Partie 2
: le dispositif des accords de classement
1- Présentation
Le dispositif des accords de classement de la BCEAO, dont la durée ne peut excéder une
année mais renouvelable, est régi par les dispositions de l’avis aux banques et établissements
financiers N°4/AC/02 de la BCEAO suite à un arrêté y afférent du Conseil des Ministres de
l’UEMOA au cours de sa session du 19 septembre 2002 portant sur la mise en œuvre du
mécanisme des accords de classement conformément aux dispositions des articles 22 du traité
constituant l’UMOA et 38 des statuts de la BCEAO.
C’est un outil de contrôle et de suivi qualitatif ex-post des crédits distribués c’est-à-dire
du portefeuille de crédit des banques et établissements de crédits. Pour ce faire, le ratio de
structure du portefeuille (60%) permettait à la BCEAO de contrôler parmi l’ensemble des
concours en trésorerie d’un établissement bancaire, le pourcentage des crédits de celui-ci
faisant l’objet d’un accord de classement obtenu auprès de la Banque Centrale (BCEAO).
Cependant, compte tenu du non-respect permanent de ce ratio par une frange majorité des
banques, la BCEAO l’a supprimé en 2013 par l’avis N°001-01-2013 aux établissements de
crédit relatif à la révision de la norme du ratio de transformation et à la suppression du ratio
de structure du portefeuille dans l’UMOA.
2- Contenu des dossiers de demande d’accord de classement
La composition des dossiers à fournir est fonction de la taille de l’entreprise
conformément aux dispositions de l’acte uniforme sur le droit comptable de l’OHADA qui
définissent un système normal pour les entreprises moyennes et grandes, un système allégé
pour les petites entreprises et un système minimal de trésorerie pour les très petites
entreprises.
Les dossiers de demande d’accord de classement pour les grandes et moyennes
entreprises sont ci-après :
Etats financiers certifiés par un commissaire aux comptes sur les 3 dernières années
(bilan, compte de résultat, TAFIRE et état annexé) ;
Résolution de l’Assemblée Générale des actionnaires ayant approuvé les comptes de
l’exercice ;
Rapport du Commissaire aux Comptes ;
Rapport du Conseil d’Administration sur l’exercice ;
Etats financiers prévisionnels sur 3 années (bilan, compte de résultat, TAFIRE) pour
les cas de crédits à Moyen et long terme ;
Fiche d’analyse financière complétée par les observations du banquier présentateur ;
Plan de trésorerie sur les 12 mois les cas de crédits à Court terme
Tableau d’amortissement pour les cas de crédits à Moyen et Long terme ;
Fiche de présentation des dirigeants suivant un modèle fourni par la
BCEAO.
Les dossiers de demande d’accord de classement pour les petites entreprises sont ci-
après :
Etats financiers certifiés par un commissaire aux comptes sur les 3 dernières années
(bilan, compte de résultat, TAFIRE et état annexé) ;
Résolution de l’Assemblée Générale des actionnaires ayant approuvé les comptes de
l’exercice ;
Rapport du Commissaire aux Comptes ;
Plan de trésorerie sur les 12 mois les cas de crédits à Court terme
Tableau d’amortissement pour les cas de crédits à Moyen et Long terme ;
Etats financiers prévisionnels sur 3 années (bilan, compte de résultat, TAFIRE) pour
les cas de crédits à Moyen et long terme ;
Les dossiers de demande d’accord de classement pour les très petites entreprises sont ci-
après:
Etats financiers des 3 dernières années (bilan, compte de résultat, TAFIRE et état
annexé) élaborés par un comptable agrée ou par un centre de gestion agréé
conformément au droit comptable OHADA ;
Les dossiers de demande d’accord de classement pour les entreprises nouvellement
créées sont ci-après :
Bilan d’ouverture ;
Etats financiers prévisionnels sur 3 ans ;
Etude de faisabilité (étude de marché, environnement, étude technique, projections
financières, etc.)
Les dossiers de demande d’accord de classement pour les salariés sont ci-après :
Nom et prénoms
Date de mise en place du crédit
Concours initial
Encours résiduel
Revenu des bénéficiaires
Quotité cessible
Durée du crédit
Montants et dates de survenance des impayés (chèques, effets de commerce, crédit)
au cours du dernier exercice.
