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Les
l’image vidéo
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Les
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Philippe Bellaïche
QUATRIÈME ÉDITION
EDITIONS EYROLLES
61, Bld Saint-Germain
75240 Paris cedex 05
[Link]
Préface............................................................................................................................. XIII
Chapitre 1. La colorimétrie 1
I
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
II
Sommaire
Chapitre 3. L’optique 67
III
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
IV
Sommaire
V
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
VI
Sommaire
VII
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
VIII
Sommaire
compressés.............................................. 276
6.8.2. L’enregistrement sur disques durs :
les serveurs vidéo.................................................. 278
[Link]. Constitution d’un disque dur.................. 279
[Link]. La technologie RAID .............................. 280
6.8.3. Le montage virtuel................................................ 282
[Link]. Montage on line, montage off-line ......... 282
[Link]. Les bases du montage virtuel ................. 283
6.8.4. Le DVD................................................................. 284
6.8.5. La diffusion numérique......................................... 287
6.8.6. La vidéo sur internet ............................................. 288
[Link]. Téléchargement et streaming.................. 289
[Link]. Les différents réseaux de diffusion
sur Internet ............................................. 290
6.9. MPEG-4 et MPEG-7....................................................... 291
6.9.1. MPEG-4 : le codage des objets audiovisuels ....... 292
Les applications de MPEG-4 .............................. 294
6.9.2. MPEG-7 : la description des contenus multimédia. 296
Les applications de MPEG-7 .............................. 298
IX
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
X
Sommaire
XI
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
XII
Préface
XIII
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Philippe Pelaprat,
Grand reporter à 01 Réseaux
XIV
© Éditions Eyrolles
1 La colorimétrie
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
1.1 La lumière
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Oranges
Jaunes
Ultraviolets Violets Bleus Verts Rouges Infrarouges
Spectre
Radiodiffusion MF
Rayons gamma
visible
Radiodiffusion
Radiographie
Ultraviolets
Infrarouges
Télévision
Rayons X
et
Satellites
Radars
Fréquence
Figure 1.1
Répartition des fréquences et longueurs d’ondes du spectre visible dans l’ensemble du spectre des ondes électromagnétiques.
Tableau 1.1
Correspondance entre les couleurs principales et leurs longueurs d’onde.
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Écran
blanc
Lumière solaire
Rouge
Prisme Orange
Jaune
Vert
Bleu
Indigo
Violet
Figure 1.2
En 1966, le physicien et mathématicien britannique Isaac Newton découvre qu’un faisceau de lumière solaire se décompose
au travers d’un prisme en sept couleurs principales. La raison en est que les couleurs ont des vitesses différentes dans le
même verre. La couleur dont la longueur d’onde est la plus courte est la plus ralentie, donc la plus réfractée. En déviant
inégalement les lumières colorées, le prisme révèle ainsi la composition de la lumière qui le frappe. L’arc-en-ciel est une
illustration naturelle de ce phénomène, la dispersion de la lumière étant réalisée par les goutelettes de pluies qui agissent
comme des prismes.
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tableau 1.2
Valeurs de réflexion moyenne de certains matériaux.
Matériau Réflexion
Plâtre 85 %
Papier blanc 84 %
Marbre blanc 83 %
Carreaux de faïence 70 %
Ciment 55 %
Chêne naturel 33 %
Brique rouge 20 %
Acajou 12 %
Ardoise 10 %
Tableau 1.3
Valeurs de réflexion moyenne de certaines couleurs.
Couleur Réflexion
Jaune citron 70 %
Bleu clair 48 %
Gris clair 45 %
Beige 43 %
Rose saumon 42 %
Orange 40 %
Vert d’eau 38 %
Bleu turquoise 27 %
Rouge clair 21 %
Vert prairie 19 %
Bleu outremer 10 %
Violet 7%
Un objet lumineux émet de la lumière, alors qu’un objet éclairé reçoit et réfléchit une quantité
de lumière, qui dépend de la nature de l’objet. On voit, on photographie, on filme les objets
grâce à la lumière qu’ils réfléchissent.
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
égal à 1 dans l’air, à 1,3 dans l’eau, et est compris entre 1,45 et
1,85 pour les verres optiques. Plus l’indice de réfraction est
élevé, plus le rayon réfracté se rapproche de la normale au point
d’incidence, et réciproquement. Il existe un rapport constant
entre le sinus de l’angle d’incidence, « i », et celui de l’angle de
réfraction, « r » ; il est donné sur la figure 1.3.
Principe de
la réflexion
Rayon réfléchi
Rayon incident
[Link](i) = [Link](r)
i
Milieu 1 Principe de
indice de réfraction n1 la réfraction
Surface de séparation
Milieu 2
indice de réfraction n2 r
Rayon réfracté
Figure 1.3
Faisceau cylindrique, faisceau convergent, faisceau divergent. Principes de la réflexion et de la réfraction.
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 1.4 S
Rappels sur l’angle solide Ω : Ω=
R2
soit un cône dont le sommet
coïncide avec le centre d’une
sphère de rayon R. Ce cône
découpe la surface de la S
sphère en une zone de
surface S intérieure au cône.
L’angle solide dont l’unité
est le stéradian a pour
expression Ω = S/R2. R
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
E = I2 . cos α
D
Tableau 1.4
Quelques valeurs d’éclairement moyennes.
L’intensité d’illumination d’un lieu s’exprime en lux. Un ciel couvert produit un éclairement
de 32 000 lux, tandis qu’un appartement est éclairé sous 100 à 300 lux par des lampes
domestiques.
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Flux = 1 lumen
Source lumineuse
intensité = 1 candela
Éclairement = 1 lux
1m2
Figure 1.5
Une source lumineuse d’intensité 1 candela placée au centre d’une sphère de rayon 1 mètre produit, sur une calotte sphérique
de surface 1 m2, un éclairement de 1 lux (1 lm/m2). Sur la surface totale de la sphère, le flux est de 12,56 lumens.
10
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Sclérotique
Rétine
Cristallin
Chambre antérieure
humeur aqueuse
Nerf optique
Iris
Corps vitré
Figure 1.6
Coupe transversale de l’œil.
11
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
La rétine renferme deux types de cellules photosensibles : les cônes sont responsables de la
sensation colorée – si la quantité de lumière est suffisante –, tandis que les bâtonnets n’inter-
prètent que la luminosité.
12
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Figure 1.7
Sensibilité
Sensibilité relative des cônes
et des bâtonnets.
1 Bâtonnets
0,5 V R
B
Cônes Longueur
d'onde
(nm)
0
400 500 600 700
13
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 1.8
Courbes de visibilité relative 507 nm 555 nm
100 %
de l’œil normal moyen, en
vision diurne et en vision
Vision Vision
nocturne.
nocturne diurne
Visibilité relative
50 %
Longueur
450 500 550 600 650 700 d’onde (nm)
L’œil humain n’est pas pareillement sensible à toutes les couleurs. Pour que l’œil ait l’impres-
sion de même luminosité, il faut par exemple qu’il reçoive beaucoup plus de puissance d’une
lumière violette que d’une lumière verte.
14
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
1.3 La couleur
15
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Un corps absorbe et diffuse d’une manière sélective les différentes composantes monochroma-
tiques d’une lumière blanche. Les composantes qu’un corps réfléchit caractérisent sa couleur.
380 780
Longueur d’onde (nm)
Absorption
100 %
380 780
Longueur d’onde (nm)
16
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
17
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
18
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Tableau 1.5
La température de couleur approximative de différentes sources de lumière.
Bougie 1 800 K
Lever/coucher du soleil 2 000 K
Lampe TH domestique 2 800 – 2 900 K
Lampe TH de studio 3 200 K
Lampe à halogénures métalliques 5 600 K
Lumière du jour, ciel dégagé 5 600 K
Lumière du jour, ciel couvert 8 000 K
19
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Énergie
relative
150
C : 6 774 K
100 E : 5 600 K
B : 4 874 K
50
A : 2 856 K Longueur
d’onde (nm)
Figure 1.10
Courbes représentatives des énergies relatives des blancs A, B, C, E.
20
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Contrairement au système visuel humain, la caméra ne s’adapte pas toute seule aux différences de
température de couleur des sources de lumière. Pour qu’elle puisse restituer fidèlement les couleurs
des objets, il faut effectuer un étalonnage colorimétrique adéquat à chaque changement de tempé-
rature de couleur de l’environnement lumineux.
Une couleur C quelconque peut, nous l’avons vu, être décrite par
trois caractéristiques qui sont la teinte, la saturation et la lumi-
nosité. Or, l’utilisation de ces trois grandeurs s’avère fort peu
pratique pour la transmission d’une image en couleurs, pour plu-
sieurs raisons : il n’est pas aisé de mesurer simplement les lon-
gueurs d’onde, la notion de pureté est difficilement quantifiable,
et le volume des informations à transmettre pour reconstituer à
21
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
22
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Toute couleur C peut être définie par la somme des quantités de chaque primaire R, V, B néces-
saires à l’égaliser. De plus, la somme de deux couleurs C’ et C’’ a pour équivalent la somme de
leurs composantes primaires respectives. Trois valeurs de primaires de référence ont été défi-
nies par la CIE en 1931.
23
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 1.11
Valeur
Courbes des variations des coefficients r
relatives des énergies des 1
trois couleurs primaires
nécessaires à l’égalisation de
b
toutes les lumières
monochromatiques du v
spectre visible.
0,5
– 0,2
24
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Figure 1.13 E
Cône des couleurs « réelles » V
dans l’espace RVB.
600 nm
400 nm
25
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
26
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
La CIE a défini un nouvel espace des couleurs X, Y, Z qui présente deux avantages fondamen-
taux par rapport à l’espace RVB : élimination des coordonnées négatives et séparation de la
luminance et de la chrominance.
X, Y, Z sont alors remplacés par des coefficients simplifiés x, y, z tels que x + y + z = 1.
27
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 1.15 Y
Le diagramme de
520 525
chromaticité (x,y) avec les
0,80 530
lieux des principales 515
535
couleurs. 540
510
545
0,70 550
505 Vert 555
saturé 560
0,60 565
570
Vert
500 575
jaune
0,50 580
ne
585
u
Vert
Ja
590
pâle
495 Orange
0,40
Blanc
équiénergie 600
610
0,30 490 Rouge 650
rouge
480
0,10
470
460 X
0
0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
28
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
L’espace à trois dimensions (x, y, z) est projeté sur le plan (x, y), sur lequel est tracé le dia-
gramme de chromaticité de la CIE qui sert de base à de nombreux calculs colorimétriques (le
coefficient z abandonné se déduit par un simple calcul). Dans cette représentation plane, toute
couleur est définie par ses paramètres de teinte et de saturation.
1.5.7. Le diagramme
de chromaticité uniforme (u’, v’)
Des expériences sur la sensibilité de l’œil moyen ont montré que
deux nuances de couleurs très voisines ne sont visuellement dis-
cernables que si la différence de chromaticité qui existe entre elles
dépasse une valeur minimale appelée seuil de chromaticité. De
plus, cette sensibilité différentielle est en général relativement
faible dans les zones du vert et du jaune, plus élevée pour les
rouges, et particulièrement grande pour les bleus. L’écart entre les
points colorimétriques à partir duquel deux plages de même lumi-
nance, mais de couleur différente, deviennent discernables est assi-
milé dans le plan (x, y) par une ellipse. Dans le diagramme (x, y)
CIE31, ces ellipses, représentées pour un certain nombre de points
de couleurs, sont grandes dans le vert et plus petites dans le bleu.
Dans le système de coordonnées (x, y), l’écart entre deux points ne
correspond donc pas à la perception humaine de la différence de
couleurs. C’est pourquoi il a été défini un autre diagramme, utili-
sant un autre espace colorimétrique, et dans lequel ces différents
seuils de chromaticité sont représentés de façon moins dispropor-
tionnée. Appelé diagramme de chromaticité uniforme (u’, v’)
CIE76, sa construction se déduit de celle du diagramme (x, y) par
une transformation linéaire de coordonnées. Ce système (u’, v’) est
très utilisé en télévision.
29
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
0,4 490
0,3
480
0,2
470
B
0,1
460
450 440
430
u’
0
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6
y v'
0,6
0,8
0,5
0,6
0,4
0,3
0,4
0,2
0,2
0,1
x u’
0 0
0,2 0,4 0,6 0,8 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7
Figure 1.17
Les ellipses dites de MAC ADAM, agrandies dix fois, et représentées dans les systèmes de coordonnées (x, y) et (u’, v’).
30
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1 • La colorimétrie
Le diagramme de chromaticité (x, y) présente un inconvénient majeur : les couleurs n’y sont pas
uniformément distribuées. C’est pourquoi un autre diagramme, dit de chromaticité uniforme
(u’, v’), a été défini en 1976. L’espace entre deux points y correspond mieux à la perception
humaine des différences de couleurs.
31
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 1.18 y
Triangle des couleurs des
primaires R’, V’, B’ de la 0,80
télévision dans le diagramme
de chromaticité (x, y).
0,70
En gras, le triangle des
couleurs des primaires de la
V'
CIE. 0,60
0,50
0,40
R'
Blanc E
0,30 Blanc D65
0,20
0,10
B'
x
0
0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
32
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
Figure 1.19 y
Coordonnées trichromatiques 2 800 K
A
des étalons de blanc dans la 3 000
zone du « lieu du corps 0,40
3 200
noir ». Cette courbe décrit 3 500
les couleurs prises par le
4 000
corps noir lorsque sa
température varie. Elle passe
4 500
par le blanc E pour la valeur 5 000
0,35 B
5 600 K, tend vers le jaune
5 500
pour les températures de 6 000
couleur inférieures et vers le D 65 E
bleu pour les températures de 7 000
C
couleur supérieures. 8 000
0,30
10 000 x
0
0,30 0,35 0,40 0,45
Y
0,80
0,70
0,60
0,50
0,40
0,30
0,20
0,10
X
0
0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
33
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
T
R R
D
M A C É
A É
R ER1 ER I O C
S T E
C R
D O
V EV1 K EV E A Transmission P V
I M D
G T
A B
B EB1 N EB E E I
G N G
O
T E
Séparateur Conversion Changement N
S
optique lumière/ de primaires
tension
Figure 1.20
Schéma colorimétrique d’une chaîne de télévision.
34
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
L’espace colorimétrique d’analyse (scène réelle) n’est pas le même que l’espace colorimétrique
de synthèse (luminophores du tube récepteur). De plus, les lobes négatifs des courbes de
mélange ne peuvent être obtenus directement par les filtres optiques de la caméra. Un matriça-
ge électronique – correction de masking – permet de passer d’un espace colorimétrique à
l’autre et de reconstituer ces lobes négatifs ; il est effectué dans la caméra.
35
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Ce ne sont pas les signaux électriques ER, EV, EB qui sont transmis, mais le signal de luminance
EY, et deux signaux de différence de couleurs ER-EY et EB-EY notés Dr et Db. La manière dont
sont combinés ces trois signaux dépend du type de codage utilisé.
36
© Éditions Eyrolles
1 • La colorimétrie
)
ve
)
ise
au
uo
(m
rq
ta
(tu
en
e
e
nc
an
ug
un
ir
u
t r
Ma
B la
No
B le
Cy
Ro
Ve
Ja
EY
0,7
ER – EY t
(Dr)
v
1
EB
t
0 0,88
1
ER t
EB – EY t
1
EV (Db)
t
Figure 1.21
Forme des signaux primaires pour la mire de barres de couleurs.
37
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Points de
luminophores
Grille à fentes
R V (tube Trinitron)
Canon V
Bandes de
Faisceaux luminophores
Canon R R
R
B
V
V B
B
Figure 1.22
Restitution de l’image par le tube cathodique.
38
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1 • La colorimétrie
39
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Trame impaire
Trame paire
Figure 1.23
Principe du balayage entrelacé.
40
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1 • La colorimétrie
Image complète
Figure 1.24
Une image vidéo résulte de l’entrelacement d’une trame paire et d’une trame impaire. La trame impaire commence son
balayage en milieu de ligne, la trame paire en début de ligne.
41
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
42
© Éditions Eyrolles
2 L’éclairage
en studio
Un plateau de télévision bien éclairé n’est pas un plateau plongé dans un bain de
lumière approximative suffisant à rendre visibles les éléments placés dans le
champ d’une caméra. L’art de l’éclairage repose sur une fusion subtile de consi-
dérations techniques, artistiques et pratiques. Le but de ce chapitre est de donner
les quelques règles élémentaires qu’il est bon d’observer pour réussir un éclai-
rage en télévision, avant de faire un tour d’horizon des principaux équipements
– lampes, projecteurs, jeux d’orgue – utilisés en studio.
43
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
44
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2 • L’éclairage en studio
45
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Contre-jour
46
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2 • L’éclairage en studio
47
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
48
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2 • L’éclairage en studio
Lampes TH à culot
Figure 2.2
Quelques exemples de lampes TH et HMI.
49
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
50
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2 • L’éclairage en studio
51
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Réflecteur
sphérique
Lentille de Fresnel
Mécanisme mobile
Figure 2.3
Le projecteur à lentille de Fresnel. Lorsque la lampe et son réflecteur sont proches de la lentille, le faisceau est large
(position flood) ; lorsqu’ils en sont éloignés, le faisceau est concentré (position spot).
52
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2 • L’éclairage en studio
Figure 2.4
Le projecteur ouvert. Réflecteur
parabolique
Figure 2.5
Système optique
Réflecteur Lampe Gobo de projection
Le projecteur de découpe.
Condenseur
53
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
L’ambiance cyclorama
Le cyclorama est le décor le plus répandu sur les plateaux de télé-
vision. Il s’agit d’un mur ou d’un grand rideau tendu, dont les
coins et parfois la jointure avec le sol sont à angle arrondi. Le
cyclorama est généralement peint en un gris léger et se prête à une
multitude d’éclairages et d’effets. L’éclairage d’un cyclorama
doit aussi pouvoir être effectué de la façon la plus uniforme pos-
sible, sans inégalité entre le haut et le bas. Les ambiances cyclo-
rama ont été étudiées dans ce but : équipées de lampes tubulaires,
elles sont dotées d’un réflecteur à courbure ellipsoïdale dont la
particularité est d’offrir une excellente répartition de la lumière de
54
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2 • L’éclairage en studio
Figure 2.6
Les principaux types de
projecteurs.
Projecteur
ouvert
Projecteur
à lentille
de Fresnell
Ambiance
Découpe
Poursuite
55
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
56
© Éditions Eyrolles
2 • L’éclairage en studio
[Link]. Le « Vari*lite »
Le Vari*lite est un projecteur automatisé à microprocesseur,
monté sur un support rotatif, permettant des mouvements hori-
zontaux à 360° et verticaux à 270°. Les différents modèles se
distinguent notamment par leur taille, leur puissance, et les capa-
cités du système de changeur de couleurs – roues porte-filtres ou
tuner dichroïque permettant l’enchaînement des couleurs en
fondu avec temps programmé. Une console centralisée asservie
à un ordinateur permet de contrôler et de programmer la couleur,
l’intensité, la focalisation et l’angle d’ouverture du faisceau. Elle
sert également à choisir une forme de découpe (gobo) et à pro-
grammer différentes séquences de mouvement et de positionne-
ment du projecteur. Une interface permet en outre à la console de
piloter des équipements d’éclairage traditionnels.
57
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
[Link]. Le « Telescan »
Le Telescan est un projecteur automatisé, équipé de différents
tiroirs motorisés et d’un miroir asservi sur les deux axes. Ce dernier
permet d’orienter le faisceau avec une précision de restitution allant
jusqu’à 1 cm, le projecteur lui-même restant fixe. Le Telescan est
plus encombrant que le Vari*lite mais, contrairement à ce dernier,
il ne nécessite aucun espace supplémentaire pour assurer les mou-
vements du faisceau. Les tiroirs s’interposant entre le ballast d’ali-
mentation et le miroir sont enfichables et peuvent donc être rem-
placés sans démontage. On trouve notamment un tiroir gobos – en
position fixe et tournant –, un tiroir iris – réglage progressif de 0 à
100 % –, un tiroir focus – doté d’un objectif asservi permettant le
réglage de la netteté du faisceau –, et un tiroir équipé d’un système
couleurs trichromique. L’engagement progressif et la combinaison
de trois verres dichroïques (magenta, jaune, cyan) donne accès à
une riche variété de couleurs.
