les cas où tous les renseignements requis comprennent ceux qui figurent
dans la déclaration générale, la déclaration de la cargaison, la liste de l'équipage et la liste
des passagers, on estime que l'obligation de fournir ces formulaires est déjà remplie. Pour
des raisons de responsabilité juridique, les pouvoirs publics peuvent, sur la base des
dispositions de leur législation nationale, considérer l'information fournie préalablement à
l'arrivée comme équivalant à la transmission des formulaires FAL.
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Annexe, page 18
Cela permet aux pouvoirs publics d'axer les ressources disponibles sur les zones à
haut risque et de réduire les contraintes qui pèsent sur les opérateurs qui s'acquittent
pleinement de leurs obligations en réduisant les interventions relatives au flux des
marchandises présentant des risques minimes. Cette pratique facilitera le traitement de
l'information par les douanes et les autres pouvoirs publics dans les plus brefs délais après
réception des données.
La Norme 1.1 indique que le nombre de renseignements exigés doit être limité au
minimum. Le même principe devrait s'appliquer aux informations fournies préalablement à
l'entrée et à la sortie. Pour faciliter autant que possible le flux de marchandises licites dans
les ports, les pouvoirs publics devraient informer les opérateurs commerciaux du niveau de
renseignements nécessaires, ce qui pourrait inclure aussi les renseignements figurant sur la
déclaration générale du navire, des renseignements sur la cargaison et le cas échéant,
des renseignements supplémentaires relatifs à la sûreté. En outre, le Cadre de normes de
l'OMD prévoit un nombre maximum d'éléments de données pouvant être exigés du
transporteur, de l'importateur ou de l'exportateur à des fins de sûreté.
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Annexe, page 19
indicatif d'appel
numéro du voyage
nom du capitaine
nombre de passagers
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Annexe, page 20
2.2.3 Norme. Les pouvoirs publics acceptent que la déclaration générale soit datée
et signée par le capitaine, l'agent du navire ou toute autre personne dûment autorisée
par le capitaine ou soit authentifiée d'une manière jugée acceptable par les pouvoirs
publics concernés.
La déclaration générale peut être datée et signée au bas du document. Les pouvoirs
publics n'exigent pas qu'elle soit signée uniquement par la personne responsable du navire, à
savoir le capitaine. Pour que les formalités soient simples et efficaces, d'autres personnes
devraient pouvoir les accomplir et signer la déclaration. Dans le cadre des pratiques
commerciales actuelles, il est courant que les formalités soient effectuées par des représentants
des personnes qui en sont responsables. Dans nombre de cas, le capitaine est représenté par
un agent autorisé par l'armateur. Les pouvoirs publics devraient préciser dans leur législation ou
réglementation nationale les modalités permettant cette représentation.
a) à l'arrivée
● nom du capitaine
● indicatif d'appel
● numéro du voyage
● port de chargement
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Annexe, page 21
b) au départ
● nom du capitaine
● indicatif d'appel
● numéro du voyage
● port de déchargement
*
Convention internationale sur le système harmonisé de désignation et de codification des
marchandises. Cette convention est entrée en vigueur le 1er janvier 1988; elle vise à établir un
système de désignation et de codification destiné à être utilisé par les autorités douanières pour
désigner des marchandises ou groupes de marchandises aux fins de la tarification douanière et
de la collecte de statistiques.
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Annexe, page 22
élément particulier. Les pouvoirs publics ne demandent pas nécessairement tous les
renseignements figurant dans la déclaration de la cargaison. Ils se contentent parfois de
moins d'éléments d'information.
Pour faciliter le traitement des données requises par les pouvoirs publics,
notamment l'analyse des risques, toutes les parties intéressées devraient donner une
description précise des marchandises et s'abstenir d'employer des termes génériques tels
que "marchandises diverses", "pièces", etc.
2.3.2 Norme. Pour la cargaison demeurant à bord, les pouvoirs publics ne doivent
exiger que des détails sommaires sur un minimum de points essentiels.
L'information concernant une cargaison arrivant dans un port où elle ne sera pas
déchargée et qui n'est pas le port de destination est limitée à des renseignements généraux
sur la cargaison tels qu'une description sommaire des marchandises, leur quantité et le cas
échéant, le port de destination. Lorsque la cargaison n'est pas destinée au port d'arrivée, les
pouvoirs publics peuvent ne pas exiger de renseignements détaillés en ce qui concerne par
exemple le calcul des taxes, l'obligation de présenter des certificats ou des autorisations, les
restrictions à l'importation et les réglementations sanitaires. Cependant, du fait des
prescriptions en matière de sûreté, certains gouvernements peuvent juger nécessaire de
demander un complément d'information sur les transferts.
2.3.3 Norme. Les pouvoirs publics acceptent que la déclaration de la cargaison soit
datée et signée par le capitaine, l'agent du navire ou toute autre personne dûment
autorisée par le capitaine ou soit authentifiée d'une manière jugée acceptable par les
pouvoirs publics concernés.
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FAL.3/Circ.202
Annexe, page 23
Les renseignements requis qui doivent être fournis aux pouvoirs publics pourraient
également être obtenus au moyen de documents commerciaux autres que le manifeste,
comme le connaissement ou la lettre de transport maritime. Dans la plupart des cas, ces
documents comportent des renseignements plus précis sur la cargaison que le manifeste.
Lorsque les autres documents commerciaux jugés acceptables par les pouvoirs publics ne
comprennent pas tous les renseignements requis indiqués dans la déclaration de
la cargaison, les renseignements complémentaires peuvent être fournis séparément. Il est
possible de le faire par voie électronique. Qui plus est, la transmission indépendante de
renseignements sur support papier est peu pratique. Les pouvoirs publics devraient prévoir
dans leur législation nationale des réglementations visant à engager la responsabilité de la
personne qui fournit les documents commerciaux.
2.3.5 Norme. Les pouvoirs publics admettent que les colis non portés au manifeste
en la possession du capitaine ne figurent pas sur la déclaration de la cargaison,
à condition que les renseignements s'y rapportant leur soient fournis séparément.
2.4 Norme. La déclaration des provisions de bord est le document de base sur
lequel figurent les renseignements relatifs aux provisions de bord exigés par les
pouvoirs publics à l'entrée comme à la sortie.
Les navires opérant dans les eaux internationales demeurent en haute mer durant
de longues périodes. L'équipage doit bien évidemment disposer de ravitaillement en
quantités suffisantes. Il s'agit non seulement de produits alimentaires mais aussi de boissons
non alcoolisées et alcoolisées et autres biens de consommation. Dans la plupart des cas,
ces produits sont exonérés de droits et taxes car ils sont consommés et utilisés dans
des eaux internationales. Il est évident que ces biens présentent un intérêt particulier pour
les pouvoirs publics, notamment pour les douanes, à l'arrivée au port. Une déclaration
séparée est donc nécessaire pour informer les douanes du ravitaillement qui se trouve à
bord. La déclaration des provisions de bord a été élaborée à cet effet. S'agissant des biens
fortement taxés, il est d'usage dans de nombreux ports de les placer en un lieu sûr du navire
de façon à garantir qu'ils resteront à bord. Ce local peut être scellé. Les douanes autorisent
les membres de l'équipage à disposer d'une certaine quantité de cigarettes et de boissons
alcoolisées exonérées de droits et taxes, compte tenu de la durée du séjour au port. Dans
beaucoup de pays, il est courant d'inclure également d'autres biens (hydrocarbures de soute,
armes et pièces de rechange) dans la déclaration des provisions de bord.
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Annexe, page 24
2.4.1 Norme. Les pouvoirs publics acceptent que la déclaration des provisions de
bord soit datée et signée par le capitaine ou par un officier de bord dûment autorisé
par le capitaine et ayant une connaissance personnelle de ces provisions ou soit
authentifiée d'une manière jugée acceptable par les pouvoirs publics concernés.
2.5.1 Norme. Les pouvoirs publics acceptent que la déclaration des effets et
marchandises de l'équipage soit datée et signée par le capitaine du navire ou par un
autre officier de bord dûment autorisé par le capitaine ou soit authentifiée d'une
manière acceptable par les pouvoirs publics concernés. Les pouvoirs publics peuvent
également exiger que chaque membre de l'équipage appose sa signature ou, s'il ne le
peut, une marque distinctive en face de la déclaration relative à ses effets et
marchandises.
La plupart des pays ont dans leur législation (douanière) des dispositions prévoyant
l'exonération de droits et taxes à l'importation pour les articles de peu de valeur, les
vêtements et autres effets personnels, et les biens de consommation jusqu'à un certain
montant, en particulier pour les biens fortement taxés comme les cigarettes et les boissons
alcoolisées. L'exonération de droits et taxes est généralement accordée pour 200 cigarettes
ou 50 cigares ou 250 grammes de tabac et pour 1 litre d'alcool ou 2 litres de vin.
Les pouvoirs publics devraient permettre de ne pas mentionner ces articles dans la liste des
effets et marchandises de l'équipage. Les biens qui normalement entreraient en ligne de
compte pour l'exonération des droits et taxes, mais font l'objet d'interdictions ou de
restrictions dans certains pays, devraient figurer dans la liste des effets et marchandises de
l'équipage afin que les pouvoirs publics puissent appliquer ces interdictions et restrictions.
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Annexe, page 25
D'autres articles sont généralement exonérés des droits et taxes, par exemple les vêtements
et les articles de toilette.
2.6 Norme. La liste de l'équipage est le document de base requis par les pouvoirs
publics sur lequel figurent les données relatives au nombre des membres de
l'équipage et à sa composition, à l'entrée comme à la sortie d'un navire.
2.6.1 Norme. Dans la liste de l'équipage, les pouvoirs publics n'exigent pas d'autres
données que les suivantes :
● indicatif d'appel
● numéro du voyage
● nom de famille
● prénoms
● nationalité
● grade ou fonction
2.6.2 Norme. Les pouvoirs publics acceptent que la liste de l'équipage soit datée et
signée par le capitaine ou un autre officier de bord dûment autorisé par le capitaine ou
soit authentifiée d'une manière jugée acceptable par les pouvoirs publics concernés.
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Annexe, page 26
2.6.3 Inusitée.
Chaque fois que possible, pour simplifier les formalités, les pouvoirs publics
pourraient, dans le cas d'un service régulier où la composition de l'équipage n'est que
légèrement modifiée, juger suffisante une copie d'une liste de l'équipage antérieure,
comprenant les modifications appropriées. Non seulement cela présente l'avantage de
faciliter autant que possible les formalités, mais les services d'immigration pourraient ainsi
concentrer leur évaluation de l'information sur les données modifiées et non pas de nouveau
sur celles qui avaient déjà été fournies auparavant. Les pouvoirs publics pourraient
également offrir d'autres méthodes de notification des changements, par exemple par le biais
de moyens électroniques, ou même envisager une dispense de notification; ainsi, une
nouvelle liste de l'équipage serait présentée seulement si sa composition a changé.
Dans certains pays, il est possible que les dispositions récentes en matière de sûreté exigent
de revoir ces formalités.
2.7 Norme. La liste des passagers est le document de base requis par les
pouvoirs publics sur lequel figurent les données relatives aux passagers, à l'arrivée
comme à la sortie d'un navire.
Les formalités d'admission ou de départ des passagers peuvent être différentes des
règles ou pratiques applicables aux membres de l'équipage et ce, en raison de leur nature :
un membre d'équipage est lié au navire et a des possibilités limitées de voyager librement et
de se démettre de ses devoirs et obligations, alors qu'un passager est en général libre de
voyager et indépendant de son moyen de transport.
