Syllabus Management 2019-2020
Syllabus Management 2019-2020
Appartenant à…………………………………………
Promotion : G2 IG
PLAN DU COURS
0. INTRODUCTION
BIBLIOGRAPHIE
Claude Lévy-Leboyer, La gestion des compétences, Éd. d’Organisations Groupes Eyrolles,
Paris, 2009.
Casio Wayne F et al. GRH, Paris, 1995
Don Hellrielgel et al. Management des organisations, 2e Édition De Boeck, Bruxelles,
2006.
François Aélion, Manager en toutes lettres, Éd. d’Organisations Groupes Eyrolles, Paris,
2009.
Fischer Gustave-Nicolas, Les concepts fondamentaux de la psychologie, 2ème Éd. Dunod,
1987.
Gother Harold F. et al. La gestion des organisations publiques, Presses de l’Université du
Québec 2000.
Kisangani Endanda- S. L’ABC du Management. Principes et techniques, 1ère Édition Ed.
Prospectives africaines, Collection « Outils de développement », Goma, 2007.
Adolf A. Berle, Gardiner C. Means, (1932). The modern corporation and private property,
New York, MacMillan.
Koontz H, O’Donnell C., (1980). Management principes et méthodes de gestion, Mac Graw
Hill.
3
O. INTRODUCTION
[Link]éambule
Depuis l’antiquité des affaires, les hommes et les femmes y engagés cherchent à tout prix à
combattre la médiocrité et la sous utilisations des ressources.
Ceci vient du simple sens de rationalité économique devant dicter toute décision en matière
d’affaire. Aucun gestionnaire actuel n’ignore que si les anciennes organisations tant privés que
publiques n’exigeaient pas assez de principes, aujourd’hui, la compétitivité impose de nouvelles
décisions de choses.
Chaque organisation doit se positionner sur le marché local, national et international. Avec
la mondialisation, la rationalité économique devient une loi ; et la qualité des OUT OUTS en
fonction de contraintes (budgétaires) s’imposent.
L’époque contemporaine est essentiellement caractérisée par le souci de mieux être, c.à.d.
celui des progrès.
Aussi bien au niveau individuel que collectif, toutes les actions tendent vers la recherche de
l’efficacité et de la rentabilité ; d’où l’importance de la science managériale. Elle a pour mission
de répondre aux nombreuses questions posées :
A la fin de ce cours l’étudiant(e) régulier(e) aura acquis des connaissances, des aptitudes,
des habiletés, des capacités qui lui permettront en tant que futur manager de pouvoir organiser les
entreprises tant publiques que privés et/ou de toute autre forme.
Sur le plan économique, ce cours aidera à favoriser la production dans les organisations
grâce à l’éveil des consciences, du facteur humain intervenant dans le processus.
Il y aura :
- Des exposés théoriques de l’enseignante suivi par les discussions, échanges, débats ;
- Travaux Dirigés (TD), Travaux Pratiques (TP), suivi des exposés faits par les étudiants sur
différentes thématiques évalués à 50% ;
- Examen évalué à 50% aussi.
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1.3.Définition
Dans ses premières compréhensions, il est très difficile de définir le terme « management » ;
peut-être faudra-il le comparer à la description multiforme qui pourrait être donnée par un aveugle
de naissance à qui on demanderait de définir ce que c'est u’ éléphant, du simple fait d’avoir été en
contact avec celui-ci.
Sous l’angle institutionnel : le management est entendu comme une institution qui
comprend l’ensemble des agents ou des personnes qui participent aux fonctions de
commandement et de décisions dans l’entreprise. On les appelle « des managers » c-à-d
tous les cadres de supervision de soutien et de commandement qui d’une manière ou d’une
autre, ont sous leur autorité, la supervision d’autres hommes et qui participent à des degrés
divers au management de l’organisation selon un ordre hiérarchique établi.
il s’agit ici d’une fonction diffuse au sein d’une organisation car au fur et à mesure qu’un
cadre gravit les échelons de la hiérarchie, sa situation au niveau managérial s’accroit et se
reprend au prorata de l’exercice décisionnel.
Sous l’angle fonctionnel : le management peut être défini comme étant, l’ensemble de
fonctions que la personne appelée « manager » exerce dans l’organisation. Cette définition
implique le sens de l’autorité, de la capacité et de la rationalité.
1. MARY PARKER FOLLETT : Le management est l’art de faire les choses et d’obtenir le
résultat à travers les autres. Dans cette définition, l’auteur vise en 1er lieu, la direction et la
conduite des hommes et des femmes.
2. Stephen Peter ROBINS : Le management est le processus universel de réaliser
efficacement les activités retenues au moyen des hommes. Il s’agit de : mieux-mieux, faire-
faire, mieux-faire-faire.
3. Fremont KAST : Le management comme fonction organisationnelle est défini comme
tant, la coordination et la combinaison de ressources matérielles et humaines pour la
réalisation efficace des objectifs. Pour lui, le management constitue la force motrice de
toutes les activités humaines poursuivies dans un effort de groupe.
4. TURBAN ET MEREDIT : Pour eux, le management consiste à la planification et à,
l’intégration des efforts, en l’utilisation judicieuse de ressources disponibles, en la
motivation des gens et en la prévision de la réalisation effective de ses objectifs, de la
manière la plus efficace possible. Ce qui nécessite une bonne structuration (détermination),
une bonne conduite des hommes et des femmes mais aussi une grande efficacité. C’est pour
cette raison que certains auteurs considèrent le management comme étant la science ou l’art
de prendre de décisions.
5. MARTIN LANDAU ET RUSSEL STOUT : Pour eux, le management est la science de
la prise de décisions même en se basant sur une information incertaine.
6. Georges TERRY et STEPHAN FRANKLIN : Selon eux, le management est un processus
spécifique consistant en activité de planification, d’impulsion et de contrôle visant à
déterminer et à atteindre les objectifs définis grâce à l’utilisation des êtres humains et à la
mise en œuvre d’autres ressources.
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7. Richard DAFT : le mangement pour lui, est un processus visant la réalisation des objectifs
de manière efficace et efficient grâce à la planification à l’organisation au leadership et au
contrôle de ressources organisationnelles.
En un mot, le management est une science de la gestion rationnelle des organisations en vue de la
réalisation efficace et efficiente des objectifs.
- Matières
Objectif
- Monnaie
- Marché Transformation du (-) vers - Efficace
- Main (+) d’une manière
d’œuvre Résultat -
- Matériel Efficience
- méthodolog -
Organisatio Contrôle
D’où le rôle du dirigeant, manager est de fixer les objectifs, rassembler les ressources
(matières, monnaie, marché, main d’œuvre, matériel et la méthodologie) pour parvenir au résultat
sous
contrainte de temps disponible, de l’énergie, des dépenses en termes de coûts et de la concurrence.
Eu égard à ce qui précède, la notion de management fait appel à celle de pouvoir a exercer
dans des organisations.
Ainsi donc, nous osons affirmer que le management est l’art, la science est la technique
d’acquisition, de conservation et d’exercice du pouvoir.
Il est un fait obvie qu’il existe de managers propriétaires d’unités importantes d’affaires qui
n’ont point fait d’études avancées ; et rare sont ceux qui ont un diplôme de gestion. Ils sont
d’ailleurs très nombreux dans nos cités africaines. On connaît aussi de piètres gestionnaires fardés
de diplôme de grandes écoles de gestion. Ce qui a fait dire à de nombreux auteurs que « just like
leaders, the managers are also born and not made ». Selon cette vision, le management serait
d’abord un trait inné, un art qui ne peut être appris par une formation formelle ou une connaissance
de certaines techniques. Le succès de ceux qui ont réussi dépendait plus de leur intuition, de leur
sensibilité et caractère et de leur expérience plutôt que d’une formation formelle.
En tant qu’un art, le management implique l’exercice de qualités et d’habilités personnelles,
particulières et propres à l’action et à la recherche des résultats. Mais disons que l’art sans
connaissances théoriques est tout aussi inefficace que les connaissances sans qualités individuelles
de leadership. Retenons aussi l’art se développe avec l’expérience professionnelle. Cette dernière
aura en fait amélioré le niveau de connaissance par le contact concret.
Rôles informationnels
Le processus d'information est l'une des clés de la profession du manager. Trois rôles décrivent les
aspects liés à la dimension informationnelle du travail du gestionnaire :
Observateur actif (monitor) : Le manager rassemble le plus grand nombre d'informations
collectées de l'extérieur ou par ses subordonnées ou membres de l’organisation.
Diffuseur (disseminator): Le manager diffuse et transmet les informations collectées de
l'extérieur ou par ses subordonnées aux membres de l'organisation.
Porte-parole (spokesman): Le manager transmet l'information sur le plan de l'organisation
à l'extérieur, au conseil d'administration et autre.
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Rôles décisionnels
Le manager joue le rôle principal dans l'élaboration de son système de prise de décisions. Il y a
quatre rôles qui décrivent le manager dans cette optique décisionnelle.
Entrepreneur (improver/changer): Le manager cherche des opportunités et initie de
nouveaux projets à l’organisation.
