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Guide - Rédaction Scientifique

Ce document fournit des directives pour la rédaction d'articles scientifiques. Il explique les étapes clés comme la recherche bibliographique, la structure avec introduction, méthodologie, résultats, discussion et conclusion, et donne des conseils pour chaque section.

Transféré par

Lino Dias
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Ce document fournit des directives pour la rédaction d'articles scientifiques. Il explique les étapes clés comme la recherche bibliographique, la structure avec introduction, méthodologie, résultats, discussion et conclusion, et donne des conseils pour chaque section.

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VertigO - la revue

électronique en sciences de
l'environnement
La revue

Guide - rédaction scientifique


Écrire pour un journal scientifique

É D

Les enjeux de la rédaction scientifique


La rédaction d’articles en vue de leur diffusion au sein du collège des pairs reste l’une
des activités les plus importantes des chercheurs et des intervenants en sciences de
l’environnement. La science existe parce que les scientifiques sont des écrivains et des
conférenciers. La rédaction est autant un moyen de clarifier nos découvertes ou nos
interventions, que d’informer d’autres chercheurs du même domaine de recherche ou
de domaines connexes de nos avancées ou de nos données. De tels articles peuvent
aussi servir à informer le public, dans la mesure où les auteurs bénéficient du support
d’un service de communication efficace. Toutefois, pour atteindre ce dernier objectif, le
chercheur devra s’approprier préalablement les méthodes et les habiletés nécessaires à
la rédaction d’articles de vulgarisation.
Que ce soit en sciences naturelles ou en sciences sociales, la rédaction d’un article
scientifique doit respecter des normes relativement rigides. Ces normes servent de
gardefous et permettent d’orienter l’auteur pour la production d’un texte clair. Bon
nombre de ces directives sont applicables aussi à la rédaction d’un rapport de recherche
ou d’un travail de recherche dans le cadre d’un cours. Une structure bien établie peut
paraître contraignante, mais constitue une nécessité pour que le lecteur comprenne le
développement conceptuel et intellectuel de l’auteur. Un énoncé clair de l’objectif, du
propos et des conclusions est la solution pour une transmission du message efficace.
Ainsi, la séparation des résultats et de la discussion est essentielle pour éviter de noyer
les données originales du texte. La capacité à rédiger des essais d’un seul trait est plus
un fantasme qu’une réalité.
Entre 20 % et 80 % des articles soumis aux revues pour publication sont refusés par
les réviseurs. Ce taux varie selon les revues (qualité, distribution, etc.). Les revues de
calibre international avec comité de lecture ont généralement des taux d’acceptation se
situant entre 25 % et 50 % (ASPL, 2000). VertigO – la revue électronique en sciences de
l’environnement, pour ne nommer que celle-là, à un taux d’acceptation d’environ 30 %
pour les articles soumis spontanément, dont environ 20% dont le dépôt pour évaluation
est refusé. Ces taux peuvent être différents si la revue fonctionne avec des articles
sollicités. La qualité de l’écrit (structure, clarté), celle des figures et tableaux, ou des
références sont tout aussi primordiales que les résultats et les analyses (statistiques ou
analytiques). Les articles publiés par des revues scientifiques sont généralement révisés
par deux à trois réviseurs externes anonymes et un réviseur interne (un des éditeurs)
(ASPL, 2000). La révision peut aussi parfois être faite par un seul réviseur externe,
auquel cas le réviseur est identifié.
Ici, nous vous donnons des indications afin d'aider la rédaction d'un article
scientifique dont le dépôt pour évaluation aura la chance d'être accepté. C'est la
première étape.