Les services d'immigration peuvent, selon les renseignements figurant sur la liste
des passagers, procéder à une première évaluation de l'admission ou de la sortie des
passagers. Cette évaluation pourrait être suivie d'un contrôle individuel du passager et de sa
pièce d'identité et/ou de ses visas. La transmission anticipée des renseignements
mentionnés sur la liste des passagers et l'évaluation ultérieure à laquelle les autorités
d'immigration procèdent avant l'entrée du navire, de préférence en se fondant sur la gestion
des risques, faciliteront le flux de passagers dans le port en un minimum de temps,
notamment dans le cas des navires qui transportent un grand nombre de passagers, par
exemple les navires de croisière.
2.7.1 Inusitée.
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Annexe, page 27
passagers récapitule les renseignements sur tous les passagers. Lorsqu'il y a lieu d'éviter un
éventuel chevauchement des données et qu'une liste des passagers est requise, aucune
carte d'embarquement ou de débarquement ne devrait être demandée. La liste des
passagers ne comporte pas de renseignements sur l'adresse de ces derniers au lieu de
destination. Lorsque ces renseignements sont demandés, ils pourraient être présentés
séparément ou indiqués sur la liste des passagers.
2.7.3 Pratique recommandée. Dans la liste des passagers, les pouvoirs publics ne
devraient pas exiger d'autres données que les suivantes :
● indicatif d'appel
● numéro du voyage
● nom de famille
● prénoms
● nationalité
● date de naissance
● lieu de naissance
● port d'embarquement
● port de débarquement
À partir des renseignements figurant dans la liste des passagers, les services
d'immigration peuvent se faire une opinion générale concernant l'admissibilité des passagers
qui se trouvent à bord. Les renseignements consignés dans cette liste sont liés à ceux qui
ont trait au navire, à la description de son voyage et de ses passagers, à chaque passager et
à ses papiers d'identité. Un visa peut être exigé pour l'admission dans certains pays.
Lorsque des renseignements sur le visa sont demandés, comme son type et son numéro,
leur inscription sur la liste des passagers, s'il y a suffisamment d'espace, simplifierait
les procédures.
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Annexe, page 28
2.7.4 Pratique recommandée. Une liste établie par l'armateur pour son usage propre
devrait être acceptée en lieu et place de la liste des passagers sous réserve qu'elle
contienne au moins les renseignements prévus conformément à la Pratique
recommandée 2.7.3 et qu'elle soit datée et signée ou authentifiée conformément à la
Norme 2.7.5.
2.7.5 Norme. Les pouvoirs publics acceptent que la liste des passagers soit datée et
signée par le capitaine, l'agent du navire ou toute autre personne dûment autorisée par le
capitaine ou soit authentifiée de manière acceptable par les pouvoirs publics concernés.
Un milieu marin sûr est l'un des principaux objectifs de l'Organisation maritime
internationale. Les marchandises dangereuses peuvent nuire à l'environnement si elles ne
sont pas traitées en fonction de leur nature particulière. Pour garantir un environnement sûr,
il est nécessaire que les pouvoirs publics responsables aient accès aux données pertinentes.
La déclaration de la cargaison ne porte pas spécifiquement sur les marchandises
dangereuses et ne contient pas de renseignements à ce sujet. Il existe un formulaire FAL de
l'OMI distinct (formulaire FAL 7) qui les concerne : le manifeste de marchandises
dangereuses. Dans de nombreux pays, les autorités portuaires ou une autre agence
spécialisée seront responsables de la manutention et de la gestion des marchandises
dangereuses dans les ports.
nom du navire
indicatif d'appel
numéro OMI
nom du capitaine
numéro du voyage
port de chargement
port de déchargement
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Annexe, page 29
agent maritime
numéro de réservation/référence
marques et numéros :
classe
numéro ONU
groupe d'emballage
risque(s) subsidiaire(s)
polluant marin
fiche de sécurité
renseignements supplémentaires.
2.9 Norme. À l'entrée comme à la sortie d'un navire, les pouvoirs publics
n'exigent pas, pour les objets postaux, de déclaration écrite autre que celle qui est
prescrite par la Convention postale universelle sous réserve que cette dernière soit
effectivement présentée. En l'absence d'un tel document, les objets postaux (nombre
et poids) devront figurer dans la déclaration de la cargaison.
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Annexe, page 30
postaux seront traités comme des marchandises normales, sans bénéficier des avantages
des procédures spéciales prévues dans la Convention postale universelle. Les cargaisons
postales doivent alors être mentionnées dans la déclaration de la cargaison.
2.10 Norme. La déclaration maritime de santé est le document de base requis par
l'autorité sanitaire du port sur lequel figurent les données relatives à l'état sanitaire à
bord du navire, au cours de la traversée et à son entrée dans le port.
C. Documents d'entrée
2.11 Norme. À l'entrée d'un navire dans un port, les pouvoirs publics n'exigent pas
plus de :
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Annexe, page 31
D. Documents de sortie
2.12 Norme. Au départ du navire, les pouvoirs publics n'exigent pas plus de :
2.12.1 Norme. Une nouvelle déclaration de la cargaison ne doit pas être exigée à la
sortie en ce qui concerne la cargaison qui a fait l'objet d'une déclaration à l'entrée
dans le même port et qui est demeurée à bord.
Selon la Norme 2.3.2, les pouvoirs publics ne doivent exiger que des renseignements
sommaires sur la cargaison restée à bord à l'entrée du navire dans le port. Il serait logique que
les dispositions soient comparables à la sortie du navire. Lorsque la cargaison destinée à un
autre pays est restée à bord et que les renseignements sommaires la concernant ont été
mentionnés dans la déclaration de la cargaison, les pouvoirs publics devraient considérer cette
information comme étant suffisante. Une nouvelle déclaration de la cargaison ne comporterait
pas de nouveaux renseignements sur la cargaison.
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Annexe, page 32
2.13*
2.14 Pratique recommandée. Compte tenu des formalités effectuées à l'entrée d'un
navire dans le premier port d'escale sur le territoire d'un État, les formalités et
documents exigés par les pouvoirs publics à toute escale ultérieure dans ce pays, faite
sans escale intermédiaire dans un autre pays, devraient être réduits à un minimum.
Dans le cas d'un navire qui doit faire escale dans différents ports d'un même État, il
serait possible de simplifier la procédure en n'exigeant qu'une seule déclaration générale à
l'entrée dans le premier port d'escale et une seule déclaration générale à la sortie du dernier
port d'escale du même État. Si nécessaire, les pouvoirs publics du premier port d'escale
devraient fournir à ceux du port d'escale suivant, dans le même État, les renseignements
consignés dans la déclaration générale, soit en présentant une copie de cette dernière à
l'arrivée, soit de préférence, par voie électronique. En ce qui concerne la cargaison, les
pouvoirs publics peuvent accepter une déclaration de la cargaison distincte pour chacun des
ports d'escale suivants du même État; cette déclaration comporterait les renseignements
relatifs à la cargaison à décharger dans chacun de ces ports. Pour les autres formalités, les
pouvoirs publics du port d'escale suivant du même État devraient accepter la déclaration des
provisions de bord, la déclaration des effets et marchandises de l'équipage et la liste des
passagers qui ont déjà été transmises au premier port d'escale. Les pouvoirs publics
peuvent supprimer l'obligation de transmettre les déclarations au moment du départ, lorsque
le navire doit faire escale dans un ou plusieurs ports du même État.
2.15 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient, dans toute la mesure
possible, accepter les documents visés dans la présente Annexe, exception faite de
ceux qui sont visés dans la Norme 3.7, quelle que soit la langue dans laquelle les
données sont fournies, étant entendu qu'une traduction écrite ou orale dans l'une des
langues officielles de leur pays ou de l'Organisation peut être exigée lorsque les
pouvoirs publics l'estiment nécessaire.
*
Les numéros de la série 2.13 seront utilisés ultérieurement.
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Annexe, page 33
2.16 Norme. Les pouvoirs publics acceptent tous les documents communiqués de
façon lisible et compréhensible, y compris les documents manuscrits, à l'encre ou au
crayon indélébile, ou établis au moyen des techniques informatiques.
La manière dont les documents sont présentés aux pouvoirs publics devrait être
aussi diversifiée que possible. Il peut s'agir de formulaires papier, remplis à la main, de
formulaires pré-imprimés, où figurent les renseignements généraux, comme ceux qui portent
sur le navire, les autres renseignements étant manuscrits. Il est également possible que les
renseignements, y compris la présentation générale du formulaire, soient imprimés en une
seule opération sur du papier vierge. Les renseignements requis pourraient être
principalement communiqués par voie électronique. Les pouvoirs publics devraient adapter
leur législation à ces moyens modernes de communication et mettre au point, lorsque cela
est possible et souhaitable, des systèmes d'échange d'information. Voir également le
chapitre 1, points B et C, de la présente Annexe.
Cette norme est liée à la Norme 2.1.1, selon laquelle les pouvoirs publics n'exigent
ni n'imposent aucune redevance, aucun droit ni aucune formalité consulaire pour les
documents requis pour le déroulement des formalités. La Norme 2.17 prévoit que les
pouvoirs publics n'exigent pas de formalités supplémentaires parallèlement à la présentation
des formulaires FAL de l'OMI ou autres documents et ce, uniquement pour simplifier les
formalités et réduire les coûts à la charge du secteur maritime et des pouvoirs publics. De
plus, cette charge supplémentaire entraverait l'efficacité des opérations au port. Il est évident
que, dans le contexte de l'immigration, les passeports, autres documents d'identité et visas
doivent répondre aux dispositions des normes se rapportant à la légalisation ou à
l'autorisation de ces documents.
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Annexe, page 34
2.18 Norme. Les pouvoirs publics autorisent, sans que le départ du navire en soit
retardé, la correction d'erreurs dans un document visé dans la présente Annexe
lorsqu'ils admettent que ces erreurs ont été commises par inadvertance, qu'elles sont
sans gravité, qu'elles ne sont pas le fait de négligences répétées et qu'elles ont été
commises sans intention d'enfreindre les lois ou règlements, à la condition que
lesdites erreurs soient relevées avant que le contrôle des documents soit achevé et
qu'elles soient rectifiées sans retard.
Il est important qu'un navire soit autorisé à poursuivre son voyage une fois que
toutes les formalités ont été accomplies. Lorsqu'il est constaté que les erreurs relevées dans
la déclaration sont mineures et non intentionnelles, le départ du navire ne devrait pas être
retardé et il devrait être permis de corriger les erreurs. La législation nationale devrait
préciser les cas où les corrections sont autorisées, indiquant par exemple, un certain délai
ou un certain pourcentage pour les cargaisons en vrac visées dans la déclaration de la
cargaison. Il devrait également être stipulé qu'il incombe au déclarant de s'assurer que les
pouvoirs publics sont informés des erreurs sans retard. Dans de nombreux pays, il est
interdit de faire des corrections sur la déclaration une fois que cette dernière a été contrôlée
par les pouvoirs publics.
2.19 Norme. En cas d'erreurs relevées dans les documents visés dans la présente
Annexe qui ont été soit signés par l'armateur, le capitaine ou en leur nom, soit
autrement authentifiés, il n'est pas infligé de sanctions avant que les pouvoirs publics
n'aient mis ceux-ci en mesure de prouver que les erreurs ont été commises par
inadvertance et qu'elles sont sans gravité, qu'elles ne sont pas le fait de négligences
répétées et qu'elles ont été commises sans intention d'enfreindre les lois ou
règlements de l'État du port.
