Bonmariage Cecile Moureau Sebastien Corp
Bonmariage Cecile Moureau Sebastien Corp
Partie I*
dans deux manuscrits (Sinaï ar. 268 et 314)6. Ces manuscrits sont datés
respectivement de 1225 et du XIIe siècle7. Seule remarque: cette dernière
datation nous semble généreuse vers l’antériorité. Nous reviendrons sur
cette question dans la deuxième partie de cet article8.
Un extrait des Noms divins, ch. IV (mais en dehors de la partie ici éditée) peut aider à
corroborer encore le passage ou le non-passage par le syriaque: au §30 (Corpus Diony-
siacum I: Pseudo-Dionysius Areopagita, De divinis nominibus, éd. Beate Regina SUCHLA
(Patristische Texte und Studien, 33), Berlin, 1990 (= DN, éd. SUCHLA), p. 175, l. 11-12),
o˝den ö qeòv tò kakòn ¯Ç âgaqón est traduit ( الله قد علم الشر او الخيرms. Sinaï ar. 268,
f. 216r, l. 3), le traducteur lisant Æ âgaqón au lieu de ¯Ç âgaqón: «en tant que bien». Il
comprend pourtant l’expression ailleurs. Voir notamment DN, IV.28 (éd. SUCHLA, p. 174,
l. 18), tò … kakòn ¯Ç kakón, traduit: ( الشرير ما دام شريراf. 215r, l. 9-10). Un autre élément
à vérifier est la présence ou non d’une division allant de 4 à 24, inscrite dans le texte arabe
dans la traduction d’Ibn SaÌquq (f. 209v-219v). Cette division, qui n’a aucun équivalent
dans le grec (ni dans la traduction d’al-An†aki dont il sera question ci-dessous, p. 9),
correspond sans doute aux différentes citations extraites des Hymnes érotiques de Hiéro-
thée mentionnées dans cette partie du texte (DN, IV.22-35; les trois premières citations
des mêmes Hymnes érotiques sont notées par un titre aux §15, 16 et 17, comme dans les
manuscrits grecs).
6
Le ms. Sinaï ar. 85 (ainsi qu’une série de manuscrits plus tardifs) comprend une tra-
duction alternative des Noms divins IV.18-35. Cf. TREIGER, New Evidence, p. 238-239 et
ci-dessous, p. 189 et n. 24. Dans notre article, nous faisons référence au ms. Sinaï ar. 268,
sauf lorsque celui-ci est peu ou pas lisible, auquel cas nous nous référons au ms. Sinaï ar.
314. Pour la partie que nous éditons (IV.1-9) dans la deuxième partie de l’article (Le
Muséon, 124, fasc. 3-4), nous faisons référence aux lignes de notre édition (entre crochets).
7
TREIGER, New Evidence, p. 231 et p. 237 respectivement. Le ms. Sinaï ar. 314 est un
volume composite, avec une première partie datée 1484, et une seconde, plus ancienne,
où se situe notre texte. On trouvera une description plus complète des manuscrits dans la
deuxième partie de cet article.
8
À paraître dans Le Muséon, 124 (2011), fasc. 3-4.
Exemple 110
فالجيد كمثل الجود كله وفوق كل جيد وهو دايم فى هذه بعينها وكذلك الجيد لیس
لانه لم يكن هكذا فصار اذ كان ليس بمضمحل ولا ناش ولا فاسد
Cette façon de suivre au plus près le texte grec peut parfois avoir
des effets étonnants dans le texte arabe, et nombreux sont les exemples
de passages très peu compréhensibles en arabe (et semblant à première
vue éloignés du texte grec), qui se révèlent, lorsqu’on les lit en regard
du grec, être une traduction mot à mot, sans recherche de sens ni prise
en compte de la structure de la phrase. Les exemples suivants
(exemples 2-4), tous extraits du §6, illustrent différents aspects de ce
phénomène.
11
Traduction M. DE GANDILLAC, Œuvres complètes du Pseudo-Denys l’Aréopagite,
traduction, préface et notes par M. DE GANDILLAC, Paris, 1943, p. 101 (= DN, trad. GAN-
DILLAC).
Exemple 212
Dans la phrase qui suit, le traducteur ne semble pas comprendre que
le terme noÕn (intelligence) a pour épithète à la fois üperkósmion,
perikósmion, et êgkósmion: il ne joint au substantif que l’épithète le
précédant immédiatement, et tente de trouver pour les autres un sens,
sinon une fonction dans la phrase. Il se retrouve ainsi avec une série de
mots à la fin de la phrase dont il ne sait que faire: il introduit alors une
rupture dans le texte arabe, au moyen de la particule فـ.
