Planification Radio de la 3G sous Atoll
Cahier de charge :
Justifier le choix du thème :
Pourquoi la planification
À la suite de quel problème a-t-on besoins de faire la planification pour le
déploiement d’un réseau mobile
Est-ce pour améliorer le réseau (débit, la latence etc. …)
Quelle est la méthodologie à suivre pour le travail de planification
PLAN DU TRAVAIL :
Présentation de l’entreprise
Introduction générale
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux Umts
1.1. Introduction
1.2.Rappel sur les Générations de Téléphonie Mobile
1.3 Présentation de l’UMTS
1.3.1Définition & Objectifs
1.3.2 Les Services
1.3.3 La Couverture Globale de l’UMTS
1.3.Les Méthodes d’Accès dans l’UMTS
1.4.1 Mode FDD
1.4.2 Mode TDD
1.4.L’Architecture d’un Réseau UMTS
1.5.Structure des Couches de l’Interface Radio
1.6.Les Canaux
1.7.Conclusion
Chapitre 2 : Concept de la Propagation Radio Mobile
2.1 Introduction
2.2 Canal de Propagation Radio
2.3 Propagation Radio Mobile
2.4 Propriétés du Canal Radio Mobile
2.5 Modèles de Propagation pour Ingénierie Radio
2.5.1 Modèle de l’espace libre
2.5.2 Le Modèle d’Okumura-Hata
2.5.3 Le Modèle de COST 231-Hata
2.5.4 Le Modèle propagation standard
2.6 La Re-sélection de la Cellule
2.7 Le Handover
2.8 Le Contrôle de Puissance
2.9 Conclusion
Chapitre 3 : Planification d’un réseau 3G
Chapitre 4 : Le cas d’une zone donnée sous le logiciel Atoll
INTRODUCTION GENERALE
Le domaine de la téléphonie mobile a connu un formidable essor vu la
demande croissante de services mobiles, d’applications internet ainsi que le
besoin d’une technologie commune pour le monde entier. Cet essor témoigne
le développement rapide des services multimédia comparables à ceux offerts
par les infrastructures existantes des réseaux, ce qui a incité à la naissance de
l’UMTS comme successeur de GSM (Global System for Mobile Communication).
Le passage des réseaux de 2ème génération aux réseaux de 3ème génération
s’avère inévitable, c’est pourquoi les méthodes et les applications
d’optimisation se multiplient afin d’améliorer le fonctionnement, réduire le
coût et surtout assurer des services d’une qualité optimale pour l’ensemble des
abonnés d’un réseau UMTS. L’un des aspects les plus importants dans un
réseau UMTS est l’optimisation de la capacité de l’interface radio vu que les
services offerts par l’UMTS sont gourmands de point de vue de débit et bande
passante.
Ce passage est aussi accompagné d’une révolution dans la technique d’accès :
le choix du WCDMA adoptée pour le mode FDD du système UMTS, totalement
différente de celles qui existent pour les réseaux 2G afin de garantir les besoins
en débit puisqu’en WCDMA tous les utilisateurs partagent la même bande de
fréquence mais cela fait apparaitre des interférences d’accès multiples. Afin de
remédier à ce type de problème des mécanismes améliorés de gestion des
ressources radio sont spécifiés dans la norme. Ces modifications du réseau
mobile actuel nécessitent de nouvelles méthodes de dimensionnement, de
planification et d’optimisation qui seront différentes de celles utilisées en GSM.
Le présent Project consiste à réaliser la première phase par laquelle tout
opérateur de téléphonie mobile doit passer, qui est la planification cellulaire
d’un réseau d’accès en calculant le bilan de liaison. Ce dernier vise à garantir
une couverture optimale pour les deux modes PS et CS et améliorer les
performances en termes de capacité. Cette étape est d’une importance
capitale puisque toute tentative d’optimisation se base sur une bonne
planification.