Figure 2.7
Les projecteurs automatisés
Vari*lite et Telescan. Leur
faisceau, matérialisé par de
la fumée issue d’une
machine à bain d’huile, peut
être orienté, focalisé, densifié Le Telescan
et coloré à partir d’un pupitre
Le Vari*lite
de commande centralisé.
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2 • L’éclairage en studio
Sources
incandescentes
240/12 V basse tension
Sources incandescentes
Sources fluorescentes
Gradateurs
Console de commande
Figure 2.8
Schéma d’un système de commande et de gradation de la lumière.
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
60
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2 • L’éclairage en studio
Figure 2.9
L’éclairement est
proportionnel à l’inverse du
carré de la distance : à 4 m,
la surface couverte par le
champ du faisceau est quatre
fois plus grande qu’à 2 m.
Chaque unité de surface
reçoit quatre fois moins de
lumière qu’à 2 m.
2m
4m
32 000 candelas
1 280 lux 2 000 lux 3 550 lux
3m
4m
5m
Figure 2.10
Variation de l’éclairement d’un sujet en fonction de la distance qui le sépare du projecteur.
61
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
62
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2 • L’éclairage en studio
63
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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2 • L’éclairage en studio
Par Par
Ambiance Ambiance Ambiance
K ce
2K
5 ian
5K
Am 5
5K 5K
b
bi K
Am
an
ce
66
Contre
clavier
Ambiance
Effets de contres
Ambiance
5K
batteur au sol
5K
(Par 8 × 1 000 W )
Face
Découpe 1 K sur les
batteur Contre choristes
touches du clavier
1K 1K 1K
2K
1K
Contre Face
bassiste clavier 2K
2K
Rattrapage
clavier Contre
chanteur
1K
Rattrapage bassiste
1K 1K
2K 1K
1K Face bassiste
Faces choristes
Contre
5K chroniqueur 5K
Face invité
Face présentateur
2K 2K
Rattrapage 1K
Face Rattrapage
chroniqueur(s)
Face chanteur (poursuite HMI, 1 200 W) sur pied
Figure 2.11
Plan d’éclairage d’un plateau avec une partie « talk-show » et une scène variétés.
65
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3 L’optique
L’objectif est un organe essentiel de la caméra, puisque c’est lui qui forme
l’image qui sera ensuite analysée par les circuits électroniques. Les premières
pages de ce chapitre proposent un rappel des bases élémentaires de l’optique.
Ensuite nous aborderons la notion de cadrage, en examinant tous les paramètres
qui entrent en jeu, avec de nombreuses illustrations, des exemples concrets et
quelques formules indispensables. Puis nous décrirons un objectif zoom, avec
ses fonctions, ses caractéristiques, ses défauts et leurs corrections. Nous termi-
nerons en présentant les innovations techniques récemment proposées par les
fabricants pour améliorer les performances et le confort d’utilisation des objec-
tifs de télévision.
67
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
3.1.1. La lentille
Dans le chapitre sur la colorimétrie, nous avons eu l’occasion
d’évoquer le phénomène de réfraction : lorsque la lumière
traverse la surface de séparation entre deux milieux d’indices de
réfraction différents, elle change de direction. L’élément fonda-
mental d’un objectif, la lentille, répond à ce principe de déviation
des rayons lumineux. Une lentille est un corps transparent réfrin-
gent en verre, délimité soit par deux calottes sphériques, soit par
une calotte sphérique et un plan. La ligne imaginaire qui joint les
centres de courbure des deux faces de la lentille est appelée axe
principal, ou axe optique. Le point d’intersection entre l’axe
optique et le centre de la lentille est appelée centre optique. Tout
rayon passant par le centre optique n’est pas dévié.
On distingue deux catégories de lentilles : les « lentilles conver-
gentes » et les « lentilles divergentes ».
Les lentilles convergentes sont moins épaisses aux extrémités
qu’au centre ; on dit qu’elles sont à bords minces. De type bicon-
vexe (deux faces bombées), plan convexe (une face bombée,
l’autre plane), ou ménisque (une face bombée, l’autre creuse),
les lentilles convergentes transforment un faisceau incident
parallèle en un faisceau se rétrécissant et convergeant en un point
unique, appelé foyer de la lentille.
Les lentilles divergentes sont plus épaisses aux extrémités qu’au
centre ; on dit qu’elles sont à bords épais. De type biconcave
(deux faces creuses), plan concave (une face creuse, l’autre
plane), ou ménisque (une face bombée, l’autre creuse), elles
transforment un faisceau incident parallèle en un faisceau diver-
gent.
En optique géométrique, on représente une lentille convergente
et une lentille divergente par deux symboles, indiqués sur la
figure 3.1.
68
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3 • L’optique
axe optique
axe optique
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 3.2 f
Construction d’une image F = foyer objet
par une lentille convergente. B F’ = foyer réel
1 O = centre optique
f = distance focale
2
3 A’
F’ Axe optique
A F O
Objet
réel B’
Image
réelle
70
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3 • L’optique
Figure 3.3 B’
Principe d’une loupe :
l’image virtuelle agrandie est
obtenue en plaçant l’objet
réel entre la lentille et son B
foyer objet.
A’ F A F’
Image Objet
virtuelle réel
Une lentille convergente forme une image réelle renversée d’un objet lorsque sa distance à la
lentille est supérieure à la distance focale ; cette image peut être recueillie sur un écran. Une
lentille convergente fait converger les rayons incidents venant de l’infini en un point unique,
appelé foyer image de la lentille.
Tous les rayons passant par le centre optique ne sont pas déviés.
Plus le foyer est éloigné de la lentille convergente, plus l’image formée est grande.
La distance entre le centre optique de la lentille et son foyer image est appelée distance focale.
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 3.4
Principe de la mise au point.
Plan de la
Objet surface
réceptrice
de l’image
Image
Objet
Image
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3 • L’optique
Le sujet et son image par une lentille convergente se déplacent dans le même sens. Pour main-
tenir fixe le plan de formation de l’image quand le sujet se déplace, il faut « faire le point ».
Figure 3.5
Construction d’une image B
virtuelle par une lentille 1
divergente. 2
B’ 2
A F’ A’ F
Objet Image
réel virtuelle
F = foyer virtuel objet
F’ = foyer virtuel image
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
α
α
Distance focale
Diamètre du
faisceau d’entrée Point nodal image
Point nodal objet
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3 • L’optique
3.2 Le cadrage
Dans tout ce qui suit, nous allons admettre que l’objet à cadrer est
suffisamment loin de l’objectif (à plus de 3 mètres) pour considé-
rer que son image se forme au foyer. C’est le cas de la plupart des
conditions de prises de vues, et cela simplifie grandement les
choses puisque nous allons pouvoir établir des relations élémen-
taires entre les différentes grandeurs dont dépend un cadrage. Nous
obtenons ainsi la construction graphique de la figure 3.7, sur
laquelle l’objectif est représenté par une lentille convergente.
Figure 3.7
Relation entre la taille du
O
sujet, le format de l’image,
la distance de mise au point, i
et la focale.
D f
i = O
f D
• La distance objet/caméra
C’est la distance de mise au point, que nous supposons
d’au moins 3 mètres, et qui est notée D. En photo ou en cinéma,
cette distance est donnée à partir du plan de la pellicule dont
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
• Le format de l’image : i
Figure 3.8 Cercle image formé
La surface utile de l’image par l’objectif
analysée par la caméra Image analysée
par la caméra
s’inscrit dans le cercle image
formé par l’objectif.
Figure 3.9
Comparaison des formats
Vidéo
d’image vidéo avec ceux du 1"
2/3"
film et de la photo. 1/2"
9,6 16
6,6 11 4,8 8
12,8 8,8 6,4
35 mm Cinéma
Super 16 mm 16 mm
16 27,2
7,5 14,5 7,5 12,8
22 12,4 10,3
Photo
24 43,2
36
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3 • L’optique
• La distance focale : f
La distance focale détermine la valeur du plan et conditionne la
perspective de la composition globale de l’image en fonction du
point de vue choisi. Pour un format d’image donné, plus la
focale de l’objectif est courte, plus le champ couvert est vaste ;
plus la focale est longue, plus il est restreint. Remarquons que si
l’on fait varier la distance objet/caméra dans les mêmes propor-
tions que la valeur de la focale, la taille de l’objet sur l’image
reste la même. Il faut cependant bien comprendre qu’une valeur
de focale est implicitement attachée à un format d’objectif. Nous
y reviendrons plus loin (§. 3.3).
La focale (f, en mm) s’exprime directement en fonction de la taille
de l’objet à cadrer (O) en mètres, la dimension de l’image (i) en
millimètres, et la distance (D) en mètres entre l’objet et la caméra.
Elle est gravée sur l’objectif, sous la forme d’un nombre exprimé
en millimètres, précédé de la lettre f.
distance objet/caméra × dimension image
focale =
taille objet
L’angle de champ
L’angle de champ est la portion d’espace – ou plage angulaire –
captée par l’objectif ; il est lié à la distance focale et aux dimen-
sions de la surface sensible (format d’image).
L’angle de champ est le même à l’avant et à l’arrière de l’objec-
tif. Il peut être donné en horizontal, en vertical ou en diagonal ;
le principe de calcul étant absolument identique pour ces trois
cas, nous allons nous intéresser à l’angle de champ horizontal
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
α i
O
D f
i.D
O = = taille de l’objet (en horizontal, vertical, ou diagonal)
f
O.f
D = = distance de mise au point (distance objet-caméra)
i
O.f
i = = taille de l’image (en horizontal, vertical, ou diagonal)
D
i.D
f = = distance focale
O
Figure 3.10
Angle de champ, format, focale.
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3 • L’optique
La distance focale est la distance séparant le centre optique de l’objectif et le plan de forma-
tion de l’image qu’il projette. Plus la distance focale d’un objectif est faible, plus l’angle de
champ qu’il couvre est grand, et réciproquement.
79
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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3 • L’optique
Figure 3.11
Échelle de correspondance des focales en vidéo, film et photo.
Le trait vertical représente la focale « normale », correspondant à notre champ de vision.
1/2" 2/3" 16 mm 35 mm 24 × 36
1,375
1,6 2,1
3,4
5,5
Pour obtenir un angle de champ donné, il faut une focale plus longue en photo qu’en cinéma,
et en cinéma qu’en vidéo.
Le rapport des focales est égal au rapport des formats des objectifs.
Pour un format donné, la focale normale, correspondant à notre champ de vision, est proche
de la diagonale de l’image formée.
Plus la focale est courte, plus les éléments cadrés apparaissent petits sur l’image. Plus la focale
est longue, plus ils sont grands.
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tableau 3.1
Les angles de champ en fonction des focales courantes en vidéo, cinéma et photographie.
Angle de champ horizontal (degrés)
Focale
(mm) Vidéo Cinéma Photo
1/2” 2/3” 1” 35 mm Super 16 mm 16 mm 24 × 36
4 77,3 95,5
4,5 70,8 88,7
5 65,2 80,2
5,5 60,4 77,3
6 56,1 72,5 91,9 87,1
6,5 52,4 68,2 87,3 82,5
7 49,1 64,3 83,1 78,3
7,5 46,2 60,8 79,2 74,5
8 43,6 57,6 77,3 75,6 70,9
8,5 41,3 54,7 74,0 72,2 67,7
9 39,1 52,1 70,8 69,1 64,7
9,5 37,2 49,7 67,9 66,3 61,9
10 35,5 47,5 65,2 63,6 59,4
11 32,4 43,6 60,4 90,0 58,8 54,8
12 29,9 40,3 56,1 85,0 54,6 50,8
13 27,7 37,4 52,4 80,5 51,0 47,7
14 25,8 34,9 49,1 76,3 47,8 44,3
17 21,3 29,0 41,3 65,8 40,1 37,1 93,3
20 18,2 24,8 35,5 57,6 34,4 31,8 84,0
24 15,2 20,8 29,9 49,2 29,0 26,7 73,7
30 12,2 16,7 24,1 40,3 23,4 21,5 61,9
35 10,4 14,3 20,7 34,9 20,1 18,5 54,4
40 9,1 12,6 18,2 30,8 17,6 16,2 48,5
45 8,1 11,2 16,2 27,5 15,7 14,4 43,6
50 7,3 10,1 14,6 24,8 14,1 13,0 39,6
55 6,7 9,1 13,3 22,6 12,9 11,8 36,2
60 6,1 8,4 12,2 20,8 11,8 10,9 33,4
65 5,6 7,7 11,2 19,2 10,9 10,0 31,0
70 5,2 7,2 10,4 17,9 10,1 9,3 28,8
75 4,9 6,7 9,8 16,7 9,5 8,7 27,0
80 4,6 6,3 9,1 15,7 8,9 8,2 25,4
85 4,3 5,9 8,6 14,7 8,3 7,7 23,9
90 4,1 5,6 8,1 13,9 7,9 7,2 22,6
100 3,7 5,0 7,3 12,6 7,1 6,5 20,4
110 3,3 4,6 6,7 11,4 6,5 5,9 18,6
150 2,4 3,4 4,9 8,4 4,7 4,4 13,7
210 1,7 2,4 3,5 6,0 3,4 3,1 9,8
250 1,5 2,0 2,9 5,0 2,8 2,6 8,2
300 1,2 1,7 2,4 4,2 2,4 2,2 6,9
350 1,0 1,7 2,1 3,6 2,0 1,9 5,9
400 0,9 1,3 1,8 3,2 1,8 1,6 5,2
450 0,8 1,1 1,6 2,8 1,6 1,5 4,6
500 0,7 1,0 1,5 2,5 1,4 1,3 4,1
550 0,7 0,9 1,3 2,3 1,3 1,2 3,7
600 0,6 0,8 1,2 2,1 1,2 1,1 3,4
650 0,6 0,8 1,1 1,9 1,1 1,0 3,2
700 0,5 0,7 1,0 1,8 1,0 0,9 2,9
800 0,5 0,6 0,9 1,6 0,9 0,8 2,6
900 0,4 0,6 0,8 1,4 0,8 0,7 2,3
1 000 0,4 0,5 0,7 1,3 0,7 0,7 2,1
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3 • L’optique
Exemples de calculs
• Avec un objectif 2/3" 15 × 8, quelle est la hauteur minimale d’un objet, notée O, que l’on peut prendre en
plein cadre à une distance de 30 m ?
i (vertical) = 6,6 mm f = 15 × 8 =120 mm D = 30 m, donc : O = D.i /f = 1,6 m
• Une caméra 2/3" est placée à 10 m d’une scène. Quelle largeur maximale de cette scène peut-on cadrer
avec les focales suivantes : 4,8 ; 5,5 ; 7 et 8,5 mm ?
O = D.i/f. On cherche O, avec D = 10 m i = 8,8 mm
si f = 4,8 mm, O = 18,3 m
si f = 5,5 mm, O = 16 m
si f = 7 mm, O = 12,5 m
si f = 8,5 mm, O = 10,3 m
83
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
3.4 Le zoom
84
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3 • L’optique
Figure 3.13
Avec une seule lentille, une
modification du
grossissement entraîne un
déplacement
de l’image formée.
Figure 3.14
La combinaison de deux
lentilles aux mouvements
coordonnés permet de
conserver la mise
au point quand le
grossissement change.
Un objectif zoom permet de faire varier progressivement la valeur de la focale pour changer le
grossissement de l’image, tout en conservant la mise au point.
85
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Position « moyenne »
Position « téléobjectif »
Figure 3.15
Structure du zoom sur un objectif de télévision. Le variateur change le grossissement de l’image, tandis que le
compensateur maintient la mise au point.
86
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3 • L’optique
87
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 3.17 5 mm
Variation de l’angle de 9 mm
champ horizontal en fonction
de la focale (objectif 2/3"). 50 mm
100 mm
200 mm 500 mm
1 000 mm
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3 • L’optique
Le réglage du tirage optique, ou Back focus, permet de s’assurer que la mise au point sera
conservée sur toute la plage de variation du zoom.
3.5 Le diaphragme
89
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
f = ouverture relative
N=
O
O = diamètre Foyer
de la
lentille
f = distance focale
O = 50 mm O = 25 mm
F F
f = 100 mm f = 100 mm
f 100 f 100
N = = =2 N = = =4
O 50 O 25
On dit que la lentille ouvre à f/2 f/4 est une ouverture deux fois plus petite que
f/2 et laisse passer quatre fois moins de lumière
Figure 3.18
L’ouverture relative d’une lentille.
90
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3 • L’optique
91
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 3.20
Avec un diaphragme réglé à
f/8, le diamètre d’ouverture Diamètre f/8
de la
de la pupille d’entrée est
pupille d’entrée
contenu huit fois dans la
f = 7 mm La quantité de
distance focale. Il est donc
lumière
plus grand lorsque la focale est la même
est plus longue.
Diamètre
f/8
de la
pupille d’entrée
f = 12 mm
Figure 3.21
f/2,8 f/4 f/5,6
Un diaphragme ouvert à f/5,6
laisse passer quatre fois
moins de lumière qu’un
diaphragme ouvert à f/2,8.
1 S 1 S
4 4
S
1 S 1 S
4 4
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3 • L’optique
TNo = FNo . 10
√ Transmittance (%)
3.5.4. Le ramping
Nous avons vu que le diamètre de la pupille d’entrée s’élargit
avec la focale. Cependant, à pleine ouverture, une fois que le dia-
mètre de la pupille d’entrée a atteint celui de la lentille frontale,
il ne peut augmenter davantage. Ainsi, si la focale continue de
croître, l’ouverture relative commence à chuter et l’image s’as-
sombrit : ce phénomène est connu sous le nom de ramping. Pour
l’éviter, il faudrait que le diamètre des lentilles du groupe de
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
1,4
2,8
4
Focale (mm)
8 20 40 80 100 120
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3 • L’optique
Diamètre du
cercle de confusion
Profondeur Profondeur
de champ de foyer
95
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
La profondeur de champ est l’étendue de la zone située entre le premier et le dernier plan nets.
La profondeur de champ est d’autant plus élevée que :
– la focale est courte ;
– le diaphragme est fermé ;
– la distance de mise au point est élevée.
La profondeur de champ est plus élevée à l’arrière du plan de mise au point qu’à l’avant.
La mise au point s’effectue avec la meilleure précision en longue focale et à pleine ouver-
ture du diaphragme.
96
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3 • L’optique
97
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 3.24
L’aberration chromatique
longitudinale : les rayons Lumière
lumineux convergent en des blanche
plans différents selon leur
longueur d’onde.
B V R
Figure 3.25 R
L’aberration chromatique (mm)
0,2 V
longitudinale s’accentue
B
quand la focale augmente. 0,1
0
0,1
Grand angle Téléobjectif
0,2
(mm) R B V
0,01
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3 • L’optique
Les aberrations chromatiques s’expliquent par le fait que les lentilles dévient différemment les
rayons lumineux selon leurs longueurs d’ondes.
Elles se traduisent par un manque de piqué sur les détails fins et par des irisations colorées sur
certains contours.
99
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 3.27 B
Principe d’un doublet R
achromatique. La lentille R+B
R
convergente ramène le rayon
bleu à l’intérieur, alors que la
B
divergente le repousse vers
l’extérieur.
100
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3 • L’optique
[Link]. La coma
On peut définir la coma comme étant l’aberration sphérique des
rayons obliques. Ainsi, dans les coins de l’image, la lumière
émise par un point est dispersée en une série de cercles s’inscri-
vant dans un cône, l’ensemble prenant l’aspect d’une traînée
lumineuse étirée rappelant une queue de comète – d’où le terme
coma –, pouvant se diriger vers l’intérieur ou vers l’extérieur de
l’image. La coma, qui diminue avec le diaphragme, est respon-
sable d’une baisse de contraste sur les bords de l’image. Un
objectif corrigé de l’aberration sphérique et de la coma est dit
aplanétique.