Les dossiers de demande d’accord de classement pour les groupements villageois sont ci-
après :
Nom du groupement villageois
Date de mise en place du dernier crédit
Montant du crédit
Encours des crédits
Montant des échéances de la campagne à court et moyen terme
Revenu brut attendu c’est-à-dire les ventes majorées des ristournes
Coûts estimés des facteurs de production
Revenu net attendu c’est-à-dire les revenus bruts minorés des coûts des facteurs de
production
Tiers du revenu net attendu
Impayés survenus au cours de l’exercice
Motif des impayés
Par ailleurs, en ce qui concerne les 50 plus gros consommateurs de crédit, les banques
et établissements financiers ont l’obligation de fournir à la BCEAO au plus tard le mois de
juin de l’année en cours, l’ensemble des documents exigés en matière de demande d’accord
de classement. Toutefois, les engagements par signature, les crédits accordés à l’Etat et ses
démembrements, les concours accordés aux banques et établissements financiers ne sont pas
éligibles au présent dispositif.
3- Les ratios financiers d’appréciation des dossiers
Le ratio est un chiffre résultant d’une division utilisée en analyse financière pour faire
des comparaisons entre sociétés, des comparaisons au cours du temps pour apprécier la
performance d'une entreprise.
Les demandes d’accord de classement sont appréciées à partir de deux catégories de
ratios financiers : les ratios de décision au nombre de 4, conditionnent l’accord ou le rejet de
la demande ; les ratios d’observations également au nombre de 4 sont éventuellement utilisés
pour appuyer les recommandations.
Les ratios de décisions
Le ratio d’Autonomie financière
Ce ratio permet de jauger l’importance de la capitalisation des actionnaires sur
l’ensemble des exigibilités (ressources financières). Les capitaux propres corrigés
s’obtiennent après déduction des non-valeurs (capitaux non appelés et charges immobilisées)
et des distributions de dividendes.
Toutefois, les comptes courants d’associés peuvent s’ajouter comme quasi fonds
propres à conditions d’être certifiés par un commissaire aux comptes accompagné d’un acte
notarié de blocage sur une période minimale de 5 ans avec cession d’antériorité des créances.
La norme minimale de ce ratio est de 20% pour toutes les entreprises. En d’autres
termes, la part des fonds propres doivent correspondre au moins à 0,2 pour chaque unité de
ressources financières.
Il est également appelé dans certaines entreprises, le ratio d’Independence financière
mesurant les fonds propres rapportés aux dettes à long et moyen termes (DLMT) dont la
norme minimale est de 1.
La capacité de remboursement
Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à faire face à ses échéances. Il est calculé
par le rapport entre les dettes financières et la CAFG (Capacité d’Autofinancement Globale).
En effet, les dettes financières se composent des éléments ci-après : Emprunts +
Dettes de crédit-bail et contrats assimilés + Dettes financières diverses.
La CAFG se calcule comme suit : EBE (Valeur ajoutée – charge de personnel) –
charges décaissables restantes (frais financiers + pertes de change + charges hors activités
ordinaires + participation des travailleurs + impôt sur le résultat) + produits encaissables
restants (transferts de charges d’exploitation + revenus financiers + gains de change +
transferts de charges financières + produits hors activités ordinaires + transferts de charges
hors activités ordinaires).
Sa norme est de 4 années au maximum pour permettre à l’entreprise de couvrir à
travers la CAFG le règlement des dividendes, le paiement des dettes et le renouvellement des
immobilisations.
Le ratio de rentabilité
Il mesure les performances de l’entreprise à travers le résultat net rapporté au chiffre
d’affaires hors taxes. Son exigence est d’être toujours positive.
Certaines entreprises le calculent également par le rapport entre le résultat net et la
capacité d’autofinancement dont la norme est d’au moins 5%.
Le ratio de liquidité générale
Il permet de prendre en compte les risques d’illiquidité de l’entreprise dans son
exploitation pouvant déboucher sur une faillite. Il se calcule comme le rapport entre l’actif
net circulant incluant la trésorerie active et le passif circulant incluant la trésorerie passif. Sa
norme minimale est d’au moins 1.
Le total actif circulant se calcule comme suit : actif circulant hors activités ordinaires
+ stocks (marchandises + matières premières et autres approvisionnements + en-cours +
produits fabriqués) + créances et emplois assimilés (fournisseurs, avances versées + clients +
autres créances).
Le total de trésorerie-actif est : titres de placement + valeurs à encaisser + banques,
chèques postaux, caisse
Le total passif circulant est : dettes circulantes hors activités ordinaires et ressources
assimilées + clients, avances reçues + fournisseurs d’exploitation + dettes fiscales + dettes
sociales + autres dettes + risques provisionnés.
