Résidus d'antibiotiques en aviculture à Dakar
Résidus d'antibiotiques en aviculture à Dakar
ANNEE 2002
1 ~
Par
Chantal BIAGUI
Née le 31 mai 1969 à Dakar (Sénégal)
JURY
( 1
~
/1
••
I~.~ I~~ 1~1rI~I~·I~1ril1r~ I.I~~ ~.~I~~.~I~~
~1r!\\I~I.I~.~I~~ \'1~1rI~I~~II~~~ I.I~ l.ill~l~
Zl '•.
B.P. 5077 - DAKAR (Sénégal)
Tél. (221) 8651008 - Télécopie (221)825 42 83
COMITE DE DIREOION
LE DIRECTEUR
Professeur François Adébayo ABlüLA
LB COORDOHttATfURS
~ ----
, ,
-_.-~-- -- ~
1
'------------
PERSONNEL ENSEIGNANT
PERSONNEL ENSEIGNANT
SE R VIC E S
1 ~ANATOMIE-HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE
2 ~ CHIRURGIE-REPRODUCTION
4 - PHYSIOLOGIE-THERAPEUTIQUE-PHARMACODYNAMIE
. 6 - ZOOTECHNIE-ALIMENTATION
SERVICES
'.
1 -HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES
D'ORIGINE ANIMALE (HIDAOA)
2 - MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE
5 - PHARMACIE-TOXICOLOGIE
D - FERME EXPERIMENTALE
1 - BIOPHYSIQUE
Sylvie SECK (Mme) GASSAMA Maître de Conférences Agrégé
Faculté de Médecine et de Pharmacie
UCAD
2 - BOTANIQUE
Antoine NONGONIERMA Profeseur
IFAN - UCAD
3 - AGRO-PEDOLOGIE
Alioune DIAGNE Docteur 1ngénieur
Département « Sciences des Sols»
Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie
ENSA- THIES
4 - ZOOTECHNIE
Abdoulaye DIENG Enseignant à ENSA - THIES
S-HIDAOA
• NORMALISATION ET ASSURANCE
QUALITE
Mame S.MBODJ (Mme) NDIAYE Chef de la Division Agro-Alimentaire
de l'Institut Sénégalais de Normalisation
• ASSURANCE QUALITE·
CONSERVE DES PRODUITS DE LA PECHE
Abdoulaye NDIAYE Docteur Vétérinaire
AMERGER
PERSONNEL EN MISSION (Prévu)
2 - TOXICOLOGIE CLINIQUE
Abdel Aziz EL HRAI KI Professeur
I.AV. Hassan Il (Rabat) Maroc
1 MATHEMATIQUES
S.S. THIAM Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
2 - PHYSIQUE
1. YOUM Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
T.P.
A FICKOU Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD .
CHIMIE ORGANIQUE
Abdoulaye SAMB Professeur
Faculté des Sciences et T~chniques
UCAD
CHIMIE PHYSIQUE
Serigne Amadou NDIAYE Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
T.P. CHIMIE
Mahy DIAW Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD .
3 - BIOLOGIE VEGETALE
PHYSIOLOGIE VEGETALE
K. NOBA Maître-Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
4 - BIOLOGIE CELLULAIRE
Serge N.- BAKOU Assistant
EISMV -DAKAR
5 - EMBRYOLOGIE
Bhen Sikina TOGUEBAYE Professeur
Faculté des Scienves et Techniques
UCAD
6 - PHYSIOLOGIE ANIMALE
COMPAREE DES VERTEBRES
'Moussa ASSANE Professeur
EISVM - DAKAR
7 - ANATOMIE COMPAREE
DES VERTEBRES
Cheikh T. BA Maître de Conférences
Faculté des Scienves et Techniques
UCAD
9 -GEOLOGIE
• FORMATIONS SEDIMENTAIRES
'. HYDROGEOLOGIE
JE
DEDIE
CE
TRAVAIL
•••
..
1
,; A Dieu le Père Tout Puissant
l' ..
A mes parents
Sincère attachement
A mes beaux-frères:
A mes neveux
A ma Région, la Casamance
Vous avez guidé ce travail avec une main rationnelle. Votre humilité, votre
simplicité et votre rigueur font l'admiration de tout votre entourage.
Profonde gratitude.
Vous n'avez ménagé aucun effort pour voir ce travail parvenir à terme
malgré vos charges contraignantes· et multi-disciplinaires.
Vous nous avez guidé et prodigué des conseils avec beaucoup d'amabilité.
Hommage respectueux.
Sincère gratitude.
« Par délibération, la Faculté et l'Ecole ont décidé que les opinions émises dans les·
dissertations qui leur sont présentées doivent être considérées comme propres à leurs
FIGURE 4 : Importance hiérarchique des maladies chez les poulets de chair au Sénégal.
TABLEAU N° 31 Comparaison taille des élevages de nos travaux avec d'autres travaux
(MISSOHOU ET COLL.) 80
TABLEAU'N° 39· Pourcentages d'éleveurs par classe avant une bonne conduite'de
, l'élevageét del'utilis'a'tiohdesmédi~amen:ts. '95
Pages
Introduction 1
PREMIERE PARTIE
PRODUCTION DE VIANDE DE POULET DE CHAIR
ET RISQUES ASSOCIES POUR LA SANTE HUMAINE 3
CHAPITRE 1:
PRODUCTION DE LA VIANDE DE POULET DE CHAIR
DANS LA REGION DE DAKAR 4
1- LE MILIEU PHYSIQUE 4
CHAPITRE II
RISQUES ASSOCIES A L'UTILISATION DES MEDICAMENTS VETERINAIRES
POUR LA SANTE DU CONSOMMATEUR 39
DEUXIEME PARTIE:
ETUDE EXPERIMENTALE 48
CHAPITRE II : RESULTATS 58
1 - DISCUSSION 75
2 - RECOMMANDATIONS 99
BIBLIOGRAPHIE 105
Introduction
A cet effet, les éleveurs font souvent appel à des traitements par des produits
variés comme les· pesticides, les anabolisants, les tranquillisants et surtout les
antibiotiques. Ces derniers peuvent, si leur délai d'attente n'est pas respecté,
laisser dans les aliments d'origine animale des résidus. Les produits provenant de
ces élevages peuvent présenter plusieurs dangers pour le consommateur: accidents
d'hypersensibilité, risques toxiques, etc.
C'est face à cette situation que nous nous sommes intéressés à l'amélioration de la .
qualitéde laviande consommée au Sénégal.
-2-
Notre travail va nous permettre de nous situer sur les conséquences du niveau
d'utilisation desmédicaments vétérinaires (cas des antibiotiques) par la détection
des résidus d'antibiotiques dans la viande de volaille.
Ensuite, nous présenterons les résultats que nous discuterons, et nous terminerons
en formulant des recommandations.
-3-
PRODUCTION DE VIANDE
DE POULET DE CHAIR
ET
RISQUES ASSOCIES
POUR LA SANTE HUMAINE
I~
'----
-4-
CHAPITRE 1
PRODUCTION DE LA VIANDE DE POULET DE CHAIR
1 - LE MILIEU PHYSIQUE
Elle couvre une superficie de 550 km 2 avec une population de plus d'un million _
d'habitants. Sur le plan administratif, la Région de Dakar est découpée en trois l~)
départements: Dakar, Pikine et Rufisque: c, .......k""-~~.
La particularité du climat de Dakar par rapport au reste du pays est ainsi la cause
du développement important de l'élevage avicole dans cette zone.
- Dakar abrite l'aéroport international et le port maritime qui ont des rôles
importants dans l'approvisionnemènt en aliments et en poussins;
2 - 1 - Elevage traditionnel
Une première catégorie: répartie dans les villages éloignés des centres
administratifs et commerciaux et dont le souci majeur est d'obtenir' le plus grand
nombre de volailles possible, ce qui signifie en d'autres termes que les œufs
pondus servent à la reproduction d'autant plus que l'élevage des volailles ne coûte
pas cher.
La deuxième catégorie: est composée d'éleveurs basés dans les villes et zones
périurbaines intérieures. Pour cette catégorie, l'élevage des volailles est
essentiellement commercial et les produits avicoles sont les œufs et les poulets.
2.1.3. - Alimentation
Il est rare que le paysan consente à distribuer des aliments à ses oiseaux, exceptés
les poussins, les poules en période de couvée et les adultes prêts pour la vente.
Dans ce cas, il leur distribue quelques poignées de céréales ou du son imbibé
d'eau, ou un mélange son-milou son-tourteau d'arachide, ou encore des graines
d'arachide (51).
2.1.4. - Abreuvement
sélectionnées,
• nourrissent les volailles avec les aliments complets ou des aliments
supplémentaires produits par une industrie spécialisée et
• pratiquent des mesures de lutte (prophylaxie, traitements).
En tenant compte de cette définition, plusieurs auteurs s'accordent sur le fait qu'il
n'existe pas un élevage de ce type dans la région de Dakar. Toutefois l'élevage
industriel est à ses débuts au Sénégal avec l'exemple de la SEDIMA. L'élevage'
moderne reste du type semi-industriel.
-7-
• les volailles sont enfermées dans un poulailler et sont nourries avec des aliments
. industriels de la place (SEDlMA, SODAVI, SENTENAC, etc.).
• l'effectif varie de 100 à 2000 têtes environ pour les petits producteurs et de
2000 à 10.000 pour les grands producteurs.
- Saisonnalité de la production
-continue 67 78 93 77
- continue saufpendant l'hivernage 12 17 7 4
- occasionnelle 21 5 0 19
Source (38)
-9-
. A travers ces deux tableaux, nous pouvons dire que l'étude de la structure de la
production de poulet de chair a révélé une proportion relativement importante des
unités de petite taille et un pourcentage élevé de propriétaires dont ia principale·· .
activité n'est pas la production de poulets de chair. L'élevage avicole est donc·
pour eux un investissement car en général l'élevage est tenu par un membre de la
famille ou un ouvrier qui est rétribué pour ses prestations.
Les éleveurs rationnels emploient seulement les souches car elles sont
sélectionnées sur la base de leurs performances zootechniques.
PRODUCTION
CHAIR PONTE
Selon MALLOUM (36), les bâtiments d'élevage dans la région de Dakar sont
de deux types :
- Bâtiments fermés par un mur jusqu'au toit, seule la face antérieure s'ouvre par de
larges' fenêtres grillagées; on observe parfois de petites ouvertures sur la façade
postérieure. Ce dispositif ne permet pas une bonne circulation de l'air dans le
bâtiment.
Ces deux types de. bâtiment peuvent être en pente unique, à double pente ou sans
pente. Le toit des bâtiments. est fait de tôle galvanisée et rarement en tôle
d'aluminium ou en fibrociment (4).
Les poulaillers sont en général orientés dans le sens contraire aux vents dominants
(38).
La litière, lorsqu'elle existe, utilise du copeau de bois, des coques d'arachide, parfois
du papier haché. Elle est souvent d'épaisseur insuffisante et pas assez renouvelée.
L'aliment est fabriqué localement par les sociétés spécialisées, par les
couvoirs, et de manière artisanale « à la ferme »par quelques éleveurs.
La part des sociétés produisant l'aliment volaille figure dans le tableau ci-dessous:
"
&lciétés C.A.M. SEDIMA SEN DIS SENTENAC SETUNA SODAVI NMA PRODAS AUTRES
Tonnes 762 15683 1446 16500 3354 1029 1535 1364 19281
% du total
1,3 25,7 2,4 27,1 5,5 1,7 2,5 2,2 31,6
estimé
,Source (48)
L'aliment distribué aux volailles doit permettre de couvrir leurs besoins en énergie,
protéines, minéraux, vitamines et acides aminés essentiels.
Ces besoins varient selon l'âge et la carrière des oiseaux; c'est ainsi qu'on distingue:
L'abreuvement des animaux se fait soit par de l'eau de puits soit par l'eau de robinet
(SDE). Pour éviter les ruptures, l'eau est souvent stockée dans des fûts en métal ou
en plastique. Elle n'est pas souvent renouvelée mais il y a des rajouts au fur et à
mesure que le niveau baisse (39), ce qui peut être à l'origine du développement des
. .
mlcro-orgamsmes.
Une eau de mauvaise qualité bactériologique et/ou chimique peut être à l'origine de
diarrhée et d'entérite. L'eau de boisson constitue un élément essentiel de la solution
vaccinale; de ce fait un, certain nombre de précautions doivent être prises pour
qu'elles présentent tous les critères qui concourent à la vaccination (2).
Les facteurs de variation de la quantité d'eau consommée' par les oiseaux sont : la
,température, "la teneur en sel de l'eau et de l'aliment, l'état sanitaire des oiseaux. '
- 13 -
2.2.2.6. - Eclairage
Ensuite, elle est réduite graduellement chaque Jour au moyen d'un variateur
d'intensité pour atteindre 0,7 wattim 2 à 8 jours.
Il ne faut pas réduire la durée de l'éclairement mais il faut diminuer l'intensité afin
d'éviter le picage ou les accidents de comportement.
Il est à noter que ces paramètres varient selon la conduite de l'élevage. AuSénégal,
on observe les taux de mortalité de 5% pour les poulets de chair et 10% pour les
poules pondeuses (7% à l'entrée en ponte et 3%pendant la période de ponte).