Figure 3.29 Point image
La coma : l’image affecté du défaut
d’un point a la forme de coma
d’une queue de comète.
[Link]. L’astigmatisme
En dehors de l’axe optique, on observe une différence de netteté
des lignes en fonction de leur orientation. En effet, les images
des lignes passant par l’axe optique (sagittales) et des lignes qui
leur sont perpendiculaires (tangentielles) se forment sur des plans
différents au lieu d’être confondues. C’est le défaut d’astigma-
tisme, qui est généralement réduit, mais pas complètement éli-
miné, aux faibles ouvertures du diaphragme, c’est-à-dire quand
la profondeur de champ est élevée. L’astigmatisme s’accom-
pagne toujours de coma, du fait de l’obiquité des rayons.
101
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Ligne tangentielle
(perpendiculaire aux lignes sagitalles)
Objet
[Link]. La distorsion
À ne pas confondre avec la courbure de champ, la distorsion est
le plus visible de tous les défauts optiques, puisqu’elle affecte la
forme générale de l’image en courbant les lignes droites. La dis-
torsion provient du fait qu’une lentille forme l’image des rayons
obliques à une distance différente de celle des rayons centraux.
102
© Éditions Eyrolles
3 • L’optique
∆H
∆H x 100
Distorsion (%) =
H
+2%
Téléobjectif
+1%
Focale
–1%
Grand angle
–2%
Figure 3.32
Les deux types de distorsions.
3.7.3. La diffraction
Le phénomène de diffraction met en défaut le principe selon lequel
la lumière se propage de façon rectiligne. En effet, un faisceau
parallèle traversant une fente mince en ressort sous la forme d’un
103
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
104
© Éditions Eyrolles
3 • L’optique
La chute de lumière parfois observée sur les bords de l’image est due au vignettage et à la loi
du cosinus puissance 4.
105
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
106
© Éditions Eyrolles
3 • L’optique
Ampli audio f
Signal audio sinusoïdal
fc
Amplitude
Bande passante
de l’ampli
Fréquence
Mire test
Contraste
MTF DE L’OBJECTIF
Fréquence spatiale
Figure 3.34
Mesure de la MTF d’un objectif.
107
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
1" 20
2/3" 29
1/2" 40
108
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3 • L’optique
Figure 3.36
La valeur de la MTF Mire sur papier
correspond à la grandeur,
mesurée par projection et
exprimée en pourcentage,
qui caractérise le contraste
de l’image formée par un
objectif. Restitution idéale
contraste maximal
MTF = 100 %
Mire restituée
I max par l’objectif
I min
Imax – Imin
Valeur de MTF (%) =
Imax + Imin
109
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
50 % 2
29 Fréquence spatiale
(cycles/mm)
La fonction de transfert de modulation d’un objectif établit la relation entre le contraste du sujet
réel et celui effectivement transmis par l’objectif. Elle exprime en fait la bande passante de
l’objectif, donnée en pourcentage pour différentes valeurs de fréquences spatiales.
On appelle fréquence spatiale le nombre de paires de traits noir-blanc par millimètre à repro-
duire.
110
© Éditions Eyrolles
3 • L’optique
Figure 3.38
Principe d’un convertisseur
de focales. Avec une lentille
divergente à l’avant, l’angle
de champ est augmenté ; avec
une lentille convergente à
l’avant, l’angle de champ est
réduit.
111
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 3.39
Convertisseur de focales de type bonnette,
Différence entre un
que l’on fixe occasionnellement
convertisseur fixé à l’avant Multiplicateur
à l’avant de l’objectif
de l’objectif et un de focale incorporé
multiplicateur de focale à l’objectif
intégré.
112
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3 • L’optique
Figure 3.40
Le filtre polarisant ne laisse
passer que les ondes vibrant
dans une direction donnée.
113
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Groupe de
Groupe fixe
mise au point Variateur
114
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3 • L’optique
Verre
plein
Liquide
Conditions
visqueux
de secousses
à haut indice
de réfraction
115
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
116
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3 • L’optique
117
© Éditions Eyrolles
4 La caméra
Ce chapitre est consacré à l’étude de la caméra vidéo CCD, qu’elle soit indé-
pendante pour une utilisation en studio ou intégrée à un caméscope. Après une
brève présentation des quelques éléments optiques présents en entrée de la
caméra, nous nous attarderons sur la description du capteur CCD et de ses dif-
férentes structures. Puis nous analyserons les principales étapes du traitement et
des corrections électroniques auxquels est soumis le signal vidéo dans la tête de
caméra. Enfin, nous passerons en revue l’ensemble des réglages d’exploitation
permettant d’agir durant un tournage sur les nombreuses caractéristiques de
l’image vidéo.
119
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Longueur
d’onde (nm)
400 700
120
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4 • La caméra
Filtres
– passe-bas Capteur CCD
– quart d’onde bleu
– infrarouge
50
λ (nm)
400 500 600 700
Le séparateur optique reçoit l’image formée par l’objectif et la décompose en trois compo-
santes primaires rouge, verte et bleue à destination des surfaces sensibles des trois capteurs
CCD de la caméra.
121
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
122
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
123
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 4.5 6
Exemple de configuration
d’un capteur CCD.
Zone image
582
457 000 pixels
18
5 786 25
124
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4 • La caméra
Tubes
d = diamètre D = diamètre externe Dimensions de l’image
utile de l’image du tube 4/3 16/9
en millimètres en pouce l × h (mm) L × H (mm)
16 mm 25,4 1” 12,8 × 9,6 14 × 7,8
11 mm 17 2/3” 8,8 × 6,6 9,6 × 5,4
8 mm 12,7 1/2” 6,4 × 4,8 6,9 × 3,3
Format l×h L×H
image 4/3 16/9
Capteurs CCD
l
4/3
16/9
L
d
d
H h
D
Figure 4.6
125
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
126
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Zone
de déplétion + Zone ++
de déplétion
Tension de Tension de
polarisation polarisation
Figure 4.8
La zone de déplétion est d’autant plus grande que la tension de polarisation de la cellule est élevée.
Photon
___________________________
_______________________
___________________
________
+
Figure 4.9
Comportement d’une cellule photosensible face à une excitation lumineuse.
127
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 4.10 V1 V2 V3
Principe du transfert de + ++ +
charges entre cellules
_ __ __ __ __ __ __
adjacentes dans un capteur _________
CCD.
V1 V2 V3
+ ++ +++
__ __ __ __ __ _ _______
____
V1 V2 V3
+ + ++
_ __ __ __ __ __ __
_________
128
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Un capteur CCD – dispositif à couplage de charges – est un circuit intégré renfermant plu-
sieurs centaines de milliers de cellules photosensibles. Chaque cellule accumule une quantité
d’électrons proportionnelle à l’éclairement auquel elle est soumise pendant le temps d’intégra-
tion.
129
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
V2 Cellule de
stockage CSG ROG :
Read Output Gate
O (porte de lecture)
R
Cellule de F
V1 O Photocapteur
stockage C OFCG :
G O Overflow Control Gate
G
F (porte d'évacuation)
Cellule de D
V4 stockage CSG
OFD :
Overflow Drain
O
R (drain anti-éblouissement)
Cellule de F
V3 stockage O Photocapteur
C CSG :
G
G Channel Stop Gate
(stoppeur de canal)
ROG
V1 ou V3
Acquisition _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ OFCG
_________________
Photocapteur
Drain
d'évacuation
_ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _
Lecture _
_ ___
_
_
_
____
____
130
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
V4
V1
V2
V3
V4
V1
V2
V3
V4
S h
u o
p r
p i
Zone image r z
20 ms 1 trame e o
s n
s t
i a
o l
n e
1,6 ms Suppression verticale
52 µs
12 µs
131
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Dans un capteur de type IT, les charges accumulées durant le temps d’intégration – équivalent
au temps d’exposition en photographie – sont transférées dans un registre à décalage vertical
pendant la suppression ligne. Celui-ci les fait descendre ligne par ligne vers le registre hori-
zontal de sortie.
132
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Figure 4.14
Principe des méthodes Intégration image : 40 ms Trame Trame
d’intégrations image et trame impaire paire
d’un capteur CCD à transfert
interligne (IT). a a
b b
c c
d d
e e
b’
b’ + c’
c’
c’ + d’
d’
d’ + e’
e’
133
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
En mode intégration image, les cellules se chargent à la lumière pendant 1/25 s, alors qu’en
mode intégration trame, elles se chargent pendant seulement 1/50 s.
L’intégration à fréquence image donne une bonne résolution statique et est donc adaptée au
traitement des images fixes. L’intégration à fréquence trame est plus appropriée à l’analyse
d’images en mouvement.
[Link]. Le smear
Le défaut de smear se traduit à l’image par une raie verticale
blanche, ou plus rarement rouge, traversant une zone très lumi-
neuse, tel un projecteur ou un phare de voiture. Il est dû à la pol-
lution du registre vertical par des électrons parasites générés par
un excès de lumière, qui viennent s’ajouter aux données utiles au
cours de leur transfert. Deux raisons expliquent cette diffusion
de charges. La première est que la capacité du canal d’évacua-
tion OFD, certes prévue pour drainer un excédent d’électrons en
cas de forte lumière, est assez limitée. Ainsi, dans les cas
extrêmes, c’est-à-dire pour des niveaux d’illumination supé-
rieurs à dix fois le niveau nominal, certaines charges ne peuvent
être canalisées par ce conduit et atteignent le registre à décalage
vertical, malgré les blindages par barrières de potentiel qui le
protègent. Là, elles s’écoulent lentement, puisque le déplace-
ment dans ces registres s’effectue par décalage d’une ligne vers
le bas à chaque suppression horizontale. D’autre part, les élec-
trons générés par des rayons lumineux de longueur d’onde éle-
vée – proche de l’infrarouge –, issus de sources chaudes, peuvent
pénétrer en profondeur dans la structure de la cellule et s’intro-
duire par le bas dans le registre vertical dont elles modifient le
contenu. C’est la seconde explication du smear.
Il faut cependant savoir que sur les dernières générations de cap-
teurs IT, ce défaut a été considérablement réduit.
134
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Figure 4.15
Les causes du smear.
Électrode
N P P
P N
P
e–
substrat
Le défaut de smear se manifeste, sur un capteur IT, par l’apparition d’une ligne verticale rouge
ou blanche de part et d’autre d’un point lumineux intense. Sa cause principale est la pollution
des registres verticaux par les charges en excès.
135
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Z
O
N
E
I
M
A
G
E
Z
O
N
E
M
É
M
O
I
R
E
136
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Dans un capteur de type FT, les charges accumulées durant le temps d’intégration sont simulta-
nément transférées dans une zone mémoire tampon, à chaque intervalle de suppression
trame. Puis elles sont transférées ligne par ligne dans un registre horizontal de sortie. Il n’y a
pas de registres verticaux, mais un obturateur mécanique est nécessaire pour masquer ce
mouvement massif des charges.
137
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
I
M
A
G
E
Z
O
N
E
M
É
M
O
I
R
E
Dans un capteur de type FIT, les charges accumulées sont d’abord transférées durant la sup-
pression trame dans des registres verticaux (comme dans la structure IT). Puis elles sont toutes
envoyées simultanément dans une zone mémoire (comme dans la structure FT).
138
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
17 µm 11 µm
139
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
OFD
17 µm 11 µm
140
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Figure 4.20
Réduction du smear dans une
cellule HAD.
Électrode
Zone HAD
N P
N
P
e– N VOFD
La cellule HAD est plus petite que la cellule MOS, ce qui permet d’en loger plus dans la zone
image du capteur, et sa surface photosensible est plus grande. L’image est formée avec un
nombre de pixels plus important et l’espace entre les pixels est réduit. De plus, le défaut de
smear est réduit, car les charges en surplus sont attirées par un drain d’évacuation situé en
profondeur, et non plus en surface.
141
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
142
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
4.3.11. L’aliasing
L’image analysée par les capteurs CCD est sévèrement échan-
tillonnée horizontalement. Rappelons en effet que, dans le
meilleur des cas, le rapport d’ouverture d’un pixel n’est que de
32 %. Se pose alors le problème inhérent à tout échantillonnage :
la fréquence spatiale maximale de l’image doit être inférieure à
la moitié de la fréquence d’échantillonnage, ici fixée par le pas
des pixels. Si ce fameux critère de Nyquist n’est pas vérifié, il se
143
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 4.23
Le défaut d’aliasing se
manifeste quand la fréquence
spatiale de l’image analysée
est au moins deux fois
supérieure au cycle des
Capteurs
pixels.
Sortie
du
capteur
L’image fournie par un capteur CCD est fortement échantillonnée car au mieux, seulement 1/3
de la surface de chaque cellule photosensible est utilisé pour capter la lumière. Des détails très
fins de la scène ne sont pas correctement reproduits, donnant naissance à de faux motif : c’est
le défaut d’aliasing.
144
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Figure 4.24
Grâce au décalage spatial
d’un demi pixel en horizontal V V V V V
du capteur vert, tout se passe
comme si le signal de
luminance était issu d’un R/B V R/B V R/B V R/B V R/B
échantillonnage à fréquence
double.
145
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 4.25
Réduction de l’aliasing par la
Sans décalage spatial
technique de décalage Réponse
Résolution luminance = 786 pts/ligne
spatial, appliquée à un
capteur de 786 pts/ligne
100 %
(sans filtre optique).
F (MHz)
5 MHz
1/2 Fech Fech
7,5 MHz 15 MHz
Recouvrement
Aliasing
de spectre
100 %
Réponse luminance
échantillonnée
F (MHz)
5 MHz
1/2 Fech Fech F'ech = 2 Fech
7,5 MHz 15 MHz 30 MHz
146
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
147
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
148
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Figure 4.27
R
Compression des blancs
Correction de contour
Exemple de synoptique du
Correction de pixels
Taches au blanc
Échantillonnage
et multiplexage
Modulation HF
Taches au noir
Flare
Horloge
4.4.2. L’échantillonnage
Le signal recueilli en sortie du registre horizontal du capteur
CCD est absolument inexploitable tel quel. Les charges se pré-
sentant les unes à la suite des autres doivent d’abord être conver-
ties en niveaux de tension. Cette opération, effectuée par le cir-
cuit d’échantillonnage à la fréquence point ( 15 MHz), se
décompose en deux phases, représentées sur la figure 4.28.
Dans une première phase, la porte PG (Precharge Gate) se ferme
pour précharger la capacité à la valeur de la tension continue PD
149
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
PD
PG
Charges issues du
registre horizontal
Enveloppe de
Impulsion Tension de bruit parasite
parasite référence
PD
Donnée
utile
Échantillonnage de la tension de
référence PD
Échantillonnage de la donnée
utile
Figure 4.28
Le processus d’échantillonnage du signal sortant du capteur CCD.
150
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4 • La caméra
151
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
0,7 V 0,7 V
t t
0V 0V
Signal vidéo parfaitement Défaut de flare :
collé au noir décollement du niveau de noir
à compenser électroniquement
Le flare est un phénomène de diffusion optique au travers de l’objectif, qui décolle et/ou colore
les noirs, donnant une impression d’image délavée. Ce défaut varie quand la quantité de lumiè-
re de la scène cadrée change. Un signal de compensation est appliqué sur les bas niveaux de
l’image.
152
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
153
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 4.30
Image blanche
Les taches au blanc : défaut
et principe de correction.
t t
0V 0V
Signal correcteur
Les taches au noir sont causées par les variations du courant d’obscurité dans les capteurs avec
la température. Les taches au blanc sont dûes à une non-uniformité de la distribution de la
lumière par le séparateur optique. Ces deux phénomènes sont corrigés en combinant aux
signaux nobles R, V, B des signaux de compensation de forme opposée au défaut observé.
154
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4 • La caméra
155
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
longueur d’onde
(nm)
0 0
400 500 600 700 400 500 600 700
V1
Vert
– k .B – k 2 .R1
1 1
Reconstitution des lobes négatifs de la courbe du signal du vert
à partir des signaux rouge et bleu inversés
Figure 4.31
Correction de masking sur la voie verte.
156
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4 • La caméra
157
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Avec le temps, le courant au repos – ou courant d’obscurité – de certains pixels peut augmen-
ter. Ce phénomène, qui croît avec la température, se traduit sur l’image par l’apparition per-
manente de points rouges, verts ou bleus. Selon la complexité du système de correction mis en
œuvre, un pixel défectueux est soit remplacé par la valeur du pixel précédent, soit recalculé en
fonction de la valeur des pixels qui l’entourent.
158
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Figure 4.33
Principe de la correction de
1
contour en horizontal. Signal original s(t)
2
Signal original retardé 2 fois
s(t) , s(t+1) , s(t+2)
Signal flou
3 = somme du signal original et des deux signaux retardés
et division par 3 de l'amplitude
s(t) + s(t+1) + s(t+2)
3
4 = s(t+1) – 3
159
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
signal initial retardé (5). Voilà donc comment les transitions hori-
zontales de l’image sont renforcées.
Le même principe est utilisé pour la correction de contour dans
le sens vertical, les retards s’exprimant ici non plus en termes de
points, mais de lignes. Les trames sont retardées deux fois suc-
cessivement de la durée d’une ligne complète (64 µs). Le pro-
cessus d’élaboration du signal contenant les transitions verticales
est ensuite analogue à celui décrit plus haut. Le signal de contour
peut être uniquement élaboré à partir de la voie verte (fig. 4.34).
Mais sur l’ensemble des caméras haut de gamme de dernière
génération, il est fabriqué également à partir des signaux des
voies rouge et bleue.
160
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
161
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Niveau
100
Réponse
sans correction
Avec ouverture
Avec contour
F (MHz)
0 1 2 3 4 5 6
Figure 4.36
La correction d’ouverture et de contour avec réglage de l’amplitude et de la zone de fréquences.
162
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4 • La caméra
163
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
R in R out
V in V out
V in Désaturation V out
B in B out
Figure 4.38
Action de la compression des blancs sur la colorimétrie.
164
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Le signal fourni par les capteurs CCD va très au-delà de la dynamique admissible en sortie de
la caméra. Il est cependant impensable de ne pas tenir compte des informations situées au-
dessus du niveau nominal.
La compression des blancs a pour rôle de restituer avec une dynamique réduite les zones de
l’image excessivement lumineuses, afin de conserver leur contraste.
165
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tension
Lumière de sortie Lumière
700
590
480
Y = X2,2 Y = X0,45
330 Y = X0,45.2,2 = X
Tension 160
Tension Tension
35 130 300 475 700 d’entrée
Figure 4.39
La correction de gamma.
166
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
4.4.13. La conversion
analogique/numérique sur 12 bits
Les caméras CCD numériques de dernière génération sont équi-
pées d’un convertisseur analogique numérique opérant sur
12 bits, au lieu de 10 précédemment. Voyons comment est géré
cet accroissement de précision et quelles sont les améliorations
apportées.
Un convertisseur A/N opérant sur 10 bits permet de distinguer 210,
soit 1 024 niveaux de luminance au total. Si ces 1 024 niveaux
devaient servir à coder la totalité de la dynamique de 600 %
fournie par les CCD, seuls 166 niveaux seraient attribués à la
plage nominale, ce qui est nettement insuffisant. C’est pourquoi
sur les caméras utilisant une conversion sur 10 bits, il est fait
appel à un étage de précompression analogique, qui entre en
action un peu au-dessus du niveau nominal, généralement à
130 %. Les niveaux d’entrée compris entre 130 et 600 % sont
alors atténués en analogique pour tenir sur une plage 130-220 %.
La dynamique à l’entrée du convertisseur est ainsi de 220 %. Sur
les 1 023 pas de quantification disponibles, 438 sont ainsi utili-
sés pour coder la plage nominale, comme le montre la figure 4.40
– le calcul tient compte du fait que le noir est au niveau 32.
167
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
400 %
350 %
4 095
220 %
130 % 4 095
100 % 100 % 100 %
438 1 023 672 1 008
0% 0% 32 0% 64 0% 64
Figure 4.40
Mise en adéquation de la plage dynamique des convertisseurs A/N et de celle des CCD, avec une numérisation sur 10
et 12 bits.
