PHY-144 : Introduction à la physique du génie
Chapitre 1 : Unités, scalaires et vecteurs.
1.1 Introduction
La physique est la science de l’observation des phénomènes rencontrés dans la
nature. Les physiciens tentent d’expliquer ces phénomènes par des principes et par des
modèles; ces principes sont par la suite utilisés pour faire des prédictions... et si ces
prédictions s’avèrent fausses, ils doivent modifier ces principes! Si les prédictions sont
réalisées de façon fiable et répétitive, le principe est adopté et peut parfois porter le nom
de loi (par exemple les 3 lois de Newton utilisées largement dans ce cours!).
Les problèmes de la vie réelle peuvent parfois être d’une grande complexité. Le
simple mouvement d’une balle de tennis qui vient d’être frappée, par exemple, comporte
plusieurs difficultés : la balle n’est pas parfaitement sphérique, elle tourne dans l’air, ce
qui lui donne des mouvements latéraux, etc. Pour comprendre ce problème compliqué,
les physiciens commencent par considérer une version simple : la balle est une sphère
idéale qui n’est affectée que par l’action de la Terre. C’est un modèle simplifié qui
permet déjà de comprendre beaucoup de choses sur le mouvement de la balle. Dans une
deuxième étape, les physiciens ajouteront les difficultés au modèle. Comme ce cours est
un cours d’introduction, on s’en tiendra le plus souvent aux modèles simplifiés... il suffit
de connaître les limites de ces modèles.
1.2 Mesures et unités
La physique est une science expérimentale. On entend par là que tout ce qui
concerne cette science est basé sur des mesures. On mesure certaines quantités
physiques directement avec des appareils appropriés (par exemple, on mesure une
distance avec un ruban à mesurer et un temps écoulé avec un chronomètre). Certaines
quantités physiques peuvent être déduites à partir de la mesure d’autres quantités (la
vitesse moyenne d’une voiture peut être calculée si on connaît la distance parcourue et le
temps mis pour parcourir cette distance...).
Chaque mesure est basée sur une référence. Il est inutile de dire qu’un bureau a
une longueur de « 2 ». Cependant, si on dit que le bureau mesure 2 mètres, cela a une
signification précise si on connaît ce qu’un mètre vaut. Le mètre est une des unités de
base d’un système appelé Système International d’Unités (SI).
Les scientifiques du monde entier se sont entendus, depuis 1960, pour utiliser le
Système International d’Unités (SI). Les unités fondamentales de ce système sont :
1-1
Tableau 1.1 : Unités fondamentales du Système International d’Unités.
Quantité physique Unité Symbole
Masse kilogramme kg
Longueur mètre m
Temps seconde s
Température kelvin K
Courant électrique ampère A
Quantité de matière mole mol
Intensité lumineuse candela cd
Dans ce cours de PHY-144, nous utiliserons surtout le kilogramme, le mètre et la
seconde.
Cependant nous utiliserons aussi beaucoup d’unités dérivées.
Exemple: le newton (N) est l’unité de la force.
1 N = 1 kg × 1 m/s2
1.2.1 Préfixes et notation scientifique
Un des problèmes avec les unités fondamentales, c’est qu’elles peuvent ne pas
convenir à ce qu’on mesure. On peut pallier à cette difficulté
a) en utilisant la notation scientifique :
Exemple : le rayon d’un atome d’aluminium est 0,000000000143 m.
Il sera largement préférable d’utiliser : 1,43 × 10-10 m.
b) en utilisant des préfixes :
Dans le système international, on peut définir, à partir des unités fondamentales,
de plus grandes ou de plus petites unités avec des préfixes. Un préfixe multiplie ou divise
l’unité fondamentale par un multiple de 10.
1-2
Exemples :
un kilomètre = 1000 mètres
un centimètre = 1 mètre/100
Les préfixes courants sont :
pico- 10-12 p
nano- 10-9 n
micro- 10-6 μ
milli- 10-3 m
centi- 10-2 c
3
kilo- 10 k
méga- 106 M
giga- 109 G
Exemples :
a) 1 nanomètre = 1 nm = 1×10-9 m (une dizaine de fois la taille d’un atome.)
b) 1 milligramme = 1 mg = 1×10-3 g = 1×10-6 kg
(la masse d’un grain de sucre.)
6
c) 1 mégawatt = 1 MW = 1×10 W
(la production électrique d’une petite centrale.)
1.2.2 La masse et le poids
La masse et le poids sont deux quantités différentes. La masse est une mesure de
la quantité de matière d’un objet; son unité de mesure est le kilogramme (kg). Le poids
est une mesure de la force qu’exerce une planète sur cet objet; son unité de mesure est le
Newton (N).