- 14 -
L'aviculture traditionnelle, qui regroupe plus de 70% des effectifs aviaires, est
pratiquée en milieu rural. .
source (51)
Elles ont connu une évolution irrégulière jusqu'en 1992. Les importations en
viande cle.'volailles ·ont connu une clécroissance entre 1992 et 1995 à cause de
l'augmentation de-la production nationale d'une part, mais aussi des effets de la .
dévaluation du franc CFA interyenue en 1994 qui a donné un coup clè -fouet à la
. production lo'càle.
- 15 -
Par contre, les importations de viande de volaille ont augmenté de 131% entre 1999
et 2000. Cependant elles ne représentent qùe 14,6% de la production nationale en
2000.
Cette augmentation importante en valeur relative est consécutive à la baisse des taxes
à l'importation depuis la mise en place du Tarif Extérieur Commun (TEC) en avril
1998 dans ,le cadre de l'UEMüA. Elle aurait encore été plus importante si les
importations n'avaient pas été suspendues au milieu de l'année 1999 en raison du
problème de la Dioxine en Europe (47, 48).
Variation
Années 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 99/00
Tonnages
importés 462 699 607 279 157 55 139 276 481 l1I2 131%
source (48)
1200 ,------------~------------------_,
'Les viandes de volaille consommées 'au Sénégal sont les poulets de chair issus de
, l'élevage moderne ètles poulets de brousse issus de l'élevage fermier.·
- 16 -
Les consommateurs peuvent être étudiés sur les plans de l'origine' géographique et
des sous-groupes (Il) :
- les consommateurs non africains : qui consomment une quantité non négligeable de
viande de volaille
- les consommateurs africains : ce groupe est celui où l'on rencontre le plus grand
déséquilibre au niveau de la consommation individuelle ou même collective.
la famille
Le plus souvent le poulet est consommé en famille. Le poulet de chair produit la
viande la moins chère sur les marchés, ce qui explique son choix par les ménages par
rapport aux autres viandes (poulets du pays, le mouton, le boeuf, etc.) ,
les hôtels et restaurants
Les hôtels et restaurants constituent un groupe économique et des clients importants
pour l'aviculture. La majorité des concernés sont des non-sénégalais.
les collectivités
C'est ce qu'on pourrait appeler le groupe des consommateurs fidèles. Elles
comprennent essentiellement des adultes et des adolescents en pleine croissance.
Par contre la consommation de poulet de brousse est difficile à évaluer. En effet, la:
production totale n'est pas connue avec certitude. Néanmoins, le poulet de brousse
est consommé en grànde quantité pendant les périodes de fêtes.-Parmi' ces fêtes, la
Tamkharit, commémorant la fin de l'année musulmane, est 'marquée par une
consommation de poulets de brousse, habitude traditionnelle (41).
- 17 -
Dans la production des poussins d'un jour, le choix des reproducteurs est un
élément important à considérer. Ce choix doit porter sur des reproducteurs sains issus
des élevages indemnes de maladies réputées légalement contagieuses et sous contrôle
d'un vétérinaire agréé. De plus, ces reproducteurs doivent avoir des performances
garanties et satisfaire l'attente des industriels (exemple croissance rapide).
Il est plus coûteux et risqué de faire voyager des poussins que.Aes oeufs; c'est
peut-être ce problème qui justifie fa baisse des importations de poussins d'un jour au
profit de la production locale (48).
Cependant, la production de poussins cent pour cent sénégalais est faible par rapport
au nombre total de poussins mis en place. En effet les reproducteurs élevés au
Sénégal ne sont pas nombreux. Les accouveurs sont obligés d'importer des oeufs à
couver et des poussins d'un jour lorsque la demande est forte.
La demande en poussins d'un jour est très forte à l'approche des fêtes religieuses
(Noël, Tamxarit).
r
\
TABLEAU 8: Effectifs mensuels de poussins "cllair" mis en élevage en 2000
700000
1
~
600000 ~.
500000
400000
300000 +.:,#.""",,"""';';:
200000
100000
o. ~"""':""":""""':':':':':::':':f:::':':':""':"'::::::'::::""':'1""":"":':"""""':':':':':'::"'1':':':':':':':':::::':':"':::"":"''1'''''''':":""":':':"""""':':'''f'':'''''''''':'''''':':':':':':::::::''f''''''':':''''':''''':'':::''':::::::::f''",:::,:,.,.
Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aoü Sep Oct Nov Déc
SOU~C"(4g)
TABLEAU 9 : N0l11:bre de poussins " chair " mis en élevage de 1991 à 2000
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
Production locale 1673 000 2844500 3 136 000 :3 186889 4 042 650 3247560 3 103 748 4 099 932 3577 130 4521672
Importation 1855 000 1256 000 558 000 488415 834222 958638 915695 445 633 385812 96353
TOTAL 3528 000 4 100 500 3694 000 3675304 4876872 4206 198 4019443 4545565 3962942 4618 025
source (48)
5 000 000 1
~
..P
4 000 000
3 000 000
2 000 000
1000 000
a _,::::::::::::::::Il:::l:::::::IIIIiI:f;:::i::::::::::ff::ffmi:::::::::::::::~~~:~:::::I:II:::::II::::j:::::::::::::::::::::::::::::I:;}:::::::m::}:I:::::f:::fI::::::::::I::II::::::l::f::::::::~~::~::::::}:m}:!1::m\:::1:::::::::::::::t::t:
. .
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
.sourèe (48)
- 20-
VETAGROPHARMA.
- des causes· favorisantes : la réceptivité des volaill~s aux agents pathogènes; les
fàcteurs du milieu (climat, hygiène, habitat et alimentation) ; les troubles nutritifs et
les perturbations physiologiques (26).
• Poussins: Pullorose
Salmonella - Abattement
gallinaru.ill - Diarrhée blanchâtre
'., plâtreuse
1
,
!
-
Pasteurellose Pasteurella - Torpeur - septicémie - Streptomycine
(choléra aviaire) multocida - cyanose de la crête pétéchies séreuses - Terramycine
- diarrhée et muqueuses
- mortalité importante
- mort foudroyante - congestion des
viscères
,',
source (26)
- 23 -
source (26)
La figure 4 indique l'importance hiérarchique des maladies chez les poulets de chair
au Sénégal.
, ',.
Figure 4 : Importance Hiérachique des Maladies chez les Poulets de Chair
Colibacilloses
Gumboro
Salmonelloses
t
('G
<.11
Coccidioses 1
NE~wcast('1
Mycoplasma g.
Variole
Autres
o . S 10 lS 20 2S 30 3S
~''''•.!!''
source (39)
- 26-
5.1. . .: Traitement
• Le prémélange
• L'aliment médicamenteux
- 27 -
5.1.2.3. - Le prémélange
Au Sénégal, les médicaments vétérinaires retrouvés sur le marché sont surtout des
spécialités pharmaceutiques pour usage vétérinaire. Les prémélanges sont également
utilisés pour les besoins de l'intensification de l'élevage (surtout en aviculture).
Un autre type de médicament fait aussi son apparition sur le marché sénégalais. Il
s'agit du médicament magistral, préparé extemporanément, c'est-à-dire au moment
du besoin.
Par ailleurs, il faut signaler que théoriquement les agents des services régionaux
assurent lacliniquè vétérinaire dans les localités où il n'y a pas de vétérinaire privé
installé;
- 28-
Au niveau des PVV, les produits ne sont pas vendus à leur véritable prix. car on ne
tient pas compte des frais occasionnés par le transport, le stockage réfrigéré. De plus
l'auxiliaire n'est pas payé mais reçoit parfois un pourcentage proportionnel à la
quantité de médicaments vendus (46).
Ils s'approvisionnent au niveau des privés pour assurer la clinique. Ils constituent
pour le p'rïvé, uri moyen d'écouler leurs produits car ils n'ont jamais cessé de faire
cette aéiivité de clinique..
A coté de, ces pharmacies vétérinaires se trouve généralem'ent une clinique. qUI,
permet d'écollier les médicaments à travers les consultations;'
... '
- 29-
, Ce sont surtout les fermes avicoles qui, en plus de la vente des poussms"
distri15uent des aliments médicamenteux et des vaccins à leurs clients.
Les officines distribuent des produits vétérinaires dont elles se dotent à partir
des vétérinaires et des grossistes répartiteurs de la pharmacie humaine. Actuellement,
elles revendiquent le monopole de la vente de médicaments vétérinaires.
A part les régions situées dans la zone des Niayes (Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis)
où la proportion de vente des médicaments aviaires atteint 60 à 86% au niveau de
certaines officines vétérinaires, les autres régions du Sénégal voient leur chiffre
d'affaires des médicaments aviaires représenter moins de 5% de la valeur totale des
ventes pour l'année 1999 au niveau de plusieurs cabinets et pharmacies vétérinaires
(3).
5.1.4.1. - Généralités
* Les antiparasitaires
• Tétramisole et Levamisole
• la pipérazine utilisée sous forme decitrate depipérazine
• 'Phénothiazine
• Niclosamide
• Antiprotozoaires: Dimétridazole
• 'Coccidiostatiques (voir tableau 13, page 30)
- 30-
Sulfamides* '._~ .
. - Nitrofurane
400 g par tonne d'aliment -
Furazolidone** pendant 8 à 10 jours
Diaminopyrimidine* **
• Pyriméthamine
• Diavéridine 10 - 20 mg / kg / jour -
.. source (16)
• Les organo-chlorés : dans ce groupe, seul le Lindane reste utilisé avec une très
bonne efficacité,' notamment vis-à-vis des gales. Il pose toutefois de sérieux
problèmes' de toxicité vis-à-vis des animaux et de résidus dans les denrées
. animales (3 1).
•. Diméthylcarbinone.
* les antibaCtériens:
Ce sont surtout les antibiotiques à large spectre qui sont utilisés. Ces formes
s'utilisent tant par voie orale que parentérale, mais c'est surtout la voie orale qui est
la plus utilisée.
La liste étant longue, nous examinerons les principaux principes actifs utilisés à
l'heure actuelle. en tenant compte de la fréquence d'utilis;ltion.·
,
- 32 -
- sulfamide
. - sulfaguanidine 50 - 100 mg / Kg / jour .12 jours
- sulfadiméthoxine,
··sùlfaquinoxaline, etc.
Leproblèmè qui se pose avec acuité en Afriquede manière générale est celui
de l'enregistreinént des médicaments' vétérinaires. D'une part, 'parce que la quasi'
totalité des 'médiCaments vétérinaires sont importés et, d'autre 'part, à cause de la
perméabilité des frontières inter-étatiques qui favorise l'entrée de médicaments
frauduleux. Cette situation est difficile à gérer bien que les textes réglementant la
gestion des médicaments vétérinaires existent dans de nombreux pays. Au Sénégal en
particulier l'arrêté ministériel N°831ü du 18 juillet 1972 stipule que les médicaments
vétérinaire~, ,avant, d'être nouvellement commercialisés, doivent être autorisés par
une «convention "mixte chargée de formuler un avis, sur toute demande de
commercialisation de nouveaux médicaments». Cette disposition concerne les
médicaments nouvellement importés ou fabriqués sur place (13).
Toute personne peut détenir ici un médicament vétérinaire. Les éleveurs dans le
cadre des G.I.E. détiennènt des stocks de médicaments vétérinaires qu'ils utilisent par
le biaisdes agentsou des auxiliaires de l'élevage, parfois ils les écoulent directement
dans le marché.
Dans les élevages avicoles, le phénomène est beaucoup plus aigu du fait d'un nombre
réduit d'éleveurs' encadrés par un vétérinaire. La '" plupart' des médicaments
vétérinaires'vendus en aviculture sont sans ordonnance, et l'aviculteur manipule lui-
même les médicaments, aussi bien les antibiotiques que les antiparasitaires (53).
.
.
5.2. ,- Prophylaxie
.La mise en oeuvre des mesures prophylactiques est conseillée par"les vétérinaires
praticiens, ainsi que les vétérinaires des couvoirs et marchands d'aliments de la
région de Dakar~ Ces mesures sont de deux ordres :
- la prop~ylaxie sanitaire
," . '. ,
.~~
- la prophyl,axie médic3:le
fF~"
1"
-~
~1..:
"
- 34-
Les v.ecteurs sont nombreux et variés: poussins, air, litière, aliment et eau, insectes,
volailles, homme, etc.
- Au niveau du couvoir.
- Au niveau de l'élevage,
La prophylaxie sanitaire se base sur trois notions essentielles (25): l'élevage en bande
'unique, le nettoyage-désinfection et le vide sanitaire.
Il consiste à n'élever dans une même ferme que les animaux de même espèce,
même âge et même spéculation. Cette pratique permet d'éviter les contaminations
,croisées entre les animaux d'une part, et la recontamination des bâtiments au repos
d'autre part (25).
Le nettoyage doit ',être méticuleux pour permettre d'arracher toutes, les matières
Organiques quï' n'aident qu'à réduire l'action des désinfectants et perpétuer la
présence de germ,es (33).
" -:'
- 35 -
Les deux désinfections doivent se réaliser avec des produits différents. Le matériel
d'élevage sera également désinfecté.
