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ECOLE SUPERIEURE DES PONTS ET CHAUSSEES (ESPC) Licence Proressionnette Option Genie Civit CONSTRUCTION METALLIQUE (NoTEs DE Cours) Par: Dr Dany AYITE Maitre de Conférences INGENIEUR GENIE CIVIL Février 2019 SYSTEME DE REPERAGE Le systbme utilisé est un sysitme dares de coordonnées carésieanes lies Ia see- tion, dont origine passe parle centre de gravté de la section Comme le montre Ia figure I: ~ Vaxe des y est Iaxe de plus forte inerti = Vaxe des z est sxe de plus faible inert ~ Paxe des x est ’2xe “ongiidinal perpenticulaie & la ection, L if i 7 + — | aie, i y | rlyll “Ye SST ap tig We fF fer ig F i — Feu 1 Cours de CM/D. AYITE 2 \ Chapitre 1 L’ACIER EN CONSTRUCTION 1.1 LE MATERIAU ACIER Uacier est un matériau constitue essentiellement de fer et de peu de carbone (généralement inférieure @ 1%). Outre le fer et le carbone, I’acier peut comporter d’autres éléments qui leur sont associés = soit involontairement : phosphore, soufre qui sont des impuretés et qui altérent les propriétés des aciers ; = soit volontairement: ce sont notamment le silicium, le manganese, le nickel, le chrome, le tungsténe, le vanadium, etc., et qui pour propriété d’améliorer les caractéristiques mécaniques des aciers (résistance a la rupture, dureté, limite élastique, ductilité, résilience, soudabilité, ..). On parle dans ce cas d’aciers alliés. En fonction de ses composants lors de la « mise & nuance » et des traitements thermiques subis par les alliages lors de leur élaboration, l’acier aura des résistances mécaniques variables. Il existe plus de3 000 nuances d’acier. Vacier est généralement obtenu par une opération en deux (02) phases = Phase 1: I'introduction et la combustion de minerai de fer, e coke et de castine dans un haut-fourneau permet l’obtention de la fonte (matériau a plus de 1,7% de carbone) ; = Phase 2 : il est procédé a la conversion de la fonte liquide en acier, & une température de 1500°C environ. L'acier est produit par deux procédés : ~ les hauts fourneaux associés aux convertisseurs a oxygene ; ~ les fours électriques. Ces procédés consistent en la production d'aciers bruts auxquels sont ajoutés les éléments d'alliage requis pour satisfaire a la spécification finale. Avant d'étre coulé, l'acier peut étre affiné par des procédés divers de facon & satisfaire aux spécifications, tout en ayant une attention particuliére pour son niveau de désoxydation, sa teneur en inclusions, ses teneurs en phosphore, en soufre, en azote et en hydrogane. Les teneurs en carbone, en manganése et en éléments de micro-alliage Cours de CM/D. AYITE 3 tels que le niobium, le vanadium et le titane sont également ajustées lors de cette étape de fabrication. Cette étape de fabrication est généralement connue sous le nom de métallurgie secondaire ou métallurgie en poche. Durant la dernire étape de fabrication l'acier peut étre coulé en demi-produits brames, blooms ou billettes, a l'aide d'une machine de coulée continue ou en lingots, selon le produit final @ obtenir. Les produits plats et profilés légers sont normalement produits 8 partir de demi-produits issus de la coulée continue alors que les gros profilés et téles trés lourdes sont produits a partir de lingots. Il existe différentes méthodes de transformation de l'acier en produits finis : le forgeage 8 chaud, le laminage 8 chaud et a froid, le laminage de tubes sans soudure, la fabrication de tubes soudés. Le procédé de laminage a chaud couvre 90 % de la production. Il consiste 4 écraser entre deux cylindres les demi-produits : lingots, blooms ou billettes réchauffés préalablement a environ 1200°C & 1300°C (figure 8). La piéce d'acier peut étre passée de maniére répétitive d'avant en arrigre entre les mémes cylindres, I'écartement de ces cylindres étant réduit progressivement. Cette opération est effectuée & chaud car la limite d’élasticité de l'acier décroit lorsque la température croit. De grandes déformations peuvent étre ainsi faites avec des efforts modestes. Les produits laminés finis destinés au secteur de construction comprennent quatre grands groupes : les téles, les profilés, les ronds et les feuillards 1.2 LES PRODUITS SIDERURGIQUES Vacier est utilisé dans différents domaines (construction, ...). La composition notamment le taux de carbone de l’acier dépend de I'usage qui en serait fait (Tableau 1.1) Tableau 1.1 : Classification des aciers selon leur teneur en carbone. Matériaux Tenour en carbone Usiisation aces dow 095% bond laminé 5, rain jaminage J laminage _// Somme’ $ 51501100) tm | :001e00 zon | J teroe 2000 | Figure 1.6 : Exemple de larges-plats et tle [Link] LES LARGES-PLATS Les larges-plats sont des feuilles d'acier laminées a chaud sur les quatre faces. Etant donné le laminage dans le sens de la longueur, ces larges-plats ont un sens préférentiel (meilleure résistance en long qu’en travers). Leurs dimensions varient dans les limites suivantes : largeur 160 a 600 mm, épaisseur 5 2 50 mm. [Link] Les Toes Les téles sont laminées 8 chaud seulement sur les grandes faces. Leurs arétes sont brutes