PNVD Phase 1
PNVD Phase 1
REPUBLIQUE TUNISIENNE
*-*-*-*-*-*-*
Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement
Direction Générale du Développement Durable
Novembre 2019
1
S.A. Au Capital de 220.000 DT – RC : B11068-1997-Tunis – Code TVA : 0649N/A/M/000
23, Rue Emir AbdElKarim– 1082 –Mutuelleville, Tunis, Tunisie
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Sommaire
CHAPITRE I : POUR DES VILLES TUNISIENNES EN CONTINUELLE ADAPTATION AVEC LES
EXIGENCES DU DEVELOPPEMENT DURABLE 6
CHAPITRE II : DU CONCEPT DE VILLE DURABLE : ÉLEMENTS DE DEFINITION 13
1- Les premières définitions de la ville durable 13
2- Définitions récentes : 15
3- Le concept de ville durable dans le cadre de l’agenda 2030 : 16
4- La ville durable dans le contexte tunisien : 18
CHAPITRE III : DU SYSTEME DE NORMALISATION DES ACTIVITES DES VILLES DURABLES20
CHAPITRE IV : METHODOLOGIE DE DIAGNOSTIC DE LA SITUATION DES VILLES
TUNISIENNES EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 24
1- La recherche documentaire : 24
2- La recherche de terrain : 24
3- Méthodologie de l’enquête sur les villes 25
CHAPITRE V : BENCHMARK DES VILLES DURABLES ET POSITIONNEMENT DE LA TUNISIE27
1. La Tunisie pays africain et arabe pionnier en matière de développement durable : 27
2. Benchmark des villes durables dans le monde : 30
3. Positionnement de la Tunisie en termes de villes durables : 32
4. Exemples de certains projets de villes durables à travers le monde 34
CHAPITRE VI : ÉVALUATION DU CADRE JURIDIQUE RELATIF A LA GOUVERNANCE DES
VILLES TUNISIENNES EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 39
1. Planification de l’aménagement du territoire 39
2. Aménagement du territoire et Décentralisation 40
3. Planification territoriale et processus participatif 43
4. Pour une institution « responsable » : Gouvernance des territoires et DD 44
CHAPITRE VII : ÉVALUATION DIAGNOSTIQUE DE LA SITUATION DES VILLES TUNISIENNES
EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 47
1. Planification urbaine et l’organisation spatiale levier de référence pour les stratégies de
développement durable des villes tunisiennes : 47
1.1. Place du développement durable dans la planification urbaine en Tunisie 48
1.2. Les documents du code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme 49
1.3. Les autres documents de planification spatiale : agendas 21 et stratégies de
développement des villes (SDV) 51
1.4. Les documents de planification environnementale 54
2. Cadre bâti et bâtiment durable 60
2.1. Etat des lieux du cadre bâti et des bâtiments durables 62
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En Tunisie, comme dans la plupart des pays du monde, la croissance urbaine rapide et souvent
incontrôlée engendre de nombreux dysfonctionnements dans les villes et une détérioration du cadre
de vie des populations.
Les villes tunisiennes témoignent, aujourd’hui, de plusieurs défaillances dues à des infrastructures
dégradées, à un transport public obsolète, à un habitat insuffisamment contrôlé, au manque de
moyens aussi bien humains que matériels pour faire fonctionner les services de base, à l’insuffisance
de logements décents, à l’augmentation de la pollution. Il s’en découle des conditions de vie de
moins en moins supportables pour les populations, situation qui a pris encore de l’ampleur depuis
l’avènement de la révolution de 2011.
Conscients de la gravité de la situation, les pouvoirs publics ont, déjà, commencé depuis les
années 90 par initier un certain nombre de mesures susceptibles de pallier aux divers problèmes
posés et c’est ainsi que par exemple, en matière d’aménagement territorial, l’article 1er du Code de
l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (CATU) de 1994, dispose que « ce code fixe les règles
à suivre pour l’organisation et l’exploitation optimales de l’espace ... dans le cadre d’une
harmonisation entre développement économique, développement social et équilibres écologiques, en
vue de garantir un développement durable et le droit du citoyen à un environnement sain ».
L’article 2 poursuit, définissant l’Aménagement du Territoire (AT) comme étant : «L’ensemble des
choix, des orientations et procédures fixés à l’échelle nationale ou régionale pour organiser
l’utilisation de l’espace à même d’assurer notamment la cohérence dans l’implantation des grands
projets d’infrastructure, d’équipements publics et des agglomérations».
Dans la Constitution tunisienne de 2014 : « l’État garantit le droit à un environnement sain et
équilibré et contribue à la protection du milieu. Il incombe à l’État de fournir les moyens nécessaires à
l’élimination de la pollution de l’environnement » (article 45).
Des stratégies et initiatives sont prises régulièrement en vue de rendre les villes plus propres,
plus sûres, plus agréables, tant au profit de l’environnement que de celui des femmes et des hommes
qui y vivent ; l’on cite parmi les plus importantes :
L’adoption d’une stratégie nationale de gestion intégrée et durable des déchets
La réalisation de la stratégie Nationale de développement durable
L’élaboration de la Stratégie Nationale sur le Changement Climatique
L’élaboration de la stratégie Nationale de Protection de l’Environnement post- 2020
L’engagement des communes tunisiennes dans des processus d’Agendas 20 locaux
etc ..
D’autres mesures, plus récentes, ont été engagées dont, entre autres :
La valorisation des déchets par la réutilisation, le recyclage et toutes autres actions visant la
récupération des matériaux réutilisables et leur utilisation comme source d'énergie.
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Prenant le pas à la constitution, le Code des Collectivités Locales (CCL), promulgué en 2018, a
consacré plusieurs dispositions pour renforcer les prérogatives des communes et des régions en
matière de protection environnementale. Il définit d’abord la municipalité comme étant « une
collectivité locale ... gérant les affaires locales conformément au principe de libre administration et
œuvre au développement économique, social, culturel, environnemental et urbain de la
circonscription.. » Le Conseil Municipal, qui constitue l’organe délibérant au sein de la municipalité,
doit obligatoirement former des commissions dont, plusieurs, seront chargées de questions à
connotation environnementale telle que la commission « de la propreté, de la santé et de
l’environnement », ou celle des « travaux et aménagement urbains» etc..
Dans les municipalités dotées d’arrondissements municipaux, ces derniers ont pour
attributions, entre autres, de « proposer (aux conseils dont ils relèvent) des programmes annuels
relatifs à la propreté, à la protection de l’environnement et ont la charge du suivi de leur exécution. »
En outre, parmi les nouveautés du Code, celles de doter les communes de plus de compétences
propres qu’elles exercent seules de manière exclusive, de compétences partagées avec les autorités
centrales et de compétences qui leur sont transférées par l’Etat. Les compétences propres des
communes sont liées directement aux services et aux équipements de proximité. L’environnement
occupe une place privilégiée parmi ces compétences.
***
Force est, cependant, de constater que toutes les réalisations des pouvoirs publics, aussi bien au
niveau légal qu’au niveau institutionnel, n’ont pas été suffisantes pour atteindre les objectifs
recherchés. Les citoyens considèrent que la situation environnementale affecte encore de manière
négative leur cadre et qualité de vie et que peu a été fait concrètement pour y remédier. Un constat
sans appel et que l’on trouve fondé quand on observe par exemple, que moins de 10% des déchets
municipaux sont compostés ou recyclés et que l’ensemble du territoire n’est couvert que par une
dizaine de décharges publiques contrôlées.
C’est dire qu’en Tunisie, la problématique des « villes durables » est « au centre d’importants
enjeux au regard du potentiel écologique dont le pays dispose et tant les défis environnementaux
sont considérables : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, recrudescence
des nuisances.. Ces questions s’aggravent encore avec la croissance exponentielle de la population
urbaine. La ville durable n’est pas donc une option mais une nécessité , un projet à mener sans
attendre d’être au pied du mur, compte tenu des diverses inerties »1.
La « ville durable » est un projet global et concret, dont l'objectif est de mettre en œuvre
progressivement et de manière pérenne le développement durable à l'échelle de la ville. Il est
porté par la collectivité et mené en concertation avec tous ses acteurs : élus et personnels,
habitants, associations, entreprises, structures déconcentrées de l'Etat, réseaux de l'éducation et
de la recherche...
Il se traduit par un programme d'actions visant à améliorer la qualité de vie des habitants,
économiser les ressources naturelles et renforcer l'attractivité du territoire.
Il favorise entre autres :
1
TDR de la mission
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Le 11ème objectif de cet agenda vise à réhabiliter et à planifier les villes, ou tout autre
établissement humain, de manière à ce qu’ils puissent offrir un espace où il fait bon vivre, tout en
améliorant l'utilisation des ressources et en réduisant leurs impacts environnementaux.
Cet objectif se décline selon 7 cibles :
1- L’Accès au logement décent : « D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à un logement et des
services de base adéquats et sûrs, à un coût abordable, et assainir les quartiers de taudis ».
La garantie de l’accès à un logement décent et abordable et aux services de base pour tous,
constitue l’un des fondements d’un programme de ville durable.
La question des quartiers informels et des gourbis représente l’un des grands défis de la Tunisie
depuis l’indépendance. Synonymes d’exclusion et d’échec des politiques publiques, les quartiers
informels et les bidonvilles sont une menace pour la stabilité politique et sociale des villes.
Aussi, il s’agit de se mobiliser en faveur de l’habitat des pauvres et de rappeler que les hommes et
les femmes, citoyens et acteurs de la ville ont droit à la dignité et à cadre de vie sain et à l’accès aux
services essentiels notamment l’eau, l’électricité, l’assainissement, les soins de santé et la protection
sociale.
2- Transports sûrs, accessibles et viables : « D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des systèmes
de transport sûrs, accessibles et viables, à un coût abordable, en améliorant la sécurité
routière, notamment en développant les transports publics, une attention particulière devant
être accordée aux besoins des personnes en situation vulnérable, des femmes, des enfants,
des personnes handicapées et des personnes âgées »
Cette cible se réfère à la mise en place d’une politique globale de déplacements qui applique les
composantes du développement durable aux transports dans les villes. Elle repose sur un système de
transport :
qui permet aux individus de satisfaire leurs principaux besoins de mobilité d’une manière
équitable, sécurisée et compatible avec la santé;
dont le coût est raisonnable, qui fonctionne efficacement, qui offre un choix de moyens de
transport et qui appuie une économie dynamique;
qui minimise la consommation d’espace et de ressources, qui s’intègre au milieu et qui réduit
les émissions de gaz à effet de serre ainsi que les déchets.
qui accorde une attention particulière à la mobilité des personnes à besoins spécifiques
3- Urbanisation durable : « D’ici à 2030, renforcer l’urbanisation durable pour tous et les
capacités de planification et de gestion participatives, intégrées et durables des
établissements humains dans tous les pays »
L'évolution de l'« environnement urbain », en particulier dans le contexte de forte augmentation
de la population des villes, doit permettre de répondre aux besoins et aux aspirations des citadins,
souvent très loin d'être satisfaits. Il s'agit de penser et de « faire la ville autrement », de créer un
autre modèle d'aménagement et de développement urbain, mais également, d'inventer d'autres
modes de vie, de façons d'habiter, de se déplacer, de consommer…. Dans cette perspective,
l'urbanisme se doit d'être aujourd'hui un vecteur et un moyen d'appropriation de modes de vie plus
durables..
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Plusieurs défis sont donc à relever. Un nouveau modèle de ville pour l'avenir est à planifier selon
une approche participative pour créer des milieux de vie plus humains qui répondent aux besoins
réels de la population. Il doit dans le même temps être réaliste. Les modes de vie des habitants des
villes doivent profondément évoluer si l'on veut donner un contenu en quelque sorte pratique au
concept de ville durable.
4- Préservation du patrimoine culturel : « Renforcer les efforts de protection et de préservation
du patrimoine culturel et naturel mondial. »
Conserver et réutiliser progressivement l’environnement historique urbain contribue à la qualité
de vie des habitants de nombreuses manières. En plus de renforcer le sentiment d’appartenance, la
cohésion sociale et d’octroyer un environnement agréable, cela atténue l’urbanisation massive, attire
les touristes, les visiteurs et les investissements. Par ailleurs, cela crée des emplois verts, stables et
décents et ce, au niveau local.
Les industries culturelles et créatives sont aussi un facteur essentiel du renouveau urbain
puisqu’elles renforcent l’image d’une ville et contribuent à son développement socio-économique, ce
qui améliore le niveau de vie des habitants. Dès lors, les investissements dans les institutions
culturelles, le patrimoine et les activités, contribuent à une économie créative et sont en mesure de
soutenir un développement urbain durable.
5- Prévention et limitation de l'impact des catastrophes : « D’ici à 2030, réduire
considérablement le nombre de personnes tuées et le nombre de personnes touchées par les
catastrophes, y compris celles d’origine hydrique, et réduire considérablement le montant des
pertes économiques qui sont dues directement à ces catastrophes exprimé en proportion du
produit intérieur brut mondial, l’accent étant mis sur la protection des pauvres et des
personnes en situation vulnérable. »
Les risques liés aux catastrophes dans les villes dépendent en partie de leur exposition à
différents dangers, déterminés par leur environnement naturel et technologique (par exemple des
régions exposées aux inondations ou aux tremblements de terre, à la pollution industrielle, etc).
Néanmoins, les risques liés aux catastrophes ne sont pas uniquement une fonction des dangers
potentiels externes, mais aussi des vulnérabilités inhérentes de tout site.
Si les catastrophes naturelles sont plus difficiles à prévenir ou à contrôler, les vulnérabilités
peuvent plus facilement être prises en compte, en vue de réduire les risques liés aux catastrophes à
tout endroit. Ainsi, elles peuvent être liées à une capacité réduite à anticiper, gérer et répondre aux
impacts d’un danger quelconque. Elles sont déterminées par des facteurs plus ou moins
influençables, telles que la sensibilisation des populations au risque, la mise en place de capacités de
réponse appropriées, les facteurs socio-économiques, etc.
Il est donc primordial d’investir dans la réduction des risques liés aux catastrophes et que ceci soit
suivi selon des indicateurs, l’accent devant également être mis sur la protection des pauvres et des
personnes en situation vulnérable dans une perspective de durabilité afin de diminuer l’impact
potentiel des catastrophes sur ces catégories de citoyens démunies .
6- Réduction de l’impact environnemental sur les villes : « D’ici à 2030, réduire l’impact
environnemental négatif des villes par habitant, y compris en accordant une attention
particulière à la qualité de l’air et à la gestion, notamment municipale, des déchets. »
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Même si les villes suivent des trajectoires de développement différentes (certaines connaissant
un taux d’attractivité important contrairement à d’autres), elles sont toutes consommatrices
d’espace, d’énergie, de matières et de ressources naturelles et concentrent de nombreux problèmes
environnementaux tels que la pollution de l’air, le bruit ambiant, la production croissante de déchets
et d’eaux usées... Ces risques environnementaux ont des conséquences sur la santé humaine, la
qualité de vie des citadins et les performances économiques des agglomérations concernées
(attractivité...).
En outre, Le « métabolisme urbain » lie les villes à d’autres territoires qui les approvisionnent ou
reçoivent leur excréta (pollutions, déchets), si bien que les impacts sur la qualité des milieux et la
santé humaine peuvent se situer très loin des limites administratives des villes conduisant ainsi à des
tensions sur les ressources au-delà de ces limites.
Limiter les impacts environnementaux sur la ville et ses fonctionnements constitue un véritable
défi de durabilité, car d’une part ils concentrent les deux principaux secteurs consommateurs de
ressources (énergie, espace) et émetteurs de GES - les transports et les bâtiments – et, d’autre part,
l’étalement urbain induit de nombreuses externalités négatives ( perturbation des cycles naturels,
disparition progressive des terres agricoles, hausse des dépenses nécessaires à la construction et
l’entretien des réseaux, etc.).
Cette cible de l’objectif vise à réduire l’impact environnemental négatif des villes par habitant, en
accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion des déchets afin d’améliorer la
qualité de vie des populations concernées.
7- Accès à des espaces verts et lieux publics sûrs : « D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, en
particulier des femmes et des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, à
des espaces verts et des espaces publics sûrs. »
La ville possède différentes missions vis-à-vis de la nature urbaine. Elle est un acteur clé de la
conservation de la biodiversité dans son territoire mais doit également veiller à l’accessibilité de ces
espaces à ses concitoyens notamment les femmes et les enfants, les personnes âgées et les
personnes handicapées. Les espaces verts en milieu urbain apportent bien-être et plus-value à la ville
et contribuent à la qualité de vie des citadins de par leurs bénéfices sur l’environnement, la santé et
la cohésion sociale...
Plusieurs villes tunisiennes se sont déjà lancé dans des programmes de développement durable,
conformément aux objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 sur la base d’études dont
certaines sont particulièrement consistantes ayant abouti à des plans d’actions sous forme de projets
sectoriels ou multisectoriels visant l’amélioration des conditions de vie des populations et ce aussi
bien au niveau de l’amélioration des infrastructures que des conditions de vie que de l’habitat que de
l’aménagement des espaces économiques que des équipement sociocollectifs etc…
Cependant, la majorité des villes tunisiennes sont encore au stae de recherche de modèles de
stratégie susceptibles de les hisser à des niveaux de développement durable capables de réponde
aux attentes prioritaires de leur population.
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2
D.J.Morris, Self-reliant cities. Energy and the transformation of urban America, San Francisco, Sierra Club
Books, 1982
3
D. Mitlin, D. Satterthwaite, Les villes et le développement durable, Global Forum 94, Manchester 24-28 juin,
London, International Institut on Environment and Development, 1994
4
Un arrière-pays (ou hinterland) est une zone continentale située en arrière d'une côte ou d'un fleuve, par
opposition au littoral. En géographie, il désigne plus précisément la zone d'influence et d'attraction
économique d'un port, par opposition au foreland.
