Signification de MEVTR dans l'atome
Signification de MEVTR dans l'atome
L’atome est constitué d’un noyau, chargé positivement où la masse est concentrée
et autour duquel gravitent des électrons, de charge négative q = - e = - 1,6.10-19 C
et de masse au repos me = 9,1.10-31 kg.
1
Un nucléïde, associé à l’élément X , est noté ZA X .
Le noyau, supposé sphérique admet comme rayon R tel que : R 1,33.10 - 15 . 3 A
très petit devant le rayon de l’atome. L’atome est donc principalement constitué de
vide et toute la masse est concentrée dans un volume infiniment petit.
Les protons et les neutrons sont maintenus dans le noyau par une énergie de liaison
nucléaire, généralement exprimée en énergie de liaison par nucléon.
L’énergie de liaison notée E est l’énergie nécessaire à la formation d’un noyau
quelconque à partir de particules, suivant le schéma ci-après :
Z + N ± AZ X + E avec E = mc2 , le noyau est stable si E < 0.
La formation d’un atome nécessite une énergie négative (l’énergie d’un atome est
inférieure à la somme de celles de ses constituants indépendants).
L’énergie de cohésion, notée B est par contre l’énergie nécessaire à la destruction
d’un noyau : AZ X + B ± Z + N avec B = - E ,une énergie positive
2 – Isotopes
Les isotopes sont des nucléïdes qui ont le même nombre Z , mais un nombre de
neutrons N différent, et par suite un nombre de masse A différent ; ils portent le
même nom en général.
Les éléments naturels sont des mélanges, en proportions constantes et bien définies
d’isotopes. La masse atomique d’un élément est donc une moyenne des masses
atomiques des différents isotopes, affectée de leur pourcentage respectif.
M X M i .a i
i
où :
- MX : masse atomique de l’élément X
- Mi : masse atomique de l’isotope Xi
- ai : pourcentage de l’isotope Xi dans le mélange
Exemples pour l’élément oxygène:
2
3 – Unité de masse atomique :uma
Par convention, la masse atomique du carbone 12 (12C) est considérée comme base
et est prise égale à 12.10-3 kg = 12 g. C’est la masse d’une mole de carbone 12 ; c'est-
à-dire la masse de N = 6,023.1023 atomes de carbone 12 (12C) .
N est appelé nombre d’Avogadro.
L’unité de la masse atomique (uma) est défini comme la 12ème partie de la masse d’un
atome de 12C :
12.10 -3 1 1.10 -3 1
1 uma x 1,66.10 - 27 kg g
N 12 6,023.10 23 N
Ce qui correspond à une énergie au repos de :
3
Chapitre 2 : L’ETUDE DE L’ATOME
électrode
écran
ou
film photographique
lumière
(spectroscope)
)
hydrogène gazeux
sous faible pression
+ -
haute tension
Hα Hβ Hγ Hδ
fond continu
Les raies du spectre visible devient de plus en plus serrées vers les petites longueurs
d’ondes.
1
Le nombre d’onde ν (cm 1 ) est de la forme ν A - B
λ
avec A et B des entiers naturels non nuls et que A est supérieur à B.
A est appelé terme spectral
c (cm.s-1 )
v (Hz) c.v .
(cm)
4
On a une série de raies.
- série de LYMAN : ν de 82 259 cm-1 à 109 678 cm-1 ; dans l’ultra-violet lointain
- série de BALMER : ν de 15 233 cm-1 à 27 420 cm-1 ; dans le visible
- série de RITZ-PASCHEN : ν de 5 332 cm-1 à 12186 cm-1 ; proche infrarouge
- etc…
RYDBERG a pu démontrer la formule suivante :
1 1 1
v (cm) R H ( 2 - 2 ) ; n est un entier naturel non nul et que nb est
(cm) na nb
supérieur à na ; RH est la constante de RYDBERG .
Pour l’atome d’hydrogène, RH = 109 677,581 cm-1 .
Il y a une discontinuité dans le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène : la
lumière est donc discontinue.
Intensité
relative
T2 >
T1
T1
max 'ma
x
A une température donnée, on constate que l’intensité relative de la lumière issue du
corps noir présente un maximum avec la fréquence. Le maximum est déplacé vers les
grandes fréquences lorsque la température augmente.
En 1900, PLANCK assimila le corps noir à un ensemble d’oscillateurs de diverses
fréquences et d’amplitude d’oscillation variant avec la température.
Les oscillateurs en question émettent de l’énergie par flash, multiple de h ;
La quantité h est appelée quantum d’énergie ; h est la constante de Planck et la
fréquence de l’oscillateur.
En 1905, EINTEIN, en associant la théorie de Planck avec la théorie de Newton
(théorie corpusculaire) émet l’hypothèse que la lumière est composée de grains
d’énergie appelés photons.
5
Une radiation lumineuse de longueur d’onde est un photon d’énergie
c
E hν h h.c.ν ; E est exprimée en Joule, h en Joule-seconde et en Hertz.
λ
h = 6,623.10-34 Joule-seconde.
