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Rapport SNB Définitif

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INTRODUCTION

Depuis de très nombreuses années, le risque de crédit est l'une des causes majeures de la volatilité
des résultats des entreprises et des institutions financières. Comme toute entreprise, un établissement
de crédit est exposé à une multitude de risques qui peuvent entraîner sa défaillance et/ou sa faillite.

Ce risque appelé risque d'insolvabilité est essentiel dans l'activité de la banque dont l'une des fonctions
est la distribution de crédits. L'appréciation du risque d'insolvabilité est donc une première importance
et on peut schématiser ainsi le comportement de la banque conféré à ce risque ; un crédit n'est accordé
que si le banquier estime que la probabilité de remboursement excède celle de non remboursement.

Avec le développement du marché des particuliers, la question d'insolvabilité, lorsque l'emprunteur est
un simple particulier, se pose de plus en plus et l'insuffisance des renseignements concernant ces
emprunteurs a conduit les banquiers à rechercher d'autres moyens d'appréciation du risque
d'insolvabilité reposant sur des méthodes statistiques. Par la suite, le problème s'est naturellement pris
d'étendre ces méthodes aux crédits à destination des entreprises.

Pour aider les banques commerciales à apprécier et prendre des décisions sur la concession de crédit,
la BCEAO a mis en place un outil appelé Centrale des Risques (CR) qui a pour objectif de recenser
tous les crédits octroyés par ces banques, faire le calcul des risques et mettre à disposition des
banques ces informations.

Ce dans ce sens, que ce présent rapport porte sur le thème Actualisation de la Centrale des
Risques et Analyse des risques bancaires.

Ainsi, dans l’optique d’analyser et de comprendre ce thème, nous nous posons quelques questions à
savoir :

Quelles sont les banques qui octroient plus de crédit ?

Quels sont les risques encourus par ces banques ?

Quelle banque encourt plus de risque de crédit ?

Pour répondre à ces problématiques, le présent rapport se divise en 3 points essentiels : Dans un
premier temps, nous allons faire une présentation de la BCEAO et de ses missions, ensuite, nous
présentons la structure d’accueil et du service et enfin nous abordons le déroulement du stage, avec
l’accent sur la Centrale des Risques.

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 1


1. PRESENTATION DE LA BCEAO

La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est une institution publique
internationale dont le siège principale se trouve à Dakar, Sénégal.

Elle a vu le jour le 12 mai 1962. À sa création, elle réunissait les pays comme : les Républiques de
Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Niger, de la Mauritanie, Togolaise, du Dahomey et enfin de
Haute-Volta.

Actuellement elle regroupe huit (08) pays membres de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) :

➔ Bénin ➔ Sénégal

➔ Côté d'Ivoire ➔ Guinée-Bissau

➔ Mali ➔ Burkina Faso

➔ Niger ➔ Togo

La Banque Centrale jouit du privilège exclusif de:

 L'émission monétaire;

 La centralisation des réserves de devises de l'Union;

 La définition de la loi bancaire applicable aux banques et aux établissements financiers;

 La tenue des comptes des trésors des États de l'Union.

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 2


1.1. MISSIONS ET OBJECTIFS

La Banque Centrale peut conduire, dans le respect de l’équilibre monétaire, des missions ou projets
spécifiques qui concourent à l’amélioration de l’environnement de la politique monétaire, à la
diversification ainsi qu’au renforcement du système financier de l’UMOA et des capacités techniques et
professionnelles dans le secteur bancaire et financier.

Elle est investie des missions fondamentales suivantes :

➢ Définir et mettre en œuvre la politique monétaire au sein de l’UMOA ;

➢ Veiller à la stabilité du système bancaire et financier de l’Union ;

➢ Promouvoir le bon fonctionnement et assurer la supervision et la sécurité des systèmes de


paiement dans la zone UMOA ;

➢ Mettre en œuvre la politique de change de la zone dans les conditions arrêtées par le Conseil
des Ministres ;

➢ Gérer les réserves officielles de change des États membres de l’UMOA;

1.2. VALEURS CARDINALES

La Banque Centrale dispose des valeurs qui sont propres à elle. Ses valeurs sont:

✗ La Solidarité, qui symbolise le fait de toujours être à la disposition pour aider son prochain. Agir
ensemble, dans la cohésion pour porter toujours plus haut le flambeau de la Banque Centrale;

✗ Le Professionnalisme, c'est vivre pleinement notre credo pour l'excellence afin de servir de
référence aux générations futures;

✗ La Loyauté et l'Intégrité, cela veut dire, demeurer des serviteurs loyaux et intègres de la cause
communautaire pour mériter davantage la confiance dont la Banque Centrale est dépositaire.

