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Maçonneries Isolantes : Spécifications Techniques

Ce document présente les règles de construction pour les maçonneries isolantes avec isolation thermique par l'intérieur ou répartie. Il vise à accompagner les professionnels du bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement en matière d'économie d'énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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Maçonneries Isolantes : Spécifications Techniques

Ce document présente les règles de construction pour les maçonneries isolantes avec isolation thermique par l'intérieur ou répartie. Il vise à accompagner les professionnels du bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement en matière d'économie d'énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E NT D E S P R O F E S S I O N N E L S

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


[Link]

M A N D AT I O N
O M S
E C PR
R O

FE
SS
ION
maÇonneries isoLantes

NELLES
aVec isoLation thermiQue
par L’intérieur ou répartie
PARTIE 1 – SPÉCIFICATIONS RELATIVES AUX PRODUITS
ET AUX OUVRAGES

AOÛT 2014

NEuF
ÉDITO
L  e Grenelle Environnement a fixé pour les bâtiments neufs et existants
des objectifs ambitieux en matière d’économie et de production
d’énergie. Le secteur du bâtiment est engagé dans une mutation de très
grande ampleur qui l’oblige à une qualité de réalisation fondée sur de
nouvelles règles de construction.
Le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a pour
mission, à la demande des Pouvoirs Publics, d’accompagner les quelque
370 000 entreprises et artisans du secteur du bâtiment et l'ensemble des
acteurs de la filière dans la réalisation de ces objectifs.
Sous l’impulsion de la CAPEB et de la FFB, de l’AQC, de la COPREC
Construction et du CSTB, les acteurs de la construction se sont rassemblés
pour définir collectivement ce programme. Financé dans le cadre du
dispositif des certificats d’économies d’énergie grâce à des contributions
importantes d’EDF (15 millions d’euros) et de GDF SuEZ (5 millions
d’euros), ce programme vise, en particulier, à mettre à jour les règles de l’art
en vigueur aujourd’hui et à en proposer de nouvelles, notamment pour ce
qui concerne les travaux de rénovation. Ces nouveaux textes de référence
destinés à alimenter le processus normatif classique seront opérationnels
et reconnus par les assureurs dès leur approbation ; ils serviront aussi à
l’établissement de manuels de formation.
Le succès du programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
repose sur un vaste effort de formation initiale et continue afin de renforcer
la compétence des entreprises et artisans sur ces nouvelles techniques et ces
nouvelles façons de faire. Dotées des outils nécessaires, les organisations
professionnelles auront à cœur d’aider et d’inciter à la formation de tous.
Les professionnels ont besoin rapidement de ces outils et « règles du jeu »
pour « réussir » le Grenelle Environnement.

Alain MAUGARD
Président du Comité de pilotage du Programme
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »
Président de QuALIBAT

P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E N T D E S P R O F E S S I O N N E L S

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construc-
tion, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
[Link]
PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


AVANT-
PROPOS

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Afin de répondre au besoin d’accompagnement des professionnels du
bâtiment pour atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle Environnement,

PROGRAMME
le programme « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » a prévu
d’élaborer les documents suivants :

Les Recommandations Professionnelles « Règles de l’Art Grenelle


Environnement 2012 » sont des documents techniques de
référence, préfigurant un avant-projet NF DTu, sur une solution
technique clé améliorant les performances énergétiques des
bâtiments. Leur vocation est d’alimenter soit la révision d’un NF
DTu aujourd’hui en vigueur, soit la rédaction d’un nouveau NF
DTu. Ces nouveaux textes de référence seront reconnus par les
assureurs dès leur approbation.

Les Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » sont


des documents techniques sur une solution technique innovante
améliorant les performances énergétiques des bâtiments. Leur
objectif est de donner aux professionnels de la filière les règles
à suivre pour assurer une bonne conception, ainsi qu’une
bonne mise en œuvre et réaliser une maintenance de la solution
technique considérée. Ils présentent les conditions techniques
minimales à respecter.

Les Calepins de chantier « Règles de l’Art Grenelle Environnement


2012 » sont des mémentos destinés aux personnels de chantier,
qui illustrent les bonnes pratiques d’exécution et les dispositions
essentielles des Recommandations Professionnelles et des
Guides « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 ».

Les Rapports « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


présentent les résultats soit d’une étude conduite dans le cadre
du programme, soit d’essais réalisés pour mener à bien la
rédaction de Recommandations Professionnelles ou de Guides.

Les Recommandations Pédagogiques « Règles de l’Art Grenelle


Environnement 2012 » sont des documents destinés à alimenter
la révision des référentiels de formation continue et initiale. Elles
se basent sur les éléments nouveaux et/ou essentiels contenus
dans les Recommandations Professionnelles ou Guides produits
par le programme.

L’ensemble des productions du programme d’accompagnement des


professionnels « Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 » est mis
gratuitement à disposition des acteurs de la filière sur le site Internet du
programme : [Link]
NEuF

3
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

Slmmaire
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

1 - Introduction......................................................................................... 7
1.1. • Définition de la maçonnerie isolante ITI et ITR.......................................................... 8
1.2. • Enjeux pour assurer durablement les performances thermiques,
PROGRAMME

environnementales et sanitaires................................................................................. 9

2 - Objectifs................................................................................................ 12

3 - Les éléments de maçonnerie isolants.......................... 15


3.1. • Les différents classements........................................................................................ 15
3.1.1. • Classement en groupe.................................................................................. 15
3.1.2. • Catégorie déclarée........................................................................................ 16
3.1.3. • Dimensions de coordination........................................................................ 16
3.1.4. • Résistances déclarées par le fabricant........................................................ 17
3.2. • Les briques de terre cuite.......................................................................................... 17
3.2.1. • Briques LD à perforations verticales pour maçonnerie
de type a et b, pose collée, groupe 3........................................................... 18
3.2.2. • Briques LD à perforations horizontales pour maçonnerie
de type a et b, pose maçonnée, groupe 4................................................... 18
3.2.3. • Briques HD à perforations verticales pour maçonneries
de type b, pose au mortier allégé, groupe 1............................................... 19
3.2.4. • Spécifications des briques isolantes........................................................... 19
3.2.5. • Marquage CE, NF et FDES........................................................................... 21
3.2.6. • Caractéristiques environnementales et sanitaires..................................... 23
3.2.7. • Gammes d’accessoires briques................................................................... 24
3.3. • Les blocs béton de granulats légers......................................................................... 25
3.3.1. • Spécifications des blocs de granulats légers.............................................. 27
3.3.2. • Marquages CE et NF..................................................................................... 29
3.4. • Les blocs béton cellulaire autoclavé........................................................................ 31
3.4.1. • Dimensions et types de blocs...................................................................... 31
3.4.2. • Spécifications des blocs en béton cellulaire.............................................. 32
3.4.3. • Caractéristiques environnementales et sanitaires..................................... 34

4 - Les produits et matériaux associés................................ 35


4.1. • Les mortiers de montage........................................................................................... 35
4.1.1. • Caractéristiques thermiques......................................................................... 36
4.2. • Les enduits de façade................................................................................................ 37
4.2.1. • Compatibilité entre enduit et maçonnerie.................................................. 38
4.2.2. • Caractéristique thermique des enduits....................................................... 39
4.2.3. • Treillis anti-fissuration................................................................................... 39
4.3. • Les aciers d’armature................................................................................................ 39
4.4. • Les bétons.................................................................................................................. 39
4.4.1. • Les bétons de chaînage................................................................................ 39

5 - Etude des dispositions constructives et choix


des matériaux.......................................................................................... 41
5.1. • Rappel des règles de conception et de dimensionnement..................................... 41
Neuf

4 Conception : LENOX – Illustrations : CTMNC – Editeur : AQC – ISBN : 978-2-35443-294-2


MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


5.2. • Choix des éléments de maçonnerie dans la conception thermique..................... 42
5.2.1. • Principaux Textes réglementaires applicables............................................ 42
5.2.2. • Principales dispositions de la RT 2012........................................................ 43

DES
5.2.3. • Les obligations de résultats......................................................................... 43
5.2.4. • Les exigences de moyens............................................................................ 45

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
5.2.5. • Résistance thermique de la paroi................................................................ 45
5.2.6. • Ponts thermiques.......................................................................................... 49
5.2.7. • Inertie thermique........................................................................................... 51
5.2.8. • Etanchéité à l’air............................................................................................ 53
5.3. • Choix des murs selon l’exposition........................................................................... 53
5.3.1. • Exposition à la pluie...................................................................................... 53

PROGRAMME
5.3.2. • Murs de sous-sol.......................................................................................... 54
5.4. • Stabilité mécanique................................................................................................... 55
5.4.1. • Contreventement.......................................................................................... 56
5.4.2. • Chaînages horizontaux................................................................................. 56
5.4.3. • Chaînages verticaux..................................................................................... 57
5.4.4. • Jonctions en T............................................................................................... 58
5.4.5. • Trumeaux....................................................................................................... 59
5.4.6. • Appuis de planchers..................................................................................... 60
5.4.7. • Linteaux.......................................................................................................... 62
5.4.8. • Coffres de volet roulant (CVR)..................................................................... 63
5.5. • Résistance au feu....................................................................................................... 63
5.6. • Utilisation en zone sismique..................................................................................... 64
5.6.1. • Principe de dimensionnement..................................................................... 66
5.6.2. • Dispositions constructives applicables aux murs
de contreventement et aux chaînages........................................................ 67
5.6.3. • Disposition des chaînages horizontaux et verticaux.................................. 69
5.6.4. • Continuité des chaînages dans les angles.................................................. 69
5.6.5. • Influence des dispositions constructives sur la performance
thermique...................................................................................................... 70
5.7. • Interfaces avec la maçonnerie................................................................................... 70
5.7.1. • Menuiseries.................................................................................................... 70
5.7.2. • Réseaux.......................................................................................................... 71
5.7.3. • Saignées et réservations............................................................................... 72
5.8. • Isolation acoustique................................................................................................... 72
5.8.1. • Un exemple d’application de la Réglementation Acoustique :
les logements d’habitation........................................................................... 73
5.8.2. • Transmission latérale dans le cas des procédés avec Isolation
thermique répartie........................................................................................ 74
5.9. • Durabilité.................................................................................................................... 76

Annexe 1 : Maçonneries isolantes – Valeurs


des ponts thermiques....................................................................... 78
1. Liaison plancher bas / mur................................................................................ 79
2. Liaison plancher bas / mur-refend.................................................................... 80
3. Liaison plancher bas / refend............................................................................ 82
4. Liaison plancher intermédiaire / mur............................................................... 83
5. Liaison plancher haut / mur.............................................................................. 85
6. Liaison plancher haut / refend.......................................................................... 86
7. Liaison mur / mur............................................................................................... 87
8. Liaison mur / refend.......................................................................................... 88
9. Liaison mur / menuiserie.................................................................................. 89

Annexe 2 – L’inertie thermique des bâtiments............. 90


Neuf

1. Inertie thermique et consommations de chauffage...................................................... 90


2. Inertie thermique et confort d’été.................................................................................. 92
3. Analyse du déphasage.................................................................................................... 93 5
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

Annexe 3 – Essais d’étanchéité à l’air sur parois


maçonnées enduites Influence du remplissage
DES

ou non des joints verticaux.......................................................... 95


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

1. Contexte et objectifs........................................................................................................ 95
2. Principe général d’essai.................................................................................................. 95
3. Descriptif des essais réalisés......................................................................................... 96
4. Résultats obtenus............................................................................................................ 97
5. Interprétation................................................................................................................... 98
6. Durabilité des performances.......................................................................................... 99
7. Conclusion........................................................................................................................ 99
PROGRAMME

Bibliographie...........................................................................................101
Neuf

6
MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


1

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Introduction

PROGRAMME
Depuis une trentaine d’années, et du fait des différentes crises de
l’énergie, des éléments de maçonnerie isolants se sont développés
pour participer à la baisse de la consommation d’énergie. Ils sont bien
adaptés à la construction de maisons individuelles, de maisons grou-
pées et de petits collectifs en ITI ou en ITR (sans isolant rapporté).
Ces résultats ont été permis par la conjonction des qualités d’isola-
tion, d’inertie et de traitement des ponts thermiques, et le dévelop-
pement par les filières industrielles (terre cuite, bloc béton de granu-
lats légers et béton cellulaire) de la technique de pose à joints minces.
Cette technique s’est rapidement développée grâce aux actions de
monitorat sur chantier et aux actions de formation pour les jeunes
avec le CCCA (Comité de concertation et de Coordination de l’Appren-
tissage) et pour les professionnels avec la CAPEB et la FFB.
La technique de montage à joints minces a de nombreux avantages
qui se caractérisent par :
• moins de matière manipulée : par exemple pour une maison de
120 m2 de murs, 180 kg de mortier-colle contre 5,5 T de mortier
en montage traditionnel ;
• une consommation d’eau réduite : 90 % d’eau en moins ;
• des chantiers plus propres (moins de déchets à recycler)
• une meilleure maîtrise de la mise en œuvre (mortiers
performanciels) ;
• moins de nuisance sonore ;
• des résistances thermiques élevées allant jusqu’à 2,5 m2.K/W,
pour les éléments de maçonneries isolants de dernière généra-
tion utilisés en ITI, et 5,5 m2.K/W pour les éléments de maçonne-
ries isolants utilisés en ITR.
Neuf

7
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

La capacité d’isolation moyenne des procédés à isolation répartie est


compensée par l’épaisseur du matériau, mais aussi par leur capacité
de déphasage thermique, particulièrement appréciable pour le confort
DES

d’été. Ces procédés constituent donc une réponse pertinente pour


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

atteindre le niveau de label « Effinergie + » moyennant des équipe-


ments dits actifs.
Des solutions en pose maçonnée en mortier allégé existent aussi
mais ne sont pas mises en avant. Ces solutions permettent l’obtention
d’une paroi homogène sans perte thermique complémentaire.
PROGRAMME

La pertinence de ces solutions de maçonneries isolantes est attestée


par la part de marché acquise en quelques années et le développe-
ment récent de nouvelles exigences dans la perspective des évolu-
tions de la réglementation thermique.
Les maçons se sont aujourd’hui appropriés la technique de mise en
œuvre à joint mince, mais il faut dorénavant envisager le procédé
comme un système constructif complet à l’échelle de l’enveloppe du
bâtiment (murs, planchers, fenêtres, coffres de volets roulants, dis-
tribution des fluides, doublage en ITI ...), en optimisant les interfaces
entre composants, en utilisant les accessoires adaptés et en coor-
donnant les interventions des différents corps de métier pour garan-
tir notamment une très bonne performance en étanchéité à l’air des
parois.

1.1. • Définition de la maçonnerie isolante ITI


et ITR
Les maçonneries isolantes sont classées, selon la réglementation ther-
mique, en deux types (RT 2012, règles TH-Bât-TH-U fascicule 5 Ponts
thermiques) : maçonnerie isolante de type a ou de type b (Tableau 1).
Conductivité thermique équivalente (1) :
Type de maçonnerie isolante λe (W / mK )
type a ≤ 0,2
type b entre 0,2 et 0,4

(1) λe = e / R , e étant l’épaisseur de l’élément et R sa résistance thermique.

s Tableau 1  : Classification des maçonneries isolantes selon les règles Th-BAT Th-U 2012

Ce classement sert en particulier à déterminer la valeur forfaitaire des


ponts thermiques à prendre en compte dans les calculs (règles Th-BAT
Th-U RT 2012, fascicule 5).
Les maçonneries isolantes ont aujourd’hui des valeurs de conductivité
thermique équivalente nettement inférieures à celles mentionnées ci-
dessus de 0,2 W/(m.K). Pour tenir compte de l’évolution des perfor-
mances des produits, différents tableaux de valeurs sont présentées
Neuf

dans la suite du document. Ils permettent d’optimiser les spécifica-


tions thermiques utilisables lors des calculs (bases d’informations
8
MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


pour les logiciels de calculs) et de répondre ainsi aux attentes des
maîtres d’œuvre et autres utilisateurs.

DES
Deux systèmes de mise en œuvre sont utilisables et présentés (Figure 1)
(dessins de principe)

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME
ITI : Isolation thermique par l’intérieur
ITR : isolation thermique répartie
s Figure 1 : Définition des systèmes constructifs étudiés

1.2. • Enjeux pour assurer durablement


les performances thermiques,
environnementales et sanitaires
Une isolation performante
Par leur conception alvéolaire, sous forme de vides d’air entre les cloi-
sons internes, ces solutions garantissent une résistance thermique
pour l’ensemble du mur comprise entre 3 et 6 m2.K/W, voire au-delà,
selon le niveau d’isolation recherché et le système constructif retenu
(ITI ou ITR).
Le développement de planelles isolantes associées à une maçonnerie
isolante de type a permet de réduire fortement les ponts thermiques
de planchers. A titre d’exemple pour le pont thermique entre plancher
intermédiaire et façade en ITI, il est estimé à 0,30 W/(m.K), pour une
valeur limite moyenne de 0,60 W/(m.K) spécifiée par la RT 2012.
Neuf

9
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

L’emploi de rupteurs thermiques associés aux planchers est égale-


ment une solution. A ce titre, voir le guide RAGE « Rupteurs sous Avis
Techniques » et le guide RAGE « Planchers à poutrelles-et entrevous ».
DES

L’inertie thermique est la capacité d’un matériau à capter la chaleur et


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

à la restituer avec un déphasage de plusieurs heures.


Lors des fortes chaleurs, l’inertie thermique permet de limiter les mon-
tées excessives de température à l’intérieur des bâtiments. Les sys-
tèmes de construction en maçonnerie offrent en général une bonne
inertie thermique et permettent de satisfaire aux spécifications de la
PROGRAMME

RT 2012 (limitation de la Tic 1).


Pendant la période de chauffage, la paroi restitue durant la nuit la cha-
leur emmagasinée pendant la journée (apports solaires et internes) et
limite ainsi la consommation d’énergie, tout en offrant une ambiance
très confortable (écrêtage des phases chaudes et froides).
La RT 2012 impose, pour les maisons individuelles, une perméabilité
à l’air inférieure à 0,6 m3/h/m2 de surface déperditive, hors plancher
bas. De nombreuses mesures montrent les excellentes performances
des solutions maçonnées enduites, le respect des règles de mise en
œuvre actuelles (DTU, …) permettant d’atteindre des valeurs de per-
méabilité très inférieures à ce niveau réglementaire sans disposition
complémentaire (exemple spécifications du label Effinergie). Par ail-
leurs, les essais en laboratoire prouvent qu’il est inutile de traiter les
joints verticaux des murs pour augmenter l’étanchéité à l’air d’une
maçonnerie enduite.

Des qualités environnementales et sanitaires


Les risques sanitaires posés par la détérioration de la qualité de l’air
intérieur sont un enjeu de santé publique. Ils sont soulignés par tous
les médecins et les scientifiques qui nous alertent sur le développe-
ment rapide des moisissures, principale cause de pollution de l’air
intérieur. Selon l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, plus de
40 % des logements sont contaminés par les moisissures.
Les moisissures représentent une des causes principales de la pollu-
tion intérieure, à l’origine de diverses pathologies, et notamment des
allergies respiratoires.
Les moisissures ont besoin, pour se développer, d’humidité et de
matières nutritives. Grâce à leur caractère isolant, à la réduction des
principaux ponts thermiques, les maçonneries isolantes réduisent
sensiblement les zones froides et donc le risque de condensation.
Même en cas d’humidité accidentelle (infiltrations, fuites d’eau), l’ab-
sence de matières nutritives empêche les moisissures de se déve-
lopper. En effet, les maçonneries sont exclusivement constituées de
matière minérale.
Neuf

10 ■ 1 Tic : température intérieure conventionnelle d’un logement exprimée en °C.


MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Suite au Grenelle de l’Environnement, un décret et un arrêté imposent
un étiquetage sanitaire des produits de construction et de décoration
par rapport aux émissions de Composés Organiques Volatils (COV).

DES
Du fait de leur constitution exclusivement minérale, les parois maçon-

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
nées n’émettent pas de COV. Elles sont classées A+.

PROGRAMME
Neuf

11
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

2
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Objectifs
PROGRAMME

Les Recommandations professionnelles RAGE Maçonneries isolantes


avec isolation thermique par l’intérieur ou répartie serviront de contri-
butions à la définition de règles de l’art applicables aux maçonne-
ries isolantes, en vue de les intégrer dans le NF DTU 20.1. Elles sont
structurées en deux documents. Ces deux documents s’appuient prin-
cipalement sur les enseignements d’opérations de construction et
définissent les optimisations possibles aux travers d’outils de spécifi-
cation (grilles de lecture des contraintes réglementaires et exigences
essentielles), solutions génériques adaptées (traitement des ponts
thermiques, accessoires…), logique d’organisation de chantier, auto
contrôle de la qualité de mise en œuvre.
Ce document constitue la 1ère partie et définit :
• les spécifications relatives aux éléments de maçonnerie isolants
conformes aux normes européennes de la série NF EN 771 :
- Briques de terre cuite à perforations verticales ou horizontales ;
- Blocs de béton de granulats légers pleins, perforés ou creux ;
- Blocs en béton cellulaire autoclavé (BCA).
• les prescriptions et performances techniques applicables aux
ouvrages de maçonnerie isolante, notamment celles liées à la
performance thermique, en relation avec la RT 2012, mais égale-
ment en regard des autres réglementations en vigueur. Ces spé-
cifications pourraient faire l’objet d’un fascicule de documenta-
tion pour le NF DTU 20.1.
La seconde partie des recommandations professionnelles porte sur
les dispositions constructives applicables à la mise en œuvre des
maçonneries isolantes, en se référant :
- aux spécifications du NF DTU 20.1 ;
Neuf

- aux spécifications des avis techniques et DTA lorsque ceux-ci


12 sont utilisés ;
MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


- à des dispositions constructives nouvelles, dérogeant aux
DTU, lorsque celles-ci sont développées pour répondre à la
réglementation thermique RT 2012. Elles serviront de contri-

DES
butions à la définition de règles de l’art applicables aux

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
maçonneries isolantes en vue de les intégrer dans le cahier
des clauses techniques du NF DTU 20.1 partie 1.1.
Les procédés de maçonneries isolantes à joints minces doivent :
• Soit être couverts par un Avis technique (Atec) ou un document
technique d’application (DTA) couvrant l’élément de maçonne-

PROGRAMME
rie, le mortier de montage et leur mise en œuvre ;
• Soit être mis en œuvre avec un mortier de montage conforme
au type (T) de la norme NF EN 998-2 et dont la compatibilité
avec l’élément maçonné et l’outil d’application est établie en
prenant en compte :
- ses propriétés rhéologiques, qui doivent être adaptées au
profil structurel du matériaux à coller et à l’outil d’application
préconisé ;
- sa rétention d’eau, qui doit être adaptée à la porosité du
matériau à coller et à l’épaisseur minimale du joint (1mm) ;
- son aptitude au mouillage (transfert du mortier frais à l’écra-
sement), qui doit être adaptée à la surface du matériau ;
- sa durée pratique d’utilisation (DPU) et son temps ouvert (TO),
qui doivent être compatibles avec l’application sur chantier.
Cette compatibilité entre mortier de montage,élément de maçonnerie
et outil d’application peut être établie par un Atec, un DTA ou une cer-
tification prenant en compte les spécifications ci-dessus.

