Cours de Topographie et Géodésie
Cours de Topographie et Géodésie
1
2
V. Le contenu
Introduction – Généralités :
Définitions, But de la Topographie.
Chap. I Notions de géodesie
1.1 Introduction
1.2 Géoïde terrestre
1.3 Ellipsoïde de référence
Chap. II La planimétrie
2.1 Les instruments de mesure : présentation et description. Les méthodes et
procédés utilisés : traçage des alignements ;
2.2 Mesure des distances
2.2.1 Mesures direct : types de mesurages, problèmes et résolution.
2.2.2 Mesurages indirect : problèmes pratiques et résolution.
2.3 Mesure des angles
Méthodes par répétition, Méthode par rétération, Méthodes stadimétrique.
2.4 Canevas planimétriques
2.4.1 La triangulation : principe et établissement.
2.4.2 Les repères et signaux : descriptions et utilisation ;
2.5 Les coordonnées rectangulaires planes : notions de quadrant,
compensation des angles, calcul de gisement (cheminement ouvert,
cheminement fermé).
2.6 Lever d’un point par la méthode angulaire par intersection.
2.7 Lever d’un point par la méthode angulaire par relèvement ;
IV. Bibliographie
Berchimans, 1973 : - Cours de topographie et Photogrammétrie, 2ème graduat
Géologie ;
Centre de formation KDL, 1974 : Cours de topographie
Raymond d’Hollander, 1971 : - Topographie générale. Tome 1 et 2 Ed. Eyrolles
Paris V.
5
CHAP. I GENERALITES
1.1.1 Définitions
La GEODESIE est la science qui a pour objet l’étude de la figure de la Terre et
la mesure de ses dimensions.
On emploie le terme « plan » pour désigner une carte établie avec une grande
échelle. Ce terme est justifié si les opérations de levé ont été limitées à une faible
portion de la surface de la terre.
0 10Km
a. Géoïde
Le géoïde est la section moyenne des mers supposée prolongée sous les
continents.
Elle n’a pas de définition mathématique. Elle correspond à une surface
équipotentielle sur laquelle la pression est constante. Ce sont les géophysiciens qui
la définissent à partir de mesures du champ de gravité. Ils utilisent la relation :
a 1 m
P1 Cos Cosm Sinm
GM
U
1
r
2 r m0
Où r= distance du point potentié au centre de la terre
a = rayon équatorial
b. Ellipsoïde
Il est nécessaire pour l’établissement des cartes de prendre une surface de
référence définie mathématiquement et dont les éléments peuvent être calculés de
façon précise. Pour ça, on choisit un ellipsoïde de révolution dont la forme se
rapproche le plus de la surface réelle de la terre (Fig. 2). Plusieurs solutions ont été
proposées à ce problème. Parmi celle-ci, on peut citer l’ellipsoïde de Clarke (1880) et
l’ellipsoïde de Hayford (1909).
Il en existe d’autres, mais leur usage est peu courant (ellipsoïde d’Everest,
ellipsoïde de Bersel etc…)
L’ellipsoïde est définit par son petit axe, son grand axe et son applatissement
a b 21Km
:
a a
Avec a demi grand axe de l’ellipsoïde, b demi petit axe de l’ellipsoïde (Fig. 3). Plus
particulièrement :
Pour l’ellipsoïde de Clarke : a = 6.378.249 m : b = 6.356.515 m ; 1/ 293,47.
Le plus récent c’est l’ellipsoïde WGS84 (World Geodetic System) utilisé par le
GPS
a = 6.378.137 m b = 6.356.752, 314245179
1/ 298,257223563
Excentrici té : 81819,190843x10 6
9
c. Coordonnées géographiques
A la surface de la terre la position d’un point A est définie par ses
coordonnées géographiques : la longitude, la latitude et l’altitude.
La longitude d’un point quelconque A est la mesure de l’angle dièdre formé
par le plan vertical méridien de A et un autre plan vertical passant par le méridien
origine de Greenwich. C’est l’observation astronomique située dans les alentours de
Londres. La longitude est comptée de 0° à 180° vers l’Ouest (Fig. 4).
Système géodésique
n
a 1 m
1 P1 Cos Cos Sinm
GM
U
r
n2 5 m0
r = distance du point potentié au centre de la Terre
= rayon équatorial
P1 Cos Pm
m
fonctions associées de Légende de degré m avec
1 dm 2
Pmx m
. m ( x 1) m
2 m! dx
Si tous les termes de degré m ˃ ou = 1 sont = 0, alors
n
G 2 a
U Pn Cos du
r n0 r
g est à cette surface en tout point. Un manière de matérialiser cette équipotentielle
est de considérer la surface est indirecte.
Sous les continents l’accès à cette surface est indirect. En fin, l’ellipsoïde de
révolution : modèle mathématique défini pour faciliter les calculs pour qu’il soit le plus
prés proche du géoïde.
12
Système Ellipsoïde associé a b ab e
1/f applatissement
géodésique Grand axe petit axe a excentricité
NTF Clarke 1880 IGN 6378249,2 6356515,0 293,466021 0,08248325676
ED50 Hayford 1909 6378388,0 6356911,9461 297,00000 0,08199188998
WGS84 IAG GRS 1980 6378137,0 6356752,314 298,257222 0,08181919106
Les projections
L’objectif des projections cartographiques est d’obtenir une représentation
plane du modèle ellipsoïde de la surface de la Terre. L’intérêt majeur réside alors
dans les valeurs métriques beaucoup plus facilement exploitables, en particulier pour
les mesures de distance. Etant donné la forme ellipsoïdale de la Terre, une surface
courbe n’est facile à représenter sur un plan car la transformation ellipsoïde plan
entraîne fatalement une déformation des longueurs et des angles.
Pour minimiser les déformations on choisit alors :
Soit de conserver les surfaces : projections équivalentes ;
Soit de conserver localement les angles : projections conformes ;
Soit de conserver les distances à partir d’un point donné : projections
équidistantes ;
Soit d’opter pour une représentation ne conservant ni les angles ni les
surfaces : projections aphylactiques.
Angles ni les surfaces : projections aphylactiques. Dans tous les cas, aucune
projection ne peut conserver toutes les distances. On introduit alors les notions de
module linéaire et d’altération linéaire. Aujourd’hui la plupart des projections utilisées
en géodésie et topographie sont conformes. La cartographie à petite échelle utilise
souvent des projections équivalentes.
Une autre façon de classer les projections planes est de s’intéresser à leur
canevas, c-à-d, l’image des méridiens et des parallèles.
1. Projections coniques
Dans ce type des projections les images des méridiens sont des demi-droites
qui concourent en un point image du pôle et les parallèles sont des arcs de cercles
concentriques autour de ce point.
Elles peuvent être réalisées de deux façons :
Tangente
Sécante
Ex : Projection conique conforme de Lambert
Projection conique équidistante
Projection conique équivalente d’Albert
15
2. Projections cylindriques
Dans ce type l’image des méridiens est un faisceau des droites parallèles, et
l’image des méridiens. Elles peuvent être réalisées de façons :
3. Projections azimutales
Dans ce type de projection, on réalise la projection de la « sphère terrestre »
sur le plan tg à cette sphère. Les images des méridiens sont de demi-droites qui
concourent en un point image du pôle. Les parallèles sont des cercles entiers
concentriques autour de ce point.
16
c. Table de représentation
Cette table donne pour un système de représentation, les coordonnées des
points définies par leurs coordonnées géographiques et .
En résumé, pour établir une carte, il faut :
1. d’abord choisir la surface de référence (ellipsoïde pour les représentations
planimétriques) ;
2. puis ramener les mesures effectuées à la surface de la terre sur l’ellipsoïde
choisi ;
3. et enfin, choisir un système de projection (système de projection Mercador,
Lambert, Gauss, etc…) et transformer les coordonnées sur l’ellipsoïde en
coordonnées rectangulaires planes.
20
dimensions réelles dans un certain rapport défini par l’échelle e en utilisant certaines
conventions associées.