de laminage ou coupées & la cisaille ou au chalumeau ; elles sont subdivisées selon les normes en trois catégories : = les t6les fortes, épaisseur t= 5mm, = les téles moyennes, 52t213 mm, = les t6les fines, t< 3 mm. Les téles fines ont un emploi limité en construction métallique en raison de leur souplesse et de leur faible épaisseur (danger de corrosion). [Link] LES TOLES NERVUREES Ce sont des téles minces que l'on nervure par profilage a froid a l'aide d'une machine & galets. Les téles nervurées (figure 1.7) sont issues de bobines galvanisées et souvent prélaquées. Les applications concernent les produits d’enveloppe (bardage), de couverture (bac, support d’étanchéité) et de plancher (bac pour planchercollaborant en construction mixte acier-béton ou a coffrage perdu), ainsi que les panneaux sandwichincorporant des matériaux isolants. Cours de CM/D. AYITE 9 ATTA Hf fh fi Hh fit Figure 1.7 : Téle nervurée [Link] Les PROFILS CREUX Les tubes de construction sont appelés « profils creux » (figure 1.8). Ils sont fabriqués en continu a partir de téles minces ou moyennes repliées dans le sens de leur longueur. Les soudures sont longitudinales pour les profils creux de petits et moyens diametres (jusqu’a 400 mm), hélicoidales pour les diamétres plus importants jusqu’a 1 000 mm environ. Ils sont dans ce cas toujours ronds. Aprés soudage, la surépaisseur est rabotée pour obtenir une surface extérieure lisse. Les profilés creux dits « de forme » sont en général formés a partir de tubes ronds: ils peuvent @tre carrés, rectangulaires, hexagonaux, elliptiques, voire demi- elliptiques. On fabrique aussi par extrusion des tubes sans soudure capables de plus fortes épaisseurs. Les longueurs standards sont de 6 8 15 m. Les profilés tubulaires sont de plus en plus employés en construction métallique et plus particuligrement dans la réalisation de treillis. tls sont plus chers que les profilés usuels mais présentent I'avantage, par rapport au flambage, d'avoir une inertie identique selon les deux axes, De plus ils sont souvent préférés pour des raisons esthétiques. a: tube de section rectangulaire b: tube circulaire c: tube de section carrée d:; tube de section hexagonale. Figure 1.8 : Exemple de Profils creux Cours de CM/D. AYITE 10 [Link] Les PLAQUES On parle de plaques lorsque I’épaisseur dépasse 20 mm. On peut obtenir des plaques jusqu’a 400 mm d’épaisseur et 5200 mm de largeur. Les plaques sont principalement utilisées pour la grosse chaudronnerie ou pour les ouvrages d’art. Leur assemblage par soudure peut étre complexe. Il existe aussi des plaques 4 épaisseur variable pour les ouvrages d'art. [Link] Les PROFILS MINCES Les téles minces galvanisées (d’épaisseur inférieure a 5 mm) peuvent étre profilées a froid pour réaliser des profils minces (Figure 1.9). De sections trés diverses, les profils minces sont utilisés en serrurerie, en menuiserie métallique et en ossatures légéres : panes de charpente, ossatures de murs ou de cloisons, de faux plafond.. Légers et maniables, ils peuvent s'assembler par vis auto taraudeuses. me LIL Figure 1.9 : Profils minces 1.2.4 PRODUITS DERIVES DES PRODUITS SIDERURGIQUES [Link] POUTRELLES RECONSTITUEES SOUDEES « PRS » Les profils reconstitués soudés sont obtenus a partir de produits plats, assemblés sur un équipement de sondage entiérement automatique. Les fabrications de type artisanal sont a proscrire a priori. Pour les poutres de grande portée et faiblement chargées, l'emploi de poutrelles du commerce est peu économique (hauteur/poids : faible). On peut alors reconstituer un profil en | de grande hauteur en PRS a partir de deux semelles et d’une ame en téle. En utilisant différente largeurs, épaisseurs et mémes nuances, on peut créer des poutres tres bien adaptées aux charges qu’elles supportent, Cours de CM/D. AYITE 1 [Link] POUTRELLES AIOUREES Les poutrelles alvéolaires (figure 1.10), que l'on appelle aussi poutrelles ajourées, expansées ou nids d’abeille, sont obtenues a partir de poutrelles laminées a chaud, par découpage de l’dme selon une ligne polygonale, et reconstitution par soudage des deux éléments dent & dent (évidemment hexagonaux), ou aprés ajout de plats (« plaquettes ») intercalaires (évidemment octogonaux). Ces poutrelles sont intéressantes pour obtenir des poutres en travées simples sur appuis simples, supportant des charges réparties (pas de poteaux intermédiaires, pas de charges roulantes) lorsque la portée est assez grande et la charge relativement faible (Cest-a-dire lorsque la condition de fléche améne a surdimensionner beaucoup une poutrelle a ame pleine). POUTRELLE D'ORIGINE COUPEAA COUPEBB MEMBRURE h y q z1 x 1 x a ly y # Ma a 5 hy 3) AD opp gn 4 ! Tm) 4 1\_/iul } i ams_|! ne a 5 a M awa |! tan a af A EVIDEMENTS HEXAGONAUX EVIDEMENTS OCTOGONAUX Figure 1.10 : Exemple de poutrelles ajourées [Link] SYSTEMES RETICULES (RESEAU DE BARRES) Par exemple, poutres et poteaux a treillis, mats, pylénes, etc. C’est la fagon la plus « légare » d’éloigner la matiare de l’'axe neutre d’un élément porteur. Cours de CM/D. AYITE 2 1.3. CARACTERISTIQUES DES