UNIVERSITE PGC, Korhogo MACROECONOMIE INTERMEDIAIRE
SEG, L1 2017-2018 CORRECTION DES TD
TD N°1
Exercice 1 : QCM. Répondez par Vrai ou Faux et justifiez votre réponse
1/ Faux ! Le solde budgétaire est la différence entre les impôts et les recettes (T) et les dépenses
publiques (G).
2/ Faux ! La dette publique est constituée de tous les emprunts de l’Etat seulement.
3/ Vrai ! Car le multiplicateur fiscal : 𝑘𝑇 = −𝑐⁄1 − 𝑐 et le multiplicateur des transferts : 𝑘𝑅 = 𝑐⁄1 − 𝑐
sont égaux en valeur absolue.
4/ Faux ! Le multiplicateur des transferts 𝑘𝑅 = 𝑐⁄1 − 𝑐
5/ Faux ! Une baisse de la masse monétaire entraîne à la fois une baisse du revenu et une hausse du taux
d’intérêt.
Exercice 2 : question de cours
1/ L’épargne est la partie du revenu disponible (revenu après impôts) qui n’est pas consommée.
2/ La croissance économique désigne une augmentation significative de la production nationale,
mesurée par le PIB, sur une longue période.
3/ L’inflation est une hausse du niveau général des prix.
4/ Le taux de chômage mesure la part des citoyens souhaitant travailler qui ne trouve pas d’emploi.
5/ La loi d’Okun désigne la relation négative entre le taux de chômage et le taux de croissance du PIB
réel.
6/ Le budget représente, pour une année donnée, les dépenses projetées des programmes publics et les
recettes attendues des systèmes fiscaux.
7/ On parle de déficit budgétaire quand les impôts et les recettes sont inférieurs aux dépenses publiques.
8/ On parle d’excédent budgétaire quand les impôts et les recettes sont supérieurs aux dépenses
publiques.
9/ On parle de budget équilibré quand les impôts et les recettes sont égaux aux dépenses publiques.
10/ La dette publique désigne l’ensemble des emprunts de l’Etat (ou le total des emprunts accumulé par
l’Etat).
11/ La politique budgétaire désigne l’ensemble des modifications des dépenses publiques et/ou de
l’imposition pour atteindre des objectifs définis par le gouvernement.
1
12/ La politique monétaire est l’action par laquelle la Banque centrale agit sur la quantité de monnaie en
circulation dans l’économie pour rétablir un équilibre de plein-emploi et/ou pour assurer une croissance
non inflationniste.
13/ Le policy-mix désigne la combinaison de la politique budgétaire et de la politique monétaire.
14/ Un bien non marchand est un bien fourni gratuitement ou à un prix inférieur à 50% de son coût de
production.
15/ Le revenu permanent est le revenu que les gens s’attendent à conserver à l’avenir ; c’est le revenu
moyen ou revenu normal d’un individu.
16/ Le chômage keynésien est le chômage dû à une insuffisance de la demande.
17/ Le chômage frictionnel désigne la période de chômage due au temps nécessaire à la recherche d’un
emploi.
18/ Le produit potentiel est le niveau maximum de PIB que l’économie peut produire en combinant les
facteurs de production (capital et travail) avec la technologie disponible, sans accélérer l’inflation.
19/ La stagflation désigne la situation d’une économie qui souffre à la fois d’un chômage élevé et d’une
forte inflation (ou bien c’est la combinaison du chômage et de l’inflation).
Exercice 3 : Compléter les phrases suivantes
1/ La propension moyenne à consommer est égale à la consommation totale divisée par le revenu
disponible.
2/ Il y a désépargne lorsque le revenu (disponible) est inférieur à la consommation.
3/ La consommation induite est induite par le revenu disponible.
4/ D’après la fonction d’épargne, lorsque le revenu disponible augmente, l’épargne augmente.
5/ Lorsque la droite de la consommation coupe la première bissectrice, l’épargne est égale à zéro.
2
TD N°2
Exercice 1
1/ La fonction de demande de travail d’une entreprise individuelle
Sur un marché concurrentiel, une entreprise, qui cherche à maximiser son profit, peut vendre autant de
production (Y) qu’elle souhaite au prix du marché (P), et embaucher autant de travailleurs (N) qu’elle
souhaite au taux de salaire nominal (W) en vigueur sur le marché.
