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Résidus d'antibiotiques en aviculture à Dakar

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UNIVERSITE CHEIKIJ ANTA DIOP DE DAKAR

ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES

ANNEE 2002

1 ~

UTILISATION DES MEDICAMENTS VETERINAIRES


EN ELEVAGES AVICOLES DANS LA REGION DE DAKAR ;
QUALITE DE LA VIANDE A VERS LA RECHERCHE rRA
" DE RESIDUS DE SUBSTANCES A ACTIVITE
ANTIMICROBIENNE (ANTIBIOTIQU~SO~'\_·.i;'·:·;-
. . .'. _, (.:~~;~.~_:c'::':':_'~~'~:' ",::>_\
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.. Présentée et soutenue publiq'uement le 1er .
Devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d'Odonto':'Stomatologie de DAKAR
. Pour obtenir le grade de DOCTEUR VETERINAIRE
. (Diplôme d'Etat)

Par
Chantal BIAGUI
Née le 31 mai 1969 à Dakar (Sénégal)

JURY

Président: Monsieur Omar NDIR


.::; . ,

Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie


et d'Odonto:-Stomatologie de Dakar.

Directeur et Rapporteur: Madame Rianatou R~A-ALAMBEDJI


Maître de Conférences agrégé àl'EISMV de Dakar~

Membre: Monsieur Malang SEYDI .


Professeur.à l'EISMV de Dakar. .
. ,

Co-Directeur: Monsieur Ayayi Justin AKAKPO


.Professeur à l'EISMV de Dakar.' -. ".-

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Zl '•.
B.P. 5077 - DAKAR (Sénégal)
Tél. (221) 8651008 - Télécopie (221)825 42 83

COMITE DE DIREOION

LE DIRECTEUR
Professeur François Adébayo ABlüLA

LB COORDOHttATfURS

Professeur ASSA"E HOUSSA


Coordonnateur des Etudes

Professeur Malang ~ml


Coordonnateur des Stages.et de la Fonnation Post-Universitaire

Professeur 6ermain JfrGme SAWAD060


Coordonnateur Recherches et Développement

Année Universitaire 2001-2002

~ ----
, ,

-_.-~-- -- ~
1
'------------
PERSONNEL ENSEIGNANT

PERSONNEL ENSEIGNANT EISMV

PERSONNEL VACATAIRE (PREVU)

PERSONNEL EN MISSION (PREVU)

PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV (PREVU)


. 1

PERSONNEL ENSEIGNANT

A - DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES


ET PRODUCTIONS ANIMALES

CHEF DU DEPARTEMENT: PROFESSEUR CHEIKH LY

SE R VIC E S

1 ~ANATOMIE-HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE

Charles Kondji AGBA Professeur (en disponibilité)


Serge N. BAKOU Assistant
Simon Gualbert NTEME-ELLA Docteur Vétérinaire Vacataire
Guiguigbaza DAYO Moniteur

2 ~ CHIRURGIE-REPRODUCTION

Papa El Hassane DIOP Professeur


Latyr GUEYE Docteur Vétérinaire Vacataire
Alain Richi KAMBA WALADJO Moniteur

3 - ECONOMIE RURALE ET GESTION

Cheikh LY Maître de Conférences agrégé


Orphée Minimbou MOUNKALA Moniteur

4 - PHYSIOLOGIE-THERAPEUTIQUE-PHARMACODYNAMIE

ASSANE MOUSSA Professeur


Rock Allister LAPO Docteur Vétérinaire Vacataire

5- PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES

Germain Jérôme SAWADOGO Professeur


Toussaint BENGONE NDONG Assistant
Géodiba RAGOUNANDEA Docteur Vétérinaire Vacataire
Anani H. Slnl Docteur Vétérinaire Vacataire

. 6 - ZOOTECHNIE-ALIMENTATION

Ayao MISSQHOU Maître-Assistant


Essodina TALAKI Docteur Vétérinaire Vacataire
B - DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT

CHEF DU DEPARTEMENT: PROFESSEUR LOUIS JOSEPH PANGUI

SERVICES
'.
1 -HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES
D'ORIGINE ANIMALE (HIDAOA)

Malang SEYDI Professeur


Isabelle (Mme) PAIN Assistante
Adoum Doutoum ABDELSALAM Docteur Vétérinaire Vacataire
Coumba FAYE (Melle) Monitrice

2 - MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE

Justin Ayayi AKAKPO Professeur


Rianatou (Mme) ALAMBEDJI Maître de Conférences Agrégée
Anani Adéniran BANKOLE Docteur Vétérinaire Vacataire
Jean Paul MIASSANGOUMOUKA Moniteur

3 - PARASITOLOGIE-MALADIES PARASITAIRES-ZOOLOGIE APPLIQUEE

Louis Joseph PANGUI Professeur


Oubri Bassa GBATI Docteur Vétérinaire Vacataire

4 - PATHOLOGIE MEDICALE-ANATOMIE TATHOLOGIQUE-


CLINIQUE AMBULANTE

Yalacé Yamba KABORET Maître de Conférences Agrégé


Hervé BICHET Assistant
Yacouba KANE Assistant
Abdou Marc NABA Docteur Vétérinaire Vacataire
Marc KPODEKON Docteur Vétérinaire Vacataire
El Hadji Mamadou DIOUF Moniteur

5 - PHARMACIE-TOXICOLOGIE

François Adébayo ABIOLA Professeur


Patrick FAURE Assistant
Félix Cyprien BIAOU Assistant
Assiongbon TEKO-AGBO Docteur Vétérinaire Vacataire
Komlan AKODA Moniteur
C - DEPARTEMENT COMMUNICATION

CHEF DU DEPARTEMENT: PROFESSEUR YALACE YAMBA KABORET

Baye Mbaye Gabi FALL Docteur Vétérinaire Vacataire

D - FERME EXPERIMENTALE

Guéodiba RAGOUNANDEA Docteur Vétérinaire Vacataire


Anani SITTI Docteur Vétérinaire Vacataire

PERSONNEL VACATAIRE (Prévu)

1 - BIOPHYSIQUE
Sylvie SECK (Mme) GASSAMA Maître de Conférences Agrégé
Faculté de Médecine et de Pharmacie
UCAD
2 - BOTANIQUE
Antoine NONGONIERMA Profeseur
IFAN - UCAD
3 - AGRO-PEDOLOGIE
Alioune DIAGNE Docteur 1ngénieur
Département « Sciences des Sols»
Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie
ENSA- THIES
4 - ZOOTECHNIE
Abdoulaye DIENG Enseignant à ENSA - THIES

S-HIDAOA

• NORMALISATION ET ASSURANCE
QUALITE
Mame S.MBODJ (Mme) NDIAYE Chef de la Division Agro-Alimentaire
de l'Institut Sénégalais de Normalisation

• ASSURANCE QUALITE·
CONSERVE DES PRODUITS DE LA PECHE
Abdoulaye NDIAYE Docteur Vétérinaire
AMERGER
PERSONNEL EN MISSION (Prévu)

1 - BIOCHIMIE CLINIQUE - MALADIES METABOLIQUES·


Mohamed BENGOUMI Professeur
I.AV. Hassan Il (Rabat) Maroc

2 - TOXICOLOGIE CLINIQUE
Abdel Aziz EL HRAI KI Professeur
I.AV. Hassan Il (Rabat) Maroc

3 - MALADIES CONTAGIEUSES BOVINES


Jaouad BERAADA Professeur
I.AV. Hassan Il (Rabat) Maroc

PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV


(Prévu)

1 MATHEMATIQUES
S.S. THIAM Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

2 - PHYSIQUE
1. YOUM Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
T.P.
A FICKOU Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD .
CHIMIE ORGANIQUE
Abdoulaye SAMB Professeur
Faculté des Sciences et T~chniques
UCAD

CHIMIE PHYSIQUE
Serigne Amadou NDIAYE Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
T.P. CHIMIE
Mahy DIAW Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD .
3 - BIOLOGIE VEGETALE

PHYSIOLOGIE VEGETALE
K. NOBA Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

4 - BIOLOGIE CELLULAIRE
Serge N.- BAKOU Assistant
EISMV -DAKAR

5 - EMBRYOLOGIE
Bhen Sikina TOGUEBAYE Professeur
Faculté des Scienves et Techniques
UCAD

6 - PHYSIOLOGIE ANIMALE
COMPAREE DES VERTEBRES
'Moussa ASSANE Professeur
EISVM - DAKAR

7 - ANATOMIE COMPAREE
DES VERTEBRES
Cheikh T. BA Maître de Conférences
Faculté des Scienves et Techniques
UCAD

8 - BIOLOGIE ANIMALE (T.P.)


Serge N. BAKOU Assistant
EISVM - DAKAR

Jacques N. DIOUF Maître-Assistant


Faculté des Scienves et Techniques
UCAD

9 -GEOLOGIE

• FORMATIONS SEDIMENTAIRES

Raphaël SARR Maître de Conférences


Faculté des Scienves et Techniques
UCAD

'. HYDROGEOLOGIE

A. FAYE Maître de Conférences


.Faculté des Scienves et Techniques
UCAD
. 10- CPEV - SCOLARITE
TP

, Wilfried NDJOYI Moniteur


édicaces

JE

DEDIE

CE

TRAVAIL

•••

..

1
,; A Dieu le Père Tout Puissant
l' ..

A Jésus Christ mon Sauveur

Au Paraclet mon libérateur

A la très Sainte Vierge Marie, Notre Dame du Sacré Coeur

A mes parents

Pour tous les innombrables sacrifices que vous avez faits


pour nous. profonde reconnaissance. Ce travail est le vôtre,
qu'il soit le faible témoignage de toute l'admiration que j'ai
pour vous. Puisse Dieu vous donner la force de rester
encore parmi nous pour que nous nous abreuvions encore
de votre savoir.

A la mémoire de ma soeur: Reine

A mes soeurs et frère: Rose, Claire, Hélène, Nicole, Romélie, Alice,


, Françoise et Jean-Paul:

Pour tous les sacrifices consentis, ce travail est pour vous.


Nous constituons les uns pour les autres un soutien quoi
qu'il advienne. Demeurons unis, ce n'est que dans l'union
que réside notre force.

A mes oncles et tantes

Nous vous dédions ce travail en témoignage de notre très


grande reconnaissance.

A mes cousins et cousines

Sincère attachement

A mes beaux-frères:

Que l'Eternel vous donne les fils et filles qui vous


ressemblent

A mes neveux

Inspirez-vous de ce travail pour faire mieux.


A mon futur mari:

Puisse le Seigneur nous illuminer et nous faire découvrir sa


volonté.

Au Docteur Eric Cardinale

Pour votre disponibilité et vos précieux conseils

A mes amis et amies: Jean, Luc, Ignace, Franck, Wellars, Ismaîl,


Alain Franck, Armand, Ousmane, Lamine, Diane, Aline, .Oumou,
Aissatou, Salimata.

Auxfrères de la Fraternité Saint Dominique de Dakar

Aux frères missionnaires du Sacré Coeur à Dakar

Aux frères du Sacré Coeur à Nianing

Aux membres de la Cellule des Etudiants Vétérinaires Catholiques


de Dakar (CEVEC)

Aux membres du groupe de prière « MYRIAL Il du Renouveau


Charismatique et de ·la Chorale Saint Martin de Porres de la paroisse
universitaire Saint Dominique de Dakar

A tous les étudiants de l'EISMV

Aux étudiants sénégalais de l'EISMV (AEVS)

A toute la 28e promotion « KOUA BROU Il (Promo 2000)

Pour les moments de joie et surtout pour toutes les


difficultés et les injustices que nous avons vécus ensemble..
Courage. Dieu est Justice, il n'abandonne jamais ses
enfants. Que le pardon puisse remplir le coeur de tout un
chacun. Amen. Alléluia.

A ma Région, la Casamance

A mon Pays, le Sénégal.


REMERCIEMENTS
Nos sincères remerciements:

Au professeur Claude Petit

A Aliou Diallo, technicien d'élevage à Malika /


Aux docteurs vétérinaires : Charles Benoit Dieng, Gana Pène, El
Hadj Traoré, Wellars Habyarimana, Raphaël Coly: pour votre
précieuse collaboration.

A mes encadreurs de stage: Docteur Amadou Ndené Faye, Docteur


Sakho, Docteur Meissa Ndiaye, Docteur Solange Catherine Ndiaye,
Abdoulaye Diawara et Khady Soumaré.

A Idrissa Kama et au technico-commercial Guissé du Complexe


Avicole de Mbao

A Moussa Sene du Laboratoire de Pathologie Infectieuse de l'EISMV

A Monsieur André Sonko, ancien Ministre de l'Education Nationale

A Monsieur Bertho, pour votre contribution à la réalisation d~ ce


document

Au personnel du Centre National d'Aviculture de Mbao : Docteur


Bousso, Michel Baguidi, Aida

A tous les acteurs de la filière avicole

Aux pharmaciennes: Madame Mariane Coly et Madame Sali

A Madame Diouf, Documentaliste à l'EISMV pour votre disponibilité

. Aux personnels de la Grande Bibliothèque de l'Université Cheikh


AntaDiop de Dakar, particulièrement Jean Charles Coly et Paul
Ngom : Merci pour tout

A toutes les personnes de bonne volonté qui ont contribué de près ou


.de loin· à la réalisation de ce travail.
A NOS MAITRES ET JUGES:

A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY,

Monsieur Omar NDIR

Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d'Odonto-Stomatologie de Dakar.

C'est à la fois un honneur et un privilège pour nous que vous soyez le


président du jury de cette thèse.

Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée en


acceptant de présider ce jury.

Veuillez croire, cher maître, à l'assurance de notre sincère reconnaissance.

A NOTRE MAITRE,.UIRECTEUR ET RAPPORTEUR DE THESE,

Madame Rianatou BADA-ALAMBEDJI,


Maître de Conférences agrégé à l'EISMV de Dakar.

Vous avez guidé ce travail avec une main rationnelle. Votre humilité, votre
simplicité et votre rigueur font l'admiration de tout votre entourage.

Profonde gratitude.

Monsieur Ayayi Justin AKAKPO,


,
1.
Professeur à l'EISMV de Dakar.

Vous n'avez ménagé aucun effort pour voir ce travail parvenir à terme
malgré vos charges contraignantes· et multi-disciplinaires.

Vous nous avez guidé et prodigué des conseils avec beaucoup d'amabilité.

Nous garderons de vous le souvenir d'un Maître dévoué, soucieux du travail


bien accompli et doué de qualités scientifiques et humaines.

Soyez assuré de toute notre reconnaissance.


A NOTRE MAITRE ET JUGE,
Monsieur Malang SEYDI,
Professeur à l'EISMV de Dakar.

Vous avez accepté avec spontanéité de faire partie de ce jury de thèse.

Votre simplicité et vos qualités intellectuelles nous ont beaucoup marqué.

Hommage respectueux.

A Monsieur Eric CARDINALE,


Docteur Vétérinaire, Inspecteur à l'I.S.R.A.

Votre connaissance du terrain nous a été d'un grand apport dans la


réalisation de nos enquêtes.

Vos qualités d'homme et de chercheur nous ont beaucoup impressionné.

Sincère gratitude.
« Par délibération, la Faculté et l'Ecole ont décidé que les opinions émises dans les·

dissertations qui leur sont présentées doivent être considérées comme propres à leurs

auteurs et qu'elles n'entendent leur donner aucune approbation ni improbation. »


LISTE DES ABREVIATIONS

ADN Acide désoxyribonucléique


AFCM Analyse Factorielle à Correspondances Multiples.
oC Degré Ce1cius
CAM Complc;xe Avicole de MBAO
CAMAr Compagnie Africaine de Maraîchage et d'Arboriculture Fruitière
l'CFA Franc de la Communauté Financière Africaine
CHU Centre Hospitalier Universitaire
Cm Centimètre
CCM Chromatographie sur Couche Mince
CrG Chromatographie en Phase Cazeuse
CNA Centre National d'Avicultu re
COTAVI . ,
Collectif des Techniciens Avicoles
DI REL Direction de l'Elevage
DJA Dose Journalière Admissible
DES Dose Sans Effet
EISMV Ecole Inter-Etats des Sciences ct Médecine Vétérinaires
G.I.E. Groupement d'Intérêt Economique
HPLC Hight Performancy Liquid Chromatography
Inhibiteurs Inhibiteurs de la croissance bactérienne
ISRA Institut Sénégalaise de Recherches Agronomiques
(

LMR Limite Maximale de Résidus


LNERV Laboratoire National d'Etudes et de Recherches Vétérinaires
MV Médicaments Vétérinaires
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONG -Organisation Non Gouvernementale
PAF Platelet Activating Factor
PVV Pharmacie Vétérinaire Villageoise
SDE Sénégalaise des Eaux
SEDIMA .Sénégalaise de Distribution de Matériel Avicole
SENDIS· Sénégalaise de Distribution Avicole
SETUNA La Sénégalo-Tunisienne de Nutrition
SODAVI Société pour le Développement de l'Aviculture
TEC Tarif Extérieur Commun
UEMOA Union Economique Monétaire Ouest Africaine
UI Unité Internationale
r
LISTE DES FIGURES

FIGURE 1 : Evolution des importations contrôlées de viande de volaille

FIGURE 2: Effectifs mensuels de poussins « chair» mis en élevage en 2000

FIGURE 3: Nombre de poussins « chair» mis en élevage de 1991 à 2000

FIGURE 4 : Importance hiérarchique des maladies chez les poulets de chair au Sénégal.

LISTE DES CARTES

Carte 1 Zone d'étude et localisation des élevages


LISTE DES TABLEAUX

pages

TABLEAU N° 1 Répartition géographique des exploitations. 8

TABLEAU N° 2 Types de production dans les élevages modernes de poulets de chair 8

TABLEAU N° 3 Principales souches importées au Sénégal 10

TABLEAU N° 4 Part des sociétés produisant l'aliment volaille 12

TABLEAU N° 5 Production nationale de viande de volaille en 2000 (élevage moderne 14


semi-industriel)

TABLEAU N° 6 Estimation des effectifs de volailles rurales en 1997 14

TABLEAU N° 7 Evolution des importations contrôlées en viande de volaille 15

TABLEAU N° 8 Effectifs mensuels de poussins « chair» mis en élevage en 2000 18

TABLEAU N° 9 Le nombre de poussins« chair» mis en élevage, de 1991 a 2000 19

TABLEAU N° 10 Les maladies bactériennes. 22

TABLEAU N° 11 Les maladies virales 23

TABLEAU N° 12 Les maladies parasitaires et mycosiques 24

TABLEAU N° 13 Les anticoccidiens utilisés en élevage avicole. 30

TABLEAU N° 14 Les anti-infectieux 32

. TABLEAU N° 15 Les barrières sanitaires dans l'espace. 36

TABLEAU N° 16 Programme de prophylaxie médicale poulets de chair (ISRA) 37

TABLEAU N° 17 Programme de prophylaxie médicale poulets de chair (clinique 38

TABLEAU N° 18 Exemples de résidus de médicaments vétérinaires dans les muscles de


volailles et LMK 40

TABLEAU N° 19 Tailles minimales des zones d'inhibition selon le pH des micro-


organismes tests. 54

TABLEAU N° 20 Localisation des élevages avicoles visités. 57

TABLEAU N° 21 Classification des élevages enquêtés en fonction du niveau d'hygiène 61


TABLEAU N° 22 Taille des élevages. 63

TABLEAU N° 23 Age à l'abattage. 64

TABLEAU N° 24 Les anti-stress utilisés dans les élevages avicoles enquêtés. 64

TABLEAU N° 25 Les anticoccidiens utilisés dans les élevages avicoles enquêtés


(poulets de chair). 65

TABLEAU N° 26 Les anti-infectieux distribués dans les élevages avicoles (poulets de


chair) enquêtés. 66

TABLEAU N° 27 Les différents spectres d'activité des anti-infectieux. 67

TABLEAU N° 28 Répartition des élevages en fonction de la durée d'utilisation des


médicaments. 68

TABLEAU N° 29 Relation entre l'existence d'un vétérinaire pour le suivi et le respect


de la prescription des médicaments (antibiotiques) vétérinaires. 70

TABLEAU N° 30 Résultats d~ la recherche de résidus d'antibiotiques 73

TABLEAU N° 31 Comparaison taille des élevages de nos travaux avec d'autres travaux
(MISSOHOU ET COLL.) 80

TABLEAU N° 32 Comparaison des pourcentages d'utilisation des médicaments des


élevages (notre' étude et celle d'HABYARIMANA) 82

TABLEAU N° 33 Relation entre encadrement élevage - respect plan prophylaxie-


présence d'inhibiteurs. 86

TABLEAU N° 34 Relation entre encadrement élevage - respect dose - présence


d'inhibiteurs 87

TABLEAU N° 35 Relation entre encadrementélevage - respect durée d'utilisation'


et présence d'inhibiteurs. 88

TABLEAU N° 36 Relation entre encadrement élevage - respectdélai d'attente-


présence d'inhibiteurs. 90
,
TABLEAU N° 37 Relations entre le niveau d'hygiène -la taille etlalocalisation des,
élevages. 91

TABLEAU N° 38 Relation entr~ le niveau d'hygi~ne et l'utilisation des médicaments. 93

TABLEAU'N° 39· Pourcentages d'éleveurs par classe avant une bonne conduite'de
, l'élevageét del'utilis'a'tiohdesmédi~amen:ts. '95
Pages

Introduction 1

PREMIERE PARTIE
PRODUCTION DE VIANDE DE POULET DE CHAIR
ET RISQUES ASSOCIES POUR LA SANTE HUMAINE 3

CHAPITRE 1:
PRODUCTION DE LA VIANDE DE POULET DE CHAIR
DANS LA REGION DE DAKAR 4

1- LE MILIEU PHYSIQUE 4

2- LES TYPES D'ELEVAGE 5


2.1 Elevage traditionnel 5
2.1.1. - Structure & typologie 5
2.1.2. - Races et souches exploitées 5,
2.1.3. - Alimentation 5
2.1.4. - Abreuvement 6
2..2. - Elevage moderne 6
2.2.1.- Elevage industriel 6
2.2.2. - Elevage semi-industriel 7
2.2.2.1. - Structure-Typologie 7
2.2.2.2 - Races et souches exploitées 10
2.2.2.3 - Bâtiments d'élevage 11
2.2.2.4 - Matériels d'élevage 11
2.2.2.5 - Alimentation et abreuvement 12
2.2.2.6. - Eclairage 13

3 - PRODUCTION ET CONSOMMATION DE VIANDE DE VOLAILLE 13


3.1 - La production nationale 13
3.2. - Les importations 14
3.3. - Niveau de consommation de la viande de volaille 15

4- LES FACTEURS LIMITANTS DE L'ELEVAGE AVICOLE 17


4.1 Les facteurs zootechniques 17
4.1.1. Les reproducteurs 17
4.1.2. Les couvoirs 17
4.1.3. Production chair. 17
4.2 Les facteurs nutritionnels 20
4.3 Les facteurs techniques 20
4.3.1.- Approvisionnement en médicaments vétérinaires et vaccins 20
4.3.1.1. - Les laboratoires locaux 20
4.3.1.2 - Les laboratoires éh"angers 21
4.3.2.- Approvisionnement en matériels avicoles 21
4.4 Les facteurs pathologiques 21
4.4.1. Les maladies bactériennes 22
4.4.2.- Les maladies virales 23
4.4.3.- Les maladies parasitaires et mycosiques 24

5- LES MESURES DE LUTTE CONTRE LES FACTEURS PATHOLOGIQUES 26


5.1 Traitement 26
5.1.1. Généralités sur Les médicaments vétérinaires 26
5.1.2. Classification des médicaments vétérinaires 26
5.1.2.1. - La spécialité pharmaceutique pour usage vétérinaire 27
5.1.2.2. - Le médicament vétérinaire préfabriqué 27
5.1.2.3. - Le prémélange 27
5.1.2.4. - L'aliment médicamenteux 27
5.1.3. Distribution et commercialisation des médicaments vétérinaires 27
5.1.3.1. - La Direction de l'Elevage 27
5.1.3.2. - Les organismes d'appui à l'élevage 28
5.1.3.3. - Les pharmacies vétérinaires privées 28
5.1.3.4. - Les fermes d'élevage 29
5.1.3.5. - Officines dè pharmacies humaines 29
5.1.4. Utilisation des médicaments vétérinaires 29
5.1.4.1. - Généralités 29
5.1.4.2. - Réglel1'lentation sur l'utilisation des médicaments vétérinaires 33
5.2 Prophylaxie 33
5.2.1.- La prophylaxie sanitaire 34
5.2.1.1. - L'élevage en bande unique 34
5.2.1.2 - Le nettoyage et la désinfection 34
5.2.1.3. - Le vide sanitaire 35
5.2.2. La Prophylaxie médicale 37

CHAPITRE II
RISQUES ASSOCIES A L'UTILISATION DES MEDICAMENTS VETERINAIRES
POUR LA SANTE DU CONSOMMATEUR 39

1 - DELAI D'ATTENTE ET RESIDUS 39

2 - IMPACT CHEZ L'HOMME DE LA PRESENCE DES RESIDUS DE MEDICAMENTS


VETERINAIRES (ANTIBIOTIQUES) DANS LES ALIMENTS D'ORIGINE ANIMALE 41
2.1 Impact direct 41
2.1.1 - Réactions allergiques 41
2.1.2 - Le choc anaphylactique· 42
2.2.- Impact indirect - Sélection des souches bactériennes résistantes: l'antibiorésistance 43
2.2.J. - Définitions « L'antibiorésistance » 43
2.2.2. Su pports génétiques de la résistance 44
2.2.2.1 - Résistance par mutation chromosomique 44
2.2.2.2. - Résistance par acquisition de gènes 44
2.2.3. Mécanismes biochimiques de la résistance 45
2.2.3.1.- Résistance par inactivation de l'antibiotique 45
2.2.3.2. - Résistance par non pénétration de l'antibiotique ou par imperméabilité 46
2.2.3.3. - Résistance par modification de la cible. 46
2.2.3.4. - Substitution de la cible par modification du métabolisme de la bactérie 46
2.2.4 Evolution de la résistance aux antibiotiques 47

DEUXIEME PARTIE:
ETUDE EXPERIMENTALE 48

CHAPITRE 1: MATERIEL ET METHODES 49

1- ENQUETE SUR LE TERRAIN 49


1.1 - Zone d'étude 49
1.2 - Echantillonnage 49
1.3 - Questionnaire d'enquête 49
1.3.1 - Le niveau d'hygiène 51
1.3.2 - L'utilisation des rnédicaments 51
1.3.3 - Conditions pour une bonne conduite de l'élevage et de l'utilisation des médicaments 51
1.4 - Prélèvements 52

2- RECHERCHE DES RESIDUS D'INHIBITEURS 52


2.1 - Matériel et milieux utilisés 52
2.2 - Méthode de recherche d'inhibiteurs 53
2.2.1 - But et domaine d'application 53
2.2.2 - Principe ;:>3
2.2.3 - Micro-organismes tests 54
2.2.3.1 - Entretien des souches microbiennes 54
2.2.3.2 - Préparation de la suspension de spores de Bacillus subtilis 54
2.2.3.3 - Préparation de la suspension de Ivlicrococcus luteus 54
2.2.4 - Traiternent des échantillons 54
2.2.5 - Vérification des boites pour essais 55
2.2.6- Interprétation des résultats 56

3- METHODE D'ANALYSE DES DONNEES 56

CHAPITRE II : RESULTATS 58

1- ENQUETE SUR LE TERRAIN 58


1.1 - Localisation des élevages enquêtés 58
1.2 - Résultats des questionnaires d'enquêtes 59
1.2.J - Niveau d'hygiène deséle~ages 59
1.2.2 - Utilisation des médicaments ' ·62
1.2.2.1 - Les fabriques d'aliments 62
1.2.2.2 - Les élev~ges 62
1.2.2.2.1 -Taille des élevages et âge à l'abattage 62
1.2.2.2.2 - Les principaux médicaments distribués et motifs de leur administration 64
1.2.2.2.3 - Durée d'utilisation des médicaments (Anti-stress, anticoccidiens,
et anti-injectieux) pendant la vic des poulets de chair 68
1.2.2.2.4 -La voie d'administration des médicaments 69
1.2.2.2.5 - Association médicamenteuse 69
1.2.3 - Conditions pour une bonne conduite de l'élevage et de ]' utilisation des médicaments 69
1.2.3.1 - L'existence d'ùn vétérinaire pour le suivi 70
1.2.3.2 - Respect du plan de prophylaXIe. 70
1.2.3.3 - Délai d'attente et son respect. 71
1.2.3.4 - Respect de la dose d'utilisation des méd icaments. 71
1.2.3.5 - Respect de la durée d'utilisation prescnte des médicaments. 72
1.2.3.6 - La formation du personnel. 72

2- RESULTATS DE LA RECHERCHE DE RESIDUS D'ANTIBIOTIQUES AU LABORATOIRE. 73

CHAPITRE III: DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS 75

1 - DISCUSSION 75

1.1- MATERIEL ET METHODE D'ETUDE. 75


1.1.1 - Enquête sur le terrain. 75
1.1.2 - Analyse de laboratoire. ' 76
1.1.3 - Analyse des données. 78

1.2. RESULTATS D'ENQUETE 78


1.2.1 - Le niveau d'hygiène des élevages. 78
1.2.2.. -Utilisation des antibiotiques. 79
1.2.2.1 - Les fabriques d'aliments. 79
1.2.2.2. - Les élevages. 80
1.2.2.2.1 - Taille des élevages. 80
1.2.2.2.2 - Age au 1er abattage et durée d'utilisation des médicaments pendant
la vie des poulets de chair: 81
1.2.2.3 - Motifs de l'administration des médicaments: 81
1.2.2.4 - Les principaux médicaments (antibiotiques) distribués en élevage avicole. 81
1.2.2.5 - Voie d'administration des médicaments. 83
1.2.2.6 - Association médic'amenteuse : 83
1.2.3 - Conditions pour une bonne conduite de l'élevage et de l'utilisation des médicaments. 84
1.2.3.1. - Existence d'un vétérinaire pour le suivi. 84
1.2.3.2 - Formation du personnel: 85
1.2.3.3 - Respect du plan de prophylaxie: 85
1.2.3.4 - Respect de la dose d'utilisation: , ' 8 7
1.2.3.5 - Respect de la durée d'utilisation des médicaments: . 88
1.2.3.6. - Respect du délai d'attente. '. 89
1.2.4 -. Relations niveau d'hygiène - Taille - Localisation des élevages 90
1.2.5 - Relations erttre le niveau d'hygiène des élevclges et l'utilisation des médicaments. 92
1.2.6. Relation Niveau d'hygiène et conditions pOlir li ne bonne conduite de l'élevage
et de l'utilisation des médicaments. 94
1.2.7 - Relation niveau d'hygiène - utilisation des médicaments - Condition d'une bonne
conduite de l'élevage et de l'utilisation des médicaments. 96
1.2.8 - Recherche des résidus au laboratoire. 96
1.2.8.1 - Nature des prélèvements: 96
1.2.8.2. - Nombre de prélèvements 97
1.2.8.3 - La période de l'enquête et des prélèvements: 97
1.2.8.4 - Relation Respect délai d'attenteet positivité des prélèvements: 97
1.2.8.5 - Relation entre élevage avec prélèvements positifs -
présence d'un vétérinaire et formation du personnel: 98

2 - RECOMMANDATIONS 99

2.1- LES ELEVEURS-AVICULTEURS: 99


2.1.1 - Formation des aviculteurs. 99
2.1.1.1. - Formation aux techniques d'élevage. 99
2.1.1.2. - Formation sur l'hygiène de l'élevage. 99
2.1.1.3. - Formation à l'utilisation des médicaments et au respect du délai d'attente. 100
2.1.2. - Organisation des aviculteurs en groupements. 100
2.1.3. - Nécessité de l'encadrement de chaque aviculteur par un vétérinaire ou un technicien
d'élevage. 100
2.1.4. - Réglementation du moment de l'abattage. 100

2.2. -LES VETERINAIRES 101


2.2.1. - Nécessité d'une bonne prestation de service. 101
2.2.2. - Mobilisation pour l'obtention de textes régissant la profession vétérinaire. 101

2.3.- L'ETAT ET/OU LES POUVOIRS PUBLICS. 101


2.3.1. - Adoption des textes régissant la profession vétérinaire. 101
2.3.2. - Mise en place d'autres structures de formation et d'encadrement des aviculteurs. 101
2.3.3. - Développement des structures de contrôle des denrées alimentaires d'origine animale
(productions avicoles). 101

CONCLUSION GENERALE 102

BIBLIOGRAPHIE 105
Introduction

Face à la demande croissante en protéines animales des populations


urbaines en Afrique de l'Ouest, l'élevage intensif des volailles s'est développé ces
dernières années dans plusieurs pays. C'est le cas par exemple au Cameroun, en
Côte d'Ivoire et au Sénégal.