Pour connaître le poids W d’un objet sur Terre, il faut effectuer l’opération
suivante :
W = mg
où m = la masse et g = 9,81 m/s2.
La constante g (appelée constante gravitationnelle) est différente sur une autre
planète (elle est environ 6 fois plus petite sur la Lune : gLune = 1,62 m/s2).
1-3
Exemple 1.1: La masse d’un homme sur Terre est de 80 kg. Que vaut son poids sur
la Terre? Que valent sa masse et son poids sur la Lune?
Son poids sur la Terre : W = 80 kg × 9,81 m/s2 = 784,8 N.
Son poids sur la Lune : W = 80 kg × 1,62 m/s2 = 129,6 N.
Sa masse sur la Lune : m = 80 kg (inchangée).
1.2.3 Conversion et cohérence des unités
Tout au long de ce cours de physique, on utilisera des équations qui comprennent
des quantités physiques représentées par des symboles. Ces équations devront toujours
être cohérentes sur le plan des unités.
Exemple : xf = xi + v(tf – ti)
si xf est en mètres, xi devra être en mètres et « v(tf –ti) » devra aussi être en mètres.
5 m = 0 m + 5 m/s (1 s – 0 s) ...
Conserver les unités dans un calcul est une excellente habitude!
Parfois, il faudra faire une conversion d’unités. Pour réaliser une conversion, une
méthode simple est de multiplier par 1, et de se rappeler qu’on peut « éliminer » des
unités comme n’importe quelle quantité algébrique. Qu’entend-on par là? Voici quelques
exemples.
Exemple 1.2: Une voiture roule à 25 m/s. Quelle est sa vitesse en km/h?
v = 25 m/s
/ / × (1km/1000 m)
/ × (3600 s/1
/ h) = 90 km/h
Chaque quantité entre parenthèses vaut 1. En effet, 1000 m = 1 km et 1h = 3600 s. En
outre, on voit que les « s » s’éliminent, ainsi que les « m ».
Exemple 1.3: De l’eau occupe un volume de 0,5 cm3. Quel est ce volume en m3 ?
3 3
V = 0,5 cm
/ × (1 m/100 cm)
/ = 5 × 10-7 m3
Note :1 cm3 = 1cm × 1cm × 1cm. Dans cet exemple, on voit que les « cm » s’éliminent.
1-4
1.3 Les vecteurs et les scalaires
Les quantités physiques les plus communément rencontrées en sciences sont de
deux types :
Certaines quantités physiques sont des scalaires.
Une quantité scalaire est une quantité dont la seule caractéristique est la grandeur.
Exemple: la masse d’un objet, le temps écoulé entre deux événements, la
température ambiante.
Certaines quantités physiques sont des vecteurs.
Un vecteur est caractérisé par une grandeur, une direction et un sens.
Exemple: la force appliquée sur un objet, le déplacement fait par un objet.
Dans le cadre de ce cours, les vecteurs seront désignés par un symbole surmonté
d’une petite flèche, par exemple :
A
Si on veut parler de la grandeur d’un vecteur, il y a deux façons de le faire :
Grandeur du vecteur A = A = | A |
Quand on représente graphiquement un vecteur, on trace, dans la direction du
vecteur, un segment de droite dont la longueur représente la grandeur du vecteur. Une
flèche, au bout du segment de droite, indique le sens. Le vecteur A ci-dessous représente
un déplacement de 3m vers la droite à 30° au-dessus de l’horizontale.
sens
grandeur
A
3m direction
30°
Figure 1.1 : Représentation graphique d’un vecteur.
1-5
Pour un vecteur, la grandeur et la direction et le sens ont de l’importance. La
grandeur seule ne suffit pas à bien caractériser le vecteur.
Exemple 1.4 : en a), b) et c), une force dont la grandeur est 100 N est appliquée sur un
petit chariot.
100 N
100 N
b)
a)
100 N
30°
c)
Clairement, l’effet de cette force sera différent en a, b et c!
1.3.1 Propriétés des vecteurs
[Link] Égalité de deux vecteurs
Deux vecteurs sont égaux s’ils ont la même grandeur, la même direction et le
même sens.
À la figure 1.2, B = A
A B
3m 3m
30° 30°
Figure 1.2 : Deux vecteurs égaux.
1-6
Mais, à la figure 1.3, F1 ≠ F2
F2
F1
10 N
10 N
30°
Figure 1.3 : Deux vecteurs inégaux.