5
W.E. Rees, M. Wackernagel, 1994. « Ecological footprints and appropriated carrying capacity : measuring the
natural capital requirements of the human economy », in A.M. Jannson, M. Hammer, C. Folke, R. Costanza
(éd.), Investing in natural capital : the ecological economics approach to sustainability, Washington DC, Island
Press, p 363-390. L’empreinte écologique est une mesure estimée de la surface nécessaire à la production des
biens consommés annuellement par un territoire, et à la résorption de ses déchets.
6
G. Haughton, C. Hunter, Sustainable Cities, London and Bristol, Pennsylvania, Jessica Kingsley Publishers,
1994.
7
Enseignant universitaire Français de l'aménagement urbain .
8
Transports urbains, n° 84, juillet-septembre 1994, p 3-4
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« Une ville durable, c’est une ville qui se met en marche vers un développement durable ».
Plus récemment, les travaux d’économistes urbains insistent sur l’ouverture des systèmes urbains,
le dynamisme des échanges économiques spécifique aux villes et, la nécessaire intégration des
différentes dimensions du développement durable dans le cadre urbain.
Pour d’autres auteurs tels Roberto Camagni et Maria Cristina Gibelli (1997), cette intégration peut
être effectuée en combinant les principes d’efficacité allocative de long terme, permettant au
marché d’intégrer les coûts sociaux et les coûts à long terme, d’efficacité distributive, garantissant à
chacun un bien-être minimal et des chances d’évolution, et d’équité environnementale, permettant à
tout citadin de bénéficier d’un environnement préservé.
***
Ces premières définitions montrent clairement l’articulation d’échelles spatio-temporelles
constitutive de la problématique de la ville durable. Les mobilisations des villes confirmeront ce trait
saillant, invalidant à priori la dimension locale : la durabilité locale se définit par la prise en compte
de nouveaux enjeux globaux, climat en tête, qu’il s’agit de coupler avec un développement
territorial.
L’environnement urbain est aujourd’hui un environnement planétaire. Il n’est plus possible de
concevoir les villes comme des îlots pensés et gérés indépendamment de l’évolution globale des
milieux d’habitat et des interactions entre échelles spatiales et temporelles. Les coûts exportés sur la
vie ou la qualité de vie des « autres », dans l’espace et le temps, sont bien au centre du défi d’une
durabilité urbaine.
L’horizon commun d’une planète fragilisée n’impose pourtant pas de voie ou de modèle d’action
prédéfinis. Comme le souligne la Charte d’Aalborg10 : « Chaque ville étant différente, c’est à
chacune qu’il appartient de trouver son propre chemin de parvenir à la durabilité ». Dans les faits,
la diversité des pratiques liées à la durabilité doit, autant à la prise en compte des milieux et rapports
de force, qu’à des flottements sur les contenus à donner à cette ambition.
L’année 1990, année de parution du premier rapport du GIEC sur le changement climatique et du
Livre vert sur l’environnement urbain, est une année charnière, dans un contexte de préparation du
Sommet de Rio, qui voit la mise en place de cadres internationaux pour l’action territoriale. Les
institutions onusiennes, en particulier le Programme des Nations Unies pour l’Environnement
(PNUE), incitent les villes et les réseaux de collectivités locales à s’engager sur la voie du
développement durable. L’idée est de mettre en œuvre des politiques de développement durable au
plus près du terrain. Mais l’initiative la plus déterminante est la création d’ICLEI 11 , missionné par le
PNUE pour sensibiliser les villes au développement durable.
9
CE, Villes durables européennes, Commission européenne. Premier rapport du groupe d’experts sur
l’environnement urbain, Bruxelles, 1994.
10
La Charte d'Aalborg a été adoptée par les participants à la conférence européenne sur les villes Durables qui
s'est tenue dans la ville danoise d'Aalborg en 1994. Elle se présente comme une anti-charte d’Athènes,
prônant une densité et une mixité des fonctions urbaines au service duDéveloppement durable.
11
L'ICLEI (International Council for Local Environmental Initiatives, Conseil international pour les initiatives
écologiques locales) est une association fondée en 1990 sous le parrainage du PNUE, et chargée de mettre en
place et soutenir des projets de DD au niveau des communes à travers la planète. Son but est d'améliorer la
situation écologique globale par l'addition de chaque action locale en faveur de l'environnement.
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On peut donc affirmer que les villes, les associations et les réseaux qui les représentent, appuyés
par les institutions onusiennes et européennes, construisent la problématique de la ville durable en
définissant progressivement ses contenus, en fonction des contextes géographiques.
2- Définitions récentes :
La définition récente, la plus communément admise, est celle de CYRIA EMELIANOFF,
universitaire française, dans sa thèse soutenue en 1999 et intitulée : « La ville durable, un modèle
émergeant » (Porto, Srasbourg, Gdansk) et, l’une des sommités internationales en matière de Villes
Durables. Elle définit la ville durable en trois temps :
1. C’est une ville capable de se maintenir dans le temps, de garder une identité, un sens
collectif, un dynamisme à long terme. Pour se projeter dans l’avenir, la ville a besoin de tout
son passé, d’une distance critique par rapport au présent, de sa mémoire, de son patrimoine,
de sa diversité culturelle intrinsèque et de projets multidimensionnels.
2. La ville durable doit pouvoir offrir une qualité de vie en tous lieux et des différentiels moins
forts entre les cadres de vie. Cette exigence appelle une mixité sociale et fonctionnelle ou, à
défaut, des stratégies pour favoriser l’expression de nouvelles proximités : commerces et
services de proximité, nature et loisirs de proximité, démocratie de proximité, proximités aussi
entre les différentes cultures de la ville, entre les groupes sociaux, entre les générations. Cela
oblige à penser différemment des catégories longtemps étanches, des couples apparemment
irréconciliables, pour ouvrir la voie par exemple aux parcs naturels urbains, à la ruralité en
ville, aux schémas piétonniers d’agglomération, à l’économie solidaire et aux finances
éthiques, ou plus simplement à la démocratie locale et globale à la fois.
3. Une ville durable est, en conséquence, une ville qui se réapproprie un projet politique et
collectif, renvoyant au programme défini par l’Agenda pour le XXI° siècle (Agenda 21) adopté
lors de la Conférence de Rio. Les villes qui entrent en résonance avec ces préoccupations
définissent, à l’échelon local, quelles formes donner à la recherche d’un développement
équitable sur un plan écologique et social, vis-à-vis de leur territoire et de l’ensemble de la
planète, et elles reformulent par là même un sens collectif. Il s’agit à la fois de réduire les
inégalités sociales et les dégradations écologiques, en considérant les impacts du
développement urbain à différentes échelles. La « durabilité » dont l’horizon serait seulement
local n’a pas de sens en termes de développement durable, caractérisé par le souci des
générations présentes et futures, du local et du global. Il s’agit en somme de trouver des
solutions acceptables pour les deux parties, ou encore, de ne pas exporter les coûts du
développement urbain sur d’autres populations, générations, ou sur les écosystèmes.
Le ville durable pourrait être aussi considérée comme étant : « une expression qui désigne une
ville ou une unité urbaine respectant les principes du développement Durable et de l'urbanisme
écologique, qui cherche à prendre en compte simultanément les enjeux sociaux, économiques,
environnementaux et culturels de l'urbanisme pour et avec les habitants, en facilitant les modes de
travail et de transport sobres, en développant l'efficience du point de vue de la consommation
L’ICLEI regroupe aujourd'hui plus de 370 acteurs locaux (villes, communes et associations municipales) répartis
dans 61 pays.
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d’énergies et des ressources naturelles et renouvelables. Ce sont souvent des éco-villes ou éco
quartiers cherchant à diminuer leurs empreintes écologiques en compensant leurs impacts et en
tendant à rembourser leur « dette écologique ».
Leur gouvernance se fait généralement suivant le principe de l’Agenda 21 Local, incluant des
modes de démocratie participative et parfois un objectif d'autarcie énergétique, voire alimentaire. À
plus petite échelle on parle d'écovillage».
***
Si l’on cherche une définition fédératrice des différents aspects soulevés dans ces descriptions de
la ville durable, on peut affirmer que ce concept est « l'expression d'une vision à long terme du
devenir d'un territoire, prenant en compte de façon concomitante deux finalités : les limites
écologiques de la planète et l'accès pour tous aux services essentiels. Autrement dit, vivre avec les
ressources limitées de la planète, et garantir pour tous et, en particulier pour les plus démunis,
l'accès à des biens et services essentiels indispensables à une vie digne et décente (se loger, se
nourrir, se soigner, avoir accès à l'éducation...).
Une démarche vers la ville durable invite, à revisiter les schémas d’urbanisme, de penser et de
faire l'aménagement et le développement de la ville. Les stratégies et pratiques de l'aménagement,
comme de l'urbanisme durables, sont appelées à renouveler l'approche fonctionnelle de la ville. il
s'agit, en effet, d'appréhender de manière articulée et non de manière séparée une pluralité d'enjeux
et de défis qui se concentrent dans les territoires urbains.
Aussi, la ville durable se traduit avant tout à travers un projet de société, autrement dit un projet
politique guidant certes les stratégies d'aménagement et de développement urbain mais aussi
l'ensemble des politiques d'une collectivité locale : éducation, formation, et en particulier l'économie
et l'emploi. Plus largement encore, à travers la ville durable, il s'agit de repenser le « vivre ensemble »
et les modes de vie. Une nouvelle culture est à inventer : de nouvelles manières d'habiter, de se
déplacer, de consommer, etc. qui reposent sur un nouveau système de valeurs ;
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Les ODD ont été ratifiés par 193 pays dont la Tunisie (en 2017). Ils donnent un cadre normatif au
développement durable et une feuille de route pour l’avenir. De plus, face à L'urgence de l'action
climatique et la neutralité carbone recommandée à l'horizon 2050, les pays se retrouvent engagés
avec deux dates clés, à moyen terme, avec l’agenda 2030 et au long terme, à l’horizon 2050.
Depuis les accords de Paris sur le climat, un peu partout dans le monde, les pays ont commencé à
se positionner et à mettre en place leur stratégie de mise en œuvre des objectifs du développement
durable.
Dans ce contexte de mondialisation, de concurrence et de compétitivité, les villes cherchent à
affirmer leur identité, à protéger leurs ressources, à mettre en avant leurs atouts, afin d’atteindre
une croissance durable et d’assurer la qualité de vie recherchée pour ses citoyens.
Motivées par des ambitions de visibilité internationale et d’attractivité vis-à-vis des
investissements internationaux, certaines villes n’ont pas hésité à mettre les moyens budgétaires et
les engagements politiques nécessaires pour la mise en œuvre des ODD.
Ces engagements internationaux initient un changement de paradigme dans la manière dont nous
pensons, construisons et gérons les villes. L’engagement du pays engage également les
gouvernements, les collectivités, les entreprises et les citoyens. Il s'agit désormais d’implanter et de
réaliser les ODD localement.
Parmi les 17 objectifs de l’agenda 2030 et ses 169 cibles, plusieurs se relèvent de l’aménagement
du territoire et de l’espace urbain comme l’ODD 11 (villes et communautés durables) d’autres se
révèlent de la préservation des ressources comme l’ODD 6 (eau propre et assainissement) et des
écosystèmes naturels comme l’ODD 14 (vie aquatique) ou l’ODD 15 (vie terrestre).
Ainsi, plusieurs thématiques traitées dans les ODD touchent directement ou indirectement les
responsabilités communales et se traduisent dans l’aménagement de l’espace territorial et urbain,
dans l’organisation du cadre bâti, la gestion urbaine de proximité, la gestion des ressources, la qualité
environnementale, la vie sociale et la vie des communautés.
L’implémentation des ODD relatifs aux Villes et collectivités locales, passe par deux niveaux :
- Le niveau des politiques sectorielles (PSE) (habitat, industrie, littoral, Energie, transport,
environnement…) qui rentrent dans le cadre des stratégies nationales et régionales.
- Le niveau transversal intégré, défini comme le niveau de croisement de l’ensemble des
stratégies sectorielles au niveau local et qui prend forme essentiellement dans
l’aménagement du territoire et ses connectivités matérielles et immatérielles.
Les villes durables définissent leurs stratégies d’attractivité et de croissance, inventent des
systèmes, des outils et des procédés propres, qui leur permettent des avancées certaines en termes
de croissances, d’environnement et de qualité de vie.
Dans le cadre de la décentralisation, les communes tunisiennes post -révolution, avec l’adoption
du nouveau code des collectivités locales, vont acquérir un nouveau rôle et de nouvelles
responsabilités, seront plus autonomes et les citoyens, plus engagés.
La mise en œuvre des ODD se concrétise, in fine, au niveau local, ce qui fait des collectivités
locales les futurs pionniers de la ville durable. A travers des pratiques judicieuses, les pouvoirs publics
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locaux s’offrent ainsi une opportunité pour redonner à l’environnement ses multiples dimensions
spatiales et sociales.
Les outils de gestion et de planification urbaine et environnementales (SDV,PAU…) seront, dans le
cadre du projet de décentralisation, produits sous la responsabilité des collectivités locales. Ils
synthétisent le niveau transversal intégré du développement durable.
L’on constate d’après cette multitude de définitions de la ville durable, en général, qu’il s’agit
d’un concept difficilement délimitable et que c’est en fonction du degré de développement atteint
par telle ou telle ville à une période donnée de son évolution qu’il prend un sens donné :
Ville Durable = Développement autosuffisant
Ville Durable = Villes dont divers objectifs de l’habitat sont atteints
Ville Durable = Villes compactes qui offrent une qualité et une diversité de vie
Ville Durable = Capable d’offrir une qualité de vie en tout lieu
Ville Durable = Une ville qui se réapproprie un projet politique
Concernant la Tunisie et eu égard à la dynamique institutionnelle, économique et sociale que
connaissent les villes tunisiennes, et principalement avec la parution du Code des Collectivités
Locales, le nouveau Code de l’Urbanisme, … la proposition d’une définition de la ville durable adapté
au contexte tunisien, appelle 2 remarques fondamentales :
1- Parmi les enseignements tirés du benchmark mené sur plusieurs villes à travers le monde, il y a
lieu de souligner que la ville durable est plutôt un projet qu’une réalité palpable, un ensemble
d’expérimentations plus ou moins abouties. Ce n’est pas un prototype universel transposable
dans toutes les villes, les modèles existants étant multiples et diversifiés. Cependant, les
expériences réussies témoignent d’une capacité à se mobiliser, s’engager et s’organiser suivant
des politiques urbaines clairvoyantes.
2-Le diagnostic évaluatif des villes tunisiennes permet de dégager les principales caractéristiques
du contexte urbain dont notamment la prédominance des villes petites ou moyennes, le faible
niveau d’urbanité, la ségrégation socio-spatiale intra-urbaine entre les quartiers, le niveau
d’équipements collectifs généralement insuffisant et un transport collectif déficient.
Il résulte et des conclusions du diagnostic multi secteurs que la vision de la ville durable de la
Tunisie devrait être articulée sur les axes suivants :
- Une ville inclusive qui doit s’engager à atteindre la cohésion sociale et la vraie intégration
de tous ses habitants à travers des mesures sociales et économiques, notamment les
mesures contre la pauvreté, le chômage et l’exclusion sociale. C’est une ville qui renforce
le lien social et améliore la qualité de vie de ses habitants. C’est une ville qui assure à
tous ses habitants des services, des équipements collectifs et un transport en commun
adéquats.
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- Une ville compétitive pour créer plus de postes d’emploi et pour fortifier la base
économique de la ville, ce qui contribue à la réduction de la pauvreté et à l’accès à un
logement décent
- Une ville respectueuse de l’environnement, qui préserve sa biodiversité et qui est
résiliente face aux crises et aux catastrophes naturelles
- Une ville qui préserve et valorise son identité et sa culture. La préservation et la mise
en valeur du patrimoine architectural et naturel est une entreprise culturelle, mais aussi
un facteur de développement urbain.
- Une ville qui adopte une gouvernance efficace qui favorise la participation et la
coordination entre les instances élues et les institutions administratives.
De cet ensemble de constats conceptuels et des multitudes tentatives de mise en œuvre de plans
opérationnels de développement des villes tunisiennes, l’on pourrait retenir que rendre les villes
tunisiennes durables implique:
‘’Créer des opportunités de développement économique et social durables et promouvoir des
plans d’investissement susceptibles de favoriser la création de richesses, d’améliorer les conditions
de vie et de sécurité des populations et de partager avec elles leurs attentes et leurs
préoccupations de manière participative et inclusive.’’
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Couvrant toutes les facettes de la vie urbaine, de l’éducation à l’énergie en passant par les
transports, la santé et l’eau, cette norme sera notamment utile aux gestionnaires municipaux, aux
urbanistes, aux décideurs politiques, aux chercheurs et aux chefs d’entreprises.
Deux autres normes définissant des indicateurs pour les villes intelligentes et résilientes sont
venues compléter ISO 37120, proposant ainsi un ensemble exhaustif de lignes directrices convenues
à l’échelon international qui contribueront à la prospérité des villes, partout dans le monde. Il s’agit
des normes ISO 37122, Développement durable dans les collectivités – Indicateurs de performance
pour les villes intelligentes, publiée 2019, et ISO 37123, Développement durable dans les
collectivités – Indicateurs de performance pour les villes résilientes.
Ces trois normes contribuent aux objectifs du développement durable (ODD)3-4-5-6-8-10-11-13
et 16.
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Elle est destinée à renforcer les capacités managériales des élus locaux et à s’appuyer sur les
initiatives locales. Elle concerne les enjeux environnementaux, sociaux et économiques, incluant
l’amélioration des services de la communauté territoriale et des bienfaits socio-économiques, ainsi
que le soutien d’objectifs clairs pour le développement durable au sein des communautés
territoriales et l’encouragement de systèmes de planification rationnels pour les atteindre. Elle met
l’accent sur les villes en tant que jalons essentiels du développement durable de la société dans son
ensemble. Même si chaque communauté territoriale a ses propres valeurs et ses propres intérêts,
toutes les communautés territoriales peuvent retirer des bénéfices mutuels en partageant des
valeurs et des objectifs communs, sans pour autant exonérer les acteurs individuels de leurs
responsabilités respectives.