L’expression du profit de l’entreprise est :
(1) PY WN RK PK 0a N b WN RK 0
cons tan te
La condition de maximisation est telle que :
(2) 0
N
(3) bPK 0a N b 1 W 0
W
(4) bK0a N b 1 w (avec w W / P )
P
1 1
w b 1 bK a 1 b
(5) N d a 0
bK0 w
La fonction de demande de travail est bien liée négativement au taux de salaire réel ( N d / w 0 ).
2/ La fonction de demande de travail du marché
La fonction de demande de travail du marché est la somme des fonctions individuelles, soit :
1
bK a 1 b
(6) N Gd N d 100 0
w
3/ L’offre de travail d’un individu
Le consommateur cherche à maximiser sa fonction d’utilité U (c, N ) c1/ 2 (15 N )1/ 2 , sous la contrainte
de son budget, WN Pc (ou wN c , avec w W / P ) :
(7) Max U (c, N ) c1/ 2 (15 N )1/ 2
(8) s.c wN c
Le Lagrangien s’écrit :
3
(9) L c1/ 2 (15 N )1/ 2 ( wN c)
Les conditions de premier ordre sont :
(10)
L
c
1
0 c 1/ 2 (15 N )1/ 2 0
2
(11)
L
N
1
0 c1/ 2 (15 N ) 1/ 2 w 0
2
En divisant (10) par (11), on trouve :
15 N 1
(12) , soit c (15 N ) w
c w
Or c wN
(13) D’où N o 7,5 et c 7,5w
On remarque que l’offre individuelle de travail est indépendante du salaire. Ce résultat traduit la
compensation de l’effet de substitution : une hausse de w permet à l’individu de réduire son temps de
travail sans modifier ses ressources (effet de revenu) ; cette même hausse élevant le coût d’opportunité
du loisir (T-N), relance l’offre de travail (effet de substitution). Graphiquement cette compensation des
deux effets signifie que NO est verticale dans le plan (N, w).
4/ La fonction d’offre du marché de travail
La fonction globale d’offre de travail est obtenue en faisant la somme des fonctions individuelles, soit :
(15) NGo N o 7,5 1000 7500
N Go
Salaire, w
w* N Gd
Travail, N
7500
Graphique : Equilibre du marché du travail
4
5/ Le salaire d’équilibre
Le salaire réel d’équilibre, w*, est celui qui permet l’égalisation de l’offre et de la demande de
travail. Il est tel que :
1
bK0a 1b
100 * 7500 ou w* 75b 1 bK0a
w
Exercice 2
1/ Déterminons d’abord le salaire réel d’équilibre :
Le salaire réel qui permettrait une égalité de l’offre et de la demande globale de travail est tel que :
100.000 – 10(W/P) = 10.000 + 5(W/P), soit (W/P)* = 6.000
Si le salaire du marché (W/P) = 6.500,
la demande globale de travail Nd = 100.000 – 10 x 6.500 = 35.000 ;
et l’offre globale de travail, No = 42.500.
Il y a donc un excès d’offre de travail, c’est-à-dire un chômage égal à 42.500 – 35.000 = 7.500.
Remarque : si le salaire réel est supérieur au salaire réel d’équilibre, cela provoque un excès d’offre de
travail et, par conséquent, le chômage augmente.
2/ Si le salaire de 6.500 baisse de 10%, il est égal à 5.850. Il est donc inférieur au salaire d’équilibre.
La demande de travail, Nd = 100.000 – 10 x 5.850 = 41.500 ;
L’offre de travail, No = 10.000 + 5 x 5.850 = 39.250.
Il y a à présent un excès de demande de travail égal à 41.500 – 39.250 = 2.250. Le chômage serait donc
résorbé.
3/ La conclusion précédente serait contestée par un économiste keynésien qui ferait observer que la
baisse du salaire réel provoquera une diminution de la consommation globale et, par conséquent, de la
demande de travail des entreprises. Il est peu probable que la déflation salariale mette fin au chômage.