Le vide sanitaire doit durer au minimum 15 jours; après ce délai, le bâtiment peut
abriter une nouvelle bande. La deuxième désinfectioa intervient après le vide
.sanitaire, c'est-à-dire trois jours avant la réception des poussins (25).
Animaux
Animaux sauvages
source (39) .
- 37 -
source, (39) ,
- 38 -
J O_ J3 Anti-stress COLITERRAVET
. Compaid ou
FT15
GUMBORALCT
p6 Gumboro
-
TADGUMBORO
ou BUR 706
source (39)
Face à une forte pression sanitaire due aux mauvaises conditions d'élevage et les
mesures sanitaires insuffisantes, les éleveurs ont recours àdiversmédicaments qui,
si leur délai d'attente est insuffisant, peuvent entraîner des résidus dans la viande de .
volaille.
- 39-
CHAPITRE, II
La présence de ces'résidus dans les denrées alimentaires d'origine animale peut avoir
. des ' r~percussions' sur la santé du consommateur et' la sélection des, souches
bactériennes résistantes (42)~
Selon l'O.M.S., un résidu est toute substance chimique qui persiste dans un milieu
donné 'en quantité généralement très faible , après qu'elle même , ou d'autres
,composés hll:donnantnaissànce 'aient été introduites, volontairement ou non, dans le
dit .iriilieu ~tdont la pré'sence est, de ce fait, qualitativement ou quantitativement,'
'anormale.: C~tte définition est très générale et inclut toute substance, quelle que soit
,sa nature ou. son, origine., et toute denrée; quelle ,que soit sa catégorie,: animale,
, végét~lè, ininérale (44).
RESIDUS L.M.R.
microgramme/kg
Oxytétracycline 100
Sulfamidine 100
.'
Spiramycine (200)a
Les médicaments vétérinaires peuvent si leur utilisation est suivie d'un délai.
d'att~nte insuffisant, laisser dans les aliments d'origine animale des résidus qui
consèrvent m're ~ctivité.inhibitrice de la croissance des bactéries '(10) .
, - Un sujet peut être déjà sensibilisé par l'administration d'un, médicament. Il peut
alors développer' une' réaction allergique lors de l'administration du même
médicament dans un but thérapeutique: on dit que le médicament est déclenchant.
. Plusieurs accidents allergiques ont été décrits chez l'homme à la suite d'une première
administration d'un antibiotique; les sujets avaient été sensibilisés par les résidus de
l'antibiotique présents dans les aliments consommés antérièurement (5).
. .
,Les manifestations des réactions allergiques .les plus fréquentes sont :. des éruptions
cutanées
.. saris"gravité~
, '
cessant à l'arrêt du traiteiriènt; iLs;agit d'urticaires, 'de
. . ' .
rush·
scarlatiformes,' morbilliformes, plus ou 'moins prurigineux,"parfois fébriles survenant
pendant le tr~itement de celui-ci (15).
'L~s autres' aèddents' obserVés avec les antibiotiques en général : diarrhées, troubles
,hépatiques, rénaux, sensoriels, hématologiques (une éosinophilie sanguine plus ou
moins' importante quelquefois jusqu'à:1 0-20%) etc.-; ne peUvent surVenir directement'
avec les doses éventuellelllentprésentesdans'les aliments (5). ' , . .,
Les antibiotiques le plus ,souyent impliqués dans ces ~ccid~nts sont les pénicillines et
les sulfamides.· '.. .' ,
Les réactions allergiques peuvent se traduire par des troubles généraux très graves
.d'apparition
-. . . 'brutale désignés satîs le nom de choc anaphylactique.
.
".. '
'j',
- 42-
2.1.2 - Lechoc'anaphylactigue
• il est brusque;
Cette phase d'excitation est suivie d'une autre phase :la dépression.
, - 43 -
, 2.2~ 1. - Définitions .
, L'antibiorésistance :
Le mécanisme de cette résistance est variable, malS son support génétique est,
•généralement chromosomique
1•
L'acquisition, de 1~ résistance peut être liée à un apport plasmidique ou à une
1 . mutatiori chromosomique (50).
i
Ainsi .les salmonelles sensibies. au chloramphénicol peuvent acquérir la capacité de
produire une enzyniè qui' inactive je·médicament. '
- 44-
Les -résistances par mutation sont rares (environ 10-15% de l'ensemble). elles
dépendent de plusieurs facteurs liés à la bactérie ou à la population bactérienne (plus
celle-ci est importante, plus le nombre de mutants sera grand);. mais aussi de
l'antibiotique; la Streptomycine, la Rifampicine, la Novobiocine et la Fucidine sont
les antibiotiques les plus mutagènes (30).
,
" Les bactéries ,contiennent également des éléments génétiques extra..,
" 1 chromosomiques appelés' plasmides. Les plasmides sont' des molécules d'ADN '
, circulaires~, qüi 'représentent 1 à 3 % du poids du chromosome. baétérien. ,Certaines",
porte~fleurs propres gèn~s pour la réplication et le transfert; d'aun-es ont besoin des
gènes d' autres plasmidès. Cette forme de résistance est plus fréquente'(environ' 85-:-
'90% de l'ens,~:rrible). . . " '. . .. ' '
". '
- 45 -
Du matériel génétique provenant des plasmides entiers peut être transféré par les
mécanismes suivants:
- Transduction:
L'ADN plasmidique est inclus dans un virus bactérien et transféré par le virus dans
une autre bactérie de la même espèce.
- Transformation:
L'ADN nu d'une espèce bactérienne passe d'une cellule à une autre cellule,
modifiant ainsi le génotype de cette dernière.
- Conjugaison bactérienne:
- Transposition:
- 46-
• les enzymes qui inactivent les aminosides sont nombreuses : ce sont les nucléo-
tidyltransférases; les phosphotransférases et les acétyltransférases.
Des antibiotiques qui jadis traitaient avec succès certaines pathologies sont
. actueIiement inefficaces contre ces mêmes troubles...
a
Il été démontré que l'épidémie de fièvre typhoïde qui s'est déclarée au Mexique en
1972' était due à des souches de Salmonella typhi chloramphénicol résistante, cette
résistance étant conférée par un plasmide.
Par ailleurs, des études menées au Centre Hospitalier Universitaire (C.H.U.) de Dakar
donnent des chiffres éloquents en ce qui concerne la résistance des staphylocoques
auX' bétalactarilines (29) :
* *
*
- 48-
DEUXIEME PARTIE·
'::.~"
ETUDE .EXPERIMENTALE .
L'aviculture semi-modeme ayant pour objectif de mettre sur le marché une viande de
qualité, il est nécessaire de faire une enquête sur l'état de l'utilisation des
antibiotiques dans les élevages de poulet de chair et de rechercher au laboratoire les.
résidus de ces antibiotiques qui seraient les conséquences de leur· mauvaise
utilisation.
- 49-
·CHAPITRE 1
MATERIEL ET METHODES
LI - Zone d'étude
L'étude a concerné différents élevages (carte N°l, page 50, Zone d'éfude et
localisation des élevages).
L2 - Echantillonnage.
• Les différents élevages enquêtés (61 au total) ont été choisis selon la disponibilité
des différents acteurs.
• Au niveau de ces élevages, les prélèvements ont été faits de façon aléatoire par la
méthode du tirage au sort. Dans les élevages choisis, le nombre de prélèvements
des carcasses de poulets de chair a été le même quelle que soit la taille de
l'élevage c'est-à~dire trois poulets de chair par élevage.
L3 - Questionnaires d'enquête
Les questionnaires utilisés et qui figurent en annexe nous ont permis de recueillir un
certain nombre d'informations que nous regroupons en trois grands thèmes, à savoir:
1
Village
/
/
1
*
1
1
i
Town
III
Road /
/
/
i
Track
\ !
\----
!
1
. 1
i
j
1
1
1
1
1
1
i
. . 1
l
~--------------------------------------
J
source (8)
. - 51 -
L'état de l'hygiène dans les élevages est un facteur très important; le respect
,des règles d'hygiène contribue favorablement à la bonne marche de l'élevage. C'est
en fonction du respect de ces règles que les différents élevages visités ont été classés.
Elle est nécessaire pour la bonne marche d'un élevage, mais elle nécessite la.
compréhensi6net l'appréciation'de sonutilité par l'éleveur ,pour le resp'ect darts, sàn .
.utilisation.· . ,
- 52 -
1.4 ~ Prélèvements
- 53 -
2.2.2- Principe
Nous ensemençons "des tubes de gélose nutritive inclinée (4,5) avec Bacillus
subtilis BGA et Micrococcus luteus ATCC 9341 et nous incubons une nuit à + 30°e. "
Nous conservons les cultures dans un réfrigérateur à + 4°C environ. Nous repiquons
chaque mois.
, La' suspension de spores peut être conservée pendant plusieurs semaines si elle est
placée en réfrigération à une température inférieure à + 6 oC. En général, 1 ml de la
suspension de spores ajouté à 1 litre du milieu d'essai permet d'obtenirune densité
de "10 4 spores / ml. "
Les échantillons de viande sont prélevés de manière aseptique. Ils sont ensuite
transportés au laboratoire le plus rapidement possible et, sous froid. si le temps
d'acheminement est'susceptible de rlépasser6 heures. Un matériel très contamirié rie,
,"p"eutconvenir. ' "
- 55 -
. A partir des échantillons (cuisses) congelés, nous prélevons à l'aide d'un perce-
bouchon une carotte de· viande de 8mm de diamètre. Nous découpons ainsi huit
rondclks. -
Nous plaçons les deux rondelles en position diamétralement opposées sur chacune
des quatre boîtes d'essai en· utilisànt des pinces stériles.
Nous incubons les boîtes de Bacillus subtilis BOA à 30°C pendant 18 à 24 heures et
celles de Micrococcus lute!JS ATCC 9341 à 37°C pendant 18 à 24 heures.
Nous contrôlons la sensibilité des boîtes d'essai pour chaque test en déposant
des disques de papier filtre de -6,0 mm de diamètre imprégnés avec les substances
microbiennes indiquées ci-dessus.
Nous relevons les tailles des zones d'inhibition. Celles-ci doivent être 'supérieures ou
égales aux dimensions indiquées.
-.
Rsubtilis (PlI8) 0,5 mg streptomycine 8
-.
. .' '.~
plusiéurs boîtes d'essai et dans une zone annulaire qui ne doit pas avoir moins de 2
mm de rayon.
On ne doit pas tenir compte des colonies isolées qui se développent dans une zone
qui par ailleurs serait totalement inhibée.
Nous recommençons l'essai chaque fois que le résultat est douteux. Le résultat est
considéré comme douteux si on considère une zone d'inhibition totale de plus de 2
mm~e rayonautour d'une seule des rondelles sur une boîte ou si la contamination
bactérienne a influencé la lecture des résultats. Si le résultat n'est toujours pas
nettement positif, il doit être considéré comme négatif.
Pour l'analyse statistique des pratiques hygiéniqués; nous avons créé trois tables sous
Accesavec une saisie des données de toutes les varül.bles de l'enquête complétées par
les ré~ultàts des notes affectées aux élevages (hygiénogramme) etpar les résultats des
analyses bactériologiques. . . . .
"".'
- 57-
Sur ces trois tables nous avons fait une analyse factorielle à correspondances
multiples (AFCM), une méthode statistique permettant d'étudier les relations entre
plus de deux variables qualitatives issues des tableaux d'enquêtes par questionnaire.
Cette première analyse permet de déterminer les variables les plus importantes du
point de
.. vue statistique et permettant de différencier au mieux les pratiques des
.
éleveurs.
Ces variables ont été utilisées pour élaborer une table unique afin de déterminer les
grandes pratiques de l'hygiène~ Sur cette table unique enfin, nous. avons fait une
.deuxième AFCM suivie. d?une classification ascendante hiérarchique permettant
cl 'établir une typologie des pratiques des éleveurs en matière d'hygiène et finalement
de dresser les classes d'éleveurs.
* *
*
- 58 -
CHAPITRE II
RESULTATS
Les élevages avicoles sont localisés dans les départements de Pikine, Rufisque
et dans certains quartiers de Dakar (Fann et Hann Equip). Le plus grand nombre se
trouve à Malika .et Keur Massar (Tableau 20 : Localisation des élevages - voir Carte
N°l, page 50).
1 -FANN 1
2-GOROM 1
3 - lŒUR NDIAYE Lü 1
4-NOFLAYE 1
5 - RUFISQUE 1
6 - SANGALKAM 1
7 -BAMBYLOR 2
8 - HANN~EQUIP 2
9-NiAGA
. -
J
10 -TIVAOUANE-PEULH 3
Il ~ PETIT MBAO 3
12 -NIAKHlRATE 5
13 - NIACOULRAB -5
.14 ;.' KEURMASSAR 12
15 - MALIKA- 20 .
TOTAL 61
- 59-
C'est ainsi qu'à travers les pratiques d'hygiène nous avons déterminé une typologie
des 41 élevages concernés.
Classe 4 (Bonne) :
Classe 3 (Acceptable) :
Classe 2 (Passable) :
Classe 1 (Mauvaise) :
.Le tableau N°2l donne une classification des élevages enquêtés en fonction du
niveau d'hygiène.