1.3. STRUCTURATION DES AGENCES PRINCIPALES DE LA BCEAO

Les Directions Nationales sont organisées, par la Décision n° 206-04-2012 portant organisation des
Directions Nationales de la BCEAO, comme suite :

 l'Agence Principale;

 le Contrôle des Opérations;

 les Agences Auxiliaires et

 les Dépôts de Signes Monétaires, en cas de besoin.

Chaque Agence Principale comprend 9 services, à savoir :

➢ le Service de la Caisse;

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 3


➢ le Service des Établissements de Crédits;

➢ le Service de la Microfinance et des Systèmes Financiers Décentralisés;

➢ le Service des Études et de la Statistique;

➢ le Service des Opérations Bancaires;

➢ le Service de l'Administration et du Patrimoine;

➢ le Service de la Comptabilité et du Contrôle de Gestion;

➢ le Service des Systèmes d'Information et

➢ le Service des Ressources Humaines.

Ces Services sont subdivisés en Sections et placés chacun sous la responsabilité d'un Chef de
Service, assisté, si besoin, par un ou plusieurs Adjoints. Les sections sont placées chacune sous la
responsabilité d'un Chef de Section.

2. PRESENTATION DE LA STRUCTURE D'ACCUEIL ET DU SERVICE

Nous avons effectué notre stage au Service des Établissements de Crédits (SEC) à l'Agence
Principale.

2.1. Organigramme et Effectifs du SEC

Le SEC est composé de 5 agents:

• un (1) Chef de Service;

• deux (2) Chefs de Sections;

• deux (2) Agents Administratifs

ORGANIGRAMME DU SERVICE DES ETABLISSEMENTS DE CREDITS

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 4


Cependant, il faut préciser qu'il y a 2 postes qui sont vacants et que nous n’avons pas inclus dans
l'organigramme. Ces postes sont : Secrétaire et Huissier.

2.2. Activités Principales

2.2.1. Service des établissements de crédit

Comme mentionné ci-dessus, le SEC comprend deux (2) sections: Interventions et Financement de
l’Économie et Surveillance des Établissements de Crédit et Suivi des Risques.

2.2.1.1. Section Interventions et Financement de l’Économie

Cette section s'occupe principalement des activités suivantes:

✗ La gestion des interventions et du portefeuille des titres de la Banque Centrale;

✗ Le suivi des activités sur le marché financier régional;

✗ La gestion des opérations relatives au marché des titres publics;

✗ La gestion des émissions et des transactions relatives aux titres de créance négociables;

✗ Le contrôle de concours de l’État;

✗ Le suivi des activités relatives à la gestion du marché monétaire;

✗ Le suivi des opérations sur le marché interbancaire;

✗ Le suivi de l'application du dispositif régissant le système des réserves obligatoires;

✗ Le suivi de la position extérieure des banques;

✗ La réalisation d'études et des rapports sur la situation des établissements de crédit;

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✗ La contribution aux travaux relatifs à l'élaboration des cadrages macroéconomiques pour la
conduite de la politique monétaire;

✗ La confection de l'annuaire et du fascicule des bilans des établissements de crédits ;

✗ L'élaboration et l'analyse des statistiques relatives aux interventions de la Banque Centrale et


aux opérations de crédit;

✗ Toutes opérations et initiatives liées au développement et à l'amélioration du fonctionnement du


système financier;

✗ Le recueil, la saisie et le contrôle des liasses fiscales des entreprises;

✗ Le traitement et l'exploitation des informations et des produits de la Centrale des Bilans des
entreprises;

✗ La promotion et le développement de la bancarisation et l'accès aux services financiers;

✗ La réalisation, en rapport avec les structures concernées, de toutes études relatives au


développement harmonieux du marché des titres de créances privés ou publics émis dans les
États membre de l'Union sous agrément ou avec le concours de la BCEAO;

✗ L'organisation et le suivi des réunions du Conseil National du Crédit (CNC);

✗ Les relations avec la Banque Ouest Africain de Développement (BOAD);

✗ Le suivi des questions liées au financement de l'économie;

✗ L'organisation des rencontres avec les Associations Professionnelles des Banques et


Établissements Financiers;

✗ L'organisation des réunions des organes de l'UMOA et de la BCEAO, en relation avec les
Services concernés.