Remarque

A la date de publication de ces recommandations, seuls des Atec et DTA sont


délivrés et disponibles sur le site du CSTB :

– Dans le cas des procédés Terre cuite, faire une recherche via la rubrique : « élé-
ments de maçonnerie »

– Dans le cas des mortiers pour blocs béton de granulats légers et béton cellu-
laire, faire une recherche via les rubriques : « mortiers à joints minces » ou « élé-
ments de maçonnerie ».

Ces deux documents s’appliquent aux deux techniques de mise en


œuvre suivantes (Figure 2) :
- murs avec isolation thermique par l’intérieur (ITI) ; Ces murs
peuvent être de type IIa, IIb ou III (NF DTU 20.1 P3) ;
- murs dont l’élément de maçonnerie assure à lui seul l’isola-
tion thermique (isolation thermique répartie – ITR). Ils sont
Neuf

de type I (NF DTU 20.1 P3).


Les murs peuvent être montés à joints minces ou à joints épais. 13
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Remarque

La mise en œuvre de l’isolation thermique rapportée par l’intérieur sur des élé-
ments de maçonnerie est traitée dans le guide RAGE ITI.
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

s Figure 2 : Rappel des différents types de mur visés par le document – Exemples de murs de type I, IIa, IIb, III

Nota

Sauf cas particuliers, la plupart des dessins explicatifs accompagnant le texte


s’appliquent à l’ensemble des matériaux (terre cuite, béton de granulats légers,
béton cellulaire). Les éléments de maçonnerie sont représentés dans ce cas
par un élément plein ne représentant pas la structure interne du matériau,
exemple (Figure 2).
Neuf

14
MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

PROFESSIONNELS

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3

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Les éléments de maçonnerie
isolants

PROGRAMME
Les éléments de maçonnerie présents sur le marché sont conformes
aux normes européennes harmonisées de la série NF EN 771 (ces
normes ne couvrent que les éléments de maçonnerie en matière
minérale. Les éléments de maçonnerie renfermant des constituants
d’origine végétale sont exclus du présent document).
La norme européenne est accompagnée d’un complément natio-
nal qui fixe les niveaux et classes de performance nécessaires pour
que les éléments soient aptes à la réalisation des ouvrages selon le
NF DTU 20.1.
La marque NF complémentaire permet d’assurer la garantie des per-
formances. Elles sont vérifiées par un organisme tiers et contrôlées
de manière continue par le fabricant.

3.1. • Les différents classements

3.1.1. • Classement en groupe
Ce classement, introduit par l’Eurocode 6, tient compte de la structure
interne de l’élément (éléments pleins ou alvéolés), du pourcentage de
vide et de l’orientation des alvéoles (verticales ou horizontales). Ce
regroupement permet d’harmoniser, pour chaque groupe, les règles
de dimensionnement mécanique.
La (Figure 3) présente les principaux groupes utilisés en ITI et ITR.
Neuf

15
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
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Briques Blocs béton isolants Blocs béton cellulaire


Groupe 1
Eléments pleins
DES

ou constitués de
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

trous de faible
importance
Groupes 2 et 3
Eléments consti-
tués d’alvéoles
verticales. La
distinction de
PROGRAMME

groupe est
fonction de la
section des
alvéoles
Groupe 4
Eléments consti-
tués d’alvéoles
horizontales

s Figure 3 : Classement en groupes des éléments utilisés en ITI et ITR

3.1.2. • Catégorie déclarée
Cette spécification est déclarée par le fabricant dans le cadre du mar-
quage CE.
Les éléments sont de catégorie 1 lorsque la résistance à la compres-
sion déclarée (en valeur moyenne ou en valeur caractéristique) est
définie avec une probabilité de 95 % d’atteindre cette valeur. Ils seront
de catégorie 2 dans le cas contraire.

Nota

Ce classement est utilisé en particulier pour déterminer les résistances de calcul


des éléments, selon l’Eurocode 6.

Il intervient dans la définition du facteur partiel (souvent appelé coefficient de


sécurité) relatif à la maçonnerie.

Les éléments de maçonnerie titulaires de la marque NF sont classés


en catégorie 1.

3.1.3. • Dimensions de coordination
Les dimensions d'un élément de maçonnerie selon les normes
NF EN 771 sont déclarées en dimensions de coordination exprimées
en millimètres, dans l'ordre suivant : Longueur, largeur, hauteur (Figure
4).
Neuf

16
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DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME
s Figure 4 : Dimensions et surfaces d’un élément de maçonnerie

3.1.4. • Résistances déclarées par le fabricant


Les normes produits de la série NF EN 771 précisent la manière dont
sont déclarées les résistances mécaniques, soit en valeur caractéris-
tique (béton de granulats et bétons cellulaire) ou en valeur moyenne
(terre cuite) (voir NF DTU 20.1 P4, annexe C).

3.2. • Les briques de terre cuite


Plus de 80 % des briques de structure commercialisées en France
sont destinées à constituer des maçonneries isolantes montées à joint
mince et sont couvertes par des documents techniques d’application
(DTA). Elles sont toutes conformes aux normes ci-dessous et présen-
tent un marquage volontaire NF.
L’épaisseur des briques, qui va de 200 à 500 mm, permet de réaliser
des murs selon les deux techniques de mise en œuvre :
- briques de 200 à 250 mm pour l’isolation par l’intérieur ;
- briques de 300 à 500 mm pour la réalisation de monomurs à
isolation thermique répartie.
La liste des procédés de maçonneries couverts par un document tech-
nique d’application (DTA) est consultable sur le site du CSTB.
Types
Norme Complément Marquage volontaire
d’éléments Informations
européenne national NF
(matériau)
[Link]
Terre cuite NF EN 771-1 NF EN 771-1/CN Référentiel NF 046
[Link]
Neuf

s Tableau 2  : Normes et documents de référence des éléments de maçonneries en TC

17
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La norme NF EN 771-1 (indice de classement : P 12-021-1) comme


toutes les normes élaborées par le comité technique CEN/TC 125
« Maçonnerie » est une norme de déclaration de performances.
DES

La norme NF EN 771-1 CN vient à l'appui de la norme NF EN 771-1


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

(P  12-021-1) en précisant le système français de classification des


briques de terre cuite. Ce système, destiné aux prescripteurs, utilisa-
teurs et fabricants, précise pour toutes les caractéristiques de la norme
NF EN 771-1 (P 12-021-1), les valeurs et classes de performances
nécessaires pour réaliser des ouvrages de maçonnerie conformes aux
normes NF DTU 20.1 (« Travaux de bâtiment — Ouvrages en maçonne-
PROGRAMME

rie de petits éléments — Parois et murs ») et NF DTU 20.13 (« Travaux


de bâtiment — Cloisons en maçonnerie de petits éléments »).

3.2.1. • Briques LD à perforations verticales


pour maçonnerie de type a et b, pose collée,
groupe 3
Briques de grand format, permettant de réaliser toute l'épaisseur
brute du mur avec un seul élément, comportant des perforations per-
pendiculaires à la face de pose et dont la plus grande dimension ne
dépasse pas 80 cm. Leurs performances thermiques sont améliorées,
lorsqu'elles comportent des alvéoles longues et étroites, rectangu-
laires ou non, disposées en quinconce.
Briques destinées à être utilisées avec des joints minces : Eléments de
maçonnerie en terre cuite de catégorie de tolérances (M), utilisés en
œuvre avec un mortier de joints minces (T), ou d’usage courant (G),
ou allégé (L) comme défini dans la norme NF EN 998-2.

s Figure 5 : Exemples de briques à perforations verticales

3.2.2. • Briques LD à perforations horizontales


pour maçonnerie de type a et b, pose
maçonnée, groupe 4
Briques dont les perforations sont horizontales, c'est-à-dire parallèles
à la face de pose, et dont la plus grande dimension d’arête du parallé-
lépipède est inférieure ou égale à 80 cm. La somme des sections des
perforations est supérieure à 40 % de la section totale. De plus, dans
le cas où le sens de pose des briques à section carrée n'est pas maté-
rialisé, la disposition des cloisons (nombre et écartement) doit être la
Neuf

même quel que soit le sens de pose.


18
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PROFESSIONNELS

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Briques destinées à être utilisées avec des joints minces : éléments
de maçonnerie en terre cuite de catégorie de tolérances (M), utilisés
en œuvre avec un mortier de joints minces (T) comme défini dans la

DES
norme NF EN 998-2.

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
s Figure 6 : Exemples de briques à perforations horizontales sans rupture de joint

PROGRAMME
3.2.3. • Briques HD à perforations verticales
pour maçonneries de type b, pose au mortier
allégé, groupe 1
Masse volumique apparente supérieure à 1 000 kg/m3
Briques comportant des perforations perpendiculaires à la face de
pose, dont la somme des sections des perforations est inférieure ou
égale à 25 % de la section totale. Elles ont généralement la forme d’un
parallélépipède rectangle dont la plus grande dimension ne dépasse
pas 22 cm, et permettent de réaliser toute l’épaisseur brute de la paroi
avec un seul élément.
Briques destinées à être utilisées avec des joints épais : Eléments de
maçonnerie en terre cuite, utilisés en œuvre avec un mortier allégé
(L), comme défini dans la norme NF EN 998-2.

s Figure 7 : Exemples de briques apparentes à perforations verticales HD de masse volumique


apparente supérieure à 1 000 kg/m3

3.2.4. • Spécifications des briques isolantes

Tolérances
Le fabricant doit déclarer la catégorie de tolérance à laquelle appar-
tiennent ses briques conformément aux paragraphes [Link] et [Link]
de la norme NF EN 771-1 (P 12-021-1) respectivement pour les briques
LD et HD.
Dans le cas où le fabricant opte pour la catégorie de tolérances Tm
alors le [Link] s’applique.
Dans le cas où le fabricant opte pour la catégorie de plages Rm alors
Neuf

le [Link] s’applique.
19
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Hauteur pour les


briques destinées
Longueur Largeur Hauteur
à être posées à joints
DES

minces
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Briques
x = ± 3 % et ± 2 mm ≤ x ≤ ±
apparentes ± 3 mm -
10 mm
calibrées
x = ± 2 % et
Briques x = ± 2 % et
± 3 % ± 2 mm ≤ x ≤ ± ± 0,5 mm
enduites ± 2 mm ≤ x ≤ ± 6 mm
6 mm
PROGRAMME

s Tableau 3  : Catégorie de tolérances dimensionnelles Tm

Hauteur pour les briques


Longueur Largeur Hauteur destinées à être posées
à joints minces
Briques
apparentes ≤ 3 % et ≤ 10 mm ≤ 3 mm -
calibrées
Briques ≤ 4% et
≤ 4% ≤ 5 mm ≤ 1 mm
enduites 4 mm ≤ x ≤ 8 mm

s Tableau 4  : Catégorie de plages dimensionnelles Rm

Planéité
En complément du paragraphe [Link].4 de la norme NF EN 771-1,
l’écart maximal de planéité des faces de pose doit être conforme aux
exigences du Tableau 5.
Briques apparentes, pleines ou à perfo-
≤ 2 mm si d < 200 mm
rations verticales ou horizontales Calibrées
≤ 1 % si d ≥ 200 mm
> 1 000 kg/m3
Briques enduites et briques apparentes, à perforations hori-
< 5 mm
zontales ≤ 1 000 kg/m3
≤ 6 mm si d < 150 mm
Briques enduites, pleines ou à perforations verticales
≤ 4 % et ≤ 10 mm si d ≥ 150 mm
d est la dimension correspondante du produit.
s Tableau 5  : Planéité

Rectitude des arêtes


La flèche mesurée selon la méthode E.2 décrite à l’Annexe E de la
norme NF EN 771-1 CN doit satisfaire à l’exigence du (Tableau 6).
Briques apparentes, pleines ou à perfo-
≤ 2 mm si d < 200 mm
rations verticales ou horizontales Calibrées
≤ 1 % si d ≥ 200 mm
> 1 000 kg/m3
Briques enduites et briques apparentes, à perforations hori- ≤ 6 mm si d < 150 mm
zontales ≤ 1 000 kg/m3 ≤ 4 % et ≤ 10 mm si d ≥ 150 mm
≤ 2 mm si d < 200 mm
Briques enduites, pleines ou à perforations verticales
≤ 1 % si d ≥ 200 mm
Neuf

d est la dimension correspondante du produit.


s Tableau 6: Rectitude des arêtes

20
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Propriétés thermiques
Les paragraphes 5.2.5 et 5.3.5 de la norme NF EN 771-1 (P 12-021-1)

DES
s’appliquent. De plus :

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Les propriétés thermiques des briques de terre cuite peuvent être
déclarées en référence soit :
- aux valeurs tabulées qui figurent dans les règles Th-U ;
- ou aux valeurs plus favorables résultant d’une étude spécifique
conforme aux règles Th-U et aux normes applicables (en parti-

PROGRAMME
culier NF EN ISO 6946, NF EN ISO 10211, NF EN ISO 10456).

N OT E

La résistance thermique des briques de terre cuite faisant l’objet d’une certification
thermique prime sur les règles Th-U.

Le λ10,sec,elt n'est pas une valeur d'entrée directe pour les calculs de la réglemen-
tation nationale (RT 2012) qui nécessitent une résistance thermique du mur
(Rcalcul,maç) ou le coefficient de transmission thermique de celui-ci (Umaç). La norme
NF EN 1745 permet de passer du λ10,sec,elt aux valeurs utilisables dans la RT2012.

Réaction au feu
Classement A1 ou M0 selon l’ancien classement français.

Briques de maçonneries enterrées


• Briques de maçonneries enterrées obligatoirement enduites
Ces briques doivent présenter une résistance au gel/dégel satis-
faisant les prescriptions décrites à l’Annexe C de la Norme NF
EN 771.1 CN.
• Briques de maçonneries enterrées pouvant être enduites ou non
Ces briques sont désignées D et doivent présenter une résis-
tance au gel/dégel satisfaisant les prescriptions décrites à l’An-
nexe D de la Norme NF EN 771.1 CN.

3.2.5. • Marquage CE, NF et FDES


Les prescriptions de marquage CE répondent aux exigences de la
norme NF EN 771-1 (P 12-021-1). Enfin, le cas échéant, les briques des-
tinées à être utilisées avec des joints minces doivent être désignées M
et les briques de maçonneries enterrées pouvant être enduites ou non
doivent être désignées D.

Champ d'application de la Marque NF


La marque NF certifie que les briques sont conformes aux exigences
des normes :
Neuf

• NF EN 771-1 Compil Briques de terre cuite


21
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• NF EN 771-1/CN Briques de terre cuite – Complément national à


la NF EN 771-1
prenant en considération :
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

- l’aspect (uniquement les briques LD à perforations


horizontales),
- les caractéristiques dimensionnelles,
- la configuration,
- les masses volumiques apparente et absolue sèche,
PROGRAMME

- l’éclatement,
- l’absorption d’eau (uniquement HD),
- le taux initial d’absorption d’eau (uniquement HD),
- la dilatation à l'humidité,
- la résistance à la compression,
- la durabilité (résistance au gel),
- la teneur en sels solubles actifs,
- l’efflorescence (uniquement HD).
CERTIFICATION COMPLÉMENTAIRE DE LA CARACTÉRISTIQUE THER-
MIQUE

La caractéristique représentative de la performance thermique des


éléments de terre cuite est la résistance thermique de la maçonnerie
(R) exprimée en m².K/W et prenant en compte l’influence thermique
des joints horizontaux et verticaux (selon le(s) type(s) de montage(s)
retenu(s)).
La certification NF Th certifie que les briques sont conformes au
Référentiel de Certification, prenant en considération :
- l’épaisseur des parois,
- la masse volumique,
- la masse linéique,
- la conductivité thermique.
 
 
 
 
 
Neuf

 
 
 
22
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Exemples de marquage
XX YY 13 02 RC40 / Cat II

DES
Identification Désignation de la
Identification Année de Mois de
du site de fabri- classe et catégo-

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
de la société fabrication fabrication
cation rie de résistance*

Pour un modèle ayant une caractéristique thermique complémentaire :


XX YY M 13 08 RC60 / Cat I
Identifica- Identifica- Désignation

PROGRAMME
Pose Mois de
tion tion du site Année de de la classe
à joint fabrica-
de la de fabrica- fabrication et catégorie
mince tion
société tion de résistance
Th

Pour un modèle ayant une caractéristique sismique complémentaire :


XX YY M 13 09 RC80 / Cat I
Identifica- Identifica- Désignation
Pose Mois de
tion tion du site Année de de la classe et
à joint fabrica-
de la de fabrica- fabrication catégorie de
mince tion
société tion résistance*
S

Pour un modèle ayant une caractéristique thermique et sismique


complémentaire :
XX YY M 14 01 RC40 / Cat I
Identifica- Identifica- Désignation
Mois de
tion tion du site Pose à Année de de la classe et
fabrica-
de la de fabrica- joint mince fabrication catégorie de
tion
société tion résistance*
Th – S
* L’indication de la catégorie doit apparaître en clair

CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE


Les conditions de mise en œuvre des briques de terre cuite sont codi-
fiées dans le document
NF DTU 20.1 Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et
murs.
Voir liste produits avec Marque NF Th :
[Link]

3.2.6. • Caractéristiques environnementales
et sanitaires
La Fiche de  Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) des
briques Terre cuite est établie selon la norme NF P 01-010. Cette fiche
est consultable sur la base de données INIES.
Neuf

23
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3.2.7. • Gammes d’accessoires briques


Les briques Terre cuite sont associées à un ensemble d’éléments
DES

accessoires (Figure 8). Ils permettent de traiter les points singuliers des
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

murs et de réaliser les ouvrages aux dimensions requises, avec un


minimum de coupes des éléments. Le temps de mise en œuvre s’en
trouve réduit et la qualité de la maçonnerie est améliorée.
D’autres produits en terre cuite peuvent être associés à la maçonnerie
tels que :
PROGRAMME

- coffres de volet roulant, simples ou servant de coffrage de


linteau (produits sous avis techniques) ;
- prélinteaux ou linteaux préfabriqués, conformes à la norme
NF EN 845-2 ;

s Figure 8 : Exemples d’accessoires en briques Terre cuite


Neuf

24
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3.3. • Les blocs béton de granulats légers
Ces produits sont fabriqués à partir d’une grande variété de matériaux

DES
légers isolants :

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
- pierre ponce, schiste et ardoise expansés, argile expansée,
pouzzolane, cendres volantes frittées.
Leur structure interne est optimisée et adaptée aux différentes spé-
cifications réglementaires et normatives : thermique, mais également
acoustique, mécanique, séisme, feu.

PROGRAMME
Deux grandes familles de produits sont proposées :
• blocs pleins ou perforés utilisés particulièrement en ITR ;
• blocs alvéolés ou creux du groupe 3, bien adaptés à l’ITI.
Pour améliorer leurs performances thermiques, certains blocs sont
proposés avec des isolants intégrés dans les alvéoles.
Une grande variété de produits est disponible, avec des résistances
thermiques adaptées à la demande :
- blocs pleins ou perforés pour l’ITR : 1,75 à 4,54 m2.K/W pour
des épaisseurs allant de 300 à 490 mm ;
- blocs creux pour l’ITI : de 0,5 à 2,5 m2.K/W pour des blocs
d’épaisseur 200 mm.
Principales dimensions :
- Longueur (en mm) : 150, 200, 250, 300, 500, 600
- Largeur (en mm) : 150, 200, 225, 250, 300, 350, 400, 450
- Hauteur (en mm) : 50, 200, 250
Les blocs béton sont associés à un ensemble d’éléments accessoires
(Figure 10). Ils permettent de traiter les points singuliers des murs et de
réaliser les ouvrages aux dimensions requises, avec un minimum de
coupes des éléments. Le temps de mise en œuvre s’en trouve réduit
et la qualité de la maçonnerie est également améliorée.
D’autres produits peuvent être associés à la maçonnerie tels que :
- coffres de volet roulant, simples ou servant de coffrage de
linteau (produits sous avis techniques) ;
- prélinteaux ou linteaux monoblocs en béton standards ou
isolants, conformes à la norme NF EN 845-2 ;
- rupteurs thermiques.
Neuf

25
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DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

s Figure 9 : Types de blocs isolants

La plupart des produits sont à alvéoles débouchants, ce qui permet


d’améliorer la résistance thermique de la maçonnerie (suppression du
voile de pose).
Neuf

26
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DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME
s Figure 10 : Exemples de blocs spéciaux et éléments de granulats légers

3.3.1. • Spécifications des blocs de granulats


légers
Les spécifications des blocs sont définies dans la norme NF EN 771-3
et son complément national NF EN 771-3/CN.
Types d’éléments Norme euro- Complément Marquage
Informations
(matériau) péenne national volontaire NF
Béton de granulats NF EN 771-3/CN (P Référentiel [Link]
NF EN 771-3
légers 12-023-2) NF 025-A [Link]

s Tableau 7  : Normes et documents de référence des blocs isolants

Tolérances
Neuf

Les tolérances sur les dimensions de fabrication sont déclarées par le


fabricant de blocs, conformément au Tableau 8 (NF EN 771-3, § 5.2.2). 27
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Montage à joints épais


Montage à joints minces mortier colle
mortier allégé
D3 D4
DES

Catégorie de D1
Blocs à enduire à Blocs à enduire ou de
tolérance Blocs à enduire à maçonner
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

coller parement à coller


+3 +1 +1
Longueur
–5 –3 –3
+3 +1 +1
Largeur
–5 –3 –3
+3
Hauteur ± 1,5 ±1
PROGRAMME

–5

s Tableau 8  : Ecarts admissibles en millimètres

Pour les blocs à enduire montés à la colle (joints minces), la spécifica-


tion dimensionnelle est complétée d'une exigence sur le parallélisme
et la planéité des faces d'appui (NF EN 771-3/ CN) :
- 1,5 mm pour la classe D3 (blocs calibrés) ;
- 1 mm pour la classe D4 (blocs rectifiés).
Lorsque l’épaisseur minimale des parois extérieures  des blocs iso-
lants de granulats légers est inférieure à 20 mm, un essai de choc dur
est demandé (Référentiel NF Blocs en béton de granulats courants et
légers).

