Groupe 1
ANAGO Mao (Chef du groupe)
GANFON Florence
GNONOUGLO Gloria
HILIM Carine
KOLANI Joséphine
SEMEHA Nicole
TONA Stéphanie
MAMAH Zakiyat
Chargé du cours : M. PANOU
SOMMAIRE
❖ INTRODUCTION
❖ ECOLE POUR LES JEUNES FILLES EN AFRIQUE
❖ LES FREINS DE LA SCOLARISTION DES JEUNES
FILLES EN AFRIQUE
❖ LES CONSEQUENCES DE LA NON-
SCOLARISATION DES JEUNES FILLES
❖ LES AVANTAGES DE L’INVESTISSEMENT DANS
LA SCOLARISATION DES JEUNES FILLES EN
AFRIQUE
❖ CONCLUSION
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INTRODUCTION
« La place de la femme c’est à la cuisine » …Combien de fois avons-nous entendu
certains hommes africains tenir ce discours ? En effet, la scolarisation des jeunes
filles est un enjeu auquel le monde fait face depuis des années, un sujet qui revient
souvent dans les débats. Beaucoup de filles en Afrique sont exclues du système
scolaire malgré les bienfaits qu’offre l’éducation à l’Homme.
I. L’ECOLE POUR LES JEUNES FILLES EN AFRIQUE
D’après les enquêtes, le taux de préscolarisation est passé de 16 ,5% en
2014 à 19,6 % en 2015 soit une progression de 3%. Le taux net de
scolarisation a connu une progression de 1,7% (passant de 92,6% en 2013
à 94,3% en 2015) en Afrique. Le taux net de scolarisation (TNS) est le
rapport entre l’effectif des élèves à un niveau d’enseignement (préscolaire,
primaire, post-primaire, secondaire, supérieur), ayant l’âge officiel de
scolarisation à ce niveau. Malgré l progrès qui ont été fait en matière
d’éducation, de nombreux problèmes persistent encore aujourd’hui.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces problèmes.
II. LES FREINS A LA SCOLARISATION DES JEUNES FILLES
EN AFRIQUE
o LES TRADITIONS CULTURELLES
Dans certains pays d’Afrique, les jeunes filles sont considérées comme un fardeau
pour leur famille. Les envoyer à l’école ne servirait à rien car leur destin est
d’être mariées jeunes et de s’occuper des tâches ménagères et des enfants.
o L’IGNORANCE DES LOIS ET DU DROIT
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Les parents n’étant parfois jamais allés à l’écoles eux-mêmes, ne
remettent pas en question les discriminations liées aux traditions
culturelles de ne pas scolariser les jeunes filles. Dans certains pays, les
violations sont si répandues et normalisées que les sanctions sont rares.
o LA PAUVRETE
Certaines familles en situation d’extrême pauvreté ne peuvent
subvenir aux frais de scolarité de leurs enfants, et si elles le peuvent
elles font souvent le choix de scolariser leurs garçons plutôt que leurs
filles. La pauvreté amène d’autres familles ) faire travailler leurs filles
ou à, les vendre car elles sont considérées comme des charges.
o LES VIOLENCES A L’ECOLE ET SUR LE TRAJET DE
L’ECOLE
Les filles, plus que les garçons, sont exposées à la maltraitance, aux
violences physiques et morales et aux abus sexuels à l’école, de la part
du personnel éducatif ou des garçons, et également sur le trajet de
l’école. Ce qui conduit de nombreux parents à retirer leurs filles de
l’école.
o LES MENSTRUATIONS
Une (1) fille sur dix (10) ne va pas à l’école pendant sa période
menstruelle car plusieurs établissements scolaires ne disposent pas
d’endroit où elles peuvent se changer, ou alors parce que les
protections hygiéniques coûtent cher. Elles sont forcées de rester chez
elles.
o LES MARIAGES PRECOCES ET FORCES
Chaque année dans le monde, douze (12) millions de jeunes filles sont
mariées avant l’âge de 18ans. Ces filles sont généralement
déscolarisées pour subvenir aux besoins de leur mari, s’occuper des
tâches ménagères et des enfants. Les mariages forcés maintiennent les
filles dans un statut inférieur à l’homme.