2.2.1.2. Section Surveillance des Établissements de Crédit et Suivi des Risques

Elle s'en charge principalement des tâches suivantes:

✔ La gestion des demandes d'agrément et autorisations diverses des établissements de crédit;

✔ La surveillance de la distribution et de la qualité du crédit au sein de chaque établissement;

✔ Le suivi du respect des dispositions relatives aux conditions de banque;

✔ Le suivi de l'application de la réglementation bancaire, notamment du respect du dispositif


prudentiel;

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 6


✔ La gestion du contentieux relatif aux prêts et emprunts de titres

✔ Les relations avec le Secrétariat Général de la Commission Bancaire de l'UMOA;

✔ La contribution à l'élaboration et à la mise à jour des indicateurs de solidité financière;

✔ L'analyse macro prudentielle des risques bancaires et financiers ;

✔ Les travaux relatifs à la prévention et à la gestion des situations de crise dans le secteur
bancaire;

✔ Les activités relatives à la centralisation des risques;

✔ L'exploitation des données de la Centrale des Incidents de Paiement;

✔ La conduite et l'analyse des tests de résistance.

2.3. Enjeux Majeurs du Service

Les enjeux majeurs du service sont divisés en deux grands objectifs :

2.3.1. Objectifs liés aux Projets Structurants implémentés par le siège principal

2.3.1.1. Implémentation de Bâle 2 et 3

Le SEC est le point focal de la Direction Nationale dans le cadre de la Réforme prudentielle. Le Service
est responsable pour le suivi des banques de la place de Bissau dans les différentes phases de cette
réforme.
En effet, depuis la première réforme Bâle I adoptée en 1988, le système financier a connu des
mutations auxquelles ce dispositif ne prenait pas en compte telles que : la diversification des produits
bancaires, l'augmentation du nombre de groupes bancaires panafricains, retard de l'UMOA par rapport
à certaines juridictions participant aux différents collèges de superviseurs que la plupart d'entre eux
sont à Bâle II ou III. Au vu de ces faits, l'Union a décidé de déclencher la mise en œuvre des reformes
pour se conformer aux standards internationaux afin de renforcer la solidité et la stabilité du système
financier de l'Union et aussi rattraper le retard sur les autres juridictions partenaires.

2.3.1.2. Implémentation de nouveau Plan Comptable Bancaire (PCB)

Le SEC accompagne également le processus de révision du plan comptable bancaire de concert avec
l'équipe du Siège chargé du projet. L’objectif principal visé par le régulateur dans le cadre de ces
réformes est de renforcer la sécurité et la solidité de notre système financier, et d’améliorer la qualité de
l’information financière publiée par les établissements de crédits. Ces publications destinées en premier
aux actionnaires et au régulateur, constituent un élément fondamental d’appréciation de leur situation
financière et de leur performance. Situation et performance qui intéressent, entre autres, les
investisseurs qui cherchent à placer leur excédent de ressources. La convergence de nos pratiques
comptables vers des pratiques admises au niveau international est censée faciliter l’élargissement du

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champ d’accès au financement externe. Il s’agit aussi, d’assurer une cohérence entre le droit commun,
notamment le Droit comptable OHADA qui a été récemment révisé avec la publication du nouvel Acte
Uniforme Relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière (AUDCIF).

2.3.1.3. Implémentation d'un Bureau d'Information sur le Crédit (BIC)

Le Bureau d'information sur le Crédit est un dispositif qui collecte auprès des organismes financiers,
des sources publiques et des grands facturiers (sociétés d’électricité, d’eau et de téléphonie mobile),
des données disponibles sur les antécédents de crédit ou de paiement d’un emprunteur ; traite les
informations collectées à l’aide de techniques appropriées (statistiques, informatiques, etc.)
commercialise les produits dérivés des informations traitées (rapports de solvabilité, scoring) auprès,
entre autres, d’établissements de crédit. Il a été créé par l’UMOA avec l'objectifs de réduire l’asymétrie
d’information (situation dans laquelle l’une des parties signataires d’un contrat dispose au préalable de
plus d’informations que l’autre partie sur sa situation) sur la solvabilité des emprunteurs, qui contribue
notablement au rationnement du crédit, renforcer l’accès au crédit à moindre coût, tout en préservant la
qualité du portefeuille des banques et aussi renforcer le climat des affaires, qui figure parmi les axes
prioritaires de leurs politiques économiques. En Guinée-Bissau le SEC est chargé d'assurer son
implémentation et le suivi, en faisant la réussite de ce processus l'une de ses priorités.

2.3.1.4. Implémentation du dispositif de soutien au financement des Petites et Moyennes


Entreprises (PME)

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d'économies de l'UEMOA, adopté par la Conférence des
Chefs d'États et de Gouvernement en juin 2012, le Conseil des Ministres de l'Union a approuvé, sur
proposition de la Banque Centrale, le mécanisme d'aide au financement des Petites et Moyennes
Entreprises (PME) lors de sa réunion du 29 septembre 2015 et il a été lancé en Guinée-Bissau le 1 er
août 2018. L’objectif de ce Dispositif est de créer une masse critique de PME et de Petites et Moyennes
Industries (PMI) en vue d’accroître la contribution de cette catégorie d’entreprises à la création de
richesses et à la lutte contre le chômage.