- 61 -
79
, .. ;
. , 43 50
,
. ,
56 ..99
- 62-
Les résultats montrent que la majorité des éleveurs appartiennent par ordre de
fréquence dé~roissante aux classes C2 (29,3%), C3 (26.8%) et CI (24.4%).
LA SENDIS AVICOLE
Elle incorpore dans l'aliment le Coxistac comme anticoccidien et à tous les âges.
LÀ SEDIMA
Elle produit deux types d'aliments (démarrage et finition). Elle utilise deux types
d'anticoccidiens: la Salinomycinê ou la Robenidine ; leur utilisation est en rapport
avec deux types de programme.' -
Cette unité met sur le marché quatre types d'alimenisdénommés : poussin SCCT*,
poussin chair, -,polllet':chairCC* et pouletchair. ' " -
Les anticocCidiens' incorp'orés dans' l' aliment~ont : l' Ainprolium ou le, Monensin.
L'antibiotique :est la Colistiqe. L'utilisiition des antibiotiqùes est faite par alternance
sur une période donnée (6 m o i s ) . ' " - -
- 63 - '
Poussins chair:
Distribution du 15e au 28e jour.
n contient un anticoccidien.
Poulets chair CC*
Distribution du 2ge jour à la fin.
n contient un anticoccidien.
Poulet chair:
Distribution du 2ge jour à la fin.
n ne contient pas d'anticoccidien.
* Noms de marque
1
Tableau N°22 - Taille des. élevaoes
. b ,",
l
,
, ,
Age à l'abattage: L'âge des volailles à l'abattage est aussi variable; on distingue
deux types d'élevage en fonction de cet âge. .
Il ressort de l'analyse des données que les antibiotiques figurent parmi les
produits utilisés comme «Anti-stress» ou comme produits curatifs ou préventifs
(anticoccidiens, anti-infectieux) de certaines affections:
* les Anti-stress : ils sont utilisés pour lutter contre l'apparition des troubles
favorisant l'implantation des germes pathogènes lors des· périodes de baisse de
résistance comme la vaccination, le changement de local.
Tableau N° 24: Les anti-stress utiliSés dans les élevages avicoles enquêtés
,
3 - Super-layer Oxytétracycline Tétracyclines 5 8,47 7
- les Tétracyclines sont à spectre large; ils sont actifs sur les Gram positifs, les Gram
négatifs et les Myèoplasmes.
- l'Erythromycine à spectre étroit il est actif sur les Gram positifs et les
Mycoplasmes.
* Les Anticoccidiens
Sur les 61 élevages enquêtés, 55 utilisent les anticoccidiens soit un
pourcentage de 81,96%.
Sulfadiméthoxine Sulfonarhides
, 2 - BIAPRIM antibactériens 13 26 12
Triméthoprime Diaminopyrimidines
. "
TOTAL 50 100,
;
, ,
.
.
'
'
* Les Anti-infectieux
44 éleveurs sur 61 utilisent des anti-infectieux, soit un pourcentage de 72,13 % .
.'
2 - Imequyl Flumequine Quinolones 10 22,73 2
Flumequine
Sulfadiazine Sulfonamides
3 - Trisulmycine antibactériens 6 13,64 10
Triméthoprime . Diaminopyrimidines
ErythromyCine . Aminocyclitols
7 - Clortadona -TS NéomyCine . Aminocyclitols
" . S~lfamidlne Sulfonamides 1 . '227
'. ' 28
antibactériens
, . Triméthr:opiIne . . Diaminopyrimidines
. ,
.. . ,
TOTAL 44 100 ,.
- 67-
BACTERIES
Gram - Gram + Coccidies - Mycoplasmes
Antibiotiques
La Fluméquine + + - -
Furaltadone
Sulfamidine + + + -
Triméthoprime
Oxytétracycline
+ + - +
Erythromycine
- + - +
Colistine
+ - - -
Néomycine
ou + - - -
-Streptomycine
Notre enquête nous a permis de constater que sur les 61 élevages visités, 44
distribuent les médicaments suite à une prescription du vétérinaire et 17 élevages le
font par automédication, d'où un pourcentage respectif de 72,13% et 27,83%
(Tableau N°3 - Annexe 5).
Cette durée correspond au rapport nombre de jours où les poulets de chair ont
reçu des médicaments sur l'âge à' l'abattage. Elle s'exprime sous forme de
pourcentage.
• 1er groupe: les élevages dont la durée d'utilisation est inférieure à 25% de la
durée de vie des poulets de chair.
'. 4e groupe: durée d'utilisation de plus de 70% de la durée de vie des poul~ts
de chair.
N° groupe 1 2 3 4
Nombre
d'élevages 19 32 8 2
concernés
'Nous constatons que la, majorité des élevages· ont une durée d'utilisation' des
médicaments inférieure ou égale à 50% de ia durée de vie 'des pOlI1ets'dè ch~lÎr, cela
signifie que les. volai1Ies' sont sous traitement' (préventif ou.,' cur~tif) ,pendant· ûnpeu .,
plus de la moitié de la dutéede vie des' élevagès ',considérés notamment dans le "
groupe 2 (25 à50%): ' ' , '. '
- 69-
Nous avons observé dans les 61 élevages enquêtés que l'administration des
médicaments a été réalisée par voie orale notamment dans l'eau de boisson sauf dans
un seul élevage où le médicament a été incorporé dans l'aliment.
A travers le tableau N°l Annexe 3, nous constatons que c'est seulement dans les
élevages où on a administré de la Fluméquine ou Imequyl NC que des problèmes
d'antagonisme ont pu se poser; leur association avec les Nitrofuranes (Exemple: la
Furaltadone) étant déconseillée en raison du risque de potentialisation toxique et
d'apparition de troubles nerveux.
N° 29 page 70: porte sur la relation entre l'existence d'un vétérinaire pour le suivi et
le respect de la prescription des médicaments vétérinaires (antibiotiques).
- 70-
Notre enquête nous a permis de constater que sur les 61 élevages visités, 14
d'entre eux ont un vétérinaire chargé du suivi et le reste, c'est-à-dire 47 élevages,
n'en dispose pas soit un pourcentage respectif de 22,95% et 77,05% (Tableau N°29
page 70). Cela montre un pourcentage faible d'élevages ayant un vétérinaire par
rapport à ceux qui n'en ont pas.
Parmi les 14 élevages qui ont un vétérinaire chargé du suivi, on a observé qu'eux
tous respectent le plan de prop~ylaxie.Par contre les 47 élevages qui ne disposent
pas de vétérinaire pour le suivi, 28 d'entre eux respectent le plande prophylaxie soit
un pourcentage de 59,57% (Tableau N°29 page 70)..
- 71 -
Le délai d'attente a été pris en compte pour les élevages où nous avons
effectué un prélèvement c'est-à-dire 41 élevages. Nous avons calculé le délai
d'attente par rapport à l'âge d'abattage au prélèvement.
Son respect se pose dans certains élevages enquêtés notamment dans 12 élevages
tandis que 29 élevages respectent le délai d'attente par rapport à l'abattage. Les
pourcentages respectifs sont de 29,27% et 70,73% (Tableau N°3Annexe 5).
Nous avons aussi analysé le rapport entre l'existence d'un vétérinaire pour le suivi de
la production avicole (poulets de chair) et le respect du délai d'attente. Nous avons
réalisé les prélèvements dans 9 des 14 élevages ayant un suivi vétérinaire.C'est ainsi
que nous avons constaté que parmi ces 9 élevages 7 d'entre eux respectent le délai
d'attente, soitun pourcentage de 77,8%. Par contre dans les 47 autres élevages qui
n'ont pas de suivi vétérinaire, nous avons effeCtué des prélèvements dans 32 d'entre
eux, parmi ceux-ci, 22 respectent le délai d'attente soit un pourcentage de 68,75%
(Tableau N°29 . page 70).
Nous constatons
. . .
que dans chaque élevage au minimum un médicament est administré.
. ~
". c'est ainsi qu'un élevage est classé dans la catégorie de ceux qui ne respectent pas la
dose d'utilisation dès que c'est le cas pour l'un des médicaments administrés. La
dose d'utilisation estdifférente selon qu'il s'agit d'une prévention ou d'un traiteme~t.
La formation des éleveurs s'avère une nécessité pour une bonne conduite de la
production, mais nous avons constaté un nombre restreint d'éleveurs qui ont subi
une formation adéquate dans le cadre de la production avicole. C'est ainsi que 12
élevages sont entretenus par des éleveurs qui ont fait une formation soit·. un
pourcentage de 19,67%.
- 73 -
Les prélèvements de cuisse de poulet ont été effectués dans 41 élevages. Nous avons
détecte
,. .
la présence d'inhibiteurs dans 4 élevages. soit un pourcentage de 9,76%,·
* *
*
-75 -
CHAPITRE III
.DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS
1 "- DISCUSSION
La discussion va porter sur la méthode d'étude, les résultats d'enquête sur le
terrain, les fabriques d'aliments volailles et les analyses de laboratoire.
L'exécution des enquêtes a été faite pa.r des interview et des observations du terrain.
Elle s'est inspirée de celles" utilisées dans les travaux précédents (24,45).
Notre enquête n'a pas été effectuée sur une année entière, ce qui serait l'idéal pour
pouvoir avoir une répartition dans l'espace et dans le temps. Cette enquête n'a pu se
faire durant la saison hivernale où l'aviculture connaît beaucoup plus de contraintes
(humidité, ventilation insuffisante, problèmes pathologiques, etc.) pour" des raisons
matérielles. .
Les prélèvements ont été"effectués dans les élevages qui avaient des poulets de chair
qui ont au minimum 35 jours.
Dans:chaqueélevage nous avons prélevé 3 poulets de chair, quelle que soit la taille
de l'élevage, pour des raisons économiques car les poulets sont achetés.
- La connaissance du' terrain s'est avérée nécessaire pour pouvoir localiser les
élevages. C'est pourquoi nous avons eu recours, aux vétérinaires des différentes
. .localités visitées ce qui nous a été d'un grand apport.
- En dehors des périodes de forte production ( Noël, Korité, Tamkharit, etc.), nous
,avons éprouvé des difficultés à avoir le 'nombre d'élevages nécessaire pour notre
travail ( les volailles sont plus jeunes: moins de 35 jours ).
- Les interviews avec les éleveurs n'ont pas été faciles. Les éleveurs étaient méfiants
et trduvaienHrop contraignant notre questionnaire.
- L'acheminement des carcasses n'a pas été toujours effectué dans des glacières d'où
la contamination de certains échantillons. Toutefois l'acheminement du prélèvement
au laboratoire se faisait dans la même matinée où les prélèvements ont été réalisés.
- Les différents élevages faisaient leur abattage non pas à des dates fixes , mais à la
demande; notre passage ne correspondait pas très souvent au jour du 1er abattage.
Il s'agit:
)
- 77 -
- , . .
- des méthodes microbiologiques : dont le test C.E.E. des. quatre géloses que nous
avons utilisé.
Le choix de cette méthode a été guidé par le souci de mettre en oeuvre une technique
simple, à exé~ution relativement rapide mais précis et surtout pas chère, permettant
. de détecter simultanément plusieurs familles d'antibiotiq~es. Ainsi elle sera
considérée comme une méthode de tamisage dont les résultats positifs seront par la
suite confirmés à l'aide des méthodes précitées comme l'HPLC pour des
investigations plus poussées (identification, dosage ).
Le test C.E,.E. des quatre géloses est une méthode microbiologique qui permet de
déceler la présence d'une substance à une concentration égale à la limite maximale de
résidus.
Cette technique fut utilisée dans le cadre d'une commission de la C.E.E. pour la
recherche de. résidus· à action antimicrobienne dans les viandes·; ceci dans le but
. d'unification des méthodes et pour arriver plus vite à une techriique adoptée pour
l'ensemble des sèrVices vétérinaires d'hygiène alimentaire dans le cadre du Marché
. Commun (5).
Cette méthode présente des avantages et des inconvénients qui s'ont les suivants:
- Les avantages:
- Les inconvénients:
. ' . ' . ."
• C'est une méthode non spécifique car elle ne permet pas l'identification des
inhibiteurs (antibiotiques) encore moins leur quantité.
• ' Sa sensibilité peut conduire à de faux résultats.
• L'hygiène d;es prélèvements de nlêm~que'leyr conservation adéquate est
nécessaire et conditionne uriborine lecturè et interprétation des'résultats;,
- 78-
L'analyse des données de l'enquête N°l - Annexe 1 est faite par le calcul des
pourcentages à partir de différents, tableaux construits ati~our de thèmes prédéfinis.
Pour cette enquête, l'échantillon utilisé est aléatoire, tout élevage a une chance de s'y'
retrouver. Les données de cette 'enquête ne peuvent être vérifiées car nous avons noté
l'absence de cahiers d'enregistrement des prestations reçues par les volailles.
S'agissant de l'enquête N°2 : conduite d'élevage, l'analyse des données s'est faite
'grâce à l'analyse factorielle à corréspondances multiples.