168
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4 • La caméra
Applications
Magnétoscope ENG
169
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
En configuration ENG, une caméra portable est assemblée à un magnétoscope pour une utili-
sation autonome en reportage.
En configuration EFP, une caméra légère ou lourde est reliée à une régie fixe ou mobile.
170
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4 • La caméra
171
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
SALLE TECHNIQUE
1
VOIE DE
COMMANDE 1
VOIE DE
COMMANDE 2
VOIE DE
COMMANDE 3
2 VOIE DE
COMMANDE 4
4 1 2 3 4
PUPITRES D'EXPLOITATION
PLATEAU
Figure 4.42
La caméra et son environnement.
172
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4 • La caméra
173
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Une liaison caméra/voie de type multiconducteur transporte chaque signal noble sur un fil
séparé et nécessite un câble volumineux. Une liaison triaxiale transporte tous les signaux sur
un seul fil, en attribuant à chacun une bande de fréquence ; le câble est plus fin et plus
maniable, mais le système est plus complexe et coûteux.
174
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4 • La caméra
Verrouillage du pupitre
ON AIR PREVIEW
LOCK /
UNLOCK
BARS Activation dents de scie
Voyant antenne
Voyant de présélection +18dB OFF
Activation mire de barres
1 0,35 +15dB 1/125
+12dB 1/250
2 0,45
+9dB 1/500
3 0,55
Correction de contraste +6dB 1/1000
Touche de présélection
Figure 4.44
Exemple d’un pupitre d’exploitation.
175
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
• La touche de préselection
L’ingénieur de la vision dispose d’une grille de sélection pour
commuter l’image des caméras sur son moniteur de contrôle.
Cette grille est généralement pilotée par une pression sur le
joystick de commande du diaphragme ou par une touche de pré-
selection située sur la partie basse du pupitre OCP.
• Les balances des noirs et des blancs
La préparation d’une caméra CCD avant un tournage se résume
essentiellement aux balances des noirs et des blancs. Ces deux
opérations s’effectuent en déclenchant un cycle de réglage auto-
matique depuis le pupitre d’exploitation ou directement sur la
caméra. Sur une caméra numérique, on peut même se contenter
de rappeler des valeurs de référence stockées en interne ou sur
une carte mémoire.
La balance des noirs consiste à égaliser les niveaux de noirs de
chaque voie R, V, B pour que, lorsque l’objectif est obturé de
toute lumière, les signaux vidéo primaires soient parfaitement
alignés les uns par rapport aux autres. Le noir de l’image ne
laisse ainsi apparaître aucune dominante colorée. Dans son prin-
cipe, cet automatisme aligne en fait les niveaux de noir du rouge
et du bleu sur celui du vert, qui sert de référence.
30 mV
R V B R V B
176
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
177
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
• La correction de contour
En renforçant les transitions, la correction de contour accentue la
netteté de l’image. Mais attention, avec trop de contour, l’image
se durcit et revêt un aspect électronique très désagréable. Outre
le niveau général du détail ajouté à l’image, d’autres réglages de
cette correction fondamentale sont souvent mis à la disposition
de l’ingénieur de la vision sur le pupitre d’exploitation : ratio
horizontal/vertical, correction sélective sur une ou deux teintes
seulement, position du pic de fréquence, asservissement du
niveau de détail à la focale, etc. (§ [Link]).
• Le gamma
Plusieurs valeurs de gamma sont généralement proposées pour
modifier le rendu des demi-teintes de l’image. Le contraste sur
les zones moyennement éclairées est renforcé pour des valeurs
de gamma inférieures à 0,45, et atténué par des valeurs supé-
rieures à 0,45. Il est cependant très rare d’avoir à changer le
gamma d’une caméra au cours d’un tournage, sauf pour obtenir
un effet particulier.
• Le black press/stretch
En agissant sur la pente initiale de la courbe de gamma, cette cor-
rection modifie le contraste dans les basses lumières, sans affecter
le reste de l’image. Elle permet d’estomper les zones peu éclairées
pour notamment réduire le bruit lors d’un tournage avec un gain
élevé (press), ou, au contraire, accroître la dynamique sur les zones
sombres en y faisant apparaître davantage de détails (stretch).
178
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
• La saturation
Un potentiomètre de saturation permet de renforcer ou d’atté-
nuer, jusqu’à la supprimer totalement, la couleur de l’image,
généralement sur une plage de 0 à 200 %.
• Les mémoires
Plusieurs mémoires d’exploitation – scene file – sont disponibles
pour conserver des configurations complètes du pupitre, avec
toutes les valeurs de réglages pour chaque caméra. Ces
mémoires peuvent être utilisées pour rappeler les valeurs d’une
correction particulière ou pour reconfigurer instantanément l’in-
tégralité de l’état du pupitre. Selon le constructeur, le contenu
des mémoires est stocké soit dans la tête de caméra, soit dans la
voie de commande. Des cartes mémoires amovibles permettent
de sauvegarder plusieurs configurations et d’effectuer des trans-
ferts de réglages.
179
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Au cours d’un tournage multicaméra, l’ingénieur de la vision corrige essentiellement sur cha-
cune d’elles la colorimétrie, l’ouverture du diaphragme, les valeurs du détail, la saturation des
couleurs, et le niveau de la compression des blancs, de manière à assurer l’homogénéïté des
plans lors des commutations du réalisateur. Plusieurs mémoires peuvent conserver l’état de ces
différents réglages.
180
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
TV 16/9 TV 4/3
1,77 1,33
181
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 4.47
La commutation 4/3–16/9
avec un capteur 16/9. En 4/3,
20 % de l’angle de champ est
perdu. 4/3 : 720 pixels
59°
46°
182
© Éditions Eyrolles
4 • La caméra
Figure 4.48
La commutation 4/3-16/9
avec un capteur 4/3 de 960
pixels par ligne. Les pixels
sont adressés dans le sens
vertical par groupes de 3 en
16/9 et 4 en 4/3. L’angle de
champ horizontal est le
même dans les deux formats.
4/3 16/9
La majorité des caméras récentes sont équipées d’un dispositif de changement électronique de
format d’image 4/3–16/9. Certaines utilisent un capteur 16/9 dans lequel s’inscrit l’image
4/3 ; d’autres emploient un capteur 4/3 pour former une image 16/9.
183
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
184
© Éditions Eyrolles
5 Le signal vidéo
analogique
et numérique
Ce chapitre décrit les différentes formes sous lesquelles peut être se présenter le
signal vidéo, qu’il soit codé en analogique ou en numérique. Nous commence-
rons par donner les principales caractéristiques du codage composite analogique
et des standards NTSC, PAL, SECAM, avant d’aborder la représentation du
signal en composantes séparées. Nous nous intéresserons alors à la norme de
codage numérique [Link], qui s’est solidement implantée ces vingt dernières
années dans tous les maillons de la chaîne de production et de postproduction
broadcast. À chaque fois que nécessaire, un rappel sera donné sur la théorie de
la numérisation du signal.
185
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
186
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Le signal vidéo analogique peut se présenter sous quatre formes – RVB, Y/C, composantes,
composite –, dont seules les deux dernières ont servi de base au développement des formats
numériques.
187
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 5.1
Un exemple de mire utilisée
au cours des expériences de
Bedford mettant en évidence
la faible acuité visuelle de
l’œil humain pour les détails
des couleurs. Les deux
parties de la mire sont soit
noire/blanche, soit
rouge/verte, soit rouge/bleue,
soit verte/bleue.
188
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
L’œil étant moins sensible aux détails colorés qu’aux détails en noir et blanc, la quantité d’in-
formation utilisée pour transmettre la chrominance peut être réduite à 25 ou 50 % de celle uti-
lisée pour transmettre la luminance.
Fréquence
189
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Spectre de raies
de la chrominance
Fréquence
Chrominance
Réponse du filtre
en peigne supprimant
le signal de chrominance
Fréquence
190
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Le signal vidéo composite combine, selon l’un des trois standards de codage – NTSC, PAL,
SECAM – le signal de luminance, les deux signaux de différence de couleurs, ainsi que les
signaux de synchronisation. Le signal composite porte à lui seul toutes les informations néces-
saires à la reproduction de l’image vidéo en couleurs. Le spectre du signal de chrominance est
inséré dans le haut du spectre du signal de luminance. Un signal de télévision composite en
couleurs occupe ainsi le même espace fréquentiel qu’un signal en noir et blanc.
191
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Zone de suppression
Partie utile de
la ligne contenant
le « signal vision »
Figure 5.4
Les paramètres du signal vidéo composite.
192
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
[Link]. Le NTSC
Lancé en 1953, le NTSC (National Television System Comittee) est
utilisé principalement par les États-Unis, le Canada, le Mexique et
le Japon. Tout comme le PAL mais contrairement au SECAM, le
NTSC transmet simultanément les deux composantes de couleurs
Dr et Db. Deux porteuses, de même fréquence mais décalées de
90° l’une par rapport à l’autre, sont modulées en amplitude par les
signaux de différence de couleurs, puis supprimées. Les signaux
résultants sont mélangés pour former un signal unique de chromi-
nance modulé en amplitude (saturation) et en phase (teinte). Ce
signal de chrominance est alors ajouté au signal de luminance.
Comme deux phases sont possibles en ligne, la périodicité du
signal NTSC est de quatre trames, alors que celle du signal en noir
et blanc n’est que de deux trames. Pionnier des systèmes de télé-
vision en couleurs et par conséquent tributaire de techniques peu
évoluées, le NTSC est sujet à un défaut majeur : la moindre dis-
193
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
[Link]. Le PAL
Lancé en 1963, le système de codage PAL (Phase Alternation
Line) apporte une variation au NTSC, d’apparence mineure, mais
qui en supprime la principale faiblesse. Le PAL utilise le même
type de modulation que le NTSC, mais avec la particularité d’in-
verser, à l’émission, la phase de la sous-porteuse relative au signal
de différence de couleurs Dr une ligne sur deux, tout en conservant
son amplitude (une salve de référence de la phase couleur est insé-
rée sur le palier de suppression ligne). Ainsi, si une rotation de
phase accidentelle survient sur une ligne donnée, une rotation de
signe opposé se produit sur la ligne suivante. L’œil faisant une syn-
thèse additive des couleurs, il restitue la bonne teinte, puisque les
deux déphasages s’annulent mutuellement (on admet que l’infor-
mation de couleur est quasiment identique sur deux lignes succes-
sives). L’alternance de phase sur la composante de différence de
couleurs Dr d’une ligne à l’autre engendre une périodicité de
quatre trames. Cependant, si l’on considère la fréquence de la
sous-porteuse choisie pour le PAL, le nombre de périodes par ligne
n’est pas un entier. Au total, la périodicité du signal PAL s’élève
en fait à huit trames. En montage, le fait de briser un bloc de quatre
images entraîne une saute de couleur provoquée par un déphasage
de la sous-porteuse, visible surtout lorsqu’il s’agit de plan sur plan.
194
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
[Link]. Le SECAM
Lancé en 1967, le SECAM repose sur la transmission en alter-
nance une ligne sur deux de chacun des deux signaux différence
de couleurs Dr et Db (solution par ailleurs récemment reprise par
la structure de codage [Link] de la diffusion numérique, du DVD
et du format DV). La résolution verticale de la chrominance est
ainsi réduite de moitié par rapport à celle de la luminance – ce
qui n’est pas le cas des systèmes PAL et NTSC. Rappelons que
la résolution horizontale de la chrominance est, de son côté, for-
tement diminuée en raison de la réduction de sa bande passante.
Les inventeurs du SECAM ont estimé superflu de transmettre
pour la chrominance une définition meilleure en vertical qu’en
horizontal. Un seul signal de différence de couleurs est donc
transmis par ligne en modulant en fréquence une sous-porteuse
(une sous-porteuse différente est attribuée à chaque signal de dif-
férence de couleurs). Cette alternance Dr, Db à la fréquence
ligne entraîne une périodicité de quatre trames. Cependant, l’in-
version de la phase de la sous-porteuse (une ligne sur trois, une
trame sur deux) choisie pour améliorer la compatibilité directe
porte cette périodicité à douze trames. À la réception, le circuit
de décodage traite, sur chaque ligne, le signal Dr ou Db transmis
directement, additionné du signal Db ou Dr de la ligne précé-
dente, conservé en mémoire et considéré comme encore valable
pour la ligne actuelle (des signaux d’identification couleur sont
transmis à chaque suppression trame et ligne). On s’est cepen-
dant assez vite rendu compte que si le SECAM offrait des avan-
tages appréciables pour la transmission (pas de risque d’inter-
modulation des signaux de chrominance qui ne sont jamais
présents simultanément, démodulation simple, etc.), il présentait
en contrepartie des inconvénients irréfutables dans le domaine
de la production. En effet, le mélange de deux sources SECAM
impose de démoduler systématiquement les signaux en compo-
santes Y, Dr, Db, afin de procéder à leur addition, puis de les
remoduler en sortie de traitement. C’est pourquoi même dans les
pays ayant adopté le SECAM comme norme de diffusion, ce der-
nier a souvent laissé la place au PAL en studio, qui permet le
mélange des sources sans démodulation (si elles sont bien en
195
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
196
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
R Y
6 6
V Dr Y
6 1,5 6
B Db C
6 1,5 1,5 6
Y
R
V +
MATRICAGE
R-Y R-Y
Modulation
B
B-Y B-Y sous-porteuse
fsc
Codage Numérique
[Link] [Link]
Figure 5.5
Les principaux formats du signal vidéo.
197
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Un système en composantes séparées traite, dans des canaux indépendants, les informations
de luminance et de différence de couleurs, supprimant ainsi tous les inconvénients liés au
mélange de ces signaux par les systèmes composites. Mais il nécessite de tripler le nombre de
câbles nécessaire à transporter un signal vidéo, ce qui alourdit son utilisation en studio.
198
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
199
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
tion. Une fois généré par les capteurs adéquats, le signal analo-
gique doit être traité avant d’être diffusé et/ou stocké. C’est là
que naissent tous les problèmes. Le signal analogique souffre
d’un inconvénient majeur : il est très fragile. Son enregistrement,
son traitement ou sa transmission lui font subir différents types
de dégradations, qui altèrent rapidement sa qualité. Ainsi, la
composante de bruit, qui vient inévitablement se superposer au
signal utile, est directement liée au nombre et à la qualité des
traitements appliqués. Elle est communément quantifiée par le
rapport entre l’amplitude maximale du signal d’origine et celle
du bruit qui lui est ajouté, appelé rapport signal sur bruit ou S/B
(en vidéo, il varie de 40 dB en VHS à plus de 60 dB pour les
caméras broadcast). Par ailleurs, la réponse amplitude/fréquence
des circuits de traitement n’est jamais parfaitement linéaire ; il
s’ensuit une distorsion du signal, donc une modification de l’in-
formation véhiculée. Tous ces phénomènes ne font que se multi-
plier lorsque sont cumulées des copies de bandes successives,
copies dont la qualité s’affaiblit très vite avec le nombre de géné-
rations.
0 Temps
Le signal analogique est un signal dont la valeur varie avec le temps de manière continue. Il
est sujet à de la distorsion lors de son traitement et est souvent dégradé par une composante
de bruit venant s’ajouter à lui au cours de son enregistrement ou de sa diffusion.
200
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Le décibel
Le décibel (un dixième du Bel), de symbole dB, exprime, sur la base d’une échelle logarithmique, le
rapport entre deux puissances, ou deux grandeurs liées à une puissance. Les puissances acoustiques
que perçoit notre oreille, entre le seuil de l’audition (1 microwatt/m2) et celui de la douleur
(un mégawatt/m2) peuvent prendre des valeurs ayant un rapport de plus de 1012. Pour se simplifier la
vie et éviter de manipuler des nombres aussi astronomiques, les acousticiens ont eu l’idée de recourir
à cette écriture en « puissances de 10 », d’autant que la sensation auditive humaine croît avec le
logarithme de l’excitation. De là est né le décibel (plus commode à utiliser que le Bel) défini par
l’expression [Link] (P2/P1), P1 et P2 étant deux puissances. L’échelle des décibels est telle que si l’on
double la pression acoustique d’un son, on obtient un niveau sonore supérieur de 3dB.
La notation en décibel a par ailleurs été étendue aux rapports de tension électrique. Elle permet alors
d’exprimer le gain d’un amplificateur, les pertes de niveau d’une ligne de transmission, ou le rapport
signal sur bruit caractérisant la qualité d’un signal. Les rapports de tension en décibel s’expriment cette
fois par l’expression [Link] V2/V1 (l’équivalence en décibel d’un rapport en tension est le double de celui
en puissance). Un rapport de 2 en tension est représenté par une augmentation de + 6dB. Par exemple,
lorsque l’on dit d’un rapport signal sur bruit qu’il a augmenté de 6dB, cela signifie que le niveau du bruit
a été réduit de moitié.
201
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
1 0 1 0 1 1 0 1 1 0 1 0 0 1
Le signal numérique est un signal discontinu dans le temps. Il représente la valeur d’une gran-
deur physique à un instant donné. Le signal numérique est particulièrement stable. Il se prête
parfaitement aux traitements les plus complexes et aux copies cumulatives au travers desquels
l’information qu’il porte est totalement préservée.
202
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
203
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
204
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Figure 5.8 A
Les principales phases
de la conversion
analogique/numérique. Signal analogique
t
Échantillonnage
t
A
10 = 1010
9 = 1001
8 = 1000
7 = 0111
6 = 0110
Quantification 5 =
4 =
0101
0100
3 = 0011
2 = 0010
1 = 0001 t
1 0 1 0 1 1 0 1 1 0 1 0 0 1
Codage
Signal numérique
205
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
5.2.5. L’échantillonnage
Impulsions
d’échantillonnage
Valeurs
8 10 13 15 14 12 10 9 8 8 10 11 10 8 4 3 1 2 5
numériques
Te 2Te
206
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
207
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 5.11
Si la fréquence Information
d’échantillonnage est trop Signal original perdue
faible, les variations rapides t t
du signal original ne sont pas
représentées par la suite
d’échantillons prélevés.
Reconstitution
après
échantillonnage t t
– 12 f
2,75 3,375
Filtre passe-bas
208
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Figure 5.13 A
Le spectre du signal
échantillonné est composé
d’une succession de Fmax = fréquence max du signal d’entrée
t
Fe = fréquence d’échantillonnage
translations du spectre 0 Te 2Te 3Te 4Te 5Te 6Te
original à des fréquences Forme du signal échantillonneur
multiples de la fréquence A A (impulsion)
d’échantillonnage (Fe, 2Fe,
3Fe...). Pour que les
répétitions spectrales soient
disjointes, il faut que f f
Fe 2Fmax. Le signal 0 Fmax Fe 2Fe 3Fe
initial peut alors être Spectre du signal original Spectre du signal échantillonneur
à échantillonner
reconstitué par un filtrage
passe-bas supprimant, sur le
signal échantillonné, toutes
Filtrage correct Chevauchement
les fréquences supérieures à impossible A de spectre
Fmax.
f
0 Fmax Fe 2Fe 3Fe
f
0 Fmax Fe 2Fe
209
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
• La chrominance
Les signaux de différence de couleurs ont une bande passante
nominalement plate jusqu’à 2,75 MHz, avec un affaiblissement
d’au moins 12 dB à 3,375 MHz. Ils sont échantillonnés à une fré-
quence deux fois plus faible que le signal de luminance :
Fe (Cr) = Fe (Cb) = 6,75 MHz.
Cette valeur est égale à 432 fois la fréquence ligne des systèmes
à 625 lignes et à 429 fois celle des systèmes à 525 lignes.
210
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
211
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
La plus faible sensibilité de l’œil humain à la couleur qu’à la luminosité autorise de prélever
deux fois moins d’échantillons de chrominance que d’échantillons de luminance. Dans la
norme définie pour les applications de studio, le rapport entre les fréquences d’échantillonna-
ge de Y, R-Y, B-Y est égal à celui des nombres [Link].
La bande passante du signal de luminance est de 5,75 MHz ; celle des signaux de différence
de couleur est de 2,75 MHz.
[Link] C’est un codage [Link] incluant un signal de découpe échantillonné à 13,5 MHz.
