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Normes de Sûreté de l'AIEA

Ce document décrit les normes de sûreté de l'AIEA pour la protection des personnes et de l'environnement. Il présente les principales catégories de normes de sûreté de l'AIEA ainsi que les publications connexes sur la sûreté nucléaire.

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Normes de Sûreté de l'AIEA

Ce document décrit les normes de sûreté de l'AIEA pour la protection des personnes et de l'environnement. Il présente les principales catégories de normes de sûreté de l'AIEA ainsi que les publications connexes sur la sûreté nucléaire.

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Normes de sûreté de l’AIEA

pour la protection des personnes et de l’environnement

Évaluation de la sûreté
des installations et
activités

Prescriptions générales de sûreté


Nº GSR Part 4 (Rev. 1)

$
NORMES DE SÛRETÉ DE L’AIEA
ET PUBLICATIONS CONNEXES
NORMES DE SÛRETÉ
En vertu de l’article III de son Statut, l’AIEA a pour attributions d’établir ou d’adopter
des normes de sûreté destinées à protéger la santé et à réduire au minimum les dangers auxquels
sont exposés les personnes et les biens et de prendre des dispositions pour l’application de ces
normes.
Les publications par lesquelles l’AIEA établit des normes paraissent dans la collection
Normes de sûreté de l’AIEA. Cette collection couvre la sûreté nucléaire, la sûreté radiologique,
la sûreté du transport et la sûreté des déchets, et comporte les catégories suivantes : fondements
de sûreté, prescriptions de sûreté et guides de sûreté.
Des informations sur le programme de normes de sûreté de l’AIEA sont disponibles sur
le site internet de l’AIEA :
http://www-ns.iaea.org/standards/
Le site donne accès aux textes en anglais des normes publiées et en projet. Les textes
des normes publiées en arabe, chinois, espagnol, français et russe, le Glossaire de sûreté de
l’AIEA et un rapport d’étape sur les normes de sûreté en préparation sont aussi disponibles.
Pour d’autres informations, il convient de contacter l’AIEA à l’adresse suivante : B.P. 100,
1400 Vienne (Autriche).
Tous les utilisateurs des normes de sûreté sont invités à faire connaître à l’AIEA
l’expérience qu’ils ont de cette utilisation (c’est-à-dire comme base de la réglementation
nationale, pour des examens de la sûreté, pour des cours) afin que les normes continuent de
répondre aux besoins des utilisateurs. Les informations peuvent être données sur le site internet
de l’AIEA, par courrier (à l’adresse ci-dessus) ou par courriel ([email protected]).

PUBLICATIONS CONNEXES
L’AIEA prend des dispositions pour l’application des normes et, en vertu des articles III
et VIII C de son Statut, elle favorise l’échange d’informations sur les activités nucléaires
pacifiques et sert d’intermédiaire entre ses États Membres à cette fin.
Les rapports sur la sûreté et la protection dans le cadre des activités nucléaires sont
publiés dans la collection Rapports de sûreté. Ces rapports donnent des exemples concrets et
proposent des méthodes détaillées à l’appui des normes de sûreté.
Les autres publications de l’AIEA concernant la sûreté paraissent dans les collections
Radiological Assessment Reports, INSAG Reports (Groupe consultatif international pour
la sûreté nucléaire), Technical Reports et TECDOC. L’AIEA édite aussi des rapports sur
les accidents radiologiques, des manuels de formation et des manuels pratiques, ainsi que
d’autres publications spéciales concernant la sûreté.
Les publications ayant trait à la sécurité paraissent dans la collection Sécurité nucléaire
de l’AIEA.
La collection Énergie nucléaire de l’AIEA est constituée de publications informatives
dont le but est d’encourager et de faciliter le développement et l’utilisation pratique de
l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, ainsi que la recherche dans ce domaine. Elle comprend
des rapports et des guides sur l’état de la technologie et sur ses avancées, ainsi que sur des
données d’expérience, des bonnes pratiques et des exemples concrets dans les domaines de
l’électronucléaire, du cycle du combustible nucléaire, de la gestion des déchets radioactifs et
du déclassement.
ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ
DES INSTALLATIONS ET ACTIVITÉS
Les États ci-après sont Membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique :

AFGHANISTAN GABON PALAOS


AFRIQUE DU SUD GÉORGIE PANAMA
ALBANIE GHANA PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE
ALGÉRIE GRÈCE PARAGUAY
ALLEMAGNE GUATEMALA PAYS-BAS
ANGOLA GUYANA PÉROU
ANTIGUA-ET-BARBUDA HAÏTI PHILIPPINES
ARABIE SAOUDITE HONDURAS POLOGNE
ARGENTINE HONGRIE PORTUGAL
ARMÉNIE ÎLES MARSHALL QATAR
AUSTRALIE INDE RÉPUBLIQUE ARABE
AUTRICHE INDONÉSIE SYRIENNE
AZERBAÏDJAN IRAN, RÉP. ISLAMIQUE D’ RÉPUBLIQUE
BAHAMAS IRAQ CENTRAFRICAINE
BAHREÏN IRLANDE RÉPUBLIQUE DE MOLDOVA
BANGLADESH ISLANDE RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE
BARBADE ISRAËL DU CONGO
BÉLARUS ITALIE RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE
BELGIQUE JAMAÏQUE POPULAIRE LAO
BELIZE JAPON RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
BÉNIN JORDANIE RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
BOLIVIE, ÉTAT KAZAKHSTAN RÉPUBLIQUE-UNIE DE
PLURINATIONAL DE KENYA TANZANIE
BOSNIE-HERZÉGOVINE KIRGHIZISTAN ROUMANIE
BOTSWANA KOWEÏT ROYAUME-UNI
BRÉSIL LESOTHO DE GRANDE-BRETAGNE
BRUNÉI DARUSSALAM LETTONIE
ET D’IRLANDE DU NORD
BULGARIE L’EX-RÉPUBLIQUE YOUGOSLAVE
RWANDA
BURKINA FASO DE MACÉDOINE
SAINT-MARIN
BURUNDI LIBAN
SAINT-SIÈGE
CAMBODGE LIBÉRIA
SÉNÉGAL
CAMEROUN LIBYE
SERBIE
CANADA LIECHTENSTEIN
LITUANIE SEYCHELLES
CHILI
CHINE LUXEMBOURG SIERRA LEONE
CHYPRE MADAGASCAR SINGAPOUR
COLOMBIE MALAISIE SLOVAQUIE
CONGO MALAWI SLOVÉNIE
CORÉE, RÉPUBLIQUE DE MALI SOUDAN
COSTA RICA MALTE SRI LANKA
CÔTE D’IVOIRE MAROC SUÈDE
CROATIE MAURICE SUISSE
CUBA MAURITANIE SWAZILAND
DANEMARK MEXIQUE TADJIKISTAN
DJIBOUTI MONACO TCHAD
DOMINIQUE MONGOLIE THAÏLANDE
ÉGYPTE MONTÉNÉGRO TOGO
EL SALVADOR MOZAMBIQUE TRINITÉ-ET-TOBAGO
ÉMIRATS ARABES UNIS MYANMAR TUNISIE
ÉQUATEUR NAMIBIE TURKMÉNISTAN
ÉRYTHRÉE NÉPAL TURQUIE
ESPAGNE NICARAGUA UKRAINE
ESTONIE NIGER URUGUAY
ÉTATS-UNIS NIGERIA VANUATU
D’AMÉRIQUE NORVÈGE VENEZUELA,
ÉTHIOPIE NOUVELLE-ZÉLANDE RÉP. BOLIVARIENNE DU
FÉDÉRATION DE RUSSIE OMAN VIET NAM
FIDJI OUGANDA YÉMEN
FINLANDE OUZBÉKISTAN ZAMBIE
FRANCE PAKISTAN ZIMBABWE

Le Statut de l’Agence a été approuvé le 23 octobre 1956 par la Conférence sur le Statut de l’AIEA,
tenue au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York ; il est entré en vigueur le 29 juillet 1957.
L’Agence a son Siège à Vienne. Son principal objectif est « de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie
atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier ».
COLLECTION
NORMES DE SÛRETÉ DE L’AIEA Nº GSR Part 4 (Rev. 1)

ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ
DES INSTALLATIONS ET ACTIVITÉS
PRESCRIPTIONS GÉNÉRALES DE SÛRETÉ

La présente publication comprend un CD-ROM contenant les versions arabe,


anglaise, chinoise, espagnole, française et russe de l’édition de 2007 du
Glossaire de sûreté de l’AIEA
et des Principes fondamentaux de sûreté (2007).
Ce CD-ROM peut aussi être acheté séparément.
Voir: http://www-pub.iaea.org/books

AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE


VIENNE, 2017
NOTE CONCERNANT LE DROIT D’AUTEUR

Toutes les publications scientifiques et techniques de l’AIEA sont protégées


par les dispositions de la Convention universelle sur le droit d’auteur adoptée
en 1952 (Berne) et révisée en 1972 (Paris). Depuis, le droit d’auteur a été élargi
par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Genève) à la propriété
intellectuelle sous forme électronique. La reproduction totale ou partielle des
textes contenus dans les publications de l’AIEA sous forme imprimée ou
électronique est soumise à autorisation préalable et habituellement au versement
de redevances. Les propositions de reproduction et de traduction à des fins non
commerciales sont les bienvenues et examinées au cas par cas. Les demandes
doivent être adressées à la Section d’édition de l’AIEA :

Unité de la promotion et de la vente, Section d’édition


Agence internationale de l’énergie atomique
Centre international de Vienne
B.P. 100
1400 Vienne, Autriche
télécopie : +43 1 2600 29302
téléphone : +43 1 2600 22417
courriel : [email protected]
http://www.iaea.org/books
© AIEA, 2017

Imprimé par l’AIEA en Autriche


Janvier 2017
STI/PUB/1714

ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ
DES INSTALLATIONS ET ACTIVITÉS
AIEA, VIENNE, 2017
STI/PUB/1714
ISBN 978–92–0–212216–1
ISSN 1020–5829
AVANT-PROPOS

de Yukiya Amano
Directeur général
De par son Statut, l’Agence a pour attribution « d’établir ou d’adopter
[…] des normes de [sûreté] destinées à protéger la santé et à réduire au
minimum les dangers auxquels sont exposés les personnes et les biens » –
normes qu’elle doit appliquer à ses propres opérations et que les États peuvent
appliquer en adoptant les dispositions réglementaires nécessaires en matière de
sûreté nucléaire et radiologique. L’AIEA remplit cette mission en consultation
avec les organes compétents des Nations Unies et les institutions spécialisées
intéressées. Un ensemble complet de normes de grande qualité faisant l’objet
d’un réexamen régulier est un élément clé d’un régime mondial de sûreté
stable et durable, tout comme l’est l’assistance de l’AIEA pour l’application de
ces normes.
L’AIEA a débuté son programme de normes de sûreté en 1958. L’accent
ayant été mis sur la qualité, l’adéquation à l’usage final et l’amélioration
constante, le recours aux normes de l’AIEA s’est généralisé dans le monde
entier. La collection Normes de sûreté comprend désormais une série unifiée
de principes fondamentaux de sûreté qui sont l’expression d’un consensus
international sur ce qui doit constituer un degré élevé de protection et de sûreté.
Avec l’appui solide de la Commission des normes de sûreté, l’AIEA s’efforce de
promouvoir l’acceptation et l’application de ses normes dans le monde.
Les normes ne sont efficaces que si elles sont correctement appliquées
dans la pratique. Les services de l’AIEA en matière de sûreté englobent la sûreté
de la conception, du choix des sites et de l’ingénierie, la sûreté d’exploitation,
la sûreté radiologique, la sûreté du transport des matières radioactives et
la gestion sûre des déchets radioactifs, ainsi que l’organisation gouvernementale,
les questions de réglementation, et la culture de sûreté dans les organisations. Ces
services aident les États Membres dans l’application des normes et permettent de
partager des données d’expérience et des idées utiles.
Réglementer la sûreté est une responsabilité nationale et de nombreux
États ont décidé d’adopter les normes de l’AIEA dans leur réglementation
nationale. Pour les parties aux diverses conventions internationales sur la sûreté,
les normes de l’AIEA sont un moyen cohérent et fiable d’assurer un respect
effectif des obligations découlant de ces conventions. Les normes sont aussi
appliquées par les organismes de réglementation et les exploitants partout dans
le monde pour accroître la sûreté de la production d’énergie d’origine nucléaire
et des applications nucléaires en médecine et dans l’industrie, l’agriculture et
la recherche.
La sûreté n’est pas une fin en soi mais est une condition sine qua non de
la protection des personnes dans tous les États et de l’environnement, aujourd’hui
et à l’avenir. Il faut évaluer et maîtriser les risques associés aux rayonnements
ionisants sans limiter indûment le rôle joué par l’énergie nucléaire dans
le développement équitable et durable. Les gouvernements, les organismes
de réglementation et les exploitants, où qu’ils soient, doivent veiller à ce que
les matières nucléaires et les sources de rayonnements soient utilisées de manière
bénéfique, sûre et éthique. Les normes de sûreté de l’AIEA sont conçues pour
faciliter cette tâche, et j’encourage tous les États Membres à les utiliser.
PRÉFACE

L’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a fait suite


au grand séisme et au tsunami de l’est du Japon qui se sont produits le 11 mars 2011.
Le Plan d’action de l’AIEA sur la sûreté nucléaire (GOV/2011/59-GC(55)/14)
a été établi en réponse à cet accident1 ; il a été approuvé par le Conseil des
gouverneurs et entériné par la Conférence générale de l’AIEA en septembre
2011. Il comprend une mesure intitulée « Examiner et renforcer les normes de
sûreté de l’AIEA et améliorer leur application ».
Dans le cadre de cette mesure, il était demandé à la Commission des
normes de sûreté (CSS) et au Secrétariat de l’AIEA d’examiner et, le cas échéant,
de réviser « les normes de sûreté de l’AIEA pertinentes par ordre de priorité »
et aux États Membres d’utiliser aussi largement et aussi efficacement que
possible les normes de sûreté de l’AIEA.
Cet examen a porté, entre autres, sur la structure réglementaire,
la préparation et la conduite des interventions d’urgence et les aspects liés
à la sûreté et au génie nucléaires (sélection et évaluation de sites, évaluation
des risques naturels extrêmes, y compris de leurs effets combinés, gestion des
accidents graves, perte de réseau, perte de source froide, accumulation de gaz
explosifs, comportement du combustible nucléaire et sûreté de l’entreposage du
combustible usé).
En 2011, le Secrétariat a entamé un examen de ce type dans le cas des
publications de la catégorie Prescriptions de sûreté de la collection Normes de
sûreté de l’AIEA sur la base des informations disponibles au sujet de l’accident
de Fukushima Daiichi, y compris deux rapports publiés par le gouvernement
japonais en juin et septembre 2011, le rapport de la Mission d’experts interna-
tionale d’information de l’AIEA effectuée au Japon du 24 mai au 2 juin 2011 et
d’une lettre du Président du Groupe international pour la sûreté nucléaire
(INSAG) en date du 26 juillet 2011 adressée au Directeur général. Le Secrétariat
a examiné en priorité les publications de la catégorie Prescriptions de sûreté
applicables aux centrales nucléaires et à l’entreposage du combustible usé.
L’examen a d’abord consisté en une analyse approfondie des conclusions
de ces rapports. À partir des résultats de cette analyse, les publications de
la catégorie Prescriptions de sûreté ont été examinées de manière systématique
afin de décider s’il était souhaitable d’y apporter des modifications pour prendre
en compte l’une ou l’autre de ces conclusions.