Quand les pouvoirs publics ont autorisé la correction d'erreurs dans la déclaration,
en raison de la nature des erreurs en question et après s'être assurés que ces erreurs
n'avaient pas été commises délibérément, il serait disproportionné d'imposer une sanction
pour cette infraction mineure. Lorsqu'il est constaté que les erreurs ont été commises dans
l'intention d'enfreindre la loi, par exemple pour payer moins de droits et taxes ou pour éviter
les restrictions aux importations ou leur interdiction, les pouvoirs publics pourraient revoir
leur position eu égard aux sanctions.
2.20 Norme. Les pouvoirs publics recherchent la collaboration des armateurs pour
que les capitaines des navires qui ont l'intention de faire escale dans les ports à la seule
fin d'y débarquer des membres de l'équipage, des passagers, des personnes secourues
en mer ou d'autres personnes qui sont malades ou blessées et nécessitent d'urgence un
traitement médical préviennent les pouvoirs publics aussi longtemps à l'avance que
possible de leur intention, en donnant des renseignements les plus complets possible
sur la maladie ou les blessures ainsi que sur l'identité des personnes.
Pour éviter les problèmes pratiques et les retards à l'arrivée du navire, les États
devraient s'assurer qu'il est précisé clairement avec qui le propriétaire ou le capitaine du
navire doit se mettre en rapport. Il faudrait de préférence qu'il y ait un seul point de contact,
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Annexe, page 35
2.21 Norme. Les pouvoirs publics informent le capitaine par radio chaque fois que
cela est possible et en tout état de cause par les voies les plus rapides dont ils
disposent, avant l'arrivée du navire, des documents à fournir et de la procédure à
suivre pour débarquer rapidement les malades ou les blessés et pour obtenir sans
retard le congé du navire.
Les pouvoirs publics peuvent prendre des mesures qui accéléreront la prise en
charge des personnes ayant besoin d'une aide d'urgence. Pour ce faire, il est possible
d'informer le capitaine du navire, par radio ou d'autres moyens de communication comme la
télécopie ou le courrier électronique, des conditions et procédures qui s'imposent.
2.22 Norme. En ce qui concerne les navires faisant escale dans des ports à cette fin
et ayant l'intention de reprendre la mer immédiatement, les pouvoirs publics accordent
une priorité de mise à quai si l'état de la personne malade ou l'état de la mer ne
permettent pas un débarquement en toute sécurité dans la rade ou aux abords du port.
2.23 Norme. En ce qui concerne les navires faisant escale dans des ports à cette
fin et ayant l'intention de reprendre la mer immédiatement, les pouvoirs publics
n'exigent normalement pas les documents mentionnés dans la Norme 2.1, à
l'exception de la déclaration maritime de santé et de la déclaration générale, si cette
dernière est indispensable.
Pour limiter autant que possible les formalités à accomplir lorsque le navire doit
inévitablement faire escale dans un port pour les raisons mentionnées dans ce chapitre,
les pouvoirs publics doivent, dans le cadre de la législation nationale, s'abstenir de chercher
à obtenir d'autres renseignements que ceux qui figurent dans la déclaration maritime de
santé élaborée par l'Organisation mondiale de la santé. Ainsi qu'il est mentionné dans
la Norme 2.20, le capitaine devrait toutefois communiquer aux pouvoirs publics l'identité des
personnes malades ou blessées et leur donner des renseignements sur la maladie ou les
blessures. Le capitaine pourrait communiquer ces renseignements à l'avance, par exemple
par voie électronique. En principe, les pouvoirs publics ne devraient pas exiger les
renseignements contenus dans la déclaration générale dans le cas où le navire aurait
l'intention de reprendre la mer immédiatement après avoir débarqué les personnes malades
ou blessées, sans décharger de marchandises ni débarquer d'autres personnes.
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Annexe, page 36
2.25 Norme. Lorsque les pouvoirs publics appliquent des mesures de contrôle à
l'arrivée d'un navire avant le débarquement de personnes malades ou de blessés, le
traitement médical d'urgence et les mesures destinées à protéger la santé publique
ont priorité sur ces mesures de contrôle.
L'application des mesures de contrôle à l'arrivée d'un navire ne doit pas faire
obstacle ni porter atteinte au traitement médical d'urgence ni aux mesures destinées à
protéger la santé publique. En règle générale, ces mesures de contrôle sont appliquées par
d'autres pouvoirs publics que les autorités sanitaires. La coopération entre tous les pouvoirs
publics intéressés est donc déterminante afin d'éviter d'entraver les activités des autorités
sanitaires et de retarder inutilement le départ du navire. L'élaboration de plans et de
scénarios d'urgence spécifiant les tâches de toutes les autorités en jeu contribuera à
l'efficacité de l'intervention de toutes les parties. Il serait possible d'inclure dans les plans
d'urgence une référence au Règlement sanitaire international, qui décrit les procédures
relatives au débarquement de personnes atteintes de maladies infectieuses qui présentent
un risque notable pour la santé des autres.
2.26 Norme. Lorsque des garanties ou des engagements doivent être fournis en ce
qui concerne le paiement des frais de traitement ou, en définitive, de transport ou de
rapatriement des personnes intéressées, le traitement médical d'urgence ne doit être
ni ajourné ni retardé pendant que les garanties ou engagements sont obtenus.
Les considérations d'ordre financier ne constituent pas un motif qui pourrait être
invoqué pour ralentir le traitement médical d'urgence administré aux personnes.
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Annexe, page 37
Ce chapitre concerne les dispositions relatives aux formalités exigées par les
pouvoirs publics en ce qui concerne l'équipage et les passagers à l'entrée ou à la
sortie d'un navire.
Pour aider à établir l'identité d'une personne, chaque pays peut accepter divers
documents à titre de variante du passeport aux fins des voyages transfrontaliers.
Les informations minimales à communiquer concernant un passager ou un membre de
l'équipage devraient être les renseignements personnels qui figurent dans le passeport.
À l'arrivée des personnes, les pouvoirs publics peuvent demander des renseignements
supplémentaires.
3.2 Norme. Les pouvoirs publics prennent des dispositions en vertu desquelles
les passeports des passagers, ou autres pièces officielles d'identité en tenant lieu, ne
sont contrôlés qu'une fois par les autorités d'immigration, à l'arrivée comme au
départ. La présentation des passeports ou d'autres pièces officielles d'identité en
tenant lieu pourra, en outre, être demandée aux fins de contrôle ou d'identification
dans le cadre des formalités de douane ou d'autres formalités, à l'arrivée et au départ.
Les pouvoirs publics devraient s'assurer que les agents des services d'immigration
vérifient les documents de voyage des passagers du navire à l'arrivée et au départ.
Le capitaine du navire étant responsable de ces documents, il est chargé de s'assurer qu'ils
sont présentés aux autorités qui les vérifient. Les inspections par les pouvoirs publics sont
limitées, dans la mesure du possible et conformément à la législation nationale, à l'entrée et
à la sortie du navire, ce qui n'empêche pas ceux-ci d'effectuer des inspections
supplémentaires dans des circonstances dans lesquelles la sûreté est en jeu ou lorsqu'ils le
jugent approprié et légitime.
Les pouvoirs publics ne doivent pas conserver les documents d'origine, sauf s'il est
nécessaire de procéder à un contrôle plus approfondi du passager demandant l'admission
sur le territoire. Une fois l'admission accordée, les documents devraient être restitués au
capitaine du navire ou à leur titulaire.
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FAL.3/Circ.202
Annexe, page 38
La norme ci-dessus ne doit pas être interprétée comme l'emportant sur le droit des
pouvoirs publics des Gouvernements contractants de déterminer, dans chaque cas, si la
possession de documents frauduleux constitue en soi une raison de refus d'admission et
d'expulsion immédiate du territoire de l'État intéressé. Aucune disposition de la norme ne doit
être interprétée comme étant contraire aux dispositions de la Convention des Nations Unies
relative au statut des réfugiés, adoptée le 28 juillet 1951, et du Protocole des Nations Unies
relatif au statut des réfugiés, adopté le 31 janvier 1967, qui concernent l'interdiction
d'expulser ou de refouler un réfugié.
Cette disposition n'a pas pour objet d'empêcher les pouvoirs publics de soumettre à
des vérifications plus poussées les personnes non admissibles qui ont été refoulées, afin de
déterminer si elles peuvent finalement être admises sur le territoire de l'État ou de prendre
des mesures en vue de les transférer, de les renvoyer ou de les expulser vers un État dont
elles ont la nationalité ou dans lequel elles sont admissibles. Si une personne jugée non
admissible a perdu ou détruit son titre de voyage, le Gouvernement contractant intéressé
accepte en remplacement un document attestant les circonstances de l'embarquement et de
*
On trouvera un exemple de lettre explicative dans l'appendice 2 de la Convention.
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Annexe, page 39
l'arrivée, délivré par les pouvoirs publics du Gouvernement contractant où cette personne a
été jugée non admissible.
Une fois qu'une personne a été admise sur le territoire d'un État, elle relève de la
responsabilité de ce dernier conformément à la législation nationale applicable. L'armateur
assume la responsabilité des personnes qui ne sont pas admises sur le territoire de l'État.
Un membre de l'équipage qui a obtenu l'autorisation temporaire de débarquer continue de
relever de la responsabilité de l'armateur.
3.3.6 Norme. Lorsqu'une personne est jugée non admissible, les pouvoirs publics
informent, sans retard indu, l'armateur et le consultent au sujet des dispositions à
prendre en vue de son renvoi. L'armateur prend à sa charge les frais du séjour et
du renvoi d'une personne non admissible et, lorsque cette personne est replacée sous
la garde de l'armateur, celui-ci se charge d'en effectuer rapidement le renvoi :
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Annexe, page 40
Toutes les personnes jugées non admissibles sur le territoire de l'État continuent de
relever de la responsabilité de l'armateur, qui prend à sa charge tous les frais
correspondants. Une fois qu'une personne a été jugée non admissible, l'armateur doit
s'employer à faciliter son renvoi dans un délai raisonnable. Le renvoi devrait être opéré en
coopération avec les pouvoirs publics et en utilisant le même navire, ou un autre navire du
même armateur, ou encore un aéronef ou tout autre moyen. Cela n'empêche pas l'État de
demander que la personne soit détenue à bord et bénéficie le cas échéant d'une protection.
Les Gouvernements contractants et les armateurs doivent faire tout leur possible pour
vérifier la validité du document. Si un armateur constate que la validité d'un document semble
contestable, il devrait faire tout son possible pour vérifier ce document avant le départ.
3.4 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics ne devraient pas exiger des
passagers à l'embarquement ou au débarquement, ou des armateurs agissant en leur
nom, de renseignements écrits autres que ceux qui figurent dans leurs passeports ou
pièces officielles d'identité, ou faisant double emploi avec ceux-ci, à moins qu'ils ne
soient destinés à compléter les documents visés dans la présente Annexe.
3.5 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics qui exigent des passagers,
à l'embarquement ou au débarquement, des renseignements supplémentaires par écrit
qui ne sont pas destinés à compléter les documents visés dans la présente Annexe,
devraient limiter leurs questions aux fins d'une plus ample identification des passagers
aux mentions énumérées dans la Pratique recommandée 3.6 (carte d'embarquement ou
de débarquement). Lesdits pouvoirs publics devraient accepter la carte
d'embarquement ou de débarquement remplie par le passager sans exiger que cette
carte soit remplie ou contrôlée par l'armateur. La carte devrait être remplie en écriture
cursive, lisiblement, sauf si le formulaire spécifie des caractères d'imprimerie. Il ne
devrait être exigé de chaque passager qu'un exemplaire de la carte d'embarquement ou
de débarquement, y compris, le cas échéant, des copies obtenues par duplication.