Régulateur (disturbance handler) : Lorsque l'organisation fait face à des problèmes
importants c'est au manager d'essayer de corriger les actions entreprises.
Distributeur des ressources (resource allocator) : Le manager est responsable de
l'allocation des ressources pour réaliser les différentes activités.
Négociateur (negociator) : Il représente l'organisation dans les grandes négociations. La
négociation c'est une des obligations de la profession de manager, elle peut être quelquefois
routinière mais ne peut en aucun cas être esquivée. C'est une partie intégrante de sa
profession .Il fournit les données utiles dans le contexte de négociations importantes.
Elle porte sur de groupe formels qui différent des individus aux autres ; elle est aussi soutenue par
Chris ARGYRIS et [Link].
considèrent qu’il existe un champ des connaissances particulières relatif à la gestion et qui ne se
trouve que dans les études du management.
Dans sa partie opérationnelle, cette école possède des théories qui sont d’application
universelle insistant sur le fait que leur application dépend de situation réelles dans lesquelles se
trouve chaque manager.
∞
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Des principes d'organisation : partant de là, se dessinent les 4 grands principes qui
président à la pensée classique :
_ L'organisation hiérarchique: L'entreprise doit être hiérarchisée (ex: l'armée). L'autorité est
pyramidale. Elle peut, cependant, être parcellisée et déléguée aux échelons inférieurs, sauf au
dernier (les ouvriers) qui ne doivent être que des exécutants.
_ Le principe d’exception: les subordonnés s'occupent des tâches routinières. Seuls les problèmes
exceptionnels doivent remonter la hiérarchie et être solutionnés par elle.
_ L'unicité de commandement: On ne doit dépendre que d'un seul chef.
_ Le principe de spécialisation: Le travail est découpé en gestes et opérations très simples
facilement assimilables par une main-d’œuvre peu qualifiée. On diminue ainsi le temps
d'apprentissage et l'exécution répétée des mêmes gestes permet une cadence très rapide.
De plus cette technique engendre des avantages:
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Il est clair que le fossé s'accroît entre, d'une part, la surqualification et l'autorité des ingénieurs qui,
non seulement indiquent ce qui doit être fait, mais aussi comment il faut le faire (the one best way)
et, d'autre part, la déqualification des ouvriers qui ne peuvent accéder à un apprentissage global du
processus et exécutent stupidement un geste dépourvu de sens.
Le taylorisme a entraîné le développement de la production en grande série, grâce à la
standardisation des produits. La notion de productivité a été vraiment mise en lumière avec l'OST.
L'OST n'est pas complètement scientifique. Explications
- l'OST postule un opérateur capable de s'adapter à un rythme uniforme, alors qu'une telle contrainte
est source de fatigue, rapidement.
- l'OST décompose artificiellement les gestes en mouvements élémentaires, et les additionne tout
aussi artificiellement.
- l'OST n'aborde pas les aspects non gestuels du travail.
- l'OST envisage un opérateur "moyen" : existe-t-il ?
L'OST ne prend absolument pas en compte les aspects psychosociologiques du travail.
- Le taylorisme crée des conditions de travail qui sont de moins en moins acceptées. La
parcellisation, la répétition des tâches engendre monotonie, démotivation, "tristesse" même d'où
une augmentation de l'absentéisme, du nombre d'accidents, et une forte rotation des salariés ("turn-
over"), une qualité insuffisante des produits, et des conflits sociaux (encadrement <-> ouvriers).
- La psychologie de l'homme au travail n'est pas prise en compte
4. Unité de commandement.
Pour une action quelconque, "Un agent ne doit recevoir des ordres que d'un seul chef." Tout
manquement à ce principe conduit selon FAYOL, à un dépérissement de l'organisation.
5. L'unité de direction
" Un seul chef et un seul programme pour un ensemble d'opérations visant un même but. "
6. Subordination de l'intérêt particulier à l'intérêt général.
A laquelle on doit être très attentif car toutes sortes de causes tendent à l'atténuer; ignorance,
ambitions, égoïsme, paresse, faiblesses, bref, toutes les passions humaines tendent à faire perdre
de vue l'intérêt général en privilégiant le particulier.
7. Rémunération du personnel.
Elle est le prix du service rendu.
Elle " doit être équitable et, autant que possible, donner satisfaction à la fois au personnel et à
l'entreprise, à l'employeur et à l'employé "
8. Centralisation
" La question de centralisation ou de décentralisation est une simple question de mesure. Il s'agit
de trouver la limite favorable à l'entreprise...
Le but à poursuivre est la meilleure utilisation possible des facultés de tout le personnel. "
9. La hiérarchie
" La série des chefs qui va de l'autorité supérieure aux agents inférieurs". Le commandement en
fait la voie de communication nécessaire cependant il faut veiller à éviter une transmission trop
longue.
10. L'ordre
Il est à la fois matériel, exprimé par la maxime " une place pour chaque chose et chaque chose à sa
place " et social avec cette adaptation ; une place pour chaque personne et chaque personne à sa
place. L’ordre dépend de deux conditions: une bonne organisation et un bon recrutement. En
oubliant cette simple règle de bon sens, on en arrive à des situations difficiles à rétablir du fait qu'un
certain seuil de désordre a été franchi.
11. L'équité
La justice s'apprécie en fonction de règles établies, alors que l'équité va plus loin ; elle est faite des
interprétations nécessaires de ces règles, forcément incomplètes. " Elle demande, dans l'application,
beaucoup de bon sens, beaucoup d'expérience et beaucoup de bonté "
12. La stabilité du personnel
Elle conditionne l'efficacité d'une formation qui est généralement longue: " il faut beaucoup de
temps, en effet, pour faire connaissance avec les hommes et les choses d'une grande entreprise,
pour être en mesure de décider un programme d'action, pour prendre confiance en soi et inspirer
confiance aux autres. Aussi a-t-on constaté souvent qu'un chef de moyenne capacité qui dure est
infiniment préférable à des chefs de haute capacité qui ne font que passer."
13. L'initiative
C'est la liberté de proposer et d'exécuter. Elle contribue au développement d'une dynamique car "
à tous les niveaux de l'échelle sociale, le zèle et l'activité des agents sont accrus par l'initiative.
L'initiative de tous, venant s'ajouter à celle du chef et, au besoin, la suppléer, est une grande force
pour les entreprises."
14. L'union du personnel
S'il convient de diviser les forces de l'adversaire pour s'assurer la victoire, il faut à l'inverse favoriser
l'union du personnel, l'harmonie des relations. Pour Fayol, l'abus de communication écrite serait
une source de conflits (et de coûts) et il faut donc en limiter l'usage.
Les idées de Fayol ont été largement reprises par des auteurs anglo-saxons tels que GULICK,
URWICK, MOONEY, BRECH....
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Fayol ne semble pas avoir soupçonné les processus d’innovation et d’obsolescence, non plus que
les progrès de la psychosociologie. En reléguant la direction commerciale à une fonction
postérieure à la production, en concevant sans l’écrire de manière explicite l’entreprise comme une
armée de type napoléonien, il faisait l’apologie d’une structure bureaucratique mieux accordée à
l’univers du XIXe siècle qu’à celui du XXe siècle.
L'analyse des fonctions est un apport essentiel. Cependant, Fayol a ignoré certaines fonctions
importantes dans l'entreprise aujourd'hui, comme la recherche-développement.
On reproche à McGregor la rigidité de cette dichotomie qu’il nie d’ailleurs lui-même car il parait
peu crédible de trouver d’une part des gens qui aiment et d’autres qui n’aiment pas du tout
travailler.
Axiome de récursivité: Les choses sont à la fois opérateurs et opérandes. Elles engendrent
elles-mêmes leurs propres mutations. Bivalence de l'objet observé qui est, à la fois, " être "
et " action ". Ainsi toute action prise comme conséquence d'une situation observée, modifie
les hypothèses qui ont conduit à sa mise en œuvre.
Axiome d’irréversibilité: C'est le phénomène d'irréversibilité du temps qui s'écoule, selon
lequel tout système est aujourd'hui différent d'hier et différent de demain: Tout modèle
systémique doit être à la fois cinématique (il se déplace dans le temps, et donc il doit être
indéfiniment valide) et dynamique (il se modifie dans le temps). En fonctionnant, je me
transforme!
Cela a pour conséquence qu'il n'existe jamais de " modèle final ", il n'existe que des " finalités ".
L'un des puissants moteurs de ces transformations est " l'information " qui est, soit engendrée par
le système lui-même (c'est le produit artificiel du fonctionnement de l'organisation), soit exogène
et " incorporée " immédiatement dans le système.
On se rend bien compte que cette vision polymorphe, globalisatrice, est riche et féconde
philosophiquement mais que son aspect opératoire est, par contre, moins probant.
L'originalité de la pensée systémique n'est cependant pas à sous-estimer. Cette remise en question
permanente des axiomes et des buts que l'organisation recherche est aujourd'hui singulièrement
d'actualité dans un monde industriel mouvant, où il n'existe, pour aucune entreprise, de piliers
stables sur lesquels fonder des stratégies immuables.
simples outils de gestion. Il estime qu’une approche par processus permettrait de dégager une
théorie globale et synthétique. L’approche par les processus, introduite en réalité par Fayol, se
fonde sur les fonctions managériales dont l’exécution est basée sur le processus suivant : planifier,
organiser, commander, coordonner et contrôler.