[Link] Vecteurs opposés
Deux vecteurs sont opposés s’ils sont de même grandeur, de même direction, mais
de sens opposés.
Quand on multiplie un vecteur par -1, on obtient le vecteur opposé.
À la figure 1.4, F2 = -F1
F1
10 N
10 N
30° F2 30°
Figure 1.4 : Deux vecteurs opposés.
[Link] Multiplication d’un vecteur par un scalaire
La multiplication d’un vecteur par un scalaire modifie la grandeur du vecteur (et
aussi le sens du vecteur, si le scalaire est négatif). Sa direction demeure inchangée.
1-7
À la figure 1.5, F2 = 2 F1 et F3 = -0,5 F1
F2
F1 20 N
10 N
30° 30°
5N
F3 30°
Figure 1.5 : Multiplication d’un vecteur et d’un scalaire.
1.4 Addition de vecteurs
1.4.1 Généralités
Voici encore une autre différence majeure entre les scalaires et les vecteurs : ils ne
s’additionnent pas de la même façon!
Addition de scalaires :
2 kg + 4 kg = 6 kg
Addition de vecteurs :
A + B = ??
Les règles du jeu sont différentes. Pour effectuer cette addition, le vecteur B est
mis au bout du vecteur A . Le résultat est un vecteur reliant le début du vecteur A à la
fin du vecteur B .
1-8
Voici 3 vecteurs A , B et C :
B
A
C
Et quelques additions de vecteurs :
A B B
A
R
R
A
C
B
R
R = A+B
R = B+A
R = A+B+C
Figure 1.6 : Exemples d’additions de vecteurs.
On voit, en particulier, que l’ordre dans lequel on additionne les vecteurs n’a
aucune importance.
La soustraction d’un vecteur est l’addition du vecteur opposé :
A – B = A + ( -B)
-B
R
A
R = A-B
Figure 1.7 : Soustraction de vecteurs.
1-9
Exemple 1.5 : Une corde est soumise à 2 forces de grandeur 20 N. Quelle est la force
totale exercée sur la corde?
20 N 20 N
Réponse : la force totale est… 0.
L’addition des 2 vecteurs donne un vecteur de grandeur 0.
20 N
20 N
1.4.2 Addition de vecteurs : méthode graphique
Comme on peut le voir aux figures 1.6 et 1.7, l’addition de vecteurs implique
souvent l’apparition de triangles. Si on veut trouver la grandeur du vecteur R dans ces
figures, il est pratique de connaître quelques relations utiles de trigonométrie (la
géométrie des triangles).
Triangle rectangle :
adjacent A
cos (θ ) = =
hypoténuse C
C
opposé B B
sin (θ ) = =
hypoténuse C
θ
opposé B
tan (θ ) = = A
adjacent A
Théorème de Pythagore :
C 2 = A2 + B 2
1-10
Triangle quelconque :
Règle des sinus :
C α
A B C
= = B
sin(α ) sin( β ) sin(γ )
γ
Règle des cosinus : β
C 2 = A2 + B 2 - 2 AB cos(γ ) A
Exemple 1.6 : Un homme effectue une marche de santé. Dans chaque cas, donnez la
distance totale parcourue, ainsi que le déplacement (vecteur) total.
a) L’homme marche 20 km vers l’est, puis 10 km vers l’ouest.
b) L’homme marche 20 km vers l’est, puis 10 km vers le nord.
c) L’homme marche 20 km vers l’est, puis 10 km vers le nord, à 30° de l’est.
a)
A (20 km) R (10 km)
=
B (10 km)
distance totale = 30 km
déplacement total ( R ) = 10 km vers l’est.
b)
R
B(10 km)
θ
A (20 km)
distance totale = 30 km
déplacement total : grandeur :
R2 = (10 km)2 + (20 km)2 R = 22,36 km
direction:
10 km
θ = tan -1 = 26, 56
o
20 km
R = 22,36 km à 26,56° au nord de l’est.
1-11
c)
R
B (10 km)
γ
θ 30°
A (20 km)
distance totale = 30 km
déplacement total :
l’angle γ = 180°-30° = 150°
grandeur :
R2 = (10 km)2 + (20 km)2 – 2(10 km)(20 km) cos(150°)
R = 29,09 km
direction:
10 km 29, 09 km
=
sin(θ ) sin(150o )
θ = 9,90°
R = 29,09 km à 9,90° au nord de l’est.
1.4.3 Addition de vecteurs : méthode analytique
[Link] Généralités
L’addition de vecteurs par la méthode graphique n’est pas très pratique… Dès
que l’on doit additionner plus de deux vecteurs, par exemple, elle devient très fastidieuse.