Les détails plus petits doivent être abandonnés. Mais il est possible que parmi
eux il en existe qui, bien que minces ont une grande importance, et doivent
nécessairement être représentés. Pour ça, on utilise un signe conventionnel dont la
dimension n’a aucun rapport avec la dimension réelle de l’élément représenté. Par
exemple sur les cartes topographiques à grande échelle, les routes sont figurées par
deux traits parallèles dont l’écartement est bien supérieur à la longueur réelle réduite
à l’échelle.
22
2.1 DEFINITION
La planimétrie est la branche de la topographie dont l’objet est la
représentation par un dessin de la projection sur un plan horizontal, de tous les
points caractéristique par un dessin de la projection sur un plan horizontal, de tous
points caractéristiques de la portion du terrain considérée.
Pour cela, il faut mesurer les distances horizontales qui séparent les différents
points les uns des autres puis connaître leur position respective par rapport à une
orientation donnée : mesure des angles.
Ce sont des tiges octogonales ou rondes, droites, en bois ou en métal, mesurant 1.5
à 2m haut, 3 à 4 cm de diamètre, parfaitement rectilignes et peintes alternativement
en blanc et rouge.
L’extrémité supérieure du jalon peut être fendue de manière à pouvoir y insérer une
feuille de papier ou un carton servant de « visuel » pour les grandes distances.
L’extrémité inférieure porte une pointe en acier permettant d’enfoncer aisément le
jalon dans le sol. Pour un bon jalon, cette pointe est bien centrée sur son axe
vertical. Cette condition est nécessaire pour éviter des erreurs de visée.
23
Le ruban qui est gradué en mètres ou en centimètres s’enroule sur l’axe d’un
boîtier en cuir au moyen d’une petite manivelle escamotable.
On pourra utiliser aussi une chaine en acier (Fig. 9).
Sa précision n’est pas grande, et on doit toujours le vérifier avant de l’utiliser car il
s’allonge très vite. C’est pour ça qu’on ne l’utilise que pour des levés de peu de
précision.
La fiche plombée est plus forte et un peu plus longue que les autres ; elle est
pourvue d’une masse de plomb vers son extrémité inférieure, de la sorte elle peut
tomber verticalement quand, en la tenant par son anneau, on l’abandonne à l’action
de la pesanteur (Fig. 10b).
1,40 m de haut dont l’extrémité inférieure est pourvue d’une ferrure pointue en acier
pour faciliter l’enfoncement vertical dans le sol.
2.2.8 Le Vernier
Il constitue un accessoire pour beaucoup d’appareils topographiques de
mesure des angles. Il permet d’évaluer avec précision des quantités plus petites que
l’unité de base et d’estimer les fractions de division du limbe ou cercle gradué.
Les limbes sont gradués soit de 0 à 360 degrés sexagésimaux, soit de 0 à 400
grades centésimaux.
27
2.2.9 Le théodolite
Le mesurage des angles horizontaux et verticaux nécessite un goniomètre
équipe d’un cercle vertical et d’un cercle horizontal. On l’appelle « limbe ». il est
gradué de 0° à 360° ou 0 gr à 400 gr. Par ailleurs il est plus souvent équipé d’une
lunette.
2.2.10 Le théodolite
Le mesurage des angles horizontaux et verticaux nécessite un goniomètre
équipé d’un cercle vertical et d’un cercle horizontal. On l’appelle « limbe ». il est
28
gradué de 0° à 360° ou de 0 gr à 400 gr. Par ailleurs il est le plus souvent équipé
d’une lunette.
La lunette tourne autour de tourillons matérialisés par l’axe horizontal (4). L’alidade
comporte deux branches verticales (6) supportant les tourillons et une branche
horizontale supportant une nivelle cylindrique (7). Elle tourne autour de l’axe principal
(12). La rotation de l’alidade est repérée par un index défilant devant les graduations
d’un cercle horizontal appelé limbe (9) situé dans un plan perpendiculaire à l’axe
principal.
La verticalité de l’axe principal est assurée par la manœuvre de 3 vis calantes
(11) et repérée par la bulle de a nivelle. L’aspect de différents modèles d’appareils
est très variable. Dans certains modèles les organes cités ci-haut sont accompagnés
d’organes annexes.
Par exemple, dans certaines lunettes l’image est renversée. Ce sont des
lunettes astronomiques où les rayons traversant l’objectif 0 forment dans le plan
image B une image renversée de l’objet P. L’image est alors observée à travers
l’occulaire L qui joue le rôle d’une forte loupe.
Cependant, la plupart des théodolites ont un système de prisme incorporé qui donne
en B une image redressée (lunette terrestre).
Dans le plan B se trouve un réticule qui correspond à une lame de verre sur
laquelle se trouve un trait vertical et un trait horizontal. Le point d’intersection des
deux traits définit avec le centre optique de l’objectif l’axe de visée de la lunette.
L’espace visible dans la lunette est le champ visuel. Il est fonction de la
distance focale F de l’objectif et de l’ouverture du diaphragme du réticule. Plus la
distance focale est courte, plus l’angle de champ pour une ouverture donné du
diaphragme est grand. La netteté de l’image du point visée est réalisée avec la
lentille de mise au point de manière à ce que l’image soit vue nettement sur le
réticule.
Sur les théodolites, la moitié inférieure du trait vertical est généralement
constituée par un double trait qui permet d’encadrer exactement les signaux très
éloignés ou assez gros. En outre, le réticule de certains théodolites portent des traits
stadimétriques. Ils deviennent alors des tachéomètres. Certains tachéomètres sont
équipés d’un système de lecture d’angles horizontaux qui est complété par un
tambour micrométrique que l’on tourne jusqu’au moment où les trais des graduations
de l’image supérieure soient mis en coïncidence avec ceux de l’image inférieure. Ce
tambour permet la lecture directe des minutes. Les fractions de ¼, ½ et ¾ de minute
31
peuvent encore être estimées sur le tambour par appréciation entre les traits des
minutes.
Il existe plusieurs modèles de tachéomètres WILD T.O ; T. 1. On présente le
T.1. qui est plus grand et plus perfectionné que le T.O. Il a la particularité de
posséder les dispositifs complémentaires suivants.
1. Deux axes verticaux concentriques indépendants dont l’un supporte le plateau
extérieur qui constitue le limbe, tandis que le deuxième supporte le plateau intérieur
qui constitue l’alidade, ainsi qu’un axe commun aux plateaux ou axe principal de
l’instrument.
Ce système permet à l’alidade de tourner seule par rapport au limbe, mais elle peut
aussi en être rendue solidaire au moyen d’une vis de calage avec vis micrométrique
de rappel permettant d’imprimer’ à l’ensemble des deux plateaux un mouvement
général de rotation autour de l’axe principal.
A. MESURAGE DIRECT
1. Principe
Le mesurage direct ou mesurage à plat des distances à l’aide du décamètre
ruban en acier, bien tendu au sol, ne peut s’opérer qu’en terrain non accidenté ou
terrain dont la pente ne dépasse pas 2 cm/m soit 2%.
En supposant que l’alignement AB est jalonné, on procède de la manière
suivante :
1. On dispose de 11 fiches ; le chaîneur avant en prend 10 et le chaîneur arrière
en prend 1. Il la plante verticalement dans le sol au point de départ.
2. Le chaîneur arrière tient fermement l’encoche de la poigné arrière du
décamètre-ruban contre la fiche de départ. Le chaîneur avant lui, tend
fortement le ruban dans l’alignement des jalons ;
3. Le chaîneur avant enfonce verticalement une fiche dans le sol en l’engageant
dans l’encoche de la poignés avant du décamètre ruban ;
4. Le chaîneur arrière e,lève la fiche de départ, déplace le décamètre-ruban vers
l’avant pour recommencer l’opération en partant de la fiche laissée dans le sol
par le chaîneur avant. A chaque déplacement du décamètre-ruban vers
l’avant le chaîneur arrière enlève donc sa fiche et quand il en a 10 en main, la
11ème étant restée en place, il compte 100 m ;
5. A la dernière station du décamètre-ruban, on mesure exactement la distance
entre la dernière fiche et l’extrémité de l’alignement, de sorte que on combine
cette distance avec le nombre de reports du décamètre-ruban pour déterminer
la longueur totale de l’alignement.