4/ pour (W/P)* = 6.000, nous avons Nd = No = 40.000.
5
Exercice 3
1/ La fonction de demande de travail
Elle est déterminée à partir du programme de maximisation du profit
Le profit est maximum quand la productivité marginale du travail est égale au salaire réel :
𝑊 1 −1/2 𝑊 750 𝑊 (750)2
𝑃𝑚𝑁 = ⇒ 𝑋1500𝑁𝑑 = ⇒ −1/2 = ⇒ 𝑁𝑑 =
𝑃 2 𝑃 𝑁𝑑 𝑃 𝑊 2
(𝑃)
2/ Le salaire réel d’équilibre est celui qui égalise l’offre et la demande de travail.
Le marché du travail est en équilibre si :
𝑁𝑑 = 𝑁0 or
(750)2
𝑁𝑑 =
𝑊 2
( )
𝑃
Donc :
𝑊 (750)2 2
𝑊 3 𝑊 𝑊
= 2 ⇒ (750) = ( ) ⇒ [(750)2 ]1/3 = ⇒ = 82,55 ≈ 83
𝑃 𝑊 𝑃 𝑃 𝑃
( )
𝑃
6
TD N°3
Exercice 1
1) Calculons la VAN du projet :
La formule de la VAN lorsque la valeur résiduelle du projet est non-nul s’écrit :
𝑛
𝑅𝑖 𝑉𝑅 12000 10000
𝑉𝐴𝑁 = ∑ 𝑖
+ 𝑛
− 𝐼0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 = 1; 𝑉𝐴𝑁 = + − 20000 = 1153,85 > 0
(1 + 𝑟) (1 + 𝑟) 1,04 1,04
𝑖=1
Donc le projet est rentable.
2) Le TRI est la valeur du taux d’intérêt qui annule la VAN du projet :
12000 10000 12000 + 10000 22000 − 20000(1 + 𝑇𝑅𝐼)
= + − 20000 = 0; − 20000 = 0; = 0;
1 + 𝑇𝑅𝐼 1 + 𝑇𝑅𝐼 1 + 𝑇𝑅𝐼 1 + 𝑇𝑅𝐼
2000
𝑇𝑅𝐼 = = 0,1 𝑜𝑢 10%
20000
Exercice 2
1/ La VAN de chaque projet
𝑛 𝑛
𝑅𝑖
𝑉𝐴𝑁 = −𝐼0 + ∑ = −𝐼0 + ∑ 𝑅𝑖 (1 + 𝑟)−𝑖
(1 + 𝑟)𝑖
𝑖=1 𝑖=1
VANA = -500.000 + 250.000/(1 + 0,05) + 320.000/(1 + 0,05) 2 = 28.344,67
VANB = -500.000 + 255.000/(1 + 0,05) + 300.000/(1 + 0,05)2 = 14.965,99
2/ Le projet à conseiller à la société RC est le projet A car VANA > VANB
3/ Le TRI est la valeur du taux d’intérêt pour laquelle la VAN est nulle.
Déterminons le TRI du projet A :
Par interpolation on a :
r = 0,05 (ou 5%) VAN = 28.344,67
TRI = ? VAN = 0
r = 0,10 (ou 10%) VAN = - 8.264,46
𝑇𝑅𝐼 − 0,05 0 − 28344,67 0 − 28344,67
= ↔ 𝑇𝑅𝐼 = 0,05 + (0,1 − 0,05) + [ ] ↔
0,1 − 0,05 −8264,46 − 28344,67 −8264,46 − 28344,67
𝑇𝑅𝐼 = 0,088 𝑜𝑢8,87%
7
Déterminons le TRI du projet B :
Par interpolation on a :
r = 0,05 (ou 5%) VAN = 14.965,99
TRI = ? VAN = 0
r = 0,10 (ou 10%) VAN = - 20.247,93
𝑇𝑅𝐼 − 0,05 0 − 14.965,99 0 − 14.965,99
= ↔ 𝑇𝑅𝐼 = 0,05 + (0,1 − 0,05) + [ ] ↔
0,1 − 0,05 − 20.247,93 − 14.965,99 − 20.247,93 − 14.965,99
𝑇𝑅𝐼 = 0,0712 𝑜𝑢 7,12%
4/ Selon le critère du TRI, on a :
TRIA = 8,87% > TRIB = 7,12% : le projet A est plus rentable que le projet B.
