Université Paris-Saclay M255 – Analyse pour la Physique
L2 Physique Année 2020–2021
Examen : corrigé
Exercice 1 1. A partir de la paramétrisation de S, on calcule
∂X
= (cos θ cos ϕ, cos θ sin ϕ, − sin θ),
∂θ
∂X
= (− sin θ sin ϕ, sin θ cos ϕ, 0),
∂ϕ
∂X ∂X
∧ = (sin2 θ cos ϕ, sin2 θ sin ϕ, cos θ sin θ cos2 ϕ + sin θ cos θ sin2 ϕ)
∂θ ∂ϕ
= (sin2 θ cos ϕ, sin2 θ sin ϕ, cos θ sin θ)
∂X ∂X
q
∂θ ∧ ∂ϕ
=
sin4 θ cos2 ϕ + sin4 θ sin2 ϕ + cos2 θ sin2 θ
p
= sin4 θ + cos2 θ sin2 θ
= sin θ.
En intégrant sur Ω, on obtient
π
ZZ Z 2π Z
4
2
z dS = cos2 θ sin θ dθ dϕ
S 0 0
θ= π4
1
= 2π − cos3 θ
3 θ=0
√
2π 2
= (1 − ).
3 4
y √ √
2. A partir de la paramétrisation de γ , on calcule ϕ0 (t) = (− 2π sin(2πt), 2π cos(2πt), 0).
#» √ #»
D’autre part, G(ϕ(t)) = (0, 22 cos(2πt), − 41 ). Par conséquent, G(ϕ(t))·ϕ0 (t) = π cos2 (2πt).
En intégrant par rapport à t sur [0, 1], on obtient
#» # »
Z Z 1
π
G · dx = π cos2 (2πt) dt = .
y
γ 0 2
3. La fonction constante 0 est C 1 . La fonction (x, y) 7→ x polynomiale ne dépendant que
d’une variable est C 1 . D’autre part, les fonctions (x, y) 7→ − 21 x2 et (x, y) 7→ − 12 y 2
polynomiales ne dépendant que d’une variable sont C 1 , donc leur somme (x, y) 7→
#» #»
− 12 x2 − 21 y 2 l’est aussi. Les 3 composantes de G sont donc C 1 , c’est-à-dire que G est
C 1.
1
On calcule
y2 y2
2 2
!
#» ∂(− x2 − 2
) ∂x ∂0 ∂(− x2 − 2
) ∂x ∂0
rot G = − , − , − = (−y, x, 1).
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
4. Première option : On a déjà calculé
∂X ∂X
∧ = (sin2 θ cos ϕ, sin2 θ sin ϕ, cos θ sin θ).
∂θ ∂ϕ
#»
D’autre part, F (X(θ, ϕ)) = (− sin θ sin ϕ, sin θ cos ϕ, 1) de sorte que
#»
∂X ∂X
F (X(θ, ϕ)) · ∧ = cos θ sin θ.
∂θ ∂ϕ
En intégrant sur Ω, on obtient
π
#» # » 2π
ZZ Z Z
4
F · dS = cos θ sin θ dθ dϕ
S 0 0
θ= π4
1 π
= 2π − cos(2θ) = .
4 θ=0 2
Deuxième option : On utilise la formule de Stokes
#» # » #» # »
ZZ I
rot G · dS = y G · dx,
S γ
où S est surface orientée par un vecteur normal #»
y
n et de bord γ orienté de sorte que
S soit à gauche de la courbe quand on la parcourt avec le vecteur #» n dirigé vers le
y
haut. La surface S et la courbe γ satisfont bien cette hypothèse. De plus, comme le
#» #» RR #» # »
rotationnel de G est égal à F , le membre de gauche de cette formule est S F · dS.
H #» # »
Sa valeur est donnée par le membre de droite calculé précédemment yγ G · dx = π2 .
y
Exercice 2 1. La courbe γ et le domaine Ω sont représentés ci-dessous :
2
2. On a
ZZ Z 2π Z 2+cos θ
Aire(Ω) = dx dy = r dr dθ
Ω 0 0
Z 2π 2 r=2+cos θ
r
= dθ
0 2 r=0
Z 2π
1
4 + 4 cos θ + cos2 θ dθ
=
0 2
1 1 9
= (8π + 2π ) = π.
2 2 2
y
3. La courbe γ est paramétrée par ϕ(θ) = ((2 + cos θ) cos θ, (2 + cos θ) sin θ) pour θ ∈
[0, 2π]. Son vecteur tangent est ϕ0 (θ) = (−2 sin θ −2 sin θ cos θ, 2 cos θ −sin2 θ +cos2 θ).