Ce qui est vérifié par l’expérience de l’effet photoélectrique où des électrons sont
arrachés d’un m étal sous l’action d’une radiation lumineuse de fréquence suffisante.
h
e- 1
hν Wo m.v 2
2
métal
en posant Wo hν o
q1.q 2
de potentiel E(r) f(r).dr Cte
4πε o r
v
fc
e-
+e fe
Ze
6
Le potentiel E(r) en fonction de la distance r entre les deux charges se traduit par la
courbe ci-après :
E(r)
q 1q 2 > 0
rmin
O r
q 1q 2 <0
7
L’électron est soumis à deux forces :
1 Ze 2
- force d’origine électrostatique de module f e .
4πε o r 2
m e v e2
- force centrifuge de module fc
r
1 Ze 2
- L’énergie cinétique de l’électron est : E C me ve
2
2 8πε o r
r Ze 2
- L’énergie potentielle est : E p f e .dr - f e .dr - - 2E C
r 4 πε o r
b) Deuxième postulat :
h
Le moment cinétique de l’électron est un multiple entier de ħ
2π
meve r mever.sin(ve, r) mever n ħ (3) car ve r ; avec n IN*
c) Troisième postulat :
Une énergie est absorbée ou émise sous forme de radiation lumineuse par une
transition de l’électron, d’un état donné à un autre.
Pour deux états d’énergie caractérisés respectivement par n1 et n2 on a :
E = Efinale - Einitiale = En2 - En1
* n1 < n2 En2 > En1 ; transition d’électron l’état d’énergie En1 à l’état d’énergie
En2 (n1 → n2) ; on a une absorption d’énergie ;
E = Efinale - Einitiale = En2 - En1 = e.V > 0 ; V est le potentiel d’excitation.
8
* n1 < n2 En2 > En1 ; transition d’électron l’état d’énergie En2 à l’état d’énergie
En1 (n2 → n1) ; on a une émission d’énergie sous forme de radiation lumineuse ;
E = Efinale - Einitiale = En1 - En2 < 0 ;
hc
E E n1 - E n 2 - (E n1 - E n 2 ) E n 2 - E n1 hν hcν
λ
me Z2e 4 1 me Z2e 4 1 hc
E - . .
8ε o2 h 2 n 22 8ε o2 h 2 n12 λ
1 me Z2e 4 1 1 1 1
ν ( 2 - 2 ) R H Z2 ( 2 - 2 )
λ 2 3
8ε o h c n1 n2 n1 n2
C’est l’équation générale de la spectroscopie
Dans le cas de l’atome de l’hydrogène, on a :
1 1 1
Z = 1 ; ν RH( 2 - 2 )
λ n1 n2
y
a : demi grand axe de l’ellipse
v
t b : demi petit axe de l’ellipse
v
e la vitesse v e de l’électron sur
son orbite a comme composante
e- dr dθ
r vr et vt r
+e
v dt dt
r a
x vr : vitesse radiale
F1 F
2
F b
F vt : vitesse tangentielle
1 1
9
Le noyau occupe l’un des foyers (F1 ou F2) de l’ellipse : position fixe.
L’électron, dans son mouvement elliptique autour du noyau est repéré par le rayon
vecteur r et par l’angle , ou encore par les demi-axes a et b de l’ellipse.
L’énergie totale de l’électron est celle de l’atome car le noyau est fixe ;
1 e2
E T E C E p m e ( v 2r v 2t ) K
2 r
On a deux conditions de quantification ;
- sur vt : le moment cinétique orbital ou azmutal, qui est un vecteur passant par le
noyau fixe et perpendiculaire au plan de la trajectoire. Le moment cinétique orbital
détermine l’orientation de la trajectoire de l’électron ;
h
me v t r k avec k > 0 ; on montre k = l +1 .
2π
l est appelé nombre quantique secondaire ou azmutal
- sur vr : le moment cinétique radial qui permet de calculer l’énergie totale de l’atome
2 4
2 2π m e e 1
ET - K . avec n le nombre quantique principal.
h2 n2
Ces deux conditions de quantification, reliées aux paramètres de la trajectoire
elliptique donnent :
a n n
; avec 0 ≤ k ≤ n <=> 0 ≤ (l + 1) ≤ n ; donc : 0 ≤ l ≤ n – 1
b k l 1
a n 1
Pour n = 1 alors l = 0 et 1 ; la trajectoire est circulaire ;
b l 1 1
a
l0 2 : trajectoire elliptique
n2 b a
l 1 1 : trajectoire circulaire
b
a
l0 3 : trajectoire elliptique
b a 3
n 3 l 1 : trajectoire elliptique
b 2
a
l 2 1 : trajectoire circulaire
b
1 – 6) Effet ZEEMAN :
On observe des dédoublements de raies spectrales quand des atomes (à l’état gazeux)
sont soumis sous l’action d’un champ magnétique intense H .
10
L’électron, en mouvement sur sa trajectoire est assimilable à une spire fermée
parcourue par un courant électrique et donnant naissance à un moment magnétique M .
H
z H σ or
σ z proj( σ or ) sur H
O
orbite
11
m, est un nombre entier quantifiant la projection du moment cinétique orbital sur la
direction du cham magnétique extérieur H , s’appelle nombre quantique magnétique.
m détermine toute les orientations possibles des trajectoires correspondant au nombre
quantique secondaire l.
La présence d’un champ magnétique H donne à l’électron une énergie supplémentaire
e.h
donnée par E = - M . H .cos θ - m. . H qui se traduit par l’existence d’autres
4π
niveaux d’énergie.