N.B :
Dans les opérations de précision un seul mesurage est insuffisant. Il faut
recommencer plusieurs fois dans les deux sens et le nombre de répétitions
nécessaires est fonction de l’importance des différences constatées entre les
résultats des diverses opérations ;
Lorsque la nature du terrain ne favorise pas l’enfoncement des fiches (terrains
cristallins, revêtements routiers…), on marque les extrémités du décamètre-
ruban à l’aide d’un trait de craie indélébile tracé perpendiculairement à
35
b. Mesurage partiel
Pour ce procédé, on mesure séparément chaque segment. Cela nécessite
une mise à zéro du ruban ou de la règle à chaque point intermédiaire. Ainsi, on aura
une distance particulière entre deux points consécutifs.
L’inscription de la mesure partielle se fait parallèlement à l’alignement. Par
opposition aux nombres de côtés cumulées et pour ne pas mal interpréter
l’affectation exacte entre deux nombres indiquant deux sortes de mesure, on inscrits
donc sur le croquis de levé une mesure partielle toujours parallèlement à la ligne de
levé om sa côte est encadrée de part et d’autre par un petit trait.
A -39.87- -28,12- -40,97- B
Fig. 18
Le système de mesurage partiel a l’avantage de ne pas occasionner des
fautes grossières de lectures, puisqu’en principe les distances partielles sont assez
courtes.
Cette méthode de mesurage à l’inconvénient de cumuler le petites erreurs ou
imprécisions de la mise à zéro répétée d’une règle ou d’un ruban. Néanmoins, il
faudra additionner les côtes partielles si on veut contrôler la longueur totale d’une
distance, soit par comparaison à une distance théorique (il s’agit de coordonnées
rectangulaires des points extrêmes), soit par comparaison sur le plan.
c. Mesurages combinés
Chacun de deux systèmes de mesurage précédents a ses avantages et ses
inconvénients. L’un comme l’autre permet de faire un contrôle numérique ou
graphique. Ces contrôles ne se font qu’après un calcul assez long ou au moment de
la phase terminale d’un travail d’élaboration d’un plan. Pour éviter de commettre des
erreurs par l’un comme par l’autre de ces systèmes, on appliqué pour le mesurage le
principe de la double détermination de toute grandeur à mesurer.
Cette double détermination a l’avantage de combiner les deux méthodes
précédentes. Pratiquement, cela revient à mesurer deux fois tout le segment placé
sur un alignement. On exécute par exemple dans un sens de marche le long de
l’alignement d’abord les mesurages cumulés.
37
Puis dans le sens contraire on procède au mesurage partiel (Fig. 19). Ainsi, les côtes
de tous les points sont immédiatement contrôlées sur le terrain. Ce qui évite à
l’opérateur des déplacements coûteux dans le cas où il venait de constater une faute
lors de dépouillement des données au bureau.
Le double mesurage nécessite naturellement un temps d’opération double,
une fatigue double mais aussi donne-t-il une garantie d’exactitude double. Ces
mesurages combinés cumulent en somme les avantages des deux méthodes
précédentes qui se complètent et éliminent les inconvénients de chacune des
méthodes par les avantages de l’autre.
Le troisième opérateur donne des ordres pour assurer le bon déroulement des
opérateurs. Plus particulièrement, il fait rectifier la position du ruban dans
l’alignement, assurer son horizontalité, faire exercer sur lui une traction suffisante.
39
Les pieds de la perpendiculaire étant déterminés sur l’axe, il ne reste plus qu’à
mesurer la distance de ces pieds, les longueurs de toutes les perpendiculaires
baissées sur l’axe. Par ailleurs, il faut déterminer les abscisses des pieds de
perpendiculaires situés le long de l’axe par rapport à une origine commune, ainsi que
celles de tous les points d’intersection axe-ligne brisée. Ce type de levé a des
limitations : la longueur des perpendiculaires ne doit pas être trop grande ; 50m tout
au plus pour un levé moyen.
Il est possible d’avoir des lignes brisées changeant de direction. Dans ce cas,
un seul axe de levé ne suffit pas pour rattacher les sommets de la ligne brisée après
changement de direction. On choisit alors un deuxième axe de levé, un troisième
voire même plusieurs formant un polygone appelé « canevas de levé » (Fig. 23).
Dessin n° 27 Page 26
certaine longueur (50 m pour un travail de précision, 100 m pour un travail peu
précis).
2. Levé par diagonale et perpendiculaires
Pour lever un quadrilatère, on peut par exemple choisir de mesurer une
diagonale et ses perpendiculaires abaissées des deux sommets non reliés par la
diagonale. La longueur de la diagonale ainsi que les abscisses et ordonnées prises
par rapport à la diagonale qui est l’axe de levé seront suffisantes pour la mise en
place du quadrilatère.
Pour assurer le contrôle, on mesure la distance entre deux côtés (au moins)
du quadrilatère. Ces côtés permettent de contrôler soit sur le plan ou par calcul deux
côtés de 2 triangles rectangles correspondant à leurs hypoténuses.
Pour employer cette méthode il faut que la longueur des perpendiculaires ne
dépasse pas 50 m pour les levés de grande précision, 120 m pour les levés de
précision ordinaire.
Pour contrôler cette figure, on prend toujours soin de mesurer au moins deux
grandes diagonales de contrôle reliant des points extrêmes du polygone (diagonale
3-5).
Le levé par triangle est simple, car il n’exige ni alignement, ni perpendiculaire
à réaliser. Par contre, pour avoir une bonne détermination des sommets, il faut que
les triangles élémentaires formés se rapprochent le plus possible de la forme d’un
triangle équilatéral. Très souvent cette forme est difficile à obtenir sur le terrain.
L’inconvénient de cette méthode est qu’elle conduit à un calcul de surface très
long. Si on a commis une faute de lecture sur le mesurage de l’un ou de l’autre côté,
il est difficile de localiser cette faute. On évite autant que possible d’utiliser cette
méthode en faisant recours aux méthodes suivantes donnant plus de garantie.
Cette méthode est bonne car en mesurant les divers segments de la figure
donnée, on obtient une multitude de contrôles supplémentaires. La reconstruction de
la figure en plan est relativement facile et n’accumule pas les erreurs graphiques
comme pour la méthode de levé par décomposition en triangle, car au contraire on
diminue les erreurs sur le canevas général. Cependant, une faute de mesurage peut
se propager à travers la figure ou déformer un détail sans qu’on ne s’en rende
compte, si on ne prend pas soin de mesurer un grand nombre de distances de
contrôle.
Cette méthode est généralement utilisée pour lever les régions bâties. Il faut
toujours éviter les intersections des lignes formant des angles trops égus ou
inversement obtus ou plats.
Cette méthode est bonne tant que les perpendiculaires ne dépassent pas
50m. Elle est très favorable au calcul des surfaces et à la vérification des diverses
longueurs mesurées. Les erreurs ne se propagent pas à travers la figure. Pour lever
47
des bâtiments avec cette méthode, on n’utilisera des perpendiculaires que lorsque
l’établissement de prolongements de murs pour former des intersection s’avère
impossible.
Dessin n° 34 Page 32
Mire verticale
Le principe de Reichanbach utilise un angle parallactique donné obtenu par
les traits stadimétriques gravés sur la plaque du réticule. Ces traits correspondent
aux deux traits horizontaux qui découpent une portion de la mire sur l’image de la
mire verticale produite par l’objectif dans son plan image (réticule).
Les points M et N de la mire sont obtenus par les rayons visuels parallèles
passant par les fils stadimétriques m et n. ces rayons qui rencontrent l’objectif en m’
et n’ sont réfractés et en passant par le foyer F de l’objectif, viennent recouper la
mire en M et N.