#»
Le champ de vecteurs le long de la courbe est F (ϕ(θ)) = 21 (−(2 + cos θ) sin θ, (2 +
cos θ) cos θ), de sorte que
#» 2 + cos θ
F (ϕ(θ)) · ϕ0 (θ) = (2 sin2 θ(1 + cos θ) + (2 cos θ − sin2 θ + cos2 θ) cos θ)
2
2 + cos θ
= (2 + sin2 θ cos θ + cos3 θ)
2
1 1
= 2 + cos θ + sin2 θ cos θ + sin2 θ cos2 θ + cos3 θ + cos4 θ
2 2
1
= 2 + 2 cos θ + cos2 θ
2
En intégrant par rapport à θ, on obtient
#» # »
Z
1 1 9
F · dx = 4π + 2π = π.
y
γ 2 2 2
3
4. On utilise la formule de Green-Riemann
#» #» # »
ZZ Z
rot F dx dy = y F · dx,
Ω γ
y
où γ est la courbe bordant Ω et orientée de sorte que Ω soit à gauche de la courbe. Le
y
domaine Ω et la courbe γ satisfont bien cette hypothèse. De plus, comme le rotationnel
#»
de F est égal à 1, le membre de gauche de cette formule est l’aire de Ω. Par conséquent,
#» y
la circulation de F le long de γ est égale à l’aire de Ω, et on retrouve bien le résultat
9
2
π obtenu.
Exercice 3 1. Les surfaces S1 et S2 sont respectivement paramétrées par (Ω1 , X1 ) et
(Ω2 , X2 ) :
Ω1 = Ω2 = {(x, y) : x2 + y 2 ≤ 1},
p
X1 (x, y) = (x, y, x2 + y 2 ),
X2 (x, y) = (x, y, 1).
2. A partir de la paramétrisation de S1 , on calcule
∂X1 x
= (1, 0, p ),
∂x x + y2
2
∂X1 y
= (0, 1, p ),
∂y x2 + y 2
∂X1 ∂X1 x y
∧ = (− p , −p , 1).
∂x ∂y 2
x +y 2 x + y2
2
Ce vecteur pointe vers le haut, il faut donc le changer de signe pour obtenir l’orienta-
#»
tion demandée. D’autre part, F (X1 (x, y)) = (−xy, 12 y 2 , x2 (x2 + y 2 )). Par conséquent,
#» x2 y y3
∂X1 ∂X1
F (X1 (θ, ϕ)) · − ∧ = −p −p − x2 (x2 + y 2 ).
∂x ∂y 2
x +y 2 2
x +y 2
En intégrant sur Ω1 , on obtient
!
#» # » x2 y y3
ZZ ZZ
F · dS = −p −p − x2 (x2 + y 2 ) dx dy
x 2 + y2 x 2 + y2
S1 Ω1
Z 2π Z 1
−r2 cos2 θ sin θ − r2 sin3 θ − r4 cos2 θ r drdθ
=
0
Z 2π0 Z 1
= − r4 cos2 θ r drdθ
0 0
r=1
1 1 π
= − r6 2π = − .
6 r=0 2 6
4
A partir de la paramétrisation de S2 , on calcule
∂X2
= (1, 0, 0),
∂x
∂X2
= (0, 1, 0),
∂y
∂X2 ∂X2
∧ = (0, 0, 1).
∂x ∂y
Ce vecteur pointe vers le haut, il correspond donc à l’orientation demandée. D’autre
#»
part, F (X2 (x, y)) = (−xy, 12 y 2 , x2 ). Par conséquent,
#»
∂X2 ∂X2
F (X2 (θ, ϕ)) · ∧ = x2
∂x ∂y
En intégrant sur Ω2 , on obtient
#» # »
ZZ ZZ
F · dS = x2 dx dy
S2 Ω
Z 2π2Z 1
= r2 cos2 θ r dr dθ
0 0
r=1
1 4 1 π
= r 2π = .
4 r=0 2 4
3. On calcule
#» ∂(−xy) ∂( 21 y 2 ) ∂(x2 z 2 )
div F = + + = −y + y + 2x2 z = 2x2 z.
∂x ∂y ∂z
4. En utilisant les coordonnées cylindriques (r, θ, z), la description du domaine D devient
D = {(r, θ, z) : 0 ≤ z ≤ 1, r ≤ z}. On obtient donc
ZZZ Z 1 Z 2π Z z
2
x z dx dy dz = r2 cos2 θz r dr dθ dz
D
Z0 2π 0 0
Z 1Z z
2
= cos θ dθ r3 z dr dz
0
Z 1 r=z0 0
1 4
= π r z dz
0 4 r=0
Z 1
1 5
= π z dz
0 4
z=1
1 6 π
= π z = .
24 z=0 24
5. On utilise la formule de Gauss-Ostrogradski
#» #» # »
ZZZ ZZ
div F dx dy dz = F · dS
D S
5
où S est la surface limitant le domaine D et orientée par la normale extérieure. La
surface S, réunion des surfaces S1 et S2 satisfait bien cette hypothèse. On obtient
donc
#» #» # » #» # »
ZZZ ZZ ZZ
π π π
div F dx dy dz = F · dS + F · dS = − + = .
D S1 S2 6 4 12
#»
Comme div F = 2x2 z, on obtient bien le double du résultat de la question précédente.