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Chapitre Introductif Mac 1LSG

Le document présente une introduction au cours de macroéconomie qui définit et compare les approches microéconomique et macroéconomique. Il décrit ensuite les objectifs de l'analyse macroéconomique et de la politique économique, et introduit la notion de modèle économique.

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Chapitre Introductif Mac 1LSG

Le document présente une introduction au cours de macroéconomie qui définit et compare les approches microéconomique et macroéconomique. Il décrit ensuite les objectifs de l'analyse macroéconomique et de la politique économique, et introduit la notion de modèle économique.

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École Supérieure de Commerce de Sfax Cours de Macroéconomie

Année universitaire : 2020-2021 1ère Licence en Sciences de Gestion


Responsable du Cours : Rim JEMLI et Hajer AYADI FAKHFAKH

COURS DE MACROÉCONOMIE

Chapitre Introductif : Objectifs et Instruments d’Analyse de la


Macroéconomie
1. L’approche macroéconomique versus l’approche microéconomique
La macroéconomie se définit par opposition directe à la microéconomie.
1.1. Approche microéconomique
La microéconomie est la partie de la science économique qui étudie les comportements des
différents agents économiques individuels qui cherchent à maximiser leur fonction objective.
La microéconomie analyse par exemple : Comment le consommateur rationnel achète des
biens afin de maximiser sa satisfaction (son utilité) ; Comment le producteur détermine les
quantités produites afin de maximiser son profit compte tenu de la demande et du prix de
vente de cette production. Ces agents peuvent veiller à maximiser leurs satisfactions en se
rencontrant sur un lieu fictif ou réel dénommé marché. L’analyse microéconomique est une
construction théorique qui s’occupe des comportements individuels des agents et de leur
interaction.
1.2. Approche macroéconomique
Définition : C’est l’étude des phénomènes globaux au niveau d’une économie nationale et des
relations qu’elle entretient avec les économies étrangères. Les agents économiques sont
regroupés en catégories homogènes auxquelles on va attribuer des comportements globaux (la
comptabilité nationale fournit d’ailleurs une définition plus précise de ces groupes d’agents).
Au lieu de s’intéresser au consommateur et à l’entreprise, la macroéconomie étudie d’une part
la consommation de l’ensemble des ménages ; d’autre part la production et l’investissement
de toutes les entreprises. Elle étudie également le comportement des Administrations
Publiques qui regroupe l’ensemble des agents dont le but est de fournir des services non
marchands. Aussi, elle étudie le comportement des organismes financiers (c’est-à-dire les
banques).
L’analyse macroéconomique envisage donc les phénomènes d’un point de vue global. Elle
réduit les nombreuses variables économiques à un petit nombre de grandeurs entre lesquelles
s’établissent des relations caractéristiques. Elle étudie essentiellement les problèmes

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concernant le PNB (Produit National Brut), l’emploi, la consommation, l’investissement, la


balance des paiements ainsi que la détermination du niveau général des prix.

Exemples : La microéconomie étudie comment un cartel pétrolier peut fixer le prix du


pétrole ? Par contre, la macroéconomie analyse comment une augmentation du prix mondial
du pétrole peut créer de l’inflation et du chômage ?
En fait, pendant longtemps, la théorie économique dominante (marginaliste ou néoclassique) a
été un mélange de relations de comportements microéconomiques (si nécessaire, transposées
à la société toute entière) et de relations directement macroéconomiques (les diverses versions
de la théorie quantitative de la monnaie). Toutefois, pendant la crise des années trente, on a vu
apparaître (au sein même du courant dominant) un important mouvement de contestation,
dont Keynes était la figure de proue. Certains analyses et concepts nouveaux ont alors été
proposés, dans le but de montrer l’incapacité du capitalisme de réaliser le plein emploi de
façon permanente. Ce sont ces concepts et ces analyses (d’emblée globaux) qui ont donné
naissance à la macroéconomie, en tant qu’une discipline autonome, tandis que la
microéconomie reprenait une bonne partie du discours de la théorie dominante jusqu’alors.
Ainsi, la macroéconomie prend un tournant décisif avec les travaux de John Maynard
KEYNES (économiste anglais qui a vécu entre 1883-1946) avec notamment la publication en
1936 de son fameux ouvrage : « La Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et de la
Monnaie ».
L’analyse néoclassique traditionnelle des périodes précédentes se focalisait sur les unités
élémentaires (le producteur, le consommateur, … etc) et les comportements individuels. Cette
conception néoclassique permettait de recomposer l’ensemble économique à partir des
décisions individuelles : les variations des grandeurs économiques globales saisies à l’échelle
de la collectivité étaient sensées être représentées par les variations de toutes les quantités
individuelles. Pour Keynes, ce passage de l’élémentaire au global n’est pas judicieux : il
propose de substituer aux décisions individuelles la prise en compte de grandeurs ou de
catégories globales. Il faut donc substituer aux équilibres des marchés, qui sont régis par les
comportements individuels, des analyses prenant en compte des quantités saisies directement
au niveau le plus global. C'est ce qu'on qualifie de problème de “no bridge” : le comportement
collectif a une logique différente de celle de l’individu. Il existe en effet un paradoxe des
quantités globales.