On constate qu’avec le critère de la VAN et le critère du TRI, on aboutit à la même conclusion, à savoir
le projet A est plus rentable que le projet B.
Exercice 3
1/ Calcul de la VAN du projet :
𝑛 𝑛
𝑅𝑖
𝑉𝐴𝑁 = −𝐼0 + ∑ = −𝐼0 + ∑ 𝑅𝑖 (1 + 𝑟)−𝑖
(1 + 𝑟)𝑖
𝑖=1 𝑖=1
3900 5000 3950 4500
𝑉𝐴𝑁 (10%) = −10000 + + + + = 3718,94
1,1 (1,1)2 (1,1)3 (1,1)4
Le projet est rentable au taux de 10%.
3900 5000 3950 4500
𝑉𝐴𝑁 (10%) = −10000 + + + + = −341,48
1,28 (1,28)2 (1,28)3 (1,28)4
Le projet n’est pas rentable au taux de 28%.
2/ Le TRI est la valeur du taux d’intérêt qui annule la VAN du projet.
Pour calculer la valeur du TRI, on procède par interpolation. On a :
8
r = 10% → VAN = 3718,94
TRI = ? → VAN = 0
r = 28% → VAN = -341,48
𝑇𝑅𝐼 − 0,10 0 − 3718,94 0 − 3718,94
= ↔ 𝑇𝑅𝐼 = 0,10 + (0,28 − 0,10) + [ ] ↔
0,28 − 0,10 − 341,48 − 3718,94 − 341,48 − 3718,94
𝑇𝑅𝐼 = 0,2649 ou 26,49%.
9
TD N°4
Exercice 1
1/ La fonction de consommation
𝐶 = 𝑐𝑌𝑑 + 𝐶0 = 𝑐(𝑌 − 𝑇) + 𝐶0 = 𝑐𝑦 − 𝑐𝑡 + 𝐶0 = 0,75𝑌 − 0,75𝑋3100 + 2200
𝑑𝑜𝑛𝑐 𝐶 = 0,75𝑌 − 125
La fonction d’investissement
0 = 𝐼0 + 0,2𝛼 3500
𝐼 = 𝐼0 + 𝛼𝑖 𝑎𝑣𝑒𝑐 { 𝑑𝑜𝑛𝑐 3500 + 0,2𝛼 = 0 𝑑 ′ 𝑜ù 𝛼 = − = −17500
3500 = 𝐼0 0,2
𝐼 = 3500 − 17500𝑖
La fonction d’épargne
𝑆 = 𝑌𝑑 − 𝐶 = 𝑌 − 𝑇 − 𝐶 = 𝑌 − 3100 − (0,75𝑌 − 125)𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑆 = 0,25𝑌 − 2975
2/ L’équation de la courbe IS est donnée par :
Y=C+I+G
Y = 0,75Y -125 + 3500 -17500i + 3100
(1 -0,75)Y = -125 +3500 +3100 -17500i
Y = (-125 + 3500 + 3100)/0,25 – 17500i/0,25
Y = 25900 – 70.000i
3/ Equation de la courbe LM :
On pose que la demande de monnaie est égale à l’offre de monnaie
LT + LS = MO
0,25Y + 1800 – 2500i = 7000
Y = 20.800 + 10.000i
10
4/ Les valeurs d’équilibre :
On part du système d’équations suivant :
𝑌 = 25900 − 70000𝑖
{
𝑌 = 20800 + 10000𝑖
i* = (25.900 – 20.800)/80.000 = 0,06375 ≈ 6,37%
Y* = 25.900 – 70.000 x 0.0637 = 21.441
5/ + La nouvelle équation de la courbe LM :
On pose que la demande de monnaie est égale à l’offre de monnaie
LT + LS = M'O
0,25Y + 1800 – 2500i = 7100
Y = 21.200 + 10.000i
++ Les nouvelles valeurs d’équilibre sont données par le système d’équations suivant :
𝑌 = 25900 − 70000𝑖
{
𝑌 = 21200 + 10000𝑖
i* = (25.900 – 21.200)/80.000 = 0,0587 ≈ 5,87%
Y* = 25.900 – 70.000 x 0.0587 = 21.791
+++ Résumé des effets : suite à une politique d’expansion monétaire, le taux d’intérêt diminue et le
revenu augmente.