Le total de trésorerie –passif est : banques, crédits d’escompte + banques, crédits de
trésorerie + banques, découverts.
Dans certaines entreprises, ce ratio se calcule par le rapport actif circulant sur le total
bilan avec une norme minimale de 5%.
Les ratios d’observation
Le ratio de rotation des stocks
Ce ratio s’exprime en nombre de jours de chiffres d’affaires hors taxes. Il se calcule
par le rapport entre le stock moyen de produits fabriqués et le chiffre d’affaires hors taxes.
Certaines entreprises prévoient une norme maximale de 90 jours de chiffres d’affaires
en la matière.
Le ratio de délai clients
Ce ratio calcule la durée moyenne des crédits à la clientèle ou la rotation clients. Il se
calcul par le rapport entre les clients diminués des avances reçues sur le chiffre d’affaires
toutes taxes comprises.
Aussi, certaines entreprises prévoient une norme maximale de 90 jours de chiffres
d’affaires en la matière.
Le ratio de délai fournisseurs
Appelé également la rotation fournisseurs, ce ratio mesure la durée moyenne des
crédits fournisseurs. Il se calcul par le rapport entre les fournisseurs diminués des avances
versées sur les achats toutes taxes comprises. En effet, les achats comprennent les achats de
marchandises, les achats de matières premières, les autres achats, les fournisseurs
d’exploitation et avances versées.
La norme prévue en la matière est généralement égale à celle du ratio de délai clients.
Le ratio d’équilibre financier
Comme son nom l’indique, ce ratio s’assure de l’équilibre de la structure financière
par le rapport entre le fonds de roulement et le Besoin de Financement Global.
Le fonds de roulement se calcule comme suit : total des ressources stables – total de
l’actif immobilisé – distribution de bénéfice.
Le total des ressources stables est : total capitaux propres + total dettes financières.
Le total de l’actif immobilisé est : charges immobilisées (frais d’établissement et charges à
repartir + primes de remboursement des obligations) + immobilisations incorporelles (frais
de recherche et de développement + brevets, licences, logiciels + fonds commercial + autres
immobilisations incorporelles) + immobilisations corporelles (terrain + bâtiments +
installations et agencements + matériel + matériel de transport) + avances et acomptes versés
sur immobilisations + immobilisations financières (titres de participation + autres
immobilisations financières).
Le Besoin de Financement Global est : total actif circulant – total passif circulant +
écarts de conversion actif - écarts de conversion passif
La norme minimale retenue pour ce ratio est de 60% pour les entreprises industrielles
et 40% pour les autres entreprises.
Au-delà de ces ratios, les banques regardent beaucoup dans les dossiers de
financement le poids des intérêts (frais financiers/EBE pour une norme maximale de 30%) et
le poids des dettes bancaires du client.
4- Procédures de décisions
Les normes fondant la décision d'accord de classement dépendent de la taille de l'entreprise
conformément aux critères retenus par l'OHADA qui permettent d'établir les classifications
ci-après :
Les moyennes et grandes entreprises ;
Les petites entreprises ;
Les très petites entreprises.
A. Cas des petites, moyennes et grandes entreprises
Plusieurs hypothèses peuvent se présenter en fonction de la composition des demandes
d'accords de classement :
Hypothèse 1 : respect des quatre (04) ratios de décisions au cours du dernier exercice.
Lorsque l'analyse des états financiers de l'entreprise révèle le respect des quatre (04) ratios de
décisions au cours du dernier exercice, l'accord de classement est délivré.
Hypothèse 2 : non-respect de la norme minimale du ratio d'autonomie financière au cours du
dernier exercice.
Lorsque l'analyse des états financiers de l'entreprise révèle une situation de non-respect de la
norme minimale du ratio d'autonomie financière la dernière année, deux situations peuvent se
présenter :
L'inexistence de comptes courants d'associés dans cette entreprise entrainera le refus
de l'accord de classement ;
L'existence de comptes courants d'associés entrainera des analyses complémentaires, à
savoir, l'intégration des comptes courants d'associés aux fonds propres de l'entreprise
sous les conditions précisées dans la détermination des critères financiers.
L'accord de classement ne serait délivré le cas échéant que si le ratio d'autonomie financière
ainsi ajusté des comptes courant d'associés respecte la norme minimale fixée à 20%.
Hypothèse 3 : non-respect du ratio de rentabilité la dernière année.