La mise en œuvre réussie de la Norme ISO 37101 peut :
Aider à créer un consensus sur le développement durable au sein des communautés
territoriales ;
Améliorer le caractère durable, l’intelligence et la résilience des stratégies, programmes,
projets, plans et services conduits sous la responsabilité directe des communautés
territoriales ou sur le territoire qui les concerne ;
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adressant une demande d’évaluation de performance, quelle que soit sa localisation géographique et
sa taille.
Cette norme définit et établit des méthodologies pour un ensemble d'indicateurs permettant
d'orienter et de mesurer les performances des services urbains et de la qualité de vie.
Les indicateurs détaillés dans l’ISO 37120 sont rapidement devenus le référentiel international
pour les villes durables.
Selon le comité technique de l’ISO, la réussite de la mise en œuvre de l’ISO 37120 permettra de :
- Créer et bâtir le consensus sur le développement durable au sein des collectivités
- Améliorer le caractère durable, l’intelligence et la résilience des stratégies, des
programmes, ou des plans conduits sous la responsabilité des collectivités ou sur le
territoire qui les concerne.
- Améliorer l’environnement local, créer un cadre de vie plus propice au bonheur et plus sain
pour les citoyens, et bâtir une collectivité capable de mieux anticiper et s’adapter aux
catastrophes naturelles, aux crises économiques et au changement climatique.
L’intérêt, pour les villes, de recourir à des indicateurs harmonisés au niveau international tient à la
possibilité de mutualiser les expériences et les bonnes pratiques. Aujourd’hui, à travers le monde
plus de 20 villes telles Bogota, Dubaï, Toronto, Boston, Shanghai, Amsterdam .. se réfèrent la norme
ISO 37120.
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Afin de réaliser une évaluation diagnostique des villes tunisiennes et de les situer par
rapport aux principes du développement durable, nous avons adopté une méthodologie
basée sur la recherche documentaire, le travail de terrain et le benchmarking.
1- La recherche documentaire :
Ce travail s’appuie sur divers types de documents ayant trait à l'étude. Compte tenu du
caractère pluridisciplinaire du thème de la ville durable la recherche documentaire puise
dans diverses sources.
Il s’agit, essentiellement, des types de documents suivants :
- Les documents des organismes internationaux
- Les textes législatifs
- Les rapports des différents départements
- Les travaux universitaires
D’une manière générale la recherche documentaire englobe tout document identifié en
rapport avec l’objet de l’étude.
2- La recherche de terrain :
Un échantillon de 15 communes a été arrêté dans la perspective d’y effectuer des investigations
sur leur situation en matière de développement durable et par référence aux normes en vigueur à
l’échelle internationale.
Pour ce faire, il a été procédé dans un premier temps à l’élaboration d’une matrice de
classification des 350 communes tunisiennes selon 4 critères fondamentaux :
Nombre d’habitants en 2004 et en 2014 ;
Localisation géographique ;
Expérience dans la planification stratégique participative ;
L’application de ces critères a permis de retenir 6 communes : 2 grandes villes, 2 villes moyennes
et 2 petites communes.
L’introduction d’autres critères de classification :
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Etude relative au Cadre juridique de l’Agenda 21 L – SAMEF 2014
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A l’échelle Internationale :Le système de Benchmark international des villes durables créé
par la société néerlandaise d'ingénierie Arcadis « Index des villes durables » en 2015, semble
le plus proche de la problématique des villes durables.Ce système attribue une note à 50
métropoles dans les trois domaines du DD (économique, social, environnemental) servant à
créer un Index des villes durables.
Le magazine le Moniteur (hebdomadaire de référence dans la construction et du cadre de vie
en France), précise que les villes en tête du classement de cet index sont les « reines » du
développement durable à la manière dont l'entendent les Nations unies, à savoir : « Un
développement qui permet d'offrir, dès aujourd'hui, un niveau de vie convenable à chacun
d'entre nous, sans compromettre la possibilité pour les générations futures de subvenir à
leurs besoins.» . Selon le rapport Arcadis 2018,La ville de Francfortest classée en tête de liste
bien qu’elle ne le soit pas systématiquement sur les trois thèmes économiques, social et
environnemental. Elle a réussi à réduire ses émissions de CO2 de 15% depuis 1990 tout en
augmentant sa puissance économique de 50% sur la même période. Ses dirigeants prévoient
de fonctionner à l'énergie renouvelable à 100% en 2050, de manière à réduire sa production
de gaz à effet de serre de 95%.
D’autres outilsspécifiques de benchmark des quartiers et opération urbaine dont villes
nouvelles peuvent s’avérer aussi utiles dans l’étude des villes durableset qui sont adaptés à
l’international :
o HQE™ aménagement des territoires durables, réalisé par Certivé et Cerway.
o «LEED for NeighbourhoodDevelopment (LEED-ND) », réalisé US Green Building Cuncil.
o « Green Cities Programme », réalisé par l’OCDE en 2013 .
o « Eco2 Cities Initiative », développé par la Banque Mondiale .
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Conclusion
Il n'existe aucune ville utopique, les dirigeants des métropoles ont tous la lourde tâche de
maintenir l'équilibre entre les trois piliers de la durabilité (Arcadis 2015). Cependant, parmi les
enseignements tirés du benchmark, il y a lieu de souligner que la ville durable n’est pas un prototype
à transplanter, les modèles existants sont multiples et diversifiés, enrichies certes par des actions
exemplaires dans des contextes donnés et des synergies locales multi acteurs. Les expériences
réussies témoignent d’une capacité à se mobiliser, s’engager et s’organiser suivant des politiques
urbaines environnementales et sociales clairvoyantes animées par un mouvement de
conscientisation collectif.
Le « SDGC / 2 e édition du rapport Index SDG Afrique et Dashboards »13publié le 17 Juillet 2019,
par le Réseau Solutions de développement durable (SDSN) et objectifs de développement durable
pour l'Afrique, fournit une évaluation sur la façon dont les gouvernements africains mettent en
œuvre des stratégies pour la réalisation des objectifs de développement durable (SDG).Le rapport
met également l’accent sur les efforts que les gouvernements africains prennent pour intégrer les
objectifs de développement durable dans leurs stratégies nationales entreprennent les engagements
publics, et la coordination entre les branches du gouvernement.
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Sustainable Development Goals, ouSDGs) est couramment utilisé pour désigner les dix-sept objectifs établis par les États
membres des Nations unies et qui sont rassemblés dans l'Agenda 2030.
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Le rapport « Africa SDG Report 2019 » classe 52 pays africains sur la base de 97 indicateurs pour
l'ensemble des 17 objectifs. Le score Index SDG signifie la position d'un pays entre le pire (0) et le
meilleur (100) résultat possible. L’Ile Maurice arrive en tête du classement de cette année ; La Tunisie
en 1ère position est suivie par l’Algérie, le Maroc.
Cependant, le Benchmark par cible semble aussi pertinent pour mettre en valeur les lacunes
spécifiques du développement durable. Dans le cas de la Tunisie, au niveau de l’ODD 11, villes et
communautés durables, des challenges majeurs sont encore attendus.
Conclusion
Le benchmark est un concept à plusieurs variables et n’a pas de valeur absolue. En effet, la Tunisie
a été classée deuxième en Afrique selon le benchmark des SDG cependant elle est classée 22 -ème
par l’index Africain d’intégration régionale de la BAD et 9 ème selon l’index de bonne gouvernance.
Ces deux exemples montrent l’importance des variables (objectifs) dans la valeur du benchmark.
Cette notion reste relative à deux niveaux : le niveau des échantillons comparés et le niveau des
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impliquant tous les acteurs concernés (grand public, entreprises, établissements commerciaux,
organisations, associations et administrations). Cependant, le conseil municipal souhaite maintenant
faire un autre pas en avant, en incluant la stratégie zéro déchet et l'économie circulaire dans ses
politiques environnementales.
La stratégie de prévention des déchets et zéro déchet repose sur:
La réduction des déchets (prévention)
La réutilisation des déchets (leur donnant une seconde vie par échange ou réparation)
Améliorer la collecte sélective, notamment en matière organique
La coresponsabilité citoyenne, pour que le grand public s’implique dans la gestion optimale
des déchets
o La stratégie Énergétique
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Porto voudrait devenir une ville réactive qui élabore des politiques et des services publics
répondant aux besoins en constante évolution de ses citoyens. La ville a pour objectif principal de
réduire les émissions de CO 2 de 45% par rapport aux niveaux de 2004 d’ici à 2020 et prévoit
d’utiliser les solutions intelligentes pour améliorer la qualité de la vie tout en réduisant les émissions
dans la ville.
La Ville de Portland fait 600 000 habitants et de 2 200 000 habitants dans l’agglomération. Elle fait
376 km²et a un indice de développement de 0.93 et un taux de croissance de 3.9% ; les secteurs
d’activités dominants sont les Nouvelles Technologies de l’information et de la communication
(NTIC).
Sur le volet de la lutte contre le changement climatique, le cœur économique et démographique
de l’Oregon adopte, en 1993, la première stratégie locale de réduction des émissions de carbone des
EtatsUnis (Global Warming Reduction Strategy).
Portland est un modèle pour la gestion des eaux pluviales et plus généralement de
l’environnement. L’ampleur de certaines actions avant-gardistes en matière de développement
durable est impressionnante, comme en témoigne le rythme des visites de délégations qui viennent
s’en inspirer (l’association First Stop Portland reçoit 45 délégations par an).
La ville de portland connait une fabrique urbaine unique en son genre avec un étalement urbain
planifié pour préserver les terres agricoles.
Le premier plan d’urbanisme a été adopté en 1972 à Portland (Downtown Plan) et révisé
périodiquement jusqu’à la version adoptée en 2012 (Portland Plan). Ce plan vise le renforcement du
sentiment d’appartenance à une communauté. Huit grands enjeux ont été discutés parmi les élus, les
citoyens, les entreprises et les professionnels (santé, environnement, transports, économie,
logement, espaces publics, engagement citoyen, arts et culture)
Ce plan est développé et mis en œuvre par un Bureau of Planning and Sustainability, l’acteur
central de la politique de développement durable à l’échelle de la ville. Sa mission est de traiter la
réduction de l’usage des ressources naturelles, le réchauffement climatique, l’amélioration de
l’efficacité environnementale et la lutte contre les pratiques et comportements jugés nuisibles à
l’environnement. Cette mission est liée à la recherche, à la promotion et à l’intégration de la qualité
environnementale, sociale et économique.
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Pour la mise en œuvre concrète de cette mission, le Bureau of Planning and Sustainability
dispose de plusieurs divisions ayant chacune leurs responsabilités :
o Une Green Team, composée d’employés municipaux travaillant à la réduction des déchets, à
la conservation des ressources (eau et énergie), à la sensibilisation à des pratiques de
consommation plus durables et à l’utilisation de modes de transport alternatifs ;
o La Green Building Division qui encourage le design et la construction d’édifices consommant
moins d’espace et de ressources naturelles, notamment en favorisant les développements
urbains de plus fortes densités ;
o L’Energy Division, cherchant à agir sur les modes de vie des citoyens, notamment par la
promotion de l’économie de l’énergie, et à faire face à une demande sans cesse croissante ;
o La Solid Waste & Recycling Division qui gère des programmes visant la réduction des
déchets, la récupération et le recyclage ;
o La Sustainable Technologies & Practices Division, qui promeut le plan d’action local sur le
réchauffement global, participe à travers des partenariats communautaires, au
développement de technologies vertes visant à intégrer les aspects environnementaux dans
les pratiques économiques, et travaille à des projets d’éducation à l’environnement.
En lien avec l’Office of Neighborhood Involvment et les structures associatives locales, le Bureau
of Planning and Sustainability est également amené à orchestrer une démarche de concertation avec
la population54. Outre le Bureau of Planning and Sustainability, la ville de Portland peut également
s’appuyer sur la Sustainable Development Commission, composée de 17 citoyens, dont le rôle est
d’émettre un avis au City Council et au Multnomah County Board of Commissionners concernant le
respect et la promotion de principes du développement durable dans les différents projets urbains
Plusieurs facteurs sociologiques expliquent pour partie la manière dont les acteurs locaux soit en
tant qu’individu, soit en tant qu’organisation se sont appropriés et partagent aujourd’hui les valeurs
de ce mouvement pionnier en fav
Cependant l’aménagement urbain implique aussi des fractures spatiales et sociales, mais aussi les
marques de nuisances environnementales (de l’ère industrielle) indélébiles
Conclusion
Le catalogue des actions semble moins important au final que la stratégie qui permet leur
émergence depuis L’identification des soucis des citoyens et des problèmes majeures jusqu’à la
définition des solutions et la priorisation des actions. Cette approche doit être inclusive, partagée
(gouvernements, société civile, université, citoyens, sociétés et entreprises…) et concertée et ce à
tous les niveaux de l’élaboration depuis le diagnostic jusqu'à la définition des propositions d’actions,
leur mise en œuvre et le suivi de leur de réalisation.
Ainsi, l’on peut soutenir que les actions des villes en matière de développement durable
correspondent à des besoins convenus et arrêtés par les instances des villes concernées dans le
cadre de leurs plans spécifiques de développement et selon des priorités déterminées.
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D’ailleurs, plusieurs villes (La Marsa, Bizerte, Maâmoura, Tozeur…) ont-elles aussi entrepris des
actions isolées dans des domaines tels que l’économie d’énergie, la gestion des déchets,… et
certaines ont même réalisé des études pour l’élaboration de stratégies de développement durable,
mais l’on ne dispose pas encore des résultats de l’évaluation de ces expériences pour pouvoir se
prononcer sur leurs impacts environnementaux, économiques et sociaux.
En définitive, il est important de signaler les grands projets nationaux lancés par l’État avec
l’implication des villes concernées tels que le projet d’assainissement et de protection du Lac de
Bizerte, le projet de dépollution du site industriel de la SNCPA à Kasserine, le projet de réhabilitation
environnementale et de valorisation des côtes Nord de la ville de Sfax, le projet d’assainissement et
d’aménagement de la Sebkha de Ben Ghayadha à Mahdia…et qui s’inscrivent bien dans cet élan
national en matière de gestion de l’environnement et du développement durable.
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Cette planification prend donc, pour point de départ l’aménagement du territoire qui
vise, «la recherche (…) d’une meilleure répartition des hommes en fonction des ressources
naturelles et des activités».14
Dans son article intitulé «Urbanisme, aménagement du territoire, la conciliation est-elle
possible ?» 15 , Mme Bouraoui écrivait en 1998, suite à la promulgation du Code de
l’aménagement du territoire et de l’Urbanisme (CATU) que : «l’interdépendance entre
environnement et urbanisme est très présente dans le (nouveau) code de l’urbanisme». En
effet, à partir de 1994, la réglementation de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire
est passée d’une vision purement urbaine à une politique d’écologie urbaine intégrant dans
les textes les exigences du Développement Durable (DD). Le CATU a ainsi pris en compte et
consacré expressément le DD dans sa triple dimension : économique, sociale et
environnementale (Art 1).
L’article 2 du CATU définit, quant à lui, l’Aménagement du Territoire (AT) comme étant :
«L’ensemble des choix, des orientations et procédures fixés à l’échelle nationale ou régionale
pour organiser l’utilisation de l’espace… »
Cette définition légale met l’accent sur le caractère global et synthétique de la notion
d’AT, notamment par rapport à celle d’urbanisme.
Au plan institutionnel, l’Article 4 du décret 93-303 du 1er février 1993 fixant les
attributions du Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire (MEAT)
stipule que «Le Ministère est chargé d’œuvrer, en collaboration avec les départements
14
Définition d’Eugène Petit homme politique français (1907 - 1989). Il participa à de nombreux
gouvernements de la IVe République et fut l'initiateur du projet urbanistique de Firminy-vert
15
RTD 1998, p 62.
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juillet 2006 modifiant et complétant la loi organique des communes promulguée par la loi
75- 33 du 14 mai 1975 et enfin, la loi organique n° 2018-29 du 9 Mai 2018 portant code des
collectivités locales.
En remontant dans l'histoire de la Tunisie, il faut dire que l'exercice du pouvoir a été de
tout temps centralisé et la participation des collectivités locales à toute action
d'aménagement du territoire n'était pas évidente.
La décentralisation constituait alors un projet ambitieux et dont la mise en application n’a
pas été aisée. La gestion du développement devenait de plus en plus complexe et il existait
une prise de conscience au sein des pouvoirs publics de la nécessité d'adopter une politique
de décentralisation afin d'accélérer le développement économique et social.
Ainsi, dans le nouveau Code de l'urbanisme, plusieurs exemples montrent cette volonté
en faveur de la décentralisation au niveau des procédures d'élaboration et d'approbation
des documents de planification urbanistique.
Si l’on prend, par exemple, le cas des Schémas directeurs d'aménagement (SDA),
document ayant pour vocation de «fixer les orientations fondamentales de l'aménagement
des zones territoriales concernées..» ( Article 5 du CATU); nous constatons que ces SDA,
hormis ceux des zones sensibles et des grandes agglomérations ( dont la liste est fixée par
décret (Art 7 du CATU) et qui sont élaborés par le Ministère chargé de l’Aménagement du
territoire), peuvent être élaborés directement par la collectivité publique locale concernée
et approuvés par simple arrêté du Ministre chargé de l'Aménagement du Territoire, après
avis des Ministres chargés de l'urbanisme et du plan et du Développement régional (8 du
CATU).
Concernant les Plans d'aménagement urbain (PAU), et qui ont pour vocation de « fixer
les règles et servitudes d'utilisation des sols » ( Art 12 du CATU), ils sont prescrits, selon le
CATU, par arrêté du gouverneur territorialement compétent, élaborés par la collectivité
locale concernée et approuvés (selon le texte de 1994) par simple arrêté du gouverneur
territorialement compétent (Art 14 du CATU). Il en est de même pour les Plans
d'aménagement de détail (PAD), qui sont réservés aux seules opérations d'aménagement,
d'équipement, de rénovation ou de réhabilitation à réaliser à l'intérieur des Plans
d'intervention foncière (PIF)( Art 30 du CATU), qui sont également approuvés par simple
décision du gouverneur territorialement compétent ( Art 19 du CATU).