En fonction de variables déterminantes : la conception de la structure, les facteurs de contingence,
les buts et le pouvoir, Mintzberg définit cinq configurations. Chaque organisation relève donc
d’une de ces configurations ou de combinaisons d’entre elles. Elles sont alors hybrides.
Selon Mintzberg, les premières variables à prendre en compte sont relatives à la conception de la
structure : la division et la coordination du travail entre opérateurs et entre les différentes unités.
La coordination se fait au moyen de mécanismes formels ou reposant sur les relations
interpersonnelles.
Viennent ensuite les facteurs contingents, c’est-à-dire qui ne résultent pas d’une influence
intentionnelle. Ce sont la taille et l’âge de l’organisation, le marché, l’environnement...
Les buts se séparent en deux catégories. Les buts de système sont relatifs à l’organisation elle-
même ou à ses membres. Les buts de mission visent la clientèle ou les produits. Si les buts ne
provoquent pas de tensions entre les acteurs, ils seront dits intégrés. Dans le cas contraire on parlera
de buts conflictuels. Enfin, selon qu’il sera possible de déterminer si un but est atteint ou non, il
sera considéré comme opérationnel ou non.
Le pouvoir peut être détenu par des acteurs externes (les propriétaires de l’entreprise, qui ne la
gèrent pas eux-mêmes, le conseil d’administration) ou par des acteurs internes de l’entreprise.
Une organisation est un ensemble de moyens structurés constituant une unité de coordination ayant
des frontières identifiables, fonctionnant en continue en vue d’atteindre un ensemble d’objectifs
partagés par les membres participants. Une organisation est donc essentiellement un cadre structuré
pour une action, ce qui permet de regrouper toutes les formes d’entreprises.
Toute organisation se caractérise par:
Une division et une coordination des tâches et des activités,
Une formalisation des règles et des procédures de fonctionnement,
Une hiérarchie et un contrôle,
Une stabilité relative.
Toute action d’une certaine importance ne peut se faire sans un minimum d’organisation: soit
parce que les actions à exécuter sont nombreuses et doivent être exécutées dans un certain ordre,
soit parce que plusieurs individus (ou services) doivent collaborer pour réaliser une même
opération.
De façon concrète dans le travail du dirigeant, l’organisation peut être perçue comme- Une activité
(c’est le fait même d’organiser), Un objet (c’est le résultat de l’action), Une entité sociale (c’est le
‘’vivant’’).
L’organisation comme activité : Consiste à identifier les éléments, les agencer les uns par rapport
aux autres en des systèmes cohérents dotés d’une certaine permanence de fonctionnement.
L’organisation comme objet: c’est le résultat de l’activité. C’est la structure qui a été élaborée
dans la phase d’organisation. Il s’agit essentiellement: des différents découpages effectués entre
les activités, les fonctions, etc; des procédures retenues, telles qu’elles sont décrites dans des modes
opératoires, pour exécuter les tâches et les coordonner.
L’organisation comme entité sociale : L’organisation n’est pas un objet inerte, mais une entité
sociale qui a une existence propre. Etzioni définit l’organisation comme une unité sociale (un
groupement humain) délibérément construite pour promouvoir des buts spécifiques et
constamment réaménagée pour atteindre ces buts.
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1. définition de la direction
Fayol définit la fonction de direction : ‘’Commander aux hommes pour obtenir que des objectifs
préalablement définis soient atteints’’. Pour accomplir cette fonction administrative, la direction
doit exécuter cinq séries de tâches :
Prévoir, Organiser, Commander, Coordonner, Contrôler.
Dix rôles regroupés autour de trois pôles d’activités. Le manager est un individu responsable
d’une organisation ou d’un sous-ensemble de celle-ci. Tout manager est investi d’une autorité
formelle. Le manager exerce trois grandes catégories de rôles: de contact, d’information, de
décision.
2. L’exercice du pouvoir de direction
Style de Caractéristiques
commandement
Pas de consultation du subordonné, communication à sens
Le style unique,
autoritaire: utilisation de la crainte et de la sanction comme moyen d’incitation
Le terme structure a plusieurs sens qu’il faut clarifier. Dans le cas le plus fréquent, la structure est
le squelette de l’organisation, c’est-à-dire l’ossature formelle sur laquelle repose l’ensemble des
activités de l’organisation.
La structure matérialise les principes d’organisation: division et coordination des tâches.
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L’approche analytique contingente de Mintzberg est fondée sur les choix de la division et les
paramètres de conception.
Cette structure, définie par H. Fayol, met en avant l’unité de commandement : chaque individu
n’a qu’un seul supérieur. Le découpage des activités (et donc des responsabilités) peut se faire par
fonctions, par unités de production ou zones géographiques, ou enfin par produits. Cette structure
est simple, claire, très stable, et permet de définir sans ambiguïté les responsabilités.
Mais en contrepartie, cette structure est très rigide, elle est peu propice à l’initiative en raison du
poids de la hiérarchie. Elle est sujette à des erreurs et des lenteurs dans la transmission de
l’information le long de la ligne hiérarchique, retardant de ce fait la prise de décision.
2. La structure fonctionnelle
Cette structure, conforme aux prescriptions de F. Taylor, met l’accent sur la compétence des chefs
(au détriment de l’unité de commandement). Cette structure en favorisant la spécialisation offre
l’avantage d’une grande efficacité technique.
Mais, en contrepartie, elle génère des problèmes organisationnels :
La coordination des activités sous les ordres de plusieurs chefs est source de conflits ;
La dilution des responsabilités est la conséquence de l’absence d’unité de commandement
( un employé recevant des ordres de plusieurs chefs ; il est difficile de déterminer qui est
responsable)
Enfin la circulation de l’information est souvent perturbée ; les subordonnés ne savent pas
à qui s’adresser pour communiquer des informations ou demander des conseils.
La structure hiérarchico – fonctionnelle (staff and line) est une structure hiérarchique avec état-
major qui s’est développée en réaction aux insuffisances des structures hiérarchiques et
fonctionnelles.
De la structure hiérarchique, elle garde l’unité de commandement (seule la ligne hiérarchique
détient l’autorité formelle) . De la structure fonctionnelle, elle garde le principe de cadres
spécialisés très compétents mais ceux-ci sont en position de conseil (état-major) pour la ligne
hiérarchique qui seule peut donner des ordres.
Si elle cumule les avantages d’une responsabilité claire et d’une compétence dans la préparation
des décisions, ses inconvénients sont tout aussi évidents :
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Risque très élevé de confusion entre la ligne hiérarchique et la ligne de conseil : les
conseillers se transformant de fait en décideur sans en assumer les responsabilités ;
Les problèmes de circulation de l’information sont amplifiés par la multiplication des
liaisons possibles (liaisons hiérarchiques et liaisons fonctionnelles) ;
La structure « staff and line » en multipliant l’encadrement (hiérarchique et fonctionnelle)
est une structure coûteuse et lourde à faire fonctionner.
Cette structure peut donner naissance à deux types de structures en fonction du degré de
décentralisation le long de la ligne hiérarchique :
- La structure fonctionnelle centralisée où le découpage des activités se fait par fonction
avec une forte centralisation du pouvoir de décision ;
- La structure divisionnelle décentralisée où le découpage des activités se fait sur la base
des marchés (ou des produits, ou des couples produit-marché) avec une forte
décentralisation du pouvoir de décision ; chaque division étant elle-même organisée le plus
souvent sur une base de structure fonctionnelle centralisée.
4. La structure matricielle
Cette structure a été développée pour répondre aux lacunes des structures verticales pour conduire
des activités nécessitant de fort volume de communications entre spécialistes de différentes
fonctions.
Les principes fondamentaux de la structure matricielle sont de :
Conserver une organisation de base par fonction pour les activités courantes et pour
accueillir les spécialistes de la fonction entre deux projets (formation, etc.) ;
Superposer des groupes ad hoc par produit, par marché ou plus généralement par projet
pour faire travailler des équipes pluridisciplinaires L’organisation « verticale » par fonction
gère les hommes, les ressources matérielles, et éventuellement les activités routinières.
L’organisation « transversales » gère les projets.
La structure matricielle reste une bonne solution organisationnelle quand les groupes transversaux
sont éphémères (projets ayant un horizon temporel). Quand les groupes transversaux sont destinés
à durer, la structure évolue le plus souvent soit vers une structure divisionnelle si les groupes ont
le pouvoir, soit vers une structure fonctionnelle si les départements fonctionnels son plus influents.
∞
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1. La fonction commerciale
L’entreprise comme tout être vivant doit s’adapter si elle veut survivre. C’est pour cela qu’elle a
su modifier son approche du marché et mettre en place de nouvelles techniques dont la mercatique.
Nous retiendrons ici celle de Kotler : la mercatique est ‘’un phénomène de société par lequel
individus et groupes satisfont leurs besoins et désirs, au moyen de la création et de l’échange de
produits et autres entités de valeur pour autrui’’.