ACIERS Les divers aciers de construction sont réglementés par la norme européenne EN 10025. Cette norme définit des nuances d’acier, qui correspondent a leurs caractéristiques mécaniques. Elle définit également, pour une nuance donnée, des classes de qualité qui se distinguent entre elles par leur soudabilité notamment. La nuance d'un acier est définie par sa limite d’élasticité fy. Nous nous limitons en constructions a trois nuances principales d’acier (S.235 dans la majorité des cas, $.275 et S.355 plus rarement, par exemple pour les ouvrages d’art), qui correspondent aux exigences du calcul en plasticité. Le tableau 1.2 ci-dessous contient les valeurs caractéristiques de la limite d’élasticité fy et de la contrainte de rupture en traction fu normalement utilisées pour les Vérifications de la sécurité structurale. Tableau 1.2: Caractéristiques mécaniques des principales nuances d’acier de construction. Epaisseur t (en mm) t 200 m), élancement réduit (hauteur/portée), ouvrage provisoire, ponts mobiles. Selon le systéme porteur, on distingue : les ponts 4 poutres les ponts en arc, les ponts & cables porteurs. 1.6.3 Structures porteuses La C.M. est souvent une solution économique pour réaliser des structures telles que pyléne, mat (porteur de cable, d’antenne, d’éolienne...). Selon la liaison au sol, on distingue les dispositifs encastrés (pyléne électrique) ou a haubans (antennes) ; chéteau d’eau ; installations agricoles (silo, rampe d’arrosage ) engins de levage (derrick, chévre, grue, portique...) installations industrielles. Cours de CM/D. AYITE 7 Chapitre 2 LES ACTIONS ET COMBINAISONS D’ACTIONS 2.1 INTRODUCTION Les actions sont des forces et couples (moments) dus aux charges et aux déformations imposées & la construction. Les actions agissant sur une structure sont de trois (03) types : * les actions permanentes G: poids propres, action de la précontrainte, déplacement différentiel des appuis, déformation imposée a la construction ; * les actions variables Q: charges d’exploitation, action du vent, action de la neige, action de la température ; * les actions accidentelles A : explosions, chocs, séismes. 2.2 LES ACTIONS PERMANENTES: Elles sont constituées des poids propres des éléments de la construction, les poids des équipements fixes et autres. Le tableau 2.1 donne les valeurs de quelques charges permanentes : Tableau 2.1 : Charges permanentes N DESIGNATION CHARGE Couvertures en daN/m? 1__ | Zincy compris voligeage et tasseaux 25 2___| Aluminium 8/10 (plaques ondulées) 3 3 | Aluminium 8/10 y compris voligeage et tasseaux a7 4 __ | Acier inox y compris voligeage et tasseaux 25 5 _| Téles ondulées acier galvanisé 6 6 _| Ardoises naturelles y compris lattis, 40 7__ | Ardoises amiante — ciment y compris lattis 30 8 __| Plaques ondulées amiante ~ ciment 17 9 _| Bardeaux d’asphalte bitume 9 10 _ | Plaques polyester ondulées 3 Sous toitures en daN/m? 11 __| Contre — plaque par cm d’épaisseur 5 12 _| Panneaux de particules par cm 6 13 | Panneaux de lin par cm 4 14__| Panneaux de paille compressée par cm 3 15 _ | Plaques d’amiante — ciment, épaisseur 0,6 cm i 16 | Plaques de platre par cm d’épaisseur 9 Cours de CM/D. AYITE 18 Tableau 2.1 (suite) : Charges permanentes Supports de couvertures en daN/m? 17__|Liteauxen sapin 3 18 | Voligeage en sapin 10 19 [Support céramique 45 Terrasses en daN/m? 20 | Asphalte coulé 0,5 cm — 1,5 cm en asphalte coulé et sablé 50 21 _ | Etanchéité multicouche 2. cm 2 22 | Carreaux d’asphalte 2 cm scellés au bitume 65 23 _ | Gravillons par cm d’épaisseur 20 24 _ | Sable par cm d’épaisseur 18 25 _ | Chape béton par cm d’épaisseur 23 26 _ | Dalle flottante en béton armé par cm d’épaisseur 25 27__| Carreaux de béton sur 2cm de sable 100) Charpente en daN/m? horizontaux 28 _ | Charpente bois (fermes, pannes et chevrons) 60 Solivage en madriers 75. 225 a9 _| Espacement 30 cm 40 Espacement 40 cm 30 Espacement 50 cm 24 30__| Etrésillons (planches de 27 mm) 4 31_| Charpente métallique (fermes pannes et chevrons) 40 Plancher métallique en daN/m? 32_ | Plancher métallique 60 Revétements en daN/m® 33__ | Plafond en platre y compris lattis en bois 2 34__ | Enduit en platre par cm d’épaisseur 10 35 __| Parquet sapin de 24 mm 18 36 _| Parquet chéne de 24 mm 2 37 _| Parquet sapin sur lambourdes 26 38__| Parquet chéne sur lambourdes 30 39 __| Parquet mosaique colle 7 40_| Carrelage grés cérame 1 cm 2 41__| Carrelage grés cérame mince 15 42_ | Dalles thermoplastiques 6 43__| Moquette 5 44 | Plaquettes en terre cuite épaisseur 4 cm 80 2.3 LES ACTIONS VARIABLES On distingue trois (03) types d’action variable : les charges d’exploitation ; les charges climatiques ; effet de la température. Cours de CM/D. AYITE 19 2.3.1 LES CHARGES D’EXPLOITATION Q La valeur de Q est fonction de la destination de l’ouvrage. Le tableau 2.2 donne les valeurs de Q. Tableau 2.2 : Valeurs des charges d’exploitation nf Nature des locaux [Charge (daN/m?) BATIMENTS A USAGE D’HABITATION 1 Logements. 