1
Pour de plus amples informations, voir AGENCE INTERNATIONALE DE
L’ÉNERGIE ATOMIQUE, L’accident de Fukushima Daiichi, Rapport du Directeur général,
AIEA, Vienne (2015).
La CSS a approuvé sur cette base, à sa réunion d’octobre 2012, une
proposition de révision, par voie d’amendement, des cinq publications
suivantes de la catégorie Prescriptions de sûreté : Cadre gouvernemental,
législatif et réglementaire de la sûreté (no GSR Part 1 de la collection Normes
de sûreté de l’AIEA, 2010), Évaluation de la sûreté des installations et
activités (no GSR Part 4, 2009), Sûreté des centrales nucléaires : conception
(SSR-2/1, 2012), Sûreté des centrales nucléaires : mise en service et exploitation
(SSR-2/2, 2011) et Évaluation des sites d’installations nucléaires (NS-R-3, 2003).
De nouvelles données ont été prises en compte lors de la préparation du
projet de libellé des amendements proposés à ces cinq normes de sûreté en
2012 et 2013, notamment les conclusions des réunions d’experts internationaux
de l’AIEA et les présentations faites lors de la deuxième Réunion extraordinaire
des Parties contractantes à la Convention sur la sûreté nucléaire, en août 2012.
Plusieurs rapports nationaux et régionaux ont aussi été pris en considération.
En ce qui concerne l’examen des Prescriptions de sûreté, la Commission
a conclu, dans une lettre adressée par son Président au Directeur général
le 6 janvier 2014, que

« l’examen a jusque-là confirmé la pertinence des prescriptions de sûreté


en vigueur. Cet examen n’a pas révélé de points faibles importants, et
seul un petit nombre d’amendements ont été proposés en vue de renforcer
les prescriptions et d’en faciliter la mise en œuvre. La CSS pense que
les normes de sûreté de l’AIEA devraient être renforcées principa-
lement dans le cadre du processus d’examen et de révision en place
depuis quelques années. Dans le même temps, les membres de la CSS
ont souligné que l’examen et la révision des normes de sûreté de l’AIEA
ne devraient pas reposer uniquement sur les enseignements de l’accident
de Fukushima Daiichi. Ils devraient aussi inclure d’autres données
d’expérience d’exploitation et des informations provenant des progrès
enregistrés en recherche-développement. La CSS a en outre souligné
qu’une attention accrue devait être portée à l’application des normes de
sûreté de l’AIEA par et dans les États Membres ».

Les projets d’amendement ont été examinés par le Secrétariat lors de


réunions de consultants ainsi que par le Comité des normes de sûreté nucléaire,
le Comité des normes de sûreté radiologique, le Comité des normes de sûreté
du transport et le Comité des normes de sûreté des déchets, au cours du premier
semestre de 2013. Ils ont aussi été présentés pour information au Comité des
orientations sur la sécurité nucléaire en 2013. Ils ont ensuite été transmis aux
États Membres de l’AIEA pour observations et révisés lors de réunions de
consultants à la lumière des commentaires reçus. Les amendements proposés
ont alors été approuvés par les quatre comités des normes de sûreté au cours
de leurs réunions de juin et juillet 2014, et entérinés par la CSS à sa réunion
de novembre 2014.
Les révisions apportées au document GSR Part 4 concernent les grands
domaines suivants :

—— Marges pour résister aux événements externes ;


—— Marges pour éviter les effets falaise ;
—— Évaluation de la sûreté d’installations ou d’activités multiples sur un
même site ;
—— Évaluation de la sûreté dans les cas où les ressources sont partagées dans
une installation ;
—— Facteurs humains dans les conditions accidentelles.

Des amendements ont été apportés à certains paragraphes, comme indiqué


ci-après. De nouveaux paragraphes ont été ajoutés ; ils sont signalés au moyen
d’une lettre majuscule (A, B, …). En outre, lorsqu’un paragraphe a été supprimé,
le texte l’indique.
Les prescriptions et paragraphes ci-après ont été modifiés ou ajoutés dans
la présente édition révisée : 2.6, prescription 1, 3.1, 3.3, 3.4, 4.13, 4.20, 4.27, 4.31,
4.33, 4.36, 4.36A, 4.36B, prescription 11, 4.38, 4.48A, 4.50, 4.54, 4.64 et 5.7.
Quelques modifications d’ordre rédactionnel ont également été apportées.
Un tableau des modifications qui ont été faites pourra être obtenu sur
demande auprès de l’AIEA ([email protected]).
À la réunion qu’il a tenue à partir du 2 mars 2015, le Conseil a érigé en
norme de sûreté de l’Agence – conformément à l’article III.A.6 du Statut e
l’AIEA – le projet de version révisée de la présente publication de la catégorie
Prescriptions de sûreté et a autorisé le Directeur général à promulguer ces
prescriptions de sûreté révisées et à les publier en tant que publication de
la catégorie Prescriptions de sûreté dans la collection Normes de sûreté de
l’AIEA.
À sa 59e session, en septembre 2015, la Conférence générale de l’AIEA
a encouragé les États Membres à mettre en œuvre des mesures aux plans
national, régional et international en vue de la sûreté nucléaire et radiologique
et de la sûreté du transport et des déchets, ainsi que de la préparation des
interventions d’urgence, en tenant pleinement compte des normes de sûreté de
l’AIEA ; a prié l’AIEA de continuellement examiner, renforcer et appliquer aussi
largement et aussi efficacement que possible les normes de sûreté de l’AIEA ;
a appuyé la Commission des normes de sûreté (CSS) et les comités des normes
de sûreté dans l’examen des normes de sûreté pertinentes qu’ils ont entrepris
à la lumière de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, ainsi
que des enseignements consignés dans le rapport de l’AIEA sur l’accident de
Fukushima Daiichi1.
La Conférence générale a prié le Secrétariat :

« de poursuivre son étroite coopération avec le Comité scientifique


des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants
(UNSCEAR), la Commission internationale de protection radiologique
(CIPR) et d’autres organismes pertinents dans l’élaboration des normes
de sûreté, notamment mais pas exclusivement pour la protection de
l’environnement ».

À sa 59e session, la Conférence générale a en outre encouragé les États


Membres à utiliser les normes de sûreté de l’AIEA dans leurs programmes
réglementaires nationaux, le cas échéant, et a noté la nécessité d’envisager
d’examiner périodiquement les réglementations et orientations nationales par
rapport aux normes et orientations internationales, et de rendre compte des
progrès réalisés dans les instances internationales appropriées telles que
les réunions d’examen au titre des conventions pertinentes sur la sûreté.
LES NORMES DE SÛRETÉ DE L’AIEA

GÉNÉRALITÉS

La radioactivité est un phénomène naturel et des sources naturelles de


rayonnements sont présentes dans l’environnement. Les rayonnements et
les substances radioactives ont de nombreuses applications utiles, allant de
la production d’électricité aux applications médicales, industrielles et agricoles.
Les risques radiologiques pour les travailleurs, le public et l’environnement
pouvant découler de ces applications doivent être évalués et, le cas échéant,
contrôlés.
Des activités telles que les utilisations médicales des rayonnements,
l’exploitation des installations nucléaires, la production, le transport et
l’utilisation de matières radioactives, et la gestion de déchets radioactifs doivent
donc être soumises à des normes de sûreté.
Réglementer la sûreté est une responsabilité nationale. Cependant,
les risques radiologiques peuvent dépasser les frontières nationales, et
la coopération internationale sert à promouvoir et à renforcer la sûreté au niveau
mondial par l’échange de données d’expérience et l’amélioration des capacités
de contrôle des risques afin de prévenir les accidents, d’intervenir dans les cas
d’urgence et d’atténuer toute conséquence dommageable.
Les États ont une obligation de diligence et un devoir de précaution, et
doivent en outre remplir leurs obligations et leurs engagements nationaux et
internationaux.
Les normes de sûreté internationales aident les États à s’acquitter de leurs
obligations en vertu de principes généraux du droit international, tels que ceux
ayant trait à la protection de l’environnement. Elles servent aussi à promouvoir
et à garantir la confiance dans la sûreté, ainsi qu’à faciliter le commerce
international.
Le régime mondial de sûreté nucléaire fait l’objet d’améliorations
continues. Les normes de sûreté de l’AIEA, qui soutiennent la mise en œuvre
des instruments internationaux contraignants et les infrastructures nationales de
sûreté, sont une pierre angulaire de ce régime mondial. Elles constituent un outil
que les parties contractantes peuvent utiliser pour évaluer leur performance dans
le cadre de ces conventions internationales.
LES NORMES DE SÛRETÉ DE L’AIEA

Le rôle des normes de sûreté de l’AIEA découle du Statut, qui donne


pour attributions à l’AIEA d’établir ou d’adopter, en consultation et, le cas
échéant, en collaboration avec les organes compétents des Nations Unies et avec
les institutions spécialisées intéressées, des normes de sûreté destinées à protéger
la santé et à réduire au minimum les dangers auxquels sont exposés les personnes
et les biens, et de prendre des dispositions pour l’application de ces normes.
Afin d’assurer la protection des personnes et de l’environnement contre
les effets dommageables des rayonnements ionisants, les normes de sûreté de
l’AIEA établissent des principes de sûreté fondamentaux, des prescriptions et
des mesures pour contrôler l’exposition des personnes et le rejet de matières
radioactives dans l’environnement, pour restreindre la probabilité d’événements
qui pourraient entraîner la perte du contrôle du cœur d’un réacteur nucléaire,
d’une réaction nucléaire en chaîne, d’une source radioactive ou de tout autre
source de rayonnements, et pour atténuer les conséquences de tels événements
s’ils se produisent. Les normes s’appliquent aux installations et aux activités qui
donnent lieu à des risques radiologiques, y compris les installations nucléaires,
à l’utilisation des rayonnements et des sources radioactives, au transport des
matières radioactives et à la gestion des déchets radioactifs.
Les mesures de sûreté et les mesures de sécurité1 ont en commun l’objectif
de protéger les vies et la santé humaines ainsi que l’environnement. Ces mesures
doivent être conçues et mises en œuvre de manière intégrée de sorte que
les mesures de sécurité ne portent pas préjudice à la sûreté et que les mesures de
sûreté ne portent pas préjudice à la sécurité.
Les normes de sûreté de l’AIEA sont l’expression d’un consensus
international sur ce qui constitue un degré élevé de sûreté pour la protection
des personnes et de l’environnement contre les effets dommageables des
rayonnements ionisants. Elles sont publiées dans la collection Normes de sûreté
de l’AIEA, qui est constituée de trois catégories (voir la figure 1).

Fondements de sûreté
Les fondements de sûreté présentent les objectifs et les principes de
protection et de sûreté qui constituent la base des prescriptions de sûreté.

Prescriptions de sûreté
Un ensemble intégré et cohérent de prescriptions de sûreté établit
les prescriptions qui doivent être respectées pour assurer la protection des
personnes et de l’environnement, actuellement et à l’avenir. Les prescriptions

1
Voir aussi les publications parues dans la collection Sécurité nucléaire de l’AIEA.
Fondements de sûreté
Principes fondamentaux de sûreté

Prescriptions de sûreté générales Prescriptions de sûreté particulières

Partie 1. Cadre gouvernemental, législatif 1. Évaluation des sites d’installations


et réglementaire pour la sûreté nucléaires

Partie 2. Direction et gestion pour la sûreté 2. Sûreté des centrales nucléaires


2/1. Conception et construction
Partie 3. Radioprotection et sûreté des 2/2. Mise en service et exploitation
sources de rayonnements

Partie 4. Évaluation de la sûreté pour les


3. Sûreté des réacteurs de recherche
installations et les activités

Partie 5. Gestion des déchets radioactifs 4. Sûreté des installations du cycle du


avant stockage définitif combustible nucléaire

Partie 6. Déclassement et cessation des 5. Sûreté des installations de stockage de


activités déchets radioactifs

Partie 7. Préparation et conduite des 6. Sûreté du transport des matières


interventions d’urgence radioactives

Collection des guides de sûreté

FIG. 1.  Structure à long terme de la collection Normes de sûreté de l’AIEA.

sont régies par les objectifs et principes présentés dans les fondements de sûreté.


S’il n’y est pas satisfait, des mesures doivent être prises pour atteindre ou
rétablir le niveau de sûreté requis. La présentation et le style des prescriptions
facilitent leur utilisation pour l’établissement, de manière harmonisée, d’un
cadre réglementaire national. Ces prescriptions, notamment les prescriptions
globales numérotées, sont rédigées au présent de l’indicatif. De nombreuses
prescriptions ne s’adressent pas à une partie en particulier, ce qui signifie que
la responsabilité de leur application revient à toutes les parties concernées.