Les étapes clés pour rédiger le plan


d’un article scientifique
Pour écrire un texte scientifique, différentes étapes préliminaires sont
incontournables, bien qu’elles puissent prendre différentes formes. Vous en trouverez la
liste à la fin du présent guide dans le document intitulé Grille pour rédiger le plan d’un
article scientifique. Ces différentes étapes ne succèdent pas les unes aux autres selon un
processus linéaire; la rédaction du plan de votre article nécessitera plutôt un aller-
retour entre elles dans un processus itératif.
Le plan est la colonne vertébrale d’un article et détermine en grande partie sa qualité.
Le plan ne se résume pas seulement en une structure par points; il met en évidence les
liens entre la connaissance, les hypothèses de la recherche, la méthodologie, les
résultats, l’argumentaire et la conclusion. Il nécessite de développer une structure
logique avec un fil conducteur.
Dans un premier temps, l’auteur doit clarifier le message qu’il veut transmettre
(celui-ci est généralement établi à l’initiale de la recherche). Suivant le message, il
analyse les preuves et résultats. Les résultats de la recherche constituent-ils des preuves
solides pour étayer nos affirmations? Ces affirmations nous conduisent-elles au
message à transmettre?
Une fois ce plan bien établi, il est primordial d’identifier la revue pour laquelle
l’auteur rédige le texte. Cela aura de l’importance sur le propos (introduction) et sur
l’édition du texte. En outre, rien ne sert de soumettre un texte qui ne concorde pas avec
les politiques éditoriales de la revue ou encore avec le type d’article publié par la revue
en question. Grossièrement, on ne soumet pas un article de géologie à une revue de
biologie ou un article disciplinaire à une revue interdisciplinaire. Pour s’aider dans ce
choix, il est possible de regarder les références bibliographiques utilisées (ou
pressenties) dans le texte.
Il est aussi essentiel de procéder à sa révision avec un minimum de recul. Pour ce
faire, il est conseillé d’attendre quelques jours après la fin de la rédaction. Cette étape a
pour objectifs de s’assurer de la cohérence entre les résultats et le message, de
l’exactitude des chiffres et des calculs, de la logique du développement intellectuel et de
la conformité des références bibliographiques. Les références sont-elles toutes là?
Constituent-elles véritablement un appui aux dires? Vous devez garder à l’esprit que les
réviseurs sont des spécialistes dans votre domaine et qu’ils ne laisseraient pas passer de
telles erreurs. De plus, les réviseurs et les éditeurs sont submergés par la masse des
articles scientifiques soumis et de simples détails comme ceux-là, s’ils deviennent
récurrents, sont suffisants pour rejeter un article.
Ce chapitre du guide ne se veut pas exhaustif, mais vise à poser les bases minimales
pour la rédaction d’un article scientifique, d’un travail universitaire ou d’un rapport de
consultant. Il est évident que dans le cadre de la rédaction d’un article scientifique,
l’auteur doit respecter rigoureusement les demandes de l’éditeur (politique de
publication). De telles demandes sont moins strictes dans le cadre des travaux
universitaires et pratiquement inexistantes dans le cas des autres types de rapports.
Les articles scientifiques, les travaux universitaires et les rapports de recherche se
découpent en six sections : 1) introduction, 2) méthodologie 3) résultats, 4) discussion,
5) conclusion, 6) bibliographie. Ci-dessous, nous aborderons séparément ces six
sections.

Introduction (environ 10 % du texte)


L’introduction d’un article sert à annoncer la problématique de l’étude et à fournir
l’information de base sur la recherche ou l’intervention. Pour ce faire, l’auteur doit avoir
une bonne connaissance de la littérature sur le sujet, au-delà de la littérature qui appuie
plus directement son étude. Une recherche bibliographique exhaustive doit donc être
effectuée (voir encadré) de manière à être en mesure de donner les points de vue
divergents s’ils existent. L’introduction n’est cependant pas le lieu pour la rédaction
d’un examen critique de la littérature, lequel sera traité dans le cadre de la discussion.
Dans l’introduction, l’auteur doit absolument identifier :

le problème;
l’objectif de l’article (répondre au problème identifié);
l’hypothèse de la recherche.

Bien que cela ne soit pas l’usage, il peut être judicieux de terminer l’introduction avec
un résumé en une phrase de la découverte de l’article. Ceci permet de donner au lecteur
le goût de découvrir comment la recherche en arrive à une telle découverte. N’oublions
pas que la majorité des lecteurs se contente de lire le résumé de l’article, son
introduction et sa conclusion. Une telle accroche peut inciter le lecteur à lire aussi les
résultats.