La décentralisation sous la tutelle des gouverneurs territorialement compétents, devrait
ainsi permettre de lever une des causes principales des nombreux dérapages constatés
dans l'aménagement urbain à l’époque à savoir le débordement et le non respect des
documents, en raison, notamment, de la lenteur de leur élaboration et de leur
approbation .
Paradoxalement, les pouvoirs publics tout en affirmant leur volonté de consolider le
processus de décentralisation, avaient pris plusieurs mesures que l'on peut juger en
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contradiction plus ou moins nette avec cette ambition. Nous citerons, à ce propos, à titre
d’exemple:
a- Les dispositions introduites par la loi 2009- 29 dont l’Article 30 Bis qui
soumettaient l’approbation du plan et du programme annexés aux plans
d’aménagement de détail au Ministre chargé de l’urbanisme ; dispositions
devenues d’ailleurs caduques par la loi organique n° 2018-29 du 9 Mai 2018
portant code des collectivités locale qui confère désormais la compétence
d’élaboration et d’approbation des plans d’aménagement urbains aux Collectivités
locales concernées.
b- Les dispositions introduites par le nouveau code des CL qui soumet
l’aménagement des espaces dont l’importance environnementale ou culturelle ou
dont le caractère sensible nécessite une protection spéciale à l’autorité centrale
(Art 117 du Code)
c- Les dispositions introduites par ce même code qui intègre l’élaboration des plans
d’aménagement du territoire de la région parmi les attributions partagées avec
l’autorité centrale (Art 297).
d- La création de l'Agence de la protection et d'aménagement du littoral (APAL), qui
dispose du monopole de la « gestion des espaces littoraux.. (Art 3 de la Loi portant
création de l’APAL). En conséquence, l'aménagement et l'organisation de tout le
littoral de toutes les villes et localités littorales du pays, devraient échapper aux
collectivités publiques locales pour toutes les opérations d'aménagement les
concernant, pour dépendre de la tutelle d'autres structures publiques relevant
d’autres ministères.
De ce fait, l'application des dispositions décentralisatrices prévues par le code de
l'aménagement du territoire (CATU) en matière de prescription, d'élaboration et
d'approbation des documents d'aménagement des villes littorales, est devenue
désuète.
e- La concentration entre les mains du Ministre chargé du Patrimoine culturel de
tous les pouvoirs relatifs aux opérations de réhabilitation, de rénovation ou de
restauration à réaliser sur un monument historique, sur un ensemble situé dans
ses abords, à l'intérieur d'un site culturel ou dans une zone de sauvegarde.
Ainsi, les nouveaux dispositifs de sauvegarde et de mise en valeur institués par le Code du
patrimoine
(Loi 94-35 du 24 Février 1994 relative au code du patrimoine archéologique, historique et
des arts traditionnels) pour encadrer les opérations de réhabilitation /rénovation confèrent
à l’autorité centrale des prérogatives qui devraient relever normalement en application du
processus de décentralisation, de la compétence territoriale de l’autorité locale: «Le plan de
protection et de mise en valeur d’un site culturel est approuvé après avis de la commission
nationale du patrimoine par décret pris sur proposition du Ministre chargé du patrimoine et
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priorités et ses choix. Le territoire est un espace auto-produit dans lequel la collectivité s’y
projette16.
L’approche participative de la planification territoriale procédure, consacrée aussi bien
par le CATU que, tacitement, dans le nouveau Code des CL (Art 119), paraît intéressante
dans la mesure où elle organise une participation des citoyens à la planification spatiale de
leur ville ; mais sa pertinence en tant qu’outil de démocratie (ou de gouvernance) locale
participative demeure limitée 17. En effet, les dispositions relatives à l'enquête publique
prévues par le CATU ou celles prévues par le nouveau code des CL (art 119 : procédés
participatifs arrêtés par les conseils élus) restent très générales et n'affectent pas la
décision finale relative au PAU, car l’administration ne tient que peu compte des
observations ou même des oppositions qui sont faites par les citoyens (quand elles sont
faites, ce qui n’est pas toujours le cas, par ignorance ou manque de motivation). D’ailleurs,
souvent, les citoyens ignorent comment ils doivent s’y prendre et n’évaluent pas toujours
cette procédure à sa juste valeur. Leurs remarques ou oppositions reflètent davantage des
préoccupations strictement personnelles telles la hauteur des constructions, la largeur des
façades ou le retrait par rapport à la route, qu’une conception globale de la planification
territoriale de l’ensemble de la ville.
La pertinence de la participation citoyenne pourrait être améliorée si les associations (de
protection de l'environnement, par ex) étaient amenées à y participer en tant que
«personnes intéressées» (le texte du CATU ne précise pas personne physique ou morale,
mais dit simplement «tout intéressé», contrairement au CCL qui apporte plus de précision en
indiquant : « pour faire participer effectivement les habitants et les organismes de la société
civile ») car elles pourraient apporter une contribution considérable, et d’ailleurs bénévole, à
la planification spatiale des villes, compte tenu du nombre souvent important de
compétences scientifiques et techniques qu’elles regroupent.
16
Grawitz M, 2000.
17
Voir Mustapha Beltaïef : «La gouvernance urbaine : villes et pouvoir», Mélanges Sadok Belaïd, CPU, 2004, p
89.
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L’étude des plans de développement durable des municipalités dans leurs formes
actuelles et à travers leurs programmes d’actions, ainsi que les entretiens et réunions de
travail effectués avec les responsables des municipalités-échantillon, ont laissé apparaitre 4
préoccupations prioritaires qui constituent, à des degrés divers, les principaux axes de
réflexion et de recherche pour l’établissement de plans stratégiques de développement
durable des villes tunisiennes :
1. L’aménagement et l’organisation des espaces qui constituent la base de tout
programme de développement durable des villes ;
2. L’habitat et le cadre bâti : agir sur les bâtiments existants et leur remise à niveau
pour les mettre en conformité avec les exigences et normes de durabilité et les
intégrer dans des plans de développement durable cohérents est considéré comme
un domaine d’organisation des villes prioritaires : constructions anarchiques,
sauvegarde du patrimoine architectural,…
3. Les services aux populations et la dotation des villes en moyens et équipements
facilitateurs d’une certaine qualité de vie : eau, électricité, transport, espaces verts,
espaces culturels et de loisir,…
4. Contribution à la promotion de l’emploi par l’introduction de nouvelles approches de
développement économique durable : économie verte, économie circulaire,
économie fonctionnelle,…
Les résultats de l’analyse diagnostique qui suit et les approches de ‘’montage’’ d’une série
de dispositifs méthodologiques conceptuels et organisationnels devraient constituer la base
de référence pour l’élaboration des programmes opérationnels de développement durable
des villes tunisiennes, chacune à partir, déjà, de l’état d’avancement de ses réalisations en la
matière.
Le caractère multisectoriel de la ville durable nécessite d’analyser les politiques de l’État
ayant trait à la question dans les différents domaines :
Le développement urbain durable est un enjeu nouveau pour les villes. Il est censé
assurer la pérennité de l’équilibre entre le social, l’écologique et l’économique au sein des
espaces urbains. Dans d’agenda 2030, l’Objectif du Développement Durable (ODD 11) vise à
« (ré)aménager les villes et autres lieux d'établissement humain de manière à garantir
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l’égalité des chances pour tous en assurant un accès à des services de base, à l’énergie, au
logement, aux transports et à des espaces publics verts, tout en améliorant l’efficacité de
l’utilisation des ressources et en réduisant les impacts négatifs sur l’environnement ».
La question des villes durables est, en effet, étroitement liée à la planification de
l’espace. Les choix d’aménagement non respectueux de l’environnement et des
considérations sociales, tout comme l’absence de règles d’aménagement et de vision future
entraineraient une dégradation de l’environnement et de la qualité du cadre de vie.
Les documents de planification urbaine sont conçus pour faire face à la multiplication des
problèmes urbains: prolifération des quartiers d’habitat non réglementaires, étalement
démesuré de l’espace urbain, multiplication des atteintes à l’environnement, dégradation du
cadre de vie… .
Ces documents se caractérisent par une grande diversité. Ils concernent des échelles
territoriales différentes (agglomération urbaine, commune, opération d’urbanisme). En
outre, leur valeur juridique est variable. Certains documents sont opposables et ont de ce
fait une portée générale qui s'impose à tous, particuliers, entreprises, administration et
servent de référence obligatoire à l'instruction des diverses demandes d'occupation ou
d'utilisation des sols. D’autres documents constituent, au contraire, des ensembles de
recommandations ou des plans d’actions élaborés dans le cadre d’approches participatives.
En réalité, l’impact des documents d’urbanisme est variable et est souvent en-deça des
objectifs. La mise en œuvre de ces documents se heurte à de nombreux obstacles, pour
diverses raisons.
Il s’agit dans ce qui suit d’évaluer la place du développement durable dans les documents
d’urbanisme et l’impact de ces outils sur le développement urbain ainsi que la situation des
paysages urbains en rapport avec le développement durable.
1.1. Place du développement durable dans la planification urbaine en Tunisie
Dans un contexte marqué par l’émergence du concept de développement durable à
l’échelle mondiale d’une part et l’accentuation des problèmes urbains en Tunisie
d’autre part, les pouvoirs publics ont promulgué, en 1994, un nouveau code de
l’urbanisme et de l’aménagement du territoire (CATU). Par rapport au code de
l’urbanisme de 1979, le CATU intègre la dimension environnementale « pour assurer le
développement durable » et « le droit de chaque citoyen à un environnement sain ».
Le nouveau code a institué divers instruments de planification spatiale (schémas
directeurs d’aménagement (SDA), plans d’aménagement urbain (PAU), plans
d’aménagement de détail (PAD). D’autres instruments ont été élaborés par des
organismes comme l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL). A la
même époque, des documents de planification environnementale ont été institués.
Enfin, la thématique du développement durable se décline, aussi, à l’échelle urbaine par
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vocation par l’effet d’un plan d’aménagement ne peut la perdre que par
décret… » (article 20 du CATU).
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Figure 3.1: Diagramme illustrant la feuille de route pour la protection du climat en Allemagne
Le programme « Advanced net zéro » a été élaboré par l’USGBC pour atteindre un
objectif de bâtiment neutre en carbone à l’horizon 2050. Il s’intéresse à tous le cycle de vie
des bâtiments : construction, exploitation et fin de vie.
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2.2.1. État des lieux de l’habitat en Tunisie face aux objectifs de l’agenda 2030 :
L’agenda 2030 des Nations Unies a fixé des objectifs ambitieux et clairs en
termes d’habitat. L’ODD n°11 est d’une importance particulière. Il vise à rendre «
les villes et les établissements humains ouverts à tous, sûrs, résilients et
durables ». L’Habitat doit permettre les conditions d’une vie décente pour tous. La
Cible 11.1 recommande, d’ici 2030, « d’assurer l’accès de tous à un logement
décent et sain, à des services de base adéquats et sûrs, à un coût abordable, et
assainir les quartiers de taudis ».
La Tunisie a fait des progrès considérables en matière d’habitat avec des
politiques publiques soutenues autour de programmes structurants qui ont permis
de réduire à 8% le seuil des populations vivant dans des quartiers de taudis, des
implantations sauvages ou des logements inadéquats(Source,
https://unictunis.org.tn/files/2017/10/brochure-ODD-TN.pdf).Ce taux est de10.6%
pour l’Egypte, 11.8% pour l’Algérie, 12,09 pour la Jordanie et 13.10% au Maroc
(source world Bank). Par ailleurs, et paradoxalement, la Tunisie se retrouve avec
17.7% de logements vacants ;
Ce décalage est révélateur d’une inadéquation entre l’offre et la demande, ce qui
n’est pas adapté aux objectifs de durabilité.
2.2.2. Les stratégies et politiques nationales de l’habitat :
La production de logements est, aujourd’hui, estimée à 80 000 unités par an
(Chiffre de 2014) pour seulement 58000 nouveaux ménages, soit un rapport de 1.53
logement par ménage additionnel.
Ces nouveaux logements viennent chaque année augmenter le taux de vacance
qui atteint 17.7% en 2015 soit au total environs 560 000 logements vacants sur un
parc total de 3 290 000 logements. Par ailleurs quelques 30 000 logements
informels se créeraient annuellement.
Afin de pouvoir faire l’état des lieux de la durabilité de l’habitat, les logements
seront classés en trois catégories :
L’habitat non réglementaire :Cette catégorie de logements échappe au
cadre réglementaire des zones urbaines. On y retrouve les bidonvilles, les
quartiers informels
L’habitat réglementaire : Il est Issu des permis de construire et régi par les
plans d’aménagement urbain (PAU) et leur règlement. Ceux-ci en
définissent la localisation, les typologies (individuel, collectif, en bande) et
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Bidonville
L’ONU définit les ménages des bidonvilles comme étant ceux souffrant de l’un
des 5 critères suivants :
- Absence de source d’approvisionnement améliorée en eau
- Absence d’installations sanitaires améliorées (
- Absence d’espace de vie suffisant (3personnes par espace de vie)
- Non-durabilité du logement (résistance de la structure)
- Absence de sécurité foncière (propriété du terrain)
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économiquement, et lent dans les procédures qu’il exige (vers une nouvelle stratégie de
l’habitat en Tunisie).
La construction des logements
Les constructions sur terrains viabilisés sont conduites par des privés(auto-construction) à
hauteur de 75%, par des sociétés immobilières privées (PIP)à hauteur de 22% ou par des
sociétés nationales de promotions immobilières (SNIT, SPROLS) ;
La production des PIP connait une évolution progressive vers les catégorie moyenne à
supérieure, accompagnée d’un déclin de celle des opérateurs publics (SNIT, SPROLS). Ces
derniers, avec l’envolée des couts de la construction se sont orientés également vers
l’habitat économique et de standing au détriment du logement social.
La majorité des promoteurs privés se concentrent dans les grandes villes littorales et
produisent plutôt du haut standing (65%) puis l’économique (33%) puis presque pas de
social (2%).
Pour le cas des logements sociaux financés par le FOPROLOS, leur proportion a diminué et
est devenue négligeable passant de 4,4% à 2,0% entre 2009 et 2013 au niveau de la
production totale des PIP.
La viabilisation des terrains
Les terrains viabilisés pour accueillir les logements sont réalisés soit par l’AFH
opérateur public soit par des aménageurs privés à travers les procédures de
lotissement et rarement encore, par des sociétés mixtes issus de partenariat
public-privé. L’AFH ne représente que 5% de la production foncière. La faiblesse
de cette offre décèle une pénurie des terrains constructibles. L’augmentation du
cout du foncier et la raréfaction des terrains publics font que la pénurie en
logement sociaux croie d’une année à une autre.
Dans les deux cas, la vision holistique de l’aménagement à travers les plans
masse ou les lotissements reste souvent absente car les projets sont
déconnectés de l’environnement immédiat et d’une vision à l’échelle de la
commune. Cette conception de la ville en clusters d’habitat donne lieu à des
quartiers déconnectés, à des problèmes de desserte et de mobilité.
Vers un plan d’amélioration de l’habitat inadéquat :
D’après la définition de l’ONU, une unité d’habitation est considérée comme
adéquate si elle répond au moins aux critères suivants :
Sécurité foncière sur le plan juridique : ce qui garantit une protection
juridique contre les déguerpissements forcés, le harcèlement et d’autres
menaces ;
Disponibilité des services, des matériels, des installations et des
infrastructures, au rang desquels l’eau potable, les installations
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Kairouan (1988)
3. Le transport durable :
En Tunisie, l’ensemble du secteur du transport (terrestre, maritime, aérien) est l’un des
piliers du système de développement économique et social. Il représente, en effet près de 7
% du PIB (8.2 % en 2010, 6.6 % en 2014), 11.5 % des investissements, 31% de la
consommation nationale d’énergie et offre plus de 170000 emplois.
Le transport urbain constitue une des principales composantes du secteur et revêt une
importance de premier plan dans le fonctionnement urbain, puisqu’il a un impact sur tous
les aspects de vie dans les villes: l’économie, l’environnement, la santé, les rapports sociaux,
le cadre de vie, etc.
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Dans les villes du monde entier, La qualité du réseau et des services de transport le degré
de satisfaction des besoins habitants en mobilité sont au cœur de la problématique du
développement urbain durable.
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continue de croître de près de 100 000 véhicules supplémentaires par an, soit
une croissance annuelle moyenne de 6,4%. Les voitures particulières (1.272.036)
représentent 60% du parc automobile. Dans l’ensemble, ce parc a une moyenne
d’âge élevée, une situation qui est due aux taux élevés des droits et taxes et à
une offre de véhicules inférieure à la demande (système de licences
d’importation).
Les effets négatifs du recours accru à la voiture particulière ont été mis en
évidences par de nombreuses études. L’expansion démesurée des voitures
particulières remet en cause le bon fonctionnement de la ville, contribue à
accentuer les inégalités socio-spatiales et engendre des surcoûts significatifs. On
estime, en effet, qu’un déplacement en voiture particulière consomme 90 fois
plus d’espaces et d’infrastructures financées par la collectivité qu’un
déplacement en transport public. L’investissement dans ce dernier a un effet
d’entrainement économique positif et peut réduire considérablement les
dépenses de mobilité Enfin, les enjeux environnementaux se traduisent en
termes de nuisances, pollution, bruit, congestion et consommation d’énergie
d’origine fossile.
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République tunisienne GTI05 MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD), Livre blanc relatif au secteur des
transports et de la logistique, 2016
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Le diagnostic effectué sur les 15 villes tunisiennes choisies, a mis à nu les faits de l’état
existant de ces villes et nous a permis de projeter les défis à entreprendre par les autorités
communales afin d’atteindre les objectifs du développement durables pour leur villes.
Les faits relevés sont presque constants et communs à toutes les villes diagnostiquées
dans cette étude qui se caractérisent, globalement par :
- La densification du tissu urbain marque le recul de plus en plus net
d’espace vert.
- Le ratio des espaces vert demeure faible et loin de satisfaire les besoins
de la population. Il est inférieur à 15 m²/Habitant.
- Les espaces verts existants sont délaissés et présentent généralement
un aspect dégradés.
