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Seance 2

Le document décrit les essais de caractérisation mécanique des matériaux, notamment les essais de traction. Il explique les notions de déformation conventionnelle, déformation rationnelle, contrainte conventionnelle et contrainte rationnelle.

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1.

Sollicitations appliquées sur un solide

Un déficit du nombre d'équations (6 équations) vis-à-vis du nombre


d'inconnues :

Relations (corrélations) : essais expérimentaux de caractérisation des


matériaux

« Comportement du matériau » ou Loi constitutive

Contraintes = f(déformations)

22
2. Essais de caractérisation mécanique
2.1. Nature des lois de comportement

Réaliser des expériences caractériser les lois de comportement des matériaux

En pratique (essai de traction) : la loi de comportement traduit une relation entre

« force-déplacement » obtenue en une relation « contraintes-déformations »

lois qualifiées de phénoménologiques : traduisent un comportement

macroscopique (global) de la matière vis-à-vis des sollicitations appliquées.

Notons aussi que les notions de déformation et de contrainte ont en réalité un

aspect tridimensionnel relations entre tenseurs.

23
2. Essais de caractérisation mécanique
2.2. Autres approches des lois de comportement

D’autres approches de caractérisations sont qualifiées de «microscopiques »


modéliser une loi de comportement (considérations « atomiques »).

La déformation d’une pièce dépend de sa géométrie et des chargements


extérieurs
normaliser les essais (éprouvette normalisée) : représenter au moins
par un élément de volume « représentatif » du matériau (dit encore
Volume Elémentaire Représentatif (VER))
respecter les hypothèses MMC :
-homogénéité de la matière,
-variabilité progressive des propriétés sans discontinuités
matérielles
24
2. Essais de caractérisation mécanique
2.3. Ordre de grandeur : taille caractéristique minimale

Le Tableau 1 aide à appréhender « la taille caractéristique minimale » d’une


éprouvette selon le type du matériau à caractériser.

Type et taille des Elément de volume


Type du matériau
hétérogénéités caractéristique

Métaux et alliages Grain : 0,001 à 0,1mm 0,5 × 0,5 × 0,5mm

Polymères Molécule : 0,01 à 0,05mm 1 × 1 × 1mm


Bois Fibres: 0,1 à 1mm 10 × 10 × 10mm
Béton Granulats : 1 × 1 × 1mm ≈ 10mm 100 × 100 × 100mm
Tableau 1 : Taille minimale d’une éprouvette selon le type du matériau à caractériser
[Fortunier (2018)]

25
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle
Grâce au déplacement de l’éprouvette calculer la déformation
nominale εn dite encore déformation conventionnelle ou encore
déformation technique (au sens de l’ingénieur (engineering
strain)) ou encore « extension » :
∆ l
S0
La contrainte nominale σn et dite encore l0 l
contrainte conventionnelle (engineering stress)

S0: surface de la section initiale de l'éprouvette.


Notons que la méthode de calcul de la déformation nominale est valide
pour les phénomènes régis par les hypothèses de petites perturbations
(HPP).

26
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

Dans le cas de grandes déformations, on parle de déformation rationnelle. Notons que


la section initiale, So varie dans ce cas de façon remarquable.
Exemple : cas de la traction : la déformation longitudinale infinitésimale, à un
instant donné, est calculée comme suit :

La déformation longitudinale, ε, est dite encore déformation vraie (True strain) (ou
déformation logarithmique). Elle doit tenir compte du cumul des incréments ( ) de
déformations (elle est encore appelée déformation cumulée).

Exercice : déterminer ε en fonction de εn après une élongation d’une


longueur l0 à l.

27
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

Correction : déterminer ε en fonction de εn

Dans le cas où la configuration initiale et nettement différente de la configuration finale :

Soit : cette grandeur est appelée l’allongement subi par le métal. C’est une
grandeur intéressante permettant de caractériser un procédé donné de mise en forme

Notons aussi que : εn = λ-1


28
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

Essai de traction : éprouvette cylindrique (dimension initiale 100 mm)


∆l (mm) εn (%) ε (%) εn / ε
0,1 0,10% 0,10% 1,00
1,0 1,00% 1,00% 1,00
1,2 1,20% 1,19% 1,01
2,8 2,80% 2,76% 1,01
3,7 3,70% 3,63% 1,02
4,6 4,60% 4,50% 1,02
5,0 5,00% 4,88% 1,02
10,0 10,00% 9,53% 1,05
20,0 20,00% 18,23% 1,10
30,0 30,00% 26,24% 1,14
60,0 60,00% 47,00% 1,28
80,0 80,00% 58,78% 1,36
90,0 90,00% 64,19% 1,40
100,0 100,00% 69,31% 1,44
29
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

la déformation conventionnelle SURESTIME en général l’état de la déformation


Elle est valide que pour les hypothèses de petites perturbations (HPP).
Comparaison entre déformations conventionnelle/rationnelle
100,00%
Déformation logarithmique (rationnelle) %
90,00%
80,00%
Déformation conventionnelle %
70,00%
Déformation %