Résistance mécanique
Les Blocs à enduire de granulats légers sont classés par leur résis-
tance caractéristique à la compression Rc, selon leur groupe (blocs
pleins ou creux).
Appellation des Blocs de granulats légers Résistance caractéristique
produits (Mvn < 1750 kg/m3) Rc (MPa)
L25 2,5
L30 3,0
Blocs creux L35 3,5
(groupe 3) L40 4,0
L50 5,0
L60 6,0
Blocs pleins L35 3,5
ou perforés L45 4,5
(groupe 1) L70 7,0

s Tableau 9  : Résistance caractéristique déclarée Rc des blocs de granulats légers

Pour les calculs selon l’Eurocode 6, la résistance moyenne Rm des


blocs en béton est définie comme suit (NF DTU 20.1 P4, Annexe C) :

Rm = 1,18 × Rc

Propriétés thermiques
Neuf

Les propriétés thermiques des blocs béton de granulats légers


28 peuvent être déclarées sur la base des règles TH-U.
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La certification complémentaire NF « 
Th » permet de garantir les
valeurs réelles déclarées.

DES
Leur résistance thermique va de 0,5 à 2,5 m2. K/W (λe de 0,08 à 0,4 W/(m.K)).

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Réaction au feu
Les blocs sont classés A1 ou M0 selon l’ancienne classification
française.

PROGRAMME
3.3.2. • Marquages CE et NF
Les prescriptions de marquage CE répondent aux exigences de la
norme NF EN 771-3 et à son complément national NF EN 771-3 CN.
La marque NF certifie que les caractéristiques des blocs béton de gra-
nulats légers sont conformes aux spécifications de la norme euro-
péenne NF EN 771-3 et de son complément national NF EN 771-3/
CN. Elle garantit que les blocs sont aptes à réaliser des ouvrages de
maçonnerie respectant les règles de l’art, notamment les prescrip-
tions de la norme NF DTU 20.1.
Les dimensions de coordination modulaire et de fabrication, les
classes de résistance mécanique en compression Rc, la stabilité
dimensionnelle, les masses volumiques du béton et des produits,
l’absorption d’eau 1 et la résistance au gel-dégel1 sont vérifiées pério-
diquement par un organisme tiers accrédité (audit, essais sur site et
en laboratoire extérieur) et sont effectivement respectées de façon
continue par le fabricant.
Cette certification volontaire est appliquée par plus de 90 % des usines
fabriquant des blocs béton. Le logo NF atteste de la conformité de la
production au référentiel de certification NF 025-A.

s Figure 11 : Logo NF pour les blocs de béton conformes au référentiel de certification NF 025-A

Certification complémentaire sismique NF « S »


Elle garantit la conformité des blocs porteurs aux exigences de l'Euro-
code 8 et à son annexe nationale.
Ces exigences sont rappelées ci-après :
- épaisseur minimale de 200  mm pour les blocs creux et de
150 mm pour les blocs pleins et perforés ;
- les blocs creux doivent comporter une cloison interne
porteuse ;
Neuf

■ 1 pour les blocs de parement 29


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- résistance moyenne normalisée minimale à la compression


perpendiculaire à la face de pose : fb, min = 4 N/mm² ;
- résistance moyenne normalisée minimale à la compression
DES

parallèle à la face de pose : fb,h,min = 1,5 N/mm².


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Certification complémentaire thermique NF « Th »


Elle permet de déterminer et de garantir en permanence les valeurs
suivantes :
PROGRAMME

- épaisseur des parois du bloc ;


- masse volumique absolue sèche du béton des blocs ;
- conductivité thermique λ utile du béton ;
- résistance thermique du mur Rth utile.

s Figure 12 : Blocs isolants – Exemple de marquage CE-NF

Caractéristiques environnementales et sanitaires


La Fiche de  Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) des
blocs en béton est établie selon la norme NF P 01-010. Cette fiche est
téléchargeable sur le site de la FIB ou du CERIB. Elle est également
consultable sur la base de données INIES.
Une certification complémentaire optionnelle NF peut être mise en
place par les fabricants afin de garantir la conformité à la FDES.
La certification a pour objet d'attester que les impacts environnemen-
taux du site de fabrication sont maîtrisés et que les spécifications de
la FDES sont respectées. Lorsque cette conformité est établie par un
organisme tiers, le marquage NF-FDES (Figure 13) est apposé sur une
partie de la production.

s Figure 13 : Marquage NF – FDES pour les blocs en béton


Neuf

30
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3.4. • Les blocs béton cellulaire autoclavé
Le béton cellulaire autoclavé (BCA) est un matériau minéral consti-

DES
tué d’un mélange de sable broyé, chaux et ciment, dont la structure

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
alvéolaire est constituée de micro-bulles d’air obtenues par un pro-
cédé spécifique de fabrication. Il permet d’obtenir un matériau homo-
gène très isolant.
La conductivité thermique, ainsi que la résistance mécanique, est
fonction de la masse volumique (Tableau 14).

PROGRAMME
Les blocs de béton cellulaire sont utilisables en pose maçonnée ou
collée, ce dernier type de pose étant le plus employé aujourd’hui.

3.4.1. • Dimensions et types de blocs


Les principales dimensions disponibles sur le marché sont :
- Longueur (mm) : 600, 625 (jusqu’à 1500)
- Largeur ou épaisseur (mm) : 50, 100, 150, 200, 250, 300, 365,
400, 450, 500
- Hauteur (mm) : 150, 200, 250, 335, 500 (jusqu’à 1000)
D’autres produits peuvent être associés à la maçonnerie tels que :
- coffres tunnel pour volet roulant ;
- linteaux monoblocs en béton cellulaire.
Certains produits sont munis de poignées de manutention et d’emboi-
tements verticaux pour faciliter la mise en œuvre (Figure 14).

s Figure 14 : Poignées de manutention facilitant la mise en œuvre


Neuf

31
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DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

s Figure 15 : Types de blocs en béton cellulaire et produits associés

3.4.2. • Spécifications des blocs en béton


cellulaire
Les spécifications des blocs sont définies dans la norme NF EN 771-4
et son complément national 771-4/CN.
Types
Norme Complément Marquage volontaire
d’éléments Informations
européenne national NF
(matériau)
Béton cellulaire NF EN 771-4/CN [Link]
NF EN 771-4 Référentiel NF 025-B
autoclavé (P 12-024-2) [Link]

s Tableau 10  : Normes et documents de référence des blocs isolants

Caractéristiques géométriques
Blocs destinés à être montés avec :
mortier d'usage Mortier pour joint mince (T) Blocs
courant (G) et mortier de type A et B
allégé (L) TA TB
+3
Longueur ±3 ± 1,5
– 5
Largeur (épaisseur) ±3 ±2 ± 1,5
+3
Hauteur ±2 ± 1,0
–5
Planéité des faces de pose ± 1,0
Aucune exigence
Parallélisme des faces de pose ± 1,0
Neuf

s Tableau 11  : Tolérances admissibles pour les blocs de forme régulière (en mm)

32
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Masse volumique à l'état sec
Masse volumique nominale
350 400 450 500 550 600 650 700 750 800
MVn (kg/m3)

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
s Tableau 12  : Masse volumique à l’état sec du béton cellulaire autoclavé

La masse volumique réelle du béton ne doit pas s'écarter de ± 25 kg/


m3 de la masse volumique nominale.

Résistance à la compression à l'état sec

PROGRAMME
Masse volumique nominale
350 400 450 500 550 600 650 700 750 800
MVn (kg/m3)
Résistance caractéristique
3,0 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 5,5 6,0 6,5 7,0
minimale (R) en MPa

s Tableau 13  : Résistance caractéristique à la compression du béton cellulaire autoclavé

Réaction au feu
Classement A1 ou M0 selon l’ancien classement français.

Conductivité thermique utile


La conductivité thermique utile peut être certifiée (par exemple
marque NF) ou issue des règles de calcul thermiques Th-U.
Masse volumique (kg/m3) 350 400 450 450 500 550
Conductivité thermique utile (W/(m.K)) 0,09 0,10 0,11 0,115 0,125 0,140

s Tableau 14  : Conductivité thermique utile du béton cellulaire (valeurs certifiées)

Marquages CE et NF
La conformité à la norme NF EN 771-4 et 771-4/CN se matérialise par
le marquage CE sur les blocs.
La certification NF atteste la conformité des valeurs spécifiées par un
organisme tiers, avec un contrôle continu de la production. Le logo
NF certifie la conformité de la production au référentiel NF 025-B.
Neuf

s Figure 16 : Blocs de béton cellulaire – Exemple de marquage CE-NF

33
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3.4.3. • Caractéristiques environnementales
et sanitaires
DES

La Fiche de  Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) des


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

blocs en béton cellulaire est établie selon la norme NF P 01-010.


La FDES est téléchargeable sur le site de la FIB ou du CERIB. Elle est
également consultable sur la base de données INIES.
Le label optionnel « natureplus » peut être mise en place par les
fabricants pour renforcer leur démarche relative au développement
PROGRAMME

durable dans le domaine du bâtiment.

s Figure 17 : Logo de référencement à l’action environnementale « natureplus »


Neuf

34
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4

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Les produits et matériaux
associés

PROGRAMME
4.1. • Les mortiers de montage
Différents mortiers de montage peuvent être utilisés pour la mise en
œuvre des maçonneries isolantes (NF DTU 20.1 P1-2, § 3.6) (Tableau 15).
Les mortiers industriels et performanciels sont conformes à la norme
NF EN 998-2 et identifiés par le marquage CE.
Type de montage Type de mortier Textes de référence
de recette, réalisé sur chantier DTU 20-1, P1.2 § 3.6,
à joints épais industriel ou performanciel,
NF EN 998-2
type L (mortier léger) (*)
à joints minces performanciel type T(*) NF EN 998-2
(*) Conformité à un Avis technique ou un DTA
s Tableau 15  : Types de mortiers utilisables pour le hourdage des maçonneries

Les caractéristiques des mortiers de joints minces sont précisées dans


le NF DTU 20.1, P1.2 Annexe E.
Les épaisseurs moyennes des joints de mortier à mettre en
œuvre sont définies dans la seconde partie des recommandations
professionnelles.
Le mortier de montage doit être adapté à l’élément de maçonnerie.
On rappelle ci-après les différents types de mortiers utilisables (voir
§ 4.1 et NF DTU 20.1 P1.1 § 5 à 8, P1.2 § 3.6 et Annexe E) :
• Maçonnerie hourdés à joints épais : mortier courant fabriqué
sur chantier, mortier industriel ou performanciel courant (type
G) ou allégé (type L) ;
• Montage à joint mince : mortier performanciel type T. Ce mortier
Neuf

doit être couvert par un Avis technique ou un DTA, en lien avec


les éléments de maçonneries compatibles.
35
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La compatibilité est attestée par deux essais :


- Essai de tack : cet essai permet de vérifier l’aptitude à la mise
en œuvre. Il faut que l’élément de maçonnerie puisse être
DES

positionné de façon sûre après un temps ouvert minimal de


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

mortier (il doit être adhérent à son support lorsque l’on met
en place le rang supérieur) ;
- Essai d’adhérence par temps ouvert : cet essai permet de
vérifier que l’adhérence du mortier ne chute en dessous d’un
certain seuil durant la durée de temps ouvert du mortier
PROGRAMME

(intervalle de temps entre le moment de l’étalement du mor-


tier et la mise en place de l’élément).

4.1.1. • Caractéristiques thermiques
Le mortier se caractérise par sa conductivité thermique λ exprimée en
W/(m.K).
Son influence sur la résistance thermique de la paroi maçonnée est
donnée à titre indicatif (Tableau 16), selon sa masse volumique et le mode
de pose de la maçonnerie. Les valeurs fournies sont des ordres de
grandeur (à déterminer précisément, au cas par cas), mais qui per-
mettent de montrer que les conditions de poses définies par le fabri-
cant doivent être respectées pour obtenir la performance thermique
finale souhaitée.
Le comparatif est établi pour un élément de maçonnerie de dimen-
sions : 500, 200, 200 mm et pour des résistances thermiques de paroi
de : 0,5, 1 et 2 m2.K/W (pose de référence : pose collée).
En pose collée, le mortier de montage utilisé a peu d’influence sur la
résistance thermique du mur.
Résistance thermique de référence : R = 0,5 m2.K/W en pose collée
(maçonnerie type b)
Résistance thermique
Résistance thermique
λ mortier de mon- de la paroi R en m2.K/W
de la paroi R en m2.K/W
tage en W/(m.K) (Joints verticaux non
(Joints verticaux remplis)
remplis)
Montage à joints épais
continus, ρ 1800 1,3 0,43 0,43
à 2000 kg/m3.
Montage à joints
épais continus, ρ 500 0,3 0,51 0,51
à 750 kg/m3.
Montage à joints
0,7 0,5 0,49
minces continus
 
 
 
 
 
Neuf

36
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Résistance thermique de référence : R = 1 m2.K/W en pose collée
(maçonnerie type a)
λ mortier de mon- Résistance thermique de Résistance thermique de

DES
tage en W/(m.K) la paroi R en m2.K/W (1) la paroi R en m2.K/W (2)

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Montage à joints épais
continus, ρ 1800 1,3 0,76 0,74
à 2000 kg/m3.
Montage à joints
épais continus, ρ 500 0,3 0,98 0,99
à 750 kg/m3.

PROGRAMME
Montage à joints
0,7 1,00 0,98
minces continus

Résistance thermique de référence : R = 2 m2.K/W en pose collée


(maçonnerie ITR)
λ mortier de mon- Résistance thermique de Résistance thermique de
tage en W/(m.K) la paroi R en m2.K/W (1) la paroi R en m2.K/W (2)
Montage à joints épais
continus, ρ 1800 à 1,3 1,21 1,17
2000 kg/m3.
Montage à joints
épais continus, ρ 500 à 0,3 1,81 1,83
750 kg/m3.
Montage à joints
0,7 2,00 1,95
minces continus
(1) joints verticaux non remplis.
(2) Joints verticaux remplis avec le même mortier.
s Tableau 16  : Influence du mortier de pose sur la résistance thermique du mur. Evaluation forfaitaire
pour un élément de maçonnerie de 500 x 200 x 200 mm – (Epaisseur joints horizontaux : épais : 15 mm,
minces : 1,5 mm ;épaisseur joint vertical : 2,5 mm).

4.2. • Les enduits de façade


Le DTU 26.1 précise le choix et les règles de mise en œuvre des
enduits de façade : enduits de chantier, industriels ou performanciels,
multicouches ou monocouches (Tableau 17).
Les mortiers industriels et performanciels sont conformes à la norme
NF EN 998-1, et identifiés par le marquage CE (Tableau 18).
Type d’enduit Mortier (1) Norme de référence
DTU 26.1 P1.1, § 4
De chantier, multicouche
et P1.2, § 8
Multicouches
mortier industriel ou perfor-
NF EN 998-1
manciel (2)
Monocouche mortier performanciel (2) NF EN 998-1
(1) Dénomination des mortiers :
GP : mortier d’enduit d’usage courant
LW : mortier d’enduit allégé
CR : mortier d’enduit de parement
OC : mortier d’enduit monocouche
(2) mortier performanciel certifié CSTB
Neuf

s Tableau 17  : Les différents types d’enduits et mortiers associés


37
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Mortier d’enduit industriel (NF EN 998-1)


CS I 0,4 à 2,5 N/mm2
DES

CS II 1,5 à 5,0 N/mm2


Résistance à la compression à 28 jours
CS III 3,5 à 7,5 N/mm2
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

CS IV ≥ 6 N/mm2
W0 Aucune spécification
Absorption d'eau par capillarité W1 c ≤ 0,40 kg/m2.min0,5
W2 c ≤ 0,20 kg/m2.min0,5
Conductivité thermique (1) selon la norme NF EN 1745
PROGRAMME

(1) Cette spécification est déterminée par essais ou définie par valeur tabulée, selon le tableau A-12 de la
norme NF EN 1745 (valeur selon la masse volumique du matériau)
s Tableau 18  : Principales caractéristiques des mortiers d’enduit industriels (NF EN 998-1)

4.2.1. • Compatibilité entre enduit et maçonnerie


Le DTU 26.1 P1.2, § [Link] précise pour les enduits multicouches les
valeurs de résistance compatibles avec le support.
Les enduits monocouches doivent faire l’objet d’essais de compatibi-
lité avec le support normalisé conformément à la norme NF EN 1015-
21 (classement OC1 à OC3, DTU 26.1 P1.2, § [Link]).
De plus, les enduits monocouches assurant directement l'imperméa-
bilisation doivent avoir un coefficient d'absorption d'eau par capilla-
rité réduit W1, ou faible W2 pour les surfaces très exposées à la pluie.
Une certification « CSTB Certified » pour les enduits monocouches
établit la compatibilité avec des supports types.
Les correspondances support/enduit utilisables pour les maçonneries
isolantes sont indiquées en partie 2, § 11.4 des recommandations pro-
fessionnelles. Elles sont rappelées (Tableau 19).
Enduits multi-
couches Enduits monocouches (OC)
Type de maçonnerie à enduire (GP, CR)
(support normalisé) (1) Classe de Résis-
tance compatible Catégories compatibles (3)
(2)
Rt 3
Eléments de  résistance à  l’arra-
CS I à CS IV OC 1, OC 2
chement élevée (blocs de béton,
briques)
Rt 2
Eléments de  résistance à  l’arra-
CS I à CS III OC 1, OC 2
chement moyenne (briques, blocs
de béton de granulats légers)
Rt 1
Eléments de  résistance à  l’arra-
CS I, CS II OC 1
chement réduite (blocs de  béton
cellulaire autoclavé)
Neuf

s Tableau 19  : Critères de compatibilité des enduits avec la maçonnerie isolante

38
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4.2.2. • Caractéristique thermique des enduits
Masse volumique du mortier d’enduit ρ en kg/m3 Conductivité thermique λ en W/(m.K)

DES
ρ > 2000 1,8

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
1800 < ρ ≤ 2000 1,3
1600 < ρ ≤ 1800 1,0
1450 < ρ ≤ 1600 0,8
1250 < ρ ≤ 1450 0,70
1000 < ρ ≤ 1250 0,55
750 < ρ ≤ 1000 0,40

PROGRAMME
500 < ρ ≤ 750 0,30

s Tableau 20  : Conductivité thermiques par défaut des mortiers d’enduit (extrait règles Th-BAT Th-U RT
2012, fascicule 2)

4.2.3. • Treillis anti-fissuration
Ils servent à renforcer les enduits au niveau de certaines zones (abouts
de plancher par exemple) ou lorsque des matériaux de nature diffé-
rente sont mis en œuvre.
Leurs caractéristiques sont précisées § 5.3 du NF DTU 20.1 P1-2.

4.3. • Les aciers d’armature


Les armatures utilisées pour le renforcement et le chaînage des
maçonneries sont réalisées à partir d’armatures lisses ou à haute
adhérence, façonnées sur le chantier ou préfabriquées.
L’acier au carbone utilisé est conforme à l’EN 10 080 et l’acier inoxy-
dable austénitique à l’EN 10 088.
Les armatures préfabriquées pour joint d’assise sont conformes à
l’EN 845-3.

4.4. • Les bétons
Ils sont utilisés pour la réalisation des ouvrages en béton armé asso-
ciés à la maçonnerie, notamment les chaînages.
Ils doivent être conformes à la norme NF EN 206-1.

4.4.1. • Les bétons de chaînage


Il est recommandé d’utiliser un béton de classe d’ouvrabilité S3 à S5
ou d’étalement F4 à F6 (bétons fluides).
La dimension maximale des granulats doit être inférieure à 20  mm,
Neuf

ou à 10  mm pour le remplissage de cavités de faibles sections


(< 100 mm) ou pour un enrobage d’armature inférieur à 25 mm. 39
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Résistances caractéristiques
La résistance caractéristique à la compression fck du béton de chaînage
DES

peut être déterminée par essais ou forfaitairement selon le Tableau 21


(Eurocode 6).
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Classe de résis-
C 12/15 C 16/20 C 20/25 C 25/30 ou plus
tance du béton
Fck (N/mm²) 12 16 20 25

s Tableau 21  : Résistances caractéristiques du béton de chaînage


PROGRAMME

Caractéristiques thermiques
Masse volumique ρ en Conductivité thermique λ en
Type de béton
kg/m3 W/(m.K)
2000 < ρ ≤ 2300 1,65
Béton de granulats courants
2300 < ρ ≤ 2600 2
Béton armé, 1 < % d’acier ≤ 2 * 2300 < ρ ≤ 2400 2,3 *
Béton armé, % d’acier > 2 * ρ > 2400 2,5 *
Béton de pouzzolane ou de laitier
1200 < ρ ≤ 1400 0,44
expansé
Béton de cendres volantes frittées 1000 < ρ ≤ 1200 0,35
Béton de ponce naturelle 950 < ρ ≤ 1150 0,46
1600 < ρ ≤ 1800 1,05
Béton d’argile ou de schiste
1200 < ρ ≤ 1400 0,7
expansé
800 < ρ ≤ 1000 0,33
* Ces valeurs sont utilisées lorsqu’au moins la moitié du pourcentage d’acier indiqué est orientée dans
le sens du flux thermique (ce qui est assez rare dans les chainages courants). Dans le cas contraire, la
conductivité de 2,00 W/(m.K) est généralement utilisée pour les chainages en béton de granulats courants.
s Tableau 22  : Conductivité thermique par défaut des bétons (extrait règles Th-BAT Th-U RT 2012,
fascicule 2)
Neuf

40
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5
Etude des dispositions

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
constructives et choix
des matériaux

PROGRAMME
5.1. • Rappel des règles de conception
et de dimensionnement
Le NF DTU 20.1 est le texte de référence pour concevoir et dimen-
sionner les ouvrages en maçonnerie. Il est en cours de réactualisation
pour prendre en compte les dispositions constructives et méthodes
de calcul adoptées de l’Eurocode 6 (EN 1996 ou NF EN 1996).
Les Eurocodes structuraux deviennent progressivement les textes de
référence pour le dimensionnement des ouvrages (Tableau 23). Ils per-
mettent de déterminer les actions s’exerçant sur les ouvrages et pré-
cisent les méthodes de calculs utilisables aux différents états limites
(états limites ultimes (ELU) et de service (ELS)).
NF EN 1990 Eurocode 0 : Base de calcul des structures
NF EN 1991 Eurocode 1 : Actions sur les structures
NF EN 1992 Eurocode 2 : Calcul des structures en béton
NF EN 1996 Eurocode 6 : Calcul des structures en maçonnerie
NF EN 1997 Eurocode 7 : Calcul géotechnique
NF EN 1998 Eurocode 8 : Calcul des structures pour leur résistance au séisme

s Tableau 23  : Les Eurocodes structuraux applicables aux ouvrages en maçonnerie


Neuf

41
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5.2. • Choix des éléments de maçonnerie


dans la conception thermique
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

5.2.1. • Principaux Textes réglementaires


applicables
■■ Décret et  Arrêté du  26  octobre 2010  relatif aux  caractéristiques
thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâti-
PROGRAMME

ments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.