150 2 Combles aménageables 150 3__| Combles non aménageables 100 4 Balcons 350 5 Escaliers et halles d’entrée 250 6 Etages de caves 250 7 Terrasses accessibles privées 150 8 Terrasses non accessibles 100 9 _ | Terrasses jardins 100 BATIMENTS SCOLAIRES ET UNIVERSITAIRES iL Salle de classe 250 12 Amphithéatre 350 13 _| Ateliers et laboratoires 250 14 Circulations et escaliers 400 15 _| Bibliothéques 400 16 Salles polyvalentes 400 17 Sanitaires collectifs 250 18 Dortoirs collectifs 250 19 Chambres individuelles 150 20 _ | Dépét, lingeries 350 21_| Cuisines collectives 500 22 Dépét des cuisines 600 23 _| Salle & manger (petite) 250 24 Cantines 350 BATIMENTS DE BUREAUX 25 Bureaux 250 26 _| Bureaux paysages 350 27 Circulations et escaliers 250 28 Halls de réception 250 29 _| Salles de conférence et de projection S= 50m? 350 30, Cantines 250.4350 3L Salles @ manger 250 32 Zones de dépéts 350 33 _| Salles d’ordinateurs et de reprographie 250 34 [Halls et guichets 400 Cours de CM/D. AYITE 20 Tableau 2.2 (suite) : Valeurs des charges d’exploitation BATIMENTS HOSPITALIERS ET DISPENSAIRES. 35__| Chambres 150 36 _ | Circulations internes 250 37__| Salles d’opérations de platre, d’accouchement, de travail 350 38_| Autres services 250 39__| Salles 400 40 _| Circulations générales 400 41 _| Salles de soins 250 42 _| Salles de réunion- de conférence- de restauration avec $ > 100 m? 400 Salles de réunion- de conférence- de restauration avec S > 50 m? 250 43 _| Sanitaires 150 44 __| Cuisines 500 45 _| Buanderies 350 46__ | Réserves et dépéts 350 2 600 2.3.2 LES CHARGES CLIMATIQUES : EFFET DU VENT Il existe deux charges climatiques : * Action du vent : W © Effet dela neige : S La charge due a la neige ne sera pas étudiée & cause de sa non existence dans notre pays. Ainsi ce paragraphe sera consacré a effet du vent. [Link] GENERALITES Les actions du vent sur les constructions ou éléments de celles-ci, sont dues écoulement entravé de l’air autour et aux abords. Ces actions sont considérées comme actions fixes, variables en fonction du temps. Elles s‘appliquent directement aux éléments ou sur les parois extérieures des constructions fermées, et, du fait de la porosité de celles-ci, elles agissent indirectement sur la face intérieure de ces parois. Elles peuvent également agir directement sur les parements internes des constructions ouvertes. Veffet du vent sur une construction (a savoir la réponse de la structure), dépend de sa taille, de sa forme et de ses propriétés dynamiques. La réponse globale des structures et de leurs éléments, aux actions du vent, peut étre considérée comme la superposition d’une composante non résonnante et de composantes résonnantes provoquées par une excitation proche des fréquences propres. Cours de CM/D. AYITE 21 V’EN1991-1-4 couvre la réponse dynamique due a la turbulence longitudinale (dans la direction du vent) en résonnance avec les vibrations également dans la direction du vent d’un mode fondamental de flexion dont la déformée garde le méme signe en tous points. Dans ce cas, les actions du vent se calculeront sous forme de forces globales (agissant sur l'ensemble de la structure ou d’un élément) et sous forme de pressions et dépressions locales (agissant sur les parois de la construction) partir de la pression dynamique moyenne du vent augmentée de la contribution des fluctuations rapides de pression et en tenant compte du coefficient dynamique du batiment. Cette méthode s'applique aux batiments et ponts de hauteurs et portées maximales de 200 m Pour les structures souples et élancées, tels que les cables, cheminées, mats haubanés, pylénes, certains ponts et batiments de grande hauteur, les effets dynamiques du vent, sous forme d’oscillations de tout ou partie de la construction doivent étre pris en compte & l'aide d'une méthode plus détaillées (réponse aéroélastique) [Link] DEFINITIONS La direction d’ensemble du vent est horizontale. Les surfaces exposées au vent sont dites “Au vent ”. Les surfaces non exposées au vent sont dites “ Sous le Vent” ~~. aN a ™. | [sous event | Figure 2.1 : Face Au vent et Sous le vent [Link] VITESSE DE REFERENCE DU VENT La valeur de base de la vitesse de référence du vent, V,, est la vitesse moyenne du vent observée sur 10 minutes, indépendamment de la direction du vent et de la période de l'année, mesurée a 10m de hauteur, en terrain dégagé a végétation basse (site plat eu peu rugueux de catégorie Il), avec une probabilité annuelle de dépassement de 0,02. Cours de CM/D. AYITE 2 Les actions du vent, calculées sur cette base, seront considérées « caractéristiques ». Il s'agira pratiquement, des circonstances d'une tempéte de période de retour moyenne de 50 ans. Vintervalle de 10 minutes choisi, permet de séparer nettement les variations lentes de la vitesse du vent, a l’échelle de la journée, de ses fluctuations turbulentes, & échelle de la minute, en exprimant la vitesse sous forme de deux composantes : la vitesse moyenne sur une période de 10 minutes et la fluctuation de la vitesse autour de sa valeur moyenne due 4 la turbulence. [Link] PRESSION DYNAMIQUE DE BASE DU VENT : Wo On appelle pression dynamique de base la pression qui s’exerce : 2 une