Comment faire une recherche bibliographique


La recherche bibliographique est centrale pour la rédaction d’un article scientifique.
Bien qu’Internet, avec ses moteurs de recherche, puisse aider à trouver des
informations pertinentes sur certains sujets, on ne peut s’en contenter. Une bonne
recherche bibliographique doit se baser sur la consultation de bases de données.
L’ensemble des bibliothèques universitaires offre l’accès à de telles bases (exemples :
Envirodoq, LexisNexis Environmental, Sciencedirect). Des sites tels qu’Érudit
(http://www.erudit.org) et revues.org (http://www.revues.org) peuvent aussi servir de
point de départ. Une autre activité nécessaire pour la recherche bibliographique est la
consultation de certaines revues clefs dans le domaine de recherche concerné. En
effectuant des recherches directement sur le site de la revue, il est possible de trouver
des articles qui n’auraient pas été répertoriés autrement. La revue en question ne fait
pas nécessairement partie de la base de données consultée. Une fois les articles
importants identifiés, il est important de consulter leur bibliographie pour identifier les
articles qui ne l’auraient pas été lors de lectures antérieures.
Il est important de retourner à la source des affirmations émises dans des articles lus,
à partir des références bibliographiques pour éviter les erreurs d’interprétation.

Méthodologie (environ 20 % du texte)


La méthodologie est le fondement d’un article scientifique. Sa pertinence et sa
rigueur détermineront le bien-fondé de l’adéquation entre les résultats et les preuves
que ceux-ci représentent. Une section méthodologique déficiente peut conduire au rejet
de l’article. La section méthodologie doit décrire comment a été conduit la recherche.
Elle dresse un portrait du lieu (site d’étude) et de la période des recherches, des
paramètres qui ont été mesurés (échantillonnage), tout comme des méthodes d’analyse
utilisées (analyses).
Site d’étude
Cette sous-section situe le lieu d’étude et décrit succinctement les caractéristiques du
site ou encore de la population à l’étude. Elle doit permettre au lecteur de se faire une
idée précise du lieu ou de la population. Les caractéristiques pertinentes pour la
discussion sont rapportées dans cette section (conditions physico-chimiques des lacs,
profil démographique de la population, caractéristiques des sites, etc.). Cette section
peut faire référence à des tableaux de la section résultats où l’on retrouve les
caractéristiques des sites.

Échantillonnage
Cette sous-section inclut la période d’échantillonnage, la distribution spatiale de
l’échantillonnage (nombre de stations par site, nombre de prélèvements par sites, etc.)
ou sociale (type d'acteurs, nombre de personnes, etc.). Elle résume aussi la
méthodologie utilisée pour l’échantillonnage (aléatoire ou hiérarchique). Le cas
échéant, elle inclut les critères de sélection des sites de prélèvement ou des personnes
interrogées.
Cette sous-section est primordiale; un intérêt particulier doit lui être apporté, car elle
déterminera la validité de l’échantillonnage (représentativité ou pertinence) pour
répondre à l’objectif de l’article. La représentativité de l’échantillonnage devrait déjà
avoir été traitée lors de la rédaction du projet de recherche. Mais lors de la rédaction du
plan de l’article, une attention particulière doit être portée à cette sous-section. Dans le
cadre de l’article, il s’agit seulement d’en faire un résumé.
Enfin, cette sous-section fait état des différentes mesures effectuées et des méthodes
utilisées (incubation, piézomètres, sondages, entrevues, etc.) pour faire le prélèvement
des échantillons. La description de la méthodologie d’échantillonnage doit être
suffisante pour qu’un scientifique puisse refaire les échantillonnages. Il faut éviter de
décrire en détail les méthodes lorsqu’elles ont déjà été utilisées par d’autres chercheurs.
Dans ce cas, il suffit d’y faire référence. En outre, les incertitudes occasionnées par
l’échantillonnage doivent être déterminées.
Cette sous-section doit décrire suffisamment la méthodologie pour qu’un scientifique
compétent puisse comprendre la portée de la recherche.

Analyses
Cette sous-section doit comporter une description des méthodes d’analyse utilisées
suffisante pour qu’un scientifique puisse reprendre la même étude. Là encore, inutile de
décrire à nouveau dans le détail des méthodes d’analyse déjà utilisées par d’autres
chercheurs, il suffit d’y faire référence. Par ailleurs, si une nouvelle technique a été mise
au point ou a été largement modifiée à partir de techniques existantes, une description
précise est nécessaire. Toutefois dans un tel cas, il est souvent préférable d’écrire un
article méthodologique auquel l’auteur référera par la suite. Le matériel pour effectuer
les analyses (chromatographe, analyseur de texte, etc.) doit être décrit avec précision.
Les incertitudes occasionnées par les analyses doivent être décrites, ainsi que toute
information pouvant influer sur l’échantillonnage avant analyse (transport,
entreposage).
Dans cette sous-section l’auteur doit aussi établir, dans le cas d’un travail avec des
populations, sa conformité aux principes éthiques (anonymat, consentement, etc.).