A partir des triangles semblables MNF et m’n’F on peut écrire :
MN d f
En d’autre termes :
m' n ' f
H d f
Avec :
h f
Hf
On obtient : d f
h
f
Alors la distance D s’obtient par D Hx f p
h
H correspond à la différence des lectures 11 et 12 ; f/h = k et f+p est une constante
dépendant du système de lentille utilisé.
Le constructeur a prévu k = 100 ou un autre nombre 200 ou 300. Il a aussi prévu un
système de lentille supplémentaire ramenant directement la distance D au centre de
station de l’instrument si bien que f+p=0.
Du point de vue trigonométrique
L
D cot g
2 2
L’intervalle entre les deux traits stadimétriques L = H 1 1 - 12 a été choisie de sorte
que l’expression 1/ 2 cot g / 2 soit égale à 100. On a ainsi la formule simplifiée D =
L*100.
Mire inclinée
Si on vise la mire avec la lunette basculée de l’angle on a alors la situation
suivante :
50
La mire n’est plus perpendiculaire à la ligne de visée, mais elle est inclinée du même
angle . La portion de la mire lue doit donc être projetée sur le plan perpendiculaire
à la ligne de visée. Donc, pour déterminer la distance inclinée AC au moyen de fils
stadimétriques, il faut projeter la portion de la mire lue L sur le plan perpendiculaire à
la ligne AC.
b
B
c
52
Mais ceci n’est vrai que si le cercle de lecture est gradué dans le sens horlogique
(sens des aiguilles d’une montre).
Avec 1a = 23° 48’ et 1b = 95° 15’, l’angle ASB = 95°15’ – 23° 48’ = 71° 27’.
Dans le cas suivant où le cercle de lecture est gradué dans le sens contraire des
aiguilles d’une montre : L’angle ASB 1a 1b
2. Angles verticaux
On distingue deux types d’angles verticaux : l’angle zénithal z et l’angle de site
ou angle de visée .
Après avoir réglé la nivelle de collimation verticale, on vise le point A. Pour
une précision de 2c (1’) on mesure en position CG (cercle à gauche), sinon on
bascule la lunette en position CD (cercle à droite) et on répète la mesure. Il faut
53
L’angle de site (+) ou (-) est calculé à partir des mesures ACG et ACD du cercle vertical
de la manière suivante :
100 g ACGou90o ACG
Pour obtenir les meilleurs résultats lors du mesurage des angles, on utilise
différentes méthodes d’observation dépendant à la fois de l’instrument employé et de
la précision imposée.
1. Méthode par répétition
Cette méthode qui est la plus précise nécessite d’employer un instrument
répétiteur par exemple ; 1 théodolite à axe double comme le modèle WILD T1 ou 1
théodolite à pince de cercle comme le modèle WILD T16. L’angle à mesurer est
ajouté n fois sans faire de lectures intermédiaires.
Elle consiste à ouvrier plusieurs fois un angle sur le limbe de l’instrument en
ne faisant qu’une seule lecture qui est la lecture finale et en procédant de la manière
suivante :
deuxième côté de l’angle et on fait une lecture a '2 . Avec a'2 a1 , on peut
connaître approximativement la valeur de l’angle à mesurer ;
3. On ouvre maintenant la pince inférieure (en abaissant la pince du cercle avec
blocage du mouvement particulier) et en tournant dans le sens horlogique on
vise pour la deuxième fois le signal P1 ;
4. Après avoir ouvert la pince supérieure (ou relevé la pince du cercle) on vise
de nouveau le signal P2 (2ème répétition).
Cette manière de procéder (manœuvre altérée pince supérieure-pince
inférieure) est répétée jusqu’au nombre de répétition souhaité. On fait alors la lecture
a2 du limbe sur le signal P2 . En position CD on recommence le processus, sans
lecture de contrôle en commençant par le signal P2 . On tourne dans le sens anti
horlogique et dans la suite l’inverse.
L’angle s’obtient comme suit : on fait d’abord ( a2 a1 ) où le nombre de
degrés ou de grades est déjà fourni par la lecture de contrôle, ce qui permet de
savoir s’il faut ajouter 360° (ou 400 gr) à ( a2 a1 ) avant de diviser le tout par n
nombre de répétitions réalisées.
La répétition permet d’accroître la précision de mesure d’un instrument car l’erreur de
lecture est subdivisée.
Si on représente par x la valeur de l’erreur relative commise dans la détermination
d’un angle 1u une seule fois, après ouverture de cet angle n fois sans lecture
intermédiaire, la valeur de cette erreur sera réduite à x/n.
Exemple : Pour un angle de 30 grades 1u une seule fois avec une approximation de
1 centigrade, l’erreur relative est de 1/3000. Après 10 répétition cette erreur ne vaut
plus que 1/30 000 de la valeur de l’angle.
3. Tour d’horizon
Si on doit mesurer plusieurs angles ayant un sommet commun, on opère par
tour d’horizon. Il s’agit de viser successivement les points A, B, C, E etc… et on fait
les lectures au limbe.
4. Double retournement
Les méthodes par répétition et par réitération sont souvent utilisées en
Géodésie et en Astronomie. En Topographie on utilise une méthode plus simple qui
a l’avantage de diminuer l’importance des erreurs systématiques du goniomètre, ou
mieux de les éliminer. On procède par « double retournement ». On l’appelle
méthode du doublement des observations.
Elle considère à exécuter une première mesure de l’angle en CG, puis une
deuxième en CD. On accentue la symètrie des observations en inversant l’ordre des
mesures et le sens de rotation. Se référant à la figure ci-dessous, ayant mesuré
l’angle 1S2, on mesure ensuite l’angle 2S1. La moyenne des lectures donne la
valeur de l’angle recherché.
l
l g 180
2
58
l
l g 200 g
2
Elle fournit l’orientation exacte qui aurait été lue avec un instrument parfait et un
observateur parfait.
la lecture faite au limbe gradué dans le sens horlogique ou sens des aiguilles d’une
montre.
Dessin n° 45 Page 41
d
Pour déterminer le Vo , la manière la plus simple mais non la plus précise,
c’est de le réduire à zéro. Dans ce cas, la formule devient V=1. Les lectures
effectuées au vernier correspondent aux gisements des directions de visées.
59
1. Décliner un goniomètre
Pratiquement la ligne de visée pour laquelle on fait la lecture zéro au vernier
doit être parallèle à la direction de l’aiguille aimantée ou direction du nord
magnétique.
d’une petite quantité dont la tolérance est de 30’, mise à part la différence de 180° ou
200g qui résulte de l’inversion de visée.
3° Par la moyenne de ces deux lectures, on obtient la lecture compensée.
ld li 180
l
2
Avantages
60
L
1
l1 l2 l3 ... ln l
n n
Où L = moyenne arithmétique ; 11 ,12 ,13....1n = série de mesures et n leur nombre.
v2
m
n 1
Où v 2 = somme des v 2etn 1 est le nombre d’observations excédentaires à partir
desquelles on déterminer les erreurs, car une seule mesure ne peut pas permettre
de porter un jugement sur la précision obtenue.
L’erreur moyenne quadratique M de la moyenne arithmétique L comme n1ème partie à
partir de n observation est donnée par :
m v2
M
n nn 1
Exemple : Etant donné un angle mesuré trois fois, on a obtenu les valeurs
suivantes :
OBSERVATIONS VALEUR THEORIQUE CORRECTION v V2
1 30o 45'30' ' +20’’ 400
v2 800
m 20' '
n 1 2
Et l’erreur moyenne quadratique M de la moyenne arithmétique à partir de trois
observations est :
m 20
M 11,6' '
n 3
Exercice
1 5212'20' '
2 5212'50' '
3 5213'20' '
Valeur théorique V V2
52°12’20’’ + 30’’ 1000
63
52°12’50’’ 52°12’30’’ 0 0
52°13’20’’ 30’’ 1000
M x m21 m2 2
De manière générale, l’erreur moyenne d’une grandeur calculée qui s’obtient par
x l1 l2 l3 ... ln
où 11 ,12 ,13.....1n sont respectivement entachés d’erreurs m1 ,m2, ,m3 ,... mn , est
égale à : M x m1 m2 m3 ...mn
2 2 2 2
Si toutes les grandeurs sont mesurées avec le même soin, c’est-à-dire si toutes les
erreurs sont identiques, on a alors :
Mx m n
nm2 m n
Exemple : Un angle est la somme de trois autres angles mesurés plusieurs fois et
indépendamment :
64
2. Multiplication
Une grandeur 1 mesure avec une moyenne m est multipliée par le nombre a :
x a.1. L’erreur moyenne est alors M x a.m , car le nombre a lui-même n’est pas
x
1
1 2 3 45 1 1 1 2 1 3 1 4 1 5
5 5 5 5 5 5
où chaque mesure est entachée de la même erreur moyenne m 3,6' ' . L’erreur
moyenne de la moyenne arithmétique est alors :
2 2
1 1 1
M x * 3,6' ' * 3,6' ' ... 3,6 * * 5 1,6' '
5 5 5
65
3.1 DEFINITION
Un canevas planimétrique est ensemble de points fondamentaux matérialisés
sur le terrain par des repères et des signaux et déterminés avec une grande
précision (longitude et latitude) tel qu’on puisse connaître leur position mutuelle. On
dira que ces points constituent la charpente sur laquelle on placera les détails.