La problématique devient encore plus complexe avec la diversité de services
offerts aux utilisateurs et des équipements de constructeurs différents, les
fluctuations du trafic et de l’environnement, les évolutions de la norme et de la
technologie, le coût …
Ce rapport représente un guide plutôt efficace pour le dimensionnement et la
planification d’un réseau 3G. Dans un premier temps, il fera l’objet d’une
présentation de la technologie UMTS, ensuite la réalisation du bilan de liaison
pour faire le dimensionnement du réseau UMTS et enfin une planification
détaillée avec ses différentes phases à l’aide d’un logiciel Atoll.
Cette étude nous a permis d’élargir nos connaissances sur les réseaux 3G, de
toucher de près le travail d’équipe avec une coopération bénéfique avec
l’équipementier Huawei et de profiter de la maitrise de l’outil de planification
Atoll.
CHAPITRE 1 Généralité sur le réseau UMTS
1.1 Introduction :
L’UMTS (Universal Mobile Telecommunication System) e st un
système cellulaire de 3eme Génération 3G, de la famille IMT-2000
dont Les spécifications techniques ont été développées au sein du
3GPP.[1]
Cette norme basée sur la technologie W-CDMA, résumée dans la
formule Anyone, Anywhere, Anytime, signifiant que tout abonné
doit pouvoir joindre ou ê tre Joint n’importe où et n’importe
quand. Le système doit donc permettre L’acheminement des
communications indépendamment de la localisation d e L’abonné
(au domicile, au bureau, en voyage, e tc.)
Dans ce chapitre, nous présentons l ’architecture générale de
l’UMTS et le réseau d ’accès en particulier ensuite nous verrons
les caractéristiques essentielles de l ’UMTS dont la plus
importante, la technologie W-CDMA
1.2 Rappel sur les générations de téléphonie mobile
Il existe quatre catégories de génération de téléphonie mobile[2] :
1ère génération (1G) : Téléphones mobiles analogiques (mono
bande) des années 1980 longtemps cantonnés aux véhicules
automobiles du fait du poids élevé des terminaux.
2ème génération (GSM) : Téléphones mobiles numériques (bi bande)
des années 1990 qui ont été conçus essentiellement pour la
téléphonie, mais avec une capacité de 9,6 Kbits/s maximum pour
la donnée.
2,5ème génération (GPRS) : Téléphones mobiles numériques (multi
bande) des années 2000 prévus non seulement pour la téléphonie,
mais avec une capacité de transfert de données de 171 Kbits/s
maximum mais de 32 Kbits/s en pratique.
3ème génération (3G) : Téléphones mobiles numériques (multi
bande) des années 2002 à 2012 prévus non seulement pour la
téléphonie classique avec SMS et MMS, mais avec une capacité
d’offrir une gamme de services multimédia (visiophonie, transfert
de fichiers, navigation sur WEB…) de 144 Kbits/s minimum, et avec
un débit moyen de 384 Kbits/s jusqu'au débit maximum de
2Mbits/s.
1.3 Présentation de l’UMTS
1.3.1 Définition & Objectifs :
L’expression UMTS (Universel Mobile Telecom System) désigne la
norme cellulaire numérique de troisième génération retenue en
Europe, basée sur la technologie WCDMA, fait partie de la famille
IMT2000, standardisée par 3GPP (3rd Génération Partnership Group)
avec une idée fondatrice d’intégrer tous les systèmes 2G en un seul
réseau vu que la 2G était par région (GSM en Europe, IS-95 aux états
unis et PHS au Japon), et d’adjoindre des capacités multimédia (haut
débit pour les données).
La première version européenne de l’UMTS était appelée’’ 3GPP
SYSTEM release 99’’ introduite en 1999 et satisfaisant toutes les
exigences technologiques de l’IMT 2000 : couche physique flexible
pour l’introduction de nouveaux services, débit jusqu’à 2Mbps et la
prise en charge de mode paquet. Après la R99 vient la R4 (mars 2001)
caractérisée essentiellement par la séparation des plans du contrôle
et usager dans le MSC (mode circuit) .L’évolution de l’UMTS
progresse selon les releases créés (R5, R6,
R7, R8, R9). Chaque version est conçue pour introduire de nouvelles
fonctionnalités et d’améliorer celles qui existent déjà [2].
