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Rpa Et Ec8

Ce document présente l'étude comparative de la conception parasismique d'une structure selon le règlement algérien RPA 2003 et l'Eurocode 8. Il contient une introduction sur les notions générales de conception parasismique comme la simplicité de la structure et le contreventement. Le document décrit ensuite l'ouvrage étudié en présentant ses caractéristiques géométriques et son système constructif.

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Ce document présente l'étude comparative de la conception parasismique d'une structure selon le règlement algérien RPA 2003 et l'Eurocode 8. Il contient une introduction sur les notions générales de conception parasismique comme la simplicité de la structure et le contreventement. Le document décrit ensuite l'ouvrage étudié en présentant ses caractéristiques géométriques et son système constructif.

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‫الجمهوريــــة الجزائريــة الديمقراطيــة الشعبيـة‬

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


‫وزارة التعليـم العالـي والبحـث العلمـي‬
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
‫جامعة أبي بكر بلقايد تلمسان‬
Université ABOU-BEKR-BELKAID-TLEMCEN

Faculté de Technologie
Département de Génie Civil
Option : STRUCTURES

Mémoire d’obtention du Diplôme de MASTER en Génie civil


Présentée par
MERAH ADEL KAHOUADJI NADIR
Sujet de la thèse

Étude paramétrique comparative de la conception et du dimensionnement


Parasismique d'une structure selon
Le règlement algérien RPA 2003 et l'Eurocode 8

Soutenue le 04/07/2019 devant le jury composé de

[Link].M Président

[Link].O Examinateur

[Link].N Encadreur

[Link].N Encadreur

Année universitaire : 2018 /2019


i
Dédicaces
Que ce travail témoigne de mes respects :
A chers mes parents :

Grâce à leurs tendres encouragements et leurs grands sacrifices, ils ont pu créer le
climat affectueux et propice à la poursuite de mes études. Aucune dédicace ne
pourrait exprimer mon respect, ma considération et mes profonds sentiments
envers eux. Je prie le bon Dieu de les bénir, de veiller sur eux, en espérant qu’ils
seront toujours fiers de moi.

A mes frères « Mohamed Amin Nassim Salah » et ma sœur « Naouel »


Les petits de ma famille : « Walid Aya Malek Salah Lokman Mariem Ikhlasse Akram
Riham Abdellah »
A mon Ami et mon Binôme Nadir.
A toute la famille MERAH et DARKAOUA :

Ils vont trouver ici l’expression de mes sentiments de respect et de


reconnaissance pour le soutien qu’ils n’ont cessé de me porter.

A tous mes enseignants tout au long des cycles :


Leur générosité et leur soutien m’oblige de leurs témoigner mon profond respect et
ma loyale considération.
A tous mes amis et mes collègues :
Ilyes, Omar, Abderahim, Youcef.N, Youcef.J, Youcef.A, Najib, Zaki

Et tous mes amis de la promotion de génie civil.

Ils vont trouver ici le témoignage d’une fidélité et d’une amitié infinie.

A Toutes les autres qui je n'ai pas cité nommément et qui se


reconnaître dans ma dédicace.

ii
Dédicaces

Je dédie cette thèse :


A mes chers parents :
Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma
considération pour les sacrifices que vous avez consenti pour mon instruction et
mon bien être. Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez
depuis mon enfance et j’espère que votre bénédiction m’accompagne toujours. Que
ce modeste travail soit l’exaucement de vos vœux tant formulés, le fruit de vos
innombrables sacrifices.
Puisse Dieu, le Très Haut, vous accorder santé, bonheur et longue vie.
A mes frères : Hichem et Mohamed Amin. Et à mes sœurs : Hamida et Amina.
Les petits de ma famille : Nour Houda, Mohamed, Ibrahim, firdaouse, Adam, Aya, Imran,
douaa.
Et toute la famille KAHOUADJI.
A mon Ami et mon Binôme Adel.
Tous mes amis, particulièrement : Nadjib S, Walid K, Nabil K, Marwan K, Ilyes M,
Mohamed N, Ismail A, Lila Y, Ghislaine S.
A tous les membres de ma promotion.
A tous mes enseignants depuis mes premières années d’études.
A tous ceux qui me sens chers et que j’ai omis de citer.

iii
Remerciements

Avant de commencer la présentation de ce travail, nous


profitons l’occasion pour remercier toutes les personnes qui
ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce projet
de fin d’études. Nous tenons à exprimer nos vifs remerciements
pour nos respectueux, Madame BENMANSOR NASSIMA, et Madame
DJAFOUR NAWEL d’avoir accepté de nous encadrer pour notre
projet de fin d’études, ainsi que pour leur soutien, leurs
remarques pertinentes et leur encouragement. Nos
remerciements vont aussi à Madame MEJAHED AMINA pour son
soutien et ses aides, nous remercions aussi le président de
jury Monsieur matallaH moHamed ainsi que l’examinateur
Monsieur MAACHOU OMAR d’avoir accepté de lire et d’examiner
ce modeste travail et d’apporter les critiques nécessaires à
la mise en forme de ce projet.

Veuillez trouver ici le témoignage de notre respect le plus


profond. Nos remerciements vont aussi à tous nos professeurs,
enseignants et toutes les personnes qui m’ont soutenu jusqu’au
bout, et qui n’ont pas cessé de nous donner des conseils très
importants en signe de reconnaissance

iv
Table des Matières

Dédicaces ...................................................................................................................... ii

Dédicaces ..................................................................................................................... iii

Remerciements .............................................................................................................. iv

Table des Matières ..................................................................................................... v


‫ ملخص‬............................................................................................................................................ x

Résumé ..................................................................................................................................... x

Abstract ...................................................................................................................................... x

Liste des Tableaux ................................................................................................................ xi

Liste des Figures ................................................................................................................. xiv

Introduction générale ................................................................................................ 1

Chapitre 1 : Notions générales sur la conception parasismique ............................... 4

1.1 Introduction : .........................................................................................................................4


1.2 Présentation des codes parasismique : .................................................................................4
1.2.1 Règles parasismique algérien : ......................................................................................4
1.2.2 Eurocode 8 :...................................................................................................................4
1.3 Conceptions parasismique : ..................................................................................................5
1.3.1 La simplicité de la structure :.........................................................................................5
[Link] Simplicité du plan: ......................................................................................................5
[Link] Simplicité des formes en élévation : ..........................................................................7
1.3.2 Contreventement : ........................................................................................................8
[Link] Contreventement verticale : ......................................................................................8
[Link] Diaphragme : ..............................................................................................................9
1.4 Conclusion : ........................................................................................................................ 10
Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage................................................................. 12

2.1 Introduction ........................................................................................................................ 12


2.2 Présentation générale de l’ouvrage ................................................................................... 12
2.3 Caractéristiques géométriques de la structure .................................................................. 12
2.4 Ossature et système constructif adopté ............................................................................ 13

v
2.4.1 Ossature ..................................................................................................................... 13
2.4.2 Planchers .................................................................................................................... 13
2.4.3 Maçonnerie ................................................................................................................ 13
2.4.4 Revêtement ................................................................................................................ 13
2.4.5 Isolation ...................................................................................................................... 13
2.4.6 Escalier........................................................................................................................ 14
2.4.7 Acrotère ...................................................................................................................... 14
2.5 Caractéristiques géotechniques du sol .............................................................................. 14
2.6 Caractéristique des matériaux ........................................................................................... 14
2.6.1 Le béton ...................................................................................................................... 14
[Link] Résistance caractéristique à la compression .......................................................... 14
[Link] Résistance caractéristique à la traction .................................................................. 14
[Link] Contraintes .............................................................................................................. 15
[Link] Déformations longitudinales du béton ................................................................... 16
[Link] Module de déformation transversale du béton ...................................................... 16
2.6.2 Les Aciers .................................................................................................................... 16
[Link] Module d'élasticité longitudinale de l'acier : .......................................................... 17
[Link] Contraintes limites : ................................................................................................ 17
2.7 Les caractéristiques du béton et de l’acier utilisés ............................................................ 18
2.8 Evaluation des charges et surcharges ................................................................................ 19
2.8.1 Mur extérieur. ............................................................................................................ 20
2.8.2 Mur intérieur de 10 cm .............................................................................................. 20
2.9 Pré dimensionnement des éléments non structuraux. ...................................................... 21
2.9.1 PLANCHER................................................................................................................... 21
2.9.2 Les poutrelles ............................................................................................................. 22
2.9.3 L’acrotère.................................................................................................................... 22
2.10 Pré dimensionnements des éléments structuraux ............................................................ 23
2.10.1 Les poutres ................................................................................................................. 23
[Link] Poutres Principales ................................................................................................ 23
[Link] Poutres secondaires (Chainages) .......................................................................... 24
2.10.2 Les poteaux................................................................................................................. 24
2.10.3 Les voiles..................................................................................................................... 27
2.11 Etude des éléments secondaires. ....................................................................................... 28
2.11.1 Etude des planchers ................................................................................................... 28
[Link] Les poutrelles ........................................................................................................ 28

vi
2.11.2 Etude d’escaliers......................................................................................................... 32
[Link] Pré dimensionnement des escaliers ..................................................................... 33
[Link] Charges et surcharges supportées par l’escalier................................................... 34
2.12 Conclusion .......................................................................................................................... 34
Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8
............................................................................................................................... 36

3.1 Introduction ........................................................................................................................ 36


3.2 Classifications des sites ...................................................................................................... 36
3.3 Coefficient d’accélération de zone ..................................................................................... 38
3.3.1 Classification des ouvrages selon leur importance .................................................... 38
3.3.2 Classification des zones sismiques ............................................................................. 40
3.3.3 Coefficient d’accélération .......................................................................................... 41
[Link] Selon le RPA............................................................................................................. 41
[Link] Selon l’EC8 ............................................................................................................... 41
3.4 Classification des ouvrages selon leur configuration ......................................................... 42
3.4.1 Les critères de Régularité selon le RPA ...................................................................... 43
3.4.2 Les critères de Régularité selon l’EC 8 ........................................................................ 43
3.4.3 Comparaison des critères ........................................................................................... 45
3.5 La ductilité .......................................................................................................................... 45
3.6 Coefficient de comportement de la structure.................................................................... 46
3.6.1 Coefficient de comportement selon le RPA ............................................................... 47
3.6.2 Coefficient de comportement selon l'EC8 .................................................................. 47
3.6.3 Comparaison entre les coefficients de comportement des deux règlements ........... 49
3.7 Spectre de réponse............................................................................................................. 49
3.7.1 Spectre de réponse selon le RPA2003 ........................................................................ 49
3.7.2 Le spectre de réponse selon l’Eurocode8................................................................... 51
[Link] Spectre de réponse élastique horizontal ................................................................ 51
[Link] Spectre de réponse élastique vertical ..................................................................... 53
[Link] Spectre de calcul pour l’analyse élastique .............................................................. 54
3.8 Comparaison des spectres de réponse du RPA et l’EC8 pour le cas étudié ....................... 55
3.8.1 Classification des sites ................................................................................................ 55
3.8.2 Coefficient d’accélération de zone ............................................................................. 55
3.8.3 Classification des ouvrages selon leur configuration ................................................. 55
[Link] Vérification des critères de régularité selon le RPA ................................................ 57
[Link] Vérification des critères de régularité selon l’EC8 .................................................. 58

vii
3.8.4 Détermination de la ductilité selon l’EC8 ................................................................... 60
3.8.5 Détermination du coefficient de comportement ....................................................... 60
3.8.6 Détermination du coefficient d’amortissement :....................................................... 60
3.8.7 Paramètres du site ..................................................................................................... 61
3.8.8 Le type de spectre pour l’EC8 ..................................................................................... 61
3.8.9 Composante verticale pour l’EC8 ............................................................................... 61
3.8.10 Comparaison des spectres correspondants au cas du bâtiment étudié .................... 61
3.9 Conclusion .......................................................................................................................... 65
Chapitre 4 : Etude dynamique comparative........................................................... 68

4.1 Introduction ........................................................................................................................ 68


4.2 Comparaison des règles sismiques..................................................................................... 68
4.2.1 Les combinaisons sismiques ....................................................................................... 68
[Link] Combinaisons selon le RPA ..................................................................................... 68
[Link] Combinaisons selon l’Eurocode 8............................................................................ 68
4.2.2 La combinaison des masses sismiques ....................................................................... 69
[Link] La masse sismique selon le RPA .............................................................................. 69
[Link] La masse sismique selon l’Eurocode 8 .................................................................... 70
4.2.3 Analyse modale de la structure .................................................................................. 71
[Link] Estimation empirique de la période fondamentale ................................................ 71
[Link] Comparaison des périodes ...................................................................................... 72
4.2.4 Vérification de l’analyse modale ................................................................................ 73
4.2.5 Méthodes de calcul sismique ..................................................................................... 74
[Link] Méthodes dynamiques selon le RPA ....................................................................... 74
a. Conditions d’application de la méthode statique équivalente : ........................................ 74
b. Condition d’application des Méthodes dynamiques :........................................................ 74
[Link] Méthodes dynamique selon l’EC8 : ......................................................................... 75
[Link] Comparaison les actions sismique : ........................................................................ 75
4.2.6 Justification de la sécurité : ........................................................................................ 76
4.2.7 Vérification spécifiques .............................................................................................. 78
4.3 Analyse dynamique du bâtiment par le RPA et l'Eurocode 8 ............................................. 79
4.3.1 Les combinaisons sismiques ....................................................................................... 79
4.3.2 La combinaison des masses sismiques ....................................................................... 79
4.3.3 Analyse modale du bâtiment ..................................................................................... 80
[Link] Estimation empirique de la période fondamentale ................................................ 81
[Link] Vérification d’analyse modale ................................................................................. 82

viii
 Comparaison d’analyse modale ......................................................................................... 84
4.4 Méthodes de calcul sismique ............................................................................................. 84
4.4.1 La force sismique selon le RPA ................................................................................... 84
[Link] Choix de la méthode de calcul ................................................................................ 84
Calcul de 𝑽𝒔𝒕𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 : ........................................................................................................... 84
Calcul de 𝑽𝒅𝒚𝒏𝒂𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 ....................................................................................................... 87
4.4.2 La force sismique selon l’EC8 ..................................................................................... 91
[Link] Choix des méthodes de calcul en fonction des régularités ..................................... 91
[Link] Calcule de la force sismique .................................................................................... 91
4.4.3 Comparaison des forces sismiques ............................................................................ 93
4.4.4 Justification de la sécurité : ........................................................................................ 93
[Link] Vérification selon RPA : ........................................................................................... 93
[Link] Vérification selon EC8 :............................................................................................ 96
4.5 Ferraillages des poteaux : ................................................................................................... 98
4.5.1 Ferraillages des poteaux selon RPA : .......................................................................... 98
4.5.2 Ferraillages des poteaux selon EC8 : .......................................................................... 99
4.6 Conclusion : ...................................................................................................................... 102
Conclusion générale ............................................................................................. 103

Bibliographie ........................................................................................................................... 105

Annexes ................................................................................................................................... 106

ix
‫ملخص‬
‫هدا المشروع هو عبارة عن دراسة ديناميكية مقارنة لمنشأة من الخرسانة المسلحة بين المركز الوطني للبحث‬
‫ على حسب المعلمات‬8 ‫المطبق في هندسة مقاومة الزالزل الجزائري والمعيار األوروبي أورو كود‬
‫ هده المدكرة تسمح‬. ‫ التحليل الزلزالي وتأكيد األمن‬٬ ‫ طيف االستجابة‬٬ ‫ الدراسـات الديناميكية‬٬‫الزلزالية‬
‫بإجراء مقارنة لمختلف التوجهات للمستندين بصفة عامة وكذلك على االستجابات الديناميكية للبناية من خالل‬
‫هذه الدراسة يمكن استنتاج أن أهداف المستندين متشابهة بشكل عام ولكن هناك اختالفات ومتالقيات بين‬
.‫المستندين في تعليمات حسابية مختلفة‬

‫ معيار‬- 2003 ‫ نظام مقاومة الزالزل‬- ‫ مقارنة‬- ‫ طيف االستجابة‬- ‫ الدراسـات الديناميكية‬: ‫الكلمات المفتاحية‬
8 ‫األوروبي أورو كود‬

Résumé
Ce projet concerne une étude dynamique comparative d'un bâtiment en béton armé entre les
règles parasismiques algériennes (RPA99/v2003) et la norme européenne l’Eurocode8 (EC8)
selon les paramètres sismiques, spectre de réponse, l’étude dynamique, l’analyse sismique et la
justification de la sécurité. Ce mémoire a permis d’établir une comparaison sur les différentes
directives des deux codes d'une manière générale ainsi que sur les réponses dynamiques du cas
de bâtiment traité. A travers cette étude on peut conclure que les objectifs des deux codes sont
similaires en général mais ils existent des divergences et des convergences entre les deux codes
dans différentes instructions de calcul.

Mots clés: Etude dynamique - Spectre de réponse - Comparaison - RPA99/version 2003 -


Eurocode 8.

Abstract
This project concerns a comparative dynamic study of a reinforced concrete building between
the Algerian seismic rules (RPA99 / v2003) and the European standard Eurocode8 (EC8)
according to the seismic parameters, response spectrum, dynamic study, the seismic analysis and
justification of safety. This brief allowed for a comparison of the different directives of the two
codes in general and the dynamic responses of the treated building case. Through this study it
can be concluded that the objectives of the two codes are similar in general, but there are
divergences and convergences between the two codes in different calculation instructions

Key words: Dynamic study - Spectrum of response - Comparaison - RPA99 / version 2003 -
Eurocode 8.

x
Liste des Tableaux
Tableau 2-1: Les Dimensions en élévation. ............................................................................. 12
Tableau 2-2 : caractéristique de béton...................................................................................... 18
Tableau 2-3: caractéristique de l'acier. ..................................................................................... 18
Tableau 2-4: Charges et surcharges de la terrasse accessible .................................................. 19
Tableau 2-5: Charges et surcharges de la terrasse inaccessible. .............................................. 19
Tableau 2-6: Charges et surcharged’etage courant. ................................................................. 20
Tableau 2-7 : la descente des charges du mur exterieur. .......................................................... 20
Tableau 2-8 : la descente des charges de mur interieur. ........................................................... 21
Tableau 2-9: Vérifications au flambement des poteaux. .......................................................... 26
Tableau 2-10: Récapitulation du pré dimensionnement des poteaux et poutres. ..................... 27
Tableau 2-11: Scéma statique de types des poutrelles pour RDC ,1ere, 2eme, 3eme étage. ... 29
Tableau 2-12: Scéma statique de types des poutrelles pour 4eme étage. ................................. 30
Tableau 2-13: Scéma statique de Types des poutrelles pour terrasse accessible. .................... 30
Tableau 2-14: Scéma statique de types des poutrelles pour terrasse inaccessible. .................. 31
Tableau 2-15: Charges et surcharge des poutrelles. ................................................................ 31
Tableau 2-16: Dimensionnement des deux types d’escaliers. .................................................. 33
Tableau 2-17: Charges et surcharge de palier. ......................................................................... 34
Tableau 2-18: Charges et surcharge de la paillasse.................................................................. 34
Tableau 3-1: Classification des sites selon RPA et EC8. ......................................................... 37
Tableau 3-2: Classification des ouvrages selon le RPA. .......................................................... 39
Tableau 3-3: Classification des ouvrages selon l’EC8. ............................................................ 39
Tableau 3-4: Comparaison la classification des zones sismiques entre RPA et EC8. ............. 40
Tableau 3-5: Coefficient d’accélération de zone A selon le RPA............................................ 41
Tableau 3-6: Le coefficient d’importance γI. ........................................................................... 41
Tableau 3-7: coefficient d’accélération au niveau de rocher 𝒂𝒈𝒓 (cas de France). ................ 41
Tableau 3-8: Coefficient d’accélération de zone 𝒂𝒈 selon EC8 (cas de France). ................... 42
Tableau 3-9: Critères de régularité selon RPA......................................................................... 43
Tableau 3-10: Critères de régularité selon Eurocode8. ............................................................ 44
Tableau 3-11: Comparaison des critères du RPA et de l’EC8. ................................................ 45
Tableau 3-12: La classification de ductilité selon EC8. ........................................................... 46
Tableau 3-13: Valeurs du coefficient de comportement R. ..................................................... 47
Tableau 3-14: Valeurs de base du coefficient de comportement 𝒒𝟎 ....................................... 47

xi
Tableau 3-15 :Valeurs de rapporte 𝜶𝒖𝜶𝟏. ............................................................................... 48
Tableau 3-16: Valeurs de rapporte 𝜶𝒖𝜶𝟏. ............................................................................... 48
Tableau 3-17: Valeurs de ξ (%)................................................................................................ 50
Tableau 3-18: Valeurs de 𝑻𝟏 𝒆𝒕 𝑻𝟐 ........................................................................................ 50
Tableau 3-19: Valeurs des paramètres décrivant les spectres de réponse élastique selon
EC8. .................................................................................................................... 52
Tableau 3-20: Valeurs recommandées des paramètres décrivant les spectres de réponse
élastique vertical. ................................................................................................ 53
Tableau 3-21: Vérification de l’excentricité RPA.................................................................... 57
Tableau 3-22: Vérification de l’excentricité EC8. ................................................................... 59
Tableau 3-23: Vérification de rayon de torsion EC8. .............................................................. 59
Tableau 3-24: Les paramètres de spectre selon RPA. .............................................................. 61
Tableau 3-25: les paramètres de spectre selon EC8. ................................................................ 62
Tableau 3-26: Pourcentages d’accélérations entre les spectres linéaires. ............................... 63
Tableau 3-27: Pourcentages d’accélérations entre les spectres linéaires. ................................ 64
Tableau 4-1: Comparaison des combinaisons sismiques. ........................................................ 69
Tableau 4-2: Valeurs du coefficient de pondération β. ............................................................ 70
Tableau 4-3: Les valeurs des coefficients 𝝍𝟐𝒊et φ. ................................................................. 70
Tableau 4-4: Valeurs du coefficient 𝑪𝑻.. ................................................................................. 71
Tableau 4-5: Comparaison des périodes. ................................................................................. 73
Tableau 4-6: Comparaison des conditions d’analyse modale. ................................................. 73
Tableau 4-7: Comparaison les actions sismiques. .................................................................... 75
Tableau 4-8 : Définitions des symboles des actions sismiques. ............................................... 76
Tableau 4-9: Justification de la sécurité. .................................................................................. 77
Tableau 4-10: Vérification de l’effort normal réduit. .............................................................. 78
Tableau 4-11: Pourcentage des armatures du poteau. .............................................................. 78
Tableau 4-12: Pourcentage des armatures de la poutre. ........................................................... 78
Tableau 4-13: Combinaison sismique de bâtiment. ................................................................. 79
Tableau 4-14: Les masses sismique selon RPA et EC8. .......................................................... 80
Tableau 4-15: Participation massique modale selon le RPA. .................................................. 82
Tableau 4-16: Participation massique modale selon EC8. ....................................................... 83
Tableau 4-17: Choix de période. .............................................................................................. 85
Tableau 4-18: Les valeurs des pénalités. .................................................................................. 87
Tableau 4-19: Les paramètres sismique de RPA. .................................................................... 87
Tableau 4-20: Effort tranchant à la base par la méthode spectrale avec R=5. ........................ 88

xii
Tableau 4-21 : Effort tranchant à la base par la méthode spectrale avec R=4. ....................... 89
Tableau 4-22: La distribution de l’effort tranchant –RPA. ...................................................... 90
Tableau 4-23: Les paramètres sismique de RPA. .................................................................... 90
Tableau 4-24: Effort tranchant à la base par les méthodes spectrale et statique. ..................... 90
Tableau 4-25: Choix des méthodes de calcul de l’EC8. .......................................................... 91
Tableau 4-26: Les paramètres sismique d’EC8........................................................................ 91
Tableau 4-27: Effort tranchant à la base selon EC8. ................................................................ 92
Tableau 4-28: La distribution de l’effort tranchant –EC8. ....................................................... 92
Tableau 4-29: Comparaison l’effort tranchant à la base. ......................................................... 93
Tableau 4-30: Vérification de la déformation selon le RPA. ................................................... 94
Tableau 4-31 : Vérification de l’effet P-Delta selon le RPA suivant x. ................................... 94
Tableau 4-32 : Vérification de l’effet P-Delta suivant y. ......................................................... 95
Tableau 4-33: Vérifications de l’effort normal réduit selon le RPA. ....................................... 95
Tableau 4-34: Vérification de la déformation selon L’EC8. .................................................... 96
Tableau 4-35: Vérification de l’effet P-Delta selon L’EC8suivant x....................................... 96
Tableau 4-36: Vérification de l’effet P-Delta selon L’EC8suivant y. ...................................... 97
Tableau 4-37: Vérifications de l’effort normal réduit selon l'EC8........................................... 97
Tableau 4-38:Efforts normal et moment fléchissant selon le RPA. ......................................... 98
Tableau 4-39: Armatures adoptés sous la sollicitation N ,[Link] le RPA. ........................... 99
Tableau 4-40 : Armatures adoptés pour les poteaux selon le RPA ......................................... 99
Tableau 4-41:Efforts normal et moment fléchissant selonL’EC8. ........................................... 99
Tableau 4-42 : Armatures adoptés sous la sollicitation N ,[Link] L’EC8. ........................ 100
Tableau 4-43: Armatures adoptés pour les poteaux selon l’EC8. ......................................... 100
Tableau 4-44: Disosition des armature des poteaux selon L'EC8 et le RPA. ........................ 101