A un niveau d’énergie caractérisé par l, correspondent (2l + 1) niveaux d’énergie
différentes sous l’action d’un champ magnétique intense H .
A la place d’une raie simple, on observe des raies multiples, dues à E. Ce phénomène
a reçu le nom d’effet Zeeman.
m
Exemple : l = 4 ; - l ≤ m ≤ l et cos =
l H
m cos °
0 0 90° 4
±1 ± 1/4 75°
3
±2 ± 1/2 60°
±3 ± 3/4 41° 2
±4 ±1 0° 1
m 0
-1
-2
-3
-4
12
1
proj( S)sur H s pour l’électron.
2
Suivant le sens pris comme positif, deux électrons de spins opposés ou antiparallèles
sont représentés conventionnellement par :
1 1 ou 1 1
s=+ s=- s=+ s=-
2 2 2 2
Pour définir l’état d’un électron, il faut quatre nombres quantiques :
* n : nombre quantique principal
* l : nombre quantique secondaire ou azmutal
* m : nombre quantique magnétique
* s = ± 12 : nombre quantique de spin
13
px.x ≥ ħ
py.y ≥ ħ avec p = me.ve
pz.z ≥ ħ
1 h
Avec E Ec Ep Ep m e v e2 l’énergie totale de l’électron et ħ =
2 2π
a) Atome à un électron ou hydrogénoîdes :
En coordonnées sphériques, on a :
z
M
z = r.cos
e-
yr.sinsin
xr.sincos
r
r2 = x2 + y2 + z2
noyau en O
y
M
’
x
14
(x,y,z) est remplacée par (r,) = ℝ(r). 𝕐(θ, φ)
ℝ(r) : fonction radiale
𝕐(θ, φ) : fonction harmonique sphérique ou facteur angulaire
L’équation de SCHRÖDINGER n’a de solutions significatives que si l’on introduit
les quatre nombres quantiques n , l , m et s .
(n,l,m,s) est la fonction d’ondes propres correspondant aux certaines valeurs de
l’énergie E du système noyau-électron : « valeurs propres ».
L’état d’un électron est donc défini par les quatre nombres quantiques. L’énergie
totale de l’électron ne dépend que de n et de l.
La notion d’orbite dans la théorie de Bohr-Sommerfeld est remplacée par la notion de
couche ou nuage électronique en mécanique quantique.
A chaque valeur du nombre quantique principal n correspond une couche (ou niveau)
électronique ;
n Couche électronique
1 K
2 L
3 M
4 N
. . ordre alphabétique
. .
. .
A chaque valeur du nombre quantique secondaire l correspond une sous-couche
(ou sous-niveau) électronique ;
l Sous-couche électronique
0 s
1 p
2 d
3 f
. . ordre alphabétique
. .
. .
s , p , d , f ,… sont les initiales des qualificatifs anglais des diverses série de raies
des spectres d’émission.
s : sharp
p : principal
d : diffuse
f : fundamental
j k 15
i
j
+Ze
L’électron k avec k > j n’a pas d’effet par rapport au noyau, sur l’électron j ;
L’électron k ne fait pas écran au noyau vis-à-vis de l’électron j. Par contre, l’électron
i fait écran à l’électron j.
Tout se passe pour l’électron j comme si on a un nombre de charge apparent (ou
charge effective) Z’ (ou charge efficace Zeff) différent de Z ; Z’ = Zeff = Z – S
S est la constante d’écran telle que : S σ ij ; avec ij le coefficient d’écran de
i
l’électron i sur l’électron j et a comme valeur :
* i > j ↔ ij = 0
5
* i = j ↔ ij = 0,35 sauf pour l’état 1s (i = j = 1) où ij = ≈ 0,30
16
* i < j ↔ ij = 1 sauf si l’électron j est à l’état s ou p et que n = 1 où ij = 0,85
Electron
considéré : j
1s 2s ; 2p 3s ; 3p 3d 4s ; 4p 4d
Electron
faisant écran : i
1s 0,30 0,85 1 1 1 1
2s ; 2p 0,35 0,85 1 1 1
3s ; 3p 0,35 0,85 1 1
3d 0,35 0,85 1
4s ; 4p 0,35 1
4d 0,35
n 1 2 3 4 5 6 ...
n* 1 2 3 3,7 4 4,2 …
état de l’électron 1s 2s 2p 3s 3p 3d 4s 4p 4d …
2 – 4) Notion d’orbitale atomique (OA) :
16
Le niveau d’énergie Eni correspond à la fonction d’onde (ni,lj,mk,s).
Pour un niveau d’énergie de rang n , on n valeurs de l (0 ≤ l ≤ n-1) et n2 ou (2l+1)
valeurs de m ; on dit que m est (2l+1) fois dégénéré.
Exemple :
l=0 ↔ m=0
m = -1
n=2 l=1 ↔ m=0
m=1
Le niveau d’énergie E2 correspond aux fonctions d’ondes :
(2,0,0,s) ; (2,1,-1,s) ; (2,1,0,s) ; (2,1,1,s).
Le niveau d’énergie E2 est dégénérée et que la dégénérescence est de n2 = 22 = 4.