Le Dispositif vise à faire face aux difficultés d'accès au financement bancaires par le biais de conditions
offertes par la Banque Centrale aux établissements de crédits, ainsi qu'à améliorer l'organisation et le
suivi de ces sociétés.

Pour sa réussite, le dispositif implique l’État, des structures d’appui et de cadrage des PME / PMI, des
Banques Centrales et des établissements de crédits.

2.3.2. Objectifs liés aux Projets Internes

2.3.2.1. Restructuration de la Centrale de Risques

La Centrale des Risques est un dispositif de la Banque Centrale qui permet aux banques de connaître
l'endettement global de leurs clients. Les banques sont tenues de communiquer à la Banque Centrale
tout crédit octroyé dès lors que l'engagement dépasse le plafond de trois millions (3.000.000) FCFA. Le
crédit équivalant à de la création de monnaie, la centrale des risques est tenue de communiquer aux

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autorités monétaires toute information permettant d'évaluer la masse de crédits octroyés, et ce, au jour
le jour. Le SEC s'est fixé l'objectif de recenser dans la Centrale des Risques au moins 80% de montant
de crédits octroyés et inscrits dans les Déclarations d’Établissement des Crédits (DEC) reçues des
banques.

2.3.2.2. Actualisation constant de la Centrale de Bilan

Il s'agit d'un dispositif créé par la Banque Centrale en 2003 qui a pour vocation, à partir de la collecte
des données relatives aux comptes annuels et des informations économiques et juridiques des
entreprises non financières exerçant une activité au sein du pays, de mettre des informations
d’entreprises à la disposition de toute personne intéressée.
En effet, les entreprises s’engagent quotidiennement vis-à-vis de leurs clients, fournisseurs et
établissements de crédits. Aussi, toutes ces parties ainsi que leurs salariés et les pouvoirs publics sont-
ils intéressés par l’information financière sur ces entreprises et leurs secteurs d'activités. La Centrale
des Bilans contribue à rendre disponible cette information financière. Le SEC consent beaucoup
d'importance à la mise-à-jour de la Centrale des Bilans.

3. PRESENTATION DES MISSIONS EFFECTUEES (DEROULEMENT DU STAGE)

Il s'agit de préciser notre parcours pendant la durée du stage, notamment, les missions que nous ont
été confiées, la méthodologie utilisée, les actions menées et les difficultés rencontrées.

3.1.Mission

Pour ce stage, nous avons reçu un thème sur lequel nous devons baser notre rapport et/ou écrire le
mémoire, car comme il était dit à l'introduction, ce stage est, principalement pour donner les étudiants
en master l'opportunité d'écrire leur mémoire de fin d'étude.

Pour cette session de 2018, trois (03) thèmes sont proposés :

• Analyse de la situation financière des banques de la Guinée-Bissau ;

• Mise à jour de la Centrale des Risques et analyses des risques bancaires ;

• L'impact de l'Investissement Direct Étranger (IDE) dans l'économie Bissau-guinéenne.

J'ai l’honneur choisir le thème portant sur la mise à jour de la centrale des risques et analyse des
risques bancaires. J'ai été encadré par M. Abilio FERNANDES, chef de section Interventions et
Financement de l’Économie.

Ainsi les principales missions qui en découlent sont :

 Participer dans l'élaboration du canevas de transmission des informations des banques ;

 Participer aux actions de sensibilisation des acteurs pour la reprise de la Centrale des Risques ;

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 9


 Centraliser, codifier et classifier les risques bancaires ;

 Analyser l'évolution des crédits des banques.

3.2. Méthodologie utilisée

Dès le début du stage, nous nous sommes impliqués dans plusieurs activités de la Banque Centrale,
notamment dans tous ce qui concerne l’organisation des rencontres (réunions, séminaires, journées
récréatives, etc.) au siège principal et en dehors, l’accomplissement des tâches qui nous sommes
assignées et d’autres qui sont en dehors de notre objectif.

En ce que concerne la méthodologie utilisée pour rédiger ce rapport, nous avons procédé en 3 phases,
qui sont :

• Collecte des données (interview, revue littéraire et observation) ;

• Analyse de ces données ;

• Commentaires.