xiii
Liste des Figures
Figure 1-1: Oscillations différentielles dommages dans les angles rentrants. ........................... 6
Figure 1-2 : Formes favorable en plan. ...................................................................................... 6
Figure 1-3: Fractionner les bâtiments par de joint sismique. .................................................... 6
Figure 1-4: Oscillations différentielles dommages dans les angles rentrants dans le plan
vertical. .................................................................................................................. 7
Figure 1-5: Fractionnement des bâtiments avec retraits............................................................. 7
Figure 1-6: Solutions favorables sur L'inconvénient des retraits. .............................................. 7
Figure 1-7: A gauche : régularité en élévation. A droite : niveau rez de chaussée flexible ou
mou. ...................................................................................................................... 8
Figure 1-8: Stabilisation d'une file de poteaux. .......................................................................... 8
Figure 1-9: Exemple de disposition de contreventement pour limiter effet de la torsion. ......... 9
Figure 1-10: Transmission des charges sismiques horizontales par les diaphragmes sur les
voiles. .................................................................................................................... 9
Figure 1-11: Effet raidisseur des diaphragmes. ........................................................................ 10
Figure 2-1: Les Dimensions en plan. ....................................................................................... 12
Figure 2-2: Diagramme contraintes- déformations du béton à ELU. ....................................... 15
Figure 2-3: Diagramme contraintes-déformations du béton à ELS. ....................................... 16
Figure 2-4: Diagramme contraintes-déformations de l'acier. ................................................... 18
Figure 2-5: coupe verticale du mur exterieur. .......................................................................... 20
Figure 2-6: coupe verticale du mur intérieur. ........................................................................... 21
Figure 2-7: Plancher à corps creux........................................................................................ 21
Figure 2-8: coupe transversal des poutrelles. ........................................................................... 22
Figure 2-9: Dimensions d’une poutrelle................................................................................... 22
Figure 2-10: Dimension de l’acrotère. ..................................................................................... 23
Figure 2-11: Dimensionnements Des Poutres. ........................................................................ 24
Figure 2-12: Section supporté par le poteau le plus sollicité. ................................................. 25
Figure 2-13: Coupe du voile..................................................................................................... 27
Figure 2-14: Types des poutrelles pour RDC ,1ere, 2eme, 3eme étage. ........................................ 28
Figure 2-15: Types des poutrelles pour 4eme étage .................................................................. 29
Figure 2-16 : Types des poutrelles pour 5eme étage. .............................................................. 30
Figure 2-17: Types des poutrelles pour terrasse inaccessible. ................................................ 31
Figure 2-18: schéma d'un escalier. ........................................................................................... 32
Figure 3-1: Les différents effets de site. ................................................................................... 36

xiv
Figure 3-2: Effet de site dans la vallée de Tagliamento (Italie) : l’amplitude et la durée. des
sismogrammes sont plus élevés dans les sédiments que sur le rocher. ............... 37
Figure 3-3: Les cartes des zones sismique de l'Algérie et de la France ................................... 40
Figure 3-4: capacité d'un matériau à se déformer plastique. .................................................... 45
Figure 3-5: Spectres de réponse élastique pour les sols des classes S_1 à S_4 selon RPA ..... 51
Figure 3-6: Forme du spectre de réponse élastique EC8. ......................................................... 52
Figure 3-7: Spectres de réponse élastique pour les classes de sols. ......................................... 53
Figure 3-8: Régularité en plan. ................................................................................................. 56
Figure 3-9: Régularité en élévation. ......................................................................................... 56
Figure 3-10: Spectre générale RPA (R=1) avec le spectre de calcule RPA (R=4). ................. 62
Figure 3-11: Spectre de réponse élastique EC8 avec le spectre de calcule EC8 (q=2,64). ...... 62
Figure 3-12 : Spectre général RPA (R=1) avec le spectre élastique EC8. ............................... 63
Figure 3-13: Spectre général RPA (R=1 ; Q=1) avec le spectre élastique EC8. ...................... 64
Figure 3-14: Spectre de calcule RPA (R=4) avec le spectre de calcule EC8 (q=2,64). ........... 65
Figure 4-1 :Modèle en 3D de la structure. ............................................................................... 80
Figure 4-2: Disposition des voiles. ........................................................................................... 82
Figure 4-3: Spectre de calcule de RPA avec R=5. ................................................................... 87
Figure 4-4: Spectres de calcule de RPA (R=5 et R=4). ........................................................... 89
Figure 4-5: Spectre de calcule EC8. ......................................................................................... 92
Figure 4-6: Comparaison des accélérations des deux premiers modes. ................................... 93

xv
Introduction générale

Le génie parasismique est à la jonction d’un grand nombre de sciences: sismologie,


géodynamique, dynamique des structures, comportement dynamique non linéaire des matériaux,
simulations numériques, simulations expérimentales, analyse de risques, etc. On peut aisément se
laisser entraîner dans chacune de ces disciplines et en apprécier les phénomènes complexes.

La réglementation présentée concerne les bâtiments à risque normal, pour lesquels les
conséquences d’un séisme sont limitées à la structure même du bâtiment et à ses occupants.

L’objectif principal de la réglementation parasismique est la sauvegarde d’un maximum de


vies humaines pour une secousse dont le niveau d’agression est fixé pour chaque zone de
sismicité. La construction peut alors subir des dommages irréparables, mais elle ne doit pas
s’effondrer sur ses occupants. En cas de secousse plus modérée, l’application des dispositions
définies dans les règles parasismiques doit aussi permettre de limiter les destructions et, ainsi, les
pertes économiques.

L’objectif de ce mémoire c'est l'étude comparative de la conception et du dimensionnement


parasismique d’un bâtiment R+6 selon le règlement algérien RPA2003 et l'Eurocode 8 Partie1
(Règles générales, actions sismiques et règles pour les bâtiments).

Ce mémoire tentera de mettre en évidence les paramètres sismiques et les spectres de


réponse de chaque code ainsi que les divergences et convergences rencontrées dans l’étude.

Nous avons pris un bâtiment précédemment étudié, Ce bâtiment est dimensionné selon le
code de calcul de béton armé aux états limites (BAEL 91).

Ce mémoire est structuré comme suit :

-Introduction générale.

-Le chapitre I : est consacré à l'étude bibliographique sur les principes de conception
parasismique des bâtiments en termes de la forme de structure et le système de contreventement.

1
Chapitre 1 : Notions générales sur la conception parasismique.

-Le chapitre II: contient une présentation de l'ouvrage et les caractéristiques des matériaux
plus nous avons fait un pré dimensionnement et descente de charge des éléments structuraux.

-Le chapitre III : nous avons fait une comparaison des paramètres sismique et les spectres de
réponse établis par RPA et Eurocode 8.

-Le chapitre IV : nous avons fait une comparaison d’étude dynamique selon les deux codes.

-Nous terminons notre travail par une conclusion générale qui regroupe l'ensemble des
remarques et des résultats

*Les logiciels utilisés dans ce mémoire sont :

MATLAB : Nous avons créé trois programmes des spectres de réponses (Spectre de calcule
RPA, Spectre de réponse élastique horizontal et le spectre de calcul pour l’analyse élastique
selon l’Eurocode 8).

SAP2000v14 : L’étude dynamique du bâtiment est faite par l’analyse du modèle de la


structure en 3D.

SOCOTEC : Calcul ferraillages des poteaux en flexion composé selon le code BAEL.

2
Chapitre 1
Chapitre 2 : Notions générales sur la conception parasismique.

Chapitre 1: Notions générales sur la conception


parasismique

1.1 Introduction :

Les règlements parasismiques définissent la méthode de l’évaluation de l’action sismique


sur les bâtiments, à prendre en compte dans le calcul des structures et décrivent les critères de
conception et les dispositions techniques à adopter pour permettre à ces bâtiments de résister aux
secousses sismiques.

Pour la conception parasismique de bâtiments, il est très important que l’ingénieur civil et
l’architecte travaillent en étroite collaboration dès le début du projet. Pour obtenir les meilleurs
résultats, résistance à la construction lors du séisme et à un coût économique.

1.2 Présentation des codes parasismique :


1.2.1 Règles parasismique algérien :

La règlementation parasismique est le document technique "DTR BC 2-48" (1) dit :


"REGLES PARASISMIQUES ALGERIENNES RPA99». La première application de loi
nationale Algérienne sur la conception de la résistance des bâtiments aux tremblements de terre
date de 1983, et ce à la suite du tremblement de terre d’El Asnam 1980 qui avait une magnitude
de 7,3 sur l'échelle de Richter. Avant cette date, en Algérie le code du bâtiment français a été
appliqué, et il ne prévoyait pas une conception parasismique des bâtiments face aux
tremblements de terre. En 1980, une loi a été adoptée, et qui a, par la suite été révisé en 1988,
1999 et 2003 suite au tremblement de terre dévastateur de Boumerdes.

1.2.2 Eurocode 8 :
Les Eurocodes constituent un ensemble intégré de normes européennes pour la conception
et le dimensionnement des bâtiments et des structures de génie civil, y compris leurs fondations
et leur résistance aux séismes. Le but du programme des Eurocodes est d'établir un ensemble de
règles techniques communes pour la conception de bâtiments et d'ouvrages de génie civil, qui
sont destinés à remplacer les règles actuellement en vigueur dans les différents états membres de
l'Union Européenne.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 4


Chapitre 2 : Notions générales sur la conception parasismique.

L’Eurocode 8 (2) s’insère dans l’ensemble du projet des Eurocodes structuraux lancé par la
Commission européenne pour permettre l’harmonisation des règles techniques de construction
au sein de l’Union européenne. La norme française la plus récente concernant les bâtiments en
zone sismique est connue sous le nom de PS 92. Dans le cadre européen, la norme relative à la
construction en zone sismique est l’Eurocode 8. Elle comprend six parties. Les parties 1 et 5 sont
nécessaires pour la conception des bâtiments ; elles couvrent le même champ que les PS 92. Et
sont décomposés comme suit :

EN 1998 1 Règles générales Actions sismiques Règles pour les bâtiments.


EN 1998 2 Ponts.
EN 1998 3 Renforcement et réparation des bâtiments.
EN 1998 4 Silos, réservoirs, tuyauterie.
EN 1998 5 Fondations, géotechnique.
EN 1998 6 Tours, mats, cheminées.

1.3 Conceptions parasismique :


Les dispositions parasismiques réglementaires sont appliquées sur un projet dont l'architecture a
déjà été déterminée. La forme du bâtiment et des éléments constructifs, le système porteur et le
type de contreventement, dont le comportement joue un rôle déterminant dans la résistance aux
séismes du bâtiment.
Ainsi, des projets peu judicieux quant à la résistance aux tremblements de terre sont considérés
comme parasismiques après l'application des règles. Afin de pallier cette situation, il est donc
souhaitable qu'une stratégie de conception parasismique raisonnée soit adoptée dès le début du
projet.
Le règlement parasismique algérienne et Eurocode 8 adopte les mêmes principes de conception
des bâtiments dans les zones sismiques. Ces principes sont les suivants :

1.3.1 La simplicité de la structure :

Le comportement d'une structure simple est plus facile. À comprendre et à calculer; le


risque d'omettre un phénomène particulier, comme une interaction entre parties de raideur
différentes ou un cumul d'effets différents entre ces parties est faible.

La simplicité d'ensemble concourt à la simplicité des détails.

[Link] Simplicité du plan:

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 5


Chapitre 2 : Notions générales sur la conception parasismique.

Le mouvement sismique horizontal est un phénomène bidirectionnel. La structure du bâtiment


doit être capable de résister à des actions horizontales suivant toutes les directions et les éléments
structuraux doivent des caractéristiques de résistance et de rigidité similaires dans les deux
directions principales, ce qui se traduit par le choix de formes symétriques.
Le problème rencontre dans l’irrégularité en plan c’est le phénomène de la torsion : les éléments
reprenant la torsion doivent être distribués assez symétriquement. Le non-respect de ce principe
peut conduire à une déformation permanente gauchie de la structure (Figure 1-1).

Figure 1-1: Oscillations différentielles dommages dans les angles rentrants.

 La torsion d'axe vertical peut être réduite par trois démarche sont possible :
 Rigidifier les zones flexibles par des voiles en béton armé.
 Simplifier la forme en plan (voir Figure 1-2).
 Fractionner le bâtiment en volumes simples par des joints parasismiques (Figure 1-3). Et ce
dernier c'est un espace vide de tout matériau présent sur toute la hauteur de la superstructure
des bâtiments, pour éviter tout entrechoquement entre les corps de bâtiment qu'il sépare.

Figure 1-2 : Formes favorable en plan.

Figure 1-3: Fractionner les bâtiments par de joint sismique.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 6


Chapitre 2 : Notions générales sur la conception parasismique.

[Link] Simplicité des formes en élévation :

Dans la vue en élévation, les principes de simplicité et de continuité se traduisent par un


aspect régulier de la structure primaire, sans variation brutale de raideur. De telles variations
entraînent des sollicitations locales élevées.

Les problèmes rencontres dans les irrégularités en élévations sont les distributions de la
masse, la rigidité et la résistance ainsi que les oscillations différentielles (Figure 1-4,Figure 1-5).
La structure devrait avoir une distribution uniforme et continue de la masse, de rigidité, de la
résistance et de ductilité.

Figure 1-4: Oscillations différentielles dommages dans les angles rentrants dans le plan
vertical.

Figure 1-5: Fractionnement des bâtiments avec retraits.


L'inconvénient des retraits peut être réduit en optant pour une variation progressive des
dimensions (Figure 1-6(a)) ou par des joints parasismiques lorsqu'ils sont envisageables

(Figure 1-6 (b)).

Figure 1-6: Solutions favorables sur L'inconvénient des retraits.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 7


Chapitre 2 : Notions générales sur la conception parasismique.

Le principe de distribution continue et uniforme des éléments résistants de la structure


primaire demande d’assurer une continuité des poteaux et des murs structurels, sous peine de
créer la situation d’ «étage mou» schématisée à la Figure 1-7.

Figure 1-7: A gauche : régularité en élévation. A droite : niveau rez de chaussée flexible ou
mou.

1.3.2 Contreventement :
Dans le cas d'une construction parasismique, le contreventement comporte obligatoirement deux
familles d'éléments :
Contreventement vertical (exemple-voiles).
Contreventement horizontal (diaphragme).

[Link] Contreventement verticale :

Certaines structures, comme les ossatures en poteaux et poutres, n'ont fréquemment pas la
rigidité nécessaire pour résister aux charges horizontales. L'adjonction d'éléments résistant à ces,
charges permet alors d'assurer leur stabilité (Figure 1-8). En cas de séisme, l'absence de tels
éléments peut conduire à l'effondrement de la structure.

Figure 1-8: Stabilisation d'une file de poteaux.


L’utilisation des voiles en béton armé pour la construction des structures devient de plus en
plus fréquente. La raison est que les voiles, outre leur rôle porteur vis à vis des charges verticales
aux quels y sont appliquées, sont pratiquement efficaces pour assurer la résistance aux charges
horizontales. En général, les voiles dans les constructions conditionnent le comportement
structural et jouent un rôle primordial pour la sécurité de la construction.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 8


Chapitre 2 : Notions générales sur la conception parasismique.

 La disposition des voiles doit satisfaire plusieurs conditions qui se trouvent ci-
dessous :
 Les exigences d’architectures.
 Disposer les éléments de contreventement (voiles) d’une manière symétrique dans chaque
direction afin de limiter la torsion d’ensemble (Figure 1-9).
 Au moins deux murs, bordés de chaînages sur les quatre côtés, doivent être placés dans
chaque direction principale.
 Voiles en béton armé constituant les cages (noyaux) d’escaliers et d’ascenseur.
 Il faut que les rigidités dans les deux directions soient très proches.

Figure 1-9: Exemple de disposition de contreventement pour limiter effet de la torsion.

[Link] Diaphragme :

L’effet diaphragme des éléments de plancher et de toit joue un rôle important dans la
stabilité des constructions. Il assurer trois fonctions principales :

Transmettre les charges sismiques horizontales sur les éléments de contreventement vertical (
 Figure 1-10).

Figure 1-10: Transmission des charges sismiques horizontales par les diaphragmes sur les
voiles.

 Raidir les bâtiments à la manière d'un couvercle de boîte (Figure 1-11). Le raidissage vise à
prévenir le déversement des éléments porteurs verticaux.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 9


Chapitre 2 : Notions générales sur la conception parasismique.

Figure 1-11: Effet raidisseur des diaphragmes.

 Coupler les éléments verticaux. Tous les éléments solidaires du diaphragme "travaillent" en
phase et participent à la résistance en proportion de leur rigidité (si le diaphragme est plus
rigide que le contreventement vertical).

1.4 Conclusion :
Lorsque l’on étudie le comportement des bâtiments soumis à des tremblements sismiques, et
pour offrir une meilleure résistance aux séismes, les ouvrages doivent de préférence avoir, d’une
part des formes simples, on peut constater que ceux de formes géométriques simples sont les
plus résistants.

Le contreventement permet d'assurer une stabilité horizontale et verticale de la structure lors


des secousses. Le rôle du contreventement horizontal est de transmettre les actions latérales aux
éléments verticaux .Et pour assurer le contreventement horizontal, les planchers et toitures
faisant office de diaphragme rigide ne devraient pas être affaiblis par des percements trop grands
ou mal placés pouvant nuire à leur résistance et leur rigidité.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 10


Chapitre 2
Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage

2.1 Introduction
Toute étude de projet d’un bâtiment dont la structure est en béton armé, a pour but d’assurer
la stabilité et la résistance des bâtiments afin d’assurer la sécurité. Dans ce chapitre on présente
le cas du bâtiment choisi dans ce mémoire pour une analyse comparative entre le règlement
RPA99 (version 2003) et L'EC8. On note que l'étude de ce bâtiment contreventé par des voiles a
été déjà faite dans un projet de fin d'étude soutenu en 2018 (3).

2.2 Présentation générale de l’ouvrage


L’ouvrage étudié est un bâtiment à usage d’habitation, composé d’un rez de chaussée plus
six étage (R+6), situé à ORAN, qui est classé comme une zone de sismicité moyenne (zone IIa),
d’après le règlement parasismique Algérien (RPA99 V 2003) (1). Le bâtiment est implanté dans
un site rocheux.

2.3 Caractéristiques géométriques de la structure


Le projet étudié a une forme rectangulaire avec des décrochements, le bâtiment présente les
dimensions en plan et en élévation données par la Figure 2-1 et le Tableau 2-1 .

Figure 2-1: Les Dimensions en plan.

Tableau 2-1: Les Dimensions en élévation.

Hauteur totale du bâtiment 22.00 m


Hauteur du RDC 4.00 m
Hauteur des étages courants 3.00 m

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 12


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

2.4 Ossature et système constructif adopté


2.4.1 Ossature
La hauteur du bâtiment dépasse 17m, donc d’après le RPA99/version 2003 le système de
contreventement est mixte portiques-voiles.

Les voiles de contreventement doivent reprendre au plus 20% des sollicitations dues aux
charges verticales. Les charges horizontales sont reprises conjointement par les voiles et les
portiques proportionnellement à leurs rigidités relatives ainsi que les sollicitations résultant de
leurs interactions à tous les niveaux. Les portiques doivent reprendre au moins 25% de l’effort
tranchant d’étage.

2.4.2 Planchers
Nous avons utilisé un seul type de plancher pour tous les niveaux : corps creux avec dalle de
compression noté (16+5) cm. Le plancher terrasse a une pente pour permettre l’écoulement des
eaux pluviales vers les conduites d’évacuation.

2.4.3 Maçonnerie

Les murs extérieurs sont réalisés en doubles parois par des briques creuses de (15× 10) cm
séparées par une lame d’air de 5 cm d’épaisseur. Les murs intérieurs sont réalisés en simple
cloison de 10 cm d’épaisseur.

2.4.4 Revêtement

Les revêtements utilisés dans ce bâtiment sont les suivants :


 Enduit en plâtre pour les plafonds.
 Enduit en ciment pour les murs extérieurs et les cloisons.
 Revêtement en carrelage pour les planchers.
 Le plancher terrasse sera recouvert par une étanchéité multicouche imperméable évitant la
pénétration des eaux pluviales plus du papier kraft pour la terrasse inaccessible.

2.4.5 Isolation
On distingue dans notre projet deux types d’isolations, isolation acoustique assurée par la
masse du plancher et par le vide d’air des murs extérieurs et isolation thermique assurée par les
couches de liège pour le plancher terrasse.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 13


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

2.4.6 Escalier
On a deux types d’escalier : Escalier avec un palier intermédiaire utilisé pour les étages et
escalier avec deux paliers intermédiaires utilisé pour le RDC.

2.4.7 Acrotère
La terrasse inaccessible est entourée d’un acrotère en béton armé d’une hauteur de 60 cm et
de 10 cm d’épaisseur.

2.5 Caractéristiques géotechniques du sol


D’après le rapport du laboratoire de mécanique des sols la contrainte admissible du sol σ est
de 2,00 bars. Selon le RPA 99 version 2003, le site est considéré comme rocheux (S1).

2.6 Caractéristique des matériaux


2.6.1 Le béton

Le béton est un mélange de plusieurs matériaux : ciment, granulats, (sable, gravillons) eau
de gâchage et plus souvent d’adjuvant. Le béton armé est obtenu en introduisant dans le béton
des aciers (armatures) disposés de manière à équilibrer les efforts de traction. Dans le chantier on
fabrique le béton par une simple bétonnière ou par l’installation d’une centrale à béton.

[Link] Résistance caractéristique à la compression

On détermine la résistance caractéristique à la compression du béton 𝑓𝑐𝑗 à 28 jours d’âge à


partir d’essais de compression axiale sur des éprouvettes normalisées de 16 cm de diamètre et de
32 cm de hauteur.

Lorsque 𝑗 < 28 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 D’après le C.B.A 93 on a les résistances suivantes :


𝑗
𝑓𝑐𝑗 = 𝑓 ⇒ 𝑓𝑐28 ≤ 40 𝑀𝑃𝑎.
4.76 + 0.83𝑗 𝑐28
𝑗
𝑓𝑐𝑗 = 𝑓 ⇒ 𝑓𝑐28 ≥ 40 𝑀𝑃𝑎
1.4 + 0.95𝑗 𝑐28
𝑓𝑐𝑗 = 1.1𝑓𝑐28 ⇒ 𝑗 ≥ 60 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠

[Link] Résistance caractéristique à la traction

D’après le C.B.A 93 la résistance caractéristique à la traction du béton à (j) jours, est notée𝑓𝑡𝑗 ,
elle est définie conventionnellement par la formule suivante :
𝑓𝑡𝑗 = 0.6 + 0.06 ∗ 𝑓𝑐𝑗 Si 𝑓𝑐28 ≤ 60 𝑀𝑃𝑎.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 14


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

[Link] Contraintes

 Etat limite ultime


Le diagramme qui peut être utilisé dans tous les cas et le diagramme de calcul dit le diagramme
"PARABOLE-RECTANGLE" (Figure 2-2).

Figure 2-2: Diagramme contraintes- déformations du béton à ELU.


Avec:
𝑓𝑏𝑐 : contrainte ultime du béton en compression 2‰ ≤ εbc ≤ 3.5‰
𝜀𝑏𝑐 : deformation du béton en compression.
γb : Coefficient de securité. (γb = 1.5 cas général; γb = 1.15 cas accidentel).
 = 1 (la durée probable d’application de la combinaison d’actions, elle est > 24 ℎ).
 = 0.9 lorsque cette durée est comprise entre 1 h et 24 h.
 = 0.85 lorsque cette durée est inférieure à 1 h.

 Etat limite de service


La contrainte limite de service en compression du béton est limitée par :
𝑏𝑐 ≤ 
̅𝑏𝑐 = 0.6 ∗ 𝑓𝑐28
La variation de la contrainte en fonction de la déformation est représentée par la Figure 2-3.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 15


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Figure 2-3: Diagramme contraintes-déformations du béton à ELS.

[Link] Déformations longitudinales du béton

 Module de déformation instantanée (𝑬𝒊𝒋 ) : D’après BAEL91 (A.2.1, 21) (4)


Pour une contrainte normale d’une durée d’application inferieure à 24h le module de
déformation longitudinale instantanée du béton 𝐸𝑖𝑗 est :𝐸𝑖𝑗 = 11000 ∗ 3√𝑓𝑐𝑗

 Module de déformation différée (𝑬𝒗𝒋 ) : D’après BAEL91 (A.2.1, 22)


Pour une contrainte normale d’une longue durée d’application le module de déformation
longitudinale différée du béton 𝐸𝑣𝑗 𝑒𝑠𝑡: 𝐸𝑣𝑗 = 3700 ∗ 3√𝑓𝑐𝑗

[Link] Module de déformation transversale du béton

Le coefficient de poisson 𝜗 est le rapport entre la déformation transversale et la déformation


longitudinale, d’après le BAEL91 (Art.2.1, 3). Il est pris égale à :
ϑ = 0.2 pour le calcul des déformations (ELS).
ϑ = 0 pour le calcul des sollicitations (ELU).