Guides de sûreté
Les guides de sûreté contiennent des recommandations et des orientations
sur la façon de se conformer aux prescriptions de sûreté, traduisant un consensus
international selon lequel il est nécessaire de prendre les mesures recommandées
(ou des mesures équivalentes). Ces guides présentent les bonnes pratiques
internationales et reflètent de plus en plus les meilleures d’entre elles pour aider
les utilisateurs à atteindre des niveaux de sûreté élevés. Les recommandations
qu’ils contiennent sont énoncées au conditionnel.
APPLICATION DES NORMES DE SÛRETÉ DE L’AIEA

Les principaux utilisateurs des normes de sûreté dans les États Membres


de l’AIEA sont les organismes de réglementation et d’autres autorités
nationales pertinentes. Les normes de sûreté de l’AIEA sont aussi utilisées par
les organismes de parrainage et par de nombreux organismes qui conçoivent,
construisent et exploitent des installations nucléaires, ainsi que par les utilisateurs
de rayonnements et de sources radioactives.
Les normes de sûreté de l’AIEA sont applicables, selon que de besoin,
pendant la durée de vie de toutes les installations et activités, existantes et
nouvelles, utilisées à des fins pacifiques ainsi qu’aux mesures de protection
visant à réduire les risques radiologiques existants. Les États peuvent les utiliser
comme référence pour la réglementation nationale concernant les installations et
les activités.
En vertu de son Statut, l’AIEA est tenue d’appliquer les normes de sûreté
à ses propres opérations et les États doivent les appliquer aux opérations pour
lesquelles l’AIEA fournit une assistance.
Les normes de sûreté sont aussi utilisées par l’AIEA comme référence
pour ses services d’examen de la sûreté, ainsi que pour le développement des
compétences, y compris l’élaboration de programmes de formation théorique et
de cours pratiques.
Les conventions internationales contiennent des prescriptions
semblables à celles des normes de sûreté qui sont juridiquement contraignantes
pour les parties contractantes. Les normes de sûreté de l’AIEA, complétées
par les conventions internationales, les normes industrielles et les prescriptions
nationales détaillées, constituent une base cohérente pour la protection des
personnes et de l’environnement. Il y a aussi des aspects particuliers de la sûreté
qui doivent être évalués à l’échelle nationale. Par exemple, de nombreuses
normes de sûreté de l’AIEA, en particulier celles portant sur les aspects de
la sûreté relatifs à la planification ou à la conception, sont surtout applicables aux
installations et activités nouvelles. Les prescriptions établies dans les normes
de sûreté de l’AIEA peuvent n’être pas pleinement satisfaites par certaines
installations existantes construites selon des normes antérieures. Il revient
à chaque État de déterminer le mode d’application des normes de sûreté de
l’AIEA dans le cas de telles installations.
Les considérations scientifiques qui sous-tendent les normes de sûreté de
l’AIEA constituent une base objective pour les décisions concernant la sûreté ;
cependant, les décideurs doivent également juger en connaissance de cause et
déterminer la meilleure manière d’équilibrer les avantages d’une mesure ou
d’une activité par rapport aux risques radiologiques et autres qui y sont associés
ainsi qu’à tout autre impact négatif qui en découle.
PROCESSUS D’ÉLABORATION DES NORMES DE SÛRETÉ DE L’AIEA

La préparation et l’examen des normes de sûreté sont l’œuvre commune du


Secrétariat de l’AIEA et de cinq comités – le Comité des normes de préparation et
de conduite des interventions d’urgence (EPReSC) (à partir de 2016), le Comité
des normes de sûreté nucléaire (NUSSC), le Comité des normes de sûreté
radiologique (RASSC), le Comité des normes de sûreté des déchets (WASSC) et
le Comité des normes de sûreté du transport (TRANSSC) – et de la Commission
des normes de sûreté (CSS), qui supervise tout le programme des normes de
sûreté (voir la figure 2).
Tous les États Membres de l’AIEA peuvent nommer des experts pour siéger
dans ces comités et présenter des observations sur les projets de normes. Les
membres de la Commission des normes de sûreté sont nommés par le Directeur
général et comprennent des responsables de la normalisation au niveau national.

Grandes lignes et plan de travail


préparés par le Secrétariat ;
examen par les comités des
normes de sûreté et la CSS

Secrétariat et consultants :
rédaction de nouvelles
normes ou révision
des normes existantes

Projet

Examen par le(s) Projet


comité(s) des normes États Membres
de sûreté
Observations

Projet final

Approbation
par la CSS

FIG. 2.  Processus d’élaboration d’une nouvelle norme de sûreté ou de révision d’une norme


existante.
Un système de gestion a été mis en place pour la planification,
l’élaboration, le réexamen, la révision et l’établissement des normes de sûreté
de l’AIEA. Il structure le mandat de l’AIEA, la vision de l’application future
des normes, politiques et stratégies de sûreté, et les fonctions et responsabilités
correspondantes.

INTERACTION AVEC D’AUTRES ORGANISATIONS INTERNATIONALES

Les conclusions du Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude


des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) et les recommandations
d’organismes internationaux spécialisés, notamment de la Commission interna-
tionale de protection radiologique (CIPR), sont prises en compte lors de
l’élaboration des normes de sûreté de l’AIEA. Certaines normes de sûreté sont
élaborées en collaboration avec d’autres organismes des Nations Unies ou
d’autres organisations spécialisées, dont l’Agence de l’OCDE pour l’énergie
nucléaire, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,
l’Organisation internationale du Travail, l’Organisation mondiale de la santé,
l’Organisation panaméricaine de la santé et le Programme des Nations Unies
pour l’environnement.

INTERPRÉTATION DU TEXTE

Les termes relatifs à la sûreté ont le sens donné dans le Glossaire de


sûreté de l’AIEA (http://www‑ns.iaea.org/standards/safety-glossary.htm). Pour
les guides de sûreté, c’est la version anglaise qui fait foi.
Le contexte de chaque volume de la collection Normes de sûreté de l’AIEA
et son objectif, sa portée et sa structure sont expliqués dans le chapitre premier
(introduction) de chaque publication.
Les informations qui ne trouvent pas leur place dans le corps du texte
(par exemple celles qui sont subsidiaires ou séparées du corps du texte, sont
incluses pour compléter des passages du texte principal ou décrivent des
méthodes de calcul, des procédures ou des limites et conditions) peuvent être
présentées dans des appendices ou des annexes.
Lorsqu’une norme comporte un appendice, celui-ci est réputé faire partie
intégrante de la norme. Les informations données dans un appendice ont le même
statut que le corps du texte et l’AIEA en assume la paternité. Les annexes et notes
de bas de page du texte principal ont pour objet de donner des exemples concrets
ou des précisions ou explications. Elles ne sont pas considérées comme faisant
partie intégrante du texte principal. Les informations contenues dans les annexes
n’ont pas nécessairement l’AIEA pour auteur ; les informations publiées par
d’autres auteurs figurant dans des normes de sûreté peuvent être présentées dans
des annexes. Les informations provenant de sources extérieures présentées dans
les annexes sont adaptées pour être d’utilité générale.
TABLE DES MATIÈRES

1. INTRODUCTION. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

GÉNÉRALITÉS (1.1-1.2). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
OBJECTIF (1.3-1.5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
CHAMP D’APPLICATION (1.6-1.9). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
STRUCTURE (1.10). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

2. PRINCIPES À LA BASE D’UNE DEMANDE D’ÉVALUATION


DE LA SÛRETÉ (2.1-2.7). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

3. APPROCHE GRADUÉE DE L’ÉVALUATION DE


LA SÛRETÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Prescription 1 : Approche graduée de l’évaluation de la sûreté


(3.1-3.7) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

4. ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

PRESCRIPTIONS GÉNÉRALES POUR L’ÉVALUATION


DE LA SÛRETÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Prescription 2 : Portée de l’évaluation de la sûreté. . . . . . . . . . . . . . . . 9
Prescription 3 : Responsabilité de l’évaluation de la sûreté
(4.1-4.2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Prescription 4 : Objectif de l’évaluation de la sûreté (4.3-4.15). . . . . . 10
PRESCRIPTIONS SPÉCIFIQUES POUR L’ÉVALUATION DE
LA SÛRETÉ (4.16-4.17). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Prescription 5 : Préparation de l’évaluation de la sûreté (4.18). . . . . . . 15
Prescription 6 : Évaluation des risques radiologiques possibles
(4.19) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Prescription 7 : Évaluation des fonctions de sûreté (4.20-4.21) . . . . . . 16
Prescription 8 : Évaluation des caractéristiques du site (4.22-4.23). . . 17
Prescription 9 : Évaluation des dispositions relatives à
la radioprotection (4.24-4.26). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Prescription 10 : Évaluation des aspects techniques (4.27-4.37). . . . . . 18
Prescription 11 : Évaluation des facteurs humains (4.38-4.41) . . . . . . 21
Prescription 12 : Évaluation de la sûreté tout au long de la durée de
vie d’une installation ou d’une activité (4.42-4.44) . . . . . . . . . . . . . 21
DÉFENSE EN PROFONDEUR ET MARGES DE SÛRETÉ . . . . . . . 22
Prescription 13 : Évaluation de la défense en profondeur
(4.45-4.48A). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
ANALYSE DE LA SÛRETÉ. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Prescription 14 : Portée de l’analyse de la sûreté (4.49-4.52) . . . . . . . 24
Prescription 15 : Approches déterministe et probabiliste
(4.53-4.56) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Prescription 16 : Critères d’appréciation de la sûreté (4.57) . . . . . . . . 27
Prescription 17 : Analyse des incertitudes et de la sensibilité
(4.58-4.59) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Prescription 18 : Utilisation de codes informatiques (4.60) . . . . . . . . . 28
Prescription 19 : Utilisation des données tirées de l’expérience
d’exploitation (4.61) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
DOCUMENTATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Prescription 20 : Documentation de l’évaluation de la sûreté
(4.62-4.65) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
VÉRIFICATION INDÉPENDANTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Prescription 21 : Vérification indépendante (4.66-4.71) . . . . . . . . . . . 30

5. GESTION, UTILISATION ET MISE À JOUR DE


L’ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

Prescription 22 : Gestion de l’évaluation de la sûreté . . . . . . . . . . . . . 32


Prescription 23 : Utilisation de l’évaluation de la sûreté . . . . . . . . . . . 32
Prescription 24 : Mise à jour de l’évaluation de la sûreté
(5.1-5.10) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

RÉFÉRENCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
PERSONNES AYANT COLLABORÉ À LA RÉDACTION
ET À L’EXAMEN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
1.  INTRODUCTION

GÉNÉRALITÉS

1.1. La publication de la catégorie Fondements de sûreté intitulée « Principes


fondamentaux de sûreté  » [1] énonce des principes visant à protéger
les travailleurs, les personnes et l’environnement, maintenant et à l’avenir, contre
les effets nocifs des rayonnements ionisants. Ces principes s’appliquent à toutes
les situations comportant une exposition ou une possibilité d’exposition aux
rayonnements ionisants (ci-après dénommés « rayonnements »).

1.2. Les évaluations de la sûreté1 doivent être considérées comme un moyen


d’évaluer la conformité aux prescriptions de sûreté (et par conséquence
l’application des principes fondamentaux de sûreté) de toutes les installations
et activités et de déterminer les mesures qui doivent être prises pour garantir
la sûreté. Elles doivent être exécutées et documentées par l’organisme chargé de
l’exploitation de l’installation ou de la conduite de l’activité, vérifiées par des
moyens indépendants et soumises à l’organisme de réglementation dans le cadre
du processus d’agrément.

OBJECTIF

1.3. La présente publication de la catégorie Prescriptions de sûreté a pour


objet d’établir les prescriptions généralement applicables auxquelles doit se
conformer l’évaluation de la sûreté des installations et activités, en insistant
plus particulièrement sur la défense en profondeur, les analyses quantitatives
et l’application d’une approche graduée pour les diverses installations et
activités concernées. Elle traite également de la vérification indépendante de
l’évaluation de la sûreté à laquelle doivent procéder les auteurs et utilisateurs
de l’évaluation de la sûreté. Elle se propose d’établir une base systématique et
cohérente pour l’évaluation de la sûreté dans toutes les installations et activités,

1
D’une manière générale, on entend par « évaluation de la sûreté » l’évaluation de tous
les aspects d’une pratique qui relèvent de la protection et de la sûreté. Pour une installation
autorisée, ceci inclut le choix du site, la conception et l’exploitation de l’installation.
L’évaluation de la sûreté est le processus systématique qui est mené tout au long de la durée
de vie de l’installation ou de l’activité pour s’assurer que toutes les prescriptions de sûreté
pertinentes sont respectées dans les plans proposés (ou définitifs). Elle inclut, sans que cela soit
limitatif, l’analyse de la sûreté formelle.

1
qui facilitera le transfert de bonnes pratiques entre les organismes procédant à des
évaluations de la sûreté et contribuera à convaincre toutes les parties intéressées
qu’un niveau de sûreté adéquat a été atteint dans les installations et activités.

1.4. L’ensemble de prescriptions énoncées dans la présente publication


sera étayé par des orientations plus détaillées sur certains aspects de l’évaluation
et de l’analyse de la sûreté pour des types spécifiques d’installations et d’activités.
La présente publication vise à harmoniser la terminologie et à recenser
les différences entre les prescriptions applicables à différents types d’installations
et d’activités.

1.5. La mise en œuvre de l’ensemble exhaustif de prescriptions énoncées dans


la présente publication garantira que toutes les questions relatives à la sûreté
sont prises en compte. Toutefois, elle devra faire l’objet d’une approche graduée
pour plus de flexibilité. Aussi, bien qu’il soit prévu que toutes les prescriptions
de sûreté ci-après doivent être respectées, est-il reconnu que le niveau d’efforts
à consacrer à l’exécution de l’évaluation de la sûreté nécessaire doit être
proportionné aux risques radiologiques possibles et aux incertitudes qui y sont
liées dans le cadre de l’installation ou de l’activité.

CHAMP D’APPLICATION

1.6. Les prescriptions, qui s’inspirent des Principes fondamentaux de sûreté [1],
s’appliquent à toute activité humaine pouvant entraîner l’exposition de personnes
aux risques radiologiques2 associés aux installations et activités3 qui sont
énumérées ci-après.

2
Par « risques radiologiques », on entend :
— Les effets sanitaires nocifs d’une exposition aux rayonnements (y compris
la probabilité que de tels effets se produisent).
— Tout autre risque lié à la sûreté (y compris les risques aux écosystèmes de
l’environnement) pouvant être une conséquence directe :
• d’une exposition à des rayonnements ;
• de la présence de matières radioactives (y compris de déchets radioactifs) ou
de leur rejet dans l’environnement ;
• d’une perte de contrôle du cœur d’un réacteur nucléaire, d’une réaction en
chaîne, d’une source radioactive ou de toute autre source de rayonnements.
3
La liste des installations et activités donnée dans la présente publication a été établie
à partir de celles figurant dans les Principes fondamentaux de sûreté [1] et dans la publication de
la catégorie Prescriptions de sûreté intitulée « Cadre gouvernemental, législatif et réglementaire
de la sûreté » [2].

2
Les « installations » sont notamment les suivantes :

a) Centrales nucléaires ;
b) Autres réacteurs (tels que réacteurs de recherche et assemblages critiques) ;
c) Installations d’enrichissement et installations de fabrication de
combustible ;
d) Usines de conversion servant à produire de l’UF6 ;
e) Installations d’entreposage et de retraitement du combustible irradié ;
f) Installations de gestion des déchets radioactifs dans lesquelles ces derniers
sont traités, conditionnés, entreposés ou stockés définitivement ;
g) Tout autre endroit dans lequel des matières radioactives sont produites,
traitées, utilisées, manipulées ou entreposées ;
h) Installations d’irradiation destinées à des fins médicales, industrielles, de
recherche et autres et tout endroit dans lequel sont installés des générateurs
de rayonnements ;
i) Installations dans lesquelles sont exécutées des activités d’extraction et
de traitement de minerais radioactifs (par ex. minerais d’uranium et de
thorium).

Les « activités » sont notamment les suivantes :

a) Production, utilisation, importation et exportation de sources de


rayonnements à des fins industrielles, médicales, de recherche et autres ;
b) Transport de matières radioactives ;
c) Déclassement et démantèlement d’installations et fermeture d’installations
de stockage définitif de déchets radioactifs ;
d) Fermeture d’installations où se sont déroulées des activités d’extraction et
de traitement de minerais radioactifs ;
e) Activités liées à la gestion des déchets radioactifs telles que rejets
d’effluents ;
f) Remédiation de sites contaminés par des matières radioactives
résiduelles provenant d’activités passées.