hauteur de 10 m au- dessus du sol pour un site normal ; sans effet de masque ; sur un élément dont la plus grande dimension est de 0,5 m. A partir du théoréme de Bernoulli: v2 Wo = P55 V = Vitesse du vent en m/s; p= masse volumique de air sec (généralement égal 8 1,225 kg/m’) ; Woz pression dynamique de base du vent en daN/m?, Le tableau suivant donne les températures moyennes, les masses volumiques, les différentes Vitesses (Vo en m/s) et pression (Wo en daN/m) de base en fonction des temps de récurrences pour le Togo. Tableau 2.3 : Valeurs des pressions dynamiques de bases pour le Togo soins | $8) 2) 28/5 | S| Fg] ec] Bl 8 météorologiques | 9 S| 2 | 38] % 3 € ¥ 3 z 2| & g 8 5 8 2 Temps 50 Vo 31,4 | 27,4 28,9 26 21 38,1 31,2 27,8 | 30,6 de Wo _| 57,92 | 44,03 | 49,61 | 39,9 26 85,53 | 57,22 | 45,26 | 54,9 récu- 100 Vo 34,5 | 30,3 31,2 28,3 | 22,4 41,9 34,5 30,2 | 33,6 rences Wo _| 69,92 | 53,84 | 57,82 | 47,27 | 29,58 | 103,4 | 69,97 | 53,42 | 66,19 Masse volumiaue | 4.175 | 1,173 | 1,188 | 1,180 | 1,179 | 1,178 | 1176 | 17 | 1.473 Par Amey ; JRSL, 2005, Série E, 7 (1) : 25-32 Cours de CM/D. AYITE 3 [Link] MODIFICATION DE LA PRESSION DYNAMIQUE DE BASE : Wr a- Effet de la hauteur au — dessus du sol (ky ) kyest le coefficient de hauteur donné par : ky =2,5 1418 nS’ WE 60 Wy = pression dynamique agissant 4 la hauteur H du sol Wp = pression dynamique de base a la hauteur 10 m du sol H= hauteur a partir du sol environnant sensiblement horizontale dans un grand périmétre en plaine autour de la construction (H = 0a 500m). Figure 2.2 : Mesure de la hauteur H b- Effet de site (k, ) Ce facteur tient compte de la nature du site d’implantation de la construction. On distingue : Cours de CM/D. AYITE 2 ‘* Site protégé : fond de cuvette bordé de collines ‘* Site normal : plaine ou plateau * Site exposé : voisinage de la mer Le tableau 2.4 donne des exemples de chaque type de site et le tableau 2.5, les valeurs de ks selon les sites Tableau 2.4 : Types de sites et exemples Fond de cuvette bordé de collines sur tout son pourtour Site protégé | ot protégé ainsi pour toutes les directions du vent. Plaine ou plateau de grande étendue pouvant présenter Site normal _| des dénivellations peu importantes, de pente inférieure 8 10 % (vallonnements, ondulations). ‘Au voisinage de la mer : le littoral en général (sur une profondeur d'environ 6 km) ; le sommet des falaises ; les Site exposé _| iles ou presqu'lles étroites. A I'intérieur du pays : les vallées étroites ol! le vent s‘engouffre ; les montagnes isolées ou élevées et certains cols. Tableau 2.5 : Valeurs du coefficient de site en fonction du type de site Zone1 | Zone2 | Zone3 | Zone4 | Zone5 Site protégé | 0,8 8 08 08 * Site normal | 1,0 1,0 1,0 10 10 Site exposé | 1,35 1,30 1,25 120 | 1,20 *La notion de site protégé n’est pas prise en compte dans cette zone c- Effet de masque (Ky, ) Il y a masque lorsqu’une construction est masquée partiellement ou totalement par d’autres constructions ayant une grande probabilité de durée (figure 2.3). km= 0,75. pour les constructions masquées 1 pour les constructions non masquées Cours de CM/D. AYITE 5 Le batiment B est Le batiment B est Seules les facades a abrité en totalité par —_abrité totalement et b des batiments A le batiment A. sur la hauteur h, et B sont abritées sur par le bétiment A Ja fongueur |, et la hauteur h, ("). woe BAY vom 3S altte| fol >? falls als S\ VENT VENT VENT = il Bl yl = YS A, Y Figure 2.3 : Exemples de constructions abritées totalement ou en partie Ye & d- Effet de dimension 5 Sest le coefficient de dimension donné par l’abaque suivant : 075 em HTT Hs30m]_ ogo 1 4602 9 46678010 1820 2040 60 100 200 PLUS GRANDE DIMENSION DE LA SURFACE OFFERTE AU VENT (COEFFICIENT DE REDUCTION DES PRESSIONS DYNAMIQUES, Figure 2.4 : Coefficient de réduction des pressions dynamiques pour les grandes surfaces Cours de CM/D. AYITE %6 e- Valeur de la pression dynamique réduite ( W, ) La pression dynamique réduite est alors : W, = Wolk X Ky Xm X 8) Avec : W, > 0,66 Wy [Link] ACTION RESULTANTES SUR UNE PAROI Vaction résultante sur une paroi sera la combinaison des actions de chacune des. parois. Soit We, la pression dynamique de calcul. We = CW, Avec C=C.4+G C, = Coefficient de pression pour les actions extérieures C, = Coefficient de pression pour les actions intérieures Ainsi : - Wh la pression dynamique normale - We la pression dynamique extréme. a- Valeur du coefficient de pression pour les actions extérieures ( C,) * Cas des parois verticales - Vent normal : Ce. = + 0,8 surlaface "Au vent “ Co = —(1,3 Yo — 0,8) sur la face “Sous le vent” avec plus petite valeur de C, égale a- 0,5 Pour la valeur de yo,voir figure 2.5 suivante : Cours de CM/D. AYITE 7 VENT NORMAL ALA GRANDE FACE Sa VENT NORMAL ALA PETITE FACE Sp ty, 4 Dee Be 1 I ote A 03.02 91.0 H.0 1% Figure 2.5 : Coefficient yo 1- pour un vent normal a la grande face Sa : + Sida 2 0,5 par le quadrant supérieur gauche en fonction de ha et de b/a ; + SiAa < 0,5 par le quadrant inférieur gauche en fonction de Ab 2- pour un vent normal & la petite face Sb + sib 