■■ Arrêté du  20  juillet 2011  modifié par  les  arrêtés du  16 et  30  avril
2013  portant approbation de  la  méthode de  calcul Th-B-C-E pré-
vue aux  articles  4, 5 et  6  de  l’arrêté du  26  octobre 2010  relatif
aux  caractéristiques thermiques et  aux  exigences de  performance
énergétique des  bâtiments nouveaux et  des  parties nouvelles
de bâtiments.
■■ Annexe à  l’arrêté portant approbation de  la  méthode de  calcul
Th-BCE 2012.
■■ Décret du 18 mai 2011 et Arrêté du 11 octobre 2011 relatif aux attes-
tations de  prise en  compte de  la  réglementation thermique
et de réalisation d’une étude de faisabilité relative aux approvision-
nements en  énergie pour  les  bâtiments neufs ou  les  parties nou-
velles de bâtiments.
■■ Arrêté du  28  décembre 2012  relatif aux  caractéristiques ther-
miques et  aux  exigences de  performance énergétique des  bâti-
ments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments autres que
ceux concernés par  l’article  2  du  décret du  26  octobre 2010  relatif
aux  caractéristiques thermiques et  à  la  performance énergétique
des constructions.
■■ Règles Th-Bât, règles de  détermination de  paramètres d'entrée
du bâti à utiliser pour le calcul réglementaire, décomposées en :
1.Règles Th-I pour la détermination de l'inertie du bâtiment ou d'une
zone du bâtiment ;
2.Règles Th-S pour la détermination du facteur solaire des parois du
bâtiment ;
3.Règles Th-L pour la détermination du facteur de transmission lumi-
neuse des parois vitrées du bâtiment ;
4.Règles Th-U pour la détermination du coefficient moyen de déper-
dition par transmission à travers les parois déperditives du bâtiment
(décomposées en cinq fascicules définissant notamment les caracté-
ristiques des matériaux, les résistances thermiques et coefficients de
transmissions surfaciques, les valeurs des ponts thermiques) ;
Neuf

42
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5.2.2. • Principales dispositions de la RT 2012
La RT 2012 issue des travaux du Grenelle de l’environnement a pour

DES
objectif de respecter les engagements écologiques visant à limiter le

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
réchauffement climatique et les émissions de CO2.
Diverses mesures sont mises en œuvre pour permettre d’atteindre
ces objectifs pour les bâtiments neufs ou existants. Elles se concré-
tisent par des obligations de résultats et de moyens visant à limiter la
consommation d’énergie tout en respectant le confort des occupants.

PROGRAMME
5.2.3. • Les obligations de résultats
Elles se traduisent par la définition de trois critères performanciels :

1. Bbio ≤ Bbiomax.
Ce nouveau coefficient traduit la qualité de conception et d’isolation
du bâtiment, indépendamment du système de chauffage : analyse par
l’architecte des besoins de chauffage, de refroidissement, d'éclairage
artificiel en fonction de l’orientation du bâtiment, de sa forme, de la
saison, …
Cette étude se concrétise par la définition du coefficient Bbio qui doit
être inférieur à une valeur maximale Bbiomax déterminée selon cer-
taines modalités (type de bâtiment, zone climatique, altitude…) ;

2. Consommation conventionnelle en énergie primaire


Cep ≤ Cepmax
La consommation conventionnelle est calculée pour les postes sui-
vants : chauffage + refroidissement + eau chaude sanitaire + éclairage
+ auxiliaires. De ce calcul, il faut déduire la production d’énergie sur
place : photovoltaïque, éolien pour déterminer Cep.
Cette consommation s’exprime en kiloWatt-heures « énergie primaire »
par m2 de surface de plancher hors œuvre nette défini par la RT 2012
(ShonRT) et par an. La valeur limite Cepmax est égale en moyenne à
50 kwhEP /[Link] pour les maisons individuelles et à 57,5 kwhEP /[Link]
pour les bâtiments collectifs jusqu’au 31 décembre 2014.
L’énergie primaire (EP) tient compte des pertes qui sont associées à la
production de l’énergie finale (EF), celle que l’on consomme réellement.

3. Confort d’été  : Tic ≤ Ticréf


En période estivale, la température intérieure conventionnelle du loge-
ment, Tic en °C, ne doit pas dépasser, après une séquence de 5 jours
chauds, la température de référence Ticréf calculée selon la méthode
Th-BCE 2012. La température Ticréf est calculée pour un bâtiment de
référence similaire au projet mais avec l’introduction de paramètres
Neuf

spécifiques à ce calcul.
43
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Le calcul des performances thermiques prend en compte la zone cli-


matique dans laquelle se situe le bâtiment (Figure 18).
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

s Figure 18 : Zones climatiques définies pour l’application de la RT 2012

Les critères performanciels Bbio, Cep et Tic dépendent directement


des performances thermiques de l’enveloppe du bâtiment. A ce titre,
les éléments de maçonnerie jouent un rôle important tant au niveau
de l’isolation de la paroi verticale opaque que de la réduction des
ponts thermiques (liaison façade/plancher, par exemple). Ils peuvent
permettre également d’intervenir sur la limitation de la Tic en contri-
buant, selon le principe d’isolation retenu, à l’inertie thermique glo-
bale du bâtiment. Les paragraphes ci-après explicitent ces différents
points.
 
 
 
 
 
 
 
 
Neuf

44
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5.2.4. • Les exigences de moyens
Deux exigences de moyens concernent la maçonnerie :

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
1. Isolation thermique : Mise en place de garde-fous
- Pont thermique moyen de liaison façade/plancher intermé-
diaire : ψ < 0,6 W/(m.K) ;
- Ratio de transmission thermique linéique moyen global des
ponts thermiques du bâtiment limité à 0,28 W/(m2 SHONRT.K) ;

PROGRAMME
- Coefficient de transmission surfacique U de la paroi donnant
sur un local à occupation discontinue ≤ 0,36 W/(m2.K).

2. Perméabilité à l’air de l’enveloppe


A la fin de la construction, elle doit être inférieure à :
- 0,6 m3/(h.m2 de parois déperditives), hors plancher bas pour
les maisons individuelles ;
- 1 m3/(h.m2 de parois déperditives), hors plancher bas en bâti-
ments collectifs d’habitation.

5.2.5. • Résistance thermique de la paroi


L’isolation thermique d’une paroi se caractérise au moyen de diffé-
rents paramètres : sa résistance thermique R ou son coefficient de
transmission surfacique U.

Résistance thermique R
Elle est représentative de la performance d’isolation de la paroi : plus
la résistance est forte plus la paroi est isolante.
Elle s’exprime en m2 x degré / W, s’écrivant : m2.K/W.
Les fournisseurs de produits en matériaux pleins et homogènes
donnent soit directement cette valeur, soit la conductivité thermique λ
du matériau constitutif permettant de calculer le R :

e( m )
R(m².K/W) =
λ (W /(m.K )
e étant l’épaisseur de la paroi et R sa résistance thermique.
Cette formule ne s’applique pas aux parois non homogènes (éléments
creux par exemple). Dans ce cas, la valeur de R est à déterminer par
essais ou par calculs.
Elle ne s’applique pas non plus si la paroi ou le produit mis en œuvre
comporte des ponts thermiques structurels (joints, attaches traver-
Neuf

santes, …) ou des lames d’air ventilées.

45
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Par analogie et à partir de cette valeur, les règles Th-bat définissent


une conductivité thermique équivalente λe qui s’exprime par :
DES

e( m )
λ e (W /(m.K )) =
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

R calcul ou essai (m².K/W)

Cette conductivité thermique équivalente est utilisée par exemple


pour classer les maçonneries isolantes :
- Maçonnerie isolante type b : λe ≤ 0,4 W / (m.K)
- Maçonnerie isolante type a : λe ≤ 0,2 W / (m.K)
PROGRAMME

Résistance thermique d’un mur multi-parois


La résistance thermique d’un mur constitué de plusieurs parois s’ob-
tient en faisant la somme des résistances de chacune des parois
constitutives.
Par exemple :
R paroi = R maçonnerie (Rm) + R isolant (Risol) + R plaque de plâtre (Rp)
Que l’on peut écrire de cette façon : R paroi = ∑ Ri , Ri étant la résistance
thermique d’une des parois constitutives.

R paroi = ∑ Ri = Rm + Risol + Rp

s Figure 19 : Définition de la résistance d’une paroi multicouches

Comme précédemment, cette formule ne s’applique pas si le mur


comporte des ponts thermiques structurels affectant plusieurs parois
(attaches traversantes, …) ou des lames d’air ventilées.

Coefficient de transmission surfacique U


Ce coefficient définit la perte thermique au travers de la paroi. Il s’ex-
prime en W/(m2.K) pour un écart de température de 1 degré entre les
ambiances de part et d’autre de la paroi.
Ce coefficient est calculé à partir de la résistance thermique de la paroi
en y ajoutant les échanges thermiques superficiels des deux faces
exposées :
• Rse : résistance thermique superficielle de la face externe expo-
sée exprimée en m2.K/W. Pour une paroi verticale donnant sur
l’extérieur, Rse = 0,04 m2.K/W;
• Rsi : résistance thermique superficielle de la face interne
Neuf

exposée exprimée en m2.K/W. Pour une paroi verticale, Rsi =


0,13 m2.K/W ;
46
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DES
1
U paroi = (W / m².K )
R

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
avec :
R = Rse + R paroi + Rsi =
Rse + ( Rm + Risol + R p ) + Rsi

PROGRAMME
s Figure 20 : Calcul du coefficient de transmission surfacique U pour une paroi verticale ou d’inclinaison
supérieure à 60 ° donnant sur l’extérieur

Exemples de solutions
Les tableaux suivants (Tableau 24),(Tableau 25), (Tableau 26) donnent une syn-
thèse des performances des différents éléments de maçonnerie selon
différents scénarios.
Résistance thermique Murs – ITI
Option 1 : cas courants
Elément de maçonnerie Type b Type a
λ_e (W/(m.K)) 0,40 0,30 0,20 0,15 0,10
Epaisseur (m) 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
R (m2.K/W) 0,50 0,67 1,00 1,30 2,00
Isolant
λ (W/(m.K)) 0,032 0,032 0,032 0,032 0,032
Epaisseur (m) 0,10 0,10 0,10 0,10 0,10
R (m2.K/W) 3,13 3,13 3,13 3,13 3,13
Plaque de plâtre
λ (W/(m.K)) 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25
Epaisseur (m) 0,013 0,013 0,013 0,013 0,013
R (m2.K/W) 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05
Enduit
λ (W/(m.K)) 1,3 1,3 1,3 1,3 1,3
Epaisseur (m) 0,015 0,015 0,015 0,015 0,015
R (m2.K/W) 0,01 0,01 0,01 0,01 0,01
Echanges thermiques parois extérieures et intérieures
Rse (m2.K/W) 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04
Rsi (m2.K/W) 0,13 0,13 0,13 0,13 0,13
Epaisseur totale mur (m) 0,33 0,33 0,33 0,33 0,33
R paroi (m .K/W) (1)
2
3,69 3,86 4,19 4,49 5,19
U (W/(m2.K)) (2) 0,26 0,25 0,23 0,21 0,19
(1) Valeur sans les résistances superficielles Rse et Rsi
(2) U maxi pour une paroi donnant sur un local à occupation discontinue : 0,36

s Tableau 24  : Evaluation des résistances thermiques – Murs ITI – Option 1 : cas courants : λ isolant
0,032 W/(m.K)
Neuf

47
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Résistance thermique MURS – ITI


Option 2 : optimisation du système
Elément de
DES

Type b Type a
maçonnerie
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

λ_e (W/(m.K)) 0,40 0,30 0,20 0,15 0,10


Epaisseur (m) 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
R (m2.K/W) 0,50 0,67 1,00 1,30 2,00
Isolant
λ (W/(m.K)) 0,030 0,030 0,030 0,030 0,030
Epaisseur (m) 0,12 0,12 0,12 0,12 0,12
PROGRAMME

R (m2.K/W) 4,00 4,00 4,00 4,00 4,00


Plaque de plâtre
λ (W/(m.K)) 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25
Epaisseur (m) 0,013 0,013 0,013 0,013 0,013
R (m2.K/W) 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05
Enduit
λ (W/(m.K)) 0,55 0,55 0,55 0,55 0,55
Epaisseur (m) 0,015 0,015 0,015 0,015 0,015
R (m .K/W)
2
0,03 0,03 0,03 0,03 0,03
Echanges thermiques parois extérieures et intérieures
Rse (m2.K/W) 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04
Rsi (m .K/W)
2
0,13 0,13 0,13 0,13 0,13
Epaisseur totale mur (m) 0,35 0,35 0,35 0,35 0,35
R paroi (m .K/W) (1)
2
4,58 4,75 5,08 5,38 6,08
U (W/(m .K)) (2)
2
0,21 0,20 0,19 0,18 0,16
(1) Valeur sans les résistances superficielles Rse et Rsi
(2) U maxi pour une paroi donnant sur un local à occupation discontinue : 0,36 W/(m2.K).

s Tableau 25  : Évaluation des résistances thermiques – Murs ITI – Option 2 : Optimisation de l’isolant : λ
isolant 0,030 W/(m.K)

Résistance thermique murs – ITR


Elément de maçonnerie Type a
λ_e (W/(m.K)) 0,20 0,15 0,13 0,13
Epaisseur (m) 0,35 0,35 0,35 0,5
R (m .K/W)
2
1,75 2,33 2,60 3,71
Plaque de plâtre
λ (W/(m.K)) 0,25 0,25 0,25 0,25
Epaisseur (m) 0,013 0,013 0,013 0,013
R (m2.K/W) 0,05 0,05 0,05 0,05
Enduit
λ (W/(m.K)) 1,3 1,3 1,3 1,3
Epaisseur (m) 0,015 0,015 0,015 0,015
R (m2.K/W) 0,01 0,01 0,01 0,01
Echanges thermiques parois extérieures et intérieures
Rse (m2.K/W) 0,04 0,04 0,04 0,04
Rsi (m .K/W)
2
0,13 0,13 0,13 0,13
Epaisseur totale mur (m) 0,38 0,38 0,38 0,53
R paroi (m .K/W) (1)
2
1,81 2,40 2,66 3,78
U (W/(m .K)) (2)
2
0,50 0,39 0,35 0,25
Neuf

(1) Valeur sans les résistances superficielles Rse et Rsi


(2) U maxi pour une paroi donnant sur un local à occupation discontinue : 0,36 W/(m2.K).

48 s Tableau 26  : Murs ITR : Evaluation des résistances thermiques selon différentes épaisseurs d’éléments
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5.2.6. • Ponts thermiques
Les valeurs des ponts thermiques sont définies dans les règles de

DES
calcul Th-bât ThU, fascicule 5. Les tableaux de l’[Annexe 2] complètent

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
ces valeurs en caractérisant les ponts thermiques pour des éléments
de maçonnerie de type a et b, mis en œuvre avec des planelles de
résistances thermiques différentes (de 0,07 à 0,8 m2.K/W).
D’autres valeurs de calcul peuvent être utilisées dans le cadre d’un
Avis technique (montage avec rupteurs thermiques, par exemple) ou
dans le cas de valeurs calculées dans le cadre d’une étude spécifique

PROGRAMME
conforme aux règles Th-U et aux normes applicables (en particulier
NF EN ISO 6946, NF EN ISO 10211, NF EN ISO 10456).
Le (Tableau 27) donne à titre d’exemples différentes valeurs de ponts ther-
miques de liaisons de plancher d’étage réalisées à partir de planelles,
pour différentes configurations présentées (Figure 21) et (Figure 22) (valeurs
conformes à la RT 2012).
Ponts thermiques Ponts thermiques
ψ (en W//(m.K) avec ITI ψ (en W//(m.K) avec ITR
plancher Plancher à plancher Plancher à
béton poutrelles béton poutrelles
Planelle Rp : 0,1 m2.K/W
0,67 0,61
Eléments isolants Planelle Rp : 0,22 m2.K/W
Type b 0,58 0,55
λe = 0,4 W/(m.K) Planelle épaisseur 6,5 cm
isolante Rp : 0,8 m2.K/W
0,53 0,47
Planelle épaisseur 7 cm Rp : 0,5
Planelle Rp : 0,3 m2.K/W
m2.K/W
0,44 0,38 0,31 à 0,35 0,30 à 0,34
Eléments isolants
Type a λe = 0,2 W/(m.K) Planelle épaisseur 7 cm
Planelle épaisseur 6,5 cm
+ 3 cm isolant
Rp : 0,8 m2.K/W
Rp : 1,5 m2.K/W
0,37 0,33 0,19 à 0,21 0,18 à 0,20
Planelle épaisseur 6,5 cm
Rp : 1,0 m2.K/W
Eléments isolants 0,35 0,32
Type a λe = 0,2 W/(m.K) Planelle épaisseur 6,5 cm
isolante Rp : 1,4 m2.K/W
0,32 0,30

s Tableau 27  : Exemples de valeurs de ponts thermiques. Liaison plancher intermédiaire (étage) façade /
Plancher épaisseur 20 cm
Neuf

49
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ITI – Solutions traditionnelles


Planelle associée à un isolant sur sa partie
Planelle sans isolant
arrière
DES

Epaisseur planelle ≥ 5 cm


Epaisseur planelle ≥ 7 cm
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

ITI – Solutions non traditionnelles


Planelle associée à un isolant sur sa partie
Planelle avec isolant intégré dans la planelle
arrière Epaisseur planelle < 7 cm

Nota : appui de plancher : B ≥ 2 × t / 3


s Figure 21 : Exemple de pont thermique plancher – façade (cas de l’ITI)

ITR – Solutions traditionnelles


Planelle associée à un isolant sur sa partie
Planelle sans isolant arrière
Epaisseur planelle ≥ 5 cm Epaisseur planelle ≥ 7 cm (ou 10 cm blocs
béton)

Nota : appui de plancher : B ≥ 2 × t / 3


s Figure 22 : Exemple de pont thermique plancher – façade (cas de l’ITR)
Neuf

Note

50 les solutions non traditionnelles ci-dessus relèvent de l’Avis technique ou du DTA.


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5.2.7. • Inertie thermique
A l’échelle d’un matériau ou d’une paroi, isolation et inertie sont des

DES
caractéristiques thermiques qui agissent, physiquement, de manière

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
non conjointe puisqu’il est nécessaire de laisser passer la chaleur dans
l’épaisseur d’une paroi pour que celle-ci puisse la stocker. A l’échelle
d’un bâtiment, on peut cependant dire que l’inertie thermique intervient
de manière « complémentaire » à l’isolation. Son rôle d’amortisseur
permet de limiter les gradients thermiques dus aux variations de condi-
tions extérieures et intérieures, améliorant ainsi le confort des locaux,

PROGRAMME
en particulier en période estivale. Elle limite les pics de chaleur l’été
et contribue, dans certains cas, à une réduction sensible des besoins
en chauffage l’hiver et en demi-saison. Son effet sur les performances
thermiques est lié à la classe d’inertie du bâtiment (Tableau 28).
La classe d’inertie quotidienne d’un bâtiment est définie selon
5 classes : « très légère », « légère », « moyenne », « lourde » et « très
lourde ». Elle est déterminée à partir des règles Th-I en prenant en
compte les caractéristiques du niveau le plus défavorable, en général
le dernier étage du bâtiment.
La méthode forfaitaire détermine, en fonction du niveau d'inertie des
parois verticales et horizontales (plancher, plafond), la classe d'iner-
tie du bâtiment, en se plaçant dans la pièce la plus faible en inertie
thermique.
Plancher Plafond Paroi verticale INERTIE
Lourd Lourd Lourde Très lourde
- Lourd Lourde Lourde
Lourd - Lourde Lourde (1)
Lourd Lourd - Lourde
- - Lourde Moyenne
- Lourd - Moyenne
Lourd - - Moyenne (2)
- - - Très légère
(1) Cas courant pour une isolation thermique répartie (ITR) avec éléments de maçonnerie isolants et
plancher en béton ou poutrelles et hourdis, avec dalle de compression d’au moins 4 cm si entrevous
béton ou terre cuite, et 5 cm si entrevous isolants.
(2) Cas courant pour une isolation thermique par l’intérieur (ITI) avec éléments de maçonnerie isolants
et plancher en béton ou poutrelles et hourdis, avec dalle de compression d’au moins 4 cm si entrevous
béton ou terre cuite, et 5 cm si entrevous isolants.

s Tableau 28  : Détermination de la classe d’inertie quotidienne d’un bâtiment

Confort d’été
La RT 2012  impose une limitation de la température intérieure des
logements. Elle est définie à partir de la Température Intérieure
Conventionnelle (Tic) atteinte au cours d’une séquence de 5  jours
chauds.
La Tic doit être inférieure à une température de référence : la Tic réf.
Neuf

Le calcul de ces températures est défini dans les règles Th-BCE 2012.
51
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L’étude présentée en [Annexe 2] montre que, quelle que soit la zone


géographique, un bâtiment à forte inertie sera plus confortable l’été
(du fait de la limitation d’élévation de température à l’intérieur du
DES

logement) qu’un bâtiment à inertie très légère qui peut se montrer


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

inconfortable et parfois non conforme à la réglementation (Figure 23).