Au Sénégal, ce secteur connaît un véritable essor où un accent particulier a été mis


sur l'aviculture moderne semi-industrielle. Cette dernière occupe .aujourd'hui une
place de choix à cause de son cycle de production court (environ 45 jours pour le
poulet de chair),· de la richesse en protéines du produit (20%) et de son coût
relativement faible par rapport au pouvoir d'achat du consommateur moyen.

Aujourd'hui, la production de denrées alimentaires d'origine animale (viandes de


boucherie, viandes de volailles, laits et produits laitiers, oeufs et ovoproduits) est
soumise à de tels aléas sanitaires et économiques que les éleveurs cherchent à
profiter des progrès de la science susceptibles d'améliorer les rendements.

A cet effet, les éleveurs font souvent appel à des traitements par des produits
variés comme les· pesticides, les anabolisants, les tranquillisants et surtout les
antibiotiques. Ces derniers peuvent, si leur délai d'attente n'est pas respecté,
laisser dans les aliments d'origine animale des résidus. Les produits provenant de
ces élevages peuvent présenter plusieurs dangers pour le consommateur: accidents
d'hypersensibilité, risques toxiques, etc.

Au Sénégal, le contrôle des denrées alimentaires d'origine animale, à l'exception


de la filière pêche, est peu développé.

C'est face à cette situation que nous nous sommes intéressés à l'amélioration de la .
qualitéde laviande consommée au Sénégal.
-2-

L'objectif de cette étude est d'analyser l'état de l'utilisation des médicaments


vétérinaires,,- (cas des antibiotiques) dans les élevages avicoles et les risques
associés pour la santé du consommateur. .,

Notre travail va nous permettre de nous situer sur les conséquences du niveau
d'utilisation desmédicaments vétérinaires (cas des antibiotiques) par la détection
des résidus d'antibiotiques dans la viande de volaille.

Ce travail est structuré en deux grandes parties :

Une première partie intitulée synthèse bibliographique est subdivisée en deux


chapitres :

• Le premier, intitulé « Production de viande de poulet de chair dans la région de


Dakar» traite en particulier des facteurs limitants de l'élevage avicole et des
mesures de lutte contre les facteurs pathologiques.

• Le deuxième chapitre porte sur les risques associés à }'utilisation des


médicaments vétérinaires pour la santé du consommateur : impact chez
l'homme de la présence des résidus de médicaments vétérinaires (antibiotiques)
dans les aliments d'origine animale.

La deuxième partie consacrée à l'étude expérimentale fait d'abord une description


de la zone d'étude, des matériels et méthodes utilisés sur le terrain et au
laboratoire.

Ensuite, nous présenterons les résultats que nous discuterons, et nous terminerons
en formulant des recommandations.
-3-

l ' PREMIERE PARTIE

PRODUCTION DE VIANDE
DE POULET DE CHAIR

ET

RISQUES ASSOCIES
POUR LA SANTE HUMAINE
I~
'----

-4-

CHAPITRE 1
PRODUCTION DE LA VIANDE DE POULET DE CHAIR

DANS LA REGION DE DAKAR

1 - LE MILIEU PHYSIQUE

Le Sénégal est situé dans l'avancée la plus occidentale du continent


africain, entre 12° et 16°30' de latitude nord et 11°30' et 17°30' de longitude
ouest.

La région de Dakar est l'une des onze Régions administratives du Sénégal.

Elle couvre une superficie de 550 km 2 avec une population de plus d'un million _
d'habitants. Sur le plan administratif, la Région de Dakar est découpée en trois l~)
départements: Dakar, Pikine et Rufisque: c, .......k""-~~.

Elle constitue la région la plus fraîche du pays en raison de la présence quasi


permanente de l'alizé maritime, vent frais et humide. Cette humidité permet
d'obtenir des basses températures sans pluviométrie. En effet, le climat est_
caractérisé par deux saisons alternatives: la saison sèche qui s'étale sur 8 à 9 mois,
de novembre à juin avec des températures variant entre 16° et 27°C, et la saison
des pluies qui dure 4 mois, de juillet à octobre. Les températures varient entre 20
et 29°C en moyenne ( 2 2 ) . "

Or les températures minimale et maximale tolérées par les volailles sont


respectivement de 18°C à 20°C et de 32°C à 34 oC (28)

La particularité du climat de Dakar par rapport au reste du pays est ainsi la cause
du développement important de l'élevage avicole dans cette zone.

En outre d'autres facteurs se conjuguent à l'essor de l'aviculture dans cette région


(22) : /

- Dakar abrite l'aéroport international et le port maritime qui ont des rôles
importants dans l'approvisionnemènt en aliments et en poussins;

- La région de Dakar constitue un grand centre de consommation et


d'écoulement des produits avicoles.
-5-

2 - LES TYPES D'ELEVAGE

L'étude de la typologie de l'élevage avicole nous permet de distinguer un


élevage traditionnel et un élevage moderne.

2 - 1 - Elevage traditionnel

2.1.1. - Structure & typologie

Le secteur traditionnel est essentiellement à caractère rural et comporte de


petites unités de productiomfamiliales.

L'élevage est de type extensif en liberté totale.

La structure de la production est restée toujours la même. En effet, on peut


distinguer deux catégories d'éleveurs (14) :

Une première catégorie: répartie dans les villages éloignés des centres
administratifs et commerciaux et dont le souci majeur est d'obtenir' le plus grand
nombre de volailles possible, ce qui signifie en d'autres termes que les œufs
pondus servent à la reproduction d'autant plus que l'élevage des volailles ne coûte
pas cher.

Pour cette catégorie, la majeure partie de la volaille est autoconsommée


(cérémonies rituelles, réception d'hôtes, cadeaux, fêtes).

La deuxième catégorie: est composée d'éleveurs basés dans les villes et zones
périurbaines intérieures. Pour cette catégorie, l'élevage des volailles est
essentiellement commercial et les produits avicoles sont les œufs et les poulets.

2.1.2. - Races et souches exploitées

C'est essentiellement la poule locale qui est exploitée dans ce type


d'élevages. Elle est de petite taille, très rustique; c'est un oiseau vigoureux dont le
poids adulte dépasse rarement 1 Kg chez la femelle et 1.5 Kg chez le mâle. Le
corps est régulier, bien conformé avec des masses musculaires plates et minces
(18). La tête forte, assez large, porte un bec court et solide. La crête est eh général
simple. Le plumage est de couleur très· variée; la peau est blanche, rose ou jaune
(51).

2.1.3. - Alimentation

En aviculture traditionnelle, l'apport alimentaire par le paysan n'est qu'un


appoint. En effet, vivant en entière liberté, les oiseaux se promènent toute la
-6-

journçe à la recherche de nourriture. Ils se nourrissent ainsi de restes de cuisine,


des irtsectes, des vers de terre. A cela s'ajoutel\~endant la moisson des résidus de
récolte qu'ils picorent au voisinage des habitations, dans les champs, au niveau des
aires de battage des céréales et autour des greniers.

Il est rare que le paysan consente à distribuer des aliments à ses oiseaux, exceptés
les poussins, les poules en période de couvée et les adultes prêts pour la vente.
Dans ce cas, il leur distribue quelques poignées de céréales ou du son imbibé
d'eau, ou un mélange son-milou son-tourteau d'arachide, ou encore des graines
d'arachide (51).

2.1.4. - Abreuvement

Bien qu'il existe une prise de conscience de la part des éleveurs de la


nécessité d'abreuver les oiseaux,. ces derniers bénéficient très rarement
d'abreuvoirs remplis d'eau potable. Ils boivent à n'importe quelle source une eau
de qualité généralement mauvaise qui n'est pas sans danger sur leur état sanitaire
(51 ).

2.2. - Elevage moderne

De création récente et mû par les exigences de la rentabilité, ce secteur


s'est développé rapidement en fonction du marché potentiel des villes. Il regroupe
aujourd'hui des élevages de type industriel et des élevages de type semi-industriel.

2.2.1.- Elevage industriel

En effet d'après LISSOT cité par LE GRAND (35), la dénomination


d'élevage industriel est réservée à des établissements qui à la fois:

• possèdent des effectifs importants,


• utilisent des poussins d'unjour provenant des multiplicateurs des souches
'J .,

sélectionnées,
• nourrissent les volailles avec les aliments complets ou des aliments
supplémentaires produits par une industrie spécialisée et
• pratiquent des mesures de lutte (prophylaxie, traitements).

Ce type d'élevage utilise des équipements modernes et des techniques perfec-


tionnées en ce qui concerne les différentes opérations.

En tenant compte de cette définition, plusieurs auteurs s'accordent sur le fait qu'il
n'existe pas un élevage de ce type dans la région de Dakar. Toutefois l'élevage
industriel est à ses débuts au Sénégal avec l'exemple de la SEDIMA. L'élevage'
moderne reste du type semi-industriel.
-7-

. 2.2.2. - Elevage semi-in~.ustriel

L'élevage semi-industriel ou amélioré est plus répandu.

Ce type d'élevage se retrouve essentiellement dans les fermes avicoles installées à


la périphérie de la région de Dakar et dans les régions de l'intérieur.
Il se distingue par les caractères suivants: .

• l'utilisation des poussins d'un jour (races exotiques) importés ou produits au


Sénégal par les couvoirs (SEDIMA, CAMAF , CAM, etc.) et d'un matériel peu
perfectionné. .

• les volailles sont enfermées dans un poulailler et sont nourries avec des aliments
. industriels de la place (SEDlMA, SODAVI, SENTENAC, etc.).

• l'effectif varie de 100 à 2000 têtes environ pour les petits producteurs et de
2000 à 10.000 pour les grands producteurs.

• les seuls objectifs étant l'activité rationnelle et la rentabilité.

• l'application d'une protection médico-sanitaire.

2.2.2.1. - Structure et Tvpologie

L'analyse de la répartition géographique des exploitations montre qu'une


proportion importante (40%) des petites unités (moins de 700 sujets par bande) est
localisée dans le centre urbain; les exploitations de grande capacité étant localisées
â Sangalkam et à Keur Massar (Tableau l, page 8).

La proportion des exploitations ayant une activité continue au cours de l'année


varie de 67% à 93% (Tableau 2, page 8). Contre toute attente, un pourcentage
relativement· élevé' de grandes fermes (plus de 2100 sujèts par bande) .ont une
activité occasionnelle en relation avec les fêtes religieuses.,

La produçtion de poulets de chair est associée à celled'.oeufs, de bovins, d'ovins


eide végétaux. Les élevages mixtes chair et ponte sontpèu nombreux dans les
catégories de.700~1400 têtes alors que cette association 'est plus marquée dans les
l,
autres classes (Tableau 2, page 8), .
- 8-

Tableau 1: Répartition géographique des exploitations.


lIfol'W\\.v clt ~\'Yl4/) I\l 0 YY\. brû _eU .têtQo ~ CV\. bQ.n~lQ
Un(t4> <. 700 > 1\ ou
Localité /~ Ul\.l~4
100 A.H,O\,)
U1\(t4
~ltoo A flOO
.
;,. UI\.\t.t, l\r'\l~
~ /: -<
Dakar 22 20,6 20 2 0 0
Keu r Massar 39 36,4 10 9 9 11
Malika 21 19,6 8 6 3 4
Ru fisq u e 3 2,8 2 0 0 1
Sangalkam 22 20,6 3 6 3 JO

Total 107 100 43 40 23 21 15 14 26 24


Sou rce (38)

Tableau 2 : Types de production dans les élevages modernes de


poulets de chair-
fréquences exprimées en %.

Nom bre de têtes par bande


700 1400
<700 à à >2100
1400 2100

- Saisonnalité de la production
-continue 67 78 93 77
- continue saufpendant l'hivernage 12 17 7 4
- occasionnelle 21 5 0 19

- Prod u ction asssociée


- oeu fs 11 13 40 38
- rum inants (bovins, ovins) 27 4 6 4
- végétau x 11 26 26 38

- Nom bre de bandes 1 an


<6 77 45 58 48
6 13 35 9 24
>6 10 20 33 19

Source (38)
-9-

. A travers ces deux tableaux, nous pouvons dire que l'étude de la structure de la
production de poulet de chair a révélé une proportion relativement importante des
unités de petite taille et un pourcentage élevé de propriétaires dont ia principale·· .
activité n'est pas la production de poulets de chair. L'élevage avicole est donc·
pour eux un investissement car en général l'élevage est tenu par un membre de la
famille ou un ouvrier qui est rétribué pour ses prestations.

La caractérisation des aviculteurs de la région de Dakar au· Sénégal a été réalisée


grâce à une typologie concernant un certain nombre d'élevages. Elle a permis de
mettre en évidence cinq types d'aviculteurs (1) : .

- Le premier type correspondait aux petits éleveurs urbains produisant des


poulets de chair lors des fêtes religieuses (effectif moyen de 1000 poulets).

- Le deuxième type correspondait à des salariés agro-éleveurs propriétaires


d'exploitations récentes de taille moyenne, dans lesquelles, en plus des activités
d'agriculture (maraîchage et arboriculture fruitière), ils élevaient des bandes de .
::poulets de chair, et plus rarement des pondeuses (effectif moyen annuel de 4000
poulets et 800 pondeuses).

- Le troisième type correspondait également à des exploitations de taille


moy~nne appartenant à des salariés· mais ayant uniquement une activité avicole sur
l'exploitation.

- Le quatrième type correspondait à des exploitations anciennes de. taille


importante, produisant des oeufs de consommation (effectif moyen annuel de 2500
pondeùses) et des poulets de chair (effectif moyen annuel de 4000 poulets), où les
propriétaires étaient des salariés.

- Le cinquième type regroupait également des exploitations anciennes de


taille importante, mais les propriétaires n'avaient pas, en dehors de l'aviculture,
.d'autres activités professionnelles.

La représentativité de cette typologie est liée au moment de l'enquête. En effet la


situation peut avoir évolué d'autant plus que la dévaluation du franc CFA a
entraîné des changements. (L'étude a été faite en 1997, après dévaluation).

L'élevage avicole semi-industriel bénéficie de l'appui de plusieurs acteurs (39) :

- Les professionnels de la fonction vétérinaire qui assurent l'encadrement


technique et sanitaire.

- Les provendiers : SEDlMA, CAM, CAMAF, SENDIS, SETUNA, SENTENAC


et autres.
- la -

- Les structures publiques : Laboratoire National d'Etudes et de Recherches


Vétérinaires (L.N.E.R.V.), l'Ecole Inter-Etats des Sciences' et Médecine
Vétérinaires de Dakar ( EISMV), le Centre National d'Aviculture (CNA) et le
Collectif des Techniciens Avicoles (COTAVI).

L'aviculture semi-industrielle constitue une activité commerciale pour l'éleveur.

2.2.2.2 - Races et souches exploitées

Le terme « Race» désigne une collection d'individus de la même espèce,


qui possèdent les caractères extérieurs communs et transmettent s'ils se
reproduisent entre eux ces caractères dits « ethniques» à leurs descendants.

, Le terme « Souche» s'applique aux individus résultant en général de croisements


complexes ge plusieurs races (on parle de lignée) ou d'individus apparentés qui
présentent à la fois les caractères communs extérieurs et des performances de
production assez homogènes (27).

Les éleveurs rationnels emploient seulement les souches car elles sont
sélectionnées sur la base de leurs performances zootechniques.

Beaucoup de souches ont fait l'objet d'importation au Sénégal. Leur connaissance


est indispensable car elle permet à l'éleveur de déterminer leurs besoins
alimentaires. .

Les principales souches figurent dans le tableau ci-après:

Tableau 3: Principales souches importées au Sénégal.

PRODUCTION
CHAIR PONTE

Oeufs blancs Oeufs colorés

Arbor acres Leghorn Isabrown


Derco - 109 Lohmann-white Starcross - 579
Hubbard Hyline w77 Lohmann brown
Vedette Ross blanche Hyline brown plùs
Hybro Starcross - 288 Harco
Shaver Hyline W98
Atlas
Kabir
Jupiter
Ross
Source(ll)
- Il -

2.2.2.3 - Bâtiments d'élevage

Selon MALLOUM (36), les bâtiments d'élevage dans la région de Dakar sont
de deux types :

- Bâtiments fermés par un mur jusqu'au toit, seule la face antérieure s'ouvre par de
larges' fenêtres grillagées; on observe parfois de petites ouvertures sur la façade
postérieure. Ce dispositif ne permet pas une bonne circulation de l'air dans le
bâtiment.

- Bâtiments de type « Californie»


Ces bâtiments sont caractérisés par de larges ouvertures grillagées sur les' deux
façades (postérieure et antérieure) et un muret pouvant atteindre 80 cm à 1 m.

Ces deux types de. bâtiment peuvent être en pente unique, à double pente ou sans
pente. Le toit des bâtiments. est fait de tôle galvanisée et rarement en tôle
d'aluminium ou en fibrociment (4).

Les poulaillers sont en général orientés dans le sens contraire aux vents dominants
(38).

Le .sol du poulailler, souvent cimenté, présente l'avantage de limiter les


contaminations d'origine parasitaire et facilite les opérations de nettoyage et de
désinfection.

Certains élevages présentent ~es caillebotis (39).

La litière, lorsqu'elle existe, utilise du copeau de bois, des coques d'arachide, parfois
du papier haché. Elle est souvent d'épaisseur insuffisante et pas assez renouvelée.

2.2.2.4 - Matériels d'élevage

Les matériels sont multiples (39) :


• éleveuses
• mangeOIres'
• abreuvoirs
• matériels divers

On note une qualité variable du matériel d'élevage allant de l'artisanal (bassines en


plastique comme abreuvoirs) à un matériel moderne constitué
• d'abreuvoirs siphoïdes en plastique ou en acier
• de mangeoires linéaires ou trémies (23).

Les mangeoires et les abreuvoirs importés ou fabriqués localement sont. conçus en


fonctioI1 de 1~âge des animaux. Ils sont souvent posés à mênle le sol dans 'le PQu,lailler .
ce qui pose des problèmes de contamination parles déjections (39). .
- 12 -

2.2.2.5 - Alimentation et abreuvement

L'aliment est fabriqué localement par les sociétés spécialisées, par les
couvoirs, et de manière artisanale « à la ferme »par quelques éleveurs.

La part des sociétés produisant l'aliment volaille figure dans le tableau ci-dessous:
"

Tableau 4 : Part des sociétés produisant l'aliment volaille.

&lciétés C.A.M. SEDIMA SEN DIS SENTENAC SETUNA SODAVI NMA PRODAS AUTRES

Tonnes 762 15683 1446 16500 3354 1029 1535 1364 19281

% du total
1,3 25,7 2,4 27,1 5,5 1,7 2,5 2,2 31,6
estimé
,Source (48)

L'aliment distribué aux volailles doit permettre de couvrir leurs besoins en énergie,
protéines, minéraux, vitamines et acides aminés essentiels.

Ces besoins varient selon l'âge et la carrière des oiseaux; c'est ainsi qu'on distingue:

• l'aliment démarrage de 0 à 14 jours;


• l'aliment croissance pour les poulets de chair de 15 à 30 jours;
• l'aliment finition pour les poulets de 30 à 42 jours.

L'aliment de poulet de chair est composé pour l'essentiel de maïs et de tourteau.

L'abreuvement des animaux se fait soit par de l'eau de puits soit par l'eau de robinet
(SDE). Pour éviter les ruptures, l'eau est souvent stockée dans des fûts en métal ou
en plastique. Elle n'est pas souvent renouvelée mais il y a des rajouts au fur et à
mesure que le niveau baisse (39), ce qui peut être à l'origine du développement des
. .
mlcro-orgamsmes.

Une eau de mauvaise qualité bactériologique et/ou chimique peut être à l'origine de
diarrhée et d'entérite. L'eau de boisson constitue un élément essentiel de la solution
vaccinale; de ce fait un, certain nombre de précautions doivent être prises pour
qu'elles présentent tous les critères qui concourent à la vaccination (2).

L'eau est un des éléments nutritifs importants des volailles. Sa consommation


conditionne celle del'aliment et influence indubitablement le niveau de production.

Les facteurs de variation de la quantité d'eau consommée' par les oiseaux sont : la
,température, "la teneur en sel de l'eau et de l'aliment, l'état sanitaire des oiseaux. '
- 13 -

2.2.2.6. - Eclairage

A la. réception des poussins, un chauffage régulier est nécessaire pour


permettre aux poussins de se développer normalement et s'alimenter en quantité
suffisante.

L'éclairage évolue en fonction de l'âge des animaux.

Le premier jour, l'intensité de l'éclairement est maximale à 100% de son potentiel (3


wattim2 ).

Ensuite, elle est réduite graduellement chaque Jour au moyen d'un variateur
d'intensité pour atteindre 0,7 wattim 2 à 8 jours.

Il ne faut pas réduire la durée de l'éclairement mais il faut diminuer l'intensité afin
d'éviter le picage ou les accidents de comportement.

3 - PRODUCTION ET CONSOMMATION DE VIANDE DE VOLAILLE

La viande de volaille consommée au Sénégal vient de la production nationale


et des importations.

3.1 - La production nationale

La production nationale de viande de volaille est estimée à partir des effectifs


. de poussins « chair» mis en élevage et ceux dès poules pondeuses à réformer. A ces
effectifs, on applique les paramètres zootechniques que sont le taux de mortalité et le
poids moyen à l'abattage.

Il est à noter que ces paramètres varient selon la conduite de l'élevage. AuSénégal,
on observe les taux de mortalité de 5% pour les poulets de chair et 10% pour les
poules pondeuses (7% à l'entrée en ponte et 3%pendant la période de ponte).

Ces estimations montrent (Tableau 5, page 14) que la production nationale de


viande de volaille en élevage semi-industriel était de 7604 tonnes en 2000 (48). La
production de viande de volailles a connu une hausse de 8,5% par rapport à l'année
1999. Ceci est dû à la hausse des mises en place « chair» de l'année 2000.
1
(

- 14 -

Tableau 5 : Production nationale de viande de volaille en 2000


. (élevage moderne semi-industriel)
"

Effectif Taux de Effectif Poids mort Prcx:luction nationale


initial mortalité final (en kg) (tonnes)

Poulets * 4746242 5% chair 4508930 1,5 6736

Poulets réformés** 621577 7% poulettes 560 725 1,5 841


3% pontes

TOfAL 5367819 5069655 7604


source (48)

* Mises en élevage décembre 99 à novembre 00 inclus


** Mises en élevage de mars 98 à février 99 inclus

L'aviculture traditionnelle, qui regroupe plus de 70% des effectifs aviaires, est
pratiquée en milieu rural. .

Tableau 6: Estimation des effectifs de volailles rurales en 1997.

Effectifs des volailles locales (en million) . Il,1

En pourcentage du cheptel national de volailles 70%

Nombre de volailles locales consommé par habitant 2,22

source (51)

La production nationale de viand~ de volaille (Elevage traditionnel et moderne) ne


couvre pas les besoins de la population, ce qui explique le recours aux viandes
importées.

3.2. - Les importations

Elles ont connu une évolution irrégulière jusqu'en 1992. Les importations en
viande cle.'volailles ·ont connu une clécroissance entre 1992 et 1995 à cause de
l'augmentation de-la production nationale d'une part, mais aussi des effets de la .
dévaluation du franc CFA interyenue en 1994 qui a donné un coup clè -fouet à la
. production lo'càle.
- 15 -

Par contre, les importations de viande de volaille ont augmenté de 131% entre 1999
et 2000. Cependant elles ne représentent qùe 14,6% de la production nationale en
2000.

Cette augmentation importante en valeur relative est consécutive à la baisse des taxes
à l'importation depuis la mise en place du Tarif Extérieur Commun (TEC) en avril
1998 dans ,le cadre de l'UEMüA. Elle aurait encore été plus importante si les
importations n'avaient pas été suspendues au milieu de l'année 1999 en raison du
problème de la Dioxine en Europe (47, 48).

Tableau 7: Evolution âes importations contrôlées en viande de volaille

Variation
Années 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 99/00
Tonnages
importés 462 699 607 279 157 55 139 276 481 l1I2 131%
source (48)

Figure 1 : Evolution desirrporlationsoonfrôléesdeviandedevolai/le

1200 ,------------~------------------_,

1000 Tonnages importés

3.3. .;, Niveau deconsomm-ation de la viande de volaille

Si la consommation de viande de volaille par tête.d'Jlabitant peut être estimée


théoriquement, il en est autrement dans les faits puisqù'il existe à ce niveau un
,déséquilibre' entre les individus, les groupes, les régions. Sans être .discriminatoire, il
, existe des petits et des grands consommateurs de viande de volaille; ces derniers se
rencontrent parmi les populations urbaines aisées. C?est dire que la région de Dakar
,qui est incontestabl~meht la plus développée du pays occupe la première place dans
la cons'ommation' de viande de volaille (14).

'Les viandes de volaille consommées 'au Sénégal sont les poulets de chair issus de
, l'élevage moderne ètles poulets de brousse issus de l'élevage fermier.·
- 16 -

La consommation de poulet de chair est estimée à partir de la quantité de viande mise,


sur le marché, c'est à dire la production locale et les importations (41).

Au Sénégal, le niveau de consommation de la viande de volaille est faible. Il


s'estimait à 1,21kg/anJhabitant en 1996. D'après des projections faites par DIOUF
(17), ce niveau a dû s'élever pour atteindre une valeur de 3 kg/anJhabitant en l'an
2000. Le poulet doit être actuellement la troisième viande prisée par les Sénégalais
après le poisson et la viande de boeuf.

Les consommateurs peuvent être étudiés sur les plans de l'origine' géographique et
des sous-groupes (Il) :

- sur le plan de l'origine géographique, on distingue:

- les consommateurs non africains : qui consomment une quantité non négligeable de
viande de volaille
- les consommateurs africains : ce groupe est celui où l'on rencontre le plus grand
déséquilibre au niveau de la consommation individuelle ou même collective.

- sur le plan des sous-groupes:

On peut classer les consommateurs en trois sous-groupes:

la famille
Le plus souvent le poulet est consommé en famille. Le poulet de chair produit la
viande la moins chère sur les marchés, ce qui explique son choix par les ménages par
rapport aux autres viandes (poulets du pays, le mouton, le boeuf, etc.) ,
les hôtels et restaurants
Les hôtels et restaurants constituent un groupe économique et des clients importants
pour l'aviculture. La majorité des concernés sont des non-sénégalais.
les collectivités
C'est ce qu'on pourrait appeler le groupe des consommateurs fidèles. Elles
comprennent essentiellement des adultes et des adolescents en pleine croissance.

Les principales collectivités rencontrées au Sénégal sont:

• l'armée nationale: c'est certainement la collectivité la plus importante


• les établissements d'enseignement et de formation: ce sont l'université, les lycées et
collèges, les 'centres de formation professionnelle et autres.
• les èentres hospitaliers: les principaux sont basés à Dakar.

Par contre la consommation de poulet de brousse est difficile à évaluer. En effet, la:
production totale n'est pas connue avec certitude. Néanmoins, le poulet de brousse
est consommé en grànde quantité pendant les périodes de fêtes.-Parmi' ces fêtes, la
Tamkharit, commémorant la fin de l'année musulmane, est 'marquée par une
consommation de poulets de brousse, habitude traditionnelle (41).
- 17 -

4 - LES FACTEURS LIMITANTS DE L'ELEVAGE AVICOLE

Plusieurs facteurs limitent la production avicole. Il s'agit entre autres des


facteurs zootechniques, nutritionnels, techniques et pathologiques.

4.1. - Les facteurs zootechniques

4.1.1. - Les reproducteurs

Dans la production des poussins d'un jour, le choix des reproducteurs est un
élément important à considérer. Ce choix doit porter sur des reproducteurs sains issus
des élevages indemnes de maladies réputées légalement contagieuses et sous contrôle
d'un vétérinaire agréé. De plus, ces reproducteurs doivent avoir des performances
garanties et satisfaire l'attente des industriels (exemple croissance rapide).

4.1.2. - Les couvoirs

L'entretien régulier des incubateurs et le choix des oeufs permettraient


. également d'éviter les maladies transmissibles (salmonelloses) et d'avoir des
poussins vigoureux et viables (14).

Il est plus coûteux et risqué de faire voyager des poussins que.Aes oeufs; c'est
peut-être ce problème qui justifie fa baisse des importations de poussins d'un jour au
profit de la production locale (48).

Cependant, la production de poussins cent pour cent sénégalais est faible par rapport
au nombre total de poussins mis en place. En effet les reproducteurs élevés au
Sénégal ne sont pas nombreux. Les accouveurs sont obligés d'importer des oeufs à
couver et des poussins d'un jour lorsque la demande est forte.

4.1.3. - Production chair

Deux catégories d'opérateurs interviennent dans la production de poussins d'un


jour: les firmes étrangères qui sont les sélectionneurs et les accouveurs locaux (41). .

La demande en poussins d'un jour est très forte à l'approche des fêtes religieuses
(Noël, Tamxarit).

La figure 2, montre la courbe des effectifs mensuels de poussins «chair» mis en


élevage en 2000. On observe deux pics classiques de mise en élevage, un mois avant
les fêtes de Tamxarit et de Noël, et une baisse voire une stabilité durant la saison
humide (voir tableau 8et figure 2 - page 18).

La part de production nationale (poussins nés au Sénégal) a connu une augmentation


très nette par rapport aux importations cesdemières années (voir tableau 9 et figure 3
.: page 19). .

r
\
TABLEAU 8: Effectifs mensuels de poussins "cllair" mis en élevage en 2000

Mois Janvier Février Mars Avril 'Mai Juin


Effectifs 234733 585653 529 154 291 177 216287 332053
Mois Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Total
Effectifs 369 187 378480 371 137 500499 591 898 215 157 4618115
source (48)

Figure 2 : Effectifs mensuels de poussins" chair" mis en élévage en 2000

700000

1
~
600000 ~.

500000

400000

300000 +.:,#.""",,"""';';:

200000

100000

o. ~"""':""":""""':':':':':::':':f:::':':':""':"'::::::'::::""':'1""":"":':"""""':':':':':'::"'1':':':':':':':':::::':':"':::"":"''1'''''''':":""":':':"""""':':'''f'':'''''''''':'''''':':':':':':::::::''f''''''':':''''':''''':'':::''':::::::::f''",:::,:,.,.

Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aoü Sep Oct Nov Déc

SOU~C"(4g)
TABLEAU 9 : N0l11:bre de poussins " chair " mis en élevage de 1991 à 2000
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
Production locale 1673 000 2844500 3 136 000 :3 186889 4 042 650 3247560 3 103 748 4 099 932 3577 130 4521672

Importation 1855 000 1256 000 558 000 488415 834222 958638 915695 445 633 385812 96353
TOTAL 3528 000 4 100 500 3694 000 3675304 4876872 4206 198 4019443 4545565 3962942 4618 025
source (48)

Figure 3: Nombre de poussins "chair" mis en élevage de 1991 à 2000

6 000 000 ~.,.,.,.,:,.,.:.,.,.,.,.,.,.,.,.>.,.,.,.,., ...,

5 000 000 1
~
..P

4 000 000

3 000 000

2 000 000

1000 000

a _,::::::::::::::::Il:::l:::::::IIIIiI:f;:::i::::::::::ff::ffmi:::::::::::::::~~~:~:::::I:II:::::II::::j:::::::::::::::::::::::::::::I:;}:::::::m::}:I:::::f:::fI::::::::::I::II::::::l::f::::::::~~::~::::::}:m}:!1::m\:::1:::::::::::::::t::t:
. .
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

.sourèe (48)
- 20-

4.2. - Les facteurs nutritionnels

Les volailles sont de grandes consommatrices de céréales dont le pays est·


déficitaire. En effet, il existe une sérieuse concurrence homme-animal pour les
céréales vivrières. C'est donc dire que la jeune industrie de l'alimentation animale est
confrontée en permanence à des problèmes d'approvisionnement en céréales.

Plus encore, une proportion importante de matières premières entrant dans la


fabrication des aliments des volailles est importée. Ceci constitue à coup sûr une
entrave au développement de l'aviculture qui ne peut vivre qu'à partir du « dehors »,
sauf dans le cas d'une intégration économique sous-régionale forte.

A"'~)~rne peut-il y avoir d'aviculture intensive sans agriculture permettant de briser


l'économie de subsistance. L'agriculture intensive permettrait certainement au
paysan sénégalais d'approvisionner le marché de céréales pour la consommation
humaine, et d'en fournir suffisamment à l'industrie animale (14).

4.3. - Les facteurs techniques

4.3.1. - Approvisionnement en médicaments vétérinaires et vaccins

Les produits vétérinaires proviennent de l'extérieur ou sont produits


localement. Les intervenants sont les suivants:

4.3.1.1. - Les laboratoires locaux

LNERV (LABORATOIRE NATIONAL D'ELEVAGE ET· DE RECHERCHES


VETERINAIRES)

Il dispose pour les volailles de vaccins contre la maladie de Newcastle, la variole


aviaire, les typhoses et pulloroses aviaires et des vaccins associés (maladie de
Newcastle, variole et typhose aviaires).