- L’absence de planification selon les principes de l’urbanisme vert.
- Dégradation du paysage naturel historique de la ville.
- Manque d’initiatives de protection du patrimoine culturel.
- Dégradation de la qualité de l’air (pollution atmosphérique engendrée
par le nombre élevé des engins de circulation).
- Pollution urbaine préoccupante.
- Hygiène de vie insuffisante dans certains quartiers anarchiques
défavorisés.
- Usage important de la voiture particulière contre un usage limité du
transport en communs.
- Les souks populaires gênent la fluidité de la circulation.
- Manque d’aires de stationnement et de parking bien aménagés…
Parmi les défis à réaliser pour atteindre les objectifs des villes durables du point de vue
paysager, on pourrait citer :
Une urbanisation équilibrée et maitrisée :
o Un paysage urbain valorisé :
- Accroitre et entretenir les espaces verts.
- Améliorer la propreté dans la ville
- Promouvoir l’image de la ville.
- Aménager les espaces publics pour la cohabitation et l’exercice des
différents modes de déplacement.
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Notre réflexion sur la fonction énergétique en tant que volet essentiel de tout plan de
développement durable des villes tunisiennes s’appuie sur les résultats de l’étude nationale
relative à la stratégie de maitrise de l’énergie 2014-2030, effectuée par le GIZ et l’ANME, et
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qui traite à la fois des besoins du pays en consommation énergétique et des possibilités de
remédier au déficit actuel et futur du pays en énergie.
A cet effet, nous relatons dans, ce qui suit, les principales orientations stratégiques en
matière énergétique en Tunisie arrêtées par l’étude selon une approche largement
consensuelle, impliquant la participation active de la plupart des régions représentées
souvent par les collectivités locales.
L’élaboration de la stratégie nationale de maitrise de l’énergie, devrait, ainsi, constituer
pour les différentes communes la référence essentielle pour l’élaboration de leurs
programmes respectifs énergétiques en tant que fonction dominante de leurs plans de
développement durable.
La comparaison des évolutions des ressources énergétiques de la Tunisie et de sa
demande d'énergie durant les deux dernières décennies, met en évidence la tendance vers
une dépendance énergétique extérieure croissante. A la faveur d’une croissance
économique soutenue, l’augmentation de la consommation d’énergie dans l’ensemble des
secteurs économiques suivie de la stabilisation des ressources en hydrocarbures, a aggravé
le déficit énergétique annoncé dans un premier temps vers le milieu des années 90 et
accentué depuis les années 2000, pour atteindre 543 Ktep en 2005 et plus de 3000 KTep en
2010.
La révolution tunisienne, en 2011, a jeté les jalons d’une Tunisie nouvelle qui a besoin
d’une transformation énergétique pour pouvoir prospérer. Cette transition énergétique
jouera un rôle de premier plan pour répondre aux besoins des citoyens, à savoir
l’amélioration durable de la qualité de vie, la création d’emplois, le développement des
régions les moins favorisées et l’acceptabilité sociale des nouveaux projets d’infrastructure
énergétique.
Les orientations de la stratégie nationale de maitrise de l’énergie 2014-2030 et de
leurs programmes d’actions correspondants :
La stratégie nationale de maitrise de l’énergie à l’horizon 2030 a défini 2
orientations stratégiques globales qui constitueront les principaux axes d’intervention
des différents acteurs impliqués dans ce domaine, qu’ils soient organismes publics,
opérateurs économiques, collectivités locales, partenaires sociaux, société civile,… et
ce durant les 10 prochaines années :
o Orientation stratégique n°1 : Maitrise de la demande d’énergie :
Il s’agit de déployer tous les moyens possibles et de promouvoir les bonnes
pratiques en la matière en vue de rationaliser et de maitriser davantage les
niveaux de consommation en énergie en Tunisie et ce dans le but de réduire
les impacts économiques et environnementaux liés au déficit énergétique du
pays.
Dans ce sens, il a été prévu dans le cadre de cette stratégie de réaliser une
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renouvelables ;
- Soutenir l’investissement citoyen dans le domaine de l’énergie ;
- Instaurer un organe national indépendant chargé de réguler le marché
national de l’énergie ;
- Faciliter les procédures et les formalités pour l’investisseur et le
citoyen par l’instauration d’un guichet unique ;
- Renforcer les capacités du réseau électrique national de manière à
faciliter l’intégration de dispositifs de production d’énergie électrique
renouvelable ;
- Etc…
Le recours des collectivités locales à l’étude stratégique, ci-dessus décrite,
pour l’élaboration de leurs plans de développement énergétique devrait faire
l’objet d’analyses approfondies de leurs besoins énergétiques spécifiques ainsi
que de leurs potentialités en matière d’énergies renouvelables dans le but
d’aboutir à des plans d’actions opérationnels en concordance avec les différents
autres volets de développement durables :
- Volet économique
- Volet social
- Volet qualité et conditions de vie
- Volet écologique
- Etc…
L’éradication de la pauvreté
La lutte contre la faim
L’accès à la santé
L’accès à une éducation de qualité
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L’égalité-genre
L’accès à l'eau salubre et à l'assainissement
L’accès à des emplois décents
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taux de pauvreté les plus élevés de l’ordre de 28% et de 31% respectivement, alors que les
régions les mieux développées telles que le Grand Tunis et le Center-Est qui enregistrent,
respectivement, des taux de pauvreté de l’ordre de 12% et de 5%.
Le seuil de pauvreté ayant été déterminé par l’INS varie de 820DT à 1277DT (prix de base
de l’année 2010) et ce en fonction du type de milieu ; grande ville (1277DT par habitant par
an), ville moyenne (1158DT par habitant par an) ou zone rurale (820 par habitant par an).
Ceci révèle que la pauvreté se décline sous diverses formes en fonction du milieu concerné,
ce qui implique le recours à des actions et des mesures adaptées au cas par cas pour lutter
avec efficacité contre ce fléau qui affecte la durabilité des villes tunisiennes.
Dans le milieu rural, la pauvreté touche les ménages dont le chef ne dispose pas d’un
revenu régulier notamment les ouvriers agricoles ainsi que les ménages ayant une taille
importante alors que dans les villes, la pauvreté touche de nombreux ménages en raison de
la cherté de la vie dans le milieu citadin.
En Tunisie, les chiffres sur le chômage montrent que ce phénomène est encore
omniprésent sur tout le territoire national avec un taux de chômage de 15.4% en 2018 (INS,
2019) ce qui représente 638 mille chômeurs.
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Actuellement, la frange des chercheurs d’emploi est celle des jeunes diplômés qui
n’arrivent pas à trouver de l’emploi dans un marché qui non seulement est saturé mais qui
est demandeur d’autres formation et d’autres qualifications à caractère beaucoup plus
pratique. D’ailleurs, rien qu’en 2018, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement
supérieur frôle encore 30% soit 260 milles chômeurs.
Ceci implique une révision des cartes régionales des formation professionnelle et
académique pour qu’elles puissent s’adapter aux besoins des différents bassins d’emploi en
Tunisie et de revoir les modalités de gouvernance de ces dispositifs régionaux car ceci
nécessite une implication active et collective de l’ensemble des acteurs régions et locaux
dont notamment les collectivités locales.
En outre, des solutions devraient être conçues pour préserver l’égalité-genre et pour
résorber le chômage des femmes qui a atteint en 2018, 22.05% soit presque le double du
taux observé chez les hommes qui a été estimé à 12.5% au cours de la même période. De
même, pour les personnes à besoins spécifiques qui ont le droit légitime de s’insérer dans la
société à travers l’accès à des emplois décents qui renforcent leur autonomie et réduit leur
dépendance à l’autrui.
La diffusion du savoir, notamment pour les jeunes générations, vise à former l’homme
de demain, celui qui devrait assumer pleinement son rôle dans la société et être la force
motrice du développement durable dans son territoire.
Les pouvoirs publics en Tunisie ont parié dès l’aube de l’indépendance sur l’éradication de
l’analphabétisme et à hisser les taux de scolarisation pour tous en Tunisie. A cet effet, l’État
a consenti d’importants investissements en moyens humains, pédagogiques et
infrastructurels qui ont permis à d’enregistrer des résultats assez satisfaisant en matière de
taux de scolarisation (95.9% en 2014), de réduction du taux d’analphabétisme (19.2% en
2014), d’amélioration du taux des diplômés universitaires (12% en 2014).
Cependant, durant cette dernière décennie le système éducatif a connu une détérioration
inquiétante dans le milieu urbain et que dans les milieux communaux et ruraux qui risque de
retarder les villes et communes concernées dans leur transition vers les niveaux de durabilité
espérés :
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La préservation de la santé et de l’environnement figurent parmi les droits de l’homme les plus
fondamentaux. Ainsi, on ne peut soustraire le droit à la santé et à un environnement sain des
priorités en matière de développement durable pour les villes et les régions. Car la conservation
d’une bonne santé pour le citoyen est intimement liée à la qualité de vie que garantie la région à
laquelle il réside et essentiellement la disponibilité de services de soins décents et de qualité.
La Tunisie a enregistré d’importants progrès sur le plan sanitaire qui ont permis de faire évoluer
l’espérance de vie de 42ans en 1960 à près de 75ans en 2016 en l’espace de seulement 6 décennies,
et ce grâce au déploiement d’une offre de soins relativement décente qui couvre l’ensemble du
territoire national
A titre d’exemple, le gouvernorat de Sidi Bouzid est celui qui enregistre le nombre de médecins
par 100 000habitants le plus faible de la Tunisie qui est de l’ordre de 41.7 alors le Grand Tunis qui
occupe la 1ère position à l’échelle nationale compte 352.7 soit 8 fois plus que Sidi Bouzid.
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Cette situation engendre plusieurs difficultés sociales et économiques, car les faiblesses des
dispositifs de santé poussent les populations locales à s’installer ailleurs et affecte sensiblement
l’attractivité régionale de leurs régions d’origine, ce qui nécessite l’engagement d’actions et de
mesures de remise à niveau et de renforcement entreprises à l’échelle locale, c’est-à-dire des villes
afin de leur assurer une transition efficace et réussite vers le statut des villes durables.
Suite à la présentation des experts SAMEF des résultats du diagnostic de la situation des villes
tunisiennes en matière de développement durable, des débats se sont engagés entre les participants
dont nous rapportons, ci-après, les principaux commentaires et observations, et qui constituent un
apport complémentaire au diagnostic effectué :
L’inadéquation des instruments de gestion des affaires publiques locales aux
exigences de développement durable
L’existence de plusieurs difficultés techniques et pratiques empêchant
l’application rigoureuse des documents d’organisation spatiale des villes en
Tunisie
Le foisonnement parfois excessif des textes réglementaires régissant la gestion
des affaires locales notamment en matière de maitrise du cadre foncier et de la
constatation des infractions environnementales et sanitaires
La prédominance des priorités urgentes et à caractère correctives dans les
interventions des organismes publics impliqués dans le développement durable
des villes par rapport aux priorités de long terme et à caractère préventif
L’appropriation souvent insuffisante des finalités du développement durable
ainsi que celles de la bonne gouvernance des affaires locales par les collectivités
locales
La maitrise insuffisante des collectivités locales des instruments de planification
spatiale, de gestion de la mobilité urbaine et de suivi environnemental
L’existence de plusieurs difficultés dans la coordination entre les différents
intervenants publics dans le domaine du développement durable des villes
tunisiennes ainsi que l’assimilation insuffisante des rôles de certains organismes
à caractère stratégique tel que le CITET
Le manque d’information et de sensibilisation sur les dispositifs déjà mis en place
pour le compte des collectivités locales en matière de développement durable
La faible intégration des aspects culturels parmi les axes d’intervention
prioritaires des différents acteurs intervenants dans le domaine des villes
durables
La faible valorisation des rôles et des besoins des personnes à besoins
spécifiques parmi les choix prioritaires de développement des villes et des
communes en Tunisie
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Afin d’évaluer la situation des villes tunisiennes par rapport aux principes du
développement durable, un travail de recherche de terrain a été entrepris. Il s’agit d’une
analyse approfondie sur 15 villes tunisiennes.
Plusieurs des municipalités tunisiennes, surtout les grandes et les moyennes parmi elles,
se sont dotées de stratégies de développement durable souvent assez détaillées qui, avant la
parution du code des collectivités locales ont pris forme de plans de développement
économique et social territorial et où la ville chef lieu (siège du gouvernorat) apparaît
généralement comme la structure de coordination englobant les plans d’actions des
différentes communes qui en relèvent.
Cependant, le nouveau code des collectivités locales qui a redimensionné la carte des
structures municipales urbaines et rurales à l’échelle du pays et démocratisé, ainsi, la
représentation géographique des populations par la création de nouvelles communes,
devrait nécessairement engendrer la révision des plans de développement durable dans le
but de permettre à chaque commune de se doter de son plan spécifique de développement
durable.
La mise en place du programme national des villes durables en Tunisie, telle que précisée
par les TdR de la présente étude, devrait permettre à ces villes de mieux capitaliser leurs
atouts et exploiter leurs capacités humaines, culturelles et environnementales et améliorer
la qualité de vie de leurs citoyens sur le chemin de la réalisation des objectifs de DD de
l’Agenda 2030
Les synthèses des études de développement durable effectuées par certaines
municipalités traduisent les efforts importants entrepris par celles-ci pour identifier leurs
besoins en la matière, ce qui constitue déjà un pas important de transition vers les « villes
durables » mais qui nécessitent une planification de mise en œuvre plus rationnelle par
référence à un cahier de charges national dans le domaine.
D’autre part, les résultats des entretiens de terrain avec les responsables des
municipalités –échantillon par référence aux normes internationales des villes durables ont
permis d’évaluer la feuille de route retenue par chaque municipalité concernée et
l’adaptation de son programme d’actions aux priorités du moment telles que souhaitées et
attendues par les citoyens.
Le cahier des charges auquel doit aboutir la mission, s’inspirera, ainsi, des résultats de ces
évaluations diagnostiques et par référence aux critères et normes en vigueur à l’échelle
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internationale et compte tenu des moyens techniques, financiers, etc… dont disposeront les
différentes municipalités.
Données générales
Commune : Msaken
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Accès au logement décent pour tous - 73.5% des ménages possèdent leurs logements
Assurer l’assainissement des quartiers de - faible taux de logements rudimentaires (0.2%
taudis d’après l’INS 2014)
- Extension de plusieurs quartiers d’habitats
spontanés dans la périphérie de la ville de
Msaken
- Opérations de réhabilitation des quartiers
spontanés par l’ARRU.
Prévention et limitation de l'impact des - risques des inondations liées aux écoulements
catastrophes des oueds et surtout à l’extension de la surface
Accentuer la protection des pauvres et des vêtues.
catégories sociales vulnérables - la présence d’un réseau d’évacuation des eaux
pluviales insuffisant limité à 7km de longueur.
90
SAMEF/MALE Novembre 2019
solides).
- Absence d’une décharge contrôlée et d’une
station de mesure de la qualité de l’air.
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs - Espaces verts de l’ordre de 60ha (zones vertes,
cimetières et arbres d’alignement) soit 21m²/ha.
- 5 places publiques aménagées (6700m²)
- insuffisance des lieux de loisir.
91
SAMEF/MALE Novembre 2019
Autres remarques :
- Forte communauté à l’étranger très attachée à la ville de Msaken (même la troisième et la
quatrième générations) et impliquée dans plusieurs activités.
- Société civile très active (30 associations) et impliquée dans le développement de la ville
(exemple l’association Msaken 2050).
- Relations très étroites avec les autres villes du Sahel (surtout Sousse) d’où l’intérêt de
développer l’intercommunalité.
92
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Commune : Tunis
Superficie : 13136 ha
93
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès au logement décent pour tous - Faible taux de logements rudimentaires mais
Assurer l’assainissement des quartiers de plus de 1000 immeubles considérés comme
insalubres
taudis
- Extension de plusieurs quartiers d’habitat
spontané dans les périphéries
- Opérations de réhabilitation des quartiers
spontanés par l’ARRU.
Systèmes de transports sûrs, viables, à un Transport en bus, métro, RFR, taxi, taxi collectif,
coût abordable taxi informel
Améliorer la sécurité routière et développer Transport collectif en régression
les transports publics Plan de circulation (dernière révision en
2003(+étude complémentaire en 2005), appel
d’offres pour une nouvelle révision en cours
94
SAMEF/MALE Novembre 2019
Réduction de l’impact environnemental - Collecte régulière des déchets avec des engins
négatif des villes par habitant, y compris en adéquats selon les quartiers
accordant une attention particulière à la -Projet de création avec l’ANGED de centres de
qualité de l’air et à la gestion des déchets. transfert qui vont améliorer la gestion de la
gestion de la décharge publique et des centres
de collecte
-Projet de valorisation des déchets verts avec
des investisseurs allemands à Avicenne
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs -Espaces verts dans la commune : 1018 ha
- Le parc du Belvédère est en cours d’inscription
en tant que patrimoine national
-Les sites forestiers d’Avicenne, du Belvédère,
de Jebel Jeloud qui nécessitent des opérations
de mise en valeur sont pris en compte dans le
PAU de 2017 comme des zones naturelles à
sauvegarder
95
SAMEF/MALE Novembre 2019
96
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Commune : Gabès
Superficie : 3068 ha
97
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98
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs - Espaces verts de l’ordre insuffisants
99
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Superficie : 176,930km²
Accès au logement décent pour tous Les bâtiments d’habitat collectifs sont
Assurer l’assainissement des quartiers de concentrés au niveau de la Marina R+2
taudis L’habitat non réglementaire occupe
approximativement 50% du territoire
100
SAMEF/MALE Novembre 2019
Systèmes de transports sûrs, viables, à un Les bus parcourent les grands axes selon une
coût abordable organisation saisonnière
Améliorer la sécurité routière et développer ➢La Principale problématique est de résoudre
les transports publics le stationnement-grand problème en période
estivale
- Beaucoup de quartiers ne sont pas desservis
en transport en commun
➢
101
SAMEF/MALE Novembre 2019
102
SAMEF/MALE Novembre 2019
Politiques intégrées pour des territoires Un Agenda 21 a été réalisé par l’association
résilients de sauvegarde de l’ile avec des d’objectifs
ambitieux. Ce document peut être une
Accroître considérablement le nombre de source d’information et d’orientation très
villes qui adoptent et mettent en œuvre des importante pour les nouveaux documents et
stratégies à mettre en place dans la
politiques et plans d’action intégrés en faveur commune de Houmt Essouk (stratégie de
de l’insertion de tous, de l’utilisation ville ou stratégie de développement
rationnelle des ressources, de l’adaptation durable…).
aux effets des changements climatiques et de
leur atténuation et de la résilience face aux
catastrophes
103
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Gvt.Nabeul
Hammamet
Commune : Hammamet
Superficie : 13 400 ha
104
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès au logement décent pour tous Etalement de l’habitat sur les terrains
Assurer l’assainissement des quartiers de agricoles / perte progressive des produits de
terroirs (agrumes du Cap Bon) déséquilibre
taudis
entre les vides et les pleins dans les tissus
urbains- on va vers la densification horizontale
une seule opération de logements sociaux
réalisée par la SNIT datant des années 80
Existence de problèmes d’odeurs au niveau
des deux premières stations de Hammamet
Existence de plusieurs fuites d’eaux dans le
réseau local d’eau potable
Prévention et limitation de l'impact des Risque Inondations : Hammamet n’est pas une
catastrophes ville inondable grâce à la présence de 4 oueds
Accentuer la protection des pauvres et des Erosion marine : les plages du centre-ville sont
105
SAMEF/MALE Novembre 2019
catégories sociales vulnérables les plus menacés, c’est L’APAL qui est
redevable de financer une bonne partie des
travaux et de trouver des solutions. L’APAL
collecte des taxes sur les nuitées d’hôtel,
comme Hammamet concentre près de 20%
des lits en Tunisie, elle devrait recevoir des
subventions proportionnellement à cet apport
de participation.