1 Üv كمثل 1 6 kaì perikósmion ويحيط زينه 6
2 âktìv pjgaía معدن للضيا وعين 2 بالكل
7 kaì êgkósmion noÕn وعقل ذو 7
3 kaì üperblúhousa فوق كل 3 زين
متدفق 8 êk toÕ pljrÉmatov من التمام 8
4 ƒwtoxusía فايض بالنور 4 والكمال
9 aût±v katalámpousa فهذه 9
5 pánta tòn üperkósmion تفوق 5 منيره جدًا
زينته الكل
Exemple 313
La phrase donnée dans l’exemple 2 n’est certes pas des plus aisées
syntaxiquement. La suite du même paragraphe donne un exemple du
même phénomène de traduction faite mot à mot, sans prendre en compte
la structure syntaxique, dans une phrase cette fois relativement simple.
Le passage se lit ainsi en grec:
kaì äpl¬v p¢san t±v ƒwtistik±v dunámewv t®n kureían Üv ârxí-
ƒwtov kaì üpérƒwtov ên ëaut±Ç sullaboÕsa kaì üperéxousa kaì
proéxousa.
Exemple 415
La fin du paragraphe 6 illustre un autre phénomène: à moins qu’il ne
s’agisse ici comme dans d’autres cas semblables d’une lacune dans le
texte grec utilisé par le traducteur, il semble bien que ce dernier, quand
il ne comprend pas, passe quelques mots ou résume fortement le texte,
pour reprendre le cours de la phrase à un mot dont il saisit le sens, quitte
à livrer à son lecteur une phrase des plus obscures16.
Le grec se lit comme suit:
âpò t¬n poll¬n dozasmátwn êpistréƒousa kaì tàv poikílav ∫ceiv
≠ kuriÉteron eîpe⁄n ƒantasíav eîv mían âljq± kaì kaqaràn kaì
monoeid± sunágousa gn¬sin kaì ënòv kaì ënwtikoÕ ƒwtòv êmpipl¬sa
«… et les détournant de la pluralité des conjectures, en ramenant la variété
de leur vision – ou plutôt de leurs imaginations – à une seule connaissance,
véridique, purifiée, unifiée, et en les emplissant d’une lumière unique et
unifiante»17.
15
DN, IV.6 (701B), éd. SUCHLA, p. 150, l. 11-14; texte arabe: l. 238-242.
16
L’hypothèse de la lacune n’est pas convaincante pour un grand nombre de cas.
Un exemple patent se trouve dans le passage suivant, extrait du ch. 13 des Noms divins.
«En dé, ºti pánta ëniaíwv êstì katà mi¢v ënótjtov üperox®n kaì pántwn êstì toÕ
ënòv ânekƒoitßtwv a÷tion» (DN, XIII.2 (977C), éd. SUCHLA, p. 227, l. 6-7), est traduit
en arabe: ( فهو واحد بحسب وجود وحدانيته وانه سبب واحد للكل بغير حلولf. 263b).
17
DN, trad. GANDILLAC, p. 100.
Exemple 518
Dans l’exemple précédent, la mise en parallèle avec le texte grec montre
quels termes font difficulté au traducteur, lequel livre à son habitude une
traduction mot à mot du grec, si ce n’est qu’il en passe quelques-uns.
Mais parfois le traducteur, impuissant semble-t-il à comprendre le sens
d’un passage, paraît abandonner sa technique de traduction habituelle:
on le voit alors résumer fortement le grec, ou plutôt se raccrocher aux
seuls termes qu’il comprend, en tentant sinon de rendre le sens du texte,
du moins de présenter une phrase plus ou moins plausible en arabe.
On trouve au §1 de notre édition un de ces cas pour lesquels l’on ne
peut semble-t-il trouver une explication autre que la mécompréhension
totale du traducteur. Dans ce passage figurent deux des termes qui, nous
le verrons, lui font difficulté: ânalógwv et êƒíjsi, ce qui explique sans
doute son embarras.
Le grec se lit de la façon suivante:
oÀtw d® kaì tâgaqòn üpèr Ølion Üv üpèr âmudràn eîkóna tò
êzjÇrjménwv ârxétupon aût±Ç t±Ç üpárzei p¢si to⁄v oŒsin âna-
18
DN, IV.1 (693B), éd. SUCHLA, p. 144, l. 3-5; texte arabe: l. 17-22.
lógwv êƒíjsi tàv t±v ºljv âgaqótjtov âkt⁄nav. Dià taútav üpé-
stjsan…
«…ainsi le Bien dépasse le soleil comme dépasse une image imprécise
l’archétype transcendant considéré dans sa propre substance, et c’est à tous
les êtres que, proportionnellement à leurs forces, il distribue les rayons de
son entière bonté. C’est à ces rayons que doivent de subsister…» (trad.
Gandillac remaniée)19
1.2.b. Problèmes avec les cas régis par certaines prépositions et certains
verbes
22
Nous signalons entre parenthèses deux termes omis dans le ms. Sinaï ar. 314
(f. 366v, l. 2-4).
23
Un autre exemple de même type se trouve à la fin du même §28: to⁄v ꃒ ëaut¬n
ïdrÕsqai m® dunaménoiv (DN, IV.28 (729B), éd. SUCHLA, p. 175, l. 3) est traduit ولم يثبت
( فى ذواتها وهذا غير ممكنf. 215v, l. 5-6).