La fonction d’onde (ni,lj,mk,s) engendre, suivant les valeurs de lj et de mk des zones
de grande probabilité de présence d’électron, appelées orbitales atomiques.
a) Forme des orbitales atomiques (représentation de 2 en fonction de r) :
* orbitales ns :
Elles sont définies par l = 0 ; m = 0
Ceux sont des sphères centrées à l’origine dont le volume augmente avec la valeur du
nombre quantique principal n ;
ns
* orbitales np :
Elles sont définies pour l = 1 ; m = -1 ; m = 0 ; m = 1
Le volume des orbitales atomiques np augmente quand n augmente
px py
pz
17
* orbitales nd :
Elles sont définies pour l = 2 ; m = -2 ; m = -1 ; m = 0 ; m = 1 ; m = 2
dx2 - y2
dyz
ou ou encore
deux (2) électrons de spin opposé
Pour n et l fixés, le nombre de cases quantiques (de même niveau d’énergie) est le
nombre de valeurs du nombre quantique magnétique m.
Pour une couche n, c’est-à-dire pour un nombre quantique principal n, il y a n2
orbitales atomiques.
ns ; l = 0 m=0 1 case
np ; l = 1 m = -1 ; 0 ; 1 3 cases
nd ; l = 2 m = -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 5 cases
nf ; l = 3 m = -3 ; -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 7 cases
18
b) Energie des orbitales atomiques :
L’énergie des orbitales atomiques dépend des nombres quantiques n et l. Selon la
valeur du numéro atomique Z (nombre d’électrons dans un atome), l’ordre de
succession des niveaux d’énergie des orbitales atomiques est de (n+l) croissant et
pour le cas où (n+l) identique, c’est dans l’ordre de n croissant.
Règle de Klechkowsky
couche
n= 1 2 3 4 5 6 7 O.A s p d f g
s s s s s s s l 0 1 2 3 4
n=7 7s 7p 7d 7f 7g
p p p p p p n=6 6s 6p 6d 6f 6g
n=5 5s 5p 5d 5f 5g
d d d d d ou n=4 4s 4p 4d 4f
f f f f n=3 3s 3p 3d
. . . n=2 2s 2p
. . . n=1 1s
. .
19
2 – 5) Configuration électronique des atomes :
La répartition des électrons autour du noyau dépend de trois principes ; D’une
manière générale, on applique la règle de Klechkowsky, sauf pour quelques
anomalies (chrome, cuivre …) .
a) Principe de stabilité :
Le remplissage progressif des orbitales atomiques doit s’effectuer de manière à
assurer à l’atome une énergie totale minimale ; ce qui se traduit par une stabilité
maximale correspondant à l’état fondamental de l’atome.
b) Principe d’exclusion de PAULI :
Dans un atome, deux électrons ne peuvent avoir leur quatre nombres quantiques
identiques ; ils diffèrent au moins du nombre quantique de spin.
Exemple : l’électron de fonction d’onde (n,l,m,1/2) est différent de l’électron
caractérisé par (n,l,m, -1/2).
En conséquence de ce principe, chaque couche électronique de rang n ne peut
contenir au maximum que 2n2 électrons. Pour une sous-couche caractérisée par l, on
peut placer 2x(2l+1) électrons.
c) Règle de HUND :
Lorsque plusieurs orbitales dégénérées (même niveau d’énergie) sont libres, les
électrons se répartissent de façon à en occuper le plus grand nombre. C’est-à-dire
qu’on procède d’abord au demi-remplissage des orbitales atomiques correspondant à
des électrons célibataires (ou non appariés), puis au remplissage avec la formation
d’un doublet d’électrons, de spin opposé.
Exemple : - orbitales atomique ns : 1e- ; 2e-
ns1 ns2
- orbitales atomique np : 1e- ; 2e- ; 3e-
np1 np2 np3
4e- ; 5e- ; 6e-
np4 np5 np6
d) Exemple de configuration électronique :
Hélium : Z = 2 ; 2He
1s2
Carbone : Z = 6 ; 6C
1s2 2s2 2p2
Sodium : Z = 11 ; 11Na
1s2 2s2 2p6 3s1
Titane : Z = 22 ; 22Ti
1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d2
20
2 – 6) Classification périodique des éléments :
Les éléments sont classés (tableau périodique des éléments) selon les paramètres
suivants:
- le numéro atomique Z croissant
- le rang (nombre quantique principal) n de la couche externe, qui détermine
la période (ligne horizontale du tableau périodique des éléments)
- le nombre d’électrons sur la couche externe : groupe des éléments (colonnes
du tableau périodique des éléments)
21
Groupe
Période
1
2
3
p
4 s
5 d
6
7
- Quelques noms :
* les alcalins : de couche de valence ns1 et de groupe IA
* les alcalino terreux : de couche de valence ns2 et de groupe IIA
* les halogènes : de couche de valence ns2 np5 et de groupe VIIB
* les gaz rares : de couche de valence ns2 np6 et de groupe O
(très stables car leur dernière couche est complète)
* les éléments de transition : de couche de valence ns2 (n-1)dy avec 1 ≤ y < 10
* les lanthanides (ou terres rares) : remplissage des orbitales atomiques 4f et de
groupe IIIA
* les actinides (ou éléments rares) : remplissage des orbitales atomiques 5f et de
groupe IIIA
22
Chapitre 3 : LIAISONS CHIMIQUES
Des atomes ou des ions se combinent pour former des molécules, des cristaux
métalliques ou ioniques. Dans leur combinaison, les atomes ou les ions se
maintiennent entre eux à des distances bien définies par des liaisons chimiques.