VETAGROPHARMA.

La société VETAGROP~ARMA produit des médicaments vétérinaires. Ils sont·


obtenus par l'association de principes actifs importés.
- 21 - .

4.3.1.2 - Les laboratoires étrangers

Les autres produits vétérinaires (antibiotiques) proviennent de l'extérieur, ce qui, du


reste, n'est pas sans conséquence sur le prix de revient (41).

4.3.2. - Approvisionnement en matériels avicoles

Les équipements d'élevage utilisés en aviculture sont les mangeoires, les


abreuvoirs, les matériels de chauffage, ·les thermomètres , les alvéoles et la litière.
. Les équipements avicoles viennent de l'extérieur ou sont produits localement. ,Les
mangeoires et les abreuvoirs locaux coûtent moins cher; leur utilisation· constitue un
handicap pour une bonne a!ID?entation des volailles et pour la salubrité de l'élevage.
Ces matériels ne sont pa~~daptés aux conditions d'élevage. Par contre, les matériels .
avicoles importés sont de bonne qualité mais ils coûtent plus cher (41).

4.4 - Les facteurs pathologiques

Du point de vue étiologie, la pathologie aviaire, comme d'ailleurs celle des


autres espèces, reconnaît:

- des causes déterminantes: les agents pathogènes (virus, mycoplasmes, bactéries, .


champignons, parasites, etc: ) et

- des causes· favorisantes : la réceptivité des volaill~s aux agents pathogènes; les
fàcteurs du milieu (climat, hygiène, habitat et alimentation) ; les troubles nutritifs et
les perturbations physiologiques (26).

Nous développerons dans la suite les causes déterminantes.


- 22 -

4.4.1. :.. Lés maladies bactériennes


"-...:.

Tableau 10 : Les maladies bactériennes.

Nom Causes Principaux symptômes Lésions Traitement

Salmonellose Salmonella , • Adulte: Typhose • Lésions hépatiques - Furazolidone


(typhose- pull 0 rum - Septicémie - Hypertrophie
pùllorose) - Forte mortalité - Tâches blanchâtres
- Diarrhée en surface
• Ovaires:
congestion

• Poussins: Pullorose
Salmonella - Abattement
gallinaru.ill - Diarrhée blanchâtre
'., plâtreuse
1
,
!
-
Pasteurellose Pasteurella - Torpeur - septicémie - Streptomycine
(choléra aviaire) multocida - cyanose de la crête pétéchies séreuses - Terramycine
- diarrhée et muqueuses
- mortalité importante
- mort foudroyante - congestion des
viscères

,',

Colibacillose Escherichia ~ - diarrhée banale Existence de plusieurs Antibiotique à


- râles formes chez les large spectre :
Sérotypes - toux et écoulements par volailles, mais la
OIK I les narines, Getage),etc. forme la plus -jpiramycine
02K2 fréquente chez les -Tylosine
078K gO poulets de chair est la
septicémie
colibacillaire.
,

Maladie Mycoplasma. Signes respiratoires: Trachée, bronches Utilisation des


rèspiratoire 'gallisepticuni râles, étouffements Présence de mucus antibiotiques:
chronique en association ou un amas caséeux; -
sacs aériens épaissis - Tétracycline
- Spiràmycine'
- Tylosine

source (26)
- 23 -

4.4.2. - Les maladies virales

Tableau 11 : Les maladies virales

Nom Causes Principaux symptômes Lésions Traitement

La maladie de Bimavirus Poussins de 3 semaines à un - Hémorragies Néant.


Gumboro mOlS: intramusculaires

- atteinte grave de l'état - Hémorragies sur Lutte contre les


général la muqueuse du surinfections
- tremblements, élévation de proventricule. par des
la température antibiotiques,
- légère diarrhée blanchâtre - Hypertrohie de sulfamides et
- 15 à 30% de mortalité la bourse de Furazolidone
Fabricius.

Maladie de Paramyxovirus - Extrême contagiosité - signes de septicémie


Newéastle PMV, Pneumoencéphalite suffusions sanguines Néant
ou pseudo-
peste aviaire - symptômes respiratoires - viscères
congestionnées
- myoclonies, paralysies
-pétéchies du cloaque
- diarrhée profuse, verdâtre et du ventricule
succenturié

Variole Poxvirus - Forme cutanée : Les lésions sont Antiseptiques


(ou diphtérie) éruption pustuleuse représentées par les locaux
aviaire crête, barbillons, paupières. vésicules et les
papules
- Forme muqueuse
fausses membranes
bouche, narines, pharynx
- mortalité:
40% dans certains cas

Bronchite Coronavirus Poussins: Forte mortalité - bronches


infectieuse et troubles respiratoires - sacs aériens Néant
Adultes: arrêt de ponte - OVaIres

Encéphalo- Picomavirus Tremblements tête et cou - congestion Néant


myélite aviaire - paralysies cérébrale et
- forte mortalité méningée -
source (26).
- 24-

4.4.3. - Les maladies parasitaires et mycosigues

Tableau 12 : Les maladies parasitaires et mycosiques

Nom Causes Principaux symptômes Lésions Traitement

Multiplication - Diarrhée aqueuse Lésions d'entérite Sulfadimérazine


dans l'intestin de et hémorragique hémorragique
protozoaires du 2g/l d'eau de
Coccidiose genre Eimeria - Mortalité importante boisson
(necatrix chez les jeunes de
acervulina; la jours à 3 mois ou
maxima; tenella;
brunetti, etc.) Sulfaquinoxaline

0,25 g/l d'eau


de boisson,
2 fois /2 à 3 jours
d'intervalle

Aspergillose Aspergillus Aspergillose des adultes: Epithélium des sacs - Nystatine :


aViaIre fumigatus aériens : dépôts gris
- attaque des voies blancs, ces dépôts 100.000 f.ll/kg de
aérifères (poumons) deviennent caséeux. poids; administration
- diarrhée blanchâtre dans l'eau de boisson
ou verdâtre;
Ces lésions peuvent
Aspergillose des jeunes: envahir les organes - Thiabendazole :
voisins: péritoine,
-difficulté respiratoire; foie, tube digestif, aérosol: 0,02 - 0,04
diarrhée plus ou moins organes génitaux, g/1 per os
verdâtre, jaunâtre, etc. etc..

source (26)

La figure 4 indique l'importance hiérarchique des maladies chez les poulets de chair
au Sénégal.

, ',.
Figure 4 : Importance Hiérachique des Maladies chez les Poulets de Chair

Colibacilloses

Gumboro

Salmonelloses
t
('G
<.11
Coccidioses 1

NE~wcast('1

Mycoplasma g.

Variole

Autres

o . S 10 lS 20 2S 30 3S
~''''•.!!''
source (39)
- 26-

En résumé, parmi les facteurs limitants de l'élevage avicole, les facteurs -


pathologiques occupent une place très importante: C'est pourquoi des mesures de
, lutte (Traitement, Prophylaxie) doivent être prises.

5- LES MESURES DE LUTTE CONTRE LES FACTEURS PATHOLOGIQUES

5.1. . .: Traitement

S.1.1. - Généralités sur les médicaments vétérinaires

- Définition du médicament vétérinaire.

L'article L6ü6 du Code de la Santé Publique Français définit le médicament


vétérinaire comme« toute substance ou composition présentée comme possédant des
propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies animales, ainsi que toute
substance ou composition pouvant être administrée à l'animal, en vue d'établir un
diagnostic médical et de restaurer, corriger ou modifier ses fonctions organiques. »

Est exclus de la définition du médicament vétérinaire l'aliment supplémenté (Article


L6ü8). Celui-ci ne 'doit porter mention ni de propriétés curatives, ni de propriétés
préventives. Est également exclu de la définition du médicament vétérinaire le réactif
biologique (Article L6ü8-1). -

La définition du médicament ,vétérinaire peut aussi revêtir un caractère spécifique, en


rapport avec la spéculation poursuivie (53).

En effet, la commission du Codex Alimentarius(2ü) le définit comme « toute


, substance appliquée ou administrée à des animaux producteurs de nourriture,_tels que
race ,de boucherie ou race laitière, volaille, poissons ou abeilles, qu'elle soit utilisée
dans un but thérapeutique, prophylactique ou diagnostique, ou en vue de modifier les
fonctions physiologiques ou le comportement ».

S.1.2. '- Classification des médicaments vétérinaires

Les -médicaments vétérinaires sont répartis en quatre types (53) :

• La spécialité pharmaceutique pour usage vétérinaire

• Le médicament vétérinaire préfabriqué

• Le prémélange

• L'aliment médicamenteux
- 27 -

5.1.2.1. - La spécialité pharmaceutique pour usage vétérinaire

Ce type désigne tout médicament préparé à l'avance et présenté sous un


conditionnement particulier et caractérisé par une dénomination spéciale.

5.1.2.2. - Le médicament vétérinaire préfabriqué

Il diffère de la spécialité pharmaceutique par sa présentation sous une forme'


pharmaceutique utilisable sans transformation.

5.1.2.3. - Le prémélange

Il désigne tout médicament préparé à l'avance et destiné exclusivement à la


fabrication ultérieure d'aliment médicamenteux.

5.1.2.4. - L'aliment médicamenteux

Il est défini comme tout mélange de médicament èt d'aliment prépare a


l'avance et présenté pour être administré aux animaux sans transformation dans un
but préventif ou curatif.

Au Sénégal, les médicaments vétérinaires retrouvés sur le marché sont surtout des
spécialités pharmaceutiques pour usage vétérinaire. Les prémélanges sont également
utilisés pour les besoins de l'intensification de l'élevage (surtout en aviculture).

Un autre type de médicament fait aussi son apparition sur le marché sénégalais. Il
s'agit du médicament magistral, préparé extemporanément, c'est-à-dire au moment
du besoin.

5.1.3. - Distribution et commercialisation des médicaments vétérinaires

Les acteurs de l'approvisionnement en médicaments interviennent au niveau


de la distribution et de la commercialisation des produits vétérinaires.

5.1.3.1. - La Direction de l'Elevage

Elle distribue essentiellement des vaccins achetés au LNERV dans le cadre de


sa politique de prophylaxie. Les vaccins sont mis à la disposition des services
régionaux pour les campagnes annuelles de vaccination contre les épizooties.

Par ailleurs, il faut signaler que théoriquement les agents des services régionaux
assurent lacliniquè vétérinaire dans les localités où il n'y a pas de vétérinaire privé
installé;
- 28-

5.1.3.2. '- Le~ organismes d'appui à l'élevage

, Il s'agit des projets et des organisations non gouvernementales (ONG). La


, distribution, des produits vétérinaires à leur niveau fait appel aux groupements
. d'intér~tséconorriiques et autres associations de. base' ainsi qu'aux auxiliaires
d'élevage. L'auxiliaire est le relais entre les services techniques de l'élevage et les
éleveurs.

Très souventles ,organismes d'appui à l'élevage mettent en place au niveau des


associations d'éleveurs des pharmacies vétérinaires villageoises (PVV) dont le
fonctionnement varie en fonction de l'ONG ou du projet.

Au niveau des PVV, les produits ne sont pas vendus à leur véritable prix. car on ne
tient pas compte des frais occasionnés par le transport, le stockage réfrigéré. De plus
l'auxiliaire n'est pas payé mais reçoit parfois un pourcentage proportionnel à la
quantité de médicaments vendus (46).

Dans Je cas de l'élevage avicole semi-moderne, il n'existepas d'auxiliaires dans la


. région de Dakar.

5.1.3.3.- Les pharmacies vétérinaires privées

Elles'possèdent plusieurs canaux de distribution:

- circuit des agents des services régionaux.

Ils s'approvisionnent au niveau des privés pour assurer la clinique. Ils constituent
pour le p'rïvé, uri moyen d'écouler leurs produits car ils n'ont jamais cessé de faire
cette aéiivité de clinique..

- citcuitdes organismes d'appui à l'élevage.

. En plus: de leurs importations, certains projets achètent des produits vétérinaires au


. niveau·des pharmacies vétérinaires privées de la place.

- apPl:li aux cliniques vétérinaires.

A coté de, ces pharmacies vétérinaires se trouve généralem'ent une clinique. qUI,
permet d'écollier les médicaments à travers les consultations;'

... '
- 29-

5.1.3.4. - Les fermes d'élevage

, Ce sont surtout les fermes avicoles qui, en plus de la vente des poussms"
distri15uent des aliments médicamenteux et des vaccins à leurs clients.

5.1.3.5. - Officines de pharmacies humaines

Les officines distribuent des produits vétérinaires dont elles se dotent à partir
des vétérinaires et des grossistes répartiteurs de la pharmacie humaine. Actuellement,
elles revendiquent le monopole de la vente de médicaments vétérinaires.

A part les régions situées dans la zone des Niayes (Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis)
où la proportion de vente des médicaments aviaires atteint 60 à 86% au niveau de
certaines officines vétérinaires, les autres régions du Sénégal voient leur chiffre
d'affaires des médicaments aviaires représenter moins de 5% de la valeur totale des
ventes pour l'année 1999 au niveau de plusieurs cabinets et pharmacies vétérinaires
(3).

5.1.4. - Utilis'ation des médicaments vétérinaires

5.1.4.1. - Généralités

Les médicaments vétérinaires (MV) utilisés en aviculture ne cessent de se


diversifier par l'apparition de nouvelles molécules, de nouvelles'formes galéniques et
de spécialités, voire de nouvelles classes thérapeutiques. Au niveau des antibiotiques,
il n'y aura sans doute plus de nouvelles molécules, d'où la précaution à prendre
d'éviter les antibiorésistances (53).

* Les antiparasitaires

- les antiparasitaires internes: les anthelmintiques

Ils son,t dominés par les classiques :'

• Tétramisole et Levamisole
• la pipérazine utilisée sous forme decitrate depipérazine
• 'Phénothiazine
• Niclosamide

• Antiprotozoaires: Dimétridazole
• 'Coccidiostatiques (voir tableau 13, page 30)
- 30-

Tableau 13: Les 'anticoccidiens utilisés en élevage aVicole.

Pri~cipes actifs Posologie Délai d'attente

Sulfamides* '._~ .

• sulfadimérazine - 2 g/l d'eau pendant 3 à 4 jours


(sodique à 35%)

• sulfaquirtoxaline - 0,25 g/l d'eau 2 fois 3 jours


en deuxJours d'intervalle.
12 jours
,
• sulfadimidine
- Traitement pendant 3 jours enper os
(eau de boisson)
• sulfanilamide
- 1 cuillerée à café pour 5 litres d'eau
pendant 3 jours

Amprolium - 1 cuillerée à café pour 5 litres d'eau. . .}jours


~.... . avant
pendant 5 jours 'l'abattage

. - Nitrofurane
400 g par tonne d'aliment -
Furazolidone** pendant 8 à 10 jours

Diaminopyrimidine* **

• Pyriméthamine
• Diavéridine 10 - 20 mg / kg / jour -

.. source (16)

* .Autres sulfanlides : sulfaméthoxine, sulfaguanidine, sulfàclosine


** Associéà1'amprolium à titre curatif
*** Souvent assoCié aux sulfamides anticoccidiens comme potentialisateur de ces
dernières .

N.B. En cas de coccidiose maladie, le traitement doi(être d'urgence.


- 31 -

* les antiparasitaires externes:


, ..

• Les organo-chlorés : dans ce groupe, seul le Lindane reste utilisé avec une très
bonne efficacité,' notamment vis-à-vis des gales. Il pose toutefois de sérieux
problèmes' de toxicité vis-à-vis des animaux et de résidus dans les denrées
. animales (3 1).

•. Diméthylcarbinone.

* les antibaCtériens:

Ce sont surtout les antibiotiques à large spectre qui sont utilisés. Ces formes
s'utilisent tant par voie orale que parentérale, mais c'est surtout la voie orale qui est
la plus utilisée.

La liste étant longue, nous examinerons les principaux principes actifs utilisés à
l'heure actuelle. en tenant compte de la fréquence d'utilis;ltion.·
,
- 32 -

Tableau 14: Les anti-:infectieux

Principes actifs Posologie Délai


d'attente

Amoxicilline • voie parentérale: 10 mg/kg de poids vif (PV)


• . voie orale: 20 mg/kg P.V. pendant 5 jours 2 jours

Chloramphénicol * • voie pàrentérale :


20-50 mg/kg PV pendant 3 à 5 jours
• voie orale: (souvent interdite)· 21 jours
500mg /1 d'eau pendant 3 à 5 jours

Colistine • voie parentérale: 250.000 DI/Kg PV 21 jours


(sulfate lméthane • voie orale: 50.000DI/Kg PV 7 jours
sulfohate)

Doxycyc1ine à 5% 10 mg/Kg PV pendant 5 jours 4 jours

Enrofloxacine 10 mg/Kg PV pendant 5 jours 10 jours

Erythromycine • voie parentérale: 90.000 DI/Kg


• voie orale (eau de boisson): 100 à 500 mg/l d'eau 21 jours

Fluméquine 12 mglKg PV/J pendant 3 à 5 jours 2 jours

Oxytétracyc1ine • voie parentérale: 200 mg /Kg pendant 2


(chlorhydrate) • voie orale: 20 à 40 mg/ Kg: à 4 jours 2 jours

Streptomycine 100 mg/Kg PV 14 jours

- sulfamide
. - sulfaguanidine 50 - 100 mg / Kg / jour .12 jours
- sulfadiméthoxine,
··sùlfaquinoxaline, etc.

Triméth9prime - 10- 20 mg / Kg / jour 10 jours


Diavéridine
...

.' source (54) .


,
1 * Interdit dans toute la C.E.E
- 33 -

5.1.4.2.- Réglementation sur l'utilisation des médicaments vétérinaires

Leproblèmè qui se pose avec acuité en Afriquede manière générale est celui
de l'enregistreinént des médicaments' vétérinaires. D'une part, 'parce que la quasi'
totalité des 'médiCaments vétérinaires sont importés et, d'autre 'part, à cause de la
perméabilité des frontières inter-étatiques qui favorise l'entrée de médicaments
frauduleux. Cette situation est difficile à gérer bien que les textes réglementant la
gestion des médicaments vétérinaires existent dans de nombreux pays. Au Sénégal en
particulier l'arrêté ministériel N°831ü du 18 juillet 1972 stipule que les médicaments
vétérinaire~, ,avant, d'être nouvellement commercialisés, doivent être autorisés par
une «convention "mixte chargée de formuler un avis, sur toute demande de
commercialisation de nouveaux médicaments». Cette disposition concerne les
médicaments nouvellement importés ou fabriqués sur place (13).

Par ailleurs, les réglementations concernant la détention, la distribution et l'utilisation


des médicaments vétérinaires connaissent un grand, retard vis-à-vis des pays,
européens. '

Toute personne peut détenir ici un médicament vétérinaire. Les éleveurs dans le
cadre des G.I.E. détiennènt des stocks de médicaments vétérinaires qu'ils utilisent par
le biaisdes agentsou des auxiliaires de l'élevage, parfois ils les écoulent directement
dans le marché.

Voilà une esquisse sommaire d'un ensemble de problèmes spécifiques à la gestion


des médicaments vétérinaires en Afrique, au Sénégal en particulier et les réflexions
ultérieures devraient s'orienter vers une rationalisation'de cette gestion.

Dans les élevages avicoles, le phénomène est beaucoup plus aigu du fait d'un nombre
réduit d'éleveurs' encadrés par un vétérinaire. La '" plupart' des médicaments
vétérinaires'vendus en aviculture sont sans ordonnance, et l'aviculteur manipule lui-
même les médicaments, aussi bien les antibiotiques que les antiparasitaires (53).

.
.

5.2. ,- Prophylaxie

. Selon LEGÀRNIER (34), la prophylaxie est un ensemble de mesures prises


pour'prévenir l'apparition et le dével()ppement dela maladie ou encore partie de la
thérapeutique qui a pour objet de prévenir le développementdes"maladies.

.La mise en oeuvre des mesures prophylactiques est conseillée par"les vétérinaires
praticiens, ainsi que les vétérinaires des couvoirs et marchands d'aliments de la
région de Dakar~ Ces mesures sont de deux ordres :

- la prop~ylaxie sanitaire
," . '. ,

.~~
- la prophyl,axie médic3:le

fF~"
1"
-~

~1..:

"
- 34-

5.2.1.,:" La prophylaxie sanitaire

Elle a pour but de limiter l'action des' différents vecteurs de germes


pathogènes ou de parasites dans l'élevage.

Les v.ecteurs sont nombreux et variés: poussins, air, litière, aliment et eau, insectes,
volailles, homme, etc.

La prophylaxie sanitaire se fait dans le temps (barrières sanitaires temporelles) et


dans l'espace (barrières sanitaires spatiales) :

Les mesures de prophylaxie sanitaire concernent toute la chaîne de production

- Au niveau du couvoir.

Le matériel d'incubation et d'éclosion doit être régulièrement nettoyé et désinfecté.


Le matériel de transport des poussins doit bénéficier des mêmes soins.

- Au niveau de l'élevage,

La prophylaxie sanitaire se base sur trois notions essentielles (25): l'élevage en bande
'unique, le nettoyage-désinfection et le vide sanitaire.

5.2.1.L- L'élevage en bande unique

Il consiste à n'élever dans une même ferme que les animaux de même espèce,
même âge et même spéculation. Cette pratique permet d'éviter les contaminations
,croisées entre les animaux d'une part, et la recontamination des bâtiments au repos
d'autre part (25).

5.2.1.2 - Le nettoyage èt la désinfection

Ils sont pratiqués en fin de bande.

Le ,nettoyage est réaltsé avant la désinfection et consiste en l'enlèvement du


" matériel et d~ la litière, le dépoussiérage général et le nettoyage complet (sol - mur -
toit) àyec humidification des parois, à l'aide d'une pompe à' faible pression, suivi
, d'uri la\iage quelques heures plus tard. '

Le nettoyage doit ',être méticuleux pour permettre d'arracher toutes, les matières
Organiques quï' n'aident qu'à réduire l'action des désinfectants et perpétuer la
présence de germ,es (33).

" -:'
- 35 -

. Le matériel d'élevage (abreuvoirs, mangeoires) sera également nettoyé de·même que.


les abords dù poulailler. .

Les éleveurs utilisent en général comme détergent« OMO» ou «COTOL».

- La désinfection permet de réduire à son strict minimum le niveau d'infectation des


. locaUx et du matériel d'élevage et par conséquent de protéger la. bande suivante
contre les facteurs enzootiques.

Deux désinfections doivent être réalisées:

- une première désinfection avant le vide sanitaire,

- une deuxième désinfection après le vide sanitaire lorsque les bâtiments


sont équipés et prêts à accueillir les poussins d;un jour. .

Les désinfectants couramment utilisés sont : le formol· (10%), le crésyl (3 à 5%),


l'eau de Javel, la chaux fraîchement éteinte, le Rémanol.

Les deux désinfections doivent se réaliser avec des produits différents. Le matériel
d'élevage sera également désinfecté.

5.2.1.3. - Le vide sanitaire

C'est une période de repos du bâtiment au cours de laquelle les micro-


organismes non détruits par la désinfection ~e seront: grâce à l'action des agents
physiques naturels. Elle permet en même temps le séchage du b~timent cl' élevage.'

Le vide sanitaire doit durer au minimum 15 jours; après ce délai, le bâtiment peut
abriter une nouvelle bande. La deuxième désinfectioa intervient après le vide
.sanitaire, c'est-à-dire trois jours avant la réception des poussins (25).

Les mesures de prophylaxie sanitaire citçesprécédemment concernent les mesures de


.limitation du développement des germes. Nous allons à' présent citer les mesures·
d'isolement,c;est-à-dire les barrières sanitairesdan's l'espace. Ces dernières ont pour
but d'empêcherl'introduction des contaminànts par]~s vecteurs inanimés ou animés.
- 36 -

Tableau 15 : Les barrières sanitaires dans l'espace.

Vecteurs Barrières sanitaires au niveau des élevages

Eau potable chimiquement et bactériologiquement: eau du réseau public


(attention pour les vaccinations avec eau de boisson)

Aliment Contrôle de la qualité microbienne des matières premières

Matériel Entretien régulier

Sol Sol des poulaillers bétonné et isolé

Litière Attention à l'humidité excessive (moisissures, souillures)


Dératisation permanente du lieu de stockage de la litière propre

Animaux

- Jeunes Contrôle de la qualité sanitaire avant la mise en place

.- Cadavres Disposer d'un moyen d'élimination: enfouissement - incinération

Fumier-lisier Stockage le plus éloigné - enfouissement

Animaux sauvages

- Carnivores Elimination des cadavres; clôture

- Rongeurs Dératisation permanente extérieure; bâtiment étanche aux rongeurs;

Animaux domesti.ques Interdiction

Insectes . Désinsectisation en fin de bande; propreté des abords; désherbage

Homme Chaussures; pédiluve; pas de personne étrangère (en particulier


venant d'autre élevage) ; propreté· des vêtements

source (39) .
- 37 -

Si la prophylaxie sanitaire tente d'isoler l'agent infectieux ou infestant éventuel de


l'animal, la ,prophylaxie médicale doit" au contraire, permettre à celui-ci de se
défendre facé à une agression pathologique extérieure. '

5.2.2. - La prophylaxie médicale

Il s'agit de la vaccination contre les maladies infectieuses malS aUSSI du


traitement préventif des maladies parasitaires et du stress.

Les programmes de prophylaxie doivent être élaborés en ten~nt compte de la


situation géographique de l'élevage (promiscuité ou non d;autres élevages avicoles),
des caractéristiques des locaux, de la situation sanitaire de la zone (25).

Au Sénégal, il y a quelques variations dans les programmes de prophylaxie médicale


proposés aux éleveurs (39). Les exemples suivants illustrent ces variations.

Le programme' de prophylaxie médicale proposé par l'Institut Sénégalais de


Recherche Agricole (ISRA) est consigné dans le tableau 16 et celui d'une clinique et
pharmacie privée dans le tableau 17 :

Tableau 16: Programme de prophylaxie médicale poulets de chair (/SRA)

Age Maladie Produit ou VacCin Administration

1 jour Newcastle Inactivé huileux Injection ~ dose


Hitchner B l, ' Trempage bec

2 à 4 jours prévention des Anti-infectieux Eau de boisson


infections au démarrage (colistine) + Vitamines

Entre 10 et 12 jours Gumboro Vaccin vivant Goutte dâns l'oeil


(ou eau de boisson)

Les 2 jours suivants - Complexe de vitamines Eau de boisson

Entre 18 et21 jours Gumboro Vaccin vivant Eau de'boisson


"

Les 2 jours suivants - ,Complexe de vitamines Eau de boisson

source, (39) ,
- 38 -

Tableau 17 : Programme de prophylaxie médicale poulets de chair


(4cfInique
· ve' t '·· ~
erznalre

Age Vaccination Traitements Produits

JO Newcastle HBI (trempage)


-
IMOPEST Y2 dose

J O_ J3 Anti-stress COLITERRAVET
. Compaid ou
FT15

JI2 Gumboro GUMBORALCT


-
TADGUMBORO
ou BUR 706
-
J12_ J 14
Anti-stress COLITERRARET
-
J15_ J 17 -
Anti-coccidien AMPROL

GUMBORALCT
p6 Gumboro
-
TADGUMBORO
ou BUR 706

p7_p9 Anti-stress VITAMINO


-
VITAFLASH ou COVIT
-
J30_ J 32
Anti-coccidien BIAPRIM

J33_ J 35 Vitamine VITAMINO


-
VITAFLASH

source (39)

Les mesures de prophylaxie médicale souvent mal conduites sont à l'origine


de l'apparition d'autres pathologies telle que l'encéphalomyélite aviaire (7).

Face à une forte pression sanitaire due aux mauvaises conditions d'élevage et les
mesures sanitaires insuffisantes, les éleveurs ont recours àdiversmédicaments qui,
si leur délai d'attente est insuffisant, peuvent entraîner des résidus dans la viande de .
volaille.
- 39-

CHAPITRE, II

RISQUES ASSOCIES A L'UTILISATION


DES MEDICAMENTS VETERINAIRES
POUR'LA SANTE DU CONSOMMATEUR 1,.. -
".,-
Y:t.; .
., ....

Rappel: Comme nous venons de le voir dans le chapitre J, les antibactériens


, occupent uné place de choix dans l'arsenal du vétérinaire.

Les antibactériens sont utilisés soit à titre thérapeutique, prophylactique ou


d'adjuvants. Leur utilisation dans de mauvaises conditions (non respect du dél~i _
d' atte~te, 'surdosage, etc.), peut être à l'origine de l'existence de résidus di" ': ~.~
médiCaments vétérirtairesdans les produits animaux.
.. ,
,

La présence de ces'résidus dans les denrées alimentaires d'origine animale peut avoir
. des ' r~percussions' sur la santé du consommateur et' la sélection des, souches
bactériennes résistantes (42)~

1 ~', DELAI D'ATTENTE ET RESIDUS

Selon 'EECKHOUTTE, le délai d'attente est Je délai à observer entre


l'administration du' médicament à l'animal dansles conditionsnormales d'emploi et
'l'utilisation'âes 'denrées alimentaires qui ne contiennent, pas de résidus pouvant
présenter des.dangers pour la santé du consommateur (19).

Selon l'O.M.S., un résidu est toute substance chimique qui persiste dans un milieu
donné 'en quantité généralement très faible , après qu'elle même , ou d'autres
,composés hll:donnantnaissànce 'aient été introduites, volontairement ou non, dans le
dit .iriilieu ~tdont la pré'sence est, de ce fait, qualitativement ou quantitativement,'
'anormale.: C~tte définition est très générale et inclut toute substance, quelle que soit
,sa nature ou. son, origine., et toute denrée; quelle ,que soit sa catégorie,: animale,
, végét~lè, ininérale (44).

·:Selon '-le Codex Alimentarius, l'expression «résidus de médiCaments vétérinaires»


: désigne' l~s ),ubstaDces mères et/ou -leursmétabolltes présents. dans toute portion';
, .,comestible dè':prodüit d'origine animale ainsi que fe résidu des. iinpuretésassociées
, ,aumédicamentconsidéré.' . '
.......

'~" ". -'


- 40-

Il est important de connaître certains paramètres dans le cadre de l'évaluation


toxicologique des résidus. Il s'agit par exemple de :

- la dose sans effet (D.S.E.) sur l'animal d'expérience c'est-à-dire la dose de


substance qui, administrée régulièrement pendant un temps suffisamment long
n'entraîne, chez l'animal d'expérience, aucune anomalie. Cette dose sans effet
(D.S.E.) permet de calculer la Dose Journalière Admissible (D~J.A.) qui est la dose
qui, ingérée journellèment par un consommateur n'entraîne chez lui l'apparition
d'aucun trouble. Généralement, la DJA est fixée au 1/100 de la D.S.E. pour l'animal,
mais ce coefficientne doit pas être appliqué d'une façon systématique. Dans certains
cas 1/10 peut suffire, dans d'autres cas au contraire 1/1000 peut sembler nécessaire
(37).

- La limite maximale de résidus (L.M.R.) : C'est la concentration de composés


chimiques (résidus) permise légalement ou reconnue acceptable dans une denrée
alimentaire.

Tableau 18: Exemples de résidus de médicaments vétérinaires


dans les muscles de volailles et LMR.

RESIDUS L.M.R.
microgramme/kg

Oxytétracycline 100

Sulfamidine 100

Chlortétracycline & Tétracycline 100

Néomycine 500 de néomycine base

.'

Spiramycine (200)a

N.B. : a = somme des concentrations de Spiramycine et de Néospiramycine


source (21)
- 41 -

2 ~ IMPACT CHEZ L'HOMME DE LA PRESENCE DES RESIDUS DE


MEDICAMENTS VETERINAIRES (ANTIBIOTIQUES) DANS LES
ALIMENTS D'ORIGINE ANIMALE

Les médicaments vétérinaires peuvent si leur utilisation est suivie d'un délai.
d'att~nte insuffisant, laisser dans les aliments d'origine animale des résidus qui
consèrvent m're ~ctivité.inhibitrice de la croissance des bactéries '(10) .

2.1 - Impact direct

2.1.1 - Réactions allergiques

, Les médicaments vétérinaires sont incriminés en allergologie humaine et deux


,cas peuvent se présenter (53) : --:..

, - Un sujet peut être déjà sensibilisé par l'administration d'un, médicament. Il peut
alors développer' une' réaction allergique lors de l'administration du même
médicament dans un but thérapeutique: on dit que le médicament est déclenchant.

- Un sujet peut se sensibiliser en ingérant régulièrement des résidus d'un


médicament. Il va alors présenter une réaction allergique lors de l' administration du'
,même médiCament dans un but thérapeutique : on dit gué le médicament est
sensibilisant.
' . .

