La théorie de P.
Gy
Les étapes d’échantillonnage et de prélèvement font partie intégrante des processus
d’acquisition de mesure. Malheureusement, elles ont souvent été négligées jusqu'à présent
dans l’estimation globale de l’incertitude sur la mesure. Heureusement, il y a une théorie
d’échantillonnage, connue comme la théorie d’échantillonnage de Pierre Gy, développée
principalement pour l’industrie minière, et qui aborde la question de l’obtention d’un
échantillon représentatif à partir d’une matière particulaire.
1. Qui es Pierre Gy
Pierre Maurice Gy (né le 25 Juillet 1924) est un chimiste et statisticien. Né à Paris, en
France, à Félix et Clémence, Gy est diplômé en génie chimique de l’ESPCI Paris Tech en 1946.
C’est Un consultant de renommée internationale, la sommité pour l’échantillonnage
de matières morcelées (»10 livres + dizaines d’articles). Il a réalisé une théorie développée
en référence à des problèmes miniers nombreuses applications dans d’autres domaines.
Toute sa vie a été consacrée au développement et surtout à l’application et à la vulgarisation
de ce problème.
2. Théorie de [Link]
Prédire la précision relative d’un échantillon pour représenter la teneur d’un lot donné
en fonction de la taille des fragments, de la masse de l’échantillon et du lot, et de différents
paramètres minéralogique et granulométriques pour représenter un lot donné.
3. Condition essentiel pour l’application de la théorie de Gy
L’échantillon doit être : probabiliste : un échantillon probabiliste est un échantillon ou
chaque fragment a une probabilité non-nulle d’être sélectionné, il est sans biais si chaque
fragment a une chance égale d’être sélectionné.
Les éléments essentiels de la formule de Gy. Les autres éléments apparaissent pour tenir
compte que :
Particules de taille et de masse qui varient
Le lot à échantillonner est de taille fini
Les particules ne sont pas « pures »
4. Formule de GY
S2r : la variance relative
Me : la masse de l’échantillon et donnée en grammes
ML : la masse du lot et habituellement beaucoup plus grand que Me
l : le facteur de libération du minerait d’intérêt ; soit d0 la taille de libération du minerai,
la dimension que l’on devrait atteindre pour permettre que le constituant d’intérêt soit
entièrement libéré de la gangue qui l’entoure
K : : constante dont les unités sont en g/cm 3 est défini par
f : facteur de forme défini comme le rapport du volume d’un fragment sur le volume du
plus petit cube qui contient entièrement le fragment, pour une sphère, f= 0.524 ; pour
une fibre comme l’amiante ou pour un minérale tabulaire le mica, f=0.1à 0.2, on prend
généralement f=0.5 pour la plupart des minerais.
g : facteur de distribution décrivant l’uniformité de la taille des fragments elle est relié au
rapport du retenant 5% (d5%) du poids fragments et du diamètre retenant 95% (d95%)
g = 0.25 si aucune calibration des fragments n'est effectuée.
g = 0.40 si d5% / d95% > 4
g = 0.5 si 4 > d5% / d95% > 2
g = 0.75 si 2 > d5% / d95% > 1
g=1 si d5% / d95% = 1
Pitard (1993) définit le facteur minéralogique (également connu comme étant le facteur
de composition), comme l'hétérogénéité maximale générée par le constituant d'intérêt dans
le lot. Ce maximum est atteint lorsque le constituant d'intérêt soit complètement libéré (à
partir de la matrice ou de gangue).
Le calcul de « mu-delta » (g/cm3) suppose que le constituant d'intérêt est complètement
libéré, ce qui implique que l'échantillon se compose de deux fractions, l'une contenant le
constituant d'intérêt et l'autre ne contenant pas de constituants. Le terme « mu-delta »
combine les effets de la teneur et des masses spécifiques de la gangue et du minéral
d’intérêt elle est définie Comme :
aL : teneur du lot (en fraction), concentration du composant d’intérêt
dA : la masse spécifique en g/cm3 du composant d’intérêt A
d G : : la masse spécifique en g/cm3 du composant d’intérêt G