2 1 par le quadrant supérieur droit en fonction de Ab et de a/b ; si Ab <1 par le quadrant inférieur droit en fonction de Aa Cours de CM/D. AYITE 28 * Cas des toitures (parois inclines) - Vent normal aux génératrices Le tableau 2.4 donne les valeurs de C, des parois inclinées. Tableau 2.4 : Valeurs de Ce des parois inclinées dans le cas de vent normal lal Ce ‘Au vent Sous le vent =2 (025+ 1) | -15 (0333-14 0 < lal < 10° " 100, nw 100 Versant plan 3 ( s EI) lal 10° < lal <40° 100 = 05 (00+ a) -18 (oa #4) lal . . ee To0, -18 (040 -#) 0°<|al<10 sles avec min = - 0,80 100 Voite ~2(o50—2l -12 (040-74) 10° < |a| < 40° ° 100, avec max = 0, 27 - Ment paralléle aux génératrices On adopte pour C, la valeur du tableau précédent correspondant @ a = 0 pour les versants plans. On a ainsi pour les faces "Au vent” et les faces “Sous le vent” la méme valeur de C. qui est : b- Valeur du coefficient de pression pour les actions intérieures ( C;) * Constructions fermées Cours de CM/D. AYITE 29 - Surpression : C, = +06 (18-1370) Avec comme plus petite valeurde C, = + 0,3 - Dépression : — 0,6 (1,3 Yo — 0,8) Avec comme plus petite valeur de Ci = — 0,3 * Constructions ouvertes contenant une paroi ouverte *#Partie ouverte ” Au vent “ - Surpression : C= +0,8 - Dépression : = 0,6 ( 13% — 0,8) Avec comme plus petite valeur de ¢; = — 0,8 **Partie ouverte sous le vent + 0,6 (18-1,3 Yo) Avec comme plus petite valeur de C, = + 0,5 Cours de CM/D. AYITE 30 - Dépression : C= (13% — 0,3) Avec comme plus petite valeur de C; = — 0,5 C- Valeur limite de la résultante unitaire Si 0 0,2 De plus, on vérifiera que les élancements limites ci-dessous ne soient pas dépassés : AK = 250 : pour les contreventements et les éléments secondaires (pannes et filigres) AK = 200 : pour les éléments porteurs principaux Cours de CM/D. AYITE axe de | Courbede | —_ oe flambement | flambement Sections en Taninbes a hib>12 yey a ys40mm Bz > somm “nua,p TOWUUBUYs UE 121142,p Uw aTastos WaMTaAL 459 9% ¢ ap aytad aun MOJaq Wa TMUPUTT say Og ‘oanoqeStyqo 489 WoUT]D anburp ap omyESq] ey augur ap ¢ amyJa,no9 vy 9p aavJ-shos Wa MMUTFUTUT stoALFUT OST ap aNU|MOD atte sPod uM,p HaSouT nw Q_TPUL}9,p WoUDJduIo9 un sPuMOYTpe.Y KNEEIDIeMT 59] Mod 9ITastIoD JMOUTDALS 359 TF soyUETOLA sad sap nay 9}duI09 “MUPY WT ([oreoz]> “P47 woy2q ue scene oos is! [orcosi}> “MY “iz) : euantisstod OOs'e-06e PUREE 9 sIpmo 1s : xa) asTTUN stpmo,p add np qotayrog ywapuedap sipmo-eqfennod od ap srotpuyyd soy zeqmorumed wy (saqoueyper subroessut 2 SouNEStS9x UT 9p stop 19) sTUETT np e 9 eee (essemaemuor)| masseda,] 2p uonsuoy 152 ardard spiod a] (uosuasuos 9p 10}2q U9 xnoLeOTY oot -araney aimed seo supqouma,te esta z__| oc BosT | sipmoyanfannog I 00T x0 OF EOE = are: osiDpEy’ snyd39 06 ‘ asntanrod ayrn3) xneany ap asod ep aISsaeNy sjouuoyipainy suniippopy or aquad ayoy mod ampreanoy 9 09 8 oF am oe eee Cae (a ardassturpe: smdde | (an) mopenpordxa.g ana aadoad (oma) [Link] vopernByuo> axeauua| spiod amy.t9An09 ap SMEEBWTL ama T. a (am ue yugmnsos = um U2 59309) f yet ot) - F ALIAW“G/WD 2p sin0> (gtat0y tmp sprod) Nep OOT ep eTlemmoued adrqp aim snos seqonyed ta Ja yearns apomoy ef ap tiaZow ne [eAen ap sme} a] arwssaopUr 1S FoIURA “ag]\pUO ampsasnd ap se> 2] seq yuaump-2aqgy sonbeyd sap snod 999 '(% $0) cL ap [euyuyuE equed aun sajapuo xM :ae}00y sayuajors saquyd sap nue) eaduios “onbuyy uy yereotsqey np embry ape yy moa anbned x steps (amied wojes @ — SuoIsueKnp #2 12) mposd np sammp ¢ sop “(ous ‘tomar : quan) sanbyeum> suonrpaey rrtnosst| ot ett -o% ssp pusdsp smdde anus axose,7 = W GO: mew: T A - , oi " * OER OT st seysagqog (uonaua wo Z) apuo,[Link] HA oor (exo st LL yee quaum>-039y 2] sod sors so ommpto ” Jes WD g g ) [Link]-T » . 0s Gaisedqod ay mod wn ¢ ¢*T Zze9t ez ay 3 STT 290 eRe mod sajupuo spur Byoep).messreds: 2p imposed ap zestigioerea nod saggy ¢| OCEBOLT | OLEL sppy ™ (aa uonenojdse.q| smdde anua] dadosd (w) aBreqping wonemzyguo3) ase anny | sprog aumyraanos ap SMeLign yy amg ALIAW“G/WD 2p sin0> aressaogt 1s enbmmoyd ye anbrmsetp ognoo ne sestied (> 2ytaredstmen enbeyd pays) yregqpe seo af jamyen afemeppa, (nonaid » syromedumenm yo snyd ua sprod) xnso0] se wonPTUEA Be JosMEg erst » (scomrsod) sapetanpd ave sap uonenseng xne sesued smids ana soxezma sap 19 argyaxt xmotrayeur op ad un anbydun mb sayuad SAMYONNS ap smoyeo Sap stIEE JeoTRT 2s ap ese ‘smeqe ee xnersg}eur af smes sed ymn.1yst109 at wo : snoa-Zaraanog “stndde ana axemma,y raunmrayap moe yynstod Je auIULeN XMEUEAEIU Se] Jesajeud enby4—cu MoLaNUISUD Ua ‘e[eIetIgS WOK eC (SD of op semua siued oun sgmazeu xneitgseur sey aod gyyestos zusmeata ise seruefoLA semmpT sop nuey axduroy ‘onbryy wy jovotsqey ap eabmmsey equ ey soa anbgeid 2] step = (aqtad uopas > ¢ squatuszanosex sep ye sen s sop “(q 39 | ‘2) ympoid np sagrmp ¢ sep 1 (ais Wordar © yuan) sanbyeum> suompTIOD sep puedsp smdde enue axenue.T woman wr 1: moa» oor (mmm umn g¢) [Link] (wo of ¥ 0€) apue.p snan toy 7 3 aia way szeso sz (womaue z cs eo'0ap) massieds a» dade : ay sestigperea mod samp € (=) x sqndde aayma 1g) aBrvpang, wonemsynoy| ose ony camproanoa op TRELDIETY omg Chapitre 7 CALCUL DES SECTIONS EN FLEXION 7.1 GENERALITES Les poutres fléchies sont sollicitées par un ou deux moments fléchissants, un effort tranchant et parfois par un effort normal. Deux types de poutres métalliques sont utilisés en CM: les poutres & Ame pleine et les poutres en treillis. Les poutres a ame pleine sont constituées de profilés laminés ou de profilés reconstitués soudés (PRS). Elles peuvent servir comme poutre principale ou poutre secondaire ou panes. 