. Plusieurs accidents allergiques ont été décrits chez l'homme à la suite d'une première
administration d'un antibiotique; les sujets avaient été sensibilisés par les résidus de
l'antibiotique présents dans les aliments consommés antérièurement (5).
. .

,Les manifestations des réactions allergiques .les plus fréquentes sont :. des éruptions
cutanées
.. saris"gravité~
, '
cessant à l'arrêt du traiteiriènt; iLs;agit d'urticaires, 'de
. . ' .
rush·
scarlatiformes,' morbilliformes, plus ou 'moins prurigineux,"parfois fébriles survenant
pendant le tr~itement de celui-ci (15).

'L~s autres' aèddents' obserVés avec les antibiotiques en général : diarrhées, troubles
,hépatiques, rénaux, sensoriels, hématologiques (une éosinophilie sanguine plus ou
moins' importante quelquefois jusqu'à:1 0-20%) etc.-; ne peUvent surVenir directement'
avec les doses éventuellelllentprésentesdans'les aliments (5). ' , . .,

Les antibiotiques le plus ,souyent impliqués dans ces ~ccid~nts sont les pénicillines et
les sulfamides.· '.. .' ,

Les réactions allergiques peuvent se traduire par des troubles généraux très graves
.d'apparition
-. . . 'brutale désignés satîs le nom de choc anaphylactique.
.
".. '

'j',
- 42-

2.1.2 - Lechoc'anaphylactigue

Le choc anaphylactique est un choc immédiat dont l'origine est une


défailiance circulatoire secondaire à des troubles hémodynamiques périphériques
qu'il faut corriger en priorité.

. Les agents pharmacologiques impliqués sont: l'histamine, le Platelet Activating


Factor (PAF), les Leucotriènes.

Le choc anaphylactique présente trois caractéristiques:

• il est précoce, il apparaît quelques secondes ou quelques minutes après l'injection


déclenchante;

• il est brusque;

• il a une évolution rapide vers la mort ou la guérison sans séquelles en 10 à 30


minutes..

Cette évolution se fait en deux phases (43):

* Une phase d'excitation se traduisant par :


• .des symptômes nerveux (agitation, mouvements désordonnés, convulsions)

• des symptômes cutanés : sudation, prurit

• .des symptômes respiratoires : dyspnée, détresse respiratoire

• des symptômes cardiaques: principalement la tachycardie

• des symptômes digestifs: nausées, vomissement

• des symptômes urinaires: miction incontrôlée

Cette phase d'excitation est suivie d'une autre phase :la dépression.

.* La phase de dépression où l'individu est couché,jnerte avec bradycardie. La mort


interyient par syncope respiratoire ou par collapsus cardio.:.vasculaire.
"

, - 43 -

2~2.- Impact indirect - Sélection des souches bactériennes résistantes:


l'antibiorésistance

Depuis l'introduction des antibiotiques dans le marché des médicaments, leur


. utilisation abusive a engendré une résistanc'e chez les bactéries.

, 2.2~ 1. - Définitions .

, L'antibiorésistance :

Plusieurs définitions peuvent être liées au terme de la résistance : la


multiplication de ces définitions est due aux différents critères utilisés. Il existe un
certain niveau d'indépendance entre ces définitions.

La résistance bactérienne est la possibilité pour une bactérie de se multiplier in vitro


en présence de concentrations d'antibiotiques supérieures à celles qui permettent
norinalement d'inhiber la croissance des souches bactériennes de la même espèce, "
ceCi pat modification de son capital génétique. Cette résistance peut ne pas se
manifester sur le plan clinique (50).

L'antibiorésistance peut être naturelle ou acquise.

- La résistance naturelle ou intrinsèque correspond à la résistance de toutes les


souches d'une même espèce ou d'un même genre bactérien à. un antibiotique. Par
exemple, les', Enterocoques sont naturellement résistants à la lincomycine, les
Pseudomonas·à l'ampicilline, les Proteus à la colistine et les bactéries anaérobies aux
aminosides.

Le mécanisme de cette résistance est variable, malS son support génétique est,
•généralement chromosomique

- La résistance acquise correspond à l'acquisition d'une. résistance à un antibiotique ",


par une souèhe normalement sensible. Elle ne touche qu'une fraction des' individus·
appartenant à la même espèce.

,Cette résistance est' évolutive ; elle varie au cours du temps, en fonction de la


localisation (épidémie) de l'utilisation des antibiotiques.
, ,
!

1•
L'acquisition, de 1~ résistance peut être liée à un apport plasmidique ou à une
1 . mutatiori chromosomique (50).
i
Ainsi .les salmonelles sensibies. au chloramphénicol peuvent acquérir la capacité de
produire une enzyniè qui' inactive je·médicament. '
- 44-

Selon l'OMS, une bactérie est dite résistante à un antibiotique lorsqu'une


modification de son capital génétique lui permet de tolérer une concentration
d'antibiotique nettement plus élevée que celle qui inhibe la croissance in vitro de la
majorité'des autres souches de la même espèce.

Les supports ou mécanismes de la résistance peuvent être de nature génétique ou


biochimique

2.2.2. - Supports génétiques de la résistance

Les deux grands mécanismes génétiques induisant la résistance sont la


mutation ou le transfert du matériel génétique.

2.2.2.1 - Résistance par mutation chromosomique

Elle survient à la suite d'une mutation spontanée dans un locus de


chromosome bactérien qui contrôle la sensibilité à un agent antimicrobien donné. La
présence du médicament sert de mécanisme de sélection pour inhiber lesgennes
sensibles et favoriser la croissance des mutants résistants aux médicaments. Une
mutation spontanée survient à la fréquence de 10-12 à 10-7 et, de ce fait, est une cause'
peu fréquente de survenue d'une résistance médicamenteuse clinique chez un malade
donné.

L'événement mutationnel ne rend compte que d'un faible pourcentage de souches


résistantes rencontrées en clinique. Ce type de résistance est caractérisé par sa
. spOIltanéité, sa rareté, sa spécificité et sa stabilité.

L'antibiotique agit comme sélecteur de la souche mutante et la diffusion de la


résistance est liée à celle de la souche bactérienne.

Les -résistances par mutation sont rares (environ 10-15% de l'ensemble). elles
dépendent de plusieurs facteurs liés à la bactérie ou à la population bactérienne (plus
celle-ci est importante, plus le nombre de mutants sera grand);. mais aussi de
l'antibiotique; la Streptomycine, la Rifampicine, la Novobiocine et la Fucidine sont
les antibiotiques les plus mutagènes (30).

2.2.2.2. -' Résistance par acquisition de gènes

,
" Les bactéries ,contiennent également des éléments génétiques extra..,
" 1 chromosomiques appelés' plasmides. Les plasmides sont' des molécules d'ADN '
, circulaires~, qüi 'représentent 1 à 3 % du poids du chromosome. baétérien. ,Certaines",
porte~fleurs propres gèn~s pour la réplication et le transfert; d'aun-es ont besoin des
gènes d' autres plasmidès. Cette forme de résistance est plus fréquente'(environ' 85-:-
'90% de l'ens,~:rrible). . . " '. . .. ' '

". '
- 45 -

Du matériel génétique provenant des plasmides entiers peut être transféré par les
mécanismes suivants:

- Transduction:

L'ADN plasmidique est inclus dans un virus bactérien et transféré par le virus dans
une autre bactérie de la même espèce.

La transduction peut ~tre localisée ou généralisée (12).

- Transformation:

L'ADN nu d'une espèce bactérienne passe d'une cellule à une autre cellule,
modifiant ainsi le génotype de cette dernière.

, Ceci peut surv~nir à la suite d'une manipulation de laboratoire, comme dans la


technologie de l'ADN recombinant (génie génétique) et peut-être spontanément:

- Conjugaison bactérienne:

Un transfert unilatéral de matériel génétique entre des bactéries d'une même ou de


différentes espèces survient au cours d'un processus d'accouplement (conjugaison).
Ceci est particul1èrement important pour la diffusion de la' résistance liée aux,
plasmides. '

- Transposition:

Un échange de courtes séquences d'ADN (transposition) qui transportent seulement


- un petit nombre -de gènes' survient entre un plasmide et un ,autre, ou entre un
plasmide et une portion de chromosome bactérien fi Tintérieurd'une cellule
bactérienne (30).

2.2.3... Mécanismes biochimig ues de la résistance

Les supports génétiques que nous venons d'étudier permettent l'acquisition


de la résistance grâce à ~C\(\rl]ffi1écanismes biochirr1Ïques'tels que l'inactivation de
l'antibiotique, la non pén~tration de l'antibiotique j 'la modification et fa substitution
de la cible., _

2.2.3.1.- RésistiJnée par inactivation de l'antibiotique

Le premier méca~isme est d'une importance, pratique considérable' car il'


touche des antibiotiques très utilisés en thérapeutique, -Il réside en l'élaboration d'une _
enzyme inactivant l'antibiotique: Ce mécani~rrie est retrouvé' fréquemment vis-à-vis,'
des béta-Iactamines, des aminosides et du chloramphénicoL ' '
. r:\.

- 46-

, Les différentes enzymes sont les suivantes:

• les bétalactamases inactivent les bétalactamines en clivant le cycle bétalactame.

• les enzymes qui inactivent les aminosides sont nombreuses : ce sont les nucléo-
tidyltransférases; les phosphotransférases et les acétyltransférases.

• la chloramphénicol acétyltransférase acétyle le chloramphenicol sur les deux


groupements OH.

2.2.3.2. -Résistance par non pénétration de l'antibiotique ou par imperméabilité

Elle s'explique par une:

• imperméabilite naturelle pour les Aminosides vis-à-vis du gène (Pseudomonas)

• imperméabilité de la membrane externe (entérobactéries) liée à une modification des


porinès essentiellement retrouvée chez les En.térobactérieset les Pseudomonas
entraîne une diminution de l'activité de tous les antibiotiques empruntant cette voie
(Bétalactamines, Aminosides, Quinolones, Triméthoprime, Chloramphénicol).

• imperméabilité de, la membrane interne par modification du transport actif


(Tétracyclines; Quinolones, Bétalactamines, Aminosides).

2.2.3.3. -, Résistance par modification de la cible

La liaison antibiotique-cible est inhérente à la structure de la cible. Une


'modification'de la cible peut faire suite à une mutation. Ce mécanisme est retrouvé
, ,

pour4e 'nombreux antibiotiques: les bétalactamines, les aminosides, les quinolones,


les tifampicines, le triméthiopime.

2.2..3.4. - Substitution de la cible par modification du métabolisme de la bactérie

Les Sulfamides et le1fiméthroprimeutilisent la voie métabolique ,conduisant à


, la synthèsè 'd~s bases puriques et pyrimidiques. '

Il ya alors qùatre .mécanismes biochiwiques: les bactéries peuvent résister à cette


action en augJ,11entant la production d~ précurseur'de la 'voie métabolique, l'acide,
para-aminob~nzoïq~e, en, 'augm~ntani la -synthèse ,des 'enzymes (dihydroptéorate.',
-synthétaseet,dihydrofolate réductas'e) inhibés par les antibiotiques ou en produisant '
des enzyme~p~ésentantunè faible affinité vis-à-yis des antibiotiques.
- 47 -

2.2.4 - Evolution de la résistance aux antibiotiques

L'usage incontrôlé des antibiotiques dans les. élevages de type industriel


suscite d'énormes problèmes. En plus d'un pouvoir de modification de la flore du
tube digestif des animaux , et donc du rôle. dans l'amoindrissement de la résistance
aux mahidies, les antibiotiques entraînent des phénomènes de résistance de la part -des
bactéries.

Des antibiotiques qui jadis traitaient avec succès certaines pathologies sont
. actueIiement inefficaces contre ces mêmes troubles...

Chez les animaux élevés de façon intensive, la proportion de bactéries résistantes,


pathogènes ou saprophytes, est très élevée. Ainsi les. souches d'E. coli et de
Salmonella isolées dans les élevages de poulets sont fréquemment résistantes aux
tétracyclines; sulfamides et à la streptomycine (53). .

a
Il été démontré que l'épidémie de fièvre typhoïde qui s'est déclarée au Mexique en
1972' était due à des souches de Salmonella typhi chloramphénicol résistante, cette
résistance étant conférée par un plasmide.

Par ailleurs, des études menées au Centre Hospitalier Universitaire (C.H.U.) de Dakar
donnent des chiffres éloquents en ce qui concerne la résistance des staphylocoques
auX' bétalactarilines (29) :

:- 74% des souches isolées sont résistantes à l'ampicilline

- 82% des sOllches isolées sont résistantes à l'amoxycilline

Cette situation est très alarmante et concerne actuellement beaucoup d'antibiotiques


et debaçtéries; mais ce sont surtout les -antibiotiques' de grande utilisation comme
l'ampicilline, la néomycine, ia geiltamycine qui sont concernés.

* *
*
- 48-

DEUXIEME PARTIE·
'::.~"

ETUDE .EXPERIMENTALE .

Au Sénégal l'aviculture connaît un véritable essor pour satisfaire la demande


en protéines animales.

L'aviculture semi-modeme ayant pour objectif de mettre sur le marché une viande de
qualité, il est nécessaire de faire une enquête sur l'état de l'utilisation des
antibiotiques dans les élevages de poulet de chair et de rechercher au laboratoire les.
résidus de ces antibiotiques qui seraient les conséquences de leur· mauvaise
utilisation.
- 49-

·CHAPITRE 1

MATERIEL ET METHODES

I - ENQUETE SUR LE TERRAIN

LI - Zone d'étude

Notre étude a été menée dans la région de Dakar en raisonde l'importance du


secteur avicole moderne dans cette région. Celle-ci représente en effet le lieu de
concentration des élevages avicoles modernes. .

L'étude a concerné différents élevages (carte N°l, page 50, Zone d'éfude et
localisation des élevages).

L2 - Echantillonnage.

• Les différents élevages enquêtés (61 au total) ont été choisis selon la disponibilité
des différents acteurs.

• Au niveau de ces élevages, les prélèvements ont été faits de façon aléatoire par la
méthode du tirage au sort. Dans les élevages choisis, le nombre de prélèvements
des carcasses de poulets de chair a été le même quelle que soit la taille de
l'élevage c'est-à~dire trois poulets de chair par élevage.

L3 - Questionnaires d'enquête

La phase d'enquête s'est déroulée de Novembre 2000 à Juin 2001 et a


con~erné 61' élevages.

Les questionnaires utilisés et qui figurent en annexe nous ont permis de recueillir un
certain nombre d'informations que nous regroupons en trois grands thèmes, à savoir:

- Le niveau d'hygièf.le des élevages.

, . - L'utilisation des médicaments dans:


-' les fabriques d'aliments
. ~ les élevages.

-. Les conditions pour urie bonne conduite de l'élevage et de,l 'utilisation


des médicaments. .. .
- 50 -

Carte N°l-Zone d'étude et localisation des élevages

1
Village
/
/
1

*
1

1
i
Town
III

Road /
/
/
i
Track

\ !

\----
!
1
. 1

i
j

1
1
1
1

1
1
i
. . 1

l
~--------------------------------------
J
source (8)
. - 51 -

1.3.1 - Le niveau d'hygiène

L'état de l'hygiène dans les élevages est un facteur très important; le respect
,des règles d'hygiène contribue favorablement à la bonne marche de l'élevage. C'est
en fonction du respect de ces règles que les différents élevages visités ont été classés.

, 1.3.2-L'utilisation des médicaments

Nous nous sommes intéressés aux médicaments (antibiotiques) incorporés


dans l'aliment volaille et ceux distribués dans les élevages e~quêtés.

~ Dans les fabriques d'aliments:

Nous n'avions pas établi un questionnaire pour recueillir les informations


nécessaires. C'est ainsi que nous avons noté les anticoccidiens et les anti-infectieux
. incorporés dans l'aliment suite à un interrogatoire.

.;; Dans les élevages:

Le questionnaire Enquête Résidus d'antibiotiques (annexe 1) était axé sur:

.• le nom déposé de l'antibiotique


• la dose utilisée
• la durée d'utilisation et la voie d'administration (orale en général)
.• l'âge des animaux (volailles) au moment de l'administration des médicaments
• - le motif (thérapeutique - prévention - anti-stress) et l'origine de la médication
.• l'âge des animaux au moment de l'abattage qui nous permettra de savoir si le délai
d'attente a été respecté ou non.

L'enquête nous a permis de constater l'effet de l'association médicamenteuse·


(synergie - antagonisme - effet additif) pour les différents médicaments distribués·
dans chaque élevage.

1.3.3 - Conditions pour une bonne conduite de l'élevage et de l'utilisation des


médicaments (antibiotiques)

:.. L'existence d'un plande,prophylaxie et son respect

Elle est nécessaire pour la bonne marche d'un élevage, mais elle nécessite la.
compréhensi6net l'appréciation'de sonutilité par l'éleveur ,pour le resp'ect darts, sàn .
.utilisation.· . ,
- 52 -

- Laformationdu personnel à la production de volailles (poulets de chair)

Elle permet d'améliorer la qualité de la viande de poulets de chair par une


bonne utilisation des médicaments vétérinaires et de faire prendre conscience aux
éleveurs du danger encouru par la population en consommant la viande contaminée
(résidus d'antibiotiques - contaminants microbiens ... etc.)

- L'existence d'un vétérinaire chargé du suivi et lafréquence de ces visites

L'existence d'unvétérinaire pour le suivi de la production en poulets de chair


est importante, dans la mesure où l'éleveur bénéficiera de ses conseils et orientations
pour améliorer sa production.· Cela nécessite un contrat entre l'éleveur et le
vétérinaire.

- Respect du délai d'attente, de la dose et de la durée d'utilisation des


médicaments vétérinaires (antibiotiques)

Les médicaments mis sur le marché contiennent une prescnption (délai


d'attente du produit; dose pour la prévention ou le traitement; durée d'utilisation
dans le cadre d'une·prévention, d'un traitement) que l'éleveur est tenu de savoir
avant toute utilisation

1.4 ~ Prélèvements

Les prélèvements ont concerné quarante et un élevages et, dans chaque


élevage, nous avons prélevé trois carcasses. Les analyses ont été effectuées à partir
des cuisses qui étaient au nombre de quatre vingt onze (91).

Le matériel de prélèvement est constitué d'une glacière avec carboglace, d'un


thermomètre, d'un lot de sachets plastique pour le conditionnement des carcasses et
d'un marqueur pour l'identification des lots.

2 -RECHERCHE DES RESIDUS D'INHIBITEURS

2.1- Matériel et milieux utilisés

Le matériel de laboratoire est constitué du matériel classique de bactériologie..

. - Les milieux de culture :


. :Il s'agit de rriilieuxréquis pour la mise en oeuvre de la méthodecholsié"potir'-la . .
détection des résidus. - . .
' ..~

- 53 -

Les milieux pour essais sont les suivants:


• Peptone (de viande et-de caséine à parties égales obtenueparaction de la trypsine)
• Chlorure de sodium
• Gélose
• Dihydrogénophosphate de potassium (KH2P04)
• Eau

Les produits utilisés sont:

• Solution ~e Triméthoprime (Triméthoprime - Ethanol - Eau)


• Solution de chlorure de sodium 0,8% (PN) ( Chlorure de sodium - Eau)
• BouillonCerveau-Coeur
Infusion cervelle de veau (en pâte)
Infusion de coeur de boeuf (en pâte)
Peptone
. Chlorure de sodium
• Gélose nutritive

2.2 - Méthode de recherche d'inhibiteurs

Il s'agit d'une méthode standardisée élaborée par un groupe de travail de la


C.E.E. en 1980 (5).

2.2.1 -But et domaine d'application

C'est la détection de substances à activité antibactérienne dans la viande de volaille


(tissu musculaire).

2.2.2- Principe

L'essai est .effectué .par diffusion en gélose et des échantillons de viande de


volailles. sont. placés à la. surface de quatre géloses coulées en .boîte de pétri· et
ensemencées avec des spores de Bacillus subtilis (à pH6; 7,2 ;et 8 ) et Micrococcus
luteuS (à pH 8,0). Ce sont des bactéries de référence recommandées pour ·ce.genfe
d'étude. . . .

Leh-iméthoprime est incorporé au milieu à pH7,2 pour augmenter la sensibilÙé de


1'essai'pour' lès ,résidus de, sulfamides. ~a diffusion d'une substance antiniicrohienne
se traduit par la formation de zones d'inhibition dans les cultures de l'un ou des deux'
micro-organis!lles..
- 54-

2.2.3 - Micro-organismes tests:

Nos souches tests ont été:

Bacillus subtilis BGA et Micrococcus luteus ATCC 9341

2.2.3.1 - Entretien des souches microbiennes

Nous ensemençons "des tubes de gélose nutritive inclinée (4,5) avec Bacillus
subtilis BGA et Micrococcus luteus ATCC 9341 et nous incubons une nuit à + 30°e. "
Nous conservons les cultures dans un réfrigérateur à + 4°C environ. Nous repiquons
chaque mois.

2.2.3.2 - Préparation de la suspension de spores de Bacillus subtilis

Nous ensemençons la gélose nutritive, coulée en boîtes de pétri ou boîtes de


Roux, avec une suspension importante de Bacillus subtilis BGA. Nous, incubons à
+30°C pendant 10 jours et nous récoltons la culture par rinçage avec une solution
stérile de chlorure de sodium à 0,8% (PN); la suspension est ensuite centrifugée à
3000 tr/min. pendant 10 minutes et nous éliminons le surnageant. Nous remettons le
sédiment en suspension dans la solution stérile de chlorure de sodium" et nous
recommençons la centrifugation. Nous reprenons le sédiment pour ,le mettre en
suspension dans la solution stérile de chlorure de sodium et nous chauffons cette
suspension à + 70 oC pendant 30 minutes. Nous diluons la suspension de sporêsafin
d'obtenir une numération sur gélose nutritive d'environ 10 7 spores par millilitre.

, La' suspension de spores peut être conservée pendant plusieurs semaines si elle est
placée en réfrigération à une température inférieure à + 6 oC. En général, 1 ml de la
suspension de spores ajouté à 1 litre du milieu d'essai permet d'obtenirune densité
de "10 4 spores / ml. "

2.2.3.3 - Préparation de la suspension de Micrococcus luteus

Elle se fait par ensemencement d'un bouillon cerveau-coeur avec Micrococcus


luteus ATCC9341 suivi d?une incubation à 37 oC pendant24 H. Une culture fraîche
est nécessaire chaque fois que l'on prépare les boîtes pour essais.

2.2A - :Traitement des échantillons

Les échantillons de viande sont prélevés de manière aseptique. Ils sont ensuite
transportés au laboratoire le plus rapidement possible et, sous froid. si le temps
d'acheminement est'susceptible de rlépasser6 heures. Un matériel très contamirié rie,
,"p"eutconvenir. ' "
- 55 -

. A partir des échantillons (cuisses) congelés, nous prélevons à l'aide d'un perce-
bouchon une carotte de· viande de 8mm de diamètre. Nous découpons ainsi huit
rondclks. -

Nous plaçons les deux rondelles en position diamétralement opposées sur chacune
des quatre boîtes d'essai en· utilisànt des pinces stériles.

Nous incubons les boîtes de Bacillus subtilis BOA à 30°C pendant 18 à 24 heures et
celles de Micrococcus lute!JS ATCC 9341 à 37°C pendant 18 à 24 heures.

2.2.5 - Vérification des boîtes pour essais

Nous contrôlons la sensibilité des boîtes d'essai pour chaque test en déposant
des disques de papier filtre de -6,0 mm de diamètre imprégnés avec les substances
microbiennes indiquées ci-dessus.

Nous relevons les tailles des zones d'inhibition. Celles-ci doivent être 'supérieures ou
égales aux dimensions indiquées.

Pour l'imprégnation complète du disque de papIer, nous employons 10


microgrammes des solutions suivantes:

1 DI Iml de pénicilline 0 Na (1600 DI = mg)


_50 mg 1 ml de streptomycine
50Jlg / ml de sulfamidine

Tableau 19: 'Tailles minimales des zones d'inhibition


selon le pH des micro-organismes-tests.

Boîte essai Substance antimicrobienne Taille minimale annulaire


par disque de la zone d'inhibition
en mm

B. subtilis (PH6) 0,01 VI pénicilline G. Na 6

B. subtilis (PH7,2) 0;5 mg sulfamidine 6

-.
Rsubtilis (PlI8) 0,5 mg streptomycine 8
-.
. .' '.~

M. 1uteus(pH8} ·'0.5 Ilg .streptomycine 6 --


..
- 56-

FigurèS: Mise en évidence de la taille


de la zone sur boîte de pétri

Taille de la zone annulaire

2.2.6- Interprétation des résultats

Un résultat positif est donné par l'inhibition totale de la culture à la surface de


la gélose tout autour des deux rondelles de muscle d'un échantillon sur une ou
. .

plusiéurs boîtes d'essai et dans une zone annulaire qui ne doit pas avoir moins de 2
mm de rayon.

On ne doit pas tenir compte des colonies isolées qui se développent dans une zone
qui par ailleurs serait totalement inhibée.

Nous recommençons l'essai chaque fois que le résultat est douteux. Le résultat est
considéré comme douteux si on considère une zone d'inhibition totale de plus de 2
mm~e rayonautour d'une seule des rondelles sur une boîte ou si la contamination
bactérienne a influencé la lecture des résultats. Si le résultat n'est toujours pas
nettement positif, il doit être considéré comme négatif.

. 3 - METHODE D'ANALYSE DES DONNEES

A l'aide du questionnaire «Conduite d'élevage» (Enquête N°2 - Annexe 2)


nous avons collecté des informations sur le niveau .d'hygiène dans chaque élevage; le
traitement des données et l'analyse statistique ont été conduits au moyen d'outils
informatiques. .

Pour l'analyse statistique des pratiques hygiéniqués; nous avons créé trois tables sous
Accesavec une saisie des données de toutes les varül.bles de l'enquête complétées par
les ré~ultàts des notes affectées aux élevages (hygiénogramme) etpar les résultats des
analyses bactériologiques. . . . .

"".'
- 57-

Sur ces trois tables nous avons fait une analyse factorielle à correspondances
multiples (AFCM), une méthode statistique permettant d'étudier les relations entre
plus de deux variables qualitatives issues des tableaux d'enquêtes par questionnaire.
Cette première analyse permet de déterminer les variables les plus importantes du
point de
.. vue statistique et permettant de différencier au mieux les pratiques des
.

éleveurs.

Ces variables ont été utilisées pour élaborer une table unique afin de déterminer les
grandes pratiques de l'hygiène~ Sur cette table unique enfin, nous. avons fait une
.deuxième AFCM suivie. d?une classification ascendante hiérarchique permettant
cl 'établir une typologie des pratiques des éleveurs en matière d'hygiène et finalement
de dresser les classes d'éleveurs.

Le principe de la classification ascendante hiérarchique permet de visualiser la


manière dont les individus sont groupés afin de se faire une idée de la pertinence de
telle ou telle autre partition.

Le questionnaire d'enquête N°} Annexe 1 sur les résidus d'antibiotique a été


dépouillé manuellement et les données jugées pertinentes ont subi. une analyse
descriptive en vue de déterminer leurs proportions globales.

* *
*
- 58 -

CHAPITRE II

RESULTATS

L'enquête a concerné soixante et un élevages et les prélèvements ont été


effectués dans quarante et un.

1 - ENQUETE SUR LE TERRAIN.

1.1 - Localisation des élevages enquêtés.

Les élevages avicoles sont localisés dans les départements de Pikine, Rufisque
et dans certains quartiers de Dakar (Fann et Hann Equip). Le plus grand nombre se
trouve à Malika .et Keur Massar (Tableau 20 : Localisation des élevages - voir Carte
N°l, page 50).

Tableau 20 : Localisation des élevages avicoles visités.

, Nom de la localité Nombre d'élevages visités

1 -FANN 1
2-GOROM 1
3 - lŒUR NDIAYE Lü 1
4-NOFLAYE 1
5 - RUFISQUE 1
6 - SANGALKAM 1
7 -BAMBYLOR 2
8 - HANN~EQUIP 2
9-NiAGA
. -
J
10 -TIVAOUANE-PEULH 3
Il ~ PETIT MBAO 3
12 -NIAKHlRATE 5
13 - NIACOULRAB -5
.14 ;.' KEURMASSAR 12
15 - MALIKA- 20 .
TOTAL 61
- 59-

1.2 - Résultats des questionnaires d'enquêtes

1.2.1 - Niveau d'hygiène des élevages'

· Le respect des- pratiques d'hygiène est fondamental dans la réussite de


l'élevage moderne.. En effet,ces pratiques permettent ,.de maintenir le microbisme
ambiànt a un niveau relativement bas et donc de limiter l'impact des maladies sur
l'exploitation; par conséquent une moindre utilis~tion des médicaments (9).

C'est ainsi qu'à travers les pratiques d'hygiène nous avons déterminé une typologie
des 41 élevages concernés.

Classe 4 (Bonne) :

Eleveurscompétents car possédant une certaine technicité.


Pas' d'utilisation de matériel de récupération (cartons de transport de poussins
comme mangeoire).
Litière en bon état d'entretien.
Personnel affecté àchaqlie poulailler avec changement de tenue.
Evacuation systématique des animaux malades.
Lutte effective contre les rongeurs.
.Prophylaxie-sous contrôle vétérinaire.

Classe 3 (Acceptable) :

· Eleveurs possédant une certaine technicité.


· PersoI)Ilel àffecté à chaque poulailler.
Utilisation de matériel de récupération (cartons de transport de pOUSSInS
comme mangeoire) pendant une semaine.
Présence de"1itière"non humide."
. ", Prophylaxie non sùrveillée.
, p'as de visitèsd'autr,es éleveurs.
Pas d'autres animaux domestiques.
". Accèsdélï'tpité et protégé des bâtiments.
Pratique de la bande' Unique.
-60 -

Classe 2 (Passable) :

Eleveurs pas rigoureux.


Pratique de la bande unique.
Présence de litière assez bien entretenue.
.Prophylaxie menée sans surveilhmce vétérinaire
Presence d'animaux domestiques.
Volailles malades isolées dans un coin du poulailler.
Pas de personnel spécifique: un pour plusieurs poulaillers.
Visite d'autres éleveurs
Parois des bâtiments plus ou moins lisses.

Classe 1 (Mauvaise) :

Eleveurs sans aucune technicité.


Pas de litière ou présence de litière humide.
Pas de personnel affecté à chaque poulailler.
Pas de matériel spécifique à chaque poulailler.
Pas de lutte contre.les rongeurs.
Accès non délimité et non protégé.
Parois· des bâtiments non lisses.
Prophylaxie non contrôlée.

La classe 4 est la meilleure c'est-à-dire la classe regroup~nt les aviculteurs qui


appliquent les grandes mesures d'hygiène.

Les a"iculteurs des classses 1 et 2 disposent d'élevages où règnent l'insalubrité et


une hygiène négligée.

.Le tableau N°2l donne une classification des élevages enquêtés en fonction du
niveau d'hygiène.
- 61 -

Tableau N°2!: Classification des élevages enquêtés


enfonction du niveau d'hygiène.

.Classe des Numéro· Numéro Fréquence %


élevages . Elevage prélèvements d'éleveurs de la
classe dans 41
élévages
2 49
4 48
4 54
'C4 8 65 19,5
Il 69
12 67
42 77
61 74
5 59
6 60
16 72
17. 73
37 76
C3 38 75 26,8
39 80
45 82
47 86
57 100
.. 60 98
44 . 81
46 83
48 87
·49 88
·50 89
C2 51 90 29,3
52 91
53 92
54 93
55 94
58 . 96
59 97
.'
7 66
9 64
, ~ 10 65
13 51
, . ···14 70
Cl .)5 71 24,4
., . 40 78
" .
; . 41 ,

79
, .. ;
. , 43 50
,
. ,
56 ..99
- 62-

Les résultats montrent que la majorité des éleveurs appartiennent par ordre de
fréquence dé~roissante aux classes C2 (29,3%), C3 (26.8%) et CI (24.4%).

Ceux de la classe C4, les meilleurs, ne représentent que 19.5%.

1.2.2 - Utilisation des médicaments

1.2.2.1- Les fabriques d'aliments

Notre enquête s'est étendue à certaines fabriques d'aliments volailles de


Dakar; elle fut axée sur l'évaluation des anticoccidiens et anti-infectieux incorporés
dans l'aliment volaille.

LA SENDIS AVICOLE

Elle incorpore dans l'aliment le Coxistac comme anticoccidien et à tous les âges.

LÀ SEDIMA

Elle produit deux types d'aliments (démarrage et finition). Elle utilise deux types
d'anticoccidiens: la Salinomycinê ou la Robenidine ; leur utilisation est en rapport
avec deux types de programme.' -

- Le premier: èonsiste à incorporer un des deux anticoccidiens dans l'aliment au


démarrage et en finition: c'est le programme en alternance.