24
Cf. TREIGER New Evidence, p. 227 et p. 238-239. Les chapitres 1-9 de la Hiérarchie
céleste ont aussi une deuxième traduction, peut-être par le même al-An†aki. Cf. TREIGER,
New Evidence, p. 238 et n. 85. Nous préparons une analyse comparative des méthodes de
traduction et du lexique des deux traducteurs.
25
Ms. Sinaï ar. 85, f. 73a.
26
DN, IV.4 (700B), éd. SUCHLA, p. 148, l. 19; texte arabe: l. 183-184.
sible, mais ne fait pas sens ici. Considérant que le terme eîkÉn dépend
de katá, le traducteur traduit le lógon en قولا, gardant l’accusatif27. Nous
reviendrons bientôt sur la mécompréhension de l’expression katà tòn
lógon28.
Exemple 132
Kaì e÷ ti aût¬n oû metéxei toÕto وليس يشترك هذا فى امتدادها وقصرها وعطيتها
oû t±v âdraneíav Æ t±v braxú- المنيره الضياييه
tjtóv êsti t±v ƒwtistik±v aûtoÕ
diadósewv,
âllà t¬n dià ƒwtoljcíav ânepi- ولكن فى خاصیە ما ھو ماخود منھا ومن
tjdeiótjta m® ânaplouménwn eîv نورھا
t®n ƒwtòv metousían
Et s’il advient que ceci ou cela n’ait Et cela ne participe pas de son
point part à (ce rayonnement), extension, de sa déficience et de son
n’accusons aucunement l’insuffisance don lumineux et éclatant,
qualitative ou quantitative de la
diffusion lumineuse elle-même,
mais bien l’impuissance réceptive de mais bien de la propriété de ce qui
ce qui est trop pauvre pour participer est pris de lui et de sa lumière.
à la lumière.
Exemple 233
On trouve un autre exemple du même type, cette fois avec une néga-
tion, toujours au §4. Kaì oû dßpou ƒjmì katà tòn t±v palaiótjtov
lógon est traduit en arabe de la façon suivante: وحيث ما اقول فهو على
حسب قول القدم.
En ne rendant pas la négation oû, le traducteur fait ici un contresens:
l’auteur grec affirme qu’il ne parle pas selon la parole des anciens, la
version arabe dit le contraire.
2. Lexique
traduit par جوهر, aîtía, traduit par سببet علة, Àlj, traduit par مادۃet
)هيولى, ainsi que les procédés de traduction privilégiés pour rendre les
termes composés (alpha privatif, üper-, -prepßv)34. On peut également
y observer le peu de cas d’hendiadys attestés.
Nous mettrons ici l’accent sur certains termes faisant particulièrement
difficulté au traducteur, et sur les particularités de la traduction de termes
importants du vocabulaire dionysien35.
2.1. lógov et ses dérivés
2.1.a. katà tòn lógon
L’expression katà tòn lógon, au sens de «à la mesure», utilisée
souvent dans un contexte traitant de participation, ne semble pas avoir
été comprise par le traducteur. Il rend bien katá par على حسب, mais
garde toujours pour lógov le sens de «parole», qu’il rend par قول36, ce
qui fait perdre pour le lecteur de l’arabe toute idée de mesure. À moins
bien sûr que ce lecteur, connaissant le grec, étende le sens de قولpour
lui faire revêtir toute l’extension de lógov en grec, phénomène observé
par Blau pour certains termes dans les traductions du grec à l’arabe37.
Cela ne semble toutefois pas être le cas ici, comme on le voit dans les
exemples qui suivent. L’exemple 2 révèle cependant que le sens de
«mesure» n’est pas totalement inconnu du traducteur.
Exemple 138
… ƒwtíhei pánta tà metéxein toÕ قد تنير الكل ويستضى بها اشتراكا مع نورها
ƒwtòv aûtoÕ katà tòn oîke⁄on duná- الخاص لنا الممكن عندنا
ّ فعلى حسب القول
mena lógon, oÀtw d® kaì tâgaqòn …هكذا يكون الصالح فوق الشمس
üpèr Ølion …
34
TREIGER, The Arabic Version propose une analyse détaillée de ces procédés. Ses
observations se trouvent confirmées dans le passage que nous avons étudié.
35
Plusieurs termes où la lecture du traducteur est différente de celle que nous avons
aujourd’hui face au texte grec peuvent encore être relevés, comme un kaqaírei (§4)
traduit par ( وتسخّنهاl. 159), le traducteur lisant sans doute le grec comme un dérivé de la
racine qerm- qui désigne la chaleur; ânaneáhousa (§9) traduit par ( محييهl. 225), le tra-
ducteur confondant le verbe grec ânaneáhw (renouveler) avec un composé de h±n (vivre)
non attesté, etc. La lecture alternative que propose le traducteur n'est que rarement une
variante attestée dans les manuscrits grecs. Nous en avons relevé un cas: cf. Partie II,
Traduction, note 19.
36
Cette lecture est bien sûr correcte dans certains cas. Ainsi katà tòn t±v palaiótj-
tov lógon (DN, IV.4 (700C), éd. SUCHLA, p. 149, l. 5) est bien rendu par على حسب قول
( القدمl. 194).