7.2 CALCUL DES POUTRES A AME PLEINE Le dimensionnement d'une poutre fléchie exige plusieurs vérifications qui peuvent @tre regroupées de la facon suivante - Verification de la sécurité structurale : la vérification de la sécurité structurale a pour but de garantir un niveau de sécurité de la structure assurant la protection de vies humaines. Pour un élément fléchi, cela revient a éviter une ruine de I'élément par épuisement de la résistance en section, par voilement ou par déversement. - Vérification de I'aptitude au service : la vérification de I'aptitude au service doit garantir un bon fonctionnement, une bonne durabilité et un bon aspect de l'ouvrage. Les limites de service des structures en acier se rapportent généralement aux déformations, aux vibrations et a la résistance a la corrosion. - Vérification de la stabilité : les éléments fléchis soumis a des charges s doivent étre dimensionnés afin d’éviter tout risque d’instabilité notamment le déversement et le flambement flexion. 7.2.1 CALCUL DES EFFORTS Le calcul des efforts dans les poutres principales se fait en utilisant les régles de Résistance de Matériaux et de Structures. On pourra également se servir de formulaires comme ceux donnés a la fin du chapitre. La descente des charges sur la poutre est analogue a celle d’une poutre en béton armé supportant une dalle nervurée. Cours de CM/D. AYITE 61 Pour le calcul des efforts dans les pannes, ces mémes ragles s’appliquent. Seulement il faut tenir compte de la position des pannes. Les pannes ont pour fonction de supporter la couverture et sont disposées parallélement a la ligne de faitage, dans le plan des versants. Disposées entraxes constants, elles sont jumelées au faitage (panes faitiéres) et peuvent étre renforcées en rives pour reprendre des efforts horizontaux dus au vent (pannes sabliéres). Leur portée correspond a l’entraxe des poutres principales et leur entraxe est déterminé par la portée admissible des bacs de couverture. Figure 7.1 : Exemple de pannes Dans la majorité des cas, les pannes sont constituées de poutrelles laminées IPE, leurs poids moyen ramené au m? de toiture oscillant aux alentours de 5 8 7 daN/m?. Elles peuvent étre également réalisées en profilés minces (téles minces pliées a froid), en section de Z, U ou, en treillis ou en profilés creux Les pannes sont posées sur les fermes et assemblées par boulonnage. Les appuis sont considérés libres et articulés. Pour éviter leur glissement & la pose ou leur basculement, du fait de la pente des versants, elles sont assemblées aux fermes par Vintermédiaire de pices en équerre (échantignoles), selon la figure ci-dessus. Figure 7.2 : Echantignole Les pannes sont des poutres destinées a transmettre les charges et surcharges s‘appliquant sur la couverture a la traverse ou bien a la ferme. Compte tenu de la pente des versants, les pannes sont posées inclinées d’un angle (a) et de ce fait fonctionnent en flexion déviée. Cours de CM/D. AYITE 62 Les pannes sont soumises : - a des charges verticales (poids propre de la panne et du complexe de couverture, charges accrochées éventuelles), dont la résultante, ramenée en charge linéaire, n qui se décompose en une charge f paralléle a |'ame de la panne et a une charge t perpendiculaire ’me, ~ Aune charge oblique W, due au vent, appliquée perpendiculairement au versant, donc paralléle & I'me de la panne. Lors du dimensionnement d'un profil de panne, il convient de calculer deux moments de flexion distincts, selon les deux plans principaux d’inertie du profil Figure 7.3 : Charges sur panne Veffort t pondéré a ’ELU va servir au calcul du moment Mz et I’effort f pondéré & VELU au calcul de My. Le calcul de ces moments se fait en utilisant les régles de RAM- Structures ou les abaques. 7.2.2 PRINCIPE DE DIMENSIONNEMENT Les poutres & ame pleine sont dimensionnées par le calcul pour satisfaire aux conditions suivantes - Vérification de la fleche a I’ELS ; - Vérification de la résistance a l’ELU ; - Vérification du déversement a I’ELU. [Link]. VERIFICATION DE LA FLECHE Dans tous les plans, les poutres ne doivent pas, réglementairement, présenter une flache supérieure & la flache admissible, sous I'application des charges maximales, mais non pondérées, afin d’éviter tout désordre éventuel au niveau de la couverture et de Vétanchéité : Cours de CM/D. AYITE 63 FS faa fest la flache due aux charges (voir abaques a la fin du chapitre ou se référer au cours de Structure pour le calcul des déformations) faa est la fléche admissible qui vaut : L énéral : faa = Toiture en général : faa = 355 Planchers en