3.6 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics ne devraient pas exiger pour la
carte d'embarquement ou de débarquement d'autres renseignements que les suivants :
● nom de famille
● prénoms
● nationalité
● date de naissance
● lieu de naissance
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Annexe, page 41
● profession
● sexe
● signature.
Lorsque les pouvoirs publics exigent une déclaration écrite au sujet de l'identité d'un
passager dans l'intention de conserver ces renseignements, les renseignements mentionnés
dans la présente pratique recommandée devraient suffire. Grâce à ces renseignements, les
pouvoirs publics devraient être en mesure de procéder aux vérifications nécessaires pour
établir l'admissibilité d'un passager.
3.7 Norme. Dans le cas où les personnes se trouvant à bord doivent faire la
preuve qu'elles sont protégées contre la fièvre jaune, les pouvoirs publics acceptent
le certificat international de vaccination ou de revaccination dans les formes prévues
par le Règlement sanitaire international.
Pour éviter des examens médicaux inutiles et un retard dans le contrôle efficace et
ininterrompu des personnes arrivant dans un pays, les examens médicaux ne devraient être
effectués que lorsqu'ils sont recommandés ou exigés en vertu des règles de l'Organisation
mondiale de la santé, dans des circonstances et pour une période déterminées par cette
dernière.
Les pouvoirs publics devraient seulement procéder au contrôle des bagages pour
s'assurer de la conformité avec la législation nationale. Dans la mesure du possible et
lorsque les règlements et autres lois le permettent, une déclaration orale peut être acceptée
à la place d'une déclaration écrite.
3.9.1 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient, chaque fois qu'il est
possible, supprimer les formalités de contrôle des bagages accompagnés des
passagers au départ, compte dûment tenu de la possibilité de devoir imposer des
mesures de sûreté appropriées.
Les pouvoirs publics peuvent supprimer le contrôle des bagages des passagers si la
législation nationale le permet et s'ils jugent que la suppression de ces contrôles serait
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Annexe, page 42
compatible avec la sûreté, la santé publique et toute autre considération qui aurait trait à
l'exécution des lois ou à l'intérêt public.
S'il est impossible de supprimer le contrôle des bagages, les pouvoirs publics
devraient, chaque fois que cela est possible et que la législation nationale le permet,
n'effectuer qu'un contrôle sélectif en appliquant des techniques de gestion de risques, telles
que celles décrites dans la Norme 1.11.
Lorsque cela est possible dans la pratique, le contrôle des bagages devrait
également être effectué à l'aide de méthodes modernes, telles que le scanner et/ou
l'utilisation de chiens. On trouvera les règles de base relatives au traitement des passagers
dans le chapitre 1 relatif aux voyageurs de l'annexe J de la Convention de Kyoto révisée.
Les renseignements élémentaires qui sont fournis aux pouvoirs publics sont ceux
qui figurent sur la pièce d'identité des gens de mer en cours de validité ou sur le passeport.
Les pouvoirs publics peuvent demander des renseignements supplémentaires s'ils en ont
besoin pour établir l'admissibilité. Ils peuvent aussi exiger la présentation d'un passeport et
d'un visa en cours de validité si la législation nationale le prescrit.
3.10.1 Norme. Dans la pièce d'identité des gens de mer, les pouvoirs publics
n'exigent pas d'autres renseignements que les suivants :
nom de famille
prénoms
nationalité
signalement
signature
Les données qui figurent sur la pièce d'identité des gens de mer sont celles dont
les pouvoirs publics ont besoin pour établir l'identité d'une personne dans les pays qui
acceptent ladite pièce d'identité.
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Annexe, page 43
3.10.2 Norme. Lorsqu'un marin doit se rendre dans un pays ou le quitter en qualité
de passager, par un moyen quelconque de transport :
les pouvoirs publics acceptent la pièce d'identité des gens de mer en cours de
validité, au lieu d'un passeport, lorsque celle-ci donne la garantie que son titulaire
sera réadmis dans le pays qui l'a délivrée.
Lorsqu'un marin voyage en tant que passager pour gagner un autre navire ou lorsqu'il
retourne dans son pays à la fin de son contrat, les pouvoirs publics doivent accepter sa pièce
d'identité aux fins du voyage et de sa réadmission dans le pays qui l'a délivrée, dans la mesure
où le permet la législation nationale de l'État dans lequel se trouve le marin. Cela n'exclut pas
la nécessité de présenter un passeport et un visa si la législation nationale le prescrit.
3.11 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient, avec le concours des
armateurs et des autorités portuaires, prendre toutes dispositions pour accélérer les
formalités, tant pour les passagers que pour l'équipage et les bagages, et prévoir à cet
effet un personnel et des installations suffisants, en veillant particulièrement aux
dispositifs de chargement, de déchargement et d'acheminement des bagages
(y compris l'utilisation de systèmes mécanisés), de même qu'aux points où les
passagers risquent le plus d'être retardés. Des dispositions devraient être prises afin de
permettre, au besoin, une circulation à l'abri entre le navire et le poste de contrôle des
passagers ou de l'équipage. Ces dispositions et ces installations devraient être assez
souples et pouvoir être développées de manière à répondre aux besoins découlant du
renforcement des mesures de sûreté qui s'impose en cas de menace accrue.
Les pouvoirs publics, les armateurs et les autorités portuaires devraient coopérer
pour faciliter l'acheminement des passagers, de l'équipage et des bagages et s'assurer qu'il
n'y a pas de retard injustifié et que les installations dans lesquelles les passagers et
l'équipage effectuent les formalités sont adéquates.
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Annexe, page 44
ii) pour que les locaux dans lesquels l'équipage pourrait être
appelé à se rendre en vue des divers contrôles soient
aisément accessibles et aussi proches que possible les uns
des autres.
Les pouvoirs publics devraient, avec le concours des autorités portuaires, mettre
en œuvre des pratiques qui viseraient à faciliter l'acheminement rapide des passagers et des
bagages, en prêtant une attention particulière aux passagers âgés ou handicapés.
Si cela est possible dans la pratique, les pouvoirs publics devraient envisager de
mettre en place un système de double circuit pour assurer le contrôle des passagers et de
leurs bagages. Ce système permet de faciliter le trafic des passagers dans les ports
maritimes internationaux sans pour autant réduire l'efficacité des contrôles douaniers.
Chacun des deux circuits devrait être signalé clairement et distinctement afin que les
passagers puissent choisir aisément le circuit à emprunter.
3.12 Norme. Les pouvoirs publics doivent exiger des armateurs qu'ils veillent à ce
que le personnel du navire prenne toutes dispositions voulues pour favoriser
l'accomplissement rapide des formalités à l'arrivée concernant les passagers et
l'équipage. Ces dispositions peuvent consister à :
*
Se reporter à la Pratique recommandée 6 du chapitre I de l'annexe J de la Convention de Kyoto
révisée (1999) et ses directives.
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Annexe, page 45
b) Les pouvoirs publics devraient s'assurer que les armateurs tiennent prêts
les documents de bord afin que les autorités chargées du contrôle puissent
les examiner.
L'adoption d'un modèle normalisé pour présenter des listes de noms permet de
traiter plus facilement les passagers et l'équipage. L'inscription du nom de famille en premier,
et du nom du père le premier, dans les cas où plusieurs noms seraient inscrits, permet aux
autorités chargées du contrôle de retrouver plus facilement des personnes inscrites sur la
liste des passagers et la liste de l'équipage.
3.14 Norme. Les pouvoirs publics doivent procéder, sans retard injustifié, au
contrôle des personnes présentes à bord des navires afin de vérifier si elles sont
admissibles dans l'État.
Pour vérifier si les personnes sont admissibles sur le territoire, les pouvoirs publics
doivent adopter des mesures qui facilitent le débarquement rapide de ces personnes. Cette
vérification peut se faire à bord d'un navire ou dans des locaux à terre désignés à cet effet.
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Annexe, page 46
3.15 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics ne devraient pas infliger des
amendes déraisonnables ou disproportionnées aux armateurs lorsqu'ils jugent
insuffisants les documents présentés par un passager aux fins de contrôle ou
lorsqu'un passager ne peut être admis, pour ce motif, sur le territoire de l'État.
Pour la raison même que d'une manière générale, un armateur ou l'équipage qui se
trouve à bord du navire ne sont pas en mesure de vérifier la validité et l'authenticité d'un titre
de voyage, il serait déraisonnable d'infliger des amendes ou des sanctions en ce cas. Il n'en
reste pas moins que l'armateur ou l'équipage qui se trouve à bord du navire peuvent évaluer
les documents normalement exigés pour l'entrée dans le pays de destination, tels qu'un
passeport et un visa en cours de validité.
3.15.1 Norme. Les pouvoirs publics encouragent les armateurs à prendre des
précautions au point d'embarquement en vue de s'assurer que les passagers sont en
possession de tous documents exigés aux fins de contrôle par l'État d'accueil ou
l'État de transit.
Pour éviter une situation dans laquelle un passager ne peut être admis dans un État
du fait qu'il ne possède pas les documents requis, les armateurs ne devraient pas accepter
de passagers qui ne posséderaient pas les documents exigés ou qui n'auraient pas
l'autorisation d'entrer sur le territoire de l'État de la prochaine escale en vertu de la législation
nationale de celui-ci.
3.15.2 Norme. Lorsqu'une personne est jugée non admissible et qu'elle est renvoyée
hors du territoire de l'État, l'armateur ne doit pas être empêché de recouvrer auprès de
cette personne les frais qui pourraient résulter de sa non-admissibilité.
Les pouvoirs publics ou les autorités exerçant leur juridiction sur les gares maritimes
devraient utiliser une signalisation uniforme ou en recommander l'utilisation, afin de faciliter
et d'accélérer le trafic maritime international à l'intérieur des gares maritimes.
3.16 Pratique recommandée. Des mesures devraient être prises pour s'assurer que
toutes les informations nécessaires concernant le transport et la sécurité sont
aisément compréhensibles pour les malentendants et les malvoyants.
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Annexe, page 47
3.18 Pratique recommandée. Lorsque l'accès aux transports publics est limité, tous
les efforts devraient être faits pour offrir des services de transport de surface accessibles,
à des prix raisonnables, en adaptant les services existants ou prévus ou en offrant des
services de transport spéciaux aux passagers qui ont une incapacité motrice.
3.20 Norme. Les pouvoirs publics doivent accorder la libre pratique par radio à un
navire en croisière lorsque, compte tenu des renseignements fournis par celui-ci avant
l'entrée au port, l'autorité sanitaire du port de destination prévu estime que l'entrée du
navire ne risque pas d'introduire ou de répandre une maladie quarantenaire.
Les pouvoirs publics doivent informer les navires en croisière, par radio ou par tout
autre moyen de communication approprié, que les autorités sanitaires ne prévoient pas la
nécessité de les mettre en quarantaine à leur arrivée.
Pour éviter des retards injustifiés dans les ports d'escale suivants du même pays,
les pouvoirs publics ne devraient pas exiger de déclaration générale, de liste des passagers,
de liste de l'équipage, de déclaration des provisions de bord et de déclaration des effets et
marchandises de l'équipage d'un navire lorsque les renseignements correspondants ont déjà
été communiqués à ce pays pour le même voyage.