[Link] La luminance est échantillonnée à 13,5 MHz, les composantes de couleurs sont échantillonnées
à une fréquence quatre fois plus faible, soit 3,375 MHz. Le [Link] est notamment utilisé par le
format d’enregistrement DVCPRO25.
[Link] La luminance est échantillonné à 13,5 MHz, les composantes de couleurs sont échantillonnées à
6,75 MHz, mais alternativement une ligne sur deux. Le [Link] est utilisé par les systèmes de
diffusion numérique, le DVD, ainsi que par le DV et le DVCAM (en 625/50).
[Link] C’est un codage [Link] incluant un signal de découpe échantillonné à 13,5 MHz.
212
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Échantillon de luminance
Échantillon de chrominance
213
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 5.15
Les différentes structures
d’échantillonnage fixes
possibles (périodicité 2
trames).
Orthogonale Quinconce ligne Quinconce trame
Trame paire Trame impaire
Échantillons Échantillons
de rang de rang
impair impair
Échantillons Échantillons
de rang de rang
pair pair
Y Y Y Y
Y Y Y Trame 1
Cr Cb Cr Cb Cr Cb Cr Cb
Y Y Y Y
Y Y Y Trame 2
Cr Cb Cr Cb Cr Cb Cr Cb
Y Y Y Y
Y Y Y Trame 1
Cr Cb Cr Cb Cr Cb Cr Cb
Y Y Y Y
Y Y Y Trame 2
Cr Cb Cr Cb Cr Cb Cr Cb
Figure 5.16
La structure orthogonale. Sur une image [Link], les échantillons de différence de couleurs Cr et Cb coïncident avec les
emplacements impairs des échantillons de luminance sur chaque ligne.
214
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
5.2.8. La quantification
[Link]. Principe de base
La quantification est, après l’échantillonnage, la deuxième
grande étape du processus de conversion analogique/numérique.
Elle a pour but de faire correspondre à chaque amplitude discrète
mesurée un nombre entier exprimé en base 2, dans laquelle n
chiffres permettent de coder N = 2n valeurs distinctes. Au cours
de cette étape de quantification, le signal analogique, qui peut
prendre une infinité de valeurs, est converti en un signal consti-
tué d’un nombre fini (N) de valeurs numériques codées sur n
bits. On comprend alors que des erreurs d’arrondi par défaut ou
par excès se produiront inévitablement. Car à plusieurs valeurs
proches, mais cependant différentes, du signal analogique, cor-
respondra une seule et même valeur numérique binaire. La pré-
cision du signal converti sera donc directement liée au nombre
de valeurs disponibles pour coder les échantillons.
011
010
q 2q 3q 4q 5q 6q 7q
215
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
À chaque échelon q, 2q, 3q, ... est associée une valeur numé-
rique. À un instant t, l’amplitude du signal se trouvant à l’inté-
rieur d’un échelon est remplacée par la valeur de cet échelon ; la
valeur exacte de l’amplitude n’est pas prise en considération.
Il est évident que plus les échelons sont petits, plus ils sont
nombreux sur une plage donnée, et plus la précision du signal
quantifié est grande.
Quoi qu’il en soit, l’erreur de quantification est toujours infé-
rieure au quantum q, qui est en fait la plus petite valeur mesu-
rable par le convertisseur ; pour reprendre l’analogie avec la
pesée au moyen d’une balance, q représente le plus petit poids
disponible. Elle représente une erreur de 1 unité sur le nombre
total de quantums. Ainsi, un système travaillant sur 3 bits est
caractérisé par une erreur maximale de 1/8, soit un taux de
12,5 % ; un système à 8 bits donne une erreur maximale de
1/256, soit 0,39 % ; tandis que le taux d’erreur d’un système à
10 bits est de 0,09 % (1/1 024). De manière générale, plus le
nombre de bits utilisé pour la quantification est élevé, plus la
précision du système de conversion est grande, mais plus le
temps de traitement est long. L’expression mathématique du
quantum en fonction de l’amplitude maximale du signal d’entrée
(Vmax – Vmin) et du nombre de bits de quantification n est la
suivante :
Vmax – Vmin
q=
2n
En pratique, il a été décidé que le signal de sortie change de
valeur quand le signal d’entrée passe par l’une des valeurs
(2n + 1).q/2, ce qui limite l’erreur à ± q/2. La succession d’er-
reurs de quantification se traduit par la création d’un signal aléa-
toire, dont l’amplitude maximale est un demi-pas de quantifica-
tion – il varie entre ± q/2. Ce signal, appelé bruit de quantification,
se superpose au signal utile. Plus le nombre de bits est élevé, plus
le bruit de quantification est faible, donc plus le rapport signal
sur bruit est élevé. En télévision, le rapport S/B d’un signal
numérique est approché par la relation :
S/B (dB) = 6 N + 10 (N = nombre de bits)
216
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
4q
Signal analogique
3q quantifié
2q
Bruit de
quantification
+ q/2
t
0
– q/2
217
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Luminance
Y
Blanc
Différence de couleurs
8 bits : 220 niveaux Cr, Cb
10 bits : 880 niveaux Crête positive
Crête négative
Figure 5.19
Quantification sur le signal de luminance et sur les signaux de différence de couleurs.
218
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5 • Le signal vidéo analogique et numérique
219
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
0 1 1
1 1 0 Données originales
0 0 1
0 1 1 Correction de l’erreur
Le bit erroné est remplacé par sa valeur correcte.
1 1 0
0 0 1
Figure 5.20
Principe de correction d’erreur par adjonction d’un code de parité.
220
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
[Link]. La dissimulation
Il faut bien comprendre qu’un système de correction d’erreurs ne
se contente pas d’effectuer une approximation de la valeur erronée,
mais qu’il restitue intégralement la donnée d’origine. Cependant,
quand les capacités de correction sont insuffisantes, on fait appel à
un processus de dissimulation. On distingue plusieurs degrés de
dissimulation d’erreurs détectées mais non corrigées. Parmi elles,
la duplication de données adjacentes – qui donne un résultat assez
médiocre en vidéo – et le calcul de la valeur moyenne entre échan-
tillons proches : c’est le meilleur compromis en vidéo.
Avant la transmission ou l’enregistrement d’un signal numérique, on prévient tout risque d’er-
reurs d’une part en brassant les données, et d’autre part en leur ajoutant des données de
contrôle. Ces dernières sont utilisées par le décodeur pour vérifier la validité des données
reçues et, le cas échéant, détecter et corriger – ou du moins dissimuler – les erreurs.
221
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
222
© Éditions Eyrolles
5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Figure 5.21
Horloge
Les principaux codages de
canal.
Données 1 0 1 0 0 1 0 1 1 0 1 0 0 1 0
NRZ
NRZI
Biphase Mark
MFM (Miller)
Miller2
223
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Le codage de canal a pour but de structurer le flux numérique, afin de lui conférer des proprié-
tés spectrales optimisées pour son enregistrement ou sa transmission.
Suppression
analogique 24 mots
264 mots
Ligne active
numérique: 1440 mots
Référence
temporelle Mot zéro Référence
temporelle
Suppression
numérique
Cb Y Cr Y
Données vidéo multiplexées
Figure 5.22
Relation temporelle entre la ligne vidéo analogique et la ligne vidéo numérique.
224
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5 • Le signal vidéo analogique et numérique
1
Données vidéo Première trame numérique Données vidéo
numériques numériques
Signal de synchronisation
Suppression de trame analogique (25 lignes + suppression de ligne)
analogique (TRAME 2)
Deuxième trame analogique
T
R
A 310 311 312 313 314 315 316 317 318 329 330 331 332 333 334 335 336
2
Données vidéo Données vidéo
Deuxième trame numérique
numériques numériques
Figure 5.23
Relations entre les trames analogiques et les trames numériques.
225
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tableau 5.1.
Les principaux paramètres de la norme [Link].
625/50 525/60
Signaux à coder Y, (R-Y), (B-Y)
corrigés en gamma
Fréquences d’échantillonnage
Luminance 13,5 MHz
Différence de couleurs 6,75 MHz
Bandes passantes équivalentes
Luminance 5,75 MHz
Différence de couleurs 2,75 MHz
Nombre d’échantillons par ligne complète
Luminance 864 858
Différence de couleurs 432 429
Nombre d’échantillons utiles par ligne
Luminance Y 720
Différence de couleurs 360
Structure d’échantillonnage Orthogonale. Les échantillons
de chrominance coïncident
avec les échantillons
impairs de luminance
Quantification (8 bits) 256 niveaux dont :
220 utiles pour Y, 225 pour Cr, Cb
Quantification (10 bits) 1 024 niveaux dont :
880 utiles pour Y, 900 pour Cr, Cb
Tableau 5.2.
Les débits du signal vidéo.
226
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5 • Le signal vidéo analogique et numérique
227
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Liaison série
Équipement Équipement
Sérialiseur Désérialiseur
1 2
228
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5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Données
auxiliaires
10 bits / /
10 bits //
27 MHz 270 Mbits/s
Vidéo Insertion Registre à décalage 270 Mbits/s Codage
de données conversion NRZI
10 bits //
parallèle/série
Générateur
pseudo-aléatoire
Figure 5.25
Principe de la sérialisation du signal numérique.
229
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
230
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5 • Le signal vidéo analogique et numérique
Sortie parallèle
10 × 27 Mbits/s
Entrée série
270 Mbits/s Registre à décalage
Correction conversion
Désentrelacement
de câble série/parallèle
Recouvrement
de Timing
l’horloge générateur
Figure 5.26
Principe de la désérialisation du signal numérique.
231
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6 La compression
numérique
233
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
234
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6 • La compression numérique
Dans les systèmes 625/50, une image vidéo [Link] échantillonnée sur 8 bits occupe un espace mémoire de
829 440 octets (seule la partie active de l’image est prise en compte) :
720 (Y) + 360 (Cr) + 360 (Cb) = 1440 octets/ligne, soit 829 440 octets pour 576 lignes.
Une seconde (25 images) occupe 20,7 mégaoctets.
Une minute occupe 1,24 gigaoctets.
Une heure occupe 74,6 gigaoctets.
On retiendra qu’un espace mémoire de 1 Go peut contenir 47 secondes d’images [Link] sur 8 bits à plein débit.
Le signal vidéo numérique renferme un volume de données beaucoup trop important pour être
transmis ou enregistré tel quel par des machines économiquement abordables.
La compression a pour but de trouver la manière la plus économique de coder les images (en
termes d’encombrement), tout en en préservant au maximum leur contenu.
235
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
236
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6 • La compression numérique
de débit doit être réalisée dans des facteurs élevés, le prix à payer
est l’apparition d’artéfacts et distorsions plus ou moins visibles.
Précisons cependant que ces dégradations se distinguent fonda-
mentalement de celles qui peuvent perturber un signal analo-
gique. Les conséquences les plus caractéristiques d’une
compression trop poussée sont une perte de définition, une sac-
cade dans les mouvements, un figement de certaines parties de
l’image, un effet de pixelisation dans les mouvements et les
fondus (effets de blocs), une solarisation sur les dégradés de cou-
leurs, ainsi que l’apparition d’une sorte de frange autour des
contours marqués (en particulier sur les textes en incrustation).
237
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
La compression en vidéo met en œuvre une variété d’outils de codage s’appuyant sur les trois
principes suivants.
– Il est inutile de répéter un à un les points qui sont identiques sur une image.
– Si une image est très semblable à sa voisine, il suffit de ne transmettre que leurs différences.
– Certaines informations peu ou pas pertinentes pour notre système visuel peuvent être codées
plus grossièrement, voire supprimées.
Pour exploiter les différents types de redondance, les méthodes employées sont :
– redondance spatiale : Transformée en Cosinus Discrète (DCT) ;
– redondance temporelle : estimation de mouvement ;
– redondance subjective : quantification ;
– redondance statistique : codage entropique.
238
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6 • La compression numérique
239
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
240
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6 • La compression numérique
Pour interpréter de manière juste un débit compressé ou un taux de compression, il faut bien
connaître les paramètres du signal source. Un signal à 25 Mbits/s peut être obtenu avec un taux
de compression de 8:1 si le signal source est le [Link] sur 10 bits. Mais il peut aussi résulter d’une
compression de facteur seulement 5:1, si le signal de départ est le [Link] ou le [Link] sur 8 bits.
Figure 6.1
Les débits avant compression, prenant en compte uniquement la partie utile de l’image (576 lignes sur les 625).
241
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
6.4.1. JPEG
Apparue en 1989, JPEG est une norme de compression des
images fixes, conçue à l’origine pour le monde de l’impression
et de la photocomposition. JPEG accepte n’importe quelle défi-
nition d’image et exploite les uniformités présentes à l’intérieur
de chacune d’elle ; le codage est dit intra-image. Or, comme les
circuits intégrés de codage JPEG étaient disponibles bien avant
tout autre circuit de compression, les fabricants d’équipements
vidéo se sont rapidement intéressés à ce standard, même s’il ne
leur était pas destiné au départ. Partant du principe qu’une
séquence vidéo n’est qu’une succession rapide d’images fixes,
ils ont développé des systèmes JPEG capables de
compresser/décompresser en temps réel 25 ou 30 images par
seconde. Ces solutions, baptisées M-JPEG (Motion-JPEG), se
sont vite répandues à partir début des années 90, notamment
dans les stations de montage non-linéaire et dans le domaine de
l’enregistrement haut de gamme. Cependant, les modifications
ayant permis de passer du JPEG au M-JPEG, ainsi que la syn-
chronisation du son, n’ont jamais fait l’objet d’une normalisa-
tion. Les fabricants ont donc développé sans concertation des
solutions propriétaires, si bien que les fichiers générés par des
équipements de marques différentes sont très souvent incompa-
tibles entre eux. L’échange de programmes M-JPEG n’est pos-
sible qu’à travers un cycle de compression/décompression du
signal. Depuis, est apparu le format d’enregistrement DV, qui
utilise une compression de type M-JPEG, mais dont l’algorithme
a été totalement normalisé à l’échelle mondiale. Initialement
développé pour le grand public avec un débit de 25 Mbits/s, le
242
© Éditions Eyrolles
6 • La compression numérique
6.4.2. MPEG-1
Adoptée en 1992, MPEG-1 est une norme de compression des
images animées à faibles résolutions, destinée aux applications
multimédia. MPEG-1 reprend les principes de base du JPEG en ce
qui concerne l’élimination des redondances spatiales, mais
exploite en plus les redondances temporelles entre les images. Le
codage n’est plus réalisé individuellement sur chaque image, mais
s’applique à un groupe de plusieurs images. Son débit de
1,5 Mbits/s, incluant la vidéo et le son, est évidemment très péna-
lisant en termes de qualité d’image, mais il présente l’intérêt d’être
compatible avec le CD-Rom. L’une des applications phare du
MPEG-1 est le CD-Vidéo, qui n’a pas percé en Europe, mais qui
a rencontré un grand succès en Chine, où plusieurs millions de lec-
teurs ont été vendus.
6.4.3. MPEG-2
Instaurée en 1994, MPEG-2 est également une norme de com-
pression des images animées, reprenant l’ensemble des tech-
niques de base de MPEG-1. Cependant, la qualité d’image sup-
portée est incomparablement supérieure, puisqu’elle s’étend de
la vidéo standard entrelacée (4 à 50 Mbits/s) à la haute définition
(300 Mbits/s). Du coup, MPEG-3, qui devait se consacrer à
part entière à la haute définition, a été totalement absorbé par
MPEG-2, qui possède tous les outils nécessaires. MPEG-2 a
d’abord été étudié pour la diffusion numérique ; il est aujour-
d’hui mondialement utilisé par tous les opérateurs de télévision
numérique et constitue également le standard de codage des
disques DVD. Par la suite, MPEG-2 a été décliné en une version
« studio », baptisée MPEG-2 422P@ML (ou MPEG-2 422),
répondant aux exigences plus sévères de la production/postpro-
243
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tableau 6.1
Les trois grandes familles de compression d’images.
MPEG
Codage
Image Quantification longueur Codage Mémoire
DCT Quantification entropique
présente de mouvement variable tampon
Image Image
passée future
244
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6 • La compression numérique
1
Fréquence spatiale =
P = Période spatiale Période spatiale
Figure 6.3
Notion de fréquence spatiale.
245
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
246
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6 • La compression numérique
allons considérer dans ce qui suit le cas d’une image [Link] codée
sur 8 bits, formée de 576 lignes utiles renfermant chacune
720 pixels. Par souci de simplification, nous ne décrirons ici que
le traitement de la luminance Y. Chacune des composantes de
couleurs est traitée parallèlement de manière identique, avec
toutefois des fichiers moins volumineux du fait de leur sous-
échantillonnage.
247
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
nergie maximum
= composante continue
= valeur moyenne du bloc
Distances verticales
DCT
DCT -1
Figure 6.4
Conversion d’un bloc de pixels en coefficients DCT.
248
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6 • La compression numérique
Sensibilit de la
vision humaine
Fr quence spatiale
249
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
En transposant l’image du domaine spatial au domaine fréquentiel, la DCT permet d’une part
de classer les informations par ordre d’importance au regard de la vision humaine, et d’autre
part de concentrer l’énergie sur un nombre réduit de coefficients. Elle n’effectue cependant
aucune réduction de données et est totalement transparente et réversible. Le processus de
compression a lieu après la DCT.
29 20 28 45 68 83 0 0 0 –1 0 0
31 23 25 44 65 84 0 1 0 0 0 0
72 –30 9 2 0 0 72 –30 9 3 0 0
–20 18 –6 0 0 0 –21 18 –6 0 0 0
–6 9 4 0 0 0 Quantification –6 9 3 0 0 0
(échelle = 3)
0 0 2 0 0 0 0 0 3 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
250
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6 • La compression numérique
On y remarque que toutes les valeurs ont été arrondies à des mul-
tiples de 3 et que tous les coefficients égaux à +1/–1 ont été
remplacés par la valeur 0. Au final, tous les coefficients situés en
dessous de la diagonale en pointillés sont rendus nuls.
C’est dans cette phase de quantification que sont introduites
toutes les dégradations du codage JPEG. Sur une zone d’image
contenant des dégradés subtils de couleurs, une quantification
trop rude éliminera certaines valeurs intermédiaires et provo-
quera un effet de pixelisation. Si une quantification inverse était
réalisée à ce stade du traitement, l’amplitude initiale des compo-
santes fréquentielles ne serait pas exactement restituée.
Différentes tables de quantification sont employées pour la lumi-
nance et la chrominance ; le choix de ces tables et du niveau du
seuil détermine le taux de compression et la qualité de l’image
obtenue.
2 Coefficient DCT
8 16 24 32 40 48 56 64
Au cours de l’étape de quantification non-linéaire, les coefficients DCT associés aux compo-
santes fréquentielles élevées (détails fins) sont arrondis et codés avec un nombre de bits réduit
au minimum exigé par l’œil. La quantification est la seule phase de l’algorithme JPEG à géné-
rer des pertes.
251
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 6.8
Balayage en zigzag de la
matrice DCT.
252
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6 • La compression numérique
Les valeurs DCT, initialement organisées dans un tableau, sont réarrangées les unes à la suite
des autres sous la forme d’un vecteur de 64 éléments, comprenant notamment de longues
séquences de zéros faciles à coder.
Le vecteur est codé sous une forme condensée à l’aide de paires de données – valeur, nombre
d’occurences.
Enfin, des codes courts sont attribués aux données les plus fréquentes.
253
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
2 4 6 8 10 12 14 16
2
4
6
8
10
Macrobloc
12
14
16
1 2 3 4 5 6 7 8
Énergie maximale
composante continue 1
2
valeur moyenne du bloc
3
4
5 Bloc
6
Fréquences H
7
8
DC
Fréquences V
DCT et
quantification
Matrice DCT
4 1 3 0 0 0 0 0
2 1 0 0 0 0 0 0 Codage à longueur variable
4 2 0 0 0 0 0 0 et codage entropique
1 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 4 1 2 4 0 0 0 0
Balayage en zigzag
Figure 6.9
Les principales phases de la compression JPEG.