Un canevas doit encadrer la zone à lever. Il pourra être décomposé en
canevas d’ensemble ou canevas de base, puis en canevas de détails.
Figure 50
Prince de la triangulation
Le principe de la triangulation est simple. On peut le formuler comme suit :
Si dans un triangle on connaît la longueur d’un côté et eux angles, on peut calculer le
troisième angle et la longueur des deux autres côtés. A partir du moment où on peut
accéder aux trois sommets du triangle, on peut également mesurer le troisième
angle et obtenir ainsi un contrôle angulaire, car dans un triangle la somme des trois
angles doit être égale à 180°.
On va distinguer une triangulation de 1er ordre, 2ème,… nième ordre. A l’intérieur de la
triangulation de 1er ordre (triangle de 40 à 100 Km de côté), on place les points de
2ème et de 3ème ordre (5 à 10 Km de côté). Les points d’ordre inférieur (4 ème et 5ème
ordre) qui constituent la triangulation cadastrale sont du ressort de la topographie (1
à 5 Km).
1er ordre : 40 – 100 Km
2ème ordre : 10 – 100 Km
3ème ordre : 5 – 10 Km
4ème
67
ordre : ≤ 5Km
5ème
Topo : 1,5Km
Etant donné une base AB relativement courte mais mesurée avec une très grande
précision :
On mesure les angles vers C et D. On peut de ce fait calculer la distance CD
et la position de ces deux points dans un système de coordonnées. De la même
manière, on peut obtenir la position des points E et F, en mesurant en C et D les
angles vers ces deux points.
C
F
B
E D
L’amplification de cette base se poursuit jusqu’à ce que l’on arrive à trouver un côté
de triangle de longueur égale à celle d’une triangulation de 1 er ordre, qui s’étend sur
l’ensemble du territoire à lever par un ensemble de grands triangles dont seuls les
angles doivent être mesurés.
La dimension de triangle de côté allant de 40 à 100 Km est choisie en fonction de
l’étendue du pays, de son aspect topographique et de son développement
économique. L’orientation géographique de ce réseau à large maille est réalisée à
partir des déterminations astronomiques de positions judicieusement réparties et les
coordonnées définitives des points sont calculées par des méthodes spéciales de
compensation des erreurs. Pour accroître la densité de ce canevas, on y introduit
des points permettant de former des triangles ayant des côtés plus courts.
En passant par les triangulations de 2ème et de 3ème ordre, on arrive à la triangulation
de détail du 4ème ordre où la densité et la position des points sont déjà adaptées aux
détails intéressant ma cartographie. On obtient 1 à 3 points par kilomètre carré
68
Figure 52
Par la suite, pour calculer les dimensions de tous les triangles, on stationne à
chacun des sommets. A partir de l’orientation de la base, on détermine
successivement les gisements de divers côtés et on calcule les coordonnées
rectangulaires de chacun des sommets.
Une attention particulière doit être portée à la signalisation.
de long enfoncés verticalement jusqu’au niveau du sol, le diamètre intérieur étant tel
qu’on puisse y introduire un jalon qui servira de signal.
Pour des côtés plus longs, de l’ordre de 2 à 5 Km, on va bétonner dans le sol
un tube en fer de 5 à 6 cm de diamètre intérieur, dans lequel on placera une balise
de 3 à 6 m de haut maintenue en place verticalement à l’aide de fils de fer tendus,
jouant le rôle de haubans et surmontée d’un drapeau de couleur rouge et blanche.
Lorsque les côtés dépassent 5 Km, on emploie des signaux plus importants,
constitués de trépieds ou de quadripodes en bois ou en fer de 5 à 10 m de hauteur.
Le point visé à partir des autres stations de triangulation est défini par le sommet
commun des deux pyramides. Lors de la mesure des angles, le théodolite est centré
à l’amplomb de ce point.
Pour des terrains plats ou boisés, si la triangulation doit couvrir plusieurs centaines
de Kilomètres carrés, souvent on doit recourir à des tours d’observation.
70
Si les deux points A et B sont connus, il existe alors un contrôle des mesures,
mais une erreur de fermeture qui pourrait se manifester en B ne pourrait pas être
compensée séparément sur les distances et les angles. On s’efforcera donc de
disposer les cheminements polygonaux de façon à permettre la compensation des
mesures angulaires entre une direction initiale et une direction de rattachement. Lors
d’une vue directe entre les points A et B, cette direction peut être utilisée aussi bien
comme direction initiale que comme direction de rattachement.
N
2
1 3
Figure 57
Toutefois, on rattache en général les cheminements polygonaux à des points
déjà existants dont la position exacte a été déterminée à l’aide d’une triangulation et
qui fournissent également les directions initiales et de rattachement.
Ils relient deux points quelconques déterminés par les opérations antérieures
(y compris les sommets de polygonation principale) et qui suivent de préférence les
routes les grandes limites des propriétés et, dans les parties bâties suivent les
artères (boulevards, avenues, rues). Lors de l’exécution des opérations, on évitera :
Le croisement de cheminements sans rattachement à leur intersection ;
Les cheminements parallèles et voisins sans liaisons entre eux ;
Les côtés exagérément courts dans les longs cheminements.
73
4.1 DEFINITION
A partir des mesures des distances et des angles, on détermine la position
des nouveaux points dans un système des coordonnées bien précis. Cette
détermination se fait par calculs. On utilise couramment les coordonnées
rectangulaires planes. Avec ce type, la position d’un point est déterminée sans
ambiguïté en indiquant par deux valeurs numériques la longueur des
perpendiculaires à deux axes orthogonaux X et Y dits axes de coordonnées.
Y YA y y AB l AB sin VA
B
B AB
B
tgV A
X B X A xAB xAB l AB cos VA B
y AB x AB
l AB B
B
sin VA cos VA
l 2 AB x AB y AB
2 2
Les fonctions sin, cos, tg et cotg (1/tg) d’un angle de même grandeur différent
dans les quatre quadrants par leur singe et dans les quadrants II et IV on aura des
co-fonctions à la place des fonctions correspondantes des quadrants I et III.
sin VIV cosVIV 270 sin V1
cos VIV sin VIV 270 cos V1
y l AB sin l AB sin VA 180
B
x l AB cos V 180
B
A
l AB cos VA
B
x
l AB B
cos VA
y
l AB
sin VA'
B
VA 180
B
VA 200 g
B
y
tg tgV A
B
x y x
l AB B
B
VA arctgV A sin VA cos VA
B B
y x
l AB B
B
sin VA cos VA
1 y
cot g y
tg x cot g
x
y
Arccot g 270
B
VA
x
VA 90 100 g
B
y l AB cos VA 270 l AB sin VA
B
B
y
y l AB cos VA 90
B
l AB B
sin VA
x l AB sin VA 90
B
y x
l AB B
B l AB x / cos VA
B
sin VA cos VA
Si on peut choisir librement la position du point origine 0 du système de
coordonnées rectangulaires, on le placé alors aussi loin que possible vers l’Ouest et
le Sud, de la sorte le territoire à lever se trouve entièrement dans le quadrant I :
toutes les coordonnées sont alors positions.