L'analyse factorielle à correspondances multiples est ici adaptée car nous avons eu à
faire l'analyse de plusieurs variables qualitatives dont il est difficile de mettre en
, , relief les relations qui les unissent par les méthodes descriptives classiques (absence,
de liaison linéaire): " ,
Si cette méthode al' avantage de mettre en exergue les données les plus
, , ,
,déterminantes des', résultats obtenus lors de l'enquête, nous pensons que ce faisant
elle masque quelque peu certaines données pas toujours négligeables dans les
pratiques d'hygiène -en 'aviculture. Il s'agit d'une méthode très utile mais non
exhaustive.
Les éleveurs de la 'classe 2 sont considérés comme passables dans l'application' des
'mesures d'hy'giène; ils ,n'appliquent pas rigoureusement les barrières sanitaires
'" spatiales éommeteInPoréH€~" ' ,
-'._-~-' ,
- 79-
L'enquête auprès des fabriques d'aliments avait pour objectif d'identifier les
additifs (anticoccidiens et anti-infectieux) incorporés dans l'aliment et voir s'ils
peuvent constituer un danger pour les poulets de chair et partant pour le
consommateur.
Plusieurs additifs sont incorporés dans l'aliment mais nous nous sommes limités à
ceux qui contiennent des antibiotiques. Parmi les anticoccidiens~ citons : la
Salinomycine et le Monensin. Ce sont des polyéthers ionophores qui sont à la fois
bactéricides et anticoccidiens ; il sont surtout utilisés comme anticoccidiens de
prévention des coccidioses aviaires. Dans les différentes fabriques d'·aliments (la
SEDIMA, le COMPLEXE AVICOLE DE MBAO, les MOULINS SENTENAC,
etc.), ce sont les mêmestypes d'anticoccidiens qui sont utilisés, à cause de l'absence.
quasi complète de résistances coccidiennes. Le Monensin aurait pu être formellement
interdit si des médicaments pour volailles contenant du chloramphenicol étaient sur
le marché, ce qui n'est pas le 'cas car ce dernier potentialise sa toxicité, il peut être à
l'origine d'interaction médicamenteuse en rapport avec l'inhibition enzymatique
(40).
L'enquête réalisée dans .les fabriques d'aliments a. révélé que les. antibiotiques
incorporés dàns ces additifs alimentaires sont les suivants: le COXISTACet la
Colistine. La Colistine faitpaitie de la famille. des polypeptides. Les antibiotiques
incorporés dans l'aliment sont des facteurs de croissance qui sont utilisésà des doses
très faibles n ~ entraînant pas de résidus décelables dans les viandes lorsqu'ils sont .
utilisés corr~ctement (27).·
Il est indispensable que tout praticien connaisse ces additifs (coccidiostatiques anti-
infectieux), ·en particulier ceux qui peuvent avoir .une·interaction 'avec certains
!JlédiCaments utilisés en thérapeutique aviaire.
, , .
"Les traitements incorporés· à l'aliment ont.. pour ~avantage d'assurer une bonne
répartition du médiCam~nt et uneùtilisation des produits pèu où: pas so'lllbles;Enfin,
l'appétence.est moins modifiéed~ms la majorité des cas~ . . ., .
- 80-
Nous avons subdivisé les différents élevages visités en fonction de leur taille
en quatre catégories.
Notre enquête nous a permis de constater que la plupart des élevages visités (42 sur·
61 soit 68,85%) sont de petite taille (moins de 700 têtes par bande). .
La proportion des élevages enquêtés produisant moins de 700 sujets parbande est de
68,85% contre 1,64% pour celles doritl'effectif est supérieur 'à 2100 suJets.' .
La comparaison de nos ré~uliats avec ceux de MISSOHOUet Coll. (38) qui avaient
des objectifs différents sembleinontrer une évolution de la structure de l'avicultùre
moderne vers .le développement de petites ,unites. Cependant,. ce.' constat est.à
.. nuancer, puisque la proportion des différents Jélevagesenquêté,s(rableau N°20 page
'.. 57).n'a pas été équitable s,elon la répartition géograpl)ique. . ' .
- 81 -
Contrairement aux travaux de MISSOHOU et coll. (38), nous avons rencontré très·
peu d'élevages avec un effectif supérieur à 2100 têtes par bande.
Les poulets de chair sont abattus avant 45 jours dans 44 des 61 élevages
(72,13%) et dans 17 élevages (27,87%) à partir de 45 jours. Le premier abattage est
réalisé dans la majorité des élevages avant 45 jours; l'abattage étant conditionné par
la demande, les moyens de conservation des carcasses, le poids vif des sujets, etc.
La durée d'utilisation des médicaments pendant la vie des poulets de chair a été mise
en évidence dans le tableau N°28 page 68. Ce dernier nous montre que la majorité
des élevages administre des antibiotiques pendant une durée d'utilisation comprise
entre 25 et 50% de la durée de vie des poulets de chair. Cette administration s'étale
sur une période supérieure à celle prescrite dans les différents programmes : soit
parce qu'elle est motivée par l'apparition de pathologies, ou bien ce sont des
, allongements délibérés de la durée d'administration prescrite.
Les aviculteurs ne font pas appel au vétérinaire pour un suivi de leur élevage mais
cherchent à avoir des conseils qu'ils assimilent
. à une prescription du vétérinaire sans
.
Antistress 96,72 95
Anti-infectieux 72,13 90
Si les· pourcentages d'utilisation sont identiques pour les anti-stress, nos résultats
pour les anticoccidiens et les anti-infectieux sont plus faibles que ceux trouvés par
.Habyarimana (25).
Notre étude étant axée sur l'utilisation des médicaments (anti..,stress, anticoccidiens,
anti-infectieux) contenant des antibiotiques, un tri a été réalisé pour ne recueillir que
. ces derniers ; ce .qui explique cette différence de pourcentage pour certains
.. médicaments.
... -:-L'utilisation de deux produits à des doses normales (l'effet synergique est rare)
augmente lerisque de baisse de consommation d'eau,
. . . .
En règle générale; mieux vautne pas associer plûsieurs ~raiteIilentsd~ms l'eau de:
boisson"(par exemple': antibiotiques +. vitamines).et toujoursJ~isser 48 heures 'au .
rnoins d'eau sans, produit entre deuxint~rventlons (6). ' ' . . .
- 83 -
La voie orale est la voie d'administration la plus utilisée dans les élevages
avicoles de la région de Dakar.
Ces deux modes ou modalités de distribution (eau de boisson ou dans l'aliment) ont
cependant l'inconvénient d'être peu précis puisqu'ils impliquent que les sujets à
traiter consomment des quantités d'eau et d'aliment proportionneIles à leur poids.
Cela n'est pas toujours le cas; de nombreux facteurs individuels pouvant modifier
ces consommations. Toutefois, ces méthodes donnent satisfaction et assurent la
guérison.
L'incorporation du médicament dans l'eau de boisson est largement utilisée dans les
élevages de poulets de chair visités. Cette modalité ne peut être efficace que si
certains préalables sont réalisés tels que: la solubilité du médicament, l'appétence en
évitant les concentrations trop élevées; l'absence d'interaction entre médicaments et
additifs; la stabilité de la solution préparée (26).
Les poulets de chair d'un même élevage peuvent ne pas recevoir la quantité de
médicaments nécessaire à leur guérison si des dépôts médicamenteux se forment
suite à la non solubilité du médicament dans l'eau. Ainsi l'administration du produit
. .
dans l'eau de boisson est la méthode la plus facile - mais aussi la moins fiable - car
on ne maîtrise pas la dose reçue par les oiseaux (6).
Les antibiotiques doivent autant que possible être utilisés seuls ; c'est la règle de la
«monoantibiothérapie ». Toutefois, on est souvent conduit en thérapeutique anti-
infectieuse à associer des antibiotiques.
1
, .
- 84 -
Mais il est à noter que la Fluméquine s'élimine rapidement de l'organisme; aussi elle
ne pose pas de problème de résidus ni dans le lait, ni dans la viande èt les abats (40).
A partir de la date d'arrivée des poussins jusqu'à l'abattage, le vétérinaire est tenu de
passerrégulièremerit pour aider à la bonne march~ d.e l'élevage par le respeCt des
normes d'élevage.
- 85 -
Notre comparaison des prestations de service des élev,ages qui oht un vétérinaire et
ceux qui n'en disposent pas (Tableau N°29 page 70) nous permet de conclure que le
suivi par un vétérinaire n'implique pas le respect des différentes normes (délai
d'attente, dose et durée d'utilisation, etc.). Toutefois, le non respect des normes est
plus accentué dans les élevages sans suivi vétérinaire. Mais aussi de se demander s'il
s'agit d'un suivi effectifoU de prestations ponctuelles.
On est tenté de dire qu'une autre responsabilité incombe à l'éleveur qui devrait s'y
connaître en techniquetavicolesou bien il est tenu de respecter les conseils.
Sur les 61 élevages enquêtés, 12 (19,67%) sont entretenus par des éleveurs qui
ont fait une formation et les 49 autres (80,33%) sont sous la supervision d'éleveurs
qui n'ont fait aucune formation.
Nos résultats concordent avec ceux rapportés par d'autres auteurs (16, 45). Selon
HABYARIMANA, la majorité des aviculteurs (80%) n'a pas suivi de formation
technique en élevage avicole (25). L'aviculture est une profession et une activité
économique qui exige une disponibilité et une surveillance constante de la part de
l'éleveur.
Le plan de prophylaxie est respecté dans 42 des 61 élevages visités. Parmi les
42 élevages, 14 sont encadrés par un vétérinaire.
Sur les 47 élevages qui n'ont pas un suivi vétérinaire, 28 respectent le programme de
prophylaxie.
Notre étude nous a pennis d'établir le tableau N°33 ci-dessous qui nous permet de
voir la situation entre l'existence d'un vétérinaire et le respect du plan de
prophylaxie.
Elevages encadrés 14 14 0 0
TOTAL 61 42 19 4
Comme dans les rubriques précédentes, nous allons montrer la relation entre
Encadrement des élevages - Respect de la dose d'utilisation des médicaments malS
.également la détection des inhibiteurs (antibiotiques).
Elevages encadrés 14 5 9 0
TOTAL 61 18 43 4
- 88 -
Comme nous l'avions annoncé, la durée d'utilisation est différente selon qu'il
s'agit d'une prévention ou d'un traitement. Seuls 29.5% (Tableau N°3 Annexe 5) des
élevages respecten{ la durée çl'utilisation.
Le non resp~ct de la durée d'utilisation peut être dangereux pour certaines molécules;
. c'est le cas de la Colistine, antibiotique appartenant à la famille des Polypeptides
dont la durée d'utilisation ne doit jamais dépasser trois jours en raison de son
accumulation (40). Le non respect de la durée d'utilisation prescrite des médicaments
conduit dans certains cas au non respect du délai d'attente.
Elevages encadrés 14 4 10 0
.TOTAL 61 18 43 4
- 89 -
Le tauxde respect de la durée d'utilisation est faible, ce qui laisserait penser que les
éleveurs ou aviculteurs ignorent les conséquences que cela peut avoir sur le
consommateur, soit parce qu'ils ne sont pas bien informés, .soit parce qu'ils ne
tiennent compte que des objectifs qu'ils se sont fixés, c'est-à-dire,avoit des volailles'
'en bonne santé.
Comme nous l'avons remarqué pour la dose d'utilisation des médicaments, le non
respect de la durée d'utilisation est aussi important dans les élevages encadrés
comme dans ceux qui ne le sont pas. Les inhibiteurs (antibiotiques) aurait pu être
détectés également dans les prélèvements provenant d'élevages encadrés, mais tel
ne fut pas le cas..
Selon KONE (32), le problème de résidus est important car les. animaux traités
d'urgence, sans le respect du délai d'attente, constituent.un réel danger pour les
consommateurs.
Elevages encadrés 14 7 7 0
TOTAL 61 29 32 4
Ce tableau nous montre que le non respect du délai d'attente s'observe dans les
élevages encadrés commedaris ceux qui ne le sont pas; néanmoins, il s'observe
moins dans les élevages encadrés; la détection des résidus a été notée uniquement
dans les élevages non encadrés.
Le tableau N°37 page 91 nous permet de voir s'il existe urie relation entre
niveau d'hygiène, taille et localisation des élevages.
- 91 -
"
,
14' , 70 500, Niakhirate ' Taille .~
,Cl, 15
' '
71- ' _',400 Malika < 700' , ,
:8 élevages
,
40' . 78 1500 . Keür Massar Entre 1400 & 2100 : 2' " --
41 79 700 Keur Massai, >2100 :i
, 43 , 50 5000 ..
' '
KeufMassar ..
56 99 100 Malika'
- 92':
Nous constatons que les élevages de la classe 4 sont localisés en zone périurbaine
, (Fann) comme en zone urbaine. Les élevages sont répartis dans plusieurs localités de
Dakar à Sangalkam en passant par KeurMassar ou Rufisque ou Niacoulrab. Nous
remarquons l'absence d'élevage localisé5à Malika.
Pour cette même classe; les élevages avec un effectif inférieur à 700 têtes par bande
sont plus nombreux; quelques élevages ont une taille supérieure à 700 têtes / bande.
Les élevages de la classe 3 sont localisés pour la plupart à Malika; d'autres localités
sont concernées: Hann Equip, NÜlcoulrab, Niakhirate.