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Annexe, page 48
Les passagers des navires en croisière sont chargés de conserver leurs documents
de voyage en lieu sûr. La responsabilité de conserver les documents en lieu sûr ne devrait
pas incomber au capitaine du navire.
3.25 Norme. Les passagers en croisière ne doivent pas subir de retard inutile du
fait de l'application de mesures de contrôle par les pouvoirs publics.
Suivant l'horaire des navires en croisière, les pouvoirs publics doivent faire en sorte
que le contrôle des passagers commence le plus tôt possible. Les pouvoirs devraient,
lorsqu'il y a lieu, coordonner leurs activités de contrôle et les mener simultanément.
Lorsqu'un navire de croisière fait escale dans plusieurs ports d'un même pays,
les Gouvernements contractants doivent prendre les mesures appropriées pour qu'un seul
contrôle soit effectué à l'entrée dans le pays, lequel sera également valide pour les ports
suivants de ce pays. Le contrôle final de sortie ne doit être effectué que dans le dernier port
d'escale de ce pays.
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Annexe, page 49
3.29 Pratique recommandée. Les passagers en croisière qui débarquent dans un port
et rejoignent leur navire dans un autre port du même pays devraient bénéficier des
mêmes facilités que ceux qui débarquent et rejoignent leur navire dans le même port.
Sauf s'il est interdit aux passagers, en vertu de la législation nationale, de rejoindre
leur navire en croisière dans un autre port du même pays, les passagers qui le font reçoivent
le même traitement que ceux qui rejoignent leur navire dans le même port.
3.31 Norme. Lors du séjour du navire au port, les provisions de bord exonérées de
droits de douane demeurent à la disposition des passagers en croisière à bord du navire.
3.32 Norme. Les passagers en croisière ne doivent normalement pas être tenus de
fournir une déclaration écrite pour leurs effets personnels. Toutefois, dans le cas
d'articles sur lesquels les droits de douane et autres taxes et droits sont élevés, une
déclaration écrite et une garantie peuvent être exigées.
En règle générale, les effets personnels des passagers en croisière peuvent faire
l'objet d'une déclaration orale au service des douanes. Il est également possible qu'un
terminal pour navires de croisières dispose du système du double circuit, tel que mentionné
dans la Pratique recommandée 3.11.2.
Les effets personnels des passagers sont, dans la plupart des pays, en suspension
des droits et taxes. Dans le cas d'articles sur lesquels les droits de douane sont élevés, tels
que l'alcool et le tabac, la suspension est autorisée dans une certaine limite. En ce qui
concerne les montants supplémentaires, de nombreux pays autorisent une procédure
simplifiée en lieu et place d'une déclaration normale*.
3.35 Inusitée.
3.36 Norme. Un passager en transit qui ne descend pas du navire à bord duquel il
est arrivé et repartira ne doit normalement pas être soumis aux contrôles habituels
des pouvoirs publics, sauf pour des raisons de sûreté.
*
Il est renvoyé au chapitre 1 de l'annexe J de la Convention de Kyoto révisée.
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Annexe, page 50
Les passagers en transit qui ne débarquent pas du navire pendant son escale au
port n'ont, en principe, aucun contact avec le pays de transit et sa population. Exception faite
des formalités sanitaires et de sûreté, toute formalité imposée par les pouvoirs publics
pourrait être considérée comme inutile et superflue.
Un passager en transit devrait être traité de la même manière, aux fins du contrôle
des documents, que les passagers qui ne sont pas en transit; il n'en demeure pas moins
soumis au contrôle des pouvoirs publics lorsque la législation nationale l'exige.
3.39 Pratique recommandée. Un passager en transit qui poursuit son voyage à partir
du même port et à bord du même navire devrait normalement être autorisé, s'il le désire,
à descendre à terre pour une durée limitée pendant l'escale du navire dans le port.
Un passager qui poursuit son voyage à bord du navire entre plusieurs ports, qu'il
soit ou non en transit, devrait être autorisé à débarquer dans les ports d'escale de son
itinéraire pour une durée limitée, à condition qu'il soit en possession des titres de voyage
prescrits par la législation nationale.
Cette pratique recommandée vise les passagers qui voyagent du port d'arrivée au
port de départ en empruntant d'autres moyens de transport dans le même pays. Les
passagers pourraient, par exemple, être transportés par bus/car pour faire des excursions
dans le pays d'arrivée. Les formalités concernant ces passagers ne devraient pas être plus
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FAL.3/Circ.202
Annexe, page 51
compliquées que celles appliquées aux passagers qui arrivent et repartent du même port
dans ce pays et font des excursions similaires.
F. Mesures d'assouplissement des formalités pour les navires utilisés à des fins
scientifiques
3.44 Norme. Les étrangers membres de l'équipage sont autorisés par les pouvoirs
publics à se rendre à terre pendant l'escale de leur navire, à condition que les
formalités d'entrée du navire soient achevées et que les pouvoirs publics ne soient
pas conduits à refuser l'autorisation de descendre à terre pour des raisons de santé
publique, de sécurité publique ou d'ordre public.
3.45 Norme. Les membres de l'équipage n'ont pas à obtenir un visa pour être
autorisés à se rendre à terre.
3.47 Norme. Les membres de l'équipage n'ont pas à être munis d'un document
spécial, tel qu'un laissez-passer, pour être autorisés à se rendre à terre.
Les Normes 3.45 et 3.47 et les Pratiques recommandées 3.46 et 3.48 visent à
permettre aux membres de l'équipage de prendre congé à terre en accomplissant le
minimum de formalités. Pour se rendre à terre, un document d'identité ou un passeport en
cours de validité devrait suffire.
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Annexe, page 52
A. Principes généraux
Sont pertinents aussi les articles 6 et 7 du Pacte international de 1966 relatif aux
droits civiques et politiques. Un autre instrument international sur les droits de l'homme
pouvant s'appliquer aux cas d'embarquement clandestin est la Convention des
Nations Unies de 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants. En vertu de cette convention, aucun État partie n'expulsera, ne refoulera, ni
n'extradera une personne vers un autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle
risque d'être soumise à la torture.
Les règles relatives aux passagers clandestins qui sont énoncées dans le chapitre 4
sont rédigées de manière à laisser une certaine souplesse aux Gouvernements contractants
quant aux modalités de mise en œuvre des normes et des pratiques recommandées dans
ce chapitre. La Convention FAL donne aux Gouvernements contractants une grande liberté
d'action pour ce qui est de sa mise en œuvre. Les Gouvernements contractants sont tenus
*
En outre, les pouvoirs publics voudront peut-être prendre en considération la conclusion non
contraignante du Comité exécutif du HCR sur les passagers clandestins demandeurs d'asile
(1988, No 53 (XXXIX)).
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FAL.3/Circ.202
Annexe, page 53
de faire usage de cette souplesse, si nécessaire, pour garantir que les principes des
conventions internationales sur les droits de l'homme sont dûment respectés.
La Norme 4.1 implique également que les règles de la Convention FAL doivent
céder le pas si, contrairement à toute attente, leur application risque d'engendrer une
situation où, malgré la souplesse des réglementations, le texte n'est pas compatible avec les
principes internationaux de protection tels qu'énoncés dans les conventions internationales.
4.2 Norme. Les pouvoirs publics, les autorités portuaires, les armateurs et leurs
représentants, ainsi que les capitaines de navires, doivent coopérer dans toute la
mesure du possible en vue d'empêcher et de régler rapidement les cas
d'embarquement clandestin et de s'assurer que les passagers clandestins regagnent
leur pays ou sont rapatriés dans les meilleurs délais. Toutes les mesures nécessaires
doivent être prises afin d'éviter que les passagers clandestins demeurent indéfiniment
à bord des navires.
La Norme 4.2 est la disposition clé du chapitre 4 en ce qui concerne les passagers
clandestins. Elle oblige toutes les parties prenantes à coopérer afin d'empêcher les
personnes de monter clandestinement à bord des navires, ainsi qu'à régler les cas
d'embarquement clandestin. Elle prévoit que toutes les parties prenantes continuent d'être
conjointement responsables jusqu'à ce que les passagers clandestins regagnent leur pays
ou soient rapatriés.
B. Mesures préventives
Cette norme énonce les obligations qu'ont les États du port coopérant avec les
usagers du port (navires, manutentionnaires de marchandises, autorités portuaires, etc.) de
mettre en place les dispositions requises pour prévenir toute tentative d'embarquement
clandestin. Lors de l'adoption de ces mesures, il faudrait évaluer le risque d'embarquement
clandestin dans le port en question en tenant compte notamment de la taille du port et des
types de marchandises qui y sont manutentionnées. Dans ce même contexte, le recours à la
technologie moderne et à la gestion des risques s'impose. Se reporter à la Norme 1.11 et à
la Pratique recommandée 1.3.
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Annexe, page 54
4.3.2 Armateur/capitaine
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Annexe, page 55
4.3.2.2 Pratique recommandée. Lorsque les navires font escale ou séjournent dans
des ports où il existe un risque d'embarquement clandestin, le dispositif de sûreté
devrait comprendre au moins les mesures préventives suivantes :
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Annexe, page 56
4.3.2.4 Norme. Les Gouvernements contractants doivent exiger qu'à bord des navires
autorisés à battre leur pavillon, aucun endroit ne soit désinfecté par fumigation ou ne
soit hermétiquement fermé avant d'avoir fait l'objet d'une fouille aussi approfondie
que possible en vue de garantir qu'aucun passager clandestin n'y est caché.
Selon cette disposition, chaque Gouvernement contractant est libre de décider des
poursuites à engager contre les passagers clandestins, les personnes qui tentent
d'embarquer clandestinement et les personnes qui les aident à accéder aux navires.
L'obligation de poursuivre les clandestins n'est pas absolue puisque la disposition
commence par les mots "Lorsqu'il y a lieu". En général, il ne serait pas jugé approprié de
poursuivre en justice des passagers clandestins qui, de l'avis des autorités, ont de bonnes
raisons de craindre de faire l'objet de poursuites en justice en raison de leur race, de leur
religion ou de leurs opinions politiques.
Lorsque l'on découvre des passagers clandestins à bord d'un navire, l'équipage doit
les traiter avec respect et conformément aux règles et aux principes du droit international
humanitaire. Bien qu'il s'agisse là d'un principe fondamental, le capitaine et les membres de
l'équipage doivent se préoccuper aussi de la sécurité du navire, de son équipage et
si possible, de la cargaison.
4.4.2 Norme. Les Gouvernements contractants doivent exiger que les capitaines
des navires autorisés à battre leur pavillon prennent les mesures nécessaires pour
garantir la sécurité du passager clandestin ainsi que, d'une manière générale, sa
santé, son bien-être et sa sûreté pendant qu'il est à bord, notamment en lui
fournissant des vivres, un logement, des soins médicaux et des installations
sanitaires adéquats.
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Annexe, page 57
4.5.1 Norme. Il ne doit pas être demandé à des passagers clandestins de travailler
à bord du navire, sauf en cas de situation d'urgence ou pour ce qui est des tâches en
rapport avec leur logement à bord.
La communication des renseignements aux pouvoirs publics dans les meilleurs délais
leur permet de préparer l'arrivée du passager clandestin. Ces renseignements devraient être
communiqués le plus tôt possible.
4.6.3 Norme. Les Gouvernements contractants doivent donner des instructions aux
capitaines de navires autorisés à battre leur pavillon afin que, lorsqu'un passager
clandestin déclare être un réfugié, ces renseignements soient traités comme étant
confidentiels dans la mesure nécessaire à sa sécurité.