Dessin n° 61 Page 56
y x
l AB B
B
sin VA cos VA
FORMULES A UTILISER :
Cheminement ouvert
Dessin n° 62 Page 57
t V n.180o
1.
V Va Vd
78
t Va d t n.180o
o
2. d t Vd Va n.180
V
g t a Vd n.180o
3.Vn Vn 1 180o g
Vn Vn 1 180o d
4.xt 1cosV X B X A
5.y t 1sin V YB YA
8. f y y o YB YA
y o y t
fl f 2 x f 2 y
Ecart de fermeture
fl
10. f R
l
Ecart admissible
Cheminement fermé
1. t 180o n 2 somme théorique des angles intérieurs
3.xt l cos V 0
y t l sin V 0
1 1
4. fR
5000 2000
Ecart admissible
79
V 2 V
1 d
V 3 V 2 180 o
2 1 2
V 4 V 3 180 o
3 2 3
V 5 V 4 180 o
4 3 4
V 56 V 5 180 o
4 5
V 1 V 6 180 o
6 5 6
V 2 V 16 180 o
1 1
Contrôle V Va
d
5.1 INTERSECTION
Cette méthode est adaptée pour déterminer la position des points
inaccessibles comme clochers, tours, hautes cheminées, etc… en mesurant les
angles vers ces nouveaux points à partir de deux points visibles entre eux.
Cependant, comme dans un triangle ABC le troisième angle ne peut être mesuré, la
position du nouveau point reste incontrôlée. C’est pourquoi, pour augmenter la
précision, on fait généralement une intersection à partir d’au moins trois points
connus A, B et C. Si les opérations étaient bien faites, les trois visées seraient
concourantes en D. Mais les erreurs commises dans les opérateurs sont telles qu’on
obtient autour de D un petit triangle d’erreur abc. Si les dimensions de ce triangle
sont tolérables, on prend alors D au centre de ce triangle. Dans calculs, on prendra
la moyenne arithmétique des mesures des trois coordonnées.
les angles , 1, Y , Y1 . Pour chaque triangle ABD et CBD, on calcule les coordonnées
partielles, les gisements et les côtés.
Triangle ABD
1. Calcul des coordonnées partielles de AB (ou a) et l’angle
81
ya YB YA ; xa X B X A
180o 200 g
2. Calcul du gisement du côté AB et calcul des côtés a,b et c à partir de la loi des
sinus.
N.B : Il faut connaître au moins un côté. Par coordonnées polaires on peut obtenir le
côté a l AB
Par conséquent et
ya xa
a
B
B B
Mesurer VA
sin VA cos VA
a a b c
b sin Car
sin sin sin sin
a
c sin
sin
Triangle CBD
1. Calcul de l’angle 1 connaissant 1 et 1
3. Calcul des gisements du côté BC VBC et les côtés a1, b et c1.
ya1 xa1
a1 C
C
avec VBC 90o 1
sin VB cos VB
a1
b sin 1
sin 1 a1 b c
Car 1
a1 sin 1 sin 1 sin 1
c1 sin 1
sin 1
Le côté b étant calculé deux fois, soit une dans chaque triangle, on prendra la
moyenne arithmétique des deux valeurs obtenues.
Calcul des coordonnées du point D
1. Calcul des gisements des côtés AD, BD et CD
VAD VAB
VBD VBA
VCD VBC 1 180o
Ces gisements utilisés dans le calcul des coordonnées partielles.
82
X A xc
X B x X
X A xc X B xb X C xc1
b D 3
X C xc1
5.2 RELEVEMENT
Dans ce procédé, on stationne plutôt sur le point dont il faut déterminer les
coordonnées. A partir de ce point on mesure les angles en visant au moins trois
points connus. Le choix de ces trois points est judicieux.
83
Ces points ne doivent pas se trouver sur un même cercle ou dans le voisinage
l’un de l’autre, car il y aura indétermination ; da b db ;
Le point D à lever est le centre des cercles passant par les points A, B et C. Il
doit donc se trouver à l’intérieur.
Pour résoudre ce problème, on conduit les calculs de la manière suivante.
1° A, B et C étant bien positionnées, on réalise des visées successives vers A, B et
C et on détermine les angles et
2° L’angle est obtenu par la différence des gisements VBA et VBC On peut le vérifier
comme suit :
1 VBA 90
2 VBC 90 (1)
VBC VBA
3° Les angles et sont calculés par les expressions et
2 2
360
(2)
2 2
1 m
tg tg * (3)
2 2 1 m
Où
a c
m : (4)
sin sin 2 2
2 2
4° Les distances b, da et db sont calculées par l’analogie par des sinus de la manière
suivante :
A partir des coordonnées partielles on calcule d’abord les côtés a, c comme
dans la méthode par intersection comme suit :
b
a * sin
a b c sin
sin sin sin b
c * sin
sin
84
YD YB yb et X D X B xb
Alors on a D YD , X D (1)
- A partir de A
On connaît YAetX A , il faut donc déterminer ydaetxda
VAD VAB
YD YA yda et X D X A xda
YD YC ydb et X D X C xdb
Alors on a D YD , X D (3)
YD
YB yb YA yda YC ydb
3
XD
X B xb X A xda X C xdb
3
Les coordonnées totales du point D sont obtenues par la moyenne arithmétique des
coordonnées (1), (2) et (3) calculées à partir de ces trois points.
EXERCICES
1. On veut déterminer les coordonnées planes d’un point par application de la
méthode par intersection.
6.1 INTRODUCTION
référence des altitudes ou surface de niveau zéro (géoïde). Elle est positive au-
dessus et négative en dessous de ce niveau.
Les détails de nivellement sont ceux dont la définition sur la carte nécessite,
en plus des opérations planimétriques, des opérations de nivellement. Ils sont
constitués par le mouvement du terrain.
6.2.1 Mires
Les mires sont des règles graduées de 2 à 4 m. Elles servent de signal de
visée dans les opérations de nivellement, soit avec de niveau, soit avec des
tachéomètres. On les place verticalement sur le point à niveler ou point dont il faut
déterminer l’altitude.
a. Mires de nivellement
88
Les mires de nivellement sont des mires qu’on peut plier par moitié pour
faciliter leur transport et protéger la face portant les inscriptions. Leurs extrémités
sont protégées par une ferrure. La mire de nivellement de type WILD porte une
division à damier qui présente un bon contraste permettant d’estimer avec précision
la position des fils horizontaux du réticule qui apparaissent toujours dans un champ
centimétrique blanc. Les champs auxiliaires en bordures de la mire, de 10 cm à
gauche et 5 cm à droite facilitent la lecture surtout lorsqu’il s’agit de longues portées.
b. Mires topographiques
Les mires topographiques sont aussi pliantes par moitié pour les mêmes
raisons que les mires précédentes. Elles ont aussi une même construction robuste.
Leur différence réside dans le dessin de la division. Etant donné qu’elles sont
utilisées dans les levés topographiques où les visées peuvent aller au-délà de 150m,
ces mires portent une division centimétrique et de grands chiffres qui sont bein
visibles lors de très longues visées.
Les mires topographiques WILD GTL peuvent être à chiffres renversés ou GTLE à
chiffres droits.
c. Mires tachéomètriques
89
Les mires tachéomètriques possèdent la même division contrastée et bien lisible que
les mires de nivellement. Leurs chiffres sont droits car ces mires sont prévues pour
être utilisées avec le tachéomètre à diagramme WILD RDS, l’alidade autoréductrice
WILD RK 1 et les théodolites tachéomètriques avec lunette à image droite.
Pour éviter des visées près du sol et obtenir un pointé précis avec la courbe origine
du diagramme ou le fil stadimétrique inférieur, la mire tachéomètrique possède un
voyant de pointé à 1 m de son origine. La chiffraison commence en cet endroit pour
que la lecture donne directement sans soustraction la longueur de la mire
interceptée. Le pied qui n’est normalement pas utilisé pour la lecture est peint en
rouge pour pouvoir disposer de toute la longueur de mire pour le nivellement ou les
très longues distances.