Ces atomes ou ions engagés dans une (ou des) liaison(s) chimique(s) acquièrent une
configuration stable des gaz rares les plus voisins.
Les gaz rares ont une structure électronique de couche de valence à huit électrons
sauf pour l’hélium qui est de deux électrons.
2He : 1s2 , de couche de valence : 1s2
Autres gaz rares, de couche de valence : ns2 np6
D’une manière générale, on a trois types de liaisons chimiques :
- Liaison covalente : c’est la mise en commun de doublet d’électrons ;
- Liaison ionique : due à l’attraction électrostatique entre des ions de signes
contraires ;
- Liaison métallique : entre des atomes de métaux et permettant une libre
circulation des électrons, d’un atome à un autre.
On connait aussi en plus des trois types de liaisons chimiques des faibles liaisons
chimiques dues aux attractions entre des molécules polarisables (liaison de Van Der
Waals) et des liaisons par pont hydrogène.
Dans une liaison chimique donnée, il y a toujours une prédominance des trois sortes
de liaisons mais elles ne sont jamais à cent pour cent.
1 – Electrons de valence :
Ceux sont les électrons de la couche ayant le plus grand nombre quantique principal
n, y compris éventuellement les sous- couches (n-1)d non saturées pour les
éléments secondaires.
2 – Potentiel d’ionisation :
C’est l’énergie nécessaire pour extraire l’électron le plus faiblement rattaché à
l’atome à l’état gazeux.
𝐄𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 + 𝐗 (𝐠) → 𝐗 + (𝐠) + 𝟏𝐞
Le potentiel de première ionisation est noté I1 ou (Vi)1 généralement exprimé en
électron-volt.
𝐄𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 + 𝐗 + (𝐠) → 𝐗 𝟐+
(𝐠) + 𝟏𝐞
Le potentiel de deuxième ionisation est noté I2 ou (Vi)2 ,supérieur au potentiel de
première ionisation.
Le potentiel d’ionisation varie avec la taille des atomes, la charge nucléaire, le type
d’électron à arracher.
23
Exemples :
Dans une période I1 augmente de gauche vers la droite ; la taille des éléments
diminue en effet de gauche vers la droite dans une période mais la charge nucléaire
augmente, si bien que l’attraction entre le noyau et l’électron devient de plus en plus
importante.
Dans un groupe, I1 diminue du haut en bas ; le volume atomique augmente dans un
groupe du haut en bas ; l’attraction nucléaire vis-à-vis de l’électron diminue.
3 – Affinité électronique :
C’est l’énergie dégagée lors de l’addition d’un électron supplémentaire à un atome à
l’état gazeux, notée A1.
𝐗 (𝐠) + 𝟏𝐞 → 𝐗−
(𝐠) + 𝐄𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞
Eléments A1 (eV)
F 3,62
Cl 3,79
Br 3,56
I 3,28
H 0,77
24
4 – Electronégativité :
L’électronégativité notée d’un élément est l’aptitude de cet élément à attirer vers
lui les électrons lorsqu’il est engagé dans une liaison covalente. L’électronégativité
ne peut pas être mesurée directement plusieurs échelles ont été proposées dont les
échelles de Mulliken et de Pauling.
- Selon Mulliken, l’électronégativité est donnée par la relation suivante :
𝐈𝟏 + 𝐀 𝟏
𝒙=
𝟐
25
dans la molécule. Le moment dipolaire est le plus souvent exprimé en Debye de
symbole D, sachant que 1D = 3,33.10-30 Coulomb-mètre (C.m).
+𝛅
𝐀 – 𝐁 −𝛅
→
→
𝛍
7 – 1 Hybridation sp :
Lorsqu’on hybride l’orbitale atomique s de l’atome de carbone avec une seule de ses
orbitales atomiques p, on obtient deux nouvelles orbitales atomiques hybrides sp
équivalentes et de même énergie, dont les axes des lobes forment entre eux un angle
de 180°. Dans ce cas, deux orbitales atomiques p pures restent inchangées et leurs
axes sont perpendiculaires entre eux et avec l’axe des orbitales atomiques hybrides sp
7 – 2 Hybridation sp2 :
Lorsqu’on hybride l’orbitale atomique s de l’atome de carbone avec deux de ses
orbitales atomiques p, on obtient trois nouvelles orbitales atomiques hybrides sp2
équivalentes et de même énergie, dont les axes des lobes forment entre eux des angles
de 120°comme dans un triangle équilatéral. Dans ce cas, une orbitale atomique p pure
reste inchangée et son axe est perpendiculaire au plan formé par les trois orbitales
atomiques hybrides sp2
27
7 – 3 Hybridation sp3 :
Lorsqu’on hybride l’orbitale atomique s de l’atome de carbone avec ses trois orbitales
atomiques p, on obtient quatre nouvelles orbitales atomiques hybrides sp3
équivalentes et de même énergie, dont les axes des lobes forment entre eux des angles
d’environ 109°comme dans un tétraèdre régulier.