3.3. Actions menées

Au cours des six (6) mois passés au sein de la Banque Centrale, nous avons été amenés à réaliser
plusieurs tâches, lesquelles nous ont permis de cerner un peu plus notre sujet et de comprendre
comment les établissements de crédits sont surveillés afin de maîtriser les risques et comment la
BCEAO intervient au financement de l’économie. Ces actions sont les suivantes :

 Collecter des données de chaque banque pour la centrale des risques ;

 Mettre en place le central des risques et l'actualiser mensuellement ;

 Actualiser le dossier de marché monétaire ;

 Préparer le dossier de facteur autonome de la liquidité (FAL) ;

 Actualiser le central des bilans ;

 Actualiser le dossier de réserve obligatoire (RO) ;

 Aider dans la rédaction des comptes rendus ;

 Rédiger des correspondances ;

 Effectuer des traductions des documents de portugais en français et vice-versa.

3.3.1. Collecte des données de chaque banque pour le Central de Risques

Pour pouvoir établir un Central des Risques, il faut avoir des données relatives aux crédits de chaque

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client des banques commerciales qui opèrent dans le pays, ainsi il est nécessaire de contacter les
banques pour qu'elles nous fournissent ces données. De ce fait, nous envoyons une correspondance
en leur expliquant en quoi consiste le central des risques et en même temps solliciter l'envoi des
donnés. Cette correspondance est envoyée avec un annexe du canevas du fichier type qu'elles doivent
utiliser pour la transmission des informations demandées. Aussi, nous avons organisé des séances
avec les différentes banques pour mieux leur expliquer comment remplir les différentes colonnes du
fichier qu’ils doivent nous envoyer pour la conception du Central de Risques.

3.3.2. Mise en place le Central des Risques et l'actualiser mensuellement

Après avoir reçu les fichiers électroniques des banques, nous procédons au traitement des différentes
informations, cela veut dire, voire si le tableau a été bien rempli conformément au canevas envoyé et
ensuite, nous introduisons ces données dans le central.

Il faut préciser que, pour le central des risques, nous travaillons avec deux (2) fichiers : ''Verif CD'' et
''Livret vert''.

3.3.2.1. Fichier ''Verif CD''

''Verif CD'' consiste à regrouper les informations envoyées par chaque banque dans une feuille excel
OpenOffice, cela veut dire, organiser les informations de chaque banque dans une feuille.''Verif CD''

Les fichiers envoyés par les banques sont composés de 25 colonnes, qui sont :

• INDICE (Immatriculation de la banque) ;

• NUMERO (Numéro d'inscription du bénéficiaire à la centrale des risques) ;

• BENEF (Désignation de la personne physique ou morale) ;

• NATION (Code nationalité de la personne physique ou morale) ;

• CONTROLE (Entreprise Privée A, Entreprise Publique B) ;

• NAISSANCE (Date de naissance personne physique) ;

• LIEU (Lieu de naissance) ;

• IDENTITE (Numéro carte nationale d'identité ou registre de commerce) ;

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• ACTIVITE (Branche d'activité de la personne morale ou physique) ;

• PERIODE (Période de production – format mm/aa) ;

• AUPRE (Autorisation Préalable) ;

• AUDEC (Autorisation de Déclarant) ;

• GARCO (Crédits Ordinaires, garantie court terme) ;

• HORCO (Crédits Ordinaires, effet hors zone) ;

• AUTOCO (Autres Crédits Ordinaires court terme) ;

• MOYCO (Crédits Ordinaires, Moyen terme) ;

• LONCO (Crédits Ordinaires, Long terme) ;

• GARCC (Crédits de Campagne, garantie) ;

• HORCC (Crédits de Campagne, effet hors zone) ;

• AUTCC (Autres Crédits de campagne) ;

• OBLIG (Obligations Cautionnées) ;

• BAILS (Crédits Bail) ;

• AVALS (Avals et autres cautions) ;

• COTATION (Classification en fonction de la cote attribuée à la demande d'accord de


classement) ;

• ACCORD (Montant de l'accord de classement approuvée et mis en place par la Banque


Centrale).

Le remplissage se fait de façon suivante : Voire l'image

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 12


Outre l'organisation des fichiers envoyés par les banques, il est créé une nouvelle feuille ''Liste'' qui va
regrouper tous ces informations dans une seule feuille.

Cette feuille est composée de 8 colonnes : Numéro de central de risque (NCR), Activités, Bénéficiaires,
Contrôle et Type.

NCR est rempli de deux (2) façon, premièrement nous introduisons les numéros en séquence
accompagné du code national (GW) et deuxièmement on introduit ces numéros mais cette fois sans le
''GW''.

Activité est divisée en trois parties, dans la première partie nous introduisons le code de l'activité de
façon complet (ex. : 99000 – qui désigne les activités de particuliers). Dans la deuxième partie nous
prenons juste les deux (2) premiers chiffres (ex. : 99) et dans la troisième partie nous prenons le
premier chiffre (ex. : 9).