Deux poignées et une nivelle sphérique permettent une mise en station verticale sûre
de la mire. La mire tachéomètroque est également livrable avec un solide pied
métallique pouvant être sorti de 60 cm maximum, ce qui permet d’amener le voyant
de pointé (hauteur de pointé z) à la hauteur de l’axe de basculement i de
l’instrument. La hauteur désirée est lie au dos de la mire sur une graduation en
centimètres et elle peut être contrôlée depuis l’instrument sur une division par la face
antérieure du pied. On obtient ainsi la différence de niveau entre le point de station
de l’instrument et celui de la mire sans calcul car i –z = 0.
Les mires de nivellement sur invar sont exclusivement utilisées dans les nivellements
de haute précision. L’invar qui est constitué d’un alliage d’acier au nickel, est
particulièrement bien adapté ici car sa longueur ne change pratiquement pas sous
l’effet des variations de température. Son coefficient de dilatation est très faible : 1m
par mètre et par degré.
C. Le ruban d’invar qui porte la division est accroché sous tension d’un ressort dans
un solide cadre en bois. Les variations de longueur du bois n’ont ainsi pas d’effet sur
le ruban. Deux poignées et une nivelle sphérique servent à assurer une bonne mise
en station de la mire. Le sabot en acier de celle-ci est rectifié et grâce à un anneau
qui peut y être fixé, il repose toujours au même endroit sur le boulon du « crapeau ».
Pour améliorer les résultats du nivellement de précision, on a intérêt à recourir à une
mise en station libre de la mire. Pour ça, il est prévu deux contre-fiches articulées à
un pivot qui se visse à la tête de la mire. Ils sont extensibles pour ajuster leur
écartement. Une poignée de fin réglage en longueur permet d’assurer la mise à la
verticale de la mire qui peut alors pivoter librement sans qu’aucune pression ou choc
ne vienne modifier la côte du point de station.
La mire invar porte deux divisions centimétriques présentant des traits. Elles
sont décalées l’une par rapport à l’autre et chiffrées différemment. On obtient ainsi
deux lectures indépendantes qui différent de 301,55 cm à la précision de lecture près
et qui permettent de bien assurer le contrôle des fautes de lecture.
l’aide d’une nivelle tubulaire. Dans le but de permettre la visée sur un point
quelconque à partir d’une station, la lunette et la nivelle tubulaire qui lui est associée,
sont liées à un pivot pouvant être amené exactement en position verticale à l’aide de
trois vis calantes (4). Une image nette de la mire est obtenue à l’aide d’un bouton de
mise au point (5). Cette image est amenée au centre du champ visuel à l’aide d’une
vis de rappel horizontal.
1. lunette
2. occulaire
3. objectif
4. vis calante
5. bouton de mise au point
6. vis de fin basculement
Certains constructeurs ont mis au point des niveaux possèdent à la place d’une
nivelle tubulaire un dispositif qui rend automatiquement horizontale la ligne de visée
sous l’effet de la pesanteur, à condition d’être préhorizonté à quelques minutes près.
Théoriquement la précision d’un niveau dépend de la sensibilité de la nivelle
tubulaire et du grossissement de la lunette. La sensibilité de la nivelle tubulaire est
définie par le rayon de courbure de fiole.
92
Etant donné deux nivelles dont le rayon de courbure est différent (exagérément
petit), pour un même angle de basculement , la bulle de la nivelle A se déplace
plus vite que celle de la nivelle B, parce que le rayon de courbure de la nivelle A est
plus faible. Un déplacement de la bulle par rapport à sa position médiane est donc
aussi nettement perceptible.
On appelle « caractéristique de la nivelle » l’angle dont il faut incliner la fiole pour
déplacer la bulle d’une division.
La sensibilité des nivelles des niveaux WILD est indiquée par la grandeur de
l’angle correspondant à un déplacement de la bulle de 2 mm. La précision de
centrage de la bulle d’une nivelle avec division apparente atteint 1/5 d’intervalle = 0.4
mm.
Par contre, une nivelle à coïncidence permet un centrage à 1/40 d’intervalle = 0.05 m
près.
En principe, pour permettre un nivellement exact l’axe d visée ZZ ou axe
optique doit être horizontal c’est-à-dire parallèle à la directrice de la nivelle. Cette
directrice de la nivelle correspond à la position LL de la bulle qui est calée entre ses
repères. Si ce n’est pas le cas, la lecture est entachée d’une erreur. En d’autres
termes, l’axe de la nivelle est incliné d’un angle c dit erreur de collimation.
Z Z
L L
93
Fig. 75
Soient une bulle centrée (Fig.) d’une nivelle tubulaire avec division apparente
et la même bulle (Fig.) telle qu’elle est vue avec le système à coïncidence. Ce
système à prismes présente deux parties moitié moitié. La nivelle est centrée
exactement lorsque les deux moitiés de la bulle coïncident.
Triangulation
Ordre Longueur de côté Signaux, Repères
1er 40 - 100 Km Trépieds
94
Exemple 1
STATION POINTS DISTANCES LECTURES SUR LA MIRE DIFFERENCE COTE
VISES HORIZON DE NIVEAU FINALE
Arrière avant + -
Lect Moy Lect Moy 47,832m
1 3 6mm(erreurobtenu)
o
A. LE NIVELLEMENT DIRECT
Le nivellement direct est appelé aussi nivellement de précision en raison de la valeur
des résultats qu’il est susceptible de donner. En principe ce nivellement s’exécute
par visée horizontale définie par la surface d’un liquide en équilibre (bulle du niveau)
sur lequel agit la pression de la pesanteur. Le niveau géométrique est capable de
déterminer en un point de station S par exemple, un plan horizontal normal à la
direction du fil-à-plomb grâce à une lunette horizontale pivotant autour de son axe
vertical.
Le matériel utilisé comprend le niveau lui-même et deux mires. Une mire sera
placée en avant et l’autre en arrière du niveau. Car, pour éviter les erreurs il convient
de faire des visées avant et arrière. Le niveau éviter des portées supérieures à 100
m, car la visée sera d’autant plus précise que la portée est courte.
Dans le nivellement direct on distingue les nivellements simples et composés.
a. Nivellement simple
Le nivellement est dit simple quand on l’effectue sans changement de station
entre deux points à niveller.
Soit à déterminer l’altitude d’un point inconnu B en partant d’un point connu A
d’altitude égale à 100,80 m (Fig.)
On va appeler « coup arrière » la lecture faite sur la mire placée au point situé
en arrière (elle est affectée du signe +), le point A et « coup avant » la lecture faite
sur la mire placée au point situé en avant (elle est affectée du signe -).
On peut procéder de la manière suivante :
97
b. Nivellement composé
Le nivellement est dit composé lorsqu’il est constitué de nivellements simples
consécutifs. On doit donc changer de station entre les points à niveller :
Soit parce que la différence de niveau entre ces points dépasse la hauteur de
la mire ;
Soit parce que la distance entre les deux points A et E dépasse la portée de la
lunette.
Dans ce dernier cas les points sont invisibles l’un de l’autre.
Le nivellement composé est dit aussi nivellement par cheminement.
Soit à déterminer l’altitude d’un point inconnu B en partant d’un point connu A
d’altitude égale à 172,50 m, points non visibles l’un de l’autre. On placera entre les
98
Exemple
STATIONS POINTS LECTURES SUR LA MIRE DENIVELLEES OU COTES FINALES
VISES (m) DIFFERENCES DE en m
NIVEAU (m)
L arrière (+) L avant (-) + -
1 Rep A 2.40 1.6 172.5
B 0.80 174.1
2 B 2.70 0.1 174.1
C 2.80 174.0
3 C 1.00 0.3 174.0
D 0.70 174.3
4 D 2.30 1.7 174.3
E 0.60 176.0
5 E 1.20 0.9 176.0
F 2.10 175.1
TOTAL 9.60 7.00 3.6 1.0
3 DIFFERENCE 2.60 (1) 2.60 (2) (3)
EGALES lar - lav (+) - (-) ZB-ZA
1 3 0
o
100
Supposons que les mesures sont faites entre les deux points a et b situés
respectivement à la verticale de A et B tel que aA = bB = h la hauteur du niveau.