37
Notamment بدلqui, sous l’influence du grec et de l’araméen, prend le sens de “au
lieu de” et de “pour”. Cf. J. BLAU, A Grammar of Christian Arabic based mainly on
South-Palestinian Texts from the First Millennium (Corpus Scriptorum Christianorum
Orientalium, 267), Louvain, 1966, I, p. 243, n. 140.2.
38
DN, IV.1 (693B), éd. SUCHLA, p. 144, l. 2-3; texte arabe: l. 15-18.
Exemple 239
katà tòn oîke⁄on lógon على حسب قولنا لكل واحد على مقدار
اختصاصه
dans la mesure propre à chacun selon ce que nous avons dit, chacune
à la mesure de ce qui lui est propre
L’expression grecque est traduite deux fois, une fois de façon habi-
tuelle pour notre traducteur, et une autre fois au sens de «mesure».
Exemple 340
katà tòn aûtòn t±v êmƒanoÕv على حسب صورتها الظاهره فيها قولا
eîkónov lógon
45
DN, IV.20 (717D), éd. SUCHLA, p. 165, l. 16 (texte arabe: f. 205v, l. 15) et IV.33
fin (733C), éd. SUCHLA, p. 178, l. 17 (texte arabe: f. 219a, l. 2-3).
46
DN, I.4 (592B), éd. SUCHLA, p. 114, l. 1-2; texte arabe: f. 162r, l. 5.
47
DN, I.4 (592C), éd. SUCHLA, p. 115, l. 8; texte arabe: f. 162v, l. 13-14.
48
DN, III.2 (681B), éd. SUCHLA, p. 140, l. 15; texte arabe: f. 183v, l. 1.
49
DN, IV.20 (720A), éd. SUCHLA, p. 166, l. 1; texte arabe: f. 206r, l. 8.
50
ënoúmenoi en IV.8 est lu comme un dérivé de ênnoéomai, et rendu par ( المعقولةl. 328).
51
G. ENDRESS, Proclus Arabus (Beiruter Texte und Studien, 10), Beyrouth, 1973,
p. 336, sous ∏n.
52
TREIGER, The Arabic Version, p. 371.
53
DN, I.4 (592A), éd. SUCHLA, p. 113, l. 5; texte arabe: f. 161v, l. 8.
54
A Greek and Arabic Lexicon, éd. G. ENDRESS et D. GUTAS, Leyde, 1992, I, p. [296],
s.v. تاليف.
55
J.G. HAVA, Arabic-English Dictionary for the Use of Students, Beyrouth, 1899, s.v.
56
DN, IV.9 (705A), éd. SUCHLA, p. 153, l. 11; texte arabe: l. 342.
57
DN, IV.1 (696A), éd. SUCHLA, p. 144, l. 12; texte arabe: l. 34.
par وحدانيته, et متوحد70 est utilisé à deux reprises pour traduire ™nwmé-
nwv71 et mía72.
Enfin, une autre racine est encore utilisée dans ce contexte, mais pour
une occurrence seulement: W F Q. On voit en effet au §5 ënoúmenoi
nóev traduit par معقولات متفقه73.
2.3. ârxétupon
Le terme ârxétupon est également traduit de manière particulière. On
le trouve en effet rendu par ( الرسم الاولl. 130)74 et ( اول رسمl. 20)75. On
observe encore un اول الرسمpour traduire l’occurrence du même terme au
ch. II76. túpov seul est quant à lui traduit par رسم77 et par مثال78.
2.4. üperkósmiov
Le traducteur choisit toujours de rendre üperkósmiov par فوق كل زين
ou ( فوق كل زينهl. 30-31 et l. 44)79, alors que la compréhension du texte
demande plutôt de comprendre ici kósmov au sens de monde, عالم, ce
que le traducteur fait par ailleurs (voir par ex. IV.28)80.
2.5. âgaqoeidßv
Le traducteur traduit systématiquement âgaqoeidßv par العارف بالخير
والصلاح, comprenant -eidßv comme signifiant «connaissant» (de eîdénai) et
non «prenant la forme de» (de e˝dov)81. Le même phénomène a lieu pour
d’autres composés de -eidßv, comme qeoeidßv, qui est traduit (العارف )المعرف
بالله82. Par contre, ™ ënoeid®v sunéliziv est traduit مجتمعه فى نوع واحد83.
70
t¬n ënihoménwn ënótjv (DN, I.3 [589C], éd. SUCHLA, p. 112, l. 2) est traduit par
( للمتوحدين الفةf. 160v, l. 12).
71
™nwménwv (DN, I.7 [596D], éd. SUCHLA, p. 120, l. 3) est traduit par ( بوحدانيتهf. 166r,
l. 14).
72
t±v mi¢v aût±v (DN, I.7 [597A], éd. SUCHLA, p. 120, l. 6) est traduit par بوحدانيتها
(f. 166v, l. 4).