1.7. L’évaluation de la sûreté joue un rôle important tout au long de la durée


de vie de l’installation ou de l’activité chaque fois que des décisions concernant
des questions de sûreté sont prises par les concepteurs, les constructeurs,
les fabricants, l’organisme exploitant ou l’organisme de réglementation.
L’élaboration et l’utilisation initiales de l’évaluation de la sûreté forment
l’ossature pour l’acquisition des informations qui sont nécessaires pour
démontrer que les prescriptions de sûreté pertinentes sont respectées, et pour

3
le perfectionnement et la mise à jour de l’évaluation de la sûreté durant la durée
de vie de l’installation ou de l’activité.

1.8. Les phases de la durée de vie d’une installation ou d’une activité pour
lesquelles une évaluation de la sûreté est exécutée, mise à jour et utilisée par
les concepteurs, l’organisme exploitant et l’organisme de réglementation sont
notamment les suivantes :

a) Évaluation du site de l’installation ou de l’activité4 ;


b) Conception ;
c) Construction de l’installation ou mise à exécution de l’activité ;
d) Mise en service de l’installation ou mise en route de l’activité ;
e) Début de l’exploitation de l’installation ou de l’exécution de l’activité ;
f) Exploitation normale de l’installation ou exécution normale de l’activité ;
g) Modification de la conception ou de l’exploitation (l’exécution) ;
h) Bilans périodiques de la sûreté ;
i) Prolongation de la durée de vie de l’installation au-delà de sa durée de vie
nominale initiale ;
j) Changements de propriétaire ou de la direction de l’installation ;
k) Déclassement et démantèlement de l’installation ;
l) Fermeture d’une installation de stockage définitif des déchets radioactifs et
phase postfermeture ;
m) Remédiation d’un site et levée du contrôle réglementaire.

1.9. Pour de nombreuses installations et activités, il faudra procéder à des


évaluations de l’impact environnemental et des risques non radiologiques avant
le début des travaux de construction ou de la mise à exécution. D’une manière
générale, l’évaluation de ces aspects présentera de nombreuses similitudes
avec l’évaluation de la sûreté exécutée pour parer aux risques radiologiques
associés. Il est possible de combiner ces différentes évaluations pour économiser
les ressources et rendre leurs résultats plus crédibles et plus acceptables.
Toutefois, la présente publication n’établit pas de prescriptions pour cette
évaluation combinée ni ne contient de recommandations sur la manière d’évaluer
les risques non radiologiques.

4
Les prescriptions applicables aux activités de transport sont établies dans le Règlement
de transport des matières radioactives, édition de 2012 (SSR-6) [3].

4
STRUCTURE

1.10. La section 2 énonce les principes à la base d’une demande d’évaluation


de la sûreté, lesquels s’inspirent des Principes fondamentaux de sûreté [1].
La section 3 décrit l’approche graduée pour l’application des prescriptions
régissant l’évaluation de la sûreté de différentes installations et activités.
La section 4 énonce les prescriptions générales qui s’appliquent à une évaluation
de la sûreté et des prescriptions spécifiques qui s’appliquent à l’évaluation
d’éléments particuliers relevant de la sûreté. Elle traite aussi des prescriptions
qui couvrent la défense en profondeur et les marges de sûreté, l’exécution
d’une analyse de la sûreté, la documentation à établir à l’appui de l’évaluation
de la sûreté et l’exécution d’une vérification indépendante. La section 5 est
consacrée aux prescriptions qui régissent la gestion, l’utilisation et la mise à jour
de l’évaluation de la sûreté.

2.  PRINCIPES À LA BASE D’UNE DEMANDE


D’ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ

2.1. La publication énonçant les Principes fondamentaux de sûreté [1]


stipule que « [l]’objectif fondamental de sûreté est de protéger les personnes et
l’environnement contre les effets nocifs des rayonnements ionisants. » Cet objectif
s’applique à toutes les installations et activités décrites dans la section 1 et est
atteint à toutes les phases de leur durée de vie sans limiter indûment l’utilisation
de la technologie.

2.2. La publication [1] énonce dix principes qui participent à la réalisation de cet
objectif fondamental de sûreté, ce qui induit entre autres l’obligation de procéder
à une évaluation de la sûreté.

2.3. Le texte accompagnant le principe 3 sur la capacité de direction et de


gestion pour la sûreté stipule que :

« 3.15. La sûreté de toutes les installations et activités doit être évaluée


selon une approche graduée. L’évaluation de la sûreté comprend une
analyse systématique du fonctionnement normal et de ses effets, de
la façon dont des défaillances peuvent survenir et des conséquences de ces
défaillances. Elle porte sur les mesures de sûreté nécessaires pour contrôler
les risques. Les caractéristiques de conception et le dispositif de sauvegarde

5
sont évalués pour démontrer qu’ils remplissent bien les fonctions de sûreté
attendues. Lorsque des mesures de contrôle ou des actions de l’exploitant
sont requises pour maintenir la sûreté, une évaluation initiale de la sûreté
doit être effectuée pour démontrer que les dispositions prévues sont
solides et fiables. Une installation ne peut être construite et mise en service
ou une activité ne peut commencer qu’une fois qu’il a été démontré,
à la satisfaction de l’organisme de réglementation, que les mesures de
sûreté prévues sont adéquates » [1].

2.4. Il stipule en outre que :

« 3.16. Le processus d’évaluation de la sûreté des installations et activités


est, si nécessaire, répété en partie ou en totalité ultérieurement pendant
la conduite des opérations afin de tenir compte des nouvelles conditions
(telles que l’application de nouvelles normes ou les innovations scientifiques
et technologiques), des informations issues de l’expérience d’exploitation,
des modifications et des effets du vieillissement. Pour les opérations qui se
poursuivent sur de longues périodes, les évaluations sont réexaminées et
répétées selon que de besoin. Ces opérations ne peuvent se poursuivre que
si les résultats des réévaluations démontrent, à la satisfaction de l’organisme
de réglementation, que les mesures de sûreté restent adéquates » [1].

2.5. Le principe 5 sur l’optimisation de la protection reconnaît la nécessité


d’une approche graduée pour les raisons suivantes :

« 3.24. Les ressources consacrées par le titulaire de licence à la sûreté,


de même que la portée et la rigueur des règlements et de leur application,
doivent être proportionnelles à l’ampleur des risques radiologiques et
à la possibilité de les contrôler. Le contrôle réglementaire peut ne pas être
nécessaire s’il n’est pas justifié par l’ampleur des risques » [1].

Le concept de l’approche graduée s’applique à tous les aspects de l’évaluation


de la sûreté, y compris à la portée et au niveau de détail de celle qui est requise.
Cette question est examinée dans la section 3.

2.6. L’évaluation de la sûreté participe aussi à l’application d’autres principes


fondamentaux comme suit :

a) Principe 4 sur la justification des installations et des activités : identifier


les risques radiologiques qui doivent être compensés par les avantages que
procurent l’installation ou l’activité.

6
b) Principe 5 sur l’optimisation de la protection : déterminer si les risques
radiologiques associés à l’installation ou à l’activité ont été réduits
à un niveau aussi bas que raisonnablement possible lorsque les facteurs
économiques et sociaux ont été pris en compte.
c) Principe 6 sur la limitation des risques pour les personnes : déterminer si
les doses et les risques radiologiques ont été maintenus dans les limites
spécifiées.
d) Principe 7 sur la protection des générations actuelle et futures : déterminer
si les populations locales mais aussi les populations vivant loin des
installations et activités et l’environnement sont adéquatement protégés,
maintenant et à l’avenir. Une évaluation de la sûreté sera utile dans le cadre
de toute évaluation de l’impact environnemental qui sera nécessaire.
e) Principe 8 sur la prévention des accidents : déterminer si tout ce qui est
possible a été fait pour prévenir la perte de contrôle du cœur d’un réacteur
nucléaire, d’une réaction nucléaire en chaîne, d’une source radioactive
ou d’une autre source de rayonnements pouvant entraîner des risques
radiologiques.
f) Principe 9 sur la préparation et la conduite des interventions d’urgence :
identifier tous les événements prévisibles pour lesquels il faut envisager des
dispositions pour la préparation et la conduite des interventions d’urgence.
g) Principe 10 sur les actions protectrices destinées à réduire les risques
radiologiques existants ou non réglementés  : déterminer l’ampleur
des risques radiologiques existants ou non réglementés et contribuer
à déterminer si les actions protectrices proposées sont justifiées.

2.7. Le principe 8 sur la prévention des accidents stipule également que


le principal moyen d’assurer des niveaux élevés de sûreté est la défense en
profondeur. En vertu de cette approche, plusieurs niveaux consécutifs et
indépendants de protection ou de barrières physiques sont prévus, de sorte qu’en
cas de défaillance d’un niveau de protection ou d’une barrière, le niveau ou
la barrière suivant prendrait le relais. Les prescriptions relatives à l’évaluation
de la sûreté de la défense en profondeur font l’objet des paragraphes 4.45 à 4.48A.

7
3.  APPROCHE GRADUÉE DE L’ÉVALUATION DE LA
SÛRETÉ

Prescription 1 : Approche graduée de l’évaluation de la sûreté

Il convient d’adopter une approche graduée pour déterminer la portée et


le niveau de détail de l’évaluation de la sûreté effectuée à un stade particulier
pour une installation ou une activité donnée en fonction de l’ampleur des
risques radiologiques possibles associés à l’installation ou à l’activité.

3.1. Aux termes du principe 5 des Principes fondamentaux de sûreté [1],


« [l]es ressources consacrées par le titulaire de licence à la sûreté, de même
que la portée et la rigueur des règlements et de leur application, doivent être
proportionnelles à l’ampleur des risques radiologiques et à la possibilité de
les contrôler ». Pour appliquer ce principe, une approche graduée est adoptée
pour l’exécution des évaluations de la sûreté des installations et activités très
diverses décrites dans la section 1 en raison des niveaux très différents des risques
radiologiques possibles qui y sont associés. Cela donne une certaine marge de
manœuvre dans la mesure où les risques radiologiques éventuels sont évalués et
contrôlés sans limiter indûment l’exploitation des installations ou la conduite des
activités.

3.2. Une approche graduée est appliquée pour déterminer la portée et le niveau
de détail de l’évaluation de la sûreté effectuée à un stade particulier pour une
installation ou une activité donnée et le montant des ressources qui doivent lui
être consacrées.

3.3. Le principal facteur à prendre en considération lors de l’application d’une


approche graduée est que l’évaluation de la sûreté est proportionnée à l’ampleur
des risques radiologiques possibles associés à l’installation ou à l’activité. On
prend aussi en compte tout rejet de matières radioactives dans des conditions de
fonctionnement normal, les conséquences que pourraient avoir des incidents de
fonctionnement prévus et d’éventuelles conditions accidentelles, et la possibilité
d’événements de très faible probabilité pouvant avoir des conséquences majeures.

3.4. La maturité ou la complexité de l’installation ou de l’activité sont, parmi


d’autres facteurs pertinents, pris également en compte dans une approche graduée
de l’évaluation de la sûreté. Pour ce qui est de la maturité, cela signifie prendre en
compte l’application de pratiques et procédures ainsi que de concepts éprouvés,
les données sur la performance d’exploitation d’installations ou d’activités

8
similaires, les incertitudes liées à la performance de l’installation ou de l’activité,
et la disponibilité ininterrompue et future de fabricants et de constructeurs
expérimentés. Pour ce qui est de la complexité, cela signifie prendre en compte :

—— La portée et la difficulté des efforts requis pour construire une installation


ou pour exécuter une activité ;
—— Le nombre de processus connexes qui doivent être contrôlés ;
—— La mesure dans laquelle les matières radioactives doivent être manipulées ;
—— La longévité des matières radioactives ;
—— La fiabilité et la complexité des systèmes et composants ;
—— L’accessibilité des structures, systèmes et composants aux fins de
maintenance, d’inspection, d’essais et de réparation.

3.5. Avant d’entreprendre l’évaluation de la sûreté, il est décidé de la portée et


du niveau de détail de celle qui est prévue dans l’installation ou pour l’activité,
et des ressources à y consacrer, et ce en concertation avec l’organisme de
réglementation.

3.6. L’application de l’approche graduée est réévaluée au fur et à mesure


que l’évaluation de la sûreté progresse et que l’on acquiert une meilleure
compréhension des risques radiologiques associés à l’installation ou à l’activité.
La portée et le niveau de détail de l’évaluation de la sûreté sont alors modifiés
selon les besoins et le montant des ressources à y consacrer est ajusté en
conséquence.

3.7. Une approche graduée est également adoptée pour l’application des
prescriptions relatives à la mise à jour de l’évaluation de la sûreté (voir par. 5.10).

4.  ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ

PRESCRIPTIONS GÉNÉRALES POUR L’ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ

Prescription 2 : Portée de l’évaluation de la sûreté

Il est procédé à une évaluation de la sûreté de toutes les applications


technologiques qui entraînent des risques radiologiques – c’est-à-dire de
tous les types d’installations et d’activités.

9
Prescription 3 : Responsabilité de l’évaluation de la sûreté

La responsabilité de l’exécution de l’évaluation de la sûreté incombe


à la personne morale responsable, à savoir la personne ou l’organisme
responsable de l’installation ou de l’activité.

4.1. En application des principes énoncés dans les Principes fondamentaux


de sûreté [1], par. 3.15 et  3.16, il est procédé à une évaluation de la sûreté de
toutes les applications technologiques qui entraînent des risques radiologiques –
c’est-à-dire de tous les types d’installations et d’activités énumérées à la section 1,
par. 1.6.

4.2. La responsabilité en incombe à la personne morale responsable, à savoir


la personne ou l’organisme responsable de l’installation ou de l’activité – en
général celui ou celle qui est autorisé (de par une licence ou un enregistrement)
à exploiter l’installation ou à conduire l’activité. L’organisme exploitant est
responsable de l’exécution proprement dite de l’évaluation de la sûreté et
de la qualité des résultats. En cas de changement de l’organisme exploitant,
la responsabilité en la matière est transférée au nouvel organisme. L’évaluation
de la sûreté est effectuée par une équipe composée de personnes suffisamment
qualifiées et expérimentées connaissant tous les aspects de l’évaluation et de
l’analyse de la sûreté qui sont applicables à l’installation ou à l’activité concernée.

Prescription 4 : Objectif de l’évaluation de la sûreté

Les objectifs premiers de l’évaluation de la sûreté sont de déterminer si un


niveau adéquat de sûreté a été atteint dans une installation ou une activité
et s’il a été satisfait aux objectifs fondamentaux de sûreté et aux critères
de sûreté établis par le concepteur, l’organisme exploitant et l’organisme
de réglementation, conformément aux prescriptions de protection et de
sûreté énoncées dans le no GSR Part 3 de la collection Normes de sûreté de
l’AIEA, intitulé « Radiation Protection and Safety of Radiation Sources :
International Basic Safety Standards » [4].

4.3. Les prescriptions relatives à la protection et à la sûreté qui sont énoncées


dans le no GSR Part 3 de la collection Normes de sûreté de l’AIEA, intitulé
« Radiation Protection and Safety of Radiation Sources : International Basic
Safety Standards » [4], englobent des prescriptions pour la protection des
travailleurs et du public contre une radioexposition et d’autres prescriptions
destinées à assurer la sûreté de l’installation ou de l’activité.