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o LES GROSSESSES PRECOCES
Elles contraignent les jeunes filles à quitter l’école. Ces grossesses
sont la conséquence des mariages précoces et forcés, des violences
sexuelles et non-accès à la contraception.
III. LES CONSEQUENCES DE LA NON-SCOLARISATION DES
JEUNES FILLES
La non-scolarisation des filles présente de graves conséquences sur la
vie de chacune d’entre elles, mais également sur le développement de leur
communauté et de leur pays. Elle :
➢ Maintient les filles dans un statut inférieur à celui des garçons. Une fille
qui ne va pas à l’école aura plus de mal à faire entendre sa voix. Elle ne
pourra pas s’exprimer, prendre les décisions concernant sa vie et son corps,
voter…
➢ Ne permet pas aux filles de sortir de la pauvreté. Cette situation risque
de se perpétuer à la génération future car une fille non éduquée ne peut pas
comprendre l’intérêt de donner une éducation de qualité à ses enfants. Et
pourtant chaque année passée par une fille sur les bancs d’école augmente
son, futur revenu de 10 à 20%
➢ Constitue un véritable manque pour le développement des pays. Une
année de scolarisation supplémentaire fait progresser le Produit Intérieur
Brut (PIB) annuel d’un pays de 0,37%.
➢ Présente un risque important pour la santé des filles. Une fille non
scolarisée aura plus de difficultés à suivre les recommandations et les
conseils de prévention et de soins pour elle-même et pour ses futurs enfants.
IV. LES AVANTAGES DE L’INVESTISSEMENT DANS LA
SCOLARISATION DES JEUNES FILLES EN AFRIQUE
La scolarisation contribue à l’émancipation des jeunes filles et leur permet
d’échapper aux mariages précoces. Aujourd’hui une jeune fille instruite est un
leader pour sa génération. L’investissement dans l’instruction des filles génère des
avantages économiques et sociaux. L’instruction de la jeune fille contribue à
l’accroissement de son revenu personnel et réduit la pauvreté dans la
communauté. Abondant dans le même sens, Agnes ODHIAMBO, chercheuse
senior auprès de la division des Droits des femmes à Human Rights Watch, a
affirmé : « Quand des filles ont accès à une éducation de qualité, elles acquièrent
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les compétences et les connaissances dont elles ont besoin pour réaliser leur
potentiel et transformer leurs vies, leurs familles et leurs communautés. »
Si les filles en Afrique sont scolarisées, le taux de mariage précoce diminuerait de
64% et si le mariage précoce des filles est interdit, le taux de natalité sera en
baisse.
L’école est un moyen pour offrir une chance de réussite à chaque femme. Grâce
à cela, nous pouvons citer certaines femmes qui ont marqué l’histoire :
▪ Michelle OBAMA, avocate de renommée, a pu soutenir et accompagner
son mari dans la présidence des Etats-Unis.
▪ Margaret MEAD, anthropologue américaine, formée à l’Université
Columbia a contribué à l’anthropologie culturelle aux Etats-Unis et dans le
monde occidental.
▪ Aicha Bah DIALLO, championne du combat pour l’éducation de la jeune
fille et de la femme, a contribué à la création du Forum des Educatrices
Africaines (FAWE) en 1992
▪ Edna Adan ISMAIL, première infirmière sage-femme somalilandaise et
activiste courageuse contre la pratique de l’excision, a contribué
énormément à la transformation de sa communauté en créant la première et
seule université des sage-femmes à Somaliland.
CONCLUSION
Il ressort au vu de tout ce qui précède que les jeunes filles en Afrique rencontrent
des barrières importantes concernant leur scolarisation. Or leur rôle dans le
développement de leur communauté, pays n’est pas des moindres
L’accès à une éducation de qualité, pour elles est ainsi essentiel pour lutter contre
le cycle de la pauvreté et pour garantir à une société plus inclusive, l’égalité des
chances pour tous.
Sources :
https://www.wikigender.org/fr/wiki/leducation-des-filles-en-afrique/