Résultats (environ 20 % du texte)


Dans cette section, l’auteur présente les résultats sans réaliser des interprétations ou
des analyses (corrélations entre les données). Cette présentation des résultats doit se
faire exclusivement pour les données justifiant les conclusions et concernant l’objectif
de l’article. Dans la section résultats, il est primordial de faire le tri entre ce qui est
nécessaire et ce qui ne l’est pas. Bien que l’auteur dispose de nombreuses données
prélevées durant sa recherche, il doit freiner son élan de diffusion. L’ajout de données
non pertinentes peut être un critère de rejet ou de demande de corrections majeures
pour l’article. En outre, les lecteurs ne veulent pas avoir à faire le tri dans l’ensemble de
vos données. Cela alourdit inutilement le texte. Ces données seront utilisées
ultérieurement par l’auteur (autres articles, présentations, etc.). Un leitmotiv pour cette
section : conserver uniquement ce qui est nécessaire.
Dans la section résultats, l’auteur doit présenter adéquatement ses données de
recherche. Il existe plusieurs manières de faire : texte, tableaux, graphiques. Si les
données peuvent être présentées en quelques lignes, mieux vaut ne pas utiliser les
graphiques. Les graphiques conviennent pour les données se prêtant à des analyses
multifacteurs (exemples : évolution temporelle des émissions de GES depuis un
écosystème, ou évolution historique des cas de paludisme d’une population africaine
vivant près d’un réservoir, ou encore évolution historique de la contamination au
mercure d’une population riveraine de l’Amazonie brésilienne). De plus, une attention
particulière doit être portée aux échelles des graphiques. Il est préférable de toujours
utiliser, dans la mesure du possible, les mêmes échelles et les mêmes unités (les unités
sont généralement un critère des politiques de publication d’une revue).
Tant les tableaux que les graphiques doivent être clairs. Ils ne doivent pas contenir
trop d’idées (généralement une illustration = une idée). Ceux-ci doivent bien identifier
le lieu d’étude, les paramètres importants (qui seront repris par la suite dans la
discussion), le nombre de mesures et les incertitudes. En bref, le lecteur doit pouvoir
avoir une vision d’ensemble, juste en examinant le tableau ou le graphique. En outre, le
lecteur doit pouvoir, à partir des résultats, faire les mêmes calculs que ceux effectués
par l’auteur dans la discussion.
En ce qui concerne les illustrations, il est primordial de suivre les indications de la
revu à laquelle vous destinez l’article.

Discussion (environ 40 %)
La discussion constitue le coeur de l’article. Elle doit faire ressortir l’importance des
résultats. Ainsi, dans la discussion, l’auteur expose les conclusions qu’il peut tirer à
partir des résultats. Par le biais d’analyses statiques ou logiques (dans le cas d’un article
en lien avec une recherche qualitative), l’auteur fait ressortir les interactions entre les
résultats.
Pour la rédaction de cette section, chaque paragraphe doit faire référence à une
conclusion. Il est conseillé de commencer le paragraphe par la conclusion que l’on fait
suivre de la démonstration.
En outre, les conclusions et les données doivent être évaluées à la lumière des
connaissances existantes. Une attention particulière doit être portée à la revue de la
littérature lors de la rédaction de cette section. L’auteur doit aussi tirer les principales
conséquences des constatations.
Enfin, la discussion est le lieu pour évoquer les autres travaux de recherche
nécessaires, les mesures supplémentaires et les nouvelles hypothèses de recherche.

Conclusion (environ 10 % du texte)