6/ + La nouvelle équation de IS
Y = C + I + G'
Y = 0,75Y -125 + 3500 -17500i + 3500
(1 -0,75)Y = -125 +3500 +3500 -17500i
Y = (-125 + 3500 + 3500)/0,25 – 17500i/0,25
Y = 27500 – 70.000i
Autre méthode :
Y = 25900 – 70.000i + ΔG/0,25
Y = 25900 -70.000i +400/0,25
11
Y = 27500 – 70.000i
++ Les valeurs d’équilibre : Les valeurs d’équilibre :
On part du système d’équations suivant :
Y = 27.500 – 70.000i
Y = 20.800 + 10.000i
i* = (27.500 – 20.800)/80.000 = 0,08375 ≈ 8,37%
Y* = 27.500 – 70.000 x 0.0837 = 21.641
C* = 0,75 x 21.641 -125 = 16105,75
S* = 0,25 x 21.641 – 2975 = 2435,25
I* = 3500 – 17500 x 0,0837 = 2035,25
L*T = 0,25 x 21.641 = 5410,25
L*S = 1800 – 2500 x 0,0837 = 1590,75
7/ La politique monétaire expansionniste et la politique budgétaire expansionniste augmentent le
revenu, mais la première diminue le taux d’intérêt et la seconde l’augmente.
Exercice 2
1/ - La fonction de IS est déduite de l’équilibre du marché des biens et services :
Y=C+I
Y = 0,8Y + 100 -600i + 150
Soit Y = -3000i + 1250
- La fonction LM est donnée par l’équilibre du marché monétaire :
M = L1 + L2
200 = 0,2Y – 400i + 50
Soit Y = 2000i + 750
2/ Les valeurs d’équilibre :
La résolution du système d’équations donne les valeurs d’équilibre.
Y 3000i 1250 Y * 950
Y 2000i 750 i* 0,1 ou 10%
12
3/ -Avec la nouvelle hypothèse, l’équilibre du marché des biens et services, permettant de déduire
l’équation de la courbe IS, devient :
Y = C + I + G, et Yd = Y – 10
Y = 0,8 (Y – 10) + 100 – 600i + 150 + 10
Soit Y = -3000i + 1260 (IS)
- L’équation de la courbe LM devient :
Md = Mo
L1 + L2 = M
0,2 (Y - 10) -400i + 50 = 200
Soit Y = 2000i + 760 (LM)
- Les valeurs d’équilibre sont données par la résolution du système d’équations :
Y 3000i 1260 i* 1260 760 0,1 ou 10%
5000
Y 2000i 760 Y * 2000 0,1 760 960
4/ Dans le cas présent,
- sur le marché des biens et services, on a :
Y=C+I+G
Y = 0,8Y + 100 – 600i + 150 + 10
Soit Y = -3000i + 1300 (IS)
- sur le marché de la monnaie, on pose :
M = L1 + L2
210 = 0,2Y -400i + 50
Soit Y = 2000i + 800 (LM)
Quant aux valeurs d’équilibre correspondantes, on trouve : Y* = 1000 et i* = 10%
Pour un taux d’intérêt invariant, cette politique paraît préférable en termes de revenu. Elle favorise aussi
la consommation qui passe de 860 [= 0,8(960 – 10) + 100] à 900 [= 0,8x1000 + 100], mais laisse
inchangé le montant de l’investissement privé à 90, ce qui obère les performances économiques à venir.
13
Exercice 3
1/ La courbe IS :
La courbe IS est le lieu géométrique de toutes les combinaisons de taux d’intérêt et de revenus qui
assurent l’équilibre sur le marché des biens et services (ou c’est une relation décroissante entre le taux
d’intérêt i et le revenu Y).