1.3.2 Les Classes de Services :
Dans le but de couvrir l’ensemble des besoins présents et futurs des
services envisagés pour l’UMTS, quatre classes ont été définies afin
de regrouper les services en fonction de délai de transfert de
l’information, la variation du délai de transfert des informations et la
tolérance aux erreurs de transmission [3].
a) Classe A : mode conversation (conversationnal)
La classe A regroupe les applications en mode phonie et
visiophonie, c’est-à-dire les conversations entre deux ou
plusieurs personnes. Pour ces applications, la quasi-
instantanéité du transfert de l’information est le paramètre
essentiel.
b) Classe B : mode flux de données (streaming)
La classe B est la classe des applications asymétriques
correspondant à une communication entre un utilisateur et un
serveur. Principalement, l’utilisateur interroge le serveur par
une requête limitée en quantité d’information et en débit, le
serveur transmettant au contraire une quantité importante
d’informations, si possible à un débit élevé. Par rapport à la
classe A, le retard dans le transfert des données peut être plus
important sans que la qualité de service perçue par l’utilisateur
en soit affectée
c) Classe C : mode interactif (interactive)
Comme pour la classe B, les services de classe C impliquent un
utilisateur et un serveur, mais cette fois, le dialogue est
interactif et il s’agit d’un serveur de données ou d’applications
informatiques, comme des pages Internet, par exemple.
L’absence de signaux de parole ou vidéo conduit à relâcher la
contrainte sur la transmission en temps réel. La réponse à la
demande de l’utilisateur doit juste lui parvenir dans un délai
psychologiquement acceptable.
d) Classe D : mode tâche de fond (background)
La classe D est similaire à la classe C, mais les informations
transmises ont un moindre degré de priorité. Le délai de
transmission peut être plus long.
1.3.3 La Couverture Globale de l’UMTS
Une couverture globale de la planète représente une structure
cellulaire hiérarchisée ; la taille de la cellule est limitée par les
fréquences et la puissance utilisées. En effet, la taille des cellules
en UMTS (3G) est relativement petite par apport à celle du GSM
(2G), puisque la 3G utilise des fréquences plus élevées. Alors que
la puissance d’émission est limitée en fonction de la proximité du
récepteur par un système de contrôle de puissance intégré aux
émetteurs.
Le réseau radio terrestre s’occupe de la couverture terrestre selon
une répartition hiérarchisée pico, micro et macro-cellulaire. La
composante satellitaire sert pour le roaming mondial et pour
compléter la couverture assurée par l’UTRAN. Les pico-cellules
sont conçues pour la couverture des bâtiments c'est-à-dire en
environnement indoor, les microcellules pour les zones urbaines
et les macro-cellules assurent la couverture en environnement
rural et les zones suburbaines. Dans la figure I.1 qui suit, la
couverture globale d'un réseau UMTS est illustrée.
Figure I.1 : Hiérarchie des cellules de l’UMTS [1].
1.4 Les Méthodes d’Accès dans l’UMTS
La définition de la troisième génération est placée sous la
responsabilité de l'ITU [9]. Cette dernière a défini le concept
d'IMT-2000 (International Mobile Télécommunications), qui vise à
définir une norme internationale.
Les bandes de fréquences allouées à l'EUT-2000 sont 1885-2025
MHz et 2110-2200 MHz. Les applications terrestres occupent les
bandes 1885-1980 MHz et 2110-2170MHz.
La largeur de la bande de fréquence occupée par chaque porteuse
est de 5MHz.
Figure I.2 : Spectre de fréquence
La norme UMTS présente deux techniques de multiplexage sur
l’interface radio : le TDD (Time Division Duplex) et le FDD
(Frequency Division Duplex). D’une manière générale, le mode
FDD est bien adapté à tous les types de cellules, y compris les
grandes cellules, mais n‘est pas très souple pour gérer des trafics
asymétriques. Par contre le mode TDD, il permet d‘adapter le
rapport de transmission montante/descendante en fonction de
l’asymétrie du trafic, mais exige une synchronisation des stations
de base et n’est pas bien adapté aux grandes cellules à cause du
temps de garde trop important.