10
4.4. L’évaluation de la sûreté inclut une évaluation des dispositions en vigueur
pour la radioprotection en vue de déterminer si les risques radiologiques sont
sous contrôle dans les limites et contraintes spécifiées et s’ils ont été réduits
à un niveau aussi bas que raisonnablement possible. Elle participera ainsi
également à l’application des autres principes fondamentaux qui sont énumérés
à la section 2.

4.5. L’évaluation de la sûreté couvre tous les risques radiologiques découlant


de l’exploitation normale de l’installation ou de l’exécution normale de
l’activité ainsi que des incidents de fonctionnement prévus et des conditions
accidentelles (durant lesquels des défaillances ou des événements internes ou
externes menaçant la sûreté de l’installation ou de l’activité se sont produits).
L’évaluation de la sûreté axée sur les incidents de fonctionnement prévus et
les conditions accidentelles porte aussi sur les défaillances susceptibles de se
produire et sur les conséquences de la moindre d’entre elles.

4.6. Une évaluation de la sûreté est effectuée au stade de la conception d’une


nouvelle installation ou activité, ou le plus tôt possible pendant la durée de vie
d’une installation ou d’une activité existante. Pour les installations et activités
qui subsistent longtemps, cette évaluation est actualisée selon les besoins tout au
long de la durée de vie de l’installation ou de l’activité, afin de tenir compte de
nouvelles circonstances éventuelles (telles que l’application de nouvelles normes
ou les innovations scientifiques et technologiques), des modifications des
caractéristiques du site, des modifications apportées à la conception ou
à l’exploitation, et enfin des effets du vieillissement.

4.7. Lors de la mise à jour de l’évaluation de la sûreté, il est aussi tenu compte
de l’expérience d’exploitation, et notamment des données sur les incidents
de fonctionnement prévus, les conditions accidentelles et les précurseurs
d’accidents, aussi bien pour l’installation ou l’activité elle-même que pour des
installations ou activités similaires.

4.8. La fréquence à laquelle l’évaluation de la sûreté est actualisée est


fonction des risques radiologiques associés à l’installation ou à l’activité, ainsi
qu’à l’étendue des modifications apportées à ces dernières. Au minimum,
l’évaluation de la sûreté est actualisée lors de l’examen périodique de sûreté
effectué à des intervalles prédéterminés conformément aux prescriptions
réglementaires. L’exploitation de cette installation ou la conduite de cette activité
ne peuvent se poursuivre que si les résultats de la réévaluation démontrent,
à la satisfaction de l’organisme exploitant et de l’organisme de réglementation,
que les mesures de sûreté en vigueur restent adéquates.

11
4.9. Pendant l’évaluation de la sûreté, on détermine si des mesures adéquates
ont été prises pour maîtriser les risques radiologiques à un niveau acceptable.
On détermine si les structures, systèmes et composants ainsi que les barrières
incorporés dans la conception remplissent les fonctions de sûreté attendues
d’eux. On détermine aussi si des mesures adéquates ont été prises pour prévenir
les incidents de fonctionnement prévus et les conditions accidentelles et si toute
conséquence radiologique peut être atténuée en cas d’accident.

4.10. L’évaluation de la sûreté porte sur tous les risques radiologiques encourus


par des personnes et des groupes de populations du fait de l’exploitation de
l’installation ou de la conduite de l’activité. Ceci inclut la population locale et
aussi des groupes de populations qui sont géographiquement éloignés de
l’installation ou de l’activité à l’origine des risques radiologiques, y compris,
le cas échéant, des groupes de populations d’autres États.

4.11. L’évaluation de la sûreté prend en compte les risques radiologiques actuels


et à long terme. Ceci est particulièrement important pour des activités comme
la gestion des déchets radioactifs, dont les effets peuvent se faire sentir sur
plusieurs générations.

4.12. Il est déterminé dans l’évaluation de la sûreté si une défense en profondeur


appropriée a été prévue, selon les besoins, au moyen d’une combinaison de
plusieurs niveaux de protection (par exemple barrières physiques, systèmes
de protection des barrières et procédures administratives) qui devraient être
surmontés ou contournés avant qu’un quelconque effet se fasse sentir sur
la population ou l’environnement.

4.13. L’évaluation de la sûreté comprend une analyse de la sûreté, qui est


composée de différentes analyses quantitatives permettant d’évaluer les menaces
contre la sûreté par des méthodes déterministes et probabilistes. La portée et
le niveau de détail de l’analyse de la sûreté sont déterminés par l’application
de l’approche graduée décrite dans la section 3. Cette détermination fait partie
intégrante de l’évaluation de la sûreté.

4.14. Les méthodes de calcul et les codes informatiques qui sont utilisés dans
le cadre de l’analyse de la sûreté sont vérifiés, testés et comparés si nécessaire
pour instaurer la confiance dans leur utilisation et s’assurer qu’ils conviennent
à l’application envisagée. Les éléments d’informations ainsi recueillis viendront
compléter la documentation. En tant qu’éléments du système de gestion,
l’organisme exploitant et l’organisme de réglementation cherchent à améliorer
les outils et les données utilisés.

12
4.15. Les résultats de l’évaluation de la sûreté servent à déterminer
les améliorations qu’il convient d’apporter à la sûreté aux stades de la conception
et de l’exploitation de l’installation ou de la conduite de l’activité. Ils permettront
d’évaluer l’importance pour la sûreté de défaillances sans remèdes ou de
modifications planifiées et peuvent être utilisés pour fixer les priorités parmi
les modifications. Ils peuvent aussi constituer la base sur laquelle on s’appuie
pour autoriser la poursuite de l’exploitation de l’installation ou de la conduite de
l’activité.

PRESCRIPTIONS SPÉCIFIQUES POUR L’ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ

4.16. La figure 1 montre les principaux éléments du processus d’évaluation et de


vérification de la sûreté. Ce processus, qui requiert une évaluation systématique
de toutes les caractéristiques de l’installation ou de l’activité pertinentes pour
la sûreté, comprend les phases suivantes :

a) préparation de l’évaluation de la sûreté, en termes de rassemblement des


compétences, des outils et des informations nécessaires à l’exécution de
la tâche ;
b) identification des risques radiologiques possibles dans des conditions de
fonctionnement normal, lors d’événements de fonctionnement prévus ou de
conditions accidentelles ;
c) recensement et évaluation d’un ensemble exhaustif de fonctions de sûreté ;
d) évaluation des caractéristiques du site en rapport avec les risques
radiologiques possibles ;
e) évaluation des dispositions relatives à la radioprotection ;
f) évaluation des aspects techniques pour déterminer si les prescriptions de
sûreté au stade de la conception applicables à l’installation ou à l’activité
ont été respectées ;
g) évaluation des aspects relatifs au facteur humain de la conception et du
fonctionnement de l’installation ou de la planification et de la conduite de
l’activité ;
h) évaluation de la sûreté sur le long terme, dont il faut particulièrement se
préoccuper lorsque les effets du vieillissement risquent de se faire sentir
et d’affecter les marges de sûreté, les travaux de déclassement et de
démantèlement des installations et la fermeture des installations de stockage
définitif des déchets radioactifs.

Les prescriptions associées aux principaux éléments de l’évaluation et de


la vérification de la sûreté sont énoncées dans la présente section (par. 4.17 à 4.44).

13
Préparation de l’évaluation de la sûreté

ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ
Aspects à évaluer Approche de la sûreté
Défense en profondeur
Risques radiologiques possibles
Marges de sûreté
Fonctions de sûreté Barrières multiples

Caractéristiques du site
Analyse de la sûreté
Radioprotection
Analyse
déterministe/probabiliste
Aspects techniques
Portée/Approche
Critères de sûreté
Facteurs humains
Incertitude/Sensibilité
Codes informatiques
Sûreté à long terme Expérience d’exploitation

PROCESSUS ITÉRATIF
Usages de l’évaluation de la sûreté
(Rapport de sûreté)

indépendante
Vérification
Documentation

Limites, conditions, etc.

Mise à jour, inspection

Système de gestion

Préparation aux cas d’urgence

Soumission à
l’organisme
de réglementation
Examen
réglememtaire

FIG. 1.  Aperçu du processus d’évaluation de la sûreté.

4.17. Toutes les prescriptions énoncées dans la présente section sont à appliquer


en fonction de la complexité de l’installation ou de l’activité et des risques

14
radiologiques qui y sont associés. L’évaluation de la sûreté intègre une
approche graduée qui tient compte de ces considérations, comme indiqué au
paragraphe 1.5 et prescrit dans la section 3.

Prescription 5 : Préparation de l’évaluation de la sûreté

La première phase de l’évaluation de la sûreté consiste à s’assurer que


les ressources, informations, données, outils d’analyse nécessaires et critères
de sûreté sont identifiés et disponibles.

4.18. Les dispositions nécessaires sont prises pour garantir les éléments suivants :

a) Il y a suffisamment de personnes ayant les compétences et les connaissances


nécessaires pour exécuter la tâche et un financement adéquat a été trouvé ;
b) Des informations générales concernant l’emplacement, la conception,
la construction, la mise en service ou en route, le fonctionnement,
le déclassement et le démantèlement (ou la fermeture) de l’installation
ou de l’activité, selon le cas, sont disponibles ainsi que tout autre élément
d’information nécessaire pour appuyer l’évaluation de la sûreté ;
c) Les outils nécessaires à la conduite de l’évaluation de la sûreté sont
disponibles, y compris les codes informatiques indispensables pour
exécuter l’analyse de la sûreté ;
d) Les critères de sûreté définis dans les règlements nationaux ou approuvés
par l’organisme de réglementation qu’il faut appliquer pour juger si
la sûreté de l’installation ou de l’activité est adéquate ont été déterminés.
Il pourrait notamment s’agir de normes industrielles applicables et des
critères associés5.

Prescription 6 : Évaluation des risques radiologiques possibles

Il convient d’identifier et d’évaluer les risques radiologiques


possibles associés à l’installation ou à l’activité.

4.19. Les risques radiologiques possibles6 associés à l’installation ou à l’activité


incluent le niveau et la probabilité d’une radio-exposition des travailleurs et du

5
Par exemple, les normes de la société américaine des ingénieurs en mécanique.
6
L’expression «  risques radiologiques possibles  » a trait aux conséquences radiologiques
maximales que pourrait avoir le rejet de matières radioactives d’une installation ou dans le cadre
d’une activité, sans qu’il soit tenu compte des systèmes de sûreté ou des mesures de protection
prévues pour les empêcher.

15
public et le rejet éventuel de matières radioactives dans l’environnement associés
à des incidents de fonctionnement prévus ou à des accidents entraînant la perte
de contrôle du cœur d’un réacteur nucléaire, d’une réaction nucléaire en chaîne,
d’une source radioactive ou de toute autre source de rayonnements.

Prescription 7 : Évaluation des fonctions de sûreté

Il convient d’identifier et d’évaluer toutes les fonctions de sûreté associées


à une installation ou une activité.

4.20. Toutes les fonctions de sûreté7 associées à une installation ou une activité


sont identifiées et évaluées. Il s’agit notamment des fonctions de sûreté associées
aux structures, systèmes et composants de sauvegarde, aux barrières physiques
ou naturelles et aux caractéristiques de sûreté intrinsèques selon le cas, ainsi que
des actions humaines nécessaires pour assurer la sûreté de l’installation ou de
l’activité. C’est un aspect clé de l’évaluation qui est vitale pour l’évaluation de
l’application de la défense en profondeur (voir par. 4.47 à 4.51). On entreprend
une évaluation pour déterminer si les fonctions de sûreté peuvent être remplies
dans tous les modes de fonctionnement normal (y compris le démarrage et l’arrêt
si cela se justifie), lors de tous les incidents de fonctionnement prévus et dans
les conditions accidentelles à prendre en compte.

4.21. Lors de l’évaluation des fonctions de sûreté, il est déterminé si celles-ci


seront remplies avec suffisamment de fiabilité, conformément à l’approche
graduée (voir section 3). Il est déterminé si les structures, systèmes et composants
ainsi que les barrières qui sont prévus pour remplir les fonctions de sûreté sont
appropriés du point de vue de la fiabilité, de la redondance, de la diversité, de
la séparation, de la ségrégation, de l’indépendance et de l’homologation des
équipements, selon qu’il conviendra, et si d’éventuelles vulnérabilités ont été
identifiées et éliminées.

7
Les fonctions de sûreté sont celles qui doivent être remplies pour l’installation ou
l’activité afin de prévenir ou d’atténuer les conséquences radiologiques dans des conditions
de fonctionnement normal, lors d’événements de fonctionnement prévus ou de conditions
accidentelles. Elles peuvent inclure la maîtrise de la réactivité, l’évacuation de la chaleur
dégagée par les matières radioactives, le confinement de ces dernières et le blindage, selon
la nature de l’installation ou de l’activité.

16
Prescription 8 : Évaluation des caractéristiques du site

Il convient de procéder à une évaluation des caractéristiques du site du point


de vue de la sûreté de l’installation ou de l’activité.

4.22. Il est procédé à une évaluation des caractéristiques du site8 du point de vue
de la sûreté de l’installation ou de l’activité qui couvre :

a) Les caractéristiques physiques, chimiques et radiologiques qui influeront


sur la dispersion ou la migration des matières radioactives rejetées dans
des conditions de fonctionnement normal ou à la suite d’événements de
fonctionnement prévus ou de conditions accidentelles ;
b) La détermination des événements externes d’origine naturelle et humaine
dans la région pouvant affecter la sûreté des installations et des activités. Il
peut s’agir d’événements externes d’origine naturelle (tels que conditions
météorologiques extrêmes, séismes et inondations externes) et d’origine
humaine (tels que chutes d’aéronefs et événements dus à des dangers
liés aux activités de transport et activités industrielles), selon les risques
radiologiques possibles associés aux installations et activités ;
c) La répartition de la population autour du site et ses caractéristiques au
regard de la politique de l’État en matière de choix du site, la possibilité que
les États voisins soient touchés et l’obligation d’élaborer un plan d’urgence.

4.23. La portée et le niveau de détail de l’évaluation du site sont proportionnés


aux risques radiologiques possibles associés à l’installation ou à l’activité, le type
d’installation à exploiter ou d’activité à exécuter, et l’objectif de l’évaluation (par
exemple, s’agit-il de déterminer si un nouveau site se prête à une installation ou
à une activité, d’évaluer la sûreté d’un site existant ou d’évaluer l’adéquation
à long terme d’un site destiné au stockage définitif des déchets). L’évaluation du
site est réexaminée périodiquement durant la durée de vie de l’installation ou de
l’activité (voir par. 5.10).

Prescription 9 : Évaluation des dispositions relatives à la radioprotection

Il est déterminé dans l’évaluation de la sûreté d’une installation ou d’une


activité si des mesures adéquates sont en vigueur pour protéger la population
et l’environnement des effets nuisibles des rayonnements ionisants.

8
Par « site », on entend l’emplacement de l’installation ou l’emplacement où une
activité est exécutée [5].

17
4.24. Il est déterminé dans l’évaluation de la sûreté d’une installation ou d’une
activité si des mesures adéquates sont en vigueur pour protéger la population
et l’environnement des effets nuisibles des rayonnements ionisants comme
le prescrit l’objectif fondamental de sûreté [1].