Leur taille est uniforme, c'est-à-dire les élevages ont un effectif qui se retrouve dans
la catégorie inférieure à 700 têtes par bande.
Les élevages de la classe 2 sont tous situés dans la zone de Malika - leur taille est
inférieure à 700 têtes par bande sauf pour un seul élevage qui a un effectif compris
entre 700 et 1400 têtes / bande.\
Ceux de la classe 1 sont localisés à Keur Massar, Niakhirate, Malika, Niaga. La taille
des élevages er inférieure à 700 têtes par bande pour la majorité.
Pour les 41 élevages où nous. avions réalisé des· prélèvements,' noùs avons"
réparti les éleveurs suivant les classes (C4 à Cl) ;et par la suite, nous avons établi la :
.relation entre .
'.
le niveau
. d'hygiène
.
et'l'utilisation des médicaments.
- 93 -
La discussion sur la relation entre le niveau d'hygiène des élevages et l'utilisation des
médiCaments· sera axée sur deux thèmes :
Le tableau N°38 page 93 nous montre une moyenne d'utilisation des différents
médicaments pour chaque classe. Les moyennes d'utilisation des médicaments des
différentes classes n'ont pas une différence significative statistiquement.
Les élevages avec un bon niveau d'hygiène (classe 4) comme ceux de la classe Cl la
plus mauvaise sur le plan pratique d'hygiène utilisent autant de médicaments.
Cependant, il est à noter une différence pour les objectifs. visés. Ceux de la classe 4
utilisent surtout des médicaments dansle cadre d'une prévention; ils craignent d'être
envahis par des germes provenant des élevages environnants du fait de la proximité.
Par contre les classes C2 et Cl avec un niveau d'hygiène faible sont des éleveurs
"passables ou mauvais; ils utilisent les médicaments en plus de ceux de la prophylaxie
.pour lutter" contre les pathologies aviaires qui s'installent par suite d'une mauvaise
application ou une ignorance des pratiques d'hygiène. "
1.2.6. . Relation Niveau d'hygiène et conditions pour une bonne conduite de·
. l'élevage et de l'utiliSation des médicaments
. "A partir du tableau N°4 de l'annexe 6, nous avons calc)..llé les pourcentages
~'élevetirs pàr classe. Ceux-ci sont mentionnés dans le tableau N°39'page 95 .
- 95 -
Cl la 80 80 20 40 a
Ce tableau nous montre que pour la classe 4 dont le niveau d'hygiène est meilleur, il
y a plus d'élevages avec un suivi vétérinaire (50%) de même que pour le respect de la
prophylaxie (87,5%) ; les éleveurs de cette classe ont acquis des connaissances en
technique d'élevage par la formation (62,5% des éleveurs de cette classe). Pour
l'utilisation des médicaments: respect délai d'attente (75%) respect dose (25%)
respect durée d'utilisation (37,5%) ; ils ne sont pas les meilleurs mais ils occupent la
seconde place dans le cadre d'une bonne utilisation.
Les éleveurs de la classe 3 sont moyens dans le cadre d?une bonne conduite
d'élevage. Les éle~eurs d~ cette classe n'ont suivi aucune formation en technique
f .' d'élevage; 27,30/0 des éleve~rs de cette classe sont encadrés par un vétérinaire: Le
plus gi-and nombre d'éleveurs qui respecte la dose d'utilisàtion des ,médicaments
appartient à èette classe. .
'Les éleveurs de la classe 2 se distinguent des autres parce qu'ils occupent la' dernière
··.placedansÎecadrede l'encadrement (8 J3%des élevages sont encadrés); très peu.
d'éleveurs' :(25%) respectent le' plan de prophylaxie et la durée d'utilisation des
.médicaments: '. " .
- 96-
Nous avo'ns observé un problème d'hygiène dans les élevages et un déficit pour
l'encadrement et la formation des éleveurs; ces demiersmettentplus l'accent sur
l'utilisation des médicaments avec pour conséquence une utilisation abusive.
Les difficultés à l'obtention d'une viande de qualité hygiénique nous ont amené à
poursuivre l'étude par la recherche des inhibiteurs de la croissance bactérienne'
(antibiotiques) au laboratoire.
Notre choix s'est porté sur les cuisses parce que'c'est une partie noble qui a
beaucoup de chair, c'est la partie la plus consommée par la grande majorité de la
, population.' , ' ,
Lapltipârt des antibiotiques et des sulfamides sont en effet éliminés par la 'voie
urinaire, maisaussi, par la voie biliaire ;d'autre part ils sont métabolisés par le foie et
'les résidus persistent plusieurs jours dans le tissu, hépatique. Au début, les différents
auteurs, ,entreprirent la recherche' au niveau de ces organes ( rein, foie ); mais'
, rapidement ils s'aperçurent que de nombreux « faux positifs» étaient relevés. En
effet, 'ils ont,' personnellement observé sur ,des "animaux élevés sous contrôle
'rigoureux,n'ayànt jamais reçu d'antibiotiqtieà titre thérapeutique 'ou en
,supplémentation alimentaire, un pourcèntageélevé (2 à 3%) de cas positifs lors de la
recherche' ,au 'niveau des, reins' et du: foie, des résidus' de 'substances à activité , '
antimicrobie~e., Cela s'explique facilement pour le foié' ; 'la bile et les sels biliaires
" étant inhibiteurs pour dé', nombreux germes, en, particulier les germes' « tests»
,employés; au niveau des 'reins, on a invoqué la présence de rénine ayant une ,action "
inhibitrice et, Je pH ,élevé' de l'urine.' De plus, il èst très difficilè d'obtenir des',
, prélèvementsstériles ou pauci~i'crobiens(5).,' ,
- 97-
· A travers la cinétique, nous nous rendons compte qu'il est plus probable de trouver
des résidus dans les abats (fok·rein) avec le risque d'avoir plus de « faux positifs » ..
mais, vu que la chair est plus consommée pat les populations, il était nécessaire de
vérifier d'abord la qualité hygiénique des carcasses mises sur le marché..
Nos prélèvements de trois carcasses par élevage étaient les mêmes quelle que
soit l~ taille de l'élevage: Le nombre de prélèvements à réaliser ne devait être fixé
qu'après avoir connu la taille de l'élevage, car plus le nombre de prélèvements est
important, plus on aune représentativité adéquate.
Ayant un nombre élevé de têtes par bande à traiter, il est évident que tous les sujets
ne consommeront pas la même quantité de médicaments. Cependant, le nombre'
réduit de prélèvements par élevage se justifie par des raisons financières.
Nous avions prélevé sur une période continue de huit (8) mois, de Novembre
2000 àJuin 2001. La saison des pluies a été épargnée mais cela fut involontaire, nos
travaux de recherché ayant débuté en novembre .
Pendant la saison des pluies, beaucoup d'aviculteurs cessent leurs activités vu les
.
nombreuses contraintes : bâtiments inadaptés, forte humidité lorsque la. toiture est
'
parsemée de trous, ventilation irisuffisante, etc. Les élevages qui arrivent à produire.
sont parfois obligés de lutter lors de l'apparition de maladies dans l'élevage pour
limiter les effets négatifs du microbisme par des traitements.
·- les informations fournies par les éleveurs .des élevages enquêtés ne sont pas
·vérifiables pour la majorité car ils ne détiennent pas de çahièr, où .ils notent les
médicaments administrés; .
- 98-
- les poulets de chair d'un même élevage peuvent ne· pas consommer la même
quantité d'antibiotique, ou bien l'administration a été un sous-dosage..
Nous notons pour les 4 élevages un pourcentage nul de suivi de ces élevages et
une non formation du personnel: ces deux éléments constituent un .handicap pour
une bonne. conduite de l'élevage. Sur l'ensemble des élevages enquêtés, on' a noté
D
22,95% d'élevages qui ont un vétérinaire pour le suivi et 19,67% (Tableau N 3
Annexe 5) des éleveurs qnt fait une formation. La non' détection de résidus dans
beaucoup d'élevages ne doit pas être un facteur pour ne pas prendre un vétérinaire
pour le suivi; ou pour ne pas former les éleveurs.
Les propriétaires des élevages doivent en fonction des moyens payer une formation
pour les éleveurs; cela aiderait beaucoup pour une bonne conduite de l'élevage c'est-
à-dire une bonne màîtrisede la désinfection, du vide sanitaire.
Notre enquête nous montre que 100% des élevages quiontün vétérinaire pour le
suivi respectent ie. plan de' prophylaxie (TableauN D 29 page 70). L'accent doit être
mis' sur l'utÜisationdes:'médicaments' par' le" respect de' .la dose et' de 'la durée
.d'utilisationrles médicaments. Nous avons en' effet constaté un pourcentage faiblè de
'ce respectqüe ça soit po~rles élevages qUI ont un suivièomme ceux qui n'en ont
pas.
* *
*
- 99'-
Nos recommandations iront en direction des éleveurs, des vétérinaires et enfin des
pouvoirs publics.
Cette formation mettra l'accent sur les techniques d'élevage, l'utilisation des médica-
ments et le respect du délai d'attente. .
Cette formation sera axée essentiellement sur l'utilisation d'une bonne litière,
la distribution de l'eau et de l'aliment, l'aération et la ventilation des bâtiments,
l'éciairemeht, etc.
'Des' sessions de recyclage doivent être organisées Qériodiquement pour informer les
éleveurs des' innovations techniques dans le domaine avicole.
Tout aviculteur est censé avoir des 'connaissllnces sllr les pratiques hygiéniques
,utiles en élevage, notamment le nettoyage, la désinfection et le vide sanitaire., La
formation à l'hygiène de l'élevage permet en outre'de conscientisèr les éleveurs sur la
'néc~ssité de 'limiter le développement dumiciobisrrie ambiant par une bonne attitude
préventive. '
L'antibioprévention ne peut être appliquée que lorsque le risque d'infection est élevé.
.- Pour permettre. une collecte -de données. fiables,_ :tout élevage doit tenir un
registre dans lequel on mentionnera les médicaments utilisés au cours de la bande : la
date, la dose et la durée d'utilisation, etc.
- 101 -
Les vétérinaires ont pour rôle de conscientiser les éleveurs sur la nécessité de
respecter la dose, la durée d'utilisation et le délai d'attente.
Ils ont l'obligation de choisir l'antibiotique en se fondant sur leur jugement éclairé de
professionnel, en mettant les risques et les bienfaits de l'antibiotique pour les
humains et les animaux.
.* *
*
- 102 -
CONCLUSION GENERALE
, .
Nos enquêtes ont été effectuées dans la région de Dakar de Novembre 2000 à Juin
2001; :elles ont porté sur 61 élevages et 4 fabriques d' aliments volailles. Les élevages
enquêtés sontpour la majorité de petite taille ( moiris de 700 têtes par bande).
. .
Dans les fabriques d'aliments, les antibiotiques sont utilisés .sous· forme
d'anticoccidiens (Exemple:
. le Monensin, la Salinomycin.e, etc.) et d'anti-infectieux.
(Exemple: la Colistine, le Coxistac). Ce sont des facteurs de croissance qui sont
· utilisés à des doses très faibles; ils sont sans conséquence sur la santé et n'entraînent
pas de résidus décelables dans les viandes lorsqu'ils sont utilisés correctement.
· Dans les élevages, les médicaments sont administrés sous forme d'anti-stress,
d'anticoccidiens, d'anti-infectieux avec des pourcentages d'utilisation respective de
96,72%,81,96% et 72,13% par les éleveurs. Les pratiques hygiéniques occupent une
place importante dans la bonne conduite de l'élevage et d'une utilisation contrôlée
des médicaments (antibiotiques). C'est ainsi que certaines pratiques d'hygiène ont été
retenues pour classer les élevages en 4 ,classes C4 àCl par. ordre de niveau d'hygiène
décroissant. Nous avons constaté que les élevages modèles C4 sont moins nombrèux
(19.5%) mais utilisènt autant de médicaments (antibiotiques) que les élevages des
classes C3 -C2 - Cl où le niveau d'hygiène est moins bon, même si les objectifs visés
sont différents : utilisation préventive pour C4 et utilisation curative pour les autres.
Il y a ainsi une utilisation abusive des antibiotiques.
Le non respect des normes d'élevage (Plan de prophylaxie - Encadrement par les
vétérinaires - Formation du personnel, etc.) et de l'utilisation des médicaments "
(dose - durée d'utilisation' - délai d'attente) constitue un handicap pour la production
de viande de qualité.
Il ressort de nos résultats que très peu d'élevages (22,95%) ont un vétérinaire pour le
suivi; 68,85% des .éleveurs respectent le plan de prophylaxie; 70,73% des, éleveurs
respectent le délai d'attente; seulement 29,51 % des éleveurs respectent la dose et la
durée d'utilisation et 19,67% des ''éleveurs ont subi une formation en techniquès
avicoles.
Les résultats de cette étude nous ont amené à faire des recommandations. Ces
. dernières· vont en direction des aviculteurs, des vétérinaires, de l'Etat et/ou des
pouvoirs publics.
* *
*
•
- 105 -
BIBLIOGRAPHIE
4 - BIAOU C. , 1996
Contribution à l'étude des causes aggravantes de la maladie de Gumboro dans les
élevages de poulets de chair dans la région de Dakar.