Bénéficiaire correspond à la désignation de la personne physique ou morale (Prénom et Nom).

Contrôle nous permet de savoir si l'activité est de nature privée (A) ou publique (B).

Type nous montre si c'est une personne physique (P) ou morale (M).

Le tableau ci-dessous nous illustre sur le remplissage de cette feuille (''Liste'').

C'est à partir de cette feuille que nous donnons un numéro (code) à chaque bénéficiaire et aussi sa
personnalité juridique.

3.3.2.2. ''Livret vert''

''Livret vert'' est subdivisé en deux composants : l'état récapitulatif des risques recensés (CR210) et
le tableau de répartition par branche d'activité des utilisations des crédits recensés (CR230).

CR210 fait la compilation de tous les risques recensés. Grâce à cela, nous pouvons déterminer
le risque grâce à la somme de total crédits, crédit-bail et obligations cautionnées. Cela
nous permettra de faire une cartographie de risque et ensuite de les classer.

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 13


CR230 répartit ces risques par branche d'activité où les crédits sont utilisés. Il est reparti en
deux tableaux: un tableau avec toutes les branches de façon exhaustive et un autre tableau
avec le résumé des branches.

Tab.1 : Branche d'activité et sous branches (exhaustive)

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 14


Tab.2 : Branche d'activité (résumé)

Avec ces tableaux, nous pouvons savoir quel sont les secteurs d'activités qui sont les plus financés et
comment les crédits accordés par les banques sont utilisés.

Ces fichiers (''verif cd'' et ''livret vert''), après les avoir traité nous les envoyons (2 exemplaires) à tous
les banques et au siège de la BCEAO à Dakar, de rappeler que chaque mois on actualise ces fichiers.
Ainsi si un client souhaite avoir un crédit de la part des banques, ces derniers sauront si ce client n'est
pas très endetté ou s'il sera en mesure d’honorer ses engagements.

C'est un outil d'information qui permettra aux banques de prendre une décision avant de consentir un
crédit à un client.

3.3.3. Actualisation du dossier de Marché Monétaire

Chaque semaine, nous procédons à l'actualisation du dossier de marché monétaire qui permet à la
Direction Nationale d'avoir un œil sur la circulation de la monnaie sur le marché. Il y a lieu de rappeler
que l'un des principaux objectifs de la Banque Centrale est de veiller sur la stabilité des prix, donc
avec ce dossier, elle peut savoir si elle va injecter de l'argent ou non sur le marché.

Ce dossier comporte trois (3) tableaux :

• Tableau 1 contient tous les soumissions des banques de l'Union ;

• Tableau 2 comporte les soumissions des banques de la place ;

• Tableau 3 permet de visualiser la trésorerie des banques de la place.

Après avoir rempli tous ces tableaux, nous faisons une analyse des soumissions et nous procédons à
des commentaires si nécessaires.

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 15


NB : Voir ces tableaux en annexe.

3.3.4. Préparation du dossier de Facteur Autonome de la Liquidité (FAL)

Le Facteur Autonome de la Liquidité permet à la Banque Centrale de connaître la liquidité des


banques, les opérations interbancaires et la situation de refinancement.

Il existe quatre (4) guichets de refinancement que la BCEAO utilise pour refinancer les banques
commerciales. Ces guichets sont :

• Open Market (Guichet hebdomadaire), dans ce guichet la BCEAO décide sur l'injection
d'argent et le taux varie entre 2,5% à 4,5%, aussi l’échéance est fixé à sept (7) jours ;

• Prêt Marginal, est celui sur lequel les contreparties admissibles peuvent accéder, à leur
initiative, à tout moment, pour mettre en pension auprès de la BCEAO des titres et des effets
admissibles en vue d'obtenir des liquidités. Ce guichet à un taux fixe de 4,5% et son échéance
de prise en pension varie de 1 à 7 jours ;

• Spécial de refinancement, celui-ci, aussi comme le prêt marginal, fonctionne par l'initiative des
banques commerciales, mais différemment des autres 2 premiers, il est fait avec des titres à
long terme (Obligation de Trésors). Pour qu'une banque bénéficie du refinancement sur ce
guichet, il faut que ce titre ait au moins une validité de 2 ans restants, cela veut dire que, si la
validité du titre est de cinq (5) ans il faudra qu'il reste au moins 2 ans sur ces 5 ans. L'échéance
est de trente (30) jours.

• Avances intra-journalières sont des concours garantis par des dépôts d'effets et de titres de
créance, remboursable le même jour, octroyés aux participants aux échanges sur le Système
de Transfert Automatisé et de Réglementation dans l'UEMOA (STAR UEMOA), en vue de leur
permettre de faire face à un besoin ponctuel de trésorerie au cours de la journée d'échange.
Elle est activée exclusivement pendant les jours ouvrables, sur la base du calendrier du STAR
UEMOA et les avances doivent être dénouées au plus tard en fin de journée.