Lorsque l'analyse des états financiers de l'entreprise révèle une situation de non-respect du
ratio de rentabilité, deux situations peuvent se présenter :
Non-respect jugé d'ordre conjoncturel
L'origine conjoncturelle du non-respect de la norme de rentabilité au cours de la dernière
année sera appréciée à travers les éléments suivants :
- La tendance observée par rapport aux trois derniers exercices ;
- L'identification précise de l'origine du fait (crise énergétique, sociopolitiques …) ;
- La quantification de l'impact du fait sur l'exploitation (baisse de la production, augmentation
des charges ...).
Une fois l'origine conjoncturelle du non-respect de la norme de rentabilité déterminée, la
rentabilité moyenne sur les trois derniers exercices est calculée. A l'issue de ce calcul, deux
cas de figure peuvent se présenter :
- La rentabilité moyenne est positive : l'accord de classement sera délivré si les nomes des
trois autres ratios de décision sont respectés ;
- La rentabilité moyenne est négative : l'accord de classement sera délivré que si l'entreprise
présente des mesures de redressement à la satisfaction de la Banque Centrale.
Non-respect jugé d'ordre structurel
Le non-respect du ratio de rentabilité la dernière année, jugé d'ordre structurel entrainera le
refus de l'accord de classement.
Hypothèse 4 : non-respect de la norme de capacité de remboursement la dernière année.
Dans ce cas, l'accord de classement ne pourrait être délivré que si la demande est sous-tendue
par un crédit bénéficiant d'une garantie institutionnelle ou de toute autre garantie approuvée
par la Banque Centrale. Les garanties susceptibles d'être prises en compte sont celles dont la
nature permet une réalisation aisée en cas de défaillance du débiteur principal. Ainsi, sont
retenues les garanties :
- Des institutions financières internationales ;
- Des fonds spécifiques ;
- Des banques et établissements financiers ;
- Des institutions financières spécialisées dont la vocation première consiste à garantir des
concours bancaires obtenus par les entreprises ;
- Les administrations centrales et leurs démembrements.
La garantie sera acceptée si après examen, la BCEAO juge que la situation financière de
l'institution garante est satisfaisante. Le montant de l'accord de classement délivré ne saurait
excéder la marge maximale de remboursement (montant du crédit couvert par la garantie).
Hypothèse 5 : non-respect de la norme du ratio de liquidité générale la dernière année.
En cas de non-respect du ratio de liquidité générale la dernière année, un examen
complémentaire du dossier est effectué tenant compte :
- De son origine conjoncturelle ou structurelle ;
- Du cas des sociétés de commercialisation de produits agricoles d'exportation.
Non-respect conjoncturel
L'origine conjoncturelle du non-respect du ratio de liquidité générale au cours du dernier
exercice est apprécié à travers les éléments ci-après :
- L'analyse de la liquidité générale au cours des trois (03) exercices précédents révèle que
l'entreprise n'avait pas un problème particulier de liquidité ;
- L'identification précise du fait conjoncturel : événements imprévisibles notamment la
fermeture de frontières, embargos, défaillance de clients importants, crises sociopolitiques
ayant entraîné une détérioration des produits rendant ainsi difficile la couverture du passif
circulant augmenté des crédits bancaires par l'actif circulant ;
- La quantification de l'impact de la conjoncture sur le bilan de l'entreprise : augmentation des
provisions sur stocks, dépréciation importante du poste client.
Une fois l'origine conjoncturelle du non-respect du ratio de liquidité générale déterminée, la
décision d'octroi d'un accord de classement est fondée suivant les deux cas de figure ci-après :
- La moyenne du ratio de liquidité générale calculée sur les trois dernières années est
conforme à la norme fixée ;
- La moyenne du ratio des trois dernières années est inférieure à la norme requise mais
l'entreprise présente des mesures de redressement à la satisfaction de la Banque Centrale.
Le non-respect du ratio de liquidité générale pour les motifs conjoncturels n'est pas un critère
de rejet définitif de la demande d'accord de classement.
Non-respect structurel
Au cas où la situation de non-respect est jugée d'ordre structurel, l'accord de classement est
refusé.
Cas des sociétés de commercialisation de produits agricoles d'exportation
Il n'est pas tenu compte du ratio de liquidité générale dans l'examen des demandes d'accord de
classement des entreprises de commercialisation de produits agricoles d'exportation.
B. Cas des très petites entreprises
La décision d'accord de classement est fondée sur l'existence d'un résultat net positif et
l'absence d'impayés.