- Le deuxième: Incorporation d'un anticoccidien sur l'aliment démarrage et


finition pendant trois mois, et ch~mgeinerit d'anticoccidien au terme de cette
période :c' est le programme de rotation.

LE COMPLEXE AVICOLE DE MBAO

Ce complexe fabrique deux types d'aliments : démarrage et finition. Il incorpore dans


leur aliment deux anticoccidiensen alternance sur six :mois : la -Robenidine et le
Monensin (ELANCOBANR) -

LES MOULINS SENTENAC

Cette unité met sur le marché quatre types d'alimenisdénommés : poussin SCCT*,
poussin chair, -,polllet':chairCC* et pouletchair. ' " -

Les anticocCidiens' incorp'orés dans' l' aliment~ont : l' Ainprolium ou le, Monensin.
L'antibiotique :est la Colistiqe. L'utilisiition des antibiotiqùes est faite par alternance
sur une période donnée (6 m o i s ) . ' " - -
- 63 - '

Poussins SCCT * : Aliment prédémarrage


Cet aliment contient un ~mticoccidien et un antibiotique.
~. La distribution est faite du 1er au 14e jour.

Poussins chair:
Distribution du 15e au 28e jour.
n contient un anticoccidien.
Poulets chair CC*
Distribution du 2ge jour à la fin.
n contient un anticoccidien.
Poulet chair:
Distribution du 2ge jour à la fin.
n ne contient pas d'anticoccidien.
* Noms de marque

En résumé, nous constatons dans les différentes fabriques d'aliments l'incorporation


des anticoccidiens ou coccidiostatiques à l'exemple du Monensin mais également des
antibiotiques qui constituent des facteurs de croIssance.

N.B. : l'amprolium est un anticoccidien mais il ne constitue pas une molécule


d'antibiotique.

1.2.2.2 ;.. Les élevages

1.2.2.2.1 - Taille desélèvages et âge à l:abattage

Taille des élevages : La tajll~ des élevages visités est variable.


, 1

1
Tableau N°22 - Taille des. élevaoes
. b ,",
l
,

, ,

Nombrede têtes par bande \ Elevagesenqùêtés (61)


1
1 Unités Pourcentage
,<700 1
42 '6885%
, , ,

700 àJ400 14 ,22,95'%


,'1400 à 2100 4 •6,55 %
>2100 ;"" ' ,
, " .1 .
'" - , . , %'
,;',164 ,
- 64-

Age à l'abattage: L'âge des volailles à l'abattage est aussi variable; on distingue
deux types d'élevage en fonction de cet âge. .

Tableau N°23 - Age à l'abattage

Période d'abattage Elevages enquêtés (61)


,
Unités Pourcentage
Avant 45 jours 44 72,123 %
A partir de 45 jours 17 27,87 %

}.2.2.2.2 - Les principaux médicaments distribués et motifs de leur administration

Il ressort de l'analyse des données que les antibiotiques figurent parmi les
produits utilisés comme «Anti-stress» ou comme produits curatifs ou préventifs
(anticoccidiens, anti-infectieux) de certaines affections:

* les Anti-stress : ils sont utilisés pour lutter contre l'apparition des troubles
favorisant l'implantation des germes pathogènes lors des· périodes de baisse de
résistance comme la vaccination, le changement de local.

Le pourcentage d'éleveurs utilisateurs d'anti-stress sur les 61 est de 96,72% (c'est-à-


dire 59 éleveurs sur 61). '

Tableau N° 24: Les anti-stress utiliSés dans les élevages avicoles enquêtés

.Médicaments Principes Famille Nombre Pourcentage Délai


utilisés comme actifs des d'éléveurs sur 59 d'attente
anti-stress utilisateurs élévages prescrit
utilisateurs (en jours)

1 - Co1iterravet Oxytétracycline Tétracyclines


ou 44 74,58 2
Amino-stress Colistine Polypeptides

2 - Vigal- 2x Erythromycine Aminocyclito1s 6 10,17 3

,
3 - Super-layer Oxytétracycline Tétracyclines 5 8,47 7

4 ~ Néo-terramycine Néomycine. Aminocyclitols 4 6,78 7


Terramycine Tétracyclines ~
...
TOTAL 59 100
- 65 -

Les anti':stress sont surtout à base de Tétracyclines, d'Erythromycine ou de Colistine.


Ces différents antibiotiques ont un spectre d'activité bien défini ;c'est ainsi que :

- les Tétracyclines sont à spectre large; ils sont actifs sur les Gram positifs, les Gram
négatifs et les Myèoplasmes.

- l'Erythromycine à spectre étroit il est actif sur les Gram positifs et les
Mycoplasmes.

- la Colistine : spectre étroit; actif sur les Gram négatifs.

* Les Anticoccidiens
Sur les 61 élevages enquêtés, 55 utilisent les anticoccidiens soit un
pourcentage de 81,96%.

Tableau N°25:' Les anticoccidiens utilisés'dans les élevages


avicoles enquêtés (poulets de chair)
"

Médicaments ' Principes Famille ' Nombre Pourcentage Délai


utilisés comme actifs des d'éléveurs sur les 55 d'attente
anticoccidiens utilisateurs élevages prescrit
utilisateurs (en jours)
%

1- VETACOX Sulfamidine Sulfonamides


ouANTICOX antibactériens 37' 74 12
ou EMERECID ' Diavéridine, Diaminopyrimidines
'ou DIAVICID

Sulfadiméthoxine Sulfonarhides
, 2 - BIAPRIM antibactériens 13 26 12
Triméthoprime Diaminopyrimidines

. "

TOTAL 50 100,
;
, ,
.
.
'

'

,Les, antiéoccidiens 'titilisésen él~vage'avicole 'sont à 'base surtout :desulfamidine ou " ,


de sulfadiméthoxine et de Diavéridine, antibiotiques actifs sur les Oram positifs et les
coccidies. '
- 66-

* Les Anti-infectieux
44 éleveurs sur 61 utilisent des anti-infectieux, soit un pourcentage de 72,13 % .

Tableau N°26: Les anti-infeçtieux distrihués dans les élevages


avicoles (poulets de chair) enquêtés.

Médicaments Principes Famille Nombre Pourcentage Délai


utilisés comme actifs des d'éléveurs sur les 44 d'attente
anti-infectieux utilisateurs élevages prescrit
(prévention ou utilisateurs (en jours)
traitement) ,.
%

1 - Furaltadone Furaltadone Nitrofuranes 21 47,73 25


40% ou 100%

.'
2 - Imequyl Flumequine Quinolones 10 22,73 2
Flumequine

Sulfadiazine Sulfonamides
3 - Trisulmycine antibactériens 6 13,64 10
Triméthoprime . Diaminopyrimidines

4 - Hipra-seryl Erythromycine Aminocyclitols non


Oxytétracycline Tétracyclines 3 6,82 précisé
Streptomycine· Aminocyclitols
Colistine Polypeptides

5 - Erycolcine Erythromycine Aminocyclitols 2 4,54 7


Colistine Polypeptides

6 - Colisultrix Triméthoprime Diaminopyrimidines 1 2,27 7


Colistine' Polypeptides

ErythromyCine . Aminocyclitols
7 - Clortadona -TS NéomyCine . Aminocyclitols
" . S~lfamidlne Sulfonamides 1 . '227
'. ' 28
antibactériens
, . Triméthr:opiIne . . Diaminopyrimidines
. ,
.. . ,

TOTAL 44 100 ,.
- 67-

Les différents anti-infectieux distribués en élevage avicole contiennent pour la


plupart une association de principes actifs qui permet d'avoir un spectre-large sur les
bactéries (Tableau 27).

Tableau N°27: Les différents spectres d'activité des anti-infectieux.

BACTERIES
Gram - Gram + Coccidies - Mycoplasmes
Antibiotiques

La Fluméquine + + - -

Furaltadone
Sulfamidine + + + -
Triméthoprime

Oxytétracycline
+ + - +
Erythromycine
- + - +
Colistine
+ - - -
Néomycine
ou + - - -
-Streptomycine

N.B.: +: Actif sur


- : Non actif

A travers ce tableau nous constatons que plusieurs. anti-infectieux ont un spectre


d'activité très large, notamment la Furaltadone, la Sulfamidine, le Triméthoprime et
l'Oxytétracycline. Par ailleurs, certains anti':'infectieux ont un spectre d'activité
moyen (la Fluméquine, l'Erythromyc~ne) ou étroit (la Colistine, la Néomycine ou
Streptomycine).

L'administration des médicaments peut être faite suite à la prescription du vétérinaire


ou parautomédica~ion, c'est-à-dire que l'éleveur distribue des médicaments sans
avoir recours au vétérinaire.
- 68 -

Notre enquête nous a permis de constater que sur les 61 élevages visités, 44
distribuent les médicaments suite à une prescription du vétérinaire et 17 élevages le
font par automédication, d'où un pourcentage respectif de 72,13% et 27,83%
(Tableau N°3 - Annexe 5).

1.2.2.2.3 - Durée d'utilisation des médicaments CAnti-stress, anticoccidiens et anti-


infèctieux) pendant la vie des poulets de chair

Cette durée correspond au rapport nombre de jours où les poulets de chair ont
reçu des médicaments sur l'âge à' l'abattage. Elle s'exprime sous forme de
pourcentage.

Nous avons pu répartir les différents élevages en quatre groupes:

• 1er groupe: les élevages dont la durée d'utilisation est inférieure à 25% de la
durée de vie des poulets de chair.

• 2e groupe: durée d'utilisation comprise entre 25 et 50%.

• 3e groupe: durée d'utilisation comprise entre 50 et 70%.

'. 4e groupe: durée d'utilisation de plus de 70% de la durée de vie des poul~ts
de chair.

Tableau N°28: Répartition des élevages en fonction de la


durée d'utilisation des médicaments

N° groupe 1 2 3 4

Durée % <25 25 à 50 50 à 70 > 70


d'utilisation

Nombre
d'élevages 19 32 8 2
concernés

'Nous constatons que la, majorité des élevages· ont une durée d'utilisation' des
médicaments inférieure ou égale à 50% de ia durée de vie 'des pOlI1ets'dè ch~lÎr, cela
signifie que les. volai1Ies' sont sous traitement' (préventif ou.,' cur~tif) ,pendant· ûnpeu .,
plus de la moitié de la dutéede vie des' élevagès ',considérés notamment dans le "
groupe 2 (25 à50%): ' ' , '. '
- 69-

1.2.2.2.4 -La voie d'administration des médicaments

Nous avons observé dans les 61 élevages enquêtés que l'administration des
médicaments a été réalisée par voie orale notamment dans l'eau de boisson sauf dans
un seul élevage où le médicament a été incorporé dans l'aliment.

1.2.2.2.5 - Association médicamenteuse

L'appréciation de l'effet de l'association entre les divers médicaments


distribués dans un même élevage (c'est-à-dire s'il Y a synergie ou effet additif,
antagonisme et indifférence) a été réalisée grâce aux lois de Jawetz.

L'effet néfaste, c'est-à-dire l'antagonisme, sera surtout mis en évidence.

A travers le tableau N°l Annexe 3, nous constatons que c'est seulement dans les
élevages où on a administré de la Fluméquine ou Imequyl NC que des problèmes
d'antagonisme ont pu se poser; leur association avec les Nitrofuranes (Exemple: la
Furaltadone) étant déconseillée en raison du risque de potentialisation toxique et
d'apparition de troubles nerveux.

La Fluméquine appartient à la famille des Quinolones et a un spectre d"activité


suffisamment large ; il est actif aussi bien sur les bactéries Gram positifs que Gram
négatifs. Malgré cela, elle a été utilisée dans un même élevage en association avec
d'autres médicaments.

1.2.3 - Conditions pour une bonne conduite de l'élevage et de l'utilisation des


médicaments

L',exploitation des données de notre enquête a permis de faire ressortir les


facteurs qui favorisent une bonne conduite de l'élevage avec l'utilisation des
médicaments vétérinaires. C'est ainsi que nous avons établi les tableaux suivants:

N°2- Annexe 4 : relatif à l'étude des différents antibiotiques distribués en élevage


avicol~.

N° 3 - Annexe 5 : rapportant l'étude du respect des techniques d'élevage et de la


prescription des médicaments.

N° 29 page 70: porte sur la relation entre l'existence d'un vétérinaire pour le suivi et
le respect de la prescription des médicaments vétérinaires (antibiotiques).
- 70-

Les informations véhiculées par les structures d'encadrement de l'élevage volaille


(poulets de chair) comme par les vétérinaires privés pour la bonne marche de
l'élevage ou pour une utilisation adéquate des médicaments 1doivent être les mêmes;
mais nous notons à travers ces tableaux (N°2 Annexe 4 ; N°3 Annexe 5) des failles
qui laisseraient imaginer qu'elles n'ont pas été reçues soit par manque de
renseignements ou de formation ; soit à cause des problèmes au niveau de
l'application se sont présentés.

Tableau 29: Relation entre l'existence d'un vétérinaire pour le suivi et le


.respect de la prescription des médicaments (antibiotiques)
vétérinaires

Nombre Respect plan Respect délai Respect Respect


d'élevages prophylaxie d'attente / durée Dose
Elevages d'utilisation
prélevés

.Existence d'un 14 14 élevages 7 élevages / 9* 4 élevages 5 élevages


vétérinaire
(22,95%) (100%) (77,8%) (28,57%) (35,71 %)

Pas de vétérinaire 47 28 élevages 22 élevages 14 élevages 13 élevages

(77,05%) (59,57%) (68,75%) (29,79%) (27,66%)

* Nombre de prélèvements effectués dans les élevages ayant un suivi vétérinaire;

1.2.3.1 - L'existence d'un vétérinaire pour le suivi -

Notre enquête nous a permis de constater que sur les 61 élevages visités, 14
d'entre eux ont un vétérinaire chargé du suivi et le reste, c'est-à-dire 47 élevages,
n'en dispose pas soit un pourcentage respectif de 22,95% et 77,05% (Tableau N°29
page 70). Cela montre un pourcentage faible d'élevages ayant un vétérinaire par
rapport à ceux qui n'en ont pas.

1.2.3.2 - Respect du plan de prophylaxie

42 des 61 élevages visités possèdent un plan de prophylaxie, soit un


pourcentage de 68,85% (Tableau N°3 Annexe 5).

Parmi les 14 élevages qui ont un vétérinaire chargé du suivi, on a observé qu'eux
tous respectent le plan de prop~ylaxie.Par contre les 47 élevages qui ne disposent
pas de vétérinaire pour le suivi, 28 d'entre eux respectent le plande prophylaxie soit
un pourcentage de 59,57% (Tableau N°29 page 70)..
- 71 -

1.2.3.3 - Délai d'attente et son respect

Le délai d'attente a été pris en compte pour les élevages où nous avons
effectué un prélèvement c'est-à-dire 41 élevages. Nous avons calculé le délai
d'attente par rapport à l'âge d'abattage au prélèvement.

Son respect se pose dans certains élevages enquêtés notamment dans 12 élevages
tandis que 29 élevages respectent le délai d'attente par rapport à l'abattage. Les
pourcentages respectifs sont de 29,27% et 70,73% (Tableau N°3Annexe 5).

Nous avons aussi analysé le rapport entre l'existence d'un vétérinaire pour le suivi de
la production avicole (poulets de chair) et le respect du délai d'attente. Nous avons
réalisé les prélèvements dans 9 des 14 élevages ayant un suivi vétérinaire.C'est ainsi
que nous avons constaté que parmi ces 9 élevages 7 d'entre eux respectent le délai
d'attente, soitun pourcentage de 77,8%. Par contre dans les 47 autres élevages qui
n'ont pas de suivi vétérinaire, nous avons effeCtué des prélèvements dans 32 d'entre
eux, parmi ceux-ci, 22 respectent le délai d'attente soit un pourcentage de 68,75%
(Tableau N°29 . page 70).

1.2.3.4 - Respect de la dose d'utilisation des médicaments

La posologie des médicaments vétérinaires revêt une importance capitale dans


le cadre d'une meilleure utilisation des médicaments. L'enquête sur le terrain nous a
permis d'avoir des informations sur la dose d'utilisation de chaque médicament'puis
de la comparer à celle recommandée.

Nous constatons
. . .
que dans chaque élevage au minimum un médicament est administré.
. ~

". c'est ainsi qu'un élevage est classé dans la catégorie de ceux qui ne respectent pas la
dose d'utilisation dès que c'est le cas pour l'un des médicaments administrés. La
dose d'utilisation estdifférente selon qu'il s'agit d'une prévention ou d'un traiteme~t.

Sur les 61 élevages enquêtés, seuls 18 respectent la: dose d'utilisation et 43 ne la


respectent pas,.soit un pourcentage respectif de 29,51 % et 70,49% . (Tableau N°3
Annexe 5).

Parmi les 43 élevages qui ne respectent pas la dose, 25 font un sous-dosage de


certains médicaments et 24 un surdosage, soit un potircentagerespèctif de 58,14% et
55,81 %. Dans un même élevage, il peut y avoir surdosage ou sous-dosage-poue-fleux
médicaments différents, ce qui justifie les deux derniers pourcentages caiculés. .
- 72-

Dans les 14 élevages où il y a un vétérinaire pour le suivi, le respect de la dose a été


observé dans 5 élevages soit un pourcentage de 35,71 %. Parmi les 47 élevages qui ne
disposent pas de vétérinaire pour le suivi, 13 d'entre eux respectent la dose prescrite,
soit un pourcentage de 27,66% (Tableau N°29 ; page 70).

1.2.3.5 - Respect de la durée d'utilisation prescrite des médicaments

La durée d'utilisation des médicaments vétérinaires est variable selon qu'il


s'agit d'une prévention ou d'un traitement. L'enquête révèle que 43 élevages ne
respectent pas la durée d'utilisation et 18 élevages la respectent, soit un pourcentage
respectif de 70,49% et 29,51 % (Tableau N°3 Annexe 5)..

L'étude du respect de la durée d'utilisation des médicaments par rapport à l'existence


ou non d'un vétérinaire pour le suivi nous a permis de constater que 4 élevages parmi
les 14 qui ont un vétérinaire pour le suivi respectent cette durée et 14 élevages parmi
les 47 qui n'ont pas un suivi vétérinaire respectent la durée d'utilisation, soit des
pourcentages respectifs de 28,57% et 29,79%, ce qui est faible ( Tableau N°29; page
70).

1.2.3.6 - La formation du personnel

La formation des éleveurs s'avère une nécessité pour une bonne conduite de la
production, mais nous avons constaté un nombre restreint d'éleveurs qui ont subi
une formation adéquate dans le cadre de la production avicole. C'est ainsi que 12
élevages sont entretenus par des éleveurs qui ont fait une formation soit·. un
pourcentage de 19,67%.
- 73 -

2- RESULTATS DE LA RECHERCHE DE RESIDUS D'ANTIBIOTIQUES


AU LABORATOIRE

Tableau N°30 : Résultats de la recherche de résidus d'antibiotiques

Numéro N° Prélèvements Eventualité Résultats


d'élévage (Identification) présence Recherche de
résidus résidus
1 - - -
2 49 non N
3 48 non N
4 54 non N
5 59 non P
6 60 non N
7 66 non N
8 65 OUl N
9 64 non N
10 68 non N
Il 69 OUl N
12 67 non N
13 51 oui N
14 70 non N
15 71 OUl N
16 72 OUl N
17 73 OUl N
18 - - -
19 - - -
20 - - -
21 - - -
22 - - -
23 - - -
24 - - -
·25 - - -
26 - - -
27 - - -
28 - - -
29 - - -
30 - - -
31 - - -
32 - - -
33 - - -
34 - - . -
35 - - -
-74-

Numéro N° Prélèvements Eventualité Résultats


d'élévage (Identification) . présence Recherche de
résidus résidus
36 - - -
37 76 non N
38 75 non N
39 80 non N
40 78 non N
41 79 non N
42 77 non N
43 50 non N
44 81 om N
45 82 om N
46 83 om N
47 86 non N
48 87 non P
49 88 non N
50 89 non P
51 90 non N
52 91 om P
53 92 non N
54 93 non N
55 94 oui N
56 . 99 non N
57 100 oui N
58 96 non N
59 97 non N
60 98 non N
61 74 non N

N.B. : Elevages où les prélèvements n'ont pas été réalisés


N: Prélèvements négatifs; absence de résidus
P: .Prélèvements positifs; présence de résidus

Les prélèvements de cuisse de poulet ont été effectués dans 41 élevages. Nous avons
détecte
,. .
la présence d'inhibiteurs dans 4 élevages. soit un pourcentage de 9,76%,·

* *
*
-75 -

CHAPITRE III

.DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS

1 "- DISCUSSION
La discussion va porter sur la méthode d'étude, les résultats d'enquête sur le
terrain, les fabriques d'aliments volailles et les analyses de laboratoire.

1.1 - MATERIEL ET METHODE D'ETUDE

1.1.1 - Enquête sur le terrain

L'enquête sur le terrain a concerné 61 élevages ; ces derniers étant choisis


selon la disponibilité des différents acteurs ; mais nous voulions que les élevages
enquêtés aient une plus large répartition dans l'espace, ce qui èst à l'origine de la
visite des différentes localités (voir carte N°l page 50).

L'exécution des enquêtes a été faite pa.r des interview et des observations du terrain.
Elle s'est inspirée de celles" utilisées dans les travaux précédents (24,45).

Notre enquête n'a pas été effectuée sur une année entière, ce qui serait l'idéal pour
pouvoir avoir une répartition dans l'espace et dans le temps. Cette enquête n'a pu se
faire durant la saison hivernale où l'aviculture connaît beaucoup plus de contraintes
(humidité, ventilation insuffisante, problèmes pathologiques, etc.) pour" des raisons
matérielles. .

Les prélèvements ont été"effectués dans les élevages qui avaient des poulets de chair
qui ont au minimum 35 jours.

Dans:chaqueélevage nous avons prélevé 3 poulets de chair, quelle que soit la taille
de l'élevage, pour des raisons économiques car les poulets sont achetés.

Au cours de cette" enquête, nous avons rencontré" certaines difficultés liées à la


connaissance du terrain, aux périodes de production~ au transport, aux
c011?-portemerlts des éleveurs "et aux dates d'abattage.
- 76-

- La connaissance du' terrain s'est avérée nécessaire pour pouvoir localiser les
élevages. C'est pourquoi nous avons eu recours, aux vétérinaires des différentes
. .localités visitées ce qui nous a été d'un grand apport.

- En dehors des périodes de forte production ( Noël, Korité, Tamkharit, etc.), nous
,avons éprouvé des difficultés à avoir le 'nombre d'élevages nécessaire pour notre
travail ( les volailles sont plus jeunes: moins de 35 jours ).

- Les interviews avec les éleveurs n'ont pas été faciles. Les éleveurs étaient méfiants
et trduvaienHrop contraignant notre questionnaire.

- L'acheminement des carcasses n'a pas été toujours effectué dans des glacières d'où
la contamination de certains échantillons. Toutefois l'acheminement du prélèvement
au laboratoire se faisait dans la même matinée où les prélèvements ont été réalisés.

- Les différents élevages faisaient leur abattage non pas à des dates fixes , mais à la
demande; notre passage ne correspondait pas très souvent au jour du 1er abattage.

" 1.1.2- Analyse de laboratoire

Dans la littérature, plusieurs techniques sont utilisées pour la détection et/ou


l'identification des antibiotiques dans les aliments.

Il s'agit:

- des méthodes électrophorétiques: qui permettent l'élimination de faux positifs


grâce à la séparation des substances' interférentes, l'identification (peu précise) de
l'antibiotique, leur dosage et les limites de détection selon les antibiotiques.

- des méthodes chromatographiques :

* sur couche mince (CCM): permet l'identification de l'antibiotique, mais non le


dosage. On' pourrait l'utiliser en complément des méthodes microbio'logiques et
colorimétriques. La limite de détection est 0;01 ppm.

* High Performancy Liquid Chromatography (HPLC)ou Chromatographie liquide


de haute performance et la Chromatographie en phase gazeusi (CP. G.) : Pêrmette~t
. l'identification et le dosage des antibiotiques. L'HPLC a une sensibilité légèrement
inférieure à cellé de la CPG(0,05 à O,005ppm).

- des méthodes colorimét'riqueset tluorimétriques : peu spécifiques ; leur sensibilité


.pour les tisslIs peut atteindre 0;1 ppm pour lé chloramphéniCol, mais elles paraissent
insuffisantes; ,

)
- 77 -

- , . .

- des méthodes immunologiques et polarographiques : spécifiques ; permettent un


dosag~ précis.

- des méthodes microbiologiques : dont le test C.E.E. des. quatre géloses que nous
avons utilisé.

Le choix de cette méthode a été guidé par le souci de mettre en oeuvre une technique
simple, à exé~ution relativement rapide mais précis et surtout pas chère, permettant
. de détecter simultanément plusieurs familles d'antibiotiq~es. Ainsi elle sera
considérée comme une méthode de tamisage dont les résultats positifs seront par la
suite confirmés à l'aide des méthodes précitées comme l'HPLC pour des
investigations plus poussées (identification, dosage ).

Le test C.E,.E. des quatre géloses est une méthode microbiologique qui permet de
déceler la présence d'une substance à une concentration égale à la limite maximale de
résidus.

Cette technique fut utilisée dans le cadre d'une commission de la C.E.E. pour la
recherche de. résidus· à action antimicrobienne dans les viandes·; ceci dans le but
. d'unification des méthodes et pour arriver plus vite à une techriique adoptée pour
l'ensemble des sèrVices vétérinaires d'hygiène alimentaire dans le cadre du Marché
. Commun (5).

Cette méthode présente des avantages et des inconvénients qui s'ont les suivants:

- Les avantages:

• C'est une méthode d'orientation ; elle nous permet· de poursUIvre notre


contrôle avec des méthodes plus précises.
• Elle est sènsible.
• ÉlIe nécessite peu de moyens, notamment un matériel de laboratoire classique
, et les réactifs peu coûteux..
• Elle utilise ,la sensibilité de certaines souches bactériennes vis-à-vis d'un ou
, plusi~urs antibactériens.

- Les inconvénients:
. ' . ' . ."

• C'est une méthode non spécifique car elle ne permet pas l'identification des
inhibiteurs (antibiotiques) encore moins leur quantité.
• ' Sa sensibilité peut conduire à de faux résultats.
• L'hygiène d;es prélèvements de nlêm~que'leyr conservation adéquate est
nécessaire et conditionne uriborine lecturè et interprétation des'résultats;,
- 78-

• La technique recommande le dépôt de rondelles de muscles à une température


basse. L'incubation se faisant 'à 30 et/ou 37°C; cette variation de température
entraîne la formation d'une couche liquide qui devient compacte autour des'
rondelles; cette couchegêne la lecture et rend difficile l'interpréÛltion., Des
frottis réalisés au' niveau de' cette couche ont permis dans' certains' cas
d'identifier des contaminants bactériens.

1.1.3 - Analyse des données

L'analyse des données de l'enquête N°l - Annexe 1 est faite par le calcul des
pourcentages à partir de différents, tableaux construits ati~our de thèmes prédéfinis.
Pour cette enquête, l'échantillon utilisé est aléatoire, tout élevage a une chance de s'y'
retrouver. Les données de cette 'enquête ne peuvent être vérifiées car nous avons noté
l'absence de cahiers d'enregistrement des prestations reçues par les volailles.

S'agissant de l'enquête N°2 : conduite d'élevage, l'analyse des données s'est faite
'grâce à l'analyse factorielle à corréspondances multiples.

L'analyse factorielle à correspondances multiples est ici adaptée car nous avons eu à
faire l'analyse de plusieurs variables qualitatives dont il est difficile de mettre en
, , relief les relations qui les unissent par les méthodes descriptives classiques (absence,
de liaison linéaire): " ,

Si cette méthode al' avantage de mettre en exergue les données les plus
, , ,

,déterminantes des', résultats obtenus lors de l'enquête, nous pensons que ce faisant
elle masque quelque peu certaines données pas toujours négligeables dans les
pratiques d'hygiène -en 'aviculture. Il s'agit d'une méthode très utile mais non
exhaustive.

1.2. RESULTATS D'ENQUETE

1.2.1 - Le niveau d'hygiène des élevages

Notre échantillonnage (Elevages enquêtés + prélèvements) nous a montré qu'il


y a plus d'éleve~rsappartènantà la classe 2 (29,3%) ; viennentensüiteceuxde la
,classe 3 (26,3%); les éleveurs 'de la classe Cl ne sont pas négligeables avec un,
pourcentage ,de 24,4% (Tableau N°2l ~page 61).

Les éleveurs de la 'classe 2 sont considérés comme passables dans l'application' des
'mesures d'hy'giène; ils ,n'appliquent pas rigoureusement les barrières sanitaires
'" spatiales éommeteInPoréH€~" ' ,

Leséleveurs de la classe C4, éleveUrs modèles, sont moins nombreux (19:5%).


. . ~ . .

-'._-~-' ,
- 79-

Ces résultats nous montrent les freins au développement de l'élevage modemedes


poulets de chair. La non (ipplication rigoureuse des pratiques d'hygiène constitue un
handicap pour la production de viande de qualité hygiénique.

1.2.2.. -Utilisation des antibiotiques

1.2.2.1 - Les fabriques d'aliments

L'enquête auprès des fabriques d'aliments avait pour objectif d'identifier les
additifs (anticoccidiens et anti-infectieux) incorporés dans l'aliment et voir s'ils
peuvent constituer un danger pour les poulets de chair et partant pour le
consommateur.

Plusieurs additifs sont incorporés dans l'aliment mais nous nous sommes limités à
ceux qui contiennent des antibiotiques. Parmi les anticoccidiens~ citons : la
Salinomycine et le Monensin. Ce sont des polyéthers ionophores qui sont à la fois
bactéricides et anticoccidiens ; il sont surtout utilisés comme anticoccidiens de
prévention des coccidioses aviaires. Dans les différentes fabriques d'·aliments (la
SEDIMA, le COMPLEXE AVICOLE DE MBAO, les MOULINS SENTENAC,
etc.), ce sont les mêmestypes d'anticoccidiens qui sont utilisés, à cause de l'absence.
quasi complète de résistances coccidiennes. Le Monensin aurait pu être formellement
interdit si des médicaments pour volailles contenant du chloramphenicol étaient sur
le marché, ce qui n'est pas le 'cas car ce dernier potentialise sa toxicité, il peut être à
l'origine d'interaction médicamenteuse en rapport avec l'inhibition enzymatique
(40).

L'enquête réalisée dans .les fabriques d'aliments a. révélé que les. antibiotiques
incorporés dàns ces additifs alimentaires sont les suivants: le COXISTACet la
Colistine. La Colistine faitpaitie de la famille. des polypeptides. Les antibiotiques
incorporés dans l'aliment sont des facteurs de croissance qui sont utilisésà des doses
très faibles n ~ entraînant pas de résidus décelables dans les viandes lorsqu'ils sont .
utilisés corr~ctement (27).·

Il est indispensable que tout praticien connaisse ces additifs (coccidiostatiques anti-
infectieux), ·en particulier ceux qui peuvent avoir .une·interaction 'avec certains
!JlédiCaments utilisés en thérapeutique aviaire.

, , .

"Les traitements incorporés· à l'aliment ont.. pour ~avantage d'assurer une bonne
répartition du médiCam~nt et uneùtilisation des produits pèu où: pas so'lllbles;Enfin,
l'appétence.est moins modifiéed~ms la majorité des cas~ . . ., .
- 80-

Au niveau des fabriques <:l'aliments, l'inconvénient est souvent la lenteur demise en


oeuvre, délais de fabrication, nécessite d'attendre la vidange du silo pour livrer (6).
Autre inconvénient, . l'exIstence d'antibiotiques dans la composition .qui risque de
. provoquer une interaction' (antagonisme) médicamenteuse avec' ceux distribués par
l'éleveur.

1.2.2.2. - Les élevages

1.2.2.2.1 - Taille des élevages

Nous avons subdivisé les différents élevages visités en fonction de leur taille
en quatre catégories.

Tableau N°3! - Comparaison taille des élevages de nos travaux


avec d'autres travaux (MISSOHOU ET COLL.)

Nombre de têtes Les élevages enquêtés Travaux antérieurs


par bande (61) Missohouet coll.
Unités % Unités %

< 700 42 68,85 43 40

700 à 1400 14 22,95 23 21

1400 à 2100 4 6,55 15 14


l

> 2100 .1 1,64 26 24

Notre enquête nous a permis de constater que la plupart des élevages visités (42 sur·
61 soit 68,85%) sont de petite taille (moins de 700 têtes par bande). .

La proportion des élevages enquêtés produisant moins de 700 sujets parbande est de
68,85% contre 1,64% pour celles doritl'effectif est supérieur 'à 2100 suJets.' .