Les avances intra-journalières ne sont pas productrice d'intérêt et en cas de non dénouement, elle est
assortie d'une pénalité.

3.3.5. Chargement de la Centrale des Bilans

Cette partie consiste à introduire des données financières des entreprises opérant dans un secteur
outre que financier, dans une application permettant d'avoir une vue globale de leurs performances au
niveau national, savoir si les financements qui sont accordés aux entreprises sont utilisés à bon
escient, suivre l'évolution du financement de l'économie. Il permet aussi de savoir quelle est la part des
entreprises dans la totalité des crédits accordés dans l'économie et d'harmoniser l'information donnée
par la Direction Générale des Contributions et Impôts (DGCI) et les banques commerciales.

La Centrale des Bilans est un outil très important qui permet à la BCEAO de jouer son rôle de conseiller

Rapport de stage, M. Samba N'gone BALDE Août 2018-Janvier 2019 16


et de régulateur dans une économie.

3.3.6. Actualisation du dossier de réserve obligatoire (RO)

Les réserves obligatoires constituent un système de sécurité du système financier international. Ce


sont des fonds que les banques généralistes et les établissements qui accordent des crédits doivent
déposer auprès de leur banque centrale.

Le montant des réserves obligatoires dépend de la politique monétaire des pays. Lorsqu'une banque
centrale veut restreindre l'accès au crédit, elle exige un pourcentage plus élevé de l'encours des
instruments financiers à maturité inférieure à deux ans, et inversement.

Concernant la BCEAO, le montant minimum des réserves à constituer est déterminé chaque mois, par
les banques, à partir des données extraites de leur situation comptable mensuelle DEC 612 de
l'antépénultième mois par rapport à celui du dernier jour de la période de constitution des réserves.

Les réserves obligatoires sont constituées sur un compte ordinaire ou de règlement. Elles sont
constituées par les banques sur une base mensuelle, allant du 16 de chaque mois au 15 du mois
suivant et pour les établissements financiers à caractère bancaire assujettis, les réserves doivent être
constituées sur une base trimestrielle.

Les établissements de crédits assujettis ayant la qualité de participants directs ou indirects au STAR
UEMOA constituent leurs réserves obligatoires dans leurs comptes de règlement dudit système. Pour
les établissements de crédits ayant la qualité de sous-participant et ceux n'ayant pas la qualité de
participant au STAR UEMOA, constituent leurs réserves obligatoires sur leurs compte ordinaires à la
BCEAO.

Le montant minimum des réserves obligatoires que doit constituer chaque établissement assujetti, sur
une période de constitution donnée, est calculé en appliquant les coefficients de réserves obligatoires
en vigueur aux éléments correspondants de l'assiette.

Les coefficients retenus pour l'entrée en vigueur du dispositif des réserves obligatoires sont les suivants
pour les banques et les établissements financiers distributeurs de crédits, autorisés à recevoir des
dépôts du public, à l'exclusion des établissements de financement de ventes à crédit :
• dépôts à vue ------------ 3,0%
• crédits et prêts à court terme (hors crédits de campagne) -------3,0%
• crédits de campagne ---------- 0,0%
Le coefficient retenu pour l'entrée en vigueur, du dispositif des réserves obligatoires est le suivant pour
les établissements de ventes à crédit :
• crédits à l'économie, après déduction des prêts obtenus des banques ---------10,0%

3.3.7. Rédaction des comptes rendus

Étant donné que la Banque Centrale est une entité très importante dans un pays et elle joue un rôle

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très important dans le développement socio-économique, elle participe et organise plusieurs
rencontres. Et vu qu’elle est en représentation du Siège Principal, elle a l'obligation de rendre des
comptes sur ces activités.

Au cours de ces six mois de stage nous avons participé et aidé à l’élaboration du dossier du Comité
National de Crédit (CNC), et avoir eu l'opportunité de participer dans la réunion du deuxième et
troisième trimestre de l'année 2018. Aussi nous avons eu le plaisir de participer aux rencontres avec les
banques et des envoyés spéciaux du FMI et surtout nous avons eu l'honneur d'être à l'organisation de
la première édition de la semaine d'inclusion financière organisée par la BCEAO.

Sur ces rencontres, j'aidais mon encadrant, M. Abilio FERNANDES, à prendre des notes pour la
rédaction des comptes rendus. Ensuite ces comptes rendus font l'objet de correction par les contrôleurs
avant d'être envoyés au Siège Principal.

