** Paralysie flasque aigue **
I) Introduction
- Étiologies des PFA de l’enfant sont diverses
- La poliomyélite était pendant longtemps: 1ère cause PFA.
- Actuellement, le syndrome de Guillain Barré est la principale affection neuroparalytique
de l’enfant +++
- Les polyneuropathies secondaires sont très rares chezl’enfant.
II) Définition
- La PFA est l’expression d’une atteinte nerveuse périphérique paralytique secondaire à
des lésions sur :
o les motoneurones périphériques et cornes antérieures de la moelle
o les racines
o les plexus
o ou les troncs nerveux périphériques
- C’est un déficit moteur flasque associé à une hypotonie avec (ROT) abolis
III) Dc positif :
PARALYSIE FLASQUE : Atteinte neurogène périphérique
o DEFICIT MOTEUR
o AREFLEXIE
o Hypotonie
Cotation anglaise de 0 a 5
IV) CAT devant une PFA :
Hospitalisation +Déclaration obligatoire
Anamnèse - Etat vaccinal ,vaccination récente.
- Notion maladie virale récente: syndrome grippal; éruption fébrile... § Affections
médicales préexistantes
- Prise de médicaments
- Exposition aux toxiques
- Existence des symptômes identiques dans la famille
- Mode d’installation des paralysies et le profil évolutif
Examen - Mise en évidence du syndrome neurogène périphérique :
clinique: Déficit moteur flasque + ROT abolis.
- Analyse Topographique du syndrome neurologique :
Situer le niveau d’atteinte lésionnel
- Examen somatique complet permet d’orienter vers certaines étiologies (sd
infectieux lésions cutanées...)
Paraclinique - Prélèvements pharyngés et des selles pour recherche de poliovirus +++
: - Ponction lombaire (CI si niveau sensitif par compression médullaire)
- Les résultats du LCR sont d’une grande aide pour étayer le diagnostic
étiologique.
- EMG : Permet d’établir le niveau d’atteinte (corne antérieure, radiculaire,
plexus, nerfs périphériques) etd’établir un pronostic
- Autres examens : si suspicion de polyneuropathies secondaires : NFS– VS–
fonction rénale glycémie, sérologie HIV ,recherche de toxiques , en f° du
contexte clinique
** Le Syndrome de GUILLAIN ET BARRE ** QE
I) Definition :
Polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire aigue
II) Physiopathologie :
- Lésion fondamentale : démyélinisation aiguë, disséminée le long du système
nerveux périphérique.
- Cette lésion histologique provoque un bloc de conduction:diminution, voire un arrêt de
la progression du potentiel d’action.
- Processus de démyélinisation : réactions immunitaires (cellulaires et humorales).
III) Clinique :
- Le SGB se caractérise par un déficit moteur flasque ascendant , généralement
symétrique, rapidement progressive.
- L’ensemble de la maladie suit schématiquement4 phases :
Phase - Qui regroupe les évènements survenus dans le mois précédant les premiers signes
prodromique neurologiques . ( vaccination , episode infectieux , sd grippal )
Phase - Comprise entre le premier signe déficitaire et le maximum des paralysies .
d’extension - Environ 12 jours
des paralysies - Débute le plus souvent au niveau des membres inférieurs
- Allure ascendante
- De jour en jour, on note l’aggravation d’un territoire déjà touché et l’apparition de
nouvelles atteintes (signes déficitaires)
- Manifestations douloureuses : syndromes révélateurs dans 20% des cas myalgies,
rachialgies...
- Sensation paresthésies désagréables ou hyperesthésie cutanée
- Apyrexie +++++++++++++++++++++++++++
Phase de - Durée variable (quelques jours à quelques semaines) , Sévérité variable
plateau 1) Signes moteurs
Paralysie flasque sans amyotrophie, diffuse, symétrique
Atteinte des membres inférieurs puis les membres supérieurs,ensuite les muscles
du tronc, muscles respiratoires, muscles de la nuque, et muscles pharyngée
Les réflexes ostéotendineux sont abolis
Paralysie des nerfs crâniens : une paralysie de la phonation et de la
déglutition (IX, XI) Paralysieoculomotrice +(diplopieisolée)
2) Signes sensitifs
Paresthésies : surtout au niveau des membres douleurs musculaires
profondes
Déficits sensitifs discrets
3) Troubles neurovégétatifs
L’atteinte respiratoire est de mauvais pronostic
Poussées d’hta
Troubles du rythme
Troubles sphinctérien + (rétention d’urine , dysurie)
Phase de - Comprise entre le premier signe déficitaire et le maximum des paralysies
récupération
IV) Dc positif :
Clinique - Topographie du déficit
- Atteinte symétrique, ascendante
- Aréflexie ostéotendineuse, hypotonie,
- Troubles sensitifs associés
- Aspect évolutif
LCR - Elévation de la protéinorachie (0,8 à2g/l)
- Réaction cellulaire nulle ou faible (dissociation albumino
cytologique) si absente : Répéter la PL ++
L’électromyographie - Révèle la nature démyélinisante des lésions caractéristiques du
(EMG): SGB:
Montre des signes de neuropathie démyélinisante segmentaire
Diminution des vitesses de conduction sensitives et motrices
Allongement des latences distales
V) TRT :
1- Symptomatique - Hospitalisation
- Surveillance ++++
- Kinésithérapie
- Supprimer l’alimentation orale au moindre trouble de la déglutition v
Traitement symptomatique ventilation mécanique...
2- Spécifique - Limiter l’extension desparalysies,
- Favoriserlarécupérationmotrice,
- Diminuerlesséquelles.
- Immunoglobulines (Ig IV ):+++ 0,4 g/kg/jour pendant cinq jours
- Echange plasmatique
Evolution: - Spontanée vers la guérison est la règle, cependant le pronostic vital et
fonctionnel respiratoire peut être mis en jeu.
** Les autres paralysies flasques de l’enfant **
1) POLIOMYELITEANTERIEURAIGUE( PAA) :
- Maladie infectieuse contagieuse endémo-épidémique,due à l’un des 3 types de
Poliovirus 1,2, 3.
- Enfants <3 ans dans 70-90%
- Destruction des motoneurones de la corne antérieure de la moelle.
- Il en résulte une paralysie flasque d’apparition brutale de topographie asymétrique
anarchique amyotrophiante sansdéficit sensitif.
- Le pronostic est dominé́ par l’atteinte respiratoire
- En cours d’éradication dans notre pays grâce au programme national d’immunisation
2) POLYNEUROPATHIES SECONDAIRES (plus rares chezl’enfant)
- Métaboliques : diabète
- Médicamenteuses : INH – sels d’or
- Toxiques : plomb – mercure –Arsenic
- Carentielles : déficit en vit B, malabsorption
- Infectieuses (VIH)
3) MYELOPATHIE AIGUE INFLAMMATOIRE :
- Atteinte ( compression) aigue de la moelle (de nature non vasculaire)
• Extrême polymorphisme clinique et évolutif
• Etiologies diverses : microbiennes, virales, toxiques,médicamentaires
4) MYELOPATHIES COMPRESSIVES:
(Tumeur, Abcès, Neuroblastome) Niveau sensitif + signes urinaires
TRT :
- Mesures symptomatiques +++
- Traitement spécifique variable en fonction de l’étiologie
QE :