2.6.2 Les Aciers

L’acier est un fer allié au carbone. Il possède de bonnes caractéristiques mécaniques, il


résiste aux efforts de traction, de compression, de cisaillement et de torsion. Mais il est sensible à
la corrosion par oxydation. Il ne réagit pas avec le béton, il présente une bonne qualité
d’adhérence avec le béton.

Les aciers utilisés pour le ferraillage des éléments de la structure sont de trois types :

 Les ronds lisses (RL) pour les armatures transversales de nuance


(𝐹𝑒𝐸215 𝑜𝑢 𝐹𝑒𝐸220 ⇒ 𝐹𝑒 = 215 𝑀𝑃𝑎) 𝑒𝑡 (𝐹𝑒𝐸235 𝑜𝑢 𝐹𝑒𝐸240 ⇒ 𝐹𝑒 = 235 𝑀𝑃𝑎).

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 16


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

 Les barres hautes adhérence (HA) pour les armatures longitudinales de nuance
(𝐹𝑒𝐸400 ⇒ 𝐹𝑒 = 400 𝑀𝑃𝑎) 𝑒𝑡 (𝐹𝑒𝐸500 ⇒ 𝐹𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎).
 Les treillis soudés (TS) d’un diamètre (Φ6) pour planchers à corps creux.

[Link] Module d'élasticité longitudinale de l'acier :

D’après BAEL91 (A.2.2, 1), le module d’élasticité longitudinale de l’acier est pris égale à
𝐸𝑆 = 200000 𝑀𝑃𝑎.

[Link] Contraintes limites :

A l'état limite ultime (ELU) on a:


𝑓𝑒 Barre lisse ∶ σs = 186.96 [MPa].
𝝈𝒔 = {
𝛾𝑠 Barre H. A ∶ σs = 347.83 [MPa].
𝛾𝑠 = 1.15 : Combinaisons courantes.
𝛾𝑠 = 1 : Combinaisons accidentelles.
A l'état limite de service (ELS) on a les cas suivants
𝑓
 Cas de fissuration peut préjudiciable 𝝈𝒔𝒕 ≤ 𝛾𝑒
𝑠

2
 Cas de fissuration préjudiciable : 𝜎𝑠𝑡 = 𝑚𝑖𝑛 (3 𝑓𝑒 ; 110√ ∗ 𝑓𝑡𝑗 )

1
 Cas de fissuration est considérée très préjudiciable : 𝜎𝑠𝑡 = 𝑚𝑖𝑛 (2 𝑓𝑒 ; 90√ ∗ 𝑓𝑡𝑗 )

1 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑜𝑢𝑛𝑑𝑠 𝑙𝑖𝑠𝑠𝑒𝑠


: 𝐶𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑑𝑒𝑓𝑖𝑠𝑠𝑢𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 {
1.6 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑎𝑑ℎé𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒
La Figure 2-4 présente le diagramme contrainte déformation pour l'acier.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 17


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Figure 2-4: Diagramme contraintes-déformations de l'acier.

2.7 Les caractéristiques du béton et de l’acier utilisés


Le Tableau 2-2 et Tableau 2-3 ci-dessous résument les caractéristiques des matériaux utilisés
dans ce projet :

Tableau 2-2 : caractéristique de béton.

Caractéristiques mécaniques Symbole Valeur (MPa)


La résistance du béton à la compression à 28 jours 𝑓𝑐28 25
La résistance du béton à la traction à 28 jours 𝑓𝑡28 2.1
Le module d'élasticité différé Evj 10818.865
Le module d'élasticité instantané Eij 32164.195
Contrainte à ELU 𝑓𝑏𝑐 14.17
Contrainte à ELS 𝜎̅bc 15

Tableau 2-3: caractéristique de l'acier.

Type d’acier Symbole Fe (MPa)


Transversales Rond lisse RL 235
Longitudinales Haute adhérence HA 400
Treillis soudé TS 520

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 18


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

2.8 Evaluation des charges et surcharges


L’évaluation des charges et surcharges consiste à calculer successivement pour chaque
élément porteur de la structure la charge qui lui revient à chaque plancher jusqu’à la fondation.
Les différents charges et surcharges existantes sont les charges permanentes (G) et les surcharges
d’exploitation (Q). (5)

Les Tableau 2-4 Tableau 2-5 Tableau 2-6 ci-dessous présentent la descente des charges des
différents étages

Tableau 2-4: Charges et surcharges de la terrasse accessible

Eléments Epaisseur (m) Poids volumiques (KN /m3) Charge (KN/m²)

Carrelage 0.02 22 0.44


Mortier de pose 0.02 20 0.4
Lit de sable 0.02 18 0.36
Plancher corps creux 16+5 / / 3
Enduit sous plafond en plâtre 0.02 10 0.2
Etanchéité multicouche 0.02 6 0.12
Charges permanentes G 4.52 KN /m2
Charges d'exploitation Q 1.5 KN /m2

Tableau 2-5: Charges et surcharges de la terrasse inaccessible.

Eléments Epaisseur (m) Poids volumiques (KN /m3) Charge (KN/m²)


Protection en gravillon 0.05 17 0.85
Etanchéité multicouches 0.02 6 0.12
Protection (Papier Kraft) 0.02 0.5 0.01
Forme de pente 0.1 22 2.2
Isolation thermique en liège 0.04 4 0.16
Plancher à Corps-creux / / 3
Enduit en plâtre 0.02 10 0.2
Charges permanentes G 6.54KN /m2
Charges d'exploitation Q 1 KN /m2

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Tableau 2-6: Charges et surcharged’etage courant.

Eléments Epaisseur (m) Poids volumiques (KN /m3) Charge (KN /m²)
Carrelage 0.02 22 0.44
Mortier de pose 0.02 20 0.4
Lit de sable 0.02 18 0.36
Plancher corps creux 16+5 / / 3
Enduit sous plafond en plâtre 0.02 10 0.2
Cloison légère 0.1 10 1
Enduit intérieur/extérieur 0.04 10 0.4
2
Charges permanentes G 5.8 KN /m
Charges d'exploitation Q 1.5 KN /m2

2.8.1 Mur extérieur.


Les murs extérieurs sont réalisés en doubles parois par des briques creuses de 15cm et 10cm
séparées par une lame d’air de 5 cm d’épaisseur (Figure 2-5). Le Tableau 2-7 présente la
descente de charge des murs extérieurs.

Figure 2-5: coupe verticale du mur exterieur.

Tableau 2-7 : la descente des charges du mur exterieur.

Eléments Epaisseur (m) Poids volumiques (KN /m3) Charge (KN/m²)


Enduit ciment 0.02*2 18 0.72
Brique creuse 0.10 9 0.9
Brique creuse 0.15 9 1.35
G= 2.97

2.8.2 Mur intérieur de 10 cm

Les murs intérieurs sont réalisés en simple cloison de 10 cm d’épaisseur (Figure 2-6). Le

Tableau 2-8 présente la descente de charge des murs intérieurs.

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Figure 2-6: coupe verticale du mur intérieur.

Tableau 2-8 : la descente des charges de mur interieur.

Eléments Epaisseur (m) Poids volumiques (KN /m3) Charge (KN/m²)


Enduit ciment 0.02*2 18 0.72
Brique creuse 0.10 9 0.9
G=1.68

2.9 Pré dimensionnement des éléments non structuraux.


2.9.1 PLANCHER
Les planchers sont des aires horizontales qui servent à limiter les étages, ils ont une
épaisseur "e" faible par rapport à leur dimension en plan, leur fonction principale est de résister
et supporter les charges et surcharges afin de les transmettre aux éléments porteurs (Figure 2-7)

Figure 2-7: Plancher à corps creux.


L’épaisseur des planchers à corps creux est estimée à partir de la condition de la flèche
admissible :
𝐿𝑚𝑎𝑥
ℎ𝑡 ≥
22.5
Avec :
𝐿𝑚𝑎𝑥 : est la longueur maximale de la poutrelle entre nues d’appui égale dans notre cas à
4.70 𝑚 (Voir plans architecturels).
ℎ𝑡: Hauteur du plancher.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 21


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

4.30
ℎ𝑡 ≥ = 20.08 𝑐𝑚
22.5
On peut donc prendre une hauteur du plancher de 21 𝑐𝑚 (16 + 5).

2.9.2 Les poutrelles


Les poutrelles sont des petites poutres en béton armé, coulées sur place ou préfabriquées, et
reposant sur des poutres principales. Les poutrelles se calculent comme des sections en T.

On appelle plancher nervurée l’ensemble constitué de nervures (ou poutrelles) supportant


des dalles de faible portée (Figure 2-8).

Figure 2-8: coupe transversal des poutrelles.


La section transversale des nervures est assimilée à une section en (T) de caractéristiques
géométriques présentées par la Figure 2-9.

Figure 2-9: Dimensions d’une poutrelle.

2.9.3 L’acrotère
L’acrotère est un élément de sécurité au niveau de la terrasse, il forme une paroi contre toute
chute. Il est considéré comme une console encastrée à sa base, soumise à son poids propre (G), à
une surcharge horizontale due à la main courante (Q) et à une force sismique (Fp).

Les dimensions de l'acrotère sont données dans la Figure 2-10.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 22


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Figure 2-10: Dimension de l’acrotère.

2.10 Pré dimensionnements des éléments structuraux


2.10.1 Les poutres
Ce sont des éléments en béton armé coulés sur place dont le rôle est l’acheminement des
charges et surcharges des planchers aux éléments verticaux (poteaux et voiles).

On distingue les poutres principales qui constituent des appuis aux poutrelles et les poutres
secondaires qui assurent le chaînage.

[Link] Poutres Principales

Les poutres principales reçoivent les charges transmises par les poutrelles et les répartissent aux
poteaux sur lesquels ces poutres reposent.
La hauteur ℎ des poutres est déterminée comme suit:
𝐿𝑚𝑎𝑥 𝐿𝑚𝑎𝑥
≤ℎ≤
15 10
Avec : 𝐿 est la distance entre axes des poteaux. On choisit la plus grande portée, 𝐿 = 5.5 𝑚
(Voir plans architecturaux).
On a donc : 36.6 ≤ ℎ ≤ 55. On prend h = 0.45m = 45 cm.
La largeur 𝑏 de la poutre est déterminée par la relation suivante :
0.3 ∗ ℎ ≤ 𝑏 ≤ 0.7 ∗ ℎ
On a donc :13.5 ≤ 𝑏 ≤ 31.5. On prend 𝑏 = 0.30𝑚 = 30𝑐𝑚.
Donc la dimension de la poutre principale serait (30 × 40) 𝑐𝑚2 (Figure 2-11).
Ces dimensions doivent être vérifiées aussi selon le (PRA99/V2003) par les vérifications
suivantes :
𝐵 = 30 𝑐𝑚 ≥ 20 𝑐𝑚 ………………….……… (Condition Vérifiée).
ℎ = 45𝑐𝑚 ≥ 30 𝑐𝑚 …………………………. (Condition Vérifiée).
ℎ/𝑏 = 1,5 < 4 …………………….…….. (Condition Vérifiée).

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

[Link] Poutres secondaires (Chainages)

Elles sont parallèles aux poutrelles, les poutres secondaires relient les portiques entre eux pour ne
pas basculer.
D’après BAEL91 La hauteur ℎ des chainages est déterminée comme suit :
𝐿𝑚𝑎𝑥 𝐿𝑚𝑎𝑥
≤ℎ≤
15 10
Où 𝐿𝑚𝑎𝑥 = 4.3 𝑚 (Voir les plans architecturaux). On a donc 28.6 ≤ ℎ ≤ 43, On prend
ℎ = 0.35𝑚 = 35 𝑐𝑚.
La largeur b est déterminée comme suit :
0.3 ∗ ℎ ≤ 𝑏 ≤ 0.7 ∗ ℎ
On a donc 10.5 ≤ 𝑏 ≤ 24.5. On prend 𝑏 = 0.30𝑚 = 30𝑐𝑚.
Donc la section des chainages serait (30 × 35) 𝑐𝑚2 ((Figure 2-11)
On doit aussi suivre les vérifications du (PRA99/V2003):
𝐵 = 30 𝑐𝑚 ≥ 20 𝑐𝑚 ……………………..…… (Condition Vérifiée).
ℎ = 35𝑐𝑚 ≥ 30 𝑐𝑚 …………………….……. (Condition Vérifiée).
ℎ/𝑏 = 1,16 < 4 ………………..…….….. (Condition Vérifiée).

Figure 2-11: Dimensionnements Des Poutres.

2.10.2 Les poteaux


Les poteaux sont des éléments porteurs chargés de reprendre les charges et surcharges des
différents niveaux pour les transmettre au sol par des fondations. Le calcul est basé en premier
lieu sur la section du poteau le plus sollicité (central), la section afférente est la section résultante
de la moitié des panneaux entourant le poteau (Figure 2-12).

D’après le RPA99 Les poteaux doivent respecter les dimensions ci-après :

𝛽 ∗ 𝑁𝑢
𝐵𝑟 ≥
𝑓𝑏𝑐 0.85 ∗ 𝑓𝑒
0.9 + 100 ∗ 𝛿𝑠

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Avec :
𝑁𝑢 = 𝑃 ∗ 𝑆 ∗ 𝑛
𝑃 = 1 [𝑡 / 𝑚²]
𝑆 : Surface du plancher que reprend le poteau et est égale à19 𝑚2
𝑛 : Nombre de dalles
𝛽 : Coefficient de correction dépendant de l’élancement mécanique « 𝜆 » des poteaux.
Il prend les valeurs suivantes :
𝜆 2
𝛽 = 1 + 0,2 × (35) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝜆 ≤ 50
(𝜆)2
𝛽 = 0.85 × 1500 𝑝𝑜𝑢𝑟 50 < 𝜆 < 70

Figure 2-12: Section supporté par le poteau le plus sollicité.


Dans le cas du bâtiment étudié on a :
𝑁𝑢 = 1 ∗ 19 ∗ 7 = 133 𝑡/𝑚2
𝐵𝑟∶ Section brute du poteau.
On se fixe un élancement mécanique(𝜆 = 35) pour rester toujours dans le domaine de la
compression centrée. Donc : 𝛽 = 1,2
𝛽 = 1 + 0.2 ∗ 1 = 1.2

Avec : (𝛾𝑠 = 1,15 (cas général)) ; (𝛾𝑏 = 1,50 (cas général)) ; (𝜃 = 1 (Charge > 24 h)).

0,85. 𝑓𝑐28 0,85 × 25


𝑓𝑏𝑐 = = = 14.16𝑀𝑝𝑎
𝛾𝑏 1,5

1.2 ∗ 1.33
𝐵𝑟 ≥ = 0.0854𝑚2 = 854𝑐𝑚2
14.16 0.85 ∗ 400
+
0.9 100 ∗ 1.15

𝐵𝑟 ≥ (𝑎 − 0.02)2 → 𝑎 ≥ √854 + 0.02 = 29.24𝑐𝑚2

On prend 𝑎 = 40 𝑐𝑚2 . Donc la dimension des poteaux serait(40 ∗ 40)𝑐𝑚2 .

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

On doit aussi effectuer les vérifications par RPA99 (2003):


𝑀𝑖𝑛 (𝑎, 𝑏) ≥ 25𝑐𝑚 → 𝑎 = 40 𝑐𝑚 > 25 𝑐𝑚 … … … … … … . (𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑉é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒).
ℎ𝑒 400
𝑀𝑖𝑛 (𝑎, 𝑏) ≥ → 𝑎 = 40 𝑐𝑚 > = 20 𝑐𝑚 … … . … . (𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑉é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒).
20 20
1 𝑎
< ≤ 1 → 0.25 < 1 ≤ 1 … … … … … … … … … . … … … … . . (𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑉é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒).
4 𝑏
Avec ℎ𝑒: hauteur du poteau (Du plancher jusqu’au plafond).
Les poteaux doivent être vérifiés au flambement. A titre d'exemple on présente le cas des
poteaux du RDC (40𝑥40)
Les moments d’inertie sont :
𝑏 ∗ ℎ3 404
𝐼𝑥 = 𝐼𝑦 = = = 213333.33 𝑐𝑚4 .
12 12
Les rayons de giration sont :

𝐼𝑥 213333.33
i𝑥 = 𝑖 𝑦 = √ =√ = 11.54 𝑐𝑚.
𝑎∗𝑏 40 ∗ 40

La longueur de flambement est :


𝐿𝑓 = 0.7 ∗ 4 = 2.8 𝑚.
Les élancements sont donc :
𝐿𝑓 280
λ𝑦 = λ𝑥 = = = 24.26 ≤ 50 … … .. (𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟)
𝑖𝑦 11.54
Les vérifications des autres poteaux sont résumées dans le Tableau 2-9 suivant :

Tableau 2-9: Vérifications au flambement des poteaux.

Poteaux Ix=Iy i𝑥 = 𝑖 𝑦 L0 Lf λ𝑦 = λ 𝑥 λ𝑦 = λ𝑥
Niveau
(cm2) (cm2) (cm2) (cm) (cm) ≤ 50
RDC 40*40 213333.33 11.54 400 280 24.26 CV
1 40*40 213333.33 11.54 300 210 18.20 CV
2 35*35 125052.10 10.103 300 210 20.78 CV
3 35*35 125052.10 10.103 300 210 20.78 CV
4 30*30 67500 8.66 300 210 24.25 CV
5 30*30 67500 8.66 300 210 24.25 CV
6 30*30 67500 8.66 300 210 24.25 CV

Les dimensions des poutres principales PP, poutres secondaires PS et poteaux sont récapitulés
par le Tableau 2-10.

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Tableau 2-10: Récapitulation du pré dimensionnement des poteaux et poutres.

Niveau Poteau (cm2) PP (cm2) PS (cm2)


RDC 40*40 30*45 30*35
1 40*40 30*45 30*35
2 35*35 30*45 30*35
3 35*35 30*45 30*35
4 30*30 30*45 30*35
5 30*30 30*45 30*35
6 30*30 30*45 30*35

2.10.3 Les voiles


Les voiles sont des éléments principaux, porteurs, et qui résistent aux charges horizontales dues
au vent et au séisme, ayant une dimension importante par rapport à l'autre appelée épaisseur.
(Figure 2-13)

Figure 2-13: Coupe du voile.


Les voiles sont dimensionnés selon la relation suivante :
ℎ𝑒 400
𝑎≥ = = 20 𝑐𝑚
20 20
Donc on prend une épaisseur constante pour tous les voiles 𝑎 = 20 𝑐𝑚.
𝐿 ≥ 4. 𝑎 = 80 𝑐𝑚
Avec :
 𝐿 : longueur du voile
 𝑎 : épaisseur des voiles (𝑎𝑚𝑖𝑛 = 15 𝑐𝑚)
 ℎ𝑒 : hauteur libre d’étage.

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

2.11 Etude des éléments secondaires.


2.11.1 Etude des planchers
C’est l’ensemble des éléments horizontaux de la structure d’un bâtiment destinés à rependre
les charges d’exploitation, et les charges permanentes (cloisons, chapes, revêtement …), et les
transmettre aux éléments porteurs verticaux (poteaux, voiles, …). Dans ce projet les planchers
sont de type corps creux.

[Link] Les poutrelles

Le choix du type des poutrelles se fait selon deux critères :


 Le critère de la petite portée.
 Le critère de continuité (le sens où il y a plus d’appuis).
Pour notre structure la disposition des poutrelles est effectuée selon les deux critères comme c'est
indiqué sur les figures (Figure 2-14 ,Figure 2-15 Figure 2-17 Figure 2-17) et les tableaux
(Tableau 2-11 ,Tableau 2-12 ,Tableau 2-13) suivante :

Figure 2-14: Types des poutrelles pour RDC ,1ere, 2eme, 3eme étage.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 28


Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Tableau 2-11: Scéma statique de types des poutrelles pour RDC ,1ere, 2eme, 3eme étage.

Type RDC, 1ere, 2eme, 3eme étage.

Figure 2-15: Types des poutrelles pour 4eme étage

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Tableau 2-12: Scéma statique de types des poutrelles pour 4eme étage.

Type Etage 4

Figure 2-16 : Types des poutrelles pour 5eme étage.


Tableau 2-13: Scéma statique de Types des poutrelles pour terrasse accessible.

Type Terrasse accessible

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

Figure 2-17: Types des poutrelles pour terrasse inaccessible.

Tableau 2-14: Scéma statique de types des poutrelles pour terrasse inaccessible.

Type terrasse inaccessible

Les charges et les surcharges supportées par les poutrelles à (ELU) et à (ELS) sont résumées
dans le tableau suivant :

Tableau 2-15: Charges et surcharge des poutrelles.

Q ELU (KN/ml) ELS (KN/ml)


Niveau G(KN/m2) b(m)
(KN/m2) (1.35G+1.5Q)*b (G+Q)*b
Terrasse
6.54 1 6.71 4.90
inaccessible
Terrasse
4.53 1.5 5.44 4.73
accessible
0.65
Etage courant 5.77 1.5 6.53 4.73
Balcon 5.77 3.5 8.48 6.03

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

2.11.2 Etude d’escaliers


Un escalier se compose d’un certain nombre de marches dont la longueur est
l’emmarchement, la largeur est le giron, la partie vertical est la contre marche, le support des
marches s’appelle la paillasse. Une suite ininterrompue de marches qu’on appelle une volée, qui
peut être droite ou courbe. La partie horizontale d’un escalier entre deux volées est un palier. Du
côté du vide les volées et les paliers sont munis d’un garde-corps ou rampe deux volées
parallèles ou en biais sont réunis par un ou plusieurs paliers ou un cartier tournant, cette dernière
disposition de construction est plus délicate, permet de gagner un peu de place sur le
développement de l’escalier. (figure2-19)

Figure 2-18: schéma d'un escalier.


La terminologie utilisée pour les escaliers:
 g : giron (largeur d’une marche).
 He : hauteur d’étage.
 h : hauteur d’une marche.
 n : le nombre de marches.
 α : l’inclinaison de la paillasse.
 L : ligne de foulée.
 e : l’épaisseur du palier intermédiaire.
 Paillasse : le plafond qui monte sous les marches.
 Contre marche : la partie verticale d’une marche.
 Jour : l’espace entre deux volées en projection horizontale.
 Linge de foulée : la courbe décrite par une personne prenant L’escalier.
 Volée : c’est une suit de marche ; elle peut être droite ou courbe.
 Palier de repos : la partie horizontale d’un escalier, entre deux votées.
 h : hauteur de la contre marche. 13 cm ≤ h ≤ 17 cm. Alors on prend h = 17cm.
 g : giron ou la longueur de la marche. 25 ≤ g < 32cmAlors on prend g=30cm.

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

[Link] Pré dimensionnement des escaliers

Le pré dimensionnement des escaliers est résumé par le tableau suivant :


Tableau 2-16: Dimensionnement des deux types d’escaliers.
Type 1 (RDC): Type 2 (étage):
Nombre des marches
𝑯𝒆 300
𝑯𝒆 400 𝒏= =
𝒏= = 𝒉 17
𝒉 17
n = 18 contre marches.
n = 24 contre marches.
(9 pour les 2 paillasses).
n – 1 = nombre de marche.
9 contre marches (1ere Paillasse). →8
9 contre marches (1ere Paillasse) →8marches.
marches.
6 contre marches (2éme Paillasse) →5marches.
9 contre marches (2éme Paillasse). → 8
9 contre marches (3éme Paillasse) →8marches.
marches.

La longueur de la ligne de foulée (L) :


1ere et 3éme Paillasse : 1ere et 2éme Paillasse :
⇒ 𝐿 = 𝑔(𝑛 – 1) = 30(9 – 1) = 240 𝑐𝑚 . ⇒ 𝐿 = 𝑔(𝑛 – 1) = 30(9 – 1)
2éme Paillasse = 240 𝑐𝑚 .
⇒ L = g (n – 1) = 30(6 – 1) =150 cm.
L’inclinaison de la paillasse :
153
𝑡𝑔 ∝= = 32.52 → ∝= 32.52
240
Epaisseur de la paillasse :
240 240
≤𝑒≤ → 12 ≤ 𝑒 ≤ 16 𝑑𝑜𝑛𝑐 → 𝑒 = 12 𝑐𝑚
20 15
Epaisseur du palier :
130 130
≤𝑒≤ → 6.5 ≤ 𝑒 ≤ 8.66 𝑑𝑜𝑛𝑐 → 𝑒 = 12 𝑐𝑚
20 15

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Chapitre 2 : Présentation De L’ouvrage.

[Link] Charges et surcharges supportées par l’escalier

Les tableaux suivants présentent la charge et la surcharge de la paillasse et du palier.

Tableau 2-17: Charges et surcharge de palier.