1.4.1 Mode TDD (Time Division Duplex) :
En TDD, une seule fréquence est utilisée pour les deux sens de
communication. Donc nécessairement, les émissions et les
réceptions sont séparées dans le temps. Cette technique est
efficace en cas de limitation du spectre. Le mode TDD possède
des adeptes, notamment en chine ou un certain nombre de
développements le concerne [1].
De plus, des propositions techniques concernant le mode TDD
ont été générées du fait qu'un certain nombre d'autorités
nationales allocataires de spectre, ont alloué pour chaque
opérateur candidat à l'achat d'une licence UMTS en mode FDD
(par exemple sur 15MHz), un bout de bande de 5MHz
supplémentaire supposé servir le TDD.
Powe Time
r
D
U USER
D
TD D USER
U
Frequency
Figure I.3 : Le mode de duplexage TDD [1].
1.4.2 Frequency Division Duplex (FDD) :
Dans ce mode, deux bandes de 5MHz sont utilisées, l’une pour
le sens montant (UL), l’autre pour le sens descendant(DL). Ces
deux bandes de fréquences doivent être séparées par un
minimum de 190 MHz. Chaque bande est partagée entre
plusieurs utilisateurs séparés par des codes de canalisation qui
offrent une signature unique à chacun d'eux.
Time
Power
USER
FD USER
U D Frequency
Figure I.4 : Le mode de duplexage FDD [1].
Figure I.4.1 : Différence entre le mode FDD et le TDD [1].
1.5. Architecture d’un Réseau UMTS :
L'architecture d'un réseau UMTS est répartie en deux groupes
correspond au réseau d’accès radio (RAN, Radio Access Network
ou UTRAN, UMTS Terrestrial RAN) qui supporte toutes les
fonctionnalités radio. Le deuxième groupe, il correspond au
réseau cœur (CN, Core Network) qui est responsable de la
commutation et du routage des communications (voix et
données) vers les réseaux externes. Pour compléter le système,
on définit également le terminal utilisateur (UE, User Equipment)
qui se trouve entre l’utilisateur proprement dit et le réseau
d’accès radio [4].
Figure I.5 Architecture global de l’UMTS [1].
a. L’équipement d’utilisateur (UE, User Equipment)
Le terminal utilisateur (UE) est composé de deux parties
suivantes :
Le terminal mobile (ME, mobile Equipment) correspond au
terminal radio utilisé pour les communications radio sur
l’interface Uu.
La carte USIM (UMTS Subscriber Identity Module) est une
carte à puce qui stocke l’identité de l’abonné, les algorithmes
et les clefs d’authentification, les clefs de chiffrement, ainsi
que certaines données relatives à l’abonnement de
l’utilisateur qui sont nécessaires au niveau du terminal [4].
b. Le réseau d’accès radio (UTRAN)
La fonction principale de l’UTRAN est de transférer les données
générées par l’usager, il est considéré comme une passerelle
entre l’équipement usager et le réseau cœur via les interfaces
Uu et Iu. Cependant, il est chargé d’autres fonctions tel que :
Figure I.6 : Architecture du Réseau d’accès UTRAN [1].
La sécurité : Il permet la confidentialité et la protection
des informations échangées par l’interface radio en
utilisant des algorithmes de chiffrement et d’intégrité.
La mobilité : Une estimation de la position géographique
est possible à l’aide du réseau d’accès UTRAN.
La gestion des ressources radio : Le réseau d’accès est
chargé d’allouer et de maintenir des ressources radio
nécessaires à la communication.
La synchronisation : Il est aussi en charge du maintien de
la base temps de référence des mobiles pour transmettre
et recevoir des informations.