1.2. La segmentation
Le but de toute démarche marketing est la satisfaction des besoins du consommateur par une
adaptation des produits. Or, le marché est très hétérogène, et l’entreprise se trouve confrontée à une
concurrence accrue. De même, satisfaire l’ensemble du marché demande des moyens importants.
La solution donc est la segmentation. Cette méthode consiste à découper le marché en sous-
ensembles homogènes et distincts afin d’adapter une stratégie commerciale cohérente qui permettra
à l’entreprise de choisir un positionnement.
2. le plan marketing
2.1. Le produit
Le produit est avant tout une promesse particulière que fait l’entreprise au consommateur pour
satisfaire un besoin. Il faut gérer les composantes du produit (matérielles et fonctionnelles) pour
apporter les meilleures promesses.
La gamme : Elle est constituée de toutes les variétés de produits fabriqués et vendus à l’intérieur
d’une même activité commerciale.
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2.2. Le prix
Le prix est une variable du mix très facile à identifier. Mais c’est une variable difficile à manipuler
d’une part en raison de son lien avec la définition du produit et d’autre part en raison des
conséquences financières.
Le prix est aussi une composante de la définition du produit. Le prix d’un produit le positionne par
rapport aux concurrents et contribue à lui conférer une image. Le prix participe grandement à la
couche symbolique du produit en lui conférant une image de luxe (prix élevé), de bas de gamme
(prix très faible), de qualité (bon rapport entre les services obtenus et le prix).
Stratégie pull : consiste à tirer le client vers le produit (ou la marque), il s’agit d’une
communication basée sur la publicité.
Stratégie push : consiste à pousser (push) le produit (la marque) vers le consommateur. Il s’agit
d’une communication qui met l’accent sur la promotion au travers de la force de vente et du réseau
de distribution.
La publicité : Kotler Bubois ‘’ Toute forme de communication non interactive utilisant un support
payant, mise en place pour le compte d’un émetteur identifié en tant que tel’’. La publicité a des
objectifs divers : informer, persuader ou rappeler.
La publicité informative : vise à faire connaître un produit très nouveau dont les caractéristiques
sont peu familières au marché. Elle est surtout nécessaire en début de cycle de vie de produit. Il
s’agit de faire connaître le produit.
La publicité persuasive : vise à favoriser une demande sélective pour un produit particulier (ou
marque). Il s’agit de faire préférer le produit aux produits concurrents. La publicité peut prendre la
forme de publicité comparative.
La publicité de rappel : vise à entretenir la demande existante. Elle se pratique plutôt en phase de
maturité du produit.
Exemple
Les publicités de Coca-Cola visent à entretenir l’image de marque sur le marché qu’à informer ou
à persuader.
La promotion des ventes : c’est l’ensemble des techniques destinées à provoquer une augmentation
rapide, mais provisoire, des ventes par l’attribution d’un avantage exceptionnel aux distributeurs
ou aux consommateurs. .
1. La fonction production
La fonction de production peut être définie comme l’activité de transformation des flux de matières
premières et d’informations en produits finis, grâce à la combinaison de facteurs de production
(machines et hommes).
Pour B. Evgaroff, « les fonctions de production ont pour mission essentielle de créer les produits
(*ou les services ) que l’entreprise a pour finalité de mettre sur le marché ». Cette mission est
complexe, car quatre objectifs interdépendants sont assignés à la fonction de production.
-Volume : combien fabriquer ?
-Qualité : comment fabriquer ? Avec / par qui ? avec quoi?
-Délai : quand fabriquer ?et où fabriquer?
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-Coût : à quel niveau de coût ? Et donc avec quoi? Avec qui? Où et comment fabriquer ?
L’interdépendance et les contradictions de ces quatre objectifs rendent la gestion de production
particulièrement difficile à réaliser.
L’approvisionnement ou l’achat
Les décisions opérationnelles d’achat sont prises en coordination avec les services consommateurs
des composants achetés dans le cadre d’une politique d’achat définie au niveau de la direction
générale. En effet, la politique d’achat consiste à définir une position sur trois questions
fondamentales :
Faut-il acheter à l’extérieur ou produire soi-même ?
Faut-il faire appel à un ou plusieurs fournisseurs ?
Quelles relations entretenir avec les fournisseurs ?
-
Les réponses à ces questions ne sont pas les mêmes pour tous les composants susceptibles d’être
achetés, voire ne sont pas les mêmes pour tous les fournisseurs d’un même composant. De plus, la
politique d’achat peut évoluer sur le court terme en raison des fluctuations de la demande, et sur le
moyen terme en raison de réorientations stratégiques.
La concentration des achats chez un fournisseur permet d’obtenir des conditions avantageuses
(notamment en termes de prix ) mais elle est un facteur de risques : rupture d’approvisionnement en
cas de problème chez le fournisseur unique, perte de compétitivité du fournisseur en l’absence de
référence, etc.
Le recours à plusieurs sources d’approvisionnement permet de minimiser les risques de rupture
d’approvisionnement et permet de maintenir une certaine pression concurrentielle sur les
fournisseurs tout en permettant un dialogue de partenariat si la ventilation reste limitée à deux ou
trois fournisseurs.
Pour répondre à toutes ces questions le plus efficacement possible, il faut de nombreuses
informations tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. L’efficacité de l’approvisionnement
repose donc largement sur la capacité du système d’information à indiquer rapidement et
clairement les besoins de l’entreprise et les disponibilités de l’environnement.
Les phases du processus d’approvisionnement sont données ici dans leurs généralités, mais elles
doivent être modulées en fonction de nombreux paramètres, dont notamment : le caractère répétitif
ou au contraire ponctuel du besoin d’une part, et d’autre part la nature de la relation avec le
fournisseur (s’il s’agit d’un fournisseur habituel, d’un fournisseur « épisodique », d’un tout
nouveau fournisseur).
Les étapes classiques d’un processus d’approvisionnement sont les suivantes :
La définition des besoins à satisfaire : ceux-ci sont en général communiqués par les
services « consommateurs » des composants (production, etc.) ;
La recherche des informations pour connaître le marché amont des fournisseurs ;
cette recherche peut être faite par une procédure du type appel d’offres où l’entreprise fait
connaître ses besoins au travers d’un cahier des charges ; la veille technologique et
commerciale est une démarche fondamentale pour détecter des opportunités dans
l’approvisionnement sur les marchés en amont
L’étude comparative des différents fournisseurs à partir de demande de devis ou de
réponse à des appels d’offres, cette étude est conduite tant sur le plan technique (avec les
services demandeurs) que sur les plans économiques (coût) et financiers (trésorerie) ;
La négociation avec les fournisseurs potentiels et le choix des fournisseurs ;
La passation de la commande, ce qui implique toujours des tâches administratives, des
contrôles de validité des informations transmises et éventuellement des formalités
juridiques et douanières ; il peut y avoir signature d’un contrat incluant plusieurs
commandes sur une certaine période de temps ;
Le suivi et le contrôle de l’exécution de la commande.
Dans le cadre de relations privilégiées de longue période avec certains fournisseurs (partenariat
), il est fréquent que les fournisseurs soient associé à la phase de définition des besoins pour obtenir
une meilleure information réciproque sur les besoins et les possibilités de chacun.
La gestion des achats doit être couplée avec la gestion des stocks si l’entreprise veut minimiser le
risque de rupture d’approvisionnement et maximiser la rentabilité. Pour atteindre ce double
objectif, la gestion des stocks a fait l’objet depuis longtemps d’études minutieuses, si bien que des
modèles plus ou moins complexes de gestion des stocks ont été élaborés.
34
La recherche du « stock zéro », dans une démarche de qualité totale, a cependant constitué un
facteur fondamental de remise en cause des fondements de la gestion des stocks.
a) Définition du stock
Un stock est une accumulation physique de biens en attente. Dans l’entreprise cela peut être des
stocks de matières premières, des en-cours de production ou des produits finis.
La première fonction d’un stock est une fonction technique : la régulation. La constitution d’un
stock permet de déconnecter deux étapes successives d’un cycle d’exploitation. Le stock offre à
l’entreprise une protection contre les aléas de consommation mais aussi de production. Le stock
permet donc de concilier des objectifs techniques contradictoires de temps, de délais, de quantité,
de rythme.
Cette fonction technique primordiale de régulation se combine avec d’autres fonctions répondant
à des objectifs variés :
Fonction économique : une grande quantité achetée au fournisseur peut permettre
d’obtenir une réduction de coûts. Mais à l’inverse, un trop gros stock financé par
l’entreprise grève sa trésorerie. Il faut donc trouver un compromis entre la recherche d’un
faible coût d’achat et son incidence en termes de coût de possession du stock ;
Fonction commerciale : un service de meilleure qualité peut être proposé au client avec
des délais rapides de livraison grâce à un stock de produits finis qui assure une fonction de
disponibilité ( livraison immédiate )et une fonction d’assortiment (choix) ;
Fonction spéculative ou anticipatrice : l’entreprise peut essayer de se prémunir contre
une spéculation ou d’en bénéficier en stockant des denrées coûteuses ou dont les cours
fluctuent beaucoup (comme certaines matières premières, minerais ).