Comme son nom l’indique, cette section de l’article doit résumer les principales
conclusions de la recherche. Les lecteurs utilisent cette section pour se faire une idée de
l’intérêt d’un article.
Dans la conclusion, l’auteur doit, encore une fois, vérifier le bien-fondé de
l’adéquation entre les résultats et le message. Peut-on réellement tirer de telles
conclusions à partir des résultats? Quelles preuves apportons-nous?
Bibliographie
Les sources pouvant servir dans le cadre d’un article scientifique, un travail
universitaire ou un rapport de recherche sont multiples : articles scientifiques révisés
par les pairs, rapports de recherche, mémoires soumis à une audience (exemple au
bureau des audiences publiques en environnement – Québec), documents sur un site
Internet, articles d’actualité et encyclopédies. Avec l’avènement de l’électronique, nous
pouvons aussi ajouter les groupes d’intérêt (Listserv), les groupes de nouvelles
(Newsgroups), les courriels, les bases de données, les archives FTP et les cédéroms.
Vous devez rester vigilants quant à la validité scientifique de vos références. Dans le
cas des articles révisés (publications scientifiques avec comité de lecture), un comité a
fait une partie du travail pour vous; toutefois, restez aux aguets, car un article publié
peut avoir des défaillances méthodologiques ou d’interprétations qui n’ont pas été
relevées par les réviseurs ou l’éditeur. Souvent, le nom et la réputation de la revue
éditrice sont aussi importants.
Dans les autres cas, vous devez juger de la crédibilité de la source. Ainsi, les articles
de journaux ne peuvent pas servir à prouver un point que vous avancez, mais peuvent
appuyer la présentation de la problématique, surtout dans le cas d’un article d’analyse.
Toutefois, ce type de source est à éviter dans le cas d’un article scientifique, vous
devrez retourner à la source de l’information du journaliste. En ce qui concerne
Internet, on y trouve du meilleur au pire en passant par l'insignifiant et le grandiose. Si
vous cherchez de l'information pour la rédaction d'un travail universitaire, il y a fort à
parier qu'avec plus ou moins d'effort, vous en trouverez sur Internet. N'importe qui,
individu, groupement, institution peut éditer sur Internet. Toutefois, il faut faire
attention car de nombreux sites Internet, contrairement aux revues électroniques
scientifiques telles que VertigO, Développement Durable et Territoires, Ecology and
Society, n’ont pas nécessairement un comité de lecture, un directeur de publication, ou
des réviseurs pour faire la sélection. Ce qui veut dire que l'on y trouve de l'information
fiable et de la désinformation. Ainsi à partir du même mot-clef vous vous retrouverez
face à des documents de statuts très différents. En outre, l’information peut être
périmée si le site n’a pas été mis à jour depuis de nombreuses années. Dans le même
ordre d’idées, si vous décidez d’y faire référence, n’oubliez pas que les informations sur
Internet sont fluctuantes et mobiles. En effet, un site peut disparaître ou changer
d’adresse Internet.
Quelques questions pour évaluer les documents :

Qui est l'auteur du document? Son nom doit être clairement indiqué, ainsi que
sa fonction s'il s'agit d'un document émanant d'une institution.
Qui est l'éditeur responsable? Autrement dit, qui assume la responsabilité
légale des informations divulguées?
Quelle est l'institution éditeur ou hébergeur du site? Est-ce une université, un
centre de recherche, un fournisseur d'accès privé, une entreprise?
Quel est le statut du document? Est-ce un article scientifique, un texte
d’opinion, un document officiel, une page d’accueil d'amateur, une page
publicitaire, une offre commerciale?
Quelle est la date du document? S'il s'agit d'une publication électronique,
quelle est la date de sa dernière mise à jour?
Quelles sont les sources des informations divulguées?
Quelles sont éventuellement les références bibliographiques?
S'il s'agit de la publication électronique d'un document édité par ailleurs,
quelle est l'édition papier?
S'il s'agit d'une publication électronique qui n’est pas éditée sur papier par
ailleurs, est-elle supportée par un comité de rédaction, un comité scientifique?
Est-ce que les articles sont révisés par un comité de lecture (voir les politiques de
publication de la revue)?
S'il s'agit d'une publication électronique, quelle est la longévité appréhendée
du site. Il ne faut pas qu’un lecteur souhaitant vérifier les données secondaires
de votre publication se retrouve sur une page ERREUR404. La longévité d’un
site peut être estimée en fonction de la crédibilité de l’organisme hébergeant le
site, de la date de création du site et de l’inclusion de la publication dans des
bases de données nationales ou internationales.

Quelle que soit la source, imprimée ou électronique, primaire ou secondaire1, il est


nécessaire d’établir la représentativité des données auxquelles on a recours. Dans le cas
de données d’un organisme, il est pertinent d’avoir plusieurs sources, surtout si nous
parlons d’une donnée stratégique pour l’entreprise (ex. : émissions de GES depuis une
industrie). Vous devrez aussi vous assurer de la disponibilité des documents cités et de
la méthodologie.