Le réseau d’accès UTRAN est composé de plusieurs éléments :
une ou plusieurs stations de base appelées Node B, des
contrôleurs radio RNC (Radio Network Controller) et des
interfaces de communication entre les différents éléments du
réseau UMTS [4].
Le Node B :
Le Node B est l'élément chargé de gérer la couche physique de
l’interface air entre l'UTRAN et tous les UEs localisés dans la cellule
ou les secteurs qu’il dessert. Il assure principalement des fonctions
telles, le contrôle de puissance des mobiles, le codage et le
décodage de canal, de l’adaptation du débit et de l’étalement, la
modulation QPSK (Quadrature Phase Shift Keying).
Le RNC (Radio Network Controller) :
Le rôle principal du RNC est de router les communications entre le
NodeB et le réseau cœur de l’UMTS. Il travaille au niveau des
couches 2 et 3 du modèle OSI (contrôle de puissance, allocation de
codes). Le RNC constitue le point d’accès pour l’ensemble des
services vis-à-vis du réseau cœur [5].
c. Le réseau cœur (CN : Core Network) :
Le réseau cœur CN (Core Network) regroupe l’ensemble des
équipements assurant les fonctions telles que le contrôle
d’appels, le contrôle de la sécurité et la gestion de l’interface
avec les réseaux externes.
Le réseau cœur (CN) permet à l'usager de communiquer à
l'intérieur d'un même réseau de téléphonie mobile et assure
l'interconnexion de ce dernier avec des réseaux internes ou
externes, fixes ou mobiles, numériques ou analogiques et alloue
les ressources radio et regroupe l'ensemble des équipements
assurant les fonctions telles que :
Gestion des appels (établissement, fin, modification) ;
Gestion des services souscrits par un abonné ;
Mémoire optimisation d’un réseau d’accès ;
Contrôle de sécurité (authentification, intégrité, etc.) ;
Gestion des interfaces avec les réseaux externes
Il regroupe deux sous-réseaux ou « domaines » on a le domaine
CS pour (Circuit- Switched) et le domaine PS pour (Packet
Switched) [1].
Figure I.7 : Architecture du réseau cœur [1].
Le domaine à commutation de paquets (PS) :
Il assure la connexion aux réseaux utilisant le protocole IP
(Intranet, WAP) et aux réseaux X.25. Il est plus approprié à la
transmission de données et composé de plusieurs modules :
Le SGSN (Serving GPRS Support Node) : Il achemine les
paquets de données, exécute les procédures de routage,
la gestion de la mobilité et l’authentification.
Le GGSN (Gateway GPRS Support Node) : est une
passerelle vers les réseaux à commutation de paquets
externes tels que l’Internet, le X.25, etc.
NB : Le débit du domaine paquet est sept fois plus rapide que le
mode circuit, environ 2Mbits/s [6].
Le domaine à commutation de circuits (CS) :
Il est chargé de la transmission de la voix, de la transmission des
messages courts, fax et des services de type temps réel dédiés
aux conversations téléphoniques (visiophonie, jeux vidéo). Ces
applications nécessitent un temps de transfert rapide, le débit
du mode circuit est de 384kbps, constitué notamment de :
MSC/VLR :
Le MSC (Mobile Switching Center) et VLR (Visitor Location
Register) sont le commutateur et la et la base de données
servant à l’UE dans son emplacement actuel pour le circuit
des services commutés.
GMSC :
Le GMSC est un MSC un peu particulier servant de passerelle
entre le réseau UMTS et le RTCP. Lorsqu’on cherche à
joindre un mobile depuis un réseau extérieur à l'UMTS,
l'appel passe par le GMSC, qui effectue une interrogation
du HLR avant de router l'appel vers le MSC dont dépend
l'abonné.
L’AuC : L’AuC (Authentication Center) est en charge de
l’authentification de l’abonné, ainsi que du chiffrement de
la communication. Si une de ces deux fonctions n’est pas
respectée, la communication est rejetée. L’Auc se base sur
le HLR afin de récupérer les informations relatives à
l’usager et pour ainsi créer une clé d’identification.