4.25. Il est déterminé dans l’évaluation de la sûreté si des mesures adéquates sont
en vigueur pour contrôler la radio-exposition des travailleurs et des membres
du public dans les limites de dose pertinentes (prescrites en vertu du principe
6 des Principes fondamentaux de sûreté [1]) et si la protection est optimisée de
façon que la valeur des doses individuelles, le nombre de personnes exposées
et la probabilité de subir une exposition soient maintenus aussi bas que
raisonnablement possible, compte tenu des facteurs économiques et sociaux
(voir le principe 5 des Principes fondamentaux de sûreté [1]).

4.26. Lors de l’évaluation de la sûreté des dispositions relatives


à la radioprotection, il est tenu compte des conditions de fonctionnement normal
de l’installation ou de l’activité, des événements de fonctionnement prévus et des
conditions accidentelles.

Prescription 10 : Évaluation des aspects techniques

Pendant l’évaluation de la sûreté, il convient de déterminer si une installation


ou une activité recourt, dans la mesure du possible, à des structures, systèmes
et composants de conception robuste et éprouvée.

4.27. Il est tenu compte de l’expérience d’exploitation pertinente, y compris des


résultats de l’analyse des causes profondes des incidents de fonctionnement, des
conditions accidentelles et des précurseurs d’accidents, selon le cas.

4.28. Les principes de conception qui ont été appliqués à l’installation sont
indiqués dans l’évaluation de la sûreté et il est déterminé s’ils ont été suivis.
Les principes en question dépendront du type d’installation mais pourraient être
concrétisés par des prescriptions visant à incorporer la défense en profondeur, des
barrières multiples contre le rejet de matières radioactives et des marges de sûreté,
ainsi que par des dispositions sur la redondance, la diversité et l’homologation
des équipements au stade de la conception des systèmes de sûreté.

4.29. Lorsque des améliorations innovantes allant au-delà des pratiques courantes


ont été incorporées dans la conception, il est déterminé au cours de l’évaluation
de la sûreté si le respect des prescriptions de sûreté a été démontré grâce un

18
programme approprié de recherche, d’analyse et de tests complété ultérieurement
par un programme de suivi pendant l’exploitation.

4.30. Il est déterminé dans l’évaluation de la sûreté si un système approprié de


classification des dispositifs de sûreté a été formulé et appliqué aux structures,
systèmes et composants. Il est déterminé aussi s’il reflète de manière adéquate
l’importance pour la sûreté des structures, systèmes et composants, la gravité
des conséquences qu’aurait leur défaillance, la nécessité qu’ils soient
disponibles pendant les incidents de fonctionnement prévus et les conditions
accidentelles et qu’ils soient homologués en bonne et due forme. Il est déterminé
enfin s’il répertorie les codes et normes industriels appropriés et les prescriptions
réglementaires à appliquer à la conception, à la fabrication, à la construction et
à l’inspection des dispositifs de sauvegarde, à l’élaboration des procédures et au
système de gestion pour l’installation ou l’activité.

4.31. L’évaluation de la sûreté aborde les événements externes qui pourraient


affecter une installation ou une activité, et il est déterminé si un niveau adéquat
de protection contre leurs conséquences est prévu. Il pourrait s’agir d’événements
externes d’origine naturelle, tels que des conditions météorologiques extrêmes, et
d’origine humaine, tels que des chutes d’aéronefs, selon les risques radiologiques
possibles associés à l’installation ou à l’activité. Le cas échéant, l’ampleur
des événements externes auxquels l’installation doit pouvoir résister (parfois
dénommés événements externes de référence) est établie pour chacun d’entre
eux d’après les données historiques sur les événements externes d’origine
naturelle survenus sur le site et une étude du site et de ses environs pour ce qui
est des événements d’origine humaine. Si nécessaire, l’évaluation de la sûreté
montre que la conception est suffisamment prudente et qu’ainsi des marges sont
disponibles pour résister à des évènements externes plus graves que ceux qui ont
été retenus pour la base de conception.

4.32. L’évaluation de la sûreté examine les événements internes susceptibles de


se produire dans une installation et démontre que les structures, systèmes et
composants sont à même de remplir leurs fonctions de sûreté sous les charges
induites dans des conditions de fonctionnement normal, ainsi que lors des incidents
de fonctionnement prévus et des conditions accidentelles explicitement prises
en compte dans la conception de l’installation. Selon les risques radiologiques
associés à l’installation ou à l’activité, elle pourrait inclure l’examen de charges et
de combinaisons de charges spécifiques et des conditions environnementales (par
ex. température, pression, humidité et niveaux de rayonnements) imposées aux
structures et aux composants à la suite d’événements internes tels que ruptures de

19
tuyauterie, forces d’impacts, noyage et aspersion internes, projections internes,
chute de charge, explosions et incendies internes.

4.33. Pendant l’évaluation de la sûreté, il est déterminé si les matériaux utilisés


sont adaptés à leur finalité au regard des normes spécifiées dans la conception
ainsi qu’aux conditions d’exploitation en fonctionnement normal et à la suite
d’incidents de fonctionnement prévus ou de conditions accidentelles qui auront
été pris en compte explicitement au stade de la conception de l’installation ou de
l’activité.

4.34. Pendant l’évaluation de la sûreté, il est demandé si la préférence a été


accordée à une conception sûre en cas de défaillance ou, si cela est impossible, si
des moyens efficaces de détecter les défaillances ont été incorporés chaque fois
que cela était approprié.

4.35. Pendant l’évaluation de la sûreté, il est déterminé si tous les aspects relatifs


au temps, comme le vieillissement et l’usure, ou les facteurs limitant la durée de
vie, tels que la fatigue cumulée, la fragilisation, la corrosion, la décomposition
chimique et les dommages radio-induits, ont été correctement pris en compte.
Ceci suppose notamment d’évaluer les programmes de gestion du vieillissement
des installations nucléaires.

4.36. Pendant l’évaluation de la sûreté, il est déterminé si les équipements


essentiels à la sûreté ont été homologués avec suffisamment de rigueur pour
être en mesure de remplir leurs fonctions de sûreté dans les conditions de
fonctionnement normal et à la suite d’incidents de fonctionnement prévus et de
conditions accidentelles qui auront été pris en compte dans la conception, et dans
les conditions qui pourraient résulter d’événements externes pris en compte dans
la conception.

4.36A. Pour les sites dotés de plusieurs installations ou activités, l’évaluation


de la sûreté tient compte des effets des évènements externes sur toutes
les installations ou activités, y compris l’éventualité d’évènements concomitants
affectant différentes installations et activités, ainsi que des risques potentiels que
présente chaque installation ou activité, les unes par rapport aux autres.

4.36B. Pour les installations d’un même site qui mettraient en commun leurs


ressources (qu’elles soient humaines ou matérielles) dans des conditions
accidentelles, l’évaluation de la sûreté montre que les fonctions de sûreté requises
peuvent être remplies dans chaque installation dans des conditions accidentelles.

20
4.37. Les dispositions prises pour le déclassement et le démantèlement d’une
installation ou pour la fermeture d’une installation de stockage définitif de
déchets radioactifs sont spécifiées et l’évaluation de la sûreté détermine si
elles sont appropriées.

Prescription 11 : Évaluation des facteurs humains

L’évaluation de la sûreté examine les interactions humaines avec l’installation


ou l’activité et détermine si les procédures et mesures de sûreté prévues pour
toutes les activités opérationnelles normales, en particulier celles qui sont
nécessaires pour l’application des limites et conditions d’exploitation, et
celles qui sont nécessaires pour faire face aux incidents de fonctionnement
prévus et aux conditions accidentelles, garantissent un niveau adéquat de
sûreté.

4.38. Chaque fois que la sûreté des installations et des activités dépend d’actions
humaines, y compris celles qui sont prises dans des conditions accidentelles,
les interactions humaines avec l’installation ou l’activité sont évaluées.

4.39. Dans l’évaluation de la sûreté, il est évalué si les compétences du personnel,


les programmes de formation correspondants et les effectifs minimums spécifiés
pour maintenir la sûreté sont adéquats.

4.40. Dans l’évaluation de la sûreté, il est déterminé si les prescriptions relatives


aux facteurs humains, notamment ceux qui ont trait à la conception ergonomique
en tous lieux et aux interfaces homme-machine là où une activité est exécutée,
ont été prises en compte aux stades de la conception et de l’exploitation d’une
installation ou de la conduite d’une activité.

4.41. Pour des installations et activités existantes, des aspects de la culture de


sûreté sont inclus le cas échéant dans l’évaluation de la sûreté.

Prescription 12 : Évaluation de la sûreté tout au long de la durée de vie


d’une installation ou d’une activité

L’évaluation de la sûreté couvre toutes les phases de la durée de vie d’une


installation ou d’une activité pouvant entraîner des risques radiologiques.

4.42. Une évaluation de la sûreté est exécutée durant la phase de conception


d’une nouvelle installation ou activité. Elle couvre toutes les phases de la durée
de vie d’une installation ou d’une activité pouvant entraîner des risques

21
radiologiques (voir par. 1.8). Elle porte sur les activités qui sont exécutées sur une
longue période, comme le déclassement et le démantèlement d’une installation,
l’entreposage de longue durée de déchets radioactifs et les activités de la phase
post-fermeture d’une installation de stockage définitif contenant de grandes
quantités de déchets radioactifs, en déterminant le moment où ces activités sont
exécutées (c’est-à-dire si elles sont exécutées rapidement ou reportées à plus tard
lorsque les niveaux de rayonnements auront chuté).

4.43. Dans le cas d’une installation de stockage définitif contenant de grandes


quantités de déchets radioactifs, les risques radiologiques pour la phase
post-fermeture sont pris en considération. Ces risques après la fermeture de
l’installation de stockage définitif peuvent être dus à des phénomènes progressifs
– tels que la dégradation des barrières – ou à des événements ponctuels
susceptibles d’influer sur l’isolement des déchets, comme une intrusion humaine
par inadvertance ou des changements brusques des conditions géologiques.

4.44. Compte tenu des incertitudes liées au fait de postuler des événements,
la publication de la catégorie Prescriptions de sûreté particulières sur
le stockage définitif des déchets radioactifs [6] fait obligation d’obtenir, par de
multiples raisonnements par exemple, une assurance raisonnable de conformité
aux prescriptions de sûreté concernant les risques à long terme. On obtient une
telle assurance en complétant les estimations quantitatives du comportement de
l’installation de stockage définitif par des éléments qualitatifs démontrant que
cette dernière telle que conçue assurera le confinement et l’isolement des déchets.

DÉFENSE EN PROFONDEUR ET MARGES DE SÛRETÉ

Prescription 13 : Évaluation de la défense en profondeur

Lors de l’évaluation de la défense en profondeur, il convient de déterminer si


des dispositions appropriées ont été prises à chaque niveau de la défense en
profondeur.

4.45. Lors de l’évaluation de la défense en profondeur, il est déterminé si


des dispositions appropriées ont été prises à chaque niveau de la défense en

22
profondeur pour que la personne ou l’organisme responsable de l’installation
puisse :

a) Corriger les écarts par rapport au fonctionnement normal ou, dans le cas


d’une installation de stockage définitif, par rapport à l’évolution prévue de
cette dernière sur le long terme ;
b) Détecter les écarts en matière de sûreté par rapport au fonctionnement
normal ou à l’évolution prévue de ce dernier sur le long terme en cas d’écart
et y remédier ;
c) Maîtriser les accidents dans les limites spécifiées dans la conception ;
d) Spécifier les mesures destinées à atténuer les conséquences des accidents
qui dépassent les limites de conception ;
e) Atténuer les risques radiologiques associés aux rejets possibles de matières
radioactives.

4.46. Les niveaux nécessaires de protection, y compris les barrières physiques


destinées à confiner les matières radioactives dans des emplacements précis, ainsi
que les contrôles administratifs connexes indispensables pour assurer la défense
en profondeur sont identifiés dans l’évaluation de la sûreté. Il s’agit notamment
d’identifier :

a) Les fonctions de sûreté qui doivent être remplies ;


b) Les obstacles potentiels à ces fonctions de sûreté ;
c) Les mécanismes qui induisent ces obstacles et les réponses qu’il faut y
apporter ;
d) Les dispositions prises pour empêcher le déclenchement de ces
mécanismes ;
e) Les dispositions prises pour localiser une détérioration due à ces
mécanismes, ou en suivre l’évolution, si c’est possible ;
f) Les dispositions prises pour atténuer les conséquences en cas de défaillance
des fonctions de sûreté.

4.47. Pour savoir si la défense en profondeur est assurée de manière satisfaisante,


il est déterminé dans l’évaluation de la sûreté si :

a) La priorité a été donnée aux démarches suivantes : réduire le nombre de


sollicitations portant atteinte à l’intégrité des niveaux de protection et des
barrières physiques ; prévenir la défaillance ou le contournement d’une
barrière soumise à des sollicitations ; empêcher la défaillance d’une barrière
entraînant celle d’une autre barrière ; et empêcher des rejets importants de
matières radioactives en cas de défaillance d’une barrière ;

23
b) Les niveaux de protection et les barrières physiques sont indépendants
les uns des autres dans la mesure du possible ;
c) Une attention particulière a été portée aux événements internes et externes
susceptibles d’affecter plus d’une barrière à la fois ou d’entraîner des
défaillances simultanées des systèmes de sûreté ;
d) Des mesures spécifiques ont été prises pour assurer la fiabilité et l’efficacité
des niveaux de défense requis.

4.48. Dans l’évaluation de la sûreté, il est déterminé si des marges de sûreté


adéquates sont prévues aux stades de la conception et de l’exploitation de
l’installation ou de la conduite de l’activité dans des conditions de fonctionnement
normal, ainsi que lors des incidents de fonctionnement prévus ou dans des
conditions accidentelles, de sorte qu’il y ait une marge importante en cas de
défaillance des structures, systèmes et composants quels qu’ils soient lors de tout
incident de fonctionnement prévu ou de toute condition accidentelle possible.
Les marges de sûreté sont habituellement spécifiées dans des codes et des normes
ainsi que par l’organisme de réglementation. Il est déterminé dans l’évaluation de
la sûreté si les critères d’acceptation pour chaque aspect de l’analyse de la sûreté
sont tels qu’une marge de sûreté adéquate est assurée.

4.48A. Dans la mesure du possible, l’évaluation de la sûreté confirme que


des marges adéquates existent pour éviter des effets falaise9 qui auraient des
conséquences inacceptables.

ANALYSE DE LA SÛRETÉ

Prescription 14 : Portée de l’analyse de la sûreté

L’analyse de la sûreté porte sur l’évaluation du comportement d’une


installation ou d’une activité dans tous les états de fonctionnement et, si
nécessaire, dans la phase post-opérationnelle.

9
Un « effet falaise » est un exemple de conditions extrêmement anormales causées
par une transition brusque d’un état d’une installation à un autre suite à un léger écart d’un
paramètre ou à une faible variation de la valeur d’un signal d’entrée [5].