60,00%
50,00%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
0,0 20,0 40,0 60,0 80,0 100,0
Incrément de déplacement (mm)
30
2. Essais de caractérisation mécanique
2.5. Contrainte rationnelle

Dite encore contrainte vraie (True Stress) :


∆ l
S
S : étant la section de l’éprouvette à un instant donné. l0 l
Exercice : déterminer, σ, en fonction de (σn, εn).

Correction
Nous supposons ici la conservation du volume de la partie utile de l’éprouvette (résultat
qu’on démontrera aussi dans la suite, en raison de l’incompressibilité plastique et du fait que
les déformations élastiques sont négligeables devant les déformations plastiques).
Cela signifie :

σ = σn . λ
31
2. Essais de caractérisation mécanique
2.5. Contrainte rationnelle

Dite encore contrainte vraie (True Stress) :


∆ l
S
l0 l

σ = σn . λ

32
2. Essais de caractérisation mécanique
2.6. Instabilité plastique
Elle se manifeste lorsqu’il ya
écoulement de matière, (sans
chargement extérieur). σn C

∆ l
S0
l0 l
εe
εp εn
Courbe CR : domaine d’instabilité plastique,
l’écoulement plastique n’est plus continu
33
2. Essais de caractérisation mécanique
2.6. Instabilité plastique
L’instabilité plastique se manifeste lorsqu’il ya écoulement de matière (sans
chargement) Exercice : Montrer dans ce cas que :

Correction
D’une part, on a : F = σ*S dF = S dσ + σ dS. Aussi chargement nul dF = 0
dσ dS
=−
σ S
D’autre part, S.l= constante

S dl + l dS = 0
D’où :

L’instabilité plastique correspond


au point c’ .
34
2. Essais de caractérisation mécanique
2.6. Instabilité plastique
L’instabilité plastique se manifeste au moment où l’écoulement de matière
apparait sans l’effet du chargement
Exercice : Montrer aussi que :
Correction

On a :

L’instabilité plastique correspond


au point c .
35
2. Essais de caractérisation mécanique
2.7. Essais classiques

Souvent les essais expérimentaux sont effectués sur des éprouvettes


normalisées (géométries standardisées) déformation uniforme dans la
zone utile.
Essentiellement (en traction ou en traction-compression) établir la relation :

Essai d’écrouissage

Vitesse de déformation imposée Résultat


ε σ 1
1

2
2
Temps ε

36
2. Essais de caractérisation mécanique
2.7. Essais classiques
Essai de fluage

Contrainte imposée Résultat : durcissement,


ε viscosité :
σ
1 1
2
2
Temps Temps

Essai de relaxation
Résultat :relaxation des
Déformation imposée
ε contraintes
σ
1
1

2
Temps Temps
2
37
:
2. Essais de caractérisation mécanique
2.7. Essais classiques

D’autres essais de caractérisations peuvent être réalisés selon les objectifs à atteindre.
En d’autres termes, selon les phénomènes qui régissent le processus qu’on souhaite
comprendre : traction-torsion, cisaillement-traction, processus thermo-élasto-visco-
plastique, etc. Cela implique la réalisation d’un ensemble d’essais complexes de
caractérisation (multiaxiaux).

Caractéristique temporelle Vitesse de Sollicitation


Effet de la température
des processus (s) déformation (s-1) mécanique
106 10-6 Statique Isotherme
104 à 102 10-4 à 10-2 Quasi-statique Isotherme
1 1 Intermédiaire Intermédiaire
Couplage
10-4 à 10-2 104 à 102 Dynamique
thermomécanique
10-6 106 Crash et impact Adiabatique
38
2. Essais de caractérisation mécanique

2.7. Importance des lois de comportement pour la mise en forme des matériaux

prédire les efforts nécessaires et choisir de façon optimale les

outillages et la presse nécessaires à cette mise en forme.