73
DN, I.5 (593B), éd. SUCHLA, p. 116, l. 14; texte arabe: f. 164r, l. 3.
74
DN, IV.4 (697C), éd. SUCHLA, p. 147, l. 4.
75
DN, IV.1 (693B), éd. SUCHLA, p. 144, l. 4.
76
DN, II.5 (644A), éd. SUCHLA, p. 129, l. 8; texte arabe: f. 174r, l. 15-174v, l. 1. Cf.
aussi le début de II.6 (644B-C), éd. SUCHLA, p. 129-130, texte arabe: f. 174v, l. 5sv.
77
DN, I.1 (588B), éd. SUCHLA, p. 109, l. 8; texte arabe: f. 159r, in mg.
78
Différents termes de la même racine sont utilisés pour les termes construits sur
túpov, comme âpotupoúmenai, traduit par ( ممثلاتDN, IV.1 [696A], éd. Suchla, p. 144,
l. 15; texte arabe: l. 39).
79
IV.1 et IV.2. On trouve également un üperkosmíwv traduit ( زينا رفيعاDN, I.4 [589D],
éd. SUCHLA, p. 112, l. 13; texte arabe: f. 161r, l. 14).
80
DN, IV.28 (729A), éd. SUCHLA, p. 174, l. 14; texte arabe: f. 215r, l. 3.
81
Voir l. 39, l. 59-60 et l. 77-78.
82
Cf. par exemple DN, I.3, éd. SUCHLA, p. 111, l. 14 (texte arabe: f. 160v, l. 6-7); I.4,
éd. SUCHLA, p. 112, l. 14 (texte arabe: f. 161r, l. 14); I.4 fin, éd. SUCHLA, p. 115, l. 9 (texte
arabe: f. 162v, l. 15).
83
DN, IV. 9 (705A), éd. SUCHLA, p. 153, l. 11; texte arabe: l. 342.
§284 perì aût¬n, eî xr® ƒánai, عن هذه النفوس الذى يجب انl. 81-82
t¬n âlógwn cux¬n Æ hÉçwn تظهر للبهايم او الحيوانات
§385 eî qemitòn ƒánai اذ كان واجبا ان تظهرl. 101-102
86
§4 eî oÀtw xr® ƒánai فان يكن هكذا يجب ان يبينl. 114-115
ذلك
I.587 °v e÷te êpibolàv e÷te paradoxàv اما بالقول لما يجب ان يظهر من التى فوق
xr® ƒánai t±v üperagnÉstou كل معرفه خيره وفوق كل ظاهر
kaì üperƒanoÕv âgaqótjtov
II.488 eî oÀtw xr® ƒánai فان يكن هكذا قد يستعمل بيانا
II.789 eî oÀtw xr® ƒánai فان يكن هذا قد ظهر
II.990 eî oÀtw xr® ƒánai فان يكن هذا قد وجب ان يتبين ويتضح
84
DN, IV.2 (696C), éd. SUCHLA, p. 145, l. 18.
85
DN, IV.3 (697A), éd. SUCHLA, p. 146, l. 10.
86
DN, IV.4 (697B), éd. SUCHLA, p. 146, l. 15-16.
87
DN, I.5 (593B), éd. SUCHLA, p. 116, l. 11; texte arabe: f. 163v, l. 13-14.
88
DN, II.4 (641A), éd. SUCHLA, p. 127, l. 2-3; texte arabe: f. 172r, l. 12. Le passage
se lit: tò üpèr p¢san kaì qésin kaì âƒaíresin, ™ ên âllßlaiv, eî oÀtw xr® ƒánai,
t¬n ënarxik¬n üpostásewn mon® kaì ÿdrusiv ölik¬v üperjnwménj kaì oûdenì
mérei sugkexuménj, kaqáper ƒ¬ta…
التى لها الوضع فوق كل وضع وتمييز فوق كل تمييز التى لبعضها بعض فان يكن هكذا قد يستعمل بيانا توحيد
…الاقانيم ذوات الرياسه وفى الجمله لها الثبات فوق كل موحده وليس في شى منها فساد وكما هو لضيا الانوار
89
DN, II.7 (645B), éd. SUCHLA, p. 132, l. 2; texte arabe: f. 176r, l. 9. Le passage se
lit: ö dè uïòv kaì tò pneÕma t±v qeogónou qeótjtov, eî oÀtw xr® ƒánai, blastoì
qeóƒutoi kaì ofion ãnqj kaì üperoúsia ƒ¬ta…
فاما الابن والروح متولدان من اللاهوت فان يكن هذا قد ظهر فهما في ذات الله ثاباتان حالان فالانوار التى هي
…فوق كل جوهر
90
DN, II.9 (648B), éd. SUCHLA, p. 134, l. 2-3; texte arabe: f. 177v, l. 10-14. Le pas-
sage se lit: oû mónon maqÑn âllà kaì paqÑn tà qe⁄a kâk t±v pròv aûtà sumpaqeíav,
eî oÀtw xr® ƒánai, pròv t®n âdídakton aût¬n kaì mustik®n âpotelesqeìv ∏nwsin
kaì pístin.