24
4.49. Dans l’analyse de la sûreté10, il est déterminé si l’installation ou l’activité
est conforme aux prescriptions de sûreté et aux prescriptions réglementaires
applicables.

4.50. Les conséquences de toutes les conditions en fonctionnement normal


(y compris le démarrage et l’arrêt si cela se justifie) ainsi que la fréquence et
les conséquences de tous les incidents de fonctionnement prévus et des conditions
accidentelles sont traitées dans l’analyse de la sûreté. La portée et le niveau de
détail de l’analyse sont proportionnés à l’ampleur des risques radiologiques
associés à l’installation ou à l’activité, à la fréquence des événements envisagés
dans l’analyse de la sûreté, à la complexité de l’installation ou de l’activité et
aux incertitudes inhérentes aux processus inclus dans l’analyse de la sûreté. Il
est également procédé à une analyse des accidents aux fins de la préparation des
interventions d’urgence.

4.51. L’analyse de la sûreté répertorie les incidents de fonctionnement prévus et


les conditions accidentelles qui menacent la sûreté. Il s’agit notamment de tous
les événements et processus internes et externes pouvant avoir des conséquences
sur les barrières physiques prévues pour confiner les matières radioactives
ou qui entraînent des risques radiologiques11. Les éléments, événements et
phénomènes à prendre en compte dans l’analyse de la sûreté sont sélectionnés
selon une approche systématique, logique et structurée, et on apporte la preuve
que le recensement de tous les scénarios relatifs à la sûreté est suffisamment
complet12. Aux fins de l’analyse, sont regroupés et reliés entre eux de manière
appropriée les événements et phénomènes, et les défaillances partielles des
composants ou des barrières ainsi que les défaillances totales sont prises en
considération.

10
L’analyse de la sûreté est l’évaluation des dangers potentiels associés à une installation
ou à une activité. L’analyse formelle de la sûreté fait partie de l’évaluation globale de la sûreté,
c’est-à-dire du processus systématique mis en œuvre tout au long de la conception (et de
la durée de vie de l’installation ou de l’activité) pour s’assurer que la conception proposée
(ou effective) satisfait à toutes les prescriptions de sûreté pertinentes [5].
11
Il convient de noter que différentes expressions sont utilisées pour qualifier
les événements et processus internes et externes pour différents types d’installation et d’activité.
Par exemple, pour les réacteurs nucléaires, on parle d’« événements initiateurs postulés »,
tandis que pour la sûreté des déchets radioactifs, on emploie habituellement l’expression
« caractéristiques, événements et phénomènes » [5].
12
Par « scénario », on entend un ensemble postulé ou présumé de conditions et/ou
d’événements [5].

25
4.52. L’analyse de la sûreté prend en compte l’expérience d’exploitation
pertinente, notamment celle acquise dans l’installation ou durant la conduite
de l’activité, lorsqu’elle est disponible, ainsi que l’expérience d’exploitation
d’installations et d’activités similaires. Elle prend aussi en considération
les incidents de fonctionnement prévus et les conditions accidentelles survenus
durant l’exploitation de l’installation ou la conduite de l’activité, l’objectif étant
de déterminer leur cause, leurs effets possibles, leur importance et l’efficacité des
mesures correctives proposées.

Prescription 15 : Approches déterministe et probabiliste

L’analyse de la sûreté fait appel aux approches déterministe et probabiliste.

4.53. Les approches déterministe et probabiliste sont jugées complémentaires et


peuvent être utilisées conjointement pour alimenter un processus intégré de prise
de décisions. La portée des analyses déterministe et probabiliste appliquées à une
installation ou une activité est conforme à l’approche graduée.

4.54. L’approche déterministe a pour objectif de spécifier un ensemble de


règles et de prescriptions déterministes et de l’appliquer à la conception et
à l’exploitation des installations ou à la planification et à la conduite des activités.
Lorsque ces règles et prescriptions sont respectées, elles sont censées démontrer,
avec un niveau de confiance élevé, que le niveau des risques radiologiques pour
les travailleurs et les membres du public associés à l’installation ou à l’activité
sera suffisamment faible pour être acceptable. Cette approche prudente, qui
procure une marge de sûreté suffisante, compense les incertitudes, comme
celles du comportement des équipements et du personnel.

4.55. Une analyse probabiliste de la sûreté a pour objectifs de déterminer tous


les facteurs importants qui contribuent aux risques radiologiques associés à une
installation ou à une activité et d’évaluer la mesure dans laquelle la conception
globale est équilibrée et répond aux critères probabilistes de sûreté lorsque ceux-ci
ont été définis. En ce qui concerne la sûreté des réacteurs, elle offre une approche
exhaustive et structurée pour déterminer les scénarios de défaillance. C’est aussi
un outil conceptuel et mathématique pour chiffrer les estimations des risques.
L’approche probabiliste s’appuie sur des hypothèses réalistes chaque fois que
cela est possible et fournit un cadre pour traiter explicitement un grand nombre
d’incertitudes. Elle peut donner des indications sur le comportement, la fiabilité,
les interactions des systèmes et les lacunes de la conception, sur l’application du
concept de défense en profondeur et sur les risques qu’il est parfois impossible de
déterminer à partir d’une analyse déterministe.

26
4.56. Des améliorations apportées à l’approche globale de l’analyse de sûreté
ont permis de mieux intégrer les approches déterministe et probabiliste. Avec
des modèles et des données de meilleure qualité, il est possible d’élaborer des
analyses déterministes plus réalistes et d’utiliser les informations recueillies au
cours de l’analyse probabiliste pour la sélection de scénarios accidentels. On
s’attache de plus en plus à spécifier comment il faut démontrer le respect des
critères déterministes de sûreté, par exemple en spécifiant des intervalles de
confiance et comment fixer les marges de sûreté.

Prescription 16 : Critères d’appréciation de la sûreté

Il convient de définir des critères d’appréciation de la sûreté pour l’analyse


de la sûreté.

4.57. Il est défini pour l’analyse de la sûreté des critères d’appréciation de


la sûreté qui permettent de répondre à l’objectif fondamental de sûreté et
d’appliquer les principes fondamentaux de sûreté énoncés dans les Principes
fondamentaux de sûreté [1] et de satisfaire aux prescriptions du concepteur,
de l’organisme exploitant et de l’organisme de réglementation. On peut aussi
élaborer des critères détaillés pour faciliter l’évaluation de la réalisation de ces
objectifs, principes et prescriptions de haut niveau, y compris des critères de
risque pour apprécier la probabilité des incidents de fonctionnement prévus ou
des accidents entraînant des risques radiologiques importants.

Prescription 17 : Analyse des incertitudes et de la sensibilité

Il convient de procéder à une analyse des incertitudes et de la sensibilité


qui sera prise en compte dans les résultats de l’analyse de la sûreté et dans
les conclusions qui en seront tirées.

4.58. L’analyse de sûreté incorpore, à des degrés variables, des prévisions


des circonstances qui prévaudront durant l’exploitation d’une installation ou
la conduite d’une activité ou pendant la phase post-opérationnelle. Selon la nature
de l’installation ou de l’activité et la complexité de l’analyse de la sûreté, il y

27
aura toujours des incertitudes13 liées à ces prévisions. Ces incertitudes sont prises
en compte dans les résultats de l’analyse de la sûreté et dans les conclusions qui
en seront tirées.

4.59. La source, la nature et le degré des incertitudes de l’analyse de la sûreté sont


caractérisés au moyen de méthodes quantitatives, d’un jugement professionnel ou
des deux à la fois. Les incertitudes qui peuvent avoir des incidences sur les effets
de l’analyse de sûreté et sur les décisions prises sur cette base font l’objet
d’analyses des incertitudes et de la sensibilité. L’analyse des incertitudes a trait
essentiellement à la combinaison statistique et à la propagation des incertitudes
dans les données, tandis que l’analyse de la sensibilité porte sur la sensibilité des
résultats aux principales hypothèses concernant les paramètres, les scénarios ou
la modélisation.

Prescription 18 : Utilisation de codes informatiques

Les méthodes de calcul et les codes informatiques utilisés pour l’analyse de


la sûreté doivent être vérifiés et validés.

4.60. Les méthodes de calcul et les codes informatiques utilisés pour


l’analyse de la sûreté sont suffisamment vérifiés et validés. La vérification
d’un modèle est le processus visant à déterminer si un modèle informatique
applique correctement le modèle conceptuel ou le modèle mathématique
voulu, c’est-à-dire si les équations physiques et les données de contrôle ont été
correctement traduites dans les codes informatiques. La vérification d’un code
système consiste à examiner le codage d’une source par rapport à sa description
dans la documentation relative aux codes systèmes. La validation d’un
modèle est le processus visant à déterminer si un modèle mathématique donne
une représentation adéquate du système réel qui est modélisé en comparant
les prédictions du modèle avec les données relevées avec le système réel ou

13
Il existe deux sortes d’incertitudes : l’incertitude aléatoire (ou stochastique) et
l’incertitude épistémique. On parle d’incertitude aléatoire lorsqu’il s’agit d’événements
ou de phénomènes qui surviennent de manière aléatoire, comme des défaillances aléatoires
d’équipements. Ces aspects de l’incertitude sont inhérents à la structure logique du
modèle probabiliste. L’incertitude épistémique est associée à l’état de connaissances sur un
problème donné que l’on examine. Dans toute analyse ou modèle analytique d’un phénomène
physique, on fait des simplifications et des hypothèses. Même en cas de problèmes relativement
simples, un modèle peut omettre certains aspects qui sont jugés sans intérêt pour la solution.
Par ailleurs, l’état des connaissances dans des disciplines scientifiques et techniques pertinentes
peut être incomplet. En raison des simplifications et des connaissances incomplètes, la prévision
des effets d’un problème donné est entachée d’incertitudes.

28
les données expérimentales. La validation d’un code système est l’évaluation de
l’exactitude des valeurs prédites par le code système par rapport aux données
expérimentales pertinentes relatives aux phénomènes importants que l’on
s’attend à voir survenir. L’ensemble des incertitudes, des approximations incluses
dans les modèles et des failles de ces derniers, et la base de données sousjacente,
sont recensées et spécifiées dans le processus de validation. En outre, on s’assure
que les utilisateurs du code ont suffisamment d’expérience de son application au
type d’installation ou d’activité à analyser.

Prescription 19 : Utilisation des données tirées de l’expérience d’exploitation

Il convient de recueillir et d’évaluer les données sur la performance de


la sûreté d’exploitation.

4.61. Si cela est justifié par les risques radiologiques possibles associés à une


installation ou à une activité, des données sur la performance en matière de
sûreté d’exploitation sont recueillies et évaluées, notamment sur les incidents
dus par exemple à des erreurs humaines, le comportement des systèmes de
sûreté, les doses de rayonnements et la production de déchets et d’effluents
radioactifs. Le volume des données à recueillir pour les installations et activités
est proportionné à l’approche graduée. Pour des installations complexes, des
données sont recueillies sur la base d’un ensemble d’indicateurs de performance
en matière de sûreté qui ont été établis pour elles. Des données relatives
à l’expérience d’exploitation sont utilisées, selon qu’il convient, pour mettre
à jour l’évaluation de la sûreté et examiner les systèmes de gestion, comme décrit
à la section 5.

DOCUMENTATION

Prescription 20 : Documentation de l’évaluation de la sûreté

Il convient d’étayer les résultats et conclusions de l’évaluation de la sûreté.

4.62. Les résultats et conclusions de l’évaluation de la sûreté sont dûment étayés


sur un rapport de sûreté qui rend compte de la complexité de l’installation ou de
l’activité et des risques radiologiques qui y sont associés. Ce rapport présente
les évaluations et les analyses qui ont été exécutées aux fins de démontrer que
l’installation ou l’activité est conforme aux principes fondamentaux de sûreté
et aux prescriptions établies dans la présente publication, ainsi qu’à toute autre
prescription de sûreté établie dans la législation et la réglementation nationales.

29
4.63. Le rapport de sûreté est constitué à partir des résultats quantitatifs et
qualitatifs de l’évaluation de la sûreté, lesquels sont complétés par des pièces
justificatives et des arguments sur la solidité et la fiabilité de l’évaluation de
la sûreté et de ses hypothèses, ainsi que par des informations sur le comportement
de tel ou tel composant de systèmes selon qu’il conviendra.

4.64. Le rapport de sûreté contient des informations suffisamment nombreuses


et détaillées sur l’évaluation de la sûreté pour appuyer les conclusions tirées et
enrichir la vérification et l’examen réglementaire indépendants. Il comprend :

a) Des arguments justifiant la sélection des incidents de fonctionnement


prévus et des conditions accidentelles pris en considération dans l’analyse ;
b) Un aperçu de la collecte de données, de la modélisation, des codes
informatiques et des hypothèses établies avec les détails nécessaires ;
c) Les critères employés pour l’évaluation des résultats de la modélisation ;
d) Les résultats de l’analyse du comportement de l’installation ou de l’activité,
des risques radiologiques encourus et des commentaires sur les incertitudes
sous-jacentes ;
e) Des conclusions sur l’acceptabilité du niveau de sûreté atteint et une liste
des améliorations et mesures supplémentaires nécessaires.

4.65. Le rapport de sûreté est mis à jour selon que de besoin. Il est conservé
tant que l’installation n’a pas été complètement déclassée et démantelée ou que
l’activité n’est pas terminée et libérée du contrôle réglementaire. Dans le cas
d’une installation de stockage définitif de déchets radioactifs, il est conservé
longtemps après la fermeture de cette installation de stockage définitif.

VÉRIFICATION INDÉPENDANTE

Prescription 21 : Vérification indépendante

L’organisme exploitant effectue une vérification indépendante de


l’évaluation de la sûreté avant d’utiliser cette dernière ou de la soumettre
à l’organisme de réglementation.

4.66. L’organisme exploitant effectue une vérification indépendante pour


accroître la confiance dans l’évaluation de la sûreté avant d’utiliser cette dernière
ou de la soumettre à l’organisme de réglementation.

30
4.67. La vérification indépendante est effectuée par des personnes ou un
groupe suffisamment qualifiés et expérimentés autres que ceux qui ont procédé
à l’évaluation de la sûreté. Son objectif est de déterminer si l’évaluation de
la sûreté a été exécutée de manière acceptable.

4.68. Les décisions prises au sujet de la portée et du niveau de détail de


la vérification indépendante sont passées en revue dans cette même vérification
pour s’assurer qu’elles sont conformes à l’approche graduée et prennent en
compte les risques radiologiques possibles associés à l’installation ou à l’activité,
ainsi que le degré de maturité et de complexité de ces dernières (voir par. 3.4).

4.69. La vérification indépendante combine un examen global visant à déterminer


le degré d’exhaustivité de l’évaluation de la sûreté et des vérifications ponctuelles,
lesquelles insistent de manière bien plus détaillée sur les aspects de l’évaluation
de la sûreté qui ont l’impact le plus élevé sur les risques radiologiques associés
à l’installation ou à l’activité. Elle détermine s’il y a des contributions aux risques
radiologiques qui n’auraient pas été prises en compte.