En dernier ressort, c'est aux pouvoirs publics qu'il incombe d'établir l'identité des
passagers clandestins. Les capitaines de navires devraient toutefois faire tout leur possible
pour obtenir autant de renseignements que possible sur l'identité des passagers clandestins
car ils sont en général les premiers à établir un contact avec eux. Si l'identité d'un passager
clandestin est établie suffisamment à l'avance et si les pouvoirs publics du premier port
d'escale prévu en sont informés, ils pourront préparer son arrivée. Pour recueillir
les renseignements voulus, le capitaine devrait utiliser le questionnaire spécifié à
l'appendice 3 de la Convention, ainsi qu'il est indiqué dans la Pratique recommandée 4.6.2.
Le capitaine du navire devrait tenter de recueillir autant de renseignements que possible sur
l'identité du passager clandestin et les communiquer aux autorités mentionnées dans
la Norme 4.6.1. Conformément à la Norme 4.6.3, le capitaine doit toutefois, dans la mesure
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Annexe, page 58
4.7.1 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient notifier tous les cas
d'embarquement clandestin au Secrétaire général de l'Organisation maritime
internationale.
Deux fois par an, les pouvoirs publics des Gouvernements contractants devraient
notifier tous les cas d'embarquement clandestin au Secrétaire général de l'Organisation
maritime internationale. Ils devraient le faire suivant un modèle convenu qui comporte des
renseignements sur les points suivants :
nom du navire
type
pavillon
jauge brute
numéro OMI
4.8 Norme. Les pouvoirs publics doivent demander instamment à tous les
armateurs qui exploitent des navires autorisés à battre leur pavillon de donner pour
instructions aux capitaines de ne pas modifier le voyage prévu pour tenter de
débarquer un passager clandestin découvert à bord du navire après que ce dernier a
quitté les eaux territoriales du pays dans lequel le passager clandestin a embarqué, à
moins :
- que les pouvoirs publics de l'État du port vers lequel le navire est
dérouté aient autorisé le débarquement du passager clandestin;
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Annexe, page 59
Les capitaines de navires ne doivent pas, en principe, modifier le voyage prévu pour
tenter de débarquer les passagers clandestins lorsque ces derniers sont découverts après
que le navire a quitté les eaux territoriales de l'État où ils ont embarqué.
Les capitaines de navires peuvent en décider autrement dans les cas mentionnés
dans la Norme 4.8.
Le navire peut modifier son voyage s'il y a été autorisé par les pouvoirs publics de
l'État du port vers lequel il compte faire route.
La rapidité du débarquement des passagers clandestins est l'un des aspects les plus
importants qui intervient dans le règlement des cas d'embarquement clandestin. Il incombe au
propriétaire du navire de s'assurer que le passager clandestin est rapatrié mais ceci
nécessitera souvent de collaborer étroitement avec les parties prenantes, principalement les
autorités du premier port d'escale après la découverte du passager clandestin.
Les règles sont élaborées de manière à ce que les autorités du premier port
d'escale soient tenues d'envisager favorablement le débarquement du passager clandestin
lorsqu'il est impossible dans la pratique de l'appréhender à bord, à l'arrivée du navire ou
lorsqu'il existe d'autres facteurs qui empêchent de l'appréhender à bord du navire.
Cette obligation doit être interprétée en tenant compte de l'obligation générale de coopérer
en vue de régler les cas d'embarquement clandestin qui incombe à toutes les parties
prenantes, telle qu'énoncée dans la Norme 4.2.
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Annexe, page 60
4.9 État dans lequel se trouve le premier port d'escale conformément au plan de
voyage
4.9.1 Norme. Les pouvoirs publics du pays dans lequel se trouve le premier port
d'escale prévu après la découverte d'un passager clandestin doivent décider si,
conformément à la législation nationale, ce passager clandestin peut être admis par
l'État dont ils relèvent.
4.9.2 Norme. Les pouvoirs publics du pays dans lequel se trouve le premier port
d'escale prévu après la découverte d'un passager clandestin doivent autoriser le
débarquement du passager clandestin lorsque celui-ci est en possession de
documents de voyage en cours de validité pour son retour et que les pouvoirs publics
se sont assurés que des dispositions ont été ou seront prises dans les meilleurs
délais pour son rapatriement, toutes les conditions requises pour le transit étant
remplies.
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Annexe, page 61
ou seront prises dans les meilleurs délais, toutes les autres formalités étant accomplies. Les
autorités peuvent, conformément à leur législation nationale, décider de débarquer le
passager clandestin et de le placer sous leur garde ou dans un (autre) lieu d'accueil,
jusqu'au moment de son départ proprement dit. L'autorisation de débarquer le passager
clandestin est sans incidence sur la décision relative à son admissibilité sur le territoire de
l'État concerné.
4.10.1 Norme. Lorsque le débarquement d'un passager clandestin n'a pas pu avoir
lieu dans le premier port d'escale prévu après la découverte du passager clandestin,
les pouvoirs publics des ports d'escale suivants doivent envisager son débarquement
conformément aux Normes 4.9.1, 4.9.2 et 4.9.3.
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Annexe, page 62
obligations énoncées dans les réglementations, cela ne réduit pas les obligations des
autorités portuaires suivantes.
4.11 État dont le passager clandestin est ressortissant ou dans lequel il a le droit
de s'établir
4.11.2 Norme. Les pouvoirs publics doivent, si possible, aider à déterminer l'identité
et la nationalité/citoyenneté des passagers clandestins revendiquant qu'ils sont
ressortissants de l'État dont ils relèvent ou qu'ils ont le droit de s'établir dans cet État.
Si le passager clandestin déclare qu'il est demandeur d'asile, les autorités de son
pays ne doivent pas être contactées.
4.12.1 Norme. Les pouvoirs publics d'un État, lorsqu'il a été établi à leur satisfaction
que des passagers clandestins sont montés à bord d'un navire dans un port de
cet État, doivent accepter d'interroger les passagers clandestins renvoyés de leur
point de débarquement après y avoir été jugés non admissibles. Les pouvoirs publics
de l'État d'embarquement ne doivent pas renvoyer ces passagers clandestins dans
le pays où il a été établi précédemment qu'ils étaient non admissibles.
Les passagers clandestins jugés non admissibles par les autorités des ports
d'escale du navire devraient en principe être renvoyés vers l'État où ils ont embarqué. Il peut
en être autrement si l'on a connaissance d'autres États sur le territoire desquels le passager
clandestin est autorisé à rester, ou s'il est un réfugié ou un demandeur d'asile. Toutefois,
l'État où il a embarqué est obligé d'accepter aux fins de vérification les passagers
clandestins qui sont réacheminés vers son territoire, s'il a été établi, d'une manière qu'il juge
satisfaisante, qu'ils ont embarqué dans un port de cet État. Après avoir accepté le passager
clandestin pour vérification, les autorités de l'État où il a embarqué ne doivent pas le
renvoyer dans le pays où il avait été précédemment jugé non admissible. Elles peuvent
cependant, compte tenu de leur législation nationale, décider si le passager clandestin est
autorisé à rester sur leur territoire ou s'il doit être rapatrié dans un autre pays.
4.12.2 Norme. Les pouvoirs publics d'un État doivent, lorsqu'il a été établi d'une
manière qu'ils jugent satisfaisante, que des passagers clandestins potentiels sont
montés à bord d'un navire dans un port de cet État, accepter le débarquement des
passagers clandestins potentiels et des passagers clandestins qui ont été découverts
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Annexe, page 63
à bord du navire alors que ce dernier se trouvait encore dans les eaux territoriales de
cet État ou, si cela est prévu par la législation nationale dudit État, dans la zone
relevant de la juridiction de ses services d'immigration. Aucune sanction ne doit être
imposée à l'armateur et aucune somme ne doit être exigée de lui pour couvrir les frais
de détention ou de renvoi.
Si un passager clandestin potentiel est découvert avant que le navire ne quitte les
eaux territoriales, les pouvoirs publics du port où il a embarqué doivent l'autoriser à
débarquer, sans que cela ait des répercussions juridiques ou financières pour le propriétaire
du navire, lorsqu'ils se sont assurés que ce passager clandestin avait embarqué dans
un port situé sur leur territoire. Si un État exerce des fonctions d'immigration dans une zone
plus étendue que sa mer territoriale, il doit également autoriser le débarquement si le navire
est toujours à l'intérieur de cette zone. Se reporter à l'article 33 de la Convention des
Nations Unies sur le droit de la mer, qui permet aux États côtiers d'exercer le contrôle
nécessaire pour prévenir les infractions à leurs lois et règlements d'immigration dans la zone
contiguë. Cette zone peut s'étendre jusqu'à une distance de 24 milles marins des lignes de
base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale.
4.12.3 Norme. Lorsqu'un passager clandestin potentiel n'a pas été débarqué au port
d'embarquement, il doit être traité comme un passager clandestin conformément aux
règles du présent chapitre.
S'il n'a pas été possible de débarquer un passager clandestin potentiel au port
d'embarquement, ce passager n'est pas traité automatiquement comme un membre de
l'équipage.
4.13.1 Norme. Les pouvoirs publics de l'État du pavillon du navire doivent apporter
leur aide et leur collaboration au capitaine/à l'armateur ou aux pouvoirs publics des
ports d'escale pour :
À cette fin, une copie des renseignements qui sont envoyés aux autorités du
prochain port d'escale devrait être adressée à l'État du pavillon, de manière à ce que
ce dernier puisse aider à traiter le cas.
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Annexe, page 64
du renvoi du passager clandestin. Elle doit fournir les renseignements sollicités par les
services compétents aux points de transit et/ou au point de débarquement.
nom
nom du père
sexe
âge
origine ethnique
nationalité
documents antérieurs
pays d'origine
pays de résidence
date de départ
pays traversés.
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Annexe, page 65
Lorsqu'ils renvoient le passager vers l'État dont il/elle est national(e), ou vers l'État
d'embarquement, ou encore vers un État dans lequel il/elle peut être admis(e), les pouvoirs
publics de l'État où le passager clandestin a débarqué devraient, autant que possible,
coopérer avec le ou les États de transit suivant(s). Grâce à la communication de tous les
renseignements connus sur le passager clandestin à l'(aux) État(s) de transit, le processus
de rapatriement serait rapide, le ou les États de transit pouvant prendre à l'avance toutes les
dispositions nécessaires qui pourraient avoir trait au transit. Le ou les États de transit
devraient, conformément à leur législation nationale, autoriser tout passager clandestin qui
est rapatrié sur ordre de l'État de débarquement à transiter par leurs ports ou aéroports.
Il appartient aux Gouvernements contractants d'édicter les règles qui définissent les
différents types de coûts pouvant faire l'objet d'un remboursement et pendant quelle période
de temps. Cependant, le montant devrait être communiqué dès que possible au propriétaire
du navire ou à son agent. De plus, les autorités qui ont autorisé le passager clandestin à
débarquer devraient être informées des possibilités de réduire ces coûts au minimum.
Il existe des modèles différents selon les juridictions. Dans certaines d'entre elles,
un délai est fixé au-delà duquel le propriétaire du navire n'a pas à assumer les frais
supplémentaires afférents à la détention. En général, les propriétaires n'ont pas à payer les
frais de détention quand les autorités traitent une demande d'asile.
4.15.2 Pratique recommandée. La période pendant laquelle les armateurs sont tenus
responsables de la prise en charge des frais de séjour d'un passager clandestin
encourus par les pouvoirs publics de l'État dans lequel le passager clandestin a été
débarqué devrait être aussi courte que possible.