Structure Géométrie
AX2 Linéaire X A X
X
AX3 Triangulaire
A
X X
X
AX4 Tétraèdrique A
X X
AX2E2 Forme en V
(ou coudée) A
X
28
X
AX5 Pyramide
trigonale X X
A
X
X
X
AX6 Octaédrique
X
X A
X
X
X
X
X
AX4E2 Plan carré
A
X
X
29
B – THERMODYNAMIQUE CHIMIQUE
Chapitre 1 : THERMOCHIMIE
1 – Introduction :
C’est l’application de la première loi (premier principe) de la thermodynamique aux
réactions chimiques ; les plus souvent isothermes, isobares et isochores.
La thermochimie étudie l’évolution thermique des systèmes sièges de réactions
chimiques ; On adopte les mêmes conventions de signe que pour la thermodynamique
physique : c'est-à-dire que tout travail noté W et toute quantité de chaleur désignée
par Q, échangés au cours des transformations chimiques.
2 – Chaleur de réaction :
2-1. Chaleur de réaction à volume constant – variation de l’énergie interne U :
On appelle chaleur de réaction à volume constant Qv la quantité de chaleur reçue
ou cédée par un système qui n’échange aucun travail avec le milieu extérieur au cours
de la réaction chimique.
30
Le premier principe de la thermodynamique s’écrit : dU = W + Qv
Pour une température donnée T°K , la chaleur de réaction à volume constant est
égale à la variation de l’énergie interne du système.
2-2. Chaleur de réaction à pression extérieure constante
variation de l’enthalpie H :
On appelle chaleur de réaction à pression extérieure constante Qp la quantité de
chaleur reçue ou cédée par un système qui ne reçoit du milieu extérieur qu’un travail
de compression au cours de la réaction chimique.
Le premier principe de la thermodynamique s’écrit : dU = W + Qp
W = - pdv donc dU = - pdv + Qp
Or p est constante ═> U = - pv + Qp et Qp = U + pv
En posant H = U + pv : l’enthalpie et avec p constante, on a : H = U + pv
(H)p = Qp
31
Exemple : enthalpie de formation du dioxyde de carbone
To = 25 + 273 = 298 K et à Po = 1 atm
∆𝐇°
𝐂(𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐭𝐞) + 𝐎𝟐 (𝐠) → 𝐂𝐎𝟐 (𝐠)
═> H ( Hf )CO2 (g) ; ( Hf )CO (g) - 94,05 Kcal.mole -1
2
3 – Règles pratiques :
3-1. première règle :
Pour les mêmes conditions d’expérience, l’effet thermique de la réaction inverse
d’une réaction donnée est égal, en valeur absolue, à celui de la réaction directe mais
de signe contraire.
∆𝐇𝐓
𝐦𝐀(𝐬) + 𝐧𝐁 (𝐠) → 𝐦′ 𝐀′ (𝐬) + 𝐧′ 𝐁 ′ (𝐥) ( à 𝐓)
∆𝐇′𝐓
𝐦′𝐀′(𝐬) + 𝐧′𝐁′ (𝐥) → 𝐦𝐀(𝐬) + 𝐧𝐁(𝐠𝐥) ( à 𝐓)
H'T - H T
32
3-3. troisième règle :
Lorsqu’on ne connait pas les chaleurs de formation des corps participant à une
réaction, on peut faire intervenir une suite d’équations quelconques en les combinant
de façon à réaliser la transformation envisagée.
Soit à calculer la chaleur dégagée par la réaction suivante :
∆𝐇 ?
𝟐𝐂(𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐭𝐞) + 𝐎𝟐 (𝐠) → 𝟐𝐂𝐎 (𝐠)
connaissant les équations thermochimiques suivantes :
∆𝐇𝟏
𝐂(𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐭𝐞) + 𝐎𝟐 (𝐠) → 𝐂𝐎𝟐 (𝐠)
∆𝐇𝟐
𝟐𝐂𝐎(𝐠) + 𝐎𝟐 (𝐠) → 𝟐𝐂𝐎𝟐 (𝐠)
H 𝟐𝐂𝐎𝟐 (𝐠)
H2
𝟐𝐂𝐎(𝐠) + 𝐎𝟐 (𝐠)
v = v1 = Ct
Système
après réaction
P3 , v3= v1 , III
T1=T , UIII
33
- Transformation I → II à pression extérieure constante P1
Qp ( H)p U II
I P1 (v 2 - v1 )
- Transformation I → III à volume constant v1
Q v U III - U I U III
I
- Transformation II → III est une transformation à température constante T qui
fait varier le volume de v2 à v3 = v1 ; c’est une transformation purement
physique.
Par différence : Qp - Q v U II
I P1 (v 2 - v1 ) - U I
III
U III
II P1 (v 2 - v1 )
Dans l’hypothèse où :
- Les espèces chimiques sont sous une même phase
- Les gaz sont considérés comme des gaz parfaits
- Liquide et solide sont incompressibles ; leur volume est donc négligeable
devant celui des gaz
Or pour les gaz parfaits, l’énergie interne ne dépend que de la température (Loi de
Joule) ; la transformation II → III est menée à la température constante T (trans-
formation purement physique) ; donc U III
II 0
Qp - Q v P1 (v 2 - v1 ) P2 v 2 - P1 v1 ; (P2 P1 )
P2v2 = n2RT
═> P2v2 − P1v1 = RT(n2 − n1)
P1v1 = n1RT
Qp - Qv = (n2 - n1)RT
Ce qui donne finalement :
ou H - U = (n2 - n1)RT
34
5 – Variation des chaleurs de réaction avec la température
Formule de KIRCHHOFF:
5-1. Réaction à volume constant :
Pour une réaction chimique à volume constant v entre l’état initial (I) et l’état final
(II), à la température T.