ليس عالما بها فقط ولكن تعبا فى الالهيات ومن الاشفاق من الجهل بها فان يكن هذا قد وجب ان يتبين ويتضح
من الالفه التى لا يعلم كمال سرها والايمان بها
eî boúlei ƒánai :
V.591 kaì eî boúlei t¬n hÉntwn Üv اما فى مشيه الاحيا فالرياسه تظهر كمثل
hÉntwn ârx®n ƒánai t®n aûto- الاحيا لانه غايه الحياه وذاتها
hw®n
Par contre, ƒasí et ƒamén sont en général traduits par قال. Pour ne
citer que quelques exemples, ƒamén est traduit par قلناen II.4 (fin)94,
II.1195, et par نقولen IV.2396; Üv… ƒasí est traduit par حسب ما يقولون
en I.697 et par كما يقالen IV.2898.
2.7. Üv êƒiktòn
L’expression Üv êƒiktón semble être comprise en IV.1 au sens de Üv
êƒetón, ce qui expliquerait sa traduction par لما يوثر ويستحب. La même
chose a lieu au début du texte des Noms divins, où la première phrase
«NÕn dé, √ makárie, metà tàv Qeologikàv üpotupÉseiv êpì t®n
t¬n qeíwn ônomátwn ânáptuzin, Üv êƒiktón, meteleúsomai»99 est
traduite comme suit:
ٓالآن ايها المغبوط من بعد الامثله والرسوم ذوات الكلام الالهى فاننى ساتى على شرح الاسما
100
الالهيه كالاراده والمح ّبه
«Maintenant, bienheureux, après les Exemples et les indications relevant
de la théologie, nous entreprenons d’expliquer les noms divins comme la
volonté et l’amour».
91
DN, V.5 (820B), éd. SUCHLA, p. 184, l. 8-9; texte arabe: f. 224r, l. 9-11.
92
DN, I.6 (596A), éd. SUCHLA, p. 118, l. 7; texte arabe: f. 165r, l. 7-10.
93
DN, IV.30 (729C), éd. SUCHLA, p. 175, l. 10; texte arabe: f. 215v, l. 15-216r, l. 1.
Le passage se lit: Sunelónti dè ƒánai· Tò âgaqòn êk mi¢v kaì t±v ºljv aîtíav
فبايجاز قد تبين ان الخير من عله واحده كليه
94
DN, II.4 (641C), éd. SUCHLA, p. 128, l. 3; texte arabe: f. 173r, l. 8.
95
DN, II.11 (649B), éd. SUCHLA, p. 135, l. 14; texte arabe: f. 179r, l. 10.
96
DN, IV.23 (725A), éd. SUCHLA, p. 171, l. 6; texte arabe: f. 221r, l. 12.
97
DN, I.6 (596A), éd. SUCHLA, p. 118, l. 4; texte arabe: f. 165r, l. 4.
98
DN, IV.28 (729A), éd. SUCHLA, p. 174, l. 4; texte arabe: f. 214v, l. 3.
99
DN, I.1 (585B), éd. SUCHLA, p. 107. Trad. GANDILLAC, p. 62: «Après les Esquisses
théologiques, j’ai dessein maintenant, heureux ami, dans la mesure de mes forces, d’entre-
prendre l’explication des Noms divins».
100
F. 158r, l. 7-9.
2.8. سبب
Le dernier usage que nous aimerions mettre en évidence ici a trait à
un terme arabe: le traducteur utilise سببau sens de «cause» (le terme
traduit a÷tia, comme le fait aussi )علة, mais aussi au sens de «chose,
affaire», comme dans la phrase suivante:
Üv kalòn kaì Üv kállov kaì Üv âgápj kaì Üv âgapjtòn kaì ºsai ãllai
كمثل جواد محيط بالجود ومثل جميل محيط بالجمال وكمثل موده من ودود وساير الاسباب
101
البهيات
APPENDICE I
LEXIQUE GREC-ARABE
Les numéros renvoient aux lignes de notre édition du texte arabe. Les entrées suivies du
signe ** désignent des mots traduits de façon erronée par le traducteur.