Poids volumique Poids surfacique


Elément Epaisseur (m)
(𝐾𝑁/𝑚3 ) (𝐾𝑁/𝑚3 )
Carrelage 0.02 22 0.44
Lit de sable 0.02 18 0.36
Mortier de pose 0.020 20 0.4
Poids propre 0.12 25 3
Enduit en plâtre 0.01 10 0.1
2
Charges permanentes G 4.3 KN /m
charges d'exploitation Q 2.5 KN /m2

Tableau 2-18: Charges et surcharge de la paillasse.

poids volumique Poids surfacique


Elément Epaisseur(m)
(𝐾𝑁/𝑚3 ) (𝐾𝑁/𝑚3 )
Poids propre 0.12 25 G / cos α 3,55
Poids propre de marche 0.17/2 =0.085 25 G 2,13
Carrelage horizontale 0.02 22 G 0,44
Carrelage verticale 0.02 22 17/30 0,25
Mortier de pose horizontale 0.02 20 G 0,4
Mortier de pose vertical 0.02 20 17/30 0,23
Enduit en plâtre 0.01 10 G / cos α 0,12
Lit de sable 0.02 17 / 0,34
Garde de corps (en bois) 0.01
2
Charges permanentes G 7.47 KN /m
charges d'exploitation Q 2.5 KN /m2

2.12 Conclusion
Dans ce chapitre on a présenté le bâtiment choisi pour l'étude comparative entre les deux
règlements RPA et EC8. Par la suite nous avons fait le pré dimensionnement pour arriver à
déterminer les dimensions économiques, afin d’éviter un surplus d’acier et du béton. Les
résultats obtenus ne sont pas définitifs, ils peuvent être augmentés après les vérifications.

Les données de ce chapitre seront utilisées pour définir l’action sismique dans le chapitre 3
et pour effectuer l’étude dynamique dans le chapitre 4.

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Chapitre 3
Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis


par RPA et Eurocode 8

3.1 Introduction
Les dommages observés lors des séismes sont dus aux mouvements du sol qui font vibrer
les bâtiments. Ces mouvements sont enregistrés notamment par des accéléromètres, sous forme
de série temporelle retraçant l’histoire de l’accélération subie par le sol, au cours de la durée du
phénomène vibratoire (de quelques secondes à quelques dizaines de secondes).

Une des approches, communément utilisée par les ingénieurs, consiste à représenter ces
mouvements sismiques par un spectre de réponse en accélération. En effet, le spectre de réponse
permet pour une période T d’estimer l’accélération, la vitesse et le déplacement maximaux subis
par l’ouvrage, et, par conséquent, les forces et contraintes à l’intérieur de la structure.

Le spectre de réponse représente la sismicité de la région donc il dépend des paramètres de


site, et du niveau d’accélération, Le spectre est lié aussi à la vulnérabilité de la structure par
certains coefficients. Dans ce chapitre, une comparaison entre les spectres de réponse établis par
le RPA et l’Eurocode 8 est faite.

3.2 Classifications des sites


L’effet de site est le terme utilisé pour décrire la modification de la secousse sismique
induite par la géologie locale. Ces effets se caractérisent généralement par une augmentation de
l’amplitude des enregistrements de la secousse sismique et de sa durée. Les effets de site sont
dus effets topographiques, effet de piégeages d’ondes entre une roche rigide et sols mous, et les
effets lithologiques dans de fortes épaisseurs de sols mous (voir Figure 3-1).

Figure 3-1: Les différents effets de site.


La violence avec laquelle un tremblement de terre affecte un ouvrage ne dépend pas
seulement de la sécurité parasismique de sa construction, mais également des propriétés du sol.
Le sol joue un rôle important dans la construction parasismique. On remarque que lors d’un

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 36


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

séisme, les bâtiments qui sont fondés sur rocher sont moins vulnérables que ceux qui sont fondés
sur sol meuble (couche sédimentaire). En effet, l’effet d’une onde sismique peut être amplifié
sous l’influence du site. Par exemple, le sol meuble se comporte comme un oscillateur qui
amplifie l’excitation entre le sol et la base du bâtiment. La Figure 3-2présente un exemple sur la
variation des amplitudes sismiques due à l’effet de site.

Figure 3-2: Effet de site dans la vallée de Tagliamento (Italie) : l’amplitude et la durée. des
sismogrammes sont plus élevés dans les sédiments que sur le rocher.

Dans les réglementations parasismique les sites sont classifiés .Le Tableau 3-1 présente une
comparaison entre les deux règlements RPA99 (Art 3.3) (1) et Eurocode8 (Art 3.1.2) (2)
concernent cette classifications.

Tableau 3-1: Classification des sites selon RPA et EC8.


RPA99 Eurocode 8
Catégorie Site Vs (m⁄s)(g) Catégorie Site Vs,30 (m⁄s)
Site
S1 vs ≥ 800 A Site rocheux vs ≥ 800
rocheux
400 ≤ vs 360 ≤ vs
S2 Site ferme B Site ferme
< 800 < 800
Site profond de sable
200 ≤ vs moyennement dense et 180 ≤ vs
S3 Site meuble
< 400 C gravier ou d’argile < 360
moyennement raide
Site très 100 ≤ vs Site de sol sans cohésion de
S4 D vs < 180
meuble < 200 densité faible à moyenne
Site de sol avec une couche
superficielle d’alluvions repose
E -
sur un matériau plus raide
Site composé ou contenant une vs < 100
couche argileuse de plus de (valeur
S1
10 m d’épaisseur indicative)
Site de sol liquéfiable d’argiles
S2 sensibles ou autre sol non
-
compris précédemment

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 37


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

A partir du Tableau 3-1, le RPA classe les sols en quatre (4) catégories seulement par contre
l’EC8 adopte sept (7) catégories. Les quatre premiers sont pareils à ceux du RPA. L’EC8 ajoute
3 cas spéciaux de site pour tenir compte des alluvions superficiels, des couches épaisses d'argile
et du sol liquéfiable.

Les vitesses des ondes de cisaillement pour le RPA sont prises pour une profondeur de 10 à
20 premiers mètres. Cependant pour l'EC8, la profondeur atteint les 30 mètres.

3.3 Coefficient d’accélération de zone


Le niveau de sismicité est représenté dans les deux règlements par un coefficient
d’accélération qui représente l’accélération maximale du sol au niveau de la roche, la période de
vie de la structure, et du niveau de risque que l’on veut avoir. L’accélération maximale dépend
de la période de retour que l’on se fixe ou en d’autres termes de la probabilité que cette
accélération survienne dans l’année. Il suffit donc de se fixer une période de calcul et un niveau
de risque.

Dans la règlementation ce coefficient dépend de la classification des ouvrages selon leur


importance et de la zone sismique.

3.3.1 Classification des ouvrages selon leur importance


Une classification des bâtiments en catégories d’importance est établie en fonction du risque
pour la sécurité des personnes et le risque socio-économique que représenterait leur défaillance.
Donc cette classification vise à protéger les personnes, puis les biens économiques et culturels ou
historiques de la communauté.

Le RPA99 (Art-3.2) et l’Eurocode8 (Art-4.2.5) classent les ouvrages selon leurs


importances en 4 catégories (voir Tableau 3-2 et Tableau 3-3). La différence entre les deux
règlements se situe dans les groupes d’importance moyenne, le RPA limite la hauteur de
l’ouvrage courant à 48 m par contre pour l’EC 8 la hauteur limite du bâtiment doit être inférieure
à 28 m.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 38


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Tableau 3-2: Classification des ouvrages selon le RPA.

Groupes Bâtiments
-Bâtiments abritant les centres de
décisions stratégiques.
- Bâtiments abritant le personnel et le
(1A) : Ouvrages
matériel de secours et (ou) de défense
d’importance vitale
nationale
-Bâtiments des établissements publics
de santé…etc.

-Ouvrages abritant fréquemment de


(1B) : Ouvrages de grands rassemblements de personnes
grande importance (mosquée, université, constructions
sportives…)
(2) : Ouvrages -Bâtiments d’habitation collective ou
courants ou à usage de bureaux dont la hauteur ne
d’importance dépasse pas 48 m.
moyenne Parking de stationnement public…

-Bâtiments à risque limité pour les


(3) : Ouvrages de
personnes.
faible importance
-Constructions provisoires.

Tableau 3-3: Classification des ouvrages selon l’EC8.

Catégorie
Bâtiments
d’importance

-Bâtiments d’importance mineure pour la


I sécurité des personnes, par exemple,
bâtiments agricoles, etc.

-Bâtiments courants n’appartenant pas aux


II autres catégories
-Habitations collectives de hauteur
inférieure à 28 m.
-Bâtiments dont la résistance aux séismes
est importante compte tenu des
III conséquences d’un effondrement, par
exemple : écoles, salles de réunion,
institutions culturelles..
-Bâtiments dont l’intégrité en cas de séisme
IV est d’importance vitale pour la protection
civile, par exemple : hôpitaux, casernes de
pompiers, centrales électriques, etc.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 39


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

3.3.2 Classification des zones sismiques


Les cartes sismiques sont des documents portés à connaissance, qui visent à rendre
cartographiquement visible le risque. Elles se basent sur les données géologiques et
géotechniques disponibles, et sur l'analyse des évènements récents et de l'histoire sismique quand
elle existe.

La Figure 3-3présente le zonage sismique de l’Algérie utilisé dans le RPA et comme


exemple on présente le zonage de la France comme pays Européen.

Figure 3-3: Les cartes des zones sismique de l'Algérie et de la France


Les zones sismiques selon le RPA99/v2003 (Art 3.1) et l’Eurocode8 (annexe nationale) sont
classées en cinq zones comme le montre le Tableau 3-4. La première zone (1) de l’EC8 est de
faible sismicité, donc on peut négliger le calcul sismique. Dans le RPA le calcul sismique est
négligé dans la zone (0).

Tableau 3-4: Comparaison la classification des zones sismiques entre RPA et EC8.

RPA 99/ v 2003 Eurocode8


Zone 0 Sismicité négligeable Zone 1 Sismicité Très faible
Zone I Sismicité faible Zone 2 Sismicité Faible
Zone II a Sismicité moyenne Zone 3 Sismicité Modérée
Zone II b Sismicité moyenne Zone 4 Sismicité Moyenne
Zone III Sismicité élevée Zone 5 Sismicité Forte

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 40


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

3.3.3 Coefficient d’accélération

[Link] Selon le RPA

Le règlement parasismique algérien donne les coefficients d'accélérations par le


Tableau 3-5. Ces coefficients dépendent de la zone sismique ainsi que du groupe d’usage.

Tableau 3-5: Coefficient d’accélération de zone A selon le RPA.

Zone
Groupe I II a II b III
1A 0.15 0.25 0.30 0.40
1B 0.12 0.20 0.25 0.30
2 0.10 0.15 0.20 0.25
3 0.07 0.10 0.14 0.18

[Link] Selon l’EC8

À chaque catégorie d’importance est associé un coefficient d’importance γI qui vient


moduler l’action sismique de référence conformément à l’EC8. Les valeurs de γI sont données
par le Tableau 3-6.

Tableau 3-6: Le coefficient d’importance γI.

Catégorie d’importance Coefficient d’importance γI


I 0.8
II 1
III 1.2
IV 1.4

L’accélération maximale au niveau de rocher 𝒂𝒈𝒓 dans le cas de la France par exemple est
illustrée par le Tableau 3-7.

Tableau 3-7: coefficient d’accélération au niveau de rocher 𝒂𝒈𝒓 (cas de France).

Zone de sismicité Niveau d’aléa agr (m/s2 )


1 Très faible 0.4
2 Faible 0.7
3 Modéré 1.1
4 Moyen 1.6
5 Fort 3

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 41


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

L’accélération de calcul ag en m⁄s 2 en fonction de la catégorie d’importance de l’ouvrage et de


la zone sismique s’exprime par l’équation : ag = γI × agr
Le Tableau 3-8 présente les valeurs d’accélération de zone ag dans le cas de la France.

Tableau 3-8: Coefficient d’accélération de zone 𝒂𝒈 selon EC8 (cas de France).

Catégorie d’ouvrages
Zones I II III IV
1
2 0.7 0.84 0.98
3 Aucune 1.1 1.32 1.54
4 exigence 1.6 1.92 2.24
5 3.0 3.60 4.20

On remarque que les deux codes dépendent de la combinaison entre le groupe d’usage de la
structure et la zone sismique pour déterminer le coefficient d’accélération. Avec un cas
particulier, le code européen ne donne aucune exigence dans la catégorie d'ouvrages I.

3.4 Classification des ouvrages selon leur configuration


Chaque bâtiment (sa structure) doit être classé selon sa configuration en plan et en élévation,
en bâtiment régulier ou non, selon les critères des deux règlements : RPA-(Art 3.5) et EC8-
(Art4.2.3). On doit vérifier la régularité en plan et en élévation.

La régularité en plan : Un bâtiment est classé régulier en plan si tous les critères de
régularité en plan sont respectés. Par contre, il est classé irrégulier en plan si l’un de ces critères
n’est pas satisfait.

La régularité en élévation : En élévation, la régularité des formes, la répartition homogène


des masses et des rigidités sont des critères importants qui conditionnent la stabilité et la
résistance des structures sous séisme. Donc, un bâtiment est classé régulier en élévation si tous
les critères de régularité en élévation sont respectés. Cependant, il est classé irrégulier en
élévation si l’un de ces critères n’est pas satisfait.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 42


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

3.4.1 Les critères de Régularité selon le RPA


Le Tableau 3-9 résume les critères de régularité selon le RPA.

Tableau 3-9: Critères de régularité selon RPA.

a) Le bâtiment doit présenter une configuration sensiblement symétrique vis à vis de deux
directions orthogonales.
b) 1. Le rapport entre (Llon /Llar ) de plancher est inférieur ou égale 4 Llon
Régularité en plan

≤4
b) 2. Le rapport entre la somme des dimensions li de parties Llar
rentrantes du bâtiment et la dimension totale L dans la même ∑ li
≤ 25%
direction est inférieur ou égale 25%. L
c) La distance entre le centre de gravité des masses Xcm et le centre
de rigidité Xcr ne dépasse pas 15% de la dimension du bâtiment |Xcr − Xcm | ≤ 0,15L
mesurée L.
d) La surface totale des ouvertures de plancher Souverture doit rester Souverture
≤ 15%
inférieure à 15% de surface totale Stotale. Stotale
a) Le système de contreventement ne doit pas comporter d’élément porteur vertical
discontinu, dont la charge ne se transmette pas directement à la fondation.
b) La variation des dimensions en plan du bâtiment entre deux niveaux successifs ne dépasse
pas 20% dans les deux directions de calcul et ne s’effectue que dans le sens d’une diminution
avec la hauteur. La plus grande dimension latérale du bâtiment n’excède pas 1,5 fois sa plus
petite dimension.
Régularité en élévation

c) Aussi bien la raideur que la masse des différents niveaux restent constants ou diminuent
progressivement et sans chargement brusque de la base au sommet du bâtiment.

3.4.2 Les critères de Régularité selon l’EC 8

Les critères de régularité selon l’EC8 sont présentés par le Tableau 3-10.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 43


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Tableau 3-10: Critères de régularité selon Eurocode8.


1. La structure du bâtiment doit être approximativement symétrique en plan par rapport à
deux directions orthogonales en raideur et en masse.

2.a) La surface des retraits par rapport au


contour polygonal convexe est inférieure
à 5 % de la surface du plancher.
2. b) L’élancement λ de la section en
plan du bâtiment ne doit pas être Surface rentré ≤ 5% Surface total
supérieur à 4. Lmax
λ= ≤4
Lmin
eox,y ≤ 0,3 rx,y
Régularité en plan

Avec :
K
3. L’excentricité de la structure eox,y est Le rayon de torsion : rx = √Kθ
y
inférieure à 30% de rayon de torsion rx,y .
La rigidité de torsion :
K θ (KN. m/rad) = ∑ K x . d2y + ∑ K y . d2x
rx,y ≥ Ls
Avec :
JG
Le rayon giration : Ls = √M
totale

4. Le rayon de torsion doit rester inférieur Le moment d’inertie JG :


au rayon de giration massique Ls . a2 + b 2
JGR (kn. m2 ) = ( + d2 ) . Mtotale
12

1. Tous les éléments de contreventement doivent être continus depuis les fondations
jusqu'au sommet du bâtiment.
2.a) Dans le cas de retraits successifs maintenant une symétrie axiale, le retrait à un
niveau quelconque ne doit pas être supérieur à 20 % de la dimension en plan.
Régularité en élévation

2.b) Dans le cas de retraits non symétriques, de chaque côté, la somme des retraits de
tous les niveaux ne doit pas être supérieure à 30 % de la dimension en plan.

3. La raideur latérale et la masse de chaque niveau doivent demeurer constantes ou sont


réduites progressivement.
Le rapport entre la résistance effective de chaque niveau et la résistance exigée par le
calcul ne doit pas varier de manière disproportionnée d'un niveau à l'autre.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 44


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

3.4.3 Comparaison des critères


On compare les critères de régularité des deux règlements considères par le Tableau 3-11.

Tableau 3-11: Comparaison des critères du RPA et de l’EC8.

RPA EC8
Le bâtiment doit être symétrique en plan par rapport à deux directions orthogonales.

Lmax
Le rapport ≤4
Lmin Lmax
Régularité
En plan

L’élancement = ≤4
∑ lpartie rentré Lmin
≤ 25%
Ltotale Surface rentré ≤ 5% Surface total

L’excentricité de la structure est L’excentricité de la structure est


inférieure à 15% de longueur inférieure à 30% au rayon de torsion
|Xcr − Xcm | ≤ 0,15l eox,y ≤ 0,3 rx,y
Tous les éléments de contreventement doivent être continus depuis les fondations
En élévation
Régularité

jusqu'au sommet du bâtiment.


La variation des dimensions en plan du bâtiment entre deux niveaux successifs ne
dépasse pas 20% dans les deux directions de calcul
La masse des différents niveaux restent constants ou diminuent progressivement.

3.5 La ductilité
La ductilité d’un système structural traduit sa capacité de dissiper une grande partie de
l’énergie sous des sollicitations sismiques, par des déformations inélastiques sans réduction
substantielle de sa résistance (Figure 3-4). La ductilité dépend des caractéristiques des matériaux
de la structure, des dimensions des éléments et des détails de construction. (6)

Figure 3-4: capacité d'un matériau à se déformer plastique.


La valeur de ductilité selon le RPA assez proche de la moyenne des valeurs fixées par le
code européen pour des structures soumises à des séismes sévères, et pourrait dans certaines
situations, être qualifiée comme étant relativement élevée.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 45


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Il est clair que le RPA v2003, dans sa version actuelle, enlève au concepteur toute possibilité
d’exiger une certaine demande de ductilité fonction du mécanisme de déformation préétabli. (7)
L’EC 8(Art 5.2) considère 3 classes de ductilité des structures; à savoir:
(DCL) Ductilité faible : Pour un niveau bas de ductilité, les mesures ne sont mises en
œuvre que pour éviter des ruptures fragiles et ne conviennent pas pour des constructions simples,
régulières, et relativement rigides. Les valeurs du coefficient de comportement (q) sont voisines
de l’unité. Ce niveau de ductilité intéresse les structures d’importance stratégique élevée ou les
zones de faible sismicité.

(DCM) Ductilité moyenne : Pour un niveau moyen de ductilité, les dispositions visent à
mettre la structure en état de supporter quelques cycles de déformations post-élastiques répétées
ou alternées, de faibles amplitudes.

(DCH) Haute ductilité : Pour un niveau élevé de ductilité, les mesures réglementaires
conduisent à mettre la structure en état de dissiper d’importantes quantités d’énergie sous
plusieurs cycles de déformations de grandes amplitudes. Elles sont avantageusement mises en
œuvre aux zones de forte sismicité. Ce niveau de ductilité intéresse les structures de faible
importance stratégique et implantés dans les zones de forte sismicité.

L’annexe nationale de l’EC8 permet de classer un bâtiment selon l’utilisation et le nombre


d’occupants. Dans le cadre des bâtiments neufs dits « à risque normal », la classe de ductilité
DCL, DCM ou DCH est choisi selon le Tableau 3-12 suivant

Tableau 3-12: La classification de ductilité selon EC8.

Catégorie
Zone I II III IV
1
2 Aucune exigence DCL DCL
3 DCM/DCH DCM/DCH DCM/DCH
4 DCM/DCH DCM/DCH DCM/DCH
5 DCM/DCH DCM/DCH DCM/DCH

3.6 Coefficient de comportement de la structure


Le coefficient de comportement est un facteur introduit dans les règlements parasismiques
pour réduire les forces élastiques obtenues d’une analyse élastique linéaire, afin de tenir compte
de la dissipation d’énergie au court du tremblement de terre. Ce facteur de comportement tient
compte globalement de la capacité dissipative hystérétique de la structure, permettant de ramener

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 46


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

son dimensionnement à un niveau de comportement élastique avec l’introduction de forces


sismiques équivalentes d’intensité réduite (et même de type statique).

Le RPA et l’EC 8 prennent tous les deux en compte un coefficient de comportement appelé
(R) pour le RPA et (q) pour l’EC8.

3.6.1 Coefficient de comportement selon le RPA


Le RPA (Art 4.3.2) détermine le coefficient de comportement par une valeur unique en
fonction du système de contreventement. Les valeurs de ce coefficient sont données par le
Tableau 3-13.
Tableau 3-13: Valeurs du coefficient de comportement R.
Catégorie Description du système de contreventement Valeur de R
A Béton armé
1a Portiques autostables sans remplissages en maçonnerie rigide 5
1b Portiques autostables avec remplissages en maçonnerie rigide 3,5
2 Voiles porteurs 3,5
3 Noyau 3,5
4a Mixte portiques/voiles avec interaction 5
4b Portiques contreventés par des voiles 4
5 Console verticale à masses réparties 2
6 Pendule inverse 2

3.6.2 Coefficient de comportement selon l'EC8


D’après l’EC8 (Art [Link]), la valeur supérieure du coefficient de comportement q pour
tenir compte de la capacité de dissipation d’énergie doit être calculée comme suit pour chaque
direction de calcul :
𝒒 = 𝒒𝟎 . 𝒌𝒘 ≥ 𝟏. 𝟓
Avec :
𝐪𝟎 : Valeur de base du coefficient de comportement, dépendant du type de système structural
et de la régularité en élévation, donné dans le Tableau 3-14 Tableau 3-14. Pour les bâtiments qui
ne sont pas réguliers en élévation, il convient de réduire la valeur de q 0 de 20 %.

Tableau 3-14: Valeurs de base du coefficient de comportement 𝒒𝟎

Type structural DCM DCH


Système à ossature, système à contreventement mixte, système de 3.0 αu ⁄α1 4.5 αu ⁄α1
murs couplés
Système de murs non couplés 3.0 4.0 αu ⁄α1
Système à noyau 2.0 3.0
Système en pendule inversé 1.5 2.0

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 47


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Les valeurs du Tableau 3-14 (α1 et αu ) sont définis comme suit :

α1 est la valeur avec laquelle l’action sismique horizontale de calcul est multipliée pour
atteindre, pour la première fois en un point quelconque de la structure, la résistance à la flexion
d’un élément, toutes les autres actions de calcul étant constantes;

αu est la valeur avec laquelle l’action sismique horizontale de calcul est multipliée pour
obtenir la formation de rotules plastiques dans un nombre de sections suffisant pour développer
une instabilité globale de la structure, toutes les autres actions de calcul étant constantes. Le
coefficient αu peut être obtenu à partir d’une analyse non linéaire globale (en poussée
progressive).

Lorsque le coefficient multiplicateur αu ⁄α1 n’a pas été évalué par le calcul, pour les
bâtiments réguliers en plan, les valeurs approximatives de αu ⁄α1 ci-après peuvent être utilisées.

Dans le cas des systèmes à ossature ou système à contreventement mixte équivalent à une
ossature. On utilise les valeurs du Tableau 3-15.

Tableau 3-15 :Valeurs de rapporte 𝜶𝒖 ⁄𝜶𝟏 .

Type structural αu ⁄α1


Bâtiments d’un étage. 1.1
Systèmes à ossatures à une travée de plusieurs étages. 1.2
Systèmes à ossatures ou systèmes à contreventement mixte équivalents à des
1.3
ossatures à plusieurs travées de plusieurs étages.

Dans le cas des systèmes à contreventement mixte de murs ou équivalents à des murs. On
utilise les valeurs du Tableau 3-16.

Tableau 3-16: Valeurs de rapporte 𝜶𝒖 ⁄𝜶𝟏 .

Type structural αu ⁄α1


Systèmes de murs avec uniquement deux murs non couplés par direction
1.0
horizontale
Autres systèmes de murs non couplés 1.1
Systèmes à contreventement mixte équivalents à des murs ou systèmes de
1.2
murs couplés

Pour les bâtiments irréguliers en plan, les valeurs approximatives de αu ⁄α1 qui peuvent être
utilisées, lorsque son évaluation n’est pas effectuée par des calculs, sont égales à la moyenne de
1,0 et de valeur donnée par le tableau précédente.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 48


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

𝐊 𝐖 : Coefficient reflétant le mode de rupture prédominant dans les systèmes structuraux de


murs. Il doit être pris comme suit :

1.00 pour les ossatures ou les systéme à cotrevetement mixe équivalents


à des ossatures
KW ={ 1 + α0
0.5 < ≤ 1 pour les systèmes de murs, équivalents à des mur et à noyau
3

α0 : est le rapport de forme prédominant des murs du système structural.