T
Ri → Pj
I II
UI UII
UI est l’énergie interne des réactifs et UII celle des produits de la réaction, à la
température T.
T
Ri → Pj
I II
UI UII
T+dT
Ri → Pj
III IV
UIII UIV
35
D’une manière générale, on a plusieurs réactifs et produits de la réaction.
Si on désigne par :
[Cv]ji la capacité calorifique molaire du réactifs j
nj le nombre de moles du réactif j
[Cv]kf la capacité calorifique molaire du produit de la réaction k
nk le nombre de moles du produit de la réaction k
on a :
dQv j
= ∑ nk [Cv]kf − ∑ nj [Cv]i
dT
𝑘 j
ou
d(∆U) j
= ∑ nk [Cv]kf − ∑ nj [Cv]i
dT
𝑘 j
dQp j
= ∑ nk [Cp]kf − ∑ nj [Cp]i
dT
𝑘 j
ou
d(∆H) j
= ∑ nk [Cp]kf − ∑ nj [Cp]i
dT
𝑘 j
6 – Energie de liaison :
Lors de la réaction de dissociation d’une molécule AB , l’énergie de liaison entre les
atomes A et B dans la molécule AB, est l’enthalpie standard de la réaction de
dissociation de AB gazeux en atomes A et B gazeux isolés.
AB(g) → A(g) + B(g) (H° = D)
L’énergie de liaison est l’énergie nécessaire pour rompre la liaison considérée ;
cependant, pour une molécule comportant plus de deux atomes, on ne peut que
définir qu’une valeur moyenne d’énergie de liaison.
36
7 – Recherche des conditions d’évolution d’un système
Potentiels thermodynamiques :
Pour un système monotherme , le premier principe de la thermodynamique se traduit
par dU = Q + W et le deuxième principe de la thermodynamique (ou principe
𝛅𝐐
d’évolution) se caractérise par une fonction d’état marquant l’évolution du
𝐓
𝛅𝐐
système. On définit alors la fonction entropie telle que : 𝐝𝐒 ≥
𝐓
𝛅𝐐
𝐝𝐒 = : la transformation est réversible
𝐓
𝛅𝐐
𝐝𝐒 > : la transformation est spontanée ou irréversible
𝐓
𝛅𝐐 𝛅𝐐′
Posons : 𝐝𝐒 = + ; Q’ est la chaleur non compensée de CLAUSIUS
𝐓 𝐓
Q’ est toujours supérieure ou égale à zéro.
𝛅𝐐′ = 𝟎 : la transformation est réversible
𝛅𝐐′ > 𝟎 : la transformation est spontanée ou irréversible
δQ δQ′
dS = + <=> 𝑇𝑑𝑆 = 𝛿𝑄 + δQ′ ou δQ = TdS − δQ′
T T
à S = Cte et V = Ct on a : dU = - Q’
dU = 0 : on a un équilibre
dU < 0 : on a une transformation spontanée
dU > 0 : la transformation est impossible
L’énergie interne est le potentiel thermodynamique associé aux variables S et V.
37
dH < 0 : on a une transformation spontanée
dH > 0 : la transformation est impossible
L’enthalpie est le potentiel thermodynamique associé aux variables S et P.
à V = Ct et T = Cte on a : dF = - Q’
dF = 0 : ona un équilibre
dF < 0 : on a une transformation spontanée
dF > 0 : la transformation est impossible
L’énergie libre est le potentiel thermodynamique associé aux variables V et T.
G = nRT lnP + Go
P2 V P2 n2 n2
= = => P2 P
PV P1 + P2 n1 + n1 n1 + n2
n1
G1 = n1 (μ10 + RT. lnP1 ) = n1 (μ10 + RT. ln P)
n1 + n2
n2
G2 = n2 (μ02 + RT. lnP2 ) = n2 (μ02 + RT. ln P)
n1 + n2
G = ∑ Gi = ∑ ni μoi + RT ∑ ni lnPi
i i i
μi = μoi + RTlnPi
μi = μ′oi + RTlnCi
39
Chapitre 2 : EQUILIBRES CHIMIQUES
Considérons la réaction chimique suivante, à une température T donnée :
1
aA + bB
⏟ → cC + dD
⏟
Réactifs Produits de la réaction
qui se fait avec une vitesse v1 ; et la réaction inverse avec la vitesse v2 ;
2
cC + dD
⏟ → aA + bB
⏟
Réactifs Produits de la réaction
Dans le cas où v1 = v2 , on a un équilibre chimique ;
ce qui se traduit aussi par : G = GP - GR = 0 ;
GR et GP sont respectivement les enthalpies libres des réactifs et des produits de la
réaction.