3.3.8. Rédaction des correspondances

Pour entrer en contact avec les banques ou autres institutions de façon formelle, il faut que les
documents soient en portugais, qui est la langue officielle de la Guinée-Bissau. Ainsi nous écrivons des
correspondances pour demander, inviter ou informer les partenaires de la Banque Centrale sur
différents sujets.

3.3.9. Traductions des documents du portugais en français et vice-versa

La Banque Centrale est une institution composée de 8 pays de l’UEMOA, seule la Guinée-Bissau,
entre ces 8 pays qui n'a pas comme langue officielle le français. Donc pour communiquer ou informer
ses partenaires nationaux, il faut que les documents soient en portugais, qui est la langue officielle
Bissau-guinéenne, et pour communiquer avec le siège principale, il faut utiliser le français, d'où la
nécessité de traduire les documents.

3.4. Difficultés rencontrées

Pendant les six (6) mois de stage nous avons été amenés à effectuer des nombreuses tâches et aussi
à s'adapter à l’environnement du travail. Nous pouvons dire que, heureusement, grâce à la disponibilité
et l'ouverture du personnel, notre intégration a été facile et cela nous a permis de s'adapter très
rapidement avec l'environnement du travail.

Toutefois dans l'accomplissement de l'une de nos missions, nous avons eu des difficultés. Nous
n’avons pas eu le temps de terminer l'actualisation de la Centrale des Risques étant donné que
quelques banques de la place n'ont pas réussi à envoyer les informations demandées.

A cause de manque d'information concernant quelques banques et le manque du personnel au niveau


du service, les 6 mois n'ont pas été suffisants pour terminer avec la mise en place du Centrale et pour
ensuite faire une analyse des risques bancaires, vu que des fois nous sommes obligés de se consacrer

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à faire d’autres activités plus urgentes qui ne figurent pas dans notre mission afin d’aider dans l’attente
des objectif hebdomadaires et/ou mensuelles.

En somme, cela constitue l'unique difficulté que nous avons pu rencontrer durant les 6 mois de stage.

CONCLUSION

L'évaluation des risques est le facteur déterminant de toute prise de décision. Elle est bien trop souvent
intuitive dans nos actions de tous les jours, mais gagne à être formalisée dans le cadre d'un projet qui
comporte une dimension financière.

Donc le risque apparaît comme l'un des défis actuels des dirigeants pour le définir, le mesurer et le
gérer pour améliorer la performance.

Pour les banques commerciales, les objectifs et les stratégies sont plus que jamais orientées vers la
rentabilité notamment pour les actionnaires. Les sanctions du marché en cas de mauvaises
performances sont en effet impitoyables.

Dans cet environnement et selon cet objectif primordial, la gestion du crédit, en particulier la gestion
des risques est l’un des facteurs de réussite de toutes les banques. Sa gestion et son analyse

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constituent un enjeu de taille puisqu'une bonne gestion de crédits et/ou des risques permet d'atteindre
ce fameux cercle vertueux synonyme de réussite.

Aujourd'hui la plupart des banques ont fait des efforts et des progrès énormes dans plusieurs domaines
pour atteindre leurs objectifs de rentabilité ou leurs impératifs de compétitivité. Ces évolutions ont pour
beaucoup été provoqué par les profondes mutations du secteur au cours des vingt dernières années.

Cependant, la Guinée-Bissau offre un contexte de risque très élevé dû au fait du faible niveau de
revenus de la population et des retards sur le paiement des salaires et cela joue un rôle important sur
les règlements des crédits octroyés par les banques commerciales, vu qu’elles se retrouvent dans une
situation de courir derrières les clients pour qu’ils paient leurs dettes. Aussi il faut préciser que la
manque d’information complet sur les clients est une cause majeure, car des fois les clients omettent
qu’ils ont un compte dans une autre banque et qu’ils ont des impayés sur celle-ci pour pouvoir ainsi
bénéficier du crédit dans une autre banque.

Ce dans ce sens que l’Agence Principale a voulu intervenir pour réunir les informations de tous les
crédits dans une centrale. De cette façon, toutes les banques auront une visibilité sur le portefeuille
crédits de chaque client et par la suite, elles pourront prendre des décisions concernant l’autorisation
de concession de crédits.

Après les 6 mois de stage, nous recommandons fortement qu’il y ait une personne, au niveau de
Service des Etablissements de Crédits, qui sera chargée uniquement d’entretenir cette Centrale, d’aller
chercher les informations auprès des banques et si nécessaire organiser des formations pour ces
derniers sur l’utilisation de la Centrale, car c’est un outil nouveau qui exige beaucoup de concentration
et d’implication pour mieux le maitriser.

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