Si les rapports de forme ℎ𝑊𝑖 ⁄𝑙𝑊𝑖 de tous les murs 𝑖 d’un système structural ne diffèrent pas
de manière significative, le rapport de forme prédominant 𝛼0 peut être déterminé à partir de
l’expression suivante :

α0 = ∑ ℎ𝑊𝑖 / ∑ 𝑙𝑊𝑖
Avec :
ℎ𝑊𝑖 : Hauteur de mur 𝑖 ;
𝑙𝑊𝑖 : Longueur de la section du mur𝑖.

3.6.3 Comparaison entre les coefficients de comportement des deux


règlements
Les valeurs de (R) du RPA sont basées sur les résultats de certaines analyses non linéaires faites
pour des structures à matériaux et contreventement différents sous les séismes précédents.
Cependant l’EC8 détermine le coefficient (q) par une formule approchée qui dépend du type du
système structural, et de la qualité de la structure en termes de la classification de ductilité et de
la régularité en plan et en élévation.

3.7 Spectre de réponse


3.7.1 Spectre de réponse selon le RPA2003
Les règlements parasismiques algériens (Art 4.3.3) adoptent un seul spectre de réponse
élastique horizontale, pour le calcul de l’action sismique. Ce spectre est formulé comme suit :

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 49


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

𝑇 𝑄
1.25𝐴 (1 + 𝑇 (2.5𝜂 𝑅 − 1)) 0 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇1
1
𝑄
𝑆𝑎 2.5𝜂(1.25𝐴) (𝑅 ) 𝑇1 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇2
= 2
𝑔 𝑄 𝑇2 ⁄3
2.5𝜂(1.25𝐴) (𝑅 ) ( 𝑇 ) 𝑇2 ≤ 𝑇 ≤ 3.0𝑠
2 5
𝑇2 ⁄3 3 ⁄3 𝑄
{ 2.5𝜂(1.25𝐴) ( ) ( ) (𝑅 ) 𝑇 > 3.0𝑠
3 𝑇
Avec :
𝑨 : Coefficient d’accélération de zone, donné par le tableau 3-5.
𝑹 : Coefficient de comportement de la structure, donné par le tableau 3-12.
𝑸 : Facteur de qualité,
η : Facteur de correction d’amortissement.

7
𝜂=√ ≥ 0.7
(2 + 𝜉)
𝛏 : Pourcentage d’amortissement critique est donné par le Tableau 3-17.

Tableau 3-17: Valeurs de ξ (%).

Portiques Voiles ou murs


Remplissage Béton armé Acier Béton armé/maçonnerie
Léger 6 4
Dense 7 5 10

𝑻𝟏 , 𝑻𝟐 : Périodes caractéristiques associées à la catégorie de site, données par le Tableau 3-18.


Tableau 3-18: Valeurs de 𝑻𝟏 𝒆𝒕 𝑻𝟐

Site 𝐒𝟏 𝐒𝟐 𝐒𝟑 𝐒𝟒
𝐓𝟏(𝐬𝐞𝐜) 0.15 0.15 0.15 0.15
𝐓𝟐(𝐬𝐞𝐜) 0.30 0.40 0.50 0.70

La Figure 3-5Erreur ! Source du renvoi introuvable. présente les spectres de réponse


élastique (𝑅 = 1) du RPA pour les différentes catégories de site et pour 𝑄 = 1, 𝐴 =
0,15 𝑒𝑡 𝜉 = 10%.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 50


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

0,4

0,35

0,3
Spectre (g)

0,25
Rocheux
0,2
Ferme
0,15
Meuble
0,1
Très meuble
0,05

0
0 1 2 3 4 5
Periode T(s)

Figure 3-5: Spectres de réponse élastique pour les sols des classes S_1 à S_4 selon RPA

3.7.2 Le spectre de réponse selon l’Eurocode8


L’Eurocode8 préconise trois spectres de réponse (Art 3.2.2) que nous présentons dans ce qui
suit :

[Link] Spectre de réponse élastique horizontal

Le spectre de réponse élastique 𝑆𝑒 (𝑇) pour les composantes horizontales de l’action


sismique est défini par les expressions suivantes :

𝑇
𝑎𝑔 . 𝑆. (1 + 𝑇 . (𝜂. 2,5 − 1)) 0 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐵
𝐵
𝑎𝑔 . 𝑆. 𝜂. 2,5 𝑇𝐵 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐶
𝑆𝑒 (𝑇) =
𝑇
𝑎𝑔 . 𝑆. 𝜂. 2,5. ( 𝑇𝐶 ) 𝑇𝐶 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐷
𝑇𝐶 . 𝑇𝐷
{ 𝑎𝑔 . 𝑆. 𝜂. 2,5. ( 𝑇 2 ) 𝑇𝐷 ≤ 𝑇 ≤ 4𝑠
Avec :
𝑎𝑔 : Accélération de calcul pour un sol de classe A.

𝜂 : Coefficient de correction de l’amortissement avec la valeur de référence.

10
𝜂=√ ≥ 0.55
(5 + 𝜉)

𝜉 : est le coefficient d’amortissement visqueux, exprimé en pourcentage. Il est donné par (EC8
partie 2-Art4.1.3) :
2% pour du béton précontraint et de la charpente métallique soudée.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 51


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

4% Pour la charpente métallique boulonnée.


5% Pour du béton armé.
𝑇𝐵 : Limite inférieure des périodes correspondant au palier d’accélération spectrale constante.
𝑇𝐶 : Limite supérieure des périodes correspondant au palier d’accélération spectrale constante.
𝑇𝐷 : Valeur définissant le début de la branche à déplacement spectral constant.
S : Paramètre du sol,
Les valeurs des 𝑇𝐵 , 𝑇𝐶 , 𝑇𝐷 et 𝑆 sont données par le Tableau 3-19.
La Figure 3-6 montre la forme du spectre de réponse élastique de l’EC8.

Figure 3-6: Forme du spectre de réponse élastique EC8.

Tableau 3-19: Valeurs des paramètres décrivant les spectres de réponse élastique selon EC8.

Type 2 Type 1
Pour les zones de sismicité 1 à 4 Pour la zone de sismicité 5
Classe de S TB (s) TC (s) TD (s) S TB (s) TC (s) TD (s)
sol
A 1.0 0.05 0.25 1.2 1.0 0.15 0.4 2
B 1.35 0.05 0.25 1.2 1.2 0.15 0.5 2
C 1.5 0.10 0.25 1.2 1.15 0.20 0.6 2
D 1.8 0.10 0.30 1.2 1.35 0.20 0.8 2
E 1.6 0.05 0.25 1.2 1.4 0.15 0.5 2

On note que selon l'EC8 on a deux formes de spectre type 1 et type 2, avec :

Le type 1 correspond à de fortes magnitudes et le type 2 correspond à des magnitudes plus


faibles déduites des ondes de surface et telle que 𝑀𝑠 < 5.5.

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Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

La Figure 3-7 illustre les spectres de réponse élastique de l’EC8 pour les différentes catégories
de site pour 𝑎𝑔 = 0,15 et 𝜉 = 5%.

0,6

0,5

0,4
Spectre (g)

Site - A
0,3 Site - B
Site - C
0,2
Site - D
0,1 Site - E

0
0 1 2 3 4
Periode T(s)

Figure 3-7: Spectres de réponse élastique pour les classes de sols.

[Link] Spectre de réponse élastique vertical

Le spectre de réponse élastique 𝑆𝑣𝑒 (𝑇) pour les composantes verticales de l’action sismique
est défini par les expressions suivantes :

𝑇
𝑎𝑣𝑔 . (1 + 𝑇 . (𝜂. 3,0 − 1)) 0 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐵
𝐵
𝑎𝑣𝑔 . 𝜂. 3,0 𝑇𝐵 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐶
𝑆𝑣𝑒 (𝑇) =
𝑇
𝑎𝑣𝑔 . 𝜂. 3,0 ( 𝑇𝐶 ) 𝑇𝐶 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐷
𝑇 .𝑇
{ 𝑎𝑣𝑔 . 𝜂. 3,0 ( 𝐶 2 𝐷 ) 𝑇𝐷 ≤ 𝑇 ≤ 4𝑠
𝑇
Avec :
Les paramètres 𝑎𝑣𝑔 , 𝑇𝐵 , 𝑇𝐶 et 𝑇𝐷 définissant la forme des spectres verticaux de réponse
élastique. Ils sont donnés par le Tableau 3-20

Tableau 3-20: Valeurs recommandées des paramètres décrivant les spectres de réponse
élastique vertical.

Spectre avg ⁄ag TB (s) TC (s) TD (s)


Zone sismicité 5(type 1) 0.90 0.05 0.15 1.0
Zones sismicité 1 à 4 (type 2) 0.45 0.05 0.15 1.0

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Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

La composante verticale de l’action sismique (EC8 -(Art [Link].2)) est considérée dans les
calculs si avg est supérieure à 0,25 g. (2.5m⁄s 2 ), dans ce cas il convient de prendre en compte la
composante verticale de l’action sismique, dans les cas suivants :

 Éléments de structure horizontaux ou presque horizontaux de 20 𝑚 de portée ou plus.


 Éléments horizontaux ou presque horizontaux en console de plus de 5 𝑚 de long.
 Éléments précontraints horizontaux ou presque horizontaux.
 Poutres supportant des poteaux.
 Structures sur appuis parasismiques.

[Link] Spectre de calcul pour l’analyse élastique

En fait, le coefficient de comportement est une fonction de la période du mode fondamental.


Pour lui conserver sa valeur constante, c’est le spectre élastique qui est modifié et transformé en
spectre de calcul par la prolongation du plateau de la zone amplifiée jusqu’au point de période
nulle et le relèvement de la branche descendante.

Pour les composantes horizontales de l’action sismique, le spectre de calcul 𝑆𝑑 (𝑇), doit être
défini par les expressions suivantes :

2 𝑇 2,5 2
𝑎𝑔 . 𝑆. ( + . ( − )) 0 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐵
3 𝑇𝐵 𝑞 3
2,5
𝑎𝑔 . 𝑆. 𝑇𝐵 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐶
𝑞
𝑆𝑑 (𝑇) = 𝑎𝑔 . 𝑆. 2,5 . (𝑇𝐶 )
𝑞 𝑇 } 𝑇𝐶 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇𝐷
≥ 𝛽. 𝑎𝑔
2,5 𝑇𝐶 . 𝑇𝐷
𝑎𝑔 . 𝑆. .( 2 )
𝑞 𝑇 } 𝑇𝐷 ≤ 𝑇
{ ≥ 𝛽. 𝑎𝑔
Où :
𝑎𝑔 , 𝑆, 𝑇𝐵 , 𝑇𝐶 et 𝑇𝐷 sont définis en spectre de réponse élastique horizontal.
𝑆𝑑 (𝑇) est le spectre de calcul,
𝑞 est le coefficient de comportement,
𝛽 Est le coefficient correspondant à la limite inférieure du spectre de calcul horizontal. La valeur
de 𝛽 (Art-[Link] (4)) recommandée est de 0,2.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 54


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

3.8 Comparaison des spectres de réponse du RPA et l’EC8 pour le


cas étudié
Dans cette partie on va comparer les spectres de réponse correspondants au cas d’étude
dynamique du bâtiment présenté au chapitre 2.

3.8.1 Classification des sites

Dans le cas étudié, le bâtiment repose sur un sol de classe 𝑆1 selon le RPA 99 et un sol de
classe A selon l’EC8. Les deux classements ont les mêmes paramètres en termes de vitesse des
ondes de cisaillement 𝑉𝑠 (𝑚⁄𝑠). (Voir Tableau 3-1)

3.8.2 Coefficient d’accélération de zone


Le coefficient d’accélération dépend de l’importance de l’ouvrage et de la zone sismique on
a donc :

 Classification d’ouvrage selon leur importance


D’après les Tableau 3-2 et Tableau 3-3 ,et sachant que la hauteur du bâtiment 𝐻 est égale à 22 𝑚
on a :
 Selon le RPA2003 : 𝐻 = 22 𝑚 < 48𝑚 => Ouvrage courant ou d’importance
moyenne : Usage d’habitation groupe 2.
 Selon l’EC8 : 𝐻 = 22 𝑚 < 28𝑚 => Bâtiment d’habitation catégorie II.

 Classification de zone sismique de bâtiment


Le bâtiment est implanté à ORAN, classé comme une zone de sismicité moyenne, donc
Zone IIa selon le RPA99. (Voir Tableau 3-4)

Le coefficient d’accélération de zone dépend du groupe d’usage de la structure et de la zone


sismique. On a donc 𝐴 = 0,15 𝑔. (Voir Tableau 3-5).

On prend la même accélération au niveau de la roche pour l’EC8 ( 𝑎𝑔 = 0.15𝑔 ).

3.8.3 Classification des ouvrages selon leur configuration


On utilise les Tableau 3-9 et Tableau 3-10 pour vérifier les critères de régularité en plan et
en élévation pour les deux règlements.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 55


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Figure 3-8: Régularité en plan.

Figure 3-9: Régularité en élévation.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 56


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

[Link] Vérification des critères de régularité selon le RPA

 Régularité en plan
A partir des plans d’architecture on vérifie les conditions du Tableau 3-9.
a) Le bâtiment est symétrique dans le sens X donc condition vérifiée.
N’est pas symétrique dans le sens Y donc condition non vérifiée.
Llon 28,7
b) = 12,4 = 2,31 < 4 donc condition vérifiée
Llar

∑ li 4,3
sens X: = = 0,15 < 0,25 → condition vérifiée.
L 28,7
4,5
sens Y: = 0,36 > 0,25 → condition non vérifiée.
12,4
c) Vérification de l’excentricité : le Tableau 3-21 donne les valeurs d’excentricité dans les
deux sens𝑋, et𝑌.

Tableau 3-21: Vérification de l’excentricité RPA.

Centre de Centre de
masse rigidité Excentricité Vérification
Etages X Y X Y eX eY [Link] [Link] X Y
RDC 14.15 6.01 14.15 5.85 0 0.16 4.31 1.86
1 14.15 5,98 14.15 5.85 0 0.13 4.31 1.86
2 14.15 5,98 14.15 5.85 0 0.13 4.31 1.86 Condition
3 14.15 5,98 14.15 5.85 0 0.13 4.31 1.86 vérifiée
4 14.15 6.02 14.15 5.86 0 0.16 4.31 1.86
5 14.15 5.91 14.15 4,72 0 1,19 4.31 1.86
6 14.15 6.44 14.15 4.12 0 2,32 3.11 1.86 CV CNV

Souverture 34.4
d) = 336.21 = 0.10 < 15% → condition non vérifiée.
Stotale

A partir des résultats trouvés ci-dessus, le bâtiment est classé irrégulier en plan selon le RPA.

 Régularité en élévation
Les conditions de régularité en élévation citées au Tableau 3-9, sont résumées par :
a) Tous les éléments porteurs verticaux ne sont pas continus jusqu'à la fondation
Sens 𝑋

Bn 16
= = 0,55 < 0,67 → condition vérifiée.
B 28,7
16
Les étages 6 − 7 → = 0.55 < 0.8 → condition vérifiée.
28.7

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Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Sens 𝑌
Bn 9.5
= = 0.76 > 0.67 → condition non vérifiée.
B 12.4
B6 9.5 16
Les étages 6 − 7 → = = 0.76 < 0.8 → = 0.55 < 0.8 → Condition vérifiée.
B5 12.4 28.7
Mi ⁄Kix,y
b) On doit vérifier la condition suivante :→ M ≤ 0.25 (9)
i−1 ⁄Ki−1x,y

Pour les derniers étages 6 - 7 :


Sens 𝑋 :
1853,49⁄
17,49. 106
= 52% > 25% → Condition non vérifiée.
2740,25⁄
13,51. 106

Sens Y:
1853,49⁄
23,61. 106
= 13% < 25% → Condition vérifiée.
2740,25⁄
45,51. 105

A partir des résultats trouves ci-dessus, le bâtiment est classé irrégulier en élévation selon le
RPA.

[Link] Vérification des critères de régularité selon l’EC8

 Régularité en plan
Les conditions citées au Tableau 3-10 sont vérifiées par la suite :
a) Le bâtiment est symétrique dans le sens 𝑋
n’est pas symétrique dans le sens 𝑌
b) Surface rentré = 12,3 𝑚2 < 5% Surface total
= 5%. 355,88 = 17,80 𝑚2 → Condition vérifiée.
Lmax
c) λ = ≤ 4 → λ = 2.31 < 4 → Condition vérifiée.
Lmin

K I
d) La vérification de ∶ eox,y ≤ 0.3rx,y . avec rx.y = √K θ = √I θ
y,x y,x

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Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

Tableau 3-22: Vérification de l’excentricité EC8.

Excentricité 0,3 × r(m) Vérification


Etages X Y X Y X Y
RDC 0 0.16 1.92 2.18
1 0 0.13 1.94 2.20
2 0 0.13 1.94 2.20 Condition
3 0 0.13 1.94 2.20 vérifiée
4 0 0.16 1.94 2.20
5 0 1,19 1.04 1.22
6 0 2.32 2.49 1.40 CV CNV

JG a2i +b2i
e) rx,y ≥ Ls . avec Ls = √ = √∑( + d2i ) , cette vérification est illustrée
Mtotale 12

par le Tableau 3-22.

Tableau 3-23: Vérification de rayon de torsion EC8.

Rayon de torsion r Rayon de


2
JG /M(m ) giration Vérification
Etages X Y
Ls (m)
RDC 6.41 7.27 541.19 23.26
1 6.45 7.33 541.19 23.26
2 6.45 7.33 541.19 23.26
Condition non
3 6.45 7.33 541.19 23.26
vérifiée
4 6.45 7.33 541.19 23.26
5 3.48 4.07 262.03 16.19
6 8.3 4.66 194.74 13.95

A partir des observations faites le bâtiment est classé irrégulier en plan selon l’Eurocode8.

 Régularité en élévation
Les critères de régularité en élévation du Tableau 3-10 sont vérifiés ci-dessous :
a) Il y a des éléments porteurs verticaux discontinus depuis les fondations jusqu'au sommet
du bâtiment.
b) Sens 𝑋 :
L − L6 28.7 − 16
= = 0.44 > 0.30 condition non vérifiée.
L 28.7
Dans le cas des étages 6 − 7:
L5 − L6 28.7 − 16
= = 0.44 > 0.20 condition non vérifiée.
L5 28.7

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Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

c) Sens Y:
L − L6 12.4 − 9.5
= = 0.23 < 0.30 condition vérifiée.
L 12.4
Dans le cas des étages 6 − 7:
L5 − L6 12.4 − 9.5
= = 0.23 > 0.10 condition non vérifiée.
L5 12.4
d) Changement de la raideur latérale et de la masse sur les niveaux variables et la résistance
n'est pas homogène surtout dans les deux derniers étages.
→ Donc le bâtiment est classé irrégulier en élévation selon l’Eurocode8.

3.8.4 Détermination de la ductilité selon l’EC8


D’après le tableau 3-12, puisque le bâtiment est implanté dans une zone sismicité élevée et
la catégorie d'importance moyenne (II). Donc on va choisir la classe de ductilité moyenne DCM.

3.8.5 Détermination du coefficient de comportement

D’après le type de structure utilisée pour ce bâtiment (portiques contreventés par des voiles)
le coefficient de comportement 𝑅 = 4 pour le RPA.

Concernant l’EC8 le type de structure dans le cas étudié est un système de murs couplés
dans les deux directions.
𝛂𝐮
Le calcul de q 0 se fait alors par q 0 = 3.0 αu ⁄α1 . La valeur de est directement donnée
𝛂𝟏
𝛂𝐮
dans l’Eurocode 8 pour ce type de structure soit = 1.20 pour les systèmes de murs couplés
𝛂𝟏
𝛂𝐮
(voir-Tableau 3-16). Comme le bâtiment est irrégulier en plan, est en fait égale à la moyenne
𝛂𝟏
𝑎𝑢
de 1.0 et 1.2, donc = 1.10 .et 𝑘𝑤 = 1 .on a donc :
𝑎1
𝑞 = 𝑞0 × 𝑘𝑤 = 3.0 × 1.10 × 1.0 = 3.3
 Le bâtiment est classé irrégulièr en élévation, le coefficient q 0 est réduit de 20%, soit :
𝑞 = 3.0 × 1.10 × 1.0 × 80% = 2.64 > 1.5 → 𝑂𝐾

3.8.6 Détermination du coefficient d’amortissement :


Selon le RPA et d’après le Tableau [Link] type de structure est un système mixte donc :
7
ξ = 10% et → η = √(2+10) = 0,76 > 0,7.

Selon l’EC8 le coefficient d’amortissement est égal à : 𝜉 = 5% pour le béton armé

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 60


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

10
→η=√ = 1 > 0.55
(5 + 5)

3.8.7 Paramètres du site

Selon le RPA les périodes caractéristiques associées à la catégorie de site T1 , T2


correspondent au cas du site 1(voir-Tableau 3-18). Donc : T1 = 0.15s ; et T2 = 0.30s .

Selon l’EC8 et d’apes le Tableau 3-19, les paramètres du site A sont :


𝑇𝐵 = 0,15𝑠 ; 𝑇𝐶 = 0,4𝑠 ; 𝑇𝐷 = 2𝑠 ; 𝑆 = 1

3.8.8 Le type de spectre pour l’EC8


On a deux types de spectres le type 1 et le type 2 pour les zones de forte sismicité
(magnitude est supérieure à 5.5) c’est le type 1, et pour les zones de sismicité moyenne
(magnitude est inférieure ou égale à 5,5) c’est le type 2.

En 22/12/1999 un séisme a frappé Ain-Temouchent (zone IIa) à côté de la wilaya d’Oran


d’une magnitude de 5,8.

Donc on va choisir le spectre de type 1 qui correspond à une forte sismicité.

3.8.9 Composante verticale pour l’EC8

D’après le Tableau 3-20. On calcule l’accélération verticale :


𝑎𝑣𝑔
= 0.9 → 𝑎𝑣𝑔 = 0.9 × 𝑎𝑔 = 0.9 × 1.5 = 1.35 𝑚⁄𝑠 2
𝑎𝑔
La valeur de l’accélération de référence verticale avg = 1.35 m⁄s2 n’étant pas supérieure à
2.5 m⁄s2 , la composante verticale de l’action sismique ne sera donc pas prise en compte.

3.8.10 Comparaison des spectres correspondants au cas du bâtiment


étudié

 Les paramètres de spectre selon le RPA sont rappelés par le Tableau 3-24.

Tableau 3-24: Les paramètres de spectre selon RPA.

Coefficient A R Q ξ η T1 T2
Valeur 0,15 4 1,30 10 0,76 0,15 0,30

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Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

La Figure 3-10 présente les spectres établis dans ce cas pour 𝑅 = 1 (cas élastique) et 𝑅 = 4
(calcul non linéaire équivalent).

0,5
0,45
0,4
0,35
Spectre (g)

0,3
0,25
RPA- R = 1
0,2
0,15 RPA-R = 4
0,1
0,05
0
0 1 2 3 4 5
Periode T(s)

Figure 3-10: Spectre générale RPA (R=1) avec le spectre de calcule RPA (R=4).
On remarque que les deux spectres commencent par la même valeur 𝑃𝐺𝐴 = 0,1877𝑔
Les paramètres de spectre selon l’EC8 sont résumés dans le Tableau 3-25.

Tableau 3-25: les paramètres de spectre selon EC8.


Coefficient ag (g) q S TB (s) TC (s) TD (s) β
Valeur 0,15 2,64 1 0,15 0,4 2 0,2

La Figure3-11illustre le spectre élastique et le spectre de calcul de l’EC8.


0,4
0,35
0,3
Spectre (g)

0,25
0,2
EC8-elastique
0,15
EC8- q = 2,64
0,1
0,05
0
0 1 2 3 4
Periode T(s)

Figure 3-11: Spectre de réponse élastique EC8 avec le spectre de calcule EC8 (q=2,64).

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 62


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

On remarque que les deux spectres commencent par des accélérations PGA différentes,
2
pour le spectre élastique → ag . S = 0,15g et pour le spectre de calcul → ag . S. 3 = 0,10g

La Figure 3-12 présente sur la même figure le spectre général RPA (𝑅 = 1; 𝑄 = 1,3; 𝜂 = 1) et le
spectre élastique de l’EC8 (𝜂 = 1).
0,7

0,6

0,5
Spectre (g)

0,4

0,3 RPA-R=1;Q=1,3
EC8-elastique
0,2

0,1

0
0 1 2 3 4 5
Periode T(s)

Figure 3-12 : Spectre général RPA (R=1) avec le spectre élastique EC8.

 A partir de la Figure 3-12 on remarque que les premières valeurs des spectres sont
différentes. Pour le RPA on a (𝑆𝑑 = 1,25 × 𝐴 = 0,1875𝑔) et pour l’EC8 on a
(𝑆𝑒 = 𝑎𝑔 × 𝑆 = 0,15𝑔).
 Ainsi on constate que les valeurs du spectre de l’EC8 sont inférieures à celles du RPA, la
différence est présentée dans le Erreur ! Source du renvoi introuvable. suivant :

Tableau 3-26: Pourcentages d’accélérations entre les spectres linéaires.