La comparaison de nos ré~uliats avec ceux de MISSOHOUet Coll. (38) qui avaient
des objectifs différents sembleinontrer une évolution de la structure de l'avicultùre
moderne vers .le développement de petites ,unites. Cependant,. ce.' constat est.à
.. nuancer, puisque la proportion des différents Jélevagesenquêté,s(rableau N°20 page
'.. 57).n'a pas été équitable s,elon la répartition géograpl)ique. . ' .
- 81 -

Contrairement aux travaux de MISSOHOU et coll. (38), nous avons rencontré très·
peu d'élevages avec un effectif supérieur à 2100 têtes par bande.

1.2.2.2.2 - Age au 1er abattage et durée d'utilisation des médicaments pendant la


vie des poulets de chair

Les poulets de chair sont abattus avant 45 jours dans 44 des 61 élevages
(72,13%) et dans 17 élevages (27,87%) à partir de 45 jours. Le premier abattage est
réalisé dans la majorité des élevages avant 45 jours; l'abattage étant conditionné par
la demande, les moyens de conservation des carcasses, le poids vif des sujets, etc.

La durée d'utilisation des médicaments pendant la vie des poulets de chair a été mise
en évidence dans le tableau N°28 page 68. Ce dernier nous montre que la majorité
des élevages administre des antibiotiques pendant une durée d'utilisation comprise
entre 25 et 50% de la durée de vie des poulets de chair. Cette administration s'étale
sur une période supérieure à celle prescrite dans les différents programmes : soit
parce qu'elle est motivée par l'apparition de pathologies, ou bien ce sont des
, allongements délibérés de la durée d'administration prescrite.

La question est de savoir si ces administrations sont appliquées volontairement (auto


médication) ou suite à une ordonnance.

1.2.2.3 - Motifs de l'administration des médicaments

Les médicaments sont administrés dans 72,13% suite à une prescription et


dans 27,83% par automédication. (Tableau N°3 - Annexe 5).

Les aviculteurs ne font pas appel au vétérinaire pour un suivi de leur élevage mais
cherchent à avoir des conseils qu'ils assimilent
. à une prescription du vétérinaire sans
.

doute pour ne pas payer les frais récurrents.

L'automédication peut être à l'origine d'une mauvaise utilisation ou d'une utilisation


abusive des médicaments.

1.2.2.4 - Les principaux médicaments (antibiotiques) distribués en élevage


avicole

L'enquête nous a permis de recenser les différents médicaments vétérinaires


(contenant des antibiotiques) les plus utilisés dans les élevages avicoles visités; c'est
ainsi qu'une classification a été faite (Tableaux N°24, N°25, N°26 pages'64-65-66).

Le tableauN°31 permet de comparer le pourcentage d'utilisation des anti-stress,


antiparasitaires et anti-infectieux que nous avons observé à ceux trouvés par
HABYARIMANA (25).
- 82-

Tableau N°32: Comparaisondespourcentages d'utilisation


des médicaments des élevages
(notre étude et celle d'HABYARIMANA)

Notre étude HABYARIMANA


% Inhibiteurs %

Antistress 96,72 95

Antiparasitaire.s 81,96 97,5

Anti-infectieux 72,13 90

Si les· pourcentages d'utilisation sont identiques pour les anti-stress, nos résultats
pour les anticoccidiens et les anti-infectieux sont plus faibles que ceux trouvés par
.Habyarimana (25).

Notre étude étant axée sur l'utilisation des médicaments (anti..,stress, anticoccidiens,
anti-infectieux) contenant des antibiotiques, un tri a été réalisé pour ne recueillir que
. ces derniers ; ce .qui explique cette différence de pourcentage pour certains
.. médicaments.

Les anti-infectieux avec un spectre d'activité très large sont la Furaltadone, la


Sulfamidine, la Triméthoprime, l'Oxytétracycline. Malgré cela , ils sont souvent
.utilisés en association avec d'autres médicaments.

Nous nous posons la question de savoir s~il est nécessaire d'associer plusieurs
antibactériens dans le but d'élargir le spectre d'activité et d'éviter un échec. La
.réponse doit être négative dans la majorité des cas.

Deux raisons· pour cela:

... -:-L'utilisation de deux produits à des doses normales (l'effet synergique est rare)
augmente lerisque de baisse de consommation d'eau,

.- Certàiiles associations sontsous-doséés ; elles donnent donc des ,coûts de trait~ment


.réduits; mais aussi. dès risques d'êchec, et 'elles favorisent l'apparition derésistance:- •
, '

. . . .

En règle générale; mieux vautne pas associer plûsieurs ~raiteIilentsd~ms l'eau de:
boisson"(par exemple': antibiotiques +. vitamines).et toujoursJ~isser 48 heures 'au .
rnoins d'eau sans, produit entre deuxint~rventlons (6). ' ' . . .
- 83 -

1.2.2.5 - Voie d'administration des médicaments

La voie orale est la voie d'administration la plus utilisée dans les élevages
avicoles de la région de Dakar.

Cette administration se fait par l'incorporation du produit dans l'aliment ou dans


l'eau de boisson par des traitements de masse, en raison de la simplicité de l'acte.

L'incorporation du produit dans l'eau de boisson ou dans l'aliment a l'avantage


d'éviter les manipulations. Ceci entraîne moins de travail pour l'éleveur et moins de
stress pour les sujets à traiter.

Ces deux modes ou modalités de distribution (eau de boisson ou dans l'aliment) ont
cependant l'inconvénient d'être peu précis puisqu'ils impliquent que les sujets à
traiter consomment des quantités d'eau et d'aliment proportionneIles à leur poids.
Cela n'est pas toujours le cas; de nombreux facteurs individuels pouvant modifier
ces consommations. Toutefois, ces méthodes donnent satisfaction et assurent la
guérison.

L'incorporation du médicament dans l'eau de boisson est largement utilisée dans les
élevages de poulets de chair visités. Cette modalité ne peut être efficace que si
certains préalables sont réalisés tels que: la solubilité du médicament, l'appétence en
évitant les concentrations trop élevées; l'absence d'interaction entre médicaments et
additifs; la stabilité de la solution préparée (26).

Les poulets de chair d'un même élevage peuvent ne pas recevoir la quantité de
médicaments nécessaire à leur guérison si des dépôts médicamenteux se forment
suite à la non solubilité du médicament dans l'eau. Ainsi l'administration du produit
. .

dans l'eau de boisson est la méthode la plus facile - mais aussi la moins fiable - car
on ne maîtrise pas la dose reçue par les oiseaux (6).

, 1.2.2.6 - Association médicamenteuse

Nous avons constaté à travers le tableau N° 1 Annexe 3 que dans chaque


.élevage, un à trois ou quatre antibiotiques sont distribués.

Les antibiotiques doivent autant que possible être utilisés seuls ; c'est la règle de la
«monoantibiothérapie ». Toutefois, on est souvent conduit en thérapeutique anti-
infectieuse à associer des antibiotiques.
1
, .
- 84 -

Les associations devraient par principe rester l'exception et ne devraient en pràtique


jamais' dépasser deux antibiotiques.

Leur choix doit tenir compte:

- des propriétés baCtériologiques de chaque antibiotique pour éviter les problèmes


d'antagonisme.

- des caractéristiques pharmacocinétiques de chaque antibiotique. Il est important


'que les antibiotiques associés aient des comportements similaires ou complé-
mentaires.

- des données toxicologiques ; il faut proscrire l'association d'antibiotiques qUI


exercent une toxicité sur le même organe (40).

La Furaltadone a un spectre d'activité large ; nous avons constaté que c'est la


molécule la plus' utilisée par les éleveurs comme anti-infectieux ; dans certains
élevages, elle est utilisée en assodation avec la Fluméquine qui a aussi un spectre
d'activité large; cette association n'est pas judicieuse; elle a été réalisée sans tenir
compte de toutes lès conséquences que sont les risques de potentialisation toxique et
de troubles nerveux.

Mais il est à noter que la Fluméquine s'élimine rapidement de l'organisme; aussi elle
ne pose pas de problème de résidus ni dans le lait, ni dans la viande èt les abats (40).

1.2.3 - Conditions pour une bonne conduite de l'élevage et de l'utilisation des


médicaments

1.2.3.1. - Existence d'un vétérinaire pour le suivi

Sur les 61 élevages enquêtés, 14 (22,95%) élevages ont un vétérinaire ,chargé


du suivi et 47 (77,05%) éleyages n'en disposent pas (Tableau N°29 page 70). Ainsi
très peu d'élevages. engagent un vétérinaire. Le suivi consiste à contrôler toutes les
étapes de la conduite de l'élevage de poulets 'de chair. Avant l'arrivée ,des poussins,
le vétérinaire' doit donner des conseils pour les deux désinfections. séparées par un
vide sanitaire. " .

A partir de la date d'arrivée des poussins jusqu'à l'abattage, le vétérinaire est tenu de
passerrégulièremerit pour aider à la bonne march~ d.e l'élevage par le respeCt des
normes d'élevage.
- 85 -

Notre comparaison des prestations de service des élev,ages qui oht un vétérinaire et
ceux qui n'en disposent pas (Tableau N°29 page 70) nous permet de conclure que le
suivi par un vétérinaire n'implique pas le respect des différentes normes (délai
d'attente, dose et durée d'utilisation, etc.). Toutefois, le non respect des normes est
plus accentué dans les élevages sans suivi vétérinaire. Mais aussi de se demander s'il
s'agit d'un suivi effectifoU de prestations ponctuelles.

On est tenté de dire qu'une autre responsabilité incombe à l'éleveur qui devrait s'y
connaître en techniquetavicolesou bien il est tenu de respecter les conseils.

1.2.3.2 - Formation du personnel

Sur les 61 élevages enquêtés, 12 (19,67%) sont entretenus par des éleveurs qui
ont fait une formation et les 49 autres (80,33%) sont sous la supervision d'éleveurs
qui n'ont fait aucune formation.

Nos résultats concordent avec ceux rapportés par d'autres auteurs (16, 45). Selon
HABYARIMANA, la majorité des aviculteurs (80%) n'a pas suivi de formation
technique en élevage avicole (25). L'aviculture est une profession et une activité
économique qui exige une disponibilité et une surveillance constante de la part de
l'éleveur.

Nos résultats montrent le caractère aléatoire de la production avicole au Sénégal. La


main d'oeuvre employée dans les fermes avicoles doit être qualifiée et
consciencieuse pour suivre le troupeau. Ces conditions ne sont toujours pas réunies
en aviculture senégalaise et expliquent pour ùne large part les mauvaises
performances réalisées dans les élevages (22,49).

1.2.3.3 - Respect du plan de prophylaxie

Le plan de prophylaxie est respecté dans 42 des 61 élevages visités. Parmi les
42 élevages, 14 sont encadrés par un vétérinaire.

Sur les 47 élevages qui n'ont pas un suivi vétérinaire, 28 respectent le programme de
prophylaxie.

Donc malgré l'absence d'encadrement vétérinaire, certairis élevages respectent les


programmes de prophylaxie pour avoir reçu soit une formation, soit suite à une
expérience acquise, soit en suivant les conseils des voisins.

Cependant les programmes de prophylaxie médicale. sont variables d'un élevage à


l'autre, comme l'a souligné aussi HABYARIMANA (25) dans ses travaux. En effet, .
ce demier qui a travaillé sur les poulets de chair et les pondeuses trouve qu'il y a
- 86-

autant de programmes que d'éleveurs et que la réussite de la prophylaxie médicale


est étroitement liée à la prophylaxie sanitaire. En effet, le manque d'hygiène générale
influe négativement sur toute opération de prophylaxie médicale. Plus l'hygiène est
mauvaise, plus on. utilise de médicaments et plus les oiseaux s'immunisent mal
contre certaines maladies.

Les dif~érents programmes de prophylaxie médicale préconisent certaines


vaccinations à des jours différents ; les différences s'observent surtout pour la
vaccination contre la maladie de Gumboro. Certains préconisent le ge jour; d'autres
entre le lOe et 12e jour. Cette différence s'observe aussi pour le rappel Gumboro.

Au fait la vaccination contre la maladie de Gumboro nécessite la maîtrise de


plusieurs paramètres parmi lesquels : l'état d'infection du milieu, le niveau des
anticorps des poussins d'un jour comme l'a souligné Tchamdja Guy (52).

Notre étude nous a pennis d'établir le tableau N°33 ci-dessous qui nous permet de
voir la situation entre l'existence d'un vétérinaire et le respect du plan de
prophylaxie.

Tableau N°33 : Relation entre encadrement élevage -


respect plan prophylaxie - présence d'inhibiteurs

Nombre Nombre d'élevages


élevages

Respect Plan Pas respect Présence


Prophylaxie Plan inhibiteurs
Prophylaxie

Elevages encadrés 14 14 0 0

Elevages non encadrés 47 28 19 4

TOTAL 61 42 19 4

Ce tableau nous .montre que le non respect du plan de prophylaxie s'observe


uniquement dans les élevages non encadrés; de même que la détection de la présence
d'inhibÏieurs. .
- 87 - .

'1.2.3.4 - Respect de la dose d'utilisation

Le respect de la dose d'utilisation s'est posé pour certains élevages. A travers


le tableau N°2 de l'annexe 4, le non respect par surdosage ou sous-dosage a été noté.·
C'est ainsi que sur les 43 élevages qui ne respectent pas la dose, 24 (35,81 %) font un
sous~dosageet 25 (58,14%) un surdosage ; dans un même élevage, il peut y avoir
surdosage et sous-dosage; Les médicaments vétérinaires nécessitent la connaissance
de la posologie lors de leur utilisation. La posologie varie en fonction de plusieurs
facteurs parmi lesquels : le nombre de sujets à traiter, la raison du traitement
(préventive ou curative), le poids moyen des sujets et l'âge des sujets.

Notre enquête nous a montré un véritable problème pour la réalisation d'une


administration correcte des médicaments notamment dans le cadre de la. posologie ;
très peu d'élevages sont irréprochables.

L'administration de médicaments par sous-dosage a pour conséquence en général une


inefficacité du traitement ou de la prévention, tandis que le surdosage peut entraîner
des conséquences néfastes pour les volailles et une répercussion chez les
consommateurs.

Comme dans les rubriques précédentes, nous allons montrer la relation entre
Encadrement des élevages - Respect de la dose d'utilisation des médicaments malS
.également la détection des inhibiteurs (antibiotiques).

Tableau 34: Relation entre encadrement élevage - respect dose


- présence d'inhibiteurs.

Nombre Nombre d'élevages


élevages

Respect Pas respect Présence


Dose Dose inhibiteurs
d'utilisation d'utilisation

Elevages encadrés 14 5 9 0

Elevages non encadrés 47 13 34 4

TOTAL 61 18 43 4
- 88 -

Nous constatons à tr~vers le tableau ci-dessus (Tableau N°34) qu'il y a un sérieux


problème pour le respect de la posologie. Même dans le cadre des éleyages encadrés
le respect de la dose d'utilisation est faible; par contre la détection des inhibiteurs n'a
été faite que dans les élevages non encadrés. Par cette situation de non respect de la
posologie par la majorité des élevages (encadrés ou non), on devrait s'attendre aussi à
détecter au laboratoire la présence d'inhibiteurs dans les prélèvements provenant
d'élevages encadrés. .

1.2.3.5 - Respect de la durée d'utilisation des médicaments

Comme nous l'avions annoncé, la durée d'utilisation est différente selon qu'il
s'agit d'une prévention ou d'un traitement. Seuls 29.5% (Tableau N°3 Annexe 5) des
élevages respecten{ la durée çl'utilisation.

Le non resp~ct de la durée d'utilisation peut être dangereux pour certaines molécules;
. c'est le cas de la Colistine, antibiotique appartenant à la famille des Polypeptides
dont la durée d'utilisation ne doit jamais dépasser trois jours en raison de son
accumulation (40). Le non respect de la durée d'utilisation prescrite des médicaments
conduit dans certains cas au non respect du délai d'attente.

La relation entre encadrement ou non des élevages enquêtés et le respect de la durée


d'utilisation des médicaments mais aussi la détection d'inhibiteurs a été établie à
travers le tableau ci-dessous.

Tableau N°35: Relation entre encadr'ement élevage- respect


durée d'utilisation et présence d'inhibiteurs
>.
Nombre Nombre d'élevages
élevages

Respect Pas respect Présence


Durée Durée inhibiteurs>
d'utilisation d'utilisation

Elevages encadrés 14 4 10 0

. Elevages non encadrés 47 14 33 4

.TOTAL 61 18 43 4
- 89 -

Le tauxde respect de la durée d'utilisation est faible, ce qui laisserait penser que les
éleveurs ou aviculteurs ignorent les conséquences que cela peut avoir sur le
consommateur, soit parce qu'ils ne sont pas bien informés, .soit parce qu'ils ne
tiennent compte que des objectifs qu'ils se sont fixés, c'est-à-dire,avoit des volailles'
'en bonne santé.

Certains médicaments ne sont utilisés qu'en prévention : c'est le cas du Coliterravet


utilisé comme anti-stress, et recommandé pour combattre le stress qui s'installe
après chaque vaccination ou lors du déplacement des volailles. Certains l'utilisent
selon un protocole qui laisserait imaginer qu'il s'agit d'un traitement.

Comme nous l'avons remarqué pour la dose d'utilisation des médicaments, le non
respect de la durée d'utilisation est aussi important dans les élevages encadrés
comme dans ceux qui ne le sont pas. Les inhibiteurs (antibiotiques) aurait pu être
détectés également dans les prélèvements provenant d'élevages encadrés, mais tel
ne fut pas le cas..

1.2.3.6. - Respect du délai d'attente

Le délai d'attente a été évalué au moment du prélèvement. Or dans certains


·élevages, des abattages ont eu lieu avant notre évaluation. Donc il est norm~l
d'admettre que nos résultats de recherche d'inhibiteurs ne reflètent pas la réalité. En
·effet, si nos prélèvements avaient été ' effectués au moment de chaque abattage, les
résultats auraient été différynts. Malheureusement la période d'abattage n'est pas
· réglementée~ Au moment de fortes demander(fêtes religieuses) , les abattages se font
même si le poids marchand de l'oiseau n'est pas 'atteint (36 à 42 jours) ; en ce
moment, les délais d'attente ne sont pas toujours respectés.

Selon KONE (32), le problème de résidus est important car les. animaux traités
d'urgence, sans le respect du délai d'attente, constituent.un réel danger pour les
consommateurs.

La relation entre l'existence d'un vétérinaire pour;ie suivi de la production et le


respect du délai d'attente est notée dans le tableau N°36 page 90.
- 90-

Tableau N°36: . Relation ,entre encadrement élevage - respect


délai d'attente - présence d'inhibiteurs.

Nombre Nombre d'élevages


él~vages

Respect Pas respect Présence


Délai Délai inhibiteurs
d'attente d'attente

Elevages encadrés 14 7 7 0

Elevages non encadrés 47 22 25 4

TOTAL 61 29 32 4

Ce tableau nous montre que le non respect du délai d'attente s'observe dans les
élevages encadrés commedaris ceux qui ne le sont pas; néanmoins, il s'observe
moins dans les élevages encadrés; la détection des résidus a été notée uniquement
dans les élevages non encadrés.

'. 1.2.4 -. Relations niveau d'hygiène - Taille - Localisation des élevages

Le tableau N°37 page 91 nous permet de voir s'il existe urie relation entre
niveau d'hygiène, taille et localisation des élevages.
- 91 -

Tableau N°37 : Relations entre le niveau d'hygiène -la taille


et la localisation des élevages '

Classe Numéro Numéro Taille Localisation Conclusion


des Elevage Identi- (têtes/bande)
élevage fication
s
2 49 450 Rufisque Localisation:
3 48 2000 Keur Massar Keur Massar : 2 Rufisque :1
4 54 1200 Bambylor Sangalkam : 1 Noflaye :1
C4 8 65 400 Niacoulrab Fann :1 Niacoulrab :1
Il 69 300 Sangalkam Taille
12 67 2000 Noflaye Taille: <700 : 5 élevages
42 77 500 Keur Massar Entre 700 et 1400 : 1
61 74 129 Fann Entre 1400 et 2100 : 1
5
r
59 ' 149 Niakhirate Localisation:
6' 60 300, Niacoulrab Malika :6 Hann Equip :2
16 72 500 Malika Niacoulrab :2 Niakhirate : 1
17 73 500 Malika
37 76 300 Hann Equip Taille:
C3 38 75 100 HannEquip Tous les élévages < 700
39 80 250 Niacoulrab
45 82 100 Malika
47 86 50 Malika
57 100 300 Malika
60 98 200 Malika
44 81 100 Malika Localisation:
46 83 300 Malika, Malika
48 87 198 Malika
49 88 198 Malika Taille:
50 89 500 Malika Il élevages < 700 têtes par bande
C2 51 90 400 Malika 1 élevage entre 700 & '1400
52, 91 500 Malika
53 ·92 1200 Malika
54' 93 200 Malika
, 55 94 450 Malika
58 96 200 Malika
59 97 300 Malika
7 66 ' 300 Keuf Massar Localisation: ,
9 64 500 Niaga Keur Massar :4 Niakharite : 3
"
10, 65 " 200 Niakhirate Malika :2 Niaga", : 1
' ..
13' 51 ' 500 Niakhinite
,

"
,
14' , 70 500, Niakhirate ' Taille .~
,Cl, 15
' '
71- ' _',400 Malika < 700' , ,
:8 élevages
,
40' . 78 1500 . Keür Massar Entre 1400 & 2100 : 2' " --
41 79 700 Keur Massai, >2100 :i
, 43 , 50 5000 ..
' '

KeufMassar ..
56 99 100 Malika'
- 92':

Nous constatons que les élevages de la classe 4 sont localisés en zone périurbaine
, (Fann) comme en zone urbaine. Les élevages sont répartis dans plusieurs localités de
Dakar à Sangalkam en passant par KeurMassar ou Rufisque ou Niacoulrab. Nous
remarquons l'absence d'élevage localisé5à Malika.

Pour cette même classe; les élevages avec un effectif inférieur à 700 têtes par bande
sont plus nombreux; quelques élevages ont une taille supérieure à 700 têtes / bande.

Les élevages de la classe 3 sont localisés pour la plupart à Malika; d'autres localités
sont concernées: Hann Equip, NÜlcoulrab, Niakhirate.

Leur taille est uniforme, c'est-à-dire les élevages ont un effectif qui se retrouve dans
la catégorie inférieure à 700 têtes par bande.

Les élevages de la classe 2 sont tous situés dans la zone de Malika - leur taille est
inférieure à 700 têtes par bande sauf pour un seul élevage qui a un effectif compris
entre 700 et 1400 têtes / bande.\

Ceux de la classe 1 sont localisés à Keur Massar, Niakhirate, Malika, Niaga. La taille
des élevages er inférieure à 700 têtes par bande pour la majorité.

Nous constatons que les différents élevages constituant chaque classeappatiennent à


plusieurs localités, mais on note pour la classe C2 que les élevages sont tous situés à '
Malika où se pose un sérieux problème de salubrité. Ce phénomène' serait dû
particlièrement à l'environnement inadéquat de cette zone (décharge des ordures de
la région de Dakar à Mbeubeuss) malgré certaines mesures d'hygiène qui poùrraient
être prises par les éleveurs.

1.2.5- Relations entre le niveau d'hygiène des élevages et l'utilisationdes "


médicaments'

Pour les 41 élevages où nous. avions réalisé des· prélèvements,' noùs avons"
réparti les éleveurs suivant les classes (C4 à Cl) ;et par la suite, nous avons établi la :
.relation entre .
'.
le niveau
. d'hygiène
.
et'l'utilisation des médicaments.
- 93 -

Tableau N°38 : Relàtion entre le niveau d'hygiène et l'utilisation des


médicaments.

Classe Numéro Numéro Nombre de Nombre Motifs Moyenne de


des Elevage· Prélèvements médicaments d'utilisations d'utilisation des médicaments
élevage utilisés des différents médicaments utilisés
s médicaments
2 49 1 2 Prescription
3 48 4 4 Automédication
4 54 3 4 Prescription
C4 8 65 5 6 Prescription 3,1
11 69 . 3 5 Prescription
12 67 1 1 Prescription
42 77 1 1. Prescription
61 74 2 2 Prescription
5 59 2 4 Prescription
6 60 1 3 Prescription
16 72 5 7 Automédication
17 73 3 5 . Prescription
37 76 2 4 Prescription
C3 38 75 1 2 Automédication 4
39 80 1 4 Prescription
45 82 3 4 Automédication
47 86 3 3 Automédication
57 100 2 3 Prescription
60 98 3 5 Automédication
44 81 3 4 Automédication
.46 83 3 3 Automédication
48 87 1 1 . ,Prescription
49 88 1 1 Prescription '
50 89 3 4 Automédication
C2 51 90 3 3 Automédication 2,8
52 91 3 3 . Automédication
53 92 4 5 . Prescription
54 93 2 5 Prescription
55 94 3 4 Prescription
58 96 2 2 . Prescription
59 - 97 4 4 Automédication
7 '66 1 1 Prescription.
9 64 2 4 Prescription
.
10· ,
65 2 2 Prescription
J
13 51 3 5 Prescription
r :14 70 3 3 Automédication
Cl 15 71 3 5 Prescription 3
-40 78 2 2 Prescription
41 79 1 1 .Prescription :
43 50 3 4 Automédication
56 99 3, J Prescription
- 94-

La discussion sur la relation entre le niveau d'hygiène des élevages et l'utilisation des
médiCaments· sera axée sur deux thèmes :

- Le niveau d'hygiène et les motifs d'administration

L'automédication se rencontre plus chez les éleveurs de la classe 2 (6 élevages sur


12), puis ceux de la Classe 3 ; par contre ceux des classes 4 et 1 ont moins recours à
cette pratique. Certains éleveurs ignorent apparemment l'importance de l'hygiène
dans la bonne conduite de l'élevage; leur action laisserait imaginer qu'ils espèrent
réduire le développement du microbisme ambiant par la seule utilisation des
médicaments vétérinaires.

- Le niveau d'hygiène et la moyenne d'utilisation des médicaments pour chaque


élevage classé

Le tableau N°38 page 93 nous montre une moyenne d'utilisation des différents
médicaments pour chaque classe. Les moyennes d'utilisation des médicaments des
différentes classes n'ont pas une différence significative statistiquement.

Les élevages avec un bon niveau d'hygiène (classe 4) comme ceux de la classe Cl la
plus mauvaise sur le plan pratique d'hygiène utilisent autant de médicaments.
Cependant, il est à noter une différence pour les objectifs. visés. Ceux de la classe 4
utilisent surtout des médicaments dansle cadre d'une prévention; ils craignent d'être
envahis par des germes provenant des élevages environnants du fait de la proximité.

Par contre les classes C2 et Cl avec un niveau d'hygiène faible sont des éleveurs
"passables ou mauvais; ils utilisent les médicaments en plus de ceux de la prophylaxie
.pour lutter" contre les pathologies aviaires qui s'installent par suite d'une mauvaise
application ou une ignorance des pratiques d'hygiène. "

1.2.6. . Relation Niveau d'hygiène et conditions pour une bonne conduite de·
. l'élevage et de l'utiliSation des médicaments

. "A partir du tableau N°4 de l'annexe 6, nous avons calc)..llé les pourcentages
~'élevetirs pàr classe. Ceux-ci sont mentionnés dans le tableau N°39'page 95 .
- 95 -

.Tableau N°39 : Pourcentages d'éleveurs par classe ayant une bonne


.conduite de l'élevage et de l'utilisation des
médicaments

POURCENTAGE D'ELEVEURS DE LA CLASSE

. Classe Existence Respect Respect Respect Respect Formation


des d'un prophylaxie .Délai Dose Durée du
éléveurs vétérinaire d'atttente d'utilisation personnel .

C4 50 87,5 75 25 37,5 62,5

C3 27,3 54,5 63,6 45,4 36,4 a

C2 8,3 25 66,7 25 25 8,3

Cl la 80 80 20 40 a

Ce tableau nous montre que pour la classe 4 dont le niveau d'hygiène est meilleur, il
y a plus d'élevages avec un suivi vétérinaire (50%) de même que pour le respect de la
prophylaxie (87,5%) ; les éleveurs de cette classe ont acquis des connaissances en
technique d'élevage par la formation (62,5% des éleveurs de cette classe). Pour
l'utilisation des médicaments: respect délai d'attente (75%) respect dose (25%)
respect durée d'utilisation (37,5%) ; ils ne sont pas les meilleurs mais ils occupent la
seconde place dans le cadre d'une bonne utilisation.

Contrairement à nos attentes, 10% des éleveurs de la classe 1 (mauvais) sont


encadrés par un vétérinaire; mais nous constatons qu'ils respectent à un pourcentage
non négligeable les conduites d'élevage et de l'utilisation des médicaments ; respect
prophylaxie (80%); respect délai d'attente (80%); respect de la durée d'utilisation
(40%) ; nous notons un pourcentage faible d'éleveurs (20%) qui he respectent pas la
dose d'utilisation des médicaments. .

Les éleveurs de la classe 3 sont moyens dans le cadre d?une bonne conduite
d'élevage. Les éle~eurs d~ cette classe n'ont suivi aucune formation en technique
f .' d'élevage; 27,30/0 des éleve~rs de cette classe sont encadrés par un vétérinaire: Le
plus gi-and nombre d'éleveurs qui respecte la dose d'utilisàtion des ,médicaments
appartient à èette classe. .

'Les éleveurs de la classe 2 se distinguent des autres parce qu'ils occupent la' dernière
··.placedansÎecadrede l'encadrement (8 J3%des élevages sont encadrés); très peu.
d'éleveurs' :(25%) respectent le' plan de prophylaxie et la durée d'utilisation des
.médicaments: '. " .
- 96-

1.2.7 - Relation niveau d'hv!!iène - utilisation des médicaments - Condition


d'une bonne.
conduite de l'élevage et de l',utilisation des médicaments
,

Une bonne conduite de l'élevage se remarque par "la maîtrise d'un


environnement' propre pour éviter une ambiance malsaine dans l'élevage, et une
moindre utilisation des médicaments.

Nous avo'ns observé un problème d'hygiène dans les élevages et un déficit pour
l'encadrement et la formation des éleveurs; ces demiersmettentplus l'accent sur
l'utilisation des médicaments avec pour conséquence une utilisation abusive.

Les difficultés à l'obtention d'une viande de qualité hygiénique nous ont amené à
poursuivre l'étude par la recherche des inhibiteurs de la croissance bactérienne'
(antibiotiques) au laboratoire.

1.2.8- Recherche des résidus au laboratoire

Les analyses de laboratoire nous ont révélé un faible pourcentage de résultats


positifs (présence de résidus d'antibiotiques) dans les éleyages (4/41 soit 9,76%).,
, Ce pourcentage nous amène à discuter des différents facteurs qui pourraient en être
responsables: '

1.2.8.1 ,.; Nature des prélèvements

Notre choix s'est porté sur les cuisses parce que'c'est une partie noble qui a
beaucoup de chair, c'est la partie la plus consommée par la grande majorité de la
, population.' , ' ,

Lapltipârt des antibiotiques et des sulfamides sont en effet éliminés par la 'voie
urinaire, maisaussi, par la voie biliaire ;d'autre part ils sont métabolisés par le foie et
'les résidus persistent plusieurs jours dans le tissu, hépatique. Au début, les différents
auteurs, ,entreprirent la recherche' au niveau de ces organes ( rein, foie ); mais'
, rapidement ils s'aperçurent que de nombreux « faux positifs» étaient relevés. En
effet, 'ils ont,' personnellement observé sur ,des "animaux élevés sous contrôle
'rigoureux,n'ayànt jamais reçu d'antibiotiqtieà titre thérapeutique 'ou en
,supplémentation alimentaire, un pourcèntageélevé (2 à 3%) de cas positifs lors de la
recherche' ,au 'niveau des, reins' et du: foie, des résidus' de 'substances à activité , '
antimicrobie~e., Cela s'explique facilement pour le foié' ; 'la bile et les sels biliaires
" étant inhibiteurs pour dé', nombreux germes, en, particulier les germes' « tests»
,employés; au niveau des 'reins, on a invoqué la présence de rénine ayant une ,action "
inhibitrice et, Je pH ,élevé' de l'urine.' De plus, il èst très difficilè d'obtenir des',
, prélèvementsstériles ou pauci~i'crobiens(5).,' ,
- 97-

· A travers la cinétique, nous nous rendons compte qu'il est plus probable de trouver
des résidus dans les abats (fok·rein) avec le risque d'avoir plus de « faux positifs » ..
mais, vu que la chair est plus consommée pat les populations, il était nécessaire de
vérifier d'abord la qualité hygiénique des carcasses mises sur le marché..