254
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6 • La compression numérique
En plus de l’analyse interne des images mis en œuvre dans JPEG, MPEG-1 travaille sur une
image réduite à 25 % de sa taille d’origine, ne traite qu’une trame sur deux, et élimine les
redondances temporelles entre plusieurs images successives.
255
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 6.10
720 720 360
Le format source SIF utilisé
par MPEG-1 comparé aux [Link] SIF 288
576 288
autres formats TV.
Y Trame impaire Filtre H.
TVHD 16/9
1080 lignes x 1920 pixels
TVHD 16/9
720 lignes x 1280 pixels
576 lignes x 960 pixels
TV 16/9
TV 4/3
576 lignes x 720 pixels
SIF 4/3
288 lignes
x 360 pixels
256
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6 • La compression numérique
257
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
I B B P B B P B B P B B I
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Notons que pour qu’une image B puisse être calculée, il faut que
les images I et P dont elle dépend aient préalablement été reçues
par le décodeur et conservées temporairement en mémoire. D’où
la nécessité de modifier l’ordre de transmission des images par
rapport à leur ordre naturel d’analyse. De ce fait, un retard de
l’ordre de la durée du GOP est toujours introduit lors de la
décompression. Cela donne, en reprenant notre exemple :
I P B B P B B P B B I B B P B B P B...
0 3 1 2 6 4 5 9 7 8 12 10 11 15 13 14 17 16...
258
© Éditions Eyrolles
6 • La compression numérique
chaque image. On ne peut pas briser un GOP, car cela aurait pour
conséquence de désolidariser une image P ou B de celle(s) servant
à leur construction. Comme seul l’accès aux images I est autorisé,
l’unité d’accès aléatoire vidéo en MPEG est le GOP. Il est par
conséquent impossible – ou disons qu’il serait extrêmement com-
plexe – d’effectuer du montage sur un programme ainsi codé, à
moins de s’imposer des points d’entrée/sortie correspondant uni-
quement aux images I, soit, dans le cas présent, deux par seconde.
En revanche, un GOP long présente l’avantage de permettre un
taux de compression plus élevé qu’un GOP court pour une même
qualité d’image. Autrement dit, à débit égal, un GOP long donne
une meilleure qualité d’image qu’un GOP court.
Dans les applications de diffusion et de distribution sur DVD, le
GOP est respectivement de 12 et 15 images. En enregistrement
cependant, il ne dépasse pas 2 images (pour permettre le montage)
et se réduit même, dans la quasi totalité des cas, à une seule image.
Tranches (slices)
Une tranche est un nombre entier de macroblocs alignés
sans recouvrement. C’est l’unité de resynchronisation.
Macrobloc
Un macrobloc est constitué de 4 blocs de luminance et 2 ou 4 blocs
de chominance, en fonction du format de l’image source.
C'est la couche de base pour l’estimation de mouvement.
Bloc
Un bloc est constitué de 8 x 8 pixels. C’est la couche où s'effectue
le codage DCT.
259
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
La compression MPEG s’effectue sur des séquences répétitives d’images appelées GOP et met-
tant en oeuvre trois types d’images I, P, B. Une image I est décrite indépendamment (comme en
JPEG), une image P est prédite à partir d’une image I ou P précédente, tandis qu’une image B
est interpolée à partir des images I et P qui l’encadrent. Un GOP est une séquence d’images
comprises entre deux images I. Il peut aussi se résumer à une seule image I.
Pour un débit donné, plus le GOP est long, plus la qualité de l’image est élevée, mais moins le
montage est précis. Les GOP longs sont adaptés à la diffusion, tandis que les GOP courts sont
indispensables en enregistrement.
260
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6 • La compression numérique
Image i
1 1 2 3 4
2 3 4
5 6 7 8 5 6 7 8
9 10 11 12 9 10 11 12
13 14 15 16 13 14 15 16
Macroblocs de l'image précédente i-1 Image i prédite, après application
utilisés pour prévoir des vecteurs mouvement sur les
la nouvelle image i macroblocs de l'image i-1
261
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
262
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6 • La compression numérique
Figure 6.14
Principe de la boucle de Signal numérique Réduction des Réduction des
débit constant redondances redondances
régulation agissant sur les temporelles spatiales (DCT)
tables de quantification
pour maintenir un débit
constant. Tables de quantification Réduction de Occupation de la mémoire
débit
Quantification Codage à
Mémoire
des coefficients longueur
tampon
DCT variable
Débit Débit
variable constant
Nouvelle
image
Pré- + Image de différence
traitement Σ DCT Quantification
–
+ + DCT Quantification
Σ inverse inverse
Entrée Image
prévue
vidéo
Prédiction Mémoire
compensation d’image
de mouvement Coefficients
codés
Image
Estimation de précédente
mouvement
Codage Mémoire
entropique tampon
Vecteurs mouvement
Sortie
codée
MPEG
Figure 6.15
Synoptique du codeur MPEG.
263
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Image Mémoire
prévue d’image
Entrée
MPEG
Image
Prédiction
précédente
compensation
Vecteurs mouvement de mouvement
Figure 6.16
Synoptique du décodeur MPEG.
264
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6 • La compression numérique
265
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
MPEG-2 est une famille de standards adoptée à l’échelle mondiale pour la distribution
d’images et de sons numériques grand public, mais aussi pour la production broadcast, qu’elle
soit standard ou à haute définition.
266
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6 • La compression numérique
267
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
268
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6 • La compression numérique
Tableau 6.2
Les Profils et Niveaux de la famille MPEG-2.
Dans chaque case sont indiqués respectivement le format d’entrée accepté, la résolution H × V, le débit maximal supporté et le
type d’images traitées.
Niveau
High [Link] [Link], [Link] [Link], [Link]
1 920 × 1 152 1 920 × 1 152 1 920 × 1 152
80 Mbits/s 300 Mbits/s 100 Mbits/s
I, P, B I, P, B I, P, B
La famille de standards MPEG-2 se divise en Profils et Niveaux. Les Profils définissent les outils
de compression utilisés, tandis que les Niveaux caractérisent la résolution de l’image. Le Profil
Principal est utilisé en diffusion et en distribution grand public. Le Profil [Link] est réservé aux
travaux en studio.
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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6 • La compression numérique
Le MPEG-2 422P@ML (ou MPEG-2 422) étend les possibilités du Profil principal, essentielle-
ment en acceptant un signal [Link], en offrant un mode de compression intra-image et en sup-
portant un débit maximal de 50 Mbits/s.
271
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 6.17
Compromis qualité/débit/
complexité de montage en 50 Mbits/s Meilleure qualité
MPEG-2.
40 Mbits/s Courbe de
qualité constante
30 Mbits/s
20 Mbits/s
Exemples d’applications :
News et acquisition : GOP IB 18 Mbits/s
Distribution : GOP IBBP 20 Mbits/s
Archivage : GOP IB 30 Mbits/s
Postproduction : GOP I 50 Mbits/s
Tableau 6.3
Comparaison entre le Profil principal et le Profil [Link] au niveau principal et en 625/ 50.
MP@ML 422P@ML
Signal d’entrée [Link] [Link]
ou [Link]
Débit maximal 15 Mbits/s 50 Mbits/s
Nombre de lignes codées 576 608
Types d’images codées I, B, P I, B
GOP 12 2
Montage non oui
Multigénération Limité oui
Applications Diffusion TV Production
Liaisons de contribution Postproduction
DVD
272
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6 • La compression numérique
273
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
La technologie The Mole permet de véhiculer de manière invisible les paramètres de compres-
sion entre un décodeur et un codeur MPEG-2. Ces paramètres sont ainsi réutilisés dans tous
les cycles de décompression/compression que subit le signal dans une chaîne vidéo, ce qui
assure un traitement transparent en termes de qualité.
Tableau 6.4
Les principales applications de la compression numérique.
Application Compression
[Link]. M-JPEG
Le M-JPEG (ou Motion-JPEG) n’est pas une norme, mais plutôt
une famille de systèmes propriétaires et spécifiques, que chaque
fabricant a développé de son côté vers le milieu des années 90, à
l’époque où il n’existait aucun standard de réduction de débit
dédié à la vidéo. Le M-JPEG code chaque image d’une séquence
vidéo de manière indépendante en JPEG, au rythme de 25 par
seconde. Il s’agit donc d’une compression intra-image, mais qui
utilise des tables de quantification non standard, ce qui rend
incompatibles entre elles les différentes solutions commerciali-
274
© Éditions Eyrolles
6 • La compression numérique
[Link]. DV
Le DV reprend à son compte la plupart des caractéristiques du
M-JPEG, mais présente deux atouts fondamentaux. Tout
d’abord, il repose sur un algorithme de compression intra-image
totalement normalisé et utilisé aujourd’hui par la quasi totalité de
l’industrie de la vidéo (on peut aujourd’hui tourner et monter
sans aucun transcodage, en restant au format natif DV). Ensuite,
il bénéficie d’un codage optimisé de l’image (tables de quantifi-
cation calculées par zones), se traduisant par une meilleure qua-
lité que le M-JPEG. Il est admis que, toutes conditions égales par
ailleurs, une compression DV à un taux de 5:1 équivaut à une
compression M-JPEG à 3:1. Conçu à l’origine uniquement pour
le marché des caméscopes et magnétoscopes numériques grand
public, le DV est rapidement devenu un véritable moteur de
compression universel, utilisé maintenant par les trois grands
constructeurs de magnétoscopes broadcast, ainsi que par les
fabricants de systèmes de montage virtuel et de stockage sur
disques durs. L’algorithme de compression/décompression DV à
25 Mbits/s (on parle communément de compression « DV25 »)
est implémenté sur un seul circuit intégré, totalement symétrique
et configurable en [Link] ou en [Link]. Il est employé aussi bien
dans les produits DV grand public que dans les équipements
broadcast aux formats DVCAM et DVCPRO25. Pour les appli-
cations plus haut de gamme, la compression DV peut s’appliquer
à un signal [Link] et délivrer alors un débit de 50 Mbits/s (com-
pression « DV50 »). Ce procédé, mis en œuvre dans les formats
D9 et DVCPRO50, fait appel à deux circuits DV25 travaillant en
parallèle, chacun traitant un flux « [Link] ». Sur le même principe,
quatre circuits « DV25 » peuvent compresser un signal à haute
275
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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6 • La compression numérique
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6 • La compression numérique
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
280
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6 • La compression numérique
Le disque dur offre pour principal avantage, par rapport à la bande magnétique, l’accès
immédiat à n’importe quel élément enregistré. En revanche, le coût du support est beaucoup
plus élevé et les quelques disques durs amovibles qui existent aujourd’hui offrent des capacités
d’enregistrement bien inférieures à celles des cassettes vidéo.
Tableau 6.6
Volume de stockage sur disque en fonction de chaque format d’enregistrement..
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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6 • La compression numérique
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Le montage virtuel s’effectue sur un ordinateur à partir d’éléments numérisés et stockés sur
disque dur. Le monteur peut modifier à loisir le choix, la durée et l’ordre de ses plans, puisque
toutes ces opérations ne consistent qu’à manipuler des adresses de fichiers.
Une station travaillant en mode on-line délivre directement un produit fini de qualité broad-
cast, alors qu’une station de type off-line ne fournit qu’une liste de points montage.
6.8.4. Le DVD
Le DVD (Digital Versatile Disc) est un nouveau standard tech-
nologique qui se décline en une famille de disques compacts
ayant des capacités et des fonctionnalités différentes. Il vise une
multitude d’applications dans le domaine de la vidéo, de l’audio
et de l’informatique. Le disque DVD se présente sous un aspect
comparable à celui d’un CD-Rom, mais sa capacité de stockage
est, selon le modèle, de 7 à 30 fois supérieure. Le secret de cette
incroyable capacité réside dans l’utilisation d’un nouveau laser
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6 • La compression numérique
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Le DVD est un disque optique utilisant la même technologie de lecture par faisceau laser que le
CD, mais offrant une capacité de 7 à 30 fois supérieure, selon la version. Il se destine aussi
bien à l’audio (DVD-Audio), à la vidéo (DVD-Vidéo), qu’à l’informatique (DVD-Rom).
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6 • La compression numérique
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
En diffusion, un débit de 4 à 10 Mbits/s, obtenu avec une compression MPEG-2 MP@ML per-
met d’obtenir à la réception une qualité d’image comparable aux standards PAL/SECAM
(4 Mbits/s pour les films, au moins 7 Mbits/s pour le sport). Il faut monter jusqu’à 10-12
Mbits/s pour atteindre un niveau de qualité proche du [Link]. Pour la haute définition, un débit
de 20 Mbits/s est nécessaire.
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6 • La compression numérique
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6 • La compression numérique
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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6 • La compression numérique
MPEG-4 est un standard de codage orienté objet, qui traite de manière séparée chaque élé-
ment audio et vidéo composant une scène. Ses outils sont optimisés pour s’adapter dans un
premier temps à de très faibles débits – réseaux mobiles, canaux à très faible bande –, mais
seront étendus par la suite vers le haut. Les objets multimédia reçus par le décodeur (pouvant
provenir de différents lieux) sont accessibles indépendamment les uns des autres et peuvent
être réassemblés de différentes manières.
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
D
M É
U M
L U
T L
Sons T D
I
C I É
P
O P C
L
D L O
E
E E D
X
U X E
Image E
R E U
U
R U R
R
Stock d’objets
Stock d’objets D locaux, codés
codés M É ou non
U M
L U
T L C
I T D O
C I É M
P
O P C P
L O
D L O
E S
E
Objets
Objets
Objets
Objets
X E D
U I
E X E T
R E U E
U
R U R U
R R
Émission Réception
Figure 6.18
Principe du codage orienté objet de MPEG-4 : chaque élément composant la scène audiovisuelle est codé séparément. À la
réception, des objets locaux peuvent être ajoutés à la scène.
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6 • La compression numérique
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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6 • La compression numérique
MPEG-7 standardise la description des contenus multimédia, afin que puissent être définis des
moteurs de recherche évolués fondés non plus uniquement sur le texte, mais aussi, et surtout,
sur l’image et le son. En revanche, MPEG-7 ne standardise ni l’extraction de l’information, ni
le moteur de recherche.
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
MPEG-1, MPEG-2 et MPEG-4 permettent de représenter le contenu lui même (« the bits »).
MPEG-7 permettra de représenter l’information au sujet du contenu (« the bits about the
bits »).
298
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7 Les formats
d’enregistrement
Sur quels principes repose l’enregistrement magnétique ?
Qu’est-ce que l’enregistrement hélicoïdal ?
Qu’est-ce que le cycle d’hystérésis ?
Quelles sont les méthodes d’enregistrement vidéo analogiques et numériques ?
VHS, VHS-C, VHS-HiFi, S-VHS : quelles différences ?
8mm, Hi8 : quelles différences ?
Quel est l’avantage fondamental du Betacam SP par rapport aux autres formats analogiques ?
À quoi sert une tête Dynamic Tracking ?
Qu’est-ce que la fonction pre-read ?
D1, D2, D3, D5, Digital Betacam : quelles différences ?
Quels sont les points communs entre le D9 et le DVCPRO50 ?
Quels sont les formats qui enregistrent [Link] ? et en [Link] ? et en [Link] ?
Quelles sont les différences entre le Betacam SX et le MPEG-IMX ?
Quelles sont les compatibilités offertes par les nombreuses déclinaisons du format DV ?
Quels sont les points communs entre le DV et le Digital8 ?
Quelles sont les spécificités du D-VHS ?
Quels sont les formats à haute définition ?
Qu’est-ce que le standard 24p ?
Qu’est-ce que le MICROMV ?
299
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
300
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7 • Les formats d’enregistrement
I
H=
2.π.D
H s’exprime en ampère par mètre (A/m) et est proportionnel (à une
distance D donnée) à l’intensité du courant qui lui donne nais-
sance. Cette proportionnalité est fondamentale ; elle est à la base
de l’enregistrement magnétique. D’autre part, un corps ferroma-
gnétique placé dans un champ extérieur H est soumis à une induc-
tion magnétique B, qui oriente ce corps en fonction de l’intensité
de H. Lorsque le corps sort du champ extérieur H, il conserve une
certaine valeur d’induction dite induction rémanente, notée Br.
Nous allons considérer, dans un premier temps, que le corps ferro-
magnétique n’est pas encore aimanté (bande magnétique vierge).
Le tracé des variations de B dans le corps en fonction du champ H
externe est appelé courbe de première aimantation (fig. 7.1).
– Hmax Hc + Hmax
H
Courbe de
cycle d'hystérésis
– Bmax
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
nul, B n’est pas nul ; il reste une induction rémanente Br. Pour
effacer cette induction rémanente, il faut appliquer un champ exté-
rieur, dit champ coercitif Hc. Si H varie de manière sinusoïdale, on
obtient, pour une période de variation de H, la courbe de cycle
d’hystérésis donnée sur la figure 7.1.
La courbe de transfert Br = f(H), également tracée sur la
figure 7.1, est proche de la courbe de première aimantation. Elle
n’est linéaire que sur une certaine zone. En audio, un signal de
polarisation est superposé au signal à enregistrer pour restreindre
la zone de travail uniquement à la partie linéaire de cette courbe.
Sa fréquence doit être au moins cinq fois supérieure à la plus
haute fréquence du signal audio, afin d’éviter des battements
entre cette fréquence et des harmoniques des courants enregis-
trés. Dans le cas de la vidéo, une fréquence de polarisation de
l’ordre de 28 MHz (5 × 5,5 MHz) serait requise, ce qui est bien
au-delà des limites en termes de bande passante des têtes magné-
tiques. C’est pourquoi il a été fait appel à la modulation de fré-
quence pour enregistrer le signal vidéo analogique ; nous y
reviendrons dans le paragraphe 7.3.
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7 • Les formats d’enregistrement
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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7 • Les formats d’enregistrement
305
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.2.4. L’azimut
Pour qu’un enregistrement soit reproduit dans des conditions
optimales, il est primordial que l’angle que forme la tête de
lecture avec l’axe de la piste soit exactement le même que celui
de la tête d’enregistrement. Si cette condition n’est pas respectée,
il se produit un affaiblissement rapide des hautes fréquences qui
est fonction de l’angle d’azimut. On dit qu’il y a erreur d’azimut.
Sur un magnétophone, l’entrefer des têtes doit toujours être stric-
tement perpendiculaire à l’axe de la piste. Un très bon réglage
permet d’y parvenir. Dans le cas d’un enregistrement multipiste,
306
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7 • Les formats d’enregistrement
307
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
vitesses très lentes, même en mode arrêt sur image. Par contre, il
est illisible en rembobinage très rapide.
Il existe deux modes d’enregistrement du time code, le rec run et
le free run. En rec run, la valeur horaire ne défile que lorsque
l’enregistrement se déroule et s’arrête à chaque fois que la
machine est stoppée. Ce mode fournit une numérotation conti-
nue et sans interruption des plans. En free run, le time code
tourne en permanence comme une horloge, sans prendre en
compte le déclenchement ou l’arrêt de l’enregistrement. Chaque
image est donc repérée par son heure d’enregistrement. Ce mode
permet de synchroniser aisément plusieurs plans tournés simul-
tanément par différents caméscopes.
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7 • Les formats d’enregistrement
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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7 • Les formats d’enregistrement
+ Composite
Composite Y/C
SEP
C
Transposition
4,43 MHz
basses fréquences
C Transposition
4,43 MHz C
basses fréquences
Y MOD DEMOD Y
Dr C
T MOD DEMOD Dr
D Db
Db
M
Figure 7.3
Les différentes méthodes d’enregistrement du signal vidéo analogique.
311
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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7 • Les formats d’enregistrement
313
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.5.1. Le VHS
Le format VHS est lancé par JVC en 1977 dans sa version NTSC,
et l’année suivante en PAL et SECAM. Il utilise une cassette de
taille 19 × 10 cm renfermant une bande de largeur 12,7 mm (1/2")
offrant une durée d’enregistrement maximale de 240 minutes. La
bande s’enroule en « M » à 180° autour d’un tambour de diamètre
D = 62 mm. La vitesse de défilement linéaire de la bande est de
23,4 mm/s, la vitesse de rotation du tambour est de 25 tr/s, ce qui
donne une vitesse relative tête-bande de 4,84 m/s (voir formule
§ 7.2.2).