C. Cas spécifiques
Entreprises nouvellement créées
Les règles de décision retenues pour les petites, moyennes et grandes entreprises sont
appliquées aux entreprises nouvellement créées, les ratios étant calculés à partir du bilan
d'ouverture. Afin de permettre de s'assurer de la bonne marche de l'entreprise nouvellement
créée cette dernière devra s'engager à produire une situation semestrielle des réalisations.
L'accord de classement peut être suspendu, à tout moment si les réalisations analysées sur la
base de cette situation s'écartent sensiblement des résultats prévisionnels. La non-production
de la situation semestrielle est également un motif de suspension de l'accord.
Salariés et Groupements villageois
Cas spécifique des salariés
Les procédures de décision se fondent sur le respect de la quotité cessible et au dénouement
normal des crédits antérieurs. Un rapprochement est effectué avec les données de la centrale
des incidents de paiement pour déterminer la fréquence des impayés et la date de survenance
du dernier impayé. Une signature ne peut bénéficier d'accord de classement si elle a enregistré
plus de deux incidents de paiement au cours de l'exercice.
Cas spécifique des groupements villageois
L'accord de classement est délivré pour tout groupement dont le revenu brut excède le total
des échéances de la campagne et dont le total des échéances à moyen terme est couvert par au
moins le tiers du revenu net.
L'accord de classement est délivré pour une durée n'excédant pas un (01) an.
Annexe
LIBELLE DEFINITION NORME
Autonomie financière
Tableau 3 : Matrice de décision (accord de classement)
SOURCE : BCEAO
ENTREPRIS Moyennes et grandes Petites entreprises Très Petites Salaires et groupement
entreprises entreprises
(Système normale (Système allégé (Système minimal de
E CA>100 millions de CA>30 millions selon trésorerie CA <30 villageois
FCFA selon le droit le droit OHADA) millions selon
OHADA) OHADA)
Hypothèse 1 Accord en cas de respect des 4 ratios de Accord si et Accord pour les
décision seulement si résultat salaries à condition du
En cas de non du ratio d'autonomie net positif et absence respect de la quotité
financière, accord si et d’impayés cessible et le
dénouement normal
seulement si le ratio ajusté des comptes des crédits
courants d'associés
respecte la norme minimale de 20 %
En cas de non du ratio d'autonomie Accord pour les
financière, accord si et groupements villageois
à condition que le
seulement si le ratio ajusté des comptes résultat brut excède le
courants d'associés total des échéances de
respecte la norme minimale de 20 % la campagne et le total
En cas de non du ratio d'autonomie des échéances à moyen
financière, accord si et terme soit couvert à
seulement si le ratio ajusté des comptes hauteur d’un tiers du
revenu net
courants d'associés
respecte la norme minimale de 20 %
En cas de non du ratio d'autonomie
Hypothèse 2 financière, accord si et
seulement si le ratio ajusté des comptes
courants d'associés
respecte la norme minimale de 20 %
En cas de non du ratio d'autonomie
financière, accord si et
seulement si le ratio ajusté des comptes
courants d'associés
respecte la norme minimale de 20 %
En cas de non du ratio d'autonomie
financière, accord si et
seulement si le ratio ajusté des comptes
courants d'associés
respecte la norme minimale de 20 %
En cas de non-respect du ratio d'autonomie
financière, accord si et seulement si le ratio
ajusté des comptes courants d'associés respecte
la norme minimale de 20 %
Hypothèse 3 en cas de non respect conjoncturel du
ratio de rentabilité, accord si
la moyenne des 3 années est positive
et respect des 3 autres ratios
En cas de non-respect conjoncturel du ratio de
rentabilité, accord si la moyenne des 3 années
est positive et respect des 3 autres ratios
En cas de non-respect de la norme de capacité
de remboursement, accord si le crédit est adossé
à une garantie institutionnelle type fonds GARI,
Hypothèse 4
FAGACE, FSA, etc.
Les garanties mobilières et immobilières sont
écartées en l'espèce
En cas de non respect conjoncturel de la
norme de liquidité, accord
si moyenne des 3 dernières années
conforme à la norme ou que
l'entreprise présente des mesures de
redressement à la satisfaction
de la BCEAO
Ce ratio n'est pris en compte dans
Hypothèse 5
l'examen des entreprises de
commercialisation de produits
agricoles d'exportation
En cas de non-respect conjoncturel de la norme
de liquidité, accord si moyenne des 3 dernières
années conforme à la norme ou que l'entreprise
présente des mesures de redressement à la
satisfaction de la BCEAO
Ce ratio n'est pris en compte dans l'examen des
entreprises de commercialisation de produits
agricoles d'exportation