PROGRAMME

s Figure 23 : Evaluation de la Tic pour différentes classes d’inertie selon la zone climatique (maison
individuelle, petit collectif)

Gain en chauffage
L’inertie thermique améliore la valeur du Bbio et contribue de ce fait à
minimiser les besoins en chauffage.
En période hivernale ensoleillée et en demi-saison, les planchers,
séparatifs et murs de façade selon le système d’isolation retenu, vont
emmagasiner les apports internes et les calories fournies par le soleil.
La (Figure 24).précise pour l’étude présentée en [Annexe 2] les gains
obtenus comparativement à une inertie thermique très légère.
Neuf

s Figure 24 : Gain en chauffage en fonction de l’inertie thermique

52
MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


5.2.8. • Etanchéité à l’air
L’étude présentée en [Annexe 3] montre que les différentes maçon-

DES
neries enduites ayant subi un test d’étanchéité à l’air (tableau 2  de

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
l’Annexe 3) présentent toutes une perméabilité à l’air très faible,
moins de 1% du débit limite de 0,6 m3/h.m2 spécifié par la réglementa-
tion (valeurs mesurées sous une pression de 4 Pa).
Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire d’envisager la mise en
place d’un dispositif supplémentaire d’étanchéité (film plastique com-
plémentaire ou enduit intérieur projeté).

PROGRAMME
De même, la réalisation d’un essai d’étanchéité à l’air intermédiaire
avant enduisage de la paroi extérieure, comme cela est parfois sug-
géré, n’est utile que pour vérifier certains points singuliers de mise
en œuvre. La valeur de la perméabilité mesurée avant enduisage est
sans grand intérêt et non représentative du résultat final.

5.3. • Choix des murs selon l’exposition

5.3.1. • Exposition à la pluie
Le NF DTU 20.1 P3 précise les configurations de façades à utiliser
selon l’exposition à la pluie (Figure 2)).
L’épaisseur minimale brute de la paroi extérieure en maçonnerie est
généralement de 20 cm. En ITR (murs de type I) cette épaisseur peut
être plus importante du fait de la nature du matériau et de l’exposi-
tion. Les épaisseurs minimales à utiliser sont rappelées (Tableau 29).
 
 

Situation a, b ou c Situation d
Hauteur du mur au- Façades non abritées
dessus du sol (m) Façades Façades non Façades
abritées abritées abritées Zone littorale sauf Front
front de mer de mer
I (3)
< 6 m I ou IIa
ou IIa
IIb
I (1)
6 à 18 m I I IIa
ou IIa
I (2)
18 à 28 m IIb III
ou IIa
28 à 50 m IIa ou IIb III III
50 à 100 m III
Epaisseurs minimales brute des éléments de murs type I (ITR)
(1) 27,5 cm
(2) 37,5 cm : briques TC à perforations verticales ou blocs béton de granulats légers.
(3) Blocs béton cellulaire : 25 cm ;
– briques TC à perforations verticales : 30 cm ;
– blocs béton de granulats légers : 27,5 cm.
Neuf

s Tableau 29  : Configurations des types de façade en ITI et ITR selon l’exposition

53
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5.3.2. • Murs de sous-sol
Le § 7.4.2 de la NF DTU 20.1 P1-1  définit les prescriptions appli-
DES

cables aux maçonneries enterrées (voir également l’Annexe A de la


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

NF DTU 20.1 P4) :

Catégories
• Catégorie 1 : Locaux habitables en sous-sol ;
• Catégorie 2 : Locaux utilisés comme chaufferie, garage ou cer-
PROGRAMME

taines caves ;
• Catégorie 3 : murs de vide sanitaire ou périphériques de
terre-plein.

Choix des matériaux


Murs obligatoirement enduits sur les faces Murs pouvant être enduits ou non sur les
en contact avec le sol (*) faces en contact avec le sol (*)
Eléments Epaisseur minimale Eléments Epaisseur minimale
Blocs pleins, perforés
25 cm
Blocs de béton cellu- ou creux de béton de
(mise en œuvre selon 20 cm
laire autoclavé granulats courants ou
NF DTU 20.1 P4, § 3.1.8)
légers
Briques (de terre cuite
briques (de terre cuite
HD et LD de maçonne-
LD) de maçonnerie
20 cm rie enterrées pouvant 20 cm
enterrées obligatoire-
être enduites ou non)
ment enduites
désignées D
(*) L’enduit doit être prolongé sur une hauteur de 15 cm au-dessus du sol fini.
s Tableau 30  : Murs de sous-sol – Choix des matériaux

Les éléments creux sont à utiliser en situation hors gel.


Lorsque ce n'est pas le cas :
• les éléments creux ne peuvent être utilisés que lorsqu'un drai-
nage est prévu ;
• s'il existe un risque d'accumulation d'eau prolongé, on doit uti-
liser des éléments pleins ou perforés.

Choix du revêtement extérieur selon le dispositif de


drainage.
Un revêtement d’étanchéité est à mettre en place sur la face extérieure
de la maçonnerie pour les éléments de catégorie 1 et 2, défini § [Link]
de la NF DTU 20 .1 P 1-1. Ce revêtement est fonction de la nécessité ou
non d’un drainage.
Neuf

54
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Le drainage n’est pas nécessaire Un drainage est prévu
Murs de catégorie 2 Murs de catégorie 2
Dispositif A : Dispositif A

DES
(Enduit d’imperméabilisation conforme à NF +

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
DTU 26.1 ou mortier réalisé avec ciment résis- Dispositif de drainage vertical (nappe à excrois-
tant aux milieux agressifs (NF DTU 20.1 P1-2, sance, mur en éléments creux, géotextile)
§ 3.1) +
+ Le drainage vertical doit être relié au drainage
2 couches d’un enduit d’imprégnation à froid) en pied
Murs de catégorie 1 Murs de catégorie 1
Dispositif B : Dispositif B

PROGRAMME
(Enduit de dressement+ Avec
Revêtement d’étanchéité sous avis technique protection qui fait également office de drainage
ou DTA (membrane, système bicouche, ou vertical
complexe élasto-plastique)+ (nappe à excroissance, mur en éléments creux,
Protection (nappe à excroissance, mur en élé- géotextile)
ments creux, géotextile ou panneaux isolants +
sous avis technique ou DTA). Le drainage vertical doit être relié au drainage
Les locaux doivent être aérés et ventilés). en pied

s Tableau 31  : Étanchéité pour murs de sous-sol – Choix du revêtement de la paroi enterrée

Coefficient de transmission surfacique des parois enterrées


Le coefficient de transmission surfacique des parois enterrées est cal-
culé selon les règles Th-Bât – Th-U fascicule 4, § 2.2.2. Il est fonction de
la configuration du bâtiment (surface de plancher, épaisseur des murs
périphériques) et des différentes résistances thermiques des maté-
riaux utilisés (plancher, murs), ainsi que de la conductivité thermique
du sol.

Ponts thermiques
Ils sont indiqués en [Annexe 1]. La (Figure 25) donne la valeur de ponts
thermiques pour un local chauffé en sous-sol.
Mur et planelle en maçonnerie type b
 
ψ = 0, 31 W/(m.K)

Mur et planelle en maçonnerie type a


 
ψ = 0,30 W/(m.K)

s Figure 25 : Exemples de ponts thermiques mur et plancher en sous-sol – Cas d’un local chauffé

5.4. • Stabilité mécanique
La stabilité mécanique d’un ouvrage en maçonnerie est assurée par
liaisonnement mécanique des murs porteurs et des planchers, au
Neuf

moyen de chaînages.
55
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Les murs porteurs reprennent les charges verticales. Ils peuvent éga-
lement être dimensionnés pour reprendre en plus les charges hori-
zontales dues au vent, à la poussée des terres et au séisme (murs de
DES

contreventement).
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

La résistance mécanique d’un mur doit être vérifiée en fonction des


conditions de chargement et d’appui des efforts sollicitants.
Le NF DTU 20.1 P4 définit différentes méthodes de vérification de la
résistance d’un mur :
- Contraintes admissibles dans les parois porteuses sous l’ef-
PROGRAMME

fet de charges verticales, centrées ou excentrées, et fonction


de l’élancement géométrique (rapport (h/e) d’un mur qui est
limité à 20, h étant la distance verticale entre planchers, et e
l'épaisseur du mur porteur)
- Vérification des contraintes localisées au niveau des appuis
de planchers, des linteaux et autres appuis ponctuels.
On peut également se référer à l’Eurocode 6, parties 1-1 ou 3  pour
déterminer la résistance des murs porteurs ou non, selon différents
cas de chargements.

5.4.1. • Contreventement
Le contreventement peut être assuré par les murs de façade et les
murs intérieurs (refends, murs séparatifs). Ces murs doivent être
liaisonnés aux planchers par des chaînages horizontaux. Ils peuvent
également être liaisonnés aux murs transversaux par harpage ou à
l’aide de chaînages verticaux (voir Recommandations profession-
nelles RAGE Maçonneries isolantes avec isolation thermique par l’in-
térieur ou répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre, § 7.1).
En situation sismique, les murs de contreventement doivent être sys-
tématiquement chaînés (cf. 5.6).
On pourra se référer à l’Eurocode 6 pour le dimensionnement de ces
murs.

5.4.2. • Chaînages horizontaux
Ils sont disposés en partie supérieure des murs porteurs (murs de
façade, de contreventement ou de refend) pour ceinturer un plancher
en béton et assurer ainsi le monolithisme de l’ensemble.
Ils sont également disposés en couronnement des murs libres en tête
(pointes de pignon par exemple).
Les chaînages horizontaux sont à liaisonner aux chaînages verticaux
présents dans les murs porteurs.
Ils seront conformes aux spécifications du NF DTU 20.1 P4, § 3.1.1.
Neuf

56
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La section du chaînage est indiquée dans les Recommandations pro-
fessionnelles RAGE Maçonneries isolantes avec isolation thermique
par l’intérieur ou répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre, § 7.1.

DES
Pour les ouvrages dimensionnés au séisme, les dispositions à appli-

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
quer sont indiquées (cf. 5.6).

5.4.3. • Chaînages verticaux
Ces chaînages doivent être réalisés au moins dans les angles saillants

PROGRAMME
et rentrants des maçonneries, ainsi que de part et d'autre des joints
de fractionnement du bâtiment (Figure 26).
Ils peuvent être réalisés :
• Soit au moyen d’éléments spéciaux de coffrage munis d’un
alvéole carré ou circulaire ;
• Soit par coffrage. Cette solution est toutefois à limiter, du fait du
pont thermique qu’elle crée.
Les aciers utilisés seront de nuance Fe E 500 avec une section mini-
male correspondant à 2 HA 10.
La continuité des armatures sera assurée par un recouvrement de lon-
gueur 50 Φ.
Pour les ouvrages dimensionnés au séisme, ces dispositions sont à
remplacer par celles du § (cf. 5.6).

1. Joint diapason ou de
dilatation
2. Joint de dilatation
3. Chaînages verticaux
4. Refend porteur
A : bâtiment collectif.
B : maison individuelle.
Neuf

s Figure 26 : Exemple d’implantation des chaînages verticaux (NF DTU 20.1)


57
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5.4.4. • Jonctions en T
Selon les dispositions du NF DTU 20.1 P1.1, § 6.5 et P4, § 3  .1.2, ces
DES

jonctions sont à réaliser de préférence par harpage de manière à assu-


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

rer la continuité de l’appareillage.


Le harpage des maçonneries de même nature et d’épaisseur égale
est recommandé. Il permet d’améliorer le contreventement dans une
direction en prenant en compte les maçonneries perpendiculaires en
renfort (en T ou en L).
PROGRAMME

Toutefois, pour les maçonneries faiblement chargées, il est possible


d’utiliser une liaison par pénétration partielle du mur intérieur dans le
mur extérieur.
Dans le cas où la jonction ne joue aucun rôle dans le contrevente-
ment, une simple juxtaposition est utilisable.
Le (Tableau 32) rappelle les différentes dispositions applicables.
Parois de natures diffé-
Fonction du mur intérieur Parois de même nature
rentes
Mur de refend ou de contrevente- Simple juxtaposition
Harpage
ment (solution générale) figure 5-11 (1) (2)
Mur de refend ou de contrevente- Liaison par engravure totale ou partielle (un bloc sur trois)
ment faiblement chargé (1)

Mur séparatif simple Simple juxtaposition (1) (2)


(1) Si nécessaire, la stabilité transversale peut être réalisée par au moins trois liaisons ponctuelles
réparties sur la hauteur du mur et conformes à la NF DTU 20.1 P1-2, § 5.8.
(2) En situation d’incendie, cette solution demande à être justifiée.

s Tableau 32  : Jonctions en Té des murs intérieurs et des façades

Voir dessin des différentes dispositions dans les Recommandations


professionnelles Rage Maçonneries isolantes avec isolation ther-
mique par l’intérieur ou répartie partie 2, (cf. 7.3).
En situation sismique, ces solutions sont admises à la condition de
respecter les règles constructives précisées (cf. 5.6) pour la réalisation
des murs de contreventement et des chaînages.
Dans le cas de liaisons par engravures, les ponts thermiques pourront
être limités :
• soit en interposant, en fond de liaison, un matériau isolant
(solution non traditionnelle) ;
• soit en utilisant une liaison simple disposée en tête et en pied
de mur. Dans ce cas l’isolant et le joint de calfeutrement sont à
adapter à l’usage prévu (isolation phonique, résistance au feu).

Ponts thermiques
La (Figure 27) donne la valeur des ponts thermiques des différentes
liaisons façade / mur intérieur présentées ci-dessus. Les autres ponts
Neuf

thermiques sont définis en [Annexe 1].

58
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Mur et refend en maçonnerie type b
ψ = 0,25 W/(m.K)

DES
Mur et refend en maçonnerie type a

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
ψ = 0,09 W/(m.K)

Mur en maçonnerie type b, refend en maçonne-


rie courante
ψ = 0, 09 W/(m.K)

PROGRAMME
Mur en maçonnerie type a, refend en maçonne-
rie courante
ψ = 0,07 W/(m.K)

Mur et refend en maçonnerie type a


ψ = 0,07 W/(m.K)

Mur en maçonnerie type a, refend en maçonne-


rie courante
ψ = 0,08 W/(m.K)

s Figure 27 : Comparaison des ponts thermiques entre façade et mur intérieur

5.4.5. • Trumeaux
La largeur minimale des trumeaux porteurs en maçonnerie est définie
comme suit (NF DTU 20.1 P1.1, § 6.4.2) :
- 0,80 m et deux fois la longueur de l’élément courant de
maçonnerie lorsque celui-ci mesure moins de 50 cm ;
- Une fois et demi la longueur de l’élément de maçonnerie
sinon. Dans ce cas les murs doivent être montés en utilisant
des demi-éléments en association avec l’élément courant.
Les trumeaux porteurs de largeur plus faible doivent comporter un
élément porteur en béton armé intégré à la maçonnerie si elle le
permet, ou doivent être réalisé en béton armé (voir la Figure 27  des
Recommandations professionnelles RAGE Maçonneries isolantes
avec isolation thermique par l’intérieur ou répartie – Partie  2). De ce
fait, ils doivent être pris en compte dans les calculs thermiques.
L’élément porteur en béton armé doit être liaisonné aux chaînages
horizontaux. Il est à réaliser conformément au DTU 21. Les élé-
ments de maçonnerie peuvent servir de coffrage pour réaliser ce
renfort (voir la Figure 26  des Recommandations professionnelles
RAGE Maçonneries isolantes avec isolation thermique par l’intérieur
ou répartie – Partie  2 : Règles de mise en œuvre) La vérification des
contraintes reprises par le trumeau est à effectuer conformément au
§ 3.1.6 de la NF DTU 20.1 P4.
Neuf

59
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Les trumeaux en maçonnerie de largeur inférieure à 1,2 m


doivent être montés à joints verticaux hourdés (remplis ou collés)
(NF DTU 20.1 P1-1, § [Link]).
DES

Cas particulier d’une maçonnerie en terre cuite réalisée avec briques


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

enduites ou apparentes de longueurs supérieures à 0,4 m : lorsque


la largeur du trumeau est inférieure ou égale à 1  m, les jambages
des tableaux doivent être réalisés à l'aide d'éléments spéciaux
(NF DTU 20.1 P1-1, § [Link]).
PROGRAMME

Caractéristiques thermiques
La résistance thermique de la paroi de béton est déterminée en fonc-
tion de la conductivité thermique du type de béton utilisé (Tableau 22).
Les ponts thermiques sont définis dans les règles Th-BAT Th-U, fasci-
cule 5, exemple (Figure 28).

ψ = ψ1 + ψ2
= 0,80 W/(m.K)

Caractéristiques thermiques des matériaux utilisés :


– Conductivité thermique du béton du trumeau : 2,0 W/(m.K)
– Résistance thermique de la planelle isolante : 0,22 m2.K/W

s Figure 28 : Exemples de ponts thermiques au niveau d’un trumeau

5.4.6. • Appuis de planchers
La largeur minimale d’appui (intégrant le chaînage horizontal périphé-
rique) sur les parois porteuses est en général égale aux 2/3 de l’épais-
seur brute du mur (NF DTU 20.1 P 1 .1, § 6). Des dérogations peuvent
toutefois être admises, dans le cadre d’avis techniques ou DTA de pro-
cédés notamment.

Epaisseur minimale des planelles


Elle varie de 5 à 10 cm selon le type de montage : interposition ou non
Neuf

d’un isolant entre la planelle et l’about de plancher. Elle est définie


(Figure 29) et (Figure 30).
60
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ITI ITR

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME
1 : Elément de maçonnerie
2 : Planelle d’épaisseur ≥ 5 cm (matériau de même nature et de même structure que l’élément)
3 : enduit muni d’un treillis anti-fissuration conformément au NF DTU 20.1 P1.1, § [Link]
4 : plancher (appui x ≥ 2e/3)

s Figure 29 : Planelle d’habillage de l’about d’un plancher (pas d’isolant entre planelle et about)

ITI ITR

1 : Elément de maçonnerie


2 : Planelle d’épaisseur ≥ 7 cm (matériau de même nature et de même structure que l’élément). En
ITR pour les blocs béton, l’épaisseur minimale est de 10 cm.
3 : enduit muni d’un treillis anti-fissuration conformément au NF DTU 20.1 P1.1, § [Link]
4 : plancher (appui x ≥ 2e/3)
5 : isolant disposé entre la planelle et l’about de plancher

s Figure 30 : Planelle d’habillage de l’about d’un plancher (Isolant entre planelle et about)

La (Figure 31) propose, en dérogation au NF DTU 20.1, une planelle avec


isolant intégré.
Elle permet de limiter les ponts thermiques et de respecter l’appui
minimal pour le plancher (2/3 de l’épaisseur du mur).
Neuf

61
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DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

– Planelle isolante, épaisseur ≤ e/3 ; e : épaisseur de l’élément de maçonnerie.


Matériau de même nature et de même structure que l’élément de maçonnerie.
– Treillis anti-fissuration (suivant Atec ou DTA)
– Plancher (appui ≥ 2e/3)

s Figure 31 : Planelle avec isolant intégré

Treillis anti-fissuration
Il est à mettre en œuvre dans l’enduit recouvrant les planelles de plan-
chers sur les deux derniers niveaux du bâtiment. Les dispositions de
recouvrement sont précisées dans les Recommandations profession-
nelles RAGE Maçonneries isolantes avec isolation thermique par l’in-
térieur ou répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre, § 7.10 et § 11.4.

Ponts thermiques
A titre comparatif, les valeurs des ponts thermiques pour différents
types de montage sont données § (cf.5.26). D’autres valeurs sont dis-
ponibles en [Annexe 1].

5.4.7. • Linteaux
Ces éléments sont destinés à reprendre les charges verticales s’exer-
çant en partie supérieure d’une baie (ou d’une ouverture).
Ils sont soit préfabriqués conformément à la norme NF EN 845-2 (voir
DTU20-1 P1-2), soit réalisés au moyen d’éléments de coffrage en U
permettant de réaliser la poutre en béton armée coulé sur place. Ces
éléments de coffrage peuvent être de la longueur du linteau à réaliser.
Il est également possible d’utiliser des pré-linteaux associés à un cof-
frage complémentaire.
Voir exemples de linteaux dans les Recommandations profession-
nelles RAGE Maçonneries isolantes avec isolation thermique par l’in-
Neuf

térieur ou répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre, § 7.9.