Périodes T(s) 0 0,15 0,30 0,40


RPA 0,188 0,609 0,609 0,503
Accélération (g)
EC8 0,15 0,375 0,375 0,375
Pourcentages (%) 20 38,42 38,42 25,45

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 63


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

 Cette différence est due aux paramètres de calculs tels que le facteur de qualité qui d’après
le RPA représente la qualité en conception, matériau et exécution. En revanche pour l’EC8
la qualité des matériaux et la forme géométrique de la structure (ductilité, régularité en plan
et en élévation) sont incluses dans le calcul de q.
 Pour s’approcher le plus du spectre de l’EC8 on prend la valeur du facteur de qualité dans
le cas général égale à 1 pour le spectre du RPA (Figure 3-13) :
0,7

0,6

0,5
Spectre (g)

0,4
RPA-R=1;Q=1,3
0,3
RPA-R=1;Q=1
0,2 EC8-elastique

0,1

0
0 1 2 3 4 5
Periode T(s)

Figure 3-13: Spectre général RPA (R=1 ; Q=1) avec le spectre élastique EC8.
La différence entre le spectre RPA (𝑅 = 1; 𝑄 = 1; 𝜂 = 1) et le spectre élastique de l’EC8 (𝜂 =
1) est présentée dans le Tableau 3-27suivant :

Tableau 3-27: Pourcentages d’accélérations entre les spectres linéaires.

Périodes T(s) 0 0,15 0,30 0,40


RPA 0,188 0,469 0,469 0,387
Accélération (g)
EC8 0,15 0,375 0,375 0,375
Pourcentages (%) 20 20 20 3,10

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Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

La Figure 3-14 montre la comparaison entre les spectres de calcul des deux règlements.

0,2
0,18
0,16
0,14
Spectre (g)

0,12
0,1
0,08 RPA-R = 4
0,06 EC8- q = 2,64
0,04
0,02
0
0 1 2 3 4 5
Periode T (s)

Figure 3-14: Spectre de calcule RPA (R=4) avec le spectre de calcule EC8 (q=2,64).
pour le RPA on a → Sa = 1,25. A = 0,1875g
Les spectres commencés par les PGA différent { 2
pour l′ EC8 on a → Sd = ag . S. 3 = 0,1g

Pour (𝑇 < 0,11𝑠) les valeurs du spectre RPA sont supérieures aux valeurs du spectre de l’EC8.
Cependant pour des périodes entre 0,11s et 1,24s c’est l’EC8 qui donne des valeurs supérieures.
Après une période égale à 1,24s les deux spectres sont presque identiques.

3.9 Conclusion
L’élaboration du spectre de réponse demande une connaissance de la catégorie du site et de
la zone de sismicité. Ensuite, pour le dimensionnement sismique du bâtiment, il faut introduire
un coefficient de comportement.

A partir de l’étude comparative faite dans ce chapitre, on peut faire ressortir les points
suivants :

 Les recommandations du RPA classent les sols sur la base de la valeur moyenne de la vitesse
des ondes de cisaillement, en quatre (4) catégories seulement. Par contre, l'EC8 adopte sept
(7) catégories.
 Le RPA et l'Eurocode 8 classent les ouvrages selon leurs importances en 4 catégories:
— Ouvrages d’importance vitale.
— Ouvrages de grande importance.
— Ouvrages courants ou d’importance moyenne.
— Ouvrages de faible importance.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 65


Chapitre 3 : Comparaison des spectres de réponse établis par RPA et Eurocode 8

La différence entre les deux règlements se situe dans les groupes d’importance moyenne, le
RPA limite la hauteur de l’ouvrage courant à48 𝑚, par contre pour l’EC8 la hauteur limite du
bâtiment doit être inférieure à 28 𝑚.

 L'EC8 divise la ductilité en trois classes (DCL : ductilité faible et DCM : ductilité moyenne
et DCH : haute ductilité).par contre le RPA ne donne pas le classe de ductilité directe.
 La ductilité du RPA correspond à la DCM ou DCH de l’EC8.
 Le RPA donne directement le coefficient de comportement 𝑅 en fonction du système de
contreventement. En revanche l’Eurocode 8 détermine le coefficient par une formule
approchée qui dépend du type du système structural, et la qualité de la structure en termes de
classification, de ductilité, de régularité en plan et en élévation.
 Selon le RPA La détermination du coefficient d’amortissement dépend de type de structure et
la nature des matériaux. Par cotre l’EC8 la détermination de ce coefficient est basé sur la
nature des matériaux uniquement.
 Le RPA99 adopte un seul spectre de réponse élastique horizontale de calcul, par contre l’EC8
préconise trois spectres de réponse avec deux types:
— Spectre de réponse élastique horizontal
— Spectre de réponse élastique vertical
— Spectre de calcul pour l’analyse élastique
Le Spectre RPA est similaire en forme au 3eme spectre de calcul de l’EC8.
 Les valeurs du spectre de réponse linéaire du RPA sont supérieures à celles de l'EC8.
 La comparaison entre les spectres à partir du cas de calcul non linéaire équivalent montre
que les valeurs du spectre RPA sont supérieures à celles de spectre de l’EC8 pour les
premières périodes, ensuite les valeurs de l’EC8 deviennent supérieures. Après une
certaine période les deux spectres sont presque identiques.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 66


Chapitre 4
Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

4.1 Introduction
L’étude sismique d’une structure vise à assurer une protection des constructions vis-à-vis
des effets des actions sismiques par une conception et un dimensionnement approprié, tout en
satisfaisant les trois aspects essentiels de la conception qui sont : la résistance, l’aspect
architectural et l’économie.

Cet objectif ne peut être atteint qu’avec un calcul adéquat tout en respectant la
réglementation parasismique.

Dans ce chapitre, nous allons commencer par comparer les méthodes de calculs dynamiques
établis par le RPA et par l’Eurocode8. Nous appliquerons par la suite ces méthodes sur le
bâtiment étudié. Afin d’atteindre notre objectif nous allons utiliser le logiciel SAP2000.

4.2 Comparaison des règles sismiques


4.2.1 Les combinaisons sismiques
[Link] Combinaisons selon le RPA

D’après le RPA (Art-5.2), l’action sismique est considérée comme une action accidentelle
au sens de la philosophie du calcul aux états limite.

Les combinaisons d’actions à considérer pour la détermination des sollicitations et des


déformations de calcul sont :

G+Q+E
{
0,8. G + E
Pour les poteaux dans les ossatures autostables, la combinaison(𝐺 + 𝑄 + 𝐸)est remplacée
parla combinaison suivante :

G + Q + 1,2. E
Avec:
G : charges permanentes,
Q : charges d’exploitation non pondérées,
E : action du séisme représentée par ses composantes horizontales.

[Link] Combinaisons selon l’Eurocode 8

D’après EC8 (Art-[Link].1. (3)), les composantes horizontales de l’action sismique sont :

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 68


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

𝐸𝐸𝑥 = 𝐸𝐸𝑑𝑥 + 0,30. 𝐸𝐸𝑑𝑦


{
𝐸𝐸𝑦 = 0,30. 𝐸𝐸𝑑𝑥 + 𝐸𝐸𝑑𝑦
Avec :
𝐸𝐸𝑑𝑥 : sont les effets de l’action dus à l’application de l’action sismique le long de l’axe
horizontal 𝑥choisi pour la structure ;
𝐸𝐸𝑑𝑦 : sont les effets de l’action dus à l’application de la même action sismique, le long de l’axe
horizontal orthogonal 𝑦 de la structure.
D’après EC0 (Art-[Link]. (2)) (9), la combinaison d'actions pour la situation de projet sismique
c’est :

∑ 𝐺 + ∑ 𝜓2,𝑖 . 𝑄 + 𝐴𝐸𝑑

Avec :
𝜓2,𝑖 : Coefficient définissant la valeur quasi-permanente d'une action variable. Elle est donnée
dans le Tableau EC0 (A1.1).
𝐴𝐸𝑑 : Valeur de calcul d'une action sismique.→ 𝐴𝐸𝑑 = 𝛾𝑙 . 𝐴𝐸𝑘
γl : Coefficient d'importance.
𝐴𝐸𝑘 : Valeur caractéristique d'une action sismique.
Donc la comparaison des combinaisons sismiques est montrée dans le Tableau 4-1 ci-dessous :

Tableau 4-1: Comparaison des combinaisons sismiques.

RPA EC8
Composantes horizontales de Ex AEdx = EEdx + 0,30. EEdy
{E {
l’action sismique y AEdy = 0,30. EEdx + EEdy
G+Q+E
Combinaisons d’actions 0,8. G + E ∑ G + ∑ ψ2,i . Q + AEd
G + Q + 1,2. E

4.2.2 La combinaison des masses sismiques

[Link] La masse sismique selon le RPA

W est égal à la somme des poids Wi ,calculés à chaque niveau (i) (RPA-Art 4.2.3 Apl 4-5) :
n

W = ∑ Wi avec Wi = WGi + βWQi


i=1

WGi :Poids du aux charges permanentes et à celles des équipements fixes éventuels, solidaires de
la structure.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 69


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

WQi : Charges d’exploitation.


β: Coefficient de pondération, fonction de la nature et de la durée de la charge d’exploitation.
Les valeurs que peut prendre ce coefficient sont données par le Tableau 4-2.
Tableau 4-2: Valeurs du coefficient de pondération β.

Cas Type d’ouvrage β


1 Bâtiments d’habitation, bureaux ou assimilés. 0,20
2 Bâtiments recevant du public temporairement : 0,30
-Salles d’exposition, de sport, lieux de culte, salles de réunions avec places
debout.
-Salles de classes, restaurants, dortoirs, salles de réunions avec places assises, 0,40
3 Entrepôts, hangars. 0,50
4 Archives, bibliothèques, réservoirs et ouvrages assimilés. 1,00
5 Autres locaux non visés ci-dessus. 0,60

[Link] La masse sismique selon l’Eurocode 8

Les effets d’inertie de l’action sismique de calcul doivent être évalués en prenant en compte
la présence des masses associées à toutes les charges gravitaires qui apparaissent dans la
combinaison d’actions suivante (EC8-Art-3.2.4) :

∑ 𝐺𝑘,𝑖 + ∑ 𝜓𝐸,𝑖 × 𝑄𝑘,𝑖

Avec :
𝜓𝐸,𝑖 ∶Le coefficient de combinaison pour le calcul des effets des actions sismiques. Il doit être
déterminé à partir de l’expression suivante (EC8-Art-4.2.4) :
𝜓𝐸,𝑖 = 𝜑 × 𝜓2𝑖
Les valeurs de 𝜑 sont définies par EC8 EN 1998-1 (2): 2004 Art. 4.2.4 et celles de𝜓2𝑖 sont
définies par EC0 Art. [Link] et Annexe A1-1. Le Tableau 4-3 donne les différentes valeurs de
ces paramètres.

Tableau 4-3: Les valeurs des coefficients 𝝍𝟐𝒊 et φ.

Type d’action variable 𝜓2𝑖 Etage φ


Cat. A : habitation, résidence 0,3 Toit 1,0
Cat.B : bureaux 0,3 Etages à occupations corrélées 0,8
Cat.C : salle de réunion 0,6 Etages à occupations indépendants 0,5
Cat.D: commerce. 0,6
Cat.E : stockage 0,8
Cat.F: zone de trafic (véhicule<30kn) 0,6 / 1,0

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 70


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

On constate que le coefficient𝜓𝐸,𝑖 , qui sert à définir la masse de l’action de service présente
en moyenne sur un immeuble, peut être << 1.

On remarque que les deux codes définissent de la même manière la masse sismique. Elle est
égale à l'ensemble des charges permanentes plus une fraction des charges variables, et cette
fraction dépend du type d'ouvrage.

4.2.3 Analyse modale de la structure

Les méthodes d’analyse modale sont des méthodes d’investigation relativement récentes,
qui ont été mises en œuvre pour établir et (ou) améliorer la connaissance du modèle dynamique
des structures réelles. En effet, les paramètres significatifs permettant de représenter le
comportement dynamique d’une structure linéaire quelle que soit sa complexité sont «
concentrés » dans un nombre de paramètres modaux réduits : fréquences propres,
amortissements et formes propres associés. Heureusement avec les logiciels de calcul on peut
faire plusieurs variantes par rapport aux différentes dispositions et voir rapidement les résultats
de chaque variante, et bien sûr choisir selon notre calcul sans oublier l'aspect économique.

[Link] Estimation empirique de la période fondamentale

 La période fondamentale selon le RPA


Dans le cas de la structure mixte, la période fondamentale correspond à la plus petite valeur
obtenue par les formules empiriques (4.6 ; 4.7) d’après RPA99-Art 4.2.4 :
3⁄ 0,09. hN
T = min (CT . hN 4 ; )
√Dx,y
Avec :
hN : Hauteur mesurée en mètres à partir de la base de la structure jusqu’au dernier niveau.
D : Dimension du bâtiment mesurée à sa base dans la direction de calcul considérée.
CT : Coefficient qui dépend du système de contreventement. Il est donné par le Tableau 4-4 ci-
dessous.
Tableau 4-4: Valeurs du coefficient 𝑪𝑻 ..
Cas Système de contreventement CT
1 Portiques autostables en béton armé sans remplissage en maçonnerie. 0,075
2 Portiques autostables en acier sans remplissage en maçonnerie. 0,085
Portiques autostables en béton armé ou en acier avec remplissage en 0,050
3
Maçonnerie.
4 Contreventement assuré partiellement ou totalement par des voiles en 0,050
Béton armé, des palées triangulées et des murs en maçonnerie.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 71


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

 La période fondamentale selon l’Eurocode 8


La période fondamentale d'un bâtiment doit être calculée, pour chaque direction considérée,
par les méthodes suivantes :

 Pour les bâtiments jusqu’à 40 𝑚 de hauteur, une valeur approchée de 𝑇1 (en s) peut être
obtenue par l’expression suivante EC8-[Link].2 (3) :
3⁄
𝑇1 = 𝐶𝑇 . 𝐻 4

Où :
𝐶𝑇 : est égal à 0,085 dans le cas des portiques spatiaux en acier, à 0,075 dans le cas des
portiques spatiaux en béton et pour les triangulations excentrées en acier et à 0,050 pour toutes
les autres structures.
𝐻 : est la hauteur du bâtiment en (m), depuis les fondations ou le sommet d’un soubassement
rigide.
 Par ailleurs, la valeur de 𝐶𝑇 dans l’expression précédente pour les structures avec des
murs de contreventement en béton ou en maçonnerie, peut être prise égale à :
𝐶𝑇 = 0,075/√𝐴𝐶
Avec :
2
𝐼𝑤𝑖
𝐴𝐶 = ∑ [𝐴𝑖 . (0,2 + ( )) ]
𝐻

AC : est l’aire effective totale des sections des murs de contreventement au premier niveau du
bâtiment.
𝐴𝑖 : est l’aire effective de la section transversale du mur de contreventement dans la direction
considérée 𝑖 au premier niveau du bâtiment, en 𝑚2 .
𝐼𝑤𝑖 : est la longueur du mur de contreventement 𝑖 au premier niveau dans la direction parallèle
𝐼𝑤𝑖
aux forces appliquées, en 𝑚, sous la condition que ne dépasse pas 0,9.
𝐻

[Link] Comparaison des périodes


3⁄
Le type de formule 𝑇 = 𝐶𝑇 . 𝐻 4 est utilisé dans les deux codes, seulement pour l’eurocode
son emploi est limité aux bâtiments de hauteur inferieur à 40𝑚.

Le Tableau 4-5 donne les différentes expressions utilisées pour le calcul de la période par
les deux codes.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 72


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-5: Comparaison des périodes.

Typologies RPA 99 Eurocode 8


PBA 3⁄ 𝐶𝑇 = 0,075 𝐶𝑇 = 0,075
𝑇 = 𝐶𝑇 . 𝐻 4
PA 𝐶𝑇 = 0,085 𝐶𝑇 = 0,085
PBA/RM 𝐶𝑇 = 0,075
3
PA/RM 𝑇1 = 𝐶𝑇 . 𝐻 ⁄4 𝐶𝑇 = 0,085
3⁄ 0,09. ℎ𝑁
PAE 𝑇= 𝑚𝑖𝑛 (𝐶𝑇 . ℎ𝑁 4 ; ) 𝐶𝑇 = 0,05 𝐶𝑇 = 0,075
√𝐷𝑥,𝑦
𝐶𝑇 = 0,050
VBA/M
𝐶𝑇 = 0,075/√𝐴𝐶

Les différentes typologies des structures sont définies comme suit :


PBA : Portique en béton armé sans remplissage en maçonnerie.
PA : Portique en acier sans remplissage en maçonnerie.
PBA/RM : Portique en béton armé avec remplissage en maçonnerie.
PA/RM : Portique en acier avec remplissage en maçonnerie.
PAE : Portique en acier à triangulations excentrées.
VBA/M : Voile en béton armé ou murs en maçonnerie.

4.2.4 Vérification de l’analyse modale

A partir des articles (RPA99-Art 4.3.4) et (EC8-Art [Link].1).Les conditions de vérification


sont données par le Tableau 4-6.

Tableau 4-6: Comparaison des conditions d’analyse modale.

Conditions RPA99 EC8


Ce type d’analyse doit être appliqué aux bâtiments
qui ne satisfont pas aux conditions :
1 / 4. Tc
a) T1 ≤ {
2,0 s
b) Respecter les critères de régularité en élévation.
-La somme de la masse modale effective atteigne 90% de la masse totale de la
structure dans deux sens.
2
-Ou que tous les modes dont la masse modale effective est supérieure à 5 % de la
masse totale sont pris en compte.
Dans le cas où les conditions (2) ne peuvent pas être satisfaites à cause de
l’influence importante des modes de torsion, le nombre minimal de modes (K) à
3
retenir doit être tel que : 𝐾 ≥ 3. √𝑁 𝑒𝑡 𝑇𝐾 ≤ 0,20 𝑠
Où : N est le nombre de niveaux au-dessus du sol et 𝑇𝐾 la période du mode K.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 73


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

4.2.5 Méthodes de calcul sismique

L’action sismique est la traduction en « données d’entrées » physiques permettant de décrire


le phénomène sismique. Il s’agit des méthodes du calcul par nature simplifiées pour décrire la
complexité du phénomène.

[Link] Méthodes dynamiques selon le RPA

D’après RPA (Art 4.1), le calcul des forces sismiques peut être mené suivant trois méthodes

- par la méthode statique équivalente.


- par la méthode d’analyse modale spectrale.
- par la méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes.

a. Conditions d’application de la méthode statique équivalente :

- Le bâtiment ou bloc étudié, satisfaisait aux conditions de régularité en plan et en


élévation avec une hauteur au plus égale à 65m en zones I et II et à 30m en zones III
- Le bâtiment étudié présente une configuration irrégulière tout en respectant les conditions
complémentaires suivantes :
 Zone I : tous les groupes
 Zone II :
 groupe d’usage 3
 groupe d’usage 2, si la hauteur est inférieure ou égale à 7 niveaux ou 23m.
 groupe d’usage 1B, si la hauteur est inférieure ou égale à 5 niveaux ou 17m.
 groupe d’usage 1A, si la hauteur est inférieure ou égale à 3 niveaux ou 10m.
 Zone III :
 Groupes d’usage 3 et 2, si la hauteur est inférieure ou égale à 5 niveaux ou 17m.
 groupe d’usage 1B, si la hauteur est inférieure ou égale à 3 niveaux ou 10 m.
 groupe d’usage 1A, si la hauteur est inférieure ou égale à 2 niveaux ou 08 m.

b. Condition d’application des Méthodes dynamiques :

- La méthode d’analyse modale spectrale peut être utilisée dans tous les cas, et en
particulier, dans le cas où la méthode statique équivalente n’est pas permise.
- La méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes peut être utilisée au cas par cas
par un personnel qualifié, ayant justifié auparavant les choix des séismes de calcul et des
lois de comportement utilisées ainsi que la méthode d’interprétation des résultats et les
critères de sécurité à satisfaire.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 74


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

[Link] Méthodes dynamique selon l’EC8 :

D’après l’Eurocode 8 (Art 4.2.3et Art [Link]), il y a deux types d’analyse élastique linéaire
peut être utilisé on fonction des caractéristiques de la structure du bâtiment :

Méthode d’analyse par forces latérales : cette méthode peut être utilisée pour les
bâtiments respectant les conditions de régularité de la structure indiquées en (Art 4.2.3) et la
condition données en (Art-[Link].1 (2-a)).

Méthode d’analyse modale spectrale : peut être utilisée dans tous les types de bâtiments,
et en particulier, dans le cas qui ne satisfont pas aux conditions données en [Link].1(2) pour
l’application de la méthode d’analyse par forces latérales.

[Link] Comparaison les actions sismique :

Les tableaux ci-dessous comparent les actions sismiques pour les deux règlements considérés:

Tableau 4-7: Comparaison les actions sismiques.


sismique
L’action

RPA EC 8
La force sismique à la base

A. D. Q Fb = Sd (T1 ). m. λ
V= W
R Distribution des forces sismiques
Distribution des forces sismiques
horizontales:
horizontales :
Z i . mi
(V − Ft )Wi hi Fi = Fb .
∑ Z j . mj
Fi =
∑ wi hi
siT ≤ 0,7s → Ft = 0

T Q 2 T 2,5 2
1.25A (1 + (2.5η − 1)) 0 ≤ T ≤ T1 a g . S. ( + . ( − )) 0 ≤ T ≤ TB
T1 R
Le spectre de calcul

3 TB q 3
Q 2,5
Sa 2.5η(1.25A) ( ) T1 ≤ T ≤ T2
R a g . S. T ≤ T ≤ TC
= 2 q B
g Q T ⁄3
2.5η(1.25A) ( ) ( 2 ) T2 ≤ T ≤ 3.0s Sd (T) =
2,5 TC
R T a g . S. .( )
2⁄ 5⁄ q T } TC ≤ T ≤ TD
T2 3 3 3 Q
{ 2.5η(1.25A) ( 3 ) ( )
T
( ) T > 3.0𝑠
R
≥ β. a g
2,5 TC . TD
a g . S. .( 2 )
q T } TD ≤ T
{ ≥ β. a g

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 75


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-8 : Définitions des symboles des actions sismiques.

Définitions des symboles


RPA EC 8
Sd (T1 ). : l’ordonnée du spectre de calcul pour
A : coefficient d’accélération de zone. la période T1.
D : facteur d’amplification dynamique. T1 : la période fondamentale de vibration du
Q : facteur de qualité. bâtiment.
R : coefficient de comportement. m : la masse totale du bâtiment.
W : poids total de la structure. λ : le coefficient de correction.
η: facteur de correction Zi ; Zj : les hauteurs des masses (mi , mj .)
d’amortissement. ag : accélération de calcul.
T1, T2 : périodes caractéristiques q : le coefficient de comportement.
associées à la catégorie de site. S,TB ,TC TD : paramètres caractéristiques associées
à la catégorie de site.

4.2.6 Justification de la sécurité :


A partir des conditions de RPA (chap5) et l’EC8 (Art 4.4), on résume les justifications de
sécurité des deux règlements dans le tableau suivant :

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 76


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-9: Justification de la sécurité.

Justification de la
sécurité RPA EC8
Condition de Pour les éléments structuraux, leurs assemblages et les éléments non
résistance structuraux critiques :Sd ou Es < R d
Conditions de Sont satisfaites si toutes les dispositions constructives relatives au
ductilité matériau et aux éléments structuraux sont appliquées.
Conditions Cette condition se réfère aux ouvrages soumis à des effets de
d’équilibre renversement et/ou de glissement des combinaisons d’actions.
pour les bâtiments ayant des éléments
non structuraux fixés de manière à ne
pas interférer avec les déformations
Les déplacements relatifs de la structure ou n’ayant pas
latéraux entre étages ne doivent d’éléments non structuraux :
pas dépasser 1,0% de la 𝑑𝑟 . 𝜈 ≤ 0,01ℎé𝑡𝑎𝑔𝑒
hauteur de l’étage : Avec :
dr = q. 𝑑𝑒 : déplacement de calcul entre
Déformations ∆d = |di − di−1 | ≤ 0,01hétage étages
Coefficient de réduction ν = 0,5 pour
les catégories d’importance I et II
etν = 0,4 pour les catégories III et IV.
Les effets P-∆ peuvent être négligés dans le cas des bâtiments si la
condition suivante est satisfaite à tous les niveaux :
𝑃𝑘 ∆𝑘
𝜃𝑘 = ≤ 0,1
𝑉𝑘 ℎ𝑘
Effet P-Delta 𝑃𝑘 : poids total de la structure,
𝑉𝑘 : effort tranchant d’étage au niveau "k",
∆𝑘 : déplacement de calcul entre étages,
ℎ𝑘 : hauteur de l’étage « k ».
Deux blocs voisins doivent être Pour les bâtiments ou des unités
séparés par des joints sismiques structurellement indépendantes qui
dont la largeur minimale 𝑑𝑚𝑖𝑛 n’appartiennent pas à la même
satisfait la condition suivante : propriété, si la distance entre la ligne
de séparation et les points d’impact
𝑑𝑚𝑖𝑛 = 15𝑚𝑚 + (𝛿1 + 𝛿2 )𝑚𝑚
Condition de potentiels n’est pas inférieure au
≥ 40𝑚𝑚
joint sismique déplacement horizontal maximal du
bâtiment au niveau correspondant,
calculé par l’expression :
𝑑𝑠 = 𝑞. 𝑑𝑒

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 77


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

4.2.7 Vérification spécifiques

Le tableau 4-10 présente une vérification relative au dimensionnent des poteaux. Cette
vérification concerne l’effort normal réduit sous combinaisons sismiques.
Tableau 4-10: Vérification de l’effort normal réduit.