1.2.8.2. -, Nombre de prélèvements

Nos prélèvements de trois carcasses par élevage étaient les mêmes quelle que
soit l~ taille de l'élevage: Le nombre de prélèvements à réaliser ne devait être fixé
qu'après avoir connu la taille de l'élevage, car plus le nombre de prélèvements est
important, plus on aune représentativité adéquate.

Ayant un nombre élevé de têtes par bande à traiter, il est évident que tous les sujets
ne consommeront pas la même quantité de médicaments. Cependant, le nombre'
réduit de prélèvements par élevage se justifie par des raisons financières.

1.2.8.3 -La période de l'enquête et des prélèvements

Nous avions prélevé sur une période continue de huit (8) mois, de Novembre
2000 àJuin 2001. La saison des pluies a été épargnée mais cela fut involontaire, nos
travaux de recherché ayant débuté en novembre .

Pendant la saison des pluies, beaucoup d'aviculteurs cessent leurs activités vu les
.
nombreuses contraintes : bâtiments inadaptés, forte humidité lorsque la. toiture est
'

parsemée de trous, ventilation irisuffisante, etc. Les élevages qui arrivent à produire.
sont parfois obligés de lutter lors de l'apparition de maladies dans l'élevage pour
limiter les effets négatifs du microbisme par des traitements.

·1.2.8.4 - Relation Respect délai d'attente et positivité des prélèvements

Logiquement, on devrait s'attendre que dès qu'un élevage ne .respecte pas le


délai d'attente, les prélèvements soient positifs suite à un test de laboratoire~ Sur les,
41 élevages où nous avions effectués. des prélèvements, 29 d'entre eux respeCtent le
délai d'attente (Tableau N°36pag'e 90) et la détection des résidus n'a été faite qu'au
. niveau des prélèvements provenant de 4 élevages. Ce phénomène peut .revêtir
'plusieursaspècts : .' ' .

·- les informations fournies par les éleveurs .des élevages enquêtés ne sont pas
·vérifiables pour la majorité car ils ne détiennent pas de çahièr, où .ils notent les
médicaments administrés; .
- 98-

- la cinétique de la distribution des antibiotiques dans la chair de poulets montre une


probabilité faible d'en trouver dans cette partie de la carcasse;' . . . .

- les poulets de chair d'un même élevage peuvent ne· pas consommer la même
quantité d'antibiotique, ou bien l'administration a été un sous-dosage..

- l'échantillonnage des prélèvements peut être inadéquat.

1.2.8.5 Relation entre élevage avec prélèvements positifs -.


présence d'un vétérinaire et formation du personnel

Nous notons pour les 4 élevages un pourcentage nul de suivi de ces élevages et
une non formation du personnel: ces deux éléments constituent un .handicap pour
une bonne. conduite de l'élevage. Sur l'ensemble des élevages enquêtés, on' a noté
D
22,95% d'élevages qui ont un vétérinaire pour le suivi et 19,67% (Tableau N 3
Annexe 5) des éleveurs qnt fait une formation. La non' détection de résidus dans
beaucoup d'élevages ne doit pas être un facteur pour ne pas prendre un vétérinaire
pour le suivi; ou pour ne pas former les éleveurs.

Les propriétaires des élevages doivent en fonction des moyens payer une formation
pour les éleveurs; cela aiderait beaucoup pour une bonne conduite de l'élevage c'est-
à-dire une bonne màîtrisede la désinfection, du vide sanitaire.

A travers la formation, l'éleveur pourra savoir l'importance de la désinfection pour


limiter le développement du Ïnicrobisme ambiant.. Certes, l'éleveur ayant fait une
formation en technique avicole peut mener à bien urie bande de poulets de chair,mais
il est important qu'il soit appuyé par un vétérinaire; ce dernier doit faire un suivi de
près pardes passages réguliers ou programmés.

L'existence d'un vétérinaire pourrait aider l'éleva,ge enc.adré à détenir un plan de


prophyl~xie et à le. respecter. Une bonne prophylaxie sanitaire et la réalisation des
vaccinations sous ,.la· supervision d'un vétérinairepourràit limiter le nombre de
médicaments distribués dans certains élevages.

Notre enquête nous montre que 100% des élevages quiontün vétérinaire pour le
suivi respectent ie. plan de' prophylaxie (TableauN D 29 page 70). L'accent doit être
mis' sur l'utÜisationdes:'médicaments' par' le" respect de' .la dose et' de 'la durée
.d'utilisationrles médicaments. Nous avons en' effet constaté un pourcentage faiblè de
'ce respectqüe ça soit po~rles élevages qUI ont un suivièomme ceux qui n'en ont
pas.

* *
*
- 99'-

'2 .' RECOMMANDATIONS

Ce sont des mesures ou propositions qui découlent des observations faites


,suite aux enquêtes sur le terrain (élevages avicoles- fabriques d'aliments) et aux
analyses de laboratoire; elles visent à améliorer la qualité des produits avicoles livrés
à la consommation des familles sénégalaises. Elles ne pourront être effectives que si
elles sont prises en compte par les différents acteurs ( éleveurs -' vétérinaires) et par ,
les autorités publiques.

Nos recommandations iront en direction des éleveurs, des vétérinaires et enfin des
pouvoirs publics.

, 2.1.. ~LES ELEVEURS-A VICULTEURS

2.1.1 - Formation des aviculteurs

La formation des aviculteurs s'avère nécessaire pour l'amélioration de la


qualité de la viande de poulets de chair.

Cette formation mettra l'accent sur les techniques d'élevage, l'utilisation des médica-
ments et le respect du délai d'attente. .

2.1.1.1. - Formation aux techniques d'élevage


, ,

Cette formation sera axée essentiellement sur l'utilisation d'une bonne litière,
la distribution de l'eau et de l'aliment, l'aération et la ventilation des bâtiments,
l'éciairemeht, etc.

'Des' sessions de recyclage doivent être organisées Qériodiquement pour informer les
éleveurs des' innovations techniques dans le domaine avicole.

2.1.1.2. ~ Formation. à l'hygiène de l'élevage

Tout aviculteur est censé avoir des 'connaissllnces sllr les pratiques hygiéniques
,utiles en élevage, notamment le nettoyage, la désinfection et le vide sanitaire., La
formation à l'hygiène de l'élevage permet en outre'de conscientisèr les éleveurs sur la
'néc~ssité de 'limiter le développement dumiciobisrrie ambiant par une bonne attitude
préventive. '

Aussi, des actions de sensibilisation surI 'importance de l'hygiène devraient être' ,


'menées par le service techllique. ' ,', '
- 100 -

2.1.1.3. - Formation à l'utilisation des médicaments et au respect du délai d'attente

Les éleveurs ou aviculteurs doivent avoir un niveau de fonnation qui leur


permettra de mieux comprendre les infonnations de la notice des médic~ments,
notamment les indications et contre indications en terme d'espèce et de pathologie,
les instructions de conservation du médicament, la posologie et délais d'attente, mais
également les conseils donnés par le vétérinaire de la localité ou celui qui assure le
suivi.

Les éleveurs ou aviculteurs doivent éviter les associations médicamenteuses non


judicieuses. La distribution des médicaments aux volailles ne devrait pas se faire
délibérément; l'utilisation d'antibiotiques en dehors des indications autorisées doit
être exceptionnelle, et être solis la responsabilité du vétérinaire. Les 'antibiotiques
sont utilisés normalement pour compléter les bonnes pratiques d'élevage.

L'antibioprévention ne peut être appliquée que lorsque le risque d'infection est élevé.

2.1.2.. - Organisation des aviculteurs en groupements

Les aviculteurs et/ou éleveurs devraient automatiquement' adhérer .aux


groupements des aviculteurs pour une meilleure organisation et une meilleure
sensibilisation aux dangers d'une mauvaise conduite en élevage. -

2.1.3. - Nécessité de l'encadrement de chaque aviculteur par un vétérinaire ou.


un technicien d'élevage

L'encadrement des aviculteurs et/ou éleveurs par un vétérinaire ou par un


technicien d'élevage est.primordiaI. C~tte mesure doit être effective pour les éleveurs
n'ayant pas subi une fonnation comme pour les autres. Un contrat de suivi doit être'
établi entre l'éleveur et le vétérinaire. . . . -.

2.1.4. -Réglementation du moment de l'abattage.

Les différents abattages. des volailles au ',cours-de, la bande do.ivent être


_réglementés; les éleveursdoiv.ent éviter l'abattage lorsqu~un traitement' est entamé...

.- Pour permettre. une collecte -de données. fiables,_ :tout élevage doit tenir un
registre dans lequel on mentionnera les médicaments utilisés au cours de la bande : la
date, la dose et la durée d'utilisation, etc.
- 101 -

2.2. - LES VETERINAIRES

2.2.1. - Nécessité d'une bonne prestation de service

Les vétérinaires ne doivent pas vendre les médicaments sans consultation


préalable. Il est nécessaire d'établir une ordonnance comme en médecine humaine.

Les vétérinaires ont pour rôle de conscientiser les éleveurs sur la nécessité de
respecter la dose, la durée d'utilisation et le délai d'attente.

Ils ont l'obligation de choisir l'antibiotique en se fondant sur leur jugement éclairé de
professionnel, en mettant les risques et les bienfaits de l'antibiotique pour les
humains et les animaux.

Un diagnostic bactériologique complet avec des tests de sensibilité des bactéries


identifiées (Antibiogramme) doit, lorsque cela est possible, faire partie du jugement
éclairé et professsionnel.

2.2.2. -Mobilisation po.ur l'obtention de textes régissant la profession vétérinaire

Les vétérinaires regroupés au sein de l'Ordre des Docteurs Vétérinaires du


Sénégal (O.D.V.S.) dàivent continuer à oeuvrer pour l'adoption de leur projet de
réglementation de la profession et de la pharmacie vétérinaire; mais aussi la mise en
place de textes réglementaires sur l'utilisation des médicaments.

2.3. -L'ETAT ET/OULES POUVOIRSPUBLICS

2.3.1. - Adoption des textes régissant la profession vétérinaire

L'intervention de l'Etat devrait s'articuler essentiellement sur l'adoption des


textes réglementaires régissant l'utilisation des médicaments vétérinaires par ces
exploitants, mais également le contrôle de l'application de ces textes.

2.3.2. - Mise en place d'autres structures de formation et d'encadrement des


aviculteurs
. .
L'Etat devrait multiplier les structures de formation et d'encadrement des
.aviculteurs dans le but d~ véhiculer plus facilement les informations.

2.3.3. ., Développement des structures de contrôle des denrées alimentaires d'origine


. animale (productions avicoles) . . " , ..

L'Etat devrp.it augmenter les structures de contrôle des productions avi,colesà


l'instar de la'filière pêche~" .", ,

.* *
*
- 102 -

CONCLUSION GENERALE

Dans le souci de subvenir aux besoins en protéines d'origine animale des


populations,. l'intensification de l'élevage des espèces à cycle court s'est avérœ
nécessaire; C'est ainsi que la filière poulet de chair a vu le jour. C'est une spéculation
qui permet de mettre à la disposition du consommateur de la viande en 45 jours. Elle
nécessite l'utilisation des antibiotiques car il faut éliminer l'influence négative des
bactéries ; il est important de noter que leur mauvaise, utilis'ation peut s'avérer
dangereuse pour le consommateur.

La qualité hygiénique de la viande de poulet de chair peut être douteuse en raison du


développement réduit des structures de contrôle des denrées alimentaires d'origine
animale ( en particulier les productions avicoles ). Le but visé par cette étude était de
faire l'état des lieux sur l'utilisation des médicaments '(antibiotiques) dans les
fabriques d'aliments volailles, les élevages avicoles, et des risques associés pour la
santé publique.

En effet, les résidus d'inhibiteurs de la croissance bactérienne (antibiotiques)


pourraient avoir deux' sources : les aliments distribués et .les médicamènts
(antibiotiques) utilisés; ce qui explique notre enquête dans les fabriques d'aliments
.volailles et les élevages avicoles.

, .

Nos enquêtes ont été effectuées dans la région de Dakar de Novembre 2000 à Juin
2001; :elles ont porté sur 61 élevages et 4 fabriques d' aliments volailles. Les élevages
enquêtés sontpour la majorité de petite taille ( moiris de 700 têtes par bande).

. .

Au laboratoire, la détection de la présence de résidus d'inhibiteurs de la croissance


bactérierule (antibiotiques) a été réalisée par Une méthôde microbiologique, sur la
chail:' des cuisses prélevées dans 41· des éievages enquêtés. ,,".' , ' , . , .

Les r~sultatsauxquels nous sommes parvenus montrent une utilisatIon'effective des .


médicaments' (antibiotiq~es)' dans lesfabriql1es d'aliments'comme dans les ,élevages
avicoles.·' "., , " . , ,. .
- 103 -

Dans les fabriques d'aliments, les antibiotiques sont utilisés .sous· forme
d'anticoccidiens (Exemple:
. le Monensin, la Salinomycin.e, etc.) et d'anti-infectieux.
(Exemple: la Colistine, le Coxistac). Ce sont des facteurs de croissance qui sont
· utilisés à des doses très faibles; ils sont sans conséquence sur la santé et n'entraînent
pas de résidus décelables dans les viandes lorsqu'ils sont utilisés correctement.

· Dans les élevages, les médicaments sont administrés sous forme d'anti-stress,
d'anticoccidiens, d'anti-infectieux avec des pourcentages d'utilisation respective de
96,72%,81,96% et 72,13% par les éleveurs. Les pratiques hygiéniques occupent une
place importante dans la bonne conduite de l'élevage et d'une utilisation contrôlée
des médicaments (antibiotiques). C'est ainsi que certaines pratiques d'hygiène ont été
retenues pour classer les élevages en 4 ,classes C4 àCl par. ordre de niveau d'hygiène
décroissant. Nous avons constaté que les élevages modèles C4 sont moins nombrèux
(19.5%) mais utilisènt autant de médicaments (antibiotiques) que les élevages des
classes C3 -C2 - Cl où le niveau d'hygiène est moins bon, même si les objectifs visés
sont différents : utilisation préventive pour C4 et utilisation curative pour les autres.
Il y a ainsi une utilisation abusive des antibiotiques.

Le non respect des normes d'élevage (Plan de prophylaxie - Encadrement par les
vétérinaires - Formation du personnel, etc.) et de l'utilisation des médicaments "
(dose - durée d'utilisation' - délai d'attente) constitue un handicap pour la production
de viande de qualité.

Il ressort de nos résultats que très peu d'élevages (22,95%) ont un vétérinaire pour le
suivi; 68,85% des .éleveurs respectent le plan de prophylaxie; 70,73% des, éleveurs
respectent le délai d'attente; seulement 29,51 % des éleveurs respectent la dose et la
durée d'utilisation et 19,67% des ''éleveurs ont subi une formation en techniquès
avicoles.

Ainsi, le non respect des normes de l'élevage et de l'utilisation des médicaments


s'observe aussi bien dans les élevages encadrés que les élevages non encadres,.mais .
il est plUs accentué chez ces derniers. Toutefois, le non . respect du pian de
prophylaxie concerne uniquement les élevages non encadrés par un vétérinaire.

La recherche de la présence d'inhibiteurs (antibiotiques) au laboratoIre à partir de la·


chair descùisses 'atévélé la présence d'inhibiteurs dans les'prélèvem~nts ~e quatre
élevages sur 41, soit unpourceritagede 9,76%, et aticundes ces' élevages n'était .
encadre .par unvétérillaire. Ce 'pourçentage ·de prélèvements.positifs· .détectés .est'
·üiible, contrairement à nos attentes fo~~ées sur les résultats dé l'eilCiuête sur le terrain
.qui nous indiquent tinpourcentage de.29,27% de non respectdü délai d'attente. .
- 104 -

Les résultats de cette étude nous ont amené à faire des recommandations. Ces
. dernières· vont en direction des aviculteurs, des vétérinaires, de l'Etat et/ou des
pouvoirs publics.

Nous recommandons: la formation des aviculteurs aux différents aspects de


l'aviculture, particulièrement ceux qui touchent à l'hygiène et à l'utilisation des
médicaments, et l'appui par un encadrement vétérinaire effectif et de qualité.

L'Etat interviendra pour la mise en place d'autres structures de fonnation et


d'encadrement des avicl,llteurs; le développement des structures de contrôle des
denrées alimentaires d'origine animale. Il aura aussi pour devoir l'adoption et le
contrôle de l'application des textes régissant la profession vétérinaire.

Le faible pourcentage de prélèvements positifs détectés au laboratoire par rapport aux


résultats de l'enquête sur le terrain nous permet d'envisager une étude d'une
envergure plus importante et mieux structurée.

* *
*


- 105 -

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. ';{~:.?s~{~:~\~~;.
37 -,MILHAUD G.~';'~~&.~ ,'
Evaluation
.~
de la to'xiel:té des médicaments vétérinaires.
;':;.}:?j '~~:. .
Rec. Méd. Vét. , 150 '~.9j':"o'l77-781
- '109-

38": MIS?OHOU A.; HABYARIMANA F.; FOUCHER H.; HABAMENSHI P. ;


DAYON J.F. et ARBELOT B., 1995
Elevage moderne de poulets de chair dans la région de Dakar: structure et
productivité.
Rev. Méd. Vét., 146 (7) : 491-496

39 - NANA G., 2000


Les Points à risque de la contamination m icrobiologique de la viande de poulets
de chair dansla région de Dakar.
Th: Méd. Vét. : Dakar; 8

40 - PUYT J.D., 1992


Antibiotiques - Antibiomimétiques.
Notions de base: document de cours. - Nantes: Ecole Nationale Vétérinaire.-
page mult.

41 - RALALANJANAHARY M., 1996


Contribution à l'étude de l'approvisionnement en intrants de la filière avicole
moderne au Sénégal: cas de la région de Dakar.
Th: Méd. Vét. : Dakar; 38

42 - RERAT A., 1994


Production Alimentaire Mondiale et Environnement
Notre avenir enjeu.
Paris : Ed~ Lavoisier. Tec. Doc. - 101 P

43 - RICHARDY. et CADORE JL., 1992


Les Différents types de choc: modèles expérimentaùx et pathogénie.
Point Vét,. 24 (144) :105.:.112 . .

44 - ROZIER J., JOUVE JL. et CARLIER V., 1982


Des résidus dans l'alimentation de l'homme
RTV A, (175): 5-21
45 .. SECKP.,1997
Contribution au développement de l'aviculture moderne dans la région de Dakar
: situation de l'e~cadrement, du suivi et de la formation techniquedes aviculteurs.
. Th: Méd. Vét. : Dakar; la

46 ~ SENE M.; 1996 .


Elaboration d;imnouveau cadre d'approvisionnement et 'de distribution des
, .

. produits vétérinaires au Sénégal. .


Th :M~d. Vét. : Dakar; 11
- 110 -

47 - SENEGAL -REPU.BLIQUE Direction de l'élevage., 1999


Statistiques sur la filière avicole moderne.
Dakar: DIREL . - la p.

48 - SENEGAL -:MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ELEVAGE, 2000


Direction sur la filière avicole moderne.
Dakar: DIREL. - la p

49 - SMITH A. J., 1~92


.~
L'Elevage de la volaille.
Paris: ACTT ; Ed. Maisonneuve et Larose ; Wageningen: CTA.- : 2 vol. - 347 p. _
~~
50 - SY K.R., 1996
Souches bactériennes et résistance aux antibiotiques.
Données actuelles au C.H.U. A. Le Dantec de Dakar
Th: pharm.: Dakar; 55

51- TALAKI E.,2000 ...


Aviculture trà:ditioiulelle dans la région de Kolda (Sénégal) : structure et
prod uctivité .
Th: Méd. Vét. : Dakar; 10

52 - TCHAMDJA C.E., 2001


Evaluation de la protection vaccinale contre la maladie de Gumboro et la maladie
de Newcastle chez les poulets de chair et les poules pondeuses des élevages semi-
industriels de la région de Dakar: Détermination expérimentale du meilleur
protocole de de vaccination.
Th: Méd. Vét. : Dakar; 19

53 - TOURE A.~ 1989


Contribution àl' étude de l'approvisionnement, de la distribution et de
l'utilisation des médicaments vétérinaires au Sénégal.
Th: Méd. Vét. : Dakar; 17

54 - VILLATE D~, 1997


Maladie des volailles.
Paris: Edition France Agricole. - 399 p.
Annexe 1

ENQUETE RESIDUS ANTIBIOTIQUES


ELEVAGES DE POULETS DE CHAIR

Nom éteveur : Date:

Zone de Production: Effectif de la bande:

Age à l'abattage : Lieu de l'abattage:

Antibiotiques distribués au cours de la bande:

Nom déposé . Dose Durée Voie Age des Raison


ammaux

j -

Traitement: Entrepris délibérément Ordonnance· vétérinaire

Existence d'un plan de prophylaxie :Oui Non


Respect du plan de' prophylaxie : Oui Non

Formation du personnel à la.production volailles: Oui Non

Existence d'un vétérinaire chargé du suivi: Oui Non


Nombre·d~pàssagesdu vétérinaire durant la bande:
.Annexe 2

FICHE D'ENQUETE / Contrôle Elevage


CONDUITE D'ELEVAGE
Nom Eleveur: . Zone: . Date: / /
Production: Chair Poulette Effectif de la bande:

Animaux:
• Poussins Contrôlés au laboratoire: OUI non
• Pratique de la bande unique: . OUI non
• Pratique de la bande multiple: oui non de l'élevage mixte: OUI non
• Programme de prophylaxie médicale: OUI non
(appliqué sous la responsabilité d'.un vétérinaire)
• Devenir des animaux malades : Elevage Abattage Autre: .......................
• Devenir des cadavres: Elevage Evacuation Incinération Consommation Autre .......
Lutte contre les vecteurs contaminants :
• Présence de rongeurs : OUI non
• Présence d'animaux domestiques: oui non lesquels:
• Changement de tenue du personnel : OUI non de chaussures : OUI non
• Visite fréquente d'autres éleveurs : OUI non

Litière:
• Présence de litière épaisse: OUI non
• Litière humide par endroits: OUI non
• Fréquence d'ajout ou de renouvellement:

Eau de boisson:
• Eau utilisée: SDE Eau de puits Autre:
• Vérification de la potabilité : OUI non
• Traitement de l'eau: oui non produit utilisé: dose: fréquence:
• Abreuvoirs utilisés: type: Surélevés: OUI non
matière: métallique plastique
souillés propres Fréquence du nettoyage: Quantité:

Aliment:
• Aliment utilisé: . Industriel Artisanal
• Matériel utilisé: mangeOIres trémies Autre:
souillés propres Fréquence du nettoyage: Quantité:
Durée d'utilisation des cartons au démarrage:

Fumier:
• Devenir du fumier : Elevage Evacuation Fosse Autre: .
(hors poulailler)
• Contrat avec le maraîchagè : oui non

Personnel ~ . Affèctationuniqueà un poulailler: OUI non


': Etat des' vêtements et des chaussures : . Sale Propre
Nettoyage DésinfeCtion:

• Nèttoyage du bâtiment et des abords : Oui Non


- Surfaées nettoyées: Sol Plafond Murs
- Méthode de nettoyage: Brossage Autre: Eau utilisée:
Détergent: Oui Non Lequel:
- Abords: Propres Sales

• Nettoyage du matériel: Oui Non Méthode: Brossage Rinçage Autre: ;

• Première désinfection:

Désinfection Bâtiment: Oui Non Produits utilisés :.................... Application:


Méthode: ..
Dates: Quantité: Durée: .

Désinfection Sol Oui Non Produits utilisés :.................... Application:


Méthode: .
Dates: Quantité: Durée: .

Désinfection Matériel : Oui Non Produits utilisés :.................... Application:


Méthode: .
Dates: Quantité: Durée: .

• Vide Sanitaire: Oui Non Durée :.................. Dates:

• Deuxième désinfection: Oui Non Produits utilisés: Surfaces: ;


Dates: Quantité: Durée: .
. Annexe 3
Tableau N° 1 ASSOCIATION IVIEDICAMEI~TEUSE DAI~S LES ELEVAGES.ENOUETES

Numéro Antibiotiques Principes actifs Effet de Synergie Antago- Effet


Elevage utilisés l'antibiotique nisme additif

COLITERRAVET lA Oxytétracycline Bactériostatique 1Aet 1B 1Aet 1B


1 lB Colistine Bactéricide (reposl
VETACOX lC Sulfamidine Bactériostatique ·1 Cet 10 1Aet 1 C
10· Oiavéridine Bactériostatique 1Aet 1 0

2-6. t9. 23·26 COLITERRAVET 2A Oxytétracycline Bactériostatique 2A et 2B 2A et 2B


37. 39·4t 2B Colistine Bactéricide (repos)

I~EOTERRAMYCII~E 3A I~éomycine Bactéricide (repos) 3A et 3C 3E et 3B 3A et 3B


3B Oxytétracycline Bactériostatique 3E et 3C
ERYCOLCI~IE 3C Erythromycine Bactériostatique 3C et 3D 3C et 3D
3 3D Colistine Bactéricide
COLITERRAVET 3B Oxytétracycline Bactériostatique 3B et 3E 3B et 3E
3D Colistine Bactéricide (reposl
3E et 3A 3E et3A
IMEGUYL 3E Fluméquine Bactéricide (eroiss)
3E et 3D 3E et 3D
COLITERRAVET 4A Oxytétracycline Bactériostatique 4A et 4B 4A et 4B
4B Colistine Bactéricide (repos) 4A et 4C
4 VETACOX 4C Sulfamidine Bactériostatique 4A et 40
40 Oiavéridine Bactériostatique 4C et 4 0 4A et 4E
BIAPRIM 4E Sulfadiméthoxine Bactériost atique 4A et 4F
4F Triméthoprime Bactériostatique 4E et 4F .
• COLITERRAVET 5Â Oxytétracycline Bactériostatique 5A et 5B 5A et 5B
5 5B Colistine Bactéricide (repos) 5A et 5C .5B et5C
FURALTADONE' 5C Furaltadone Bactériostatique 5B et5C 5A et 5C
7 ANTICOX 7A Sulfamidine Bactériostatique 7Aet7B
7B Oiavéridine Bactériostatique
VIGAL·2X·· 8A. Erythromycine Bactériostatique 8B et 8A 8A et 8C
IMEGUYL 8B Fluméquine Bactéricide 8B et 8C
8 VETACOX ou 8C Sulfamidine Bactériostatique 8B et 80 8A et 80
ANTICOX 80 Oiavéridine Bactériostatique . 8C et 80 8B et 8E
FURALTADONE 8E . Furaltadone .. .' Bactériostatique
, .
CClUTERRAVET 9A; Oxytétracycline Bactériostatique .. 9A ~t 9B . 9A et 9B
9 9B Colistiile· Bactéricide (repos) 9A et 9C
TRISULMYCINE 9C Sulfadiazine Bactériostatique 9A et 90
90 Triméthoprime Bactériostatique
: COLITERRAVET tOA Oxytétracycline Bactériostatique '. tOA et lOB lOAetl0B
10 10.B Colistine Bactéricide lrepos)
. TERRAMYCI~IE ,,' tOC Oxytétracycline Bactériostatique .'

Annexe 3 ·Page 1
ASSOCIATION MEDICAMEIHEUSE DANS LES ELEVAGES ENOUETES·(SUITE)
IUuméro Antibiotiques . Principes actifs - Effet de Synergie Antago- Effet
Elevage utilisés l'antibiotique n1sme additif
COLITERRAVET 11 A Oxytétracycline Bactériostatique 11 Aet 11 B 11 Aet 11 B
11 B Colistine Bactéricide (repos)
11 . 20 FURALTADOI~E 11 C Furaltadone Bactériostatique 11 Bet 11 C 11 Aet 110
ANTICOX 110 Sulfamidine Bactériostatique 11 Aet 11 E
11 E Oiavéridine Bactériostatique, 110 et l1E 110 et 11 E
12 FLUMEOUYL 12 Fluméquine Bactéricide
CDUTERRAVET 13A Oxytétracycline Bact ériost at ique 13A et 13B 13A et 13B
13B Colistine Bactéricide (repos) 13B et 13E 13A et 13C
13 et 22 BIAPRIM 13C Sulfadiméthoxine Bact ériostatique 13C et 130 13B et 13E
130 Triméthoprime Bactériostatique
FURALTADONE 13E Furaltadone Bactériostatique
TERRAMYCI~IE 14A Oxytétracycline Bactériostatique
. COLITERRAVET 14A Oxytétracycline Bactériostatique 14A et 14B 14A et 14B
14 14B Colistine Bactéricide (reposl 14Aet14C
BIAPRIM 14C SuIfa diméthoxine Bactériostatique 14Cet 140 14A et 140
140 Triméthoprime Bactériostatique
COLITERRAVET 15A Oxytéfracycline Bactériostatique 15A et 15B 15A et 15B
15B Colistine Bactéricide (repos) 15Aet15C
BIAPRIM 15C Sulfadiméthoxine Bact ériostatique 15C et .150 15A et 150
15 150 Triméthoprime Bact ériostatique 15C et 150
VETACOX 15E Sulfamidine Bactériostatique 15E et 15F 15A et 15E
15 F Oiavéridine, Bactériostatique 15A et 15F
AMINO-STRESS 16A Oxytétracycline . Bactériostatique 16A et 16B 16Eet 16A,
16B Colistine Bactéricide (repos) 16E et 16C 16A et 16B
FURALTADOI~E . ,
16C Furaltadone Bactériostatique 16E et 160
16 et 24 CCILISULTRIX 160 Triméthoprime Bactériostatique. 160 et 16B 16E et 16F
16B Colistine Bactéricide (repos) 160 et l6F 16E et 16G
FLUOUICK 16E Fluméquine Bactéricide 160 et 16G
VETACOX 16 F Sulfamidine Bactériostatique
16G Oiavéridine Bactériostatique
ANTICOX 17A Sulfamidine Bactériostatique 17A!!t17B 17C et HE
17B Oiavéridine Bactériostatique 17C et 17F
BIAPRIM 17C,- Sulfadiméthoxine Bactériostatique 17Cet170 -
17F et 17G
17 170 Triméthoprime Bactériostat,ique 17E et 17H
HIPRASERYL 17E Erythromycine Bactéricide (repos) 17F et 17G
17F Oxytétracycline Bactériostatique 17E et 17H.
17G Streptomycine Bactéricide [repos). 17Eet17F
.. 17H Colistine Bactéricide Irepos)
, SUPER-LAYER 18A Oxytétraéyeline . Bactériostatique 18A et 18B
18 BIAPRIM laB Sulfadirriéthoxiné Bactériostatique 18A et18C
18C: Triméthoprime Bactériostatique

Annexe 3 -Page 2
ASSOCIATION MEDICAMENTEUSE DANS LES ELEVAGES ENQUETES (SUITE)~
Numéro Antibiotiques' Principes actifs Effet de Synergie Antago- . Effet
Elevage utiiisés l'antibiotique nisme . additif
COLITERRAVET 21A Oxytétracycline Bactériostatique 21 A et 21 B 21A et 21B
21 . 21B Colistine Bactéricide (repos) 21 A et 21 C
BIAPRIM 21C Sulfadiméthoxine Bactériostatique 21 Cet 210 21 A et 210
210 Triméthoprime Bactériostatique
COLITERRAVET 25A Oxytétracycline Bactériostatique 25A et 25B 25A et 25B
25 et 27 25B Colistine Bactéricide (repos) 25A et 25C
ANTICOX 25C Sulfamidine Bactériostatique 25C et 250 25A et 25C
250 Oiavéridine Bactériostatique
COLITERRAVET 28A Oxytétracycline Bactériostatique 28A et 28B 28A et 28B
28B Colistine Bactéricide (repos)
28 ERYCOLCINE 28C Erythromycine Bactériostatique 28C et 28B 28C et 28B
28B Colistine Bactéricide (repos]
VETACOX 28E Sulfamidine Bactériostatique
28 F Oiavéridine Bactériostatique
COLITERRAVET 29A Oxytétracycline Bactériostatique 29A et 29B 29A et 29B
29 29B Colistine Bactéricide (repos)
EMERICID 29C Sulfamidine Bactériostatique 29C et 290
290 Oiavéridine Bactériostatique
VIGAL·2X 30A Eryth romycin e Bactériostatique 30Aet 30B
30 COLITERRAVET 30B Oxytétracycline Bactériostatique 30B et 30C 30B et 30C
30C Colistine Bactéricide (reposl 30C et 3C10 300 et 30C
FURALTADONE . . 300 Furaltadone Bactériostatique
SUPER-LAYER 33A Oxytétracycline Bactériostatique 33A et 33C
MITICOX 33C Sulfamidine Bactériostatique 33C et 330 33A et 330
33 330 Oiavéridine Bactériostatique 33A et 33E
TRISULMYCINE 33E Sulfadiazine Bactériostatique 33E et 33F 33A et 33F
. , 33 F Triméthoprime Bactériostatique
. 34 ·,38 e1.49 SUPER-LAVER Oxytétracycline Bactériostatique
COLITERRAVET' . 35A Oxytétracycline Bactériostatique 35A et 35C . .35A et 35C
35B Colistine Bactéricide (repos)
35·44 et 45 . ANTICOX 35C Sulfamidine Bactériostatique 35C et 350
350 Oiavéridine Bactériostatique 35B et 35E
. FURALTADON.E 35E Furaltadone Bactériostatique
CClLlTERRAVET 36A, Oxytétracycline Bactériostatique . 36Aet 36B 36A et 36B
36B Colistine Bactéricide (repos) 36A et 36C
'.
TRISULMYCI~IE 36C' Sulfadiazine Bactériostatique 36C et 360 36A et 360
..
36 360 Triméthôprime Bactériostatique 36A et 36F
FURALTAOONE 36E Furaltadone Bactériostatique 36B et36E ·36A et 360.
..
BIAPRIM..... ·36 F Sulfadiméthoxine Bactériostatique 36F et 360
36.0 Triméthoprime Bactériostatique