62
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


On utilisera préférentiellement des éléments de coffrage en matériau
similaire à celui de la maçonnerie, de manière à conserver l’homo-
généité de la paroi. Dans le cas contraire, un treillis anti-fissuration

DES
devra être mis en œuvre dans l’enduit (voir Recommandations profes-

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
sionnelles RAGE Maçonneries isolantes avec isolation thermique par
l’intérieur ou répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre, § 7.10)

5.4.8. • Coffres de volet roulant (CVR)


Ils sont généralement constitués d’un coffre complet ou d’un demi-

PROGRAMME
coffre et viennent se monter à l’avancement de la maçonnerie, en
appui sur les jambages de la baie.
Ils peuvent être porteurs ou non et servir de plan de coffrage pour la
réalisation du linteau ou du chaînage horizontal.
Ces éléments sont soit conformes à la norme éléments de maçonne-
rie dont ils dépendent, soit définis dans le cadre d’un avis technique
délivré par le GS 16.
Ils peuvent également dépendre d’une autre norme telle que la norme
NF EN 1520 pour les éléments en béton de granulats légers, armés.
Voir exemples de montage dans les Recommandations profession-
nelles RAGE Maçonneries isolantes avec isolation thermique par l’in-
térieur ou répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre,§. 7.10.
Dans le cas d’emploi d’un demi-coffre associé à une menuiserie de
type BBI (bloc– baie inversé avec coffre enrouleur de volet situé sur
la partie extérieure de la fenêtre), les fonctions d’étanchéité à l’air
et à l’eau sont assurées directement par le bloc baie, le demi-coffre
n’ayant plus qu’une fonction esthétique.
Il est recommandé d’utiliser des coffres ou des demi-coffres réalisés dans
le même matériau que celui de la maçonnerie (NF DTU 20.1 P1.1, § 6.4.4).
La performance thermique d’un CVR est définie par son coefficient de
transmission surfacique Uc, déterminé selon les règles Th-U, fascicule
3, § 2.3.5. Il s’exprime en fonction de sa surface projetée, Hc x Lc en
W/(m2.K), Hc représentant la hauteur du coffre et Lc sa longueur.
Pour plus d’informations, consulter le Guide RAGE : Coffres de volets
roulants.

5.5. • Résistance au feu
La résistance au feu des éléments de construction est définie par l’ar-
rêté du 22 mars 2004, en remplacement de l’arrêté du 3 août 1999.
Le classement au feu européen « REI » fait référence aux normes NF
EN 13501-2 et NF EN 1996-1-2, NF EN 1364-1 et 1365-1.
Neuf

63
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Nouveau classement euro-


Spécification Ancien classement français
péen (*)
Stabilité au feu sous son poids
DES

propre : pas d’indice de classe-


Stabilité au feu sous son poids propre
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Coupe ment
Stable au feu ou sous un chargement donné :
SF feu Stabilité au feu sous un charge-
(CF) ment donné :
R
Pare flamme PF E
Isolation ther-
Pas d’indice de classement I
PROGRAMME

mique
(*) Autres critères complémentaires : M : action mécanique (tenue sous un choc par exemple) ; W :
tenue au rayonnement.

s Tableau 33  : Résistance au feu – Classement français et européen

L’ancien classement français est toujours en vigueur dans les règle-


ments. Il sera progressivement remplacé par le classement européen,
au fur et à mesure de la révision de ces textes.
La résistance au feu des murs en maçonnerie doit être déterminée par
essais (les méthodes de calcul proposées dans la norme NF EN 1996-
1-2 ne sont pas applicables en France).
Les valeurs de résistance au feu des murs de maçonnerie en terre
cuite, béton de granulats légers et en béton cellulaire et les procès-
verbaux d’essais sont détenues par les fabricants. Les consulter pour
obtenir cette performance. On rappelle que la valeur de résistance au
feu est liée au mur de maçonnerie testé associant élément et mortier
de montage.

5.6. • Utilisation en zone sismique


La prévention au risque sismique est fixée par les décrets suivants :
• Décret no 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du
risque sismique, modifié par l’Arrêté du 25 octobre 2012.
• Décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010 : Délimitation des zones
de sismicité du territoire français.
Le zonage sismique est indiqué (Figure 32).
L’arrêté du 22 octobre 2010 définit la classification des bâtiments sou-
mis à un risque sismique. Il précise également les règles de construc-
tion parasismique  applicables aux bâtiments de la classe dite « à
risque normal » (Tableau 34).
L’arrêté du 25 octobre 2012 modifie l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif
à la classification et aux règles de construction parasismique appli-
cables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal ». Il reporte la
date de fin de période transitoire d’application des règles de construc-
Neuf

tion parasismique, initialement prévue au 31  octobre 2012, jusqu’au


1er janvier 2014.
64
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PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Ce report permet de pouvoir continuer à appliquer les règles issues de
la réglementation précédente et de donner le temps aux profession-
nels concernés de mettre à jour les documents techniques par rapport

DES
à la nouvelle norme de construction Eurocode 8 introduite par l’arrêté

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
du 22 octobre 2010.

PROGRAMME
s Figure 32 : Zonage sismique

Eurocode 8 : NF EN 1998-1-1, NF EN 1998-3 et NF EN 1998-5 et


Règles générales pour tous les annexes nationales associées.
bâtiments A titre transitoire jusqu’au 1er janvier 2014 : Règles PS 92
(NF P 06-013, déc. 1995).
Règles simplifiées pour certains
Règles PS-MI 89 révisées 92 (NF P 06-014, mars 1995 amendée
types de bâtiments
A1 février 2001).
(maisons individuelles par
Guide CP-MI Antilles. Recommandations AFPS, édition 2004.
exemple (1))

s Tableau 34  : Règles de construction applicables selon le type de construction et le zonage sismique
Neuf

65
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Zonage sis-
Catégorie d’importance des bâtiments (*)
mique
I II III IV
DES

1 Aucune exigence parasismique


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Eurocode 8 ou
2 Aucune exigence parasismique
PS-MI (3)
3 Eurocode 8
Aucune Eurocode 8
4 ou PS-MI (1)
exigence Eurocode 8
parasismique Eurocode 8
5
ou CP-MI (2)
PROGRAMME

(1) Emploi possible des PS-MI selon les conditions d’application de la norme (§ 1.1 Domaine d’applica-
tion).
(2) Emploi possible des CP-MI pour les maisons individuelles.
(3) Emploi possible des PS-MI pour les bâtiments scolaires selon les conditions d’application de la
norme (§ 1.1 Domaine d’application).
(*) I : Bâtiments dans lesquels il n’y a aucune activité humaine nécessitant un séjour de longue durée.
II : Habitations individuelles ; Habitations collectives de hauteur inférieure à 28 m ; Établissements rece-
vant du public (ERP) de catégories 4 et 5 ; Bureaux ou établissements commerciaux non ERP, h ≤ 28 m,
max. 300 pers ; Bâtiments industriels pouvant accueillir au plus 300 personnes ; Parcs de stationne-
ment ouverts au public.
III : Etablissements scolaires ; Etablissements recevant du public des 1re, 2e et 3e catégories ; Bâti-
ments dont la hauteur dépasse 28 mètres : bâtiments d’habitation collective ou bâtiments à usage
de bureaux ; Autres bâtiments pouvant accueillir simultanément plus de 300 personnes appartenant
notamment aux types suivants : bâtiments à usage commercial ou de bureaux, non classés établisse-
ments recevant du public, bâtiments destinés à l’exercice d’une activité industrielle.
IV : Bâtiments indispensables à la sécurité civile, la défense nationale et le maintien de l’ordre public ;
Bâtiments assurant le maintien des communications, la production et le stockage d’eau potable, la dis-
tribution publique de l’énergie ; Bâtiments assurant le contrôle de la sécurité aérienne ; Établissements
de santé nécessaires à la gestion de crise ; Centres météorologiques.

5.6.1. • Principe de dimensionnement
La structure est constituée de murs de contreventement (murs chaî-
nés) liaisonnés aux planchers et à la fondation. Ils servent à reprendre
les sollicitations sismiques engendrées par la masse des différentes
parties du bâtiment (Figure 33).
Neuf

66
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DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME
s Figure 33 : Murs de contreventement résistant à la sollicitation horizontale sismique

5.6.2. • Dispositions constructives applicables


aux murs de contreventement et aux chaînages
On rappelle ci-dessous les principales règles de l’Eurocode 8  appli-
cables à la réalisation des murs de contreventement.
Des Avis techniques ou des DTA permettent, dans certaines condi-
tions, de déroger à ces règles (voir liste sur le site du CSTB).
Objet Eurocode 8

Types d’éléments :
pleins ou creux avec au moins
une paroi interne longitudinale
porteuse située dans un même
plan vertical commun.

Largeur ou épaisseur minimale Blocs pleins ou perforés Groupe 1 : 150 mm


des blocs Blocs creux Groupe 2, 3 et 4 : 200 mm
Normale à la face de pose Groupes 1 à 4 : fb,min : 4 MPa
Résistance mécanique des élé-
ments, hors béton cellulaire Parallèlement à la face de fbh,min (hors béton cellulaire) :
pose 1,5 MPa
Neuf

67
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Objet Eurocode 8
Bâtiment d’au plus deux
étages :
DES

fb,min : 2,8 MPa fbh,min : 2,8 MPa


Mvn ≥ 350 kg/m3 et épais-
Résistance mécanique des élé-
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

seur ≥ 250 mm
ments en béton cellulaire
Bâtiments toutes hauteurs :
Mvn ≥ 450 kg/m3 et épais- fb,min : 4 MPa fbh,min : 1,5 MPa
seur ≥ 200 mm
Elancements et rapport dimen- hef/tef max : 20
sionnel (l/h)mini mur : 0,4
Mise en œuvre des joints verti-
PROGRAMME

Remplis ou non (voir partie 2, § 6)


caux de maçonnerie
Au niveau de chaque plancher et
Positionnement avec un espacement maximum de
4 m.
Section transversale mini-
Dimensions : 150 mm minimum (1)
male du chaînage
Chaînages horizontaux
Dimensions : 150 mm minimum (1)
non apparents
Chaînages horizontaux 300 mm2 et 1 % de la section trans-
Sections transversale versale du chaînage (section à
minimale des armatures diviser par deux en couronnement
des combles)
HA 5 minimum, espacement
Cadres
150 mm maximum
Longueur minimale de
recouvrement des arma- 60 φ
tures
Au bord libre de chaque élément
de mur.
A chaque intersection de murs
Positionnement lorsqu’un chaînage est distant de
plus de 1,5 m.
De chaque côté des ouvertures de
surface > 1,5 m2.
Section transversale mini-
Chaînages verticaux Dimensions : 150 mm minimum (1)
male du chaînage
Chaînages de hauteur ≤
3 m et coulés dans des Dimensions : 150 mm minimum (1)
alvéoles :
Section transversale des Identique aux chaînages horizon-
armatures taux
Espacement maximal
5m
entre chaînages
– Dimension transversale des chaînages :  150 mm ou carré de 150 x 150 mm (NF EN 1996-1-1).
– La section est divisée par deux pour les chaînages de couronnement des combles (AN Eurocode 8)
– Section majorée pour les bâtiments simple en maçonnerie de plus de 1 étage (ou 2 niveaux) (AN
Eurocode 8).

s Tableau 35  : Dispositions constructive des murs de contreventement reprenant les sollicitations
sismiques

Le Guide des dispositions constructives parasismiques édité par


l’AFPS peut être consulté pour de plus amples informations [44].
Neuf

68
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5.6.3. • Disposition des chaînages horizontaux
et verticaux

DES
Les murs de contreventement en maçonnerie associés à la façade

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
seront liaisonnés par un chaînage vertical.
La (Figure 34) rappelle le positionnement de ces chaînages selon les spé-
cifications de l’Eurocode 8.
On rappelle que ces chaînages doivent être ancrés à la fondation et
liaisonnés avec les chaînages horizontaux concourants.

PROGRAMME

s Figure 34 : Eurocode 8 – Positionnement des chaînages verticaux des murs de contreventement

5.6.4. • Continuité des chaînages dans les angles


Le § (cf. 7.4) de la partie 2 rappelle les dispositions de mise en œuvre.
La maçonnerie de 20  cm d’épaisseur nécessite un phasage particu-
lier lors de l’exécution de la jonction du chainage horizontal et ver-
tical (voir la figure  21  des Recommandations professionnelles RAGE
Maçonneries isolantes avec isolation thermique par l’intérieur ou
répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre).
Le béton de chaînage peut être un béton de granulats courants ou
Neuf

légers conforme aux spécifications de la norme NF EN 206-1 (béton


de classe d’ouvrabilité S3 à S5 ou d’étalement F4 à F6 (bétons fluides).
69
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Il n’y a pas de difficulté particulière pour la réalisation des chaînages


sur les maçonneries d’épaisseur supérieure ou égale à 25 cm.
DES

5.6.5. • Influence des dispositions constructives


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

sur la performance thermique.
L’augmentation du nombre et de la section des chainages en zone
sismique entraine une augmentation du nombre et du coefficient de
déperdition de certains types de ponts thermiques. Cette évolution est
PROGRAMME

prise en compte par les bureaux d’études thermiques qui dimension-


nement les ouvrages et vérifient leur conformité réglementaire.
En première approximation et pour quelques maisons individuelles
types, cette évolution se traduit par un accroissement du BBio (selon
la géométrie de la maison, la zone climatique, …) de :
• 1% environ avec une maçonnerie isolante avec isolation com-
plémentaire par l’intérieur ;
• 2 à 7 % avec une maçonnerie à isolation répartie.
Par ailleurs, le remplissage des joints verticaux avec un mortier tra-
ditionnel épais peut avoir un impact sur la résistance thermique de
la maçonnerie. En toute rigueur, cette influence dépend de résistance
thermique de la maçonnerie, de la géométrie de la poche à mortier
et de la conductivité thermique du mortier utilisé. Le (Tableau 16) fournit
quelques ordres de grandeur de l’impact de ce remplissage.

5.7. • Interfaces avec la maçonnerie

5.7.1. • Menuiseries
L’interfaçage avec les menuiseries est précisé dans le NF DTU 20.1
pour la partie réalisation de la baie.
La mise en œuvre des menuiseries est définie dans la NF DTU 36.5
(avril 2010) : mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures consti-
tuée des parties suivantes :
• NF DTU 36.5 P1-1: Cahier des clauses techniques types (CCT) ;
• NF DTU 36.5 P1-2 : Critères généraux de choix des matériaux
(CGM) ;
• NF DTU 36.5 P2 : Cahier des clauses administratives spéciales
types (CCS) ;
• FD DTU 36.5 P3 : Mémento de choix en fonction de l'exposition.
Les produits non traditionnels sont définis par un avis technique ou
un DTA lié à la norme NF EN 14351-1.
Neuf

70
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PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Les menuiseries sont fixées au gros-œuvre selon trois dispositions
principales (NF DTU 20.1 P1-1, § 9.1.2 ou DTU 36.5 P1-1, annexe B) :
• en applique sur la face intérieure du mur ;

DES
• en applique sur la face intérieure avec feuillure ;

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
• en tableau ou en tunnel avec feuillure dans le mur et éventuelle-
ment ébrasement.
Les deux premiers modes de pose sont généralement utilisés en
ITI. En ITR, les trois modes de pose sont utilisables.

PROGRAMME
Les règles principales de mise en œuvre sont présentées dans les
Recommandations professionnelles RAGE Maçonneries isolantes
avec isolation thermique par l’intérieur ou répartie – Partie 2 : Règles
de mise en œuvre , § 8.3 et § 11.3.

Performances thermiques
Les ponts thermiques sont précisés en [Annexe 1], en fonction de la
résistance thermique de la paroi.

Appui de fenêtre
L’appui de fenêtre est disposé sur un lit de mortier, en partie supé-
rieure de l’allège.
L’appui de fenêtre est défini dans le NF DTU 20.1 P1, § [Link] ou DTU
36.5 P1-1, annexe B. Il est soit préfabriqué (appui en béton conforme à la
norme NF P 98-052 par exemple), soit réalisé à l’aide de petits éléments
maçonnés. Ses dimensions principales sont rappelées en partie 2, § 8.3
Il peut être muni d’un larmier servant de coupure de capillarité. Ses
bords latéraux peuvent être munis d’un rejingot servant à évacuer l’eau
de pluie, ou être engravés de 5 cm environ dans les tableaux verticaux.
L’emploi d’un appui avec rejingots latéraux est recommandé pour
simplifier la mise en œuvre. Il évite le défonçage du tableau en par-
tie basse et répond aux spécifications parasismiques en permettant la
réalisation du chaînage du jambage.

5.7.2. • Réseaux
La mise en œuvre des réseaux sera réalisée en conformité avec les
différentes normes et DTU dont ils dépendent :
• NF DTU 60.1 : Plomberie sanitaire pour bâtiments à usage
d’habitation.
• NF DTU 60.5 : Canalisations en cuivre – Distribution d’eau froide
et chaude sanitaire, évacuation d’eaux usées, d’eaux pluviales,
installations de génie climatique
• NF DTU 60.31 : Canalisations en chlorure de polyvinyle non
Neuf

plastifié – Eau froide avec pression.


71
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

• NF DTU 60.33 : Canalisations en polychlorure de vinyle non


plastifié– Évacuation d’eaux usées et d’eaux vannes.
• NF DTU 61.1 : Installations de gaz dans les locaux d’habitation.
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

• NF DTU 65.9 : Installations de transport de chaleur ou de froid et


d’eau chaude sanitaire entre productions de chaleur ou de froid
et bâtiments
• NF DTU 65.10 : Canalisations d’eau chaude ou froide sous pres-
sion et canalisations d’évacuation des eaux usées et des eaux
pluviales à l’intérieur des bâtiments – Règles générales de mise
PROGRAMME

en œuvre.
• NF DTU 68.3 : Installations de ventilation mécanique.
• NF C 15-100 pour les réseaux électriques ;
• NF DTU 60.1 pour la plomberie et les réseaux d’eau sanitaire.

5.7.3. • Saignées et réservations
L’Eurocode 6-1, § 8.6 précise les dispositions constructives à respecter
pour les murs de façade ou les murs intérieurs.
Les saignées ou réservations ne sont pas admises dans les linteaux,
chaînages ou maçonnerie armée. Dans les murs creux, il est recom-
mandé d’utiliser les alvéoles pour réaliser ces passages.
La forme et les dimensions admissibles des saignées et réservations
sont indiquées dans les Recommandations professionnelles RAGE
Maçonneries isolantes avec isolation thermique par l’intérieur ou
répartie – Partie 2 : Règles de mise en œuvre, § 8.4.

5.8. • Isolation acoustique
Depuis son apparition dans les années 90, la réglementation acous-
tique (baptisée NRA Nouvelle Réglementation Acoustique en
1996 pour les logements d’habitation [6]) a évolué au travers de plu-
sieurs décrets et arrêtés ministériels, pour prendre en considération
différents types de bâtiments (hôtels, bâtiments de santé, bâtiments
scolaires…), l’harmonisation européenne des indices globaux acous-
tiques, des méthodes d’évaluation des objectifs réglementaires... Les
principaux indices acoustiques concernés sont :
• l’isolement acoustique d’un bruit situé à l’intérieur du bâtiment,
DnT,A
• l’isolement acoustique d’un bruit situé à l’extérieur du bâtiment,
DnT,A,tr
• le niveau de bruit de chocs à l’intérieur du bâtiment, L’nT,w
• le niveau de bruit émis par les équipements, LnAT
Neuf

• l’aire d’absorption équivalente d’une circulation commune, A


72
• le temps de réverbération d’un local, Tr.
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PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Les objectifs réglementaires s’appliquent selon la destination du type
d’ouvrage : établissement d’enseignement, hôtel, établissement de santé
ou logement d’habitation doivent répondre à des exigences spécifiques.

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
5.8.1. • Un exemple d’application
de la Réglementation Acoustique :
les logements d’habitation
Cette réglementation est dictée par l’arrêté du 30 juin 1999 [47] et l’ar-

PROGRAMME
rêté du 23 juillet 2013 [48]. Elle s’applique aux logements en bâtiments
collectifs, ou en maisons construites en bande (avec un ou plusieurs
murs mitoyens) et aux maisons individuelles.
Cinq critères acoustiques réglementaires s’appliquent : le DnT,A, le
DnT,A,tr, le L’nT,w , le LnAT et A. Les 3  premiers critères sont direc-
tement impactés par la performance acoustique de la maçonnerie
(façade, refend, séparatifs).

[Link]. • Isolement acoustique vis-à-vis d’un bruit


situé à l’extérieur du bâtiment, DnT,A,tr
Vis-à-vis des bruits émis à l’extérieur des logements, l’isolement
acoustique (DnT,A,tr) fixé par la réglementation acoustique est com-
pris entre 30  dB pour une zone de catégorie 5, et 45  dB pour une
zone de catégorie 1; la catégorie étant définie par le plan local d’ur-
banisme (P.L.U.) de la circonscription. Ces performances d’ouvrages
s’appliquent tant aux immeubles collectifs qu’aux maisons indivi-
duelles ou en bandes. A proximité d’un aérodrome, le DnT,A,tr requis
est compris entre 32 dB en zone D, et 45 dB en zone A. Pour les zones
C et D (resp. DnT,A,tr = 35 dB et 32 dB), les performances d’ouvrages
ne s’appliquent qu’aux logements de fonction et aux maisons indivi-
duelles non groupées, voire exceptionnellement aux logements col-
lectif selon certains contrats de territoire et l’évolution réglementaire.
La performance acoustique des maçonneries isolantes (avec ou sans
doublage thermique ou thermo-acoustique) est déterminée à partir
d’essais en laboratoire. L’indice d’affaiblissement obtenu permet au
bureau d’étude acoustique de dimensionner l’ouvrage et de valider la
solution pour l’obtention des exigences réglementaires, ou contrac-
tuelles si elles sont supérieures.
Les maçonneries isolantes permettent le respect des exigences régle-
mentaires. Pour les niveaux d’isolement les plus importants, une
attention particulière devra cependant être apportée quant au choix
du doublage, des menuiseries et des entrées d’air de ventilation.

[Link]. • Isolement acoustique vis-à-vis d’un bruit


situé à l’intérieur du bâtiment, DnT,A
Neuf

En dehors des maisons individuelles, la réglementation acoustique


fixe également des exigences d’isolement acoustique (DnT,A) vis-à-vis 73
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

des bruits émis à l’intérieur des immeubles. Différents niveaux d’exi-


gences sont requis, compris entre 37 dB et 58 dB, en fonction du type
des locaux d’émission et de réception (cuisine, salle d’eau, séjour,
DES

chambre, garage, local d’activité, circulations communes).


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

La paroi principalement sollicitée dans ce cas est de fait la paroi sépa-


rative (refend ou plancher) dont l’indice d’affaiblissement doit être suf-
fisamment élevé en regard de l’objectif recherché. En ITI, le problème
des transmissions latérales est principalement solutionné par l’apport
acoustique des complexes de doublages isolants thermiques et acous-
tiques en PSE élastifié et/ou en laine minérale, ou encore des doublages
PROGRAMME

par contre-cloisons sur ossature. En conséquence, une pénétration des


refends à 5  cm dans la façade maçonnée, conformément au NF DTU
20.1, est le plus souvent suffisante. L’utilisation de murs d’éléments
creux de 20 cm en parois séparatives de logement n’est envisageable
qu’avec un complément d’isolation acoustique de type contre-cloisons
sur ossature ou doublages acoustiques performants. De même les
doubles parois maçonnées enduites sont également compatibles avec
la plupart des exigences réglementaires. En ce qui concerne les parois
séparatives à isolation thermique répartie, ces procédés ne sont pas
envisageables sans un traitement acoustique complémentaire.