Th: Méd. Vét.: Dakar; 5
. 8 - CARDINALE E. , '2000
Résèau Sénégalais d'Epidémiosurveillance aviaire.
Présentation et premiers résultats.
Epidémiologieet Santé Animale, (37): 430-450
9,. CARDINALE E.;DIENG c.; PENE G.; WADE L;'DIALLO A.; TALLF.;
KANE P et KONTEM., 2001
Les:'Pratiques Hygiérnquesdes Aviculteurs Sénégalais: impact surla Productivité.
Journée~delaRec~ej.che-AJicole2001, Nantes,France. - 4 p . : " ' . .' .
-106 -
Etude de la sensibilité aux antibiotiques par E-test des souches de cocci isolées au
C.H. U. A. Le Dantec
Th: pharm: Dakar; 76
15 - DIOP D. , 1991
Etude des résidus d'Ampicilline dans les oeufs de poule après traitements par
voie orale et intramusculaire.
Th: Méd. Vét. : Dakar; 27
17 - DIOUF O. , 1995
Autosuffisancè du Sénégal en protéines animales; stratégies mises en oeuvre;
propositions pour une amélioration de la couverture des besoins.
Th : Méd. V ét; : Dakar; 3
20 - FAO., 1985
Résidus des médicaments vétérinaires dans les aliments :
(Rapport d'une consultation d'experts. FAO/OMS) .-
(Etude FAO. Alimentation et Nutrition; 32).- Rome: FAO.- 52 p.
21- FAO/OMS.,1998
Evaluation des résidus de certains médi'caments vétérinaires dans les aliments.
(Quarante septième rapport du comité l~lixte FAO/OMS d'experts des additifs
alimentaires). - Genève: OMS. .: 95 p.
(
"
24 - HABAMENSHI P. E. , 1994
Contribution à l'étude des circuits de commercialisation du poulet de chair au
Sénégal: cas de la région ete Dakar.
Th : Méd. Vét. : Dakar; 12
26 -- IEMVT., 1991
Aviculture en zone tropicale.
Maisons-Alfort: IEMVT. -186 p.
j -
Animaux:
• Poussins Contrôlés au laboratoire: OUI non
• Pratique de la bande unique: . OUI non
• Pratique de la bande multiple: oui non de l'élevage mixte: OUI non
• Programme de prophylaxie médicale: OUI non
(appliqué sous la responsabilité d'.un vétérinaire)
• Devenir des animaux malades : Elevage Abattage Autre: .......................
• Devenir des cadavres: Elevage Evacuation Incinération Consommation Autre .......
Lutte contre les vecteurs contaminants :
• Présence de rongeurs : OUI non
• Présence d'animaux domestiques: oui non lesquels:
• Changement de tenue du personnel : OUI non de chaussures : OUI non
• Visite fréquente d'autres éleveurs : OUI non
Litière:
• Présence de litière épaisse: OUI non
• Litière humide par endroits: OUI non
• Fréquence d'ajout ou de renouvellement:
Eau de boisson:
• Eau utilisée: SDE Eau de puits Autre:
• Vérification de la potabilité : OUI non
• Traitement de l'eau: oui non produit utilisé: dose: fréquence:
• Abreuvoirs utilisés: type: Surélevés: OUI non
matière: métallique plastique
souillés propres Fréquence du nettoyage: Quantité:
Aliment:
• Aliment utilisé: . Industriel Artisanal
• Matériel utilisé: mangeOIres trémies Autre:
souillés propres Fréquence du nettoyage: Quantité:
Durée d'utilisation des cartons au démarrage:
Fumier:
• Devenir du fumier : Elevage Evacuation Fosse Autre: .
(hors poulailler)
• Contrat avec le maraîchagè : oui non
• Première désinfection:
Annexe 3 ·Page 1
ASSOCIATION MEDICAMEIHEUSE DANS LES ELEVAGES ENOUETES·(SUITE)
IUuméro Antibiotiques . Principes actifs - Effet de Synergie Antago- Effet
Elevage utilisés l'antibiotique n1sme additif
COLITERRAVET 11 A Oxytétracycline Bactériostatique 11 Aet 11 B 11 Aet 11 B
11 B Colistine Bactéricide (repos)
11 . 20 FURALTADOI~E 11 C Furaltadone Bactériostatique 11 Bet 11 C 11 Aet 110
ANTICOX 110 Sulfamidine Bactériostatique 11 Aet 11 E
11 E Oiavéridine Bactériostatique, 110 et l1E 110 et 11 E
12 FLUMEOUYL 12 Fluméquine Bactéricide
CDUTERRAVET 13A Oxytétracycline Bact ériost at ique 13A et 13B 13A et 13B
13B Colistine Bactéricide (repos) 13B et 13E 13A et 13C
13 et 22 BIAPRIM 13C Sulfadiméthoxine Bact ériostatique 13C et 130 13B et 13E
130 Triméthoprime Bactériostatique
FURALTADONE 13E Furaltadone Bactériostatique
TERRAMYCI~IE 14A Oxytétracycline Bactériostatique
. COLITERRAVET 14A Oxytétracycline Bactériostatique 14A et 14B 14A et 14B
14 14B Colistine Bactéricide (reposl 14Aet14C
BIAPRIM 14C SuIfa diméthoxine Bactériostatique 14Cet 140 14A et 140
140 Triméthoprime Bactériostatique
COLITERRAVET 15A Oxytéfracycline Bactériostatique 15A et 15B 15A et 15B
15B Colistine Bactéricide (repos) 15Aet15C
BIAPRIM 15C Sulfadiméthoxine Bact ériostatique 15C et .150 15A et 150
15 150 Triméthoprime Bact ériostatique 15C et 150
VETACOX 15E Sulfamidine Bactériostatique 15E et 15F 15A et 15E
15 F Oiavéridine, Bactériostatique 15A et 15F
AMINO-STRESS 16A Oxytétracycline . Bactériostatique 16A et 16B 16Eet 16A,
16B Colistine Bactéricide (repos) 16E et 16C 16A et 16B
FURALTADOI~E . ,
16C Furaltadone Bactériostatique 16E et 160
16 et 24 CCILISULTRIX 160 Triméthoprime Bactériostatique. 160 et 16B 16E et 16F
16B Colistine Bactéricide (repos) 160 et l6F 16E et 16G
FLUOUICK 16E Fluméquine Bactéricide 160 et 16G
VETACOX 16 F Sulfamidine Bactériostatique
16G Oiavéridine Bactériostatique
ANTICOX 17A Sulfamidine Bactériostatique 17A!!t17B 17C et HE
17B Oiavéridine Bactériostatique 17C et 17F
BIAPRIM 17C,- Sulfadiméthoxine Bactériostatique 17Cet170 -
17F et 17G
17 170 Triméthoprime Bactériostat,ique 17E et 17H
HIPRASERYL 17E Erythromycine Bactéricide (repos) 17F et 17G
17F Oxytétracycline Bactériostatique 17E et 17H.
17G Streptomycine Bactéricide [repos). 17Eet17F
.. 17H Colistine Bactéricide Irepos)
, SUPER-LAYER 18A Oxytétraéyeline . Bactériostatique 18A et 18B
18 BIAPRIM laB Sulfadirriéthoxiné Bactériostatique 18A et18C
18C: Triméthoprime Bactériostatique
Annexe 3 -Page 2
ASSOCIATION MEDICAMENTEUSE DANS LES ELEVAGES ENQUETES (SUITE)~
Numéro Antibiotiques' Principes actifs Effet de Synergie Antago- . Effet
Elevage utiiisés l'antibiotique nisme . additif
COLITERRAVET 21A Oxytétracycline Bactériostatique 21 A et 21 B 21A et 21B
21 . 21B Colistine Bactéricide (repos) 21 A et 21 C
BIAPRIM 21C Sulfadiméthoxine Bactériostatique 21 Cet 210 21 A et 210
210 Triméthoprime Bactériostatique
COLITERRAVET 25A Oxytétracycline Bactériostatique 25A et 25B 25A et 25B
25 et 27 25B Colistine Bactéricide (repos) 25A et 25C
ANTICOX 25C Sulfamidine Bactériostatique 25C et 250 25A et 25C
250 Oiavéridine Bactériostatique
COLITERRAVET 28A Oxytétracycline Bactériostatique 28A et 28B 28A et 28B
28B Colistine Bactéricide (repos)
28 ERYCOLCINE 28C Erythromycine Bactériostatique 28C et 28B 28C et 28B
28B Colistine Bactéricide (repos]
VETACOX 28E Sulfamidine Bactériostatique
28 F Oiavéridine Bactériostatique
COLITERRAVET 29A Oxytétracycline Bactériostatique 29A et 29B 29A et 29B
29 29B Colistine Bactéricide (repos)
EMERICID 29C Sulfamidine Bactériostatique 29C et 290
290 Oiavéridine Bactériostatique
VIGAL·2X 30A Eryth romycin e Bactériostatique 30Aet 30B
30 COLITERRAVET 30B Oxytétracycline Bactériostatique 30B et 30C 30B et 30C
30C Colistine Bactéricide (reposl 30C et 3C10 300 et 30C
FURALTADONE . . 300 Furaltadone Bactériostatique
SUPER-LAYER 33A Oxytétracycline Bactériostatique 33A et 33C
MITICOX 33C Sulfamidine Bactériostatique 33C et 330 33A et 330
33 330 Oiavéridine Bactériostatique 33A et 33E
TRISULMYCINE 33E Sulfadiazine Bactériostatique 33E et 33F 33A et 33F
. , 33 F Triméthoprime Bactériostatique
. 34 ·,38 e1.49 SUPER-LAVER Oxytétracycline Bactériostatique
COLITERRAVET' . 35A Oxytétracycline Bactériostatique 35A et 35C . .35A et 35C
35B Colistine Bactéricide (repos)
35·44 et 45 . ANTICOX 35C Sulfamidine Bactériostatique 35C et 350
350 Oiavéridine Bactériostatique 35B et 35E
. FURALTADON.E 35E Furaltadone Bactériostatique
CClLlTERRAVET 36A, Oxytétracycline Bactériostatique . 36Aet 36B 36A et 36B
36B Colistine Bactéricide (repos) 36A et 36C
'.
TRISULMYCI~IE 36C' Sulfadiazine Bactériostatique 36C et 360 36A et 360
..
36 360 Triméthôprime Bactériostatique 36A et 36F
FURALTAOONE 36E Furaltadone Bactériostatique 36B et36E ·36A et 360.
..
BIAPRIM..... ·36 F Sulfadiméthoxine Bactériostatique 36F et 360
36.0 Triméthoprime Bactériostatique
Annexe 3 ·Page 3
.ASSOCIATION
- MEDICAMENTEUSE DANS LES ELEVAGES ENQUETES (SUITE)
Numéro Antibiotiques Principes actifs Effet de . Synergie Antago· Effet
Elevage utilisés J'antibiotique nisme additif
VETACOX 40A Sulfadiazine Bact ériostatique 40A et 40B
40 40B Oiavéridine Bact ériostatique
BIAPRIM 40C SuIfa diméthoxine Bact ériostatique 40C et 400
400 Triméthoprime Bactériostatique
, IMEQUYL 43A Fluméquine Bactéricide 43A et 43B
VETACOX 43B Sulfadiazine Bact ériostatique 43B et 43C 43A et 43C 43B et 430
43 43C Oiavéridine Bactériostatique 43A et 430 43B et 43C
COLITERRAVET 430 Oxytétracycline Bactériostatique 43A et 43E
43E Colistine Bactéricide (repos) 430 et 43E 430 et 43E
FURALTADO~IE 46A Furaltadone Bactériostatique . 46A et 460
TRISULMYCINE 46B Sulfadiazine Bactériostat ique
46 46C Triméthoprime Bactériostat ique 46B et 46C
NEOTERRAMYCINE 460 Néomycine Bactéricide (repos)
46E Oxytétracycline Bactériostatique 460 et 46E
VIGAL·2X 47A Erythromycine Bactériostatique 470 et 47A
47 EMERICIO 47B Sulfamidine Bactériostatique 47B et 47C 470 et 47B
47C Oiavéridine Bactériostatique 470 et 47C
IMEOUYL 470 Fluméquine Bactéricide
VIGAL·2X 50A Erythromycine Bactériostatique 50A et 500
~
50 FURALTADONE 50C Furaltadone Bactériostatique 50A et 50C 50A et 5DE
. TRISULMYCI~IE 500 Sulfadiazine Bactériostatique
50E Triméthoprime Bactériostatique
COLITERRAVET· 51A Oxytétracycline Bactériostatique 51Aet51B 51 Aet51 C
51 51B Colistine Bactéricide (repos). 51A et 510
VETACOX ou 51C Sulfamidine Bactériostatique 51C et 510
DIAVICIO 510 Oiavéridine Bactériostatique
CClLlTERRAVET 52A Oxytétracycline Bactériostatique 52A et 52B 52A et·52C
52 et 56 52B Colistine Bactéricide (repos)
BIAPRIM 52C Sulfadiméthoxine Bactériostatique 52C et 520 52A et 520
520 Triméthoprime Bactériostatique
TRISULMYCI~IE . 53A Sulfadiazine Bactériostatique 53A et 53B 53A et 53C
53B_ Triméthoprime Bactériostatique 53B et 53C
COLITERRAVET 53C Oxytétracycline Bactériostatique 53C et 530 53C et 530
530 Colistine Bactéricide (reposl . 53C et 53F
53 . VETACOX 53E Sulfamidine Bactériostatique 53E et 53F 53G et 53A
53 F Oiavéridine Bactériostatique 53C et 53H
HIPRA,SERYl 53G Erythromycine Bactériostatique 53G et 53E
53C Oxytétracycline . Bacté~iostatique 53G et 53B
-.