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs Espaces verts et espaces publics globalement
bien entretenus
106
SAMEF/MALE Novembre 2019
Politiques intégrées pour des territoires Un grand travail a été réalisé sous forme de
résilients Trois Ateliers durant trois journées dans le
Accroître considérablement le nombre de cadre de l’agenda 21, beaucoup d’experts ont
participé à ce travail. Mais le document n’est
villes qui adoptent et mettent en œuvre des
politiques et plans d’action intégrés en faveur pas disponible aux services de la mairie, il n’a
de l’insertion de tous, de l’utilisation pas été diffusé.
rationnelle des ressources, de l’adaptation
aux effets des changements climatiques et de
leur atténuation et de la résilience face aux
catastrophes
107
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Commune : Béjà
108
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès au logement décent pour tous Existence d’un déséquilibre important entre
Assurer l’assainissement des quartiers de l’offre et la demande en matière d’habitat
taudis Dégradation de la qualité des infrastructures
d’assainissement public
Prolifération des quartiers anarchiques
dépourvus d’infrastructures d’assainissement
publics
Prévention et limitation de l'impact des Aggravation des risques liés aux extrêmes
catastrophes climatiques
Accentuer la protection des pauvres et des
catégories sociales vulnérables
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs Déversement des déchets dans les milieux
naturels
Espaces verts délaissés
109
SAMEF/MALE Novembre 2019
110
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Commune : Kairouan
Superficie : 47 km²
Kairouan-ville
Accès au logement décent pour tous Carence d’équipements dans les quartiers non
Assurer l’assainissement des quartiers de planifiés
taudis Maisons sans permis de bâtir non couvertes par
le système d’assainissement
111
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs Espaces verts agressés par les constructions
113
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Commune : Tataouine
Superficie : 42 km²
Tataouine
114
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs Moyens alloués à l’entretien des espaces verts
et des lieux publics limités
115
SAMEF/MALE Novembre 2019
Politiques intégrées pour des territoires Faible exploitation des énergies renouvelables
résilients Faible participation de la société civile au
Accroître considérablement le nombre de processus de prise de décision
villes qui adoptent et mettent en œuvre des
politiques et plans d’action intégrés en faveur
de l’insertion de tous, de l’utilisation
rationnelle des ressources, de l’adaptation
aux effets des changements climatiques et de
leur atténuation et de la résilience face aux
catastrophes
116
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Sidi Bouzid
117
SAMEF/MALE Novembre 2019
Systèmes de transports sûrs, viables, à un Existence de plusieurs carences dans les services
coût abordable de transport collectif
Améliorer la sécurité routière et développer Zones rurales non insuffisamment desservies en
les transports publics routes
Urbanisation durable
Outils d’aménagement non appropriés
Privilégier les planifications et les gestions
participatives
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs Paysage urbain en dégradation
118
SAMEF/MALE Novembre 2019
Politiques intégrées pour des territoires Faible accessibilité aux prestations des services
résilients publics de base
Accroître considérablement le nombre de Patrimoine matériel et immatériel non valorisé
villes qui adoptent et mettent en œuvre des
politiques et plans d’action intégrés en faveur Faible recours aux solutions économiques
de l’insertion de tous, de l’utilisation innovantes
rationnelle des ressources, de l’adaptation Expansion de l’économie informelle
aux effets des changements climatiques et de Comportement éco-citoyen faible
leur atténuation et de la résilience face aux
catastrophes
119
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Commune : Jendouba
Superficie : 40 km²
Jendouba
120
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs Existence de plusieurs difficultés dans
l’entretien des espaces verts dans la ville et ses
121
SAMEF/MALE Novembre 2019
alentours
Développement territorial
Favoriser l’établissement de liens
économiques, sociaux et environnementaux Economie régionale faiblement diversifiée
positifs entre zones urbaines, périurbaines et
rurales en renforçant la planification du
développement à l’échelle nationale et
régionale.
122
SAMEF/MALE Novembre 2019
Données générales
Commune : Médenine
Médenine
123
SAMEF/MALE Novembre 2019
Accès aux espaces verts et lieux publics sûrs Patrimoine urbain et culturel non valorisé
Développement territorial
Favoriser l’établissement de liens Services socioculturels et récréatifs adaptés et
économiques, sociaux et environnementaux accessibles
positifs entre zones urbaines, périurbaines et Un secteur agricole non valorisé
rurales en renforçant la planification du
développement à l’échelle nationale et
régionale.
124
SAMEF/MALE Novembre 2019
125
SAMEF/MALE Novembre 2019
Chapitre IX : Les acteurs d’intervention et d’appui au développement durable des villes tunisiennes
L’élaboration de programmes de développement durable par les collectivités locales nécessite la contribution de plusieurs acteurs publics
qui interviennent soit en tant qu’organismes et structures initiateurs de projets déterminés de développement durable, de part leurs
attributions nationales en la matière, soit en collaboration avec les services des municipalités pour les domaines de municipaux spécifiques
relevant de leurs compétences, soit en aval de la réalisation de certains projets municipaux pour lesquels ils apportent leurs expertises.
Toutefois, dans le but de favoriser cette collaboration en matière de développement durable solidaire, il est précisé, ci-après, pour chacune des
thématiques de développement durable des villes précédemment évoquées les rôles des différents acteurs concernés.
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
126
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Collectivités locales : Assistance et conseil dans le
domaine de la communication et
o Supervision, Exécution et Suivi des différentes activités à
les relations publiques
vocation environnementale dans le périmètre municipal
o Coordination entre les différents intervenants dans le
domaine environnemental à l’échelle locale
o Encadrement des citoyens et des promoteurs de projets
concernant les aspects environnementaux de la
commune
o Création et implémentation de services de suivi et
d’évaluation environnementale
o Remise à niveau des structures et des services
municipaux intervenant dans le domaine
environnemental dans la commune
Centre de Formation et d'Appui à la Décentralisation :
o Consolidation des attributions et des responsabilités
assumées par les collectivités locales dans la gestion de
leurs affaires environnementales
o Formation et développement des compétences des
ressources humaines des communes dans le domaine de
la gouvernance locale
Caisse des Prêt et de Subvention des Collectivités Locales :
o Soutien financier et matériel des collectivités locales
o Élaboration de programmes d’appui financier pluriannuel
adaptés au cas par cas
127
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Ministère de la Santé Publique :
o Assister les communes à identifier et à traiter les
différentes problématiques en rapport avec la santé
environnement dans les communes Assistance technique
des collectivités locales dans le cadre de l’amélioration
de la situation de la santé environnementale dans leurs
périmètres d’intervention
o Déploiement de prestations de santé et de protection
environnementale adaptée aux besoins des collectivités
locales
o Réalisation d’études et d’analyses relatives à l’évolution
de la situation sanitaire et environnementale dans les
villes
o Assurer le suivi de la situation sanitaire dans les villes
tunisiennes et évaluation son rapport avec les différents
phénomènes de pollution
128
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
protection environnementale domaine du bâtiment, des
fondations, des réseaux
Collectivités locales :
électriques, hydrauliques et de
o Élaboration des plans d’aménagement urbain, des plans télécommunication
de circulation urbaine, des plans de gestion des déchets,
Assainissement, restauration et
etc…
embellissement des espaces
o Aménagement des espaces verts et des espaces publics verts, des espaces publics et des
dans la commune milieux naturels spécifiques
o Protection des milieux environnementaux situés dans le (plages, plans d’eau, forêts…)
périmètre municipal
o Veille à la bonne application des documents de
planification territoriale en vigueur et au respect de leurs
différentes dispositions légales et réglementaires
o Évaluation des impacts environnementaux, sociaux et
économiques des documents de planification territoriale
élaborés par les communes
o Estimation de l’évolution des besoins en terrains fonciers
dans le périmètre municipal
Ministère de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement
Territorial
o Élaboration et confection des documents de planification
et d’aménagement spatial des collectivités locales
o Appui et soutien des collectivités locales dans
l’application des règles et des dispositions fixées dans les
documents de planification territoriale
o Optimisation de la gestion et de l’occupation des espaces
129
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
urbains
Ministère des domaines de l’État et de la propriété foncière
o Renforcement et amélioration des performances des
collectivités locales en matière de gestion des biens
publics
o Appui et soutien aux collectivités locales dans
l’organisation et la gestion des espaces fonciers situés
dans le périmètre communal
o Apurement foncier des sols gérés par les collectivités
locales
Ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de
la pêche
o Protection et gestion des zones d’activité agricoles et des
espaces naturels vulnérables situés sous l’emprise de la
commune (zones agricoles, périmètres irrigués, domaine
publique hydraulique, espaces forestiers et
sylvopastoraux,…)
o Maitrise et rationalisation de l’extension urbaine sur les
espaces à vocation agricoles
o Élaboration des schémas de gestion des espaces agricoles
dans les zones communales
Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral :
o Gestion et protection des espaces littoraux, des milieux
aquatiques et des zones humides situées au sein des
espaces communaux
130
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
o Assainissement des situations foncières des occupations
illégales/non autorisées sur le DPM ainsi que sur les
zones sensibles protégées
o Élaboration et confection des schémas directeurs des
zones côtières et des plans de gestion des aires marines
et côtière protégés situées dans les communes
131
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
o Élaboration et mise en œuvre de programmes de
communication environnementale
o Appui matériel et assistance technique aux profits des
collectivités locales en matière de sensibilisation
environnementale
o Mobilisation de la société civile locale et des populations
sur les problèmes d’ordres environnementaux
Centre International des Technologies Environnementale de
Tunis
o Formation des cadres municipaux en matière de
communication et de sensibilisation environnementale
o Vulgarisation des approches et des méthodologies
novatrices en matière de communication et de
sensibilisation environnementale
Intégration des enjeux et des Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement Formation, conseil et coaching
Formation et éducation défis environnementaux locaux dans les différents domaines de
environnementales o Détermination des besoins de formation et en
dans les objectifs de formation la protection environnementale
régionales et locales, qualifications dans les domaines des villes durables pour
environnementale de la
moyens indispensables de le compte des collectivités territoriales en collaboration Prestations de services
commune
développement durable avec ses OST spécialisés d’assainissement, de
des villes et facilitateurs o Élaboration des programmes de vulgarisation et des protection et de conservation
de l’engagement des Développement du rôle de la environnementale
techniques et des technologies environnementales pour
citoyens dans les société civile comme étant un les collectivités locales via le CITET
programmes de partenaire local fiable en matière
protection de formation et d’éducation o Mobiliser les ressources et les moyens nécessaires pour
environnementale environnementales assurer des activités de formation et d’éducation
environnementale au profit des collectivités locales
132
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Collectivités locales :
o Renforcer les capacités des services concernés des
communes dans la réalisation d’actions de formation et
d’éducation environnementale destinée aux populations
locales, à la société civile, aux opérateurs du secteur
privé…
o Participation dans la réalisation des différentes actions
de formation et d’éducation environnementale assurée
par les organismes publics et la société civile locale dans
la commune
Ministère de l’Éducation Nationale
o Élaboration et confection des programmes et des outils
pédagogiques en matière de protection
environnementale et la conservation de la nature
o Formation et éducation des élèves dans le domaine
environnemental
o Évaluation de la pertinence et de l’efficacité des
programmes d’enseignement de base et secondaire à
vocation environnementale et écologique
Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi
o Formation des jeunes apprenants dans le domaine
environnemental et écologique
o Alimentation du marché de l’emploi en compétences et
en qualifications dans les métiers de l’environnement et
des métiers verts
133
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique
o Élaboration de cursus de formation académique dans le
domaine de l’écologie et des sciences naturelles
o Contribution aux études de recherches scientifiques dans
le domaine environnemental et écologique
o Appui et soutien à l’innovation technologique
environnementale aux échelles locales
Ministère de la Santé Publique :
o Renforcement des compétences des ressources
humaines des communes en matière de santé
environnementale
o Participer dans les campagnes de formation et
d’encadrement technique destinés aux acteurs locaux
concernés par les aspects sanitaires et
environnementales
134
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
dans les procédures de collectivités locales
fonctionnement des différents
o Formation et renforcement des capacités techniques et
services municipaux
matérielles des services municipaux chargés des achats
publics afin de faciliter l’implémentation des nouvelles
dispositions d’achats publics durables
o Participation aux évaluations périodiques du système
national des achats publics durables
Instauration de dispositifs Consolidation du rôle des Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement (Police Analyse et expertise des
de contrôle collectivités locales dans les Environnementale) : échantillons et des prélèvements
environnemental dispositifs régionaux et locaux de effectuées par les agents de
municipal garant de la o Renforcement de la capacité, technique et matérielle, de contrôle environnemental
contrôle environnemental
bonne application des contrôle environnemental des forces de polices
135
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
normes, des exigences, et environnementales affectées aux collectivités locales Commercialisation de fournitures
des dispositions de laboratoires et d’analyse de
o Consolidation des attributions et des compétences de la
réglementaires touchant terrain
police environnementale en matière de contrôle
au développement
environnemental Formation, conseil et coaching
durable
o Adaptation et harmonisation du cadre légal et dans les techniques et les
réglementaire régissant les activités de contrôle pratiques de contrôle
environnemental en Tunisie environnemental
136
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Agence de Protection et de l’Aménagement du Littoral :
o Assistance et appui aux collectivités locales dans
l’exercice de ses activités de surveillance et de suivi
environnemental dans les zones côtières et aquatiques
o Renforcement des capacités d’alerte, de veille, et de
constatations des infractions commises dans les milieux
environnementaux littoraux et humides
Ministère de l’Intérieur (Police Municipale) :
o Amélioration des moyens et des ressources matérielles,
techniques et humaines affectées aux unités de police
municipale aux échelles locales
o Consolidation et renforcement des rôles et des
attributions de la police municipale en matière de
protection et de contrôle environnemental
Ministère de la Santé Public :
o Assistance des collectivités locales notamment les forces
de la Police Environnementale dans leurs missions de
contrôle et de constatation des infractions
environnementales
o Réalisation des activités de contrôle sanitaire dans les
périmètres municipaux
o Suivi, évaluation et veille sanitaire et environnementale
qui remonte de l’échelle locale jusqu’à l’échelle
nationale
137
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement (Police Études, conseil et formation dans
Environnementale) : le domaine de la protection de la
Réduire les risques santé environnementale
Conservation de la santé o Assistance et appui aux collectivités locales dans la mise
environnementaux et sanitaires
environnementale locale
de l’activité anthropique à en œuvre des stratégies et des orientations nationales en Prestation d’embellissement et
en tant qu’axe prioritaire matière de santé environnementale et de prévention des d’entretien des espaces
l’échelle des communes et
de tout programme de risques environnementaux majeurs publiques
renforcer leur résilience face aux
développement durable
changements climatiques o Soutien et assistance aux collectivités locales dans la mise Prestation de gestion, de
en place de programmes d’actions locaux en matière de traitement et de valorisation des
gestion des crises environnementales et des déchets
138
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
catastrophes naturelles Commercialisation de produits
o Appui aux collectivités locales dans l’identification des hygiéniques et de nettoyage
menaces écologiques et naturelles majeures et dans
l’élaboration de programmes locaux spécifiques de lutte
et de gestion des crises environnementales
o Renforcement des moyens et des ressources matérielles
et techniques nécessaires pour le déploiement et la mise Etudes, conseil et formation dans
en œuvre des plans locaux de gestion des catastrophes le domaine de la prévention des
naturelles à l’échelle locale risques de catastrophes
naturelles et des extrêmes
Collectivités locales : climatiques
o Réalisation de programmes, d’études et de programmes Prestation de services spécialisés
d’actions locaux pour la lutte contre la pollution et la et d’aménagement
réhabilitation des zones fortement touchés par les d’infrastructures de protection
dégradations environnementales contre les phénomènes
o Participation aux différents programmes publics environnementaux extrêmes
d’assainissement environnemental dans les communes (dispositifs anti-incendie,
aménagement d’évacuation des
o Contribution aux efforts déployés par les différents
eaux des crues, dispositifs de
organismes publics environnementaux impliqués ans les
lutte contre les espèces
projets de protection et de réhabilitation
invasives, etc…)
environnementale dans les communes
o Facilitation de l’adhésion des populations locales dans les
projets publics de protection environnementale
o Élaboration de programmes d’adaptation et de
renforcement de la résilience des communes aux effets
des changements climatiques
Agence Nationale de Protection de l’Environnement :
139
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
o Soutien technique et scientifique pour la gestion des
situations de catastrophes naturelles et la prévention
contre les risques des extrêmes climatiques
o Coordination des efforts entre les différentes parties
prenantes aux échelles locales et régionales en matière
de gestion des crises environnementales majeures
Ministère de la Santé Publique :
o Assistance aux collectivités locales dans l’identification et
la détermination des risques sanitaires engendrées par
les différentes activités anthropiques dans la commune
o Développement des capacités des collectivités locales
dans la prévention et la gestion des problèmes sanitaires
engendrés par la pollution et la dégradation des milieux
environnementaux qu’elle soient d’origine naturelle ou
humaine
o Déploiement, pilotage et gestion d’un ensemble de
services et d’activités à vocation sanitaire dans les
périmètres municipaux
o Participation et contribution dans la réalisation des