[Link]. • Niveau de bruit de chocs à l’intérieur


du bâtiment, L’nT,w
En dehors des maisons individuelles, la réglementation acoustique
fixe enfin des exigences relatives au bruit de chocs standardisé qui ne
doit pas dépasser 58 dB dans chaque pièce principale d’un logement
lorsque des impacts sont produits sur le sol des locaux extérieurs à ce
logement (voir détail dans l’arrêté du 30 juin 1999).
Comme dans le cas précédent, les façades et parois verticales doivent
être judicieusement conçues et réalisées pour minimiser la contribu-
tion des transmissions latérales.

5.8.2. • Transmission latérale dans le cas


des procédés avec Isolation thermique répartie
Sans aucun isolant thermique rapporté, le seul indice d’affaiblisse-
ment acoustique de chaque paroi n’est plus suffisant pour estimer
de manière juste et réaliste la performance acoustique d’un ouvrage.
Pour le comprendre, il est nécessaire d’appréhender les principaux
facteurs vibratoires qui permettent de déterminer l’isolement acous-
tique dans les immeubles collectifs en isolation thermique répartie.
La(Figure 35) suivante illustre les principaux chemins sonores qui parti-
cipent à l’isolement acoustique. Il est explicite que tous les paramètres
acoustiques et structuraux (tels que les affaiblissements acoustiques
des parois et les affaiblissements vibratoires aux jonctions) doivent
Neuf

être pris en compte dans le calcul d’isolement acoustique pour bien


estimer et correspondre à la réalité de l’ouvrage.
74
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DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME
s Figure 35 : Chemins direct et indirects des transmissions du bruit entre 2 locaux superposés ou
contigus

Le résultat des études menées avec le CSTB a permis de valider des


dispositions constructives agrées par l’organisme de certification
Qualitel (FIC n°2009/AI12-1 pour l’emploi des briques en terre cuite
ITR) pour répondre, par exemple, aux exigences réglementaires d’iso-
lement entre 2 pièces principales entre logements. Ces recommanda-
tions constructives sont détaillées dans le Référentiel Millésime 2012
Qualitel – Habitat et Environnement [49].
La (Figure 36) illustre les recommandations de mise en œuvre validées
par Qualitel pour l’emploi des briques ITR en terre cuite de 30 cm et
de 37,5 cm en façade d’ouvrage avec un objectif de DnT,A ≤ 53 dB en
séparatif vertical. Ces recommandations ont pour objectif d’améliorer
les transmissions latérales en optimisant les flux d’énergie vibratoire
à la jonction de la façade, via le refend séparatif, afin d’en améliorer
l’isolement acoustique horizontal.

Neuf

s Figure 36 : Recommandations de mise en œuvre des refends sur façades en briques ITR de terre cuite
de 37,5 cm et de 30 cm
75
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De la même façon, des recommandations de mise en œuvre ont été


validées par Qualitel pour l’emploi des blocs ITR en béton cellulaire en
façade d’ouvrage, en 30 cm et 36,5 cm d’épaisseur et avec une masse
DES

volumique supérieure ou égale à 350 kg/m3. Pour un objectif en DnT,A


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

≤ 53 dB en séparatif vertical, il est demandé :


- un enduit intérieur (pas de plaque de plâtre collée) ;
- un séparatif en béton de 20 cm ;
- un encastrement du séparatif dans la maçonnerie de façade
de 5 cm minimum avec un isolant minéral de 2 cm en bout
PROGRAMME

de refend (ou de 20 cm sans laine minérale).


Pour plus de détails sur ces solutions constructives types, se référer
au référentiel Millésime 2012 Qualitel – Habitat et Environnement [49].

5.9. • Durabilité
Maçonnerie
Les maçonneries ont une durée de vie importante, très supérieure à
la durée indicative d’utilisation précisée dans la NF EN 1990-1-1 NA
(50 ans pour les structures de bâtiment).
La durabilité est liée à de nombreux paramètres, dont en particulier :
Le choix des matériaux. Ceux-ci doivent être sélectionnés en fonction
des conditions environnementales du lieu de construction. Différentes
classes environnementales et d’exposition sont définies dans le NF
DTU 20.1 et dans la NF EN 1996-2. Les principales classes d’environ-
nement sont :
• Environnement sec ;
• humide sans gel ;
• humide avec gel (carte de gel définie dans la norme NF EN 206-1) ;
• marin ;
• chimique agressif.
Les isolants intégrés dans les éléments de maçonnerie sont en géné-
ral réalisés en polystyrène expansé ou en laine minérale. De nom-
breuses applications ont démontré que le polystyrène expansé satis-
fait sans remarque particulière à cette exigence de durabilité.
Pour la laine minérale, l’exigence de durabilité est normalement assu-
rée, compte-tenu des remarques suivantes :
- Pour les applications dans le bâtiment, les laines minérales
doivent être conformes à la norme NF EN 13162. La certifi-
cation ACERMI permet de garantir leurs spécifications. Elles
sont classées non hydrophiles afin de garantir leur durabilité
Neuf

en présence d’humidité ;

76
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- En cas de mouillage accidentel, les laines minérales
reprennent toutes leurs propriétés thermo-acoustiques après
séchage naturel. Elles sont naturellement non hygrosco-

DES
piques et n’absorbent pas l’humidité de l’air ;

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
- Sur le plan de la stabilité mécanique, l’emploi de ce matériau
dans des alvéoles de petite dimension élimine le risque de
tassement dans le temps.
Leurs conditions de mise en œuvre doivent respecter les règles préci-
sées dans le NF DTU 20.1 ou dans la NF EN 1996-2.

PROGRAMME
Ouvrages complémentaires en béton
Les armatures devront respecter les distances nominales d’enrobage
cnom qui varient de 20 à 50  mm selon l‘exposition et la résistance du
béton (voir DT 20.1 et NF EN 1996-2). Pour les linteaux voir le NF DTU
20.1 P1-2, annexe D.
Pour les maçonneries enduites sur la face exposée à l'aide d'un mor-
tier d'enduit conformément à la norme NF P 15-201 (DTU 26. 1), les
valeurs de cnom peuvent être réduites d'une valeur allant jusqu'à
10 mm, correspondant à la couche de mortier d'enduit appliqué, si la
granulométrie des granulats du béton le permet et si l'épaisseur mini-
male d'enrobage de 15 mm est respectée.

Neuf

77
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Annexe 1 : Maçonneries


DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

isolantes – Valeurs des ponts


thermiques
PROGRAMME

Extrait du catalogue simplifié des règles Th-U 5/5 à partir du catalogue


détaillé de ces mêmes règles
Valeurs des ponts thermiques linéaires ψ exprimés en W/(m.K)

Rappel des définitions


- Maçonnerie isolante type a : Maçonnerie à isolation répartie
de conductivité thermique équivalente :

λ e ≤ 0, 2W /(m.K )
- Maçonnerie isolante type b : Maçonnerie à isolation répartie
de conductivité thermique équivalente :

0, 2 ≤ λ e ≤ 0, 4W (m.K )

Dans les calculs, en plancher intermédiaire et en plancher haut, les


faux plafonds ne sont pas pris en compte.
Neuf

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1. Liaison plancher bas / mur
Isolation par l’intérieur Isolation répartie

DES
Maçonnerie isolante

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Maçonnerie Maçonnerie Type a
isolante Type b isolante Type a Mur bas en maçonnerie
courante

PROGRAMME
Plancher bas à entrevous isolants

0,29 0,28 0,28


(ITI.1.2.39) (ITI.1.2.27) (ITR.1.2.18)

Plancher bas en béton plein ou à entrevous béton ou terre-cuite isolé en sous-face


Ri ≥ 1,4 m2.K/W

0,54 0,50 0,48


(ITI.1.2.37) (ITI.1.2.25) (ITR.1.2.16)

0,46 0,44 0,45


(ITI.1.2.38) (ITI.1.2.26) (ITR.1.2.17)

0,45 0,42 0,40


(ITI.1.1.12) (ITI.1.1.8) (ITR.1.1.7)

Plancher bas en béton plein ou à entrevous béton ou terre-cuite isolé avec chape
flottante sur isolant Rsc ≥ 2,0 m2.K/W

0,07 0,07 0,10


(ITI 1.2.42) (ITI 1.2.30) (Catalogue simplifié)
Neuf

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2. Liaison plancher bas / mur-refend


Isolation par l’intérieur Isolation répartie
DES

Maçonnerie Maçonnerie Maçonnerie isolante


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

isolante Type b isolante Type a Type a


PROGRAMME

Plancher bas à entrevous isolants

0,10
0,32 0,18
(Cat. Simpl.)

Plancher bas en béton plein isolé en sous-face (épaisseur d’isolant= 100mm)

0,10
0,28 0,14
(ITR.1.3.1 ou ITR1.3.3)

Plancher bas à entrevous béton (ou terre-cuite) isolé en sous-face (épaisseur d’iso-
lant= 100mm)

0,10
0,27 0,14
(ITR.1.3.1 ou ITR1.3.3)

Plancher bas en béton plein avec chape flottante sur isolant (Rsc(a) ≥ 2,0 m2.K/W)
(épaisseur d’isolant= 100mm)

CAS 20 :
0,75 0,67 0,70
(Cat. Simpl.)

CAS 25 :
0,66 0,63 0,65
(Cat. Simpl.)
Neuf

80
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Isolation par l’intérieur Isolation répartie
Maçonnerie Maçonnerie Maçonnerie isolante
isolante Type b isolante Type a Type a

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
0,61
0,64 0,56
(Cat. Simpl.)

PROGRAMME
0,46
0,54 0,52
(Cat. Simpl.)

(a) : Rsc : résistance thermique sous chape

Neuf

81
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3. Liaison plancher bas / refend


Isolation par l’intérieur /
DES

Maçonnerie Maçonnerie
/
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Type b Type a

/
PROGRAMME

Plancher bas en béton ou à entrevous béton ou terre-cuite isolé en sous-face ou à


entrevous isolants

0,43 0,43
/
(Cat. Simpl.) (Cat. Simpl.)

0,24 0,24
/
(DC.1.1.2) (DC.1.1.2)

Plancher bas en béton ou à entrevous béton ou terre-cuite isolé sous chape 0,5 ≤
Rsc ≤ 3,5 m2.K/W

0,25 0,11
/
(DC.1.2.12) (DC.1.2.11)

0,19 0,09
/
(DC.1.1.5) (DC.1.1.6)

0,00 0,00
/
(DC.1.3.10) (DC.1.3.10)
Neuf

82
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4. Liaison plancher intermédiaire / mur
Isolation par l’intérieur Isolation répartie

DES
Maçonnerie iso- Maçonnerie Maçonnerie isolante

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
lante Type b isolante Type a Type a

PROGRAMME
Plancher béton

0,67 0,44 0,35


(ITI.2.1.19, pour (ITI.2.1.24, pour (ITR.2.1.9, pour
Rplan(a)=0.1(m²K/W)) Rplan=0.3(m²K/W)) Rplan>=0.5(m²K/W))

CAS 10 :
0,81 0,76 0,77
([Link])

Plancher à entrevous béton ou terre-cuite

0,61 0,38 0,34


(ITI.2.1.20, pour (ITI.2.1.25, pour (ITR.2.1.10, pour Rplan>=0.5
Rplan=0.1(m²K/W)) Rplan=0.3(m²K/W)) (m²K/W)

0,73
0,68 0,64
([Link])

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Neuf

83
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Isolation par l’intérieur


Trumeau béton
λ= 2 W/(m.K)
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

Plancher à entrevous béton ou terre-cuite


(plancher 20cm et entrevous béton 16 cm (λe =1,30 W/(m.K))

0,8
Neuf

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5. Liaison plancher haut / mur
Isolation par l’intérieur Isolation répartie

DES
Maçonnerie Maçonnerie
Maçonnerie isolante

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
isolante Type isolante Type
Type a
b a

PROGRAMME
Plancher béton isolé au – dessus Ri ≥ 2,5 m2.K/W

0,58 0,50
0,50 (Rp :
(Rp : (ITR.3.1.1, pour Rp
0.22(m²K/W)
0.22(m²K/W) >=0.5(m²K/W))

0,10
0,30 0,16
(ITR.3.2.1 et ITR.3.2.3)

Plancher à entrevous béton(1) ou terre-cuite isolé au-dessus Ri ≥ 2,5 m2.K/W (1) plan-
cher 20cm et entrevous béton 16 cm (λequ =1,30 W/(m.K))

0,48
0,49 (Rp : 0,44 (Rp :
(ITR.3.1.2, pour
0.22(m²K/W) 0.22(m²K/W)
Rplan>=0.5(m²K/W))

0,10
0,30 0,16
(ITR.3.2.1 et ITR.3.2.3)

Neuf

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6. Liaison plancher haut / refend


Isolation par l’intérieur
DES

Maçonnerie isolante Maçonnerie isolante


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Type b Type a
PROGRAMME

Plancher en béton plein isolé au – dessus Ri ≥ 2,5 m2.K/W

0,11
0,20
(DC.2.2.3)

0,02 0,02
(DC.2.1.1.) (DC.2.1.1.)

Plancher à entrevous béton isolé au – dessus Ri ≥ 2,5 m2.K/W

0,11
0,20
(DC.2.2.3)

0,02 0,02
(DC.2.1.1.) (DC.2.1.1.)

Plancher léger Ri ≥ 3,2 m2.K/W

0,15
0,20
(Cat. simpl.)

0,05 0,05
(DC.2.1.2.) (DC.2.1.2.)
Neuf

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7. Liaison mur / mur
Isolation par l’intérieur (avec ou sans

DES
Isolation répartie
chaînage)

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Maçonnerie iso- Maçonnerie iso-
Maçonnerie isolante Type a
lante Type b lante Type a

PROGRAMME
Rentrant

0,11 0,08 0,10


(ITI.4.2.3) (ITI.4.2.4) (ITR.4.2.2)

Sortant

0,02 0,02 0,10


(ITI.4.1.1) (ITI.4.1.1) (ITR.4.1.2)

Neuf

87
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8. Liaison mur / refend


Sans chaînage vertical
DES

Isolation par l’intérieur Isolation répartie


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Maçonnerie isolante Maçonnerie isolante


Type b Type a

Intérieur :
Refend en
PROGRAMME

maçonnerie de
même nature
que la façade
0,09 0,07
0,25
(ITI.4.3.13) (ITR 4.3.3)

Intérieur :
Refend en
maçonnerie
courante

Avec chaînage vertical


Isolation par l’intérieur Isolation répartie
Maçonnerie isolante Maçonnerie isolante Maçonnerie isolante Type
Type b Type a a

Intérieur :
Refend en
maçonnerie de
même nature
que la façade
0,10
0,31 0,18
(ITR.4.3.4)

Intérieur :
Refend en
maçonnerie
courante
0,11
0,42 0,32
(ITR.4.3.2)
Neuf

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9. Liaison mur / menuiserie
Isolation par l’intérieur Isolation répartie

DES
Maçonnerie isolante Maçonnerie iso-
Maçonnerie isolante Type a

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Type b lante Type a

En appui

PROGRAMME
0,24
0,08 0,09
(ITR.5.1.1)

En tableau
ou linteau
0,10
0,00 0,00
(ITR.5.2.1)

Neuf

89
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DES
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Annexe 2 – L’inertie
thermique des bâtiments
PROGRAMME

1. Inertie thermique et consommations


de chauffage
Les deux graphes suivants présentent l’évolution de la consommation
énergétique calculée avec un logiciel RT 2012 pour une maison indivi-
duelle de plain-pied et en fonction :
• de la zone climatique (en abscisse) ;
• du niveau d’inertie (par rapport à une inertie « moyenne » de
référence) ;
• de la réglementation thermique.

s Figure A2-1 : Gain en Besoin de Chauffage (Bch) par rapport à l'inertie très légère pour une maison
type RT2012 et une maison à conception Bioclimatique renforcée

On constate :
• que l’inertie thermique peut permettre de réaliser des gains de
Neuf

consommation importants (écart maximum de 40% environ


90 pour la maison bioclimatique en zone H3)
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• que cet écart est d’autant plus important que les apports solaires
le sont (maison bioclimatique et sud de la France) ; a contrario,
pour une maison mal orientée en climat peu ensoleillé, l’inertie

DES
n’est pas un paramètre dimensionnant ;

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
• que plus l’inertie est importante, plus le gain entre deux niveaux
est faible (le passage d’une inertie lourde à « très lourde » peut
ne pas être pertinent).
L’inertie thermique permet donc de capter, stocker et valoriser les
apports solaires et internes. Elle permet généralement de diminuer la

PROGRAMME
durée de la période de chauffage, et de façon plus générale, d’amélio-
rer le confort du bâtiment. Dans une optique de développement des
maisons passives ou des maisons à énergie positive, l'inertie d'un
bâtiment va devenir dimensionnante.
Remarque : les résultats présentés ici peuvent être sensiblement dif-
férents pour des bâtiments à occupation discontinue avec de fortes
variations de consigne de chauffage (ex. écoles, …) et surtout si les
apports internes et solaires sont faibles. Dans ce cas, la remontée en
température de l’air du bâtiment et de toute sa structure (relance du
lundi matin, par exemple) peut se traduire par des puissances appe-
lées importantes, et des surconsommations.

Gain en chauffage
L’inertie thermique améliore la valeur du Bbio et contribue de ce fait à
minimiser les besoins en chauffage.
En période hivernale ensoleillée et en demi-saison, les planchers,
séparatifs et murs de façade selon le système d’isolation retenu, vont
emmagasiner les apports internes et les calories offertes par le soleil.
Le graphique A2-1 présenté en annexe précise les gains obtenus com-
parativement à une inertie thermique très légère.
s Graphique A2-1 : Gain en chauffage en fonction de l’inertie thermique

 
 
 
 
 
Neuf

91
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2. Inertie thermique et confort d’été


Pour les mêmes configurations de calcul que dans le chapitre précé-
DES

dent, les courbes ci-dessous présentent l’évolution du Tic.


D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME

s Figure A2 2 : Exemples de températures intérieures conventionnelles RT2012(Tic) pour une maison de
plain pied

Un niveau d’inertie insuffisante, « très légère » voire « légère », se tra-


duit par des températures intérieures conventionnelles élevées, syno-
nymes d’inconfort important ou de mise en place d’un dispositif de
rafraîchissement / climatisation (è coût à l’achat et à l’entretien = +
consommations énergétiques supplémentaires). Les températures
atteintes peuvent également rendre le projet non réglementaire.
Remarque : dans les graphes précédents, les faibles différences entre
la maison « standard » et « bioclimatique » s’expliquent par les hypo-
thèses prises dans le calcul réglementaire, en particulier en ce qui
concerne la gestion des occultations.
Il faut noter que le rôle de l’inertie thermique sur le confort est égale-
ment lié aux conditions de ventilation du bâtiment :
• Un bâtiment avec une faible inertie thermique subit d’importantes
élévations de températures dès les premiers jours de chaleurs et/
ou de fort ensoleillement (=> inconfort) mais sa température peut
redescendre également assez facilement durant les nuits.
• Un bâtiment avec une forte inertie thermique mais mal ven-
tilé la nuit subira des variations de températures moindres (=>
confort). Cependant, la chaleur emmagasinée la journée étant
peu évacuée durant la nuit, la température moyenne du bâti-
ment va augmenter progressivement et si une longue période
de canicule se produit, un niveau d’inconfort peut être atteint au
bout de plusieurs jours ou plusieurs semaines
• L’idéal est donc un bâtiment avec suffisamment d’inertie, de
bonnes protections solaires et une sur-ventilation nocturne
(naturelle ou mécanique, suivant le type de bâtiment, l’environ-
Neuf

nement acoustique, …) pour évacuer, la nuit, l’essentiel de la


chaleur emmagasinée le jour.
92
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s Graphique A2-2 : Evaluation de la Tic pour différentes classes d’inertie selon la zone climatique
(maison individuelle, petit collectif)

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
PROGRAMME
3. Analyse du déphasage
La notion de déphasage, que l’on trouve dans un bon nombre de
documents techniques ou commerciaux, est liée à la dynamique de
cheminement de la chaleur à travers un mur. On peut alors parler
d’inertie de transmission.
Ce phénomène est très grossièrement illustré par les graphes ci-des-
sous. On y voit, en fonction du temps, l’évolution de l’onde de tempé-
rature à travers un mur isolé (ITR, ITE et ITI) lors d’une journée enso-
leillée d’hiver ou de demi-saison.

s Figure A2-3 – Exemple d’évolution de la température dans un mur isolé

Dans le cas d’une isolation répartie, on constate qu’une onde de cha-


leur se propage à travers le mur. Cela se traduit par une variation de
la température à la surface intérieure du mur qui ressemble à celle
subie à l’extérieur mais avec :
• une amplitude moindre du fait du caractère isolant du mur ;
• un déphasage qui avoisine souvent une dizaine d’heure.
Lors d’une période ensoleillée en hiver, on peut donc avoir :
- un apport énergétique complémentaire la nuit (effet favorable) ;
- mais un besoin de chauffage supérieur pendant la journée
(effet défavorable sauf si les apports internes et solaires sont
suffisants).
Neuf

93
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

Lors d’une période de canicule en été, on peut donc avoir :


- un apport de chaleur supplémentaire la nuit (effet défavo-
rable car cela peut augmenter l’inconfort nocturne) ;
DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

- mais des surfaces intérieures plus fraiches pendant la jour-


née (effet favorable).
Comme énoncé précédemment, la présence d’un isolant intérieur ou
extérieur (ITI ou ITE) bloque pratiquement cet effet de propagation.
Il faut noter qu’avec les règlementations thermiques successives
PROGRAMME

(RT2005à RT2012 à RT2020), l’augmentation de la résistance ther-


mique des façades devrait rendre ce phénomène de plus en plus
négligeable : les maçonneries à isolation répartie deviennent en effet
de plus en plus isolantes (augmentation de l’épaisseur, incorporation
d’éléments isolants, …) ou sont utilisées avec une isolation complé-
mentaire rapportée.
Neuf

94
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PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Annexe 3 – Essais
d’étanchéité à l’air sur parois
maçonnées enduites

DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Influence du remplissage
ou non des joints verticaux

PROGRAMME
1. Contexte et objectifs
La règlementation thermique 2012 (RT 2012) [1] se met progressive-
ment en place et avec elle le contrôle systématique de l’étanchéité à
l’air à réception des ouvrages.
Pour obtenir le niveau de performance exigé, de nombreuses solu-
tions sont avancées par certains experts ou suggérées par certains
documents, normes ou guides [8], [39], [40] : remplissage des joints
verticaux, enduits intérieurs, films plastiques à ajouter, ….
Dans le cadre du Programme de  Recherche Développement Métier
de la FFB, l’UMGO, le CERIB et le CTMNC ont confié au 1er trimestre
2012  une campagne d’essais à Ginger CEBTP, avec deux principaux
objectifs :
- connaitre le niveau de perméabilité à l’air atteint en partie
courante par une maçonnerie réalisée soit en blocs béton
soit en briques de terre cuite avec enduit extérieur ;
- quantifier l’impact du remplissage des joints verticaux sur
cette propriété.
Le présent document synthétise l’ensemble des résultats obtenus [41].