Différents types de stock sont distingués suivant la ou les fonctions remplies par les quantités
stockées :
- Le stock actif (quantité consommée par période),
- Le stock de sécurité (quantité excédentaire pour faire face aux aléas de consommation et
de livraison),
- Le stock de réapprovisionnement (quantité provoquant le déclenchement de la
commande),
35
Constituer et conserver un stock entraîne des coûts « techniques » dont la minimisation doit être
un des objectifs majeurs du responsable de la gestion des stocks. Ces coûts sont nombreux et de
natures fort diverses mais ils peuvent être regroupés en trois grands types : les coûts liés à la
commande, les coûts liés à la possession du stock, les coûts liés à l’insuffisance des stocks.
L’ensemble de ces trois coûts, le coût d’obtention des commandes, le coût de possession du stock
et le coût de pénurie, constitue un coût appelé coût de gestion du stock. Le coût d’achat des matières
en stock ajouté à ce coût de gestion du stock permet d’obtenir le coût du stock. L’objectif des
services d’approvisionnement est donc de minimiser le coût du stock en tenant compte des
comportements contradictoires des coûts élémentaires le composant. Ce calcul d’optimisation
ayant lui-même un coût, il ne sera pratiqué que sur certains stocks.
1. La notion d’entreprise
En économie, l’entreprise est traditionnellement définie comme étant « une
organisation économique, de forme juridique déterminée, réunissant des moyens humains,
matériels, immatériels et financiers, pour produire des biens ou des services destinés à être vendus
sur un marché pour réaliser un profit ».
On constate alors que l’entreprise d’un point de vue générique se distingue par:
_ Son but: qui est l’essence même de son existence et qui est souvent confondu avec la nature du
bien ou service qu’elle produit.
_ Les moyens qu’elle met en œuvre pour atteindre ce but: les objectifs de l’entreprise
déterminent les moyens humains, matériels, immatériels et financiers qu’elle va engager pour
produire.
_ La recherche du profit: une entreprise ne peut exister que si elle crée de la valeur ajoutée du
fait même de sa fonction de transformation.
Mais limiter l’entreprise en tant que telle à sa simple expression économique, c’est faire l’impasse
sur un certain nombre d’aspects qui rendent d’autant plus complexe la définition même de
l’entreprise. Car celle-ci est aussi :
_ Une entité autonome : lors de sa création, l’entreprise acquiert une personnalité qui dépasse sa
simple expression juridique. On attribue alors à l’entreprise une terminologie qui lui confère
souvent des caractéristiques d’être vivant: une entreprise naît, grandit, meure, agit avec morale
(entreprise citoyenne…)
_ Une entité qui modifie son environnement : par son action, une entreprise agit et réagit à son
environnement via notamment les externalités qu’elle produit (pollution, création d’emplois…).
Elle change donc constamment pour s’adapter aux évolutions de la sphère économique, sociale,
juridique… dans laquelle elle évolue.
_ Une organisation sociale : qui est le reflet des individus qui la composent et qui poursuivent
eux-mêmes des objectifs parfois différents de l’entreprise elle-même.
L’entreprise est alors au cœur des conflits sociaux, le lieu de cristallisation des problèmes plus
généraux de la société.
36
_ Un système complexe car ouvert : l’entreprise est constamment en relation avec un nombre
important de partenaires vers lesquels (et à partir desquels) elle échange des biens, des services,
des hommes, des informations...
Au-delà de sa fonction première et essentielle qui est de produire un bien ou un service, l’entreprise
doit être vue comme une organisation complexe, créée et animée par des hommes, ouverte sur
son environnement et qui est en interaction perpétuelle avec elle.
a. Le concept de système
Les systèmes sont plus ou moins complexes. Ceux que nous étudierons répondent à la
définition suivante :
Exemple :
L'être humain, la famille, une entreprise, l'État sont des exemples de systèmes
38
Exemple :
Un avion, un être humain, une entreprise sont des systèmes identifiables. Un être humain est
facilement identifiable ne serait-ce que physiquement.
Un système agit en fonction d'un but : l'environnement fournit des entrées au système
qui lui permettent d’agir, d'opérer. Le système génère à son tour des sorties vers
l'environnement.
Exemple :
Un être humain, une machine, une entreprise sont des systèmes agissants.
L'être humain agit pour atteindre un but : être riche, être en bonne santé, être riche et en bonne
santé, etc.
Une entreprise a comme but de réaliser des profits.
39
Exemple :
Si l'arrivée du virus de la grippe fait passer un être humain de l'état «en bonne santé » à l'état
«fiévreux » celui-ci va réagir (prendre un bain, prendre un médicament, etc.).
Exemple :
Un animal, un être humain, une entreprise sont des systèmes informés sur leur comportement.
Le passage de l'état «en bonne santé» à «fiévreux» est une information produite par l'être humain
ayant contracté la grippe. La fièvre est un des symptômes de la grippe.
Un système peut donc être décomposé en deux sous-systèmes : un système opérant et un système
de décision.
Le système opérant agit en fonction du but assigné et fournit des informations sur l'état du
système. Le système de décision exploite les informations fournies et prend les décisions
d'adaptation qui s'imposent. Ces décisions sont mises en œuvre par le système opérant qui fournit,
en retour, des informations sur les résultats de l'action effectuée et ainsi de suite. On est en présence
d'un mécanisme de rétroaction : ce qui sort du système influe sur ce qui y entre.
Exemple :
Un être humain, une famille, une entreprise sont des systèmes qui décident de leur comportement.
L'arrivée de l'information «état fiévreux » fait réagir l'être humain qui décide, par exemple d'aller
chez un médecin. L'exécution de cette décision et des éléments qui l'accompagnent (prise de
médicaments, etc.) fait revenir l'être humain à l'état «en bonne santé».
Un système mémorise : pour élaborer ses décisions, le système considère les informations
sur son état actuel mais aussi les informations passées. Un système dispose donc d'un sous-
40
Exemple :
Un être humain, une famille, une entreprise sont des systèmes qui mémorisent.
L'arrivée annoncée du virus de la grippe fait réagir l'individu en bonne santé qui décide se faire
vacciner plutôt que de risquer de tomber malade et de reprendre les médicaments prescrits l'an
dernier.
Un système est donc décomposable en trois composants de base interagissant l'un envers l'autre :
le système de décision, le système d'information et le système opérant.
Chacun de ces sous-systèmes a lui-même toutes les caractéristiques d'un système : il est borné, il a
un environnement, il a des entrées et des sorties, il agit, il est décomposable en sous-systèmes
interdépendants formant un tout et organisés en fonction d'un but.
L'ensemble de ces caractéristiques est applicable à l'entreprise. On peut définir l'entreprise comme
un système.
A. L'entreprise
Étymologiquement rattachée à la notion de risque, l'entreprise peut être définie aujourd'hui comme
:
Une organisation économique intégrée dans un environnement. Elle est composée d'êtres humains
et de moyens (financiers, physiques, informationnels,...) réunis en vue de produire des biens ou des
services et de répartir des richesses. Elle est organisée par un centre de décision (les dirigeants)
disposant d'une certaine autonomie et orientant les activités de manière à dégager un excédent (un
bénéfice).
41
Une décision gouvernementale de modifier un taux de TVA constitue une donnée environnementale
affectant l'activité de l'entreprise (prise en compte au niveau de la facturation, au niveau
comptable, etc.).
42
Une entreprise est une organisation économique qui produit et qui répartit. L'entreprise est
en interaction avec son environnement. Cette interaction se traduit par des échanges de toute nature
appelés flux. C'est cet ensemble d'échanges qui permet à l'entreprise d'agir, c'est-à-dire de réaliser
son activité et d'atteindre ses objectifs à long terme (les finalités, la raison d'être de l'entreprise), à
moyen terme (les buts qualitatifs de l'entreprise) et à court terme (les objectifs chiffrés de
l'entreprise).
Ces flux sont de trois natures : flux d'activité, flux de structure et flux d'information.
Les flux d’activité, ou de performances, sont les flux logistiques (matières premières, en-cours,
produits finis, etc.) et les flux monétaires (trésorerie, capitaux, éléments financiers, etc.).
Les flux de structure sont les flux des équipements d'actifs (ateliers, bureaux, magasins) et les
flux du personnel (salariés, intérimaires, représentants multicartes, etc.)
Les flux d'information sont composés d'éléments informels (culture, pressions politiques,
pressions sociales,...) et d'éléments formalisés (marché de l'innovation [recherche et enseignement,
brevets,…], sollicitations des partenaires économiques, actions commerciales des concurrents,...).
Exemple :
Dans une entreprise commerciale, l'arrivée d'une commande reçue d'un client est un flux
d'information. Le règlement qui l'accompagne est un flux d'activité (flux monétaire) et un flux
d'information par les données qu'il véhicule (montant du règlement, date de règlement, etc.). La
fourniture de produits qui résulte de la commande est un flux d'activité de sortie (flux logistique).
Le bon de livraison qui accompagne ce flux physique de marchandises est un flux d'information.
L'ensemble des flux échangés par l'entreprise peut être représenté graphiquement par un
diagramme des flux. L'entreprise est considérée comme une «boîte noire» transformant des
entrées en sorties.