différents projets de renforcement et de réhabilitation
sanitaire et environnementale dans les communes
o Veille et suivi de l’évolution de la situation sanitaire dans
les villes et les communes
140
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
141
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
environnementale dans le milieu communal
Ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de
la pêche
o Protection et gestion des zones d’activité agricoles et des
espaces naturels vulnérables situés sous l’emprise de la
commune (zones agricoles, périmètres irrigués, domaine
publique hydraulique, espaces forestiers et
sylvopastoraux,…)
o Maitrise et rationalisation de l’extension urbaine sur les
espaces à vocation agricoles
Office National d’Assainissement :
o Renforcement de la capacité des collectivités locales à
assurer une couverture maximale de leurs réseaux locaux
de collecte et de traitement des eaux usées
Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral :
o Appui et assistance des communes dans la réalisation de
leurs programmes de protection et d’assainissement
environnemental tout azimut
o Renforcement des compétences des collectivités locales
en matière de gestion environnementale, réduction des
niveaux de la pollution urbaine et la protection de la
nature
Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral :
o Appui et assistance des communes dans la réalisation de
leurs programmes de protection environnementale
142
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
touchant les espaces côtiers et les milieux aquatiques
Agence Nationale de la Gestion des Déchets:
o Appui technique et matérielle aux communes pour
l’élaboration et la mise en œuvre de programmes locaux
pour la gestion des déchets
143
SAMEF/MALE Novembre 2019
2. Champs d’activités n°2 : Promotion sociale locale des villes durables en Tunisie
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
144
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
rapport avec le monde extérieur selon les modalités et les
exigences de la bonne gouvernance
Centre de Formation et d'Appui à la Décentralisation :
o Consolidation des attributions et des responsabilités assumées
par les collectivités locales dans la gestion de leurs affaires
environnementales
o Formation et développement des compétences des ressources
humaines des communes dans le domaine de la gouvernance
locale
Caisse des Prêt et de Subvention des Collectivités Locales :
o Soutien financier et matériel des collectivités locales
o Élaboration de programmes d’appui financier pluriannuel
adaptés au cas par cas
145
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
et de leurs populations o Sauvegarde et valorisation du cachet esthétique spécifique à
à travers les temps chaque commune
o Contribution aux efforts déployés par les différents organismes
publics et de la société civile locale dans la préservation et la
valorisation du patrimoine culturel des villes et des communes
o Aménagement et entretien des infrastructures dédiées aux
activités culturelles et d’animation artistiques
o Appui et soutien aux différentes activités culturelles et
artistiques organisées dans les villes et les communes
Ministère du sport et de la Jeunesse
o Soutien et appui aux activités destinées à encadrer et à améliorer
le bien-être des jeunes générations
Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement
o Protection et valorisation du patrimoine architectural,
urbanistique et historique des villes et des communes
o Soutien aux collectivités locales dans leurs efforts de
préservation de leur cachet esthétique spécifique
Ministère des Propriétés de l’État et des Affaires Foncières
o Conservation et valorisation des biens publics contre tout risque
de dégradation ou de déperdition
146
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
147
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Prestations administratives Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement Études, conseil et formation dans
en relation directe avec le le domaine de la remise à niveau
o Amélioration du déroulement des différentes prestations à
Justice sociale, citoyen des prestations des organismes
caractère administratif et procédural aux échelles locales
répartition équitable publics
des richesses et o Assistance et soutien aux collectivités dans l’amélioration de la
performance de leurs appareils administratifs Audit, contrôle et certification
services à la hauteur dans le domaine administratif
des attentes des Ministère chargé des réformes administratives :
citoyens, facteurs de Assistance et conseil dans le
consolidation de la Gestion des litiges et des o Assistance aux collectivités locales dans le développement de domaine juridique, institutionnel
durabilité des villes affaires juridiques nouvelles prestations adaptées aux besoins du citoyen et de la et organisationnel
tunisiennes société
o Numérisation et digitalisation progressive de l’administration
locale
Un service public de Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Études, conseil et expertise dans
Aménagement le domaine de l’aménagement
qualité en réponse aux
d’infrastructures à vocation o Assistance aux collectivités locales dans l’identification et la infrastructurel et des prestations
exigences des
collectivités publiques sociale (écoles maternelles, priorisation de leurs besoins ainsi que dans l’élaboration de leurs de services de base
cimetières, espaces sportifs, programmes de développement et d’investissement
durables et à
espaces culturels, etc…) Aménagement des
l’attachement des o Renforcement des ressources matérielles, techniques et infrastructures de base et des
populations à leur humaines des collectivités locales équipements socio-collectifs
environnement et à
leur espace de vie Collectivités locales : Activités de services dans les
(éclairage public, Amélioration de l’offre locale o Veille à l’amélioration continue de la qualité et de la disponibilité différents domaines d’activités
embellissement urbain, en matière de transport des différentes prestations de services destinées au citoyen y anthropiques ; santé, transport,
services numériques, public et individuel compris le traitement des dossiers et des affaires à caractère éducation et formation, hygiène,
gestion des cimetières, administratif distribution des produits destinés
gestion des procédures à la grande consommation,…
de mariage, fourrière o Adoption d’une démarche d’organisation des prestations de
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
municipale…) services municipaux orientée plutôt vers la satisfaction des Ingénierie technique dans le
bénéficiaires domaine du bâtiment, des
o Supervision, réalisation et suivi des différents projets locaux fondations, des réseaux
visant à satisfaire les besoins des populations locales en électriques, hydrauliques et de
prestation de services municipales télécommunication,…
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
o Satisfaction des besoins de la commune et de ses habitants en
termes de couverture en réseaux de télécommunication à haut
et très haut débits
o Assistance aux collectivités locales dans le développement de
nouvelles prestations de services à distance adaptées aux besoins
du citoyen et de la société
Ministère de la Santé Publique :
o Déploiement d’une infrastructure de base dotée de services de
soins de qualité capable de couvrir efficacement les besoins des
populations locales en prestations médicales
o Soutien et appui des collectivités locales dans leurs efforts de
protection et de réhabilitation de l’environnement et de la santé
publique
Promotion du rôle de la Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Conseil, Formation et coaching
femme et de la protection dans le domaine de la promotion
o Assistance aux collectivités locales dans leurs activités d’appui
Protection de la de l’enfant sociale et des prestations de
social
femme, de la famille et services spécifiquement
de l’enfance, o Renforcement des ressources matérielles, techniques et destinées aux classes sociales les
préoccupation majeure Assistance aux familles humaines des collectivités locales plus vulnérables
de la vile durable nécessiteuses
Collectivités locales : Organisation événementielle
inscrite dans ses
o Participation aux efforts de promotion sociale destinée aux pour la sensibilisation sur les
programmes
prioritaires de différentes couches sociales assurés par les différents sujets concernant la femme,
développement Encadrement et appui aux intervenants publics et la société civile dans les périmètres l’enfance et les personnes à
économique et social personnes à besoins communaux besoins spécifiques
spécifiques
o Réalisation de programmes d’appui et d’encadrement social
spécifiques aux franges les plus défavorisées ou les plus
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
vulnérables de la société
Ministère des Affaires Sociales :
o Assistance aux collectivités locales dans l’identification et le
traitement des différents problèmes sociaux à l’échelle locale
o Satisfaction des besoins de la société locale en matière
d’assistance et de promotion sociale
Ministère de la femme, de la famille et de l’enfance :
o Soutien des collectivités locales dans le déploiement de services
spécifiques destinées aux franges les plus vulnérables de la
société locales
o Appui et promotion du rôle de la femme à l’échelle communale
151
SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Études, conseil et formation dans
• L’élaboration et mise le domaine de la gestion
en œuvre du budget de o Encadrement et assistance des collectivités locales dans l’élaboration
budgétaire et financière, de
fonctionnement et de leurs budgets annuels de fonctionnement et d’investissement
l’audit et du contrôle de gestion,
d’investissement o Suivi budgétaires et évaluation des réalisations annuelles des de la comptabilité publique,…
municipal collectivités locales
Audit, contrôle et certification
o Assistance aux collectivités locales dans l’amélioration de leurs taux des organismes publics
de recouvrement des taxes locales, dans la diversification de leurs
sources de financement et dans la maitrise de leurs dépenses Conception de solutions
budgétaires informatiques adaptées aux
Pour une gestion besoins des collectivités locales
rigoureuse des Collectivités locales :
programmes de o Élaboration des programmes et des budgets annuels
développement d’investissements
durable des villes
o Sensibilisation des citoyens pour leur implication dans l’élaboration
tunisiennes
• La gestion des recettes des budgets municipaux participatifs
municipales
o Amélioration continue des performances des communes en matière
de gestion budgétaire ainsi qu’en matière de réalisation de leurs
projets de développement
o Maitrise des coûts et amélioration des rendements opérationnels des
différents services et structures des communes
Ministère des Finances :
o Assistance budgétaires et financières aux collectivités locales
o Amélioration de la capacité des collectivités locales dans la maitrise
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
de leurs dépenses et à la génération de nouvelles sources de
financement à l’échelle locale
• Gestion des espaces et Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Études, conseil et coaching dans
des biens publics le domaine de l’entreprenariat et
o Appui et assistance des collectivités locales dans la valorisation des
exploités à titre la gestion de projets
différentes prestations et activités locales sources d’entrée de
commercial (parking,
revenus fiscaux et municipaux Prestations bancaires et de
Mise en durabilité des marché, abattoirs,
financements des projets
biens publics de la espace de vente,…) Collectivités locales :
d’investissement
commune exploités à • Gestion des activités o Mise en durabilité des différentes biens et services lucratifs assurés
des fins économiques génératrices de directement par les communes ou bien indirectement à travers la Prestations de sous-traitance des
(marchés publics, sous-traitées au tiers (marchés publics, aires de stationnement, services municipaux destinés à la
revenus (autorisation
espaces publics, panneaux publicitaires, abattoirs, …) commune et des populations
de vente, location de
abattoirs municipaux, locales (gestion des déchets,
matériels, vente de o Amélioration des capacités des collectivités locales à faire respecter
espaces de gestion des marchés publics,
prestations spécifiques, les exigences de durabilité par les différents opérateurs du secteur
stationnement, gestion des abattoirs, gestion des
panneaux publicitaires privé installés dans le périmètre municipal
autorisation fourrières municipaux, …)
…)
d’occupation, zones Ministère des Finances : Exploitation des espaces publics
industrielles …) dans le situés dans le périmètre
• Aménagement o Soutien et amélioration des capacités des collectivités locales en
cadre d’un plan municipal (implantation des
d’infrastructures et matière de gestion financière des revenus municipaux
directeur de panneaux publicitaires, parkings
d’espaces spécifiques à
développement Ministère des Propriétés de l’Etat et des Affaires Foncières : publics, occupation et
l’exercice d’activités
durable des activités o Assistance et soutien des collectivités locales dans la valorisation des exploitation des espaces verts,
commerciales (zones
des collectivités locales biens publics situées dans le périmètre communal des plages et des espaces
industrielles, espaces à
vocation touristique, publics, vendeurs à l’étalage,
Ministère chargé de l’industrie et du commerce : vendeurs mobiles…)
locaux de commerce,
zones bleue,…) o Coordination en matière d’aménagement et de gestion des zones
d’activités industrielles
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Ministère du tourisme et de l’artisanat:
o Assistance technique, matérielle et humaine aux communes ayant un
fort potentiel d’attractivité touristique
o Appui aux communes dans l’aménagement et la valorisation des
espaces à vocation touristique et de divertissement
Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Études, conseil et formation dans
Améliorer le financement le domaine de la comptabilité
o Encadrement et assistance des collectivités locales dans l’élaboration
des projets municipaux verte, la fiscalité écologique,
de leurs budgets annuels de fonctionnement et d’investissement
de protection impôts municipaux…
selon les règles et les principes de développement durable
environnementale
o Suivi budgétaire et évaluation de la durabilité des réalisations Conception de solutions
annuelles des collectivités locales informatiques adaptées aux
besoins des collectivités locales
Transition vers la o Assistance techniques aux collectivités locales dans l’identification en matière de fiscalité
Fiscalité des niches fiscales et la conception de nouvelles taxes à vocation écologique
écologique/fiscalité écologique
verte pour inciter le Développement de projets dans
contribuable à Collectivités locales : les différents domaines de
s’impliquer davantage o Appropriation et maitrise du concept de la fiscalité verte et de ses l’économie verte (écotourisme,
dans les programmes modalités d’application dans le contexte local tunisien agroforesterie, valorisation des
locaux de Adapter la fiscalité déchets, efficacité
développement municipale aux principes o Intégration des principes et des exigences de durabilité dans la énergétique,…)
durable de l’écofiscalité gestion du budget municipal
o Introduction d’une transition progressive vers l’implémentation d’un
système fiscal local imprégnée des approches et des concepts de la
fiscalité écologique
o Renforcement des capacités matérielles et techniques des communes
dans l’établissement de leur dispositif de taxation écologique
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Ministère des Finances :
o Assistance technique des collectivités locales dans la transition vers
des systèmes et des produits de taxation à vocation écologique
o Renforcement des sources de financement vert des communes
• Adoption de nouveaux Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Études, conseil et coaching dans
modes de croissance les études et la gestion des
o Encadrement et assistance des collectivités locales dans leurs efforts
économique locale projets
de promotion de nouvelles formes d’investissement et
Adoption et inspirée de l’économie
d’entreprenariat à l’échelle locale Audit, contrôle et certification
Promotion des verte, de l’économie
o Élaboration de programmes spécifiques d’appui aux promoteurs de des opérateurs privés dans la
nouveaux modèles sociale et solidaire,…
projets à vocation écologique et sociale commune
économiques • Promotion des modes
alternatives Création de projets en économie
de développement Collectivités locales :
s’inscrivant dans le verte, en économie sociale et
relevant de l’économie o Contribution aux efforts déployés par les différents intervenants dans
courant du solidaire, en économie
fonctionnelle l’écosystème national d’appui à l’investissement pour développer de
développement fonctionnelle
durable (économie • Assistance aux nouveaux modes d’entreprenariat inspirés de l’économie verte,
économie numérique, économie sociale et solidaire, économie Formation de la main d’œuvre
verte, économie promoteurs locaux de spécialisée dans les projets
numérique, économie projets fonctionnelle…
écologiques et solidaires
sociale et solidaire, Ministère de l’Investissement et de la Coopération Internationale : innovants
économie
fonctionnelle…) • Soutien à l’attractivité o Réalisation de campagnes de promotion de l’investissement privé à Développement de nouvelles
économique de la l’échelle locale activités de financement des
commune o Renforcement de l’attractivité économique des territoires et des projets
régions
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Études, conseil et formation dans
le domaine de la gestion
o Assistance technique et matérielles des collectivités locales dans
budgétaire et financière, de
l’appropriation de leurs rôles et de leurs missions dans le cadre du
l’audit et du contrôle de gestion,
nouveau code des collectivités locales
de la comptabilité publique,…
o Accélération du processus de décentralisation des attributions
affectées aux collectivités locales dans le cadre du nouveau code des Audit, contrôle et certification
collectivités locales des organismes publics
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
attributions accordées aux communes dans le cadre du nouveau code
des collectivités locales
o Accompagnement et assistance technique des collectivités locales
dans l’application de la taxation locale et dans leur gestion budgétaire
Ministère des Domaines de l’Etat et des affaires foncières :
o Appui et soutien des collectivités locales dans la gestion, la
valorisation et l’exploitation de leurs portefeuilles de biens publics
Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement : Études, conseil et formation dans
le domaine de la gestion
o Renforcement de la capacité des collectivités locales à maitriser les
budgétaire et financière, de
pratiques et à appliquer les exigences de la bonne gouvernance des
l’audit et du contrôle de gestion,
affaires locales
de la comptabilité publique,…
o Consolidation des compétences et de l’autonomie des collectivités
locales en vue de leur faciliter l’application des règles de bonne Audit, contrôle et certification
gouvernance locale des organismes publics
• Favoriser une gestion o Élaboration d’instruments et d’outils de pilotage, de suivi et Conception de solutions
durable et efficace des d’évaluation permettant d’apporter en permanence les améliorations informatiques adaptées aux
affaires locales des et les ajustements qui s’imposent en matière de bonne gouvernance besoins des collectivités locales
villes tunisiennes locale
o Instauration des mesures légales et réglementaires nécessaires pour
Collectivités locales :
o Intégration et diffusion des bonnes pratiques en matière de
gouvernance locale
o Mobilisation des moyens et des ressources pour assurer une bonne
appropriation des concepts de la bonne gouvernance par les services
concernés des communes et pour l’implémentation des outils et
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Rôles et opportunités du
Thématiques Composantes Acteurs concernés et rôles associés
secteur privé
pratiques de la bonne gouvernance
o Promotion et sensibilisation du rôle du citoyen et de la société civile
comme étant des acteurs clés pour assurer la transition réussite des
modes de gestion des communes vers celles de la gouvernance locale
o Réalisation des évaluations et des suivis périodiques pour apporter
les améliorations et les ajustements nécessaires en matière de
gouvernance des affaires locales
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SAMEF/MALE Novembre 2019
En regard au diagnostic des villes tunisiennes, il est possible de déterminer les voies à
suivre pour la transition de ces villes vers le statut des villes durables.