RPA (Art [Link]) EC8 (Art [Link].1-(3) P)

L’effort normal Pour la ductilité moyenne (DCM) :


𝑁𝑑
𝑣= ≤ 0,30 𝑁𝐸𝑑
réduit de poteau 𝐵𝑐 . 𝑓𝑐28 𝑣𝑑 = ≤ 0,65
𝐴𝑐 . 𝑓𝑐𝑑

Les tableaux (Tableau 4-11 ,Tableau 4-12) présentent les pourcentages minimums des armatures
longitudinales des éléments principaux.
Tableau 4-11: Pourcentage des armatures du poteau.

RPA (Art 7.4.2) EC8 (Art [Link].2. (1))


Pourcentage minimal :
- 0,7% en zone I Pour la ductilité moyenne (DCM et
- 0,8% en zone II
DCH) :
Pourcentage des - 0,9% en zone III
𝑝𝑚𝑖𝑛 = 1 %
armatures du *Pourcentage maximal : {
𝑝𝑚𝑎𝑥 = 4 %
- 4% en zone courante
poteau
- 6% en zone de recouvrement

Tableau 4-12: Pourcentage des armatures de la poutre.

RPA (Art 7.5.2) EC8 (Art [Link].2. (5))-(DCM)


𝑓𝑐𝑡𝑚
𝑝𝑚𝑖𝑛 = 0,5 ( )
𝑓𝑦𝑘
0,0018 𝑓𝑐𝑑
𝑝𝑚𝑎𝑥 = 𝑝′ + ×
- Le pourcentage total { 𝜇𝜑 𝜀𝑠𝑦.𝑑 𝑓𝑦𝑑
minimum des aciers Avec :
Pourcentage
longitudinaux sur toute la 𝑓𝑐𝑡𝑚 : valeur moyenne la résistance du béton à
des longueur de la poutre est de la traction.
armatures 0,5% en toute section.
𝑓𝑦𝑘 : la limite d’élasticité de l’acier
de la poutre - Le pourcentage maximum :
p′ : pourcentage d’armatures comprimées
- 4% en zone courante
- 6% en zone de recouvrement 𝑓𝑐𝑑 : la résistance du béton à la compression
𝜇𝜑 : coefficient de ductilité en courbure
𝜀𝑠𝑦.𝑑 : la déformation de l’acier à la limite
d’élasticité

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

4.3 Analyse dynamique du bâtiment par le RPA et l'Eurocode 8


4.3.1 Les combinaisons sismiques
Les paramètres de l’Eurocode8 :
γl = 1: Coefficient d'importance de catégorie II (voir Tableau 3-6).
ψ2,i = 0,3 : Pour bâtiment habitation.
ψ2,i = 0 : Pour les toits.

Tableau 4-13: Combinaison sismique de bâtiment.

RPA EC8

Composantes horizontales de Ex 𝐴Edx = EEdx + 0,30. EEdy


{E {
l’action sismique y AEdy = 0,30. EEdx + EEdy

G+Q+E 𝐺 + 0,3. 𝑄 + AEd


Combinaisons d’actions
0,8. G + E 𝐺 + AEd

4.3.2 La combinaison des masses sismiques

 La masse selon le RPA


Dans ce cas on a un bâtiment d’habitation donc β = 0,20 qui a été donné par le tableau (4.2)
La combinaison des masses sismiques est donc:
𝑊𝑖 = 𝑊𝐺𝑖 + 0,2. 𝑊𝑄𝑖

 La masse selon l’EC8


Dans le cas d’un bâtiment d’habitation,𝜓2𝑖 = 0,3, pour les étages courants 𝜑 = 0,8 et 𝜑 = 1,0
pour l'étage toitures.(voir tableau 4 - 3)
D’où :
- Pour les étages courant : 𝜓𝐸,1−6 = 0,8 × 0,3 = 0,24
- Pour la toiture : 𝜓𝐸,7 = 1,0 × 0,3 = 0,30
- Pour avoir un seul coefficient dans la modélisation Sap2000. On considère un seul
coefficient toute en augmentant la charge d'exploitation de la toiture :

𝐸𝑡𝑎𝑔𝑒𝑠𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡: 𝐺 + 0,24. 𝑄𝑒𝑡𝑎𝑔𝑒𝑠


𝐺 + 𝜓𝐸,𝑖 . 𝑄 = 𝐺 + 0,24. 𝑄 {
𝑇𝑜𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒: 𝐺 + 0,3. 𝑄𝑡𝑜𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 = 𝐺 + 0,24. (1,25. 𝑄𝑡𝑜𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 )

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Les poids des différents niveaux du bâtiment étudié sont donnés par le tableau suivant :

Tableau 4-14: Les masses sismique selon RPA et EC8.

Hauteur Hauteur La masse sismique La masse sismique


Niveau
d’étages(m) globale(m) RPA (KN) EC8 (KN)
RDC 4 4 4128,42 4151,64
1 3 7 3982,00 4005,22
2 3 10 3937,54 3960,76
3 3 13 3899,02 3922,24
4 3 16 3549,37 3568,68
5 3 19 2740,25 2756,14
6 3 22 1853,49 1871,03

∑ Wi = 24090,09 ∑ mi = 24235,71

On remarque que la masse sismique calculée selon le RPA est presque égale à celle de
l’Eurocode8.

4.3.3 Analyse modale du bâtiment

Le modèle en éléments finis du bâtiment établi est illustré par la figure 4-1.

Figure 4-1 :Modèle en 3D de la structure.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 80


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

[Link] Estimation empirique de la période fondamentale

 Selon le RPA
Le contreventement de la structure étudiée est assuré partiellement par des voiles en béton armé
donc 𝐶𝑇 = 0,05.
ℎ𝑁 = 22𝑚.
Sachant que { 𝑥 = 28,7𝑚 .
𝐷
𝐷𝑦 = 12,4𝑚.

 La période est égale à

3
𝑇𝑠.𝑐 = 0,05 × 22 ⁄4 = 0,51𝑠
0,09 × 22
𝑇𝑥 = = 0,37𝑠 𝑇𝑥 = min(0,51 ; 0,37 ) = 0,37𝑠
√28,7 𝑇𝑦 = min(0,51 ; 0,56) = 0,51𝑠
0,09 × 22
𝑇𝑦 = = 0,56𝑠
√12,4 }
 Vérification de la période
Selon le RPA les périodes calculées à partir des méthodes numériques ne doivent pas dépasser
celles des formules empiriques au plus de 30%. C’est à dire elle doit être inférieur à
1,3 𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 = 0,481𝑠. .

 Selon l’EC8 :
Calcul de la valeur de 𝑪𝑻 :
On doit d'abords vérifier la condition suivante:
𝐼𝑤𝑖
≤ 0,9 :
𝐻
𝐼𝑀𝑎𝑥𝑥
⁄ = 4,30⁄ = 0,20 < 0,9
𝐻 22
𝐼𝑀𝑎𝑥𝑦
⁄ = 3⁄ = 0,14 < 0,9
𝐻 22
{
Avec :IMaxx ; IMaxy les plus grandes longueurs des voiles suivant la direction i.

4,3 2 2 2
 𝑺𝒆𝒏𝒔 𝑿 : 𝐴𝐶 = (4,3 × 0,2. (0,2 + 22 ) ) + 4. (2 × 0,2. (0,2 + 22) ) = 0,27 𝑚2

CTx = 0,075⁄√0,27 = 0,14

2 2 3 2
 𝑺𝒆𝒏𝒔 𝒀 : 𝐴𝐶 = 4. (2 × 0,2. (0,2 + 22) ) + 2. (3 × 0,2. (0,2 + 22) ) = 0,28 𝑚2

CTy = 0,075⁄√0,28 = 0,14

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 81


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Calcul la période empirique :

3
CT = 0,05 T1 = 0,05 × 22 ⁄4 = 0,51 s
{C →{
T x,y = 0,14
3
T1 x,y = 0,14 × 22 ⁄4 = 1,42 s

la période calculée à partir des méthodes numériques de l’EC8 sera proche de la période
empirique : 𝑇 = 0,51𝑠.

[Link] Vérification d’analyse modale

La disposition des voiles est présentée par la figure suivante:

Figure 4-2: Disposition des voiles.


 Analyse selon le RPA
Tableau 4-15: Participation massique modale selon le RPA.

TABLE: Modal Participating Mass Ratios


StepNum Period UX UY SumUX SumUY
Text Sec Unitless Unitless Unitless Unitless
Mode1 0,480754 4,25E-05 0,7066 4,25E-05 0,7066 Translation
Mode 2 0,467584 0,6736 4,05E-05 0,67364 0,70664 Translation
Mode 3 0,375613 0,03354 4,98E-07 0,70718 0,70664 Rotation
Mode 4 0,192836 3,16E-09 0,0385 0,70718 0,74522
Mode 5 0,186467 2,1E-04 2,21E-09 0,70739 0,74522
Mode 6 0,156786 0,13511 1,93E-07 0,8425 0,74522
Mode 7 0,139162 2,16E-07 0,13894 0,8425 0,88416
Mode 8 0,114254 4,79E-10 0,0037 0,8425 0,88785
Mode 9 0,102803 0,03442 2,42E-08 0,87692 0,88785
Mode 10 0,088588 0,05808 6,55E-07 0,93501 0,88786
Mode 11 0,08089 2,9E-4 0,00316 0,9353 0,89101
Mode 12 0,079957 3,69E-07 0,01591 0,93534 0,90692

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 82


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Les nombres des modes qui satisfont la condition somme des masses modales supérieures à 90%
de la masse totale de la structure sont :
Dans la direction xx : 10 modes (93,50% de la masse sismique de la structure).
Dans la direction yy : 12 modes (90,69% de la masse sismique de la structure).

 Analyse solen l’Eurocode 8

Tableau 4-16: Participation massique modale selon EC8.

TABLE: Modal Participating Mass Ratios


StepNum Period UX UY SumUX SumUY
Text Sec Unitless Unitless Unitless Unitless
Mode1 0,482364 4,244E-05 0,70651 4,244E-05 0,70651 Translation
Mode 2 0,469145 0,67356 4,043E-05 0,6736 0,70655 Translation
Mode 3 0,376785 0,0335 4,977E-07 0,7071 0,70655 Rotation
Mode 4 0,193665 3,213E-09 0,03859 0,7071 0,74514
Mode 5 0,187218 0,00022 2,228E-09 0,70732 0,74514
Mode 6 0,157364 0,13515 1,935E-07 0,84247 0,74514
Mode 7 0,139646 2,162E-07 0,13896 0,84247 0,8841
Mode 8 0,114779 5,116E-10 0,00375 0,84247 0,88785
Mode 9 0,103105 0,03444 2,396E-08 0,87691 0,88785
Mode 10 0,08887 0,05809 6,583E-07 0,935 0,88785
Mode 11 0,081209 0,0003 0,00286 0,93531 0,8907
Mode 12 0,080248 3,271E-05 0,01493 0,93534 0,90564

1. Ce type d’analyse doit être appliqué aux bâtiments qui ne satisfont pas aux conditions :

4. Tc
T1 ≤ {
2,0 s
Avec :
Tc = 0,4𝑠 : La période le spectre élastique est définie en ECR8-Art [Link].
4. T = 4 × 0,4 = 1,6𝑠
T1x,y = 1,42𝑠 < { c → 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟.
2,0 s
Le bâtiment est classé irrégulière en élévation selon l’EC8 → 𝑂𝐾
On doit faire la vérification de : ∑ 𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒𝑚𝑜𝑑𝑎𝑙𝑒 ≥ 90%. 𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 :
Direction xx : 10 modes (93,50% de la masse sismique de la structure.)
Direction yy : 12modes (90,56% de la masse sismique de la structure).

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 83


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

 Comparaison d’analyse modale

L’analyse modale dépend des masses modales, les résultats des analyses modales selon les
deux codes sont presque les même avec une erreur maximale de 1%.

4.4 Méthodes de calcul sismique


4.4.1 La force sismique selon le RPA

[Link] Choix de la méthode de calcul

Pour le choix de la méthode à utiliser, on doit vérifier certaines conditions relatives aux
règles parasismiques en vigueur en Algérie (RPA99), et qui ont le rapport avec les régularités en
plan et en élévation du bâtiment. Le bâtiment est non régulier donc on va utiliser la méthode
dynamique spectrale pour le dimensionnement parasismique du bâtiment. Toutefois, on utilisera
la méthode statique équivalente pour vérifier la condition du RPA (Art 4.3.6) :

Vdynamique > 80%Vstatique


Avec :
Vdynamique : La résultante des forces sismique à la base de la méthode dynamique.
Vstatique : La résultante des forces sismiques calculée par la méthode statique équivalente.

Calcul de 𝑽𝒔𝒕𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 :

La formule de la force sismique totale à la base est donnée par le RPA (Art 4.2.3) comme
suit :
𝐴. 𝐷. 𝑄
𝑉= 𝑊
𝑅

D’après RPA-Art 4.2.3 le facteur d’amplification dynamique moyen D est en fonction de la


catégorie du site, du facteur de correction d’amortissement (η) et de la période fondamentale de
la structure (T) :

2,5𝜂 0 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇2
2
𝐷= 2,5𝜂 (𝑇2⁄𝑇 )3 𝑇2 ≤ 𝑇 ≤ 3,0𝑠
2 5
{ 2,5𝜂(𝑇2 ⁄3,0)3 . (3,0⁄𝑇)3 𝑇 ≤ 3,0𝑠
Avec :
Les périodes caractéristiques associées à la catégorie de site 𝑇1 , 𝑇2 correspondent au cas du site 1.
Donc :𝑇1 = 0.15𝑠 𝑒𝑡 𝑇2 = 0.30𝑠.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 84


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

On utilisé le tableau suivant pour choisi le période de calcul du facteur d’amplification (9):

Tableau 4-17: Choix de période.

Si La période choisie pour le calcul du facteur D est


𝑇𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 ≤ 𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑇 = 𝑇𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒
𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 < 𝑇𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 < 1,3𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑇 = 𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒
𝑇𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 ≥ 1,3𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑇 = 1,3𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒
-Sens longitudinal X-X :
𝑇𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 = 1,3𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 = 0,481𝑠 → 𝑇 = 0,481𝑠
2 2
𝑇2 ≤ 𝑇 ≤ 3,0𝑠 → 𝐷𝑥 = 2,5𝜂 (𝑇2⁄𝑇)3 = 2,5 × 0,76 × (0,3⁄0,481)3 = 1,39
-Sens transversal Y-Y :
𝑇𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 = 0,468𝑠 < 𝑇𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 = 0,51𝑠 → 𝑇 = 0,468𝑠
2
𝑇2 ≤ 𝑇 ≤ 3,0𝑠 → 𝐷𝑦 = 2,5 × 0,76 × (0,3⁄0,468)3 = 1,41
Le facteur de qualité Q de la structure est fonction de :
 La redondance et de la géométrie des éléments qui la constituent
 La régularité en plan et en élévation
 La qualité du contrôle de la construction
 La valeur de Q est déterminée par la formule :𝑄 = 1 + ∑51 𝑃𝑎
𝑃𝑎 : est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité q " est satisfait ou non".
(Sa valeur est donnée au tableau 4.4 –page 45).
A. Condition minimales sur les files de contreventement :
D’après le RPA99, chaque file de portique doit comporter à tous les niveaux au moins trois
travées dont le rapport des portées < 1,5.

 Sens longitudinal (7 travée) :

𝑙1 4
= = 1 < 1,5
𝑙2 4
𝑙2 4
= = 1 < 1,5 → 𝐶𝑟𝑖𝑡è𝑟𝑒 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é 𝑃𝑞 = 0
𝑙3 4
𝑙3 4
= = 0,93 < 1,5
𝑙4 4,3 }

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 85


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

 Sens transversal (3 travée) :

𝑙1 4
= = 0,45 < 1,5
𝑙2 5,5
𝑙2 5,5
→ 𝐶𝑟é𝑡è𝑟𝑒 𝑛𝑜𝑛 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é 𝑃𝑞 = 0,05
= = 2,2 > 1,5
𝑙3 2,5 }

B. Redondance en plan :
Chaque étage devra avoir, en plan, au moins quatre (04) files de portiques. Ces files de
contreventement devront être disposées symétriquement autant que possible avec un rapport
entre valeurs maximale et minimale d’espacement ne dépassant pas 1,5.

𝐿𝑚𝑎𝑥 4,3
𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑖𝑡𝑢𝑑𝑖𝑛𝑎𝑙 (8 𝑓𝑖𝑙𝑠) : = = 1,08 < 1,5 → 𝐶𝑟𝑖𝑡è𝑟𝑒 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é 𝑃𝑞 = 0
𝐿𝑚𝑖𝑛 4

𝐿𝑚𝑎𝑥 5,5
𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑙 (4 𝑓𝑖𝑙𝑠) : = = 2,2 > 1,5 → 𝐶𝑟𝑖𝑡é𝑟𝑒 𝑛𝑜𝑛 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é 𝑃𝑞 = 0,05
𝐿𝑚𝑖𝑛 2,5

C. Régularité en plan :
Notre structure est classé irrégulier en plan → 𝑃𝑞 = 0,05
D. Régularité en élévation :
Notre structure est classé irrégulier en élévation → Pq = 0,05
E. Contrôle de la qualité des matériaux :
Les matériaux utilisés dans notre structure sont contrôlés et conforme aux règlements en vigueur.
On considère que ce critère est observé :𝑃𝑞 = 0
F. Contrôle de la qualité de l’exécution :
Cette mission doit comprendre notamment une supervision des essais effectués sur les
échantillons .On considère que ce critère est non observé car il est très difficile de contrôler tous
les opérations dans un chantier et pendant toute la durée du projet :𝑃𝑞 = 0,1

facteur de qualité 𝑄 = 1 + ∑ 0,3 = 1,30

Le Tableau 4-18 Présente les valeurs des 𝑷𝒒 utilisés pour calculer le facteur de qualité

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 86


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-18: Les valeurs des pénalités.

𝑷𝒒

Critère de Q Observé Non observé


Conditions minimales sur les files de contreventement / 0,05
Redondance en plan / 0,05
Régularité en plan / 0,05
Régularité en élévation / 0,05
Contrôle de la qualité des matériaux 0 /
Contrôle de la qualité de l’exécution / 0,1

 Coefficient de comportement R :
La valeur de R est donnée par le Tableau 3-13 RPA ; en fonction du système de
contreventement tel qu’il est défini dans l’article 3.4 du RPA99.

Dans notre structure on a un système de contreventement mixte assuré par des voiles et des
portiques avec justification d’interaction portiques -voiles ; Catégorie 4a. Alors le coefficient de
comportement global de la structure est égale à : R=5.

Calcul de 𝑽𝒅𝒚𝒏𝒂𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆

Les valeurs des paramètres sismiques de l’ouvrage :


Tableau 4-19: Les paramètres sismique de RPA.

Coefficient A R Q 𝜉 𝜂 𝑇1 𝑇2
valeur 0,15 5 1,30 10 0,76 0,15 0,30

0,2
0,18
0,16
0,14
Spectre (g)

0,12
0,1
0,08
RPA- R = 5
0,06
0,04
0,02
0
0 1 2 3 4 5
Periode T(s)

Figure 4-3: Spectre de calcule de RPA avec R=5.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 87


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

L'effort tranchant à la base donné par la méthode modale spectrale est illustré par le
Tableau 4-20.

Tableau 4-20: Effort tranchant à la base par la méthode spectrale avec R=5.

Méthode Modale Spectrale

L’effort tranchant à 𝑉𝑇𝑥 𝑉𝑇𝑦


la base (KN) 1279,89 1301,79

 Vérification du coefficient de comportement R=5 :


Pour R=5, les voiles de contreventement doivent reprendre au plus 20% des sollicitations
dues aux charges verticales. Et les portiques doivent reprendre, outre les sollicitations dues aux
charges verticales, au moins 25% de l’effort tranchant d'étage.

Les efforts tranchants repris par les voiles suivant (X-X) et (Y-Y) sont :

𝑉𝑥𝑥 = 1155,59 𝐾𝑁
{
𝑉𝑦𝑦 = 1151,39 𝐾𝑁
Donc les rapports entre l’effort* tranchant appliqué sur les voiles et l’effort globale dans les deux
sens sont :

𝑉𝑥𝑥 1164,46
𝑆𝑒𝑛𝑠𝑋𝑋: = = 91 % > 75 %
𝑉𝑇𝑥 1279,89

𝑉𝑦𝑦 1162,89
𝑆𝑒𝑛𝑠𝑌𝑌: = = 89 % > 75 %
𝑉𝑇𝑦 1301,79
Et les rapports entre l’effort normal appliqué sur les voiles et l’effort normal global sont :

𝑁𝑇 = 27926 𝐾𝑁
{𝑁𝑥𝑥 = 5050,01 𝐾𝑁
𝑁𝑦𝑦 = 3523,11 𝐾𝑁

𝑁𝑥𝑥 4987,32
𝑆𝑒𝑛𝑠𝑋𝑋: = = 18 % < 20 %.
𝑁𝑇 27926

𝑁𝑦𝑦 4492,61
𝑆𝑒𝑛𝑠𝑌𝑌: = = 16 % < 20 %.
𝑁𝑇 27926

Donc le choix de R=5 n’est pas satisfaisant, on prend R=4, un système de contreventement
de structure en portique par des voiles en béton armé.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 88


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Les nouveaux résultats du spectre de calcul et les forces sismique à la base sont représentés
comme suit :

0,2
0,18
0,16
0,14
Spectre (g)

0,12
0,1
RPA- R = 5
0,08
0,06 RPA- R = 4

0,04
0,02
0
0 1 2 3 4 5
Periode T(s)

Figure 4-4: Spectres de calcule de RPA (R=5 et R=4).

Tableau 4-21 : Effort tranchant à la base par la méthode spectrale avec R=4.

Méthode Modale Spectrale

L’effort tranchant à 𝑉𝑇𝑥 𝑉𝑇𝑦


la base (KN) 1594,67 1622,05

 Vérification rapide de coefficient de comportement R=4 :


Les efforts tranchants repris par les voiles suivant (X-X) et (Y-Y) sont :

𝑉𝑥𝑥 = 1431,31𝐾𝑁
{𝑉 = 1434,46 𝐾𝑁
𝑦𝑦

Donc :

𝑉𝑥𝑥 1450,69
𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑋𝑋: = = 91 % → 100%
𝑉𝑇𝑥 1594,67

𝑉𝑦𝑦 1448,87
𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑌𝑌: = = 89 % → 100%
𝑉𝑇𝑦 1622,05

Le choix de coefficient de comportement R = 4 (4b. Système de contreventement de structure


en portique par des voiles) est justifié.
La distribution des efforts tranchants de la structure est donnée par le tableau 4-22:

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 89


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-22: La distribution de l’effort tranchant –RPA.

Niveau Hauteur (m) 𝑉𝑥 (𝐾𝑁) 𝑉𝑦 (𝐾𝑁)

6 22 318,85 294,35
5 19 596,01 612,14
4 16 881,64 877,07
3 13 1140,63 1125,72
2 10 1340,67 1339,04
1 7 1492,78 1501,05
RDC 4 1587,58 1617,40

La force statique équivalente totale à la base est donnée par le RPA (Art 4.2.3) comme suit :
𝐴. 𝐷. 𝑄
𝑉= 𝑊
𝑅
Avec :
Tableau 4-23: Les paramètres sismique de RPA.

Coefficient A 𝐷𝑥 𝐷𝑦 Q R W (KN)

Valeur 0,15 1,39 1,41 1,30 4 24090,97

On a donc:
0,15 × 1,39 × 1,30
𝑉𝑥 = × 24090,97 = 1632,46 𝐾𝑁
{ 4
0,15 × 1,41 × 1,30
𝑉𝑦 = × 24090,97 = 1655,95 𝐾𝑁
4
La résultante des forces sismiques à la base 𝑉𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 obtenue par combinaison des valeurs
modales ne doit pas être inférieure à 80 % de la résultante des forces sismiques déterminée par la
méthode statique équivalente 𝑉𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 pour une valeur de la période fondamentale donnée par la

formule empirique appropriée. Selon le Tableau 4-24 il est claire que:

𝑽𝒅𝒚𝒏𝒂𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 > 80%𝑽𝒔𝒕𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆


Tableau 4-24: Effort tranchant à la base par les méthodes spectrale et statique.