2. Principe général d’essai


L’essai réalisé est un essai de laboratoire qui s’appuie sur la norme NF
EN 12114 [7]. Les corps d’épreuve (Figure A3-1), à savoir des murets
de dimensions 1,50 m x 1,50 m, sont montés à l’intérieur d’un cadre
métallique étanche. Ce cadre est ensuite plaqué de façon également
Neuf

étanche sur une paroi (ou un caisson) au travers de laquelle est insuf-
flé de l’air au moyen d’un compresseur ou d’un ventilateur.
95
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

Pour la réalisation de l’essai, on applique par paliers successifs une


différence de pression négative ou positive comprise entre 5 et 100 Pa
environ. La lecture de la pression s'effectue à l'aide d'un manomètre.
DES

Le débit d’air traversant est mesuré à chaque palier à l'aide de débit-


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

mètres à colonne d'air.


PROGRAMME

s Figure A3-1 : Exemple de dispositif d’essai

On extrapole ensuite le débit de fuite pour une pression de 4 Pa, afin de


se rapprocher des conditions d’expression de l’exigence de la RT 2012.

3. Descriptif des essais réalisés


Les différents montages réalisés dans le cadre de cette étude sont pré-
sentés dans le Tableau A3-1. Les variables choisies concernent le type
de montage (joints minces ou épais), le remplissage ou non des joints
verticaux, ainsi que l’épaisseur du joint vertical. Ces différentes confi-
gurations permettent d’être suffisamment représentatifs des chantiers
les plus répandus.
s Tableau A3-1  : Configurations d’essais

Elément de Type de Epaisseur


N° Muret Joints verticaux
maçonnerie montage joint vertical
1 Joints minces Non remplis 2 mm
2 Remplis 2 mm
Bloc béton
3 Joints épais 2 mm
Non remplis
4 5 mm
5 Briques de terre Non remplis 5 mm
6 cuite à Joints minces Remplis 2 mm
7 perforations verti- Non remplis 2 mm
8 cales Joints épais Non remplis 2 mm
Neuf

96
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PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Remarque

L’épaisseur des joints verticaux non remplis est généralement fixée à 2 mm selon
le NF DTU 20.1 (Partie 1.1 – chapitre [Link]) [8]. Les configurations avec joints ver-

DES
ticaux non remplis de 5 mm ont pour but de simuler un cas extrême de montage.

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Les montages ont été effectués dans des cadres métalliques de dimensions inté-
rieures 1,5 m x 1,5 m. Après un séchage de 21 jours environ, les parois maçon-
nées ont été revêtues avec un enduit monocouche finition grattée, d’épaisseur
nominale 10 mm.

Les tests de perméabilité à l’air ont été réalisés 21 à 28  jours après

PROGRAMME
l’application de l’enduit.

s Photographies 1, 2 et 3 : Exemple de montage de maçonnerie : avant enduit en blocs de béton (à


gauche), avant enduit en briques de terre cuite (au centre) et après enduit (à droite).

4. Résultats obtenus
Le Tableau A3-2 présente les résultats obtenus pour les différentes
parois maçonnées enduites, après extrapolation des débits à 4 Pa.
s Tableau A3-2  : Récapitulatif des résultats obtenus

Perméabilité mesurée
N° Essais Type de montage
à 4 Pa en m3/(h.m²)
Bloc béton – Joint H. mince – Joint V. non rempli –
1 0,0028
2 mm
2 Bloc béton – Joint H. épais – Joint V. rempli – 2 mm 0,0027
Bloc béton – Joint H. épais – Joint V. non rempli –
3 0,0032
2 mm
Bloc béton – Joint H. épais – Joint V. non rempli –
4 0,0041
5 mm
Brique TC – Joint H. minces – Joint V. non rempli –
5 0,0027
5 mm
6 Brique TC – Joint H. minces – Joint V. rempli – 2 mm 0,0029
Brique TC – Joint H. minces – Joint V. non rempli –
7 0,0066
2 mm
Brique TC – Joint H. épais – Joint V. non rempli –
8 0,0078
2 mm
Neuf

97
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

En première approximation et de façon sécuritaire, il est possible de


comparer directement les résultats obtenus à l’objectif réglementaire
de la RT 2012 (soit 0,6 m3/h.m2 sous 4Pa). Ces résultats apparaissent
DES

donc particulièrement faibles.


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

5. Interprétation
Afin d’affiner l’analyse, le Tableau A3-3 présente pour une maison
individuelle, le pourcentage de débit induits par les parois maçonnées
PROGRAMME

par rapport à l’objectif fixé par la RT 2012. Ce bilan global, illustré


en (Figure A3-2), est réalisé en considérant une habitation carrée de
plain-pied de 100 m² habitables avec 83 m2 de maçonneries (A) pour
17 m2 de menuiserie (B) et 100 m2 de planchers hauts (C) (ratios d’ou-
vertures RT 2012).

s Figure A3-2 : Passage de la mesure de perméabilité sur mur en laboratoire (à gauche), à l’impact de
cette perméabilité à l’air pour un bâtiment type

s Tableau A3-3  : Exploitation des résultats de mesures : pourcentage de fuite induit par les parois
maçonnées enduites dans une maison individuelle type

Débit mesuré Débit limite réglemen-


N° Pourcentage débit mesuré /
extrapolé pour la taire calculé pour la
Essais débit limite
maison (en m3/h) maison (en m3/h)
1 0,232 0,19 %
2 0,224 0,19 %
3 0,266 0,22 %
4 0,340 0,28 %
120
5 0,224 0,19 %
6 0,240 0,20 %
7 0,548 0,46 %
8 0,647 0,54 %

Les résultats montrent que pour une maison individuelle type respec-
tant à minima l’exigence de la RT 2012 (soit 0,6 m3/h.m2 sous 4Pa), la
contribution de toutes les parois maçonnées enduites reste inférieure
à 1 % de cette valeur, ce qui veut dire que 99% des pénétrations d’air
parasites auraient pour origine les autres éléments de la maison
Neuf

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PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


6. Durabilité des performances
n complément et afin d’estimer la pérennité de la perméabilité à l’air

DES
en présence d’une altération du plan d’étanchéité, les deux essais pré-

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
cédents N°3 et N°7 ont été renouvelés avec un enduit fissuré.

PROGRAMME
Pour chaque essai, deux fissures traversantes (impactant uniquement
l’enduit, pas les éléments de maçonnerie) ont été réalisées sur enduit
frais, une horizontale et une en diagonale (voir figure ci-contre) soit
environ 1,6 m de fissure par m2 de mur. Chaque fissure fait environ
0,5 mm d’ouverture.
Les résultats obtenus, respectivement 0,034 et 0,011 m3/(h.m2) sous
4  Pa, sont supérieurs aux précédents mais restent très éloignés de
l’objectif réglementaire de la RT 2012 (0,6 m3/h.m2 sous 4Pa).

7. Conclusion
L’ensemble des résultats obtenus présente des valeurs extrêmement
faibles et montre que :
- une paroi maçonnée enduite à l’extérieur peut être considé-
rée comme étanche à l’air ;
- cette performance est indépendante de la nature du maté-
riau de maçonnerie testé, du type de montage (joints minces
ou épais) et du remplissage ou non-remplissage des joints
verticaux.
Il est donc superflu de prévoir des dispositifs supplémentaires d’étan-
chéité à l’air (enduit intérieur, films plastiques…), pour l’atteinte de
l’objectif réglementaire.
La réalisation d’un essai d’étanchéité à l’air intermédiaire est à voca-
tion pédagogique. Il sert avant tout à vérifier qualitativement les
points singuliers (portes et fenêtres, coffres de volets roulants, four-
reaux, tuyaux, charpente…) à un moment où ils sont encore acces-
Neuf

sibles. La valeur mesurée n’a pas de sens avant enduisage.

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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

Ces travaux contribueront à la mise à jour des textes existants (Carnets


Mininfil, NF DTU 20.1, …) en réaffirmant la pertinence du positionne-
ment du plan d’étanchéité à l’air à l’extérieur du gros œuvre, lorsque
DES

celui-ci est isolé par l’intérieur ou à isolation répartie.


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

Note

ces résultats confirment le principe de traitement de l’étanchéité à l’air élaboré


dans le cadre de l’étude ADEME-FFB-CERIB-CTMNC et validé par de nombreux
essais sur chantiers [42] et [43].
PROGRAMME
Neuf

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PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


DES
D ’ A C C O M P A G N E M E NT
Bibliographie

PROGRAMME
■■ [1] Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques
et  aux  exigences de  performance énergétique des  bâtiments nou-
veaux et des parties nouvelles de bâtiments
■■ [2] Arrêté du  22  mars 2004  relatif à  la  résistance au  feu des  pro-
duits, éléments de construction et d'ouvrages.
■■ [3] Décret n° 2010-1254 du  22  octobre 2010  relatif à  la  prévention
du risque sismique, modifié par l’Arrêté du 25 octobre 2012.
■■ [4] Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 : Délimitation des zones
de sismicité du territoire français.
■■ [5] Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles
de  construction parasismique applicables aux  bâtiments
de la classe dite « à risque normal »
■■ [6] Arrêté du  30  juin 1999  relatif aux  caractéristiques acoustiques
des bâtiments d'habitation.
■■ [7] Norme NF EN  12114 – Performance thermique des  bâtiments
– Perméabilité à  l’air des  composants et  parois de  bâtiments –
Méthode d’essai en laboratoire
■■ [8] NF DTU 20.1 – Travaux de bâtiment – Ouvrages en maçonnerie
de petits éléments — Parois et murs, 2009/01
■■ [9] NF DTU 26.1 – Travaux d'enduits de mortiers – avril 2008
■■ [10] NF DTU 36.5 – Travaux de  bâtiment – Mise en  œuvre
des fenêtres et portes extérieures – avril 2010
■■ [11] NF DTU 44.1 – Travaux de  bâtiment – Étanchéité des  joints
de façade par mise en œuvre de mastics – août 2012
Neuf

101
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« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

■■ [12] NF DTU 43.1 – Travaux de  bâtiment – Étanchéité des  toitures-


terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonne-
rie en climat de plaine – septembre 2007
DES

■■ [13] NF DTU 43.11 – Travaux de bâtiment – Étanchéité des toitures-


D ’ A C C O M P A G N E M E NT

terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonne-


rie en climat de montagne
■■ [14] DTU 21 – Exécution des ouvrages en béton – mars 2004
■■ [15] NF P 10-203-1 (DTU 20-12) – Maçonneries des  toitures
PROGRAMME

et d'étanchéité
■■ [16] NF EN 1996-1-1 Eurocode 6 : Calcul des ouvrages en maçonne-
rie – Partie 1-1 : Règles générales pour les ouvrages en maçonnerie
armée et non armée, 2013/03.
■■ [17] NF EN  1996-1-1/NA : Annexe nationale à  la  NF EN  1996-1-1,
2009/12
■■ [18] NF EN 1996-1-2 Eurocode 6 : Calcul des ouvrages en maçonne-
rie – Partie 1-2 : Règles générales – Calcul du comportement au feu,
2011/03.
■■ [19] NF EN  1996-1-2/NA : Annexe nationale à  la  NF EN  1996-1-2,
2008/09.
■■ [20] NF EN  1996-2 Eurocode 6 : Calcul des  ouvrages en  maçonne-
rie – Partie  2 : Conception, choix des  matériaux et  mise en  œuvre
des maçonneries, 2010/02.
■■ [21] NF EN 1996-2/NA : Annexe nationale à la NF EN 1996-2, 2007/12
■■ [22] NF EN  1996-3 Eurocode 6 : Calcul des  ouvrages en  maçonne-
rie – Partie  3 : Méthodes de  calcul simplifiées pour  les  ouvrages
en maçonnerie non armée, 2006/06.
■■ [23] NF EN 1996-3/NA : Annexe nationale à la NF EN 1996-3, 2009/12.
■■ [24] NF EN 1998-1 Eurocode 8 – Calcul des structures pour leur résis-
tance aux séismes – Partie 1 : Règles générales, actions sismiques
et règles pour les bâtiments, 2010/10.
■■ [25] NF EN  1998-1/NA : Annexe nationale de  la  NF EN  1998-1,
2007/12
■■ [26] NF EN 13501-2 – mars 2013 – Classement au feu des produits
de  construction et  éléments de  bâtiment – Partie  2 : Classement
à  partir des  données d’essais de  résistance au  feu à  l’exclusion
des produits utilisés dans les systèmes de ventilation.
■■ [27] NF EN  771-1 – août 2011 – Spécifications pour  éléments
de maçonnerie – Partie 1 : Briques de terre cuite.
■■ [28] NF EN  771-1/CN – mars 2012 
: complément national
Neuf

à la NF EN 771-1 – août 2011.


102
MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES

PROFESSIONNELS

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


■■ [29] NF EN  771-3 – août 2011 – Spécifications pour  éléments
de  maçonnerie – Partie  3 : Éléments de  maçonnerie en  béton
de granulats (granulats courants et légers).

DES
■■ [30] NF EN  771-3/CN – mars 2012 
: complément national

D ’ A C C O M P A G N E M E NT
à la NF EN 771-3 – août 2011.
■■ [31] NF EN  771-4 –août 2011 – Spécifications pour  éléments
de maçonnerie – Partie 4 : Éléments de maçonnerie en béton cellu-
laire autoclavé.

PROGRAMME
■■ [32] NF EN  771-4/CN – mars 2012 
: complément national
à la NF EN 771-4:2012.
■■ [33] NF EN  206-1  – Béton – Partie  1 : Spécification, performances,
production et conformité.
■■ [34] NF EN  998-1  – décembre 2010 – Définitions et  spécifications
des mortiers pour maçonnerie – Partie 1 : Mortiers d’enduits miné-
raux extérieurs et intérieurs.
■■ [35] NF EN  998-2  – décembre 2010 – Définitions et  spécifications
des  mortiers pour  maçonnerie – Partie  2 : Mortiers de  montage
des éléments de maçonnerie.
■■ [36] NF EN  845-1  – août 2013 – Spécifications pour  composants
accessoires de maçonnerie – Partie 1 : Attaches, brides de fixation,
étriers de support et consoles.
■■ [37] NF EN  845-2  – août 2013– Spécifications pour  composants
accessoires de maçonnerie – Partie 2 : Linteaux.
■■ [38] NF EN  845-3  – août 2013 – Spécifications pour  composants
accessoires de  maçonnerie – Partie  3 : Treillis d’armature en  acier
pour joints horizontaux.
■■ [39] Étanchéité à  l’air : dispositions constructives – Mémento
de  conception et  de  mise en  œuvre à  l’attention des  concepteurs,
artisans et  entreprises du  bâtiment – Construction à  structure
lourde – Isolation thermique intérieure – Ministère de  l’Écologie,
du  Développement durable, des  Transports et  du  Logement –
Novembre 2010
■■ [40] Étanchéité à  l’air : dispositions constructives – Mémento
de  conception et  de  mise en  œuvre à  l’attention des  concepteurs,
artisans et  entreprises du  bâtiment – Construction à  structure
lourde – Isolation thermique répartie – Ministère de  l’Écologie,
du  Développement durable, des  Transports et  du  Logement –
Novembre 2010
■■ [41] Rapport d’étude CEBTP Référence 2011.29T – Etanchéité à l’air
des parois maçonnées enduites – Influence du remplissage ou non
Neuf

des joints verticaux – Octobre 2012

103
PROFESSIONNELS MAÇONNERIESISOLANTESAVEC ISOLATIONTHERMIQUEPAR L’INTÉRIEUROU RÉPARTIE–PARTIE1 –SPÉCIFICATIONSRELATIVESAUX PRODUITSET AUX OUVRAGES
« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »

■■ [42] Guide « Perméabilité à  l’air des  bâtiments en  maçonnerie


ou en béton – Guide de bonnes pratiques » – FFB – février 2003
DES

■■ [43] Rapport étude ADEME « Perméabilité à  l’air des  bâtiments


neufs en  maçonnerie ou  béton » – FFB-CERIB – 2005 – (Contrat
D ’ A C C O M P A G N E M E NT

ADEME 02.04.11)
■■ [44] Guide AFPS – Dispositions constructives parasismiques
des  ouvrages en  acier, béton, maçonnerie et  bois – Presses
de l'école nationale des Ponts et Chaussées (ENPC), 2005
PROGRAMME

■■ [45] Guide travaux d’enduits de mortiers de façade – Mise en œuvre


sur supports neufs et anciens – CAPEB – Janvier 2013
■■ [46] Arrêté du  30  mai 1996  relatif aux  modalités de  classement
des infrastructures de transports terrestres et à l'isolement acoustique
des bâtiments d'habitation dans les secteurs affectés par le bruit
■■ [47] Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques
des bâtiments d'habitation
■■ [48] Arrêté du 23 juillet 2013 modifiant l'arrêté du 30 mai 1996 rela-
tif aux  modalités de  classement des  infrastructures de  transports
terrestres et  à  l'isolement acoustique des  bâtiments d'habitation
dans les secteurs affectés par le bruit
■■ [49] Référentiel Millésime 2012 Qualitel Habitat Environnement –
Version 1.0
Neuf

104
PARTENAIRES du Programme
« Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012 »

■■ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie


(ADEME) ;
■■ Association des industries de produits de construction
(AIMCC) ;
■■ Agence qualité construction (AQC) ;
■■ Confédération de l’artisanat et des petites entreprises
du bâtiment (CAPEB) ;
■■ Confédération des organismes indépendants de
prévention, de contrôle et d’inspection (COPREC
Construction) ;
■■ Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ;
■ Électricité de France (EDF) ;
■ Fédération des entreprises publiques locales (EPL) ;
■ Fédération française du bâtiment (FFB) ;
■■ Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) ;
■ Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI) ;
■■■Fédération des syndicats des métiers de la prestation
intellectuelle du Conseil, de l'Ingénierie et du Numérique
(Fédération CINOV) ;
■ GDF SuEZ ;
■ Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de
l'Énergie ;
■ Ministère de l'Égalité des Territoires et du Logement ;
■ Plan Bâtiment Durable ;
■ SYNTEC Ingénierie ;
■■ union nationale des syndicats français d’architectes
(uNSFA) ;
■ union nationale des économistes de la construction
(uNTEC) ;
■ Union sociale pour l’habitat (USH).

Les productions du Programme « Règles de l’Art Grenelle


Environnement 2012 » sont le fruit d’un travail collectif
des différents acteurs de la filière bâtiment en France.

BAT I M
N
ENT
PLA

UR E
D

ABL
N D AT I O
O MMA NS
R EC PR
O
F

ES
SI
ON
NEL
MAÇONNERIES ISOLANTES
AVEC ISOLATION THERMIQUE

LES
PAR L’INTÉRIEuR Ou RÉPARTIE
PARTIE 1 : SPÉCIFICATIONS
RELATIVES AUX PRODUITS
ET AUX OUVRAGES

AOÛT 2014

NEuF

Depuis une trentaine d’années, des petits éléments de maçonnerie isolants


se sont développés pour participer à la baisse de la consommation d’énergie.
Ils sont bien adaptés à la construction de maisons individuelles, de maisons
groupées et de petits collectifs en ITI ou en ITR (sans isolant rapporté).
Ces Recommandations professionnelles RAGE Maçonneries isolantes avec
isolation thermique par l’intérieur ou répartie serviront de contributions à la
définition de règles de l’art applicables aux maçonneries isolantes en vue de les
intégrer dans le NF DTu 20.1.
Elles sont structurées en deux documents Ces deux documents s’appuient
principalement sur les enseignements d’opérations de construction et définissent
les optimisations possibles aux travers d’outils de spécification (grilles de
lecture des contraintes réglementaires et exigences essentielles), solutions
génériques adaptées (traitement des ponts thermiques, accessoires…), logique
d’organisation de chantier, auto contrôle de la qualité de la mise en œuvre.
Ce document constitue la 1ére partie et définit
• les spécifications relatives aux éléments de maçonnerie isolants conformes
aux normes européennes de la série NF EN 771 :
- Briques de terre cuite à perforations verticales ou horizontales ;
- Blocs de béton de granulats légers pleins, perforés ou creux ;
- Blocs en béton cellulaire autoclavé (BCA).
• les prescriptions et performances techniques applicables aux ouvrages de
maçonnerie isolante, notamment celles liée à la performance thermique, en
relation avec la RT 2012, mais également en regard des autres réglementations
en vigueur.
Ces spécifications pourraient faire l’objet d’un fascicule de documentation pour
le NF DTu 20.1.

P R O G R A M M E D ’ A C C O M P A G N E M E N T D E S P R O F E S S I O N N E L S

« Règles de l’Art Grenelle Environnement 2012 »


Ce programme est une application du Grenelle Environnement. Il vise à revoir l’ensemble des règles de construc-
tion, afin de réaliser des économies d’énergie dans le bâtiment et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
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