Annexe 3 ·Page 3
.ASSOCIATION
- MEDICAMENTEUSE DANS LES ELEVAGES ENQUETES (SUITE)
Numéro Antibiotiques Principes actifs Effet de . Synergie Antago· Effet
Elevage utilisés J'antibiotique nisme additif
VETACOX 40A Sulfadiazine Bact ériostatique 40A et 40B
40 40B Oiavéridine Bact ériostatique
BIAPRIM 40C SuIfa diméthoxine Bact ériostatique 40C et 400
400 Triméthoprime Bactériostatique
, IMEQUYL 43A Fluméquine Bactéricide 43A et 43B
VETACOX 43B Sulfadiazine Bact ériostatique 43B et 43C 43A et 43C 43B et 430
43 43C Oiavéridine Bactériostatique 43A et 430 43B et 43C
COLITERRAVET 430 Oxytétracycline Bactériostatique 43A et 43E
43E Colistine Bactéricide (repos) 430 et 43E 430 et 43E
FURALTADO~IE 46A Furaltadone Bactériostatique . 46A et 460
TRISULMYCINE 46B Sulfadiazine Bactériostat ique
46 46C Triméthoprime Bactériostat ique 46B et 46C
NEOTERRAMYCINE 460 Néomycine Bactéricide (repos)
46E Oxytétracycline Bactériostatique 460 et 46E
VIGAL·2X 47A Erythromycine Bactériostatique 470 et 47A
47 EMERICIO 47B Sulfamidine Bactériostatique 47B et 47C 470 et 47B
47C Oiavéridine Bactériostatique 470 et 47C
IMEOUYL 470 Fluméquine Bactéricide
VIGAL·2X 50A Erythromycine Bactériostatique 50A et 500
~
50 FURALTADONE 50C Furaltadone Bactériostatique 50A et 50C 50A et 5DE
. TRISULMYCI~IE 500 Sulfadiazine Bactériostatique
50E Triméthoprime Bactériostatique
COLITERRAVET· 51A Oxytétracycline Bactériostatique 51Aet51B 51 Aet51 C
51 51B Colistine Bactéricide (repos). 51A et 510
VETACOX ou 51C Sulfamidine Bactériostatique 51C et 510
DIAVICIO 510 Oiavéridine Bactériostatique
CClLlTERRAVET 52A Oxytétracycline Bactériostatique 52A et 52B 52A et·52C
52 et 56 52B Colistine Bactéricide (repos)
BIAPRIM 52C Sulfadiméthoxine Bactériostatique 52C et 520 52A et 520
520 Triméthoprime Bactériostatique
TRISULMYCI~IE . 53A Sulfadiazine Bactériostatique 53A et 53B 53A et 53C
53B_ Triméthoprime Bactériostatique 53B et 53C
COLITERRAVET 53C Oxytétracycline Bactériostatique 53C et 530 53C et 530
530 Colistine Bactéricide (reposl . 53C et 53F
53 . VETACOX 53E Sulfamidine Bactériostatique 53E et 53F 53G et 53A
53 F Oiavéridine Bactériostatique 53C et 53H
HIPRA,SERYl 53G Erythromycine Bactériostatique 53G et 53E
53C Oxytétracycline . Bacté~iostatique 53G et 53B
-.
53H Streptomycine. Bactéricide (repos) .53C et 53H' 53G-et 53F
530 Colistine Bactéricide (repos)

Annexe 3 -Page 4
. ASSOCIATION MHlICAME~ITEUSE DANS LES ELEVAGES ENOUETES (SUITE)
Numéro Antibiotiques. . , Principes actifs· Effet de Synergie. . ~ntago· Effet
Elevage utilisés l'antibiotique nisme additif.
COLITERRAVET 54A Oxytétracycline Bactériostatique 54A et 54B 54A et 54B
54 54B Colistine Bactéricide (repos) 54B et 54C 54B et 54C
FURALTADONE 54C Furaltadone Bactériostatique
COLITERRAVET 55A Oxytétracycline Bactériostatique 55A et 55B 55A et 55B
. 55 et 60 55B Colistine Bactéricide (repos) 55A et 55C
EMERICIO 55C Sultamidine Bactériostatique 55B et 55E 55A et 550
550 Oiavéridine Bactériostatique 55B et 55E
FURALTADO~IE. . 55E Furaltadone Bactériostatique
COLITERRAVET . 57A Oxytétracycline Bactériostatique 57A et 57B 57A et 57B
57 57B Colistine Bactéricide (repos) 57A et 57C
EMERICID 57C Sultamidine Bactériostatique 57C et 570 57A et 570
570 Oiavéridine Bactériostatique
EMERICIO 58A Sulfamidine Bactériostatique 58A et 58B· 58A et 58C
..•
58B Oiavéridine Bactériostatique 58B et 58C
58 HIPRA·SERYL 58C Erythromycine Bactériostatique 580 et. 58C 580 et 58E
580 Oxytétracycline Bactériostatique 580 et 58F 580 et58F
58E Streptomycine Bactéricide (reposl
58 F Colistine Bactéricide (repos)
COLITERRAVET 59A Oxytétracycline Bactériostatique 59A et 59B 59A et 59H
59B Colistine Bact éricidelreposl 59A et 59E
FURAI.TADDNE 59C Furaltadone Bactériostatique 59B et 59F 590 et 59F
BIAPRIM 590 Sultadiméthoxine Bactériostatique 59A et 590
59 59E Triméthoprime Bactériostatique 590 et 59E 59A et 59F
CLORTADOI~A·TS 59 F Erythromycine Bactériostatique 59H et 59E
59G Néomycine Bactéricide (repos) 59F et 59G
59H Sulfamidine Bactériostatique 59B et 59C
59E Triméthoprime Bactériostatique 59C et 59G
IMEOUYL 61A Fluméquine Bactéricide 61A et 61B
61 ANTICOX 61B Sulfamidine Bactériostatique 61A et 61C
61C Oiavéridine Bactériostatique 61 B et 61 C

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} Annexe 3 ·Page 5
.•ltl;~:;:'it!:~:i0~
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Ann~x~4
. Tableau N°2 ETUDE DES DIFFERENTS ANTIBIOTIOUES DISTRIBUES EN ElEVAGE AVICOLE
ET COMPARAISON ENTRE lA PRESCRIPTION DEMANDEE ET SON APPLICATION

Numéro Antibiotiques Nombre Dose Dose Durée ijours) Durée Délai· Délai Age à Age Age au
." Elevage '.utilisés d'utili~atO recommandée utilisée utilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er prélèvement
.recommandée observée recommandé observé abattage.
Prêv.* : Trait * Prév, Trait Prév, ~ Trait ijoursl ijours) ijours) ijours) ijoursl . ijours)
;.;'
1 COLITERRAVET 2 1g/l 1g/l 3 8 2 '1 et 9 37 pas de
. VETACOX 2 " 0,20g/l " 0,25g/l . 0;20g/l 3 5 6 12 13 et 25 prélèvement - .
2 COLITERRAVET 2 1g/l 1g/l 3 6 2 40 2 et 9 40 51
NEOTERRAMYCINE 1 1g/l 0.50g/l 3à4 4 7 36 '. 2 .-
. 3 ERYCOLCINE 1 0.50g/l 1g/l 0.50g/l 3 5 3 7 30 10 42 42
COLITERRAVET 1 1g/I 1g/l 3 3 2 18 22
IMEQUYL 1 0.50g/l 19/1 2g/1 3 5 3 2 4 36
COLlTERRAVET 2 19l1 19l1 3 10 2 29 1et 10
4 VETACOX 1 0.20g/l 0.25g/l 0.20g/l 3 5 3 12 27 15 35 44
BIAPRIM 1 0.50g/l 19/1 0.50g/l 3 5 3 12 12 30
5 COLITERRAVET 3 1g/I 1g/l 3 9 2 32 :1 1022 40 56
FURALTADONE 40% 1 0.50gll 19l1 3 5 3 25 30 24
6 COLlT~RRAVET 3 19l1 1g/l 3 9 2 35 3 -8 - 16 313 53
7 ANTICOX 1 0.25g/l 0.33g/l 0.33g/l 3 5 3 12 20 23 45 45
. VIGAL· 2X' . 1 0.50g/l 19/1 19/1 3 8 3 28 1
" / , ..
~ , -
,'"

8 .,.'~
, '~';-'~ ,.
IMEQUYL . l' 0.50g/l 19/1 1g/l 3 5 3 2 23
. ,. . 11
VETACOX l 0.20g/l 0.25g/l 0.25g/l 3 5 2 12 20 15 36 36 .'

. FURALTADONE 100% 2 0.25g/l . 3 5 8 25 0 16 et 34 ('


ANTICOX. ,
-"
l 0.25g/l 0.33g/l 0.33g/l 3 5 3 12 0 34
9 '. COLITERRAVET - 3 1g/I 0,20g/l ·1 g/l 3 12 2 19 1 et 15 43 43
TRISULMYCINE l 0,125g/1 0,33g/l 0, 1~5gl1 3 4 6 9 22 31
10 - COLITERRAVET 1 19/1 1g/l 3 3 2 35 7 40 44
TERRAMYCINE 1 1g/l 0,50g/l 2à4 3 7 27 15

Annexe 4 ·Page 1
Numéro ,""'. : Antibiotiques ,Nombre 1 Dose Oose Durée (jours) ')' Duree 1 Délai Délai Age il Age Age au
Elevage " utilisés' d'utilisatO recom~andée utilisée ùtilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er , prélèvement
recommandée observée recommandé observe abattage
Prév. ~ Trait 1 Prév. Trait Prév. ,~ Trait (jours) (jours) !joursl (jours) (jours) !jours)
COllTERRAVET 3 1g/l ,! .1 0.50g/l 3 3 2 36 2
11 , .FURAlTAO ONE 40% 1 0.50g/l' 0,50g/l 3 5 4 25 7 30 31' 40
ANTICOX, 1 0.25g/1 1 0,33g/l" 0,25g/l 3 5 4 12 2 35
, 12mg/Kg
12 FLliMÊOUYL
ou 1 y/l
9 mg/kg 3 ~ 5 3 2 4 1 ; 12 ; 30 34 34

COLITERRAVET 3 1g/l 1g/l 3 9 2 20 1 ; 10; 20


13 BIAPRIM 1 0.50g/l 19/1 1g/l 3 5 3 12 10 30 40 42
FURALTADONE 40% 1 0.50g/l 19/1 3 5 3 25 5 35
TERRAMYCINE 1g/l 0,50y/l 2à4 3 7 52 1
14 COLITERRAVET 1g/I 1g/l 3 3 2 43 10 38 55
BIAPRIM' 0.50g/l 19/1 1g/l 3 5 3 12 23 30
" COLITERRAVET 3 , 1y/l 19/1 3 10 2 19 1; 4 ; 10 ; 19
15 ,,BIAPRIM 1 0.50g/l 19/1 1g/I 3 5 3 12 23 15 40 40
VETACbx 1 0.2og/l 0.25y/l 0.20g/l 3 5 4 12 7 30
AMINO-STRESS 3 19/1 0,50g/l 3 9 ? 15 1 ; 10 ; 19
FURALTAOONE 1 0,50g/l o.4og/l 3 5 5 25 6 25
COLISU l TRIX 1 1g/l 1g/I 3 5 3 7 19 15 35 36
16 FLUQUICK 29/1 1 0,25g/l 1g/I 3 5 3 2 19 15
VETACOX 1 0.2oy/l 0.2og/1 3 5 3 12 2 30
HIPRASERYL 3 0,50g/1 19/1 0,50g/1 3 5 9 2 16 1 ; 10 ; 20
17 .BIAPRIM 1 0,50gl1 1y/I 2,5g/1 3 5 3 12 21 15 , 37 38
, .ANTICOX 1 0.25g/l 0.33gl1 0.25gll 3 5 3 12 7 29
lB SUPER·LAYER 19/1 3 3 7 1 40 pas de
'BIAPRIM 0,50g/l 1g/I 1g/I 3 5 3 12 30 prélèvement
pas de
19,' ICOLITERRAVET 1g/l 1y/I 3 4 2 2 50
prélèvement
COLITERRAVET 4 19/1 0,50g/l 3 9 2 1; 5 ; 18 ; 30 pas de
2olANTICOX 1 0.25g/1 0.33y/l 0,33y/l 3 5 3 12 15 45 prélèvement~."

1
'FURALTAOONE 40%
1
1 1
0.50g/1
1
0, 50 0/1

3 5 3
1
25 40
1 -------1
, .' ~".

AI1110XO Il ,PH!II! 2
Numéro Antibiotiques 'Nombre Dose ' Dose , Durée Gours) Durèe Délai Délai Age à Age ," Age au
Elevage utilisés d'utilisat 0 recommandée utilisée utilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er prélèvement
recommandée observée recommandé observé abattage
Prév. Trait Prév. Trait Prév. ! Trait Gours) Gours) Gours) Gours) Gours) , Gours)
, 21 COLITERRAVET' 3 1g/I 1g/I 3 9 2 ' 1 ; 14 ; 30 39 pasde
, " BIAPRIM 1 0,50g/1 19/1 1g/I 3 5 3 12 28 prélèvement
, COLITERRAVET 3 1g/I 0,20g/l 3 12 2 1 ; 10; 32 pas de
22 . '. 'FURALTADONE 40% 1 0,50g/1 0,50g/1 3 5 3 25 20 45 prélèvement
. '

BIAPRIM,' 1 O,50g/1 1g/I 0,50g/l 3 5 3 12 30


pas de
23 " COLITERRAVET 2 ' 1g/I 0,50g/1 3 10 2 1; 8 40
prélèvement
COLITERRAVET 1 1g/I 1g/l 3 4 2 1
.,",24 " FUR~(TADONE250 1 ?, 2 g/1 3 5 3 25 6 47 pas de
VETACOX 1 O,20g/1 0,25g/1 0,25g/l 3 5 4 12 15 prélèvement
"
"
:' "
' IMEOUYL 1 O,50g/l 1g/I 2 g/1 3 5 3 2 19
25 ' COLITERRAVET 3 1g/I 19/1 3 9 2 1 ; 8 ; 15 39 pas de
ANTICOX 1 O,25g/1 0,33g/1 1g/I 3 5 3 12 22 prélèvement
pas de
26 COLITERRAVET 4 1g/I 1g/I 3 12 2 3; 10; 21; 30 60
prélèvement
"27 COLITERRAVET 2 19/1 19/1 3 7 2 1; 9 45 , pas de
. VETACOX 1 O,20g/l 0,25g/l 0,20g/l 3 5 3 12 15 . prélèvement
COLITERRAVET 1 19/1 1g/I 3 3 2 1 pas de
28 ERYCOLCINE 1 O,50g/l 1g/I 0,50g/l 3 5 5 . 7 24 37 prélèvement

.' VnA'cOX 2 , " , ,.0,20g/l 0,25g/1 0,20g/1 3 5 10 12 18 ; 44


29 ' COLITERRAVET 3 19/1 19/1 3 9 2 2 ; 16 ; 22 40 pas de
EMERICIO" 1 19/1 1g/I 3 5 3 12 17 prélèvement
, VIGAL· 2X 2 O,50g/l 1g/I ' O,50g/1 3 9 3 2 ; 6; 11 pas de
3D ,•. COLITERRAVET 1 1g/I 0,25g/1 3 3 2 7 37 prélèvement
FÜRAL TADONE40% 1 0,50g/1 0,33g/l 3 5 3 25 21
VIGAL·2X 1 0,50g/1 1g/I O,50g/l 3 7 3 2 pas de
'31 ·iMEOUYL,.· ' '
1 ·0,50g/1 1g/I O,50g/1 3 5 ~ 2 10 35 prélèvement
VETACO'X, 1 0,20g/1 O,25g/1 O,20g/1 3 5 3 12 18
~.
FURALTADONE
. ,"
'.:.
100% 1 .0,20g/1 , 0,20g/1 3 5 2 25 21

Annexe 4 ,Page 3
....-----'-T-------r----,.----.--- --.-----,....--.,..-.---~---..,._---_,r__---"""""T""r__---......,..---__r----.,
Nu~éro .·Antibiotiques. Nombre Dose Dose Durée ijours) Durée Délai Délai Age à Age' Age au
Elev~ge . utilisés d'utilisat" recommandée utilisée utilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er prélèvement
recommandée ohservée recommandé observé abattage
, Prév. Trait Prév. Trait Prév.: Trait (jours) ijours) ijoursl ijoursl Goursl Gours)

. VIGAL·2X 1 0.50g/l 19/1 0,50g/l 3 7 3 2 pas de


32 . IMEOUn. 1 0,50g/l 19/1 0,50g/l 3 5 3 2 10 35 prélèvement
VETACOX' 1 0.20g/l 0,25g/l 0,25g/l 3 5 3 12 18
. FURALTADONE 100% 2 0,20g/l' 0.20gll 3 5 7 25 21 ; 31
SUPER·LAYER 1 1g/l 1g/l 3 7 2 pas de
33 ANTICOX1 0,2Dg/l 0,25g/l 0,33g/l 3 5 12 26 45 prélèvement
TRISULMYCINE 1 0.125g/1 0,125g/1 3 5 10 30

34 . SUPER·LAYER 1 19/1 0.71g/l 3 7 2 '55 ,p~s de


prelevement
COLITERRAVET 1 19/1 19/1 3 2 1 pas de
. 35 ANTICOX 2 0,20g/l 0,25g/l 0,33g/l 3 5 12 15 ; 25 38 prélèvement
FURALTADONE 40% 1 0.50g/l 0,33g/l 3 5 25 28
COLITERRAVET 1 19/1: 0,33g/l 3 2 1 pas de
36 TRISULMYCINE 1 : 0, 125g/1 0.75g/1 3 5 10 21 43 prélèvement
FURALTADONE '. 1 : 0.50g/l 0,50g/l 3 5 2!ï 36

J,7
BIAPRIM
COLITERRAVET
AMINO·STRESS
1
1
3
0.50g/l
1g/l
19/1:
r----
1 19/1
0,6g/i
O,6g/l
Igl1 3
3
3
5 12
2
?
43
21
36
1
5 ; 14 ; 23
39 45

38' EMERICI.o,. 2 1911 19/1 3 5 12 25 15 ; 20 42 55

·39 . COLITERRAVET 4 19/1 19/1 3 2 20 1; 3; 10; 19 37 41

•40. ., YET ACOX, 1 0,20g/l 0.25g/l 0,27g/l 3 5 12' 15 32 40 49


.' . BIAPRIM 1 0,50g/l 19/1 0,27g/l 3 5 12 25 22

. 41 . . COLITERRAVET 1 19/1 0,33g/l 3 3 2 52 7 45 61

. 42 ANTICOX 1 0,25g/l . .1g/l 3 5 3 12 15 23 33 40


FLUMEQUINE 2 OI50~~ .,."lg/l ( ,? 3 5 19 2 22 1 ; 30
43 VET ACOX .1 . 0,20g/l 0.25g/l 0,25g/l 3' 5 7 12 36 1 60 64
, '. COLITERRAVET 1. 19/1 19/1 3 1 2 36 28 .,
,"
Annexe 4·Page 4
Numéro Antibiotiques Nombre Dose Dose Durée ijoursl Durée Délai Délai Age il Age Age au
Elevage utilisés d'utilisatO recommandée utilisée utilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er prélèvement
recommandée observée recommandé observé abattage
Prév. Trait Prév. Trait Prév. ! Trait ijours) ijoursJ ijoursl ijoursl ijoursl ijours)
AMINO·STRESS 1 1g/I 19/1 3 7 ? 25 1
44 VETACOX 2 O,20g/l O,25g/l 0,25g/1 3 5 6 12 4 15 ; 26 32 32
FURALTADONE 100% 1 O,20g/l O,125g/1 3 5 3 25 0 30
• AMINO·STRESS .. 1 1g/I 0,20g/1 3 7 ? 25 1
45 VETACOX 2 0,20g/l O,25g/l· 0,20g/1 3 5 6 12 4 15 ; 25 32 32

FURALTADONE 100%
• .- •• >.' ,
1 O,20g/l O,125g/1 3 5 3 25 0 30
FURALTADONE 100% 1 O,20g/l O,20g/1 '3 5 5 25 22 23
,46 TRISULMYCINE 1 O,125g/1 0,125g/1 3 5 5 10 15 30 45 50
NEOTERRAMYCINE 1 1g/I 19/1 3à4 8 7 42 1

-' ......... VIGAL·2X 1 O,50g/1 1g/I O,50g/1 3 7 3 55 1


. ',. 47
" :.>'
EMERI CID 1 1g/I 1g/l 3 5 4 12 31 28 45 62
IMEOUYL 1 0,50g/1 1g/I 19/1 3 5 4 2 4 55
.. 48 : SUPERlAYER 1 19/1 1g/I 3 3 7 29 10 39 41
49 SUPER-LAYER 1 19/1 19/1 3 3 7 29 10 39 41

;
VIGAL· 2X . 2 0,50g/1 1g/I 0.50g/1 3 7 3 54 1 ; 6
50 FURALTADONE 100% 1 0.20g/l 0.125g/1 3 5 3 25 36 25 35 . 63
-.
TRISULMYCINE 1 0,125g/1 0.125g/1 3 5 7 10 25 32
COLITERRAVET 1 19/1 1911 3 4 2 59 1
51 . VETACOX 1 0,20g11 0,25g11 O,33g11 3 5 4 12 34 26 35 63
DIAVICID 1 0,50g/1 1gll . 1gll 3 5 4 12 25 35
COLITERRAVET 1 ·1 gll O,33g11 3 4 2 50 1
52 BIAPRIM 1 0,50g/1 1g/I O,50g11 3 5 5 12 34 15 38 54
ANTICOX 1 O,25g11 . 0,33g/1 O,33g/1 . 3 5 4 12 5 45
HIPRASERYL
.. 2 0,50g11 1gll . O,50g11 3 5 9 ? 34 1 ; 11
53 TRISULMYCINE 1 0,125g/1 O,125g/1 3 5 3 10 30 15 40 47
COLITERRAVET 1 19l1 19l1 3 3 2 24 21
VETACOX 1 O,20g/1 0,25g/1 O,20g/1 .J 3 5 4 12 15 29
54 · COLITERRAVET 4 1g/I 1g/I 3 13 2 39 1 ; 10; 22; 27 45 67
.. · FURALTADONE 1 0,20g/1 O,25g11 3 5 3 25 50 15

Annexe 4 ·Page 5
Numér~
"

, Antibiotiques, Nombre Dose Dose Durée Gours) Durée Délai Délai Age à Age Age au
,Elevage, utilisés d'utilisatO recommflndée utilisée 'utilisfltion d'utilisation d'attente d'attente l'administration ,1 er prélèvement
recommandée observée recommandé observé abattage
Prév. Trait Prév. '! Trait Prév. : Trait Gours) Gours) Gours) Gours} Gours) , ijours)
.. '
COLITERRAVET 1 1g/I 1g/I 3 5 2 37 1
55 VETA COX 2 0,20g/1 0,25g/1 0,20g/1 3 5 5 12 7 15 ; 30 31 42
FURALTADONE 100% 1 1g/I 0,25g/1 3 5 5 25 • ",
16 21
.' ,

, COLITERRAVET 1 ' 1g/I 1g/I 3 5 2 41 1


56 BIAPRIM 1 0,50g/1 19/1 0,50g/l 3 5 3 12 29 15 40 46
"
PIAVICI,o" 1 0,50g/1 19/1 0,50g/l 3 5 3 12 15 29
57 COLITERRAVET 1 1g/I 1g/l 3 5 2 36 1 35 41
EMERICIO 2 1g/I 1g/I 3 5 8 12 10 15 ; 29
58 ' EMERICIO 1 1g/I 1g/I 3 5 3 12 23 27 40 52
HIPRASERYL 1 0,50g/1 19/1 1g/I 3 5 3 ? 10 40
COLITERRAVET 1 19/1 1g/I 3 5 2 46 1
59 . FURALTADONE 100% . 1 0,20g/1 0,25g/1 3 5 3 25 29 20 40 51
CLORTADONA TS 1 1g/I 2 g/l 3 6 3 -' .. - 28 29 20
BIAPRIM 1 0,50g/l 19/1 0,25g/l 3 5 3 12 19 30
COLITERRAVET 3 1g/I 1g/l 3 10 2 32 1 ; 9 ; 19
60 VETACOX 1 0,20g/l 0,25g/l , 0,25g/l :3 Ei 3 12 36 15 50 53
FURAlTADONE 100% 1 0,20g/1 0,25gl1 3 5 3 25 27 24
61 IMEOUYL 1 0,50g11 19/1 1)gll 3 5 2 2 84 22 75 107
ANTICOX 1 0,25g/1 0,33g/1 0,25g/l 3 5 3 12 . 78 27

* Prév = prévention
Trait = traitement

1
[ J
~.

::~
,
,',...

Annexe ·1 ,f'~go 6
.Annexe 5
TABLEAU N°3 ETUDE DU RESPECT DES TECHNIQUES D'ELEVAGE
ETDE LA PRESCRIPllOlU DES MEDICAMENTS VETERINAIRES

Numéro Existence Respect Respect Respect Respect Motif de


Elevage d'un plan de Délai Dose Durée l'adminis-
vétérinaire prophylaxie d'attente d'utilisation d'utilisation tration

1 OUI OUI oui non Ordonnance


2 non OUI oui oui OUI Ordonnance
3 non OUI OUI non non Automédication
4 oui OUI OUI OUI non Ordonnance
5 non OUI oui non non Ordonnance
6 oui OUI oui oui OLII Ordonnance
7 non OUI oui non oui Ordonnance
8 non OUI non non non Ordonnance
9 non OUI oui oui non Ordonnance
10 non non OUI non OUI Ordonnance
11 non non non non non Ordonnance
12 oui OUI OUI non OUI Ordonnance
13 non OUI non non non Ordonnance
14 non OUI OUI non oui Automédication
15 non OUI non non non Ordonnance
16 non non non non OUI Automédication
17 OUI OUI non non OUI Ordonnance
18 non OUI non OUI Ordonnance
19 non OUI oui non . Ordonnance
20 non OUI non non Ordonnance
21 non non - non oui Ordonnance
22 non OUI non non Ordonnance
·23 oui OUI non non Ordonnance
24 oui OUI non non Ordonnance
25 non OUI non OUI Ordonnance
26 non OUI oui oui Ordonnance
27 non OUI oui non Ordonnance
28 . non OUI non non Ordonnance
29 non OUI - oui non Ordonnanée
30 non OUI non non Ordonnance
31 non OUI oui non Ordonnance·
32 non OUI non non . Ordonnance
33 non OUI non non Automédication
··34 oui OUI non non Ordonnance
35 non non non non Automéditation
36 .. oùi 'OUI non non Automédic'ation .
. .'
37 .
non non oui non non . , Ordonnance
38 non , non oui oui oui Automédication
.39 non OUI oui OUI non .. Ordonnance

Annexe 5-Page 1
Numéro Existence. Respect R.espect Respect Respect Motif de
Elevage d'un plan de Délai Dose Durée l'adminis-
vétérinaire prophylaxie d'attente d'utilisation d'utilisation tration

40 oui oui OUI non non Ordonnance


41 non OUI OUI non oui Ordonnance
42 OUI oui OUI non oui Ordonnance
43 non non OUI non non Automédication
44 non non non non non Automédication
45 non non non non non Automédication
46 non non non non non Automédication
47 non oui oui oui non Automédication
48 non non OUI OUI OUI Ordonnance
49 non non OUI OUI oui Ordonnance
50 non non OUI non non Automédication
51 non non ou; non non Automédication
52 non non non non non Automédication
~" 53 oui OUI OUI oui non Ordonnance
54 non oui· oui non non Ordonnance
55 non non non non non Ordonnance
56 non OUI OUI oui non Ordonnance
57 oui oui non oui non Ordonnance
58 non oui oui non non Ordonnance
59 non non oui non J
OUI Automédication
60 non non OUI non non Automédication
61 oui oui oui non non Ordonnance

Oui: 14 (22,95%) Oui : 42 (68,85%) Oui : 29 (70,73%) Oui : 18 (29,51%) Oui : 18 (29,51%) Ordonnance:
TOTAL 44 (72,13%)

Non: 47 (77,05%) Non: 19(31,15%) I~on : 12 (29,27%) Non: 43 (70,49%) Non: 43 (70;49%) Automédication:
17 (27,83%)

Annexe 5 ·Page 2
Annexe 6
TABLEAU R/o4 RElATlOlU ENTRE NIVEAU D'HYGlEIUE .
COnmlTIONS POUR UNE BONNE COIUDUITE DE l'ElEVAHE
ET DE l'UTILISATION DES MEDICAMENTS

Classe Numéro Numéro Existence Respect Respect Respect Respect Formation Présence
des Elevage Identifi· d'un plan de Dose Durée Délai du d'inhibiteurs
Eleveurs cation vétérinaire prophylaxie d'utilisation d'utilisation d'attente Personnel

2 49 non OUi OUI oui oui OUI -


3 48 non OUI non non OUI oui -
4 54 OUI oui OUI non oui oui -
8 65 non oui non non non non -
C4 11 69 non non non non non non -
12 67 OUI OUI non oui oui oui -
42 77 oui OUI non OUI OUI non -
61 74 OUI oui non non oui OUI -
5 59 non oui non non oui non +
6 60 oui OUI OUI OUI OUI non -
16 72 non non non oui non non -
17 73 OUI OUI non oui non non -
37 76 non non non non OUI non -
C3 38 75 non non OUI oui oui non -
39 80 non oui oui non oui non -
45 82 non non non non non non -
47 86 non OUI OUI non oui non -
57 100 oui OUI OUI non non n,on -
60 98 non non non non oui non -
44 81 non non non non non non -
46 83 non non non non non non -
49 88 non non OUI oui oui non -
50 88 non non non non OUI non -
51 89 non non non non oui non +
,
C2 52 91 non non non non non non +
53 ' 92 oui OUI OUI non oui non -
54 93 non oui non non OUI non -
55 94 non non non non non ' non -
î
58 96 non OUI' non non oui non -J

59 97 non non non OUI oui oui -


48 87 non non "
OUI oui oui non +

Annexe 6
·Page 1
o
Classe Numéro Numéro Existence Respect Respect Respect Respect Formation Prés.ence
des Elevage Identifi· d'un plan de Dose Durée Délai du d'inhibiteurs
Eleveurs cation vétérinaire prophylaxie d'utilisation d'utilisation d'attente Personnel

7 66 non oui non oui OUI non -


9 64 non oui OUI non oui non -
10 68 non non non OUI OUI non -
13 51 non OUI non non non non -
Cl 14 70 non oui non oui oui non -
15 71 non OUI non 1
non non non -
40 78 oui oui non non oui non -
41 79 non oui non oui oui non -
43 50 non non non non OUI non , -
56 99 non OUI OUI non oui non -

Annexe 6
-Page 2
SERMENT DES VETERINAIRES
DIPLOMES DE DAKAR /

-----------888-----------

or

(( Fidèlement attaché aux directives de Claude BOURGELAT,


fondateur de l'enseignement vétérinaire dans le monde, je promets
et je jure devant mes maîtres et mes aînés: .

- D'avoir en tous moments et en tous lieux le souci de


la dignité et de l'honneur de la profession vétérinaire:

- D'observer en toutes circonstances les principes de


correction et de droiture flXés par le code de déontologie
de mon pays;

- De prouver par ma conduite, ma conviction, que la


fortune consiste moins dans le bien que l'on a, que
dans celui que l'on peut faire;

- De ne point mettre à trop haut prix le savoir que je


dois à la générosité de ma patrie et à la sollicitude de
tous ceux qui m'ont permis de réaliser ma vocation.

QUE TOUTE CONFIANCE ME SOIT RETIREE


S'IL ADVIENT QUE JE ME PARJURE»

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