Des perturbations dues à l'environnement peuvent apparaître. L'entreprise doit disposer d'un
ensemble de moyens et de méthodes lui permettant de contrôler son activité pour atteindre ses
objectifs. L'entreprise dispose donc d'un sous-système, le système de décision, pratiquant la
régulation à partir de flux informationnels.
43
Différents types de régulation sont possibles : la régulation par anticipation à partir des flux
d'entrée, la régulation par erreur (ou régulation par écart) à partir des flux de sortie (rétroaction).
Exemple :
Une diminution des ventes entraîne la mise en place d'un plan de formation des vendeurs
(régulation par écart).
Pour contrer un nouveau concurrent sur le marché de l’entreprise, une campagne publicitaire sera
lancée (régulation par anticipation).
4. Quatrième, cinquième et sixième caractéristiques
Une entreprise s'informe sur son propre comportement, mémorise les différentes
informations et décide en fonction de ces informations.
Exemple :
1. commande client
2. barème des prix de vente
3. préparation livraison
4. sortie de stock
5. facture client
6. statistiques des ventes
45
L'analyse systémique de l'entreprise est une approche en termes de flux. Elle met en évidence
les interactions entre le système d'information, le système de décision et le système opérant et
celles entre l'entreprise et son environnement.
On peut même aller plus loin en l'utilisant pour fournir une représentation détaillée des flux
échangés entre les différents services (ou d'autres composantes internes) de l'entreprise.
De plus en plus donc, l’entreprise ne ressemble plus à cet espace formel structuré autour d’un
objectif majeur mais est représentée comme une structure plus informelle dont la stratégie
dépend des objectifs poursuivis par les différents membres qui la composent.
Cette approche a été encore accentuée avec l’émergence d’un courant de pensée «
dématérialisant » un peu plus l’entreprise en la représentant comme un réseau de contrats
spécifiques (théorie de l’agence, théorie des comportements…).
Alfred D. Chandler propose une approche plus complète. Pour lui, l’entreprise est
un acteur économique qui remplit simultanément quatre conditions:
C’est une entité juridique autonome, pouvant passer des contrats avec ses employés,
fournisseurs, distributeurs et clients ;
C’est une entité administrative c’est-à-dire dotée d’une équipe de managers pour assurer
la coordination d’un ensemble de tâches spécialisées ;
C’est une collection d’actifs, de compétences et de capacités, d’équipements et de
capitaux ;
C’est le principal instrument de la production et de la distribution des biens dans les
économies capitalistes et d’orientation de ces activités à travers ses mécanismes
administratifs d’allocation des ressources.
4. Environnement de l’entreprise
Pour pouvoir prendre des décisions pertinentes, l’entreprise, en tant que système
ouvert, doit tenir compte de son environnement ce qui inclus un certain nombre de composants
qui ne se limitent pas à ses partenaires économiques classiques (clients, fournisseurs…).
D’une manière étendue, on définit l’environnement d’une entreprise comme étant « l’ensemble
des éléments extérieurs à l’entreprise en relation avec ses activités ».
On distingue généralement sept composants différents qui permettent de définir
l’environnement de l’entreprise. Ces composants ont une incidence plus ou moins forte sur le
fonctionnement de l’entreprise.
Les facteurs géographiques et démographiques :
Ces facteurs couvrent des domaines assez vastes. D’une part, il s’agit de l’environnement
géographique de l’entreprise (climat, qualité de l’environnement, proximité d’une zone
urbaine…) qui peut avoir une influence sur la stratégie d’une entreprise (installation de
Eurodisney à Marne-la-vallée), de l’ensemble des infrastructures logistiques (proximité d’un
aéroport, d’un port ou d’une desserte autoroutière…) et enfin de la situation démographique
globale d’une nation (la structure par âges de la population n’est pas neutre d’un point de vue
économique).
Les facteurs socioculturels :
Les besoins des agents économiques sont souvent déterminés en partie par les modes de vie des
individus, les valeurs esthétiques ou les modes de pensée (développement de la consommation
éthique par exemple).
Les facteurs juridiques et institutionnels :
Ces facteurs constituent un élément essentiel du fonctionnement de l’économie puisqu’ils
déterminent les règles du jeu en vigueur sur un marché qui vont encadrer, conditionner l’activité
des entreprises (réglementation juridique, sociale, fiscale…). Exemple, déréglementation du
marché des Télécommunications.
Les facteurs technologiques :
Dans une situation économique caractérisée par une forte concurrence, les évolutions
technologiques se traduisent souvent par la remise en cause des rapports de force entre les
entreprises d’un même secteur puisque son incorporation rapide dans l’entreprise peut lui
procurer un avantage compétitif certain durable ou temporaire (invention de nouveaux produits
ou services –téléphone portable, web…).
47
1. Notions
La planification est le moyen permettant d’anticiper et de préparer les actions à
entreprendre dans le futur. Elle est une action anticipative. Planifier, c’est déterminer et décider
à l’avance ce qui soit être fait, comment cela doit être fait quand et par qui. C’est penser et
prévoir à l’avance le cours d’actions suivre et accepter d’être dans l’action par cette pensée.
Il s’agit donc de se fixer avec conviction et après avoir muri la réflexion sur les objectifs
autour desquels on va mobiliser les gens, identifier les activités à suivre, les ordonner par ordre
prioritaire, rassembler les moyens, créer une structure d’exécution et distribuer aussi clairement
que possible, la responsabilité des actions et de contrôle.
Qui dit « planification » dit « effort » orienté et guidé artificiellement vers de résultats
choisis au préalable. Cela sous-entend :
- Une analyse objective de la situation de départ ;
- La fixation des objectifs clairs et précis ;
- La visualisation intelligente de voie à suivre ;
- La mobilisation adéquate des ressources.
2. Avantages de la planification
Elle permet un regard vers le futur étant donné la complexité croissante des
affaires, les changements technologiques très rapides, de même que ceux des
gouts des consommateurs et la forte concurrence.
Elle permet la performance : les entreprises ayant une planification sont plus
performantes et améliorent leur performance après une période.
Elle permet la fixation des objectifs à atteindre dans une période de temps
déterminée.
Elle harmonise l’utilisation des ressources rares.
Elle permet la croissance de l’entreprise.
Elle facilite le contrôle.
Elle permet la bonne prise de décisions concernant les activités futures parce que
les actions et les étapes vers les objectifs sont déjà connues.
Elle permet l’anticipation des problèmes et facilite un écoulement harmonieux
des opérations.
Comme elle se préoccupe de prévoir le futur, elle réduit la possibilité des
décisions hasardeuses et précipitées.
Les besoins de l’organisation étant connus à l’avance, l’acquisition et l’allocation
convenable des ressources peuvent être planifiées. Ce qui minimise ainsi le gaspillage en
assurant l’utilisation optimale de ces ressources rares. Bref, la planification permet
l’élimination des gaspillages au sein de l’organisation.
49
3. Processus de planification
Identification des buts et objectifs selon les besoins et les problèmes posés au sein de
l’organisation. Il est question de bien définir les objectifs : le futur que nous désirons
ou ce que nous voulons devenir ;
Étudier minutieusement l’environnement où nous œuvrons et où nous œuvrerons
demain : les ressources, les opportunités et les contraintes qui en découlent et qui en
découleront ;
Évaluer ce que nous sommes : la qualité et la quantité du matériel que nous avons,
des hommes avec qui nous allons travaillons, notre technologie, etc. Quelles sont nos
forces et nos faiblesses ?
Formuler le plan : son élaboration, c’est-à-dire la compilation des projets dans un
document ;
Exécution, c’est donc la réalisation de chaque projet prévu au plan ;
Évaluation du plan : c’est le contrôle, le suivi et l’adaptation du plan aux nouvelles
circonstances.
Le diagnostic tient une place primordiale dans la planification. Il permet de faire le point, de
rechercher les causes et les conséquences des situations, puis d’envisager et évaluer les
différentes alternatives possibles pour décider et définir l’ensemble des étapes permettant
d’atteindre l’objectif fixé.
2. Le processus du contrôle
Les trois éléments précités constituent une base fondamentale dans le processus du
contrôle ; on peut y ajouter trois autres qui signifient presque la même chose :
- Le style du management : c’est-à-dire la façon de gérer, de diriger et de coordonner.
C’est une première base pour mesurer la performance des ressources (inputs) :
- L’évaluation ou l’appréciation des résultats : lorsque les standards ont été bel et bien
définis, il ne reste plus qu’à confronter les performances réalisées aux standards enfin
de déceler les déviations et d’en déterminer les raisons (causes et pourquoi) ;
- La correction des déviations : ici le contrôle aboutit à la mise en œuvre des mesures
correctives susceptibles de mener l’organisation à la performance désirée. Tout succès
de contrôle suppose quelques éléments préalables :
Il faut avoir les outils de mesurage c’est-à-dire un plan clair, les objectifs précis
et un management adéquat ;
Il faut disposer d’une structure claire et nette c’est-à-dire qui fait quoi ;
Le succès du contrôle dépend de l’environnement en tant que tel et surtout de
l’environnement organisationnel et de l’efficacité des méthodes.