Un certain nombre de recommandations d’ordre stratégiques susceptibles de soutenir la
transition vers des villes durables peuvent être dégagées, d’autres d’ordre méthodologiques
devraient être prises en considération lors de l’élaboration du programme des villes
durables sont également présentés, enfin des pistes d’actions sont préconisées.
Ces pistes sont basées à la fois sur les expériences des différentes villes analysées, mais
aussi sur les approches de développement urbain durable adoptées à l’échelle
internationale.
Exploiter les études environnementales qui ont été élaborées dans le sens de
l’élaboration de plans de DD des villes
Une première constatation qui découle du diagnostic, montre que la plupart des villes
tunisiennes occultent certains aspects essentiels du DD; leurs plans d’actions ne couvrent
pas des thématiques aussi importants pour la mise en durabilité de leurs territoires tels que
la lutte contre le changement climatique, la transition vers une économie verte, l’efficacité
énergétique des bâtiments etc..
A ce titre, une implémentation territoriale efficace des études et stratégies développées
en matière de DD telles la stratégie nationale de DD ou la stratégie nationale de protection
de l’environnement post-2020 et, particulièrement leurs axes relatifs à des thématiques en
rapport avec les domaines du transport, des matières résiduelles, de l’énergie, des émissions
de gaz à effet de serre, des infrastructures, de l’occupation du territoire, de la gestion de
l’eau et de la qualité de l’air, de lutte contre les changements climatiques, de
développement de l’économie verte.., offre aux villes tunisiennes, une chance pour se doter
d’une vision à long terme et de programmes de développement inclusifs, résilients et
durables en impliquant l’ensemble des acteurs locaux (publics et privés) dans le cadre d’un
projet sociétal co-construit et approprié par tous les citoyens.
Avoir une vision systémique du territoire de la ville pour sa mise en durabilité
Si le projet urbain de développement durable doit permettre l’avènement d’une ville plus
durable, il est essentiel qu’il permette, en amont, de comprendre la complexité et les
caractéristiques de la société humaine qui y réside, dans toutes ses composantes, et de la
représenter.
159
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Enfin, la performance institutionnelle peut être limitée même en présence d’un personnel
qualifié et de procédures efficaces, si le personnel n’est pas suffisamment motivé, en
l’absence de mesures d’incitation spécifiques, à faire correctement son travail et à respecter
les procédures et les règles établies. L’absence de mécanismes appropriés permettant de
contrôler la performance du personnel et le responsabiliser est, souvent, à l’origine de ce
type de problème.
Chacune de ces contraintes limite la performance des collectivités locales en matière de
durabilité et doit être éliminée à l’aide de mesures spécifiques dont, la somme, formera un
Plan de remise à niveau des CL .
Ce plan devant s’inscrire dans le cadre de la mise en place des mécanismes de
gouvernance moderne et de la consécration des principes de durabilité dans les Collectivités
Locales tunisiennes et aura pour vocation de à renforcer le rendement des municipalités
compte tenu du nouveau rôle qui leur est assigné pour améliorer la qualité des services
dispensés aux citoyens et répondre à leurs aspirations en matière de qualité de vie dans leur
villes.
Prévoir un fonds de financement conséquent surtout pour les petites villes
A l’exception de quelques communes importantes, Chefs-lieux de gouvernorats ou
quelques villes côtières, les collectivités locales tunisiennes ont des ressources faibles,
notamment les communes rurales : rentrées fiscales très inférieures aux prévisions et
résistance des contribuables à l’impôt ; quote-part du fonds des CL insuffisante ; faiblesse de
rétrocession des impôts et taxes prélevés par l’Etat pour le compte des collectivités locales ;
pas de possibilité d’emprunts auprès des banques en raison des politiques que celles-ci
pratiquent (prêts à court terme) et faute de garanties offertes par les collectivités..
Dans un premier temps, c’est donc par une politique faisant une large part aux
subventions qu’il est nécessaire d’appuyer les collectivités locales notamment les plus
petites et les plus démunies entre elles.
La prise en considération de ce contexte contribue à définir un cadre de référence pour
instituer un dispositif d’appui financier aux collectivités locales..
Le dispositif à mettre en place, - qui s’ajoute, certes, au Fonds commun des CL qui a
montré ses limites- est à concevoir comme un système à vocation pérenne, un fonds
spécifique d’intervention pour le financement des collectivités locales et notamment, celles
nouvellement créées et les plus petites d’entre elles ; ce fonds devrait s’inscrire dans le
cadre d’un fonctionnement normal des institutions à la différence des projets ou des
programmes qui relèvent de mesures d’exception, à caractère temporaire ou celles qui
favorisent les grandes municipalités. En conséquence, les ressources qu’il alloue aux
collectivités locales doivent être engagées en respectant les principes de la comptabilité
publique, pour, en particulier, stimuler les investissements urbains et renforcer les
capacités institutionnelles des collectivités concernées .
Élaborer une charte de DD des villes
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Les engagements « pour une ville durable » d’un organisme constituent l’un des aspects
de la qualité du service dont il a la mission, de son implication dans les Stratégies de
développement durable et de sa responsabilité vis-à-vis des générations actuelles et futures.
Le développement durable est un concept qui, s’il semble au premier abord dépasser le
cadre « strictement local » par l’émergence de défis internationaux, n’en exige pas moins
déjà la mise en œuvre d’initiatives limitées au territoire d’une communauté urbaine ou
rurale.
La concrétisation d’un programme de ville durable exige la collaboration, dans des
partenariats, des acteurs impliqués dans l’avenir de la Ville, parmi lesquels les représentants
des institutions publiques, les entreprises privées, les institutions culturelles et autres, les
chercheurs et scientifiques, les associations actives dans tous les secteurs de la vie locale, les
dirigeants des sociétés de transport public, etc.
A cet effet, il serait nécessaire de formaliser cette collaboration au sein d’une « Charte de
ville durable ». Cette charte serait un référentiel de comportements et d’engagements
réciproques entre les différentes parties intervenantes dans le territoire de la ville.
C’est l’expression d’une démarche volontaire de progrès incitant les différentes parties
concernées à mettre en œuvre les objectifs de DD dans la ville.
La légitimité de cette charte s’explique principalement par la nécessité de :
o Préciser les modes d’intervention entre les différents acteurs de la ville,
publics et privés, en vue de sa durabilité
o Responsabiliser tous les acteurs et usagers des services offerts par la ville ;
o Se conformer au Droit tout en sachant que la seule réglementation est
insuffisante ;
o Prendre la juste mesure des risques liés aux usages des services offerts par la
ville afin de répondre de manière adaptée aux besoins réels.
Complément indispensable de la réglementation, la charte aura l’avantage de s’adresser
directement aux usagers et d’encadrer, au plus près les pratiques,.
Élaborer un référentiel de politiques urbaines :
Outre la charte préconisée, il serait utile d’envisager l’élaboration d’un référentiel de
politiques urbaines, d’aménagement d’espaces économiques et de protection
environnementale dans une perspective de DD des villes tunisiennes exprimées par des
programmes qui se nourrissent des orientations novatrices en matière d’économie de la
fonctionnalité notamment :
Repenser le système de l’habitat ainsi que l’aménagement spatial urbain dans toutes
ses dimensions en prenant en considération les enjeux écologiques, les formes de
mobilité, la qualité de vie des citoyens, leur sécurité etc..aux plans de l’économie en
énergie et en ressources, de l’adéquation des modes de l’habitat avec les besoins et
attentes actuels et futurs des populations dans leurs différentes catégories
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Différencier les frontières entre espaces publics et espaces privés dans les plans
d’aménagement multifonctionnels partagés par toutes les parties concernées
Impliquer toutes les composantes de la société dans la transition vers des villes
durables
La transition vers la ville durable est une œuvre qui implique de la même façon
l'ensemble des partenaires politiques sociaux et économiques de la ville.
La réalisation effective des objectifs du développement durable nécessite l'engagement
et la participation réelle de tous ces groupes sociaux.
Les partis politiques devraient assumer leur responsabilité quant à la transition vers
une ville durable. A cet effet, il faut que ces partis puissent assurer leurs missions en
matière d’encadrement des citoyens et de préparation d’une élite politique locale
qualifiée en matière de gouvernance locale ; ils doivent également Intégrer le
Développement Durable dans leurs programmes lors des élections municipales ;
comme ils doivent présenter des candidats aux conseils élus capables de porter un
projet de ville, lesquels doivent avoir les pré-requis et compétences nécessaires en
vue d’aboutir à des conseils de villes capables de relever le défi du développement
urbain durable.
Il est entendu que les associations et ONG jouent également un rôle décisif dans le
processus de transition vers une ville durable.
Toutefois, pour que ces associations et ONG puissent pleinement assumer leur rôle, il
faudrait qu'elles établissent des liens de partenariat et de communication solides
avec les collectivités locales.
Ce partenariat permet de mieux capitaliser tous les efforts, même les plus modestes, pour
la durabilité de la ville.
Leur implication dans le processus de prise de décision augmenterait leur responsabilité;
ce qui est une garantie pour avoir un partenariat réel et actif pour la réussite du plan de
développement durable de la ville.
L'objectif général étant de favoriser toutes les actions visant le renforcement et le
développement du rôle de la société civile dans l'élaboration et la réalisation des politiques
visant à promouvoir le développement durable de la ville.
Les jeunes (de moins de 25 ans) représentant plus de la moitié de la population
totale du pays ; il est indispensable de garantir leur mobilisation et de les intégrer
graduellement aux efforts de développement de leur ville et de sa transition vers le
statut de ville durable.
L’effort doit porter sur les moyens et actions à entreprendre pour réaliser les objectifs
tendant à préparer l’enfant à devenir l’être conscient de ses droits et obligations envers sa
ville, à développer chez lui le sens civique et le sens de responsabilité. La préparation
164
SAMEF/MALE Novembre 2019
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SAMEF/MALE Novembre 2019
adhésion de tous les acteurs aux mutations socioculturelles souhaitées vers une culture d’initiatives,
d’entreprenariat et d’innovation.
L’ambition est d’orienter les talents vers les créneaux émergents de création de richesses, à savoir
l’économie créative de l’innovation et de la connaissance, articulée autour de nouvelles technologies
vertes de l’information et de la communication.
Le présent rapport ayant été présenté dans ses différentes dimensions aux participants à la
journée nationale d’information, de sensibilisation des résultats de la première phase et de
concertation pour la création d’un programme national des villes durables en Tunisie, tenue le 7
novembre 2019 à Tunis, en réaction à la présentation par le bureau d’études du contenu du présent
rapport avalisé par le comité de pilotage le 3 Octobre 2019 ont débouché sur une série de
suggestions et de recommandations autour des thématiques ci-après :
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169
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Territoire – ville durable. Données statistiques sur les aires urbaines françaises Ministère de
l’Ecologie/CGDD/Service de l’Observation et des Statistiques, 2010
http://www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr/acces-
thematique/territoire/ville-durable.html
Ville durable : entre développement économique et cohésion sociale dans une perspective
environnementale. Qu’est-ce qui institue l’urbain durable ?
Cynthia Ghorra-Gobin pour le ministère de l’Ecologie/CRDALN, 2008
http://www.cdu.urbanisme.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=628
Enjeux et définition de la ville durable
Rencontres Angers 21-Ville durable - 13 et 14 octobre 2005 Intervention d’Anne-Marie SACQUET,
directrice générale du Comité 21 http://www.comite21.org/docs/territoires-durables/ville-
durable/ams-angers-ville-durable.pdf
Ecoquartier
Ministère de l’Ecologie, novembre 2010
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Ecoquartier,3863-.html
170
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http://www.energie-cites.eu/Qu-est-ce-qu-un-quartier-durable
http://www.suden.org/fr/developpement-urbain-durable/ecoquartier-quartier-durable/
Retour critique sur les promesses du développement durable. De la villa à la ville durable :
formes en question
Article de Jérôme CHENAL, Laboratoire de sociologie urbaine, Ecole polytechnique fédérale de
Lausanne, 8 octobre 2009
http://www.pacte.cnrs.fr/IMG/pdf_Controverses-Chenal_03_.pdf
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Eco-quartiers : un concept qui prend forme Article de Diagonal, n° 178, novembre 2008
http://www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=189
Concevoir un éco-quartier
Dossier de Premier plan, journal d’information du PUCA, n° 16, janvier-juin 2008
http://rp.urbanisme.developpement-durable.gouv.fr/puca/edito/PPlan16_eco_quartier.pdf
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Greening EU cities : the emerging EU strategy to address climate change Centre for european policy
studies, 17 novembre 2010 http://www.ceps.eu/book/greening-eu-cities-emerging-eu-strategy-
address-climate-change
6ème conférence européenne des villes durables Dunkerque, 19-21 mai 2010
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Les ministres européens du développement urbain unis pour réaliser la « ville durable et solidaire
» de demain
Communiqué de presse du 25 novembre 2008. Déclaration finale des ministres. Annexe à la
déclaration finale relative à la charte de Leipzig. Déclaration relative au programme Jessica.
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Covenant of Mayors – Convention des maires pour une énergie locale durable Commission
européenne
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Les villes européennes face au développement durable : une floraison d’initiatives sur fond de
désengagement politique
Faire de Chaville une ville durable - Atelier 1 des Etats généraux Ville de Chaville, 8 octobre 2009
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Ensuring quality of life in Europe’s cities and towns. Tackling the environmental challenges driven
by European and global change
Rapport n° 5/2009 de l’Agence européenne de l’environnement
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Barcelone : durabilité et innovation économique à tous les niveaux Energie-Cités, janvier 2009
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Sustainable urban infrastructure. Munich edition – paths toward a carbon-free future Rapport,
Wuppertal Institute for Climate, 2009
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Stockholm, première capitale verte de l’Europe 2010 Brochure de la Commission européenne, 2009
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Suisse : des quartiers durables pour une société à 2000 watts Vues sur la ville, dossier de
l’Université de Lausanne, mai 2008
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Six visions de la transition vers des villes post-carbone à l’horizon 2050 Groupe de travail sur les
villes européennes de demain
Ministère de l’Ecologie/CGDD/Mission prospective, Jacques Theys, 25 octobre 2010
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Les villes du futur : rêves ou cauchemars. Actes de l’atelier de prospective du 29 avril 2010 Rapport
d’information du Sénat n° 510, juin 2010
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Audition de la commission – Vidéos
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Realcorp 2010. Cities for everyone : liveable, healthy, prosperous. Promising vision or unrealistic
fantasy ?
15th international conference on urban planning and regional development in the information
society 18-20 mai 2010, Vienne (Autriche)
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La ville de demain sera durable et désirable CleanTech republic, vidéo du 25 nombre 2009, Lyon
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Plan ville durable : les palmarès de l’appel à projets Ecocité 2009. Les EcoCités, emblèmes français
de la ville durable du 21ème siècle ?
Article de Cdurable Info, 5 novembre 2009 http://www.cdurable.info/Plan-Ville-durable-les-
Palmares-EcoCite-2009,2095.html
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SAMEF/MALE Novembre 2019
Vers un urbanisme durable Appel à projet de l’ANRU Communiqué de presse du 12 juin 2009.
Panorama des projets
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Projet Quartiers durables. Une gouvernance pour des quartiers durables Programme Interreg IVB
pour l’Europe du Nord-Ouest http://interreg.uvcw.net/projet/qui/
Recherche – Innovation
Repenser les villes dans une société post-carbone
Programme de recherche, Ministère de l'Ecologie/CGDD/Mission prospective et ADEME
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Urban Europe
Programmation conjointe de recherche de l’Union européenne, mai 2010
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Forum green and connected cities - La ville durable et connectée Colloque, Parlement européen,
10-11 décembre 2009
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3èmes controverses de l’action publique : Sustainability, so what ? Retour critique sur les promesses
du développement urbain durable
Ecole thématique PACTE LATTS EPFL – Lausanne, 8 et 9 octobre 2009
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Le « Laboratoire pour une architecture visionnaire » dessine le cœur de la première ville durable
du monde (Abu-Dhabi)
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Villes durables. Points d’accord et controverses dans la recherche Dossier de Premier plan, journal
d’information du PUCA, n° 18, avril-juin 2009 http://rp.urbanisme.developpement-
durable.gouv.fr/puca/edito/PPlan18_Villes_durables.pdf
Les technologies numériques au service de la ville durable : comment mieux vivre dans la
métropole Paris Ile-de-France ?
Compte-rendu des 7èmes rencontres Economie et Emploi – Chambre de commerce et d’industrie
de Paris – 27 mai 2008
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%2Fevenements%2Fville-durable-compte-rendu-080527.pdf
Ville durable et recherche interdisciplinaire. L’exemple de la Suède Rapport du CNRS, mars 2007
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Transports : une ville expérimentale de 120 hectares Article du Journal Innovation, 4 juin 2009
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Pensez les déplacements pour une ville durable. Angers, capitale européenne du développement
durable
Site de la ville d’Angers
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ville-
durable/index.html
Formations
IFORE – Cycle de conférences 2009-2010-2011. Les territoires durables
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Habitat et patrimoine :
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https://unictunis.org.tn/files/2017/10/brochure-ODD-TN.pdf
https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/?s=communes
https://www.leconomiste.com/flash-infos/odd-le-maroc-l-exemple-africain
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Guillaume Lafortune, Kees Zoeteman, Grayson Fuller, Rens Mulder, John Dagevos and Guido
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Patrimoine
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Énergie :
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Sfax, laboratoire de développement durable en Tunisie ? Ali Bennasr, Taoufik Megdiche, Éric Verdeil,
2013
Les politiques urbaines en Tunisie, Quelques réflexions sur les mutations d’une action publique post-
keynésienne, Mustapha Ben Letaief, revue métropoles n°4, 2008
Le Code de l’urbanisme de 1994, Loi 94-122 du 29 novembre 1994, portant promulgation du code de
l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, J.O.R.T, 2014
Le nouveau code des collectivités locales, Loi organique n° 2018-29 du 9 mai 2018, relative au Code
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SAMEF/MALE Novembre 2019
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SAMEF/MALE Novembre 2019
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