نور 213
âñdiov دايم 199
a÷sqjsiv حس 180
aîsqjtá (tá) المحسوسات 190; 366
aîsqjtiká (tá) الحسيات 178
aîsqjtikóv aîsqjtikß cuxß نفس حسيه 87-88
aîsqjtik¬v بالحس 178
aîsqjtóv حسى 158
aîsxróv يكون \ صار فيه شر 271; 272
aîtía عله 110; 251; 255
سبب 140; 293
— 172; 281
a÷tion عله 301
سبب 337
a÷tion díkjn سبب واجب 262
poijtikòn a÷tion عله ذات صنعه 287
telikòn a÷tion سبب ذو كمال وتمام 289
voir aussi : panaítiov
aîÉn زمان 139
âkatalßktwv بغير غايه ولا انتها 335
*âkoótjv *âkoótjtev سامعات 51
(âkrótjtev dans
l’éd. Suchla)
âkrótjv ** lu âkoótjtev 51
âktív نور 22; 152; 264
الضيا والشعاعات 126-127
شعاعه 147
ضيا 222
âljqßv الحق 240
âlljlouxía âlljlouxíai (aï) المصاحبات 310
لبعضهن بعض
âllßlwn بعضها بعض 45
âlloíwsiv اضمحلال واستحاله 28
ãlogov — 81
âmeíwtov الذى … لا ينتقص 25
المبرا من … النقص 111
âmetakínjtov الذى لا يتحرك 313
âmetáptwtov غير ساقط 50
ãmoirov aîsqßsewv المايته ويقال التى لا 179-180
ãmoira (tá) جز لها التى للحس
ânagwgikóv — 47
âstßr كوكب118
âstr¬çov âstr¬çoi كواكب116
âsúgxutov الذى لا يفسد46
غير الفاسد316
âsummizía التى لا اشتراك لها308
âsxjmátistov (¥n) لا يتشكل162
âsÉmatov âsÉmatoi التى لا اجساد لها29
âteleútjtov [ لا انتها ]له329; 350
ãÓlov ãÓloi [ لا مواد ]لها... التى29
aûzánw aûzanómenon ناش270
aûtóv efiv kaì taûtóv بعينه وفى ذاته349
âfaíresiv تميز106
تمييز298
âforíhw âforíhousin يتميز124
êzjÇrjménwv âforíhousin ميز6
âforíhetai يتميز291
ãcuxov لا نفس له91
génesiv كون26
تولد157
g± ارض83; 84; 86
gígnomai gígnetai يكون290
oΔte gignómenon لم يكن هكذا269
فصار
gn¬siv معرفه353
يعرف241
gnwstik¬v بالمعرفه178
djmiourgéw djmiourge⁄ يخلق137
djmiourgóv خالق وصانع195
diákrisiv diakríseiv تفرقات46
متميزات305
dózasma ظن238
dúnamai dúnatai / dúnasqai يمكن71; 144
dunámena (tà) ممكن17
المستطيعات137
dúnamiv قوه24; 47; 49; 77; 225;
228; 341; 346
قدره199
dwréa موهبه77
dwréw êdwrßqj يمنح60
dwrouménj موهوب344
d¬ron d¬ra مواهب41
— 170; 177
êfíjsi — 22
êfiémenai مامورات 37
êfieménwn المشتهين الموثرين 215
êfiktóv — 38
h±lov حسد 2
hwß حياه 25; 70; 72; 85; 90;
98; 158
hwóv حى 88
h¬çon حيوان 82
voir aussi : ãhwon (tó) ; ãhwov
hwów hwo⁄ يحيى 138
êhÉwtai تحيا 89
hwtikóv ذو الحياه 180-181
™liakóv شمسى 127
Øliov شمس 13; 18; 141; 188;
195
qánatov موت 26
qearxikóv qearxik® Àparziv الذات 9-10
(™) الالهيه الاولى
qe⁄ov الهى 41; 62; 141; 328;
353
qe⁄ov (MwÓs±v) )موسى( العجيب 163
qeiótjv لاهوت 199
qeología Sumbolik® qeología القول الالهى 200-201
(™) ذات علامه واماره
qeológov qeológoi (oï) الناطقون باللاهوتيات 7
qeológoi (oï) ** الكلمات الالهيه 244
qeóv اللـه 198; 298
الاله 194
qeótjv لاهوت 8; 131; 168
qesmóv شرع 40
qewnumía qewnumíai مسميات بالالهيات 248
qewría qewríai المناظر والشواهد 364
îdiótjv ما هو خاص 52
îdíwv اختصاصا 196
ÿdrusiv ثبات 35; 117; 313
ïerarxía رياسه كهنوتيه 54
ïeróv طاهر 66; 207; 244
kaqaírw ** kaqaírei تسخن 159
kaqareúw kaqareúousai طاهرات 25
kaqaróv — 240
káqarsiv طهاره 55
voir aussi : âpokaqaírw
kaqjgemÉn مرشد 73
kakón (tó) الشر 2
kallonß جود 261; 288
خير 277; 280
kallopoióv صانع الجمال 249; 256; 263
kállov جمال 250; 255; 258; 265
جميل 246; 254
kalóv / kalón (tó) جيد 2; 254; 257; 266;
268; 274; 276; 282;
290; 293; 295; 297;
329; 347
خير 271; 272; 277; 279;
280; 282; 286; 301;
337
الخير الجيد 299-300
جواد 245
جود 292
خيره 250
صالح 256
— 283
voir aussi : págkalov
kinéw kine⁄ يحرك 158
kine⁄tai تتحرك 352
kine⁄sqai يتحرك 191
يحرك 327
kinoÕn محرك 287; 325
kinouménj متحرك 359
kinoúmena المتحركات 185
kínjsív حركه 115; 124; 180; 323;