Parfois il n’est pas vraiment nécessaire de chercher à identifier

des lois de comportement compliquées. En effet, nous pouvons faire

référence à quelques lois simples issues des essais de traction. Nous

citons par exemples les lois de :

Holloman Ludwik Swift

39
2. Essais de caractérisation mécanique

2.7. Importance des lois de comportement pour la mise en forme des matériaux

Modèle de Johnson-Cook
Ce modèle caractérise le comportement des matériaux régis par
des phénomènes à grandes vitesses de déformation.

A (MPa), B(MPa), C, n et m : constantes provenant de l’expérience.


: vitesse de déformation de référence (S-1)

40
2. Essais de caractérisation mécanique

2.8. Modèles analogiques

Les modèles définissant les lois de comportement peuvent être des modèles
mathématiques ou aussi analogiques composés de connexions (en série et/ou
parallèle) de composants élémentaires (ressort, amortisseur, patin). Aussi,
quelques lois sont implémentées dans des logiciels de calculs numériques.
Cela facilite la mise en œuvre de la modélisation dans certains cas.

E
σ
ε

Modèle du comportement Modèle du comportement Modèle du comportement


élastique (ressort) visqueux (amortisseur) purement plastique (patin)

41
2. Essais de caractérisation mécanique

2.8. Modèles analogiques

Des règles de calcul à retenir se présentent comme suit :

Eléments en série Eléments en parallèle


Contrainte(s) sont identiques dans chaque totale est égale à la somme des
élément contraintes subies par chaque
branche
Déformation(s) totale est égale à la somme des sont identiques dans chaque
déformations élémentaires branche
dans chaque élément
σ1
E σ2 σ1 ε1

ε2 σ2 σtot = Σ i σi
1
ε = ε1 = ε2
σ = σ1= σ2 2

ε tot= Σ i ε i
42
3. Quelques comportements des matériaux

La plasticité des métaux correspond à une apparition de phénomènes


irréversibles en dépassant la limite élastique.
Nous distinguons plusieurs formes de comportement plastiques des métaux.

3.1. Comportement solide rigide parfaitement plastique (RPP)


Modèle analogique associé
σ

σ0

ε σ0 : Seuil d’écoulement de la matière


Ici la déformation est arbitraire.
Applications : peut être exploitable en : mécanique des sols, mise en forme de
certains métaux.

43
3. Quelques comportements des matériaux
3.2. Comportement élastique linéaire parfaitement plastique (EPP)

σ
Modèle analogique associé
σ0
E σ, ε

ε
εp : déformation plastique
Modèle de Saint-Venant (dit encore le modèle de Prandtl),
arbitraire

3.3. Comportement élastoplastique écrouissable

σ
σ0 Le modèle analogique associé :
des ressorts et des Patins
(série et parallèle) .

ε
44
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Comportement viscoélastique

Exercice

La plupart des polymères et des caoutchoucs ont un comportement


viscoélastique dont certains peut être traduit par le fameux modèle de
Kelvin-Voigt (K-V).

Déterminer la réponse en fluage dans le cas d’un modèle K-V.

Modèle viscoélastique de
Kelvin-Voigt (K-V).

45
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Comportement viscoélastique
Réponse en fluage cas d’un comportement
Réponse de type modèle Kelvin-Voigt (K-V).
Essai de fluage
Contrainte imposée

σ ε
1 ?????

2
0------------->t1 Temps Temps

Nous avons : σ = σ1+σ2 = Ε.ε+η.dε /dt Autrement : soit ω = (σ0 −Ε.ε)


À charge constante σ0 on a : dω = −Ε. dε dε = − dω/Ε
σ0 = Ε.ε+η.dε /dt L’équation différentielle redevient :

Équation différentielle linéaire d'ordre un ω= -(η/Ε). dω/dt


(solution homogène+solution particulière)
46
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Comportement viscoélastique
Réponse en fluage cas d’un comportement
Réponse de type modèle Kelvin-Voigt (K-V).

De 0------------->t1

Pour t ≥ t1 ε
Au moment où la charge devient nulle,
1
σ0 =0= Ε.ε+η.dε /dt, on suppose que
2
pour, t=t1 :

0-------------->t1 Temps

47
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Exercice
M
Au cours d’un essai de
traction sur une éprouvette
cylindrique, nous avons
enregistré la courbe
expérimentale suivante
(Force-déplacement) à vitesse
de traction imposée

Montrer que la vitesse qui induit la déformation plastique de l’éprouvette (qu’on


notera ) dépend des pentes et de VC et est telle que :

48
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Correction

Mors sup Mors sup

Vc

VB

Mors inf Mors inf

49
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Correction

[Link]

[Link]

50
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Correction

[Link]

[Link]

dUp dUe

51
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Correction

Alors :
[Link]
Avec :

[Link]

dUp dUe

52

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