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Le passage de l’analyse microéconomique à l’analyse macroéconomique pose des problèmes,


ce qui permet d’affirmer que la loi macroéconomique n’est pas la somme des lois
microéconomiques : la loi macroéconomique est une loi indépendante des lois
microéconomiques.
Exemple : le paradoxe de Malthus
A l’échelle individuelle: Si Epargne, Investissement, Production, Emploi.
A l’échelle de la société: Si  Epargne, Consommation, Production, Emploi.
Dans la théorie générale, Keynes va attaquer violemment les théories néoclassiques
antérieures de retour automatique au plein-emploi (au travers de la flexibilité des prix et des
mécanismes d’ajustement sur des marchés de concurrence pure et parfaite). Ce ci en
démontrant l’éventualité d’un équilibre de sous-emploi permanent dû à l’insuffisance de la
demande globale (foncièrement tendance à l’insuffisance de la consommation). Face à l’échec
du marché à établir le plein-emploi (crise des années 30), Keynes propose de remédier aux
équilibres de sous-emploi, c’est-à-dire au fait qu’il existe un chômage permanent. L’analyse
Keynésienne va alors trouver un écho normatif en appelant à la nécessaire intervention de
l’Etat au travers d’une politique budgétaire et monétaire actives. L’Etat doit compenser
l’insuffisance de la demande globale en intervenant directement en réalisant plus de dépenses
publiques pour soutenir la demande ou indirectement en favorisant la consommation,
l’investissement, les exportations qui sont les différentes composantes de la demande globale.

2. Objectifs de la macroéconomie
La macroéconomie a deux objectifs complémentaires qui concernent l’analyse économique
d’une part et la politique économique d’autre part.
2.1. L’analyse économique
L’analyse économique consiste à expliquer les raisons qui permettent à une économie
nationale d’atteindre un niveau d’équilibre (c’est-à-dire de déterminer la valeur du revenu
national d’équilibre) et à examiner si l’équilibre atteint correspond au plein-emploi des
facteurs de production. Les méthodes d’analyse économique s’appuient sur des modèles
théoriques d’analyse et des observations statistiques de certaines grandeurs synthétiques
(Agrégats). Ainsi, l’analyse macroéconomique tente d’expliquer les fluctuations de la
production nationale ou l’évolution des prix par exemple.
2.2. La politique économique
La politique économique concerne l’action économique qui permet le cas échéant, d’infléchir
une évolution économique jugée non souhaitable eu égards aux objectifs choisis.

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Nécessairement précédée par une analyse de la situation économique, l’action économique


consiste à :
• Décider des moyens à mettre en œuvre pour un retour à l’équilibre ou, plus
généralement, pour réaliser un certain nombre d’objectifs que les pouvoirs publics se
sont assignés.
• Mesurer les conséquences des différentes décisions possibles de la politique économique
(politique monétaire, politique des finances publiques, …) sur le commerce extérieur,
l’emploi ou l’inflation, c’est-à-dire sur l’activité économique dans son ensemble.

3. La notion de modèle
Le modèle économique est un système abstrait dont la fonction est de représenter la réalité de
façon très simplifiée mais formalisée, ou de permettre l’étude d’un phénomène réel (dans ce
dernier cas, le modèle ne cherche pas nécessairement à être réaliste).
• Le modèle est une représentation d’une réalité.
• Le modèle est simplification de la réalité.
• Dans un modèle, on doit avoir un système cohérent de relations mathématiques.
Que le modèle soit de prévision (pour éclairer les choix budgétaires), de simulation (pour
apprécier l’effet d’une baisse du taux de la TVA) ou d’optimisation (pour choisir le tarif de
l’électricité), l’important est que le chiffrement des relations permette d’évaluer l’effet des
variables exogènes sur les variables endogènes.
3.1. Les variables exogènes
Les variables exogènes s’expliquent par des raisons extérieures au phénomène étudié. Les
variables exogènes sont les données du modèle : variables héritées du passé ; variables faisant
l’objet de décisions politiques ; variables dont la valeur est déterminée dans des secteurs de
l’économie autres que celui qui est étudié.
3.2. Les variables endogènes
Les variables endogènes sont dues à une ou des causes internes au phénomène étudié. La
valeur des variables endogènes est déterminée par la résolution du modèle. Ce sont les
inconnues dont on cherche la valeur.
Un modèle peut ne contenir que des variables endogènes : on dit alors que le modèle est un
modèle fermé. Par contre, les modèles ouverts sont les modèles où interviennent à la fois des
variables exogènes et endogènes.