EIR : L’EIR (Equipment Identity Register) est en charge de
la gestion des vols des équipements usagers. Il est en
possession d’une liste des mobiles black listés par un
numéro unique propre à chaque équipement usager, le
numéro IMEI (International Mobile station Equipment
Identity).
HLR : Le HLR (Home Location Register) est un élément
commun aussi bien pour le domaine de paquet que pour
le domaine de circuit. Il s'agit d'une base de données
contenant les profils et toutes les informations concernant
les abonnés.
Figure I.8 : Architecture du réseau UMTS avec interfaces [7].
Les Interfaces :
Les spécifications de l'UMTS sont structurées de telle façon que les
fonctionnalités internes des éléments du réseau ne sont pas définies
en détails. Donc il est important de connaitre les interfaces entre les
éléments logiques du réseau.
La structure et l’architecture générique des interfaces du réseau
UTRAN est représentée respectivement dans le tableau I.1
Interface Localisati Bref description
Uu UE -UTRAN Interface radio qui permet au mobile de
communiquer avec la NodeB
Iu -
Iu-CS permet au RNC de communiquer avec le
UTRAN-CN MSC/VLR
Iu-PS
- permet au RNC de communiquer avec le
SGSN
Iur RNC-RNC Communication entre deux RNC notamment dans
le cadre de la procédure de macro diversité
Iu NodeB-RNC Communication entre le Node B et RNC
Tableau I.1 : Les interfaces du réseau d’accès UTRAN
Interfaces Localisation Fonctions
C GMSC-HLR Informations sur les
abonnés lors d’une
communication
entrante
D VLR-HLR Authentification et
mise à jour de
localisation
F MSC-EIR Vérifier que l’UE n’est
pas dans la liste noire
B MSC-VLR Recherche des
identificateurs et
localisation des
abonnés
Gf SGSN-EIR Vérifier que l’UE n’est
pas dans la liste noire
Gr SGSN-HLR Authentification et
mise à jour de
localisation
Gd GGSN-HLR Informations sur les
abonnés lors d’une
communication
entrante
Gi GGSN-autre réseau Communication avec
les réseaux à
commutation de
paquets externes
Gn GGSN-SGSN Routage des paquets
vers les réseaux
externes
Gs MSC-SGSN Interaction des
domaines PS et CS
RTCP MSC-GMSC Communication avec
les réseaux à
ou GMSC-autres commutation de circuit
réseaux externes
Tableau I.2 : Les interfaces de réseau cœur
1.5. Structure des Couches de l’Interface Radio :
L’interface radio de l’UTRAN est structurée en couches dont les
protocoles se basent sur les trois premières couches du modèle
OSI (respectivement la couche physique, la couche liaison de
données et la couche réseau) [1].
Couche 1 :
La couche PHY représente la couche physique de l’interface radio
qui réalise les fonctions de codage, décodage, modulation et
étalement du spectre à travers le WCDMA.
Couche 2 :
Cette couche est divisée en quatre sous couches :
Sous-couche MAC (Medium Access Control) : a pour rôle de
multiplexer les données sur les canaux de transport radio,
d’associer les canaux logiques avec les canaux de transport et
d’assurer la gestion des priorités lors de la transmission.
Sous-couche RLC (Radio Link Control) : permet la fiabilité du
transport des données entre deux équipements du réseau.
La sous-couche BMC (Broadcast/Multicast Control) : assure les
fonctions de diffusion de messages sur l’interface radio.
Sous-couche PDCP (Packet Data Convergence Protocol) :
permet de compresser les données via des algorithmes de
compression. Cela permet d’exploiter plus efficacement les
ressources radio. PDCP compresse les en-têtes des paquets
TCP/IP.
Couche 3 :
La couche RRC (radio ressource control) : gère la connexion de
signalisation établie entre le réseau d’accès et l’équipement usager,
utilisée lors de l’établissement ou de la libération de la
communication.