L’équation de IS est déduite de l’égalité suivante :
Y=C+I+G (Offre globale = Demande globale)
Y = 0,25Yd + 200 +150 + 0,25Y – 1000i + 250
Y = 0,25 (Y – T) + 200 + 150 + 0,25Y – 1000i + 250
(1 – 0,5)Y = 0,25(-200) + 200 + 150 – 1000i + 250
0,5Y = 550 – 1000i
Y = 110 – 2000i (IS0)
2/ La courbe LM :
La courbe LM est le lieu géométrique de toutes les combinaisons de taux d’intérêt et de revenus qui
assurent l’équilibre sur le marché de la monnaie (ou c’est une relation croissante entre le taux d’intérêt i
et le revenu Y).
L’équation de LM est déduite de l’égalité suivante :
M/P = Md (Offre de monnaie = demande de monnaie)
2Y – 8000i = 1600
Y = 1600/2 + 8000i/2
Y = 800 + 4000i (LM0)
3/ Détermination du taux d’intérêt i et du revenu d’équilibre Y
Le taux d’intérêt et le revenu d’équilibre sont les solutions du système d’équations suivantes :
Y = 110 – 2000i
Y = 800 + 4000i
110 – 2000i = 800 + 4000i
i = 300/6000
i = 0,05 ou 5%
14
Y = 110 – 2000 x 0,05
Y = 1000
4/ Les valeurs d’équilibre de C et I
C = 200 + 0,25 (1000 – 200) = 400
I = 150 + 0,25x1000 – 1000x0,05 = 350
Vérification :
C + I + G = 400 + 350 + 250 = 1000 (valeur du revenu d’équilibre).
5.1/ + La nouvelle équation de LM
Md = Mo
2Y – 8000i = 1840
Y = 1840/2 + 8000i/2
Y = 920 + 4000i (LM1)
++ Les nouvelles valeurs d’équilibre
Y = 1100 – 2000i (IS0) i = 180/6000 = 0,03
Y = 920 + 4000i (LM1) Y = 110 – 2000x0,03 = 1040
C = 200 + 0,25(1040 – 200) = 410
I = 150 + 0,25x1040 – 1000x0,03 = 380
5.2/ Explication des effets de la politique monétaire expansionniste
L’explication des effets se situe à deux niveaux : sur le marché de la monnaie et sur le marché des biens
et services.
Sur le marché de la monnaie, la politique monétaire expansionniste qui consiste à augmenter la
quantité de monnaie (hausse de l’offre de monnaie) en circulation dans l’économie fait baisser le taux
d’intérêt i de 5% à 3%.
15
Sur le marché des biens et services, la baisse du taux d’intérêt stimule l’investissement (celui-ci
augmente de 350 à 380). Ce qui entraîne une hausse de la demande globale, et par conséquent une
augmentation du revenu, qui passe de 1000 à 1040.
LM0
i
LM1
0,05
0,03
IS0
1000 1040 Y
Graphique 1 : Les effets de la politique
monétaire expansionniste
6/ L’augmentation des dépenses publiques G affecte la courbe IS ; la courbe LM reste inchangée.
+ La nouvelle équation de IS :
Y=C+I+G
Y = 200 + 0,25 (Y – 200) + 150 + 0,25Y – 1000i + 400
Y = 1400 – 2000i (IS1)
++Les nouvelles valeurs d’équilibre
Y = 1400 – 2000i i = 0,1 ou 10%
Y = 800 + 4000i Y = 1200
C = 200 + 0,25 (1200 – 200) = 450
i
LM0
0,1
0,05
IS1
IS0
1000 1200 Y
Graphique 2. Les effets d’une politique
budgétaire expansionniste
16
Résumé des effets d’une politique budgétaire expansionniste sur Y, i et C :
-La politique budgétaire expansionniste a un effet positif sur le revenu : le revenu Y a augmenté de
1000 à 1200 ; soit ∆Y = 200.
-La politique budgétaire expansionniste entraîne une hausse du taux d’intérêt : le taux d’intérêt i a
augmenté de 5% à 10%, soit ∆i = 5%.
-La politique d’expansion budgétaire dope la consommation. Celle-ci est passée de 400 à 450 ; ∆C = 50.
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