Les pouvoirs publics de l'État dans lequel le passager clandestin est retenu
devraient s'efforcer de maintenir au minimum les frais de séjour, pour éviter que des frais
(administratifs) exorbitants n'incombent à l'armateur.
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Annexe, page 66
Comme dans la Norme 4.15.3, les pouvoirs publics devraient envisager d'atténuer
toute poursuite qui est applicable en vertu de la législation nationale aux armateurs à bord
des navires desquels des passagers clandestins ont été découverts, s'ils ont coopéré dans
toute la mesure possible dans les limites de leurs moyens avec les services de contrôle afin
d'empêcher les passagers clandestins d'embarquer à bord de leurs navires.
Le présent chapitre contient les dispositions relatives aux formalités que les pouvoirs
publics imposent à l'armateur, à son agent ou au capitaine du navire.
Les dispositions contenues dans le présent chapitre ont trait à l'entrée et à la sortie
de la cargaison. Les pouvoirs publics chargés de la cargaison sont essentiellement les
services douaniers, ainsi que les autorités vétérinaires et phytosanitaires. Les explications
fournies dans ce chapitre concernent donc ces autorités, mais n'excluent pas pour autant les
autres pouvoirs publics compétents.
A. Dispositions générales
5.1 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient, avec le concours des
armateurs et des autorités portuaires, veiller à ce que la durée d'immobilisation au port
soit réduite au strict minimum et, à cette fin, prévoir des dispositions satisfaisantes
pour le déroulement des diverses opérations. Ils devraient, en outre, réexaminer
fréquemment toutes les mesures relatives à l'entrée et à la sortie des navires, y compris
les dispositions concernant notamment l'embarquement, le débarquement, le
chargement, le déchargement et l'entretien courant, ainsi que les mesures de sûreté
connexes. Ils devraient également prendre des dispositions pour que les formalités
d'entrée et de sortie des navires de charge et de leurs cargaisons puissent s'effectuer
dans la mesure du possible dans la zone de chargement et de déchargement.
"Le temps, c'est de l'argent", tel est de nos jours l'un des principes fondamentaux du
commerce et, surtout dans l'industrie maritime, il est essentiel d'éviter les retards. Pour
accélérer le mouvement des cargaisons, de nombreux ports ont créé des zones spéciales
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Annexe, page 67
Pour l'essentiel, le Code part du principe que les activités visant à assurer la sûreté
des navires et des installations portuaires sont des activités de gestion des risques et que
pour déterminer quelles sont les mesures de sûreté appropriées, il convient d'évaluer les
risques pour chaque cas particulier.
5.2 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient, avec le concours des
armateurs et des autorités portuaires, veiller à ce que des dispositions satisfaisantes
pour le déroulement des diverses opérations soient prises en vue de simplifier et de
faciliter la manutention et les formalités de dédouanement des marchandises. Ces
dispositions devraient porter sur toutes les opérations à partir de l'arrivée du navire à
quai : déchargement, autorisation des pouvoirs publics et, s'il y a lieu, entreposage ou
réexpédition. Un accès commode et direct devrait être aménagé entre le magasin de
marchandises et la zone des pouvoirs publics, qu'il convient de situer l'un et l'autre à
proximité des quais, et des appareils d'acheminement devraient être mis en place
partout où cela est possible.
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Annexe, page 68
même envisager de regrouper ces divers sites et installations. Cela éviterait de multiplier les
déplacements des cargaisons sur les quais.
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Annexe, page 69
Dans de nombreux pays, des arrangements spéciaux ont été adoptés pour les
cadeaux privés ou les échantillons commerciaux, souvent sur la base d'accords
internationaux tels que les dispositions de la Convention postale universelle. Les valeurs ou
quantités limites devraient être déterminées en fonction de la législation nationale et être
rendues publiques. Les seuils fixés pourraient aussi correspondre à un certain montant de
droits et taxes à payer, au-dessous duquel aucune taxe ne serait perçue.
Les marchandises mentionnées dans cette norme doivent, en raison de leur nature,
être transportées rapidement. Tout retard dans l'accomplissement des formalités pourrait
nuire à la qualité ou à l'apparence des marchandises. Les formalités liées au mouvement de
ces marchandises doivent donc être limitées au strict minimum. De nombreux pays ont déjà
mis en place des procédures spéciales pour accélérer le dédouanement de ce type de
marchandises. Il pourrait être nécessaire d'obliger les pouvoirs publics à appliquer des
prescriptions ou conditions spéciales ou supplémentaires pour permettre un dédouanement
rapide, notamment en exigeant la présentation en temps utile, de préférence avant l'arrivée,
de la documentation prescrite ou une garantie pour les droits et taxes dus. Lorsque des
marchandises similaires sont expédiées régulièrement, des procédures de dédouanement
spéciales pourraient être autorisées.
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Annexe, page 70
En règle générale, toutes les marchandises qui sont introduites sur le territoire
d'un pays sont soumises à la supervision, aux droits et taxes, et parfois aux restrictions à
l'importation du pays en question, jusqu'à ce que les marchandises soient dédouanées.
Le matériel spécialisé de manutention de la cargaison mentionné dans cette pratique
recommandée peut toutefois être amené à terre dans le port que pendant une brève période
pour décharger et charger la cargaison du navire à bord duquel il est arrivé. La disponibilité
d'un tel matériel à bord d'un navire peut être nécessaire en fonction de la nature des
marchandises ou si un tel matériel n'est pas disponible dans le port d'escale, notamment s'il
s'agit d'un petit port. L'application des règles ordinaires à un tel matériel, destiné à être
réexporté très peu de temps après, ne faciliterait pas la circulation rapide des marchandises
et prolongerait inutilement le séjour du navire au port.
5.9 Réservé.
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Annexe, page 71
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Annexe, page 72
c) Lorsque les pouvoirs publics fondent leurs contrôles sur une déclaration
incomplète ou lorsque le dédouanement local dans les locaux du déclarant
a été autorisée, il est souvent peu pratique de présenter une déclaration
supplémentaire distincte pour chaque expédition. Les déclarants ayant un
bon bilan de conformité peuvent être autorisés à présenter une déclaration
périodique, qui récapitule toutes les déclarations initiales ou toutes les
notifications. De telles procédures peuvent aller de pair avec des
arrangements pour le paiement des droits et taxes, sur la base de
l'autoévaluation.
5.11 Norme. Les pouvoirs publics limitent les inspections physiques au minimum
nécessaire pour garantir le respect de la loi.
L'intervention des pouvoirs publics devrait être limitée, lorsque cela est possible, et
devrait ralentir le moins possible le processus logistique. Les pouvoirs publics doivent
toutefois procéder inévitablement à des inspections physiques sur la base de l'évaluation des
risques. Pour faciliter la circulation des marchandises, les inspections physiques, lorsqu'elles
sont nécessaires, devraient être effectuées au moment le plus propice et le plus pratique. Il
faudrait, dans la mesure du possible, éviter de procéder à l'inspection physique lorsque la
cargaison est déjà chargée dans un moyen de transport, inspection qui n'est pas pratique
pour les cargaisons conteneurisées. Non seulement cela interrompt la circulation des
marchandises, mais cela compromet l'efficacité des pouvoirs publics. Pour une efficacité
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Annexe, page 73
optimale, les cargaisons exportées pourraient être inspectées dans les locaux de
l'exportateur ou à l'endroit où le conteneur est empoté. Afin de préserver l'intégrité d'un
chargement conteneurisé, il faudrait sceller l'unité de transport immédiatement après
l'empotage du conteneur. À l'importation, il est possible de contrôler la cargaison, si
nécessaire, en utilisant du matériel d'imagerie ou de détection non intrusif. Lorsqu'un
chargement volumineux doit être soumis à une inspection plus poussée, les pouvoirs publics
devraient mener cette inspection dans des zones ou des bâtiments spéciaux, afin de gagner
du temps et encore une fois, de limiter l'intervention au minimum nécessaire.
Dans de nombreux pays, la collecte de données statistiques est liée aux formalités
douanières. Lorsqu'ils établissent les prescriptions appropriées, les pouvoirs publics, en
particulier les services douaniers, devraient tenir compte des prescriptions des services
statistiques pour éviter toute duplication. L'utilisation de l'informatique permet de collecter
efficacement les données dont ont besoin les pouvoirs publics. Dans beaucoup de pays qui
utilisent encore les déclarations sur papier, les déclarations douanières comportent une
copie destinée aux services statistiques. Dans les pays où les déclarations sont traitées
électroniquement, les données statistiques peuvent être facilement extraites et transmises
électroniquement aux services statistiques. Le principe du "guichet unique", décrit dans la
Pratique recommandée 1.8.1, simplifie encore davantage la collecte et la distribution des
données requises par les pouvoirs publics.
5.14 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient utiliser les systèmes
d'échange électronique de renseignements pour obtenir des renseignements et
accélérer et simplifier l'accomplissement des formalités.
Les formalités de transit relatives aux marchandises en provenance d'un autre pays
et en attente d'embarquement à bord d'un navire en partance pourraient être accomplies et
achevées dès que la cargaison passe sous la supervision des services douaniers du port de
chargement, sans attendre qu'elle ait quitté le territoire douanier après avoir été gardée en
transit, ce qui faciliterait le mouvement international des marchandises. Néanmoins, dans de
nombreux pays, la cargaison doit être soumise ultérieurement à une autre formalité
douanière avant l'embarquement. Cette procédure devrait être simple et pourrait se fonder
sur les renseignements figurant déjà dans la déclaration de transit, par exemple sous
la forme d'une copie de la déclaration de transit. L'accomplissement des formalités de transit
est important pour le déclarant car dans la plupart des cas, une garantie devrait être fournie
au départ, laquelle devrait être levée le plus tôt possible.
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Annexe, page 74
C. Conteneurs et palettes
5.15 Norme. À condition que cela soit conforme à leurs législations respectives,
les pouvoirs publics doivent autoriser l'admission temporaire de conteneurs et de
palettes, sans exiger le paiement de droits de douane ni d'autres taxes ou redevances
et faciliter leur utilisation dans le trafic maritime.
5.17 Norme. Les pouvoirs publics autorisent les conteneurs et les palettes qui
entrent dans le territoire d'un État en vertu des dispositions de la Norme 5.15 à quitter
les limites du port d'arrivée pour permettre le dédouanement des marchandises
importées et/ou le chargement des marchandises destinées à l'exportation en
simplifiant les procédures de contrôle et en réduisant au minimum les documents.
En règle générale, les conteneurs et les palettes font partie du chargement et, en
raison de leur nature, ils dépendent de la cargaison. De nombreux pays autorisent
l'importation temporaire de conteneurs et de palettes sur la base d'une déclaration en
douane présumée (fictive). Toute mesure de contrôle vise généralement les marchandises,
mais peut aussi comprendre le conteneur et/ou les palettes.
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5.20 Norme. Lorsque par erreur, ou pour toute autre raison valable, tout ou partie
de la cargaison est déchargé dans un port autre que le port prévu, les pouvoirs
publics facilitent sa réexpédition à destination. Cette disposition ne s'applique pas
toutefois aux marchandises dangereuses, prohibées ou soumises à restriction.