La réaction d’équilibre s’écrit alors par :
1
→
aA + bB
⏟ ← cC + dD
⏟
2
Réactifs Produits de la réaction
Les espèces chimiques A , B , C et D coexistent en même temps mais avec des
proportions bien déterminées.
L’équilibre chimique est caractérisé par une constante d’équilibre noté K, à la
température T ; K est appelé constante de l’équilibre chimique. K peut être exprimé
en faisant usage, soit des pressions partielles (KP) , soit des nombres de moles (Kn)
soit encore des concentrations molaires (KC). L’état gazeux est considéré comme
parfait.
40
(γμoC + δμoD − αμoA − βμoB ) + RT(ln pγC + ln pδD − ln pαA − ln pβB )
∆GT = ⏟
∆Go
γ
pC pδD
∆GT = ∆Go + RT ln β
avec ∆Go = f(T)
pαA pB
γ
pC pδD
or on a un équilibre chimique; donc ∆GT = 0 => 𝑅𝑇 ln β
= − ∆Go
pαA pB
γ
pC pδD ∆Go
ln β
= − = Cte = ln K P car T = cte
pαA pB RT
γ
pC pδD
=> KP = β
; K P = f(T)
pαA pB
→
En général, on a un équilibre chimique ∶ ai R i (g) ← aj Pj (g) ;
a
∏j pPj
j
KP =
∏i paRi
i
nA
pA = RT = [A]RT
V
pA V = nA RT nB
p V= nB RT pB = RT = [B]RT
{ B => V
pC V = nC RT nC
pC = RT = [C]RT
pD V = nD RT V
nD
{pD = V RT = [D]RT
γ
pC pδD ([C]RT)γ ([D]RT)δ [C]γ [D]δ
KP = β
= = (RT)(γ+ δ− α− β)
pαA pB ([A]RT)α ([B]RT)β [A]α [B]β
[C]γ [D]δ
En posant ∶ K C = et m = (γ + δ − α − β)
[A]α [B]β
on a : K P = K C (RT)m ;
KC = f(T) est la constante d’équilibre (ou de la loi d’action de masses) relatives aux
concentrations.
41
On peut aussi définir Kn qui est la constante de l’équilibre relatives aux nombres de moles ;
γ
nC nδD
Kn = β
nαA nB
Formule de l’isobare
d(ln K P ) 1 dK P ∆Ho
= = de VAN’T HOF
dT K P dT RT 2
∆𝐻𝑜 1 1
ln(𝐾𝑃 )𝑇2 − ln(𝐾𝑃 ) 𝑇1 = [ − ]
𝑅 𝑇1 𝑇2
∆𝐻𝑜 1 1
ln(𝐾𝑃 ) 𝑇2 = ln(𝐾𝑃 )𝑇1 + [ − ]
𝑅 𝑇1 𝑇2
b 2 c
∆Ho = a T + T + T 3 + Cte = α + βT + γT 2 + δT 3
2 3
état 2
1 T2 ∆Ho 1 T2 α β
∫ d ln(K P ) = ∫ dT = ∫ ( + + γ + δT) dT
R T1 T 2 R T1 T 2 T
état 1
∆Uo dT
∆Uo = Cte => ln K C = ∫ T2
R
1 ∆Uo
∆Uo = f(T) => ln K C = ∫ dT
R T2
d(∆Uo )
avec = ∆Cv ou ∆Uo = ∫ ∆Cv dT
dT
→
aA + bB ← cC + dD
avant la réaction ao moles bo moles 0 0
(t = o)
45
- Influence de la pression – variation de avec la pression :
α2 KP (1 − α2 ) α2 P
= => α2 = K P ou (1 − α2 ) =
1 − α2 P P KP
2 ln α − ln(1 − α2 ) = ln K P − ln P
2 ∂α 2α ∂α ∂P 2 2α ∂P
+ = − => ( + ) ∂α = −
α 1 − α2 P α 1 − α2 P
∂α
Or 0 ≤ ≤ 1 et KP > 0 ; donc ( ) T <0
∂P
1
P → ∞ => → 0 <=> 𝛼 = 0
P
1
P → 0 => → ∞ <=> (1 − α2 ) → 0 => 𝛼 = 1
P
0 P
Isotherme de la dissociation de PCl5
tend vers 1 pour les faibles pressions.
- Influence de la température :
∂α
Calculons ( )P
∂T
2 ln α − ln(1 − α2 ) = ln K P − ln P
2 ∂α 2α ∂α 2
+ = ∂[ln K P ] <=> ∂α = ∂[ln K P ]
α 1 − α2 α(1 − α2 )
46
∂α ∂ α(1 − α2 )
( )P = (ln K P )
∂T ∂T 2
0 ≤ 𝛼 ≤ 1 => α(1 − α2 ) ≥ 0 ∂α
{ | => ( )P > 0
𝑜𝑟 ∆Ho > 0 ∂T
∂α
( ) = 0 <=> 𝛼(1 − α2 ) = 0 ; donc pour α = 0 ou α = 1
∂T P
0 T
200°C 350°C
- Conclusion :
Pour avoir le maximum de dissociation de PCl5 ( proche de 1), on opère à basse
pression et aux alentours de 350°C. Comme la pression est proportionnelle à la
température et inversement proportionnelle au volume, on fait la réaction de
dissociation de PCl5 dans un récipient de grande capacité.
47