324; 326; 339
متحركه 321
kinjtikóv متحرك 90
voir aussi : ânakinéw; âmetakínjtov
koinwnéw koinwnoÕsin مشاركات 40
koinwnía koinwníai مشاركات 285; 307; 315
kósmov عالم 146; 197; 198
voir aussi : êgkósmiov; perikósmiov; üperkósmiov
krúfiov خفى 61
kuklikóv داير124
ذو احاطه واكتناف340
kuklik¬v فلكا328
kúklon الدور والتصرف361
∂n tini kúklwç دور محيط بشى ما342-343
lagxánw ∂laxen انقسم ومن93
laxónta منقسمه85
lógion lógia (tá) الكلمات119
الاقوال172
logíhomai logihómenov نحتسب14
logikóv logiká (tá) النطقيات177; 232
logik¬v بالنطق355
lógov قول4; 16; 184; 194; 284
( قول+) مقدار284
كلمه31
نطق325
voir aussi : ãlogov; ânalogía; ânalógwv; qeología; qeológov
méqeziv خلطه182
metéxw metéxei يشترك148; 295
metéxein اشتراك16; 77
كان لها مشاركا143-144
metéxon مشارك254
metéxonta المشتركات252
metousía ên metousíaç gínesqai تكون مع75-76
الجوهر
metoxß اشتراك253
مشارك255
monß توحيد34
monoeidßv ** يعرف الواحد241
معروف بالوحدانيه275-276
mónon فقط182
mónov واحد96
مفرد313
— 182
noéomai nooÕsi تفهم31
nooÕntai مفهومات30
nooúmena المعقولات198
noeróv معقول23; 69; 177; 226;
231
عقلى208; 341
noerótjv عقلى360
noer¬v بمعقول354
ذو جوهر182
voir aussi : ânoúsion (tó); metousía; üperoúsiov; üperousíwv
págkalov الجود كله267
panaítiov عله الكل59
paradeigmatikóv قياس ومثال291
parousía حضره235
p¢v ساير21; 103
pérav نهايه288
perikósmiov يحيط زينه223
perioxß خصوصيه136
خاصه140
periss¬v متزايدا216
pjga⁄ov ينبوع263; 276
ينبوعى58
معدن … وعين221-222
plánj ضلاله206
plßrwmatov التمام والكمال224
poiéw poie⁄ تجعل189
poioÕsa صانعه232
voir aussi : eîdopoiéw; eîdopoiía
poíjma مصنوعه198
poijtikòn a÷tion عله ذات صنعه286-287
polukinjsía مع كثره حركتها118
-prepßv
voir : âggeloprepßv
presbútatov presbútatoi الشفعا132
presbúterov presbúteroi الشفعا48
proairéw oû proairoúmenov لا يقال شى فيها14
prónoia عنايه48; 309; 331
pr¬ton اولا346
Åeustóv سيلان27
sigß صمت62
skótov ظلام211
sofía حكمه99
stásiv مثبتات322
قوام324
stáseiv قايمات320
suggenßv مناسبه33
sumbolikóv Sumbolik® القول الالهى ذات علامه200-201
qeología (™) واماره
sunagwgóv جامع235
مودوده 316
filoneikéw filoneike⁄ ينازع 104
frourá حفظ 36
frouraì (aï) الحافظات 49
frouréw frouroúmena حافظ 175
frourjtikóv حافظ 312
fúsiv ** ثابت 279
futá (tá) الاغراس والنبات 89
f¬v نور 1; 16; 63; 117; 127;
144; 151; 161; 162;
184; 193; 204; 205;
207; 214; 220; 221;
235; 262
— 241
fwstßr نير119
fwtagwgía نور56
fwtíhw fwtíhei ينير137; 153
تنير ويستضى15
يستنير144
fwtíhesqai يستنير192
fwtihómena المستنيرات186
fwtihoménwn المستنيرين236
fwtistikóv منير ضيايى149
نورى229
fwtoxusía فايض بالنور222-223
fwtwnumía التسميه النوريه203
fwtwnumik¬v باسم نورى129
voir aussi: ârxífwtov; üpérfwtov; ölolamp®v kaì âeífwtov
xeiragwgéw xeiragwgoÕsa تكون موديه347
xrónov زمان123
xÉrjsiv xwrßseiv تمييزات45
cuxß نفس67; 79; 81; 87; 206;
322; 339; 351
aîsqjtikß cuxß نفس حسيه87-88
cuxów êcúxwtai تتنفس89
voir aussi : ãcuxov
Üv كمثل19; 29; 30; 221
كما9; 40
لما38
— 10
¿sper كمثل ما165
— 94
APPENDICE II
LEXIQUE ARABE-GREC
Les mots ou expressions sont classés par racine et suivis du mot grec auquel se trouve
la référence dans le lexique grec-arabe. Les entrées grecques suivies du signe **
désignent des mots traduits de façon erronée par le traducteur. Les hendiadys sont
signalés par le sigle ¡.
ود ∂rwv
ودود âgapjtóv (?)
موده âgápj
وفق متفقه êfarmogß
وقف وقفت sunístjmi (sunéstjken)
ولد تولد génesiv
وهب موهوب dwréw (dwrouménj)
موهبه dwréa
مواهب d¬ron (d¬ra)