Suivant les applications dans diverses méthodes, on mesure la distance selon la
pente entre les points A et B (1’) ainsi que l’angle de site ou alors l’angle zénithal
z.
La dévinelée BB' H est obtenue par l’une des deux formules :
H D.sin ou H AH .tgZ
Mais toutes ces formules ne sont applicables que lorsque les visées
n’excédent pas 250 m au maximum, à cause de la sphéricité de la terre et de la
réfraction atmosphérique qui peut modifier zou . Généralement la distance l’ est
mesurée par un procédé stadimétrique. On admet une erreur moyenne 10 cm pour
100m, soit 1/1000 de la distance.
Le nivellement indirect est moins précis que le nivellement direct. On l’utilise
uniquement lorsque le terrain est accidenté et que le nivellement direct est
inapplicable ou lorsqu’on n’a pas besoin d’une grande précision.
102
C. LE NIVELLEMENT BAROMETRIQUE
Etant donné que la pression atmosphérique ou pression barométrique varie
avec l’altitude suivant une loi bien définie, on peut utiliser les mesures de la pression
barométrique pour déterminer les altitudes. Cette méthode est appliquée dans les
opérations peu précises. En plus, le dépouillement des mesures est très lent. Elle a
l’avantage d’être rapide et de permettre ainsi de lever beaucoup de points dans des
zones d’accès difficile.
Principe.
La méthode de nivellement barométrique est basée sur le principe de calcul
de la dénivelée entre deux points où on détermine simultanément la pression
atmosphérique et la température de l’air. La loi qui relie l’altitude à la pression
barométrique qui a été exprimée par la place peut être formulée simplement de la
manière suivante : PB PA (1 KH ) puissance 1
Avec ΔH = dénivelée entre A et B
PA et PB pressions mesurées simultanément en A et B ; TA, TB températures prises en
ces points
a
K= c’est la constante barométrique où a= gradient de température = 0.006⁰C/m et
T
T la température a la station de référence ou base
g
a = M x c’est la constante des gaz parfaits où M = masse molaire de l’air =
Rxa
0.0288 kb/mol ; g pesanteur moyenne de la region de travail et R = constante
universelle des gaz = 8,314 J/mol.kg
Dans la pratique les parametres K et α sont determines experimentalement si on
effectue des mesures sur des points cotés. Dans la province du katanga, ils sont de
l’ordre de K = 0,0279 et α = 5,2260
La relation (1) est valable si on admet que la temperature est une fonction
linéaire de l’altitude TB TA H 2
7. 1 INTRODUCTION
La cartographie des formes du terrain en général et du relief en particulier ne
peut être fidèle que si la technique utilisée permet :
a. De reconstituer d’après le plan, l’altitude approximative d’un point
quelconque ; = gradient
b. D’exprimer l’importance des pentes dans une direction bien déterminée ;
c. De représenter les formes du terrain d’un manière claire.
On peut utiliser quelques procédés de représentation des formes de relief dont
les principaux sont les suivants :
Procédé des points côtés (plans côtés) ;
Procédé des courbes hypsométriques.
Les points côtés sont des points où l’altitude a été déterminée avec précision
par nivellement. Ils sont situés sur des endroits judicieusement choisis, où ils sont
matérialisés par une borne en béton comportant sur sa face supérieure une plaque
métallique portant entre autres inscriptions celles de la côte proprement dite du point
considéré.
Lorsque leur nombre est assez suffisant sur un plan, des tels points peuvent
permettre de bien définir des formes du terrain. Pour représenter le relief par cette
procédure, il suffit donc de déterminer planimétriquement et altimétriquement un
nombre de points côtés assez grand pour qu’on puisse considérer qu’entre eux, la
pente est régulière. Leur répartition peut alors conduire à obtenir une représentation
fidèle du terrain : les sommets, crête de talus, dépression, etc…
Les points essentiels étant représentés, il est facile d’en déduire par calculs,
les côtes des points intermédiaires dont on a besoin. D’habitude, l’altitude du point
est écrite à côté de la position planimétrique.
Exemple :
.110,72 .112,80 .115,89
Suivant le relief du terrain, le nombre de points nécessaires doit être en
moyenne :
De 2 à 20 par hectare sur le plan d’échelle 1/5000
De 5 à 40 par hectare sur le plan d’échelle 1/2000
De 10 à 100 par hectare sur le plan d’échelle 1/1000
Souvent sur les grands chantiers, l’implantation des points côtés impose
d’effectuer des opérations de nivellement. On réalise sur le terrain un quadrillage de
10 m x 10 m ou de 20 m x 20 m rattaché et appuyé sur la polygonation et sur des
repères de nivellement existants. On procède de la manière suivante :
1° Choix de deux axes principaux perpendiculaires entre eux ;
2° Tracé des axes à l’aide d’un théodolite ;
3° Implantation de piquets tous les 10 ou 20 m le long de chaque axe principal ;
4° Nivellement par rayonnement de tous les piquets.
Remarque :
L’un des deux axes principaux doit porter des bornes. Le résultat de
nivellement sera inscrit dans le quadrillage selon le modèle suivant :
La construction d’un plan côté est conditionnée par les mêmes préalables que
ceux des points côtés : dessin planimétrique précis, emploi simultané de la
polygonation topographique et du nivellement par rayonnement. La procédure est la
suivante :
On détermine les côtes des différents sommets de la polygonale et d’un
certain nombre des points remarquables situés à l’intérieur ou à l’extérieur du
polygone ;
Chaque point nivelé est fixé sur le plan par des relevées planimétriques
d’angles et de distances en prenant les centres des stations S1, S2, etc…
comme sommets de départ des mesurages.
Dessin n° 82 Page 76
Ces points peuvent aussi, suivant les cas, être relevés par abscisses et
ordonnées sur une ou plusieurs directrices et reportés sur le plan de la même
manière. Comme indiqué précédemment, le nombre des points nivelés doit
être assez important pour qu’on puisse considérer qu’entre deux points
nivelés il n’y a pas de changement de pense ;
106
1
e E* ou E e*n
n
Exemple : L’équidistance naturelle E = 1 m ; l’échelle du plan 1/1000
1
e 100cm * 0,1cm 1mm
1000
Si on désigne par D la distance horizontale séparant sur le terrain deux
courbes de niveaux successives et par d la distance correspondante sur le plan, la
« déclivité » ou pente moyenne p de la droite normale à ces deux courbes est
donnée par la relation.
e 1
p d’où d D*
d n
Exemple :
L’équidistance naturelle E=1 m ; la distance D =1.5 m. avec l’échelle du plan
1/1000, calculer la déclivité p.
1° Calcul de l’équidistance graphique e : e = E*1/n = 100 *1/1000 = 0,1cm
2° Calcul de la distance d sur le plan : d = D*1/n = 1500cm*1/1000 = 0,15 cm
3° Calcul de p : p = e/d = 0,1/0,15 = 0,066 = 6,6%
Croupe et col
La Croupe est un mouvement de terrain constitué par deux versants qui se
réunissent en une ligne de faite inclinée dans une même sens sur toute sa longueur
et dont le profil est généralement convexe.
A l’aval la Croupe aboutit à un thalweg ou col. Les cols sont généralement
encadrés par des Croupes face à face. Si l’on considère la ligne de faire ABC, celle-
ci s’abaisse en B puis se relève en C.
110
Le point B le plus bas de cette ligne est le centre d’un mouvement de terrain qui a la
forme d’un ensellement ou d’un col. La représentation d’un col est constituée par
deux Croupes BC et CD.
Vallée.
La vallée est une dépression également constituée de deux versants appelés
flancs qui se réunissent en une ligne de thalweg pouvant être à fond arrondi ou
concave, plat, convexe ou raviné, etc…