Il peut arriver que la cargaison soit accidentellement déchargée dans un port et doive
être expédiée au port de destination prévu. Lorsque la cargaison est encore sous la supervision
des douanes ou dans un lieu d'entreposage et que les marchandises n'ont pas encore été
déclarées pour une destination douanière finale et qu'aucun droit et aucune taxe n'ont été
acquittés, une procédure de réexportation simplifiée devrait être appliquée, sur la base des
renseignements fournis à l'entrée. Dans les autres cas, les douanes devraient accepter de
rembourser les droits et taxes perçus, souvent sur la base d'une procédure de remboursement
de droits de douane. Le remboursement des droits de douane et taxes ne devrait être possible
que si des preuves suffisantes sont présentées pour attester que le déchargement erroné n'était
pas intentionnel. S'il s'agit simplement d'affecter une nouvelle destination à la cargaison après
dédouanement, les procédures normales devraient être appliquées.
5.21 Norme. Les pouvoirs publics n'exigent pas de l'armateur qu'il fasse figurer
des renseignements spéciaux à leur intention sur le document de transport ou la
copie de celui-ci, à moins que l'armateur n'agisse en qualité d'importateur ou
d'exportateur ou au nom de l'importateur ou de l'exportateur.
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Annexe, page 76
manifeste de cargaison. Il s'ensuit que les renseignements relatifs à la cargaison qui sont à
la disposition de l'armateur sont souvent limités. D'autres éléments de la chaîne logistique,
tels que les transitaires, participent aux activités précédentes et suivantes et sont tenus
d'effectuer les formalités nécessaires pour l'importation ou l'exportation. En dehors des cas
où l'armateur du navire agit en qualité d'importateur ou d'exportateur ou au nom de
l'importateur ou de l'exportateur, les pouvoirs publics devraient s'adresser à ces parties au
sujet des renseignements requis pour l'importation ou l'exportation de la cargaison. Du fait
des nouvelles prescriptions relatives à la sûreté mises en place dans de nombreux pays, il
est tout à fait possible qu'à l'avenir des renseignements plus détaillés sur la cargaison, son
origine, ainsi que l'acheteur et le vendeur, soient exigés.
6.1 Norme. Les pouvoirs publics d'un État qui n'est pas Partie au Règlement
sanitaire international doivent s'efforcer d'appliquer les dispositions de ce règlement
aux transports maritimes internationaux.
Un État qui n'est pas Partie au Règlement sanitaire international doit, dans la
mesure du possible, appliquer les dispositions de ce règlement afin de préserver d'une part,
la situation sanitaire des États qui y sont Parties et, d'autre part, le trafic maritime
international dans son ensemble.
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Annexe, page 77
sanitaires des certificats de qualité sanitaire pour les matières brutes importées qui
proviennent d'espèces sauvages pouvant présenter un risque sanitaire, ainsi que pour les
produits contenant de telles matières. Les autorités sanitaires doivent adopter ces mesures
préventives pour s'assurer que les consommateurs ne soient pas exposés aux dangers qui
affectent la santé publique.
6.4 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient, chaque fois que cela
est possible, accorder la libre pratique par radio à un navire lorsque, compte tenu des
renseignements fournis par ce navire avant son entrée dans le port, l'autorité sanitaire
du port de destination prévu estime que l'entrée du navire ne risque pas d'introduire
ou de répandre une maladie quarantenaire. Les autorités sanitaires devraient, autant
que possible, être autorisées à monter à bord avant l'entrée du navire dans le port.
6.4.1 Norme. Les pouvoirs publics doivent s'efforcer d'obtenir la coopération des
armateurs pour qu'ils se conforment à toute demande selon laquelle une maladie à
bord d'un navire doit être signalée sans tarder par radio à l'autorité sanitaire du port
de destination du navire afin de faciliter l'envoi du personnel médical spécialisé et du
matériel nécessaires pour les formalités sanitaires à l'arrivée.
La libre pratique par radio vise à accélérer l'exploitation des navires dans les ports
afin de réduire le plus possible le temps nécessaire pour lancer les opérations de
chargement ou déchargement des marchandises et d'embarquement ou débarquement des
passagers. Ce système est appliqué lorsque les documents fournis témoignent d'une
évaluation satisfaisante des renseignements nécessaires pour pouvoir délivrer le certificat
pertinent, ainsi que pour dispenser de l'inspection à bord au moment de la délivrance.
6.5 Norme. Les pouvoirs publics doivent prendre des dispositions pour que
toutes les agences de voyage ou autres organismes puissent fournir aux passagers,
suffisamment à l'avance, la liste des vaccinations exigées par les pouvoirs publics
des pays en cause, ainsi que des modèles de certificats de vaccination conformes au
Règlement sanitaire international. Les pouvoirs publics doivent prendre toutes les
mesures souhaitables pour que les personnes qui procèdent à des vaccinations
utilisent les certificats internationaux de vaccination ou de revaccination pour en
assurer l'uniformisation de l'emploi.
En vue de faciliter le trafic maritime international, chaque port doit être doté de
stations de surveillance sanitaire en mesure de délivrer les certificats internationaux de
vaccination pertinents ou les certificats internationaux d'exemption.
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Annexe, page 78
6.7 Norme. Les pouvoirs publics s'assurent que les mesures sanitaires et les
formalités de santé sont entreprises sur le champ, terminées sans retard et
appliquées sans discrimination.
Chaque mesure prise par les autorités sanitaires aux stations portuaires doit être
conforme aux prescriptions du Règlement sanitaire international et à la législation sanitaire
des États du pavillon pertinents. Chaque procédure sanitaire doit commencer dès que les
renseignements concernant le navire en question sont reçus dans les installations portuaires
et doit être menée à bien le plus rapidement possible et sans discrimination.
6.8 Pratique recommandée. Les pouvoirs publics devraient entretenir, dans le plus
grand nombre possible de ports, des installations et services suffisants pour permettre
l'application efficace des mesures sanitaires et phytosanitaires ou vétérinaires.
6.9 Norme. Pour tous les soins médicaux à donner en cas d'urgence à l'équipage
et aux passagers, des installations médicales accessibles sans difficulté doivent,
autant qu'il est raisonnable et possible, être prévues dans le plus grand nombre
possible de ports de chaque État.
Chaque station portuaire doit veiller à ce que des installations médicales et des services
sanitaires soient disponibles pour fournir en permanence les soins médicaux externes
appropriés dont pourraient avoir besoin en cas d'urgence l'équipage et les passagers.
6.10 Norme. Sauf en cas d'urgence constituant un danger grave pour la santé
publique, l'autorité sanitaire d'un port ne doit pas, en raison d'une autre maladie
épidémique, empêcher un navire qui n'est ni infecté ni suspect d'être infecté d'une
maladie quarantenaire de décharger ou de charger des marchandises, ou de procéder
à son avitaillement, ou de prendre à bord du combustible ou des carburants et de
l'eau potable.
En pareils cas, le certificat de qualité des matières et produits concernés et, lorsque
le contexte épidémiologique international l'exige, le certificat vétérinaire international doivent
être exigés pour chacune des matières premières provenant de ruminants.
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Annexe, page 79
7.1 Pratique recommandée. Lorsque les pouvoirs publics exigent des armateurs
le dépôt de soumissions ou autres formes de garantie pour couvrir leurs obligations
en vertu des lois et règlements relatifs aux douanes, à l'immigration, à la santé
publique, à la protection phytosanitaire ou vétérinaire ou autres lois et règlements
analogues de l'État, lesdits pouvoirs publics devraient autant que possible autoriser le
dépôt d'une seule soumission globale.
Cette mesure vise à faciliter les formalités bureaucratiques que le navire doit
accomplir lorsque les pouvoirs publics exigent une garantie financière.
7.2 Pratique recommandée. Les services habituels des pouvoirs publics dans un
port devraient être fournis gratuitement pendant les heures normales de service. Les
pouvoirs publics devraient établir, pour leurs services portuaires, des heures
normales de service correspondant aux périodes où le volume de travail est
habituellement le plus fort.
Du fait que les services doivent être mandatés par les pouvoirs publics eux-mêmes,
cette charge ne devrait pas être assumée par les armateurs. La mise en place d'heures
normales de service vise à permettre au gouvernement d'économiser les ressources et de
réduire les coûts.
7.3 Norme. Les Gouvernements contractants doivent adopter toutes les mesures
appropriées pour organiser les services habituels des pouvoirs publics dans les ports
de manière à éviter de retarder indûment les navires après leur arrivée ou lorsqu'ils
sont prêts à partir et à réduire au minimum le temps nécessaire pour remplir les
formalités, à condition que l'heure d'arrivée ou de départ prévue soit notifiée aux
pouvoirs publics en temps utile.
Cette norme met l'accent sur le principe de base de la Convention, qui est
de faciliter le respect des formalités portuaires pour réduire la durée du séjour des navires et
de simplifier les procédures. La nécessité de disposer de renseignements concernant les
heures d'arrivée et de départ prévues est motivée par l'organisation quotidienne et
administrative de l'administration portuaire.
7.4 Norme. L'autorité sanitaire ne perçoit aucun droit pour toute visite médicale ainsi
que pour tout examen complémentaire, bactériologique ou autre, effectué à quelque
moment que ce soit, de jour ou de nuit, qui peut être nécessaire pour connaître l'état de
santé de la personne examinée; elle ne perçoit pas davantage de droits pour la visite et
l'inspection du navire à des fins de quarantaine, sauf si l'inspection a pour objet la
délivrance d'un certificat de dératisation ou d'exemption de dératisation. Il ne sera pas
perçu de droits pour la vaccination d'une personne arrivant sur un navire, ni pour la
délivrance d'un certificat de vaccination. Cependant, si des mesures autres que celles
indiquées ci-dessus sont nécessaires à l'égard d'un navire, de ses passagers ou de son
équipage et que des droits sont prélevés, ils le seront conformément à un tarif unique,
uniforme sur tout le territoire de l'État intéressé. Ces droits sont perçus sans distinction
quant à la nationalité, au domicile, ou à la résidence de la personne intéressée, ou à la
nationalité, au pavillon, à l'immatriculation ou à la propriété du navire.
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Annexe, page 80
Les visites médicales effectuées à bord des navires sont facturées aux armateurs
par l'intermédiaire de leurs agents respectifs.
7.5 Pratique recommandée. Lorsque les pouvoirs publics fournissent des services
en dehors des heures normales visées dans la Pratique recommandée 7.2, ils devraient le
faire à des conditions raisonnables et qui n'excèdent pas le coût réel des services rendus.
7.6 Norme. Lorsque le mouvement des navires dans un port le justifie, les
pouvoirs publics doivent veiller à fournir les services nécessaires à
l'accomplissement des formalités relatives à la cargaison et aux bagages, quelles que
soient leur valeur et leur nature.
Les services sous-traités par les pouvoirs publics à une tierce partie doivent
permettre d'assurer l'écoulement régulier du trafic maritime lorsque les services réguliers
offerts par les Gouvernements contractants sont insuffisants pour répondre aux exigences
de l'accomplissement des formalités concernant les navires.
Les États frontaliers et non frontaliers peuvent, par le biais d'accords bilatéraux,
établir des Mémorandums d'entente afin qu'un État puisse prévoir à l'avance les mesures qui
permettent de réduire la durée du séjour des navires dans les ports d'un autre État.
7.8 Norme. Les pouvoirs publics facilitent l'arrivée et le départ des navires utilisés
aux fins :
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Annexe, page 81
7.9 Norme. Les pouvoirs publics facilitent, dans toute la mesure du possible, les
procédures d'entrée et le déroulement des formalités pour les personnes, les
cargaisons, le matériel et l'équipement requis pour faire face aux situations visées
dans la Norme 7.8.
_____________
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