Le signal de luminance module en fréquence une porteuse
centrée sur 4,5 MHz, et oscillant entre les valeurs 3,8 (fond de
synchro) et 4,8 MHz (blanc), ce qui donne une excursion en fré-
314
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7 • Les formats d’enregistrement
104 mm
VHS
188 mm
7.5.2. Le VHS-C
Des impératifs de miniaturisation imposés par le désir de fabri-
quer des caméscopes petits et légers ont conduit à la naissance du
VHS-C, format plus compact que le VHS standard et permettant
d’utiliser des cassettes environ deux fois plus petites. La durée
maximale d’une cassette VHS-C est cependant beaucoup plus
faible que celle d’une VHS standard, puisqu’elle ne dépasse pas
60 minutes. Le VHS-C met en œuvre un tambour de diamètre
réduit de 1/3 (41,3 mm), comportant deux têtes de plus, et tour-
nant 50 % plus vite : 37,5 tr/s, soit 2 250 tr/min au lieu de 1 500
en VHS.
315
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
56 mm
VHS-C
92 mm
Figure 7.6
VHS VHS-C
Le format VHS-C inscrit sur
la bande la même empreinte
que le VHS standard.
A B A B'
B A'
180° 270°
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.7
Empreinte de la bande dans Piste audio
les formats VHS.
Pistes Sens de
12,65 mm vidéo lecture
Piste d’asservissement
7.5.3. Le VHS-HiFi
Dans le format VHS, la piste audio est enregistrée par une tête
fixe. La très faible vitesse de défilement de la bande, soit 2,3 cm/s
(c’est la moitié de celle d’une cassette audio), ne peut permettre
d’espérer une qualité sonore exceptionnelle : la bande passante
est limitée à 10 kHz, le rapport signal sur bruit ne dépasse pas
40 dB, la distorsion approche 3 %...
Le format VHS-HiFi améliore de manière significative la repro-
duction sonore en contournant les contraintes de l’enregistrement
longitudinal. Les signaux audio (deux pistes) sont en effet enre-
gistrés en modulation de fréquence au moyen de têtes rotatives ;
ils bénéficient ainsi, comme la vidéo, d’une vitesse tête/bande
élevée. Une paire de têtes supplémentaires diamétralement oppo-
sées est donc montée sur le tambour tournant. Ces têtes font appel
à une technique d’enregistrement dite « en profondeur », qui
consiste à enregistrer les signaux audio HiFi stéréo dans la tota-
lité de l’épaisseur de la couche magnétique, alors que le signal
vidéo est enregistré par-dessus, mais uniquement en surface. Les
têtes audio sont placées en avance par rapport aux têtes vidéo sur
le tambour (60°) ; leur entrefer relativement large (0,65 µm) crée
un champ magnétique intense pénétrant au cœur de la couche
magnétique. La vidéo, quant à elle, est enregistrée sur la surface
317
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Support polyester
7.5.4. Le S-VHS
Le dernier perfectionnement du format VHS concerne la qualité
de l’image. Il consiste à traiter séparément les composantes de
luminance Y et de chrominance C, conformément à la représen-
tation Y/C du signal vidéo. La bande passante de la luminance
n’a plus à être limitée à 3 MHz pour laisser de la place à la chro-
minance et peut s’étendre jusqu’à 5 MHz. La résolution hori-
zontale passe ainsi de 250 lignes (VHS) à 400 lignes.
318
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7 • Les formats d’enregistrement
Chrominance Luminance
Excursion en fréquence :
1 MHz
VHS
Fréquence (MHz)
0,627 1 2 3 4 4,5 5 6
3,8 4,8
Chrominance Luminance
Excursion en fréquence :
1,6 MHz
S-VHS
Fréquence (MHz)
0,627 1 2 3 4 5 6 6,5 7
Figure 7.9
Allocation des fréquences dans les formats VHS et S-VHS.
319
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tableaux 7.1
Les possibilités de compatibilité entre les formats VHS et S-VHS.
• Enregistrement
Magnéto S-VHS Magnéto VHS
• Lecture
Magnéto S-VHS Magnéto VHS
7.6.1. Le 8mm
Commercialisé une dizaine d’années après le VHS, le format
8mm de Sony a été étudié essentiellement pour le marché des
caméscopes. Il a bénéficié dès le départ d’un certain avancement
technologique, notamment au niveau de la formulation de la
bande magnétique. Celle-ci n’utilise pas en effet de particules
d’oxyde, mais des particules métalliques beaucoup plus fines,
portant la rémanence à 2 500 gauss. Une bande à particules
métalliques (MP) permet l’enregistrement d’une plus grande
320
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7 • Les formats d’enregistrement
[Link]. L’audio
Le standard 8mm traite deux pistes audio, enregistrées par les
têtes rotatives en modulation de fréquence avec une large bande
passante (AFM : Audio Frequency Modulation). Il peut égale-
ment traiter deux pistes codées en numérique PCM (Pulse Coded
Modulation). Les signaux analogiques FM sont multiplexés avec
les signaux vidéo ainsi qu’avec les signaux de synchronisation
– il n’y a pas de piste d’asservissement longitudinale –, avant
d’être enregistrés par les têtes vidéo. Les deux pistes audio
numériques PCM sont inscrites dans le prolongement des pistes
vidéo par une tête tournante dédiée.
Figure 7.10
L’empreinte de la bande dans Piste de repérage
les formats 8mm et Hi8.
Sens de lecture
vidéo
8 mm + audio FM
+ signaux pilotes Time code
321
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Vidéo (180°)
322
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7 • Les formats d’enregistrement
Signal
pilote
ATF
8mm
Fréquence (MHz)
0,732 Audio 5
AFM
G + D = 1,5 MHz
G – R = 1,7 MHz
4,2 MHz 5,4 MHz
Chrominance Luminance
Excursion en fréquence
2 MHz
Signal
pilote
ATF
0,732 Audio 7
AFM
G + D = 1,5 MHz
G – R = 1,7 MHz
323
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.6.2. Le Hi8
Le Hi8 est au 8mm ce que le S-VHS est au VHS. Il s’agit en effet
d’un format composite séparé Y/C, attribuant un traitement privi-
légié au signal de luminance pour délivrer une résolution hori-
zontale de 400 lignes (au lieu de 250 lignes en 8mm). À l’instar
du 8mm, le Hi8 n’existe pas en SECAM.
La fréquence de la porteuse de la luminance passe de 5 à 7 MHz,
et sa plage de déviation est élevée de 1,2 à 2 MHz, ce qui amé-
liore le rapport S/B. Les signaux de chrominance restent, quant à
eux, inchangés – porteuse à 732 kHz –, pour des raisons de com-
patibilité en lecture avec le 8mm.
Un time code numérique est enregistré entre la zone vidéo et la
zone audio PCM, sur une durée de 1,5 lignes. Le traitement par-
ticulier de ce code temporel est tel qu’il peut être inséré sur une
bande déjà enregistrée.
324
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7 • Les formats d’enregistrement
Tableau 7.2
Les possibilités de compatibilité entre les formats 8mm et Hi8.
• Enregistrement
Magnéto Hi8 Magnéto 8mm
Bande Hi8 mode Hi8 mode 8mm
Bande 8mm mode 8mm mode 8mm
• Lecture
Magnéto Hi8 Magnéto 8mm
Bande Hi8 enregistrée en Hi8 mode Hi8 impossible
Bande Hi8 enregistrée en 8mm mode 8mm mode 8mm
Bande 8mm enregistrée en 8mm mode 8mm mode 8mm
7.7 Le Betacam SP
325
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
R-Y
B-Y
R-Y B-Y
1 ligne
Enregistrement Lecture
1 ligne horizontale 1H 1H 1H 1H 1H
Entrée signal R-Y (R-Y)n (R-Y)n+1 (R-Y)n+2 Signal R-Y restauré (R-Y)n-2 (R-Y)n-1 (R-Y)n
Entrée signal B-Y (B-Y)n (B-Y)n+1 (B-Y)n+2 Signal B-Y restauré (B-Y)n-2 (B-Y)n-1 (B-Y)n
Figure 7.14
Principe de la compression temporelle à l’enregistrement et de la décompression à la lecture des signaux de différence de
couleurs dans le format Betacam/Betacam SP.
326
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.15
Audio 2
Empreinte de la bande dans
le format Betacam SP. Audio 1
Sens de lecture
12,7 mm Pistes de luminance
Y
Pistes de chrominance
R-Y, B-Y
+ 2 canaux audio AFM
Asservissement
Code temporel
327
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Luminance Chrominance
Excursion en fréquence Excursion en fréquence
2 MHz 1,7 MHz
GD
Figure 7.16
Allocation des fréquences dans le format Betacam SP.
328
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7 • Les formats d’enregistrement
Arrêt Marche
Accéléré Accéléré Lecture sur arrière
×3 ×2 standard image ×1
Position relative
des pistes vidéo
Déplacement normal
de la tête de lecture
Figure 7.17
Principe du suivi dynamique des pistes par les têtes flottantes en lecture à vitesse variable.
329
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
C rotation
Lecture « DT » Y Effacement
C chrominance
A Y A
Enregistrement/lecture luminance
A
7.7.5. La compatibilité
Betacam/Betacam SP
Le Betacam SP est compatible en lecture avec les cassettes à
bande oxyde enregistrées sur un magnétoscope Betacam stan-
dard ; il ne délivre bien entendu dans ce cas qu’une bande pas-
sante de 4 MHz et ne reproduit que les deux pistes audio longi-
tudinales. C’est la détection d’un petit orifice présent
uniquement sur les boîtiers de bandes « Métal » qui permet une
configuration automatique de la machine en mode SP ou stan-
dard. Par ailleurs, un magnétoscope Betacam SP peut également
enregistrer au format Betacam standard sur une bande oxyde.
7.7.6. Le Betacam SP
avec audio numérique
Signalons enfin qu’une version de magnétoscopes Betacam SP
avec deux pistes audio numériques PCM a été développée. Ces
deux pistes PCM sont situées dans le prolongement des pistes
vidéo – elles en sont dissociées, contrairement aux pistes FM –
et occupent l’espace initialement alloué à la piste audio analo-
gique longitudinale n° 1, qui disparaît donc à leur profit.
330
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7 • Les formats d’enregistrement
Tableau 7.3
Caractéristiques principales des formats analogiques.
7.8 Le D1
7.8.1. La segmentation
Le débit total à enregistrer incluant la vidéo (172 Mbits/s), l’audio
(8 Mbits/s) et les données supplémentaires (47 Mbits/s) s’élève à
227 Mbits/s. Une trame renferme donc un total de 227/50, soit
331
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 7.19
Principe de la segmentation
d’une trame en D1. 4 secteurs
50 lignes TV 1 segment
300 lignes
1 440 échantillons
Dans le format D1, une trame en 625/50 est répartie sur 12 pistes
obliques. Chacune d’elles est divisée en deux secteurs, l’un dit
supérieur, l’autre dit inférieur. 24 secteurs, ou demi-pistes for-
ment donc une trame. Un segment contenant les informations de
50 lignes est constitué du regroupement de 4 secteurs enregistrés
chacun avec une tête différente. Signalons pour information
qu’en 525/50, on compte seulement 10 pistes par trame donc
20 secteurs vidéo et 5 segments de 50 lignes. Les autres para-
mètres du format sont communs aux deux standards.
332
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7 • Les formats d’enregistrement
Secteur vidéo
Début de supérieurs
la trame
Sens de
Secteurs lecture
19 mm audio
Secteur vidéo
inférieurs
Fin de
la trame
Asservissement
Code temporel
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Lecture
Lecture avancée C DT
audio D
B
Lecture Lecture avancée
A audio
DT
C D
Enregistrement audio/vidéo
Figure 7.22
Secteur 0
Un segment vidéo (50 lignes)
est découpé en 4 secteurs 1 segment
Secteur 1
enregistrés simultanément
par 4 têtes indépendantes. Secteur 2
50 lignes
Secteur 3
1 0 1
0
2
3 2 3
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7 • Les formats d’enregistrement
335
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Avec entrelacement
5 13 2 11 1 2 3 4 5
Drop out 6 7 8 9 10
7 9 14 6 11 12 13 14 15
16
16 15 8 10
1 3 4 12 Plusieurs petites erreurs dispersées
et plus faciles à corriger
• Codage de canal
Le codage de canal a pour rôle de mettre les données vidéo et
audio sous la forme d’un signal série adapté à l’enregistrement
magnétique. Le D1 utilise un code NRZ embrouillé, qui mini-
mise les longues suites de 0 ou de 1, réduisant ainsi les compo-
santes basses fréquences du flux numérique.
Code
externe
336
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7 • Les formats d’enregistrement
7.9 Le D2
337
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
338
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7 • Les formats d’enregistrement
Repérage audio
A4 A2 A4 A2 A4 A2 A4 A2
A3 A1 A3 A1 A3 A1 A3 A1
19 mm Vidéo
Sens de lecture
A2 A4 A2 A4 A2 A4 A2 A4
A1 A3 A1 A3 A1 A3 A1 A3
Asservissement
Code temporel
339
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C B
Lecture Lecture
(DT) D A (DT)
188°
Bande
A B
Enregistrement
340
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.27
Fonction pre-read : Correcteur colorimétrique,
mélangeur, etc.
pendant le temps pris pour
modifier l’image A en image
A+, la bande s’est déplacée
de la tête pre-read à la tête A A+
d’enregistrement. L’image
A+ écrase donc l’image A.
Tête Tête
lecture avancée d’enregistrement
A A+
A+ écrase A
Time code [Link] [Link]
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.10 Le D3
342
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7 • Les formats d’enregistrement
Sens de
CH1 lecture
CH0
12,7 mm Vidéo
A2 A4 A1 A3
A2 A1 A4 A3 A1 A2 A3 A4
Audio A1 A3 A2 A4
Asservissement
Code temporel
Lecture Lecture
« AT » « AT »
Effacement rotatif
Enregistrement
343
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
;;
;;
;;
;;
;;
;
;
;;
;;
;;
;;
;;
;;
;;
;;
;;
;;
;;
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enregistrement, et produisent
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7 • Les formats d’enregistrement
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.11 Le D5
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.31
Empreinte de la bande en Repérage audio
D5.
Vidéo
Asservissement
Code temporel
Lecture « AT » Lecture « AT »
Effacement
Enregistrement
347
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
qu’un signal 18 MHz/8 bits, Le signal 13,5 MHz/10 bits est par
conséquent soumis, dès son entrée dans la machine, à un forma-
tage 10-8. Les 1 440 échantillons de luminance et de chromi-
nance (en 4/3) codés sur 10 bits entrent dans une mémoire d’une
ligne, dans laquelle ils sont inscrits sous la forme d’octet. À par-
tir de ce moment, le traitement s’effectue sur des mots de 8 bits
quel que soit le type du signal d’entrée. Un brassage intra-ligne
est alors effectué. Puis une séquence pseudoaléatoire est ajoutée
au signal pour briser les longues suites de « 0 » et de « 1 ».
Chacun des quatre canaux d’enregistrement possède deux
mémoires de trame qui s’alternent en lecture et en écriture.
L’entrelacement des données s’étend à l’ensemble de la trame.
Les codes correcteurs d’erreurs externes et internes sont alors
générés. Après ajout des données d’identification et de synchro-
nisation, le signal est finalement soumis comme en D3, à un
codage de canal 8-14 avant d’être enregistré.
348
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.33
Le 16/9 en CCIR 601 et en
4/3 16/9 en CCIR 601
CCIR 601 amélioré.
720 pixels par ligne 720 pixels par ligne
Pixels carrés Pixels rectangulaires
Fréquence d‘échantillonnage : 13,5 MHz Fréquence d‘échantillonnage : 13,5 MHz
Quantification 10 bits Quantification 10 bits
Tableau 7.4
Caractéristiques du signal vidéo en [Link] et en [Link] amélioré.
349
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
350
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7 • Les formats d’enregistrement
Vidéo
Asservissement
Code temporel
Enregistrement C
CTL
351
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
164
164°
Digital
DigitalBetacam
Betacam
A ch B ch A ch
A ch
A ch B ch
B ch A ch
A ch
180
180°
Betacam SP
SP
Bande
Figure 7.36
La différence de diamètre de tambour entre le Betacam SP et le Digital Betacam impose une légère expansion temporelle
des signaux analogiques, quand ils sont lus sur une machine numérique.
352
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7 • Les formats d’enregistrement
Tableau 7.5
Comparaison des caractéristiques principales entre le Betacam analogique et le Digital
Betacam.
353
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tableau 7.6
D1 D2 D3 D5 Digital Betacam
Constructeurs Sony, BTS Sony, Ampex Panasonic Panasonic Sony
Date
de commercialisation 1986 1988 1991 1994 1993
Largeur de bande
3/4" 3/4" 1/2" 1/2" 1/2"
Signal Composantes Composite Composite Composantes Composantes
CCIR 601 numérique numérique CCIR 601 CCIR 601
Structure
[Link] 4 fsc 4 fsc [Link] [Link]
d’échantillonnage
Résolution 8 bits 8 bits 8 bits 10 bits (4/3) 10 bits
8 bits (16/9)
Compression non non non non M-JPEG 2:1
Débit vidéo 172 Mbits/s 115 Mbits/s 115 Mbits/s 218 Mbits/s 99 Mbits/s
Débit total 227 Mbits/s 152 Mbits/s 152 Mbits/s 288 Mbits/s 125 Mbits/s
Rotation tambour 150 tr/s 100 tr/s 100 tr/s 100 tr/s 75 tr/s
Vitesse écriture 35,6 m/s 30,4 m/s 23,9 m/s 23,9 m/s 19,1 m/s
Vitesse bande 286,9 mm/s 131,7 mm/s 83,2 mm/s 167,2 mm/s 96,7 mm/s
Pistes audio 4 (48 kHz, 20 bits) 4 (48 kHz, 20 bits) 4 (48 kHz, 20 bits) 4 (48 kHz, 20 bits) 4 (48 kHz, 20 bits)
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7 • Les formats d’enregistrement
355
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
356
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.37
Les structures [Link]
d’échantillonnages utilisées DVCPRO50
par le DV et ses variantes. Luminance : 13,5 MHz, 720 pts/l
Chrominance : 6,75 MHz, 360 pts/l
[Link]
DV (625/50)
DVCAM (625/50)
Luminance : 13,5 MHz, 720 pts/l
Chrominance : 6,75 MHz, 360 pts/l, 1 ligne sur 2
[Link]
DV (525/60)
DVCAM (525/60)
DVCPRO25
Luminance : 13,5 MHz, 720 pts/l
Chrominance : 3,375 MHz, 180 pts/l
échantillon de luminance
échantillon de chrominance
Interface 25 Mbits/s
SDI
270 Mbits/s
Figure 7.38
Allègement du débit vidéo avant la compression DV.
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
358
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.39
DCT
Synoptique de la transformation des
compression vidéo en DV. blocs de pixels en
composantes
Décomposition fréquentielles Quantification
Entrelacement
image en des macroblocs pertes par
blocs 88 Détermination troncatures
du mouvement
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
18,8 mm/s
10 µm
DV 6,35 mm
– Bande ME
– 12 pistes/image
28,2 mm/s
DVCAM 15 µm
6,35 mm
– Bande ME
– 12 pistes/image
33,8 mm/s
Repérage audio
DVCPRO25
– Bande MP 18 µm
6,35 mm
– 12 pistes/image
– Pistes repérage audio
et asservissement
Asservissement
67,6 mm/s
Repérage audio
DVCPRO50
– Bande MP 18 µm
– 24 pistes/image 6,35 mm
– Pistes repérage audio
et asservissement
Asservissement
Figure 7.40
Empreinte de la bande en DV, DVCAM, DVCPRO (625/50).
360
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7 • Les formats d’enregistrement
361
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.14 Le DVCAM
362
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7 • Les formats d’enregistrement
Tournage
Dans la puce
mémoire
TC in/out, N° de plan, N° de scène, N° de bande, Validation de plan
de la cassette
Cassette DV ou DVCAM
Postproduction
Station de montage
Figure 7.41
Principe du système ClipLink développé pour le format DVCAM.