53H Streptomycine. Bactéricide (repos) .53C et 53H' 53G-et 53F
530 Colistine Bactéricide (repos)
Annexe 3 -Page 4
. ASSOCIATION MHlICAME~ITEUSE DANS LES ELEVAGES ENOUETES (SUITE)
Numéro Antibiotiques. . , Principes actifs· Effet de Synergie. . ~ntago· Effet
Elevage utilisés l'antibiotique nisme additif.
COLITERRAVET 54A Oxytétracycline Bactériostatique 54A et 54B 54A et 54B
54 54B Colistine Bactéricide (repos) 54B et 54C 54B et 54C
FURALTADONE 54C Furaltadone Bactériostatique
COLITERRAVET 55A Oxytétracycline Bactériostatique 55A et 55B 55A et 55B
. 55 et 60 55B Colistine Bactéricide (repos) 55A et 55C
EMERICIO 55C Sultamidine Bactériostatique 55B et 55E 55A et 550
550 Oiavéridine Bactériostatique 55B et 55E
FURALTADO~IE. . 55E Furaltadone Bactériostatique
COLITERRAVET . 57A Oxytétracycline Bactériostatique 57A et 57B 57A et 57B
57 57B Colistine Bactéricide (repos) 57A et 57C
EMERICID 57C Sultamidine Bactériostatique 57C et 570 57A et 570
570 Oiavéridine Bactériostatique
EMERICIO 58A Sulfamidine Bactériostatique 58A et 58B· 58A et 58C
..•
58B Oiavéridine Bactériostatique 58B et 58C
58 HIPRA·SERYL 58C Erythromycine Bactériostatique 580 et. 58C 580 et 58E
580 Oxytétracycline Bactériostatique 580 et 58F 580 et58F
58E Streptomycine Bactéricide (reposl
58 F Colistine Bactéricide (repos)
COLITERRAVET 59A Oxytétracycline Bactériostatique 59A et 59B 59A et 59H
59B Colistine Bact éricidelreposl 59A et 59E
FURAI.TADDNE 59C Furaltadone Bactériostatique 59B et 59F 590 et 59F
BIAPRIM 590 Sultadiméthoxine Bactériostatique 59A et 590
59 59E Triméthoprime Bactériostatique 590 et 59E 59A et 59F
CLORTADOI~A·TS 59 F Erythromycine Bactériostatique 59H et 59E
59G Néomycine Bactéricide (repos) 59F et 59G
59H Sulfamidine Bactériostatique 59B et 59C
59E Triméthoprime Bactériostatique 59C et 59G
IMEOUYL 61A Fluméquine Bactéricide 61A et 61B
61 ANTICOX 61B Sulfamidine Bactériostatique 61A et 61C
61C Oiavéridine Bactériostatique 61 B et 61 C
,
\
î
1 4
î
.(
.j
i
l
]
} Annexe 3 ·Page 5
.•ltl;~:;:'it!:~:i0~
. F'
Ann~x~4
. Tableau N°2 ETUDE DES DIFFERENTS ANTIBIOTIOUES DISTRIBUES EN ElEVAGE AVICOLE
ET COMPARAISON ENTRE lA PRESCRIPTION DEMANDEE ET SON APPLICATION
Numéro Antibiotiques Nombre Dose Dose Durée ijours) Durée Délai· Délai Age à Age Age au
." Elevage '.utilisés d'utili~atO recommandée utilisée utilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er prélèvement
.recommandée observée recommandé observé abattage.
Prêv.* : Trait * Prév, Trait Prév, ~ Trait ijoursl ijours) ijours) ijours) ijoursl . ijours)
;.;'
1 COLITERRAVET 2 1g/l 1g/l 3 8 2 '1 et 9 37 pas de
. VETACOX 2 " 0,20g/l " 0,25g/l . 0;20g/l 3 5 6 12 13 et 25 prélèvement - .
2 COLITERRAVET 2 1g/l 1g/l 3 6 2 40 2 et 9 40 51
NEOTERRAMYCINE 1 1g/l 0.50g/l 3à4 4 7 36 '. 2 .-
. 3 ERYCOLCINE 1 0.50g/l 1g/l 0.50g/l 3 5 3 7 30 10 42 42
COLITERRAVET 1 1g/I 1g/l 3 3 2 18 22
IMEQUYL 1 0.50g/l 19/1 2g/1 3 5 3 2 4 36
COLlTERRAVET 2 19l1 19l1 3 10 2 29 1et 10
4 VETACOX 1 0.20g/l 0.25g/l 0.20g/l 3 5 3 12 27 15 35 44
BIAPRIM 1 0.50g/l 19/1 0.50g/l 3 5 3 12 12 30
5 COLITERRAVET 3 1g/I 1g/l 3 9 2 32 :1 1022 40 56
FURALTADONE 40% 1 0.50gll 19l1 3 5 3 25 30 24
6 COLlT~RRAVET 3 19l1 1g/l 3 9 2 35 3 -8 - 16 313 53
7 ANTICOX 1 0.25g/l 0.33g/l 0.33g/l 3 5 3 12 20 23 45 45
. VIGAL· 2X' . 1 0.50g/l 19/1 19/1 3 8 3 28 1
" / , ..
~ , -
,'"
8 .,.'~
, '~';-'~ ,.
IMEQUYL . l' 0.50g/l 19/1 1g/l 3 5 3 2 23
. ,. . 11
VETACOX l 0.20g/l 0.25g/l 0.25g/l 3 5 2 12 20 15 36 36 .'
Annexe 4 ·Page 1
Numéro ,""'. : Antibiotiques ,Nombre 1 Dose Oose Durée (jours) ')' Duree 1 Délai Délai Age il Age Age au
Elevage " utilisés' d'utilisatO recom~andée utilisée ùtilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er , prélèvement
recommandée observée recommandé observe abattage
Prév. ~ Trait 1 Prév. Trait Prév. ,~ Trait (jours) (jours) !joursl (jours) (jours) !jours)
COllTERRAVET 3 1g/l ,! .1 0.50g/l 3 3 2 36 2
11 , .FURAlTAO ONE 40% 1 0.50g/l' 0,50g/l 3 5 4 25 7 30 31' 40
ANTICOX, 1 0.25g/1 1 0,33g/l" 0,25g/l 3 5 4 12 2 35
, 12mg/Kg
12 FLliMÊOUYL
ou 1 y/l
9 mg/kg 3 ~ 5 3 2 4 1 ; 12 ; 30 34 34
1
'FURALTAOONE 40%
1
1 1
0.50g/1
1
0, 50 0/1
•
3 5 3
1
25 40
1 -------1
, .' ~".
AI1110XO Il ,PH!II! 2
Numéro Antibiotiques 'Nombre Dose ' Dose , Durée Gours) Durèe Délai Délai Age à Age ," Age au
Elevage utilisés d'utilisat 0 recommandée utilisée utilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er prélèvement
recommandée observée recommandé observé abattage
Prév. Trait Prév. Trait Prév. ! Trait Gours) Gours) Gours) Gours) Gours) , Gours)
, 21 COLITERRAVET' 3 1g/I 1g/I 3 9 2 ' 1 ; 14 ; 30 39 pasde
, " BIAPRIM 1 0,50g/1 19/1 1g/I 3 5 3 12 28 prélèvement
, COLITERRAVET 3 1g/I 0,20g/l 3 12 2 1 ; 10; 32 pas de
22 . '. 'FURALTADONE 40% 1 0,50g/1 0,50g/1 3 5 3 25 20 45 prélèvement
. '
Annexe 4 ,Page 3
....-----'-T-------r----,.----.--- --.-----,....--.,..-.---~---..,._---_,r__---"""""T""r__---......,..---__r----.,
Nu~éro .·Antibiotiques. Nombre Dose Dose Durée ijours) Durée Délai Délai Age à Age' Age au
Elev~ge . utilisés d'utilisat" recommandée utilisée utilisation d'utilisation d'attente d'attente l'administration 1er prélèvement
recommandée ohservée recommandé observé abattage
, Prév. Trait Prév. Trait Prév.: Trait (jours) ijours) ijoursl ijoursl Goursl Gours)
J,7
BIAPRIM
COLITERRAVET
AMINO·STRESS
1
1
3
0.50g/l
1g/l
19/1:
r----
1 19/1
0,6g/i
O,6g/l
Igl1 3
3
3
5 12
2
?
43
21
36
1
5 ; 14 ; 23
39 45
;
VIGAL· 2X . 2 0,50g/1 1g/I 0.50g/1 3 7 3 54 1 ; 6
50 FURALTADONE 100% 1 0.20g/l 0.125g/1 3 5 3 25 36 25 35 . 63
-.
TRISULMYCINE 1 0,125g/1 0.125g/1 3 5 7 10 25 32
COLITERRAVET 1 19/1 1911 3 4 2 59 1
51 . VETACOX 1 0,20g11 0,25g11 O,33g11 3 5 4 12 34 26 35 63
DIAVICID 1 0,50g/1 1gll . 1gll 3 5 4 12 25 35
COLITERRAVET 1 ·1 gll O,33g11 3 4 2 50 1
52 BIAPRIM 1 0,50g/1 1g/I O,50g11 3 5 5 12 34 15 38 54
ANTICOX 1 O,25g11 . 0,33g/1 O,33g/1 . 3 5 4 12 5 45
HIPRASERYL
.. 2 0,50g11 1gll . O,50g11 3 5 9 ? 34 1 ; 11
53 TRISULMYCINE 1 0,125g/1 O,125g/1 3 5 3 10 30 15 40 47
COLITERRAVET 1 19l1 19l1 3 3 2 24 21
VETACOX 1 O,20g/1 0,25g/1 O,20g/1 .J 3 5 4 12 15 29
54 · COLITERRAVET 4 1g/I 1g/I 3 13 2 39 1 ; 10; 22; 27 45 67
.. · FURALTADONE 1 0,20g/1 O,25g11 3 5 3 25 50 15
Annexe 4 ·Page 5
Numér~
"
, Antibiotiques, Nombre Dose Dose Durée Gours) Durée Délai Délai Age à Age Age au
,Elevage, utilisés d'utilisatO recommflndée utilisée 'utilisfltion d'utilisation d'attente d'attente l'administration ,1 er prélèvement
recommandée observée recommandé observé abattage
Prév. Trait Prév. '! Trait Prév. : Trait Gours) Gours) Gours) Gours} Gours) , ijours)
.. '
COLITERRAVET 1 1g/I 1g/I 3 5 2 37 1
55 VETA COX 2 0,20g/1 0,25g/1 0,20g/1 3 5 5 12 7 15 ; 30 31 42
FURALTADONE 100% 1 1g/I 0,25g/1 3 5 5 25 • ",
16 21
.' ,
* Prév = prévention
Trait = traitement
1
[ J
~.
::~
,
,',...
Annexe ·1 ,f'~go 6
.Annexe 5
TABLEAU N°3 ETUDE DU RESPECT DES TECHNIQUES D'ELEVAGE
ETDE LA PRESCRIPllOlU DES MEDICAMENTS VETERINAIRES
Annexe 5-Page 1
Numéro Existence. Respect R.espect Respect Respect Motif de
Elevage d'un plan de Délai Dose Durée l'adminis-
vétérinaire prophylaxie d'attente d'utilisation d'utilisation tration
Oui: 14 (22,95%) Oui : 42 (68,85%) Oui : 29 (70,73%) Oui : 18 (29,51%) Oui : 18 (29,51%) Ordonnance:
TOTAL 44 (72,13%)
Non: 47 (77,05%) Non: 19(31,15%) I~on : 12 (29,27%) Non: 43 (70,49%) Non: 43 (70;49%) Automédication:
17 (27,83%)
Annexe 5 ·Page 2
Annexe 6
TABLEAU R/o4 RElATlOlU ENTRE NIVEAU D'HYGlEIUE .
COnmlTIONS POUR UNE BONNE COIUDUITE DE l'ElEVAHE
ET DE l'UTILISATION DES MEDICAMENTS
Classe Numéro Numéro Existence Respect Respect Respect Respect Formation Présence
des Elevage Identifi· d'un plan de Dose Durée Délai du d'inhibiteurs
Eleveurs cation vétérinaire prophylaxie d'utilisation d'utilisation d'attente Personnel
Annexe 6
·Page 1
o
Classe Numéro Numéro Existence Respect Respect Respect Respect Formation Prés.ence
des Elevage Identifi· d'un plan de Dose Durée Délai du d'inhibiteurs
Eleveurs cation vétérinaire prophylaxie d'utilisation d'utilisation d'attente Personnel
Annexe 6
-Page 2
SERMENT DES VETERINAIRES
DIPLOMES DE DAKAR /
-----------888-----------
or