4.70. La vérification indépendante détermine si les modèles et données utilisés


donnent une représentation exacte de la conception et du fonctionnement de
l’installation ou de la planification et de la conduite de l’activité.

4.71. En outre, l’organisme de réglementation procède de son côté à une


vérification indépendante pour s’assurer que l’évaluation de la sûreté est
acceptable et pour déterminer si elle démontre bien que les prescriptions
juridiques et réglementaires sont respectées14. Cette dernière vérification ne fait
pas partie des processus de l’organisme exploitant qui ne doit pas la considérer
comme une composante de sa vérification indépendante ni l’utiliser comme telle.

14
Les limites et l’étendue de la vérification indépendante effectuée par l’organisme de
réglementation sont laissées à l’appréciation de l’État.

31
5.  GESTION, UTILISATION ET MISE À JOUR DE
L’ÉVALUATION DE LA SÛRETÉ

Prescription 22 : Gestion de l’évaluation de la sûreté

Il convient de planifier, d’organiser, d’appliquer, de vérifier et d’examiner


les processus d’élaboration de l’évaluation de la sûreté.

Prescription 23 : Utilisation de l’évaluation de la sûreté

Les résultats de l’évaluation de la sûreté sont utilisés pour : définir


le programme de mise à jour, de surveillance et d’inspection  ;
définir les procédures à mettre en place pour toutes les activités
opérationnelles importantes pour la sûreté et pour parer aux incidents de
fonctionnement prévus et aux accidents ; définir les compétences nécessaires
du personnel impliqué dans l’installation ou l’activité et pour prendre des
décisions selon une approche intégrée tenant compte des risques.

Prescription 24 : Mise à jour de l’évaluation de la sûreté

L’évaluation de la sûreté est périodiquement examinée et mise à jour.

5.1. L’évaluation de la sûreté est essentielle pour permettre à l’organisme


exploitant de gérer les installations et les activités de manière sûre. C’est aussi
une contribution précieuse aux rapports de sûreté requis pour démontrer le respect
des prescriptions réglementaires.

5.2. L’évaluation de la sûreté en elle-même ne peut pas instaurer la sûreté.


Celle-ci n’est réelle que si les hypothèses de départ sont valables, que les limites
et conditions qui en sont tirées sont appliquées et maintenues, et que l’évaluation
rend compte de l’installation ou de l’activité telle qu’elle est réellement à tout
moment. Les installations et activités se transforment et évoluent au fil du
temps (c’est-à-dire de la construction, de la mise en service, de l’exploitation,
du déclassement et du démantèlement ou de la fermeture) et sous l’effet des
modifications, des améliorations et du vieillissement. Les connaissances et
la compréhension s’approfondissent également avec le temps et l’expérience.
L’évaluation de la sûreté est mise à jour pour refléter ces changements et
rester valable. Ceci est aussi important pour fournir une base de référence pour
l’évaluation future des données sur le contrôle radiologique et des indicateurs de
performance et, en ce qui concerne les installations d’entreposage et de stockage

32
définitif des déchets radioactifs, pour avoir un dossier à jour auquel se référer
pour l’utilisation ultérieure du site.

5.3. L’évaluation de la sûreté est examinée pour définir les hypothèses de départ


dont le respect doit être assuré par des contrôles appropriés de la gestion de
la sûreté.

5.4. L’évaluation de la sûreté est un des éléments servant à définir les limites


et conditions qui doivent être appliquées au moyen de procédures et de
contrôles adaptés. Ces procédures et contrôles comprennent un dispositif de suivi
pour s’assurer que les limites et conditions sont respectées à tout moment.

5.5. Les résultats de l’évaluation de la sûreté sont utilisés pour définir


le programme de mise à jour, de surveillance et d’inspection à mettre sur pied,
lequel fera appel à des procédures et à des contrôles vérifiables pour s’assurer
que :

a) Toutes les conditions nécessaires sont maintenues ;


b) Les structures, systèmes et composants conservent tous leur intégrité et leur
capacité fonctionnelle durant la durée de vie requise.

5.6. Les résultats de l’évaluation de la sûreté sont utilisés pour définir


les procédures à mettre en place pour toutes les activités opérationnelles importantes
pour la sûreté et pour répondre aux incidents de fonctionnement prévus et aux
conditions accidentelles. Les résultats de l’évaluation de la sûreté sont incorporés
à la planification des interventions d’urgence [7] et de la gestion des accidents sur
le site et hors site.

5.7. Les résultats de l’évaluation de la sûreté sont utilisés pour définir


les compétences nécessaires du personnel impliqué dans l’installation ou
la conduite de l’activité, et servent à orienter leur formation, leur contrôle et leur
supervision.

5.8. Les résultats de l’évaluation de la sûreté sont utilisés pour prendre des
décisions selon une approche intégrée tenant compte des risques, qui permettra de
combiner les résultats et les enseignements des analyses déterministe et
probabiliste et toute autre prescription lorsqu’il s’agira de prendre des décisions
sur des questions de sûreté en rapport avec l’installation ou l’activité.

5.9. Comme l’évaluation de la sûreté apporte une contribution aussi importante


au système de gestion des installations et des activités, les processus de

33
son élaboration sont planifiés, organisés, appliqués, vérifiés et examinés
conformément à l’approche graduée. Les moyens de communiquer au mieux
les résultats et les enseignements de l’évaluation de la sûreté à un grand nombre
de parties intéressées, dont les concepteurs, l’organisme exploitant, l’organisme
de réglementation et d’autres spécialistes, sont aussi pris en considération.
La communication des résultats de l’évaluation de la sûreté aux parties intéressées
est proportionnée aux risques radiologiques possibles associés à l’installation ou
à l’activité et à la complexité des modèles et outils utilisés.

5.10. L’évaluation de la sûreté est périodiquement examinée et mise à jour à des


intervalles prédéfinis conformément aux prescriptions réglementaires. Il peut
s’avérer nécessaire de procéder plus fréquemment à un examen périodique pour
prendre en compte :

a) Tout changement pouvant avoir un impact important sur la sûreté de


l’installation ou de l’activité ;
b) Des éléments importants intervenant au niveau des connaissances et de
la compréhension (par exemple éléments résultant de recherches ou de
l’expérience d’exploitation) ;
c) De nouvelles questions de sûreté dues à un problème de réglementation ou
à un incident important ;
d) Des modifications importantes intéressant la sûreté apportées aux codes
informatiques ou des changements des données d’entrée utilisées dans
l’analyse de la sûreté.

34
RÉFÉRENCES

[1] AGENCE DE L’OCDE POUR L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE, AGENCE


INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE
DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR
L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE, ORGANISATION INTERNATIONALE
DU TRAVAIL, ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE, ORGANISATION
MONDIALE DE LA SANTÉ, ORGANISATION PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ,
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT, Principes
fondamentaux de sûreté, collection Normes de sûreté de l’AIEA no SF-1, AIEA,
Vienne (2007).
[2] INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, Governmental, Legal and Regulatory
Framework for Safety, IAEA Safety Standards Series No. GSR Part 1 (Rev. 1), IAEA,
Vienna (2016).
[3] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Règlement de transport
des matières radioactives, édition de 2012, collection Normes de sûreté de l’AIEA no
SSR-6, AIEA, Vienne (2013).
[4] EUROPEAN COMMISSION, FOOD AND AGRICULTURE ORGANIZATION OF
THE UNITED NATIONS, INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY,
INTERNATIONAL LABOUR ORGANIZATION, OECD NUCLEAR ENERGY
AGENCY, PAN AMERICAN HEALTH ORGANIZATION, UNITED NATIONS
ENVIRONMENT PROGRAMME, WORLD HEALTH ORGANIZATION, Radiation
Protection and Safety of Radiation Sources : International Basic Safety Standards, IAEA
Safety Standards Series No. GSR Part 3, IAEA, Vienna (2014).
[5] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Glossaire de sûreté de
l’AIEA : Terminologie employée en sûreté nucléaire et radioprotection, Édition de 2007,
AIEA, Vienne (2007).
[6] AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, Stockage définitif des
déchets radioactifs, collection Normes de sûreté de l’AIEA no SSR-5, AIEA,
Vienne (2011).
[7] FOOD AND AGRICULTURE ORGANIZATION OF THE UNITED NATIONS,
INTERNATIONAL ATOMIC ENERGY AGENCY, INTERNATIONAL CIVIL
AVIATION ORGANIZATION, INTERNATIONAL LABOUR ORGANIZATION,
INTERNATIONAL MARITIME ORGANIZATION, INTERPOL, OECD NUCLEAR
ENERGY AGENCY, PAN AMERICAN HEALTH ORGANIZATION, PREPARATORY
COMMISSION FOR THE COMPREHENSIVE NUCLEAR-TEST-BAN TREATY
ORGANIZATION, UNITED NATIONS ENVIRONMENT PROGRAMME, UNITED
NATIONS OFFICE FOR THE COORDINATION OF HUMANITARIAN AFFAIRS,
Preparedness and Response for a Nuclear or Radiological Emergency, IAEA Safety
Standards Series No. GSR Part 7, IAEA, Vienna (2015).

35
PERSONNES AYANT COLLABORÉ À LA RÉDACTION ET
À L’EXAMEN

Aeberli, W. Division principale de la sécurité des installations


nucléaires (Suisse)

Bester, P.J. Autorité nationale de réglementation nucléaire


(Afrique du Sud)

De Monk, P.J. Ministère du logement, de l’aménagement du territoire


et de l’environnement (Pays-Bas)

El-Shanawany, M. Agence internationale de l’énergie atomique

Goldammer, W. Consultant

Kanwar, R. Centre de recherche atomique Bhabha (Inde)

Kondo, S. Organisation japonaise de sûreté de l’énergie nucléaire


(Japon)

Mayfield, M. Commission de la réglementation nucléaire


(États-Unis d’Amérique)

Niehaus, F. Consultant

Ogizo, Z. Organisation japonaise de sûreté de l’énergie nucléaire


(Japon)

Prasad, S.S. Centre de recherche atomique Bhabha (Inde)

Raze-ur-Rehman, X. Commission pakistanaise de l’énergie atomique


(Pakistan)

Saint Raymond, P. Direction générale de la sûreté nucléaire et de


la radioprotection (France)

Sajaroff, P.M. Autorité de réglementation nucléaire (Argentine)

Sallit, G. Ministère du transport (Royaume-Uni)

Sharma, D.N. Centre de recherche atomique Bhabha (Inde)

Shepherd, C.H. Corporate Risk Associates (Royaume-Uni)

37
Vaughan, G.J. Service d’inspection des installations nucléaires
(Royaume-Uni)

Waker, C.H. Service d’inspection des installations nucléaires


(Royaume-Uni)

Personnes ayant collaboré à la rédaction et à l’examen de la révision 1

Adorjan, F. Autorité hongroise de l’énergie atomique (Hongrie)

Alkhafili, H.A. Autorité fédérale de réglementation nucléaire


(Émirats arabes unis)

Barbaud, J.-Y. EDF-SEPTEN, ENISS, FORATOM

Boyce, T. Commission de la réglementation nucléaire


(États-Unis d’Amérique)

Coman, O. Agence internationale de l’énergie atomique

Delattre, D. Agence internationale de l’énergie atomique

Delves, D. Agence internationale de l’énergie atomique

Feron, F. Direction des centrales nucléaires, Autorité de sûreté


nucléaire (France)

Francis, J. Bureau de la réglementation nucléaire, Direction


générale de la santé et de la sûreté (Royaume-Uni)

Gasparini, M. Agence internationale de l’énergie atomique

Geupel, S. Société pour la sûreté des installations et des réacteurs


nucléaires (GRS) (Allemagne)

Haddad, J. Agence internationale de l’énergie atomique

Harikumar, S. Office de réglementation de l’énergie atomique (Inde)

Harwood, C. Commission canadienne de sûreté nucléaire (Canada)

Hughes, P. Agence internationale de l’énergie atomique

Jarvinen, M.-L. Autorité de sûreté radiologique et nucléaire (Finlande)

Kearney, M. Agence internationale de l’énergie atomique

38
Li Bin Administration nationale de la sûreté nucléaire,
Ministère de la protection de l’environnement
(Chine)

Li Jingxi Administration nationale de la sûreté nucléaire,


Ministère de la protection de l’environnement
(Chine)

Lignini, F.M. AREVA NP, WNA/CORDEL

Lipar, M. Agence internationale de l’énergie atomique

Lungu, S. Agence internationale de l’énergie atomique

Lyons, J. Agence internationale de l’énergie atomique

Mansoor, F. Autorité pakistanaise de réglementation nucléaire


(Pakistan)

Mansoux, H. Agence internationale de l’énergie atomique

Marechal, M.H. Commission nationale de l’énergie nucléaire (Brésil)

Mataji Kojouri, N. Organisation iranienne de l’énergie atomique, Autorité


iranienne de réglementation nucléaire
(République islamique d’Iran)

Merrouche, D. Centre de recherche nucléaire (Algérie)

Moscrop, R. Bureau de la réglementation nucléaire, Direction


générale de la santé et de la sûreté (Royaume-Uni)

Nakajima, T. Organisation japonaise de sûreté de l’énergie nucléaire


(Japon)

Nicic, A. Agence internationale de l’énergie atomique

Noda, T. Autorité de réglementation nucléaire (Japon)

Orders, W. Commission de la réglementation nucléaire


(États-Unis d’Amérique)

Parlange, J. Agence internationale de l’énergie atomique

Pauly, J. E.ON Kernkraft GmbH (Allemagne)

Petofi, G. Autorité hongroise de l’énergie atomique (Hongrie)

39
Poulat, B. Agence internationale de l’énergie atomique

Prinja, N.K. AMEC Power and Process Europe, WNA/CORDEL

Ramos, M.M. Commission européenne

Ranguelova, V. Agence internationale de l’énergie atomique

Rueffer, M. Office fédéral de radioprotection (Allemagne)

Sairanen, R. Autorité de sûreté radiologique et nucléaire (Finlande)

Samaddar, S. Agence internationale de l’énergie atomique

Scarcelli, F. Agence internationale de l’énergie atomique

Stoppa, G. Ministère fédéral de l’environnement, de la protection


de la nature, de la construction et de la sûreté
nucléaire (Allemagne)

Svab, M. Agence internationale de l’énergie atomique

Tricot, N. Autorité fédérale de réglementation nucléaire


(Émirats arabes unis)

Ugayama, A. Agence internationale de l’énergie atomique

Uhrik, P. Autorité de réglementation nucléaire de la République


slovaque (République slovaque)

Webster, P. Mission permanente du Canada

Yllera, J. Agence internationale de l’énergie atomique

40
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16-23102
Des normes internationales pour la sûreté

« Les gouvernements, les organismes de réglementation et les


exploitants doivent veiller à ce que les matières nucléaires et les
sources de rayonnements soient partout utilisées de manière
bénéfique, sûre et éthique. Les normes de sûreté de l’AIEA
sont conçues pour faciliter cet objectif, et j’encourage tous
les États Membres à les utiliser. »

Yukiya Amano
Directeur général

AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE


VIENNE
ISBN 978–92­–0–212216–1
ISSN 1020–5829

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