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• Un modèle peut être entièrement résolu (c’est-à-dire chaque variable endogène exprimée
en fonction des variables exogènes uniquement) si le nombre d’inconnues du modèle est
égal au nombre d’équations qui le composent. Le modèle est alors déterminé.
• Si le nombre d’équations est supérieur au nombre d’inconnues, le modèle est
surdéterminé : certaines variables endogènes peuvent être exprimées de plusieurs façons
en fonction des variables exogènes.
• Si le nombre d’équations est inférieur au nombre d’inconnues, le modèle est sous-
déterminé : on pourra seulement établir une relation entre certaines variables endogènes.

Un modèle est un ensemble de relations entre des concepts (variables) qui sont soumises à des
hypothèses. Donc, dans un modèle, il y a des hypothèses, des variables et des relations.
3.3. Les hypothèses
Les hypothèses ont pour objectif de simplifier la réalité et de limiter le champ de l’analyse.
Exemples d’hypothèses :
- Soit une société qui contient deux classes sociales
- Soit un consommateur rationnel
- Soit une économie fermée (pas de relations avec l’extérieur, c’est-à-dire qu’il n’y a ni
exportation ni importation)
3.4. Les relations entre les concepts
Les relations entre les concepts se réduisent à une équation entre les variables. On distingue 4
types d’équations :
a. Equations de définition : Elles permettent de définir un concept.
Exemples :
• L’investissement est le fait d’accroître le stock du capital :

• Le revenu disponible des ménages est leur revenu après déduction des impôts :

• Le chômage est la différence entre offre et demande de travail :

• Le salaire réel est le rapport entre le salaire nominal et le niveau général des prix :

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b. Equations comptables : Elles assurent la cohérence de l’ensemble des relations


(cohérence comptable). Une équation comptable est toujours réalisée et exprime la
contrainte d’égalité entre les ressources et les emplois d’un agent.
Exemples :
• Revenu des ménages = Consommation des ménages + Epargne des ménages +
Impôts des ménages

• Une société qui a deux classes sociales : les salariés et les capitalistes
Revenu Y= w L + 
c. Equations d’équilibre : elles expriment la nécessité de l’égalité des ressources et des
emplois dans les comptes d’opérations (tous les agents confondus).
Exemple :
• La production, comme création de la valeur des produits, est étudiée à travers les
équilibres entre les ressources des biens et services et les emplois qui en sont faits.
Production + Importation = Consommation Intermédiaire + Consommation Finale
+ Formation Brute de Capital Fixe + Variations de Stocks + Exportation

A l’aide de ces seules équations, le modèle est relativement pauvre, bien qu’il corresponde
déjà à un effort pour représenter la réalité sous une forme maniable. La comptabilité nationale
est l’exemple d’un modèle ne faisant intervenir que ces trois types d’équations.
d. Equations fonctionnelles : Les équations fonctionnelles constituent le cœur d’un modèle
théorique ou économétrique. On peut distinguer :
• Les relations de comportements : Ce sont les relations les plus importantes. Elles vont
décrire le comportement des agents économiques.
Exemple : Trois fonctions sont fondamentales dans les modèles macroéconomiques :
- la fonction de consommation : C = cY + b
- la fonction d’investissement : I = v Yt
- la fonction de demande de monnaie : Mt = h. Y
• Les relations techniques : ou contraintes techniques, comme par exemple une fonction de
production.
Exemple : Une fonction de production : Y = f (K, L)

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Pour les valeurs intervenant dans ces équations, la distinction essentielle est entre les
paramètres (des variables restant toujours constantes durant la période envisagée) et les
variables (endogènes et exogènes).
➢ Les paramètres : Les paramètres existent lorsqu’il s’agit d’une relation de
comportement. Un paramètre est un indicateur de l’intensité et du sens de la relation.
Exemple : C = cY + b
c : propension marginale à consommer (le paramètre)
Le signe du paramètre (c) indique le sens du paramètre. La valeur indique l’intensité
de la relation.
c = 0.9 Si Y  de 100, alors C  de 90
➢ Forme réduite d’un modèle structurel : On appelle forme réduite d’un modèle
structurel l’ensemble des équations qui donnent les valeurs des variables endogènes en
fonction des variables exogènes compte tenu des paramètres.
➢ Modèle théorique : Un système de représentation de la réalité dans l’espace logique. Le
critère majeur est celui de la cohérence formelle. La méthode est principalement
déductive.
➢ Modèle économétrique : Le but est pragmatique. Le critère est celui de la pertinence
par rapport aux évolutions observées. La méthode est plutôt inductive.
Les modèles économétriques reprennent et spécifient en général les modèles théoriques.

Exemple de modèle structurel très simple

Y = C + I0 (1)
C = aY + b (2)
C et Y sont des variables endogènes
I 0 : variable exogène
a et b sont des paramètres, a : Propension marginale à consommer
b : Consommation incompressible
(1) est une relation d’équilibre
(2) est une relation fonctionnelle de comportement
Par substitution, on détermine facilement la forme réduite de ce modèle :

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