Art 83.
- Les remboursements de frais sont versés en raison de sujétions
particulières imposées par l'employeur au travailleur ( missions
commandées, utilisation du véhicule personnel pour le service et sujétions
similaires ).
Comment définissez-vous les frais professionnels ?
Les frais professionnels correspondent aux dépenses engagées par le salarié pour
les besoins de son activité professionnelle et dans l’intérêt de l’employeur. Ils
doivent être remboursés au salarié, peu importe ce que prévoit (ou non) son contrat
de travail. Il s’agit généralement des frais engendrés par les déplacements. Mais ce
sont aussi les frais de repas lorsque le salarié ne peut revenir chez lui ou dans
l’entreprise à l’heure du déjeuner. De même, la prise en charge du transport
incombe à l’employeur, dès lors qu’il s’exerce dans le cadre de l’activité
professionnelle (par exemple, pour se rendre à une réunion de travail qui se tient à
l’extérieur de l’entreprise).
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professionnels
Les frais professionnels, correspondent à des dépenses engagées par le salarié
pendant qu’il est en mission, pour les besoins de son activité professionnelle. Il
est important de faire le point sur les règles applicables à ces différents frais.
Le Code du travail ne donne aucune définition des frais professionnels. Selon la
jurisprudence, les frais professionnels sont les dépenses exposées par le salarié
et inhérentes à son emploi. Ce sont donc des dépenses qui découlent des
conditions d’exécution du travail du salarié et qui lui imposent une charge
supérieure à celle liée à la vie courante. Il s’agit donc des frais que le salarié a
engagés pour accomplir sa mission dans l’entreprise.
Ainsi, les frais suivants peuvent être dans certaines conditions considérés
comme des frais professionnels :
les frais de repas ;
les frais de transports domicile-lieu de travail ;
les frais de transports pour déplacement professionnel ;
les frais de grand déplacement ;
les frais de mobilité professionnelle, et notamment les frais de notaire
exposés par le salarié pour l'acquisition d'un nouveau logement dans le
cadre d'une mobilité professionnelle (arrêt de la Cour de cassation du
11 février 2016) ;
les frais de télétravail ou encore les frais liés à l’utilisation des outils issus
des nouvelles technologies de l’information et de la communication
(NTIC) ;
les frais d'occupation du domicile du salarié, si ce dernier est
contraint d’utiliser son domicile pour stocker des pièces nécessaires à ses
activités professionnelles (dossiers, cartons, échantillons, etc.). Cette
occupation de son domicile lui permet de prétendre, de la part de son
employeur, à une indemnité dès lors qu'un local n'est pas mis à sa
disposition à cet effet (Cass. soc., 8 novembre 2017, n° 16-18.501).
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