363
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
• Échantillonnage en [Link]
Contrairement au DVCAM, qui suit les spécifications du DV en
matière de procédure d’échantillonnage ([Link] en 625/50 et [Link]
en 525/60), le DVCPRO25 travaille uniquement en [Link], quel
que soit le standard de balayage. Panasonic justifie son choix en
argumentant que le [Link] supporte mieux la multigénération que
364
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7 • Les formats d’enregistrement
• La densité d’enregistrement
La vitesse de défilement de la bande a été presque doublée par
rapport au DV, la largeur des pistes passant de 10 µm à 18 µm
(elle prend ainsi la même valeur qu’en D3 et D5). La diminution
de la densité d’enregistrement qui en découle confère au format
une meilleure résistance aux drop-out et une plus grande fiabilité
d’exploitation. Elle est l’un des atouts essentiels du DVCPRO25
par rapport au DV et au DVCAM, même si le prix à payer est
une baisse de la durée d’enregistrement (sur les petites cassettes
uniquement).
365
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.16 Le DVCPRO50
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7 • Les formats d’enregistrement
L
S M
Tableau 7.7
Les différences fondamentales entre les 4 formats de la famille DV.
Signal Pistes Bande Signal Pistes Bande Signal Pistes Bande Signal Pistes Bande
367
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.17 Le D9
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.43
1 image = 12 pistes Largeur de piste : 20 µm
L’empreinte de la bande en
D9. Repérage audio 2
Repérage audio 1
Vidéo Sens de
lecture
Audio
Audio
Sous code
Vidéo
Asservissement
7.18 Le Betacam SX
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Plan A B1 I1 B2 I2 B3 I3 B4 I4 B5 I5 B6 I6
Plan B B1 I’1 B’2 I’2 B’3 I’3 B’4 I’4 B’5 I’5 B’6 I’6
Point IN demandé
= Point IN effectué
CAS 1 :
Séquence
Point IN B1 I1 B2 I2 B3 I3 Bm’4 I’4 B’5 I’5 B’6 I’6
montée
sur image B
B’4 initialement bidirectionnelle est recodée en Bm’4 monodirectionnelle.
Ainsi, Bm’4 ne dépend que de l’4 qui la suit, et est indépendante de l’3
qui la précédait sur le plan B d’origine (et qui disparaît sur la séquence montée).
Figure 7.44
Le montage à l’image près en MPEG-2 avec une séquence IB (Betacam SX).
370
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7 • Les formats d’enregistrement
371
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Secteurs vidéo
Sens de
lecture
Données Secteurs
système audio
Secteurs vidéo
Code temporel
Asservissement
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7 • Les formats d’enregistrement
7.19 Le MPEG-IMX
373
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
374
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7 • Les formats d’enregistrement
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
HAUT DE GAMME
PROD/POSTPROD
BETACAM M-JPEG
2:1
99 Mbits/s
BETACAM SP DIGITAL BETACAM
PRODUCTION / POSTPRODUCTION
18 Mbits/s
BETACAM SP
BETACAM SX
DV [Link]
5:1
DV DVCAM
25 Mbits/s
DVCPRO25
DV [Link]
5:1
DV DVCPRO25 25 Mbits/s
Lecture et DVCAM
enregistrement
GRAND
DV [Link]
PUBLIC
DVCAM 5:1
25 Mbits/s
DV
Figure 7.47
Compatibilité en lecture des formats numériques compressés (valable sur certains modèles de machines seulement). À
droite, sont indiqués respectivement, pour chaque format, le type de compression, le taux de compression et le débit vidéo
enregistré.
376
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7 • Les formats d’enregistrement
Tableau 7.8
Caractéristiques principales des formats numériques compressés.
Constructeurs Tous Sony, Ikegami Panasonic, Panasonic, JVC Sony Sony Sony
Philips, Hitachi, Philips, Hitachi,
Ikegami,... Ikegami,...
Débit vidéo 25 Mbits/s 25 Mbits/s 25 Mbits/s 50 Mbits/s 50 Mbits/s 18 Mbits/s 50 Mbits/s 99 Mbits/s
Débit total 41,8 Mbits/s 41,8 Mbits/s 41,8 Mbits/s 80,9 Mbits/s 99 Mbits/s 40 Mbits/s 88 Mbits/s 125 Mbits/s
Rotation 150 tr/s 150 tr/s 150 tr/s 150 tr/s 75 tr/s 75 tr/s 50 tr/s 75 tr/s
tambour
Type de bande Métal Evaporé Métal Evaporé Métal Métal Métal Métal Métal Métal
Vitesse écriture 10,16 m/s 10,13 m/s 10,1 m/s 11,3 m/s 14,5 m/s 18,9 mm/s 12,7 m/s 19,1 m/s
Vitesse bande 18,8 mm/s 28,2 mm/s 33,8 mm/s 67,6 mm/s 57,8 mm/s 59,6 mm/s 53,9 mm/s 96,7 mm/s
Pistes audio 2 (48 kHz, 2 (48 kHz, 2 (48 kHz, 4 (48 kHz, 4 (48 kHz, 4 (48 kHz, 4 (48 kHz, 4 (48 kHz,
16 bits) ou 16 bits) ou 16 bits) 16 bits) 16 bits) 16 bits) 16 bits) ou 20 bits)
4 (32 kHz, 4 (32 kHz, 8 (48 kHz,
12 bits) 12 bits) 16 bits)
Pre-read
(sur certaines non oui non oui oui oui oui oui
machines)
Compatibilité • Lisible par • Lit DV, • Lit DV, DVCAM. • Enregistre et lit • Lit S-VHS • Lit Betacam, • Lit Betacam, • Lit Betacam,
(sur certaines DVCAM, DVCPRO25 • Lisible par DVCPRO25 • Lisible par Betacam SP Betacam SP, Betacam SP
machines) DVCPRO25, • Lisible par DV, DVCAM, • Lit DV, DVCAM D9-HD • Lisible par Betacam SX, • Lisible par
DVCPRO50, DVCPRO25, DVCPRO50, • Lisible par MPEG-IMX, Digital Betacam MPEG-IMX,
DVCPRO100 DVCPRO50, DVCPRO100 DVCPRO100 HDCAM • Lisible par HDCAM
• Lit DVCAM DVCPRO100 HDCAM
Commentaires • Format grand • Légère variante • Extension du DV • Déclinaison • Même • Compression • Format • Fait figure de
public soutenu du DV (même (même vers le haut du algorithme de MPEG-2 422P positionné à référence en
par tous les compression), compression), DVCPRO25, compression inter-image mi-chemin production/
fabricants. avec une densité avec une densité avec débit 2 fois vidéo que le avec GOP entre le postproduction TV.
• Qualité compa- d'enregistrement d'enregistrement plus élevé, DVCPRO50 = 2 images. Betacam SX et • Compression
rable au Betacam 2 fois plus faible. 4 fois plus faible employant (2 circuits DV), • Format « non le Digital M-JPEG
SP, supérieur en • Aucune piste • Contrairement 2 circuits de mais aucune tracking », Betacam. propriétaire,
multigénération. longitudinale, aux DV/DVCAM, compression DV. compatibilité exempt de • Compression incompatible avec
• Aucune piste comme en DV. possède des pistes • Enregistre le mécanique. circuit de suivi MPEG 2 422 les systèmes DV
longitudinale longitudinales même signal • Même piste. intra-image, et MPEG-2.
(toutes les pour le repérage vidéo que le D9, mécanique de • Durées d'enre- offrant la même
données corres- audio et mais aucune transport que le gistrement qualité que le
pondantes sont l'asservissement. compatibilité S-VHS. 2 fois plus DV à
enregistrées sur mécanique. élevées qu'en 50 Mbits/s.
pistes obliques). Betacam
analogique.
377
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.20 Le Digital8
378
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7 • Les formats d’enregistrement
Figure 7.48
Alors que le DV trace les Vidéo
12 pistes d’une image côte à + Audio AFM
+ signaux pilotes
côte, le format Digital8 les Sous-codes
enregistre deux par deux,
dans le prolongement l’une Vidéo
de l’autre, profitant de la
plus grande largeur de la Audio Audio
Signaux PCM
bande Hi8.
pilotes
DV Digital8 Hi8
Largeur de bande : Largeur de bande : Largeur de bande :
6,35 mm (1/4") 8mm (1/3") 8mm (1/3")
Figure 7.49
Les deux modes de
fonctionnement d’une
machine Digital8.
379
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Tableau 7.9
Caractéristiques comparées des formats DV, Digital8 et Hi8.
DV Digital8 Hi8
Enregistrement luminance Numérique Analogique (FM)
Résolution horizontale 500 lignes 400 lignes
Échantillonnage luminance 13,5 MHz -
Quantification 8 bits/échantillon -
Enregistrement chrominance Composantes numériques Analogique (procédé
under color)
Largeur de la bande chrominance 1,5 MHz environ 0,5 MHz environ
Échantillonnage chrominance 6,75 MHz -
Débit vidéo 25 Mbits/s -
Enregistrement audio Numérique PCM Analogique (FM)
16 ou 12 bits
Largeur de la bande magnétique 6,35 mm 8 mm
Dimensions cassette 125 × 78 × 14 mm 95 × 62 ×15 mm
66 × 48 × 12 mm
Diamètre du tambour 21,7 mm 40 mm
Vitesse de rotation du tambour 9 000 tr/min 4 500 tr/min 1 500 tr/min
Vitesse de défilement de la bande 18,831 mm/s 28,695 mm/s 20,05 mm/s
Largeur des pistes vidéo 10 µm 16,34 µm 34,4 µm
Nombre de pistes par image 12
Doublage audio Oui (13 bits) Non Oui (si option PCM)
Mémoire sur cassette Oui Non
7.21 Le D-VHS
380
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7 • Les formats d’enregistrement
Terminal décodeur
Flux de Flux de
données données
« bit stream » « bit stream »
Interface application
D-VHS interface
Conversion Compression
A/N numérique
Figure 7.50
Principe de l’enregistrement d’une transmission numérique avec le D-VHS.
381
© Éditions Eyrolles
LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Durée d’enregistrement
maximale
• Cassette DF-420 (44,7GO) 3,5 h 7h 14 h 21 h 35 h 49 h
• Cassette DF-300 (31,7GO) 2,5 h 5h 10 h 15 h 25 h 35 h
Débit d’entrée des données utiles 28,2 Mbits/s 14,1 Mbits/s 7 Mbits/s 4,7 Mbits/s 2,8 Mbits/s 2 Mbits/s
382
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7 • Les formats d’enregistrement
383
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.22.1. Le D6
Le D6 (également appelé VooDoo) est le seul format à haute
définition sans compression. Développé conjointement par
Philips et Toshiba, il est représenté par un unique et imposant
magnétoscope utilisé notamment pour les travaux avant retour
sur pellicule. Basé sur une bande 3/4", le D6 accepte tous les
standards HD et maintient intacte la résolution horizontale de
1920 points par ligne. Il traite douze pistes audio et offre une
durée maximale de 64 minutes. Pour enregistrer à plein débit un
tel signal à 1,2 Gbits/s (dont 920 Mbits/s alloués à la vidéo
seule), le D6 répartit les données sur huit canaux parallèles,
chaque canal gérant ainsi un débit de 150 Mbits/s.
384
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7 • Les formats d’enregistrement
7.22.2. Le D5-HD
Le D5-HD proposé par Panasonic est une extension vers le haut du
format D5. Destiné exclusivement aux applications de studio, il
fait appel à une compression propriétaire de type M-JPEG, rédui-
sant le débit du signal HD de 920 à 235 Mbits/s. Notons que ce
débit est le plus élevé enregistré par une machine HD faisant appel
à la compression, à comparer avec les 100 Mbits/s des DVCPRO-
HD/D9 et les 140 Mbits/s du HDCAM. Signalons également que
le D5-HD est le seul de ces quatre formats HD compressés à enre-
gistrer réellement 1920 points par ligne. Le taux de compression
est de 5:1 si le signal source [Link] est codé avec une précision de
10 bits, et de 4:1 si le codage est effectué sur 8 bits (les machines
sont commutables à ces deux modes). Le D5-HD accepte tous les
standards HD, avec huit pistes audio éditables. La durée maximale
d’enregistrement est la même qu’en D5 soit 124 minutes.
7.22.3. Le D9-HD
Le D9-HD est la version à haute définition du format D9 de JVC.
Commutable aux standards 720p et 1080i, il effectue un préfil-
trage avant compression, réduisant la résolution de la luminance
et de la chrominance respectivement à 1280 et 640 points par
ligne. Quatre codecs DV sont réquisitionnés pour effectuer le
travail de compression dans un facteur 6,7:1, réduisant le débit
enregistré à 100 Mbits/s. Le D9-HD utilise la même cassette 1/2"
que le D9, offrant ici une durée maximale réduite de moitié, soit
62 minutes, et traite huit pistes audio.
7.22.4. Le DVCPRO-HD
Extension de la famille DVCPRO, le DVCPRO-HD de
Panasonic utilise le même schéma de compression que le D9-
HD, avec quatre chips DV délivrant un flux vidéo de
100 Mbits/s. L’un des atouts de ce format est d’offrir une com-
patibilité en lecture avec tous les formats de la famille DV à 25
ou 50 Mbits/s, incluant le DVCAM et le DV grand public. Les
385
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
7.22.5. Le HDCAM
Le HDCAM est le format à haute définition de Sony, basé sur la
plate-forme Betacam 1/2". Compatible en lecture avec la totalité
des formats Betacam (SP, SX, Digital, MPEG-IMX), il accepte
les standards d’image 1080i et 24p, qu’il traite avec une résolu-
tion de 1440 points par ligne en luminance et 480 en chromi-
nance. La compression est effectuée par un algorithme proprié-
taire de type M-JPEG, réduisant à 140 Mbits/s le débit vidéo
enregistré, à quoi s’ajoutent huit pistes audio. La durée maxi-
male d’enregistrement est de 124 minutes sur les grandes cas-
settes et de 40 minutes sur les petites cassettes acceptées par les
caméscopes (ces durées sont 25 % plus élevées en mode 24p).
Tableau 7.11
Principales caractéristiques des formats à haute définition
Débit vidéo 100 Mbits/s 100 Mbits/s 140 Mbits/s 235 Mbits/s 920 Mbits/s
Résolution H Y = 1280 pixels Y = 1280 pixels Y = 1440 pixels Y = 1440 pixels Y = 1920 pixels
C = 640 pixels C = 640 pixels C = 480 pixels C = 480 pixels C = 960 pixels
Structure vidéo * 14 : 7 : 7 14 : 7 : 7 17 : 6 : 6 22 : 11 : 11 22 : 11 : 11
Pistes audio 8 8 8 8 12
Compatibilité DV Betacam SP
en lecture DVCAM Betacam SX
D9 — —
DVCPRO25 Digital Betacam
DVCPRO50 MPEG-IMX
* Par analogie avec le [Link], en considérant comme fréquence unitaire 3,375 MHz.
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7 • Les formats d’enregistrement
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
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7 • Les formats d’enregistrement
Film
24 images/s
Vid o 60
trames/s
Figure 7.51
Le 3/2 Pull Down : les images d’une séquence 24p donnent alternativement naissance à trois, puis deux trames vidéo. Ainsi,
deux images 24p sont transformées en cinq trames vidéo, donc 24 images 24p donnent 60 trames.
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7 • Les formats d’enregistrement
7.2 Le MICROMV
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
Figure 7.52
En MICROMV, chaque Rec Rec Rec Rec
séquence est enregistrée dans start stop start stop
un fichier séparé, qui débute
par une image fixe de 0,8 s.
10 s 30 s
1 fichier 1 fichier
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Index
1080i, 184, 383 Candela, 8
720p, 184, 383 CCD FIT, 137
24p,184, 383 CCD FT, 135
[Link], 212, 240, 241, 357 CCD IT, 129
[Link], 212, 240, 241, 357 Centre optique, 68, 70
[Link], 211, 241, 349, 357 Cercle de confusion, 96
4/3-16/9, 180, 256, 348 Chrominance, 35, 188, 210, 357
8mm, 311, 320, 331 Codage à longueur variable, 252
Codage de canal, 221
A Codage entropique, 252
Aberration sphérique, 100 Coercitivité, 302
Aberrations chromatiques, 97 Coma, 101
Aberrations géométriques, 100 Compléments optiques, 110
Aliasing, 143
Composantes vidéo, 186, 196, 311
Ambiance (projecteur), 46, 54
Composantes trichromatiques, 23
Angle de champ, 77, 80, 88
Composite, 35, 187, 197, 311
Astigmatisme, 101
Compression des blancs (knee), 163, 179
Axe optique, 74
Cônes, 12
Azimut, 306, 308
Contre-jour, 46
B Conversion analogique/numérique, 167, 203
Back focus, 88 Convertisseurs de focales, 110
Balance des blancs, 176 Corps noir, 18, 33
Balance des noirs, 176 Courant de noir (d’obscurité), 140, 153, 157
Bande magnétique, 302 Contour (correction), 158, 178
Bande ME (Métal Évaporé), 303, 324 Contre-tops (correction), 163
Bâtonnets, 12 Courbe de visibilité relative de l’œil, 13
Betacam, 311, 325, 331, 376 Courbure de champ, 102
Betacam SP, 311, 325, 331, 376 Crispening (coring), 160
Betacam SX, 369, 376, 377 Cross color, 190, 313
Black press/stretch, 178 Cycle d’hystérésis, 300
Blancs étalons, 19
D
C D-VHS, 380
Capteurs CCD, 123 D1, 281, 331, 354
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
H
DVCPRO25 (D7), 240, 281, 364, 376, 377
DVCPRO50, 281, 366, 376, 377
HAD (capteurs), 139
DVD, 281, 284
Haute définition, 183, 383, 387
Dynamic Tracking (DT), 328
HDCAM, 281, 386
E Hi8, 311, 324, 331
Échantillonnage, 149, 206 HMI (lampe), 48
Éclairement, 8, 60 Hyperfocale, 95
EFP, 169
Ellipses de MAC ADAM, 30 I
ENG, 169 IEEE1394, 362
Enregistrement hélicoïdal, 304 Indice de réfraction, 6
Enregistrement magnétique, 300 Indice de rendu des couleurs « Ra », 50
Entrelacé (balayage), 39 Intensité lumineuse, 8
Erreurs (correction), 218 Interface parallèle, 227
Espace RVB, 24 Interface série, 227
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Index
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LES SECRETS DE L’IMAGE VIDÉO
R T
RAID, 280 Teinte, 17
Ramping, 93 Téléobjectif, 80, 84
Redondance spatiale, 237 Telescan, 58
Redondance statistique, 238 Température de couleur, 18, 20, 112
Redondance subjective, 238 TH (lampe), 47
Redondance temporelle, 237 Time code, 307
Rémanence (magnétique), 302 Tirage optique, 88
Résolution (image), 192 Trame, 39, 191, 225
Transformée en Cosinus Discrète (DCT), 245,
S 247, 249
S-VHS, 311, 318, 331 Trichromie, 21
Saturation, 17, 179 Tube cathodique, 37
Trinitron (tube), 38
SDI, 228
Tubes fluorescents, 50
SDTI, 375
SECAM, 195 U
Segmentation (enregistrement), 305, 331 Under color, 310, 311
Séparateur optique, 120
Serveurs vidéo, 278 V
SIF, 256 Vari*lite, 57
Signal analogique, 199 Vergence, 71
Signal numérique, 201 VHS, 311, 314, 320, 331
Signal vidéo analogique, 35, 186 VHS-C, 315, 331
Signal vidéo numérique, 224 VHS-HiFi, 317
Skin detail, 161 VITC (code), 307
Smear, 134, 140 Vignettage, 105
Voie de commande, 171
Spectre des ondes électromagnétiques, 3
Stabilisateur optique, 115 Y
Structure d’échantillonnage (vidéo), 213 Y/C, 187, 197, 310, 311
Suppression ligne, 40
Suppression trame, 40 Z
Synthèse additive des couleurs, 22 Zoom, 84
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