Comment citer les sources secondaires


Il existe de nombreuses manières de citer les sources utilisées. Ainsi, en sciences
naturelles, les citations sont généralement notées dans le corps du texte et indiquent le
nom de l'auteur, l'année (ex. : Jean, 2002); tandis qu’en sciences humaines, les auteurs
font plus volontiers usage des notes de bas de page.
D’une revue à l’autre, la manière de décrire la source varie. Ainsi, dans certaines
revues, l’année de parution sera indiquée après le nom des auteurs; tandis que dans
d’autres, elle le sera à la fin de la référence. Quoi qu'il en soit, des règles doivent être
respectées pour la description des sources papier et électronique que nous vous
indiquons ci-dessous.

Source papier
En fin d’article, l’auteur doit rassembler toutes les références des titres cités, en
respectant les normes de la revue. Ainsi, à titre d’exemple, la revue électronique en
sciences de l’environnement - VertigO (http:///www.vertigo.uqam.ca) demande aux
auteurs de répondre aux normes de publication suivantes :
Ouvrage : nom de l'auteur, initiales du prénom, année d'édition, nom de l'ouvrage,
maison d'édition, lieu d'édition, nombre de pages ou page exacte de la citation.
Ouvrage collectif : nom de l'auteur, initiales du prénom, année d'édition, nom de
l'article, nombre de pages de l'article ou page exacte de la citation, nom du
coordonnateur de l'ouvrage, nom de l'ouvrage, maison d'édition, lieu d'édition, nombre
de pages de l’ouvrage.
Article de revue : nom de l'auteur, initiales du prénom, année d'édition, nom de
l'article, nom de la revue, numéro de la revue, nombre de pages ou page exacte de la
citation. L'auteur peut ajouter, s'il le souhaite, une bibliographie comportant des
ressources électroniques (adresses de sites Internet, forums Usenet...) permettant
d'approfondir le sujet de l'article.

Source électronique
Les standards ISO (International Standards Organization) DIS 690-2 recommandent
que les citations provenant de documents électroniques regroupent dans la section
bibliographique les éléments suivants :

responsable (premier auteur);


titre;
type de médium (c’est-à-dire en ligne; cédéroms);
responsables secondaires (autres auteurs);
édition;
identification du numéro (pour des séries);
lieu de publication;
éditeur;
date de publication;
date de mise à jour ou de révision;
date de la consultation par l’auteur (ex. : page consultée le 27 mars 2005);
numéros de série;
notes (description physique, matériel annexé, système informatique nécessaire
pour lire le document, fréquence de la publication, langage, autres notes);
disponibilité et accès (e.i. URL);
numéro d’enregistrement (e.g. ISBN, ISSN, DOI).

Certains de ces éléments peuvent s’avérer non-disponibles ou encore non-usuels.


Néanmoins, il est bon que l’auteur puisse avoir rapidement accès à ces informations si
un réviseur ou un lecteur les lui demande.
Ci-dessous, des exemples sont donnés afin d’illustrer les méthodes de référencement
des articles dans une section bibliographique :
Pour un journal électronique
Les coraux profonds : une biodiversité à évaluer et à préserver, Karine Olu-Le Roy
(2005): 10 pp. [En ligne] URL :
http://www.vertigo.uqam.ca/vol5no3/art7vol5no3/vertigovol5no3_olu.pdf [consulté le
27 avril 2005].
Pour un article de magazine
Jim Motavalle, Trashing the greens, E/The Environmental Magazine, mai/juin 2005.
[En ligne] URL : http://www.emagazine.com/view/?2475 [consulté le 27 mars 2005].
Pour un article non-publié
Jay, R.. Approaches to planning water resources, Paper, 2002. E-Print Network, [En
ligne] URL : http://eprints.osti.gov/cgi-bin/dexpldcgi?qry1384061737; 4, [consulté le
27 mars 2005].
Pour un résumé de congrès
Kouame, F. K., M. Bernier, J.P. Fortin, R. Lefebvre, J. Biemi, Application du modèle
hydrologique distribué « Hydrotel » à la simulation des écoulements des eaux en milieu
tropical humide : cas du bassin versant du N’ZO (Côte-d’Ivoire), 2005. Résumé du 73e
congrès de l’ACFAS, [En ligne] URL : http://www.acfas.ca/acfas73/C1642.htm
[consultée le 27 avril 2005].
Pour un article de journal
Il n’est ni nécessaire ni souhaitable d’inclure un article d’actualité dans une
bibliographie. La référence peut être incluse en note de bas de page
Agence-Science Presse, "Guerre des OGM : la première manche aux écologistes,"
Cyberpresse, mardi, 12 avril 2005, Section Techno & Science, [En ligne] URL :
http://www.cyberpresse.ca/technosciences/article/article_complet.php?
path=/technosciences/article/12/1,5296,0,042005,991713.php [consulté le 27 avril
2005].
Pour l’article d’une encyclopédie
L’encyclopédie de l’Agora, s.v. Guide du développement durable, [En ligne] URL :
http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Developpement_durable--
Guide_du_developpement_durable_par_Hunter_Lovins [consulté le 27 mars 2005].
Pour un site Internet
Hydro-Québec, Maîtrise de la végétation,
http://www.hydroquebec.com/vegetation/fr/index.html [site consulté le 27 mars
2005].
Pour un document Internet
La Commission de coopération environnementale, Les zones importantes pour la
conservation des oiseaux en Amérique du Nord, 189 p.
http://www.cec.org/files/pdf/BIODIVERSITY/iba-fr_FR.pdf [document consulté le 27
mars 2005].
Pour un courriel
La référence à un courriel peut être incluse en note de bas de page Jean Vand, un
message courriel à l’auteur, janvier 2005
Grille pour rédiger le plan d’un article
scientifique