général: faa = se Planchers supportant des poteau’ faa 400 Poteaux de portiques en général : fa 300 ~ Poteaux de portiques avec pont roulant : faa = => Lest la portée de la poutre (distance entre deux appuis consécutifs) A part de cette équation on détermine l'inertie du profil et on choisit dans les abaques le profilé qui convient. Dans le cas des pannes on fera le calcul dans les deux plans et le profilé & retenir sera le plus grand des profilés fournis par chaque plan. NB : Lors du calcul des pannes, compte tenu de la faible inertie transversale (suivant le plan z) des panes, et dés lors que la pente des versants (a) atteint 8 4 10%, l'effet de la charge t (perpendiculaire a I'ame de la panne) devient préjudiciable et conduit & des sections de pannes importantes, donc onéreuses. En d'autres termes le profilé 8 retenir est celui donné par le plan z. La solution consiste & réduire la portée transversale des panes en les reliant entre elles par des liernes (tirants), situés & mi ~ portée ou au tiers de la portée, ce qui a pour avantage d’augmenter le nombre d’appuis dans le plan z seulement. Ces liernes sont des tirants qui fonctionnent en traction et qui sont soumis a des efforts croissants, au fur et 4 mesure qu’ils se rapprochent du faitage. Les efforts de traction sollicitant les liernes ne peuvent pas étre attachés aux pannes faitiéres, qui périraient transversalement. Ils sont donc transmis aux portiques par des tirants en diagonale (figure 7.4) Cours de CM/D. AYITE 6a Panne faitigres \ ‘Paynes intenmnédiaires ” — \ Panne so. \. Panne sablitre E Femiederive — Echiantignole Ferns intermédisire Figure 7.4 : Dispositions des liernes [Link] VERIFICATION DE LA RESISTANCE La vérification de la résistance dépend du type d’effort qui est appliqué dans la section et de la classe de section du profilé. La classe de section détermine le type de calcul (élastique ou plastique) a réaliser. Les abaques a la fin du cours donnent la classe de section pour les profilés standards. UEurocode 3 donne quatre méthodes de calcul possibles pour la vérification de la résistance ou sécurité structurale (tableau 7.1). Tableau 7.1: Méthode de calcul des sections selon la classe de section Classe de Méthode | Calculdes efforts | Calcul de la résistance section internes ultime des sections 1 PP Plastique Plastique 2 EP. Elastique Plastique 3 EE Elastique Elastique 4 EER Elastique Elastique réduit Ces méthodes se différentient par la faon de calculer soit les efforts intérieurs (3°7* colonne), soit la résistance en section (4*™* colonne). Rappelons ici que ce cours ne traite pas de la méthode de calcul EER. Cours de CM/D. AYITE 72224 ‘SECTION EN FLEXION PURE Une section est en flexion pure lorsqu’elle est soumise uniquement & un moment figchissant. Dans ce cas il convient de vérifier que : M 0,5 Vp, il faut que M < My Ou Mv est le moment résistant réduit du fait de l’effort tranchant, donné pour une section en double Té fléchie suivant |’axe de forte inertie : M, = |W, -3--|— avec M, < Mp pl ly ( ) pt Cours de CM/D. AYITE 67 72224 ‘SECTION EN FLEXION BIAXIALE OU DEVIEE Une section est en flexion biaxiale lorsqu’elle est soumise 4 deux moments fléchissants. Pour un calcul élastique, il faut vérifier : + We Wen Yao ely Pour un calcul plastique, il faut vérifier (mi) (i) = Moy, Mpu) 72225 FLEXION ET EFFORT AXIAL Pour les sections de classe 3, en présence d’un ou de deux moments fléchissants et d'un effort normal, il faut vérifier, Nv M, AY Way + We Ymo Pour les sections de classes1 et 2, en l’absence de I’effort tranchant et lorsqu’on est en présence d’un moment fléchissant et d’un effort normal, il faut vérifier que : M min(0,25Np1 ; 0,50Awyfy/Yyo), il faut distinguer deux (02) cas : 1 cas : flexion autour de I’axe de forte inertie (axe y-y) Cours de CM/D. AYITE 68 28° cas : flexion autour de l’axe de faible inertie (z-z) Myz = Mp: Sin Sa Myz = Motz [2 - 5) sin>a Lorsqu’on est en flexion biaxiale ou déviée (deux moments fléchissants) avec un effort normal), il faut vérifier M,\* _/M,)° ae +( ) <1 Mny, Mz Ou B = SnavecB > 1 [Link].6 FLEXION, EFFORT AXIAL ET EFFORT TRANCHANT En classe 3, pour une section soumise 4 deux moments fléchissants, @ un effort normal et a un effort tranchant, il faut vérifier : (o,)? + (6, xX By + 3(tea)? So ‘Mo Avec En classe 1 et 2, lorsque I’effort tranchant dépasse la moitié de l’effort tranchant résistant plastique, il faut prendre en compte son effet, ainsi que celui de l’effort axial, pour calculer le moment résistant plastique réduit. Si Vs0,5Vpl il faut appliquer les critéres du paragraphe [Link].4 Si V>0,5Vpl la résistance de calcul de la section transversale aux combinaisons de moment et effort axial doit étre calculée en utilisant une limite d’élasticité réduite frea pour ’aire de cisaillement Av, avec : fret = (pf et p = Cours de CM/D. AYITE 69 [Link] VERIFICATION DU DEVERSEMENT La stabilité par rapport au déversement pour une poutre est assurée si le moment fléchissant maximal est inférieur au moment ultime de déversement M

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