3. Typologie de contrôle
Six critères nous permettent de distinguer les types de contrôle :
- On peut contrôler selon le moment, on parlera alors du contrôle à priori, à postériori et
concomitant ;
- Selon l’objectif de contrôle, on parlera de contrôle d’opportunité et de régularité ;
- Selon la nature de faits contrôlés (contrôle juridique, économique) ;
- Selon la nature de contrôle (contrôle administratif, financier, législatif,…)
- Selon la position du contrôleur (interne et externe) ;
- Selon le cycle et la durée (permanent intermittent).
5. La contingence
C’est la perturbation provenant du caractère changeant de l’environnement. Lorsqu’on
examine les différentes techniques de contrôle, on constate qu’elles orientent vers la maitrise
de valeurs environnementales tout en limitant les comportements.
52
1. Définition
La décision peut être définie comme étant un acte de choix ou de sélection entre deux
ou plusieurs alternatives différentes. Elle se fonde sur un processus dirigé vers la recherche
de solution aux problèmes de l’organisation. Entant que processus, la prise de la décision
procède par étape dont les éléments peuvent se résumer comme suit :
- Identification des problèmes et fixation des objectifs ;
- Recherche des alternatives ;
- L’analyse de leurs conséquences ;
- La sélection de la décision et son exécution ;
- L’évaluation de l’exécution et la rétroaction.
2. contenu de la décision
Normalement, la décision se fonde sur deux sortes de prémisses :
- Les faits et
- Les valeurs
Les faits concernent tous les éléments observables capables d’influencer la décision.
Les valeurs c’est l’ensemble d’éléments psychologiques favorisant ou défavorisant la décision.
Une bonne décision doit toujours concilier les faits et les valeurs. Si elle tient seulement compte
des faits, elle risque d’être mécanique et si elle tient seulement compte des valeurs, elle risque
d’être évasive.
3. Principes décisionnels
Quelques principes peuvent nous aider à comprendre le processus décisionnel et parmi ceux-ci
on note :
- Toute décision contient à la fois des éléments des faits et des valeurs ;
- On peut influencer le comportement du décideur en agissant directement sur les
prémisses de fait ou sur les prémisses de valeurs qui sont à la base de la décision ;
- Toutes les fois qu’un décideur sélectionne le moyen M pour atteindre le résultat R, il
obtient à la fois d’autres conséquences en terme de faits inattendus ;
- Si toutes les valeurs qui concourent à toute décision s’équilibrent, il est difficile sinon
impossible d’opération un choix rationnel ;
53
- Dans la plupart de cas, un objectif poursuivi parce qu’il possède une valeur en a
plusieurs de plus nobles et des plus lointains ; par conséquent, il ne faut pas seulement
décider en fonction d’un objectif ;
- Dans le monde réel, la certitude absolue est un rêve ;
- Dans le cas où le problème est trivial (de moindre importance) le décideur a tendance à
effectuer de choix non rationnel du fait de la négligence du coût comparatif.
5. Typologie de décision
En voici quelques-unes :
a. Les décisions populaires et décisions impopulaires : elle est populaire toute décision
prise au sein de l’organisation en tenant compte à la fois des intérêts de travailleurs et
des objectifs de l’organisation. Les décisions impopulaires sont celles que l’on prend au
niveau de l’organisation se trouvant dans une situation de détresse même si il faut léser
les travailleurs.
b. Décision programmée et non programmée : les décisions sont généralement
programmés dans une organisation pour mieux traiter les activités qui sont répétitives,
routières et constantes. Dans ce cas, l’organisation met en place une structure et une
procédure bien établie pour que le dossier soit traité rapidement parc qu’il n’est pas
neuf. C’est pourquoi, la programmation de décision routinière est un facteur important
d’efficacité et de productivité.
54
Quant aux décisions non programmées, elles sont nécessaires dans toutes situations de
nouveauté exceptionnelle. La gestion de situation non programmée requiert du tact et de la
subtilité. C’est pour cela que cette gestion relève de la compétence des cadres supérieurs bien
entrainés et bien spécialisés.
Pour faire face aux situations non programmées, à l’incertitude et à la complexité inattendue,
les organisations doivent cultiver chez leurs cadres les éléments ci-après :
- Une expérience polyvalence ;
- Le sens de responsabilité ;
- Un esprit de jugement (juger le pour et le contre)
- L’esprit de groupe;
- L’esprit de créativité de d’intuition
∞
55
1. Introduction
La conduite (direction) des hommes et des femmes est une activité très difficile et complexe.
Gérer les hommes et les femmes, c’est un calvaire parce qu’ils sont imprévisibles.
3. La motivation
Le manager a pour tâche d’aménager un environnement qui favorise l’enthousiasme des
travailleurs afin d’accomplir efficacement les objectifs organisationnels.
Pour ce faire, il doit savoir motiver c’est-à-dire entreprendre des actions capables de
stimuler l’énergie de ses subordonnés afin d’agir dans les sens souhaité.
Ainsi, la motivation se définit comme étant un moyen permettant d’extérioriser une
capacité qu’une personne possède. La motivation est cet élément qui pousse l’ouvrier à fournir
le meilleur de lui-même à son travail et à contribuer à la réalisation des objectifs tant au niveau
individuel que collectif.
La motivation est un problème tant complexe, elle dépend de :
- La perception de l’échelle des besoins des individus ;
- De circonstances dans lesquelles on se retrouve à un moment ;
- De la culture.
Du fait que l’homme soit difficilement gérable, le manager devra connaitre le besoin de
son travailleur quelque soit le niveau interne ou externe. Il devra aussi connaitre la situation,
l’état psychique, la situation de l’environnement dans lequel évolue le travailleur ainsi que de
leur mentalité et leur culture. Ce sont ces éléments qui lui permettront de motiver réellement le
travail.
4. Le Leadership
C’est le processus d’influencer les hommes, les amener à travailler en tout cœur et avec
enthousiasme dans le sens fixé par le manager. D’où le manger est un catalyseur capable
d’imposer sa volonté sans recourir à sa force. Il est un meneur d’hommes.
Qualité d’un bon leader
- Un leader ne force pas les autres à le suivre, il les entraine avec lui et ils le suivent
volontairement ;
- Un leader obtient l’engagement des autres en s’engagent lui-même ;
- Un leader traite les autres avec équité et honnêteté ;
- Le leader est toujours exigeant envers les autres et plus exigeant envers lui-même ;
- Le leader contribue à l’épanouissement des autres, il n’est pas un héros solitaire, il sait
bien que c’est l’équipe qui gagne ;
- Il est ouvert aux nouvelles idées, il n’est pas attaché au passé ; son passé est toujours un
présent futur ;
- Il a toujours besoin d’assurer les responsabilités, d’innover et d’entreprendre ;
- Il ne se contente pas de ce qui est déjà fait, il cherche toujours le mieux ;
- Il est flexible ;
- Etc.
Types de leadership
Pour MC Gregor DOUGLAS, il faut noter la théorie X et la théorie Y de l’homme. Il a
identifié deux concepts de l’homme qui correspondent à deux types de manager dans le rapport
de ce dernier avec les subordonnés.
Selon la théorie X l’homme moyen est naturellement hostile au travail ; il ne veut pas
travailler, il ne fournit aucun effort pour travailler.
Par conséquent, en d’autre circonstance, il faut le chicoter, le secouer pour obtenir de
lui un service. Cet homme a d’autres qualités sauf l’ambition. Il aime être commandé, le style
du management adapté ici est le management autocratique ou la dictature car il doit camoufler
sa bassesse.
Pour la théorie Y, l’homme naturel a tendance à fournir un effort considération pour le
travail. Le contrôle extérieur et la menace de punition ne le stimule en rien.
Selon cette théorie, les travailleurs sont capables de se diriger et de se contrôler eux-
mêmes s’ils sont motivés et soumis à un leadership positif. Ils sont même capables d’aller au-
delà des objectifs. C’est pourquoi, le leadership sera démocratique participatif.
5. Le leadership situationnel.
Selon BLAKE et MOUTOW, le style de leadership oscille entre les intérêts de
l’entreprise et ceux du personnel y engagé. Le manager se retrouvera toujours écartelé entre les
intérêts des entreprises à sauvegarder et ceux du personnel avec lequel il est tenu à conduire
cette dernière vers la réalisation des objectifs.
58
9.1 9.9
Orientation
vers les
intérêts du 5.5
personnel
0
1.1 1.9
Légende :
- Au point 1.1 : c’est le leadership du laisser-aller ou le management appauvri ; le
manager ne s’intéresse ni aux intérêts du personnel, ni aux intérêts de l’organisation ;
- Au point 9,1 ; on parle du country club ou le club du village. Le très peu à l’avenir de
l’entreprise, et gère son mandant pour plaire au personnel ;
- Au point 1,9 : le manager est porté vers les objectifs de l’entreprise au point de négliger
ou d’ignorer la présence du personnel et son rôle dans la réalisation des objectifs ; il
adapte un style de leadership autocratique ;
- Au point 5,5 : on parle du management à pendule bloquée, donc le manager réussit à
rester à l’équilibre entre les intérêts de l’organisation et ceux du personnel ;
- Au point 9,9 : le manager est poussé vers les relations humaines en même temps que
vers la production. C’est le team manager. Il s’agit ici d’un idéal.