Figure I.9 : Vue en couches de l’interface radio UTRAN [1]
1.6. Les Canaux [3]:
Comme en GSM et en GPRS, on distingue les canaux physiques et
les canaux logiques auxquels viennent s’ajouter un type de canaux
intermédiaire à savoir les canaux de transport. Les canaux logiques
correspondent aux différents types d’information véhiculés par les
protocoles radio de l’UTRAN.
De contrôle
Logiques
De trafic
Transport commun
Canaux Transport Transport partagé
Transport dédié
De la voix montante
Physiques
De la voix
Descendant
Figure I.10 : Classification des Canaux dans le réseau UMTS
On distingue deux canaux logiques de trafic :
Le DTCH (Dedicated Trafic Channel) utilisé pour transmettre les
données sur un canal de communication connecté au réseau
d’un mobile donné.
Le CTCH (Common Trafic Channel) est un canal unidirectionnel
utilisé pour transmettre des informations à un groupe
d’utilisateurs donné.
Les canaux de transport sont utilisés pour multiplexer plusieurs
services d’un ou plusieurs utilisateurs. Les canaux logiques de
trafic précédents sont organisés par la couche MAC dans les trois
canaux de transport suivants:
Le DCH (Dedicated Channel) : c’est le seul canal de transport
dédié. Il peut être utilisé dans les deux sens. Ainsi, lorsque le
réseau décide d’allouer des ressources de trafic dédié à une
communication mobile réseau, le canal logique DTCH sera
supporté par des canaux de transport de type DCH.
Le FACH (Forward Shared Channel): c’est un canal de transport
commun unidirectionnel, du réseau vers le mobile (NodeB vers
UE).
Le DSCH (Downlink Shared Channel): ce canal est une variante
du FACH. C’est également un canal de transport partagé
unidirectionnel réseau vers mobile.
Les canaux de transport sont réellement supportés par les canaux
physiques .Ceci est assuré par la couche physique.
Le DPDCH (Dedicated Physical Data Channel): c’est un canal
physique qui transporte les canaux de transport dédiés DCH.
Il représente une partie des canaux physiques dédiés sur le
lien descendant DPCH (Dedicated Physical Channel). L’autre
partie c’est celle du contrôle DPCCH (Dedicated Physical
Control Channel).
Le PDSCH (Physical Downlink Shared Channel): ce canal
physique transporte le canal de transport DSCH
Le S-CCPCH (Secondary Common Control Physical Channel):
ce canal physique permet de supporter le canal de transport
FACH
1.7 Conclusion :
Maintenant que nous avons présenté d’une manière
générale le système UMTS et après avoir analysé la
constitution de son interface air ainsi les différents
mécanismes utilisés pour la gestion et le contrôle de
cette interface. Nous allons voir dans le chapitre qui suit
le concept de la propagation radio mobile nécessaire et plu
tard les étapes à suivre pour procéder au
dimensionnement et la planification radio du système
UMTS.
[1] M. Tounsi, M. C. Ramdani, and H. Moussaoui, "Etude de la planification radio d’un réseau
umts," Université abderrahmane mira béjaia, 2015.
[2] B. Belkacem and D. Youcef, "Etude de dimensionnement et planification d'un réseau d'accés
WCDMA 3G," Université Mouloud Mammeri, 2013.
[3] Y. Kesir and H. Bellahsene, "Étude de Dimensionnement et Simulation d’un réseau UMTS,"
Université abderrahmane mira béjaia, 2012.
[4] X. Lagrange, Principes et évolutions de l'UMTS: Hermès, 2005.
[5] J. Laiho, A. Wacker, and T. Novosad, Radio network planning and optimisation for UMTS:
John Wiley & Sons, 2006.
[6] L. H. Ismail, "Ingénierie d'un réseau mobile 3G/3G+," Université Mouloud Mammeri, 2014.
[7] L. Bekhouche and M. Tounsi, "Aspects Du Dimensionnement Radio Du Réseau UMTS,"
Université abderrahmane mira béjaia, 2012.