On préfère de loin utiliser la méthode « analytique », que nous allons maintenant
décrire. Pour comprendre cette méthode, il faut d’abord imaginer 2 axes se croisant à 90°.
L’un des 2 axes est nommé « axe des x » et l’autre est nommé « axe des y ». L’ensemble
de ces 2 axes est appelé « repère cartésien ».
j
i
x
Figure 1.8 : Repère cartésien.
1-12
Quelques remarques :
a) Bien qu’il soit assez fréquent de placer les axes x et y de cette façon
(« horizontal-vertical »), on peut les disposer autrement (cependant, x et y
doivent toujours être à 90° l’un de l’autre).
b) Dans le cadre de ce cours de PHY-144, tous les vecteurs seront « planaires »,
ou à 2 dimensions. La généralisation à 3 dimensions est nécessaire (notre
monde n’est pas un plan!) mais sera faite en ING-150.
Les vecteurs i et j sont appelés « vecteurs unitaires ». Ce sont des vecteurs de
grandeur = 1 (sans unités). Ils sont très utiles pour indiquer la direction des vecteurs.
Exemple 1.7 :
a) F1 = 4 N i
Cette force est de grandeur 4 N et est appliquée dans la direction des x
positifs (vers la droite sur la figure 1.8).
a) F2 = -10 N j
Cette force est de grandeur 10 N et est appliquée dans la direction des y
négatifs (vers le bas sur la figure 1.8).
[Link] Composantes d’un vecteur
L’intérêt du repère cartésien est que n’importe quel vecteur planaire peut être vu
comme l’addition d’un vecteur de direction « x » avec un vecteur de direction «y».
À la figure 1.9 a), on voit que le vecteur A = Ax + Ay (si on met Ay au bout de
Ax , on obtient bien A ). Le vecteur Ax peut être vu comme un scalaire Ax multiplié par
le vecteur i (puisque Ax et i sont de même direction). Et on peut dire la même chose
des vecteurs Ay et j .
Donc
A x = Ax i et A y = Ay j
1-13
y
Ay
A
j θ
x
i Ax
a)
y
A
Ay j θ
x
Ax i
b)
Figure 1.9 : Décomposition d’un vecteur en ses composantes.
Donc :
A = Ax i + Ay j
Ax est appelée « composante en x » de A .
Ay est appelée « composante en y » de A .
1-14
Les composantes Ax et Ay peuvent être positives ou négatives.
Exemple 1.8 : Exprimez les forces F1 et F2 selon leurs composantes.
F1
10 N
20°
x
5N
50°
F2
a) F1 :
y
F1
10 N
F1y
20°
x
F1x
On peut voir d’abord que F1x et F1y sont positifs. Ensuite on peut voir un triangle
rectangle où l’hypoténuse est F1 = 10 N, le côté adjacent est F1x et le côté opposé est F1y.
Donc
F1x /10 N = cos (20°) ou encore F1x = 10 N cos(20°) = 9,397 N
F1y /10 N = sin (20°) ou encore F1y = 10 N sin (20°) = 3,420 N
Réponse : F1 = 9,397 N i + 3,420 N j
1-15
b) F2 :
y
F2x
x
5N
F2y
50°
F2
On voit que F2x est positif, mais que F2y est négatif. Ensuite on voit un triangle rectangle
où l’hypoténuse est F2 = 5 N, le côté adjacent est la grandeur de F2y et le côté opposé est
F2x.
Donc F2x = 5 N sin(50°) = 3,830 N
F2 y = - 5 N cos (50°) = - 3,214 N
Réponse : F2 = 3,830 N i - 3,214 N j
[Link] Addition de vecteurs à l’aide des composantes
N’importe quel vecteur est décomposable en deux composantes (x et y), ce qui a
pour effet de rendre facile l’addition de vecteurs, peu importe leur nombre.