Rédaction du message
Le message doit pouvoir se rédiger en 15 à 30 mots. Il est important de bien analyser
le message rédigé. Est-ce bien le message que nous voulons et pouvons divulguer?

Mise à jour de la banque d’articles scientifiques


La rédaction du projet nécessite des recherches bibliographiques. Afin de s’assurer
que nos connaissances sont à jour et que la rédaction de l’article tient compte des
recherches les plus récentes, une recherche bibliographique doit être réalisée avant la
rédaction de l’article.

Résumé des dernières conclusions pertinentes


sur le sujet
Un article scientifique part toujours de connaissances existantes auxquelles l’auteur
rajoute de nouvelles connaissances. Ces dernières permettant d’étayer ce que nous
savons ou encore de réorienter les recherches. L’auteur doit se poser la question
suivante : en quoi son message est-il complémentaire ou innovateur?

Choix de la revue
Ce choix sera déterminant pour cibler le type de lecteurs (décideurs, politicologues,
scientifiques dans un domaine de recherche pointu, professionnels, etc.) et donc le
traitement de l’information.
En outre, il est nécessaire de bien lire les politiques de la revue choisie. Lors du dépôt
d'un article pour évaluation à une revue, n'oubliez pas de l'accompagner d'un mot qui
explique votre choix de cette revue. C'est une personne qui va recevoir votre texte! Une
présentation de votre texte et un message au rédacteur en chef peut faire la différence.

Rédaction du plan de l’article


Mettre en évidence les liens entre la connaissance, les hypothèses de la recherche, la
méthodologie, les résultats, l’argumentaire et la conclusion. Développer une structure
logique avec un fil conducteur.

Bibliographie
Caron, R., Comment citer un document électronique?. In Université Laval. Bibliothèque. Site de
la
Bibliothèque de l'Université Laval, [En ligne]. http://www.bibl.ulaval.ca/doelec/citedoce.html
(Page consultée le 27 mars 2005)
Barker, A. et F. Manji, La rédaction, instrument de changement, Centre de recherche pour le
développement international/Éditions ESKA ,2002, 28 p. [CD-ROM]
Li, X. et N. B. Crane, Electronic style : a guide to citing electronic information , Westport :
Meckler, 1993, 65 p.
ISO 690-2, Information and documentation -- Bibliographic references -- Part 2: Electronic
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http://www.collectionscanada.ca/iso/tc46sc9/standard/690-2e.htm
ISO/TC 46/SC 9 Secretariat, National Library of Canada, Internet: [email protected] (Page
consultée le 27 mars 2005).

Notes
1 Les sources bibliographiques sont les sources secondaires de votre article. Les sources primaires
sont les données sources de l’article. On parle habituellement donc de sources secondaires quand
on a affaire à des analyses, interprétations, évaluations, compilations, reproductions ou
commentaires faits par d'autres personnes à partir des faits sur lesquels portent votre recherche.
Ces sources secondaires vous aident à apprécier, interpréter et analyser ce qui vous intéresse. Les
sources secondaires incluent aussi les données primaires recueillies par quelqu'un d'autre.

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