Méthode Modale Spectrale Statique

L’effort tranchant à 𝑉𝑥 𝑉𝑦 𝑉𝑥 𝑉𝑦
la base (KN) 1594,67 1622,05 1632,46 1655,95

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 90


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

1594,67
𝑉𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑋: = 98 % > 80% → Condition vérifiée.
1632,46
> 80 %
𝑉𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 1622,05
𝑆𝑒𝑛𝑠 𝑌: = 98 % > 80% → Condition vérifiée.
{ 1655,95

4.4.2 La force sismique selon l’EC8

[Link] Choix des méthodes de calcul en fonction des régularités

Tableau 4-25: Choix des méthodes de calcul de l’EC8.

Régularité Simplification admises Coefficient de comportement


Plan Elévation Modèle Analyse élastique linéaire Pour l’analyse linéaire
Oui Oui Plan Force latérale Valeur de référence
Oui Non Plan Modale Valeur minorée
Non Oui Spatial Force latérale Valeur de référence
Non Non Spatial Modale Valeur minorée

D’après la vérification de régularité Tableau 4-25 de la structure on a choisi la méthode modale


spectrale dans le code européen.

[Link] Calcule de la force sismique

Les valeurs des paramètres sismiques de l’ouvrage sont :


Tableau 4-26: Les paramètres sismique d’EC8.

Coefficient 𝑎𝑔 (𝑔) q S 𝑇𝐵 (𝑠) 𝑇𝐶 (𝑠) 𝑇𝐷 (𝑠) 𝛽

Valeur 0,15 2,64 1 0,15 0,4 2 0,2

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 91


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

0,16
0,14
0,12
Spectre (g)

0,1
0,08
0,06 EC8- q = 2,64
0,04
0,02
0
0 1 2 3 4
Periode T(s)

Figure 4-5: Spectre de calcule EC8.


L'effort tranchant à la base donné par la méthode modale spectrale selon l’EC8 est donnée par le
Tableau 4-27.

Tableau 4-27: Effort tranchant à la base selon EC8.

Méthode Modale Spectrale

L’effort tranchant à 𝐸𝐸𝑑𝑥 + 0,30. 𝐸𝐸𝑑𝑦 0,30. 𝐸𝐸𝑑𝑥 + 𝐸𝐸𝑑𝑦


la base (KN) 2298,63 2350,31

La distribution de l’effort tranchant de la structure est donnée par le Tableau 4-28:

Tableau 4-28: La distribution de l’effort tranchant –EC8.

Niveau Hauteur (m) 𝑉𝑥 (𝐾𝑁) 𝑉𝑦 (𝐾𝑁)

6 22 421 403,91
5 19 848,83 867,55
4 16 1283,84 1281,82
3 13 1676,69 1666,78
2 10 1973,04 1974,01
1 7 2175,23 2190,35
RDC 4 2290,13 2372,24

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 92


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

4.4.3 Comparaison des forces sismiques

Tableau 4-29: Comparaison l’effort tranchant à la base.

Méthode modale
spectrale RPA EC8
L’effort tranchant à 𝐸𝑥 𝐸𝑦 𝐸𝐸𝑑𝑥 + 0,30. 𝐸𝐸𝑑𝑦 0,30. 𝐸𝐸𝑑𝑥 + 𝐸𝐸𝑑𝑦
la base (KN) 1594,67 1622,05 2298,63 2350,31

A partir du tableau 4-29 on observe que les efforts tranchants à la base selon le RPA sont
inférieurs à ceux de l’EC8, la différence est de 31%. Ceci est dû à :
 L'Eurocode considère une combinaison entre les composantes sismiques. La composante est
donc majorée de 30% selon EC8.
 La différence entre les spectres de réponse qui représentent l'action sismique.
 A titre d'exemple on a comparé graphiquement les résultats des accélérations des deux
premiers modes qui sont presque égaux à (T=0,48 s avec la valeur de la participation
massique égale à 70%) selon le RPA et l’[Link] finalement :
→ 𝑆𝑅𝑃𝐴 (0,48𝑠) = 0,085 𝑔 < 𝑆𝐸𝐶8 (0,48𝑠) = 0,118 𝑔
0,2
0,18
0,16
0,14 𝑅𝑃𝐴→ 𝑆_𝑎 (0,48 𝑠)=0,085 𝑔
Spectre (g)

0,12
0,1
RPA-R = 4
0,08
0,06 EC8- q = 2,64

0,04
0,02
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5
Periode T (s)

Figure 4-6: Comparaison des accélérations des deux premiers modes.

4.4.4 Justification de la sécurité :

[Link] Vérification selon RPA :

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 93


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

a. Vérification de la déformation :
On fait la vérification de la condition suivante :∆d = |di − di−1 | ≤ 0,01hétage .

Tableau 4-30: Vérification de la déformation selon le RPA.

niveau U1 U1*R ∆u1.R U2 U2*R ∆u2.R 1%He (cm) ui*R < 0.01H
6 0,81 3,24 0,56 0.77 3,08 0,48 3
5 0.67 2,68 0,52 0.65 2,6 0,52 3
4 0.54 2,16 0,48 0.52 2,08 0,48 3
3 0.42 1,68 0,52 0,4 1,6 0,48 3
2 0.29 1,16 0,48 0.28 1,12 0,48 3 Condition

1 0.17 0,68 0,4 0.16 0,64 0,376 3 vérifié.

RDC 0.07 0,28 0,28 0.066 0,264 0,264 4

b. Vérification de l’effet P-Delta :


On doit vérifier que:
Pk ∆k
θk = ≤ 0,1
Vk hk

 Sens-x :

Tableau 4-31 : Vérification de l’effet P-Delta selon le RPA suivant x.

niveau h(m) ∆u1.R(cm) Vk(KN) Pk(KN) 𝜃1


6 3 0,56 318,85 1853,49 0,01

5 3 0,52 596,01 2740,25 0,008

4 3 0,48 881,64 3549,37 0,006

3 3 0,52 1140,63 3899,02 0,006

2 3 0,48 1340,67 3937,54 0,005

1 3 0,4 1492,78 3982,00 0,004

RDC 4 0,28 1587,58 4128,42 0,002

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 94


Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

 Sens-y :
Tableau 4-32 : Vérification de l’effet P-Delta suivant y.

niveau h(m) ∆u1.R (cm) Vk(KN) Pk(KN) 𝜃1


6 3 0,48 294,35 1853,49 0,01
5 3 0,52 612,14 2740,25 0,007
4 3 0,48 877,07 3549,37 0,006
3 3 0,48 1125,72 3899,02 0,005
2 3 0,48 1339,04 3937,54 0,005
1 3 0,376 1501,05 3982,00 0,003
RDC 4 0,264 1617,40 4128,42 0,002

Donc θi < 0.1 l’effet P-D peut être négligé.

c. Vérifications de l’effort normal réduit sous combinaisons sismiques :


On fait cette vérification:
𝑁𝑑
𝑣= ≤ 0,3
𝐵𝑐 . 𝑓𝑐28
𝑁𝑑 : Effort normale maximale des poteaux à la base.
fc28 : Résistance du béton.
𝐵𝑐 : Section de poteau.
Le tableau suivant résume les vérifications de l’effort normal réduit, on remarque que cette
condition est bien vérifiée.
Tableau 4-33: Vérifications de l’effort normal réduit selon le RPA.

Etages 𝐵𝑐 (𝑐𝑚2 ) 𝑁𝑑 (𝐾𝑁) 𝑣 𝑣 < 0,3


RDC et 1 40 x 40 1030,54 0,26
2 et 3 35 x 35 671,99 0,22 Condition
4, 5 et 6 30 x 30 376,37 0,17 vérifié

d. Joint sismique :
On suppose qu’on a le même bâtiment voisin donc:
𝑑𝑚𝑖𝑛 = 15𝑚𝑚 + (𝛿1 + 𝛿2 )𝑚𝑚 ≥ 40 𝑚𝑚.
𝑑𝑚𝑖𝑛 = 15𝑚𝑚 + (26,8 + 26,8)𝑚𝑚 ≥ 40 𝑚𝑚.
𝑑𝑚𝑖𝑛 = 68,6𝑚𝑚 ≥ 40 𝑚𝑚.
𝑂𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑑 = 70𝑚𝑚.

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

[Link] Vérification selon EC8 :

a. Vérification la condition de déformation :


On doit vérifier que:
𝑑𝑟 . 𝜈 ≤ 0,01ℎé𝑡𝑎𝑔𝑒

Tableau 4-34: Vérification de la déformation selon L’EC8.

Niveau U1 U1*q ∆1*q 𝑑𝑟𝑥 . 𝜈 U2 U2*q ∆2*q 𝑑𝑟𝑦 . 𝜈 1%He (cm)

6 1,2 3,17 0,56 0,28 1,2 3,17 0,4 0,2 3

5 0,99 2,61 0,5 0,25 1,05 2,77 0,53 0,27 3

Condition vérifié.
4 0,8 2,11 0,47 0,24 0,85 2,24 0,52 0,26 3

3 0,62 1,64 0,53 0,27 0,65 1,72 0,53 0,27 3

2 0,42 1,11 0,45 0,23 0,45 1,19 0,5 0,25 3

1 0,25 0,66 0,42 0,21 0,26 0,69 0,4 0,2 3

RDC 0,09 0,23 0,23 0,12 0,11 0,29 0,29 0,15 4


b. Vérification de l’effet P-Delta :
On vérifie que:
𝑃𝑘 ∆𝑘
𝜃𝑘 = ≤ 0,1
𝑉𝑘 ℎ𝑘

 Sens- x :

Tableau 4-35: Vérification de l’effet P-Delta selon L’EC8suivant x.

niveau h(m) 𝑑𝑟𝑥 = ∆𝑢1. 𝑞 (cm) Vk(KN) Pk(KN) 𝜃1


6 3 0,56 421 1871,03 0,008

5 3 0,5 848,83 2756,14 0,005

4 3 0,47 1283,84 3568,68 0,004

3 3 0,53 1676,69 3922,24 0,004

2 3 0,45 1973,04 3960,76 0,003

1 3 0,42 2175,23 4005,22 0,0025

RDC 4 0,23 2290,13 4151,64 0,001

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

 Sens-y :

Tableau 4-36: Vérification de l’effet P-Delta selon L’EC8suivant y.

niveau h(m) 𝑑𝑟𝑥 = ∆𝑢2. 𝑞 (𝑐𝑚) Vk(KN) Pk(KN) 𝜃1


6 3 0,4 403,91 1871,03 0,006

5 3 0,53 867,55 2756,14 0,006

4 3 0,52 1281,82 3568,68 0,005

3 3 0,53 1666,78 3922,24 0,004

2 3 0,5 1974,01 3960,76 0,003

1 3 0,4 2190,35 4005,22 0,002

RDC 4 0,29 2372,24 4151,64 0,001

Donc θi < 0.1 l’effet P-D peut être négligé.


c. Les vérifications de l’effort normal réduit sous combinaisons sismiques :
𝑁𝐸𝑑
𝑣𝑑 = ≤ 0,65
𝐴𝑐 . 𝑓𝑐𝑑
Avec :

NEd : Effort normal de calcul issu de l’analyse dans la situation sismique de calcul,
Ac : Aire de la section d’un élément en béton,
fcd : Valeur de calcul de la résistance du béton à la compression.
Le tableau suivant résume les vérifications de l’effort normal réduit, on remarque que cette
condition est bien vérifiée.

Tableau 4-37: Vérifications de l’effort normal réduit selon l'EC8.

Etages 𝐴𝑐 (𝑐𝑚2 ) 𝑁𝐸𝑑 (𝐾𝑁) 𝑣𝑑 𝑣𝑑 < 0,65


RDC et 1 40 x 40 1257,41 0,31
2 et 3 35 x 35 858,22 0,28 CV
4, 5 et 6 30 x 30 507,54 0,23

d. Joint sismique : on suppose qu’on a même bâtiment voisin:


La longueur du joint sismique est:

𝑑𝑠 × 2 = 𝑞. 𝑑𝑒 × 2 = 2,64 × 9,9 × 2 = 52,3𝑚𝑚 → 𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 60 𝑚𝑚 .

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

4.5 Ferraillages des poteaux :


On a utilisé le logiciel SOCOTEC pour le calcul des ferraillages des poteaux en flexion composé
selon le code BAEL.
Toutes les combinaisons sismiques ont été utilisées dans les deux codes.
Les sections d’armatures sont déterminées et calculées selon les sollicitations les plus
défavorables :
 Effort normal maximal et le moment correspondant(𝑁𝑚𝑎𝑥 → 𝑀 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡).
 Effort normal minimal et le moment correspondant (𝑁𝑚𝑖𝑛 → 𝑀 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡).
 Moment maximum et l’effort normal correspondant(𝑀𝑚𝑎𝑥 → 𝑁 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡).

4.5.1 Ferraillages des poteaux selon RPA :


D’après le SAP2000, les sollicitations sont résumées dans le Tableau 4-37. Les sections de
ferraillage sont données par ce tableau:4-38. Les sections de ferraillage choisis sont données par
le Tableau 4-39.

Tableau 4-38:Efforts normal et moment fléchissant selon le RPA.

N (max)→ M (correspondant) N (min)→M (correspondant) M (max)→ N (correspondant)

Etage N (KN) M (KN.m) N (KN) M (KN.m) M (KN.m) N (KN)


RDC -1030.54 -19.21 -97.44 9.46 -23.10 -927.94
1 -845.14 -29.27 -63.63 26.23 54.68 -450.32
2 -671.99 -22.34 -41.18 21.20 -43.43 -631.01
3 -513.37 -28.7 -19.80 26.01 52.47 -238.57
4 -376.37 -14.66 2.20 14.22 -35.08 -288.06
5 -244 -17.06 4.05 8.75 35.41 -55.13
6 -122.57 -19.79 4.04 17.01 -35.75 -61.58

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-39: Armatures adoptés sous la sollicitation N ,[Link] le RPA.

N (max)→ M N (min)→M M (max)→ N


(correspondant) (correspondant) (correspondant)

Etage Section 𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 (𝑐𝑚2 ) 𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 (𝑐𝑚2 ) 𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 (𝑐𝑚2 )


RDC 40 x 40 <0 <0 <0
1 40 x 40 <0 2.32 <0
2 35 x 35 <0 2.7 <0
3 35 x 35 <0 4.28 3.7
4 30 x 30 <0 3.18 0.58
5 30 x 30 <0 2.02 6.52
6 30 x 30 0.82 3.86 6.72

Tableau 4-40 : Armatures adoptés pour les poteaux selon le RPA

𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 𝐴𝑚𝑖𝑛 𝐴𝑚𝑎𝑥,𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒 𝐴𝑚𝑎𝑥,𝑛𝑜𝑑𝑎𝑙𝑒 Ferraillage choisi


Etage
Section (𝑐𝑚2 ) (𝑐𝑚2 ) (𝑐𝑚2 ) (𝑐𝑚2 ) (𝑐𝑚2 )
RDC et 1 40 x 40 2.32 12.8 64 96 4T14+8T12=15.19
2 et 3 35 x 35 4.28 9.8 49 73.5 8T14=12.32
4, 5 et 6 30 x 30 6.72 7.2 36 54 8T12=9.03

4.5.2 Ferraillages des poteaux selon EC8 :


D’après le SAP2000, les sollicitations sont résumées dans le Tableau 4-40. Les sections de
ferraillage sont données par ce Tableau 4-41. Les sections de ferraillage choisis sont données par
le Tableau 4-42.
Tableau 4-41:Efforts normal et moment fléchissant selonL’EC8.

N (max)→ M (correspondant) N (min)→M (correspondant) M (max)→ N (correspondant)


Etage N (KN) M (KN.m) N (KN) M (KN.m) M (KN.m) N (KN)
RDC -1257.41 9.72 -49.59 15.02 29.71 -369.26
1 -1050.56 37.47 -16.23 41.82 74.70 -277.40
2 -858.22 23.39 0.036 33.94 -56.04 -670.51
3 -678.56 28.94 14.75 41.56 70.64 -140.24
4 -507.54 18.13 31.11 23.47 -45.54 -315.16
5 -330.75 18.23 23.27 16.91 46.16 -22.23
6 -168.82 21.53 12.30 27.68 -47.48 -71.69

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-42 : Armatures adoptés sous la sollicitation N ,[Link] L’EC8.

N (max)→ M N (min)→M M (max)→ N


(correspondant) (correspondant) (correspondant)

Etage Section 𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 (𝑐𝑚2 ) 𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 (𝑐𝑚2 ) 𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 (𝑐𝑚2 )


RDC 40 x 40 <0 0.88 <0
1 40 x 40 <0 6.4 5
2 35 x 35 <0 6.44 <0
3 35 x 35 <0 8.38 10.36
4 30 x 30 <0 6.14 3.34
5 30 x 30 <0 4.6 10.14
6 30 x 30 <0 6.56 9.66

Tableau 4-43: Armatures adoptés pour les poteaux selon l’EC8.

𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 𝐴𝑚𝑖𝑛 𝐴𝑚𝑎𝑥 Ferraillage choisi


Etage Section
(𝑐𝑚2 ) (𝑐𝑚2 ) (𝑐𝑚2 ) (𝑐𝑚2 )
RDC et 1 40 x 40 6.4 16 64 8T16=16.08
2 et 3 35 x 35 10.36 12.25 49 4T16+4T12=12.56
4, 5 et 6 30 x 30 10.14 9 36 4T16+4T12=12.56

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

Tableau 4-44: Disosition des armature des poteaux selon L'EC8 et le RPA.

RPA EC8

RDC et
1ereétage

2eme et
3eme étage

4eme, 5eme
et 6eme
étage

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Chapitre 4 : Etude dynamique comparative

4.6 Conclusion :
A partir de l’étude comparative faite dans ce chapitre on conclue les points suivants :
 Le RPA présente deux actions sismiques en composantes horizontales indépendantes
Ex 𝑒𝑡 Ey et l'EC8 présente deux actions sismiques en composantes horizontales 𝐴Edx et
AEdy comportant des corrélations entre les réponses sismiques dans les deux directions
considérées.
 Les combinaisons d'action de l'RPA comporte la totalité des charges variables par contre
L'EC8 ne tient en compte que d'une fraction de ces charges.
 Le RPA et l’EC8 définissent presque de la même manière les masses sismiques qui sont
égales à l'ensemble de charge permanente plus une fraction des charges variables, et cette
fraction dépend du type de l'ouvrage.
3⁄
 La formule de calcul de la période fondamentale 𝑇 = 𝐶𝑇 . 𝐻 4 est utilisée dans les deux
codes avec limitation d’emploi de cette formule aux bâtiments de hauteur supérieure à
40m pour l’EC8.
 L’effort tranchant à la base calculé par la méthode modale spectral selon l’EC8 est
supérieur de le RPA de 30% Sous les combinaisons sismiques.
 Le RPA et l'EC8 adoptent les mêmes paramètres de la justification de la sécurité et tous
sont vérifier.
 Dans les deux codes les poteaux sont ferraillés par le pourcentage minimal des armatures.

MERAH ADEL & KAHOUADJI NADIR Page 102


Conclusion générale

On peut se protéger contre les séismes. En définissant l’aléa sismique probable et en


appliquant des principes de conception et de dimensionnement adaptés. Il est donc raisonnable
de mettre en place des outils réglementaires sur lesquels s’appuyer afin de concevoir un ouvrage
adapté à la région. Ces outils pour le bâti neuf n’engagent qu’un surcoût faible par rapport au
coût des vies sauvées.

L’objectif de ce mémoire c'est d'effectuer une étude comparative entre les règlements
algériens RPA99 version 2003 et Européen l'Eurocode 8. Pour cela on a essayé d'abords de
comparer les directives des deux règlements d'une manière générale, ensuite on a fait une étude
comparative pour un cas d'un bâtiment en béton armé. A travers ce mémoire, on a pu voir que les
objectifs des deux codes sont les mêmes et qu’en général, les méthodes et les hypothèses sont
similaires. Cependant il existe certaines différences à noter. A partir de l'étude comparative faite
dans ce projet de fin d'étude on conclu les points de divergence principaux suivants :

Le RPA classes les sols en quatre (4) catégories seulement par contre l’EC8 adopte Sept (7)
catégories. Les quatre premiers sont pareils à ceux de l'RPA. L'EC8 a ajouté 3 cas spéciaux de
site pour tenir compte des alluvions superficiels, des couches épaisses d'argile et du sol
liquéfiable. En plus, les vitesses des ondes de cisaillement pour le RPA sont prises pour des
profondeurs de 10 à 20 premiers mètres. Par contre dans l'EC8, la profondeur est jusqu'à 30
mètres.

En termes de classification des bâtiments, la différence entre les deux règlements se situe
dans les groupes d’importance moyenne, le RPA limite la hauteur de l’ouvrage courant à 48 m
par contre suivant l’EC8 la hauteur limite du bâtiment doit être inférieure à 28 m.

L'EC8 divise la ductilité en trois classes (DCL : ductilité faible et DCM : ductilité moyenne
et DCH : haute ductilité).par contre le RPA ne donne pas le classe de ductilité directe.

La ductilité du RPA correspond à la DCM ou DCH de l’EC8.

Les valeurs de coefficient de comportement (R) du RPA sont basées sur les résultats de
certaines analyses non linéaires faites pour des structures à matériaux et contreventement
différents sous les séismes précédents. Par contre l’EC8 détermine le coefficient (q) par une
formule approché qui dépend du type de système structural, et la qualité de structure on terme
de la classification de ductilité et la régularité en plan et en élévation.

 Selon le RPA La détermination du coefficient d’amortissement dépend de type de structure et


la nature des matériaux. Par cotre l’EC8 la détermination de ce coefficient est basé sur la
nature des matériaux uniquement.
Le RPA99 adopte un seul spectre de réponse élastique horizontale de calcul, par contre
l’EC8 préconise trois spectres de réponse avec deux types (type 1 pour les zones de forte
sismicité et type 2 pour les zones de faible sismicité). Pour le cas étudié dans ce travail on a
observé que valeurs du spectre de réponse linéaire du RPA sont supérieures à celles de l'EC8.

Le RPA présente deux actions sismiques en composantes horizontales indépendantes


Ex 𝑒𝑡 Ey . L'EC8 présente aussi deux actions en composantes horizontales 𝐴Edx et AEdy mais
chaque action prend en considération les deux directions.

Les combinaisons d'action de le RPA comporte la totalité des charges variables par contre
L'EC8 ne tient en compte que d'une fraction de ces charges.

Le RPA et l’EC8 définissent presque de la même manière les masses sismiques qui sont
égales à l'ensemble de charge permanente plus une fraction des charges variables, et cette
fraction dépend du type de l'ouvrage.
3⁄
La formule de calcul de la période fondamentale 𝑇 = 𝐶𝑇 . 𝐻 4 est utilisée dans les deux
codes avec limitation d’emploi de cette formule aux bâtiments de hauteur supérieure à 40m pour
l’EC8.

L’effort tranchant à la base calculé par la méthode modale spectrale selon l’EC8 est
supérieur par rapport à celui calculé par le RPA de 31%.

Le RPA et l'EC8 adoptent les mêmes paramètres de la justification de la sécurité et toutes


ces conditions sont vérifiées pour le cas de notre étude.

Dans les deux codes on a utilisé le pourcentage minimal des armatures de poteau pour
choisir la section du ferraillage.
Bibliographie
1. RPA v2003. DOCUMENT TECHNIQUE REGLEMENTAIRE. REGLES PARASISMIQUES
ALGERIENNES. alger : s.n., 2003. Vol. 121.
2. Eurocode 8. Calcul des structures pour leur résistance aux séismes. Partie 1 : Règles
générales, actions sismiques et règles pour les bâtiments. AFORN : NF EN 1998-1, Mars
Septembre 2005.
3. GUENA Soufyane, CHAREF Meryem. Analyse dynamique paramétrique d’un bâtiment
R+6. Tlemce : Université ABOU-BEKR-BELKAID, Faculté de Technologie, Département de
Génie Civil, 2018.
4. Jean-Pierre Mougin. Beton Armé aux Etats Limite. 1999.
5. DTR B.C 2.2. Charges permanentes et charge d'exploitation .
6. KASSOUL Amar1, Yousfi Mahfoud1, BOUKORSI Elarbi1 et ELKHEIRI Noureddine1.
COMPARAISON DES NORMES EURO CODE 8 (EC8) ET LES REGLES. s.l. : 1Laboratoire de
Structures, Géotechnique et Risques (LSGR), Université Hassiba Benbouali de Chlef, Algérie,
10 Octobre 2013.
7. CHIKH, N. DJEBBARB. BOUSALEM N. NOTIONS DE COMPORTEMENT GLOBAL –
COMPORTEMENT LOCALDANS LA PERFORMANCE PARASISMIQUE DES PORTIQUES
EN BETON. Constantine, Algérie : Laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions
Département de Génie Civil Université Mentouri, Décembre 2003.
8. TALEB, Rafik. Calcul des Structures en Béton Armé. Algérie : s.n., 2011.
9. norme européenne. Eurocodes structuraux . Bases de calcul des structures. AFNOR : s.n.,
Mars 2003.
Annexes

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