En effet, si on veut faire l’addition suivante :
R = A1 + A2 + A3 + …
On peut décomposer chaque vecteur :
Rx i + Ry j = (A1x i + A1y j ) + (A2x i + A2y j ) + (A3x i + A3y j ) + …
1-16
Comme on peut additionner les vecteurs dans n’importe quel ordre, on peut
réécrire cette ligne :
Rx i + Ry j = (A1x + A2x + A3x +…) i + (A1y + A2y + A3y +… ) j
Le vecteur à gauche (Rx i + Ry j ) doit être égal au vecteur à droite ((A1x + A2x
+A3x +…) i + (A1y + A2y + A3y +… ) j ). Pour cela, il faut que ces deux vecteurs soient
de même grandeur, même direction et même sens. Cela ne peut se faire que si les
composantes de ces deux vecteurs sont identiques. Donc :
Rx = A1x + A2x + A3x +…
Ry = A1y + A2y + A3y +…
ou, si on veut être plus compact :
Rx = ∑ Ax
Ry = ∑ Ay
Exemple 1.9 : Additionner les 2 forces suivantes :
F1
10 N
20°
x
5N
50°
F2
Les composantes de ces forces sont :
Composantes de F1 : F1x = 10 N cos(20°) = 9,397 N
F1y = 10 N sin (20°) = 3,420 N
1-17
Composantes de F2 : F2x = 5 N sin(50°) = 3,830 N
F2y = -5 N cos (50°) = -3,214 N
Rx = 9,397 N + 3,830 N = 13,227 N
Ry = 3,420 N + - 3,214 N = 0,206 N
Réponse : R = 13,227 N i + 0,206 N j
Cette réponse est complète; elle donne tout ce qu’il faut savoir sur le vecteur R .
Si on veut exprimer ce vecteur sous la forme « grandeur-direction » alors :
R
Ry
θ
x
Rx
Grandeur : R = (13,227 N) 2 + (0,206 N)2 R = 13,229 N
0,206 N
Direction : θ = tan -1 θ = 0,89°
13,227 N
Réponse : R = 13,229 N à 0,89° au-dessus de l’axe des x.
1-18
Exemple 1.10 : si on utilise le diagramme de l’exemple précédent, que vaut alors
V = F1 – 4 F2 ??
Composantes de F1 : F1x = 10 N cos(20°) = 9,397 N
F1y = 10 N sin (20°) = 3,420 N
Composantes de F2 : F2x = 5 N sin(50°) = 3,830 N
F2y = - 5 N cos (50°) = - 3,214 N
Vx = 9,397 N + -4 (3,830 N) = -5,923 N
Vy = 3,420 N + -4 (-3,214 N) = 16,276 N
Réponse : V = -5,923 N i + 16,276 N j
ou encore :
y
V
Vy
θ
x
Vx
Grandeur : V = (5,923 N) 2 +(16,276 N) 2 V = 17,320 N
16,276 N
Direction : θ = tan -1 θ = 70°
5,923 N
Réponse : V = 17,320 N à 70° au-dessus de l’axe des x négatifs.
1-19
Problèmes du chapitre 1 :
Note : utilisez toujours la méthode analytique.
1. Trouvez la résultante des vecteurs de la figure 1. Entre parenthèses, on indique la
grandeur des vecteurs en kilomètres.
A(5)
A(6)
40o
30o
B(8) (b)
(a)
B(8)
A(10)
100o
40o
A(10)
20o B(10)
B(10)
(c) (d)
Figure 1
2. Trouvez la résultante des vecteurs de la figure 2. Entre parenthèses, on indique la
grandeur des vecteurs en mètres.
A(10)
B(5)
D(20)
C(10)
40o
Figure 2
3. Refaites le problème 2 en additionnant d’abord A + C et ensuite B + D .
Additionnez les résultantes ensembles. Trouvez-vous le même résultat qu’au
problème 2?
4. Pour le système de vecteurs de la figure 3 (les grandeurs sont en cm).
a) Calculez A + B + C
1-20
b) Calculez 2 A + 3B − C / 2
A(15)
50o
C(20)
30o
B(10)
Figure 3
5. Un objet est en équilibre si la résultante des forces sur cet objet est nulle. Cet
objet est soumis aux 3 forces de la figure 4. Quelle est la grandeur de la force F3
qui réalise l’équilibre?
F3
(orientation inconnue)
30o F2 (20N)
50o
F 1(40N)
Figure 4
6. Un homme fait 10 km vers l’est, puis 50 km vers le nord, puis 40 km vers le sud-
est.
a) Quel est son déplacement total?
b) Quelle distance totale a-t-il parcourue?
Réponses :
1. a) 13,53 km, 12,8° avec l’axe des x+.
b) 9,43 km, 188° avec l’axe des x+.
c) 12,85 km, 200° avec l’axe des x+.
d) 18,8 km, 290° avec l’axe des x+.
2. 10,7 m, 15,5 ° avec l’axe des x+.
3. oui!
1-21
4. a) 38,85 cm, 9,62° avec l’axe des x+.
b) 36,16 cm, 12,76° avec l’axe des x+.
5. 47,73 N
6. a) 44,01 km, à 29,56° au nord de l’est.
b) 100 km!
1-22