6. L’exécution
Pierre LEBEL combine les résultats, l’exécutant et le manager pour distinguer sept types ou
styles d’exécution.
Résultat
6 5
7
Exécutant Manager
2 4 3
59
LEGENDE :
1= Le besogneux : il veut trouver ce que le manager cherche. Il s’identifie à le tâche. Il est
facile à commander et n’a pas besoin d’autres relations humaines.
2= L’insurgé : il n’aime pas être dirigé par les autres ; ce qui croit être suffisamment compétent
et intelligent, il cherche plus à expérimenter. S’il est bon, il faut le laisser et l’encourager, si
non, il faut le surveiller.
3= Le soumis : il a tendance à se mettre à la place du manager. Il est très fidèle aux directives
reçues.
4= Le coopérant : il coopère et dialogue avec le manager et prend le courage de le faire part
de ses observations. Ils sont très rares et mal vus.
5= Le docile : il se laisse noyer dans l’administration du chef, il lui reconnait tout le pouvoir
de façon absolue. S’il y a quelque chose de négative dans le cas de chef, il est toujours prêt à
le couvrir.
6= L’indépendant : c’est un insurgé conscient de ses capacités c’est qui pense qu’il peut
atteindre les résultats par lui-même.
7= Le partenaire : il se croit associer à l’entreprise tout en étant un simple agent.
∞
5. Notions
Depuis quelques années on observe de la part des entreprises une tendance à se soucier
du bien-être de leurs employés. Cette tendance s’illustre par une plus forte implication des
managers dans leurs équipes et auprès de leurs collaborateurs. Cette nouvelle posture impose
au manager de savoir communiquer d’une manière irréprochable pour être compris de tous, et
ainsi lui permettre de faire coïncider les directives stratégiques de l’entreprise et le bien-être
des employés. Pour y parvenir, Il faut donc veiller à ce que la culture managériale intègre la
communication.
Être manager, c’est d’abord planifier, organiser, coordonner, commander et contrôler. Ces
pratiques traditionnelles ne sont plus suffisantes et sont parfois même remises en cause. Des
nouvelles tendances apparaissent, qui tentent de redéfinir l’apprentissage du management par
l’expérimentation de la relation humaine… Manager devient avant tout faire l’expérience des
hommes et des relations humaines : comprendre les collaborateurs, les valoriser, développer
leurs compétences, insuffler de l’énergie dans une équipe. Les compétences en communication
deviennent alors essentielles.
participation, constituent à la fois une condition d’efficacité de l’équipe et une réponse aux
aspirations des collaborateurs.
On constate que la communication revêt une importance accrue dans une société où les relations
sociales deviennent de plus en plus horizontales sous les effets conjugués des évolutions
technologiques, industrielles et médiatiques. Le manager ne peut plus se contenter de donner
des instructions comme il a souvent été habitué à le faire durant des décennies. Son action doit
être déchiffrée et les collaborateurs entraînés à la comprendre. La relation verticale entre
responsable et subordonné sera à terme supplantée par une relation horizontale entre parties
prenantes.
Ainsi la qualité de la stratégie portée par un manager n’a-t-elle aucune valeur si ses
collaborateurs ne sont pas prêts à se l’approprier. Dans ce nouveau cadre, le rôle de la
communication consiste notamment à préparer les gens – par l’explication et le dialogue – à
voir et saisir le rôle qu’ils devront jouer dans la mise en œuvre d’une stratégie ou d’un
programme opérationnel.
La communication peut être interne càd entre les membres de l’organisation ou externe
càd l’entreprise et l’environnement. Si une entreprise veut réussir, elle doit s’assurer que les
parties prenantes de l’organisation – employés, clients, investisseurs – perçoivent très
clairement la stratégie et les résultats de l’entreprise, qu’ils soient bons ou mauvais.
Un conflit est une situation sociale. Un conflit est une situation dans laquelle il existe une
contradiction (actuelle ou potentielle, réelle ou simplement perçue) entre les préférences
: cognitives (pensées, savoirs), affectives (sentiments, émotions), objectives (besoins,
aspirations, intérêts).Le conflit est donc une divergence dans la finalité.
La violence consiste en des actions, des mots, des attitudes, des structures ou des systèmes qui
causent un préjudice physique, psychologique, social ou environnemental et/ou empêchent des
gens d’atteindre leurs pleines potentialités humaines. (Johan Galtung 1973)
2. PROBLEME ET CONFLITS
Un problème dans son acception la plus courante, est une situation dans laquelle un
obstacle empêche de progresser, d'avancer ou de réaliser ce que l'on voulait faire. Un
problème naît lorsqu'il y a une différence entre l'état des choses et celui souhaité, ou lorsqu'il
y a anormalité.
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EXERCICE 1
EXERCICE 2
Monsieur KIMBA rentre à la maison après une soirée dansante avec les amis.
En entrant dans son enclos, il crie : « Aujourd’hui je ne mange pas chez moi. J’ai partagé un
bon repas avec les amis ».
Pensez-vous que c’est un conflit ? Pourquoi ?
EXERCICE 3
Madame FURAHA travaille dans le magasin de Monsieur JANVIER. Elle a un salaire mensuel
de 30$. Cependant, elle verse une recette journalière de plus ou moins 6000$ par jour.
Est-ce un conflit ? Pourquoi ?
EXERCICE 4
Epoux et épouse sont assis côte à côte dans leur salon. Ils regardent la télévision. Tout à coup
un rat passe devant eux. Le mari dit: ’tu as vu le rat; il est parti à droite’. La femme de dire :
‘tu n’as pas bien vu; il est allé à gauche’. Est-ce un conflit ? Pourquoi ?
EXERCICE 5
Deux personnes discutent entre eux : Le premier dit: « Les femmes ont des droits. Elles doivent
être respectées comme les hommes. C’est une bonne idée d’avoir instauré la journée
internationale de la femme ». Le deuxième dit : « Le tambour, l’âne et la femme ; les trois, il
faut les battre ».
Est-ce un conflit ? Pourquoi ?
Dimension négative
Dimension positive
Le conflit n’est pas nécessairement quelque chose de négative; il peut être une expérience
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saine et un apprentissage.
Le conflit:
o Est un enseignant
o Le conflit est un mal nécessaire
LE CONFLIT EST POSITIF
• Quand il aide à ouvrir le débat et/ou le dialogue
• Quand il donne un signe d’un groupe encore vivant
• Quand il permet de reconnaitre l’existence de l’autre
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Il y a des conflits :
Constructif : lorsqu'il entraîne une expérience qui permet d'éviter les futurs conflits.
Le conflit provoque un climat coopératif lorsqu'il :
o Place les buts du groupe avant les objectifs personnels,
o Améliore le niveau des évaluations,
o Est source de production d'idées créatives,
o Permet le réexamen des opinions et des buts,
o Permet l’accroissement des prises de risque,
o Augmente la cohérence du groupe.
Destructif : lorsqu'il entraine un climat compétitif.
L’éléphant: «Bloque: je ne te laisse pas passer sur cette route». Qui est-ce qui bloque
simplement la voie, et qui, obstinément, empêche le groupe de continuer vers son but
désiré?
La girafe: «Au-dessus de tous». Qui est-ce qui défie les autres et le programme en général,
se sentant au-dessus de toute absurdité enfantine?
La tortue: «Retrait». Qui est-ce qui se soustrait du groupe, refusant de donner ses idées ou
ses opinions?
Le chat: «Miaou, de la sympathie s’il vous plait». Qui est-ce qui cherche toujours de la
sympathie? « C’est toujours trop difficile pour moi, Miaou».
Le paon: «Ne suis-je pas un bon compagnon? Voilà quel bon compagnon je suis!»
Cherchant de la reconnaissance .Qui est-ce qui se présente toujours, se disputant pour attirer
l’attention?
Le serpent: «Sssssss» Qui est-ce qui se cache dans les herbes et qui attaque de façon
inattendue?
Le rhinocéros: Qui est-ce qui remplit partout, «mettant son pied dans» et indisposant les
gens inutilement?
Le hibou: «Ne suis-je pas profond». Qui est-ce qui est très sérieux et prétend être très sage,
parlant toujours en employant des mots très longs et des phrases compliquées?
La souris: «J’espère que personne ne me voit» .Qui est-ce qui est trop timide pour parler sur
n’importe quel sujet?
La grenouille: «Croak-croak-croak». Qui est-ce qui reste tout le temps sur le même sujet et
en parlant d’une voix monotone?
L’hippopotame: «Dort et baille». Qui est-ce qui dort tout le temps et ne lève jamais la tête,
excepté pour bailler?
Le poisson: «Gloup-gloup». Qui est-ce qui s’assoit là avec un regard vitreux et méchant,
ne répondant jamais à quelqu’un ou à rien?
Le caméléon: «Change vite de couleur» Qui est-ce qui change de couleur suivant les gens
qu’il/elle en sa compagnie? Il/elle dira une chose à ce groupe et quelque chose d’autre à
un autre groupe.